338 articles avec croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع

Ils mécroient à leur insu

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ils mécroient à leur insu

Il existe différentes formes de mécréance et d'innovation répandues parmi les gens.

 

Le musulman peut-il mécroire à son insu ?

 

- Allah Le Très Haut dit (traduction rapprochée) :
 
{...Ne vous excusez pas, vous avez bel et bien mécru après avoir eu la foi} (Le Repentir, v66)
 
- Le Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit :
 
« Empressez-vous de faire de bonnes œuvres ; il y aura des épreuves telles les heures successives de la nuit obscure. La personne sera musulmane le matin, et deviendra mécréante le soir ; elle sera musulmane le soir, et se retrouvera le lendemain matin mécréante, pour avoir vendu sa religion contre un bien de la vie d'ici-bas. »
Rapporté par Muslim.
 
- Dans un hadith authentique rapporté par Abû Sa°îd El Khudrî, °Alî ibn Abî Tâlib et d'autres, le Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit :
 
« Sortira de cette communauté un groupe de gens[1], dont vous mésestimerez votre prière face à la leur, votre jeûne face au leur, votre psalmodie face à la leur, et vos actions face aux leurs. Ils diront des paroles parmi les meilleures de la création. Ils réciteront le Coran d'une voix suave et douce, mais il ne dépassera pas leurs gorges, ils penseront qu'il plaidera en leur faveur, mais en fait, il témoignera contre eux. Ils s'écartent de l'Islam comme la flèche s'écarte de son arc, puis ils n'y reviennent pas. Ce sont les pires de toute la création, et parmi les plus détestées des créatures d'Allah. »

 

Mais qu'est-ce que la mécréance ?

 

Dans la langue arabe, le mot « kafara » signifie : cacher ou renier.

En Islam, cela signifie faire un acte qui s'oppose à la foi.

L'incroyance est de deux sortes :
 
  • La mécréance majeure : c'est d'annuler la foi en délaissant un de ses principes fondamentaux, sans lequel l'Islam n'est pas valable. Elle a plusieurs formes : démentir, douter, se détourner de la foi en sachant que c'est la vérité par négligence ou orgueil, commettre le polythéisme, être hypocrite.
 
  • La mécréance mineure : c'est de diminuer la foi en commettant un acte interdit, qui a été décrit comme de l'incroyance dans la législation musulmane, parce qu'il constitue un reniement des droits d'autrui. Elle n'exclut pas la personne de l'Islam et n'annule pas les œuvres, parmi ses formes : renier les bienfaits, considérer un musulman comme mécréant, combattre un musulman, renier les actes méritoires du conjoint, critiquer l'origine d'une personne, se lamenter d'un décès, s'enfuir (pour un domestique), s'attribuer une filiation à autre que son père...

 

Différentes formes de mécréance majeure qui excluent la personne de l'Islam
 
Saches que les juristes musulmans ont consacré dans leurs livres un chapitre spécial intitulé « Règles de l'apostasie ».

Ils y ont cité des dizaines d'actions, de paroles et de croyances qui excluent de l'Islam celui qui commet une seule d'entre elles...

Reviens donc à leurs explications pour vérifier l'authenticité de ton Islam et de ton monothéisme !!

Nous citerons quelques-unes unes des formes d'incroyance majeure :
 
Appeler à la laïcité ou l'accepter, car elle constitue en fait le combat contre la religion, afin de l'écarter de la vie apparente et du système de l'état. De la même façon, s'affilier à une autre idéologie athée, comme le communisme ou le capitalisme.
 
Croire que les lois humaines sont meilleures que les lois de l'Islam, ou que l'Islam est archaïque ou qu'il ne correspond plus à notre époque. De même, il est obligatoire pour les gouvernants d'appliquer les lois révélées par Allah, ainsi que pour chaque membre de la société, entre eux et chacun de son côté.
 
Croire que la religion se résume aux actes d'adoration : prière, zakat, jeûne, pèlerinage, et n'englobe pas les autres aspects de la vie. Également, croire qu'il est permis de s'écarter de la religion ou des lois de la jurisprudence musulmane (charia).
 
Combattre, haïr ou se moquer d'une chose ordonnée par Allah, même en l'appliquant. Par exemple : le hidjab, la non-mixité, la barbe...
 
Ne pas comprendre le sens de « Il n'y a pas de vraie divinité sauf Allah », car le dire sans en comprendre le sens n'est d'aucun intérêt et ne fait pas entrer dans l'Islam. Son sens est : j'adore Allah uniquement par des adorations légiférées, je n'adore nul autre que Lui, je ne Lui associe rien, c'est mon unique adoré, c'est vers Lui que je me tourne par mes prières, mes invocations, ma confiance, mon espérance, tous mes actes d'obéissance et mon amour sincère.
 
Il n'y a donc rien qui mérite d'être adoré en dehors d'Allah.

Parmi les erreurs répandues, croire que son sens est : il n'y a pas d'autre créateur, ni d'autre pourvoyeur qu'Allah.
 
Croire que l'attestation de foi n'est qu'une parole qui n'est pas suivie d'actes.
 
Se détourner complètement de l'Islam, ne pas en apprendre les principes, ne pas les appliquer, n'y accorder aucune attention.
 
Délaisser la prière et ne pas l'accomplir du tout.
 
Considérer les compagnons comme mécréants, ou égarés, tous ou en partie.
 
Ne pas considérer comme mécréants les polythéistes, les juifs, les chrétiens, ou douter de leur incroyance.
 
Être allier des mécréants, [..] et en les aidant contre les croyants.
 
S'affilier à des groupes nationalistes ou raciaux qui s'opposent à l'Islam.
 
Associer à Allah (chirk).
 
Pratiquer la sorcellerie, l'apprendre ou l'enseigner, par l'intermédiaire des démons.
 
Prétendre connaître l'inconnaissable, par exemple : lire dans le marc de café, pratiquer l'astrologie, la voyance, la sorcellerie, la géomancie, les actes divinatoires...Tous sont des charlatans et des menteurs, ils prétendent connaître les choses inconnues passées, présentes ou futures, pouvoir guérir les maladies et avoir des illuminations. Ils s'entraident pour cela des djinns et des démons, de talismans polythéistes, de séries de lettres écrites et profèrent des paroles incompréhensibles. Ils demandent le nom de la mère du malade, ainsi qu'un objet portant son odeur, puis demandent d'égorger une bête, et informent le malade de plusieurs détails personnels le concernant afin qu'il s'attache à eux et leur fasse confiance. Saches que des milliards d'euros sont dépensés chaque année dans le charlatanisme !
 
Croire que certains connaissent l'inconnaissable avec Allah, se rendre chez eux et les questionner, même
si c'est par téléphone ou dans des émissions radio, croire en leurs paroles ou être d'accord avec eux. Par exemple : lire l'horoscope dans les magazines, il faut cesser cela car c'est démenti par la parole d'Allah Le Très Haut (traduction rapprochée) :
 
{Dis : Personne dans les Cieux et la Terre ne connaît l'Inconnaissable sauf Allah} (Les Fourmis, v.65)
 
Mais celui qui se rend chez eux, sans croire à leurs paroles, n'a pas mécru, mais il a commis un grand péché, le Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit :
 
« Aucune prière ne lui sera acceptée durant quarante jours. »
 
- Renier une chose de la religion connue de tous, en ayant reçu la preuve tirée du Coran et de la Sunna. Par exemple : l'interdiction de l'alcool, de la fornication, de la sodomie, ...
 
Interdictions, innovations et superstitions diverses
 
Rechercher la bénédiction en s'essuyant sur la Kaaba, sur ses murs, son tissu, sa porte. Par contre, il est souhaitable de toucher la pierre noire et de l'embrasser, et de toucher le coin yéménite sans l'embrasser [car le Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - l'a fait et non pas pour obtenir la bénédiction]
 
S'essuyer sur les portes, les murs, les grillages de la mosquée sacrée de La Mecque ou autre. De même pour les murs de la maison du Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue.
 
Rechercher la bénédiction en allant à la grotte Thawr ou la grotte Hirâ ou tout autre lieu par lequel est passé le Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - ou l'un de ses compagnons, ou un saint.
 
Croire que porter des talismans et des amulettes, ou les accrocher dans la maison, ou les mettre sous son oreiller, ou dans sa voiture, est un moyen de se protéger contre le mal, le mauvais œil ou la jalousie des gens. Quelle que soit la forme de ces talismans : en pierre ou en métal. De même, s'ils contiennent des versets coraniques ou des hadith prophétiques, d'après l'avis le plus authentique des savants.
 
Croire que porter des bracelets, des cordages ou autres, est un moyen d'apaiser les maux ou les repousser.
 
Invoquer Allah par un intermédiaire de façon illicite.

Il y a deux sortes d'invocation par un intermédiaire :
 
  • Innovée : Par exemple invoquer Allah par l'honneur du Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - ou par des créatures ou par leurs dignités ou par l'âme d'un mort ou d'un vivant...
 
  • Autorisée : Par exemple invoquer Allah par ses Noms et Attributs, par la foi et les bonnes œuvres, ou bien en demandant à un homme pieux et vivant d'invoquer pour soi.
 
S'allier à sa tribu, son pays, son parti, son groupe, au lieu de s'allier à la foi et aux croyants, suivant le degré d'adoration à Allah.
 
- Organiser différentes fêtes pour se rapprocher d'Allah ou en imitant les mécréants. Par exemple : fêter la naissance du Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - ou l'hégire, ou le nouvel an grégorien ou de l'hégire, ou la nuit de l'Ascension, ou la nuit de la moitié du mois de Cha°bân, ou encore veiller toute cette nuit, ou la 27ème nuit du Ramadan, ou la fête des mères, ou les anniversaires, ou adorer Allah en jouant du tambourin, en récitant des poèmes, ou réciter des invocations en groupe d'une seule voix.
 
Chercher à ressembler aux mécréants dans ce qui leur est propre.
 
- Ériger des statues, ou accrocher des photos.
 
Être pessimiste et croire en la malchance, c.-à-d. penser qu'un mal ou une calamité va se produire, à cause d'une chose qui n'est prouvée ni par la religion, ni par des moyens perceptibles. Par exemple : ne pas se marier, ni voyager, ni faire du commerce pendant le mois de Safar, par superstition.
 
Suivre une voie innovée égarée et déviée, qui n'a pas été appliquée par le Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - ni les pieux prédécesseurs. Par exemple : les Tijanites, les Chadhilites, les Qadirites, les Djilanites...
 
Avoir une mauvaise opinion d'Allah, en pensant qu'Il ne lui pardonnera pas ses péchés, qu'Il n'exaucera pas ses invocations, qu'Il ne lui fera pas miséricorde...
 
Distribuer des livres qui contiennent des innovations et des actes illicites, par exemple : la soi-disant recommandation de Cheikh Ahmed, un des employés de la mosquée de Médine.

 

Paroles illicites qui contredisent la croyance

 

- Dire : Untel est le plus riche des riches, ou le roi des rois, ou il fait se qu'il veut, ou il est le chef des chefs, ou le juge des juges...
 
En effet, le Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit :
 
« Le pire des noms pour Allah : qu'un homme se surnomme le roi des rois. Il n'y a de Possesseur qu'Allah. »
 
- Dire : Ô Allah donne-moi si Tu veux, ou pardonne-moi si Tu veux. En effet, le Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit :
 
« Si l'un d'entre vous invoque, qu'il soit ferme dans sa demande et qu'il ne dise pas : Ô Allah si Tu veux... »
 
- Dire à son frère : Mécréant ! Juif ! Chrétien ! Ennemi d'Allah ! En effet, le Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit :
 
« Quiconque dit à son frère : mécréant ! Cette parole retombera sur l'un des deux. »
 
- Dire : le destin a voulu que, la nature a voulu que, les circonstances ont voulu que, la puissance d'Allah a voulu que, le destin s'en est mêlé... Car la volonté ne revient qu'à Allah seul.
 
- Il ne méritait pas ça, untel ne méritait pas telle maladie, ou telle catastrophe. Ceci est interdit, car c'est protester contre Allah de ce qu'Il a prédestiné.
 
- Untel est loin du pardon, ou loin du bien, ou loin de la bonne voie, ou loin du Paradis, ou loin de la miséricorde d'Allah. En effet, le Prophète - Qu'Allah prie sur lui et le salue - a dit :
 
« Allah dit : Qui ose jurer en mon Nom que Je ne pardonnerais pas à untel ? Je lui ai pardonné et J'ai annulé toutes tes œuvres ! »
 
- Les expressions suivantes : Allah est injuste avec toi, Allah demande de tes nouvelles, qu'Allah trahisse celui qui trahit, Ô Seigneur pense à untel (une personne décédée), Le Tout Miséricordieux mange avec toi, Ô Seigneur qu'ai-je fait, demain je ferais ceci et cela (sans dire inchâ a Allah), si j'avais fait ça (car dire si en regrettant ouvre la voie au diable), untel a été enterré dans sa dernière demeure, insulter le temps.


Écrit par Sâlih ibn Abdallah El Sayyah
Traduction : Abu Ahmed

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Complément sur les principes de la croyance

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Complément sur les principes de la croyance

Tout qui est en accord avec le Livre et la Sunna Authentique est accepté et tout qui est en opposition avec cela est rejeté.

 
La première chose qui distingue Ahl Sunna wal-Jama'a de tous les autres (groupes) est la méthodologie par laquelle ils acquièrent leurs sciences (de la religion) et la source de la Vérité dont ils tirent leurs croyances, concepts, actes d'adoration, affaires (avec les gens), leur mode de conduite et leurs manières.
 
La source de Science et Vérité dans toutes les diverses branches de la science pour Ahl As-Sunnah est le Livre d'Allâh et la Sunna de Son Messager صلى الله عليه وسلم.
 
Aucune parole autre que la Parole d'Allah et aucune guidée autre que la guidée du Messager صلى الله عليه وسلم ne prévaut.
 
Il n'y a personne qui est préservé  de faire des erreurs (dans la religion) sauf le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.
 
Ahl Sunna ne considère personne comme étant préservé de l'erreur en ce qui concerne la religion sauf le Messager صلى الله عليه وسلم.
 
Les savants ne sont pas préservés de faire des erreurs, mais plutôt les paroles de chacun peuvent être acceptées ou rejetées sauf celles du Messager صلى الله عليه وسلم.
 
Donc les paroles et les déclarations des savants de Ahl Sunna suivent nécessairement ou sont conformes à la Sunna du prophète صلى الله عليه وسلم et ne la précèdent ou ne la devancent pas.
 
 L'Ijma' (concensus) des Salaf As-Salih (Pieux Prédécesseurs) est considéré selon la Shari'a comme une preuve à laquelle il est nécessaire de s'accrocher pour ceux qui viennent après eux.
 
Et Ahl Sunna wal-Jama'a croit que les mieux informés de la création en ce qui concerne la religion d'Allâh après le prophète صلى الله عليه وسلم sont les Compagnons (qu'Allâh les agrée) et les Salaf As-Salih.
 
Quelles que soient les affaires ou les questions religieuses sur lesquelles ils s'unissent/sont d'accord, elles sont préservées d'être erronées et il n'est [permis] à personne de le délaisser.
 
Leur Ijma' est une preuve de Shari'a à laquelle il est obligatoire de s'accrocher pour ceux qui viennent après eux.
 
Tous ceux qui s'accrochent à leur Ijma' sont [donc] ceux qui adhèrent strictement à la Jama'a (le groupe).
 
Ils n'acceptent ou n'affirment aucun discours ou Ijtihad qu'après l'avoir confronté à ces trois sources : le Livre, la Sunna Authentique et l'Ijma' des Salaf.
 
Ahl Sunna s'accroche [à la Sunna] avec laquelle le Messager صلى الله عليه وسلم est venu et adhérent [à la Jama'a] du Prophète صلى الله عليه وسلم qui sont les Compagnons (qu'Allâh les agrée) et ceux qui suivent leur voie et adoptent leur méthodologie.
 
Ils n'acceptent pas d'Ijtihad ou de discours de quiconque qu'après l'avoir confronté au Livre, à la Sunna Authentique et à  l'Ijma' des Salaf.
 
Ils ne contredisent pas le Qur'an ou la Sunna avec leur 'Aql (Intellect) ou les avis ou l'analogie.
 
Et (donc) Ahl Sunna wal-Jama'a ne suivent ou ne s'accrochent qu'à la science et à la pratique des Salaf As-Salih et quiconque prend d'eux, persévère dans leur jama'a, voyage sur leur pas et se limite à leurs principes/bases.
 
Ceci parce que les Compagnons (qu'Allâh les agrée) ont appris le tafsir (l'explication) du Qur'an et le Hadith du Messager صلى الله عليه وسلم, et les ont ensuite appris au Tabi'in, mais n'ont pas devancé Allâh et Son Messager par un avis, sentiment, un avis, une révélation soudaine (comme les soufis) ou d'autres choses.
 
La Jama'a (le Groupe uni sur la Vérité, avec laquelle le Messager صلى الله عليه وسلم est venu, en termes de paroles et d'actions) est le moyen de délivrance dans cette vie et dans l'Autre.
 
Ahl Sunna s'accroche à la Jama'a du Messager صلى الله عليه وسلم se détournant des lieux de séparation et de différence, s'accrochant fermement à la totalité du Livre, de la Sunna et de l'Ijma' (accord unanime des compagnons), tandis qu'ils se tiennent loin des lieux obscurs et vagues (dans le Livre et la Sunna) qui séparent et rompent l'union.
 
Ceci parce que la Jama'a (pour eux) est le moyen de Délivrance dans cette vie et l'Autre.
 
Ils ne rendent pas obligatoire la connaissance d'un type particulier de science à celui qui en est incapable et qui convient à la personne capable seulement.
 
Ahl Sunna croit à tout ce avec quoi le prophète صلى الله عليه وسلم est venu.
 
Cependant, ils différencient entre celui qui est capable et celui qui ne l'est pas, en ce qui concerne la connaissance détaillée de ce avec quoi le Messager صلى الله عليه وسلم est venu.
 
Et c'est un principe puissant : beaucoup d'épreuves sont arrivées (à la Umma) en raison de l'absence de sa compréhension.
 
Que la paix et les bénédictions soient sur le Messager d'Allâh, sur ses Compagnons et tous ceux qui suivent leurs pas jusqu'au Jour de la Résurrection.
 
Résumé d'un extrait de majmu' Al-Fatawa
 Publié par salafs.com

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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L'avenir est pour l'islam (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L'avenir est pour l'islam (vidéo)

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Abdelmalik Abou Adam Al-Firansi

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La religion islamique

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La religion islamique

L'Islam est bien plus qu'un ensemble de croyances ou de dogmes et de pratiques cultuelles qui constituent les rapports de l'homme avec Dieu ; en effet, l'Islam englobe tous les aspects de la vie.

 

C'est pourquoi le mot religion tel qu'il est perçu dans la langue française est partiellement inadéquat à la traduction du mot arabe Dine ; malgré tout, dans un souci de simplicité, nous utiliserons le mot religion dans notre traduction.

 

L'Islam est la religion avec laquelle Allah a envoyé Mohammed .

 

Allah a parachevé les messages antécédents avec l'avènement de l'Islam, et complété Sa religion pour Ses serviteurs et les a comblés de Son bienfait en agréant l'Islam, n'acceptant ainsi de personne une autre religion.


Allah a dit (traduction rapprochée) :

Mohammed n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient. (Sourate 33 Al Ahzab/Les Coalisés V. 40)

Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée pour vous l'Islam comme religion. (Sourate 5 Al Maïda/La Table Servie V. 3)

Certes, la religion acceptée d'Allah, c'est l'Islam. (Sourate 3 Al 'Imrane/La Famille d'Imrane V. 19)

Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants. (Sourate 3 Al 'Imrane/La Famille d'Imrane V. 85)


Et le Prophète صلى الله عليه وسلم  a dit :

« Mon cas et celui des Prophètes qui m'ont précédé est pareil au cas d'un homme qui a bâti une maison, l'a embellie et ornée, laissant vacante la place d'une brique. Les gens viennent en faire le tour, l'admirent et disent : Dommage ! Pourquoi n'a-t-on pas mis cette brique ? - Eh bien, je suis cette brique ! Je suis le sceau des prophètes ! »
Rapporté par El Boukhari et Mouslim

Ainsi, Allah ordonne à l'humanité tout entière de prendre l'Islam comme religion :

Allah a dit (traduction rapprochée) :

Dis: Ô gens! Je suis, pour vous tous, le messager d'Allah qui est le Possesseur de la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, et en Son messager, le prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés. (Sourate 7 Al A'raf V. 158)

Dans l'authentique de Mouslim d'après Abou Houraïra, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« Je le jure par Celui qui possède l'âme de Mohammed entre Ses mains, quiconque parmi les juifs et les chrétiens entend parler de ma personne et ensuite meurt sans croire au message avec lequel j'ai été envoyé, fera parti des gens de l'Enfer. »

La foi en Islam consiste donc à approuver ce qu'a apporté Mohammed avec acceptation et obéissance (c'est à dire, avec soumission et satisfaction totale) ; et ce n'est pas une simple croyance verbale comme le pensent certaines personnes.

C'est pourquoi Abou Taleb n'a pas cru au prophète, son neveu, bien qu'il ait reconnu la véracité de son message et qu'il ait témoigné que l'Islam était la meilleure religion.

En effet, la religion islamique comprend tous les avantages que possédaient les religions précédentes tout en se distinguant de celles-ci par le fait qu'elle soit convenable en tout temps, en tout lieu et à toute nation.

Allah a dit (traduction rapprochée) :

Et sur toi (Mohammed) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. (Sourate 5 Al Maïda/La Table Servie V. 48)

L'explication que « l'Islam soit convenable en tout temps, en tout lieu et à toute nation » consiste à croire que le fait de s'y attacher fortement n'infirme pas le bien-être de la nation qui suit cette religion.
 
Au contraire, par l'Islam la société sera corrigée et trouvera l'équilibre, la tranquillité et le bonheur.

Et cela ne signifie pas, comme le revendiquent certaines gens, que l'Islam est soumis au temps, au lieu, et aux nations.
 
Certes, l'Islam est la religion de Vérité ; Allah a garanti la victoire et la gloire à celui qui s'y attachera fortement et véridiquement :

Allah a dit (traduction rapprochée) :
 
C'est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de Vérité, pour la placer au dessus de toute autre religion, en dépit de l'aversion des associateurs. (Sourate 61 Es Saf/Le Rang V. 9)

Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et pratiqué les bonnes œuvres qu'Il leur donnerait la succession sur terre comme il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu'Il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité. Ils M'adorent et ne M'associent rien et celui qui mécroit par la suite, ce sont ceux-là les pervers. (Sourate 24 En Nour/La Lumière V. 55)
 
L'Islam est aussi une religion complète dans sa croyance et dans ses lois

- Il appelle à l'unicité d'Allah (Et Tawhid) et interdit l'association (Ec Chirk)
 
Allah a dit (traduction rapprochée) : 
 
Ô gens ! Adorez votre Seigneur, qui vous a créés vous et ceux qui vous ont précédés. Ne Lui cherchez donc pas des égaux... (Sourate 2 El Baqara/La Vache V. 21-22)

D'après Mou'adh Ibnou Jabel, le Prophète صلى الله عليه وسلم  a dit : 

« Le droit d'Allah sur Ses serviteurs est qu'ils L'adorent seul sans rien Lui associer. Et le droit des serviteurs sur Allah, est qu'Il ne châtie pas qui L'a adoré seul sans rien Lui associer... »
Rapporté par El Boukhari et Mouslim

Il appelle à la véracité et interdit le mensonge
 
Allah a dit (traduction rapprochée) : 

Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques. (Sourate 9 At Tawbah/Le Désaveu ou Le Repentir V. 119)

Ibnou Messaoud a rapporté que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
« La véracité mène à la piété, et la piété conduit au Paradis. L'homme ne cesse d'être véridique jusqu'à ce qu'il soit inscrit véridique auprès d'Allah. Le mensonge conduit à la turpitude, et la turpitude conduit à l'Enfer. Et certes, l'homme ne cesse de mentir jusqu'à ce qu'il soit inscrit menteur auprès d'Allah. »
Rapporté par El Boukhari et Mouslim

Il appelle à la justice et interdit l'oppression

N.B. : La justice : C'est établir l'égalité entre les choses similaires (semblables), et faire la différenciation entre celles qui ne le sont pas.
La justice, ce n'est pas établir l'égalité absolue comme certains l'affirment en disant : «L'Islam, c'est la religion de l'égalité» ; car établir l'égalité entre les choses différentes n'est rien d'autre qu'une injustice. L'Islam ne reconnaît pas ceci et il reconnaît encore moins celui qui commet cette injustice.
 
Allah a dit (traduction rapprochée) :
 
...Les injustes n'auront ni ami zélé, ni intercesseur écouté. (Sourate 40 Ghafir/Le Pardonneur V. 18)

D'après Jaber, le Prophète صلى الله عليه وسلم  a dit :

« Redoutez l'injustice, car elle sera ténèbres le Jour de la Résurrection... »
Rapporté par Mouslim

Il appelle à l'honnêteté et interdit la déloyauté

Allah a dit :

Certes Allah vous commande de rendre les dépôts (tout ce qui est dû à autrui) à leurs ayants-droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu'Allah vous fait ! (Sourate 4 En Nissa/Les Femmes V. 58)

D'après Abou Horeïra, le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم  a dit :

« Les signes qui caractérisent l'hypocrite sont au nombre de trois : Lorsqu'il parle, il ment ; lorsqu'il promet, il ne tient pas sa promesse ; et lorsqu'on lui confie un dépôt, il ne le restitue pas. »
Rapporté par El Boukhari et Mouslim

Il appelle à la fidélité et interdit la trahison

Allah a dit (traduction rapprochée) :

Ô les Croyants ! Remplissez fidèlement vos engagements. (Sourate 5 El Maïda/La Table Servie V. 1)

Et remplissez l'engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements. (Sourate 17 Al Isra/Le Voyage Nocturne V. 34)


Abd-Allah Ibn 'Amar Ibnou El 'Aç rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم  a dit :

«Quiconque est caractérisé par ces quatre choses est un hypocrite ; et celui qui est caractérisé par l'une d'elles a un signe d'hypocrisie jusqu'à ce qu'il s'en débarrasse : Si on lui confie un dépôt, il ne tient pas son engagement ; lorsqu'il parle, il ment ; lorsqu'il fait un pacte, il le trahit ; et lorsqu'il se querelle, il est de mauvaise foi». 
Rapporté par El Boukhari et Mouslim

Il appelle au bon comportement envers les parents et interdit l'ingratitude envers eux

Allah a dit (traduction rapprochée) :

Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui; et marquez de la bonté envers les père et mère : Si l'un d'eux ou tous deux atteignent la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dit point : Fi ! (signe d'exaspération, voire de mépris) et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et par miséricorde, abaisse pour eux l'aile de l'humilité, et dit : Ô mon Seigneur, fais leur à tous deux, miséricorde comme ils m'ont élevé lorsque j'étais tout petit. (Sourate 17 El Isra/Le Voyage Nocturne V. 23-24)

Abd-Allah Ibn 'Amar Ibnou El 'Aç rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم  a dit :

« Les grands péchés sont : L'association (Ec Chirk), l'ingratitude envers les parents, le meurtre et le faux serment. »
Rapporté par El Boukhari

Et Abou Houraïra rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم  a dit :

« Qu'il soit humilié ! Qu'il soit humilié ! Qu'il soit humilié ! Celui qui dont le père et la mère, ou l'un d'eux, atteignent la vieillesse auprès de lui, et ne les traite pas avec bonté, n'entrera jamais au paradis. »
Rapporté par Mouslim

Il appelle à préserver les liens familiaux et interdit de les rompre

Allah a dit (traduction rapprochée) :

Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens familiaux. Certes Allah vous observe parfaitement. (Sourate 4 En Nissa/Les Femmes V. 1)

Joubeïr Ibnou Mout'ime rapporte que le Prophète a dit :

« N'entrera pas au Paradis celui qui rompt les liens familiaux. »
Rapporté par El Boukhari et Mouslim

Il appelle à être bon avec ses voisins et interdit de leur nuire

Allah a dit (traduction rapprochée) :

Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers vos père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le partenaire et le voyageur, et ceux qui sont sous votre gouverne, car certes, Allah n'aime pas le présomptueux et l'arrogant. (Sourate 4 En Nissa/Les Femmes V. 36)

En somme, l'Islam appelle aux nobles caractères et interdit tout mauvais comportement ; et il exhorte à faire des bonnes oeuvres et interdit toute mauvaise action : 

Allah a dit (traduction rapprochée) :

Certes Allah ordonne l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches et Il interdit la turpitude, l'acte répréhensible et la tyrannie, Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. (Sourate 16 An Nahl/Les Abeilles V. 90)

copié de sounna.over-blog.org

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La superstition et le mauvais augure (vidéo)

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La superstition et le mauvais augure (vidéo)

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Cheikh Houssein Ali Ach-Cheikh - الشيخ حسین بن عبد العزیز آل الشیخ

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Importante est la foi et qu'elle est grandement bénéfique !

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Importante est la foi et qu'elle est grandement bénéfique !
Le savantissime Muhammad Ibn Salih Al 'Outhaymine (rahimahou Allah) a dit à propos du verset suivant (traduction rapprochée) :

« "Seigneur! Tu étends sur toute chose Ta miséricorde et Ta science. » (Sourate Ghafir - verset 07)
 
Voilà ce que disent les anges (traduction rapprochée) :

« Ceux (les Anges) qui portent le Trône et ceux qui l'entourent célèbrent les louanges de leur Seigneur, croient en Lui et implorent le pardon pour ceux qui croient : "Seigneur ! Tu étends sur toute chose Ta miséricorde et Ta science. Pardonne donc à ceux qui se repentent et suivent Ton chemin et protège-les du châtiment de l'Enfer. » (Sourate Ghafir - verset 07)
 
Les Anges qui entourent le Trône et qui le portent prient Allah pour les croyants.
 
D'après la parole d'Allah (traduction rapprochée) : « "Seigneur ! Tu étends sur toute chose Ta miséricorde et Ta science. », Cela signifie que toute chose est incontestablement liée à la science d'Allah, elle englobe toute chose de même que Sa miséricorde, car Allah a semble-t-il fait le rapprochement entre les deux quant à leurs ordonnances (traduction rapprochée) : « "Seigneur ! Tu étends sur toute chose Ta miséricorde et Ta science. »
 
Cette miséricorde est d'ordre général et celle-ci englobe vraisemblablement toutes les créatures d'Allah, même ceux qui ont mécru, parce qu'Allah en a fait le rapprochement avec la science.

Tout ce qui est atteint par la science d'Allah, alors que la science d'Allah englobe absolument toute chose, est finalement touché de la même façon par Sa miséricorde.

Allah connaît parfaitement le mécréant de la même façon qu'Il lui accorde incontestablement Sa miséricorde.

 
Par contre la miséricorde d'Allah qui touche le mécréant n'est qu'une miséricorde liée à ce corps, à cette enveloppe charnelle et organique, pour cette vie terrestre et qui est manifestement bien éphémère en comparaison avec celle accordée au croyant.

Celui qui accorde Ses bienfaits au mécréant est certainement Allah, celui qui lui attribue de la nourriture et de la boisson ainsi que le vêtement et le logis, l'apparié et bien d'autres choses.
 
En ce qui concerne les croyants, la miséricorde dont ils jouissent est toute particulière et d'une plus grande importance, car elle est directement liée à la Foi et la religion [d'Allah] pour cette vie terrestre. 
 
C'est pour cette raison que le croyant se trouve communément dans une situation plus commode que celle du mécréant, même en ce qui concerne la vie d'ici-bas, car Allah dit (traduction rapprochée) :

« Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie... » (Sourate An-Nahl - verset 97).

Cette « bonne vie » est absente chez le mécréant.

Leur vie ressemble davantage à celle des bestiaux ; une fois repu elle (la bête) se met à rejeter ses déjections et dans le cas contraire, elle se couche pour brailler.

Voilà donc le comportement de ces mécréants une fois rassasiés, s'ils le sont alors, ils se vautrent dans la luxure sinon ils se mettent à brailler sans profiter finalement de leur vie ici-bas. 
 
En revanche le croyant, si un bien l'atteint et qu'il se montre reconnaissant, alors cela lui est bénéfique deçà et là, son cœur s'ouvre et il se sent plus apaisé toujours en accord avec son destin bon ou mauvais, pas d'angoisse en cas d'épreuve, pas de luxure dans son plaisir et il se montre plutôt raisonnable, droit et modéré.

C'est cette distinction qui caractérise la miséricorde accordée à l'un et celle accordée à l'autre. 
 
Néanmoins, O mes frères, c'est avec un grand regret de dire qu'il y a parmi nous des milliers de gens qui souhaitent regagner le convoi des mécréants dans cette vie d'ici-bas au point où ils en ont fait (de cette vie) leur centre d'intérêt.

S'il leur est donné, les voilà contents ; mais s'il ne leur est pas donné, les voilà pleins de rancœur et quel que soit le haut degré de luxe qu'ils ont pu atteindre de cette vie, ils vivent un enfer et ne goutterons jamais au bonheur de la véritable vie.

Celui qui y goûtera, c'est celui qui a cru en Allah et fait le bien.
 
C'est pour cela que certains parmi les Salafs disaient :

« Par Allah, si les souverains et leurs enfants connaissaient la réalité de notre situation, ils en converseraient avec nous en tenant des sabres (pour servir notre cause) ».

C'est-à-dire qu'un voile s'est tout simplement glissé entre eux et entre les bienfaits dont ils jouissent à l'image de leur perversité, de leur désobéissance, mais aussi de leur inclinaison pour la vie d'ici-bas qui est devenu leur plus grand centre d'intérêt et toute la portée de leur savoir. 
 
Livre la croyance du juste milieu - Al 'Aquida Al Wassitiya de Sheikh Al Islam Ibn Taymiyya 
Traduit par Ibn Hamza 
 Publié par 3ilmchar3i.net
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les récompenses sont proportionnelles aux afflictions

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Les récompenses sont proportionnelles aux afflictions
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
«La grandeur de la récompense va de pair avec la grandeur de l'épreuve. Allah le Très-Haut, quand Il aime un peuple, l'éprouve. Celui qui accepte l'épreuve avec abnégation aura la satisfaction d'Allah, et celui qui lui oppose son mécontentement, Allah sera mécontent de lui»
Hasan : Rapporté par at-Tirmidhi (n. 2398) et Ibn Mâjah (n. 4021) de Anas . Il a été
authentifié par Al Albani dans as-Sahîhah (n. 146)

De plus, le Prophète صلى الله عليه وسلم a aussi dit :
 
«Quand Allah aime un peuple, Il l'éprouve. Quiconque fait preuve de patience, fait partie des patients et quiconque s'en indigne, fait partie des indignés»
Sahîh : Rapporté par Ahmad (5/427) de Mahmûd Ibn Lubayd . Il a été authentifié par al-
Mundharî dans at-Targhîb wat-Tarhîb (4/283), al-Haythamî Majma'uz-Zawâ'id (2/291) et Ibn Hajar
dans Fathul-Bârî (10/108).

La signification du premier hadith est :
 
Plus l'affliction est grande et plus la récompense est importante.
 
Il est dit :
 
En effet, les malheurs sont une source de récompense, ainsi qu'une expiation des péchés. 

L'avis le plus juste pour Ibn ul- Qayyim est que la récompense est juste l'expiation des péchés, sauf si elle est une cause pour oeuvrer dans le bien, comme la patience, l'acceptation (du malheur), le repentir et la demande de pardon. Il est donc récompensé pour ce qui en aura résulté. 

En raison de cela, il a été dit que le sens du hadith est :
 
En effet, la récompense est proportionnelle au malheur, à condition qu'il y ait patience et espoir de la récompense.

De même que dans le hadith de Sa'd ,
 
«Le prophète صلى الله عليه وسلم fut questionné, 
«Quels sont ceux qui subissent les épreuves les plus difficiles ? ».
Il dit : Ceux qui ont les épreuves les plus difficiles sont les prophètes, puis ceux qui les suivent le mieux, puis ceux qui les suivent ; l'homme est éprouvé selon sa religion ; s'il tient bien à sa religion, son épreuve est plus difficile ; et s'il est souple dans sa religion, il est éprouvé selon sa religion ; et le serviteur ne cesse d'être soumis à l'épreuve jusqu'à ce qu'il marche sur terre sans avoir aucun péché (comme les anges»
Sahîh : Rapporté par Ahmad (1/172), at-Tirmidhi (n. 2398) et Ibn Mâjah (n. 4023). Il a été authentifié par Al-Albani dans As-Sahîhah (n. 143).

Ce hadith et ceux qui lui ressemblent, sont des preuves du Tawhid.
 
Puisque si un individu sait que les Prophètes et les awliyya (les alliés d'Allah) ont eux-mêmes été éprouvés de calamités et qu'elles sont en réalité une miséricorde (rahmah) et que nul ne peut ôter ces malheurs excepté Allah, alors ils sauront qu'ils ne peuvent ni provoquer, bénéficier ou éviter le mal pour eux-mêmes - alors comment pourraient-ils éviter le mal pour d'autres ? 

Ainsi, plutôt que de se tourner vers les Prophètes et les gens pieux pour ôter le mal, ou les soulager de soucis ou d'une peine, l'individu doit se tourner directement vers Allah Seul - Celui qui est capable d'accomplir cela.
 
 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Abdel-Rahman Ibn Hassan Âli Ash Cheikh -  الشيخ عبد الرحمن بن حسن ابن الشيخ

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Al-mutâba’a - المتابعة (le suivi)

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Al-mutâba’a - المتابعة (le suivi)

Il est connu que les œuvres ne sont acceptées qu'avec deux conditions qui sont :

 

-Al-Iklâss (la sincérité)

-et Al-Mutâba'a (le suivi). 

 
Ce qui est moins connu, ce sont les conditions d'Al-Mutâba'a, conditions qu'explique ici shaikh Al-'Uthaymîn.
 
Al-Mutâba'a (le suivi) ne se réalise qu'à travers six caractéristiques :
 
Que l'adoration soit en accord avec la législation :
 
- dans sa cause
- dans son genre
- dans sa quantité
- dans sa manière
- dans son temps
- dans son lieu
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-Que l'adoration soit en accord avec la législation dans sa cause

 

Quiconque adore Allah avec une adoration basée sur une cause que n'établit pas la législation, c'est alors une adoration rejetée sur laquelle il n'y a pas d'ordre d'Allah et de son prophète (salallahu 'alayhi wasalam). Un exemple de cela : la fête de la naissance du prophète (salallahu 'alayhi wasalam), et aussi ceux qui célèbrent la 27ème nuit du mois de Rajab; ils prétendent que le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a effectué l'ascension cette nuit, cela n'est pas en accord avec la législation et cela est rejeté :
 
Premièrement : Parce qu'il n'est pas confirmé du point de vue historique que l'ascension du prophète (salallahu 'alayhi wasalam) ait été la 27ème nuit, et dans les livres du hadith dont nous disposons, il n'y a pas une seule lettre prouvant que le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) ait effectué l'ascension la 27ème nuit du mois de Rajab , et il est connu que cela fait partie du chapitre de l'information qui n'est confirmé qu'avec des chaînes certaines (sûres).
 
Deuxièmement : Et en supposant son que cela soit confirmé, avons-nous le droit d'innover une adoration ou d'instaurer une fête (en ce jour) ? Jamais. Et c'est pour cela que lorsque le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) est arrivé à Médine et a vu que les Ansars avaient 2 jours de réjouissance. Il a dit « Allah vous les a remplacés par meilleurs qu'eux », et il leur a cité 'Id al Fitr et 'Id al Adha. Et cela prouve la répugnance du prophète (salallahu 'alayhi wasalam) pour toute fête innovée dans l'Islam, autre que les fêtes musulmanes qui sont au nombre de trois : deux 'Id annuels qui sont 'Id al Fitr et 'Id al Adha et un 'Id  hebdomadaire qui est al-jumu'a (le vendredi).
 
Donc, en supposant que le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) ait effectué l'ascension la 27ème nuit du mois de Rajab - et cela, sa confirmation est une chose très difficile - il n'est pas possible d'y innover une chose sans la permission du Législateur.
 
Et comme je vous l'ai dit, les innovations sont une chose grave, et leurs conséquences dans les cœurs sont néfastes. Et même si la personne à cet instant trouve dans son cœur douceur et gentillesse, la chose donnera assurément, plus tard, l'inverse. Parce que la joie du cœur avec ce qui est vain ne dure pas, plutôt lui succèdent la douleur, le regret et la perte. Et dans chaque innovation il y a des dangers, parce qu'elle comprend une offense au message car ce qu'implique cette innovation est que le messager (salallahu 'alayhi wasalam) n'a pas complété la législation alors qu'Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous...» (Al Mâidah v3)
 
Et ce qui est étrange, c'est que tu trouves certains éprouvés par ces innovations veiller de tout leur possible à leur application alors qu'ils sont négligents dans ce qui est plus profitable, plus juste et plus avantageux.
 
C'est pourquoi nous disons que les célébrations de la 27ème nuit comme étant la nuit où le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a accompli l'ascension, sont une innovation car elles ont été fondées sur une cause que la législation n'a pas apportée.

 

-Que l'adoration soit en accord avec la législation dans son genre 

 

Comme si une personne sacrifie un cheval (ndt :pour 'Id al-adha), il est par cela en contradiction avec la législation dans son genre. (ndt : car le cheval ne fait pas partie des bêtes autorisées à être sacrifiées en cette occasion. 
 
On peut par exemple égorger un chameau, une vache, un mouton...)

 

-Que l'adoration soit en accord avec la législation dans sa quantité
 
Si une personne dit qu'elle prie six raka'as pour la prière du duhr, est ce que cette adoration est en conformité avec la législation ?
Pas du tout, parce qu'elle n'est pas en conformité avec elle dans la quantité.
 
Et si une personne dit « subhanallah wal hamdulillah wallahu akbar » 35 fois après la prière obligatoire, cela est-il bon ?
 
La réponse : Nous disons :
 
Si tu as pour intention d'adorer Allah avec ce chiffre alors tu es dans l'erreur.
 
Si tu as pour intention le rajout sur ce qu'a légiféré le messager (salallahu 'alayhi wasalam) mais tout en croyant fermement que ce qui est prescrit est 33, alors pas de mal à ce rajout ici, parce que tu les as séparés de l'adoration avec cela.
 
-Que l'adoration soit en accord avec la législation dans sa manière
 
Si une personne accomplit une adoration dans son genre, sa quantité et sa cause mais a contredit la législation dans sa manière, alors cela n'est pas bon.
 
Exemple : un homme perd ses ablutions. 
Il fait ses ablutions mais il a lavé ses pieds, puis essuyé sa tête, puis lavé ses mains, puis lavé son visage. Est ce que ses ablutions sont bonnes ? Pas du tout, car il a contredit la législation dans sa manière.
 
-Que l'adoration soit en accord avec la législation dans le temps
 
Comme si une personne jeûne le Ramadan pendant le mois de Cha'bân ou de Chawâl. Ou qu'il prie la prière du duhr avant al-zawal (le déclin du soleil) ou après que la taille de l'ombre d'une chose ait la même taille que cette chose. Parce que s'il l'a priée avant al-zawal (le déclin du soleil), il l'a priée avant le temps et s'il l'a priée après que la taille de l'ombre de toute chose ait la même taille que cette chose, il l'a priée après le temps donc sa prière n'est pas bonne.
 
C'est pourquoi nous disons : si une personne délaisse la prière volontairement jusqu'à que soit sorti son temps sans excuse, alors sa prière n'est pas acceptée de sa part même s'il prie 1000 fois.
 
Et ici nous prenons une règle importante dans ce chapitre qui est : Toute adoration fixée dans le temps, si la personne la fait sortir de son temps sans excuse, alors elle n'est pas acceptée, au contraire elle est rejetée.
 
Et la preuve de cela est le hadith de 'Aïsha qui rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : 
 
« Toute personne qui accomplit un acte sur lequel il n'y a pas notre ordre, alors sont acte est rejeté » 
Al Bukhari-Mouslim.
 
-Que l'adoration soit en accord avec la législation dans son lieu
 
Si une personne fait halte le jour de 'Arafat à Muzdalifa (ndt : nom d'un des lieux du  pèlerinage situé entre 'Arafat et Mina), sa halte n'est pas bonne, car l'adoration n'est pas conforme avec la législation dans son lieu. (ndt : car il aurait dû faire halte à 'Arafat et non àMuzdalifa).
 
Et le prophète (salallahu 'alayhi wasalam), lorsqu'il a vu certaines de ses femmes dresser des tentes dans la mosquée, a ordonné de les enlever et d'annuler Al I'tikaf (retraite de dévotion dans les mosquées), et il ne les a pas guidées à ce qu'elles fassent Al I'tikaf dans leurs maisons à cause de la contradiction à la législation dans le lieu.
 
Donc ceci sont six caractéristiques, Al-Mutâba'a (le suivi) ne se réalise qu'en les regroupant dans l'adoration.Et Allah est plus savant, et la prière et le salut sur Mohammed, sur sa famille et sur ses compagnons.

Source : Tiré d'une risala intitulée At-Tawhid
Traduction : Abou Bilâl Al Jazâ-iri
copié de salafs.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les deux voies : le bien et le mal (vidéo)

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Entre les paroles mensongères et celles authentiques !

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Entre les paroles mensongères et celles authentiques !

Certes, beaucoup de personnes rapportent au sujet des attributs et de tous les chapitres de la croyance ainsi que de la majeur partie des chapitres de la religion, beaucoup de paroles mensongères, inventées sur le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam). 

 
Ces paroles se partagent en deux parties
 
-Des paroles vaines qu'il n'est pas permis de dire, et encore moins de faire remonter au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam).
 
-Des paroles dites par certains prédécesseurs, savants ou certaines personnes ; ces paroles sont vraies ou peuvent justifier un effort d'interprétation ou une école dans sa position. Donc, on les fait remonter au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam).
 
Ceci est fait par beaucoup qui ne connaissent pas le hadîth, à l'exemple des sujets laissés comme tels par SHeikh Abû al-Faradj al-Wâhid Ibn 'Alî al-Ansârî ach-Chirâzî, afin de séparer le traditionnel [Sounnah] de l'innové.

Ce sont des matières bien connues.
 
Quelques grands menteurs se sont basés dessus et ont retracé des chaînes remontant au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), les incluant comme étant sa parole.
 
Mais cela est bien connu pour celui qui a la plus petite connaissance, que ce ne sont que des paroles mensongères apocryphes.
 
Ces sujets concordent avec les fondements de la tradition.

Si la personne vient à diverger de ce qui se trouve dans ces fondements, elle ne doit pas être jugée comme innovatrice.

Par exemple, pour ce qui est du premier bienfait par lequel Allâh a comblé Son serviteur.

Ce sujet-là fait l'objet de débats entre les gens de la tradition.

Et le débat se trouve dans le terme (...) à savoir peut-on appeler cela un bien ou non ?

Il s'y trouve aussi des choses probables.

Il est donc obligatoire de séparer les traditions authentiques et celles fabriquées [Mawdhoû'].

Ceci est un immense fondement [Asl 'Adhîm] auprès des gens de l'Islâm de manière générale, et auprès de ceux qui prétendent à la tradition [Sounnah] plus particulièrement.


Madjmu' al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 2/235-236

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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L’homme est-il libre dans ses choix ou est-il dirigé par le destin ?

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L’homme est-il libre dans ses choix ou est-il dirigé par le destin ?
Question :
 
L'homme est-il libre dans ses choix ou est-il dirigé [par le destin] ?
 
Réponse :
 
L'auteur de la question devrait se demander si quelqu'un l'a contraint à poser cette question ou si le choix de la voiture qu'il possède lui a été imposé ?
 
Cet exemple dans les questions va clairement lui faire voir s'il est libre de choix ou dirigé [par le destin].
 
- Ensuite, il doit se demander, est-ce qu'il choisit de subir les calamités pouvant lui arriver ?

- Est-ce qu'il choisit la maladie qu'il le touche ?

- Est-ce [qu'il choisit] la mort ?

 

Cet exemple dans la question va clairement lui faire voir s'il est libre dans ses choix ou dirigé [par le destin].

 
La réponse est que :
 
L'homme raisonnable accomplit ses actes délibérément sans aucun doute.
 
Écoutez la parole d'Allâh - Ta'âla (traduction rapprochée) :
 
« Que celui qui veut prenne donc refuge auprès de son Seigneur. » [Coran, 78/39]
 
Et (traduction rapprochée) :
 
« Il en était parmi vous qui désiraient la vie d'ici-bas et il en était parmi vous qui désiraient l'au-delà. » [Coran, 3/152]
 
Et (traduction rapprochée) :
 
« Et ceux qui recherchent l'au-delà et fournissent les efforts qui y mènent, tout en étant croyants... alors l'effort de ceux-là sera reconnu. » [Coran, 17/19]
 
Et (traduction rapprochée) :
 
« Qu'il se rachète alors par un Siyâm [jeûne] ou par une aumône ou par un sacrifice. » [Coran, 2/196]
 
Dans ce dernier verset, [Allâh] donne la possibilité de choisir le type d'acte expiateur.
 
Ceci dit, c'est quand l'adorateur veut agir et accomplir un acte que nous savons que l'acte avait été voulu par Allâh.
 
Car certes Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) :
 
« Mais vous ne pouvez vouloir, que si Allâh veut, (Lui), le Seigneur de l'Univers. » [Coran, 81/29]
 
La perfection de Sa souveraineté est que rien ne peut se produire dans les cieux et sur la terre sans Sa volonté.

Quant aux choses subies ou accomplies par l'adorateur involontairement, tels la maladie, la mort, les accidents, elles relèvent du destin, et l'adorateur sur cela n'a ni le choix ni la volonté.


Madjmu' Fatâwa - 2/90-91

 Publié par manhajulhaqq.com


Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les trois principales causes de l’augmentation de la foi

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Les trois principales causes de l’augmentation de la foi

Question :

 

Quelle est la cause de l'augmentation de la foi ?

 

Réponse :

 

La louange est à Allâh,

 

L'augmentation de la foi à des causes :

 

 Première cause : La Connaissance d'Allâh le Très-Haut

 

à travers Ses Noms, Ses Attributs, car à chaque fois que la connaissance d'Allâh, de Ses Noms et Attributs augmentent chez l'homme, [alors, sa] Foi croîtra sans aucun doute.

 

C'est pour cela que tu constates, que les Gens de Science connaissent parmi [les] Noms d'Allâh et Ses Attributs ce que d'autres ignorent ; tu t'apercevras que [leur] Foi est forte par rapport aux autres de ce point de vue.

 

 Deuxième cause : La réflexion dans les Signes Universels et Législatifs [1] d'Allâh

 

car à chaque fois que l'homme contemplera les Signes Universels qui ne sont autre que la Création (makhlûqât), [alors, sa] Foi croîtra.

 

Le Très-haut dit (traduction rapprochée) :

 

(20. Il y a sur terre des preuves pour ceux qui croient avec certitude ; 21. ainsi qu'en vous-mêmes. N'observez-vous donc pas ?) (Coran : Adh-Dhâriyât/Qui éparpillent : sourate n° 51, verset n° 20 & 21)

 

Et les versets prouvant cela sont très nombreux, c'est-à-dire, ceux qui prouvent que l'homme, à travers sa réflexion et sa méditation en cet Univers, [finira par voir] croître [sa] Foi.

 

● Troisième cause : La multiplication des obéissances

 

car à chaque fois que l'obéissance de l'homme augmentera, grâce à elle, [sa] Foi croîtra, que ces obéissances soient [au niveau] de la parole ou de l'acte.

 

[Ainsi,] l'évocation [d'Allâh] [2] croîtra la Foi en quantité et en qualité, de même que la prière, le jeûne (sawm), le pèlerinage [seront la cause de l'] accroissement de la Foi en quantité et en qualité [3].

 

[1] : C'est-à-dire le Coran et la Sunnah et tout ce qu'ils contiennent comme ordres...

[2] : Il est un acte de la langue.

[3] : Ils sont des actes des membres.

 

Madjmû' fatâwâ wa rasâ il - tome I et page 49

 Publié par 3ilmchar3i.net

أسباب زيادة الإيمان

السؤال : ما سبب زيادة الإيمان ؟

الجواب : الحمد لله والصلاة والسلام على رسول الله، وبعد

لزيادة الإيمان أسباب

    السبب الأول : معرفة الله تعالى بأسمائه وصفاته، فإن الإنسان كلما ازداد معرفة بالله وبأسمائه وصفاته ازداد إيماناً بلا شك، ولهذا تجد أهل العلم الذين يعلمون من أسماء الله وصفاته ما لا يعلمه غيرهم تجدهم أقوى إيماناً من الآخرين من هذا الوجه

    السبب الثاني: النظر في آيات الله الكونية والشرعية، فإن الإنسان كلما نظر في الآيات الكونية التي هي المخلوقات ازداد إيماناً قال تعالى

وفي الأرض آيات للموقنين وفي أنفسكم أفلا تبصرون - الذاريات /20-21

والآيات الدالة على هذا كثيرة أعني الآيات الدالة على أن الإنسان بتدبره وتأمله في هذا الكون يزداد إيمانه

    السبب الثالث: كثرة الطاعات فإن الإنسان كلما كثرت طاعاته ازداد بذلك إيماناً سواء كانت هذه الطاعات قولية أم فعلية، فالذكر يزيد الإيمان كمية وكيفية، والصلاة والصوم والحج تزيد الإيمان أيضاً كمية وكيفية

مجموع فتاوى ورسائل - ج/1 ص 49

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L’âme ne troque ce qui lui est familier... les différentes formes d’attachement en islam

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L’âme ne troque ce qui lui est familier... les différentes formes d’attachement en islam
Concernant les attachements, ils sont :

 

Tout ce à quoi le cœur s'attache [ce vers quoi le cœur penche] en dehors d'Allâh et de Son messager, à savoir :

 

- les plaisirs de la vie ainsi que ses désirs charnels, 
-  le pouvoir dans cette vie, 
-  la compagnie des gens et se lier d'amitié avec eux.

 

Il [le serviteur] ne peut rompre et rejeter ces 3 choses si ce n'est en s'attachant fermement au But Suprême ; c'est-à-dire que l'abandon de celles-ci ne pourra se faire que s'il s'accroche vraiment à son But.

 

Sans cela, ce ne serait pas possible.

L'âme ne troque ce qui lui est familier et cher que contre une chose qu'elle aimera encore plus et préférera.

Plus l'attachement à son But se renforce, plus l'intérêt pour tout autre chose faiblit et réciproquement.

L'attachement à ce But est la force du désir que le serviteur lui porte ; en fonction de la connaissance qu'il en a, de son honneur et du mérite qu'il a sur les autres.

Kitâb « al-Fawâ-îd » de Ibn al-Qayyîm, p.206

copié de manhajulhaqq.com


Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Rendre mécréant un individu précis

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Rendre mécréant un individu précis
Le questionneur :
 
Rendre mécréant un individu précis, est-ce une tâche réservé aux savants ou bien à d'autres ?

Et quelles en sont les conditions ? 
 
Réponse : 
 
Il ne fait aucun doute que ce jugement est réservé aux gens de sciences et non aux ignorants. 
 
Après notre long discours dans lequel nous avons différencié le Koufr 3amalî [1] (mécréance par les actes) du Koufr I3tiqâdî [2] (mécréance du cœur), et bien le savant qui est le seul habilité de manière officiel à juger une personne musulmane mécréante devra avoir en mémoire les deux types de mécréances : le Koufr 3amalî et le Koufr I3tiqâdî. 

Avant de déclarer que la mécréance d'un individu est une mécréance du cœur (Koufr I3tiqâdî) il devra étudier l'affaire lié à l'individu accusé de mécréance à la lumière de la parole d'Allah (traduction rapprochée) : 

« Nous ne châtions personne avant d'avoir envoyé un messager » [14/15]
 
Ce verset est très important !

Cela parce qu'un musulman peut ignorer une lois et tombé dans la mécréance qui fait sortir de la religion mais il ne le sais pas et ne s'en rend pas compte. 
 
C'est pour cela qu'il ne m'est permis de juger un musulman déterminé en disant qu'il a apostasié, même s'il est tombé dans la mécréance, qu'après que la preuve soit établie à son encontre.

Car (traduction rapprochée) :
 
« Allah possède la sagesse complète » [6/149] et « Nous ne châtions personne avant d'avoir envoyé un messager ».[14/15] 
 
A partir de là, il est bon que je cite un Hadith...

Malgré que ce hadith soit rapporté dans le plus authentique des livres après le Livre d'Allah : c'est à dire le sahih de Al-Boukhari, il est rare que tu entende ce Hadith de la part d'un Savant, d'un prédicateur ou d'un sermonneur. 
 
Ce Hadith est très, très en rapport avec ce type de question ! 
 
Je vise par ce Hadith la parole du prophète 3alayhi ssalat wa ssalam : 

« Il y avait un homme parmi ceux qui vous ont précédé qui était mourant et ses enfants était autour de lui. Il leur demanda : « quel père étais - je pour vous ? ». ils répondirent : « un bon père ! ». il dit : « Je fus désobéissant envers mon seigneur. Si Allah est capable de me ressusciter il ne manquera pas de me châtier d'un châtiment douloureux. » 
 
Cheikh Al-Albâni à ses élèves : 
 
Est-ce de la mécréance ça ou pas ? 
 
Les élèves : 
 
oui ! 
 
Le cheikh : 
 
Oui, c'est de la mécréance parce qu'il a douté sur la puissance d'Allah.

S'applique sur lui la parole d'Allah dans la Sourate Yasîn (traduction rapprochée) :
 
« Il nous propose des paraboles et oublie sa propre création : il dit « Qui donc fera revivre les os après qu'elle devinrent poussière ? » jusqu'à la fin du verset. 
 
Cet homme a donc dit :

« Si Allah est capable de me ressusciter il ne manquera pas de me châtier d'un châtiment douloureux. Si je meurt, prenez ma dépouille et brûlez moi avec du feu puis dispersez mes cendres en deux parties : une partie dans l'air et l'autre en mer. » 
 
C'est clair, il croit [3] pouvoir échapper à son seigneur !
Ils l'ont donc brûlé puis réparti ces cendres dans la mer et au vent.
Puis Allah a dit a ses cendres « sois untel », il fut donc un homme.
Allah dit : « Ô mon serviteur ! Qu'est ce qui t'a pousser à agir ainsi ? »
Il répondit : « Ô mon seigneur, par crainte envers toi! »
 [4].
il lui dit : « Part, je t'ai pardonné ». 
 
Nous devons donc remarquez que celui que nous voulons rendre mécréant a peut être une excuse !
Il a peut être une excuse !
Nous devons donc avant de prononcer ce jugement chercher s'il a une excuse.
Non pas pour nous taire devant sa mécréance mais pour éviter que son takfir ne nous retombe dessus (nous préservé de son takfir).


Je pense qu'il y a une grande différence entre les deux choses. 
 
Vous savez qu'il y a une règle de la législation qui dit : 
 
« Celui qui est éprouvé par l'un de ces péchés qu'il se dissimule »

On applique cette règle de la manière suivante : lorsqu'un musulman reconnaît avoir commis un grand péché et veut se purifier en réclamant la sentence on doit l'encourager à ne pas reconnaître son péché. 
 
Qu'en pensez vous ?

Lorsque le fornicateur, le voleur réclame la sentence pour se purifier on doit l'encourager à ne pas reconnaître son péché. 
 
L'illustration la plus significative de cette règle est l'histoire de Mâ3iz : Il s'est présenté au prophète sallallahou 3alayhi wa sallam par sa droite en disant 

« Ô messager d'Allah purifie moi ». le prophète sallallahou 3alayhi wa sallam détourna son visage de lui. Il s'est alors présenté à lui de l'autre côté : « Ô messager d'Allah purifie moi ». 
 
Que signifie cette réaction du prophète sallallahou 'alayhi wa sallam ?
Le langage du gestuelle est plus clair que celui de la langue : va t'en ! Je ne veut pas exécuter la sentence !
Peut être que ! Peut être que! Cela sera d'autant plus clair dans la suite du hadith comme vous le savez. 
 
Il dit « « Ô messager d'Allah purifie moi ». Il demanda alors : 
« vérifiez qu'il n'a pas bu !». Cela afin de vérifiez qu'il est en pleine possession de ses moyens. Ils ont donc vérifiez. Il n'avait pas bu. Il ordonna donc « lapidez le ! », Ils l'ont donc lapidé. 
 
Tout cela donc avant l'exécution de la sentence.
Toutes ces étapes avaient pour but d'éloigner l'exécution de la sentence. 
 
L'exécution de la sentence, est-ce un bien pour lui ou non ?
Oui c'est un bien pour lui !
Par contre, accusé un musulman de mécréance ce n'est pas un bien pour l'accusé [5] .
 
Donc celui qui accuse un musulman de mécréance doit être Savant et doit analysé la situation, puis il y a une parole que certains Fouqahas récents on évoqué : Si il y a sur cents témoignage quatre vingt dix neuf personnes qui disent que son acte ou sa parole est une mécréance majeur et un seul qui dit « non c'est simplement une perversité », alors par prudence on prend cette parole est on rejette les quatre vingt dix neufs autres ». 
 
Je demande donc qu'Allah fasse que nous soyons parmi la communauté du juste milieu 

[1] Qui ne fait pas sortir de l'Islam (le traducteur) 
[2] Qui fait sortir de l'Islam. I3tiqâde se traduit normalement par conviction ou croyance mais nous préférons le ' traduire ' par « cœur » . Pour connaître le pouquoi référez vous à notre ouvrage « l'acte de mécréance majeur reflet de la mécréance du cœur » partie 1. 
[3] Les apparences nous montre qu'il le croit mais en réalité il ne le croit pas comme le prouve le pardon d'Allah ! (le taducteur) 
[4] La crainte excessive l'a mis dans un état second comme celui qui avait perdu son chameau et avait dit : « tu est mon esclave et je suis ton maître » ! 
[5] la sentence est une purification pour l'auteur du grand péché et pourtant le jugent fait sont possible pour trouver un moyen légale d'épargné la grave sentence à l'auteur du péché. L'apostasie est une accusation plus grâce et ne profite pas à l'accusé, le juge doit donc être encore plus minutieux et chercher si cette accusation est réellement fondé ! De plus, comme le dira le cheikh dans un autre article, le Takfir est dangereux pour celui qui l'emet car il peut se retourner contre lui s'il se trompe. (le traducteur) 

Traduction cassette 671-672 de Cheikh El-Albani, qu'Allah Ta'ala lui fasse miséricorde
copié de islamverite.fr
 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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