Les traditions du mariage et des jours de fête
Au vu des traditions ancrées dans les fêtes de mariages, dont certaines correspondent à la sharia et d'autres vont à son encontre, et au vu du nombre de frères et de soeurs s'interrogeant sur leur jugement, une cassette de notre noble shaykh Mohamed Ali Ferkouss qui a traité le sujet de façon très complète, a été traduite.

Cela est similaire au palanquin qui était spécifique aux femmes mariées, sur le chameau qui la portait. Il était paré de diverses étoffes pour exprimer la joie et le bonheur, et cela correspondait aux moments de réjouissance et de fête.
Mais le fait de mettre des fleurs sur les voitures, fait parti des traditions d'autres que nous, car cela est connu chez les chrétiens.
Après avoir conclu l'acte de mariage à l'église, ils prennent des photos devant la porte de l'église puis on leur jette des fleurs.
Et eux décorent également la voiture avec des fleurs de toute part, à l'intérieur et l'extérieur, et cela fait parti de leurs traditions et ne nous concerne pas - fait parti du bel islam de quelqu'un, qu'il délaisse ce qui ne le regarde pas-.

Et de telles choses nuisent aux gens, et la nuisance doit cesser comme il a été rapporté de façon sûre d'Ibn 'Abbas radhiallahou aanhou qui a entendu le prophète aalayhi salat wa salam dire : لا ضرر و لا ضرار, alors en l'utilisant en arrivant ou avant d'arriver à la maison des époux pour prévenir de l'arrivée dans ce cas cela est permis pour préparer le mari au mariage et faire rentrer la joie au sein de sa famille

Si il fait cela dans le but d'écarter le mauvais oeil et les jinn et ce qui s'y rapproche, ou implique la déformation alors il est interdit en raison de sa croyance, le mal qui en découle plus particulièrement de nos jours.
Mais si il est dépourvu de tout cela et le souhait par cela était d'annoncer le mariage en conformité avec la parole du prophète 'alayhi assalam :
« annoncez le mariage , et tapez sur le duff »,
alors j'espère que cela correspondra à la généralité de l'annonce qui provient du duff ou autre que lui.
Et nul doute que cette question doit être analysée selon les coutumes des gens et leurs croyances.
Et celui qui pose la question doit apprendre les traditions de son pays et délaisser tout comportement pouvant l'amener à porter préjudice à sa croyance ou qui soit la cause d'une nuisance pour lui et autrui.



Et cette walima doit être effectuée 3 jours après la consommation comme il est connu et rapporté du prophète salallahu aalayhi wa salam.
Et ceux qui sont invités à cette walima, qu'ils soient pauvres ou riches, doivent faire parti des gens pieux en vertu de la parole du prophète salallahu aalayhi wa salam :
« Ne prends comme ami qu'un croyant et que ne mange de ta nourriture que celui qui est pieux »,
et il égorge un mouton ou plus si il en a les moyens, mais dans le cas contraire, alors il ne lui est pas conditionné qu'il y ait de la viande à sa walima et il lui est permis que cela soit fait sans viande.
Et son mariage est valide.
Et il lui est obligatoire de rembourser les dettes qu'il a.

« Ne prends comme ami qu'un croyant et que ne mange de ta nourriture que celui qui est pieux »,
donc il y invite les gens vertueux qu'ils soient riches ou pauvres. Inviter les voisins qui ne font pas la prière et commettent des grands pêchés, cela n'est pas permis, sauf s'il espère leur guidée et leur acceptation, dans ce cas là il est permis de les appeler et les inviter à cette walima pour celui qui espère leur droiture et leur guidée. Et cela car le fait d'inviter les gens du péché équivaut à agréer leurs actes. Et agréer leur péché est un pêcher, et agréer leurs actes de désobéissance est un acte de désobéissance.

« Et que ceux qui n'ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu'à ce qu'Allah les enrichisse par Sa grâce » (s24 v33)
et 'alayhi assalat wa assalam a dit :
« Il y a 3 personnes qui méritent qu'Allah leur vienne en aide : celui qui veut se marier afin de préserver sa chasteté, l'endetté voulant rembourser ses dettes et le combattant dans la voie d'Allah ».

Et il met sa main sur la tête de sa femme, et il invoque au moment de la consommation et avant la consommation, et il demande à Allah Ta'ala la bénédiction.
Et des ahadith ont été rapporté concernant cela comme :
« Ô Allah ! Je Te demande son bienfait et le bienfait dont Tu as fait une nature en elle, et je me place sous Ta protection contre son mal et le mal dont Tu as fait une nature en elle. »
« Et nous avons certes envoyé avant toi des messagers, et leur avons donné des épouses et des descendants. » (s13 v38)
Et il est évident que sont interdits à la femme, durant sa période de menstrues, la prière et autres règles en vertu de la parole du prophète 'alayhi assalat wa assalam:
« ne fais pas la salat pendant les jours de tes menstrues »,
et il faut attirer l'attention ici sur le fait que la femme doive choisir un jour parmi ceux durant lesquelles elle est purifiée afin de se mettre d'accord avec le mari sur le jour de la consommation du mariage afin d'accomplir toutes les sounan parmi les prières, consommation, et autres que cela, jusqu'à ce que la joie et les réjouissances soient complètes en ce jour, conformément à la chari'a en évitant toute entrave à la pratique de la sounnah de l'élu (Al Mustafa) 'alayhi assalat wa assalam..

Et on trouve avec elle une tradition qui est le henné.
Cette tradition comporte des éléments qui sous-entendent une croyance qui est que si la mariée ne met pas de henné, elle n'aura pas d'enfants. Et à la fin du henné, il est obligatoire de dissimuler le vase sur lequel se trouvait le henné pour qu'il ne tombe pas sur une fille malicieuse, jalouse et qui pratique la sorcellerie et ajoute un préjudice à la mariée. Et ainsi le henné qui se trouve sur la main de la mariée ne doit pas tomber dans la main de quelqu'un qui l'utiliserait dans la sorcellerie, و العياذ بالله. Et le henné est parfois mélangé à des ½ufs car ils disent que l'usage des oeufs favorise l'engendrement.
Tout en sachant que (propos inaudibles) et elles protestent en disant qu'il ne s'agit que d'une habitude et que leur intention est bonne.
Mais si il leur est demandé de s'en passer puisqu'il ne s'agit que d'une habitude, et le fait de la délaisser ne nuira donc pas, elles s'y tiennent toujours.
Et elle dépense beaucoup d'argent alors qu'elle ne s'en servira plus après, et c'est une cause menant à la vantardise et fierté.
« car les gaspilleurs sont les frères des diables; et le diable est très ingrat envers son Seigneur. »(s17 v27)
« l'enchantement relève du chirk »,
et par le hadith marfou' « Quiconque s'attache à une amulette (tamimah) qu'Allah fasse en sorte que ses projets n'aboutissent pas, et quiconque s'attache à un coquillage (wad'a), qu'Allah ne le laisse pas goûter le repos » et par le hadith marfou' authentique :« celui dont le coeur s'attache à une chose y sera voué [et sera délaissé par Allah] » .
« Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression » (s5 v2).
Et c'est pour cela qu'il faut agir afin de couper de façon absolue tout chemin menant au fassad et ce en utilisant le principe qui consiste à empêcher tout mal de se produire. Et car le fait de repousser la nuisance d'une croyance interdite passe avant l'intérêt qui réside dans le fait de s'embellir comme cela est établi dans les règles de al massalih al moursala (NDT : il s'agit d'une notion dans oussoul al fiqh) .




Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس
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