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Qui est le « groupe victorieux » en islam, et l’obligation de prendre la vérité d’où qu’elle vienne !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Qui est le « groupe victorieux » en islam, et l’obligation de prendre la vérité d’où qu’elle vienne !

صلى الله عليه وسلم

Hudhayfa Ibn Al-Yamân (radhiallâhu 'anhu) a dit :

 

« Tandis que tout le monde interrogeait l'Envoyé d'Allâh صلى الله عليه وسلم sur le bien, moi, je l'interrogeais sur le mal par crainte d'en être atteint.


- « O Envoyé d'Allâh, lui dis-je, nous étions dans l'ignorance et dans le mal ; quand Allâh nous a envoyés ce bien [c.-à-d. l'Islâm]. Est-ce que, après ce bien le mal viendra-t-il de nouveau ? ».

- « Oui », répondit-il.

- « Et, repris-je, après ce mal, il y aura-t-il du bien ? ». - « Oui, mais il ne sera jamais pur ».

- « Qui le troublera ? ». - « Des gens qui suivront une autre Sounnah que la mienne et qui guideront vers une autre voie que ma bonne voie et dont tantôt vous approuverez les actes, tantôt vous les désapprouverez ».

- « Et après ce bien, y aura-t-il encore de mal ? ».

- « Oui, il y aura des annonciateurs aux portes de l'Enfer, qui appelleront à eux les gens et qui précipiteront dans l'Enfer ceux qui répondront à leur appel ».

- « O Envoyé d'Allâh, lui dis-je, décris-nous ces annonciateurs ».

- « Ils seront de notre race et ils parleront notre langue ». - « Que m'ordonnes-tu de faire si j'assiste à cela ? ».

- « Tu devras suivre la communauté des musulmans et leur dirigeant ».

- « Mais si [alors] les musulmans n'ont ni communauté, ni leader ? ».

- « Ecarte-toi de toutes ces sectes, devrais-tu pour cela ne manger que les racines d'un arbre et rester ainsi jusqu'à ce que la mort t'advienne »
.

 

[Rapporté par al-Bukhârî et Muslim]

Question :

Qu'en est-il de ceux qui disent que ces groupes islamiques sont parmis les fractions qui appellent les gens en enfer, et sur lesquelles le Prophète a commandé que nous nous éloignions d'elles ?

Est-ce que ces paroles sont authentiques ou pas ?


Réponse :

Ceux qui appellent au Livre d'Allâh et à la Sounnah de Son Messager صلى الله عليه وسلم ne font pas partie des sectes égarées, bien au contraire, ils appartiennent au groupe victorieux comme mentionné dans le hadîth du Prophète صلى الله عليه وسلم :

« Les Juifs se sont divisés en soixante-et-onze fractions et les Chrétiens se sont divisés en soixante-douze fractions. Et ma communauté se divisera en soixante-treize fractions, toutes iront en Enfer à l'exception d'une seule. » Ils dirent [les compagnons] : « Qui sont-ils O Messager d'Allâh ? » Il dit : « Ce sur quoi nous sommes mes compagnons et moi-même aujourd'hui ». Et dans une autre version : « Ils sont la Djamâ'ah [Communauté]. »

Le sens significatif de : « Le groupe victorieux » c'est le groupe qui adhère fermement à la voie du Prophète
صلى الله عليه وسلم et de ses Compagnons (radhiallâhu 'anhum), dans l'Unicité d'Allâh, dans l'obéissance à Ses ordres et dans le fait de délaisser Ses prohibitions, et d'adhérer avec droiture à ses dires, actions et croyance.

Ce sont les gens de la vérité, ceux qui appellent à la guidance, bien qu'ils puissent être éparpillés partout dans le monde, avec certains en péninsule Arabique, certains en Syrie, certains en Amérique, certains en Egypte, certains dans les pays africains, et certains en Asie.

Ils sont beaucoup de groupes, connus par leur Croyance et leurs actions, qui suivent le chemin de l'Unicité d'Allâh et de la croyance en Allâh et Son Messager, qui adhèrent fermement à la religion d'Allâh qui a été apportée par le Livre d'Allâh et la Sounnah de Son Messager
صلى الله عليه وسلم, ils sont donc « Ahl us-Sounnah wal-Djamâ'ah » et le groupe victorieux, bien qu'ils puissent être éparpillés dans beaucoup de parties du monde.

Mais à la fin des temps, ils seront très peu en nombre.

Ceci dit, la règle concernant cette question est de savoir s'ils adhèrent ou pas à la vérité.

Si une personne ou un groupe appelle au Livre d'Allâh et la Sounnah de Son Messager 
صلى الله عليه وسلم et qu'il appelle à l'Unicité d'Allâh tout en adhérant fermement à la Législation, alors il fait partie du groupe et du groupe victorieux .

Mais pour ceux qui appellent à autre que le Livre d'Allâh ou à autre que la Sounnah du Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam), alors ils ne font pas partie du Groupe ; Au contraire, ils appartiennent aux groupes égarés et perdus.

Car certes le groupe victorieux [firqat ul-Nâdjiyah] est ceux [qui appellent] au Qor'ân et à la Sounnah, bien qu'ils puissent être des groupes d'ici ou d'ailleurs.

Tant que leur but et leur croyance font un : Peu importe si l'un se nomme : « Ansâr as-Sounnah », et que l'autre se nomme « al-Ikhwân-al-Muslimîn » et ainsi de suite.

L'essentiel est que si leur croyance et leurs actions adhèrent résolument à la vérité et au Tawhîd d'Allâh, et qu'ils sont sincères vis-à-vis d'Allâh et suivent le Messager 
صلى الله عليه وسلم dans les dires et actions, alors leurs noms importent peu dans cette affaire.

Cela dit, ils se doivent de craindre Allâh, et d'être véridiques dans cela.

Et que certains parmi eux se nomment : « Ansâr as-Sounnah » et que d'autres encore se nomment : « as-Salafiyyîn ou « al-Ikhwân-al-Muslimîn » ou encore qu'ils se nomment : Groupe untel, cela importe peu, tant qu'ils sont sincères et adhèrent résolument à la vérité en suivant le Livre d'Allâh et la Sounnah, et qu'ils jugent [leurs affaires] d'après ces deux références, et s'y accrochent résolument dans leur croyance, leurs paroles et actions.

Et quand un groupe se trompe sur quelque chose, alors il est obligatoire pour les gens de science de les prévenir et de les guider à la vérité quand l'évidence des preuves est claire.

Ce qui est visé par cela est qu'il faut l'entraide dans la droiture et la piété, et échanger nos problèmes avec connaissance, sagesse et bonnes manières.

Si des erreurs en une chose sont faites par ces groupes ou d'autres qu'eux, dans ce qui est lié à la Croyance, ou dans ce qui touche aux obligations d'Allâh, ou encore dans les interdictions d'Allâh, cela devrait être fait avec des preuves Légiférées par Allâh manifestes, de manière douce, sage et correcte, afin qu'ils suivent la vérité et l'accepte, afin qu'ils ne soient pas durs à leur égard.

Voilà l'obligation qui incombe aux musulmans, qu'ils s'entraident dans la droiture et la piété, qu'ils se conseillent mutuellement les uns à l'égard des autres ; et qu'ils ne devraient laisser [aucune personne] dans la dépravation afin d'empêcher que l'ennemi ne profite d'eux. 

 

Madjmu' Fatâwa - 8/181-183

Question :

 

Beaucoup de jeunes en Islâm s'interrogent sur l'appartenance aux groupes islamiques et le choix dans le suivi d'une voie, d'un groupe spécifique ?

Réponse :


L'obligation qui touche tout un chacun et qu'il s'attache à la vérité, ce qui est :


« Allâh -'Azza wa Djal- a dit »
« Son Messager صلى الله عليه وسلم a dit »

 

On ne doit pas choisir de manière catégorique le suivi d'un groupe spécifique ; qu'il s'agisse des Frères Musulmans ou des « Ansâr as-Sounnah » ou tout autre [groupes] encore.

Car l'on doit rester attaché à la vérité.

Si on s'attache aux « Ansâr as-Sounnah » et qu'on les aide à demeurer attachés à la vérité, et si c'est avec les Frères Musulmans et qu'on les aide à demeurer attachés à la vérité sans exagération ni laxisme, il n'y a là aucun mal.

Mais si c'est pour se référer exclusivement à leurs dires, alors cela est interdit.

Car il faut plutôt rester accroché à la vérité où qu'elle puisse se trouver : si la vérité se trouve avec les « Frères Musulmans » on l'a prend, et si elle se trouve avec les « Ansâr as-Sounnah » on l'a prend, et si elle est avec d'autres, on l'a prend de même.

Car il faut avec les autres groupes s'attacher à la vérité.

Ceci dit, il ne faut pas s'attacher à une doctrine déterminée de sorte à ne plus s'en éloigner, quand même elle s'avère être erronée.

Ceci est déplorable, et ce n'est pas permis.

Enfin, il faut que l'on soit avec le groupe dans la vérité, et qu'on s'en éloigne quand celui-ci se trompe. 

 

Madjmu' Fatâwa - 8/237

Question :

Certains disent que les fractions qu'il faut fuir comme mentionné dans le hadîth de Hudhayfa, sont les groupes islamiques tels que les Salafiyîns, les Ikhwâns [Les frères musulmans] et les Tablîghs.

Que dites-vous, votre éminence, sur cela ?


Réponse :

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a répondu à Hudhayfa quand il dit :

« O Envoyé d'Allâh, nous étions dans l'ignorance et dans le mal ; quand Allâh nous a envoyés ce bien [c-à-d l'Islâm]. Est-ce que, après ce bien le mal viendra-t-il de nouveau ? ».

- « Oui », répondit-il.

- « Et, repris-je, après ce mal, il y aura-t-il du bien ? ».

- « Oui, mais il ne sera jamais pur ».

- « Qui le troublera ? ».

- « Des gens qui suivront une autre Sounnah que la mienne et qui guideront vers une autre voie que ma bonne voie et dont tantôt vous approuverez les actes, tantôt vous les désapprouverez ».

- « Et après ce bien, y aura-t-il encore de mal ? ».

- « Oui, il y aura des annonciateurs aux portes de l'Enfer, qui appelleront à eux les gens et qui précipiteront dans l'Enfer ceux qui répondront à leur appel ».

- « O Envoyé d'Allâh, lui dis-je, décris-nous ces annonciateurs ».

- « Ils seront de notre race et ils parlerontnotre langue ».

- « Que m'ordonnes-tu de faire si j'assiste à cela ? ».

- « Tu devras suivre la communauté des musulmans et leur dirigeant ».

- « Mais si [alors] les musulmans n'ont ni communauté, ni leader ? ».

- « Ecarte-toi de toutes ces sectes, devrais-tu pour cela ne manger que les racines d'un arbre et rester ainsi jusqu'à ce que la mort t'advienne ». 
Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

Ce hadîth important nous explique que le musulman est obligé d'adhérer à la Groupe des musulmans et de leur apporter son aide là où ils sont, si ce groupe se trouve en Péninsule arabe, ou en Egypte, ou en Syrie, ou En Iraq, ou en Amérique, ou en Europe,ou où qu'elle soit.

Lorsque les musulmans découvrent un groupe qui appelle [les gens] à la vérité, ils se doivent de les aider et de les suivrent, ils doivent les assister et les encourager afin qu'ils demeurent fermes sur la vérité pure.

Et s'ils ne trouvent pas du groupe, alors ils doivent adhérer à la vérité : et celle-ci [la vérité] sera le groupe quand même elle se retrouve seule, comme l'a dit Ibn Mass'oûd (radhiallâhu 'anhu) à 'Amr Ibn Maymoûn :  « Le groupe est ce qui est conforme à la vérité, même si tu es seul. »

Le musulman se doit de chercher la vérité.

S'il trouve un centre islamique qui appelle à la vérité ou un groupe où qu'il soit qui appelle à la vérité, c'est-à-dire : au Livre d'Allâh et la Sounnah de Son Messager et pour une bonne croyance - cela en Europe ou Afrique ou en tout lieu où ils peuvent se trouver - alors il doit se joindre à eux et chercher la vérité, patienter avec eux et être avec les gens [de la vérité].

Et c'est ce qui est obligatoire pour tout musulman.

S'il ne trouve personne qui appelle à la vérité, un état ou un groupe, alors il doit adhérer seul à la vérité en étant dans la rectitude.

Dans ce cas là, il sera lui-même la « Djamâ'ah », comme l'a dit Ibn Mass'oûd (radhiallâhu 'anhu) à 'Amr Ibn Maymoûn.

Et à notre époque -  « Al-HamdouLLiLLeh » - il y a beaucoup de groupes qui appellent les gens à la vérité comme dans le gouvernement d'Arabie saoudite, le Yémen, le Golfe, l'Egypte, la Syrie, l'Afrique, l'Europe, l'Amérique, l'Inde, le Pakistan et dans d'autres parties du monde.

Il y a beaucoup de groupes, de centres islamiques, ainsi que des sociétés islamiques qui appellent les gens à la vérité et à proclamer le message, et préviennent contre ce qui s'oppose à cela.

Ainsi le musulman qui cherche la vérité en tout lieu, doit rechercher ces groupes, et quand il trouve un de ces groupes ou centre ou société qui appellent les gens au Livre d'Allâh et la Sounnah de Son Messager
صلى الله عليه وسلم, il doit le suivre et adhérer à celui-ci, tel que les « Ansâr as-Sounnah » en Egypte et Soudan, « Djama'iyyat Ahl al-Hadîth » au Pakistan et en Inde, et d'autres groupes qui appellent les gens au Livre d'Allâh et la Sounnah de Son Messager صلى الله عليه وسلم, et consacrent sincèrement leur adoration à Allâh Seul, et n'implorent pas d'autres [que Lui] tels que les habitants des tombes et autres. 

 

Madjmu' Fatâwa - 8/179-181

 Publié par manhajulhaqq.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Juger de l’authenticité d’un hadith selon la logique

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Juger de l’authenticité d’un hadith selon la logique
Question :
 
Comment réfutons-nous l'innovation de celui qui dit : 
 
«Si le hadith est conforme à la logique, il est authentique ; sinon, il ne l'est pas.» ?
 
Réponse : 
 
Nous lui répondons que cette règle est nulle. 
 
Si nous jugeons par la logique pour déterminer l'authenticité du hadith, nous serions de ceux qui suivent leurs passions.

Avec quelle logique pouvons-nous juger les hadiths ?

Il se peut qu'une personne considère un hadith contraire à la logique, et qu'une autre le considère conforme à la logique.

La logique diffère d'une personne à l'autre.

La logique saine exempte de doutes et de passions est celle qui accepte ce qui a été authentifié du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qu'elle en comprenne la sagesse ou non.

Celui qui tient de tels propos adore Allah avec ses passions, non pas avec la guidée d'Allah.

Recueil des Cours et Fatwas de la Mosquée de la Mecque, 1/389
Publié par fatawaislam.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le statut de l'excuse par l'ignorance dans les affaires qui se rattachent à la croyance

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le statut de l'excuse par l'ignorance dans les affaires qui se rattachent à la croyance

Question :

 
Posée au très grand savant, érudit, imâm de la sounnah, et ex-moufti du Royaume d'Arabie saoudite et président du comité des grands savants d'Arabie saoudite et de l'ifta, son excellence :
 
Quelle est l'opinion de votre excellence en ce qui concerne la question de l'excuse par l'ignorance, particulièrement dans les affaires se rattachant à la croyance ?

Eclaircissez-nous sur cette question, qu'Allah vous récompense par un bien.
 
Réponse :
 
La croyance est la plus importante des affaires, et c'est la plus grande obligation, et son sens propre est :

La foi en Allah et Ses anges et Ses livres et Ses messagers, au jour du jugement, au destin et ce qu'il contient de bon ou de mal, et la foi qu'Il est Soubhânah celui qui mérite de se faire adorer, et qu'on Lui atteste cela, ce qui est l'attestation « lâ ilâha illa llah » le croyant témoigne qu'il n'y a pas de vrai adoré si ce n'est Allah soubhânahou wa ta'âlâ, ainsi que l'attestation que Mouhammad est le messager d'Allah, qu'Allah envoya pour les deux espèce :

Les jinns et les êtres humains, et il est le sceaux des prophètes, tout cela est impératif, ceci est le cœur même de la croyance.
C'est donc une chose impératif pour tous les hommes et les femmes, et c'est le fondement de la religion, le fondement de la croyance, tout comme il est obligatoire d'avoir foi en ce qu'informe Allah et Son messager en ce qui concerne le jour du jugement, le paradis, l'enfer, la récompense et le comptage, et que les feuilles seront déployées, qu'on prendra les gens par leur droite ou leur gauche, et que les actions seront pesées, etc...
Parmi ce qui est venu avec les versets coraniques et les hadîth.
L'ignorance dans ces choses là n'est pas une excuse, mais au contraire il lui est obligatoire d'apprendre ces choses et qu'il y réfléchisse. Et il n'est pas excusé par sa parole« Je suis ignorant de ces choses là ! » alors qu'il vit entre les musulmans, et que le Livre d'Allah et la sounnah de Son prophète -salla llahou 'alayhi wa sallam- lui sont parvenus, c'est ce qu'on appel un indifférent (mou'rid), insouciant, qui fait exprès de ne pas savoir (moutajâhil) cette chose très importante, alors il n'est pas excusé, comme Allah soubhânahou l'a dit (traduction rapprochée) :


"Ou bien penses-tu que la plupart d'entre eux entendent ou comprennent? Ils ne sont en vérité comparables qu'à des bestiaux. Où plutôt, ils sont plus égarés encore du sentier." (Sourate 25 verset 44)

et Allah soubhânahou a dit (traduction rapprochée):


"Nous avons destiné beaucoup de djinns et d'hommes pour l'Enfer. Ils ont des cœurs, mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles, mais n'entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants." (Sourate 7 verset 179)

Et Allah ta'âlâ a dit de leurs semblables (traduction rapprochée) :


"Il guide une partie, tandis qu'une autre partie a mérité l'égarement parce qu'ils ont pris, au lieu d'Allah, les diables pour alliés, et ils pensent qu'ils sont bien-guidés !" (Sourate 7 verset 30)

Et il y a d'autre versets comme ceux-ci dans les-quels Allah n'excusa pas les injustes pour leur ignorance et leur indifférence et leur insouciance.

Mais pour celui qui vit loin des musulmans, dans les fins fonts des pays dans les-quels il n'y a pas de musulmans et à qui n'est pas parvenu le Cor-an et la sounnah, celui-là est excusé, et son statut est celui des gens de la fitra, et s'il meurt ainsi, ils seront testés au jour de la résurrection, celui qui répondra et obéira à cet ordre entrera alors au paradis, quant à celui qui désobéira, il ira en enfer.

Pour ce qui est des questions qui sont quelques fois ignorées chez certaines personnes, comme par exemple certaines règles sur la prière, sur la zakât, sur le pèlerinage, dans ces choses là il se peut qu'on soit excusé par l'ignorance, et il n'y a aucun mal à cela, car beaucoup de gens n'y ont pas accès, et tout le monde n'a pas la capacité de les comprendre, cette affaire concernant ces questions est plus simple.

Ce qui est obligatoire au croyant, c'est qu'il apprenne et comprenne la religion, et qu'il interroge les gens de science, comme Allah soubhânahou le dit (traduction rapprochée) :


"Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas" (sourate 16 verset 43)

Et on rapporte du messager salla llahou 'alayhi wa sallam qu'il dit à des gens qui donnaient des fatwas sans science :

 

"Ne demandent-ils pas lorsqu'ils ne savent pas ? Certes, le remède de l'ignorance c'est le faite de le questionner." 

(Rapporté par Abou Dâwoud dans le livre de la purification n° 284)

 

Et il dit salla llahou 'alayhi wa sallam

 

" Celui à qui Allah veut un bien, Il lui fait comprendre la religion."

(Rapporté par Al Boukhârî et Mouslim)

 

Donc, l'obligatoire pour les hommes et les femmes parmi les musulmans est de comprendre la religion, et d'interroger au sujet de ce qui leur pose problème, et ne pas se taire au sujet de leur ignorance, et ne pas être indifférent, ni insouciant, car ils furent créés pour adorer Allah et pour Lui obéir, soubhânahou wa ta'âlâ, et il n'y a aucun autre moyen pour cela que la science, or la science ne vient pas par l'insouciance et l'indifférence, mais au contraire en demandant la science, il faut donc impérativement interroger les gens de science afin que l'ignorant apprenne.


Fatwa de Cheykh 'Abde'Azîz bnou 'Abdillah bnou Bâz, tirée du   majmou' fatâwâ wa maqâlât cheykhi ibnou Bâz  volume 9, de la page 398 à la page 400
copié de assounnah.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La critique détaillée prévaut sur l'éloge (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La critique détaillée prévaut sur l'éloge (audio-vidéo)

Voici quelques paroles de savants pour détailler cette régle 

Chupprie.png

 

 
Question :
 
Est -il une condition dans la réplique au contrevenant et la mise en garde contre lui que soient réunis dans cette mise en garde les gens de science ou un seul savant suffit ? 
 
Réponse de Cheikh 'Obeyd Al-Jabiri :

Voici en résumé une règle de jarh wa ta'dil :
           
Celui qui sait est un argument face à celui qui ne sait pas.
 
Quand un savant connu pour sa droiture dans le suivi de la Sounna et pour sa taqwa met en garde contre un homme et amène les preuves que cet homme est une personne qui suit ses passions, nous acceptons sa parole et nous mettons en garde contre cette personne cela même si des centaines le contredisent, tant qu'il a amené les preuves de ce qu'il a avancé.
 
Ceci est notre devoir.
 
Dans le cas contraire, la Sounna disparaîtrait car le cas de beaucoup de Ahl Al Ahwa n'est pas connu pour la plupart des savants.
 
Ils ne peuvent pas les dévoiler pour plusieurs raisons,
 
Parmi elles :
 
Le mauvais entourage qui fait obstacle entre ce savant honorable, sunnite et fort et entre les informations qui permettraient de dévoiler ce grand joueur, ce ruseur, ce dupeur, ce machinateur.
 
Parmi elles :
 
Ce savant n'a pas de temps. Tout son temps est consacré à la science et à l'enseignement.
 
Parmi elles :
 
Ce savant se trouve loin de l'endroit où se trouve cet individu (innovateur ou autre). Aucune personne de confiance ne lui a transmis les informations nécessaires. Il ne connaît donc pas la situation de la personne concernée.
 
Parmi elles :
 
Ce savant est persuadé que cette personne est de confiance, qu'il suit la Sounna, qu'il appelle à Allâh. Devant lui il lui montre la Sounna, l'amour de Ahl As Sounna, l'invitation à la Sounna, et ce savant n'est pas au courant de ses complots. Dans ce cas là que devons- nous faire ?
 
Nous prenons la parole du savant qui a amené les preuves qui obligent à prendre garde à cet homme. Quant à ce savant honorable, on respecte sa valeur et on lui trouve des excuses, nous disons qu'il ne savait pas et que s'il avait su se que nous avons su il aurait adopté notre position ou une position plus dure.

 

س / هل يشترط في الرد على المخالف والتحذير منه على أن يجتمع على التحذير منه والكلام فيه أهل العلم أم يكفي عالماً واحداً فقط ؟
ج / هذه قاعدة الجرح والتعديل وملخصها أن ( من علم حجة علي من لا يعلم ) .. فإذا حذر عالم من رجل وقام عليه الدليل بأنه من أهل الأهواء أو من - الجهال - الذين لا يستحقون الصدارة في العلم والتعلم وكان هذا العالم معروفاً بين الناس بالسنة والاستقامة عليها وتقوي الله سبحانه وتعالي فإنا نقبل كلامه ونحذر ممن حذرنا منه وإن خالفه مئات ما دام أنه أقام الدليل وأقام البينة على ما قاله في ذلكم المحذر منه فهذا هو فرضنا والواجب علينا وإلا ضاعت السنة
فإن كثير من أهل الأهواء يخفي أمرهم على جمهرة أهل العلم ولا يتمكنون من كشف اعوارهم وهتك أستارهم لأسباب منها البطانة السيئة التي تحول بين هذا العالم السني الجليل القوي وبين وصول ما يهتك به ستر ذلك - اللعاب الماكر الغشاش الدساس - البطانة السيئة لا يمكن أن يصل إليه الشيخ حتى أنها تحول بينه وبين إخوانه الذين يحبهم في الله فلا يستطيع أن يقرأ كل شيء
ومنها أن يكون ذلك ليس عنده وقت بل وقته كله في العلم والتعلم ومنها أن يكون بعيداً عن هذه الساحة يكون هذا الشخص مثلاً في مصر أو الشام أو المغرب ( عندكم ما تزعلون علينا ) أو مثلا اليمن وهذا العالم الذي في السعودية لا يدري عما يجري في تلك الساحة ما بلغه ثقة بما يري في تلك الساحة أو الساحات . فهو جاهل بحالهم
ومنها أن يكون هذا العالم قد نمى إلي علمه وتعلق في فكره أن ذلك الرجل ثقة عنده فما استطاع أن يصل إلي ما اكتشفه غيره من أهل العلم للأسباب المتقدمة وغيرها لكن نمى إلي علمه سابقاً انه صاحب سنة أنه يدعوا إلي الله وكان أمامه يظهر السنة وحب أهل السنة والدعوة للسنة ويذكر قصصاً من حياته ومصارعته للأفكار الفاسدة والمناهج الكاسدة ويأتي له بكتب سليمة وما درى عن دسائسه .. فإذاً ماذا نصنع ؟
نعمل على كلام ذلك العالم الذي أقام ذلك الدليل وأقام البينة التي توجب الحذر من ذلك الرجل من كتبه وأشرطته وشخصه وأما ذلك العالم الجليل فهو علي مكانته عندنا لا نجرحه ولا نحط من قدره ولا نقلل من شأنه بل نعتذر له نقول ما علم هذا لو علم ماعلمنا لكان عليه مثلنا أو اشد منه

 

س / هل يشترط في الرد على المخالف والتحذير منه على أن يجتمع على التحذير منه والكلام فيه أهل العلم أم يكفي عالماً واحداً فقط ؟
ج / هذه قاعدة الجرح والتعديل وملخصها أن ( من علم حجة علي من لا يعلم ) .. فإذا حذر عالم من رجل وقام عليه الدليل بأنه من أهل الأهواء أو من - الجهال - الذين لا يستحقون الصدارة في العلم والتعلم وكان هذا العالم معروفاً بين الناس بالسنة والاستقامة عليها وتقوي الله سبحانه وتعالي فإنا نقبل كلامه ونحذر ممن حذرنا منه وإن خالفه مئات ما دام أنه أقام الدليل وأقام البينة على ما قاله في ذلكم المحذر منه فهذا هو فرضنا والواجب علينا وإلا ضاعت السنة
فإن كثير من أهل الأهواء يخفي أمرهم على جمهرة أهل العلم ولا يتمكنون من كشف اعوارهم وهتك أستارهم لأسباب منها البطانة السيئة التي تحول بين هذا العالم السني الجليل القوي وبين وصول ما يهتك به ستر ذلك - اللعاب الماكر الغشاش الدساس - البطانة السيئة لا يمكن أن يصل إليه الشيخ حتى أنها تحول بينه وبين إخوانه الذين يحبهم في الله فلا يستطيع أن يقرأ كل شيء
ومنها أن يكون ذلك ليس عنده وقت بل وقته كله في العلم والتعلم ومنها أن يكون بعيداً عن هذه الساحة يكون هذا الشخص مثلاً في مصر أو الشام أو المغرب ( عندكم ما تزعلون علينا ) أو مثلا اليمن وهذا العالم الذي في السعودية لا يدري عما يجري في تلك الساحة ما بلغه ثقة بما يري في تلك الساحة أو الساحات . فهو جاهل بحالهم
ومنها أن يكون هذا العالم قد نمى إلي علمه وتعلق في فكره أن ذلك الرجل ثقة عنده فما استطاع أن يصل إلي ما اكتشفه غيره من أهل العلم للأسباب المتقدمة وغيرها لكن نمى إلي علمه سابقاً انه صاحب سنة أنه يدعوا إلي الله وكان أمامه يظهر السنة وحب أهل السنة والدعوة للسنة ويذكر قصصاً من حياته ومصارعته للأفكار الفاسدة والمناهج الكاسدة ويأتي له بكتب سليمة وما درى عن دسائسه .. فإذاً ماذا نصنع ؟
نعمل على كلام ذلك العالم الذي أقام ذلك الدليل وأقام البينة التي توجب الحذر من ذلك الرجل من كتبه وأشرطته وشخصه وأما ذلك العالم الجليل فهو علي مكانته عندنا لا نجرحه ولا نحط من قدره ولا نقلل من شأنه بل نعتذر له نقول ما علم هذا لو علم ماعلمنا لكان عليه مثلنا أو اشد منه

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Question :

Certaines personnes rejettent les critiques des savants de la Sounna envers certains innovateurs prétextant que d'autres savants de la Sounna n'ont pas parlé sur ces personnes, disant :
 
« où est la parole de telle et telle personne, pourquoi ne parlent-ils pas ? Si c'était vrai ces savants auraient suivi ».
 
Donc est-il une condition dans la critique d'une personne qu'il faut que la plupart des savants ou la totalité l'ait critiqué ? 

Réponse de Cheikh Mouqbil :

Le problème c'est que ces gens n'ont pas lu le Moustalah (les règles de la science du hadith), ou qu'ils ont lu mais ils dupent les gens.

Ahmad Ibn Hanbal dit de telle personne que c'est un thiqa (digne de confiance) et Yahya Ibn Ma'in dit d'elle que c'est un grand menteur.
 
La parole de Yahya est une critique détaillée, il a vu ce que Ahmad Ibn Hanbal n'a pas vu.

Si un savant de ce siècle démontre l'égarement de Mouhamad Al Ghazali ou Al Qardawi ou le manhaj des ikhwan mouflissines, nous acceptons cela et c'est une obligation de l'accepter.
 
Allâh dit (traduction rapprochée) :

« Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair (de crainte) que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait ».

Si une personne 'adil (honnête) nous amène une information, nous acceptons comme on le comprend de ce verset.

Donc où en êtes- vous de ce verset qui prouve que si un 'âdil nous vient avec une information nous acceptons et que si un pervers nous amène une information nous vérifions ?

Ces gens sont des dupeurs, ils contredisent nos savants, anciens et contemporains. 
Chupprie.png

 

Cheikh Rabi' explique :

 

Concernant le Jarh wa Ta'dil :
 
il suffit au Jarh de venir de la part d'un seul savant et il suffit dans le Ta'dil qu'il vienne d'un seul savant.

Si deux savants véridiques, dignes de considération, qui ne suivent pas les passions, sont en divergence au sujet d'une personne, il est obligatoire aux autres gens de science de demander les preuves au savant qui a critiqué.

S'il les apporte, il leur est obligatoire de les accepter.
 
Si l'autre savant (celui qui dit du bien de la personne critiquée) ou un autre que lui s'oppose, l'honorabilité (al 'adala) de ce dernier tombe et on ne lui fait pas confiance concernant la religion d'Allâh .

Si un seul savant amène les preuves et que des dizaines de personnes le contredisent en utilisant le faux, le mensonge et la ruse, on ne les écoute pas.

Nous nous devons d'appliquer cette règle de jarh wa ta'dil lors de tels moments de troubles.
 
Des dizaines de savants critiquent un homme en ramenant les preuves de ses erreurs, égarements et troubles, ensuite certaines personnes ne les écoutent pas, prétextant qu'ils n'ont pas vu clairement la vérité, ceci est une chose qui n'est pas permise.

Dans ce cas, lisons les livres de jarh wa ta'dil et arrêtons- nous à chaque personne critiquée dans ces livres et disons:

« Par Allâh ! La vérité ne m'est pas apparue au sujet de cette personne ! » 

Et arrêtons- nous à chaque croyance critiquée et disons:

« Par Allâh ! La vérité ne m'est pas apparue ! ».

Cette méthode n'est pas acceptable.

Si deux personnes divergent parmi les salafis et que la preuve est avec l'un d'eux, il est obligé de se ranger du coté de celui qui a la preuve.

copié de alminhadj.fr

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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L’obligation d’ordonner le convenable et de condamner le blâmable

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L’obligation d’ordonner le convenable et de condamner le blâmable
Rissâla [Traités] sur le principe d'obligation d'ordonner le convenable et decondamner le blâmable [Al-Amr bil-Ma'roûf wal-nahî 'an al-Munkar] tiré du « Madjmu' al-Fatâwas » du SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh), ainsi que sur l'obligation d'obéir à ceux qui détiennent l'autorité.
 
A tout être sur la terre, il est essentiel de recevoir des ordres et des interdictions, et il est également essentiel d'ordonner et d'interdire.

Quant bien même se trouverait-il seul, il devrait se donner des ordres à lui-même et s'interdire le bien ou le mal selon les besoins, car Allâh - Ta'âla - dit 
(traduction rapprochée) :
 
« L'âme est certes instigatrice du mal » [1]
 
Ordonner consiste à demander [à une personne] quelque action, volontairement ; interdire consiste à demander [à une personne] l'abandon de quelque chose, volontairement.

Et il faut que chaque être vivant ait en lui-même une volonté et un dynamisme de demande grâce auxquelles il puisse se contraindre et contraindre autrui dans la mesure de ses possibilités, car l'homme est un être vivant que sa volonté fait agir.
 
Les Fils d'Adam ne peuvent vivre qu'en société/groupe ; dès que se réunissent deux hommes, et à plus forte raison davantage, ils doivent se plier à des ordres et des interdictions communes.

C'est pour cela que le minimum requis pour la Prière en commun est de deux croyants, selon le terme : 
« A partir de deux, une société se trouve constituée. » 

Mais, étant donné que cette société [cette ensemble de personne] n'a d'autre but que la Prière, dès que deux personnes se trouvent réunies, l'une dirige et l'autre se laisse diriger, selon la parole du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) à MâlikIbn al-Huwayrith et à son compagnon : 

« Lorsque vient l'heure de la Prière, faites l'appel, priez et que le plus âgé d'entre vous dirige la Prière. » [2].

Or ces deux hommes étaient égaux dans la lecture du Qor'ân.

Pour ce qui concerne ensuite les affaires courantes [Al-'Adiyat], il est dit dans les Sunans que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Il n'est pas permis à trois hommes d'entreprendre un voyage sans désigner l'un des deux pour Emir. » [3]
 
Puisque l'ordre et l'interdiction sont une nécessité de l'existence des fils d'Adam, ceux qui n'ordonnent pas le bien comme Allâh et Son Prophète l'ont ordonné et qui n'interdisent pas le mal comme Allâh et Son Prophète l'ont interdit doivent donner et recevoir des ordres ou des interdictions, soit en opposition avec les ordres d'Allâh, soit d'une façon qui unit la vérité révélée et l'erreur non révélée.

Certes, agir ainsi en fait de religion, c'est en inventer une de toutes pièces. [...]
 
Allâh - Ta'âla - a ordonné dans son Livre de lui obéir, et d'obéir à Son Prophète et aux croyants qui détiennent l'autorité, selon Sa Parole (traduction rapprochée) :
 
« O les croyants ! Obéissez à Allâh, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allâh et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation [et aboutissement]. » [4]
 
Les « détenteurs de l'autorité » sont ceux qui en disposent et en sont investis, et ce sont là ceux qui ordonnent.

En font partie ceux qui exercent le pouvoir de contrainte et de force, ainsi que ceux qui détiennent la science et le dogme.

C'est pourquoi les détenteurs de l'autorité se divisent en deux catégories : les savants ['Ulémas] et les Emirs [détenteurs du pouvoir].

Lorsqu'ils s'acquittent donc bien de leurs devoirs, les bienfaitssont généraux ; s'ils viennent à se corrompre, cela corrompe l'ensemble [des gens], ainsi que l'a dit Abû Bakr as-Siddîq (radhiallâhu 'anhu) à al-Ahmasiyyah qui lui avait demandé : 
« Combien de temps cet état heureux durera-t-il ? 
Aussi longtemps, répondit-il, que vos Imâms seront sur la voie droite. ».

Il faut comprendre par le terme de détenteurs de l'autorité les rois, les savants, et les personnes liées à l'administration et tout homme préposé à une fonction, car ils font partie de cette catégorie.

Chacun d'eux doit ordonner ce qu'Allâh - Ta'âla - a ordonné ainsi qu'interdire ce qu'Il a interdit ; chacun de ceux qui doivent leur obéir doit le faire lorsque eux-mêmes désobéissent à Allâh - Ta'âla.
 
C'est ce qu'a dit Abû Bakr as-Siddîq (radhiallâhu 'anhu) lorsque, mis à la tête des musulmans, il prononça cette allocution : 

« Ô gens ! Celui qui est fort parmi vous est faible à mes yeux tant que je ne lui ai pas fait observer la vérité. Celui qui est faible parmi vous est fort à mes yeux : je lui ferai obtenir la vérité. Obéissez-moi dans la mesure où j'obéirai moi-même à Allâh ! Si je désobéis à Allâh, vous ne me devez plus obéissance. »[5]
 
[1] Coran, 12/53
[2] Rapporté par Muslim dans son Sahîh
[3] Rapporté par L'imâm Ahmed dans son Mousnad
[4] Coran, 4/59
[5] Madjmu' al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, Vol-28

 

copié de manhajulhaqq.com
 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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La précipitation des gens à émettre la fatwa

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La précipitation des gens à émettre la fatwa

Question :

 
Lorsqu'une question sur un sujet religieux est posée dans une assemblée rassemblant des gens qui ne sont pas instruits, ceux-ci se précipitent afin de donner leur avis ou une réponse à la question, sans aucune science le plus souvent.

Quelles sont vos remarques au sujet de ce phénomène, éminent cheikh ?

Cela peut-il être considéré comme faire passer quelque chose avant [la parole d'] Allah et de Son Messager ?
 
Réponse :
 
On sait qu'il n'est pas permis aux gens de parler au sujet de la religion d'Allah sans science, car Allah, exalté soit-Il, dit (traduction rapprochée) :

 

« Dis : 'Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas›. » (1)


Ce qui incombe aux gens, c'est de s'abstenir et de craindre de dire à propos d'Allah ce qu'ils ne savent pas.

La religion ne fait pas partie des affaires de ce bas monde dans lesquelles on peut employer la raison.

Même au sujet des affaires matérielles de ce bas monde dans lesquelles la raison joue un grand rôle, il convient à la personne de prendre des précautions, et de réfléchir posément, car il se peut que la réponse qu'elle a en tête soit donnée par une autre personne... et elle devient ainsi juge parmi ceux qui répondent, et son avis sera le dernier qui tranchera la question.

Très souvent, les gens émettent leurs avis - au sujet d'affaires non religieuses - et si la personne fait preuve de circonspection et de retenue, il lui apparaîtra des vérités qui ne lui étaient pas apparues auparavant, grâce à la multiplicité des avis.

C'est pourquoi je conseille à toute personne de faire en sorte qu'elle soit la dernière à donner son avis, afin d'être le juge entre les différentes opinions, et qu'il lui apparaisse - en scrutant les différents avis - ce qui peut-être ne lui était pas apparu avant de les avoir entendus.

Voilà pour ce qui est des affaires non religieuses.

Mais en ce qui concerne les affaires religieuses, il est strictement interdit à toute personne d'émettre un avis sauf s'il se base sur une science tirée du livre d'Allah, de la Sunna du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, ou des propos des savants.


(1) Al-A'râf, v. 33.

 

Alfâdh wa Mafâhîm fî Mîzân ish-Sharî'a, page 44-46.

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La réfutation, à la lumière de la shari'a et de la raison, au correspondant anonyme (dossier)

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La réfutation, à la lumière de la shari'a et de la raison, au correspondant anonyme (dossier)
Ce livre :

"La réfutation, à la lumière de la Shari'a et de la raison, au correspondant anonyme"

est une réponse de l'éminent savant cheikh Ahmad Ibn Yahya An Najmi-qu'Allah lui accorde Sa miséricorde- à un individu qui lui a demandé, de manière cachée et via un proche du cheikh, de cesser de parler sur les groupes.

 
Il était important de traduire des passages de ce livre afin de bien comprendre les différentes ruses des innovateurs et ainsi de ne pas tomber dans leurs pièges. 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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Le pouvoir d’émettre une fatwa est réservé aux savants

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Le pouvoir d’émettre une fatwa est réservé aux savants

Question :


Une personne a-t-elle le droit de s'appliquer à donner des avis juridiques à d'autres personnes sachant qu'il n'y a pas parmi eux de personnes qualifiées pour émettre des avis juridiques ou parce que ces personnes n'ont pas eu la possibilité d'interroger les savants ? 
 
Réponse :
 
Si cette personne est ignorante, comment peut-elle donc s'appliquer à donner des avis juridiques ?!
 
Sur quelle base son effort de réflexion repose-t-il ? 
 
Celui qui ne connaît pas le jugement d'une chose doit se taire et si on l'interroge, il doit répondre : «Je n'ai pas de science».
 
Lorsqu'Allâh dit aux anges (traduction rapprochée) :
  
« Et dit : « Informez-Moi des noms de ces choses, si vous êtes véridiques. » (La vache, v.31) 

[Ils répondirent :] 
(traduction rapprochée) :
 
"Ils dirent : « Gloire à Toi ! Nous ne savons que ce que Tu nous as appris. Certes c'est Toi Celui Qui sait tout, le Sage. "(La vache, v.32)
 
Quant au fait de demander si cette parole : «Si je ne trouve pas de savants qui ont la capacité d'émettre des avis juridiques alors, je peux le faire» est juste ou pas ; nous répondons que cet acte est une faute et est interdit.

Ce qu'on doit impérativement répondre à celui qui nous pose une question d'ordre religieux est :
«Demande donc aux savants.»
 
De nos jours - Allâh soit loué -, les moyens de communication sont très accessibles, la personne peut donc téléphoner [à un savant] ou lui envoyer un courrier par voie des airs ou de terre.
 
Fatwa n°102 tirée du livre intitulé « Le livre de la science »
 Publié par fatawaislam.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La fatwa sans science

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La fatwa sans science

Question :


Que penser de certaines enseignantes qui émettent parfois des avis juridiques devant leurs élèves sans avoir de science à ce sujet ?

Réponse :

Nous adressons la réponse aux filles qui posent la question à leurs enseignantes, ainsi qu'aux enseignantes qui répondent.

En ce qui concerne les filles, il ne leur est pas permis d'adresser leurs questions aux hommes ou aux femmes, sauf si elles pensent que ceux-ci sont capables d'émettre des avis juridiques, c'est-à-dire qu'il faut qu'ils soient reconnus comme ayant de la science, car c'est la religion qui est concernée, et il faut donc prendre des précautions à ce sujet.

Ainsi, lorsqu'un homme veut voyager vers un pays quelconque, il ne se renseignera pas auprès de n'importe qui, mais recherchera plutôt le guide qui connaît les routes.

Il en est de même pour ce qui est de la route menant vers Allah qui est sa religion, on ne doit se référer qu'à ceux dont on sait - ou dont on est quasi-certains - qu'ils sont capables de donner des avis juridiques.

En ce qui concerne les enseignantes à qui ces questions sont posées, il ne leur est pas permis d'émettre des avis sans science, en raison de la parole d'Allah - Exalté soit-Il (traduction rapprochée) :

« Dis : 'Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas'. » (1) 

Allah a rapproché le fait de parler à Son sujet sans science avec le polythéisme (Shirk). Et Allah - Exalté soit-il - a dit
 (traduction rapprochée) :


« Qui est donc plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Allah pour égarer les gens sans se baser sur aucun savoir ? Allah ne guide pas les gens injustes. » (2) 

On rapporte authentiquement du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qu'il a dit :

« Quiconque ment volontairement à mon sujet, qu'il prépare sa place en Enfer. » (3)

Il est donc du devoir de la personne à qui la question est posée de ne pas se prononcer, sauf si elle a quelque science à ce sujet, en faisant elle-même des recherches et en scrutant les preuves, si elle en est capable, ou en consultant un savant en qui elle a confiance... car ce domaine touche la religion, et celui qui émet des avis juridiques informe sur la religion d'Allah, Son décret et Sa loi.

Il est donc nécessaire de prendre de très grandes précautions à ce sujet. (4)

(1) 
Al-A'râf, v. 33.
(2) 
Al-An'âm, v. 144.
(3) Rapporté par Al-Bukhârî Chapitre El-'Ilm n°110 et Muslim en introduction n°3 d'après Abû Hurayra. Ce hadith a d'ailleurs été rapporté d'après plusieurs autres Compagnons.
(4) Cheikh Ibn 'Uthaymîn, Dalîl ut-Tâlibat ul-Mu'mina.


copié de fatwas.online.fr

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La tazkiya - تزكية (recommandation)

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La tazkiya - تزكية (recommandation)
D'après Moujâhid رحمه الله : 
 
Bachir Al'Adawy رحمه الله arrive vers Ibn 'Abbâss رضي الله عنهما et commence par lui réciter des ahadiths du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم en disant : 
 
"Le messager d'Allâh a dit صلى الله عليه وسلم... Le messager d'Allâh a dit صلى الله عليه وسلم..."
Alors que Ibn 'Abbâss n'écoutait pas ses paroles et ne le regardait même pas.
Donc il lui dit : "Ô Ibn 'Abbâss, pourquoi je vois que tu n'écoutes pas mes paroles ?! Je te parle du Messager صلى الله عليه وسلم et toi tu n'écoutes même pas"!
Ibn 'Abbâss lui répondit : "Autrefois, lorsque nous entendions un homme nous dire : le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit... nos regards se précipitaient en se fixant vers lui, et nos oreilles l'écoutaient attentivement, mais lorsque les gens sont montés sur le "as-sa'b" et le "adh-dhaloul" *, nous ne prenons que de ceux que nous connaissons parmi les gens".
Introduction de sahih Mouslim
 
*As-sa3b - الصعب : difficile,
Adh-dhaloul - الذلول : trop facile
Cette expression veut dire : Lorsque les gens ont commencé à prendre ou suivre toutes sortes de sentiers critiqués ou vantés.

 

وحدثني أبو أيوب سليمان بن عبيدالله الغيلاني. حدثنا أبو عامر، يعني العقدي. حدثنا رباح، عن قيس بن سعد، عن مجاهد؛ قال : جاء بشير العدوي  إلى ابن عباس فجعل يحدث ويقول

قال رسول الله صلى الله عليه وسلم ، قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

 فجعل ابن عباس لا يأذن لحديثه ولا ينظر إليه

فقال: يا ابن عباس : ما لي لا أراك تسمع لحديثي ، أحـدثك عن رسول الله صلى الله عليه وسلم ولا تسـمع؟

فقال ابن عباس : إنا كنا مرة إذا سمعنا رجلا يقول: قال رسـول الله صلى الله عليه وسلم ، ابتدرت أبصارنا وأصغينا إليه بآذاننا ، فلما ركب الناس الصعب والذلول لم نأخذ من الناس إلا ما نعرف

مقدمة مسلم - 13

D'après Souleymâne Ibn Moussa رحمه الله qui dit :

"J'ai rencontré Tâouss et je lui ai dit : "Telle personne m'a rapporté tel et tel hadith... !"
Tâouss lui dit : "Si ton compagnon-là est digne de confiance (En arabe مليا est défini par thiqât* par An-Nawawy dans son charh), alors prends de lui"."
Introduction de sahih Mouslim
 
*Thiqât - ثقات  : Sérieux, digne de confiance et qui ne ment pas
 
حدثنا إسحق بن إبراهيم الحنظلي أخبرنا عيسى وهو ابن يونس حدثنا الأوزاعي عن سليمان بن موسى قال لقيت طاوسا فقلت حدثني فلان كيت وكيت قال إن كان صاحبك مليا فخذ عنه وحدثنا عبد الله بن عبد الرحمن الدارمي أخبرنا مروان يعني ابن محمد الدمشقي حدثنا سعيد بن عبد العزيز عن سليمان بن موسى قال
قلت لطاوس إن فلانا حدثني بكذا وكذا
قال : إن كان صاحبك مليا فخذ عنه

مقدمة مسلم

مقدمة مسلم - 13
D'après Mis'ar رحمه الله qui dit : J'ai entendu Sa'd ibn Ibrâhim رحمه الله dire : 
 
"Les ahadiths du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم doivent être rapportés seulement par les dignes de confiance"
Musnad ibn al-Ja'd
 
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْمَرْوَزِيُّ ، نَا سُفْيَانُ ، عَنْ مِسْعَرٍ ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ ، قَالَ
لا يُحَدِّثُ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِلا الثِّقَاتُ
مسند ابن الجعد - رقم الحديث : 1316
D'après 'Abdân ibn 'Outhmân qui dit : J'ai entendu 'AbdLlahi ibn Al-Moubarak dire :
 
"L'isnâd * fait partie de la religion ;
Si ce n'était l'isnâd, n'importe qui aurait dit n'importe quoi." 
Introduction de sahih Mouslim
 
* Isnâd - الإسناد : Chaîne de transmission des hommes "rapporteurs", jusqu'à celui qui a dit le hadith (ou athar) ou entendu directement.
 
وحدثني محمد بن عبد الله بن قهزاذ من أهل مرو قال سمعت عبدان بن عثمان يقول سمعت عبد الله بن المبارك يقول
 الإسناد من الدين ولولا الإسناد لقال من شاء ما شاء
مقدمة مسلم

Mouhammad Ibn Sirine رحمه الله a dit : 
 
"Cette science est une religion, regardez de qui vous prenez votre religion !"
Sahih Mouslim
 
إن هذا العلم دين فانظروا عمن تأخذوا دينكم
L'Imam Ach-Châfi'i رحمه الله a dit : 
 
"La preuve ne peut s'installer (ou s'établir) avec l'information d'une personne seulement si elle possède certaines qualités :
C'est-à-dire que l'informateur soit thiqât dans sa religion,
connu pour être véridique dans ses paroles
et connaisseur de ce dont il parle..."
Risâlah p 370
 
 قال الإمام الشافعي رحمه الله
 ولا تقوم الحجة بخبر الخاصة حتى يجمع أمورا ، منها
أن يكون من حَدَّثَ به ثقةً في دينه ، معروفًا بالصدق في حديثه ، عاقلا لما يحدث به
الرسالة - 370
L'Imam Mâlik رحمه الله a dit : 
 
"Ne prenez pas la science de quatre personnes, et prenez-la d'autres en dehors de ceux-là : 
 
-Ne la prenez pas d'un stupide qui met sa stupidité en apparence même s'il est le plus rapporteur des ahadiths parmi les gens.
 
-Ne la prenez pas d'un menteur qui ment dans ses discours ordinaires avec les gens, même s'il ne se préoccupe pas de mentir sur le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.
 
-Ne la prenez pas aussi d'une personne de passions (et dans certains récits : d'un innovateur) qui appelle les gens vers sa passion.
 
-Et ne la prenez pas d'un Cheikh de bienfaisance et d'adoration s'il ne sait pas de quoi il parle". 
At-tamhid de Ibn 'Abdelbarr vol 1 p 66
 
وقد روى الخطيب بسنده قال : كان مالك بن أنس يقول
لا تأخذ العلم عن أربعة ، وخذ ممن سوى ذلك
 لا تأخذ العلم من سفيه معلن بالسفه وإن كان أروى الناس
 ولا تأخذ من كذاب يكذب في أحاديث الناس إذا جرب ذلك عليه وإن كان لا يتهم أن يكذب على رسول الله صلى الله عليه وسلم
 ولا من صاحب هوى يدعو الناس إلى هواه
ولا من شيخ له فضل وعبادة إذا كان لا يعرف ما يُحَدِّث
التمهيد لابن عبد البر

Al-qâdy Abou Bakr Al-Baqillâny رحمه الله a dit : 
 
"Le témoin et l'informateur ont besoin d'une tazkiya (recommandation de savant) s'ils ne sont pas connus de droiture et de satisfaction..."
Al-bâhith al-hathyth p 88 avec les marges de Ahmed Châkir رحمه الله
 
وعن القاضي أبي بكر بن الباقلاني أنه قال
 الشاهد والمخبر إنما يحتاجان إلى التزكية متى لم يكونا مشهورين بالعدالة والرضى
الباعث الحثيث
Abd Allâh Ibn 'Awn رحمه الله a dit : 
 
"Ne prenez la science que de celui qui a été reconnu pour être un étudiant (en science islamique authentique)" .
At-tamhid de Ibn 'Abdelbarr vol 1 p 45
 
عن عبد الله بن عون قال
لا يؤخذ العلم إلا ممن شهد له عندنا بالطلب
التمهيد لابن عبد البر
L'Imam Al-Awzâ'y رحمه الله a dit : 
 
"Ô peuple musulmans !
Craignez Allâh et acceptez le conseil des conseilleurs.
Et sachez que cette science est une religion, vérifiez donc ce que vous faites et de qui vous la prenez (la science) et sur qui vous copiez.
Et regardez bien qui est dans votre religion, vous serez en sécurité, car les gens de l'innovation sont tous des imposteurs, menteurs et des pécheurs, ils ne craignent pas (Allâh) et ne respectent pas (leurs paroles) et ne se contrôlent pas non plus.
Soyez donc méfiants et éloignez-vous d'eux.
Rejetez (leurs informations) et sachez que vos savants prédécesseurs ainsi que les pieux parmi eux agissaient ainsi et qu'ils ordonnaient de le faire ainsi"
Târikh damachq de Ibn 'Assâkir رحمه الله vol 6 p 362
 
وقال الإمام الأوزاعي
اتقوا الله معشر المسلمين، واقبلوا نصح الناصحين، وعظة الواعظين، واعلموا أن هذا العلم دين فانظروا ما تصنعون وعمن تأخذون وبمن تقتدون ومن على دينكم تأمنون؛ فإن أهل البدع كلهم مبطلون أفّاكون آثمون لا يرعوون ولا ينظرون ولا يتقون. إلى أن قال: فكونوا لهم حذرين متهمين رافضين مجانبين، فإن علماءكم الأولين ومن صلح من المتأخرين كذلك كانوا يفعلون ويأمرون
تاريخ دمشق - 6/362
Al Hâfidh Ibn Hajar Al-'Asqualâni rapporte sous le titre : "Interdiction à l’homme de ne prendre la science que de celui dont le témoignage est accepté et qu’il soit réputé pour être un étudiant"
 
نهي الرجل أن ياخذ العلم إلا ممن تقبل شهادته، ويكون مشهورا بالطلب
 
Yahyâ Ibnou Abdi ar-Rahmâni Ibni Nâhiyah el Harrânî nous a raconté que Ahmed Ibnou Abdi ar-Rahmââni Ibni Moufaddhal leur a raconté et dit que miskîn Ibnou Boukayr leur a raconté que Ismâ'îl Ibnou 'Iyâch a dit :
"J’ai questionné Ibna Artâh, de qui dois-je prendre la science ?"
Il dit : "De ceux qui sont réputés et connus !"
Ibna 'Awnin a dit : "Ne prend cette science que de celui dont nous avons attesté pour être un étudiant."
 
Lissânou al-mîzâni
 
حدثنا يحيى بن عبد الرحمن بن ناجية الحراني، حدثنا أحمد بن عبد الرحمن بن مفضل قال: حدثنا مسكين بن بكير، عن اسماعيل بن عياش قال: سالت حجاج بن أرطاة عمن آخذ العلم ؟
قال: من المشهورين المعروفين
حدثنا يحيى بن ممد بن أبي الصفيراء البالسي، حدثنا إبراهيم بن مالنذر، حدثنا أيوب بن واصل، قال: سمعت عبد الله بن عون، يقول: لا تأخذ هذا العلم إلا عمن شهد له عندنا بالطلب
لسان الميزان

Al-hâfidh An-Nawawî

 

On ne doit prendre l’enseignement que de celui dont la compétence s’est achevée, que sa (pratique) de la religion est claire, que sa connaissance (de la science religieuse) se soit réalisée et que sa modestie est devenue connue ; Car Mohammed Ibn Sirîne et Mâlik Ibn Anass et d’autres parmi les salafs (prédécesseurs) ont dit : 

 

"Cette science est certes une religion, vérifiez donc chez qui vous prenez votre religion"

 

At-tibyânou fi âdâbi hamalati al-Qurân 1/25

 

و لايتعلم إلا ممن تكملت أهليته و ظهرت ديانته و تحققت معرفته و اشتهرت صيانته فقد قال محمد بن سيرين و مالك بن أنس وغيرهما من السلف

 هذا العلم دين فانظروا عمن تأخذون دينكم

التبيان في آداب حملة القرآن

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz

 

Question :

 

Quel est l’avis de votre éminence sur l’expression qui est souvent répétée de la bouche de nombreux étudiants en science, qui est : "Celui dont le professeur sera son livre s’égarera de la vérité' ?

 

Réponse :

 

Celui dont le professeur sera son livre, ses erreurs augmenteront plus que ses réussites. 

 

Voilà l’expression que je connais.

 

Et ceci est vrai : Certes, celui qui n’a pas pris de cours chez les gens de la science, qui ne tient pas (son savoir) d’eux (des savants) et n’a pas eu connaissance des sentiers qu’ils ont empruntés pour la recherche de la science ; Assurément il fera beaucoup d’erreurs et il mélangera entre la vérité et le faux à cause de sa méconnaissance des arguments légaux (religieux)…

 

Madjmoû' fatâwâ wa maqhâlât moutanawwi3a 7/239 

 

ما رأي فضيلتكم في هذه العبارة التي تتردد على ألسنة كثير من طلبة العلم وهي: (من كان شيخه كتابه ضل عن صوابه)؟

أن من كان شيخه كتابه فخطؤه أكثر من صوابه هذه هي العبارة التي نعرفها

وهذا صحيح: أن من لم يدرس على أهل العلم، ولم يأخذ عنهم، ولا عرف الطرق التي سلكوها في طلب العلم، فإنه يخطئ كثيرا، ويلتبس عليه الحق بالباطل، لعدم معرفته بالأدلة الشرعية

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine

 

L’élève a besoin d’un professeur du côté scientifique et du côté de la pratique.

 

Et c’est à cause de cela qu’il est un devoir absolu pour lui qu’il soit très attentif dans le choix de professeurs connus pour leur science, leur loyauté et leur religion.

 

Et connus pour avoir un bon manhadj et une orientation authentique ; Pour qu’il (l’élève) prenne de leur science premièrement et ensuite de leur manhadj deuxièmement. 

 

Transmis par Cheikh Bazmoul dans sa rissâla


التلميذ محتاج إلى الأستاذ من الناحية العلمية والناحية العملية ، لهذا كان لزاماً عليه أن يحرص غاية الحرص على انتقاء الأساتذة الذين عرفوا بالعلم وعرفوا بالأمانة والدين ، وعرفوا بالمنهج السليم والتوجه الصحيح ، حتى يتلقى من علمهم أولاً ثم من منهجهم ثانياً

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany (pour répliquer à Saqqâf)

 

Ceux qui ce regroupe autour de cet homme... Cet homme qui se considère à l’heure actuelle dans la science, personne ne le connait et personne parmi les savants biens guidés ont attesté pour lui... Et même pas parmi les savants égarés !

 

Personne a attesté en sa faveur pour être un homme de science !

 

Pourquoi donc se retourne-il vers ces jeunes ?!

 

K7 Mâdhâ taraka al-awaalou lil âkhir

 

..فهؤلاء الذين يلتفون حول هذاالرجل ، هذا الرجل ابن اليوم في العلم ، ما أحد عرفه ولا أحد شهد له لا من المهتدين - من العلماء المهتدين - و لا من العلماء الضالين ، ما أحد شهده له بأنه رجل عالم ، فلماذا يلتف حول هؤلاء الشباب؟

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali
 
La façon idéale (pour prendre la science), c’est que tu suives l’enseignement d’un savant comme était le cas des Pieux Prédécesseurs.
 
Ils ne prennaient la science que des savants et lorsque l’étudiant ne prend pas la science et le Coran des savants, on l’appelait "souhoufî".* 
 
Et celui qui ne lit pas le Coran chez les chouyoukh, on l’appelle moushafî.
 
Celui qui ne lit pas la (science) du hadîths, du fiqh et toutes autres (sciences) chez les savants, on dit sur lui que c’est un "souhoufî" parce qu’il apprend par l’intermédiare des feuilles (de livres) et ne prend pas le savoir des savants !
 
Lorsque tu t’assois aux assises des savants, tu apprends d’eux en premier les comportements et les bonnes conduites ; Et il y avait des gens qui voyageaient du bout du monde pour se déplacer vers l’imâm Mâlik رحمه الله, et parmi ceux qui ont voyagés vers lui (l’imâm Mâlik), le grand Imâm Yahyâ Ibn Yahyâ An-Nayssâboârî, celui dont l’imâm Ahmed رحمه الله disait sur lui : «Qu’il n’a jamais vu un semblable à lui !»… 
 
Rissâla "Ad-dourrar an-nadhîd min mouhâdharât al-'aquîda wa at-tawhîd"
 
*Souhoufî - صحفي : Celui qui prend la science que par la lecture des livres.
 
الطريقة المثلى أن تتلمذ على عالم كما هو شأن السلف الصالح فانهم كانوا لا يتلقٌون العلم الاٌ على العلماء,فاذا لم يتلقٌ الطالب العلم و القرآن على العلماء سمٌوه صحفي  و الذي يقرأ القرآن على غير الشيوخ يسمى((مصحفي)),و الذي لا يقرأ الحديث و
الفقه و غيره على العلماء يقال له:((صحفي)),لأنه يتعلم  من الصحف,لا يتعلم من العلماء ,فالعلماء اذا جالستهم تتعلم منهم أولا الأخلاق و الأدب, و قد كان الامام مالك -رحمه الله- يرحل اليه الناس من أنحاء الدنيا ,و ممن رحل اليه يحيى بن يحيى النيسابوري,الامام العظيم الذي قال فيه الامام أحمد - رحمه الله - ما رأى مثله
رسالة الدرر النضيد من محاضرات العقيدة و التوحيد
Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali
 
Et lorsque la personne se renferme sur elle-même sans qu’un enseignant lui enseigne et qu’elle s’instruit par elle-même, ceci est une preuve de maladie !
 
La façon idéale, c’est de prendre la science de la bouche des savants...
 
Rissâla "Ad-dourrar an-nadhîd min mouhâdharât al-'aquîda wa at-tawhîd"
 
فاذا انطوى الانسان على نفسه,و لا يعلمه معلم,يعلم نفسه,هذا دليل على مرض,فالطريقة المثلى أن تأخذ العلم من أفواه العلماء
رسالة الدرر النضيد من محاضرات العقيدة و التوحيد
Cheikh Mohammad Ibn 'Omar Ibn Sâlim Bâzmoul

...Et lorsqu'on parle de la da'wa, on a un prêcheur qui vient et dit qu'il est prêcheur islamique (dâ'ya islâmy - داعية إسلامي) et veut nous faire des prêches ; Ce cas-là, c'est comme étudiant en sciences (talab al 'ilm - 
طلب العلم), on doit savoir si ce prêcheur a été recommandé par les savants ou n'a pas été recommandé par les savants...
 
حينما تأتي لأمور الدعوة يأتي داعية يقول هو داعية إسلامي ويريد أن يدعونا مثل قضية طلب العلم أن تعلم أن هذا الداعية زكاه أهل العلم أولم يزكيه أهل العلم

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S’accrocher à quelqu’un malgré les erreurs

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S’accrocher à quelqu’un malgré les erreurs
Question :

Certaines personnes, qu'Allah les guide, sanctifie certains individus et s'accrochent fanatiquement à leurs avis.

Quel est votre conseil pour eux ?
 
Réponse : 
 
Il est obligatoire de suivre la vérité d'où qu'elle vienne et ne pas suivre les individus qui s'opposent à la vérité.

L'imam Ahmad ( rahimahullah) a dit :

« Je suis stupéfié par les gens qui connaissent la chaîne de narration (d'un hadith) et son authenticité, mais suivent l'avis de Sufyan (dans ce qui est en contradiction avec la preuve). »

Et Allah, le Très-Haut, dit (traduction rapprochée) :

« Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux » [Sourate An-Nur : 63]

Ibn Abbas ( radiallahu 'anhu) a dit :

« Je crains que des pierres ne tombent sur vous du ciel - je dis Allah a dit et vous dites Abû Bakr et Umar ont dit. »

Ainsi, si cet avertissement et cette menace concerne le suivi des gens les plus pieux après les prophètes, alors qu'en est-il du suivi de « celui qui n'est ni ici ni là » (c'est-à-dire personne), comme ceux qui ne sont pas connu pour avoir de la science ou de la piété, mais sont experts dans les discours divers 
 
Shaikh Salih ibn Fawzan Al-Fawzan [ Al-Ajwiba Al-Mufida : p. 108]
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Question :
 
Quel est le jugement sur quelqu' un qui aime un savant ou un prêcheur et dit :

« je l'aime beaucoup », « je ne veux entendre personne le réfuter » et « je prendrai ses paroles même si elles sont en opposition avec la preuve parce que ce shaikh est plus conscient de la preuve que nous ne le sommes. »
 
Réponse :
 
Ceci est du ta'asub (fanatisme), qui est détesté et condamné et ceci n'est pas permis.

Nous aimons les savants, la louange est à Allah et nous aimons les prêcheurs à la voie d'Allah.

Cependant, si l'un d'entre eux se trompe dans une question, nous clarifions la vérité en ce qui concerne cette question, avec la preuve.

Et cela n'amoindrit pas l'amour ou le statut de celui qui a été réfuté.

L'imam Malik ( rahimahullah) a dit :

« Il n'y a aucun de nous, qui ne puisse réfuter ou être réfuté, à part celui enterré dans cette tombe »
- c'est à dire le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam).

Ainsi, quand nous réfutons un des savants ou une des personnalités nobles, cela ne signifie pas que nous avons une haine pour lui ou que nous le diminuons.

Plutôt nous clarifions ce qui est correct.

C'est pourquoi quand un savant a vu qu'un de ses semblables s'est trompé, il a dit :
 
« ainsi est notre ami aimé, cependant la vérité est bien plus aimée de nous que lui. »

Ceci est la voie correcte.

Et ne comprenez pas de la réfutation d'un savant dans une question sur laquelle il s'est trompé, que cela signifie une diminution ou une haine pour lui.

Au contraire, les savants n'ont pas cessé de se réfuter (à travers l'histoire), mais malgré cela, ils sont frères tenant de l'amour l'un pour l'autre.

Il ne nous est pas permis d'accepter entièrement tout ce qu'un individu dit - qu'il soit dans le vrai ou le faux - parce que ceci est du  ta'asub (fanatisme aveugle).

(Le seul) dont nous pouvons prendre toutes ses paroles et n'en laisser aucune est le messager d'Allah, parce qu'il est le messager de son Seigneur et il ne parle pas de son propre désir.

Quant à d'autres que lui, ils peuvent se tromper de temps en temps et voir juste de temps en temps.

Même s'ils sont parmi les plus vertueux des gens et qu'ils sont  Mujtahid (c'est-à-dire des savants), ils peuvent se tromper de temps en temps et voir juste de temps en temps.

Il n'y a personne qui est protégé de l'erreur sauf le messager d'Allah.

Nous devons savoir cela.

En outre, nous ne cachons pas l'erreur par amour pour tel et tel individu.

Plutôt, nous devons exposer et clarifier l'erreur.

Le prophète ( sallallahu alayhi wa sallam) a dit :

« La Religion c'est la sincérité (le bon conseil). »
Nous avons dit : "à qui ?"
Il (
sallallahu alayhi wa sallam) a dit : « à Allah, Son Livre, Son Messager, les gouverneurs musulmans et les gens communs. » 

La clarification de l'erreur tombe sous la Sincérité envers chacun.

Mais quant à la dissimulation de l'erreur, alors elle est en opposition avec la Sincérité.

[Al-Ajwibah Al-Mufida : pg. 120-122]
Article tiré du site al-manhaj.com
copié de salafs.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Passer son temps dans le «jarh» (la critique)

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Passer son temps dans le «jarh» (la critique)

Question :

 
Certains jeunes étudiants en science occupent leur temps à parler contre les Hizbis (partisans des sectes égarées), passant une grande partie de leur temps en cela.

De ce fait, ils gaspillent (leur temps pour) la recherche de la science, qui est ce qui leur bénéficiera devant leur Seigneur - et qui leur clarifiera ce qui est entaché de ce qui est pur - afin de connaître les erreurs des  Hizbis.

En fait, leur occupation n'est rien d'autre que :

« Quel est ton avis sur cette personne » et « Quel est ton avis sur cette autre ? »

La plupart de leurs assises sont arrivées à cette condition, au point qu'ils jettent des accusations sur des personnes au hasard.

Ainsi, quel est votre conseil aux ces jeunes ?

Incitez-les à donner de l'importance à la science religieuse, qui les protégera contre les innovations.
 
 
Réponse de Cheikh An-Najmi :
 
La réalité est que l'exagération dans ces sujets, qui sortent l'étudiant en science du royaume de la vérité vers l'argumentation, et la perte de temps en paroles ne produit pas un résultat salutaire, mais amène plutôt  la personne à des assises vides (de science), et ceci n'est pas correct.

Plutôt,  il est obligatoire à l'étudiant en science d'occuper son temps dans l'obéissance à Allah, la recherche de la science et la présence dans les assises (de science).

Mais il n'y a rien de mal à écouter quelqu'un avertir à leur sujet ou à écouter l'exposition de leurs caractéristiques, de sorte qu'il puisse prendre garde contre eux.

Mais quant à occuper tout notre temps dans le discours ( kalam) contre eux, et ne pas se préoccuper de la recherche de la science, qui nous bénéficiera, aucun doute que c'est une grosse erreur et une grande méprise.
 
Article tiré du site al-manhaj.com
Source : Al-Fatawa Al-Jaliyya: 27-28

copié de salafs.com

 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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Que faire de mes anciens livres d'égarés ?

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Que faire de mes anciens livres d'égarés ?
Question :
 
Avant d'être dans le Minhaj, j'ai acquis plusieurs livres dont les auteurs sont connus, aujourd'hui, pour faire partie d'un groupe d'égarés.

Comment pourrais-je me débarrasser de ces livres ?
 
Réponse :
 
Bismi Allah el Rahman el Rahim
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah ; c'est Lui que nous louons et dont nous implorons l'aide et le pardon.
Et nous recherchons refuge auprès d'Allah contre la méchanceté de nos âmes et contre nos mauvaises actions.
 
Sheikh Djamel Al-Harithi (qu'Allah le préserve) répond :
 
En ce qui concerne les livres des gens qui font parti des groupes égarés, il faut obligatoirement les brûler.

Pour ce qui est de certains livres concernant uniquement la jurisprudence de ces gens là, cela peut être profitable pour l'étudiant en religion, dans certains cas (ils ne doivent contenir aucunes questions relatives au Minhaj et à la croyance). 
Remarque :
 
Le frère Abdelmalik Abou Adam a demandé au Sheikh, concernant certains livres propres à la jurisprudence dont l'auteur est le Sheikh Al-Qardaoui.

Le Sheikh Al-Harithi répond :

On ne prend de lui ni dans la croyance ni dans la jurisprudence, car il a fait preuve de beaucoup de déviations dans la jurisprudence et c'est la raison pour laquelle notre Sheikh Salih Ibn Fawzan Abdallah Al Fawzan - hafidhahou Allah a fait une réplique à son livre "Le Licite et l'Illicite en Islam" [al-halal wa al-haram fil-islam] faisant apparaître toutes les questions et réponses marginales et non-conformes aux bases de la shari'a.
 
[Abdelmalik Abou Adam al-firansi le 21/06/1429 - 24/07/2008 Joubail - Arabie Saoudite]
 Publié par dourous abdelmalik

Ibnoul Qayyim el Jawziyyah, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a dit :

 

« Ainsi, il n'y a pas de prix à payer en retour pour le fait de brûler et détruire les livres déviants. 

Al-Marwazî a dit : « j'ai dit à Ahmad : j'ai emprunté un livre qui contient du mal et des choses détestables en lui. Penses-tu que je dois le déchirer et le brûler ?" 

Il répondit : Oui.

Alors je le brûlai ».

 

Kitâb At-Tourouq ul-Houkmiyyah - (p. 282) 

 Publié par lamektaba.over-blog.com

 
Cheikh Jamal Ibn Farihan Al Harthy -  الشيخ جمال بن فريحان الحارثي

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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L'innovation et les innovateurs ? (vidéo)

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L'innovation et les innovateurs ? (vidéo)
 Publié par 3ilmchar3i.net
 
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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A quel moment la personne peut être excusable ?

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A quel moment la personne peut être excusable ?

Question :

 
Qui est excusé pour son ignorance ?
 
Est-on excusé pour son ignorance dans le domaine jurisprudentiel ?
 
Ou dans le domaine du dogme et de l'Unicité d'Allâh ?
 
Quelle est l'obligation des savants sur le sujet ?

 

Réponse :
 

L'ignorance excusable doit être différenciée, car toute ignorance n'est pas excusable.

Et pour ce qui est des sujets liés aux enseignements de l'Islâm expliqués par le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) pour les gens, éclaircis par le Livre d'Allâh et répandus au sein des musulmans, l'ignorance n'est pas acceptée [comme excuse].

Et plus particulièrement lorsqu'il s'agit du dogme et des fondements de la religion.

Certes, Allâh - 'Azza wa Djal - a envoyé Son prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) aux gens afin qu'il éclaircisse et explique la religion de façon claire.

Et il l'a fait de la manière la plus évidente puisqu'il a clarifié pour la Communauté la réalité de sa religion, et lui a expliqué toute chose et l'a placée sur la voie la plus claire de nuit comme de jour.

Et dans le livre d'Allâh demeurent la droiture et la lumière.

Et si certaines personnes prétendent ignorer des choses élémentaires de la religion que tout le monde est sensé connaître par nécessité, et bien répandues parmi les musulmans, comme le fait de prétendre ignorer le polythéisme ou le fait de vouer le culte à un autre qu'Allâh - 'Azza wa Djal - ou le fait de prétendre que la prière n'est pas obligatoire, ou de prétendre que le jeûne du Ramadhân n'est pas obligatoire, de même pour la Zakât et le pèlerinage à la Mecque alors que la personne en est capable, de telles choses et ce qui y ressemble sont inacceptables de la part d'une personne vivant au sein des musulmans, parce qu'il s'agit de choses bien connues de tous les musulmans.

On sait que ces choses sont par nécessité connues en Islâm et cela est répandu au sein des musulmans.

C'est pourquoi il est inacceptable de prétendre les ignorer.

Il en est de même de quelqu'un qui prétend ignorer le jugement quant à ce que les polythéistes font auprès des tombes ou près des idoles, en invocations adressées aux morts, en demandes de secours, en sacrifices pour eux, en formation de vœux de sacrifices dédiés aux idoles, aux astres, aux arbres et aux pierres, en demandes de guérison ou de victoire sur les ennemis adressées aux morts, ou aux idoles, ou aux djinns, ou aux anges, ou aux Prophètes.

En effet, il est nécessairement connu dans la religion que ces choses relèvent du polythéisme majeur.

Allâh l'a expliqué dans Son Saint Livre ainsi que Son Messager, qui a pendant treize ans à la Mecque mis en garde les gens contre le polythéisme, et de même à Médine pendant dix ans, il a expliqué la nécessité de vouer un culte sincère à Allâh exclusivement et récitait des versets du livre d'Allâh - Ta'âla - tels que (traduction rapprochée) :

« Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui ; et (marquez) de la bonté envers les père et mère » [1]

Et 
(traduction rapprochée) :


« C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours. » [2]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif, d'accomplir la Salâ et d'acquitter la Zakâ. Et voilà la religion de droiture. » [3]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif. C'est à Allâh qu'appartient la religion pure. » [4]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Dis : "En vérité, ma Salâ, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. A Lui nul associé ! Et voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. » [5]

Il s'est aussi adressé au Messager en ces termes 
(traduction rapprochée) :


« Nous t'avons certes, accordé l'Abondance. Accomplis la Salat pour ton Seigneur et sacrifie. » [6]

Et a dit - Subhânahu wa Ta'âla 
(traduction rapprochée) :


« Les mosquées sont consacrées à Allâh : n'invoquez donc personne avec Allâh. » [7]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Et quiconque invoque avec Allâh une autre divinité, sans avoir la preuve évidente (de son existence), aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas. » [8]

Il en est de même du fait de se moquer de la religion, de la remettre en cause, d'en faire l'objet de raillerie et d'insulte.

Tout cela relève de la mécréance majeure que l'on ne saurait excuser en évoquant l'ignorance.

Car il est nécessairement connu dans la religion qu'insulter la religion ou le Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) relève de la mécréance majeure.

Il en est de même de l'attitude qui consiste à s'en moquer et en faire l'objet de raillerie. Certes Allâh - Ta'âla - dit 
(traduction rapprochée) :


« Dis : "Est- ce d' Allâh, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ?" Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. » [9]

L'obligation qui s'impose aux gens de science est qu'ils doivent répandre partout ce qui précède et l'éclaircir afin que les gens n'aient plus d'excuse, et que ces connaissances se propagent en son sein, que les gens cessent de s'accrocher aux défunts pour solliciter leur secours comme cela se fait un peu partout, notamment en Egypte, en Syrie, en Iraq, à Médine devant la tombe du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), à La Mecque et ailleurs.

Il faut avertir les gens et plus particulièrement les pèlerins et leur apprendre la loi d'Allâh et Sa religion.

Le silence des savants est une des causes de l'ignorance et de la perdition de la masse.

Il est obligatoire pour les gens de science, où qu'ils puissent se trouver, de transmettre la religion d'Allâh aux gens ; ils doivent leur apprendre l'unicité d'Allâh et les types de polythéisme pour qu'ils abandonnent celui-ci en connaissance de cause et vouent le culte à Allâh Seul.

Il en est de même de ce qui se passe devant la tombe de al-Badawî, ou de al-Hussayn (radhiallâhu 'anhu), ou près de la tombe de SHeikh 'Abd al-Qâdir al-Djilânî, ou de la tombe du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) à Médine ou d'autres.

Il faut avertir les gens à ce sujet pour qu'ils sachent que le culte est un droit réservé exclusivement à Allâh Seul, comme Allâh - 'Azza wa Djal - le dit 
(traduction rapprochée) :


« Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif » [10]

Et - Subhânahu 
(traduction rapprochée) :


« Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif » [11]

Et - Subhânahu 
(traduction rapprochée) :


« Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui » [12]

C'est-à-dire, ton Maître a donné l'ordre.

Il est donc obligatoire aux gens de science, dans tous les pays musulmans et partout, d'apprendre aux gens l'unicité d'Allâh et de leur expliquer clairement la signification de l'adoration d'Allâh et de les mettre en garde contre le polythéisme, qui constitue le péché le plus grave.

Car Allâh a créé les hommes et les djinns afin qu'ils L'adorent et leur en a donné l'ordre. Il dit 
(traduction rapprochée) :


« Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. » [13]

L'adorer, c'est Lui obéir et obéir à Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui vouer un culte sincère et orienter les cœurs vers Lui. Allâh - Ta'âla - dit 
(traduction rapprochée) :


« Ô hommes ! Adorez votre Seigneur, qui vous a créés vous et ceux qui vous ont précédés. Ainsi atteindriez- vous à la piété. » [14]

Quant aux questions pouvant être ambiguës, comme certaines affaires sociales, certains aspects de la prière et du jeûne, on peut excuser celui qui les ignore.

C'est pourquoi le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) avait excusé l'homme qui s'était mis en état de sacralisation vêtu d'un manteau et parfumé.

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui avait dit : 

« ôte le manteau et lave le parfum. Et puis fais dans ta 'Oumra [pèlerinage mineur] ce que tu as à faire dans ton pèlerinage ». 

Il ne lui avait pas donné l'ordre d'effectuer un acte de réparation en raison de son ignorance.

C'est ainsi qu'il faut traiter les questions qui peuvent être ambiguës, on doit instruire l'ignorant et lui expliquer cela.

Quant aux fondements de la croyance, les piliers de l'Islam et les interdictions évidentes, il est inadmissible qu'un musulman prétende les ignorer.

Si quelqu'un qui vit au sein des musulmans dit :
« moi je ne sais pas que la fornication est interdite », il n'est pas excusé, ou « je ne sais pas qu'il est interdit de maltraiter ses parents », il n'est pas excusé, bien au contraire, on doit le corriger.

Ou s'il disait encore :  « je ne savais pas que la sodomie était interdite », il ne serait pas excusé.

Car ces choses sont clairement connues des musulmans dans l'Islâm.

Si cette personne vivait dans des contrées éloignées des terres de l'Islâm ou dans des zones inaccessibles de l'Afrique, là où il n'y a pas de musulmans, on pourrait admettre qu'il ignore [ces choses là].

Et si cette personne meurt dans l'état d'ignorance, son sort sera réglé par Allâh, et son statut est assimilable à celui des gens ayant vécu dans une période de rupture transitoire.

Ce qui est le plus authentique, c'est que ces gens-là seront mis à l'épreuve le Jour de la Résurrection.

S'ils répondent [correctement] et obéissent, ils entreront au paradis.

S'ils désobéissent, ils entreront en enfer.

Quant à celui qui vit au sein des musulmans et se comporte comme un infidèle et néglige les obligations bien connues, il ne sera pas excusé, car les ordres [religieux] sont clairs et les musulmans sont présents - al-HamdouLLiLLeh - Ils observent le jeûne et accomplissent le pèlerinage.

Tout ceci est connu au sein des musulmans et répandu parmi eux.

Et prétendre ignorer cet état est vain.

Et Allâh est celui qui garantit l'assistance.  [15]

 

[1] Coran, 17/23
[2] Coran, 1/5
[3] Coran, 98/5
[4] Coran, 39/2-3
[5] Coran, 6/162-163
[6] Coran, 108/1-2
[7] Coran, 72/18
[8] Coran, 23/117
[9] Coran, 9/65-66
[10] Coran, 98/5
[11] Coran, 39/2-3
[12] Coran, 17/23
[13] Coran, 51/56
[14] Coran, 2/21
[15] Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 7/136-140

 

 Publié par manhajulhaqq.com

من هو الذي يعذر بالجهل في العقيدة والأمور الفقهية؟

سؤال : الأخ: م. ص من جمهورية مصر العربية يقول في سؤاله: من هم الذين يعذرون بالجهل؟ وهل يعذر الإنسان بجهله في الأمور الفقهية؟ أم في أمور العقيدة والتوحيد؟ وما هو واجب العلماء نحو هذا الأمر؟

جواب : دعوى الجهل والعذر به فيه تفصيل، وليس كل واحد يعذر بالجهل، فالأمور التي جاء بها الإسلام وبينها الرسول ﷺ للناس وأوضحها كتاب الله وانتشرت بين المسلمين لا تقبل فيها دعوى الجهل، ولا سيما ما يتعلق بالعقيدة وأصل الدين، فإن الله  بعث نبيه ﷺ ليوضح للناس دينهم ويشرحه لهم، وقد بلغ البلاغ المبين وأوضح للأمة حقيقة دينها وشرح لها كل شيء وتركها على المحجة البيضاء ليلها كنهارها.
وفي كتاب الله الهدى والنور فإذا ادعى بعض الناس الجهل فيما هو معلوم من الدين بالضرورة، وقد انتشر بين المسلمين، كدعوى الجهل بالشرك وعبادة غير الله ، أو دعوى أن الصلاة غير واجبة، أو أن صيام رمضان غير واجب أو أن الزكاة غير واجبة، أو أن الحج مع الاستطاعة غير واجب فهذا وأمثاله لا تقبل فيه دعوى الجهل ممن هو بين المسلمين؛ لأنها أمور معلومة بين المسلمين، وقد عُلِمت بالضرورة من دين الإسلام، وانتشرت بين المسلمين فلا تقبل دعوى الجهل في ذلك، وهكذا إذا ادعى أحد بأنه يجهل ما يفعله المشركون عند القبور أو عند الأصنام من دعوة الأموات والاستغاثة بهم والذبح لهم والنذر لهم، أو الذبح للأصنام أو الكواكب أو الأشجار أو الأحجار، أو طلب الشفاء أو النصر على الأعداء من الأموات أو الأصنام أو الجن أو الملائكة أو الأنبياء

فكل هذا أمر معلوم من الدين بالضرورة وأنه شرك أكبر، وقد أوضح الله ذلك في كتابه الكريم وأوضحه رسوله ﷺ وبقي ثلاث عشرة سنة في مكة وهو ينذر الناس هذا الشرك، وهكذا في المدينة عشر سنين، يوضح لهم وجوب إخلاص العبادة لله وحده ويتلو عليهم كتاب الله مثل قوله تعالى

وَقَضَى رَبُّكَ أَلا تَعْبُدُوا إِلا إِيَّاهُ [الإسراء: 23]

وقوله سبحانه

إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ [الفاتحة: 5]

وقوله

وَمَا أُمِرُوا إِلا لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ [البينة: 5]

وقوله سبحانه

فَاعْبُدِ اللَّهَ مُخْلِصًا لَهُ الدِّينَ أَلا لِلَّهِ الدِّينُ الْخَالِصُ [الزمر: 2 - 3]

وقوله سبحانه

قُلْ إِنَّ صَلاتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ ۝ لا شَرِيكَ لَهُ وَبِذَلِكَ أُمِرْتُ وَأَنَا أَوَّلُ الْمُسْلِمِينَ [الأنعام: 162 - 163] وبقوله سبحانه مخاطبًا الرسول ﷺ: إِنَّا أَعْطَيْنَاكَ الْكَوْثَرَ ۝ فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ [الكوثر: 1-2]

وبقوله سبحانه وتعالى

وَأَنَّ الْمَسَاجِدَ لِلَّهِ فَلا تَدْعُوا مَعَ اللَّهِ أَحَدًا [الجن: 18]

وبقوله سبحانه وتعالى:

وَمَنْ يَدْعُ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ لا بُرْهَانَ لَهُ بِهِ فَإِنَّمَا حِسَابُهُ عِنْدَ رَبِّهِ إِنَّهُ لا يُفْلِحُ الْكَافِرُونَ [المؤمنون: 117]

وهكذا الاستهزاء بالدين والطعن فيه والسخرية به والسب كل هذا من الكفر الأكبر ومما لا يعذر فيه أحد بدعوى الجهل، لأنه معلوم من الدين بالضرورة أن سب الدين أو سب الرسول ﷺ من الكفر الأكبر وهكذا الاستهزاء والسخرية، قال تعالى

قُلْ أَبِاللَّهِ وَآيَاتِهِ وَرَسُولِهِ كُنْتُمْ تَسْتَهْزِئُونَ ۝ لا تَعْتَذِرُوا قَدْ كَفَرْتُمْ بَعْدَ إِيمَانِكُمْ [التوبة: 65 - 66]

فالواجب على أهل العلم في أي مكان أن ينشروا هذا بين الناس وأن يظهروه، حتى لا يبقى للعامة عذر، وحتى ينتشر بينهم هذا الأمر العظيم، وحتى يتركوا التعلق بالأموات، والاستعانة بهم، في أي مكان في مصر أو الشام أو العراق أو في المدينة، عند قبر النبي ﷺ أو في مكة أو غير ذلك، وحتى ينتبه الحجيج وينتبه الناس ويعلموا شرع الله ودينه.
فسكوت العلماء من أسباب هلاك العامة وجهلهم، فيجب على أهل العلم أينما كانوا أن يبلغوا الناس دين الله، وأن يعلموهم توحيد الله وأنواع الشرك بالله حتى يدعوا الشرك على بصيرة، وحتى يعبدوا الله وحده على بصيرة، وهكذا ما يقع عند قبر البدوي، أو الحسين ، أو عند قبر الشيخ عبدالقادر الجيلاني، أو عند قبر النبي ﷺ في المدينة، أو عند غيرهم، يجب التنبيه على هذا الأمر، وأن يعلم الناس أن العبادة حق لله وحده ليس لأحد فيها حق كما قال الله

وَمَا أُمِرُوا إِلا لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ [البينة: 5]

وقال سبحانه

فَاعْبُدِ اللَّهَ مُخْلِصًا لَهُ الدِّينَ * أَلا لِلَّهِ الدِّينُ الْخَالِصُ [الزمر: 2 - 3]

وقال سبحانه

وَقَضَى رَبُّكَ أَلا تَعْبُدُوا إِلا إِيَّاهُ [الإسراء: 23]

يعنى أمر ربك
فالواجب على أهل العلم في جميع البلاد الإسلامية وفي مناطق الأقليات الإسلامية وفي كل مكان أن يعلموا الناس توحيد الله، وأن يبصروهم بمعنى عبادة الله، وأن يحذروهم من الشرك بالله  الذي هو أعظم الذنوب، وقد خلق الله الثقلين ليعبدوه وأمرهم بذلك لقوله سبحانه:

وَمَا خَلَقْتُ الْجِنَّ وَالْإِنْسَ إِلا لِيَعْبُدُونِ [الذاريات: 56]

وعبادته هي: طاعته وطاعة رسوله ﷺ وإخلاص العبادة له وتوجيه القلوب إليه، قال تعالى

يَا أَيُّهَا النَّاسُ اعْبُدُوا رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُمْ وَالَّذِينَ مِنْ قَبْلِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ [البقرة: 21]

أما المسائل التي قد تخفى مثل: بعض مسائل المعاملات، وبعض شؤون الصلاة، وبعض شئون الصيام فقد يعذر فيها الجاهل؟ كما عذر النبي ﷺ الذي أحرم في جبة وتلطخ بالطيب، فقال له النبي ﷺ

اخلع عنك الجبة واغسل عنك هذا الطيب، واصنع في عمرتك ما أنت صانع في حجتك

ولم يأمره بفدية لجهله، وهكذا بعض المسائل التي قد تخفى يعلم فيها الجاهل ويبصر فيها
أما أصول العقيدة وأركان الإسلام والمحرمات الظاهرة فلا يقبل في ذلك دعوى الجهل من أي أحد بين المسلمين، فلو قال أحد، وهو بين المسلمين: إنني ما أعرف أن الزنا حرام، فلا يعذر، أو قال: ما أعرف أن عقوق الوالدين حرام، فلا يعذر، بل يضرب ويؤدب، أو قال: ما أعرف أن اللواط حرام، فلا يعذر؛ لأن هذه أمور ظاهرة معروفة بين المسلمين في الإسلام.

لكن لو كان في بعض البلاد البعيدة عن الإسلام أو في مجاهل أفريقيا التي لا يوجد حولها مسلمون قد يقبل منه دعوى الجهل، وإذا مات على ذلك يكون أمره إلى الله، ويكون حكمه حكم أهل الفترة، والصحيح أنهم يمتحنون يوم القيامة، فإن أجابوا وأطاعوا دخلوا الجنة وإن عصوا دخلوا النار، أما الذي بين المسلمين ويقوم بأعمال الكفر بالله ويترك الواجبات المعلومة، فهذا لا يعذر؛ لأن الأمر واضح والمسلمون بحمد الله موجودون، ويصومون ويحجون ويعرفون أن الزنا حرام وأن الخمر حرام وأن العقوق حرام وكل هذا معروف بين المسلمين وفاشٍ بينهم؛ فدعوى الجهل في ذلك دعوى باطلة والله المستعان

مجموع فتاوى ومقالات الشيخ ابن باز (7/ 136)

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Il réfute les innovateurs, alors il est salafi ? (vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Il réfute les innovateurs, alors il est salafi ? (vidéo)

La seconde chose sur laquelle j'attire l'attention est que tu trouveras certes les gens du faux se réfuter entre-eux et cela n'implique pas le fait que celui qui réfute est sur la vérité, non !

 

A cause de ceci, certains Salafiyîn se font tromper par certains opposants à la vérité lorsqu'ils le (l'opposant) voient réfuter d'autres opposants [à la vérité], lorsqu'ils le voient par exemple mettre en garde contre 'Abdurrahmân 'Abdulkhâliq, contre Al-Ma`ribi.

 

Ils pensent alors qu'il est salafi, non !

 

Al-Barbahâry a dit:

 

« L'homme n'est décrit par la sunnah que lorsque se sont rassemblées en lui les moeurs de la sunnah »

 

Et ceci est une chose importante et subtile !

 

C'est pour ceci que l'on trouve certains d'entre-eux réfuter les Takfîriyîn et les politiques (Siyâsiyîn), mais font partie des gens qui appellent aux manifestations et aux renversements.

 

Il (celui qui réfute) est sur la vérité dans sa réfutation mais cela ne signifie pas qu'il fait partie des gens de la vérité. 

 

Traduction: Farîd ibn 'Abdillâh Al-Djazâiri

copié de lamektaba.over-blog.com

 

 

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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