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La position à prendre face aux divergences des savants

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La position à prendre face aux divergences des savants

(1) La plupart des gens ne savent pas la cause des désaccords entre les savants et ne savent pas quelle position adopter vis à vis de ces divergences d'opinion.  

 
Une grande majorité des gens disent, comme cela a été rapporté dans un hadith faible,  « le désaccord de ma communauté est une miséricorde » de sorte qu'ils acceptent toutes les divergences, même les plus prononcées.

Et une petite partie veut carrément supprimer les divergences de sorte que les savants ne parlent plus que d'une seule voix sur tous les sujets sur lesquels les savant qui nous ont précédés étaient en désaccord.

Ceci est évidemment impossible car Allah avec Sa sagesse immense a dit, et son ordre ne peut pas être contré :

 
وَلَوْ شَاء رَبُّكَ لَجَعَلَ النَّاسَ أُمَّةً وَاحِدَةً وَلاَ يَزَالُونَ مُخْتَلِفِينَ إِلاَّ مَن رَّحِمَ رَبُّكَ

« et si Ton seigneur avait voulu il aurait fait des gens une seule communauté. Or ils ne cessent d'être en désaccord entre eux, sauf ceux à qui ton seigneur a accordé miséricorde» (2)

 

Il y a deux types de divergence :

 

La divergence de compréhension,
La divergence qui engendre la dissension et l'inimitié.

 

Nos pieux prédécesseurs (salaf) étaient sur le premier, ils ne se combattaient pas, ni ne se fâchaient à cause de leurs divergences d'opinion, et cela du fait du verset suivant :

 

وَ لاَ تَكُونُوا مِنَ الْمُشْرِكِينَ مِنَ الَّذِينَ فَرَّقُوا دِينَهُمْ وَكَانُوا شِيَعًا كُلُّ حِزْبٍ بِمَا لَدَيْهِمْ فَرِحُونَ
 
« ne soyez pas parmi les associateurs, parmi ceux qui ont divisé leur religion et sont devenus des sectes, chaque parti exultant  de ce qu'il détenait. » (3)
 
Si nos pieux prédécesseurs et, avant eux, les compagnons du prophète divergeaient, alors ceux qui viennent après eux sont plus à même de diverger.

Par contre, à l'exemple des compagnons, ils doivent éviter que leurs divergences d'opinions ne se transforment en dissension et inimitié.

La divergence d'opinion et inéluctable est aucun musulman ne doit la renier lorsque celle-ci apparaît entre deux savants car elle fait partie de la nature humaine sur laquelle Allah a crée l'homme comme cela a été évoqué dans le verset précédent.

Que doit donc faire le commun des musulmans lorsqu'il est devant une telle divergence ?

Et c'est là le but de ma parole lorsque je parlais précédemment de l'ignorance de la masse quant à la position à prendre dans pareil cas.

La masse des musulmans vivait depuis environ  un quart de siècle enfermée dans les madhâhibs. Chacun dans un madhab, celui ci est hanafî, celui là est châfi'î et l'autre mâlikî...etc.


Aujourd'hui, et la louange est à Allah, il y a un début de réveil, et je dis bien un début, et non pas un réveil complet, Car bien qu'ils aient pris conscience de choses auxquelles leurs prédécesseurs n'avaient pas prêté attention, cette prise de conscience n'est pas complète et a donc besoin d'être achevé.

 
C'est ce que je vais tenter d'entreprendre maintenant :

Ô toi le musulman, quelque soit ta culture islamique, quelle soit forte dans le domaine de la législation (chari'a) ou petite, lorsque tu entends une divergence d'opinion entre deux savants :

1 - regarde dans un premier temps si ceux que tu considères comme des savants le sont réellement

Dans beaucoup de cas on a affaire à un « tâlib l'ilm » (apprenti, étudiant) qui dit une parole qui va à l'encontre de ce que disent les savants et on croit alors qu'il y a une divergence entre savants.

2 - Par contre si on a affaire à deux savants connus et pieux alors la méthode est la suivante :

Si tu es capable de faire la distinction entre une preuve et une autre alors tu as le devoir de regarder toutes les preuves sur lesquelles s'appuie chaque savant puis tu te penches vers celui qui te tranquillise le plus, vers la preuve qui te semble la plus forte.

Je veux signifier par là que même  le commun des musulmans a le devoir de faire un effort de réflexion [dans la recherche de la vérité] (ijtihad, dans le sens linguistique du terme).

Cet effort de réflexion (ijtihad) diffère d'une personne à une autre.

Comment un musulman ordinaire doit t'il faire un ijtihad ?

Et bien de la façon suivante :

 
Scénario 1

1-il écoute une fatwa d'un savant, cette fatwa diffère de celle qu'a prononcée un autre savant

2-il demande les preuves auprès du 1er savant, celui ci lui répond « ceci est mon opinion, mon madhab ».

3-il demande les preuves auprès du 2ème savant  qui lui répond « Allah a dit, le prophète a dit, les salafs (prédécesseurs) ont dit... », comme l'a très bien dit ibn al-Qayim : 

«  La science se définit à travers « ALLah a dit », « Le prophète a dit », et « les compagnons ont dit » et non pas au moyen du camouflage.

Et la science ne consiste pas à ce que tu exposes avec insolence la divergence entre la parole du prophète et l'avis d'un savant. » [al fawâ-id 1/105]

4-Si tu suis cette méthode lorsque tu regardes les arguments alors à ce moment là tu verras la différence qu'il y a entre les deux propos.
Je t'ai dit précédemment que l'un a dit : «ceci est mon opinion, ceci est mon ijtihad, ceci est mon madhab » et cela arrive souvent, tandis que l'autre te cite comme arguments le Coran, la Sounnah ou les paroles des salafs (prédécesseurs).

A ce moment-là, tu vois ton cœur penché vers celui qui t'a apporté les preuves venant du Livre d'Allah et de la Sounnah et non pas vers l'avis du 1 er savant.

Du coup, le doute qui était en toi se dissipe.

 
Scénario 2

1-les deux savants présentent des preuves, comme cela s'est produit dernièrement chez le cheikh al Banna, certains d'entre vous étaient présents, lorsque nous avons débattu avec l'un des professeurs au sujet de la lecture de la fatiha à voix haute derrière l'imam.

2-les gens présents écoutent et quiconque voit son cœur se tranquilliser pour tel ou tel avis alors suit cet avis et peu importe qui a raison ; l'essentiel est que celui qui écoute ne soit pas guidé par ses passions ou une idée déjà faite.

Comme l'a dit ibn Mas'oud :  

« ne soyez pas des gens indécis (« des moutons »)  qui disent : «  « si les gens font le bien alors nous le faisons et si les gens font le mal, nous le faisons aussi », mais soyez maître de vous même et faites le bien lorsque les gens le font et ne faites pas le mal lorsque les gens le font. ».
[al ahkâm (ibn Hazm)] (4).

Donc le commun des musulmans a le devoir de réfléchir et de rechercher  la vérité, là où elle se trouve, puis de la suivre.
Et tout cela dans les limites de sa culture islamique, de ses connaissances et de sa capacité à comprendre. Allah n'impose à l'âme que ce qu'elle peut.


L'essentiel est qu'il ne soit pas guidé par ses passions.

Conclusion :

La divergence est inéluctable et on ne doit pas essayer de l'éliminer, on ne doit pas demander l'impossible.

Donc la position du commun des musulmans devant la divergence des savants doit être celle que l'on a décrite auparavant, c'est-à-dire qu'ils doivent rechercher la vérité.

Ensuite, ils seront jugés de la même manière que les savants moujtahides, c'est à dire : s'ils se sont trompés alors ils auront une récompense et s'ils ont atteint la vérité alors ils en auront deux.

L'essentiel est qu'ils ne soient pas guidés par leurs envies.

 
(plus tard , Une personne, dans l'assemblé pose une question)

« Comment le commun des musulmans peut-il faire un ijtihad sur les arguments qu'ils leur sont exposés et comment peuvent-ils comprendre le contenu de ces arguments ? »

Réponse :

Les musulmans ordinaires ne sont pas contraints par le législateur à devenir des savants.

il n'y avait parmi les compagnons que 200 savants mouftis.

Les autres n'étaient pas des savants comme l'exige l'expression.

On lit la parole d'Allah :

فَاسْأَلُواْ أَهْلَ الذِّكْرِ إِن كُنتُمْ لاَ تَعْلَمُونَ

« Demandez donc au gens du rappel si vous ne savez pas » (5).

On déduit de ce verset que les musulmans sont divisés en deux catégories :

Les savants et les non-savants. Et Allah a imposé aux uns ce qu'il n'a pas imposé au autres.

Il a imposé aux non-savants d'interroger les savants et il a imposé aux savants de ne pas cacher leur science mais au contraire de l'exposer à la seconde catégorie.

Donc, de tout temps, la communauté est constituée de savants et de non-savants. Ceci est confirmé par le verset précédent.

Il n'est pas demandé à tous les musulmans d'étudier la science sauf ce qui est nécessaire.

Exemple : il y a une grande différence entre connaître les conditions de la prière (chourout), les piliers de la prière (arkân) et connaître les règles du hajj et de la zakat.

Chaque musulman  doit prier, donc connaître la façon de prier, chaque musulman  doit jeûner donc connaître la façon de jeûner tandis que la zakat et le hajj  il n'est pas demandé à tout le monde de les connaître sauf si il est riche et capable d'aller au hajj.

Par contre la science au sens large comme la science du tafsir, du fiqh n'est obligatoire que pour une petite partie de la communauté.

Ceci est connu par tous, donc ta question n'est pas opportune car il n'est pas obligatoire pour tout musulman d'étudier la science.

 

Question :

« Mais si il questionne un des savants et que celui-ci lui répond avec des arguments, est il obligé de faire un effort pour comprendre les arguments ? »

 
Oui, mais j'ai fait une distinction en disant : s'il est capable de comprendre alors il compare, il pèse les deux avis et je pense que tu te rappelles de l'exemple : un tel a dit sur un sujet :  « ceci est mon opinion » et l'autre a un avis contraire sauf qu'il expose pour le justifier un verset du Coran.
Est-ce que celui qui a posé la question a besoin d'être un savant ?
 
 

Le questionneur :

« Afin qu'il comprenne le verset ? »

 

Le verset, barakallahou fîk, c'est le savant qui va le lui expliquer, mais moi  je résume la réponse et je dis que le premier savant n'a pas exposé de preuves ; il s'est contenté de dire « ceci est mon avis » tandis que le deuxième savant dit : « Allah a dit , Le prophète a dit ».
 
Je ne dois pas systématiquement m'imaginer que le musulman ordinaire ('âmmi) ne comprend pas le verset ou le hadith, il se peut qu'il le comprenne. 
 
Et si il ne le comprend pas alors le savant doit le lui expliquer
 
Il s'appuie sur le savant pour comprendre l'argument.
 
Donc je disais que le 1er savant n'avait rien fait d'autre qu'exposer son opinion (sans preuve) alors que l'autre s'est appuyé sur le Coran et la sounnah.
 
On ne doit donc pas se diriger vers la question posé qui affirme implicitement que chaque musulman doit apprendre la science au sens large du terme (tafsir, fiqh, hadith...) pour être capable de comprendre le coran et la sounnah.
 
 

Le questionneur :

« Si les deux savants présentent des preuves, comment juger entre l'un et l'autre ? »

 

Il ne lui est pas demandé de pouvoir le faire. 
 
Tu dois seulement faire un effort de réflexion (ijtihad) qui soit en accord avec tes capacités.
 
Tu es le plus à même de te juger, que tu sois un parfait illettré ou un étudiant en deuxième année, ou bien en maîtrise ou en doctorat ; Il y a plusieurs niveaux chez les gens, ce n'est pas parce qu'une personne à un diplôme en doctorat ou une maîtrise qu'il est un faqih ou un mouhadith, non, mais il a une culture générale qui lui permet de comprendre ce que lui expose le savant.
 
Ce docteur n'a rien à voir avec le parfait illettré. 
 
Si on expose à l'illettré les mêmes preuves qu'on a exposées au docteur, que doit-il faire ?

 

Il doit faire un effort de réflexion (ijtihad) , quel que soit cette effort, il doit correspondre à ses capacités.

L'ijtihad ici n'est pas un ijtihad scientifique (fî l'ilm). 

Exemple :

1) L'illettré est confronté à 2 savants, l'un est connu pour sa science et est pieux, tandis que l'autre, il ne le connaît pas.

Dans ce cas il n'a pas besoin de connaître le Coran et la Sounnah ; Son coeur se tranquilise dans le fait de suivre le savant connu et pieux.

2) Les 2 savants sont connus et sont pieux sauf que l'un est agés, il a vieilli dans la science, tandis que l'autre est jeune, son coeur se tranquilise en choisissant le 1er, etc

L'essentiel, comme je l'ai dit précédemment, est qu'il fasse un effort de réflexion pour que son coeur se tranquilise et qu'il ne soit pas une personne indécise (sans opinion, qui ne tranche pas "i'mat". Il n'a pas besoin d'avoir de la science. et là, il a fait son devoir !

Les compagnons du prophète agissaient comme celà. Lorsqu'ils recevaient une fatwa provenant d'une autre personne que celles qu'ils avaient l'habitude de consulter, il la prenait en compte.

Mais la différence est qu'à 'époque les moyens de communication ne permettaient pas à la science de parvenir en un laps de temps bref, celà se comptait en années.

Et c'est pour cette raison qu'aujourd'hui nous avons ce problème : avant il se passait plusieurs années entre la réponse du premier savant et celle du deuxième, tandis qu'aujourd'hui, en un instant, tu as les avis provenant des quatre coins du monde.

Donc la solution pour le commun des musulmans est ce que l'on a évoqiée auparavant.

(1) Traduction tirée d'une cassette.
(2) S11 V118-119
(3) S30 V31-32
(4) il veut dire qu'il ne fasse pas être un mouton qui suit n'importe qui mais qu'il faut utiliser son intelligence afin de distinguer le mal du bien.
(5) S16 V43

 

copié de sounnah.free.fr
 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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L’ijtihâd et la fatwa

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’ijtihâd et la fatwa

Question :

 

Pratiquer l’Ijtihâd dans les lois islamiques est-il ouvert à n’importe qui, ou bien y a-t-il des conditions à remplir pour être Mujtahid  [1] ?

 

Est-il permis à n’importe qui de décréter des avis juridiques (fatwas) en se basant sur sa raison sans connaître la preuve évidente ?

 

Quel est le degré d’authenticité du hadith disant : «  Le plus audacieux parmi vous concernant le décret d’avis juridiques est le plus téméraire face au châtiment de l’Enfer » et quelle est sa signification ?

 

Réponse :

 

L’Ijtihâd concernant les lois religieuses existera toujours pour celui qui en est capable, c’est-à-dire celui qui est parfaitement au courant de tout ce dont il a besoin dans ce domaine, comme les versets coraniques et les hadiths prophétiques, qui est capable de les comprendre et de les utiliser comme preuve à bon escient, qui est au courant du degré d’authenticité des hadiths qu’il utilise comme argument et des sujets à propos desquels il y a consensus (des savants), afin qu’il ne contredise pas le consensus lorsqu’il émettra son décret.

 

Il faut aussi qu’il soit suffisamment savant dans la langue arabe afin de pouvoir comprendre les textes, les utiliser comme arguments et en extraire des règles.

 

Il ne convient à personne de parler de la religion en se basant sur sa raison seulement, ou de décréter des avis religieux sans science aucune.

 

Il doit plutôt se guider à l’aide de la preuve religieuse [des textes révélés] (Ad-Dalîl ush-Shar’î), puis des avis des savants, de leur compréhension des preuves et de leur méthode d’argumentation et de déduction.

 

Ensuite, il pourra parler ou décréter un avis selon sa conviction.

 

Quant au hadith :

 

« Le plus audacieux parmi vous concernant le décret d’avis juridiques est le plus téméraire face au châtiment de l’Enfer » [2], il a été rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Abdirrahmâne Ad-Dârimî dans ses Sunan, d’après  ‘Abdullah ibn Ja’far Al-Misrî avec une chaîne de rapporteurs dont il manque le Compagnon (Mursal).

 

Qu’Allah bénisse et salue notre Prophète Muhammad et sa famille.[3]

 

[1] Mujtahid : personne qui maîtrise les textes révélés, et est capable d’en déduire les règles et les lois, et de donner des réponses à des questions qu’on lui pose, dans tous les domaines de la religion, ou un domaine en particulier. Ijtihâd : effort que fournit le Mujtahid dans sa recherche de la vérité.

[2] Rapporté par Ad-Dârimî dans l’introduction de ses Sunan, n°157 ; Faible, selon ce qu’a rapporté le cheikh.

[3] Cheikh Ibn Bâz, Fatâwâ Hay’ati Kibâr-il-‘Ulamâ.

 

Fatwa : éclaircissement, explication du point de vue de la religion sur une question donnée ; donner un avis juridique.

 

 Publié par fatwas.online.fr

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Ainsi se réalise pleinement la sincérité

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ainsi se réalise pleinement la sincérité
L'homme ne doit pas se réjouir que les gens acceptent sa parole parce que c'est sa parole, mais plutôt parce que c'est la vérité.
 
De même, il ne doit pas s'attrister que les gens rejettent sa parole parce que c'est sa parole - sa situation serait alors celle de quelqu'un qui appelle à sa propre personne - mais plutôt parce que c'est la vérité qui est rejetée.
 
Et ainsi se réalise pleinement la sincérité.

En effet, la sincérité est très difficile à acquérir, sauf s'il prend le chemin qui le conduit à Allâh d'une manière véridique, en suivant la voie droite, car Allâh l'aidera et lui facilitera.

 

Explication de Kitab At Tawhid
Chapitre de la peur du chirk
 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Ceux qui ne veulent pas propager les paroles des savants sur les égarés (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ceux qui ne veulent pas propager les paroles des savants sur les égarés (audio-vidéo)

Question :

 
Quelques jeunes , malheureusement, ignorent la situation des personnes égarées au point où certains d'entre eux n'acceptent pas les cassettes dans lesquelles il y a les répliques contre eux (les égarés) ou alors il ne s'intéressent pas à ce domaine.

Ils disent : Apprenez la science, apprenez la science, car le fait de s'intéresser aux cas des personnes égarées occupe et empêche la personne de s'instruire dans sa religion.

Que dîtes-vous de cela ?

Qu'Allah vous bénisse. 
 
Réponse :
 
Celui qui tient ces propos est un ignorant car le fait de savoir qui sont les innovateurs fait parti de la recherche de la science.

Le fait de savoir qui sont les innovateurs afin de les dénoncer fait parti de la recherche de la science. 
 
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Question :

 
Comment doit-on se comporter avec certains frères salafis qui n'encouragent pas les jeunes à écouter les cassettes qui contiennent les répliques contre les innovateurs et avec ceux qui n'informent pas de la situation des innovateurs ?

Et comment se comporter avec eux s'ils persistent dans cette voie ? 
 
Réponse :
 
Par Allah, les Salaf disaient à propos de ce genre de personne :
 
" Si tu vois celui-là défendre les innovateurs et désapprouver le fait de parler sur eux, alors considères-le de leur côté ".

Voilà comment les Salaf des premières générations étaient.

Ils disaient :
 
"Si tu vois un homme défendre les innovateurs et désapprouver le fait de parler sur eux, alors considères-le de leur côté".


copié de darwa.com

 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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Le conseil est-il une condition avant la réfutation ? (dossier-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le conseil est-il une condition avant la réfutation ? (dossier-vidéo)

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Question :

 

Qu’Allâh vous protège.

Quand est-ce que le conseil doit se faire en privé ou en public ?

 

Réponse de Cheikh Ibn Baz :

 

Le conseiller fait en fonction de ce qui est le plus bénéfique.

 

S‘il voit que le conseil en privé est plus bénéfique alors il conseille en privé, et s'il voit que le faire en public l'est plus alors qu'il conseille en public.

 

Par contre s'il sait de son frère qu'il fait un péché en secret alors il le conseille en secret.

 

Il ne le dévoile pas.

 

Il le conseille en tête-à-tête.

 

Alors que si le péché est fait en public, par exemple :

 

Dans une assise un homme boit de l'alcool il le réprimande ; 

 

Ou un se lève et appelle à boire de l'alcool, alors qu'il est présent, ou bien à l‘usure (intérêts), il dit : "Ô mon frére ceci n'est pas autorisé."

 

Mais si tu sais de ton frere qu'il pèche, qu'il boit de l'alcool ou mange l'usure (intérét) tu le conseille en tête-à-tête, tu lui dis : "Ô mon frére il m'est parvenu que [...]"

 

Tu le conseilles.

 

Alors que s'il fait quelque chose de blamâble en public, dans une assise et les gens voient cette chose alors tu le blâme. 

 

Si tu tais sur çà, cela veut dire que tu approuves ce mal.

 

Donc si nous sommes dans une assise ou apparait la consommation d'alcool alors réprouve cela si tu en as la capacité, et également s'il apparait autre chose comme de la médisance tu dis : "Ô mes frères...", tu vois que la médisance est interdite... etc parmi les désobéissances évidentes (apparentes), si tu as de la science alors réprouve-les, car c'est un mal évident. 

 

Ne te tais pas sur cela !

 

Et ceci pour faire apparaitre la vérité et appeler a elle.

 

Source : Revue Al Islah/ numéro : 17-241/ date : 23/06/1993

Traduit par AbduRahman AlKambodi

 

سؤال : متى -حفظكم الله- تكون النصيحة سراً ومتى تكون علناً ؟

الجواب : يعمل الناصح بما هو الأصلح ، إذا رأى أنها سراً أنفع نَصَحَ سراً 

إذا رأى أنها في العلن أنفع فعل لكن إذا كان الذنب سراً لا تكون النصيحة إلا سراً ، إذا كان يعلم من أخيه ذنباً سراً ينصحه سراً لا يفضحه ، ينصحه بينه وبينه ، أما إذا كان الذنب معلناً يراه الناس مثلاً في المجلس قام واحد بشرب الخمر ينكر عليه أو قام واحد يدعوا إلى شرب الخمر وهو حاضر أو إلى الربا يقول يا أخي لا يجوز هذا ، أما ذنب تعلمه من أخيك تعلم أن أخاك يشرب الخمر أو تعلم أنه يتعاطى الربا تنصحه بينك وبينه سراً تقول يا أخي بلغني كذا .. تنصحه ، أما إذا فعل المنكر علانية في المجلس وأنت تشاهد المنكر أو شاهده الناس تنكر عليه ، إذا سَكتَّ معناه أنك أقرَّيت الباطل ، فإذا كُنَّا في مجلس ظهر فيه شرب الخمر تنكره إن استطعت ، وكذلك ظهر فيه منكر آخر من الغيبة تقول يا إخواني ترى ما تجوز الغيبة أو ما أشبهه من المعاصي الظاهرة ، إذا كان عندك علم تنكرها لأن هذا منكر ظاهر لا تسكت عليه من باب إظهار الحق والدعوة إلية. اهـ
مجلة - الإصلاح ، العدد : 241-17 ، بتاريخ 23/6/1993 ميلادي

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Question :

 

Une personne conditionne la publication des réfutations à l’envoi d’une copie (de cette réfutation) à la personne réfutée afin qu’il la lise ; il dit que cela fait partie de la méthodologie des Salaf.

 

Réponse de Cheikh Al Albani :

 

Ceci n’est pas une condition.

 

Cependant, si ceci lui est facilité, et qu’il espère par le biais de cette méthode arriver à se rapprocher de cette personne qu’il désire conseiller, sans diffuser l’affaire, alors c’est sans aucun doute une bonne chose.

 

Mais en faire une condition, premièrement, et une condition générale, deuxièment, cela ne fait en rien partie de la sagesse (…).

 

Si tu sais d’une personne qu’elle est sur le même manhaj que le nôtre et qu’elle accepte les conseils, alors lui écrire sans étaler son erreur sur la place publique (inaudible) alors c’est une bonne chose.

 

Mais ce n’est pas une condition.

 

Et même si c’en était une, ce ne serait pas une chose possible : comment pourrais-tu obtenir son adresse ?

 

Comment pourrais-tu correspondre avec lui ?

 

Et après : obtiendrais-tu une réponse de sa part ou non ?

 

Ces choses-là sont totalement du domaine de l’incertain.

 

Cette condition est très difficile à réaliser, et pour cela ce problème n’est pas considéré comme une condition.

 

Publié par alminhadj.fr

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Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Répondre à l'opposant fait partie d'ordonner le bien et d'interdire le mal

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Répondre à l'opposant fait partie d'ordonner le bien et d'interdire le mal
Il ne fait aucun doute que la complète législation islamique est venue pour mettre en garde contre l’exagération dans la religion, et elle ordonne d’appeler les gens vers le chemin de la vérité en usant de sagesse, de bonne exhortation et en discutant de la meilleure façon.

Mais elle n’a pas omis d’user de dureté et de brutalité, lorsque la gentillesse et le fait de discuter de la meilleure façon ne sont d’aucune utilité comme a dit Allah, glorifié soit-il dans la traduction rapprochée du sens des versets :

(Ô prophète ! Combats les mécréants et les hypocrites, et sois brutal avec eux ) ( Sourate 9, verset 123)

Allah, glorifié soit-il, a dit dans la traduction rapprochée du sens des versets :

(Ô vous qui croyez ! Combattez les mécréants qui sont près de vous et qu’ils trouvent de la dureté en vous, et sachez qu’Allah est avec les pieux) (Sourate 9, verset 123)

Allah glorifié soit-il a dit, dans a traduction rapprochée du sens des versets :

(Et ne discutez avec les gens du livre que de la meilleure façon, excepté ceux d’entre eux qui sont injustes) (Sourate 29 verset 46 dans la totalité)

Mais si cela n'est d'aucune utilité et que l’injuste, le mécréant et le pervers persistent dans leurs comportements et qu’ils ne se soucient pas de celui qui tient un sermon et de celui qui donne de bons conseils, il faut l’empêcher et on doit se comporter avec lui avec dureté, et, on doit lui infliger ce qu’il mérite comme punition, blâme, menace et réprimande, jusqu'à ce qu’il connaisse ses limites.

Afin qu’il ne les dépasse point et, qu’il abandonne son erreur.

Le recueil des fatâwas et divers articles (3 /202-203).
Tiré du livre : Les six perles parmi les bases des partisans du hadith
 Publié par assounnah.com
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Autour des termes «mécréant» et «innovateur» (dossier-audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Autour des termes «mécréant» et «innovateur» (dossier-audio)

Traduction partielle de la fameuse cassette de Cheikh Al-Albânî, qu’Allah lui fasse miséricorde :

 

من هو الكافر ومن هو المبتدع

"Man hua al kâfir wa man hua al mubtadi’"

(Qui est à considérer comme mécréant et qui comme innovateur).

copié de sounna.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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La divergence n'est pas une miséricorde (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La divergence n'est pas une miséricorde (dossier)
"...Si la divergence était une miséricorde, alors l’union serait un châtiment et cela aucun musulman ne peut dire une chose pareille, en effet il n’y a que deux possibilités, l’union ou bien la divergence,  la miséricorde ou bien le châtiment..."
 
Ibn Hazm « al Ihkâm fî ousouli l-ahkâm » (5/64)

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Les formes interdites et permises de taqlid - التقليد (le suivi aveugle)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les formes interdites et permises de taqlid - التقليد (le suivi aveugle)
La forme permise de taqlid
 
Shaykh Salih Al-Fawzan (hafidhahullah) a dit :

« Quant à la forme permise de suivi aveugle (at-taqlidul-mubah), elle concerne la personne commune ('ami) qui, s'il ne suit pas les gens de science, déviera du chemin.

Allah, le Puissant et Majestueux, a dit : 

« Demandez aux gens de science si vous ne savez pas. » [Sourate Nahl :43]
 
Et le taqlid n'est pas fait avec n'importe qui.

Plutôt il est fait avec celui qui a de la science et de la piété et est connu des gens pour cela. » [1]
 
Shaykhul-Islam Ibn Taymiya (rahimahullah) a dit :

« Quand un musulman fait face à une situation problématique, il doit chercher un verdict de celui dont il croit qu'il lui donnera un verdict basé sur ce qu'Allah et Son messager ont légiféré; quelle que soit l'école de pensée (madhab) à laquelle il appartient.

Il n'est obligatoire à aucun musulman de suivre aveuglément un individu particulier parmi les savants dans tout ce qu'il dit.

Il n'est non plus obligatoire à aucun musulman de suivre aveuglément un madhab particulier parmi les savants dans tout ce qu'il nécessite et informe.

Plutôt la parole de chaque personne est acceptée ou délaissée, sauf celle du messager d'Allah (sallallahu alayhi wa sallam) (qui est acceptée en toute situation).

Suivre le madhab d'un individu particulier à cause d'un manque de science sur ce qui a été légiféré, est permis mais pas obligatoire à chaque individu - s'il a la capacité de connaître ce qui a été légiféré sans ce chemin du "suivi aveugle" (taqlid).

Donc chaque individu doit craindre Allah autant qu'il le peut et rechercher la science de ce qu'Allah et Son messager ont ordonné; faire ce qui est commandé et s'éloigner de ce qui est interdit. » [2]
 
Shaykhul-Islam Ibn Taymiya a aussi dit :

« Quant à celui qui a la capacité de faire l'ijtihad, lui est-il permis de faire du taqlid ?

A ce sujet, il y a une divergence d'avis, l'avis correct est que cela est permis dans les cas où il est incapable de faire un ijtihad; en raison de la similarité des preuves, ou en raison d'une contrainte de temps pour pouvoir faire un ijtihad, ou parce que la preuve ne lui est pas apparente.

Ainsi dans ces cas où il est incapable, l'obligation de l'ijtihad est levée en raison de cette incapacité. » [3]
Les formes interdites de taqlid

Ibn Al-Qayim (rahimahullah) a dit à propos des formes interdites de taqlid :

« Elles sont de trois types :
  •  
    • Premièrement : se détourner totalement de ce qu'Allah a révélé, mais plutôt être satisfait du taqlid de leurs pères.
  •  
    • Deuxièmement : suivre aveuglément quelqu'un quand vous ne savez pas si cette personne fait partie de ceux dont on accepte la parole.
  •  
    • Troisièmement : faire du taqlid après que les preuves aient été établies et qu'il devienne apparent que la preuve contredit l'avis de celui qui est suivi aveuglément. » [4]

L'imam Ahmad ibn Hanbal (rahimahullah) a dit :

« Comme il est étrange que les gens qui connaissent la chaîne de narration d'un hadith ( isnad) et son authenticité, suivent toujours l'avis de Sufyan [ath-Thawri]; bien qu'Allah, le Glorifié, ait dit (traduciton rapprochée) :
 
« Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. » [Sourate Nur :63].

Savez-vous ce qu'est la fitna ? La fitna c'est le shirk ! Car le rejet de certaines de ses paroles pourrait faire entrer un égarement dans le cœur et ainsi le détruire. » [5]

Shaykh Abdur-Rahman ibn Hassan (le petit-fils de Muhammad ibn Abdul-Wahab)  (rahimahullah) a dit :

« Dans les paroles de l'imam Ahmad (rahimahullah) il y a une indication que faire du taqlid avant que les preuves n'arrivent à la personne n'est pas blâmable. Plutôt celui qui doit être fustigé est la personne qui a reçu les preuves et s'y oppose en raison [de son adhésion] à la parole de son savant. » [6]
 

(1) Muntaqa min Fatawa (5/363).
(2) Majmu' Fatawa (20/208-209).
(3) Majmu' Fatawa (20/204).
(4) I'lamul-Muwaqqi'in (2/188).
(5) Rapporté par Ibn Batta dans Al-Ibanatul-Kubra (n°97). Attribuez aussi à Al-Masail (3/1355) d'Abdullah ibn imam Ahmad.
(6) Fathul-Majid (2/649).

Article tiré du site salafipublications.com
copié de salafs.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

 Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

 Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

 Imam Ahmed Ibn Hanbal - الإمام أحمد بن محمد بن حنبل

 Cheikh Abdel-Rahman Ibn Hassan Âli Ash Cheikh -  الشيخ عبد الرحمن بن حسن ابن الشيخ

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Al-hajr - الهجر

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Al-hajr - الهجر

Question :

 

Quelles sont les preuves du Qur'an et de la sunna sur le fait de s'éloigner (hajr) de l'innovateur ?

 

Réponse de Shaikh Muqbil ibn Hâdi Al-Wâdi'î : 

 

En réalité, les contemporains ont été affectés par la pensée des khawarijs, la pensée de jamâ'at takfir, et ils ont étendu la question du hajr.

 
Et si nous lisons l'histoire de la vie du prophète (salallahu' alayhi wasalam), nous voyons que le hajr est très limité.

Le prophète (salallahu' alayhi wasalam) s'est écarté des trois qui n'ont pas pris part à la bataille de Tabûk, ils s'est écarté de ses femmes un mois afin de les éduquer (que cela leur serve de leçon), et il s'est écarté de peu de gens.

Il faut obligatoirement regarder s'il y a un bienfait dans le hajr.

Si cela aura un effet bénéfique et que la personne dont on s'est écarté revient à la vérité, il n'y a pas de mal à le pratiquer, mais si cela ne fait qu'augmenter son refus et son éloignement, alors non.

Tu t'écartes de ton enfant, ton frère, ton compagnon et il est pris par les groupes égarés et devient un des leurs.

Aujourd'hui, ces groupes s'appliquent à rassembler les gens, et ils n'hésitent pas à parcourir des kilomètres pour appeler à leurs groupes (c'est le sens de la parole du shaikh qui a cité des villes du Yémen) (...)

Pour ce qui est du hajr, je veux que tu étudies le Qur'an et la sunna et regarde ceux dont le prophète (salallahu' alayhi wasalam) s'est écarté.

Et je crains (que pour ces gens) le hajr ne soit que le suivi des passions (et pas fondé sur la science et le bienfait du hajr).

Quelqu'un t'a énervé alors tu dis : je m'écarte de lui pour Allah, alors que tu ne t'en écartes que parce qu'il t'a énervé soit sur une question relative aux groupes soit pour une chose de ce monde.

Il nous faut donc avertir contre la pensée de jamâ'at takfir, des khawarijs, et de beaucoup de jeunes qui s'accrochent avec fougue et ignorance à la religion.

 

Ghâratul-Ashritah (2/87-88)
Question :
 
Comment doit se comporter celui qui s'attache à sa religion avec celui qui commet des innovations ?

Peut-il s'écarter de lui ?
 
Réponse de shaikh Al-'Uthaymin :
 
L'innovation se divise en deux : celle qui fait sortir de la religion et celle qui n'en fait pas sortir.

Et nous devons appeler chacun de ces deux groupes de gens qui se réclament de l'islam vers la vérité, que leur innovation fasse sortir de la religion ou non.
 
Montrer la vérité sans s'attaquer directement à leurs erreurs tant que nous voyons qu'ils ne refusent pas la vérité, car Allah dit au prophète sallallahou 'alaihi wa sallam (traduction rapprochée) : 
 
« Et n'insultez pas ceux qu'ils invoquent en dehors d'Allah, de peur qu'ils insultent Allah par opposition et sans aucune science ».
 
Nous les appelons donc en premier lieu à la vérité, en exposant cette vérité avec ses preuves, et la vérité est acceptée par tous ceux qui sont encore sur la saine nature.

Mais si nous voyons le refus de la vérité alors nous montrons leurs faussetés, sans oublier qu'il faut montrer leurs erreurs même en dehors de tout débat avec eux.

Quant au fait de s'écarter d'eux, cela dépend du type d'innovation.

Si c'est une innovation qui fait sortir de la religion, il est obligatoire de s'en écarter, mais si ce n'est pas le cas, il faut étudier la situation : s'il y a un bienfait à s'écarter de lui, nous le faisons, sinon non.

Car la base est qu'il est interdit de s'écarter de son frère musulman d'après la parole du prophète : 

« Il n'est pas permis au musulman de s'écarter de son frère plus de trois jours ».
 
Il n'est donc pas permis de s'écarter d'un musulman, même si c'est un pervers, s'il n'y a pas de bienfait dans le fait de s'en éloigner.
 
Mais s'il y a un bienfait à le faire, nous le faisons, car le hajr est dans ce cas un remède.

Et s'il n'y a aucun bienfait et que cela ne va qu'empirer la désobéissance et le  refus, alors la règle est :
 
Ce en quoi il n'y a pas de bienfait, le bienfait consiste à le délaisser
 
Si quelqu'un demande : on rapporte pourtant que le prophète (salallahu' alayhi wasalam) s'est éloigner de Ka'b ibn Mâlik et des deux autres qui n'ont pas pris par à la bataille de Tabûk ?
 
Nous répondons que c'est l'acte du prophète (salallahu' alayhi wasalam) et qu'il a ordonné aux compagnons de s'écarter de lui car il y a eu un grand bienfait en cela, et ils se sont encore plus accrochés à ce sur quoi ils étaient, au point que Ka'b ibn Mâlik a reçu une lettre de Malik Ghassân qui lui disait  qu'il avait entendu que :

« ton compagnon (le prophète) t'as rejeté et tu ne mérites pas ce mépris et cette humiliation, joins-toi à nous, nous te consolerons ».

Ka'b s'est alors levé malgré sa situation difficile et la gêne qu'il éprouvait, il prit la lettre et la brûla dans le four.

Il y a donc eu un grand bienfait pour eux en cela, et ils ont obtenu quelque chose que rien n'égal et qui est qu'Allah a révéla à leur sujet une partie du Qur'an et cela sera lu jusqu'au Jour de la Résurrection, Allah dit (traduction rapprochée) : 
 
« Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des Emigrés et des Auxiliaires qui l'ont suivi à un moment difficile, après que les cœurs d'un groupe d'entre eux faillirent dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Clément et Miséricordieux envers eux. Et [Il accueillit le repentir] des trois qui étaient restés à l'arrière et (le regrettèrent par la suite), si bien que la terre, malgré son étendue, leur parut étroite. Ils furent à l'étroit dans leur corps (le cœur serré) et pensèrent qu'il n'y a pas d'autre refuge contre Allah qu'auprès de Lui. Puis Il agréa leur repentir afin qu'ils se repentent, car Allah est Celui qui accueille le repentir, le Miséricordieux ».
 
نتفرق وأن نكون أمة واحدة. قد يقول قائل: إذا كان المخالف صاحب بدعة فكيف نتعامل معه؟
 فأقول: إن البدع تنقسم إلى قسمين
القسم الأول: بدع مكفرة
القسم الثاني: بدع دون ذلك
وفي كلا القسمين الواجب علينا أن ندعو هؤلاء الذين ينتسبون إلى الإسلام ومعهم البدع المكفرة وما دونها إلى الحق ببيان الحق دون أن نهاجم ما هم عليه إلا بعد أن نعلم منهم الاستكبار عن قبول الحق لأن الله تعالى يقول للنبي، صلى الله عليه وسلم
  (وَلا تَسُبُّوا الَّذِينَ يَدْعُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ فَيَسُبُّوا اللَّهَ عَدْواً بِغَيْرِ عِلْمٍ)(سورة الأنعام، الآية: 108)
، فندعوا أولاً هؤلاء إلى الحق ببيان الحق وإيضاحه بأدلته والحق مقبول لدى ذي كل فطرة سليمة، فإذا وجد منهم العناد والاستكبار فإننا نبين باطلهم على أن بيان باطلهم في غير المجادلة معهم أمر واجب
 أما هجرهم فهذا يترتب على البدعة؛ فإذا كانت البدعة مكفرة وجب هجرهم، وإذا كانت دون ذلك فإننا ننظر فإن كان في هجرهم مصلحة فعلناه، وإن لم يكن فيه مصلحة اجتنبناه، وذلك أن الأصل في المؤمن تحريم هجره لقول النبي، صلى الله عليه وسلم: "لا يحل لرجل مؤمن أن يهجر أخاه فوق ثلاث" فكل مؤمن وإن كان فاسقاً فإنه يحرم هجره ما لم يكن في الهجر مصلحة فإذا كان في الهجر مصلحة هجرناه؛ لأن الهجر دواء، أما إذا لم يكن فيه مصلحة، أو كان فيه زيادة في المعصية والعتو فإن ما لا مصلحة فيه تركه هو المصلحة
وحل هذه المشكلة: أعني مشكلة التفرق – أن نسلك ما سلكه الصحابة رضي الله عنهم، وأن نعلم أن هذا الخلاف الصادر عن اجتهاد في مكان يسوغ فيه الاجتهاد لا يؤثر بل إنه في الحقيقة وفاق لنا لأن كل واحد منا أخذ بما رأى بناءً على أنه هو مقتضى الدليل، إذاً فمقتضى الدليل أمامنا جميعاً، وكل منا لم يأخذ برأيه إلا لأنه مقتضى الدليل فالواجب على كل واحد منا أن لا يكون في نفسه على أخيه شيء، بل الواجب أن يحمده على ما ذهب إليه لأن هذه المخالفة مقتضى الدليل عنده
 ولو أننا ألزمنا أحدنا أن يأخذ بقول الآخر لكن إلزامي إياه أن يأخذ بقولي ليس بأولى من إلزامه إياي أن آخذ بقوله، فالواجب أن نجعل هذا الخلاف المبني على اجتهاد أن نجعله وفاقاً حتى تجتمع الكلمة ويحصل الخير
 وإذا حسنت النية سهل العلاج، أما إذا لم تحسن النية وكان كل واحد معجباً برأيه ولا يهمه غيره فإن النجاح سيكون بعيداً
 وقد أوصى الله عباده بالاتفاق فقال تعالى
(يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ حَقَّ تُقَاتِهِ وَلا تَمُوتُنَّ إِلاَّ وَأَنْتُمْ مُسْلِمُونَ وَاعْتَصِمُوا بِحَبْلِ اللَّهِ جَمِيعاً وَلا تَفَرَّقُوا)
(سورة آل عمران، الآيتان: 102 – 103.)
فإن هذه الآية موعظة للإنسان أي موعظة
 أسأل الله تعالى أن يجعلني وإياكم من الهداة المهتدين والصلحاء المصلحين إنه جواد كريم. والحمد لله رب العالمين وصلى الله وسلم على نبينا محمد وعلى آله وصحبه أجمعين
copié de salafs.com

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les livres de critiques durcissent les coeurs ? (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les livres de critiques durcissent les coeurs ? (audio-vidéo)

Question :

 

Quel est votre avis sur ceux qui disent que les livres de critiques (koutoub roudoud) durcissent les coeurs ?

 

Réponse : 

 

Non.

 

C'est le fait de laisser les critiques (roudoud) qui durcit les coeurs.

 

C'est-à-dire, les gens vivent dans l'erreur et dans l'égarement et leurs coeurs se durcissent.

 

Mais, quand on honore la vérité et qu'on réponde aux faux

 

Et bien ceci fait partie des choses qui rendent les coeurs tendres.

 

Il n'y a pas de doute là-dessus.

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

السؤال : ما رأيكم في من يقول أن كتُب الردود تُقسي القلوب ؟
لا ترك الردود هو الذي يُقسي القلوب ، يعني الناس يعيشون على الخطأ وغلى الظلال وتقسوا قلوبهم
أما إذا بُجِل الحق ورُدَ الباطل فهذا مما يلين القلوب ، لا شك
 
نعم

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Dire une chose au sujet d’'Allah sans science, c’'est tomber dans ce qui équivaut au polythéisme

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Dire une chose au sujet d’'Allah sans science, c’'est tomber dans ce qui équivaut au polythéisme
Question :
 
Les avis juridiques [Fatwa] se sont répandus, et cela même jusqu'aux petits étudiants [as-Saghîr] qui se sont mis à donner des « fatwas ».

Quelles sont vos indications [sur cela] ?
 
Réponse :
 
Les anciens [as-Salafs] - rahimahum Allâh - repoussaient eux-mêmes les « fatwas » en raison de la grande affaire que cela représente, et de l'énorme responsabilité, ainsi que par crainte de dire sur Allâh une chose sans science.

Car certes, celui qui donne une « fatwa » est en réalité informé au sujet d'Allâh, en clarifiant sa législation.

Et dire une chose au sujet d'Allâh sans science, c'est tomber dans ce qui équivaut au polythéisme [Chirk].

Écoutez le dire d'Allâh -Ta'âla (traduction rapprochée) :
 
« Dis : « Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allâh ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allâh ce que vous ne savez pas » [1]
 
Ainsi, Allâh - Subhânahu - a rendu égal le fait de parler sur Lui sans science et le polythéisme [Chirk].

Et Il -Subhânahu- a indiqué (traduction rapprochée) :
 
« Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » [2]
 
La personne ne doit pas se précipiter à donner un avis juridique, elle se doit plutôt d'attendre, de réfléchir et de passer en revue [le sujet de la question].

Et si elle n'a que peu de temps, elle doit en revenir à une personne plus savante qu'elle, afin qu'elle se préserve de dire sur Allâh une chose sur laquelle elle n'a pas de science.

Si Allâh sait que l'intention [de cette personne] est sincère, et qu'elle veut le bien, alors cette personne atteindra le niveau qu'elle souhaite avec sa « fatwa ».

Celui qui a la crainte d'Allâh, [Allâh] Lui accordera le succès et l'élèvera.

Et celui qui donne une « fatwa » sans science est plus égaré que l'ignorant [al-Djâhil]. 
 
Car l'ignorant dit : « Je ne sais pas. »

Il se connaît dans ses possibilités [à répondre].

Alors que celui qui se compare à un véridique, il se peut même qu'il se mette au-dessus des savants [al-'Ulémâ], il peut se croire meilleur qu'eux et ce faisant, il s'égarera et commettra des erreurs sur des questions que même les plus petits des étudiants en science connaissent.

Ainsi le mal [de cette personne] est énorme et son danger est grand. [3]

 

[1] Coran, 7/33
[2] Coran, 17/36
[3] « Kitâb ul-'Ilm » de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.164-165

 

copié de true.salaf.over-blog.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Comment les hizbiyines cassent les efforts de ceux qui montrent la vérité

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Comment les hizbiyines cassent les efforts de ceux qui montrent la vérité

Il est nécessaire que sachent nos éminents savants que les gens des passions et des sectes, ont des méthodes affreuses pour rassembler les jeunes, s'emparer d'eux et dominer leurs cerveaux et pour faire échouer les efforts des défenseurs connus du Minhaj Salafi et de ses adhérents. 


Parmi les méthodes fourbes :
 
-l'exploitation du silence de certains savants sur un tel et un tel, même si c'est un des plus égaré des gens.
 
Même si ceux qui critiquent avancent les plus fortes preuves sur son innovation et son égarement, il suffit à ces trompeurs pour anéantir le travail de ceux qui luttent pour le conseil  de poser ces questions:
 
"Et comment ça ce fait qu' un tel et un tel des savants se sont tu sur un tel et un tel?  si un tel était vraiment égaré ils ne se seraient pas tu sur son égarement". 
 
Et c'est ainsi qu'ils feintent la populace et même des gens instruits. 
 
Et la plupart des gens ne connaissent pas les règles de la chari3a (législation)  ni ses bases parmi lesquelles :  
 
Le fait d'ordonner le bien et d'interdire le mal fait partie des obligations kifaayaate. 
C'est-à-dire que si certain font la critique, les autres  sont exemptés de faire la critique. 

Et parmi leurs méthodes : 

-soutirer des éloges de quelques savants pour des gens, dont leurs écrits, leurs positions, leurs activités, les condamnent d'être loin du Minhaj Salafi, ainsi que leur haine pour les partisans (du minhaj ) et leur ralliement aux ennemis du Minhaj et d'autres choses encore.

Et la plupart des gens ne connaissent pas les règles de jarh wa ta3dil

Que la critique détaillée prévaut sur l'éloge, car celui qui fait des éloges fonde (son jugement) sur l'apparence extérieure et sur le bon sentiment.
Alors que celui qui critique, fonde son jugement sur la science et la réalité comme c'est connu chez les imams de la science du jarh wa ta3dil. 


Et avec ces deux méthodes et d'autres encore, ils rendent vains les efforts des conseillers  ceux parmi les savants qui conseil en montrant aux gens les gens déviés) et de ceux qui combattent (pour la vérité), en toute facilité.

Ils s'accaparent la populace et beaucoup d'intellectuel et font d'eux des soldats en guerre contre le Minhaj Salafi et ses gens et (en font) des défenseurs des imams de l'innovation et de l'égarement.
 
Page 144 " Minhaj ahl sunna wa al jamaa3a fi naqdi rijal wa al koutoub  wa al tawa'if"
 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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L'issue pour sortir des troubles

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L'issue pour sortir des troubles

Nous considérons nos jeunes comme étant au-dessus du suivisme aveugle et nous les poussons à rechercher les preuves, les arguments  et les témoignages.

 
Et nous ne prenons pas un  avis sans que nous ayons les preuves complètes de sa validité et de sa supériorité.
 
et Cheikh Al Islam Ibn Taymiya rahimahu Allah a une très belle parole et son sens est :
 
Quand il y a une divergence entre Savants, un prend parti pour un savant et l'autre prend parti pour l'autre savant.
 
Cheikh Ibn Taymiya dit :

" ceci n'est pas permis, interdit ! on ne doit pas prendre parti pour quelqu'un que quand on est sûr que ce dernier est sur la vérité avec des preuves et des arguments clairs".
 
C'est-à-dire, si des savants divergent et se divisent en deux parties toi tu choisis celui que tu veux ?

Ou  il est obligatoire pour toi d'étudier cette affaire et que tu  l'étudies en profondeur et ensuite si une des parties devient prépondérante pour toi avec les preuves évidentes tu penches vers cette vérité qui t'a convaincu tu la fais triompher et tu la montres aux gens ?
 
Ce qu'il t'es obligatoire c'est d'étudier et de ne pas prendre parti pour un côté ou l'autre ou pour une partie ou une autre, que lorsque tu as fait une étude approfondie, jusqu'à ce que la vérité devienne claire pour toi,  tu te mets de son côté, tu appelles à elle ( à la vérité qui t'es apparue), et tu la fais triompher.... etc.
 

cassette " al makhraj min al fitan" (l'issue pour sortir des troubles)

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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