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«C’est ce qui est dans le coeur qui compte !» (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

«C’est ce qui est dans le coeur qui compte !» (vidéo)

Il a été établi dans de nombreux texte que l'opposition (dans l'apparence) extérieure est une cause de l'opposition (de la divergence par rapport à la voie du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) intérieure.

 

Le sens de cette parole est que tous les musulmans doivent se soucier de se corriger extérieurement (l'apparence) de la même façon qu'ils se soucient de se corriger intérieurement.

 

Ils ne doivent pas céder sur le fait de se corriger extérieurement, en donnant comme argument qu'il suffit de se corriger intérieurement.

 

Car l'islam a fortement lié ces deux choses, et il n'a pas fait de différence entre la rectitude de l'apparence et de (de ce qui est à) l'intérieur, mais au contraire (l'islam) en a fait des jumeaux, l'un est l'autre s'entraident dans la complétude et la perfection.

 

Parmi les preuves les plus fortes du Qur'an et de la Sunna, le hadith rapporté par Al-Bukhari et Muslim, d'après An-Nu'man ibn Bashir, le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Le licite est clair, et l'illicite est clair, et entre les deux il y a des choses ambiguës que la plupart des gens ne connaissent pas.

Ce lui qui se préserve de ces ambiguïtés a préservé sa religion et son honneur, et celui qui tombe dans ces ambiguïtés tombe dans l'illicite (...)

N'est-ce pas qu'il y a dans le corps un bout de chair qui, s'il est pur, purifie tout le corps et s'il est corrompu, corrompt tout le corps. N'est-ce pas que c'est le cœur. ».

 

C'est pourquoi la rectitude du corps vient par la rectitude du cœur, et la rectitude du cœur vient par la rectitude du corps.

 

Entre les deux il y a ce que l'on appelle le mouvement perpétuel, chacun aide l'autre.

 

Parmi les erreurs grossières et évidentes est ce que nous entendons de nombreux jeunes qui se sont écartés de l'accomplissement de nombreuses obligations comme la prière et le jeûne, lorsqu'on leur dit : Pourquoi ne priez-vous pas ? Pourquoi ne jeûnez-vous pas ? »

 

Ils disent : « ce qui compte c'est ce qui est dans le cœur », et la religion c'est le comportement, comme ils le prétendent, et moi je ne vole pas,  je ne fais pas de mal (sens de la parole) et d'autres choses encore...

 

C'est une grande  ignorance de la réalité de la législation d'une part et de la réalité humaine d'autre part.

 

L'apparence a une incidence sur l'intérieure d'une manière que ne soupçonne pas celui qui ne se soucie pas de corriger son apparence.

 

Naturellement, je ne vise pas seulement par « rectification de l'apparence », la rectification des habits, de la maison ou de ces choses, encore que la moindre des choses que l'on peut dire à ce sujet est que l'islam ne l'interdit pas.

 

Mais ce que je vise plus particulièrement c'est la rectification des actions qu'accomplit l'homme et que la législation a encouragé, que cela concerne les obligations ou les actes surérogatoires.

 

Ces actions qui vont être la cause du renforcement du cœur et de sa rectification.

 

Regardez par exemple comment le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a donné un exemple qui confirme, par son absence ou présence, cinq fois par jour.

 

Comment le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a expliqué le sens du hadith précédent de An-Nu'man ibn Bashir : que la rectitude de l'apparence a une incidence sur la rectitude de l'intérieur, et inversement.

 

C'est pour cela que fait partie de la sunna du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), une chose à laquelle il donnait beaucoup d'importance lorsqu'on appelait à la prière (en commun), qu'il ne commençait pas la prière sans avoir ordonné d'aligner les rangs.

 

Il a ordonné cela de différentes manières et ce qui nous intéresse ici est sa parole (salallahu ‘alayhi wasalam) :

 

« Alignez vos rangs ou Allah détournera vos visages (les uns des autres) ».

 

Le fait d'aligner les rangs est action apparente, c'est un exemple du sens que je donnais auparavant, sur la rectification du corps, ou comme le fait de s'asseoir (éparpillés) dans une assise ou à la mosquée, c'est une action apparente, mais cela a un grand effet sur l'intérieur, sur le cœur.

 

C'est pourquoi le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Alignez vos rangs ou Allah détournera vos visages (les uns des autres) ».

 

C'est-à-dire  que le fait que les prieurs ne fassent pas attention à l'alignement des rangs, ce qui est sunna, et (au contraire) ne fait pas partie de la sunna de s'aligner par rapport au trait (tracé par terre), car cela fait partie des innovations qui ont touché beaucoup de pays musulmans, au point que seule une très petite partie (de la communauté) en est préservé.

 

Car ce trait éduque (habitue) les gens au contraire de ce qu'a voulu le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) dans le hadith précédent, comme attention que doivent porter les musulmans à s'aligner, pas par rapport au trait qui est trompeur.

 

Si on dit au prieur avance, il avance, recule, il recule en suivant ce trait.

 

Il n'y a aucun doute que ce trait a une incidence qui est en contradiction avec ce qu'ont voulu ceux qui ont innové ce trait à notre époque.

 

Cela apparaît surtout lorsque les musulmans se rassemblent à la musala pour la prière du ‘Id, tu vois des choses incroyables, tu ne peux pas trouver un seul rang, surtout s'il est long, (aussi) droit que s'ils s'étaient alignés avec le trait. Pourquoi ?

 

Car ils comptaient sur les autres pour être sur le trait.

 

Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a fait du non alignement des rangs une cause du détournement des visages et des cœurs de ceux qui ne s'alignaient pas.

 

C'est pourquoi l'apparence a des effets sur la rectification ou la corruption de l'intérieur.

 

Il faut faire attention à ces choses, au contraire de ces ignorants qui disent : « ce qui compte c'est ce qui est dans le cœur ».

 

Si ce qui est dans le cœur est bon, il n'y a aucun doute que cela se verra sur le corps, comme dit le poète :

 

« tout récipient déborde de ce qu'il contient ».

 

Si le cœur de celui qui n'accomplit pas les obligations est bon, il est obligatoire que ses œuvres soient bonnes, et inversement.

 

De là vient une règle très importante qui est qu'il n'est pas permis au musulman de fréquenter le mécréant, de vivre avec lui, et que dire du fait de vivre avec lui dans son pays, dans sa région.

 

Il y a de très nombreux hadith dans ce sens, il n'est pas utile dans rentrer maintenant dans ce sujet, je ne rappellerai qu'un seul hadith qui regroupe le sens des (autres) et qui est :

 

« Celui qui rejoint un mécréant est comme lui »,

 

le sens de rejoindre ( jâma'a) est de fréquenter et pas ce que l'on peut penser tout de suite (le verbe porte aussi le sens du coït).

 

Pourquoi ?

 

Car le fait de le rejoindre est une preuve évidente (sens de la parole), c'est pour cela que l'on voit les hommes et les femmes qui fréquentent les mécréants subir leur influence dans leurs coutumes.

 

Le plus grand exemple de cela, afin que l'on ait pas besoin de trop réfléchir, lorsque les pays musulmans se sont libéré des mécréants qui ont répandu leur coutumes (dans ces pays), qu'est-il arrivé aux musulmans ?

 

Ils ont été influencés par ces coutumes, alors que dire du musulman qui quitte un pays musulman pour un pays mécréant.

 

Il n'y a aucun doute qu'en vivant avec eux, il sera encore plus touché par cela.

 

Ces choses apparentes ont des effets sur vous...(afin) que vous donniez de l'importance à la rectification de l'apparence.

 

Car l'apparence montre l'intérieur et est une cause pour le rectifier.

 

Voilà ce que j'ai voulu vous dire sur le fait de se rassembler et de ne pas s'éparpiller dans les assises de science.

 

Cette parole du shaikh est extraite d'une cassette intitulée « adab al-majalis fi halaqat al-‘ulama ».

 

Le shaikh y donne des conseils pour ceux qui s'assoient pour demander la science.

 

Avant l'extrait que nous avons traduit, le shaikh explique qu'il est contraire à la sunna de s'éparpiller dans la mosquée ou dans le lieu où l'on se regroupe, il faut tous se regrouper autour de celui qui parle.

 

Il donne pour preuve le hadith rapporté par Muslim dans lequel le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est entré dans la mosquée et a vu les compagnons éparpillés en petits groupes, il leur dit :

 

« Pourquoi est-ce que je vous vois séparé ? ».

 

Et le hadith rapporté par Ahmad, d'après Abu Tha'laba Al-Khushani qui dit :

 

« Lorsque nous voyagions avec le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et que nous nous arrêtions quelque part, nous nous séparions entre les montagnes et les vallées. Un jour le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) nous dit : « Le fait de vous séparer fait partie des actions du diable ».

 

Abu Tha'laba dit : depuis ce jour, lorsque nous nous arrêtions quelque part, nous nous réunissions, même si nous devions nous asseoir sur un tapis, cela nous suffisait ».

 

Le shaikh explique que ce hadith montre que la séparation des compagnons en voyage était parmi les actes du diable, qu'en est-il alors dans les mosquées ?

 

Nul doute que cela est plus mauvais encore.

 

C'est pourquoi le shaikh averti fermement ceux qui s'assoient pour apprendre, de s'éparpiller, au contraire, il faut se rapprocher, comme on dit : « serrez-vous, vous vous ferez miséricorde »

 

 Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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L’agrément du destin

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

L’agrément du destin

Question :

 

Quel est l'avis de l'islam sur le fait d'accepter le destin ? 

 

Réponse :

 

Accepter le destin est un devoir, car il représente la satisfaction totale de la souveraineté d'Allâh.

 

Il est donc du devoir de tout croyant d'agréer le décret divin.

 

Néanmoins, c'est l'effet du destin qui doit être clarifié.

 

Pour être plus précis, l'effet n'est pas le destin en lui-même, car le destin est l'acte d'Allâh, gloire et pureté à Lui, mais la conséquence, ou encore, l'effet du destin représente ce qui résulte de l'acte divin.

 

En ce qui concerne l'acte d'Allâh, il est du devoir de chacun de l'agréer et il n'est en aucun cas autorisé de le haïr ou de s'en indigner.

 

Quant à l'effet du destin, il se divise en plusieurs parties :

 

La première, ce qui est un devoir d'agréer.

La deuxième, ce qui est illicite d'agréer.

La troisième, ce qui est un acte surérogatoire d'agréer.

 

Par exemple, les péchés sont parmi les conséquences du destin d'Allâh. Il n'est toutefois pas autorisé d'agréer les péchés, malgré que ceux-ci fassent partie du destin d'Allâh, gloire et pureté à Lui.

 

Mais, il convient de les accepter comme faisant partie du destin et des actes divins en disant : «Allâh, gloire et pureté à Lui, est Sage, et si Sa sagesse n'avait pas rendu ceci nécessaire, cela ne se serait pas réalisé.»

 

Du point de vue de l'effet du destin - qui est le péché par lequel on désobéit à Allâh, il est du devoir du fidèle de ne pas l'agréer, et il est même de son devoir d'agir le plus rapidement possible pour l'éliminer de soi ou d'autrui.

 

Comme exemple de la catégorie de l'effet du destin qui est un devoir d'agréer : les obligations qui sont juridiquement du devoir de tout musulman d'accomplir. Allâh a décrété ces actes, Il les aime ; c'est donc une obligation d'agréer ces obligations, comme Son destin et d'agréer la conséquence de ce destin.

 

La catégorie des actes qu'il est recommandé d'agréer, mais sur lesquels il est obligatoire de patienter : elle regroupe toutes les afflictions et les malheurs que rencontre le fidèle. D'après la majorité des savants, agréer ce qui arrive comme malheur est un acte surérogatoire et ce n'est pas un devoir, mais c'est un devoir que d'endurer ce qui en résulte.

 

Citons pour conclure la différence entre la patience et l'agrément :

 

lorsqu'il patiente, le fidèle n'aime pas ce qui lui arrive, mais il ne fait pas de choses qui contredisent les directives de la Loi islamique et qui sont en contradiction avec la patience...

 

lorsqu'il agrée, le fidèle ne déteste pas ce qui lui arrive : pour lui, que le malheur ait lieu ou non, cela lui est égal.

 

Voici donc la différence entre ces deux états, et c'est pour cette raison que les savants ont dit :

 

« L'endurance est un devoir et l'agrément est un acte surérogatoire. »

 

Classification Achraf ‘Abdul-Maqsûd (1/60-61). 

 Publié par fatawaislam.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le plus grave entre la désobéissance et l’innovation...

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le plus grave entre la désobéissance et l’innovation...

Question :

 

Quels sont ceux qui [recevront] le plus dur châtiment : les désobéissants (al-‘usât) ou les innovateurs (al-mubtadi'ah) ?


Réponse :


Ce sont les innovateurs, car l'innovation (la nouveauté) [dans la Religion] (al-bid'ah) est plus intense (achadd) que le péché (ma'siyyah) et l'innovation est aimé de Satan que le péché car le désobéissant (‘âsî) se repent (yatûb) quant à l'innovateur (mubtadi') se repent rarement (qalîlan) parce qu'il pense être sur une vérité (haqq) à l'opposé du désobéissant.

[Ce dernier,] sait qu'il est désobéissant et auteur d'un péché alors que l'innovateur se voit soumis (mutî') à une obéissance (tâ'ah) ;

C'est ainsi que l'innovation devient - et nous cherchons Protection auprès d'Allâh ! - un mal (charran) plus que le péché [en lui-même].

C'est pour cela que les [Pieux] Prédécesseurs (salaf) mettez en garde contre les assises des innovateurs (madjâlisu-lmubtadi'ah) car [ces derniers] influent sur les présents et leur dangerosité est forte (chadîd).

Il n'y a aucun doute que l'innovation est plus mauvaise que le péché et la dangerosité de l'innovateur est plus violente pour les gens que celle du désobéissant [et] c'est pour cela que les [Pieux] Prédécesseurs ont dit :

 

« L'épargne (iqtisâd) dans la Sunnah est mieux qu'un effort de réflexion (idjtihâd) dans l'innovation »

 

Tiré du livre « al-adjwibatu-lmufîdati ‘an as ilati-lmanâhidji-ldjadîdah » (الأجوبة المفيدة عن أسئلة المناهج الجديدة) page 27 et question 5

 Publié par mukhlisun.com

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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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