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Le sort des mécréants qui sont d'une très grande bonté (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le sort des mécréants qui sont d'une très grande bonté (audio)

On entend de nombreux musulmans s'interroger sur le sort de mécréants qui leur apparaissent d'une grande bonté au vu des actions humanitaires qu'ils mènent aux quatre coins de la planète. 

 

Certains s'interrogent sur leur sort, et d'autres sont convaincus qu'ils sont meilleurs que de nombreux musulmans et qu'Allah leur fera miséricorde. 
 
Ceci, alors qu'ils commettent le plus grand crime qui soit : la mécréance et le polythéisme, et Allah dit (traduction rapprochée) :


« Allah ne pardonne pas qu'on lui donne d'associé, et Il pardonne en deçà à qui Il veut. » (An-Nisâ' : 48)
 

Tous les jours, ils donnent des associés à Allah ou rejettent son existence, alors comment pourraient-ils être meilleurs que les musulmans monothéistes qui se soumettent du mieux qu'ils peuvent à leur Seigneur, quelle que soit l'étendue de leurs péchés.
 
Là encore, celui qui revient vers les deux sources que sont le Coran et la Sunna, avec la compréhension des pieux prédécesseurs, trouvera la réponse à cette question et verra une fois encore la justice parfaite d'Allah.
 
‘Â’ishah rapporte :

« J’ai demandé au Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) : ô Messager d'Allah ! Avant la venue de l’islam (Al-Jâhiliyyah) Ibn Jud’ân maintenait les liens de parenté et nourrissait les pauvres. Cela lui sera-t-il d’aucune utilité [dans l’au-delà] ?
Il dit : « Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

(Muslim)
 
L’imam An-Nawawî dit en commentaire :

« Le sens de ce hadith est que le fait qu’il maintenait les liens de parenté, nourrissait les pauvres et possédait un bon comportement ne lui profitera en rien dans l’au-delà car il était mécréant, et c’est là le sens de la parole du Prophète (sallalalhou 'alaihi wa sallam) :
« Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

C'est-à-dire qu’il ne croyait pas en la Résurrection, et celui qui n’y croit pas est mécréant et aucune œuvre ne lui profitera.

Al-Qâdî ‘Iyad a dit :

« Les savants sont unanimes pour dire que les [bonnes] œuvres des mécréants ne leur serviront en rien, ils n’en obtiendront aucun délice et aucune diminution de châtiment, mais certains auront un châtiment plus douloureux en fonction de leurs crimes. »

Cheikh Al-‘Uthaymin dit :


« Puisse Allah nous en préserver. Les œuvres du mécréant ne lui sont d’aucune utilité car elles ne sont pas acceptées en raison de la Parole d’Allah (traduction rapprochée) :

« Ce qui empêche leurs aumônes d’être acceptées, c’est qu’ils n’ont pas cru en Allah et en Son messager, qu’ils ne se rendent à la prière qu’avec paresse, et qu’ils ne dépensent (en aumône) qu’à contrecoeur » (At-Tawbah : 54)

et Sa Parole 
(traduction rapprochée) :

« Nous avons considéré leurs œuvres et Nous les avons réduites en poussière éparpillée. » (Al-Furqân : 23)

Cet homme, Ibn Jud’ân, maintenait les liens de parenté avant la venue de l’islam, et nul doute que cela est une bonne action et parmi les meilleures œuvres. Il nourrissait également le pauvre et c’est là aussi une bonne action.

Mais tout cela ne lui profitera en rien car le Prophète a dit :

« il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

S’il l’avait dit, il aurait cru au Jour Dernier, il aurait demandé pardon à Allah, et ses œuvres lui auraient été profitables.

Ce hadith est aussi une preuve qu’il n’y a pas de mal à louer le mécréant mort en disant ce qui est vrai.

Et cela ne s’oppose pas à l’interdiction du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) d’insulter les morts, lorsqu’il dit :

« N’insultez pas les morts car ils ont trouvé ce qu’ils ont avancé pour eux. »

car ce qui est visé ici n’est pas l’insulte mais uniquement d’exposer la règle, et les œuvres ne valent que par leurs intentions.

Mais si quelqu’un insulte un mécréant mort, cela n’a aucun intérêt, donc il faut faire la différence entre celui qui veut exposer une règle religieuse et celui qui vise seulement l’insulte.

Ce hadith est également la preuve du grand mérite de cette invocation :

« Ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

ou encore

« Ô Seigneur ! Protège-moi de Ton châtiment au Jour où Tu ressusciteras Tes serviteurs. » »
Les propos des savants sont donc clairs quant au fait que les bonnes actions des mécréants ne leur seront d’aucune utilité dans l’au-delà et qu’il est faux de penser qu’Allah leur fera miséricorde, car le crime qu’il commette : la mécréance ou le polythéisme est plus grave que tout autre péché.

Les œuvres du mécréant sont donc vaines pour l’au-delà, mais Allah est à la fois Juste et Miséricordieux, si bien qu’Il donne à chacun ce qu’il mérite et qu’Il laisse grande ouverte la porte du repentir.

Et c’est que l’on peut trouver dans les commentaires de shaykh Al-Albâni sur les hadiths suivants :

« 247 – « Si le serviteur embrasse l'islam et meurt croyant, Allah lui écrit dans ses bonnes actions tout ce qu'il a fait auparavant et lui efface toutes les mauvaise actions qu'il a fait auparavant.
Ensuite, les bonnes actions sont multipliées de 10 à 700 fois, alors que la mauvaise action n'est écrite qu'une fois, à moins qu'Allah ne la pardonne.
 »
(Al-Bukhârî et d'autres)

Al-Hâfizh Ibn Hajar dit en commentaire de ce hadith :

« An-Nawawî a dit : « L'avis authentique des savants vérificateurs – dont certains on rapporté l'unanimité sur ce sujet- est que si le mécréant accomplit de bonnes œuvres comme l'aumône ou le maintien des liens de parenté, puis embrasse l'islam et meurt sur l'islam, il obtiendra la récompense de ces actes…» (…)

On peut considérer que l'acceptation des œuvres dépend de l'islam, s'il se convertit ses œuvres sont acceptées, sinon non.

C'est un avis très fort rapporté par An-Nawawî de Ibrâhîm Al-Harbî, Ibn Battâl, et d'autres encore parmi les Anciens, ainsi que Al-Qurtubî, et Ibn Al-Munîr parmi les savants plus contemporains. Ibn Al-Munîr a dit : « Ce qui est faux et contraire aux règles est de dire que cette récompense lui est attribuée alors même qu'il est mécréant.

Mais rien ne s'oppose à ce qu'Allah ajoute aux bonnes actions pratiquées pendant son islam, les actes qu'il considérait bon avant cela, de la même manière qu'Il peut lui accorder la récompense d'une œuvre qu'il n'a pas accomplit comme c'est le cas de la personne malade (ou empêchée) à qui Allah écrit la récompense des bonnes actions qu'elle pratiquait régulièrement en bonne santé.

Si l'on peut accepter qu'Allah lui écrive la récompense d'un acte qu'il n'a jamais accompli, on peut accepter qu'Il lui écrive la récompense d'un acte accompli (avant l'islam) et cela n'est pas en contradiction avec les règles.

D'autres ont donné pour argument qu'Allah accorde une double récompense aux Gens du Livre s'ils embrassent l'islam, comme cela apparaît clairement dans le Coran et la Sunna, alors que s'ils étaient morts sans embrasser l'islam, leurs œuvres pieuses ne leur auraient été d'aucune utilité, au contraire elles auraient été réduites en poussière.

C'est une preuve que ces premières œuvres (avant l'islam) sont ajoutées aux secondes (après l'islam), comme l'a dit le prophète lorsqu'il a été interrogé aux sujet des bonnes actions de Ibn Jud'ân :

« Cela lui sera-t-il d’aucune utilité [dans l’au-delà] ?
Il dit : « Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution.
 »

Cela montre que s'il l'avait dit après qu'il eut embrassé l'islam, ses bonnes actions accomplies dans la mécréance lui auraient profité. »

Je dis :

C'est là l'avis authentique duquel il n'est pas permis de s'écarter en raison des très nombreux hadiths rapportés à ce sujet.

C'est pour quoi As-Sindî a dit dans son commentaire des Sunan An-Nasâ'î :

« Ce hadith montre que les bonnes actions du mécréant son suspendues.

S'il accepte l'islam, elles sont acceptées, sinon elles sont rejetées.

Ainsi la Parole d'Allah 
(traduction rapprochée) :

« Et quant à ceux qui ont mécru, malheur à eux, Il rendra leurs oeuvres vaines » (Muhammad : 8) 

désigne ceux qui meurt sur la mécréance et il n'y a aucune preuve permettant de les comprendre autrement. Et le bienfait d'Allah est plus grand encore, donc il n'y a rien d'étonnant en cela. »

Il y a d'autres versets portant le même sens que celui cité par As-Sindî, comme 
(traduction rapprochée) :

« Il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé : « Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine, et tu seras très certainement du nombre des perdants. » (Az-Zumar : 65)

Tous doivent être compris comme désignant celui qui meurt mécréant.

Parmi les preuves de cela, la Parole d'Allah 
(traduction rapprochée) :
 
« Et ceux d’entre vous qui renient leur religion et meurent mécréants, leurs bonnes actions sont réduits à néant dans la vie d’ici-bas et la vie future. Voilà les gens du Feu : ils y demeureront éternellement. »

Une question de Fiqh découle de ce sujet et qui est : si un musulman accomplit le pèlerinage puis apostasie puis revient à l'islam, son pèlerinage n'est pas annulé, et il n'a pas à le renouveler.

C'est l'avis de As-Shâfi'î, un des deux avis de Al-Layth Ibn Sa'd, et aussi d'Ibn Hazm (…)

Nous avons également rapporté ce hadith d'après 'Urwah ibn Az-Zubayr qui rapporte que Hakîm Ibn Hizâm lui a dit :

« J'ai demandé au messager d'Allah : ô messager d'Allah !

Qu'en est-il des œuvres que j'accomplissais avant l'islam comme l'aumône, l'affranchissement d'esclaves et le maintien des liens de parenté, aurais-je une récompense pour cela ?

Il répondit : 

« Tu es entré en islam avec le bien que tu as accompli auparavant. »
(Al-Bukhârî, Muslim et d'autres)

(…)

Si cela apparaît clairement, il n'y a aucune contradiction avec cet autre hadith : 

« Le mécréant est récompensé en cette vie pour les bonnes actions qu'il aura accomplies. »

Il s'agit là du mécréant dont Allah a écrit qu'il mourrait mécréant, la preuve en est la suite de sa parole : « jusqu'à arriver dans l'au-delà où il ne trouvera aucune bonne action pour laquelle il pourrait être récompensé. »

Quant à celui dont Allah a écrit qu'il mourrait croyant, il sera récompensé dans l'au-delà pour les bonnes actions qu'il accomplissait pendant sa période mécréance comme cela est montré dans les hadiths précédents. De même que le hadith rapporté par ‘Â’ishah :

« J’ai demandé au Prophète : ô Messager d'Allah ! Avant la venue de l’islam (Al-Jâhiliyyah) Ibn Jud’ân maintenait les liens de parenté et nourrissait les pauvres. Cela lui sera-t-il d’aucune utilité [dans l’au-delà] ?
Il dit : « Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

(Muslim)

Ce hadith est la preuve claire que le mécréant qui se convertit tire profit des bonnes œuvres qu’il accomplissait avant l’islam, au contraire de celui qui meurt sur la mécréance dont les œuvres ne lui seront d’aucune utilité puisqu’elles seront annulées par sa mécréance, comme cela a été montré dans le hadith précédent.

C'est également une preuve que les gens morts avant l'avènement de la prophétie de Muhammad (salallahu 'alayhi wasalam) ne sont pas des gens excusés pour leur ignorance (Ahl Al-Fatrah) auxquels aucun message prophétique n'est parvenu.

Car s'il en était ainsi, Ibn Jud'ân ne mériterait pas d'être châtié et ses bonnes actions n'auraient pas été annulées.

Et il y a à ce sujet de nombreux hadiths.

Source : 'Awn Al-Wadûd Li taysîr mâ fî Silsilah As-Sahîhah min Al-Fawâ'îd
Traduit par salafs.com
 Publié par 3ilmchar3i.net
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Questions-réponses sur la bid’a

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Questions-réponses sur la bid’a
Question :
 
Qu'est-ce qui est et qu'est-ce qui n’est pas une bid'a (innovation) ?

Réponse :

Selon la Shari'a, la définition est :
 
Adorer Allah d’une manière qu'Allah n'a pas prescrite

Vous pouvez aussi dire :
 
Adorer Allah d’une manière qui n’est pas celle du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun).

La première définition est prise du verset (traduction rapprochée) :
 
« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [sourate As-Shura :21]

La deuxième définition est prise du hadith du prophète qui a dit :

« Je vous recommande d'adhérer à ma voie (Sunna) et la voie des successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun) qui viennent après moi. 

Tenez-vous-y fermement et mordez à cela avec vos molaires [c'est-à-dire, accrochez-vous-y fermement] et prenez garde des choses nouvellement inventées. »

Donc quiconque adore Allah d’une façon qu'Allah n'a pas prescrit ou d’une façon qui n'est pas conforme à la voie du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun), est un innovateur, que cette adoration innovée ait un rapport avec les noms et attributs d'Allah, ou avec Ses jugements et lois.

En ce qui concerne les choses ordinaires et les coutumes, celles-ci ne sont pas appelées bid'a (innovation) en islam, bien qu'elles puissent être décrits comme tel en termes linguistiques. 

Mais elles ne sont pas des innovations dans le sens religieux et elles ne sont pas des choses contre lesquelles le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) nous avertissait.

Et il n'y a en islam aucune bid'a hassana (bonne innovation).

Majmu’ Fatawa de Shaykh Ibn Uthaymin, vol. 2, p. 291
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Question :

Quels sont les types de bid'a ?

Réponse : 

La bid'a peut être divisé en deux catégories :
  1. La bid'a qui constitue un kufr (mécréance)
  2. La bid'a qui ne constitue pas kufr  
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Question :
 
Quelle est la définition entre la bid'a qui constitue kufr et celle qui ne constitue pas kufr ?

Réponse : 

Shaykh Hafidh Al-Hakami (rahimahullah) a dit :

« Le type de bid'a qui constitue un kufr est celle qui nie une question sur laquelle il y a un consensus des savants, qui est largement connue et sur laquelle aucun musulman n’a d’excuse pour ne pas la connaître, comme nier quelque chose qui est obligatoire, rendre obligatoire ce qui n'est pas obligatoire, ou rendre  quelque chose de haram,  halal. Ou rendre quelque chose de halal, haram; ou croire certaines choses sur Allah, Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam) et Son Livre desquels ils sont au-dessus, que ce soit un déni ou une affirmation - parce que cela signifie ne croire au Qur'an et au message avec lequel Allah a envoyé à Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam).
 
Les exemples incluent la bid'a des Jahmiya, qui ont nié les attributs d'Allah; ou la notion que le Qur'an a été créé; ou la notion que certains des attributs d'Allah ont été créé; ou la bid'a des Qadariya qui ont nié la connaissance et les actions d'Allah; ou la bid'a des Mujassima qui ont assimilé Allah à Sa création ... etc.

La deuxième catégorie, la  bid'a qui ne constitue pas kufr, est définie comme celle qui n'implique pas de rejet du Qur'an ou de quelque chose avec lequel Allah a envoyé à Ses Messagers.
 
Les exemples incluent les bida’ des Marwani (qui ont été dénoncées par les plus grands compagnons qui ne les ont pas approuvés, bien qu'ils ne les aient pas déclaré kafir ou aient refusé de leur faire allégeance cause de cela), comme le retardement de certaines des prières jusqu'à la fin des temps dus, faire la khutba du ‘Id avant la prière ‘Id, faire la khutba assis le vendredi, etc.

Ma'arij Al-Qubul, 2/503-504
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Question :

Quelle est le jugement sur celui qui commet une bid'a, est-il un kafir (mécréant) ou non ?

Réponse :

La réponse est que cela dépend.

Si la bid'a constitue un  kufr, la personne est un des deux types suivants :

1. Si on sait que son intention est de détruire les bases de l’islam et en faire douter les musulmans. Une telle personne est certainement un kafir; en effet, il est étranger à l’islam et est un des ennemis de la foi.

2. Ou il est trompé et confus; il ne peut pas être accusé d’être un kafir avant que la preuve ne soit établie contre lui, en toute équité.

Si la bid'a ne constitue pas kufr, il ne doit pas être accusé d’être un kafir. Plutôt, il reste musulman, mais il a commis une mauvaise action grave.
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Question :

Comment traitons-nous avec ceux qui commettent une bid'a ?

Réponse :

Dans les deux cas, nous devons appeler ces gens - qui prétendent être musulmans, mais qui commettent des  bida’ qui peuvent constituer un kufr ou moins que cela- à la vérité, en expliquant la vérité sans être hostile ou en condamnant ce qu'ils font.

Mais une fois que nous savons qu'ils sont trop arrogants pour accepter la vérité - Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance »[sourate Al-An'am :108]

Si nous découvrons qu'ils sont têtus et arrogants, nous devons dévoiler leur mensonge, parce qu'alors l'indication de leur mensonge devient une obligation sur nous.

En ce qui concerne le fait de s’éloigner d'eux, cela dépend de la  bid'a.

Si c'est une  bid'a qui constitue un kufr, il est obligatoire de s’éloigner de cette personne.

Si elle a d'un degré moindre que cela, il est essentiel d'examiner la situation plus loin.

Si quelque chose peut être fait en s’éloignant de la personne, nous le faisons; si aucun but ne sera servi par cela, ou qu’il sera seulement plus désobéissant et arrogant, nous devons éviter de le faire, parce que tout ce qui ne sert aucun but, il est meilleur de ne pas le faire.

Et aussi, en principe, il est haram de s’éloigner d’un croyant, parce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Il n'est pas permis à un homme d’abandonner [de ne pas parler à] son frère pour plus de trois [jours] »

Article tiré du site theclearpath.com
Source : Adapté de Majmu' Fatawa Ibn 'Uthaymin, vol. 2, p. 293
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Une vision magnifique, une rencontre sublime (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Une vision magnifique, une rencontre sublime (audio-vidéo)

Le jour où une voix s'élève : "Allah (Bienveillant et le très haut) va vous rendre visite."

 

Ils diront : "Obéissance et soumission", ils se lèveront pour la visite avec joie.

 

Les montures les porteront avec allégresse rapidement jusqu’à leur arrivée au fleuve parfumé, où Allah leur a fixé rendez-vous.

 

Une fois tous présents, Allah ordonnera à son Piédestal de se placer à cet endroit.

 

On leur érigera des fauteuils de lumière, des fauteuils de perles, d'autres d'émeraude, d'or, d'argent, les derniers s'assoiront sur des dunes de musc, sans avoir de différence entre eux.

 

Une voix dira : "Ô gens du Paradis ! Vous avez une promesse d'Allah qui veut la réaliser."

 

Ils diront : "Laquelle? Il nous a blanchi nos faces, il nous alourdit nos balances, Il nous introduit au Paradis, et nous a détournés de l'Enfer."

 

Restant dans cette position jusqu’à ce qu'une lumière les éclaire et les paradis avec, Ils lèveront leurs têtes vers le Tout-Puissant et ses sacrés noms merveilleux.

 

Il se montrera au-dessus d'eux et dira : "Ô gens du Paradis!"

 

Que la paix soit sur vous, il n'y aura pas mieux que Son Salut.

 

Ils Lui répondront : "C'est Toi La Paix et de Toi vient la Paix, plein de Majesté et de Magnificence."

 

Il se montrera à eux, souriant et disant : "Ô gens du Paradis!"

 

La première des choses qu’Ils entendront de Lui sera: "Où sont Mes serviteurs qui ont cru en Moi, Invisible et sans Me voir? Ce jour est le jour du surplus."

 

Ils répondront en chœur : "Nous avons agréé, agrée-nous."

 

Il leur répondra : "Ô gens du Paradis! Si je ne vous avais pas agréés, Je ne vous aurais pas accordé l'entrée dans Mon Paradis. C'est le jour du surplus, demandez-Moi."

 

Ils répondront en chœur : "Montre-nous Ta Face afin de la contempler."

 

Les voiles s'enlèveront et Il se montrera, Il les recouvrira de Sa Clarté, s'Il n'avait pas décidé de les brûler, ils seraient brûlés.

 

Dans cette réunion, Allah parlera avec eux un par un et dira: "Ô Untel, te souviens-tu du jour où tu as commis tel et tel péché dans ta vie terrestre?"

 

Il demandera : "Ô Allah ne m'as-Tu pas pardonné ?"

 

Il lui répondra : "Ma clémence t'a permis d'être à cette place-ci!"

 

Quelle excellente sensibilité d'écouter ces Bonnes Paroles.

 

Quelle somptueuse vision de regarder la Face d’Allah!

 

Ce jour-là, il y aura des visages resplendissants, qui regarderont leur Seigneur.

 

"Des visages ce jour-là resplendissant de beauté Contemplant de leurs yeux leur Seigneur" (S75, V22 à 23)

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يوم المزيد، وزيارة العزيز الحميد

هذا، وإن سألت: عن يوم المزيد، وزيارة العزيز الحميد، ورؤية وجهه المنزه عن التمثيل والتشبيه، كما ترى الشمس في الظهيرة والقمر ليلة البدر، كما تواتر النقل فيه عن الصادق المصدوق، وذلك موجود في الصحاح، والسنن المسانيد، ومن رواية جرير، وصهيب، وأنس، وأبي هريرة، وأبي موسى، وأبي سعيد، فاستمع يوم ينادي المنادي

يا أهل الجنة

إنّ ربكم تبارك وتعالى يستزيركم فحيّ على زيارته، فيقولون سمعاً وطاعة، وينهضون إلى الزيارة مبادرين، فإذا بالنجائب قد أعدّت لهم، فيستوون على ظهورها مسرعين، حتى إذا انتهوا إلى الوادي الأفيح الذي جعل لهم موعداّ، وجمعوا هناك، فلم يغادر الداعي منهم أحداً، أمر الرب سبحانه وتعالى بكرسية فنصب هناك، ثم نصبت لهم منابر من نور، ومنابر من لؤلؤ، ومنابر من زبرجد، ومنابر من ذهب، ومنابر من فضة، وجلس أدناهم - وحاشاهم أن يكون بينهم دنئ - على كثبان المسك، ما يرون أصحاب الكراسي فوقهم العطايا، حتى إذا استقرت بهم مجالسهم، واطمأنت بهم أماكنهم، نادى المنادي

يا أهل الجنة

سلام عليكم

فلا ترد هذه التحية بأحسن من قولهم: اللهم أنت السلام، ومنك السلام، تباركت ياذا الجلال والإكرام

فيتجلى لهم الرب تبارك وتعالى يضحك إليهم ويقول: يا أهل الجنة

فيكون أول ما يسمعون منه تعالى: أين عبادي الذين أطاعوني بالغيب ولم يروني، فهذا يوم المزيد

فيجتمعون على كلمة واحدة: أن قد رضينا، فارض عنا

فيقول: يا أهل الجنة

إنّي لو لم أرض عنكم لم أسكنكم جنتي، هذا يوم المزيد، فسلوني

فيجتمعون على كلمة واحدة: أرنا وجهك ننظر إليه

فيكشف الرب جل جلاله الحجب، ويتجلا لهم فيغشاهم من نوره ما لو لا أن الله سبحانه وتعالى قضى ألا يحترقوا لاحترقوا

ولا يبقى في ذلك المجلس أحد إلا حاضره ربه تعالى محاضرة، حتى إنه يقول: يا فلان، أتذكر يوم فعلت كذا وكذا، يذكّره ببعض غدراته في الدنيا

فيقول: يا رب ألم تغفر لي؟

فيقول: بلى بمغفرتي بلغت منزلتك هذه

فيا لذة الأسماع بتلك المحاضرة

ويا قرّة عيون الأبرار بالنظر إلى وجهه الكريم في الدار الآخرة. ويا ذلة الراجعين بالصفقة الخاسر

{ وجوه يومئذ ناضرة، إلى ربها ناظرة، و وجوه يوم إذ ٍ باسرة، تظن أن يفعل بها فاقرة } [ القيامة:22-25]

فحي على جنات عدن فإنها ..... منزلك الأولى وفيها المخيم ... ولكننا سبي العدو فهل ترى 

نعود إلى أوطاننا ونسلم

انتهى كلام ابن القيم رحمه الله تعالى ( حادي الأرواح إلى بلاد الأفراح ص355-360

 

Hadiy al-Arwah ila Biladi'l-Afrah - حادي الأرواح إلى بلاد الأفراح

traduit par minhaj sunna

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Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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S’accrocher à la sounnah parmi la masse des musulmans

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S’accrocher à la sounnah parmi la masse des musulmans
Après avoir fait un bref exposé sur l'importance de s'attacher à la Sounna l'Imâm Shâtibî dit :
 
« J'hésitais donc entre le fait de suivre la Sounna et par conséquent diverger des habitudes de la majorité des gens, et ainsi vivre les mêmes problèmes que ceux qui, de tout temps, ont contredit les coutumes établies - surtout si cette majorité prétend que ces coutumes sont la Sounna et rien d'autre - mais alors il m'aurait fallu supporter un poids écrasant... mais pourtant quelle récompense m'attendrait auprès d'Allah !
 
Et entre le fait de suivre la masse et par conséquent diverger de la Sounna et des pieux prédecesseurs (Salaf Sâlih) et m'introduire dans l'enceinte de l'égarement (qu'Allah me protège de cela).

Cependant, je serais en accord avec les coutumes, et on me considèrerait comme un ami, non comme un ennemi.
 
Je me rendis alors compte que périr en suivant la Sounna était la vraie délivrance, et que les gens ne me seraient d'aucune utilité auprès d'Allah.

Je me mis donc à appliquer la Sounna par étapes dans certaines choses... et c'est alors qu'on aurait cru que la fin des temps était arrivée !

Les critiques se multiplièrent à mon égard, les flèches de la calomnie me furent adressées, on m'affilia à l'innovation et l'égarement et je fus classé parmi les idiots et les ignorants ! [...]

On dénigra la voie que j'avais choisie d'une façon que tout coeur réprouve, et on me classa parmi certaines sectes étrangères à la Sounna.. témoignage qui sera écrit [1] et dont ils auront à répondre le jour du jugement.

On m'accusa une fois d'avoir affirmé que les invocations ne présentaient aucun bénéfice et n'étaient d'aucune utilité - comme certains le prétendent à mon sujet - en raison du fait que je ne pratiquais pas l'invocation collective à la fin de chaque prière en tant qu'Imâm.

Et la contradiction de cet acte avec la Sounna et les pieux prédécesseurs (Salaf Sâlih) sera clarifiée plus loin.

On m'accusa aussi de Rafd [2] et de haine pour les Compagnons (qu'Allah les agrée), en raison du fait que je n'invoquais pas Allah pour les Califes Bien Guidés dans le Sermon du Vendredi en particulier, car cela n'était pas l'habitude des Salaf dans leurs sermons, et aucun des savants reconnus ne l'a cité dans ses sermons. [...]

On m'accusa aussi de permettre la révolte contre les gouvernants, et cela pour la simple raison que je ne les citais pas dans le sermon.

Or citer les gouvernants durant le prêche est une innovation, qu'aucun prédecesseur ne pratiquait.

On m'accusa aussi d'extrêmisme et de rechercher la difficulté dans la religion, et ce en raison du fait que je me contente - lorsque je réponds aux questions et émets des fatwas - de suivre les avis reconnus du Madhhab [3] sans en diverger, alors que de leur côté, ils se permettent de le transgresser et émettent des fatwas qui facilitent la vie à la personne concernée et correspond à ses passions, même si c'est un avis marginal dans le madhhab ou dans un autre.

Or les Imâms parmi les savants sont contre ce genre de pratique. J'ai d'ailleurs approfondi cela dans l'ouvrage  Al Muwâfaqât.

On m'accusa aussi d'être un ennemi des alliés d'Allah [4], en raison du fait que j'ai exprimé mon animosité envers certains pauvres derviches innovateurs qui ont contredit la Sounna, s'auto-proclamant - selon eux - guides des hommes, et j'ai parlé en public de certains comportements de ces gens qui s'affilient aux soufis sans pour autant leur ressembler.

On m'accusa aussi de diverger des Ahl Sounna Wal Djamâ'ah (Les gens de la Sounna et du Groupe), et ces gens se basent sur le fait que le Groupe que le Prophète nous a ordonné de suivre - qui est le Groupe Sauvé - est la masse des musulmans, alors qu'ils n'ont pas compris que le Groupe est la voie du Prophète (صلى الله عليه وسلم), des Compagnons et ceux qui les ont suivis avec perfection. Et cela nous le clarifierons plus tard.

Or ils ont menti sur tous ces points et ont trompé les gens, mais la louange revient à Allah quelle que soit la situation.

J'étais donc dans une situation qui ressemblait à la situation du très connu Imâm Abdurrahmân Ibn Battah Al Hâfidh, avec les gens de son époque lorsqu'il dit :

« Je m'étonnerais toujours des différentes situations que j'ai vécues durant mes voyages et mes haltes, que ce soit avec mes proches ou autres, avec ceux qui me connaissent ou non.

En effet, je me suis rendu compte - que ce soit à la Mecque, dans le Khurâsân ou en tout autre endroit - que toute personne que je rencontrais était ou bien une alliée ou une ennemie, qui m'appelaient à suivre ses dires, à croire ses paroles et à témoigner en sa faveur.

Si donc je reconnaissais la véracité de ses dires et lui accordais mon approbation - comme le font les gens aujourd'hui - la personne me considérait comme un allié.

Si par contre, je m'opposais à une seule lettre de son discours ou à un seul de ses actes, elle me considérait comme un ennemi.

Si j'affirmais que le Coran et la Sounna était en contradiction avec une de ses paroles, elle me disait : « Tu es un Khâridjite ! ».

Si je lui lisais un hadith parlant du Tawhîd (Unicité de Dieu), elle me disait : « Tu es un Mushabbih (Antropomorphiste) ! ».

Si c'était au sujet de la vision d'Allah (par les croyants au Paradis), elle me disait : « Tu es un Sâlimî ! ».

Si c'était au sujet de la foi (Imâne), elle me disait : « Tu es un Murdjî ! ».

Si c'était au sujet des actes, elle me disait : « Tu es un Qadarî ! ».

Si c'était au sujet de la connaissance, elle me disait : "Tu es un Karrâmî ! ».

Si c'était au sujet des mérites de Abû Bakr et 'Umar, elle me disait :« Tu es un Nâsibî ! ».

Si c'était au sujet des mérites de la famille du Prophète, elle me disait : « Tu es un Râfidî ! ».

Si je me taisais au sujet de l'explication d'un verset ou d'un hadith en me contentant de répondre par leur sens apparent, elle me disait : « Tu es un Dhâhirî !".

Si je répondais d'une autre façon, elle me disait :« Tu es un Bâtinî !".

Si je répondais par un sens métaphorique (Ta'wîl), elle me disait : « Tu es un Ash'arî ! ».

Si je reniais leur sens, elle me disait : « Tu es un Mu'tazilî ! ».

Si c'était au sujet des Sounnas de la prière comme la lecture du Coran (après la Fâtihah), elle me disait : « Tu es un Shâfi'i ! ».

Si c'était au sujet de l'invocation du Qunût, elle me disait : « Tu es un Hanafî ! ».

Si c'était au sujet du Coran, elle me disait : « Tu es un Hanbalî ! ».

Et si je mentionnais l'avis le plus juste parmi les différentes opinions - car il n'y a pas de complaisance au sujet des règles religieuses et du hadith - ces personnes me disent : tu as rabaissé leur rang élevé.

Et plus étonnant encore est que ces gens - en fonction de ce qu'ils lisent des hadiths du prophète (
صلى الله عليه وسلم) - me cataloguent suivant leurs passions.

Et si j'approuve certains d'entre eux, les autres me considèreront comme ennemi.

Et si je me montre complaisant envers eux tous, je provoquerai la colère d'Allah - Béni et Elevé soit Il- or ces gens ne me seront d'aucun secours auprès d'Allah.

Bref, je m'agripperai toujours au Coran et à la Sounna, et je demande pardon à Allah en dehors duquel nul n'est digne d'être adoré, et Il est le Pardonneur, le Miséricordieux. »


Fin de citation.

Et c'est comme si l'Imâm - qu'Allah lui fasse miséricorde - avait parlé au nom de tout un chacun.

Car il est très rare de trouver un savant célèbre ou un homme pieux et reconnu sans qu'il n'ait été accusé de ces choses ou de certaines d'entre elles.

Car très souvent, les passions interviennent dans l'opinion de la personne en désaccord.

D'ailleurs la cause principale de la divergence par rapport à la Sounna est sa méconnaissance et la passion débordante que l'on suit jusqu'à accuser celui qui s'efforce de suivre la Sounna de ne pas en faire partie, et de s'acharner sur lui et ses actes jusqu'à l'affilier à ce que nous avons cité.

Il a d'ailleurs été rapporté du chef des adorateurs - après les Compagnons - Uwaïs El Qarnî qu'il a dit : 

« L'injonction du bien et la réprobation du mal ne laissent aucun ami au croyant.
Nous leur enjoignons le bien et les voilà qui insultent notre honneur en s'aidant pour cela d'alliés parmi les pervers, au point où - par Allah - je fus accusé de choses immondes.
Mais je jure par Allah que je ne manquerai jamais de clamer la vérité parmi eux. »


[1] NdT : par les anges scribes.
[2] NdT : relatif au Chiisme Imâmites.
[3] NdT : Ecole de jurisprudence.
[4] NdT : Awliyâ Allah, saints ou élus.

 

Extrait de son ouvrage monumental "Al I'tisâm" (traitant de l'innovation religieuse, ses bases, ses subdivisions, ses conséquences, etc...)
Traduit et publié par sounna.com

 

Imam Abou Ishaq Ach Chatibi - الإمام أبو إسحاق الشاطبي

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Différence entre ‘aqida et minhaj ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Différence entre ‘aqida et minhaj ?

Question :

 

Y a-t-il une différence entre  'Aqida et  Manhaj ?

 

Réponse :

 

Le Manhaj est plus large (plus général) que la 'Aqida.

 

-Le Manhaj est dans la 'Aqida, le comportement, le caractère, les transactions et dans toute la vie du musulman. 

Chaque action que le musulman traverse, est appelé Manhaj.

 

-En ce qui concerne la 'Aqida, ce qui est signifié par cela sont les principes de base de la foi et la signification des deux attestations (As-shahadatayn) et ce qu'elles dictent.

Ceci est la 'Aqida.

 

Al-ajwibatul mufida 'an as'ilatil-manahij il-jadida p. 75, question n° 35.

Traduit par Abu Sumaya

Publié par  salafs.com

الفرق بين العقيدة والمنهج

س : سئل الشيخ العلامة صالح الفوزان حفظه الله هل هناك فرق بين العقيدة والمنهج ؟؟

ج : المنهج أعم من العقيدة ، المنهج يكون في العقيدة وفي السلوك والأخلاق والمعاملات وفي كل حياة المسلم ، كل الخطة التي يسير عليها المسلم تسمى المنهج

أما العقيدة فيراد بها أصل الأيمان ، ومعنى الشهادتين ومقتضاهما هذا هي العقيدة . اهـ

 الأجوبة المفيدة عن أسئلة المناهج الجديدة لشيخ الفوزان 75

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Allâh est avec ceux qui endurent

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Allâh est avec ceux qui endurent

Question : 

 
Je me dis souvent que je vais être quelqu’un qui aura une foi solide, une croyance inébranlable et qui s’attachera fermement à la religion et aimera Allâh et Son Envoyé, prière et salut d’Allâh sur lui.

Mais après un certain temps, je suis démotivé, puis la motivation revient, et ainsi de suite…
 
J’en suis alors devenu très gêné.

J’aimerai, cheikh, que vous m’indiquiez le vrai chemin à suivre pour que ma foi reste ferme.
 
Réponse :
 
Le vrai chemin, c’est rester dans l’état qui te procure la pureté du cœur et l’amour du bien.

Ce que tu traverses arrive à d’autres également, certains endurent et persévèrent ; Allâh les aide alors à prendre le dessus sur eux-mêmes.
 
Fatâwâ Islâmiyya, tome 4 page 495 et 496
 Publié par fatawaislam.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Al-moufliss, c’est celui qui a absolument tout perdu !

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Al-moufliss, c’est celui qui a absolument tout perdu !

مـــن هــو ‏الْـمُــفْلِسُ ؟

 

L'auteur, l'Imam An-Nawawî, commente les propos rapportés par Abû Hurayra (qu'Allâh soit satisfait de lui), selon lesquels le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - aurait posé la question suivante :

 

" Sauriez vous me dire ce que signifie Al moufliss ? " :

 

« Cette interrogation vise à apporter un éclaircissement et donc à informer, car parfois lorsqu'on s'interroge sur une chose, c'est pour répondre à une ignorance et dissiper ce qui nous échappe et c'est ce qui nous pousse à poser une question. 

 

Mais parfois, c'est dans le but de captiver l'intention de la personne présente lorsqu'on lui parle ou encore pour fixer un jugement religieux.

 

Dans un second exemple, le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui, avait interrogé ses compagnons à propos de la fraicheur des dattes en disant :  " Est-ce que cela diminuera de leurs poids si elles s'assèchent ? " en faisant allusion ici aux dattes.

 

Ils répondirent : "oui", le prophète interdit alors cette pratique. »

 

Quant au hadith, il ne vise qu'à informer les compagnons du Prophète d'une chose qu'ils ignoraient ou qu'ils ne pouvaient apprendre que par la bouche du Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui et quand ils furent questionnés de la sorte : 

 

"Sauriez-vous me dire ce que signifie Al-moufliss ? "

Ils répondirent : "Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham"

désignant ainsi celui qui a absolument tout perdu ne possédant ainsi ni argent, ni legs, l'infortuné en quelque sorte, c'est-à-dire que pour eux Al-moufliss signifie "pauvre".

 

C'est en effet ce qui semble être la définition la plus répandue chez les gens si on les questionnait à ce sujet.

 

Le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - a dit :

 

"Al moufliss est celui qui viendra le jour de la résurrection, ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté la Zakat (l'aumône légale). "

 

Et dans une autre version :

 

" c'est celui qui viendra avec des bonnes actions comparables à une montagne " 

c'est-à-dire qu'il viendra avec un nombre impressionnant de bonnes œuvres et possèdera donc une immense provision de bonnes actions et qui aura par ailleurs, insulté untel, calomnié l'honneur d'un autre, volé l'argent de tel autre, répandu le sang de l'un, c'est-à-dire qu'il a commis d'innombrables injustices envers les gens.

 

Ces derniers viendront réclamer leurs droits auxquels ils ne pouvaient prétendre dans la vie d'ici-bas, ils les reprendront dans l'au-delà.

 

On s'emparera alors de ses bonnes actions pour les distribuer à untel qui reprendra son dû et un autre puis un autre, en toute équité et en appliquant le talion de plein droit. 

 

Et quand il n'aura plus de bonnes actions à son actif et qu'elles ne suffiront plus à le racheter auprès de ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. 

 

Qu'Allâh nous en préserve !

 

Il n'aura plus de bonnes actions à son actif, tous les profits tirés de la Salât (la prière), de la Zakât (l'aumône légale), du Siyam (le jeûne) s'envoleront. 

 

Dès lors, Il aura absolument tout perdu de ses bonnes actions, ainsi, on prendra de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. 

 

Qu'Allâh nous en préserve !

 

Les propos du Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - étaient véridiques, car on ne peut mieux définir le mot Al-moufliss.

 

Pour ce qui est d'Al-moufliss de cette vie d'ici-bas, de cette vie intermittente, il est fort probable que le pauvre devienne à son tour riche durant son existence et vice versa.

 

Quant à la faillite, la véritable faillite, c'est de perdre absolument toutes ses bonnes œuvres après avoir fait l'effort de les rassembler. 

 

D'ailleurs, elles lui seront exposées et lui feront face le jour de la résurrection, pour qu'ensuite, on les lui retire pour les distribuer à untel et untel.

 

Il y a en cela, un avertissement aux gens contre l'égarement, afin que l'être humain honore ses obligations de son vivant avant que survienne la mort, c'est ainsi qu'on pourra appliquer le talion durant cette vie d'ici-bas. 

 

Dans l'au-delà, par contre, il n'y a pas de dirham ni de dinar pour racheter ses fautes, mais exclusivement des bonnes actions.

 

Le Messager d'Allâh - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - poursuit en disant :

 

"...si bien qu'on lui prendra de ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre. 

Quand il n'aura plus de bonnes actions à son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu."

 

Ce hadith n'annonce pas que la personne y demeurera éternellement, toutefois elle y subira le châtiment mérité suivant les péchés des autres qu'on aura jetés sur lui et à la suite de cela, elle ira au paradis, car le croyant [celui qui a une croyance saine] ne peut demeurer dans le feu indéfiniment.

 

Bien que s'agissant du feu de cette vie d'ici-bas, son intensité reste tout de même considérable et ne peut être supporté par l'être humain ne serait-ce qu'une brève minute, or qu'en est-il de celui de l'au-delà ? 

 

Qu'Allâh m'en éloigne ainsi que vous.

 

Explication tirée de Riyad As-Sâlihîn (Le Jardin des Vertueux) - Tome 2" 

Traduction rapprochée par Abu Hamza Al Djazairy 

 Publié par 3ilmchar3i.net

حدثنا ‏ ‏قتيبة بن سعيد ‏ ‏وعلي بن حجر ‏ ‏قالا حدثنا ‏ ‏إسمعيل وهو ابن جعفر ‏ ‏عن ‏ ‏العلاء ‏ ‏عن ‏ ‏أبيه ‏ ‏عن ‏ ‏أبي هريرة ‏ ‏أن رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏قال
 ‏ ‏أتدرون ما الْمُفْلِسُ ؟ قَالُوا ‏: المفلس فينا من لا درهم له ولا متاع . قَالَ ‏: إن المفلس من أمتي يأتي يوم القيامة بصلاة وصيام وزكاة ويأتي قد شتم هذا ‏ ‏وقذف ‏ ‏هذا وأكل مال هذا وسفك دم هذا وضرب هذا فيعطى هذا من حسناته وهذا من حسناته فإن فنيت حسناته قبل أن ‏ ‏يقضى ما عليه أخذ من خطاياهم فطرحت عليه ثم طرح في النار
 
'Abd Ar-Rahman rapporte de Zuhayr et lui-même rapporte de Al 'Alla, de son père selon Abû Hurayra, le Messager d'Allâh - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - a dit : 


" Sauriez-vous me dire ce que signifie Al-moufliss "

Ils répondirent : " Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham." 

Il dit " Al-moufliss dans ma communauté est celui qui viendra le jour de la résurrection ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté laZakat (l'aumône légale) et qui aura par ailleurs, insulté untel, calomnié l'honneur d'un autre, volé l'argent de tel autre, répandu le sang de l'un et frappé l'autre, si bien qu'on lui prendra de ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre. Quand il n'aura plus de bonnes actions[Hassanat] à son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. " 
[Hadith rapporté par Mouslim dans son Sahih]

حَدَّثَنَا ‏عَبْدُ الرَّحْمَنِ ،‏ ‏عَنْ ‏‏زُهَيْرٍ ‏، ‏عَنِ ‏‏الْعَلَاءِ ،‏ ‏عَنْ ‏‏أَبِيهِ ،‏ ‏عَنْ ‏أَبِي هُرَيْرَةَ ‏، عَنْ النَّبِيِّ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ : 
هَلْ تَدْرُونَ مَنْ ‏الْمُفْلِسُ ؟ قَالُوا ‏: الْمُفْلِسُ فِينَا ، يَا رَسُولَ اللَّهِ ، مَنْ لَا دِرْهَمَ لَهُ وَلَا مَتَاعَ . قَالَ ‏: ‏إِنَّ الْمُفْلِسَ مِنْ أُمَّتِي مَنْ يَأْتِي يَوْمَ الْقِيَامَةِ بِصِيَامٍ وَصَلَاةٍ وَزَكَاةٍ وَيَأْتِي قَدْ شَتَمَ عِرْضَ هَذَا ، وَقَذَفَ هَذَا ، وَأَكَلَ مَالَ هَذَا ، فَيُقْعَدُ ‏، ‏فَيَقْتَصُّ ‏‏هَذَا مِنْ حَسَنَاتِهِ ، وَهَذَا مِنْ حَسَنَاتِهِ ، فَإِنْ فَنِيَتْ حَسَنَاتُهُ قَبْلَ أَنْ يَقْضِيَ مَا عَلَيْهِ مِنْ الْخَطَايَا أُخِذَ مِنْ خَطَايَاهُمْ فَطُرِحَتْ عَلَيْهِ ثُمَّ طُرِحَ فِي النَّارِ . أخرجه أبو داود، كتاب البيوع باب في التمر بالتمر، رقم (3359)، والترمذي ، كتاب البيوع، باب ما جاء في النهي عن المحاقلة، رقم (1225) ، والنسائي ، كتاب البيوع، باب اشتراء التمر بالرطب، رقم (4545)، ابن ماجه ، كتاب التجارات، باب بيع الرطب بالتمر ، رقم (2264) ، وقال الترمذي: حسنٌ صحيحٌ.
 
'Abd Ar-Rahman rapporte de Zuhayr et lui-même rapporte de Al 'Alla, de son père selon Abû Hurayra, le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - a dit : 

" Sauriez vous me dire, quel est celui que l'on désignerait par Al-moufliss ? "

Ils répondirent : " Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham." 

Il dit " Al-moufliss dans ma communauté est celui qui viendra le jour de la résurrection ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté laZakat (l'aumône légale) et qui aura par ailleurs, calomnié l'honneur d'un tel, insulté celui-ci, volé l'argent d'un autre, si bien qu'on lui prendra ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre. Quand il n'aura plus de bonnes actions [Hassanat] à son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. "
[Hadith rapporté par Abu Daoud, At-Tirmidhi, An-Nassai, Ibn Madja, At-Tirmidhi a dit de ce hadith qu'il était Hassan Sahih]

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Agir en contradiction au livre d'Allah et à la sounnah (vidéo)

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Agir en contradiction au livre d'Allah et à la sounnah (vidéo)

 

Cheikh Mohammed Ibn Ramzane Al-Hadjiri - الشيخ محمد رمزان الهاجري

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Quelles sont les choses nouvelles en matière de religion

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Quelles sont les choses nouvelles en matière de religion

Question :

 
Quelles sont [en Islâm] les choses nouvelles, et qu'est-ce que cela signifie ?
 
Réponse :
 
Cela provient de la parole du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :

« Attention aux choses nouvelles ». 

Cela représente toute innovation que les gens font dans la religion de l'Islâm, que cette innovation soit une croyance, des actes d'adoration ou ce qui y ressemble, et qui ne vient ni du Livre [al-Qor'ân] et ni d'une Sounnah établie du Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam). Pourtant, ils prennent ces choses comme des pratiques et des croyances religieuses, adorant Allâh par elles, et déclarant qu'elles sont légiférées alors qu'elles ne le sont pas.
 
Au contraire, de tels actes sont des innovations interdites, telles que les invocations faites auprès des pieux, morts ou vivants parmi eux. Cela inclus aussi le fait de prendre les tombes comme lieu d'adoration, en y faisant le Tawâf autour d'elles, et en recherchant l'aide de leurs habitants en pensant qu'ils peuvent intercéder pour eux auprès d'Allâh, en faisant pression sur lui de leur part afin que leurs demandes soient accordées ou que leurs ennuis soient soulagés ; fêter les anniversaires des Prophètes et des gens pieux, en faire des jours de vacances.

Ils font des actes qui d'après ce qu'ils déclarent les rapprocheront d'Allâh - en particulier le jour et la nuit de l'anniversaire, ou ce mois là.
 
Il y a de nombreuses autres choses, trop nombreuses pour être mentionnées, que ce soit leurs innovations ou superstitions sur lesquelles Allâh n'a rien révélé, et qui n'ont pas été authentifiées par le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam).
 
Donc, il est clair à partir de ce que nous avons dit, que certaines de ces choses nouvelles sont du polythéisme, comme rechercher l'aide du mort et lui faire des serments.

D'autres sont simplement des innovations et n'atteignent pas le niveau du polythéisme, comme élever des constructions sur les tombes et en faire des lieux d'adoration, tant que ce qu'ils y pratiquent ne mènent pas à des actes qui seraient considérés comme du polythéisme.


Fatâwa Al-Lajnah ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-'Ilmiyyah Wal-Iftâ, 2/453-454

copié de manhajulhaqq.com

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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La lettre noun "ن" et la définition de la foi (vidéo)

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La lettre noun "ن" et la définition de la foi (vidéo)

 

Cheikh Abdoullah ibn AbderRahim Al-Boukhâry - الشيخ عبدالله بن عبد الرحيم البخاري

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La aquida (vidéo en arabe)

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La aquida (vidéo en arabe)

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L’amulette sur laquelle est inscrite du coran

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L’amulette sur laquelle est inscrite du coran

Question :

 
Quel est le regard de le religion sur l'amulette sur laquelle est inscrite du Coran ou autre ?
 
Réponse : 
 
L'amulette qui contient autre chose que du Coran, comme des os, des talismans, des poils de loup et tout ce qui y ressemble est interdite par les textes et il n'est pas permis de l'attacher sur un enfant ou autre, conformément au hadith prophétique :
 
« Quiconque porte une amulette au cou, qu'Allah ne lui accorde pas ce qu'il désire, et quiconque porte un coquillage au cou, qu'Allah ne lui accorde pas la tranquillité » (1)
 
et dans une autre version :
 
« Quiconque porte une amulette au cou a commis un acte de polythéisme. » (2)
 
Par contre, les savants divergent quand elle contient des versets et des invocations connues.

Une partie des Pieux Prédécesseurs en a autorisé le port et ils ont dit que c'était comparable à la lecture sur le malade.
 
La seconde partie des savants dit que ce n'est pas permis comme cAbdullah ibn Masscûd, Hudhayfa, qu'Allah les agrée, et une partie des Pieux Prédécesseurs, et ceux qui sont venus après.

Ils ont dit qu'il n'était pas permis de les porter, même si le contenu est du Coran, afin de ne pas tomber dans le polythéisme, et par application du sens large des hadiths qui interdisent le port des amulettes, sans exception.

Donc, il convient d'appliquer ces hadiths au sens large et de ne pas autoriser le port des amulettes, car cela peut entraîner le port d'autres (dont le contenu est interdit) et prêter à confusion.
 
Donc, il faut les interdire tous, et ceci est l'avis correct, étant données les preuves qui l'appuient.
 
Si on permet de porter des amulettes qui contiennent des versets coraniques et des invocations légitimes, on permet de fait aux gens de porter tout ce qu'ils veulent, et si on leur fait quelque reproche, ils diront que c'est du Coran et des invocations légitimes.
 
Même si la personne porte des amulettes dont le contenu est légitime, il se peut qu'elle entre dans des endroits où il ne convient pas que la parole d'Allah entre (comme les toilettes, par exemple).
 
(1) Ahmad (4/154).
(2) Ahmad (4/156).
 
Revue des Recherches Islamiques, n°40, page 160-161.
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Les erreurs commises dans la croyance

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Les erreurs commises dans la croyance

-Parmi les erreurs : Implorer le secours des morts, les invoquer, leur demander de l'aide, se rapprocher d'eux par une quelconque forme d'adoration, comme rechercher leur bénédiction, égorger pour eux, leur consacrer des vœux sur leur tombes. 

 
Tout ceci entre dans le polythéisme majeur qui exclut la personne de l'Islam.
 
Allah Le Très Haut dit (traduction rapprochée) :
 
{Quant à celui qui invoque avec Allah une autre divinité, alors qu'il n'a aucune preuve de ce qu'il avance, il rendra compte de ses actes uniquement auprès de son Seigneur. Certainement, les mécréants ne connaîtront jamais la réussite.} (Sourate 'Les Croyants' verset 117)


Et aussi (traduction rapprochée) :


{Les mosquées sont réservées à Allah, n'invoquez donc personne avec Allah.} (Sourate 'Les Djinns' verset 18)

Également 
(traduction rapprochée) :


{Dis : ma prière, mes sacrifices, ma vie, ma mort, appartiennent à Allah, Seigneur des Univers. Il n'a nul associé.} (Sourate 'Les Bestiaux' verset 162-163)

Le Prophète - Prière et Salut sur lui - a dit : 

« L'invocation c'est l'adoration. »
(El Tirmidhî et Ibn Mâjah)


- Parmi les erreurs : Mettre des porte-bonheur qui comportent du polythéisme, porter des amulettes, ou des talismans, par crainte du mauvais œil, ou contre le mauvais œil et la jalousie.


Tout ceci est également du polythéisme majeur.

En effet, le Prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

«Celui qui suspend une amulette a commis un acte de polythéisme. » 
(Ahmed)


-Parmi les erreurs : Questionner les devins, les voyants, ou les sorciers, et croire en leurs paroles.


Ceci est de l'incroyance, car le Prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

« Celui qui se rend chez un devin ou un voyant et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed » 
(Ahmed)


-Parmi les erreurs : Prétendre connaître l'Inconnaissable ou prétendre avoir accès aux Tablettes Préservées (du destin).


Ceci est de l'incroyance, car Allah Le Très Haut dit (traduction rapprochée) :


{Dis : Personne dans les Cieux et la Terre ne connaît l'Inconnaissable sauf Allah, et ils ne savent même pas quand ils seront ressuscités} (Les Fourmis, v.65)

Et aussi 
(traduction rapprochée) :


{ Et c'est Lui seul qui détient les clefs de l'Inconnaissable, personne ne les connaît sauf Lui} (Les Bestiaux, v.59)


-Parmi les erreurs : Beaucoup de gens comprennent la parole : « il n'y a pas de vraie divinité sauf Allah » comme étant uniquement l'affirmation de l'adoration à Allah.


Or, ceci est une explication incomplète.

En effet, son sens est : « nul ne mérite d'être adoré sauf Allah », c.-à-d. l'affirmation de l'adoration à Allah et la négation de toute forme d'adoration à autre qu'Allah Le Très Haut.

La preuve est dans la parole suivante d'Allah Le Très Haut 
(traduction rapprochée) :


{Nous avons certainement envoyé dans chaque communauté un Messager qui leur disait : « Adorez Allah ! Et rejetez le Tâghût ! [1]. »} (Sourate 'Les Abeilles' verset 36)

Il est donc obligatoire de désavouer le polythéisme et ses partisans.


-Parmi les erreurs : Jurer par autre qu'Allah, même si le but n'est pas de vénérer la chose par laquelle on jure, comme on vénère Allah.


Par exemple : jurer sur l'honnêteté, sur la morale, ou sur l'honneur, ... Tout ceci est du polythéisme mineur, car le Prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

« Celui qui jure par un autre qu'Allah a commis un acte d'incroyance ou de polythéisme »
(El Tirmidhî, Abû Dâwûd et Ahmed)

et également :

« Celui qui jure sur l'honnêteté n'est pas des nôtres. »
(Abû Dâwûd)


-Parmi les erreurs : Prendre les tombes comme mosquées ou lieux de prière, ou faire des invocations auprès d'elles.


C'est une innovation détestable et une voie vers le polythéisme, car le Prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

« Allah maudit les juifs et les chrétiens, ils ont pris les tombes de leurs Prophètes comme mosquées. Ne prenez pas les tombes comme mosquées, car je vous l'interdis. »
(El Bukhârî et Muslim)

Et aussi :

« Ne priez pas en direction des tombes. »
(Muslim)


-Parmi les erreurs : Construire sur les tombes, les plâtrer, écrire dessus, ou y planter des arbres. Ce sont des innovations répréhensibles.


Jâbir ibn Abdallah -qu'Allah l'agrée - rapporte :

« Le Messager d'Allah - Prière et Salut sur lui - a interdit de plâtrer les tombes, de s'asseoir dessus, et de construire dessus. » (Muslim)

et dans une version authentique rapportée par El Tirmidhî, il est ajouté : « et d'écrire dessus. »


-Parmi les erreurs : Être allier des mécréants et les aimer, d'après la parole d'Allah Le Très Haut (traduction rapprochée) :


{Certes vous avez un bon exemple à suivre en Abraham et ceux qui étaient avec lui, lorsqu'ils dirent à leur peuple : « Nous vous désavouons, ainsi que ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre nous, l'animosité et la haine sont apparues à tout jamais, jusqu'à ce que vous croyiez en Allah seulement}
(Sourate 'L'Éprouvée' verset 4)


-Parmi les erreurs : Être allié de son clan ou de son pays, au détriment de l'alliance et du désaveu pour la croyance, qui se traduit par l'amour pour Allah et la haine pour Allah.


C'est une grave erreur. Le Prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

« Celui qui aime pour Allah et hait pour Allah, donne pour Allah et prive pour Allah, a complété sa foi. »
(Abû Dâwûd)

 

-Parmi les erreurs : Organiser différentes fêtes dans le but de se rapprocher d'Allah, comme célébrer l'anniversaire de naissance du Prophète - Prière et Salut sur lui, le nouvel an, ou l'ascension du Prophète - Prière et Salut sur lui - , tout ceci constitue des innovations.


Le Prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

« Celui qui innove dans notre religion ce qui n'en fait pas partie, son acte est rejeté. »
(El Bukhârî et Muslim)

Également dans un hadith rapporté par El °Irbâd ibn Sâriya : le Prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

« Attachez-vous à ma Sunna et à celle des califes bien guidés après moi. Tenez-y fermement. Prenez garde aux nouveautés dans la religion. Car toute nouveauté est une innovation. »
(Ahmed, El Tirmidhî et Ibn Mâjah)


-Parmi les erreurs : Accomplir une quelconque adoration dans le but de se rapprocher d'Allah, sans qu'elle n'ait aucune origine dans la religion.


Par exemple : veiller toute la nuit du 15ème jour de Cha°bân, jeûner particulièrement le mois de Rajab, fixer des jours particuliers, ou des semaines, ou des mois, pour accomplir des adorations non-légiférées.

En effet, le Prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

« Toute innovation est un égarement. »
(Muslim)

De plus, Ibn Mas°ûd a dit : « Toute adoration que les compagnons de Mohammed n'ont pas faites, ne la faîtes pas, car les premières générations n'ont pas laissé le choix aux dernières. »


-Parmi les erreurs : Se moquer de la religion, de ses adeptes, ou de certains de ses rites.


Par exemple : se moquer de la barbe, des vêtements au dessus des chevilles.

C'est un domaine très grave et une voie vers l'incroyance, car se moquer d'Allah, de Son Messager - Prière et Salut sur lui - ou des rites de la religion, est un acte d'incroyance. En effet, Allah Le Très Haut dit :

{Si tu les questionnais, ils diraient certainement : « Nous ne faisions que bavardez et nous amusez ! » Dis : « Est-ce d'Allah, de Ses versets et de Son Messager, dont vous vous moquiez ? » Ne vous excusez pas, vous avez bel et bien mécru après avoir eu la foi} (Sourate 'Le Repentir' verset 65-66)


-Parmi les erreurs : Chercher à ressembler aux mécréants.


Le Prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

« Celui qui cherche à ressembler à un peuple, en fait partie. »
(Abû Dâwûd)

 

-Parmi les erreurs : Introduire des mécréants dans la péninsule arabique, sans raison valable.


Le Prophète - Prière et Salut sur lui - a dit :

« Faîtes sortir les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique, jusqu'à ce qu'il ne reste que des musulmans. »
(Muslim)

Nous demandons à Allah de nous pardonner nos erreurs et nos négligences. Et Allah est plus savant.

[1] « Tâghût » tout ce qui est adoré en dehors d'Allah et admet cela. [Note du traducteur]

 

Bibliographie :
« Point de vue sur beaucoup d'erreurs répandues » par Cheikh Sâlih Âl Cheikh.
« Erreurs répandues dans la croyance » par Cheikh Abdel Rahmân El Mahmûd. 
copié de 
alghourabaa.com

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Les bénéfices de la croyance à la prédestination et au destin

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les bénéfices de la croyance à la prédestination et au destin

Question :

 
Comment la croyance à la prédestination et au destin peut-elle être une aide pour augmenter la foi du musulman ?
 
Réponse :
 
La croyance à la prédestination et au destin peut être une aide pour le musulman dans sa vie spirituelle et temporelle, car c'est avoir la conviction que le pouvoir d'Allâh est au-dessus de toute chose, et que lorsqu'Allâh, gloire et pureté à Lui, veut une chose, rien ne peut s'opposer à Sa volonté.

Si le musulman a cette ferme conviction, il mettra en œuvre tous les moyens qui lui permettront d'atteindre son but.

On apprend en effet, dans notre histoire, que plusieurs grandes victoires des musulmans se réalisèrent malgré le peu de soldats et le manque de moyens, tout ceci grâce à leur foi ferme en la promesse d'Allâh, au destin et au fait que toute chose est entre Ses Mains. 
 
Classification d'Achraf Abdul-Maqsûd (1/54)

 Publié par fatwas.online.fr

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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