Quand on lit la sourate fatiha en dehors de la prière et qu'on arrive au mot "wa la addallin", est-ce qu'il est permis de s'arreter pour dire "amin" et on commence la lecture de la sourate baqara ?
Ou est-il permis de faire rentrer dans le coran ce qui n'en fait pas partie, c'est-à-dire Amin ?
La réponse :
Le ta'min est légiféré pour toute personne qui termine la fatiha, que ce soit en prière ou en dehors.
Elwahidi a dit : mais dans la prière c'est encore plus préférable.
Il est certes rapporté que Jibril (sur lui le salam) lorsqu'il a enseigné au prophète (صلى الله عليه وسلم ) la fatiha au moment de sa révélation, il l'a lue et il lui a dit : Dis Amin.
Rapporté par ibn abi chaybah
Et il est rapporté que le prophète (صلى الله عليه وسلم ) a entendu un homme invoquer,
alors il lui a dit : أوجب إن ختم ,
l'homme lui a dit : par quoi on cloture ô messager d'Allah ?
Il a dit : Amin.
Rapporté par abou daoud
Et le sens de Amin chez la plupart des gens de science est : ô Allah exauce, ou répond ô Seigneur.
Donc le sens de ces athar est qu'il convient à chaque invocateur à la fin de son invocation de dire Amin. Il en est de même pour celui qui lit la fatiha en dehors de la prière.
Et il convient qu'il ne le (amin) lise pas en tant que coran et qu'il soit après un petit silence, pour le différencier du coran. Ensuite on commence la sourate baqara, pour celui qui poursuit la lecture.
Et Allah est le plus savant.
سائل يقول : إذا قرأنا سورة الفاتحة خارج الصلاة ووصلنا إلى كلمة (( ولا الضالين )) فهل يجوز أن نقف حتى نقول آمين , ونشرع في قراءة سورة البقرة ؟ أم يجوز أن ندخل في القرآن ما ليس منهيعني آمين ؟
الجواب للشيخ محمد السبيل حفظه الله : يسن التأمين لكل من فرغ من الفاتحة سواء كان في صلاة أو خارجها
قال الواحدي : لكنه في الصلاة أشد استحبابا
فلقد روي أن جبريل عليه السلام لما علم النبي صلى الله عليه وسلم فاتحة الكتاب وقت نزولها فقرأها قال له : قل آمين . أخرجه ابن أبي شيبة . وروي أن النبي صلى الله عليه وسلم سمع رجلا يدعو , فقال : أوجب إن ختم . فقال له رجل : بأي شيء يختم يا رسول الله ؟ قال : بآمين . أخرجه أبو داود , ومعنى آمين عند أكثر أهل العلم: اللهم استجب أو أجب يا رب , فمقتضى هذه الآثار أن كل داع ينبغي له في آخر دعائه أن يقول آمين . وكذلك كل قارئ للفاتحة في غير صلاة , وينبغي أن لا يقرأها بصفة القرآن , كما ينبغي أن تكون بعد سكتة خفيفة فرقا بينها وبينه . ثم يشرع في قراءة سورة البقرة لمن أراد مواصلة القراءة . والله أعلم
من كتاب فتاوى ورسائل مختصرة
تأليف فضيلة الشيخ محمد بن عبد الله السبيل حفظه الله وشفاه
Tiré de : kitab fatawa wa rasa'il moukhtasarah
Cheikh Mohammed Ibn Abdillah Assoubeyl - الشيخ محمد بن عبدالله السبيل
Les signes de l’arrêt: ce sont des signes qui se trouvent dans le Mushaf pour indiquer au lecteur les positions de l’arrêt et celles de la continuation.
Ce sont les six signes suivants
● Le signe de l’arrêt obligatoire, comme dans le verset (6:36).
L'arrêt obligatoire : الوقف اللازم C'est l'arrêt qui permet à la phrase d'être complète grammaticalement et du point de vue du sens. Ce type d'arrêt est qualifié de ''parfait'' car le discours est complet et indépendant de ce qui se trouve après lui. Son symbole est : مـ
● Le signe de l’arrêt interdit, comme dans le verset (16:32).
Son symbole est : لا
● Le signe de l’arrêt permis, sans que l’une de deux possibilités (arrêt ou poursuite) soit prioritaire, comme dans le verset (18:13).
L'arrêt indifférent : وقف التساوي Il indique un endroit où il est égal de s'arrêter ou de continuer. Son symbole est : ج
● Le signe de l’arrêt permis alors que la continuation de la lecture est préférable, comme dans le verset (6:17).
L'arrêt possible : الوقف الحسن Il indique un endroit où il est permis de continuer la lecture ou de s'arrêter ; mais la première possibilité est prioritaire. Il a été dénommé ainsi, car en s'y arrêtant, le sens est compréhensible. Son symbole est : صلى
● Le signe de l’arrêt permis alors que l’arrêt est prioritaire, comme dans le verset (18:22).
L'arrêt préférable : الوقف الكافي Il indique un endroit où il est permis de s'arrêter ou de continuer, bien qu'il soit prioritaire de s'arrêter. Il a été nommé ainsi parce que le discours est complet et indépendant de ce qui est après lui sur le plan grammatical. Son symbole est : قلى
● Le signe de la juxtaposition de l’arrêt, si l’on s’arrête sur une position, on ne doit pas s’arrêter sur l’autre, comme dans le verset (2:2).
La jazariya dont le nom exact est al Mouqaddimah al-Jazariya fi al-tajwid est un poème en arabe écrit par Ibn Al Jazary qui regroupe toutes les règles de tadjwid et les caractéristiques des lettres.
C'est la première référence des étudiants qui veulent apprendre tajwid.
Il importe de le connaitre par coeur et d'en comprendre le sens pour passer la licence de tadjwid (Ijaza).
Est-il permis de réciter, durant la prière, le Coran, selon la méthode Warch, même si nous le récitons souvent, selon la méthode de Hafs d'après 'Asîm ?
Réponse 3 :
La récitation du Coran en recourant à la méthode Warch d'après Nâfî` est correcte et très considérée par les spécialistes des lectures du Coran.
Cependant, adopter cette récitation devant ceux qui n'y sont pas habitués, et qui sont plutôt familiers à une autre lecture du Coran - comme celle de Hafs par exemple - suscite des perturbations dans les esprits de ceux qui prient derrière l'imam.
Il est donc préférable de ne pas le faire dans les prières collectives, pour cette raison.
Mais, si on le fait dans une prière individuelle, alors cela est permis et ce, compte tenu de l'absence d'une disposition qui l'interdirait.
Qu'Allâh vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
(Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 26)
La question 3 de la Fatwa numéro (7339)
✅ Publié par alifta.net
قراءة القرآن في الصلاة برواية ورش
س3: هل يجوز قراءة القرآن في الصلاة برواية ورش، علمًا بأنا تداولنا القراءة برواية حفص عن عاصم ؟
ج3: القراءة برواية ورش عن نافع صحيحة معتبرة في نفسها لدى علماء القراءات، لكن القراءة بها لمن لم يعهدها، بل عهد غيرها - كالقراءة برواية حفص مثلاً - تثير بلبلة في نفوس المأمومين، فتترك القراءة بها لذلك، أما إذا كان القارئ بها في صلاته منفردًا فيجوز؛ لعدم المانع.وبالله التوفيق. وصلى الله على نبينا محمد، وآله وصحبه وسلم
(الجزء رقم : 4، الصفحة رقم: 26)
السؤال الثالث من الفتوى رقم 7339
Comité permanent [des savants] de l'Ifta -اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Est-ce que c'est mieux de lire le coran la nuit ou dormir et le lire durant la journée après chaque prière?
La réponse :
Lis ce qui t'est aisé du coran le jour ou la nuit.
Le lire la nuit est meilleur.
Le lire la nuit est meilleur parce que Jibril عليه السلام l'enseignait au prophète صلى الله عليه وسلم pendant Les nuits du ramadan.
Lire le coran la nuit est meilleur.
Essai de traduction Oum Haroun
السؤال : هل الأفضل قراءة القرآن في الليل، أم ينام ويقرأ بالنهار بعد الصلوات؟
الجواب : يقرأ حسب ما يتيسر له من الليل أو بالنهار، تلاوة الليل أفضل، تلاوة الليل أفضل؛ لأن جبريل -عليه السلام- كان يدارس النبي -صلى الله عليه وسلم- القرآن في رمضان
D'après 'Âichah radiya-llâhu 'anhâ, le Prophète sallâ-llâhu 'alayhi wa sallam a dit :
"Faites des prières [surérogatoires] dans vos demeures et ne les rendez pas comparables aux tombes à l'instar des Juifs et des chrétiens qui ont rendus les leurs des tombes.
Certes, la maison dans laquelle on lit le coran, apparaît aux habitants des cieux comme les étoiles pour les habitants de la terre."
Source : "as-sahîhah", n°3112.
اجعلوا من صلاتكم في بيوتكم ، ولا تجعلوها عليكم قبورا ، كما اتخذت اليهود والنصارى في بيوتهم قبورا
، وإن البيت ليتلى فيه القرآن ؛ فيتراءىلأهل السماء كما تتراءى النجوم لأهل الأرض
الراوي: عائشة المحدث: الألباني - المصدر: السلسلة الصحيحة - لصفحة أو الرقم: 3112
خلاصة حكم المحدث: إسناده جيد
Au nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Dis : « Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes.
Le Souverain des hommes,
Divinité des hommes,
contre le mal du mauvais conseiller, furtif,
qui souffle le mal dans les poitrines des hommes,
qu’il (le conseiller) soit un djinn, ou un être humain ».
● « Dis : "Je cherche protection auprès du Seigneur (Rabb) des hommes »
C'est-à-dire : auprès d’Allâh [gloire et pureté à Lui], car c’est Lui le Seigneur des hommes, mais également des anges, des djinns, des cieux et de la terre, du soleil et de la lune.
Bien qu’Il soit le Seigneur de toute chose, Allâh cite spécifiquement ici les hommes car cela correspond au sujet que va aborder cette sourate.
● « Le Souverain (Malik) des hommes »
C’est-à-dire : Le Souverain qui dispose de l’autorité suprême et du pouvoir absolu sur les hommes.
●« Divinité (Ilâh) des hommes »
C’est-à-dire : Celui à qui ils doivent adresser leur adoration, car celui qui est dignement adoré, celui que les cœurs adorent, aiment, et vénèrent, c’est Allâh gloire et pureté à Lui.
●« Contre le mal du mauvais conseiller, furtif, qui souffle le mal dans les poitrines des hommes. »
« Al Waswasa » désigne toutes les mauvaises idées, illusions et autres imaginations qui traversent les esprits.
Quant au terme « Al Khannâs », il renvoie à ce celui qui se retire, recule, et disparaît lorsque l’on invoque Allâh, autrement dit : au « Shaytân ».
C’est ce qui explique que lors de l’appel à la prière (Al Adhân), ce dernier se sauve en émettant des pets afin de ne pas l’entendre et qu’il revient une fois l’appel achevé.
De même, le second appel (Al Iqâma) provoque de sa part la même réaction, après quoi il revient à la charge pour perturber l’individu dans sa prière en lui remémorant des choses auxquelles il ne pensait même pas, au point de lui faire oublier combien de rak‘âtes il a accomplies.
On rapporte par ailleurs dans le « Musnad » de l’Imâm Ahmad que « lorsque les ogres se manifestent, empressez-vous de faire l’Adhân », les « ogres » désignant des shayâtîn qu’un voyageur (ou qu’une personne) en solitude imagine comme des choses effrayantes, un ennemi ou autre chose semblable, et qui se dissipe dès lors que l’individu se met à faire l’Adhân.
●« Qu’il (le conseiller) soit un djinn ou un être humain »
Les mauvaises suggestions peuvent émaner aussi bien des djinns, en ce que ces derniers circulent en l’être humain comme le sang dans les veines, que des hommes ; et Allâh sait combien sont ceux qui inspirent le mal et l’embellissent à l’individu au point de le convaincre d’admettre le mal et de l’appliquer.
Le prophète صلى الله عليه وسلم avait pour coutume, une fois dans son lit, de lire ces trois sourates que sont « Al Ikhlâs », « Al Falaq » et « An-Nâs », puis de souffler dans ses mains pour essuyer ensuite son visage ainsi que toutes les parties qu’il pouvait atteindre de son corps.
De même, il les lisait après les cinq prières quotidiennes.
Il est donc du devoir de l’individu de chercher la Sunna et de l’appliquer telle qu’elle nous a été rapportée.
Source : Site de Cheikh
Traduit par Abû Hafsa
✅ Publié parsounna.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين