Certaines gens ont rompu leur jeûne avant l'Adhân (l'appel à la prière) sous prétexte que celui-ci n'est pas proclamé en son temps prescrit (par la charia).
Est-ce que cet acte est permis ?
La réponse :
Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé en qualité de miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.
Ceci dit :
Il faut distinguer entre le jeûne du mois de ramadan qui se fait en groupe et les autres cas de jeûne obligatoire qui ne se font pas en groupe ainsi que le jeûne recommandé surérogatoire individuel.
Pour ce qui est du jeûne obligatoire qui se fait en groupe, le jeûneur doit l'accomplir et le rompre avec l'ensemble des musulmans et leur gouverneur, selon le hadith rapporté par l'intermédiaire d' Abou Hourayra :
"Le jeûne est le jour où vous (l'ensemble des musulmans) jeûnez; la rupture (du jeûne) est le jour où vous (l'ensemble des musulmans) rompez le jeûne et le sacrifice (de l'Aïd) est le jour où vous (l'ensemble des musulmans) offrez le sacrifice "[1].
Ainsi le Prophète a déclaré que l'accomplissement du jeûne et sa rupture, ainsi que le sacrifice (de l'Aïd) doivent obligatoirement être en groupe et avec la majorité des musulmans; que cela concerne le début du mois de ramadan ou le jour de l'Aïd (qui se distinguent par la vue du croissant lunaire) ou le coucher ou le lever du soleil; les individus doivent suivre le gouverneur et l'ensemble des musulmans quant à leur accomplissement, et il n'est point permis de les accomplir individuellement, afin de regrouper la nation et réunir ses rangs et écarter les opinions individuelles qui sèment la divergence, car la Main d'Allah (Son Soutien) est avec la communion.
Quant au jeûne obligatoire et le jeûne surérogatoire qui se font individuellement, chaque personne doit les accomplir selon le temps prescrit pour le coucher et le lever du soleil, conformément à ce qu'Allah a dit :
﴾…mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l'aube du fil noir de la nuit ﴿ [El-Baqara (La Vache) : 187]
Et à ce que le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) a dit :
"Lorsque vous voyez la nuit tombez de cette direction ( du côté de l'est) et le jour disparaître de ce côté ( du côté de l'ouest) et le soleil se coucher, le jeûneur peut alors rompre son jeûne" [2], et à ce sujet beaucoup d'autres hadiths sont rapportés.
Le savoir parfait appartient à Allah, et notre dernière invocation est qu'Allah Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.
[1] Rapporté par Et-Tirmidhî dans le chapitre du "Jeûne" (hadith 697) et par Ed-Dâraqoutnî (hadith 2205) par l'intermédiaire d'Abou Hourayra . Le hadith est jugé authentique par El-Albâni dans "Irwâ' El-Ghalîl" (hadith 905). [2] ( Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre du "Jeûne" (hadith 1954) et par Mouslim dans le chapitre du "Jeûne" (hadith 2612) par l'intermédiaire d'Omar Ibn El-Khattâb .
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في وجوب الصوم والإفطار مع الجماعة
السؤال:هل ما يقوم به بعضُ الناس مِن الإفطار قبل الأذان بحجَّةِ أنَّ الأذان لا يُرْفَع في الوقت الشرعيِّ غيرُ جائزٍ؟ وجزاكم الله خيرًا
الجواب:الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله الله رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد
فإنه يُفرَّق ما بين صومِ رمضان وهو الصومُ الجماعيُّ وغيرِه مِن الصوم الواجب في غير الجماعة والمستحبِّ التطوُّعيِّ الفرديِّ
ـ أمَّا الصيام المفروض الذي يكون جماعةً فينبغي على المسلم أن يصوم ويُفطر مع جماعة الناس وإمامهم لحديث أبي هريرة رضي الله عنه مرفوعًا: «الصَّوْمُ يَوْمَ تَصُومُونَ، وَالفِطْرُ يَوْمَ تُفْطِرُونَ، وَالأَضْحَى يَوْمَ تُضَحُّونَ»(١)، فصرَّح بوجوب أن يكون الصوم والإفطار والأضحية مع الجماعة وعُظْم الناس، سواءٌ في ثبوت رمضان أو العيد أو في غروب الشمس أو طلوع الفجر، فيجب على الآحاد اتِّباعُ الإمام والجماعة فيها، ولا يجوز لهم التفرُّدُ فيها جمعًا لكلمة الأمَّة وتوحيدًا لصفوفها وإبعادًا للآراء الفردية المفرِّقة لها؛ فإنَّ يد الله مع الجماعة
أمَّا صيام الواجب والتطوُّع الفرديِّ فيوكَل إلى كلٍّ بحسب دخول وقت المغرب أو وقت طلوع الفجر عملًا بقوله تعالى
، ولقوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «إِذَا أَقْبَلَ اللَّيْلُ مِنْ هَا هُنَا، وَأَدْبَرَ النَّهَارُ مِنْ هَا هُنَا، وَغَرَبَتِ الشَّمْسُ؛ فَقَدْ أَفْطَرَ الصَّائِمُ»(٢)، وفي ذلك أحاديثُ أخرى
والعلم عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا.
الجزائر في: ٢٠ ذي القعدة ١٤٢٦ﻫ
المـوافق ﻟ: ٢٢ ديسمـبر ٢٠٠٥م
١) أخرجه أبو داود في «الصوم» باب إذا أخطأ القومُ الهلالَ (٢٣٢٤)، والترمذي في «الصوم» بابُ ما جاء في أنَّ الفطر يوم تفطرون، والأضحى يوم تضحُّون (٦٩٧)، وابن ماجه في «الصيام» بابُ ما جاء في شهرَيِ العيد (١٦٦٠)، من حديث أبي هريرة رضي الله عنه. وصحَّحه الألباني في «السلسلة الصحيحة» (٢٢٤)
٢) أخرجه البخاري في «الصوم» باب: متى يَحِلُّ فطرُ الصائم (١٩٥٤)، ومسلم في «الصيام» (١١٠٠)، من حديث عمر بن الخطَّاب رضي الله عنه
Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss -الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس
«Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl ; son jeûne est considéré comme étant un jeûne continu.»
Rapporté par l’Imâm Muslim dans son Sahîh
Question :
Qu’en est-il de la récompense du jeûne des six jours de Chawwâl ?
Et qu’en est-il si une personne ne jeûne pas ces jours, alors que le mois est passé ?
Réponse :
Le Jeûne des six jours de Chawwâl n’est pas un jeûne obligatoire, selon les dires du Prophète صلى الله عليه وسلم :
«Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl ; son jeûne est considéré comme étant un jeûne continu.»
Rapporté par l’Imâm Muslim dans son Sahîh.
Le hadîth cité [plus haut] prouve qu’il n’y a pas de mal à ce que le jeûne soit accompli de manière continue ou de manière discontinue.
Seulement, il est recommandé de les jeûner rapidement, selon les paroles d’Allâh - Subhânahu (traduction rapprochée) :
« [...] Et je me suis hâté vers Toi, Seigneur, afin que Tu sois satisfait »(Coran, 20/84)
Et il y a des preuves Coraniques et des traditions prophétiques qui prouvent les bienfaits dans la concurrence, et l’empressement à bien faire.
Il n’est pas obligatoire d’accomplir le jeûne des six jours du mois de Chawwâl de manière continue, seulement cela est meilleur, selon les dires du Prophète صلى الله عليه وسلم :
«L’œuvre la plus aimée par Allâh, c’est celle pratiquée avec régularité, minime soit-elle.»
Et il n’est pas prescrit de compenser les six jours de mois de Chawwâl, une fois ce mois passé la Sounnah n’a plus lieu d’être, que la raison pour laquelle [cette Sounnah] n’a pas été accomplie soit valable ou pas.
Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, 15/388-389
Question :
Le jeûne des six jours doit-il se faire immédiatement après la fête de «’Aîd al-Fitr» du mois de Ramadhân, ou est-il permis de les jeûner plusieurs jours après, tant qu’on les fait dans le mois de Chawwâl ?
Réponse :
Il n’est pas demandé de jeûner immédiatement après la fête «’Aîd al-Fitr» car il permis de commencer un ou plusieurs jours après la fête.
On peut aussi jeûner des jours de manière continue ou discontinue dans le mois de «Chawwâl» dans la mesure de ses possibilités.
Et l’action dans cela est facilitée, car il n’est pas obligatoire, mais plutôt une Sounnah.
Que voyez-vous dans le jeûne des six jours après le Ramadhân, durant le mois de Chawwâl, car il est souligné de l’Imâm Mâlik, que l’Imâm Mâlik Ibn Anas a dit sur les six jours de Chawwâl, que celui-ci n’a jamais vu une personne des gens de science et des jurisconsultes les jeûner ?
et que ces jours n’ont pas été recommandés par les anciens, et que les gens de science y trouvaient un blâme [quant au fait de les jeûner], de peur que cela soit une innovation, et qu’ils soient liés au Ramadhân alors qu’ils n’en font pas partie.
Et ceci est la parole [tirée] de « al-Mouwatta » au n°228 vol-1 ?
Réponse :
Il a été rapporté de façon sûre d’Abû Ayûb رضي الله عنه que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl ; son jeûne est considéré comme étant un jeûne continu.»
Rapporté par Ahmad, Muslim, Abû Dâwoud, et at-Tirmidhî.
Ce hadîth est authentique et prouve que le jeûne des six jours de Chawwâl est une Sounnah ; celle-ci a été de plus, pratiquée par les Imâms ach-Châfi’î et Ahmad et un ensemble des Imâms parmi les savants.
Il n’est pas véridique de comparer ce hadîth avec la pensée faite de certains savants qui trouvaient blâmable le fait de jeûner [ces six jours], de peur que l’ignorant ne les considèrent comme faisant partie du mois de Ramadhân, ou de peur qu’il pense que cela soit obligatoire [de jeûner les six jours], ou parce qu’il ne leur pas été recommandé par un des prédécesseurs parmi les gens de science.
Certes cela n’est que supposition.
Cela [ce jeûne] ne contredit pas la Sounnah authentique, et celui qui sait est une preuve contre celui qui ne sait pas.
Lorsque qu’une femme doit [rattraper] des jours de Ramadhân, est-ce qu’il lui est permis de donner priorité au jeûne des six jours de Chawwâl sur ce qu’elle doit, ou doit-elle accorder priorité aux jours dus sur le jeûne des six jours de Chawwâl ?
Réponse :
Quand une femme doit encore [rattraper] des jours de Ramadhân, alors elle ne doit pas jeûner les six jours de Chawwâl si ce n’est après rendu ce qu’elle doit [comme jour de jeûne], car le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :
« Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl... »[1]
Celui qui a encore des jours à compenser du mois de Ramadhân n’a pas jeûné le Ramadhân [en entier], ainsi la personne n’atteindra pas la récompense du jeûne des six jours de Chawwâl si ce n’est après qu’elle ait fini de compenser les jours qu’elle doit.
Et si les jours manqués de jeûne englobent l’ensemble [du mois] de Chawwâl, comme par exemple une femme qui a accouché et a eu ses saignements, et qui n’a donc pas pu jeûner un jour de Ramadhân : ainsi elle entame la compensation de son jeûne pendant le mois de Chawwâl, et elle ne le finit pas avant l’entrée du mois de Dhul al-Qa’dah, elle doit alors jeûner les six jours, et elle aura la récompense de celle qui a jeûné au mois de Chawwâl, parce qu’elle l’a retardé pour une raison valable, ainsi, elle aura la récompense.
Madjmu’ Fatâwa - 20/19
Question :
Est-ce que le jeûne des six jours de Chawwâl après le Ramadhân pour celui qui n’a pas complété son Ramadhân est permis.
Sachant que la personne n’a pas jeûné 10 jours de Ramadhân pour une raison valable, aura t’elle la récompense de celui qui a complété son jeûne de Ramadhân, puis fait suivre les six jours de Chawwâl ?
Sera t’elle comme une personne qui a jeûné tout le temps ?
Puisse Allâh vous récompenser par le bien.
Réponse :
Il appartient Seul à Allâh de déterminer la récompense des œuvres accomplies par Ses adorateurs.
Cela est un domaine réservé à Allâh - Djalla Wa ‘Alâ. Allâh ne prive point la récompense de Son serviteur qui s’évertue à faire de bonnes oeuvres.
Comme Allâh - Ta’âla - dit (traduction rapprochée) :
« Nous ne laissons pas perdre la récompense de celui qui fait le bien. »[2]
Il est du devoir de celui qui a un jeûne à rattraper de l’effectuer d’abord avant de s’engager dans le jeûne des six jours de Chawwâl, car la personne ne peut faire succéder le jeûne des six jours à celui du Ramadhân que si elle a complété le Ramadhân.
«Ô messager d'Allah, dis-moi quelque chose sur l’islam, sur laquelle je n’interrogerai personne après toi.
Il dit : « Dis : « Je crois en Allah » et ensuite reste ferme (sur cela). »[1]
Ce hadith est la preuve que le serviteur est obligé, après avoir cru en Allah, de persévérer et d’être ferme dans son obéissance à Lui, en accomplissant les actes obligatoires et en évitant les interdits.
Ceci est réalisé en suivant le Chemin Droit, qui est la Religion ferme, sans s'en éloigner à droite ou à gauche.
Si un musulman a vécu pendant Ramadan et a passé ses jours dans le jeûne et ses nuits dans la prière et que pendant ce mois il s'est habitué à faire des actes de bien, il doit rester sur cette obéissance à Allah à tout moment (après cela).
Ceci est le vrai état du serviteur ('abd), en effet, le Seigneur des mois est Unique et Il est Vigilant et Témoin de Ses serviteurs à tout moment.
En effet, le fait d'être ferme après Ramadan et de rectifier ses paroles et actes est parmi les plus grands signes que la personne a tiré avantage du mois de Ramadan et qu'elle a lutté dans l'obéissance.
Ce sont les signes de l'acceptation et du succès.
En outre, les actes d'un serviteur ne s’arrêtent pas avec la fin d'un mois et le commencement d'un autre. Plutôt ils continuent et s'étendent jusqu’à ce que vienne la mort, car Allah dit (traduction rapprochée) :
« et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude (la mort). » [sourate Al-Hijr : 99]
Si le jeûne de Ramadan prend fin, le jeûne volontaire est toujours prescrit pendant l'année entière et la louange est à Allah.
Etre debout dans la prière la nuit pendant Ramadan prend fin, mais l'année entière est un temps pour accomplir la prière de nuit.
Et si Zakatul-Fitr prend fin, il y a toujours la Zakat obligatoire, de même que l’aumône volontaire qui dure l'année entière.
De même pour la récitation du Qur'an et la réflexion sur sa signification et que tous les autres actes pieux qui sont aimés, ils peuvent être faits à tout moment.
Parmi les nombreuses générosités qu'Allah a accordé à Ses serviteurs est qu'Il a placé pour eux de nombreux types différents d’actes d'adoration et Il a fourni beaucoup de moyens pour faire de bonnes actions.
Donc, l'enthousiasme et l'ardeur du musulman doivent être constants et il doit rester au service de son Maître.
Il est malheureux de trouver certaines personnes accomplissant différents types d'actes pieux pendant Ramadan – préserver strictement leurs cinq prières quotidiennes dans le masjid, réciter abondamment le Qur'an et donner l’aumône.
Mais quand Ramadan prend fin, ils deviennent paresseux dans leur adoration.
Parfois, ils abandonnent même les obligations, et généralement la prière en congrégation et spécifiquement, la prière du Fajr !
Et ils commettent même des actes interdits comme de dormir aux temps des prières, se rendre aux lieux de sottise et de divertissement et se mélangeant dans les parcs, particulièrement le jour du 'Id !
L'aide contre ces maux vient seulement par la Grâce d'Allah.
Ainsi, ils démolissent ce qu'ils ont construit et ils détruisent ce qu'ils ont établi.
C'est une indication de privation et un signe de perdition.
Nous demandons à Allah Sa protection !
En effet, ces gens prennent le repentir et l’arrêt des mauvaises actions comme quelque chose de spécifique et limité (seulement) au mois de Ramadan.
Donc ils arrêtent de faire ces (bons) actes quand le mois s'arrête.
Ainsi, c’est comme s'ils avaient abandonné des péchés pour Ramadan et pas par crainte d'Allah !
Combien est grand le mal de ces gens qui ne connaissent Allah que pendant Ramadan !
Vraiment, le succès qu'Allah accorde à Son serviteur réside dans le jeûne de Ramadan.
Et Allah l’aide à faire ce qui est une grande bénédiction.
Ainsi, cela appelle le serviteur à être reconnaissant envers son Seigneur.
Et cette compréhension peut être trouvée dans la Parole d'Allah, après avoir achevé la faveur du mois de jeûne(traduction rapprochée) :
« Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants » [sourate Al-Baqara : 185]
Donc celui qui est reconnaissant en l'ayant jeûné, restera sur cette condition et continuera à accomplir des actes pieux.
En effet, la vrai musulman est celui qui loue et remercie son Seigneur pour lui avoir accordé la capacité de jeûner et d’accomplir le qiyam (la prière de nuit).
Sa condition après Ramadan est meilleure que celle avant Ramadan.
Il est plus prêt à obéir, désirant faire de bonnes actions et s’empresse d’accomplir les actes obligatoires.
Car il a tiré avantage de cette grande école (Ramadan).
Celui qui craint que son jeûne ne soit pas accepté, en effet Allah accepte seulement de ceux qui ont la taqwa (crainte emprunte de piété et plus encore, obéissance à Allah et éloignement de Ses interdits).
Les pieux prédécesseurs luttaient pour compléter et perfectionner leurs actes, espérant ensuite, qu'ils seraient acceptés et craignant qu'ils soient rejetés.
Des narrations de 'Ali ( radiallahu ‘anhu) rapportent qu'il a dit : « Soyez plus concerné par l’acceptation de vos actes que par l'acte lui-même. N’avez-vous pas entendu Allah dire :
« Allah n’accepte que de ceux qui ont taqwa » [sourate Al-Ma'ida : 27] [2]
'Aisha a dit :
« J'ai interrogé le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) concernant le verset:
« Et ceux qui donnent ce qu'ils donnent (c'est-à-dire, l’aumône et d'autres bonnes actions), tandis que leurs cœurs tremblent par crainte. »
Sont-ils ceux qui boivent de l'alcool et volent ? »
Il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Non, Ô fille de As-Siddiq. Mais plutôt ils sont ceux qui jeûnent et prient et donnent l’aumône, craignent qu'ils ne soient pas acceptés d'eux. Ils sont ceux qui se précipitent pour faire de bonnes actions et ils sont les premiers pour les faire. »
Donc prenez garde, prenez garde... de retourner en arrière après avoir atteint la guidée, de s’égarer après la persévérance !
Et demandez à Allah de vous donner l'endurance dans l’accomplissement des actes pieux et la constance dans l’accomplissement des bonnes actions.
Et demandez à Allah qu'Il vous accorde une bonne fin, afin qu'Il accepte notre Ramadan.
[1]Sahih Muslim (n°38) [2]Lata'if-ul-Ma'arif (pg. 246)
Article tiré du site al-manhaj.com
Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 155-157)
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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan -الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Louange à Allâh, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allâh a envoyé en qualité de miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.
Ceci dit :
Que doivent la femme enceinte et la femme allaitante faire au cas où elles ne feraient pas le jeûne du mois de ramadan ?
Est-ce qu'elles jeûnent ultérieurement les jours qu'elles n'ont pas jeûnés ou doivent-elles nourrir un pauvre (pour chaque jour) à titre de compensation ?
La réponse :
Si la femme enceinte et celle qui allaite ne pourraient pas supporter le jeûne, ou auraient craint pour elles-mêmes ou pour leurs enfants; elles ne doivent pas jeûner ultérieurement les jours q'elles n'ont pas jeûnés.
Cependant, si elles n'accomplissent pas le jeûne, elles doivent nourrir un pauvre (pour chaque jour) à titre de compensation, conformément au hadith du Prophète :
«Allâh a épargné au voyageur la moitié de la prière et a épargné le jeûne au voyageur, à la femme allaitante et à la femme enceinte» [1]
Ainsi, le fait de jeûner ultérieurement les jours où on a laissé le jeûne a été prescrit pour le voyageur dans le verset suivant :
«Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours» [El-Baqara (La Vache): 185]
et la compensation en nourrissant un pauvre pour chaque jour a été prescrite pour le vieil homme, la vieille femme, la femme enceinte et celle qui allaite dans le verset :
« Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu'avec difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre » [El-Baqara (La Vache): 184]
L'opinion considérée à ce sujet est que la femme enceinte et la femme allaitante doivent laisser le jeûne tout en nourrissant obligatoirement un pauvre pour chaque jour sans avoir recours à un jeûne ultérieur.
Cela est la même opinion qu’Ibn Abbâs et Ibn `Omar ont adoptée.
Il a été authentiquement rapporté qu'Ibn Abbâs a dit :
«Si, en jeûnant le mois de ramadan, la femme enceinte a craint pour elle-même et la femme allaitante a craint pour son enfant; elles doivent alors laisser le jeûne et nourrir à titre de compensation un pauvre pour chaque jour et ne doivent point jeûner ultérieurement (les jours q'elles n'ont pas jeûnés)[2]
Il a été rapporté aussi que le même compagnon a dit à l'une de ses jeunes esclaves qui était en état de grossesse ou en période d'allaitement :
«Tu es du nombre de ceux qui ne peuvent pas supporter le jeûne ; tu dois alors nourrir un pauvre (pour chaque jour) à titre de compensation et tu ne dois point faire le jeûne ultérieur (des jours que tu n'as pas jeûnés)»[3]
Ed-Dâraqoutni a rapporté qu'Ibn `Omar a répondu à la question que lui a posée sa femme qui était en état de grossesse, en disant :
«Tu dois laisser le jeûne et nourrir un pauvre (pour chaque jour) à titre de compensation et tu ne dois point faire le jeûne ultérieur (des jours que tu n'as pas jeûnés)»[4]
Du moment que l'opinion d' Ibn Abbâs et Ibn `Omar était répandue au milieu des compagnons sans qu'aucun d'eux ne la contredise; cette opinion est devenue alors une référence à laquelle la plupart des ulémas ont été unanimes.
Ce qui est connu chez les spécialistes des fondements de la jurisprudence comme «L'unanimité muette»[5].
D'autre part, l'explication d'Ibn Abbâs se rapporte à la cause de la révélation du verset ; et parmi les règles établies dans les sciences relatives au hadith est que l'explication d'un compagnon qui se rapporte à la cause de la révélation du verset a le même statut du hadith élevé [6].
Un statut pareil est considéré supérieur aux autres propos qui se fondent sur l'avis et l'analogisme.
Remarques :
1. La femme allaitante ayant les lochies doit faire le jeûne ultérieur des jours qu'elle n'a pas jeûnés et ne doit pas nourrir un pauvre (pour chaque jour) en compensation; car les lochies empêchent le jeûne contrairement à la période où la femme est en son état physique pur.
2. Elle doit aussi jeûner si elle allaite son enfant moyennant le biberon ; car ainsi, elle n'est pas considérée réellement comme une femme allaitante.
3. Il existe dans le site une autre fatwa qui correspond à celle-ci et qui peut être bénéfique. La fatwa est intitulée : «Concernant la permission de laisser le jeûne pour la femme allaitante avec l'obligation de nourrir un pauvre (pour chaque jour) en compensation».
Le savoir parfait appartient à Allâh, et notre dernière invocation est qu'Allâh, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.
[1] Rapporté par Abou Dâwoûd dans le chapitre du «jeûne» (hadith 2408), par Et-Tirmidhi dans le chapitre du «jeûne» (hadith 415), par En-Nassâ'i dans le chapitre du «jeûne» (hadith 2275), par Ibn Mâdjah dans le chapitre du «jeûne» (hadith 1667) par Ibn Khouzeïma (hadith 2042), par Ahmed (hadith 19841) et par El-Beïhaqi (hadith 8172) d'après Anas Ibn Mâlik El-Ka`bi El-Qoucheïri qui est autre que le compagnon Anas Ibn Mâlik . Le hadith est jugé bon par Et-Tirmidhi, et est authentifié par El-Albâni dans «Sahîh Abi Dâwoûd» (2/71), par El-Wâdi`i dans «Es-Sahîh El-Mousnad » (hadith 74) et par El-Arnâ'oût dans «Djâmi`El Oussoûl » (6/410).
[2] Rapporté par Et-Tabarî dans son "Exégèse" (2758). El-Albâni a dit dans " El-Irwâ’" (4/19) : «Sa chaîne de transmission est jugée authentique selon la condition de Mouslim».
[3] Rapporté par Abou Dâwoûd (hadith 2318), par Et-Tabarî dans son "Exégèse" (2/136) et Ed-Dâraqoutni dans son "Recueil de Sounane" (2/206) et a dit : "Sa chaîne de transmission est authentique". El-Albâni a dit: "Sa chaîne de transmission est jugée authentique selon la condition de Mouslim", voir " El-Irwâ’"(4/19).
[4] Rapporté par Ed-Dâraqoutni dans son "Recueil de Sounane" (2/207). El-Albâni a dit dans «El-Irwâ'»: (4/20): « Sa chaîne de transmission est quasi authentique».
[5] Voir "I`lâm El-Mouwaqqi`îne" d' Ibn El-Qayyim (4/120) et "El-Mousawwada" de la famille de Taïmia (335).
Alger, le 10 Ramadan 1427 H, correspondant au 3 octobre 2006 G
✅ Traduit et publié par ferkous.com
في حكم إفطار الحامل والمرضع
السؤال:هل على الحامل والمرضع إذا أفطرتا في رمضان القضاءُ أم الفدية؟ وجزاكم الله خيرًا
الجواب:الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله الله رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد
فإذا طاقت الحاملُ والمرضع الصيامَ مع جهدٍ ومشقَّةٍ، أو خافتَا على أنفسهما أو ولديهما؛ فلا يَلزمهما قضاءٌ، وإنما يُشرع في حقِّهما الفديةُ بإطعام مسكينٍ مكانَ كلِّ يومٍ إذا أفطرتا لقوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «إِنَّ اللهَ تَعَالَى وَضَعَ شَطْرَ الصَّلَاةِ ـ أَوْ: نِصْفَ الصَّلَاةِ ـ، وَالصَّوْمَ عَنِ الْمُسَافِرِ وَعَنِ الْمُرْضِعِ أَوِ الْحُبْلَى»(١)، وقد ثبت القضاءُ على المسافر في قوله تعالى: ﴿وَمَنْ كَانَ مَرِيضًا أَوْ عَلَى سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ﴾ [البقرة: ١٨٥]، وثبت الإطعامُ للشيخ الكبير والعجوز والحبلى والمرضع في قوله تعالى: ﴿وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ﴾ [البقرة: ١٨٤]، والحكمُ على الحامل والمرضع بالإفطار مع لزوم الفدية وانتفاء القضاء هو أرجحُ المذاهب، وبه قال ابن عبَّاسٍ وابن عمر رضي الله عنهم وغيرُهما، فقد صحَّ عن ابن عبَّاسٍ رضي الله عنهما أنه قال: «إِذَا خَافَتِ الحَامِلُ عَلَى نَفْسِهَا وَالمُرْضِعُ عَلَى وَلَدِهَا فِي رَمَضَانَ قَالَ: يُفْطِرَانِ، وَيُطْعِمَانِ مَكَانَ كُلِّ يَوْمٍ مِسْكِينًا وَلَا يَقْضِيَانِ صَوْمًا»(٢)، وعنه أيضًا: أَنَّهُ رَأَى أُمَّ وَلَدٍ لَهُ حَامِلًا أَوْ مُرْضِعًا فَقَالَ: «أَنْتِ بِمَنْزِلَةِ الَّذِي لَا يُطِيقُهُ، عَلَيْكِ أَنْ تُطْعِمِي مَكَانَ كُلِّ يَوْمٍ مِسْكِينًا وَلَا قَضَاءَ عَلَيْكِ»(٣)، وروى الدارقطنيُّ عن ابن عمر رضي الله عنهما: أَنَّ امْرَأَتَهُ سَأَلَتْهُ ـ وَهِيَ حُبْلَى ـ فَقَالَ: «أَفْطِرِي وَأَطْعِمِي عَنْ كُلِّ يَوْمٍ مِسْكِينًا وَلَا تَقْضِي»(٤)
ولأنَّ قول ابن عبَّاسٍ وابن عمر رضي الله عنهم انتشر بين الصحابة ولم يُعلم لهما مخالفٌ مِن الصحابة فهو حجَّةٌ وإجماعٌ عند جماهير العلماء، وهو المعروفُ عند الأصوليين بالإجماع السكوتيِّ(٥)، ولأنَّ تفسير ابن عبَّاسٍ رضي الله عنهما تعلَّق بسبب نزول الآية، والمقرَّرُ في علوم الحديث أنَّ تفسير الصحابيِّ الذي له تعلُّقٌ بسبب النزول له حكمُ الرفع(٦)، وما كان كذلك يترجَّح على بقيَّة الأقوال الأخرى المبنيَّة على الرأي والقياس.
تنبيهاتٌ:
١ـ المرضعة في زمن النفاس تقضي ولا تَفدي لأنَّ النفاس مانعٌ مِن الصوم، وهو أخصُّ مِن عذر الرضاع والحمل في الإفطار والفدية، و«الخَاصُّ أَوْلَى بِالتَّقْدِيمِ»، بخلاف زمن الطهر فلا تحدث معه معارضةٌ مع المانع.
٢ـ وإذا أرضعت بالقارورة فيجب عليها الصومُ ـ أيضًا ـ لأنها مرضعةٌ مجازًا لا حقيقةً.
٣ـ إذا بلغ الصبيُّ خمسةَ أشهرٍ فما فوق بحيث يتسنَّى له أن يتغذَّى مِن غيرِ لبنٍ مِن أنواع الخضر والفواكه فإنَّ الرضاعة الطبيعية لا تكون عذرًا في الإفطار بله الرضاعة الاصطناعية(٧).
والعلم عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا.
الجزائر في: ١٠ رمضان ١٤٢٧ﻫ
الموافق ﻟ: ٣ أكتوبر ٢٠٠٦م
(١) أخرجه أبو داود في «الصوم» باب اختيار الفطر (٢٤٠٨)، والترمذي في «الصوم» باب ما جاء في الرخصة في الإفطار للحبلى والمرضع (٧١٥)، والنسائي في «الصيام» (٢٢٧٤)، وابن ماجه في «الصيام» باب ما جاء في الإفطار للحامل والمرضع (١٦٦٧)، من حديث أنس بن مالكٍ الكعبي القشيري رضي الله عنه، وهو غير الأنصاريِّ. وصحَّحه الألباني في «صحيح أبي داود» (٢٠٨٣).
(٢) أخرجه الطبري في «تفسيره» (٢/ ١٣٦)، وقال الألباني في «الإرواء» (٤/ ١٩): «وإسناده صحيحٌ على شرط مسلم».
(٣) أخرجه الطبري في «تفسيره» (٢/ ١٣٦)، والدارقطني (٢٣٨٢) وقال: «إسنادٌ صحيحٌ». قال الألباني: «إسناده صحيحٌ على شرط مسلمٍ»، انظر «الإرواء» (٤/ ١٩).
(٤) أخرجه الدارقطني (٢٣٨٨). قال الألباني في «الإرواء» (٤/ ٢٠): «وإسناده جيِّدٌ».
Quel est le jugement concernant l'utilisation des injections de l'insuline pour un diabétique durant le jeûne du mois sacré de ramadan ?
Qu’Allah vous rétribue du bien.
La réponse :
Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé en qualité de miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.
Ceci dit :
Ce qui est considéré dans la rupture du jeûne en mangeant et en buvant est de faire rentrer quelque chose intentionnellement dans le ventre par la voie habituelle qui est la voie buccale, de même que par la voie nasale signalée dans le hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم qui a dit :
"…et exagère dans l'inhalation (lors des ablutions) sauf quand tu jeûnes" [1]
que cette chose, qui entre au ventre, soit utile ou nuisible, ou ni utile ni nuisible.
Ainsi le texte religieux a considéré que la rupture du jeûne se fait en mangeant et en buvant par la voie habituelle, et toute autre voie en dehors de celle-ci, par laquelle on fait rentrer quelque chose au ventre, n'aura aucunement la signification de manger ou de boire, et par laquelle aussi on n'aura point l'intention ni de manger ni de boire.
Le Cheikh de l'islam Ibn Taïmia a dit, en parlant de la piqûre, de la goutte, du fait de se farder les yeux par le kohl, de sentir le parfum et de se guérir d'El-Ma'moûma [2] et d'El-Djâ'ifa [3] et tout ce qui rentre au ventre par autre que la voie habituelle :
«L'opinion manifeste est que toutes ces choses-là ne rompent pas le jeûne.
Soulignant que le jeûne est une partie très importante de la religion musulmane, que tout musulman, appartenant à l'élite ou au gens du commun, a besoin de connaître.
Sur ce, si ces choses étaient parmi celles qu’Allah et son Prophète صلى الله عليه وسلم ont interdites lors du jeûne, et parmi celles qui causent la rupture du jeûne ; alors le Prophète aurait dû l'annoncer clairement et les compagnons par la suite l'auraient su et l'auraient transmis à cette nation comme ils ont transmis tout l'ensemble de la charia.
Du moment qu'aucun des savants n'a transmis à ce sujet aucun hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم, qu'il soit authentique ou faible, Mousned (ayant la chaîne de transmission liée) ou Moursel, nous déterminons que cela n'a jamais été mentionné par le Prophète صلى الله عليه وسلم.
Par ailleurs, le hadith rapporté uniquement par Abou Dâwoûd au sujet du kohl est un hadith faible[4]"[5]
En outre, ce qui rompt le jeûne ne dépend pas seulement de l'apport nutritif, mais il se rapporte plutôt à cet apport ainsi qu'à la jouissance qu'il procure afin de réaliser le but de la rupture (du jeûne), car le malade, par exemple, peut se nourrir par le biais des injections, mais son envie à manger et à boire n'est jamais assouvie.
Pour ce, toute sorte de piqûres ou d'injections nutritives ou non-nutritives ne rompent pas le jeûne, puisqu'elles n'ont pas réalisé les deux composants (le rapport nutritif et la jouissance) qui forment le but de la rupture ; suivant la règle, émanant des fondements de la jurisprudence, qui annonce : «Si un jugement se rapporte à deux attributs, l'un d'eux ne suffit pas pour l'établir».
Le savoir parfait appartient à Allah, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.
[1] Rapporté par Abou Dâwoûd dans le chapitre du "jeûne", à propos du jeûneur qui verse, avec exagération, de l'eau sur lui-même à cause de la soif (hadith 2366), par El-Hâkim dans "El-Moustadrak" (hadith 525) et par El-Beïhaqî dans "Es-Sounane El-Koubrâ", par l'intermédiaire de Laqît Ibn Sabira . Le hadith est authentifié par El-Albâni dans "El-Irwâ'" (hadith 935), et El-Wâdi`i dans "Es-Sahîh El-Mousnad" (hadith 1104).
[2] Une plaie profonde au niveau de la tête, atteignant presque le cerveau. Note du traducteur.
[3] Un poignardement très profond (comme dans le ventre ou le cerveau). Note du traducteur.
[4] Le hadith est rapporté par Abou Dâwoûd dans ses "Sounane", chapitre du "jeûne", à propos de l'utilisation du kohl avant d'aller dormir pour le jeûneur (hadith 2377), annonçant que le Prophète a ordonné d'utiliser le kohl parfumé avant d'aller dormir, et a dit : "Que le jeûneur l'évite"; et rapporté aussi par Et-Tabarâni dans "El-Kabîr" (20/341), par l'intermédiaire de Ma`bad Ibn Hawda El-Ansâri. Abou Dâwoûd a dit dans ses "Sounane" (7/4) : Yahia Ibn Ma`îne m'a dit : "C'est un hadith désapprouvé". El-Albâni l'a jugé faible dans "El-Irwâ’" (hadith 936) et dans "Ed-Daî`fa" (hadith 1014).
[5] "Medjmoû El-Fetâwa" (Recueil des Fatwas) d'Ibn Taïmia (234/25).
Alger, le 26 Cha`bâne 1428 H, correspondant au 08 septembre 2007 G
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Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss -الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس
Une asthmatique veut savoir s'il lui est permis d'utiliser l'inhalateur qui élargit les voies aériennes en inspirant le médicament contenu, lors du jeûne du mois de ramadan ou des autres mois ?
La réponse :
Louange à Allah, Maître des Mondes, et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé en qualité de miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.
Ceci dit :
Si le composant contenu dans cet inhalateur est de l'air (de l'oxygène) qui permet d’ouvrir et d’élargir les conduits aérifères, nous ne voyons alors aucun empêchement quant à son utilisation au cours du mois de ramadan ou autres, ainsi qu'on ne peut point le considérer comme l'une des choses qui rompent le jeûne.
Toutefois, si le contenu de cet inhalateur se compose de produits vaporeux qui se transforme, en les utilisant, en liquides dont on sent le goût et qu'on sent passer par le gosier jusqu'au ventre lors de l'utilisation et en raison de l’interaction, il est considéré alors parmi les choses qui rompent le jeûne.
Sur ce, si l'utilisation de cet inhalateur correspond à la deuxième forme et est durant le jour du mois de ramadan, une ou deux fois par mois; le cas de l'utilisateur serait alors celui du malade qui doit jeûner ultérieurement les jours qu'il n'a pas jeûnés.
Cependant, si l'utilisation se répète pendant presque tout le mois, d'une façon qui dépasse l'usage habituel; le jugement concernant ce cas serait alors celui du malade chronique qui doit nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné.
Le savoir parfait appartient à Allah, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur Mohammed, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les ont suivis dans la bonne voie.
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حكم البخَّاخات الهوائية حالَ الصيام
السؤال:سائلةٌ تُعاني مِن مرض الربو، وتريد معرفةَ ما إذا كان يجوز لها استعمالُ بخَّاخةٍ هوائيةٍ تعمل على توسيع المسالك الهوائية عن طريق استنشاق الدواء الموجودِ بها، وذلك في رمضان أو في غيره، أي: حين تكون صائمةً. وجزاكم الله خيرًا
الجواب:الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله الله رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد
فإذا كانت مكوِّناتُ هذه البخَّاخة عبارةً عن هواءٍ مصنَّعٍ يساعد على فتحِ وتوسيعِ المجاري في القصباتِ الهوائية؛ فلا أرى مانعًا مِن استعماله في رمضان وغيرِه، ولا يمكن تَعدادُه مِنَ المفطِّراتِ، أمَّا إذا كانت تحتوي على مكوِّناتٍ تتركَّب مِنْ موادَّ بخاريةٍ تتحوَّل باستعمالها إلى سوائلَ يُشْعَر بمذاقها وبنزولها إلى الحلق فالمَعِدَةِ حالَ الاستعمال وبالتفاعل؛ فإنها تُعَدُّ مِنَ المفطِّراتِ، وعليه فإنْ كان استعمالُها بهذا الاعتبار الأخير نهارَ رمضانَ في الشهر مرَّةً أو مرَّتين فحكمُه حكمُ المريض الذي يقضي ما أفطره، أمَّا إذا كان الاستعمالُ في غالب الشهر أو بحيث يتجاوزُ المعتادَ؛ فحُكْمُه حكمُ المريض المزمن الذي تترتَّب عليه الفديةُ.
والعلم عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمد لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا
الجزائر في: ٢٦ ذي القعدة ١٤٢٦ﻫ
الموافق ﻟ: ٢٨ ديسمـبر ٢٠٠٥م
الفتوى رقم: ٧٦
الصنف: فتاوى الصيام - المفطِّرات
Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss -الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس
Est-ce que le jeûne serait nul si l'homme a eu des rapports avec sa femme la nuit après le coucher de soleil durant le mois de ramadan, et n'a pas accompli les ablutions complètes qu'après l'aube ?
La réponse :
Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé en qualité de miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.
Ceci dit :
L'interdiction d'accomplir le jeûne pour la personne en état de Djenâba(souillure physique) signalée dans le hadith rapporté par l'intermédiaire d'Abou Houraïra où le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Celui qui se réveille le matin en état de Djenâba (souillure physique); qu'il n'accomplisse pas le jeûne" [1]
Cette interdiction a été abrogée et remplacée par ce qu'a été mentionné dans le hadith rapporté par l'intermédiaire d'Aïcha et Oum Salama que :
«Le Prophète se trouvait le matin en état de Djenâba (souillure physique) après avoir eu des rapports avec sa femme, puis accomplissait les ablutions complètes et faisait le jeûne»[2]
ce hadith est rapporté par El-Boukhâri et Mouslim;
néanmoins Mouslim a ajouté dans le hadith rapporté par l'intermédiaire d'Oum Salama , l'expression suivante :
«Et il ne refaisait pas le jeûne»[3]
Cela prouve la validité du jeûne de celui qui se réveille le matin en état de Djenâba(souillure physique) après avoir eu des rapports avec sa femme. Soulignant ici qu' d'Abou Houraïra a changé d'opinion et a adopté la fatwa d'Aïcha et Oum Salama [4].
Ce qui prouve aussi l’abrogation, le hadith rapporté par Mouslim par l'intermédiaire d'Aïcha :
«Qu'un homme est venu au Prophète pour lui demander une fatwa, au moment où elle les écoutait de l'autre côté de la porte ;
l'homme dit : «Ô Messager d'Allah, il m'arrive de me trouver en état de Djenâba(souillure physique) alors que le temps de la prière de l'aube soit déjà venu; est-ce que j'accomplis le jeûne».
Le Prophète répondit alors : «Moi aussi je me trouve en état de Djenâba (souillure physique) alors que le temps de la prière de l'aube soit déjà venu et j'accomplis le jeûne».
L'homme rétorqua : «Ô Messager d'Allah, votre statut n'est pas comme le notre, car Allah vous a expié vos péchés précédents et suivants».
Le Prophète dit enfin : «Par Allah, je souhaite être celui qui craint Allah le plus et le meilleur à savoir ce que j'évite»[5]
Le savoir parfait appartient à Allah, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.
[1] Rapporté par Ahmed (hadith 7591) et par El-Houmeïdî dans son "Mousnad" (1066), par l'intermédiaire d'Abou Houraïra. Ce hadith est jugé authentique par Ahmed Châkir dans sa "vérification du Mousnad de l'Imam Ahmed" (13/118) et par El-Albâni dans "Es-Silsila Es-Sahîha" (3/10).
[2] Rapporté par El-Boukhâri dans son "Sahîh"(hadith 1926), par Mouslim dans le chapitre du "jeûne" (hadith 2646) et par Ahmed (hadith 27422) par l'intermédiaire d'Aïcha et Oum Salama .
[3] Rapporté par Mouslim (hadith 2646) dans le chapitre du "jeûne".
[4] Rapporté par Mouslim dans le chapitre du "jeûne" (2645) et par El-Beïhaqi (hadith 8253).
[5] Rapporté par Mouslim (hadith 2649), par Abou Dâwoûd dans le chapitre du "jeûne" (hadith 2391), par Mâlik dans "El-Mouwatta' " (hadith 642) et par Ahmed par l'intermédiaire d'Aïcha.
Alger, le 28 Dhou El-Hidjah 1426 H, correspondant au 28 janvier 2006 G.
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في صحَّة صومِ مَن أصبح جُنُبًا
السؤال:إذا جامع الرجلُ زوجتَه في شهر رمضانَ في الليل بعد المغرب واغتسل بعد الفجر: فهل صومُه باطلٌ؟ وجزاكم الله خيرًا
الجواب:الحمد لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله الله رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد
فالنهيُ عن صومِ الجُنُبِ في حديث أبي هريرة رضي الله عنه أنه صلَّى الله عليه وسلَّم قال: «مَنْ أَصْبَحَ جُنُبًا فَلَا يَصُومُ»(١) منسوخٌ بحديثِ عائشة وأمِّ سلمة رضي اللهُ تعالى عنهما «أَنَّ رَسُولَ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يُدْرِكُهُ الفَجْرُ وَهُوَ جُنُبٌ مِنْ أَهْلِهِ، ثُمَّ يَغْتَسِلُ وَيَصُومُ»(٢)، متَّفقٌ عليه، وزاد مسلمٌ في حديثِ أمِّ سلمةَ: «وَلَا يَقْضِي»(٣)، وفيه دليلٌ على صحَّةِ صومِ مَنْ دخل في الصباح وهو جُنُبٌ مِنْ جماعٍ، وقد رجع أبو هريرة عنه وأفتى بقول عائشة وأمِّ سلمة رضي الله عنهم(٤).
Qu’est-ce qui est préférable pendant les jours du Ramadan : la lecture du Coran ou les prières surérogatoires ?
Réponse :
La pratique prophétique consistait à multiplier les actions cultuelles pendant le mois de Ramadan.
Jibril y aidait le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) à se remémorer le Coran dans la nuit et quand Jibril le rencontrait, il devenait aussi généreux qu’un vent déchaîné.
En fait, il était l’homme le plus généreux, et sa générosité s’intensifiait pendant le Ramadan.
Il y multipliait les aumônes, les actes de charité, la lecture du Coran, la prière, le dhikr et les retraites spirituelles.
Voilà ce qui caractérisait la pratique cultuelle du Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) pendant ce mois béni.
Quant à savoir si la lecture du Coran est préférable ou la prière surérogatoire, cela dépend des situations individuelles et ne peut être appréciée que par Allah le Puissant, le Majestueux dont la science embrasse tout.
Extrait du livre intitulé : al-djawab as-sahih min akkami salât al-layli wa tarawih p. 45. ✅ Publié par alminhadj.fr
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz -الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Quand j'avais quatorze ou quinze ans, je pratiquais la masturbation pendant le jour de Ramadan.
Je ne me souviens pas du nombre de jours où j'avais commis ce péché, sachant qu'à cette époque, j'ignorais complètement que ceci constituait en soi un péché, que ce soit au cours du mois de Ramadan ou à n'importe quel autre moment de l'année.
Voire, j'ignorais même que c'était justement cet acte que l'on appelait la masturbation.
Je faisais normalement mes ablutions et j'accomplissais la prière sans effectuer le Ghousl (se laver).
Quel est le jugement de la Charia au sujet de mes prières et de mon jeûne pendant cette période de ma vie ?
Devrais-je refaire ces prières et rattraper ces jours de jeûne délaissés ?
Je dois noter que je ne me souviens pas du nombre de jours où j'avais commis ce péché.
Veuillez m'éclaircir sur ce que je dois faire à cet égard .
Réponse :
-Premièrement :Il est prohibé de pratiquer la masturbation (Excitation manuelle des organes génitaux externes dans le but de provoquer le plaisir sexuel suivi normalement de l'éjaculation), et le fait de se masturber pendant le jour de Ramadan est beaucoup plus prohibé.
-Deuxièmement :Il vous incombe de rattraper les jours de jeûne délaissés suite à la masturbation, car cette pratique annule le jeûne. Tâchez donc de déterminer le nombre de ces jours.
-Troisièmement :Il vous incombe d'expier ce péché en nourrissant un nécessiteux pour chaque jour à rattraper. Il suffit, en l'occurrence, de lui donner un demi Sâ` (unité de poids) de blé ou de toute autre nourriture abondante dans votre pays. Ceci s'applique au cas où vous tardez à rattraper les jours délaissés jusqu'au Ramadan suivant.
-Quatrièmement :Suite à cette pratique qu'est la masturbation, il vous incombe de vous laver car l'ablution s'avère insuffisante en cas d'éjaculation.
-Cinquièmement :Quant aux prières que vous aviez accomplies sans Ghousl, vous devez les refaire étant donné que la purification mineure (les ablutions) ne dispense pas de la purification majeure (le Ghousl).
Qu’Allah vous accorde la réussite; que l'éloge et le salut d'Allah soient sur notre Prophète Mohammad, sur sa famille et sur ses Compagnons.
La Fatwa numéro ( 10551 )
(Numéro de la partie: 10, Numéro de la page: 259) copié de alifta.com
استمناء الصائم
س: عندما كنت في الرابعة عشرة والخامسة عشرة من عمري كنت أمارس العادة السرية في نهار رمضان المبارك لعدة أيام لا أذكر حصرها، مع العلم أنني كنت جاهلة أن هذا حرام سواء كان في شهر رمضان أم لا، وكنت أجهل أن هذا هو ما يسمى بالعادة السرية، وكنت أتوضأ وأصلي دون أن أغتسل، ما حكم الشرع في صلاتي وصيامي؟ هل يجب علي إعادة الصلاة والصيام؟ علمًا بأنني لا أعرف كم يومًا كنت أفعل ذلك، فماذا يجب علي؟
ج: أولاً: يحرم استعمال العادة السرية (استخراج المني باليد) وهي في نهار رمضان أشد حرمة
ثانيًا: يجب قضاء الأيام التي أفطرتيها بسبب العادة السرية لأنها مفسدة للصيام، واجتهدي في معرفة الأيام التي أفطرتيها
ثالثًا: تجب الكفارة بإطعام مسكين نصف صاع من بر ونحوه من قوت البلد عن كل يوم تقضينه إن كان تأخير قضاء
الصيام حتى دخل رمضان آخر
رابعًا: يجب الغسل باستعمال العادة السرية المذكورة ولا يكفي الوضوء إذا حصل إنزال
خامسًا: يجب قضاء الصلوات التي صليتيها بدون غسل لأن الطهارة الصغرى لا تكفي عن الطهارة الكبرى
وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم
الفتوى رقم - 10551
(الجزء رقم : 10، الصفحة رقم: 259)
Comité permanent [des savants] de l'Ifta -اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Certaines personnes justifient le fait de prier 20 raka’at (pour tarawih) en s’appuyant que le fait que ‘Aisha a transmis un acte de la sunna et pas une parole ?
Et est-il vrai que ’Umar a réuni les gens (pour la prière de tarawih) sur 20 raka’at ?
Réponse :
Cette question, à elle seule, nécessiterait un tarawih.
Premièrement, il n’est pas authentique que ‘Umar ou que les gens à son époque ont prié 20 raka’at pour cette prière de nuit que les gens appellent la prière de tarawih.
Cela n’est pas authentique, il y a un bien quelques versions (qui le disent) mais aucune d’entre elles n’est exempte de défauts clairs (dans la chaîne de transmission).
Au contraire, il est rapporté dans le Muwata de l’imam Malik, avec une chaîne authentique, qu’ils ont accompli la prière de nuit en 11 raka’at sur l’ordre de ‘Umar.
Il a ordonné à Ubay ibn Ka’b qui est un des lecteurs et des grands compagnons d’accomplir devant les gens (en tant qu’imam) 11 raka’at.
Donc il n’est pas authentique de dire que ‘Umar ou que les gens à son époque ont prié 20 raka’at.
Deuxièmement, ce que ‘Umar a ordonné est quelque chose dont il n’aurait pu se détacher (il n’aurait pas pu dire autre chose), ceci car il sait comme ‘Aisha que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), n’a jamais accompli dans la prière de nuit, pendant Ramadhan ou en dehors, plus de 11 raka’at.
Il est rapporté dans Al-Bukhari et Muslim, et cela vous suffit devant ces autres versions que nous avons cité auparavant (et qui ne sont pas exemptes de défauts), il vous suffit de voir que rien de cela n’est cité dans les deux recueils de hadith authentiques.
(Au contraire), dans les deux Sahih, on rapporte qu’on a interrogé ‘Aisha sur la prière de nuit du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) pendant Ramadhan, elle répondit d’une réponse de sage, qui lorsqu’il est interrogé sur une chose, répond et ajoute à cela, comme le savant qui répond parfois à des questions avant qu’on les lui pose, voilà le comportement des premiers prédécesseurs.
Elle répondit :
« Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a jamais accompli plus de 11 raka’at, ni pendant ramadhan, ni en dehors de ramadhan. Il priait 4 raka’at, ne me demande pas combien elles étaient longues et bien accomplies, puis il priait 4 raka’at, ne demande pas combien elles étaient longues et bien accomplies, puis il priait 3 raka’at. ».
Il n’y a aucun doute que ‘Umar connaissait ce qu’a rapporté ‘Aisha, c’est pourquoi il a ordonné (de suivre) sa guidée et à Ubay ibn Ka’b de prier 11 raka’at.
Nous ajoutons à notre réponse afin de rassurer nos frères qui cherchent la sunna et la préservent, je ne dis pas toute la sunna, car cela est impossible.
Il est impossible à l’un d’entre nous d’accomplir ce qu’a accompli le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), mais nous devons faire, comme il est dit : « Imitez-les si vous n’êtes pas l’un d’entre eux, car en il y a dans l’imitation des pieux, la réussite. ».
Qui peut lire en une seule raka’a, sourate Al-Baqara, Al-‘Imran, Al-Ma’ida puis sourate An-Nisa, quatre des plus grandes sourates en une seule raka’a !
Mais ce n’est pas tout, ensuite il s’incline et reste en inclinaison autant de temps que pendant la récitation, et ce n’est pas tout, lorsqu’il se relève, il reste debout aussi longtemps que pendant la récitation, et ce n’est pas tout, lorsqu’il se prosterne, il reste en prosternation autant de temps que pendant la récitation et lorsqu’il se relève entre les deux prosternations, il reste assis autant de temps.
Qui peut en faire autant ?
Si les compagnons n’ont pu le faire, qu’en est-il de nous ?
Une fois, Hudhayfa ibnul-Yaman s’est levé dans la nuit et a vu le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) prier seul dans la mosquée, il s’est donc joint à lui.
Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a commencé à lire sourate Al-Baqara, Hudhayfa « a pris peur » et pensa que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), même s’il allongeait la récitation, s’inclinerait après 100 versets, mais il a continué, il pensa : après 200 versets, mais il continua et termina la sourate, et il pensait à chaque fois qu’il allait se prosterner, mais il a lu ensuite Al-‘Imran, Al-Ma’ida et sourate An-Nisa.
Voilà comment était Hudhayfa ibnul-Yaman, celui qui connaissait les secrets du prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam).
Mais aussi ‘Abdullah ibn Mas’ud qui a prié une autre nuit avec le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et dit :
« Et il a prolongé (la récitation) au point que j’ai pensé à faire une chose mauvaise. »
On lui demanda : que voulais-tu faire ?
Il dit : je voulais le laisser debout et m’asseoir»
Ce que je veux dire est qu’il est impossible à quiconque de faire comme le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), d’adorer Allah comme lui, mais il faut faire comme je l’ai dit avant :
« Imitez-les si vous n’êtes pas l’un d’entre eux, car en il y a dans l’imitation des pieux, la réussite. ».
Arrêtons nous un instant : Peut-on ressembler au prophète en ajoutant à son acte, dans la manière ou le nombre ?
Sur la manière, nous avons vu que cela est impossible, mais sur le nombre c’est ce qui se passe.
Aujourd’hui les gens accomplissent 23 raka’at, en contradiction avec le nombre de raka’at que le prophète a accompli.
Certains prient, et c’est malheureusement le cas, prient 23 raka’at en 20 minutes, ou 30 minutes et au mieux 1 heure.
(Nous disons) : Si vous priez 11 raka’at en 20, 30 min ou 1 heure cela est meilleur que d’accomplir 20 raka’at dans lesquelles il n’y a aucune concentration, tranquillité.
C’est pour cela que ‘Abdullah ibn Mas’ud, celui qui voulait s’asseoir alors qu’il était avec le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam), dit en parlant de la prière du voyage, est-elle de 2 ou 4 raka’at ?
Il dit qu’elle est de 2 raka’at comme cela et rapporté de Anas ibn Malik qui dit :
« Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est sorti de Médine vers Mecca, et il n’a cessé de prier 2 raka’at jusqu’à ce qu’il revienne Médine ».
‘Abdullah ibn Mas’ud dit : « Si seulement je pouvais avoir 2 raka’at acceptées d’Allah », c’est-à-dire : comment pourrais-je prier 4 raka’at et être en désaccord avec le prophète qui a prié 2 raka’at lorsqu’il s’est rendu à Mecca jusqu’à ce qu’il revienne.
Ainsi, qui est mieux guidé : ceux qui prient 20 ou 30 raka’at en 1 heure ou ceux qui prient 11 raka’at ?
Il n’y a aucun doute que ces derniers ressemblent plus au prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam).
Je ne dis pas qu’ils ont accompli la sunna, car il est impossible que nous accomplissions (totalement) la sunna, mais nous imitons au mieux celui qui nous a prescrit cette sunna, ou plutôt nous l’a établi (montré) car il n’est pas permis de dire que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a prescrit (shara’a) car c’est Allah qui légifère.
Nous imitons donc celui qui nous a montré le fait d’accomplir la prière de nuit en 11 raka’at. Donc, priez 11 raka’at dans le temps où vous priez 23 raka’at afin de ressembler le plus au prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).
Il nous reste un dernier point sur cette question qui est (que certains) utilisent comme preuve la généralité de parole du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et que ‘Aisha a transmis son acte et pas sa parole, c'est-à-dire le hadith rapporté dans les deux Sahih par ‘Abdullah ibn ‘Umar :
« La prière de nuit s’accomplit deux par deux, et si l’un d’entre vous craint l’arrivée de l’aube, qu’il complète ce qu’il a prié par une raka’a ».
C’est une preuve qui apparemment est forte, mais qui est en vérité, faible.
Et c’est une règle importante (qui va être donnée) c’est pourquoi je vous demande d’être attentif et de la retenir, car elle vous aidera à comprendre beaucoup de questions de fiqh sur lesquelles les savants sont en désaccords, de nos jours et parfois même avant, et que les gens de l’innovation peuvent utiliser pour justifier leurs innovations.
Je dis : en vérité c’est une preuve générale : « La prière de nuit s’accomplit deux par deux », il n’a pas dit : 10 raka’at et une raka’a pour le witr, il a seulement dit deux par deux.
C’est pourquoi nous disons, et cela est précis, donc nous vous demandons d’être attentifs.
Toute preuve générale comprend des parties (choses) très nombreuses, et nous savons qu’accomplir une chose comprise dans la preuve générale mais que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a pas pratiqué est une innovation.
C’est assez précis, mais des exemples viendront éclaircir cela, avant tout, nous disons que la base de toute innovation est de s’accrocher à des choses générales qui n’ont pas été mises en pratique par la première génération.
Par exemple, l’appel à la prière, dans beaucoup de pays, il y a une introduction et une conclusion à cet adhan.
Chez nous, dans le Sham, ils appellent l’introduction at-tadhkir (le rappel) et la conclusion est la prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), dans laquelle il y a beaucoup d’ajouts faux, comme le fait de l’appeler en disant : « ô toi la première créature d’Allah ».
Tout cela se fait en Syrie, et peut être en Egypte.
Prenons cet exemple : la prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) après l’adhan, cela rentre dans la généralité du Qur’an et de la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), Allah dit (traduction rapprochée) :
« Allah et Ses anges prient sur le prophète. Ô vous les croyants, priez sur lui et saluez-le ».
Y a-t-il un musulman qui réfute ce verset ?
Celui qui le fait a mécru, donc il n’y a personne qui renie ce verset.
Que disons-nous à ceux qui prennent comme preuve ce verset et disent : pourquoi interdisez-vous la prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) après l’adhan, alors qu’Allah dit (traduction rapprochée) :
« Allah et Ses anges prient sur le prophète. Ô vous les croyants, priez sur lui et saluez-le ».
Mais il y a aussi des hadiths dans lesquels le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit :
« Celui qui prie une fois sur moi, Allah prie dix fois sur lui ».
Celui qui fait cela dit : je fais l’adhan et j’aime prier sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), pourquoi voulez-vous l’interdire ?
Et il y a de nombreux cas similaires.
Dans le Sham nous avons aussi une prière sur le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) après les prières obligatoires, toutes ces choses n’existaient pas à l’époque du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).
De deux choses l’une : soit la compréhension de ces innovateurs dans leur suivi des preuves générales est bonne, alors qu’en est-il des salafs (qui ne l’ont pas fait) et à leur tête le messager d’Allah ?
Ils seraient dans l’erreur, et celui qui dit cela sort de l’islam, mais personne ne dit cela.
Soit ils disent : nous voulons faire plus d’obéissance que les pieux prédécesseurs.
Si ce n’est pas une mécréance, cela y ressemble, car le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit dans de nombreux hadiths :
« qu’ont ces gens à se détourner de ce que je fais ?
Par celui qui tient l’âme de Muhammad dans Sa main, je suis, d’entre vous, celui qui craint le plus Allah »
ce hadith est rapporté par Muslim.
Il y a un autre hadith rapporté dans les deux Sahih et qui parle de ce groupe de gens qui sont venus chez le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et ne l’ont pas trouvé, ils ont alors interrogé ses femmes sur son jeûne, sa prière de nuit, ses mariages.
Elles leur ont répondu de ce qu’elle savaient et ont dit :
« Il prie la nuit et dort, il jeûne et mange, et il épouse les femmes », ils ont dit, et là est la grande erreur dans ce qu’ils ont dit : C’est le messager d’Allah, Allah lui a pardonné ses péchés passés et futurs, où sommes nous par rapport à lui, et ils se sont concertés alors que les femmes du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) les entendaient.
Ils ont voulu exagéré dans les adorations, l’un d’entre eux dit : je ne me marierai pas, le deuxième dit : je jeûnerai continuellement, et le troisième dit : je prierai la nuit et ne dormirai pas, et ils sont partis.
Le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) arriva et on l’informa de ce qui s’était passé, il entra alors dans la mosquée, rassembla les gens et dit :
« Qu’ont ces gens à se détourner de ce que je fais ? Par celui qui tient l’âme de Muhammad dans Sa main, je suis, d’entre vous, celui qui craint le plus Allah, je jeûne et je mange, je prie la nuit et je dors et j’épouse les femmes. Celui qui s’écarte de ma sunna n’est pas des miens. ».
C’est pourquoi, il est important pour expliquer les textes généraux de connaître la (sunna) pratique du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam). Il a été dit dans la question, par ignorance, que ‘Aisha a rapporté l’acte du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et pas sa parole, mais son acte est-il en désaccord avec sa parole ?
Et il est dit dans le Qur’an (traduction rapprochée) :« Et je ne veux pas divergez de ce que je vous interdit ».
Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) explique aux gens la parole d’Allah par son acte mais aussi par son acceptation, s’il voit quelqu’un accomplir une adoration et qu’il l’accepte, cela devient une sunna, et s’il voit quelqu’un accomplir un acte courant, et qu’il l’accepte, cela devient permis.
Donc le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) explique la parole d’Allah (plus encore que sa propre parole) par son suivi et son explication par la parole et l’acceptation.
C’est pourquoi la parole de ‘Aisha qui rapporte l’acte du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) explique sa parole « deux par deux ».
Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a vécu 20 ans (dans la prophétie) pendants lesquels il a expliqué aux gens la religion d’Allah.
A-t-on rapporté qu’il a prié 20 raka’at ou 40 comme c’est parfois le cas à la mosquée sacrée ?
Le fait que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) ait continuellement prié 11 raka’at dans la prière de la nuit explique sa parole : « La prière de nuit s’accomplit deux par deux ».
Pour expliquer cela, je donne un exemple, Allah dit (traduction rapprochée) : « le voleur et la voleuse, coupez-leur la main », si nous suivions le chemin de ces innovateurs ou de celui qui a fait une erreur dans la question lorsqu’il dit que ‘Aisha a montré son acte et pas sa parole, c’est-à-dire que sa parole comprend plus que ce qu’il a fait.
Regardons ensemble : en arabe, la main peut désigner aussi bien la paume, l’avant bras ou le bras entier, tout cela s’appelle « main » et Allah dit (traduction rapprochée) : « coupez-leur la main », mais où ? (la main, l’avant bras…) deuxième chose : le voleur, (dans la langue) celui qui vole un œuf est un voleur quelle que soit la valeur de ce qu’il vole, et celui qui vole les plus grands trésors est un voleur.
Doit-on couper la main de tout voleur ?
En suivant la voie des innovateurs ou de celui qui dit que ‘Aisha a montré son acte pas sa parole, qu’Allah te pardonne !
Son acte vient expliquer sa parole, l’acte n’est jamais en contradiction avec la parole et la parole n’est jamais en contradiction avec l’acte.
Où est-ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a coupé la main du voleur ?
Ici (la main), donc l’acte du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est opposé à la généralité du texte coranique, doit on dire que c’est une opposition (une divergence) ?
Ne plaise à Allah !
Au contraire, le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a expliqué la généralité de la parole d’Allah par son acte.
En plus, le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a pas coupé la main de tout voleur, comme il est rapporté dans les deuxSahih : « On ne coupe (pas la main) en dessous (de la valeur) d’un quart de dinar ».
La sunna du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est de trois types :
des actes,
des paroles,
et des acceptations.
Il faut prendre de ces trois types et ne pas les opposer.
Donc pour la prière de nuit, il est vrai que le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « La prière de nuit s’accomplit deux par deux », et cela comprend 10, 20, 30… mais qu’est-ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a appliqué : 11 raka’at.
En résumé, le sens du hadith est : ô toi le musulman, si tu veux accomplir la prière de nuit, de tarawih, de tahajud, tous ces noms désignent la même chose (dans une autre cassette, shaikh montre que c’est une innovation de différencier tarawih et tahajud), alors prie deux par deux, mais ne te presse pas, lis ce que tu peux du Qur’an, et allonge la récitation l’inclinaison, la prosternation, imitant ainsi le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et si tu crains l’arrivée de l’aube, complète par une raka’a.
Mais je me demande où sont ces gens qui font comme dans le hadith de ‘Aisha, qui accomplissent la prière de la meilleure façon et allongent au point de craindre l’arrivée de l’aube.
Voilà le sens du hadith, et cela ne signifie pas que l’on peut prier autant que l’on veut.
Voilà la réponse à cette question.
✅ Publié par salafs.com
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany -الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Est-il permis au Musulman de prier lorsque la prière est transmise à télévision ou transmise à la radio sans que l’on puisse voir l’imâm, surtout pour les femmes ?
Réponse :
Il n’est pas permis pour qui que ce soit de suivre l’imâm à la radio ou à la télévision, car la prière en groupe veut dire se retrouver ensemble dans le même lieu ; Il faut donc se retrouver sur le même lieu, avec les rangs liés les uns des autres [c.-à-d. immédiatement l’un derrière l’autre].
Il n’est pas permis de prier à l’aide de la radio ou de la télévision, car ces moyens ne rassemblent pas ces critères [obligatoires].
Si nous devions permettre à qui que ce soit de prier les cinq prières dans sa maison, et le vendredi aussi, cela serait en désaccord avec ce qui a été prescrit [par Allâh] pour ce qui est de la prière du vendredi et de celle en groupe.
Et sur cette base, il n’est pas permis pour les femmes ou quiconque de prier en suivant la radio ou télévision.
Et secours est auprès d’Allâh.
Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 15/213
Question :
Est-ce que le Jeûneur doit lorsqu’il rompe son Jeûne, suivre le Adhân du Muezzin [près de sa ville] ou bien celui fait à la Radio ?
Réponse :
Quand le Muezzin fait le Adhân après avoir observé le soleil, et qu’il est de confiance, alors nous suivons le Muezzin parce qu’il appelle après une constation concrète, qui est la vue du coucher du soleil.
Par contre, s’il fait le Adhân en se basant sur l’heure, et non sur l’observation du soleil, il est possible que l’annonce faite [de la radio] soit plus juste, parce que les heures diffèrent.
Suivre celle-ci devient donc préférable et plus sûr.
Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 19/333-334
✅ Publié par manhajulhaqq.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine -الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Allah le Tout-puissant dit (traduction rapprochée) :
«Ô vous qui croyez, on vous a prescrit le jeûne comme il a été prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindriez vous la piété» [sourate Al-Baqara:183]
Allah a distingué Ramadan des autres par de nombreux mérites et vertus parmi lesquels :
la mauvaise haleine du jeûneur est plus agréable à Allah que l’odeur du musc.
des anges demandent le pardon pour ceux qui jeûnent jusqu’à ce qu’ils rompent leur jeûne.
Allah orne Son Paradis chaque jour et dit : « Mes serviteurs pieux sont sur le point d'être épargné de la souffrance et du mal, alors ils vous seront envoyés. »
les diables sont enchaîné pendant le mois.
les portes du Paradis sont ouvertes tandis que celles de l'Enfer sont fermées.
la nuit, Laylat Al-Qadr, qui est meilleure que mille mois apparaît en ce mois. Quiconque est privé du bien de cette nuit est en effet privé de tout bien.
ceux qui jeûnent reçoivent le pardon la dernière nuit de Ramadan.
Allah sauve des gens du Feu de l'enfer chaque nuit de Ramadan.
Comment alors recevons-nous le mois contenant ces mérites et vertus ?
Est-ce en nous occupant à être espiègle et en passant nos nuits à faire des choses inutiles ?
Ou nous sentons-nous chargés et paniqués à son arrivée ? Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre de telles attitudes.
Les serviteurs justes d'Allah l'accueillent avec repentir et une vraie détermination à récolter ses bénéfices et utiliser entièrement son temps précieux.
Ils demandent à Allah de les aider à exécuter leurs actes d'adoration de la meilleure façon.
Je vous présente donc chers frères et sœurs, les actes pieux qui sont soulignés pendant Ramadan.
Le jeûne (Sawm)
Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
«Chaque bonne action du fils d'Adam sera multipliée.
Il recevra de dix à sept cents fois la récompense d’une bonne action.
Allah le Glorieux et Majestueux a dit ' sauf le jeûne, car il à Moi et c’est Moi qui le récompense, il (l’homme) abandonne son désir et sa nourriture pour Moi.
Il y a deux occasions de joie pour celui qui jeûne, la joie quand il le rompt et la joie quand il rencontre son seigneur ; et l’haleine (du jeûneur) est plus agréable à Allah que le parfum du musc.»
[rapporté par AI-Bukhari et Muslim].
Sans aucun doute, cette grande récompense ne sera pas pour ceux qui s'abstiennent seulement de nourriture et de boisson, mais comme le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
«Quiconque n'abandonne pas le discours obscène et la mauvaise action, Allah n'a pas besoin qu’il s’abstienne de manger et de boire.»
[rapporté par Al-Bukhari.
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a aussi dit :
«le jeûne est un bouclier.
Quand l’un de vous jeûne un jour, il ne doit ni tenir des propos obscène, ni élever sa voix ; plutôt si quelqu’un l'insulte ou se dispute avec lui, il doit dire, ' je jeûne’.»
[rapporté par Al-Bukhari et Muslim].
Donc quand tu jeûnes, serviteur d'Allah, laisse ton oreille, ta vue, ta langue et tous tes membres jeûner, pour que tes jours de jeûne et ceux que tu ne jeûnes pas ne soient pas les mêmes.
Prier Qiyam Al-Layl
Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
«Celui qui observe le jeûne du mois de Ramadan d’une foi sincère et avec l'espoir de la récompense d'Allah aura ses péchés passés pardonnés.»
[rapporté par Al-Bukhari et Muslim].
Aussi, Allah dit :
«Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui lorsque les ignorants s’adressent à eux disent paix, qui passent les nuits prosternés et debout devant leur seigneur.» [sourate Al-Furqan : 63-64].
Ainsi, se réveiller pendant la nuit pour prier qiyam Al-layl c'est-à-dire prier au milieu de la nuit, était un acte régulier du prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) et de ses compagnons.
‘Aisha (qu’Allah l’agrée) a dit
« N'abandonne pas qiyam Al-layl, le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) ne l'a jamais laissé. S'il n'était pas bien ou il s'il se sentait lourd, il priait assis. »
‘Umar Ibn Al-Khattab, avait l’habitude de prier la nuit ce qu'il souhaitait, avant le milieu de la nuit, quand il réveillait sa famille pour prier; il leur disaient "la prière .. la prière" et récitait ce verset du Quran (traduction rapprochée) :
«Et commande à ta famille la prière, et fais-la avec persévérance. Nous ne te demandons point de nourriture, c’est à nous de te nourrir. La bonne fin est réservée à la piété» [sourate Ta-Ha:132].
Ibn ‘Umar avait l'habitude de réciter (traduction rapprochée) :
«Est-ce que celui qui, aux heures de la nuit reste en dévotion, prosterné et debout, prenant garde à l’au-delà et espérant la miséricorde de son seigneur…Dis : " Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? " Seuls les doués d’intelligence se rappellent» [sourate Az-Zumar :9].
Il disait qu’il avait pris cela de ‘Uthman Ibn Affan (qu'Allah l’agrée).
Ibn Abi Hatim a dit qu'Ibn ‘Umar a dit que c'était en raison de la longueur de la prière de nuit du commandeur des croyants, ‘Uthman, et sa récitation était tellement longue qu'il aurait pu réciter le Quran en entier en une rak'a
‘Alqama Ibn Qays a rapporté :
« J'ai dormi avec ‘Abdullah Ibn Mas'ud (qu'Allah l’agrée) une nuit.
Il s'est réveillé dans la première partie de la nuit et a commencé à prier. Il a récité d’une récitation semblable à celle de l'imam des environs à une allure régulière moyenne.
Ceux autour de lui pouvaient l'entendre et il a continué jusqu'à ce qui restait de l'obscurité de la nuit soit égal au temps entre l'adhan (l'appel) à la prière du maghrib et la fin du temps de prière maghrib, c'est-à-dire un temps court avant l'aube. Il a alors prier le witr.
En outre, Al-Sa'ib Ibn Zayd rapporté dans un hadith que le lecteur récitait (le Quran) avec des centaines de versets, si bien que nous nous tenions avec des bâtons en raison de la longueur de la prière et il n'est parti qu’à l’heure du fajr (la prière d'aube).
Avertissement : Frère musulman, tu dois achever la prière de tarawih avec l'imam pour être compté parmi ceux qui étaient debout (la nuit) dans la prière. Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
« Quiconque reste avec son imam jusqu’à ce qu'il achève la prière, on lui écrira la nuit comme celui qui a prié qiyam Al-layl, (c'est-à-dire celui qui était debout la nuit en prière). »
[rapporté par les compilateurs des sunan].
L’aumône (Sadaqa)
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) était le plus généreux des gens et il était plus généreux encore pendant Ramadan.
Il était plus généreux en bonnes actions que le vent qui souffle.
Le messager d'Allah a aussi dit :
«La meilleure aumône est celle donnée pendant le Ramadan.»
[rapporté par Al-Tirmidhi d'Anas].
Zayd Ibn Aslam a rapporté de son père qui a dit :
«J'ai entendu ‘Umar Ibn Al-Khattab (qu'Allah l’agrée) dire : «Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a commandé de donner l’aumône, donc j'ai donné quelque chose de ma richesse.
Alors j'ai dit : aujourd'hui je rivaliserai avec Abu Bakr si je peux jamais faire ainsi.
Alors j'ai fait don la moitié de ma richesse.
Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) m'a demandé : «Qu'as-tu laissé pour ta famille ?»
Il dit : « L’équivalent de ce que j’ai donné.»
Mais Abu Bakr a apporté toute sa richesse et le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) lui a demandé : «Qu’as-tu laissé pour ta famille ?»
Il a répondu : «Allah et Son Messager»
j'ai dit : « je ne rivaliserai jamais plus avec toi pour quoi que ce soit.»
Talha Ibn Yahya Ibn Talha a relaté :
«Ma grand-mère Sa'da bint Awf AI-Mariya qui était la femme de Talha Ibn Ubaydullah m’a rapporté : « Talha est venu à moi un jour déconcerté.
Donc je lui ai demandé : «Qu’y a-t-il pour que je te je vois avec un visage sombre ? Quel est ton problème ? Y a-t-il quelque chose que je peux faire pour t’aider ?»
Il dit : «Non, tu es une épouse musulmane croyante.»
J'ai dit : «Alors quel est le problème ?»
Il dit : «La richesse que j'ai acquise et qui me dérange.»
J'ai dit : «Ne t’inquiète pas, distribue la.»
Elle a dit : «Il l'a divisé jusqu'à ce qu’il ne reste plus un seul dinar. » Talha Ibn Yahya a dit : «J'ai demandé au gardien de la propriété de Talha quel en était le montant.»
Il répondit : «Quatre cent mille.»
Donc, cher frère, l’aumône pendant Ramadan a une signification spéciale, empresse-toi de la distribuer selon tes moyens.
L’aumône prend beaucoup de formes
Nourrir l'indigent
Allah le Tout-puissant dit (traduction rapprochée) :
«et offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier, (disant) C’est pour le visage d’Allah que nous vous nourrissons : nous ne voulons de vous ni récompense, ni gratitude. Nous redoutons de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique. Allah les protégera donc du mal se jour là, et leur fera rencontrer la splendeur et la joie, et les rétribuera pour ce qu’ils auront enduré, en leur donnant le paradis et des (vêtements) de soie» [sourate Al-Insan:8-12].
Les Salaf avaient l'habitude d'assurer la nourriture des autres et ils l'ont placé avant beaucoup d'actes d'adoration et cela est récompensé de la même manière si vous alimentez une personne affamée ou un bon frère musulman.
Par conséquent, la pauvreté n'est pas une condition pour nourrir une personne.
Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
«Quand un croyant nourrit un croyant affamé, Allah l'alimentera des fruits du Paradis. Et quand il étanche la soif d'un croyant, Allah le fera boire du vin cacheté pur du Paradis.»
[rapporté par Al-Tirmidhi avec une bonne chaîne de transmission
Certains de nos pieux prédécesseurs ont dit :
«Pour moi inviter dix de mes amis et les alimenter d'un repas qu'ils aiment est meilleur pour moi que l’affranchissement de dix des descendants (du prophète) Isma'il.»
Beaucoup parmi les Salafs avaient l'habitude de laisser leur nourriture de rupture du jeûne à d'autres.
Parmi eux, ‘Abdullah Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée), Dawud Al-Ta'i, Malik Ibn Dinar et Ibn Ahmad Hanbal.
Ibn ‘Umar ne rompait son jeûne qu’avec les orphelins et les indigents.
Parfois, s'il apprenait que sa famille avait renvoyé les orphelins et les indigents, il ne rompait pas le jeûne cette nuit-là.
Aussi, parmi les Salafs étaient ceux qui nourrissaient leurs frères musulmans tandis qu'ils continuaient à jeûner.
Ils les ont aussi servis et ont fait attention à leur bien-être.
Parmi eux étaient AI-Hassan Al-Basri et ‘Abdullah Ibn Al-Mubarak.
Abu Al-Sawar Al-'Adwi dit :
«Quelques hommes de la tribu Banu Adiy avaient l'habitude de prier dans la mosquée.
Aucun d'eux n’avait jamais rompu le jeûne seul.
S'il trouvait quelqu'un avec qui partager, il mangeait avec lui, sinon, il le prenait à la mosquée, pour que d'autres mangent avec lui et qu’il mange avec d'autres.
Nourrir d’autres gens est un acte d'adoration qui amène beaucoup d'autres actes d'adoration.
Les liens d'amour et de fraternité sont renforcés entre toi et la personne que tu nourris et cela peut te mener au Paradis.»
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
«Vous n'entrerez pas au Paradis avant que vous ne croyiez et vous ne croirez pas avant que vous ne vous aimiez.»
Cet acte te tiendras proche des gens pieux et Allah te récompenseras car la nourriture que tu fournis les aide à accomplir leurs actes d’adoration (envers Allah).
Donner de la nourriture pour rompre le jeûne
Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
«Quiconque nourrit une personne qui jeûne aura une récompense égale à celle de la personne qui jeûne, sans diminution de sa récompense.»
[rapporté par Ahmad et Al-Nasai. Authentifié par Al-Albani ,sahih].
Dans un hadith rapporté par Salman Al-Farisi, le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
«Quiconque nourrit un jeûneur, sera récompensé par le pardon de ses péchés et le sauvetage de l'Enfer.
Il recevra la même récompense que le jeûneur, sans diminution (dans sa récompense).»
(Les compagnons) ont dit : «Ô messager d'Allah, nous ne pouvons pas tous trouver quelque chose pour nourrir un jeûneur.»
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) dit : «Allah donnera cette récompense à qui nourrit un jeûneur avec une petite gorgée de lait ou un morceau de datte, ou une petite gorgée d'eau. Et Allah fera boire, celui qui étanche la soif d’un jeûneur, de mon bassin une boisson après laquelle il ne se sentira plus jamais assoiffé jusqu’à ce qu'il entre au Paradis (où il n'y a aucune soif).»
Intensification de la Récitation du Qur'an
Je te rappellerais, cher frère, deux actions des pieux Salafs de cette Umma :
Entreprendre beaucoup de Récitation du Quran
Le mois de Ramadan est le mois du Quran.
Le musulman doit donc réciter le Quran un grand nombre de fois.
Les Salafs prêtaient une attention particulière au Livre d'Allah et (l’ange Gabriel) étudiait le Quran avec le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) pendant Ramadan.
‘Uthman Ibn Afan avait l'habitude d'achever la récitation du Quran une fois par jour.
Quelques-uns des Salafs terminaient le Quran dans leur prière du qiyam toutes les trois nuits.
D'autres l'ont achevé tous les sept jours, tandis que certains autres le terminaient toutes les dix nuits.
Ils récitaient le Quran pendant les prières et à d'autres moments.
Pendant Ramadan, Al-Shafi'i s’employait à achever la récitation du Quran soixante fois, en dehors des heures de prière.
AI-Aswad avait l'habitude d'achever la récitation du Quran toutes les deux nuits.
Qatada a régulièrement achevé le Quran en sept nuits, tandis que pendant Ramadan, il le complétait toutes les trois nuits, mais dans les dix derniers jours de Ramadan, il l'achevait chaque nuit.
Quand venait le Ramadan, Al-Zuhri laissait l'étude du hadith et les cercles d'études avec des savants et il se concentrait sur la récitation du Quran à partir du livre (c'est-à-dire pas de mémoire).
Aussi, quand venait Ramadan, Sufyan Al-Thawn laissait tous les autres actes d'adoration et se concentrait sur le Quran.
Ibn Rajab a dit qu'on a rapporté du prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) que le Quran ne peut être achevé en moins de trois jours par ceux qui le récitent constamment.
Quant aux temps bénis comme le Ramadan, particulièrement pendant les nuits de recherche de laylat Al-Qadr ou aux lieux saints comme Makkah pour ceux qui n’y résident pas, on recommande d’augmenter la récitation du Quran pour profiter des bénédictions du temps et du lieu.
C'est l'avis d'Ahmad, Ishaq et d'autres parmi les nobles savants.
Comme nous l’avons indiqué plus tôt, les actions d'autres savants soutiennent aussi cet avis.
Pleurer pendant la récitation du Quran
Il n'a pas été rapporté des Salafs qu'ils ont récité le Quran comme de la poésie sans peser et comprendre (ses significations); plutôt ils ont été touchés par la parole d'Allah et ils ont à leur tour changé les cœurs d'autres avec cela.
Dans un hadith rapporté par AI-Bukhari, Abdullah Ibn Mas'ud (qu'Allah l’agrée) a dit :
«Le messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit : « Récite-moi (le Quran).»
Alors j'ai dit : «Comment puis-je te le réciter alors que c’est à toi qu’il est révélé ?»
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit : «J'aime l'entendre de quelqu'un d'autre.»
'Abdullah Ibn Mas'ud a dit : «J’ai récité le Quran à partir de sourate Al-Nisa jusqu’à atteindre le verset»
«Comment seront-il, quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te ferons venir (Muhammad) comme témoin contre ces gens-ci» [sourate An-Nisa :41].
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui a dit : «c’est assez.»
Je me suis tourné vers le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) et j’ai vu ses yeux inondés de larmes.»
Al-Bayhaqi rapporte d'Abu Hurayrah que le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
«Quand le verset du Quran qui dit :
« Quoi ! Vous étonnez-vous de ce discours (le Quran) ? et vous en riez et n’en pleurez point. » [sourate An-Najm :59-60]
a été révélé, les Compagnons résidant dans la Suffah, (la cour de la mosquée du prophète) ont pleuré jusqu’à ce que les larmes coulent goutte à goutte sur leurs joues.»
Quand le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a entendu leurs pleurs, il a pleuré avec eux et ses pleurs nous ont faits pleurer. Le messager d'Allah a dit : « Celui qui pleure par humilité devant Allah n'entrera pas en Enfer. »
Ibn ‘Umar lisait sourate Al-Mutaffifin jusqu’à atteindre (traduction rapprochée)
« ... le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur de l’univers... » [sourate Al-Mutafifin :6].
Il a pleuré à tel point qu'il est tombé à terre et ne pouvait réciter les versets suivants.
En outre, Muzahim Ibn Zafar a rapporté :
« Sufyan Al-Thawn nous dirigeait dans la prière du maghrib et quand il lut
« C’est Toi (Seul) que nous adorons et Toi (Seul) dont nous demandons l'aide » [sourate Al-Fatiha :5],
il a commencé à pleurer au point que sa récitation fut perturbée. Donc il a commencé Alhamdulillah de nouveau. »
Il a été rapporté qu'Ibrahim Al-Ash'ath a dit :
« Une nuit, j'ai entendu Fudhayl Ibn Ayadh réciter ce verset du Quran, à plusieurs reprises alors qu’il pleurait :
« Nous vous éprouverons certes afin de distinguer ceux d’entre vous qui luttent (pour la cause d’Allah) et qui endurent, et Nous éprouverons (faire apparaître) vos faits » [sourate Muhammad :31]
Mais il répétait la parole d'Allah, « Et Nous éprouverons vos faits », alors il disait : « Et Tu éprouveras nos faits ? Si Tu éprouve nos faits, Tu nous déshonoreras et exposeras nos secrets. En effet, si Tu le fais, Tu nous détruiras et nous puniras », et il continuait à pleurer. Assis dans la mosquée jusqu'au lever du soleil.»
« Quand le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) priait la prière du fajr, il s’asseyait là où il avait prié jusqu'au lever du soleil. »
[rapporté par Muslim].
AI-Tirmidhi rapporte d'Anas que le Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
« Quiconque prie le fajr en groupe et reste assis, invoquant Allah jusqu'au lever du soleil, puis exécute deux rak’a ; ce sera pour lui comme la récompense... complète …complète ... complète d’un Hadj et d’une ‘Umra. »
[Authentifié par Al-Albani,sahih].
Ceci est la récompense quotidienne, ainsi quelle sera-t-elle pour le Ramadan ?
Cher frère, qu'Allah te protège, imite les gens pieux et apprends à ton âme à lutter pour la satisfaction d'Allah.
Aies de hautes aspirations, d’atteindre le plus haut degré du Paradis.
Faire I'tikaf
« Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) avait l'habitude d'observer I'tikaf pendant dix jours de Ramadan. Mais l'année de sa mort, il est resté en I'tikaf pendant vingt jours. »
[rapporté par Al-Bukhari).
Ainsi, I'tikaf ce qui signifie rester dans la mosquée continuellement pendant une certaine période de temps, est un acte d'adoration qui embrasse beaucoup d'actes d'obéissance à l'Allah, comme la récitation du Quran, la prière, le rappel d'Allah , l’invocation, etc.
Celui qui ne l'a pas éprouvé pourrait penser que c'est difficile à porter, mais c'est facile pour quiconque Allah le rend facile.
Ainsi, quiconque s’arme de bonnes intentions et d’une vraie détermination, Allah l'aide à entreprendre cette tâche avec aisance.
I'tikaf est plus recommandé encore pendant les dix derniers jours de Ramadan dans la recherche de laylat Al-Qadr.
C'est une forme permise de solitude car la personne qui l’observe se tient dans la solitude de l'obéissance à Allah et Son souvenir.
Il se coupe aussi de tout qui le distrairait de l'I'tikaf Son cœur se consacre à tous les actes qui le rapprochent d'Allah et son seul désir est de faire ce qui plaît à Allah.
Faire une ‘Umra pendant Ramadan
Il a été établi que le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
« Une Omra accomplie pendant le mois de Ramadan est égale dans la récompense au Hajj. »
[rapporté par Al Bukhari et Muslim).
Dans une autre version le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
« La même (récompense) que le Hajj en ma compagnie. »
Ainsi, félicitations à toi mon frère (qui réussit) à accomplir un pèlerinage avec le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui).
Recherche de Laylat Al-Qadr
Allah le Tout-puissant dit (traduction rapprochée) :
« Nous l’avons certes, fait descendre (le quran) pendant la nuit d’Al Qadr, et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al Qadr ? La nuit d’Al Qadr est meilleure que mille mois. » [sourate Al-Qadr:1-3]
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
« Celui qui observe laylat Al-Qadr avec foi sincère et l'espoir de la récompense d'Allah, sera pardonné de ses péchés passés. »
[rapporté par AI-Bukhari et Muslim).
Le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) avait l'habitude de chercher laylat Al-Qadr et commandait ses compagnons de la chercher également.
Il réveillait les membres de sa famille pendant les dix dernières nuits dans l'espoir qu'ils réussiraient à rencontrer la nuit bénie (dans l'adoration).
Il est rapporté dans le Musnad d’Ahmad, d'après Ubada que le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
« Quiconque reste éveillé dans la recherche de laylat Al-Qadr et y parvient, aura tous ses péchés passés pardonnés. »
[Al-Nasai a rapporté un hadith semblable, tandis qu’Al-Hafidh Ibn Hajar a dit que sa chaîne réunit les conditions de l'authenticité].
Il a été rapporté que certains de nos prédécesseurs parmi les compagnons et leurs successeurs prenaient un bain complet et se parfumaient pendant les dix dernières nuits (de Ramadan) en prévision de laylat Al-Qadr, qui a été fortement honorée par Allah.
Ainsi ceux d’entre vous qui ont gaspillé leur temps en rien d’avantageux, compensez ce que vous avez manqué en observant la nuit de laylat al Qadr, comme il est compté de votre âge.
Les bonnes actions entreprises en cette nuit sont meilleures que (les actes de) mille mois et quiconque est privé de ses bénéfices est en effet été privé de beaucoup.
Laylatul-Qadr se trouve parmi les dix dernières nuits de Ramadan, particulièrement les nuits impaires.
Mais la nuit la plus probable est la vingt-septième, suite à ce qui a été rapporté d'Ubay Ibn Ka'b dans le Sahih Muslim qui a dit :
« Par Allah, je connais la nuit de laylatul-Qadr qui est la nuit que le messager d'Allah nous a demandé d'observer et c'est la vingt-septième nuit. »
Ubay avait l'habitude de jurer pour souligner que c’était bien celle-là.
Il a dit : « Nous connaissons les signes et des symboles par lesquels le prophète nous a informés comme étant caractéristiques de cette nuit. C'est-à-dire que le soleil monte ce matin sans rayons. »
Il a aussi été rapporté dans un hadith authentique que ‘Aisha (qu’Allah l’agrée) a dit :
« ô messager d'Allah, si je réussis à rencontrer laylat Al-Qadr, que dois-je dire ? »
Il a répondu : « Dis, ô Allah Tu es pardonneur et Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi. »
Rappel d'Allah, invocations et recherche du pardon
Cher frère, les jours et les nuits de Ramadan sont des temps précis, saisis l'occasion en augmentant le rappel d'Allah et en faisant des invocations, particulièrement pendant les périodes choisies où elles sont plus acceptées par Allah.
Parmi lesquelles:
la rupture du jeûne, puisque les invocation du jeûneur ne sont pas rejetées.
le dernier tiers (troisième) de la nuit, quand notre Seigneur descend et dit : « Y a-t-il quelqu’un qui M’invoque que Je l’exauce; y a-t-il quelqu'un qui cherche le pardon que Je lui pardonne ? »
demander le pardon à l'aube, comme Allah dit (traduction rapprochée) :
« et aux dernières heures de la nuit ils imploraient le pardon (d’Allah) » [sourate Ad-Dhariyat :18].
chercher l'heure choisie du vendredi où les invocations sont exaucées. Cette heure est probablement la dernière heure de vendredi (avant le coucher du soleil).
Finalement, cher frère...
Après ce tour dans le jardin du Paradis, à l’ombre des œuvres pieuses, je voudrais attirer ton attention sur une question importante.
Sais-tu quelle est-elle ?
C'est la sincérité (pureté de l’intention).
Oui, la sincérité.
Combien sont nombreux les gens qui jeûnent, mais ne récoltent que la faim et la soif.
Et combien sont nombreux les gens qui passent une nuit entière dans l'adoration, mais n'obtiennent rien d'autre que l'insomnie et la fatigue.
Qu'Allah nous préserve vous et moi de cette fin.
Par conséquent, nous trouvons que le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a souligné cette question quand il a dit :
« Jeûnez avec foi et espérez une récompense d’Allah. »
Les Salafs faisaient leurs actes pieux secrètement de crainte de tomber dans l’ostentation.
De là, nous trouvons ce grand Tabi'i, c'est-à-dire de la génération succédant aux compagnons du prophète, Ayub Al-Sakhtiyani, de qui Hamad Ibn Zayd a dit :
« Parfois, en étudiant le hadith, Ayub se déplaçait et se retournait pour moucher son nez. Alors il disait, 'Comme il fait froid ! Feignant d’avoir un rhume pour cacher ses pleurs. »
Il a été rapporté que Muhammad Ibn Wasi' a dit :
« J'ai connu des hommes parmi lesquels celui dont la tête était placée à côté de celle de sa femme sur le même oreiller, et que la partie de l'oreiller sous sa joue devienne humide de larmes sans que sa femme ne le remarque.
J'ai aussi connu des hommes qui, dans les rangs de la prière, versaient des larmes et celui à côté d'eux ne le remarquait pas.»
Ayub Al Sakhtiyani avait l'habitude de rester éveillé la nuit entière (dans l'adoration), et encore il le cachait.
Ainsi quand venait le matin, il levait sa voix comme s'il venait de se réveiller.
Ibn Adiy rapporte que Dawud Ibn Abi Hind jeûna pendant quarante ans sans que sa famille ne le sache.
Son occupation était la broderie, donc il prenait son déjeuner avec lui (pour travailler) mais en faisait don en chemin.
Quand il revenait la nuit, il rompait son jeûne avec sa famille et ils ne savaient pas qu’il jeûnait.
Sufyan Al-Thawn a dit :
«Le serviteur d'Allah faisait ses actes secrètement et le diable persistait à le tenter jusqu’à ce qu’il ne le convainque de les faire ouvertement.
Le diable continuait alors à insister jusqu’à ce que la personne ne veuille être remerciée pour l'acte.
Ainsi, il sera passé d'un acte fait ouvertement pour un à un acte fait par ostentation.»
Amusement pendant Ramadan
Cher frère, je pense que j’ai prolongé ma mise en garde pour saisir cette occasion.
J'ai pris un peu de ton temps, mais regardons ensemble un phénomène très critique dans lequel nous tombons tous, particulièrement pendant le Ramadan.
C'est le fait de perdre son temps et de le passer à autre chose qu’à l'obéissance d'Allah.
Cela indique en effet un manque de conscience et revient à se détourner de la Miséricorde et la Générosité d'Allah qui dit (traduction rapprochée) :
« Et quiconque se détourne de Mon rappel, mènera certes une vie pleine de gêne, et le jour de la résurrection Nous l’amènerons aveugle au rassemblement.
Il dira : " ô mon Seigneur, pourquoi m’as-Tu amené aveugle alors que je voyais auparavant. "
(Allah lui) dira :" de même que Nos signes t’étaient venus et tu les a oubliés, ainsi aujourd’hui tu es oublié. "
Ainsi sanctionnons-Nous l’outrancier qui ne croit pas aux révélations de son Seigneur.
Et certes le châtiment de l’au-delà est plus sévère et plus durable. » [sourate Ta-Ha :124-127]
On doit ressentir beaucoup de douleur dans son cœur et être vraiment inquiet de trouver les jeunes musulmans remplir les trottoirs et les terrains de jeu pendant les nuits les plus vertueuses de Ramadan.
Combien sont nombreux les péchés et les actes interdits commis pendant les nuits de Ramadan !
Oui, le musulman doit être vraiment concerné par la façon dont les musulmans passent leur temps.
Il doit aussi être dérangé de trouver les jeunes musulmans passer leur temps de façons qui ne plaisent pas à Allah. Mais ne vous inquiétez pas.
Le chemin vers votre bonheur et celui de vos frères musulmans est de les appeler à appliquer les enseignements islamiques (c'est-à-dire de faire da'wa) et faire des invocations pour eux.
Oui, da'wa à ces Musulmans qui sont devenus inconscients de leurs devoirs islamiques et les guider au Chemin Droit.
Aussi, faites des invocations pour eux en leur absence, pour qu’Allah l'accepte de vous et qu'ils ne deviennent pas parmi ceux privés de guidée.
La question a été posée à SHeikh ‘Abdel-Karîm al-Khoudheîr (qu’Allâh le préserve) :
au sujet de celui qui a délaissé la prière du Tarâwih ?
Sur la question, SHeikh ‘Abdel-Karîm al-Khoudheîr a répondu :
Que la prière du Tarâwih est une Sounnah et non une obligation, et que pour celui qui la délaisse, il n’y aura rien sur lui.
Ceci dit il sera privé.
Ce qui veut dire qu’il sera privé par deux fois.
Certes, il a été authentifié du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qu’il a dit : « Celui qui veille le Ramadhân avec foi et espérance de la récompense divine, se verra pardonner ses péchés passés. »
Rapporté par al-Bukhârî
et dans « qui veille le Ramadhân » il y a le fait de veiller qui s’applique dans l’accomplissement du Tarâwih. Et « Quiconque prie avec l’imâm jusqu’à ce qu’il termine, Allâh lui inscrit [la récompense de celui] qui a passé la nuit en prière. »
Rapporté par Abû Dâwoud, at-Tirmidhî, an-Nassâ-î et Ibn Mâdja
Tiré du site : khudheir.com
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Cheikh Abdelkarim ibn Abdellah al Khudeyr - الشيخ عبد الكريم الخضير