510 articles avec methodologie - المنهجية

Les règles régissant la mise en garde

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les règles régissant la mise en garde

Une réponse au doute de ceux qui prétendent que c'est une condition de conseiller avant de propager une réfutation

 
De cela vient, la parole de certain d'entre eux ; ou certains d'entre eux croient que c'est une condition, pour être plus précis avec l'intention [de la question], que quand des réfutations sont [préparées] qu'il est obligatoire de donner une copie à celui qui va être réfuté une copie, afin qu'il puisse la voir avant qu'elle soit imprimée.
 
Et Ils disent que ceci est assurément la méthodologie des salafs, [est-ce que ceci est correct] ?
 
Cela n'est pas une condition, mais si cela est possible et qu'il est espéré que cela amène l'unité, sans propager le sujet auprès des gens, alors, sans aucun doute, cela est une bonne chose.
 
Quant au fait d'en faire en premier lieu une condition et en second lieu en faire une condition générale, alors cela n'est pas de la sagesse, sous quelque forme que ce soit.
 
Et les gens, comme vous le savez tous, sont des trésors, comme les trésors d'or et d'argents [Le sens de cette phrase est que les gens sont précieux, et que si on peut les gagner, cela est plus bénéfique que de les perdre, ce qui reviendrait à perdre le trésor] ainsi, celui que vous savez qu'il est avec nous sur cette voie et ce Manhadj, et qu'il acceptera votre conseil, alors le moins que vous devriez faire, c'est de lui écrire et non pas de propager son erreur, si cela est votre point de vue, alors c'est quelque chose de bien.
 
Mais cela n'est pas une condition et si cela était une condition, c'est quelque chose qui n'est pas réalisable. Comment obtiendrez vous son adresse ?
Comment communiqueriez-vous avec lui ?
Est-ce que sa réponse vous parviendrez ou pas ?
 
Ce sont des choses qui sont probables...
 
Remplir cette condition est très difficile et, en raison de cela, cela n'est pas pris comme une condition.
 
Tiré de la K7 ( Al-Mouwazana Fee An-naqd, Face A ) de la collection Silsilatoul Huda Wa noor N°638
Tiré du site : Al-Athariyyah.com
 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Les règles de base du minhaj as salafi (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les règles de base du minhaj as salafi (dossier)

Au nom d'Allah, L'Infiniment Miséricordieux, Le Très Miséricordieux

 
Louange à Allah, Seigneur des Univers. Que les prières et les bénédictions d'Allah soient sur Son Messager Mouhammad, ainsi que ses proches, ses compagnons et tous ceux qui suivent sa voie jusqu'au Jour de la rétribution. 
 
Voici quelques règles fondamentales que tout musulman et toute musulmane doivent connaître s'ils veulent suivre la bonne voie, celle des Pieux prédécesseurs (Salaf Salih).
 
Elles sont tirées d'une cassette intitulée « Conseil sur la voie à Suivre ou les règles de Base de la voie des Salafs » par le cheikh 'Oubeyd el Djabiri (1) :
 

Ces règles sont au nombre de 7

 

Règle N°1

Quiconque est en accord avec un texte révélé (Coran ou Hadith) ou un consensus des Savants sa parole sera acceptée. Et quiconque est en désaccord avec un texte révélé ou un consensus, sa parole sera rejetée, quel qu'il soit.

 

Explication : Il faut savoir que les paroles et les actes sont évalués selon deux critères :

Le texte révélé, c'est à dire le Coran et la Sounnah, et le consensus des Savants.

Tout ce qui est en accord avec ces deux critères est accepté, et tout ce qui contredit ces deux critères est rejeté. Quelque soit la personne qui dit cette parole ou commet cet acte. Si cette personne en désaccord est reconnue comme Imam de grande valeur, qui prêche conseil à la communauté et appelle à la Sounnah, alors cela n'affectera pas son prestige, mais nous dirons simplement : « C'est un savant qui s'est trompé, un imam qui a fait une erreur, mais la vérité est le contraire de ce qu'il a dit ou fait ».

Par contre, si celui-ci est reconnu comme parmi les gens fantaisistes qui suivent leurs passions, les égarés, les innovateurs ou autres déviés, alors nous agirons avec lui avec force et détermination, nous mettrons en garde contre lui. Sauf si cela peut entraîner des choses encore plus néfastes, alors on se contentera de rejeter son innovation et ses erreurs sans le viser personnellement. 

Ce qui incombe au musulman, c'est d'acquérir les deux bienfaits qui s'offrent à lui s'il peut (2), sinon il se contente du meilleur des deux, de la même façon que lorsqu'il a le choix entre deux choses néfastes, il repousse la plus néfastes des deux. Tout tourne donc autour des bienfaits à tirer et des méfaits à repousser. 

Règle N°2

Il est obligatoire de s'identifier au groupe des Salafs et de s'en contenter, car les Salafis ne sont pas un simple groupe comme n'importe quel groupe.

 

Explication : En effet, certaines personnes ne manifestent pas leur appartenance au groupe des Salafis et ils refusent de s'en réclamer.

Ils disent : « Allah nous a appelés musulmans et pas Salafis ! Vous vous divisez parmi les musulmans ! ».

Et ils disent que les Salafis ne sont qu'un groupe parmi les autres groupes ! En vérité, c'est exactement le contraire, et nous leur répondons de la façon suivante :    

- Sans aucun doute, Allah nous a appelés Musulmans, mais les musulmans sont de deux sortes :

Le musulman qui suit uniquement la Sounnah sans aucune dénaturation, et le musulman dont la croyance et la ligne de conduite sont tachées d'altérations et de défauts.   

Le premier est un Salafi parmi le groupe sauvé. Quant au second il est tombé dans l'innovation.

Pour preuve, le Hadith des 73 sectes :  

« Les juifs se sont séparés en soixante et onze sectes, les chrétiens se sont séparés en soixante douze sectes, et ma communauté se séparera en soixante treize sectes, toutes iront en enfer sauf un groupe ». On demanda : « Qui sont-ils, Ô Messager d'Allah ? ». Il dit : « Le groupe (al Jama'a) ».

Ibn Mas'oud dit : « Le groupe (d'origine), c'est ce qui est conforme à la vérité, même si tu es le seul à la suivre ».   

Dans une autre version légèrement faible mais qui est confirmé par d'autres versions  authentiques :  

« Ceux qui me suivent moi et mes compagnons ».

Donc la communauté est partagée en deux groupes. Un groupe égaré : il s'agit des 72 sectes, un groupe sauvé sur la bonne voie : il s'agit de la faction unique, représentée par les Salafis. 

- Nous leur répondons également en affirmant que nous ne traitons aucun musulman de mécréant tant qu'il ne commet pas une innovation blasphématoire qui le fait sortir de l'Islam. Les Khawaridj, les Achâ'ira sont nos frères en Islam, mais ils ne font pas partie du groupe sauvé, de la faction victorieuse : « Ahlous Sounnati wal Djamâ'a ».

- Il y a des Hadiths qui prouvent l'appartenance aux Salafs, comme la parole du Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- Fatima : 

« Quel excellent aïeul (Salaf) (3) je suis pour toi ! ».

Et également la parole des grands Imams (Majmou' Fatawa d'ibn Taymiyyah tome 4, page 149). 

- Puis nous leur répondons encore que les gens se partagent en deux factions :

La faction de L'Infiniment Miséricordieux (Hizbou Rahmâne)   
La faction du diable (Hizbou chaytâne) 

La faction du diable : Il s'agit des mécréants et des hypocrites par conviction. Et la faction de L'Infiniment Miséricordieux, il s'agit des musulmans. Quant aux Salafis, c'est la partie la plus pure de cette dernière faction.     

 
Tous les membres de cette dernière faction sont musulmans, mais ils ne sont pas tous considérés comme Salafis, sauf si leur croyance est pure et leur ligne de conduite correcte.

- Nous répondons également que le groupe des Salafis ne fonde pas ses bases et ses principes dans la croyance ou dans la voie à suivre, ou même dans les actes courants, sur les paroles ou les avis des simples mortels ! Jamais ! Mais plutôt il se fonde sur le texte révélé et le consensus des savants. Donc personne n'a créé ce groupe, même pas Mouhammad (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) mais il vient directement d'Allah ; C'est la vraie croyance orthodoxe, la voie claire de nuit comme de jour, nul ne s'en écarte sans qu'il ne court à sa perte.

Quant aux groupes propagandistes innovés, ils ne se fondent que sur les avis de personnes, les Khalafis (4) n'accordent aucune importance à la vie et au comportement des Salafs (prédécesseurs), et ceci sans aucune exception : que ce soit les Frères musulmans (5), Les Bannâistes égyptiens5 , Les Sourouris 5, les Qoutbis5  qui sont à l'origine des Sourouris, les Tablighis de l'Inde5, les Iliassistes5 , tous même s'il prétendent suivre la Sounnah, c'est faux ! ils n'ont de la Sounnah qu'une quantité infime et insignifiante, et il y a chez les Salafis ce qui nous dispense de cela.

Ne soyez donc pas gênés de vous réclamer du groupe des Salafs et dites : « Sans nous vanter, nous sommes des Salafis ! ».

De la même façon que votre Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui-  a dit :  

« Sans me vanter je suis le meilleur des fils d'Adam ! »

Il peut survenir chez certains un doute ; il y en a qui prétendent que cheikh Mouhammad ibn 'Abdel-Wahhâb n'était que le simple instaurateur d'un mouvement réformiste dans le Nejd  (Plateau de l'Arabie) c'est à dire qu'il prêchait certaines thèses comme tant d'autres prêchent leurs thèses. Nous disons qu'il n'en est rien mais qu'il était de ceux qui prêchent la cause des Salafs, car à toute époque Allah met au service de la cause des Salafs quelqu'un qui la restaure et la revivifie.

Le premier revivificateur fut l'Imam Ahmad, L'Imam d'Ahlous-Sounnah. En effet, il s'opposa à ceux qui prétendaient que le Coran était créé, en proclamant la vérité. Mais il ne s'est pas révolté contre les gouverneurs qui brandirent l'étendard de cette innovation, mais plutôt il leur a répondu avec des arguments puissants et des preuves évidentes.

Le deuxième revivificateur fut cheikh al Islâm ibn Taymiyyah, de la même façon, il a fait connaître le Tawhid et a témoigné de son appartenance aux Salafs, et s'est opposé aux charlatans et aux innovateurs.

Quant au troisième revivificateur, c'est l'Imam Mouhammad ibn 'Abdel-Wahhâb. Mais la différence entre lui et ses prédécesseurs, c'est qu'Allah à mis à sa disposition tout un Etat qui lui porta secours, quant aux autres, aucun Etat musulman ne se leva à leurs cotés. C'est alors qu'Allah a restauré la cause Salafi par l'intermédiaire de l'Imam 'Abdel-Aziz ibn 'Abde-r-Rahmân al Fayssal et ces frères parmi ceux qui prêchent la vérité, puis la cause Salafi s'éleva à nouveau.

 

Règle N°3

C'est en connaissant la vérité que l'on connaît la valeur des hommes et non pas en suivant les hommes que l'on connaîtra la vérité.

 

Explication : Cela signifie que l'on ne doit pas considérer une personne en fonction de sa propre personnalité mais uniquement par rapport à ce qui émane d'elle comme paroles ou actes : Si cela est la vérité, on l'accepte ; si cela est faux, on la rejette. C'est ainsi qu'il faut agir, sans aucun sectarisme.

Mais si jamais on considère la personne en fonction de sa personnalité, comme par exemple à cause de l'intensité et de la valeur de ses sermons ou bien son éloquence ou bien la beauté des expressions qu'il emploie, à ce moment là on commencera à estimer que c'est en suivant cet homme que l'on connaîtra la vérité. Et c'est cela le vrai sectarisme !   
En effet personne parmi les êtres humains n'est infaillible après le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui).La seule personne infaillible, c'est le Prophète, de même que la communauté prise dans son ensemble ne peut être complètement dans l'erreur, car le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :

« Ma communauté ne sera jamais unanimement dans l'égarement » (Authentique).

Par contre, chaque individu pris isolément n'est pas infaillible ; mais le seul modèle exempt de toute faute est la personne du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) comme a dit Allah :
 

Traduction relative et approchée : "En effet, vous avez en la personne du Messager d'Allah un excellent modèle à suivre, pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier, et invoque Allah fréquemment" S33V21

 

Règle N°4

Il faut accepter la vérité de celui qui l'apporte, quel qu'il soit.

 

Explication : Celui qui t'apporte la vérité peut être de deux sortes :

1-            Un imam qui porte conseil, qui est reconnu comme ayant de la connaissance et comme chef religieux.

2-            L'autre est tout différent, c'est juste une personne qui une fois est tombée sur une conclusion correcte, contrairement à son habitude.

Ce dernier peut être musulman comme les innovateurs ou les égarés, ou même non-musulman comme les juifs ou les chrétiens.

Mais attention car certains vont te dire : Pourquoi t'occupes-tu de ces groupes ? Prends ce qu'ils ont de bien et laisse les tranquilles ! Mais non ! Les Salafs Salih étaient tous d'accord sur le fait qu'il faille contrer les innovations et même tout ce qui contredit la Sounnah sans aucune relâche !  
 

Et voici quelques récits à ce sujet :

 

•      'Omar (Qu'Allah l'agrée) a dit : « Je vous mets en garde contre les gens qui émettent leurs propre avis ! Car ils se sont fatigués à vouloir apprendre les Hadiths du Prophète, puis ils ont finalement émis leurs propres avis, se sont égarés et ont égarés autrui ! ». 

•      Al-Lâlakâ-y rapporte qu'ibn 'Abbas a dit : « Par Allah ! Je ne crois pas qu'il y ait quelqu'un que le diable voudrait voir périr plus que moi ! ». On lui dit : « Comment cela ? ». Il dit : « En effet, des innovations surgissent de l'Orient ou de l'Occident, puis les gens les propagent avec eux, puis lorsqu'elles arrivent jusqu'à moi, je les brise avec la Sounnah et elles sont alors rejetées sur lui ! » (C'est à dire rejetées sur le diable qui en est le véritable inspirateur). 

•            D'après Jabir ibn 'Abdi-llâh, des gens discutaient à propos du lavage lors de l'état de Janaba. Il leur dit : « Un Sa' d'eau te suffira amplement ! ». (Sa'= environ 2.5 litres). Un homme dit : « Cela ne me suffira pas ! ». Il répondit : « Cela suffisait à celui qui était meilleur que toi et qui avait plus de cheveux et de barbe que toi ! » (c'est à dire le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) ).

Les savants ont tiré comme leçon de ce Hadith, qu'il faut répondre durement à ceux qui contredisent la Sounnah. Et ceci est rapporté de façon récurrente chez les compagnons du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) et ceux qui les ont suivis. 

•      Ach-Cha'biy a dit : «  Prenez garde au raisonnement par analogie, car par Celui qui détient mon âme dans Sa main, si vous optez pour le raisonnement par analogie vous allez autoriser l'illicite et interdire le licite. Mais plutôt tout ce qui vous parvient de ceux qui ont appris les paroles des compagnons de Mouhammad (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) prenez-le ! ». 

•      Ibn 'Abbas disait : « Peu ne s'en faut qu'une pierre ne tombe sur vous du ciel ! Je vous dis le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui)  a dit et vous osez dire Abou Bakr et 'Omar ont dit ! ». 

•      Et l'Imam Ahmad disait : « Je reste perplexe devant ces gens qui connaissent la chaîne des transmetteurs  et son authenticité et qui pourtant choisissent l'avis de Soufiyân (6) ! ».

Et pourtant il s'agit de l'Imam Soufiyân ibn Sa'îd ibn Masrouq ath-Thawri ! Et c'est un grand Imam, un savant, une montagne parmi les montagnes de la Sounnah ! 

 

Règle n°5

La base dans toute adoration est l'interdiction et l'abstention sauf s'il y a un texte révélé à ce sujet.

Et la base dans tout acte de la vie quotidienne et dans les coutumes est l'autorisation sauf s'il y a un texte révélé qui vient nous l'interdire.

 

Explication : Nous pouvons résumer cette règle par le fait que celui qui appelle les gens à effectuer un acte d'adoration et prétend que celui-ci rapproche d'Allah, doit impérativement apporter une preuve évidente sinon, ce à quoi il appelle sera considéré comme une innovation réprouvée. Et ceci pour deux raisons : 

Premièrement : Toute adoration n'est valable que sous 2 conditions, à savoir :

-  l'exclusivité du culte envers Allah sans aucune association, et  
-  Suivre le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) avec exactitude.

Deuxièmement : Allah a parfaitement complété tout ce qu'Il attendait de la part de Ses adorateurs à travers la parole de Son Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui).

La deuxième partie de la règle n°5 signifie que celui qui veut interdire aux gens une chose sur laquelle la législation islamique ne s'est pas prononcée, doit impérativement apporter une preuve évidente. Ainsi, s'il apporte un texte au sujet de ces actes alors nous ne devons plus rester sur le principe de base, qui est l'autorisation, mais suivre le texte. 

Certains de ceux qui sont entrés dans les groupes propagandistes innovés disent :  

« La base dans les actes de la vie courante est l'autorisation ! ».

Mais ils font semblant d'ignorer la suite : « ...sauf si il y a un texte révélé ! »

En effet, le fait de porter conseil au gouverneur fait partie des actes pour lesquels nous avons un texte clair, en l'occurrence la parole du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) : 

« Celui qui a un conseil à donner au gouverneur qu'il ne le fasse pas en public, mais qu'il le prenne par la main, seul à seul. S'il accepte, alors il aura fait ce qui était escompté, sinon il aura accompli son devoir. » 

Donc celui qui suit vraiment la Sounnah recherche un éventuel texte avant d'agir même dans les actes quotidiens ; Puis s'il le trouve, il s'en contente et ne transgresse pas les limites, car la législation islamique l'aura alors transposé du principe de base qui est l'autorisation, vers l'application du Hadith. 

Règle n°6

Il ne faut pas renoncer à la minorité, de même qu'il ne faut pas se laisser abuser par la supériorité en nombre.  

 

Explication : En effet, la minorité n'est pas une preuve d'erreur, de même que la supériorité numérique n'est pas la preuve d'exactitude, mais l'important c'est de voir qui est dans le vrai.

Cette règle a été déduite par Cheikh Mouhammad ibn 'Abdel-Wahhâb d'après le Hadith des "70 000 personnes qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment".        
Et témoigne également de cela la parole du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) : 

« J'ai vu un Prophète avec toute une armée de fidèles, un Prophète avec un seul homme, un Prophète avec deux hommes et un Prophète tout seul, personne ne l'avait suivi. »

Ceci prouve bien que le petit nombre n'est pas synonyme d'erreur, en effet, il n'y a aucun doute sur le fait que les Prophètes sont tous dans la bonne voie, cependant certains d'entre eux ont été très peu suivis, voir pas du tout !

Donc l'important c'est de suivre ceux qui sont dans le vrai même s'ils sont très peu nombreux (7).

Règle n°7
 
L'Islam est fondée sur deux choses : 
-  Appeler les gens à unifier Allah,       
- Prévenir contre toute forme de polythéisme dans l'adoration d'Allah

 

Explication : Cette règle est la base essentielle de la religion et son pilier. Bien que nous l'ayons citée en dernier, cela ne prouve pas sa faible importance. En effet, il arrive parfois que dans un exposé, on garde le plus important pour la fin.

Donc l'Islam est fondée sur 2 choses :   


-  Premièrement : Appeler à unifier Allah Le Très Haut en lui vouant un culte exclusif, lutter pour cette cause, être les alliés de ceux qui partagent cette cause et répudier ceux qui rejette le Tawhid.

-  Deuxièmement : Prévenir contre toute forme de polythéisme dans l'adoration d'Allah, et être sévère avec quiconque commet cela, être leur ennemi et les répudier.

Le Coran et la Sounnah sont remplis d'allusion à ce sujet. Nous trouvons témoignage de cela dans le Coran et dans la vie du Prophète(Prière et bénédiction d'Allah sur lui), ses actes et ses paroles. De même l'apostolat de tout les Messagers est en accord avec cela, les preuves sont claires dans le Coran : La première chose à laquelle chaque Prophète a appelé son peuple c'est d'unifier Allah dans l'adoration.

Aussi les 3 branches du Tawhid (8) sont inextricables les unes des autres, mais l'attention était portée plus particulièrement sur le Tawhid dans l'adoration. 

Je citerais comme preuve le Hadith du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) qui servira de voie à suivre à quiconque souhaite appeler les gens à Allah, suivant ses capacités :

« Il n'y a certes aucun Prophète qui n'ai été envoyé avant moi sans qu'il ne soit un devoir pour lui de guider sa communauté vers les meilleures choses qu'il connaisse et de les mettre en garde contre les pires choses qu'il connaisse ». 

Ainsi la meilleure des choses que l'on puisse connaître -Qu'Allah vous bénisse- c'est le Tawhid puis ensuite l'ensemble des obligations religieuses [prière, jeûne, Zakât, Hajj...] Et la pire des choses que l'on puisse connaître c'est le polythéisme, puis les innovations religieuses et l'ensemble des péchés.  

En effet, le plus grave pour la communauté c'est le polythéisme, puis les innovations religieuses (9).

Voici donc les quelques règles à suivre, et je n'ai nullement prétendu en cela englober de façon exhaustive toutes les règles de la voie des pieux prédécesseurs mais ce fût seulement dans le but d'alerter les gens et de leur indiquer la vraie voie.

Qu'Allah nous facilite à tous la mise en pratique de ce qu'Il agréé !

 

(1) Cheikh 'Oubeyd el Djabiri fait partie des éminents savants contemporains de la ville du Prophète : Médine.
(2) C'est à dire dans le cas précédent, avertir les gens contre cet innovateur et contre son innovation. Le traducteur.
(3) En arabe le mot "Salaf "a plusieurs sens, parmi ceux-là : aïeul, prédécesseur, ancêtre. Le traducteur.
(4) Ceux qui suivent les innovateurs qui apparurent après les trois premiers siècles de l'hégire. Le traducteur.
(5) Noms de sectes contemporaines. Le traducteur.
(6) L'Imam Ahmad fait allusion à ceux qui rejettent les Hadiths authentiques et qui préfèrent suivre la parole de tel ou tel savant, de la même façon qu'à notre époque certains suivent aveuglement une école (Madhhab) sans tenir compte des Hadiths. Le traducteur.  
(7) On peut également citer la parole du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) : « L'Islam a débuté étranger [c'est-à-dire dans la minorité] et dans l'avenir il redeviendra étranger. Ce jour-là Touba [Touba est un arbre immense du Paradis] pour ceux qui sont étrangers ! »  Le traducteur.
(8) Les 3 branches du Tawhid sont :
Unifier Allah comme Seigneur de l'Univers, 
Unifier Allah dans l'adoration,
Unifier Allah dans Ses noms et attributs. Le traducteur.
(9) D'après ibn el Quayim, le diable cherche à égarer l'homme en 6 étapes :
-  Le polythéisme,
-  puis sinon l'innovation religieuse,
-  puis les grands péchés,
-  puis les petits péchés,
-  puis l'inciter à perdre son temps dans les choses futiles,
-  puis finalement il cherche à ce que l'homme accomplisse des œuvres pieuses moins méritoires que d'autres. 

 

Traduction de Kamel el Djazâïri
copié de al.baida.online.fr
 

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Untel et untel sont les élèves de tel cheikh (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Untel et untel sont les élèves de tel cheikh (vidéo)

Soyez attentif...

 

Certaines personnes utilisent comme preuve (le fait que) untel et untel est parmi les étudiants de Cheikh Ibn Otheymin ou des élèves de Cheikh Ibn Baz, alors untel ou untel (cette personne) est Salafi.

 

Non !

 

Ce n'est pas un signe distinctif selon les Salafis.

 

Ce n'est que le Minhaj, les mœurs, et l'attestation.

 

Pour cette raison, nous avons souvent la question suivante:

 

« Un homme est venu nous affirmant qu'il etait parmi les étudiants de Cheikh Mouqbil; parmi les étudiants de Cheikh Rabi ', des élèves de Cheikh Ibn Otheymin, Est-ce suffisant? »

 

La réponse est non !

 

Ce n'est que lorsqu'il soit attesté.

 

Par conséquent, il peut être, et c'est quelque chose de bien connu, il peut être parmi les opposants actuels.

 

Au contraire, peut-être certains d'entre eux sont takfiri; certains d'entre eux sont peut-être takfiri, même s'il inscrit comme ayant étudié avec Cheikh Ibn Otheymin.

 

En raison de cela, il ne doit pas être utilisé comme preuve qu’untel et untel est semblable à lui.

 

C’est clair? 

 

C'est un bienfait, donc attention à lui !

 

Pour cette raison, lorsque 'Ali Al-Halabee vient à nous et dit:

 

«Je suis parmi les étudiants d'Al-Albani »

 

Ça y est, il est jugé comme entrant directement au paradis?!

 

Il est jugé pour avoir la science absolue ?!

 

Non !

 

Cela ne vous suffit pas ; Pas jusqu'à ce que vous marchiez et parcouriez sur la méthodologie des salafs sur laquelle Al-Albani parcourait, puisse Allah avoir pitié de lui.

 

Si vous vous y opposez, vous n'en faites pas partie, même si vous accrochez à lui à partir du moment où il a commencé ses études jusqu'à l'heure de sa mort, cela ne serait vous suffire.

 

Pour les savants sont exempts de ceux qui s'opposent (la vérité).

 

Ils s'exemptent de ceux qui s'opposent (à la vérité).

 

Pour cette raison, cela n'est d'aucune utilité.

 

Donc attention à cela !

 

copié de minhaj sunna

       

 

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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Le fait de parler en mal des savants est inéluctable chez les gens de l'innovation (vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Le fait de parler en mal des savants est inéluctable chez les gens de l'innovation (vidéo)

Questionneur :

 

Dans cette question il est dit : "Est-ce que le fait de parler en mal des savants salafis est le madhhab (voie) des gens de l’innovation?"

 

Réponse :

 

La réponse est oui.

 

C’est le souci et la coutume de tous les gens de l’innovation, même du Tabligh et de ceux connus sous le nom de Jamâ’at ul ahbâb, lorsqu’ils clament qu’ils invitent au bien, aux bonnes manières…

 

Au sein de leur groupe et parmi leurs adeptes, la diffamation des savants est inéluctable.

 

Ils disent par exemple : "Nous sortons sur le chemin d’Allah pendant que les autres sont assis avec l’air conditionné portant un bisht (pardessus porté dans la Péninsule arabique) en train de dormir et de se reposer avec leurs enfants; ce ne sont pas des savants de da’waa! Ce sont des savants de dounia!"

 

C’est de cette manière qu’ils diffament les savants.

 

Ainsi, il est inéluctable pour les gens de moukhâlafa (opposition à la vérité) qu’ils critiquent le savant ou qu’ils amoindrissent le savant de façon à ce que l’on ne profite pas de lui.

 

Donc cette parole est correcte : parler en mal des Savants est le madhhab de l’ensemble des gens de l’innovation.

 

traduit de l’anglais par Saalem Abou ‘AbdrRahman.

 

 
Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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S’assurer de la provenance d’une fatwa

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

S’assurer de la provenance d’une fatwa

Question : 

 
Certains laïcs ont porté atteinte aux prédicateurs (Ad-Du'ât), ainsi qu'à certains étudiants en sciences islamiques, et ils ont émis leur avis sur certaines questions religieuses, alors qu'ils ne sont pas spécialistes dans ce domaine.

Or, ce problème s'est répandu dans la masse des musulmans, au point où les choses sont devenues confuses pour eux.

Nous attendons de votre éminence des éclaircissements au sujet de cette affaire. Qu'Allah vous protège.

 
Réponse :
 
Il est du devoir du musulman de prendre ses précautions concernant sa religion, et de ne pas accepter les fatwas de n'importe qui, qu'elles soient écrites, diffusées, ou transmises par tout autre moyen, sans qu'il ne les vérifie.

Il est donc nécessaire de toujours vérifier les fatwas, que leur auteur soit laïc ou non, car il ne suffit pas de donner des fatwas pour être digne de cela.

La vérification est donc nécessaire.


Le but de cela est que le musulman prenne des précautions concernant sa religion et ne se précipite pas dans les affaires.

Il ne faut pas qu'il accepte les fatwas de personnes qui n'en sont pas dignes, mais il est plutôt nécessaire de vérifier jusqu'à atteindre la vérité.

 

Allah le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :
 

« Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. » (1)
 

Et les gens du rappel sont les gens de la science du Livre (d'Allah) et de la Sunna.

Il ne faut donc pas interroger des personnes dont la religion est douteuse, ou dont on ne connaît pas le niveau de science, ou qui sont connues pour leur déviation de la voie droite des gens de la  Sunna.
 
(1) Les Abeilles, v. 43.

Revue des Recherches, n°36, page 121.
copié de fatawaislam.com
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Faux propos : «Ne déclare pas les gens innovateurs !» «Yâ akhi! Laisse ça ! Laisse ça ! Est-ce qu’Allâh va te questionner à leur sujet ?» (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Faux propos : «Ne déclare pas les gens innovateurs !» «Yâ akhi! Laisse ça ! Laisse ça ! Est-ce qu’Allâh va te questionner à leur sujet ?» (audio)

Il y a ceux qui disent :

 

"Ne déclare pas les gens innovateurs !"

 

Ou, lorsque tu transmets le tabdi’ des savants sur une personne, ils disent :

 

"Yaa akhi ! Délaisse ce discours ! Délaisse ce discours ! Est-ce qu’Allâh va te questionner à leur sujet ?"

 

Réponse :

 

La réponse est oui !

 

Tu seras interrogé le Jour de la Résurrection au sujet d’un innovateur dont l’affaire est devenue répandue parmi les gens et au sujet duquel tu étais informé sur le fait que les Savants l’ont déclaré innovateur, et que tu as trahi les gens et ne les a pas conseillé sur le fait que c’est un innovateur.

 

Tu seras interrogé le Jour de la Résurrection.

 

En réalité, ton voisin, ton ami et ton frère t’attraperont et diront – comme cela est rapporté dans certains hadiths : "Ô Allâh ! Celui-ci m’a vu sur le faux et ne l’a pas changé !"

 

Pauvre de toi !

 

Tu vises à arranger ta situation et te défendre, tu parles en mal de cette religion et tu parles en mal du Manhaj des Salafs !

 

Bien, donc lorsque les Salafs – qu’Allâh soit satisfait d’eux – réfutaient les gens de l’innovation, mettaient en garde contre eux, clarifiaient leurs dangers et conseillaient la Oumma [disant :] "Un tel et un tel est un innovateur !", "Ne vous asseyez pas avec un tel et un tel !"...

 

‘Omar [Ibn Al Khattâb], lorsqu’il mit en garde contre Sabigh, ordonna de le sortir et de ne pas s’asseoir avec lui, disons-nous à ‘Omar : "Ô ‘Omar! Allâh ne va pas t’interroger à son sujet!"

 

Non, il sera interrogé !

 

Tu seras interrogé !

 

Si tu es capable de clarifier la Vérité et qu’il n’y a pas d’excuse légiférée, c’est-à-dire que tu crains pour ta personne, en étant frappé ou certainement agressé, alors tu es excusé.

 

Mais si tu es capable de clarifier et que tu as la preuve parmi les propos des Savants, alors il est obligatoire que tu clarifies, cher frère !

 

Cher frère, toi-même : Si je venais à acheter ce téléphone de ce professeur, cheikh Khalid.

 

Et que ce téléphone est cassé.

 

Je l’achète et cheikh Khalid s’en va.

 

Je viens m’asseoir avec toi et tu me dis : "Honnêtement, je savais que ce téléphone était cassé. Pourquoi tu l’as acheté? Il n’est pas bien."

Vais-je lui dire : "Allâh ne te questionnera pas le Jour de la Résurrection sur le fait que ne m’a pas conseillé"?

Je le saisirai et lui dirai : "Yaa Akhi! Comment ne m’as-tu pas conseillé?! Tu m’as laissé me faire trompé! Tu m’as trompé!"

 

Maintenant, c’est de Religion qu’il s’agit !

 

Je te vois écouter, lire ou fréquenter les gens des innovations et les gens des passions et je ne te conseille pas…

 

Lequel de ces exemples mérite le plus le conseil ?

 

Celui-ci ou celui-ci ?

 

Celui-ci !

 

Il s’agit là de s’attacher à ce sur quoi les Salafs étaient – qu’Allâh soit satisfait d’eux.

 

C’est pour cette raison que les Salafs avaient l’habitude de mettre en garde !

 

Ainsi, la parole de cette personne (dans la question) est irréfléchie ; un ‘aql (raison) auquel on a donné une précédence sur le naql (preuves).

 

Lequel a donc la précédence, le ‘aql ou le naql ?

 

Le naql, sans aucun doute.

 

Qu’Allâh élève le rang de son Prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons et qu’il leur accorde à tous la Paix.

 

Questions et réponses sur le Manhaj (méthodologie) 

Traduit de l’anglais par Saalem Abou ‘AbdrRahman.

 Publié par abdulrahmaane.wordpress.com

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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Refuser la critique

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Refuser la critique

Question :

 

Quel est votre conseil aux musulmans d'occident qui entendent des savants critiquant les gens impliqués dans la da'wa et qui n'acceptent pas cette critique, en disant :

 

Nous connaissons ces prêcheurs et nous n'avons jamais rencontré ces savants.

 

Ainsi comment pouvons-nous laisser ceux que nous avons connus pendant des années pour les paroles de ceux que nous n'avons jamais rencontrés ?

 

Réponse :

 

Le principe dans ce type d'affaire est que ce qui est rapporté d'une personne de confiance doit être accepté.

 

Ainsi, si une parole d'un des savants Salafis nous parvient, clarifiant la situation d'une personne, qu'il a quelques problèmes, alors celui qui entend cette parole doit accepter ce que lui rapporte cette personne digne de confiance.

 

Ceci est le cas tant que rien ne vient contredire ou réfuter la critique ou montrer que la critique était hors de propos.

 

Par exemple, si la critique d'un savant sur quelqu'un nous parvient, nous devons accepter cette critique sur cette personne de la part de ce savant et il doit être suivi.

 

Et si vous trouvez un autre savant louant cet individu, alors le principe est que la critique à la priorité sur l'éloge, tant que celui qui a loué l'individu n'est pas venu avec une explication claire de la critique de l'autre savant, le réfutant et annulant clairement cela.

 

Dans ce cas, nous penchons vers la parole du savant qui a loué l'individu.

 

Dans tous les autres cas, le principe est que nous devons accepter et suivre les paroles d'un savant digne de confiance, particulièrement quand sa critique est détaillée, expliquant la raison d'une telle critique avec les preuves qui ont nécessité la critique de cet individu.

 

Et quand cette critique parvient aux gens, ils n'ont aucune autre alternative que de la prendre.

 

Je vous donnerai un exemple pour aider à clarifier cela.

 

Imaginez si nous n'avions pas accepté les paroles des imams du Hadith en ce qui concerne les transmetteurs de hadith, leurs critiques et éloges pour eux.

 

Pourrait-on distinguer les narrations authentiques du messager d'Allah ( sallallahu 'alayhi wa sallam) de celles qui ne le sont pas ?

 

La réponse : Non, nous ne serions pas capables de les distinguer, puisque nous ne suivrions pas le facteur même qui nous permet de distinguer le  sahih du dha'if, les paroles des savants sur les transmetteurs qui nous ont transmis les narrations.

 

De la même façon, à notre époque, les savants continuent à transmettre ce dont ils ont été témoin et connaissent des situations des différents individus.

 

Ce témoignage est appelé : le jarh wa ta'dil

 

Le ta'dil signifie les paroles qui nous encouragent à prendre la science d'eux 

le jarh signifie la critique qui nous empêche de faire ainsi et nous oblige à avertir les gens contre eux et Allah est plus savant.

 

Article tiré du site bakkah.net

Cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du shaykh, fichier n°AAMB002, daté 1423/6/25.

 Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد عمر بازمول

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Le juste milieu en islam et l’interdiction de l’exagération (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le juste milieu en islam et l’interdiction de l’exagération (audio-vidéo)

L'islam est la religion du juste milieu et de la modération, c'est la religion qui lutte contre l'exagération et l'interdit.

 

Allâh جل وعلا a dit (traduction rapprochée) :

 

«Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins pour les gens, comme le Messager sera témoin pour vous.» [Coran, 2/143]

 

Ce juste milieu et cette modération sont manifestement présents dans les dogmes et les législations (islamiques).

 

La croyance est le juste milieu, et les législations islamiques sont le juste milieu.

 

Il nous est donc obligatoire de mettre en pratique cela entre nous dans nos paroles, nos opinions et cela jusqu'à la façon de penser.

 

Il nous incombe d'être dans le juste milieu entre ceux qui font preuve d'exagération et ceux qui font preuve de radicalisme/dureté, et cela encore dans la vision que nous nous faisons les uns des autres.

 

Nous devons obligatoirement adopter la voie du juste milieu.

 

La voie du juste milieu est celle à laquelle nous devons fermement nous accrocher parce que c'est la base de l'Islâm.

 

Et l'exagération est explicitement interdite, comme Allâh جل وعلا l'a dit sur les gens du Livre (traduction rapprochée) :

 

«Ô gens du Livre (chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allâh que la vérité.» [Coran, 4/171]

 

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم a interdit l'exagération en ces termes : 

 

«Prenez garde à l'exagération ! Prenez garde à l'exagération ! Prenez garde à l'exagération !»

 

L'exagération consiste à outrepasser la limite.

 

Ainsi, tout ce qui franchit la limite tombe dans l'exagération.

 

Et l'exagération dans la religion est condamnée et ses partisans sortent de la Sounnah du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et du juste milieu. 

 

L'apparition des sectes ainsi que l'apparition des innovations sont dues à l'exagération.

 

Les «Khawâridjs» ne sont apparus qu'à cause de l'exagération (dans l'interprétation de la religion) et les sectes et parties égarées ne sont apparues qu'à cause de l'exagération et de la transgression des limites de la religion d'Allâh جل وعلا.

 

La calamité qu'a connue la Communauté au cours de son histoire n'a-t-elle pas comme cause la multiplication de l'exagération et une pratique (religieuse) basée sur aucune preuve tangible ?

 

Il est possible que les adeptes de l'exagération aient une preuve avec eux, mais l'exagération présente en leur personne est avant tout ancrée en eux-mêmes, avant même qu'ils recherchent la preuve.

 

Tel que ce qu'Allâh جل وعلا a dit sur le sujet (traduction rapprochée) :

 

«C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses.» [Coran, 3/7]

 

Il existe donc des versets qui prêtent à équivoque et dont la connaissance est équivoque : ils peuvent être interprétés de telle ou telle manière. Allâh جل وعلا dit (traduction rapprochée) :

 

«Les gens, donc, qui ont au coeur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque.» [Coran, 3/7]

 

Celui qui a une inclinaison dans le cœur a par principe une exagération et une déviation dans le cœur (traduction rapprochée) : «mettent l'accent sur les versets à équivoque.»

 

Il suit ce qui est rappelé par le Qor'ân ou par la Sounnah, non pas par la gène de ce qui prête à équivoque, mais la déviation plutôt était déjà présente en lui, et il s'est engagé là où il n'y a pas de preuve pour prendre cela comme preuve et se convaincre que cela est juste et ancré dans la science (traduction rapprochée) :

 

«Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : «Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur !»» [Coran, 3/7]

 

«Hadhâ Huwa al-Islâm - هذا هو الإسلام»  
Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

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Suivre des débats retransmis ou diffusés à la télévision ? (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Suivre des débats retransmis ou diffusés à la télévision ? (audio)

Questionneur :

 

Une question concernant l’écoute des débats retransmis à la télévision et si ceci est permis...

 

Réponse :

 

Soyez attentifs, mes chers frères !

 

Ces débats qui ont lieu en public sont une erreur !

 

Et ils sont sur l’erreur de différents points de vue.

 

Le premier angle : est que ceux qui débattent, la plupart d’entre eux ne sont même pas des gens de la Sunna et de la Salafiyya claire.

 

Ainsi, ils ne distinguent pas clairement entre la Vérité et le faux, même dans leurs réponses.

 

C’est pourquoi vous trouvez certains d’entre eux s’asseoir avec un Rafidhi [Chiite] en étant souriant et jovial et le traitant comme s’il était un frère.

 

N’est-ce pas ?

 

Ceci est une erreur !

 

Le Rafidhi est un khabith !

 

Il maudit Abou Bakr et ‘Omar et je lui souris ?!

 

Jamais !

 

Au contraire, je lui montre un visage en colère !

 

Et je ne lui donnerai jamais un regard gentil !

 

Ceci est une première observation.

 

La deuxième observation : Certains d’entre eux sont juhhâl (ignorants) qui n’ont pas pris leur science des Savants.

 

Ils n’ont pas appris des Savants !

 

Cheikh Al Fawzan dit même au sujet de l’un d’eux que c’est un muta’âlim (quelqu’un qui prétend avoir de la science).

 

Le troisième point : Parfois il arrive que la personne de l’innovation – dans son débat – avance des choses que l’autre partie n’a pas la capacité de réfuter.

 

Et il y a en cela une fitna pour ce débatteur et pour l’homme de la masse qui regarde le débat.

 

Le quatrième point : Ceci n’est pas la voie empruntée par nos Salafs !

 

Lorsque les Salafs réfutaient les gens de l’innovation, ils réfutaient leurs innovations non pas par l’angle du débat, mais uniquement par l’angle de réduire le faux à néant et rendre la Vérité manifeste.

 

Et il y a une différence entre les deux !

 

En réalité, débattre avec les gens de l’innovation signifie que tu t’assoies avec lui à une table et que tu lui donnes l’occasion de parler avec son faux discours et de continuer dans sa clarification, et ceci est interdit conformément aux Salafs !

 

Mais lorsque le faux discours des gens de l’innovation leur est parvenu, les Savants le réfutèrent alors et ne l’autorisèrent pas à débattre.

 

Ils mettaient alors en garde contre lui, le déclaraient innovateur, et ordonnaient [aux gens] de l’éviter.

 

C’est ainsi qu’étaient les Salafs-us-sâlih, qu’Allah soient satisfait d’eux.

 

Aussi, parmi les choses qui arrivent, est que cheikh Ibn Baz, qu’Allah lui fasse miséricorde – et c’est aussi une caractéristique des Salafs – ne débattait pas avec les gens de l’innovation en public !

 

Ils ne débattaient pas avec eux en public !

 

Et c’est la raison pour laquelle je termine mon propos avec deux choses :

 

La première chose : Il pourrait y avoir une fitna pour l’homme de la masse et même certains étudiants en science – qui ne sont pas qualifiés au regard de la science – à regarder ces débats!

 

La deuxième chose : Les Savants ont déclaré dans leur fatâwa (décrets) qu’il est haram (illicite, interdit) de regarder et d’écouter ces débats.

 

Haram !

 

Non permis !

 

Car ce sont des endroits de fitan, des endroits qu’Allah – le Puissant, le Majestueux – déteste, des endroits où le faux est propagé et des endroits de malédiction !

 

Il n’est donc pas permis de s’y asseoir.

 

Na’am.

 

Cheikh Ibn ‘Uthaymin, cheikh Al Fawzan, cheikh Rabi’ et d’autres ont interdit ces choses pour les gens du commun, de les regarder et ils ont interdit la mise en place de ces débats en public.

 

Questions et réponses sur le Manhaj (méthodologie)

Traduit de l’anglais par Saalem Abou ‘AbdrRahman

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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Savoir dire : «Je ne sais pas» (audio)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Savoir dire : «Je ne sais pas» (audio)

Question :

 

Est-il permis à quiconque d'émettre un avis juridique (fatwa) s'il ne peut contacter les savants ?

 

Réponse :

 

(Le Cheikh répète la question)

 

Nous répondons, s'il est ignorant alors comment pourrait-il faire "ijtihâd" ?

 

Et sur quel fondement construira-t-il son effort d'interprétation ?

 

Et ce que doit faire celui qui ne connait pas le jugement, est de faire halte.

 

Et s'il est interrogé alors qu'il réponde : "Je n'ai pas de science".

 

Les anges, lorsqu'ils furent interrogés, par Allâh par ces phrases (traduction rapprochée) :

 

" Informez-Moi des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques ! " (sûrah 2 âyah 31)

 

Ils répondirent (traduction rapprochée)  : 

 

"Gloire à Toi ! Nous n'avons de savoir que ce que Tu nous a appris. Certes c'est Toi l'Omniscient, le Sage" (sûrah 2 âyah 32)

 

Quant au fait de dire, s'il ne trouve pas de savant "J'émets la fatwâ", il répond à l'aveuglette, que ça soit juste ou non : c'est une erreur, ce n'est pas permis.

 

Ce que doit obligatoirement dire la personne à celui qui demande la "fatwâ" est : "Demandes donc aux savants."

 

Et aujourd'hui - Wali Allâhi L hamd - la communication est simple.

 

Il contacte les savants par téléphone, par lettre rapide…

 

Al-hamduli Lahi la situation a été simplifiée.

 

Cours à la mosquée de Al Madîna - K7 n°33 face 1 à partir de la minute 1'36)

Publié par darwa.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Si deux savants sont en divergence...

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Si deux savants sont en divergence...
Les gens sont de 3 Types :

 

-le savant à qui Allah a donné la science et la compréhension 
 
-l'étudiant en science qui a un niveau en science mais n'atteint pas le niveau de l'érudit (le savant) 
 
-l'homme ordinaire qui ne sait rien.
 
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-Le premier (le savant) a le droit de faire un effort d'interprétation (ijtihad) et de le dire, plus encore il lui est obligatoire de dire ce que cette preuve implique pour lui, quel que soit la personne qui est en divergence avec lui, car c'est un devoir pour lui.
 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

« ceux d'entre eux qui en cherchent le sens, l'auraient appris (de la bouche du Prophète et des détenteurs du commandement) ».


Ceux qui peuvent faire al-istinbat (déduction des règles) sont ceux qui connaissent le sens de la parole d'Allah et de Son prophète (salallahu' alayhi wasalam).

 
-Le deuxième (l'étudiant) à qui Allah a donné de la science mais qui n'a pas atteint le rang du premier, peut prendre les choses générales qui lui parviennent, mais il doit être prudent et ne pas s'abstenir d'interroger ceux qui sont plus savants que lui, car il peut se tromper ou ne pas connaître quelque chose qui spécifie ce qu'il pensait être général, ou que cela soit abrogé sans qu'il ne le sache.
 
-Le troisième (l'homme ordinaire) est celui qui n'a pas de science, il lui est obligatoire d'interroger les gens de science, d'après la parole d'Allah (traduction rapprochée) :

« Demandez aux gens de science si vous ne savez pas », et dans un autre verset : « Demandez aux gens de science si vous ne savez pas, (Nous les avons envoyés) avec des preuves évidentes et des livres saints ».

Son rôle est donc d'interroger, mais qui doit-il interroger ?

Dans le pays il y a beaucoup de savants, et chacun dit qu'il est savant, ou on dit de tous qu'ils sont savants, donc qui doit-il interroger ?

Devons-nous dire : tu dois chercher celui qui est le plus proche de la vérité, l'interroger et prendre son avis ; ou bien nous disons : demande à qui tu veux parmi ceux que tu penses être des gens de science, si bien qu'il peut choisir quelqu'un sur une question, en négligeant un autre qui est plus savant et meilleur que le premier... les savants ont divergé sur cette question.

Certains ont vu que l'homme ordinaire devait interroger celui qu'il pensait être le plus digne de confiance dans sa science parmi les savants de son pays, comme l'homme qui est atteint d'une maladie et qui va chercher le meilleur docteur, car la science est un remède pour les cœurs.

De la même manière que tu vas choisir pour ta maladie celui que tu penses être le plus fort, il t'est obligatoire de choisir celui qui a le plus de science, car il n'y a pas de différence.

D'autres ont vu que cela n'était pas obligatoire, car celui qui a le plus de science peut ne pas être le plus savant sur une question précise. Cela s'explique par le fait qu'à l'époque des compagnons, les gens interrogeaient certains compagnons, alors que d'autres meilleurs qu'eux étaient encore présents.

Ce que je vois, c'est qu'il interroge celui qu'il pense être le meilleur dans sa science et sa religion, sans pour autant que cela soit obligatoire.

Car (même) le meilleur peut se tromper sur une question précise, et un autre moindre que lui peut voir juste.

Cela dépend donc des priorités, mais le meilleur est qu'il interroge celui qui est le plus proche de la vérité par sa science, sa piété et sa religion.

Enfin, je me conseille ainsi qu'à mes frères musulmans, surtout les étudiants en science, lorsque survient une question parmi les questions religieuses, de ne pas se presser, mais de vérifier et d'apprendre afin de ne pas parler sur Allah sans science.

Car celui qui donne une fatwa est un intermédiaire entre les gens et Allah, il transmet la législation d'Allah, comme il est rapporté du prophète (salallahu' alayhi wasalam) :

« les savants sont les héritiers des prophètes ».

Le prophète (salallahu' alayhi wasalam) nous a informé que :

« Les juges sont de trois sortes, un seul au paradis, celui qui aura connu la vérité et jugé par elle. ».

Il est très important, lorsque t'arrive une épreuve (une question importante), que tu orientes ton cœur vers Allah, que tu Lui demandes humblement qu'Il te fasse comprendre et qu'Il t'enseigne, surtout sur les questions importantes que la plupart des gens ne connaissent pas. 
 
Certains de nos enseignants m'ont transmis ceci : celui qui est interrogé sur une question doit demander beaucoup pardon à Allah (al-istighfar), d'après la parole d'Allah (traduction rapprochée) :

« Nous t'avons révélé le Livre avec la vérité, afin que tu juges entre les gens selon ce qu'Allah t'a appris. Et ne sois pas un appui pour les traîtres. Et implore le pardon d'Allah car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux ».

Car le fait de multiplier la demande de pardon fait disparaître les traces des péchés de l'oubli et de l'ignorance, comme Allah dit 
(traduction rapprochée) :

« Pour avoir manqué à leur engagement, Nous les avons maudits et Nous avons endurci leurs cœurs : ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé »
 
Et l'imam As-Sahfi'i disait (en vers) : « je me suis plaint à Waki' (son shaikh) de la mauvaise qualité de mon apprentissage, il m'a alors conseillé de délaisser le péché. Et il m'a dit : sache que la science et une lumière, et la lumière d'Allah n'est pas donné au désobéissant.
 
Et il n'y a aucun doute que la demande de pardon est une cause qui conduit à ce qu'Allah comble cet homme (de bienfaits).

Je demande à Allah qu'Il nous accorde le succès et la rectitude, qu'Il nous affermisse d'une parole ferme dans ce monde et dans l'autre, qu'Il n'égare pas nos cœurs après nous avoir guidés, et qu'Il nous accorde Sa miséricorde.

Source : Kitab Al-'Ilm p. 221-223
copié de salafs.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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À quel moment une personne s’affiliant à la sunna devient un traître ? (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

À quel moment une personne s’affiliant à la sunna devient un traître ? (audio)

Question :

 

À quel moment une personne qui s’affilie à la Sunna est considérée comme un traître ?

 

Réponse :

 

Une personne qui s’affilie à la Sunna devient un traître :

 

-Lorsqu’il a la capacité de défendre la Sunna, cependant, il ne la défend pas ;

 

-Lorsqu’il se tient avec les gens du faux alors qu’ils jettent le blâme sur les gens de la vérité, et qu’il ferme les yeux sur leur comportement ;

 

-Lorsqu’il accompagne les gens du faux, participe à leurs assises et rejoint leurs rangs ;

 

-Lorsqu’il ne vient pas aux assises des gens de la vérité, et qu’il évite ces derniers ;

 

-S’il les discrédite en disant des choses telles : "Ils ne font rien à part critiquer" - "Ils n’ont rien d’autre à offrir à part l’exagération".

 

Cette personne est un traître !

 

Et quiconque décrit les gens de la vérité avec des surnoms, il n’y a aucun doute, il les a trahi.

 

أسئلة و أجوبة في المنهج مع الشيخ أحمد بازمول - Questions et réponses du Koweït sur la méthodologie (36mn54 à 37mn43)

Traduit de l’anglais par Saalem Abou ‘AbdrRahmaan

Publié par abdulrahmaane.wordpress.com

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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Ô salafi, il t'est religieusement interdit d'acquérir la science chez un inconnu

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ô salafi, il t'est religieusement interdit d'acquérir la science chez un inconnu

Aussi, fait partie de la voie des salafs-qu'Allah soit satisfait d'eux-, la voie que nous devons suivre et à laquelle nous devons nous conformer, ceci : lorsqu'un homme se présentait à eux pour dispenser des cours et pour enseigner, ils ne s'asseyaient pas auprès de lui ni ne prenaient de lui (la science) ni ne l'entouraient, jusqu'à ce qu'ils soient sûrs de l'authenticité de sa doctrine et de la rectitude de sa voie ; ils interrogeaient à son sujet comme s'ils voulaient le marier.

 

Par contre nous, nous qui sommes salafis, quel que soit celui qui vienne, se lève et enseigne, on s'assoit devant lui, et, ensuite, nous découvrons soit que cet enseignant est un "salafi de nom" mais qu'en réalité, il s'en mêle les pinceaux, soit que c'est un sectaire (hizbi) à la base. 

 

C'est alors que les jeunes salafis, qui ont étudié auprès de lui, se mettent en divergence avec les autres jeunes ce qui mène aux concurrences et aux dissensions.

 

Ainsi, les jeunes qui se sont rassemblés autour de cet inconnu s'opposent à leurs frères salafis connus et ça va jusqu'aux insultes, puis ils montent les gens contre ce groupe de salafis !

 

Ô mon frère !

 

Ceci est une erreur, ceci est faux!

 

Il t'est interdit, sois attentif, la question n'est pas à prendre à la légère !

 

Il t'est religieusement interdit d'acquérir la science chez celui dont tu ignores la situation, de même qu'auprès de celui qui n'a pas été recommandé et dont la parole n'est pas acceptée (par les gens de science).

 

Cela t'est interdit, car cette science est une religion, et toi donc, tu adores Allah en pratiquant cette religion.

 

Est-ce que tu adores Allah à travers une voie acquise d'un mauvais individu ou plutôt celle venant d'un homme de Vérité ?

 

D'un homme de Vérité, bien sûr !

 

Cependant, certains salafis, non, jamais : un inconnu leur apparaît, se met à prêcher et ils se regroupent à ses côtés.

 

Il leur enseigne l'exégèse (tafsir), des ahâdîths (pluriel de hadith, c'est à dire les narrations prophétiques), les règles jurisprudentielles, et il leur enseigne telle matière, les sciences-outils : langue arabe, fondements de jurisprudence, grammaire... et ils se rallient autour de lui alors qu'ils ne savent pas quel est son état.

 

Ensuite, il encre en eux des fondements erronés, il les forme sur des bases contraires à la salafiyah (voie salafie) tout en déformant les fondements salafis par du laxisme et en leur donnant une fausse interprétation.

 

Ainsi, il démolit les jeunes.

 

Non, par Allah !

 

Je ne m'assois pas auprès de lui jusqu'à ce que je sache qui il est et que j'interroge à son sujet.

 

Par Allah !

 

Que tu t'assoies chez toi à la maison avec ce que tu connais concernant la prière, l'aumône et le jeûne est mieux pour toi que de t'asseoir chez un homme qui t'égarera, car si tu t'égares, tu ne sais pas si tu seras avec les gens du Paradis ou les gens du Feu.

 

On a demandé à l'Imam Ahmad (rahimahou Allah) :

 

"L'homme qui est des gens de la Sunnah -il fait donc partie des gens de la Sunnah-, s'il meurt alors qu'il commettait des pêchés, est-il un homme mauvais dont la demeure dans la tombe sera le Feu ?

Il répondit : "Tais-toi ! Car, certes, si l'homme meurt sur la Sunnah, sa tombe sera un jardin parmi les jardins du Paradis".

On lui dit alors : "L'homme qui fait partie des gens de l'innovation alors qu'il est assidu et dévot ?" (c'est à dire : est-ce que cela lui profère un statut élevé ?).

Il rétorqua : "Tais-toi ! Car l'homme parmi les gens de l'innovation, sa tombe est un gouffre parmi les gouffres de l'Enfer : Perdition ! Perdition !""

 

Et c'est pour cela qu'il convient que tu saches, si tu es salafi, qu'il ne faut pas t'asseoir chez celui qui apparaît au devant de la scène, jusqu'à ce que tu connaisses sa situation.

 

Et comment connaître sa situation ?

 

Eh bien, grâce à l'éloge des savants, en les interrogeant à son sujet.

 

Ô mon frère, rends-toi chez lui et demande lui : "Qui es-tu ?" et "Chez qui as-tu étudié ?", "Qui sont tes Mashayikhs (maîtres, savants, professeurs) ?", si tu peux l'atteindre bien sûr.

 

S'il te répond : "Par Allah, j'ai étudié (par exemple) auprès de Shaykh Souhaymi, Shaykh Louhaydan, Shaykh Rabi'", alors prends contact (avec eux pour te renseigner à son sujet), car certains assistent aux cours de Shaykh Rabi' ou de Shaykh Souhaymi ou encore de tel Shaykh alors qu'ils sont Hizbis, donc interroge à son sujet.

 

Ou encore, il se peut que cet individu était salafi et qu'ensuite il a changé, donc pose des questions à son sujet, ne t'assoies pas immédiatement !

 

Ô mon frère !

 

Procure-toi les cassettes de Shaykh Ibnou 'Uthaymin, de Shaykh An-Najmî, de Shaykh Ibnou Bâz -que la miséricorde d'Allah soit sur eux-, de Shaykh Rabi', de Shaykh Al-Fawzân et écoute-les ; il ne t'est pas imposé d'être présent auprès de cet inconnu ?

 

Ceci est donc une méthodologie et un comportement parmi les comportements des Salafs, si tu es salafi.

 

 Publié par dawa-messenger.com

أيضا من منهج السلف رضوان الله عليهم الذي يجب أن نسير عليه وأن نتقيد به أنهم إذا تصدر لهم رجل للتدريس وللتعليم لم يجلسوا إليه ولم يأخذوا منه ولم يلتفوا حوله حتى يتأكدوا من صحة معتقده وسلامة منهجه ويسألون عنه كأنهم يريدون أن يزوّجوه أما نحن ، نحن السلفيين ، كل من جاء وقام ودرّس جلسوا له ثم يجيئنا هذا المدرّس إما سلفي بالإسم وفي حقيقته متخبط أويكون حزبي أصلا . فإذا الشباب السلفي الذين درسوا عند هذا يختلفون مع الشباب الآخرين وتصبح المضاربات والمهارشات ويكون هؤلاء الشباب الذين التفوا حول هذا الذي هو غير معروف ضد إخوانهم السلفيين المعروفيين وتصبح هناك السباب ثم يألبون المجتمع على هؤلاء المجتمع السلفيين يا أخي هذا خطأ ، خطأ ، يحرم عليك ، انتبه المسألة ماهي ـ كذاجية ـ يحرم عليك شرعا أن تتلقى العلم ممن لا تعلم حاله وممن ليس مزّكى ومقبول القول ، يحرم عليك ، لأنه هذا العلم دين فأنت تتعبد الله بهذا الدين ، هل تتعبد الله بدين من رجل سوء ولا من رجل حق ؟ من رجل حق ، أما بعض السلفيين ، لا أبدا ، أبدا ، يجيئهم واحد يتصدر يلتفون حوله يدرسهم تفسير ، يدرسهم تفسير ، أحاديث ، أحكام ، يدرسهم كذا ، علوم آلة لغة عربية ، أصول فقه ، نحو يلتفون حوله ثم بعد ذلك يلتفون حوله وهم لا يدرون حاله ، ثم بعد ذلك يؤصل فيهم الأصول الباطلة ، ويؤصل فيهم أصول ضد السلفية ، ويأتي على الأصول السلفية ويميعها أو يجعلها بمفهوم خاطئ فيضرب الشباب ، لا والله أنا ما أجلس إليه حتى أعلم من هو وأسأل عنه والله لأن تجلس في بيتك بما تعلمه من صلاة وزكاة وصيام خير لك من أن تجلس عند رجل يضلك لأنك إن ضللت لا تدري أمع أصحاب الجنة أم مع أصحاب النار، قيل للإمام أحمد

الرجل من أهل السنّة وهومن أهل السنّة يموت وعنده معاصي هل هو رجل سوء وحفرته نار ؟ قال : اسكت ، فإن الرجل إن مات على السنّة فقبره روضة من رياض الجنة

قيل له : الرجل من أهل البدعة مجتهد وعابد ، يعني هل له مكانة ؟ قال : اسكت ، فإن الرجل من أهل البدعة حفرته حفرة من حفر النيران ، هلاك ، هلاك

ولذلك ينبغي أن تعلم إن كنت سلفيا أن لا تجلس لمن تصدر ،حتى تعلم حاله ، كيف أعلم حاله ؟ بتزكية العلماء ،بالسؤال عنه ، يا أخي رح له وقل له من أنت ؟ وعند من درست ؟ من مشايخك ؟ إذا ما عرفت توصل له ، قال لك : والله درست عند مثلا الشيخ السحيمي، الشيخ اللحيدان ، الشيخ ربيع ، اتصل ، لأنه بعضهم يحضر عند الشيخ ربيع أو عند الشيخ السحيمي أو عند الشيخ الفلاني وهو حزبي ،وهو حزبي اسأل ، أو قد يكون سلفي ثم تغير، اسأل ، لا تجلس مباشرة ، يا أخي أحضر أشرطة الشيخ ابن عثيمين ، الشيخ النجمي ، الشيخ بن باز رحمة الله عليهم ، الشيخ ربيع والشيخ الفوزان واسمع ما هو لازم إلا أن تحضر عند هذا المجهول ؟ فهذا منهج و مسلك من مسالك السلف إن كنت سلفيا

نصائح وتوجيهات للمتصدرين للدعوة - الدقيقة : 8 و56 ثا 

لفضيلة الشيخ أحمد بن عمر بازمول حفظه الله

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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Il n'est pas permis de prendre la science de chez quelqu'un, tant que les savants ne l'ont pas recommandé (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Il n'est pas permis de prendre la science de chez quelqu'un, tant que les savants ne l'ont pas recommandé (audio-vidéo)

La mise en garde contre Bachir Bin Hassan le tunisien où se trouve cette parole

 

Cheikh Bazmoul hafizahu Allah sur la cassette de la mise en garde contre Bachir Bin Hassan le tunisien, rappelle que :


Si vous aviez demandé aux savants avant de prendre de chez lui, ils vous auraient informé qu'il avait appris la science en Arabie Saoudite chez certains innovateurs.

Bachir dit qu'il a étudié chez cheikh Ibn  AlOtheimine rahimahu Allah.

Alors que Cheikh s'est renseigné chez de vrais étudiants de Cheikh Ibn Al Otheimine rahimahuAllah et il s'est avéré, qu'il n'est pas un élève de Cheikh.

Il est possible qu'il soit allé à quelques cours, mais il n'est pas un de ses élèves.

Sur ce, Cheikh explique une règle fondamentale (qui éviterait beaucoup de problèmes et de fanatisme ( ta3assob) en France et ailleurs, si elle était appliquée.)

Il dit hafizahu Allah :

"C'est une règle générale que chaque musulman est obligé de connaitre.

C'est que : il n'est pas permis de prendre la science ni chez les innovateurs ni chez ceux qui font des pêchés : les débauchés, ni des inconnus .

Par exemple,  un homme vient vers vous et dit : " j'ai étudié chez les savants et ainsi de suite" ... daccord ?

Mais vous ne savez pas s'il est sur la Sunna, si l'ont zaki (recommandés) les savants ou pas.

Il n'est pas permis de prendre la science de chez lui jusqu'à ce que les savants le recommande... jusqu 'à ce que les savants le recommande. (Cheikh répète deux fois)
 
Car, avant que les savants ne le recommandent, il est pour vous un inconnu et son état est inconnu....
 

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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