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Les caractéristiques de celui qui invite les gens à l'islam

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Les caractéristiques de celui qui invite les gens à l'islam
Louanges à Allah, Seigneur des mondes, qui nous a commandé de suivre Son Prophète et de prêcher conformément à Sa voie. Prière et paix sur notre Prophète Mohammed et sur sa Famille ainsi que ses Compagnons et ceux qui suivent son chemin de la meilleure manière jusqu'au jour de la rétribution.
 
L'appel à Allah est le chemin qu'ont suivi les prophètes, paix sur eux, et leurs successeurs, comme a dit Allah, Le Très Haut (traduction rapprochée) :
 
« Dis: Ceci est ma voie, j'appelle ( les gens à la religion ) d'Allah avec clairvoyance , moi et ceux qui me suivent, et pureté à Allah ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. » [ Youssouf - V 108].
 
Nul doute !
 
L'appel à Allah est l'objectif principal et fondamental de tous les envoyés et de ceux qui les suivent, et ceci afin d'amener les gens des ténèbres à la lumière, de la mécréance à la croyance, de l'association a l'unicité (1) et de l'enfer au paradis.
 
Cet appel de l'Islam repose sur des bases précises qui doivent être rigoureusement appliquées; Si l'une de ces bases venait à manquer, alors cette da'wa (2) ne sera pas correcte et ne produira pas les fruits désirés, et ce, malgré les efforts déployés et le temps qu'on y a consacré.
 
C'est une réalité que l'on peut observer dans de nombreux cas, où cette da'wa n'est pas conforme aux directives enseignées par le Coran et la Sunna.
 
Les piliers sur lesquels repose cette da'wa authentique, comme nous l'a indiqué le Coran et la Sunna, se résument ainsi:
 
La science (3) (requise pour prêcher l'islam)

 

Il va de soi que l'ignorant ne peut en aucun cas prêcher, car Allah a dit dans le verset cité ci dessus (traduction rapprochée) :

 

« Dis : ceci est ma voie, j'appelle (les gens à la religion) d'Allah avec clairvoyance... ».

 

Dans ce verset le mot "basîrah" traduit par "clairvoyance" désigne la science, la connaissance, le savoir. Ainsi, la possession de ce savoir est indispensable car celui qui prêche va être inévitablement amené à débattre avec des savants égarés qui vont tenter de le troubler par le moyen du faux ( arguments futiles ) et du doute, et ceci afin de repousser la vérité.

 

Allah a cite dans son livre saint (traduction rapprochée) :

 

« Et débat avec eux de la meilleure façon » [les abeilles - V 125]

 

Le Prophète, que la paix et la bénédictions d'Allah soit sur lui, a dit à Mou'adh (4) (qu'Allah soit satisfait de lui):

 

« Tu vas certes rencontrer un peuple qui appartient aux gens du livre (5)(...) »

 

Ceci nous démontre que si le da'i (celui qui fait da'wa) ne possède pas suffisamment de connaissances pour faire face à chaque doute et réfuter toutes les oppositions, alors il sera battu à la première rencontre et sera stoppé au début de son chemin.

 

Le comportement (pratiquer soi-même ce vers quoi on appelle)

 

Le da'i doit être un exemple parfait, c'est à dire que ses paroles doivent être en accord avec ses actes. Dans le cas contraire, ses actes deviendront des preuves contre lui même.

 

Allah commanda à son Prophète Chu'ayb, paix sur lui, de dire à son peuple (traduction rapprochée) :

 

«(...) Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis. Je ne veux que la reforme autant que je le puis (...) » [ S Houd V 88]

 

Et Allah a dit à son envoyé Mohammed ( paix et bénédictions d'Allah sur lui) (traduction rapprochée) :

 

« Dis: en vérité, ma prière et mon adoration, ma vie et ma mort appartiennent à Allah Seigneur des mondes. A Lui nul associé ! Et c'est cela qui m'a été prescrit et je suis le premier à me soumettre » [ S les bestiaux - V 162,163 ]

 

« (...) Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle (les gens) vers Allah et fait bonne œuvre (...) » [ les versets détaillés V 33 ]

 

La pureté de l'intention (ikhlâss) (6)

 

Cette mission doit être effectuée uniquement en vue de l'agrément d'Allah.

 

L'ostentation, la recherche de la notoriété et le souhait de gravir les échelons de la classe sociale, de s'emparer du commandement et tout ce qui fait partie des convoitises de cette vie d'ici-bas ne peuvent et ne doivent être l'objectif du prêcheur.

 

Car si une de ces ambitions venait à se concrétiser, alors cet appel serait accompli sans sincérité et deviendrait un moyen d'assouvissement de ses propres désirs.

 

Allah, pureté à lui, nous a informe que ses prophètes disaient à leurs communautés (traduction rapprochée) :

 

« Je ne vous demande pour cela aucune récompense »

 

Les étapes (commencer par le plus important)

 

Le da'i doit débuter par la réforme de la croyance et ceci en recommandant d'adorer Allah avec sincérité et en interdisant l'association ( Chirk ).

 

Dans un second temps, il exhorte les gens à l'accomplissement de la prière, au versement de l'impôt rituel (zakât), au respect des obligations religieuses et à l'abandon des interdictions.

 

Ce chemin n'est autre que celui emprunté par l'ensemble des prophètes comme Allah a dit:  (traduction rapprochée)  

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager, (pour leur dire) : Adorez Allah et écartez-vous du taghut (7) (...) » [S les abeilles - V 36] 

« Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun messager à qui nous n'ayons révélé : "Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc" » [ Les prophètes - V 25].

Et lorsque le Prophète, paix et bénédictions d'Allah sur lui, envoya Mou'adh au Yémen, il lui dit :

"Tu vas certes rencontrer un peuple qui appartient aux Gens du Livre. Commence donc par leur prêcher le témoignage de la foi: " il n'y a pas d'autre dieu qu'Allah et je suis l'envoyé d'Allah ". S'ils acceptent, alors enseigne leur qu'Allah a imposé cinq prières à accomplir de jour comme de nuit. S'ils acceptent, alors enseigne leur qu'Allah a légiféré le versement de l'impôt rituel (Zakat) qui doit être pris des gens riches pour être donné aux pauvres de leur communauté". 

On remarque également que dans sa vie et son parcours, le Prophète, paix et bénédictions d'Allah sur lui, fut le meilleur exemple, et a accompli sa mission de la meilleure manière, en restant à la Mecque durant treize années pendant lesquelles il appela les gens à l'unicité d'Allah et à l'abandon de l'association avant de leur ordonner la prière, le versement de la Zakat, le jeûne et l'accomplissement du pèlerinage et surtout, avant de leur interdire l'usure (riba), la fornication ( zina ), le vol et le meurtre.

 

La patience, l'endurance et la persévérance (8)

 

Le da'i va être inévitablement confronté à des adversités, car il faut prendre conscience que ce n'est pas un chemin tranquille qu'il va emprunter, mais bien plutôt un chemin semé d'embûches, de dangers, de souffrances et d'incertitudes.

Observons ainsi les meilleurs exemples, c'est-à-dire les Prophètes ( paix et bénédictions d'Allah sur eux ) :ils ont dû faire face au moqueries et aux préjudices de leurs peuples, comme il est relaté dans le Coran 
(traduction rapprochée) 


« On s'est moqué de messagers venus avant toi. Et ceux qui se sont moqués d'eux, se virent frapper de toutes parts par l'objet même de leurs moqueries » [ Les prophètes - V 41 ] 

« Certes, des messagers avant toi (Muhammad) ont été traités de menteurs; Ils endurèrent alors avec constance d'être traités de menteurs et d'être persécutés, jusqu'à ce que Notre secours leur vint (...) » [ Les bestiaux - V 34]

Ceux qui suivent les prophètes, seront donc confrontés aux mêmes difficultés et épreuves. Ces difficultés seront proportionels aux efforts déployés dans la da'wa (9).

 

La sagesse (10)

 

Afin de transmettre le message de la meilleure façon, le da'i devra avoir un caractère vertueux et faire preuve de sagesse. Allah, le Très Haut, commanda à Moussa et Haroun, que la paix et le salut soit sur eux, d'avoir ces mêmes qualités pour faire face au plus mécréant des hommes, à savoir : Pharaon, qui prétendit être le seigneur des hommes.

Allah, pureté à Lui, dit 
(traduction rapprochée) 


« Puis, dites-lui une parole douce, peut être se rappellera-t-il ou (Me) craindra-t-il » [Ta Ha - V 44 ]

Puis Allah dit à Moussa, paix et salut sur lui 
(traduction rapprochée) 


« Vas vers pharaon, vraiment, il s'est rebellé ! Puis dis-lui: " Voudrais tu te purifier ? Et que Je te dirige vers ton Seigneur afin que tu Le craignes ? » [ s 79 - V 17, 18,19] 

« C'est certes par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu as été si doux envers eux. Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. » [La famille d'Imrane- V 159]

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle ( les gens ) au sentier de ton Seigneur (...) » [ les abeilles - V125] 

« Et tu es certes d'une moralité éminente » [ La plume - V 41]

 

L'espérance et la confiance

 

Le da'i ne doit pas désespérer du résultat de sa da'wa ou de la guidée de sa communauté, de la même façon qu'il ne doit pas désespérer de l'aide d'Allah, pureté à Lui, et ce, même s'il s'écoule un temps considérable sans qu'il n'y ait de résultat apparent. Encore une fois, le meilleur des exemples dans ce cas est celui des envoyés, paix et salut sur eux.

Noé, paix sur lui, demeura 950 ans au milieu de son peuple pour leur prêcher l'unicité d'Allah, pureté à lui.

Notre Prophète Mohammed, paix et bénédictions d'Allah sur lui, lorsque les préjudices des mécréants se multiplièrent, l'ange des montagnes vint à lui , pour lui demander la permission de les écraser en rabattant les flancs de la montagne sur eux, Mohammed, paix et bénédictions d'Allah sur lui, lui répondit :

« Non, mieux vaut leur accorder un délai, peut être qu'Allah désignera parmi leur descendance des hommes qui l'adoreront sans rien lui associer ».

Cette da'wa nécessite donc de posséder ces qualités que sont la confiance et l'espérance, dans le cas contraire, la déception et l'impatience seront la cause de l'abandon de cette da'wa.

Tous les points précédemment développés, qui définissent la méthode employée par les envoyés dans leur da'wa, devront obligatoirement constituer la base même de ce travail. Et si négligence il y a ( dans l'application de ces points ), alors l'échec sera le seul résultat de ces vains efforts. 

La preuve la plus évidente à ce sujet est celle des différents groupes musulmans d'aujourd'hui qui ont établi leur méthodologie et leur programme d'une façon divergente de la méthodologie des prophètes.

Ces groupes ont négligé l'importance de la croyance authentique, appellent à des points de "seconde importance" et ont commencé à prêcher la reforme de questions latérales: Parmi ces différents groupes, il y a ceux qui prêchent la reforme des lois (gouvernementales) et de la politique, et réclame l'application des peines du code pénal islamique, ainsi que l'observance de la chari'a ( la loi musulmane ) dans la société.

Ceci, nul doute, est un pôle essentiel, seulement ce n'est pas le plus important: - Comment peut-on exiger l'application de la Shari'a sur le voleur et le fornicateur avant même de l'exiger sur l'associateur ( celui qui donne des associés à Allah, pureté à Lui ) ?

Comment peut-on revendiquer l'application de la Shari'a sur deux personnes qui se disputent à cause d'un litige portant sur des moutons, avant de revendiquer l'application de la Shari'a sur les adorateurs d'idoles et des tombes, et ceux qui nient les Noms et les Attributs d'Allah ou qui déforment leurs sens et significations ?

Est ce que ces derniers ne commettent-ils pas un crime plus grave que ceux qui boivent de l'alcool ou qui volent ?

Ce sont certes des infractions dans le droit des humains, mais le Chirk et le fait de nier les attributs d'Allah sont des infractions (blasphèmes) dans le droit du créateur, Pureté à Lui.

Et chaque musulman se doit de connaître cette règle fondamentale :

 

« Le droit du Créateur est en priorité sur les droits des créatures » 
 
Sheikh-ul-Islam Ibn Taymiyya, dans son livre intitulé "Al Istiqâmah" (11) dit : « La présence de ces péchés avec l'exactitude et la validité du Tawhid est mieux que la détérioration du Tawhid avec l'absence de ces péchés ».
 
La confirmation de cette règle est prouvée par ce verset (traduction rapprochée)  : 
 
"Certes Allah ne pardonne pas qu'on lui donne des associés. En dehors de cela, Il pardonne à qui Il veut " [ S les femmes - V 116].
 
Et parmi les autres groupes musulmans, en voici qui se réclament de la da'wa, mais qui, malheureusement, suit une voie qui diffère également de celle des envoyés. En fait, ils ne considèrent pas la croyance ( 'aqida ) comme étant le point le plus important et s'intéressent essentiellement aux différentes formes d'adorations basées sur des méthodes inspirées du soufisme.
 
Ils consacrent également leurs efforts à des sorties et visites, et ceci dans le but d'attirer le maximum de gens sans se préoccuper de leurs croyances.
 
Toutes ces voies sont des innovations. elles prennent comme point de départ des préoccupations, des sujets que les messagers laissaient pour la fin.
 
Pour bien comprendre les fautes de ces groupes, nous pouvons prendre l'exemple d'un docteur qui veut guérir le corps d'un malade dont la tête a été coupée !!!
 
Cela reflète parfaitement la situation actuelle, car la croyance est à la religion ce que la tête est au corps.
 
Par conséquent, ce qui est demandé à ces différents groupes est de corriger leur compréhension en revenant au Coran et à la Sunna avec la compréhension de nos pieux ancêtres ( Salaf-us-Salih )(12) afin de connaître la voie des envoyés dans ce travail qu'est la da'wa.
 
Et c'est ainsi qu'Allah, pureté à Lui, nous a informé que le commandement et l'autorité ( qui est le pivot et l'axe de la da'wa du premier groupe que nous avons cité précédemment ) ne peuvent se concrétiser que par la purification de la croyance et ceci en adorant Allah seul, sans rien lui associer.
 
Allah, Le Très Haut, dit (traduction rapprochée) : 
 
« Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu'Il leurs donnera la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnera force et suprématie à leur religion qu'Il a agréée pour eux. Il changera leur ancienne peur en sécurité. Ils M'adorent et ne M'associent rien et celui qui mécroit par la suite ce sont ceux-là les pervers » [ La lumière - V 55]
 
Ainsi, les gens qui veulent établir un Etat Islamique avant de purifier la terre des croyances idolâtres, et avant de faire disparaître toute forme de dévotion aux morts et d'adoration des tombes - ce qui ne diffère pas de l'adoration de Al Laat, Al Uzza et Manaat ( idoles citées dans le Coran, sourate l'étoile verset 19 et 20 ) - veulent accomplir une chose impossible.
 
Cet état de fait est parfaitement bien symbolisé par les vers suivant : 
 
 Et celui qui veut acquérir la grandeur sans effort
a perdu son temps dans la recherche de l'impossible.
 
Certes, l'application de la Shari'a, l'application du code pénal, la mise en place d'un Etat Islamique, le fait de faire respecter les interdictions religieuses, le fait de faire respecter les obligations religieuses...
 
Tous ces points sont inclus dans les droits de l'Unicité d'Allah (Tawhid), le complètent et en sont son résultat. Par déduction, comment peut-on délaissé l'essence du Tawhid et s'occuper et se concentrer sur ce qui en est le fruit et la conséquence ? !
 
Ce que je remarque dans ce qui est la cause de la déviation de ces différents groupes de la voie des prophètes, est leur ignorance de cette même voie.
 
Il est donc évident que l'ignorant ne peut en aucun cas être da'i, comme nous l'avons vu précédemment, la condition la plus importante pour prêcher dans cette voie, est la science et ceci conformément au verset déjà cité (traduction rapprochée) : 
 
" Dis ceci est ma voie, j'appelle ( les gens à la religion ) d'Allah avec clairvoyance (..) ". 
 
Donc la qualité essentielle que doit posséder le da'i est la science (13).
 
On voit également que ces groupes sont rattachés à une da'wa qui se différencie l'une de l'autre, chacun s'étant fixé un plan bien précis.
 
Et tous ceci a pour résultat inévitable la transgression de la voie du prophète ( paix et bénédictions d'Allah sur lui ).
 
Cette voie est unique, elle ne contient aucune division et aucune divergence comme Allah la dit dans le verset précèdent (traduction rapprochée) : « Dis : ceci est ma voie(...) » 
 
Donc, ceux qui suivent cette voie unique, ne peuvent être en désaccord, car ne sont en désaccord que ceux qui ne la suivent pas, Allah, Le Très Haut dit (traduction rapprochée) :
 
« Et voilà mon chemin dans toute sa rectitude, suivez le donc, et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de sa voie » [ Les bestiaux - V 153].
 
Et il est évident que ces divisions sont dangereuses pour l'Islam car elle lui donne une mauvaise image qui peut repousser celui qui désire se convertir. Il doit être rendu clair que ceci n'a rien avoir avec l'Islam, Allah, Le Très Haut, dit (traduction rapprochée) : 
 
" Ceux qui dissocient leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n'es responsable en rien " [ Les bestiaux - V 159 ]
 
L'Islam incite à l'union entre les musulmans sur la vérité, Allah dit (traduction rapprochée) : 
 
« Et cramponnez-vous ensemble au câble d'Allah et ne soyez pas divisé » [S 3 - V 103] 
 
Lorsqu'il s'est avéré inévitable de mettre en évidence cette vérité, un groupe de savants a entrepris, avec ardeur et endurance, d'avertir ces groupes de leurs erreurs et de leurs déviations de la voie des prophètes, et ceci afin qu'il revienne sur la vérité ( la vérité étant l'objectif du croyant sincère).
 
Nous connaissons, parmi les savants qui ont décidé d'effectuer cette tâche essentielle, en conformité avec la parole du Prophète, paix et bénédictions sur lui, " la religion est bon conseil ", le Sheikh Rabi' ibn Hadi, qui a expliqué et détail la voie des Prophètes dans la da'wa comme elle est apparue dans le Coran et la Sunna.
 
Il a également analysé les méthodologies des différents groupes, en démontrant, par des arguments irréfutables, leurs divergences et leur éloignement du chemin des Prophètes.
 
Ce livre se présente donc, louanges à Allah, comme étant parfait dans la signification, complet pour celui qui aspire à la vérité, et est une preuve contre celui qui s'entête et s'enorgueillit.
 
Nous demandons à Allah qu'Il nous renforce avec Sa science, et qu'Il nous élève par elle.
 
Paix et bénédictions sur notre Prophète Mohammed et sur sa famille et ses compagnons.
 
Notes

 

(1) L'unicité (Tawhid) est le noyau de l'Islam, elle se divise en trois parties: L'unicité d'Allah dans Ses actions (création, gérance etc.). L'unicité d'Allah dans l'adoration (Allah seul mérite d'être adoré). L'unicité d'Allah dans Ses Noms et Attributs.
(2) Da'wa : ce mot exprime l'action de prêcher la religion et d'appeler les gens à se conformer à ses lois.
(3) 'Ilm: ce terme qui a pour signification la science en général, désigne ici la connaissance du Coran et de son interprétation, du hadith, du Fiqh et de ses bases , de la croyance etc...
(4) Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim. Lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم     envoya Mou'adh Ibn Djabal au Yémen pour prêcher l'Islam, il lui dicta quelques conseils (cf le hadith ) et ce en l'an 10 de l'hégire.
(5) Ce hadith est également une preuve de la nécessité de connaître la société dans laquelle on va prêcher.
(6) Ikhlass : ce terme désigne la pureté et la sincérité de l'intention ( dans la volonté d'accomplissement d'un acte). L'essence de cette intention est la recherche de la satisfaction d'Allah, Seigneur des mondes, rien d'autres. L'ikhlass est l'une des conditions de l'acceptation de l'acte.
(7) Taghut: désigne tout diable, idole et toutes fausses divinités.
(8) En langue arabe, ces trois termes sont exprimés par un seul mot: SABR.
(9) Et ceci conformément au hadith : " Mous'ab ibn Sa'd dit de son père qu'il demanda au Prophète ( pbsl ): quels sont les hommes les plus éprouvés? le Prophète صلى الله عليه وسلم     , lui répondit : « Les plus éprouvés des gens sont les prophètes, puis ceux qui les suivent de la meilleure manière. L'homme est éprouvé suivant la qualité de sa pratique religieuse, si sa pratique est forte, alors il sera durement éprouvé; Si sa pratique est légère, alors il sera éprouvé en fonction de cette même pratique. Le serviteur d'Allah) ne cesse d'être éprouvé jusqu'à ce qu'on le laisse marcher sur la terre sans qu'il n'y rencontre un danger. » ( Voir la Silsila Sahihah ( cheikh Albani ) tome 1 hadith 144)
(10) Hikma: ce terme traduit par sagesse, est l'action de placer chaque chose en son lieu adéquat. Par exemple savoir distinguer les situations qui nécessitent la douceur de celles qui nécessitent la dureté.
(11) Tome 1, page 466
(12) Salaf-us-Salih, qui est traduit par pieux prédécesseurs ou ancêtres, sont les hommes désignés par le Prophète صلى الله عليه وسلم     comme étant les meilleurs hommes de notre communauté : « Les meilleurs hommes sont ceux de mon siècle, puis ceux du siècle suivant, puis ceux du siècle suivant »(Voir Sahih Boukhari, chapitre " tafsir du verset (traduction rapprochée) : « vous êtes la meilleure communauté (...) » [v 3, s 110]", Al- Hakim dans "Al Mustadrak"(tome 4, p 74), Tafsir Ibn Kathir (tome 1, p 392).

 

Introduction rédigée par Cheikh El Fawzane (membre du conseil des Grands Savants d'Arabie Saoudite), pour l'ouvrage du Cheikh Rabi' Ibn Haadi El Madkhali (Ancien président du département de la Sunnah de l'Université Islamique de Médine), intitulé : "La méthodologie des prophètes dans l'invitation (des gens) vers Allah".

 Publié par salafi.chez.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Le comportement à avoir dans le rappel aux gens

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le comportement à avoir dans le rappel aux gens

L’éminent savant SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a expliqué que la science passe avant le fait d’ordonner une chose.

 

La douceur se fait avec les commandements, et la bienfaisance après cela.

 

Et celui qui n’est pas savant sur le sujet rentre dans ce sur quoi il n’a aucune connaissance.

 

S’il est savant sur le sujet sans être doux, il est à exemple du médecin dépourvu de douceur, qui se conduit avec rudesse envers le malade qu’il n’acceptera pas de lui, ou encore l’éducateur rude dont l’enfant n’acceptera rien.

 

Allâh – Ta’âla – a dit à Mussâ et Hâroûn (traduction rapprochée) :

 

« Puis, parlez-lui gentiment. Peut-être se rappellera-t-il ou [me] craindra-t-il » [1]

 

Puis, lorsqu’il a ordonné et interdit, il subira nécessairement des torts, donc il doit patienter et être clément, comme Allâh – Ta’âla – dit (traduction rapprochée) :

 

« Commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! » [2]

 

Allâh – Ta’âla – a ordonné à Son Prophète de patienter sur les torts des polythéistes en de nombreux moments, alors qu’il est l’imâm de ceux qui ordonnent le bien et interdisent le mal.

 

Il faut donc avant tout que l’individu ordonne pour Allâh, vise l’obéissance à Allâh en ce qu’il ordonne, aime la rectitude pour celui à qui il s’adresse.

 

Et s’il fait cela pour rechercher le pouvoir et rabaisser autrui, cela sera une ardeur qu’Allâh n’acceptera pas, de même s’il fait cela pour rechercher renommée et ostentation, l’œuvre sera vaine.

 

Puis si on appel est rejeté, qu’il subit des torts, qu’on l’accuse d’être dans le faux et d’avoir un but corrompu, et que son âme cherche à triompher et que Satan vient à lui, alors que son acte débutait pour Allâh puis s’est transformé en suivi des passions qu’il cherche à triompher sur celui qui lui cause du tort, et peut même en arriver à transgresser vis-à-vis de celui qui lui cause du tort.

 

Il en est ainsi pour ceux qui tiennent différents avis, puisque chacun d’entre eux pense que la vérité est avec lui et qu’il est sur la Sounnah, mais la plupart d’entre eux ne fait que suivre ses passions, secourir son honneur, son rang et ce qu’on lui attribue.

 

Ils ne cherchent pas à ce que la Parole d’Allâh soit la plus élevée, que la religion ne soit vouée qu’à Allâh, mais ils se mettent en colère contre celui qui s’oppose à eux, même si c’est un savant excusé pour son avis et contre qui Allâh n’est pas courroucé ; et au contraire, ils agréent celui qui est d’accord avec eux, même si c’est un ignorant au but mauvais, n’ayant ni science ni but louable.

 

Cela les amène à louer celui qu’Allâh et Son Messager ne louent pas, et à blâmer celui qu’Allâh et Son Messager ne blâment pas. Leur alliance et inimitié suivent leurs passions, et non la religion d’Allâh et Son Messager.

 

C’est le cas des mécréants qui ne recherchent que leurs passions et disent : « untel est notre ami et untel est notre ennemi ! » Ils ne considèrent pas l’alliance et l’inimitié d’Allâh et de Son Messager, et c’est ainsi que naissent les troubles entre les gens.

 

Et si la religion n’est pas entièrement vouée à Allâh, surviennent des troubles.

 

Le fondement de la religion est que l’amour et la haine soient pour Allâh, de même que l’alliance et l’inimitié, d’adoration et la recherche d’aide, la peur et l’espoir, le don et la privation.

 

Cela ne peut être réalisé que par le suivi du Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qui ordonne ce qu’Allâh ordonne, interdit ce qu’Il interdit, dont l’alliance et l’inimitié sont conformes à celles d’Allâh, dont l’obéissance est celle ordonnée par Allâh, et dont la désobéissance est celle interdite par Allâh.

 

Celui qui suit ses passions, elles l’aveuglent et le rendent sourd, ainsi il ne se remémore pas ce qui revient à Allâh et Son Messager à ce sujet et ne cherche pas à le connaître.

 

Il ne se réjouit pas pour Allâh et Son Messager, ne se courrouce pas pour Allâh et Son Messager, et se courrouce lorsque survient ce qui provoque sa colère par ses passions.

 

Il a également une ambiguïté religieuse qui est que ce qui le réjouit et le met en colère est la Sounnah, la vérité et la religion.

 

Si on admet que son avis est la pure vérité, la religion de l’Islâm, mais que son but n’est pas que la religion d’Allâh soit totalement vouée à Allâh, ou que la Parole d’Allâh soit la plus élevée, et qu’il ne vise qu’à défendre sa personne et son clan, l’ostentation, être vénéré et loué, qu’il fasse cela par bravoure et tempérament, ou pour un but de ce bas monde, et non pour Allâh et pour combattre sur le chemin d’Allâh ; alors que dire de celui qui prétend la vérité et la Sounnah mélange - comme ses semblables – la vérité et le faux, la Sounnah et l’innovation, et envers son contradicteur vérité et faux, Sounnah et innovation.

 

C’est le cas de ceux qui divergent, divisent leur religion et forment des sectes, les uns déclarent les autres mécréants et pervers. [3]

 

[1] Coran, 20/44

[2] Coran, 31/17

[3] Minhâj as-Sounnat an-Nabawiyyah de Ibn Taymiyyah, 5/254-257

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Parole bénéfique sur la patience dans la da'wa

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Parole bénéfique sur la patience dans la da'wa

Il est obligatoire pour celui qui invite à cette Da'wah [As-Salafiyyah] qu'il soit confronté à de nombreux préjudices en fonction de sa foi et de sa da'wah.


Cependant, il lui incombe de patienter !


Tant qu'il est sur la vérité, il doit faire preuve de patience et d'endurance car il est dans le Sentier d'Allah et tout ce qu'il rencontrera comme préjudices sera compté dans sa balance de bonnes actions...

 

Traduction sounnah-publication.com

Source : Sharh Al Oussoul At-Thalathah de Sheykh Sâlih Al Fawzân, page 22

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La connaissance avant l’invitation des gens à Allah

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La connaissance avant l’invitation des gens à Allah

Question :

Quel est le meilleur parmi ces deux [situations] : l’apprentissage de la science [religieuse] (talabu-l’ilm) en premier ou l’appel (ad-da’wah) à Allâh [directement] ?


Réponse :

[Ce qui compte,] c’est la quête de la connaissance en premier car il est impossible à la personne d’appeler (inviter) [les gens] à Allâh sauf [si elle se trouve] en possession d’un savoir (‘ilm) et si elle n’a pas ce savoir, elle ne pourra pas appeler [les gens] à Allâh [car] en se mettant à appeler, elle [finira par] plus se tromper (fauter) au lieu d’atteindre [son but].

 

[Pour cela,] il est conditionné pour le prédicateur (ad-dâ’iyyah) [de baser son appel] sur une connaissance avant même de l’entreprendre (traduction rapprochée) :

 

(Dis : « Voici ma voie, j’appelle les gens à [la religion] d’Allâh, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente (basîrah). … 108) (Coran : 12/108)

 

Et il y a la possibilité (al-imkân) pour la personne du commun (‘âmîyy) d’appeler [vers] des choses apparentes (zâhirah) [pour tous] comme [l’appel] à l’exécution de la prière, l’interdiction de la délaisser en groupe, [son] accomplissement pour les membres de la maison, l’ordonnance aux enfants [d’accomplir] la prière… ces choses, sont apparentes, connues pas la personne du commun et l’instruit (muta’allim) mais les [points] nécessitant [au préalable] une science (fiqh) [comme] les [sujets se rapportant] au licite et à l’illicite (al-halâlu wa-lharâm) et ceux [relatifs] à l’Unicité [divine] (at-tawhîd) et au polythéisme (ach-chirk)… tout cela [par contre,] nécessite [certainement] un savoir.

 

Source de la fatwah : Tiré du livre « al-adjwibatu-lmufîdati ‘an as ilati-lmanâhidji-ldjadîdah » page 137-138 et question 54. Edition « dâru-lminhâdj » du Caire.

copié de mukhlisun.over-blog.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La douceur dans la da'wa et ses fruits (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La douceur dans la da'wa et ses fruits (vidéo)

Puis nous sommes allés à Kasalā au Soudan.

Ce fut mā chā' Allāh.

Nous y avons fait la Da’wah, al-Hamdu li-LLāh.

Nous avons parlé et Allāh a fait profité les gens là-bas.

C'est une petite ville, alors nous avons visité toutes les mosquées.

Ils dirent : « Il ne reste qu'une seule mosquée que nous n'avons pas encore visitée. Elle suit la méthodologie Tijānī, et c'est une mosquée où nous n'avons jamais pu entrer, parce qu'ils sont très opiniâtres. »

J'ai dit : « Nous allons y aller et leur demander la permission. S'ils nous autorisent à parler, nous parlerons. S'ils ne nous y autorise pas, nous nous en irons. Et la décision revient à Allāh. Nous ne sommes pas venu ici avec la force. »

 

Alors nous nous y sommes rendus, et l'Imām dirigeait la prière.

Après la prière, je lui ai passé le salām, [et lui ai dit] : « Est-ce que cela vous ennuie si je fais un petit discours pour ces frères ? »

Il dit : « Allez-y. »

Alors j'ai pris la parole – qu'Allāh vous bénisse – et j'ai appelé à Allāh, j'ai appelé au Tawhīd et à la Sunnah, etc.

Et en même temps, j'ai réfuté les erreurs et les croyances égarées qu'il y avait.

Jusqu'à ce que j'aborde le hadīth de ‘Aicha dans lequel elle dit :

 

« Il y a trois choses [telles que] si quelqu'un vous les dit, alors il a proféré un grand mensonge sur Allāh. Quiconque vous dit que Muhammad a vu son Seigneur, a proféré un grand mensonge sur Allāh. Et quiconque dit que Muhammad connaît le futur, a proféré un grand mensonge contre Allāh. Et quiconque prétend que Muhammad n'a pas délivré l'entière religion aux gens, a proféré un grand mensonge contre Allāh. » 

 (Boukhārī et Mouslim)

 

Il s'est alors levé et a dit : « Par Allāh, Muhammad a vu son Seigneur de ses deux yeux qui sont sur sa tête. »

Alors je lui ai dit : « Qu'Allāh vous récompense en bien. Quant à ‘Aicha (radiAllāhu ‘anhā), c'est elle qui en sait le plus le concernant. Et elle a dit qu'il n'a pas vu son Seigneur. Et par Allāh, s'il avait vu son Seigneur, il le lui aurait dit. »

Il continuait de parler, alors je lui ai dit : « Attendez que je termine ce que j'ai à dire, ensuite vous pourrez demander ce que vous voulez. Ce dont j'ai connaissance, j'y répondrai. Ce dont je n'ai pas connaissance, je vous dirai : Allāh est le plus Savant. »

Je l'ai laissé et j'ai continué à parler. Je ne savais pas vraiment s'il était resté ou s'il était parti. Au bout d'un moment j'ai entendu un des hommes dans la foule dire : « Par Allāh, ce que dit ce « zūl » est la vérité. »

Zūl signifie « homme » au Soudan

Il a dit : « Par Allāh, ce que dit ce « zūl » est la vérité. »

Je disais : « Allāh a dit... » et « le Messager d'Allāh (sallAllāhu ‘alayhi wa sallam) a dit... », qu'Allāh vous bénisse.

 

Puis l'appel à la prière de la nuit fut lancé, et j'ai fini mon discours.

Puis ce fut l'iqāmah (le deuxième appel).

Et les gens commencèrent à me pousser à diriger la prière, alors j'ai dit : « Jamais, jamais. C'est l'Imām qui dirige la prière. »

Ils ont dit : « Par Allāh, dirigez la prière ! »

Alors j'ai dit « d'accord » et j'ai dirigé la prière.

Après la prière, les jeunes des Ansār as-Sunnah et moi-même sommes sortis de la mosquée, et j'ai demandé : « Où est l'Imām ? »

Ils ont répondu : « Ils l'ont mis dehors ! »

« Qui l'a mis dehors ? »

[ils ont dit] : « Sa propre Jamā’ah l'a mis dehors (ejecté) ! »

Par Allāh, c'est ce qui s'est passé !

 

Mais si quelqu'un venait les voir avec bêtise et les insulter – les Tijānīs, les Burhānīs, etc. – si quelqu'un faisait cela, qui l'accepterait ?

Mais si vous venez les voir avec sagesse et gentillesse – qu'Allāh vous bénisse – Allāh leur donne quelque chose qui leur est bénéfique !

Allāh leur donne là quelque chose dont il tire profit !

Alors ô frères, utilisez la science profitable, et des preuves solides, irréfutables, et la sagesse bénéfique dans votre Da’wah.

Et vous devez avoir toutes les belles manières que le Livre d'Allāh et le Prophète de la guidée (sallAllāhu ‘alayhi wa sallam) ont encouragées.

Parce que ce sont les outils de la victoire, et ce sont les outils du succès.

Et croyez-moi lorsque je dis que les Compagnons n'ont pas fait s'étendre l'Islām et ne l'ont pas fait entrer dans le coeur des gens, si ce n'est avec la sagesse et leur caractère, plus que par l'épée.

Parce que celui qui entre dans l'Islām par l'épée ne restera probablement pas ferme.

Celui qui est entré dans l'Islām par la voie de la connaissance et de la preuve... c'est celui qui aura une foi solide.

Alors vous devez suivre ces bonnes méthodes.

Et vous devez être sérieux vis-à-vis de la science, car il est de votre devoir d'être sérieux dans la réalisation de la Da’wah à Allāh.

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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L'enseignement (التعليم) avant les exhortations (vidéo)

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L'enseignement (التعليم) avant les exhortations (vidéo)

Question :

 

Honorable Sheykh, waffaqakoumoullah !

 

[Le questionneur] dit : "Je vois certaines personnes âgées parmi les illettrés faire les ablutions sans qu'elles ne nettoient leurs talons et sans qu'ils ne soient atteints par l'eau, et cela est dû soit à l'ignorance, soit à l'incapacité [liée à l'âge].

 

Quel est votre conseil concernant cela et est-ce que leur prière est valable ?"

 

Réponse :

 

Il est obligatoire de les avertir de cela et de leur ordonner de nettoyer leurs pieds totalement et on ne doit pas les laisser dans leur ignorance.

 

Parce que si tu les laisses dans leur ignorance, tu en auras la responsabilité devant Allah Subhânahou Wa Ta'âlâ.

 

Il vous est par conséquent obligatoire de les avertir et de leur enseigner la manière d'effectuer les ablutions, la manière de se purifier et comment adorer Allah Subhânahou Wa Ta'âlâ.

 

Et ceci est l'affaire des savants et des étudiants en science d'enseigner aux gens les affaires relatives à leur religion... L'enseignement !

 

Néanmoins, se limiter aux conférences, aux sermons [visant à faire peur]; cela n'est pas suffisant et cela n'est pas considéré comme étant de l'enseignement.

 

L'enseignement consiste à ce que tu apprennes aux gens la manière de se purifier, la manière de prier, comment ils doivent sortir leur zakat...

 

Et avant ça, cela consiste à ce que tu enseignes aux gens la croyance [correcte], que tu les avertisses du Shirk [associationnisme] et que tu le leur clarifies.

 

Par contre, que tu t'assois une heure ou trente minutes et que tu exhortes, que tu fasses le rappel et... cela n'est d'aucune utilité pour leurs adorations.

 

Certes, il n'y a aucun mal dans le fait de les intimider, dans les exhortations, dans les avertissements, mais cela n'est pas suffisant face à leur ignorance des affaires relatives à leur religion.

 

Aujourd'hui, les prêcheurs sont nombreux : associations et autres... mais l'enseignement !!!

 

Il n'y a pas d'enseignement et ceci est un manque non négligeable dont les mouslimoun doivent prêter attention.

 

Ils doivent commencer par enseigner aux gens les affaires relatives à la religion, à leurs adorations, à leur croyance en premier lieu puis vient le tour de l'exhortation, du rappel, l'incitation au bien et l'avertissement du mal. na'am...

 

 Publié par sounnah-publication.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La méthodologie du prêche à Allah - منهج الدعـوة إلى الله

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La méthodologie du prêche à Allah - منهج الدعـوة إلى الله

D’après ibn ‘Abbâs, le Prophète صلى الله عليه وسلم   envoya Mou’âdh  au Yémen et [lui] dit :

 

إنك تأتي قوماً من أهل الكتاب ، فليكن أول ما تدعوهم إليه شهادة أن لا إله إلا الله - وفي راوية : إلى أن يوحدوا الله - فإن هم أطاعوك لذلك، فأعلمهم أن الله افترض عليهم خمس صلوات في كل يوم وليلة ، فإن أطاعوك لذلك فأعلمهم أن الله افترض عليهم صدقة تؤخذ من أغنيائهم فترد على فقرائهم. فإن هم أطاعوك لذلك، فإياك وكرائم أموالهم ، واتق دعوة المظلوم ، فإنه ليس بينها وبين الله حجاب

 

 «Quand tu rencontres des gens du Livre [1], que ta première action soit de les appeler à attester : 

« La ilâha ill Allah [2] » (et dans une autre version de rendre Allah unique [3]) !

S’ils t’obéissent en cela [4], fais-leur savoir qu’Allah leur a ordonné [5] cinq prières pour chaque jour et nuit !

S’ils t’obéissent en cela, fais-leur savoir qu’Allah leur a prescrit de faire une aumône [6] qui doit être perçue des riches pour être distribuée aux pauvres.

S’ils t’obéissent en cela, évite leurs biens les plus précieux. 

Et crains la plainte de l’opprimé, car il n’y a pas de voile entre elle et Allah ».

Rapporté par al Boukhari [7], Mouslim [8], an-Nasa-i [9] , ibn Mâjah [10] , ad-Dârimi [11] et Ahmad [12]

Le Rapporteur du Hadith (راوي الحديث)

 

C’est ‘Abdoullah ibn ‘Abbas ibn ‘Abdoul Mouttallib al-Hâchimi, le cousin paternel du Messager d'Allah, « Al-Habr » (Lit. grand savant chez les juifs), « Al-Bahr »(Lit. la mer) compte tenu de sa vaste connaissance. 


Il est un de ceux qui ont rapporté le plus [de Hadiths] parmi les Sahaba, un des 'Abadilah (pluriel de ‘Abdoullah) parmi les juristes des compagnons.

 

Il est mort en 68 A.H., qu’Allah soit satisfait de lui.

Le sens général du Hadith (المعنى الإجمالي للحديث)

 

Le Hadith met en évidence les étapes obligatoires que le prêcheur à Allah se doit de suivre.

 

Ainsi la première chose par laquelle il doit commencer, c’est l'appel à l’unicité (Tawhid), l’adoration exclusive d’Allah Seul et l’éloignement de l’Association (Chirk)qu’elle soit grande ou petite.

 

Ceci est établi par l'attestation : « La ilâha ill Allah [13]» et « Mouhammadour-rassouloullah [14] »

 

Le but de cette attestation est que les adorations, sous toutes leurs formes, sont un droit appartenant à Allah Seul, et que personne ne les mérite sauf Lui, ni un ange rapproché, ni un prophète envoyé, ni un homme pieux, ni une pierre, ni un arbre, ni le soleil, ni la lune.

Par conséquent, il n’invoque rien excepté Allah Seul, il ne recherche le secours que chez Lui et il ne demande l'aide qu’à Lui et il ne s’en remet pas totalement(Tawakkoul) sauf à Lui, et pas de crainte ni d'espérance sauf en Lui.

 

Celui qui adresse une de ses adorations, ou d'autres que celles-ci, à autres qu’Allah, alors il a associé à Allah.

 

Allah a dit :

 

"إِنَّهُ مَنْ يُشْرِكْ بِاللَّهِ فَقَدْ حَرَّمَ اللَّهُ عَلَيْهِ الْجَنَّةَ وَمَأْوَاهُ النَّارُ وَمَا لِلظَّالِمِينَ مِنْ أَنصَارٍ"

 

"Quiconque associe à Allah (d’autres divinités,) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs! " (sourate la table servie - 72)

 

 

Le but de l’attestation « La ilâha ill Allah » ce n'est pas seulement la prononciation [de cette parole], mais il faut aussi connaître sa signification, agir en conformité avec celle-ci et accomplir ses conditions, qui sont au nombre de sept :

 

-la connaissance qui est l’opposée de l'ignorance.العلم المنافي للجهل

-la certitude qui est l’opposée du doute.اليقين المنافي للشك

-l'acceptation qui est l’opposée du rejet.القبول المنافي للرد

-la soumission qui est l’opposée de l'abandon.الانقياد المنافي للترك

-la sincérité qui est l’opposée de l’association.الإخلاص المنافي للشرك

-la véracité qui est l’opposée du mensonge. الصدق المنافي للكذب

-l'amour qui est l’opposé de son contraire [15]المحبة المنافية لضده

 

Le but de l'attestation : « Mouhammadour-Rassouloullah » ce doit être la connaissance de sa signification et d’agir en conformité avec celle-ci. 

 

De même, le but de celle-ci ce n’est pas seulement la prononciation de cette parole, mais aussi il faut croire à tout ce qu'il nous a informé, obéir à ce qu'il nous a ordonné,  s'éloigner de ce qu'il nous a interdit,  et adorer Allah Seul comme Il l’a légiféré par la langue du Messager, sans passion et sans innovation.

 

Ainsi il est obligatoire pour chaque musulman de connaître la signification de ces deux attestations avec la compréhension correcte et d’agir en conformité avec celles-ci.

 

Et c’est la confirmation, la croyance et la pratique de ce qui est venu avec le Messager dans Le Livre et la Sounnah, en ce qui concerne les croyances, les adorations et les règles de tous les aspects de la vie.

Les Morales du Hadith (ما يستفاد من الحديث)

 

  • - Le Tawhid c’est la base de l'Islam.
  • - Le pilier le plus important après le Tawhid c’est l'accomplissement de la Salât.
  • - Le pilier de l'Islam le plus obligatoire après la Salât est la Zakât prescrite, et c'est un droit sur la richesse.
  • - Le gouvernant celui qui est responsable du rassemblement et de la distribution de la Zakât, par lui-même ou par son représentant.
  • - Le Hadith prouve qu'il est suffisant de payer la Zakât à une seule des catégories [des personnes parmi ceux qui ont droit la recevoir].
  • - Il n'est pas permis de donner la Zakât aux riches.
  • - Le Hadith contient une interdiction pour celui qui rassemble la Zakât de prendre parmi les biens les plus précieux.
  • - Le Hadith contient un avertissement à l’encontre de tous types d'oppression (d'injustice).
  • - Le Hadith prouve que l’on accepte le rapportement d'une seule personne juste dans ce qui concerne la croyance et les actes.
  • - Le Hadith prouve que le prêcheur (Dâ’i) doit commencer du plus important au plus important (بالأهم فالأهم ).

 

[1] Il s’agit des juifs et des chrétiens.

[2] C’est le fait de savoir qu’il n’y a personne qui mérite d’être adoré sauf Allah, et le fait d’adorer autre que Lui est vain et c’est une association (Chirk) à Allah.

[3] C’est-à-dire qu’ils dirigent leurs adorations exclusivement vers Lui Seul.

[4] C’est-à-dire, s’ils acceptent et te suivent.

[5] C’est-à-dire que ceci est obligatoire

[6] Il s’agit ici de la Zakât obligatoire.

[7] Kitabouz-Zakât,no.1395 et 1458.

[8] Kitaboul-Imân,no.31.

[9] Kitabouz-Zakât,vol.5,p.3.

[10] Kitabouz-Zakât,no.1783,vol.1,p.568.

[11] Kitabouz-Zakât,no.1662,vol.1,p.318.

[12] Vol.1,p.233.

[13] C’est le fait de savoir qu’il n’y a personne qui mérite d’être adoré sauf Allah, et le fait d’adorer autre que Lui est vain et c’est une association (Chirk) à Allah.

[14] Ce qui signifie Mouhammad est le messager d'Allah.

[15] C’est à dire la haine, les traducteurs.

 

Source : Moudhakkiratoul-Hadith an-Nabawi Fil ‘Aquida wal Ittibâ

مذكّرة الحديث النبوي في العقيدة والاتباع

Aide mémoire des Hadiths prophétiques dans la croyance et le suivi

Publié par sounnah.free.fr

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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Paroles du coeur - كلمات من القلب (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Paroles du coeur - كلمات من القلب (audio)

Allah, le Très-Haut, dit dans Son Noble Livre (traduction rapprochée) :

 

((Appelle les hommes dans le chemin de Ton Seigneur par la sagesse et une belle exhortation ; discute avec eux de la meilleure manière.

Ton Seigneur connaît parfaitement celui qui s’égare hors de son chemin, comme Il connaît ceux qui sont bien guidés)) 

(Coran XVI, 125).

 

Il y a beaucoup d’autres versets du Noble Coran et de hadiths qui affirment que l’homme doit choisir ce qui est meilleur en matière de parole, de dialogue, d’échanges, etc.

 

Si vous êtes porteur d’une opinion, qu’elle soit une opinion religieuse qui vous engage sur la voie de l’Islam en votre qualité de musulman, ou en votre qualité de prédicateur islamique qui cherche à inviter autrui à l’islam, vous devez étudier l’idée que vous voulez présenter à l’autre et la méthode que vous devez utiliser à cette fin : vous devez faire en sorte que vos paroles soient des paroles à ouvrir la raison, le cœur et les sentiments.

 

C’est tout à fait la définition et la douceur des paroles de l’Imam Ibn Al-Qayyim que notre frère Abdel-Malik Al-Fransi tient à nous expliquer et à rendre accessible à tous.

كلمات من القلب

 

La voie des croyants et la voie des mécréants : les éclaircissements nécessaires à ce sujet.

Le mérite des compagnons.

Les quatre catégories de personnes concernant ces deux voies…

 

Les différentes sortes de bienfaits.

Dix choses dont on ne tire aucun profit.

La règle : « Délaisser les prescriptions divines est plus grave que commettre les interdits» (explication avec plusieurs exemples).

 

La règle : «Délaisser les prescriptions divines est plus grave que commettre les interdits» (explication avec plusieurs exemples).

 

La règle : «Délaisser les prescriptions divines est plus grave que commettre les interdits» (explication avec plusieurs exemples). 

 

Les mérites de la science et de la foi.

Les degrés des sciences.

Les objectifs de la recherche de la science.

Les vices liés à la science et des actes… 

 

La rhétorique du Coran : la relation entre la piété et la guidée

L’unicité est le pilier central de la gratitude envers Allah.

 

La rhétorique du Coran : la voie droite est liée à la miséricorde et l’égarement est lié au malheur.

Le mérite et la miséricorde. La guidée et le bienfait.

Les voies de Satan pour égarer l’être humain.

L’ascétisme (Az-Zouhd) et ses catégories.

 

Réflexions sur la sourate « Qâf ».

Les conditions pour tirer profit du Coran.

Le cœur vivant et le Coran.

Sujet du cours :

 

Explication par Abou Adam Abdelmalik Al-Fransi des paroles d'Ibn Al-Qayyim rahimahou Allah sur la voie des croyants et la voie des mécréants, les différentes sortes de bienfaits, délaisser les prescriptions divines est plus grave...

 

Source :

 

Le livre de l’Imam Ibn Al-Qayyim rahimahou Allah intitulé "Kitâb al-Fawâ-îd "

 

Allah, le Très Haut dit  (traduction rapprochée) :

 

« C'est ainsi que Nous détaillons les versets, afin qu'apparaisse clairement le chemin des criminels.» [Sourate Al An’am – v 55]

 

Et aussi  (traduction rapprochée) :

 

«  Et quiconque fait scission d'avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s'est détourné, et le brûlerons dans l'Enfer. Et quelle mauvaise destination !. » [Sourate An-Nissa – v 115]

 

Allah, le Très Haut, a clairement montré le sentier des croyants et celui des criminels de manière détaillée dans Son Livre (le Coran), ensuite de ce qu’il adviendra de chacun des deux de façon détaillée, mais aussi quelles sont les bonnes œuvres des uns et quelles sont ceux des autres et qui sont les alliés des uns et qui sont ceux des autres.

 

Il a annoncé à certains Son abandon et accordé Sa réussite à d’autres et a montré aussi les raisons pour lesquelles la réussite est accordée à certains et l’abandon aux autres...

 

 Publié par dourouss-abdelmalik.com

Abdelmalik Abou Adam Al-Firansi

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Quels moyens utiliser pour appeler à l'islam ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Quels moyens utiliser pour appeler à l'islam ?

Question : 

 

Parmi les choses sur lesquelles les prédicateurs divergent : les moyens de propager l’appel à l’islam.

Certains en font une adoration qui ne peut être changée, et ils désapprouvent ceux qui proposent de diverses activités, culturelles, sportives ou théâtrales, et tous les moyens pour attirer la jeunesse et les inviter.

D’autres, par contre, pensent que les moyens changent avec le temps, et que les prédicateurs doivent se servir de tout moyen autorisé pour l’appel à l’islam.

Nous espérons de votre part un éclaircissement de la méthode correcte dans ce domaine.

 

Réponse : 

 

La louange est à Allah Seigneur de l’univers, il n’y a pas de doute que l’appel à Allah est une adoration, comme Allah l’a ordonné dans Sa Parole (traduction rapprochée) : 

 

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. »[An-Nahl : 125]

 

Ainsi, la personne qui appelle à Allah ressent pendant qu’il appelle à Allah, qu’il se soumet à Son ordre, cherchant à se rapprocher de Lui par cela, et il n’y a pas de doute, également, que la meilleure chose par laquelle on appelle les gens est le Livre d’Allah et la Sunna de Son Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) car le Livre d’Allah, est la plus importante prêche pour l’humanité (traduction rapprochée) : 

 

« Ô gens ! Une exhortation vous est venue, de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans les poitrines, un guide et une miséricorde pour les croyants. » [Yûnus : 57]

 

Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) est aussi le plus éloquent des hommes dans ses discours, et il exhortait parfois ses Compagnons de telle manière qu’ils le décrivaient ainsi :

 

« Les cœurs en tremblaient et les yeux en pleuraient… »

(Abû Dâwûd : 4607)

 

Si on peut utiliser ces moyens dans sa prédication, il n’y a pas de doute que c’est ce qu’il y a de meilleur, c’est-à-dire prêcher par le Livre d’Allah et laSunna de Son Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam).

 

Et s’il pense que c’est utile, il peut y ajouter parfois les moyens autorisés, il n’y a pas de mal à cela.

 

Cependant, la condition est qu’il n’y ait pas dans ces moyens de choses interdites comme le mensonge, ou jouer le rôle d’un mécréant dans les pièces de théâtre ou jouer le rôle d’un Compagnon ou des imams, c’est-à-dire les imams musulmans, ceux qui sont venus après les Compagnons et leur étudiants, car on peut craindre que cela rabaisse la valeur d’un de ces grands imams auprès des gens.

 

De plus, il est interdit pour un homme de jouer le rôle d’une femme ou le contraire, car à ce propos, il existe un hadith authentique qui prouve que ceux-là sont maudits, car le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a maudit les hommes qui cherchent à ressembler aux femmes, et inversement.

 

En résumé, si on utilise parfois un de ces moyens pour gagner le cœur des jeunes, sans qu’il y ait dans ces moyens de choses interdites, je ne vois pas de mal à cela. 

 

Quant à utiliser ces moyens souvent et d’en faire le seul moyen pour l’appel à Allah et se détourner l’appel par le Coran et la Sunna de Son Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) c’est-à-dire que la personne qui est appelée n’est touchée que par ces moyens, je ne suis pas de cet avis, mais je pense plutôt que cela est interdit car orienter les gens vers autre chose que le Coran et la Sunna dans le domaine de l’appel à Allah est une mauvaise chose, alors que le faire de temps en temps ne pose pas de problème, si cela ne comporte pas de chose interdite.

 

Kitâb Ad-Da’wah (2/167) 

 Publié par salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La meilleure manière d’ordonner le bien et de réprouver le mal

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La meilleure manière d’ordonner le bien et de réprouver le mal
Question :
 
(Nous avons reçu) deux lettres interrogeant sur la meilleure voie pour appeler les gens à Allâh, et sur la meilleure manière d’ordonner le bien et de réprouver le mal. 
 
Les auteurs de ces deux lettres rappellent les erreurs qu’ils ont remarquées de la part de nombreux musulmans, leur souffrance face à ce qu’ils voient et leur souhait, si cela était en leur pouvoir, de réprouver le mal. 
 
Ils espèrent également que vous leur donniez des directives. 
 
Réponse :

Allâh
 
عز وجل a exposé la manière d’appeler (les gens à l’islam), et ce qu’il convient au prédicateur de faire lorsqu’Il سبحانه وتعالى dit (traduction rapprochée) :

«Dis : «Voici ma voie, j’appelle les gens (à la religion) d’Allâh, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente.»» (sourate Yûsuf verset 108) 

Celui qui invite à l’islam doit donc avoir de la science et des preuves évidentes de ce à quoi il invite et de ce qu’il interdit, afin de ne pas parler sur
Allâh sans science.

Il doit vouer cet acte sincèrement à
Allâh, et non pas à une école de pensée (Madhhab), ni à l’avis d’untel ou untel, mais il doit le faire pour Allâh Seul, Celui dont il cherche la récompense et le pardon.

Il cherche ainsi  à ce que les gens se réforment, et pour cela, il est indispensable qu’il possède la sincérité (Ikhlâs) et la science, car
Allâh عز وجل dit (traduction rapprochée) 

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon.» (sourate An-Nahl verset 125)
 
Ceci est un exposé de la manière de prêcher (ad-Da’wah).

Il faut que cela soit fait avec sagesse, c'est-à-dire avec science - de ce qu’
Allâh a dit et ce que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit.

La science a été désignée par la sagesse, car elle repousse le faux et aide à suivre la vérité.

Cette science doit être accompagnée d’une bonne exhortation, et de la discussion menée de la meilleure manière qui soit, lorsque cela est nécessaire, car pour certaines personnes, l’exposé de la vérité avec ses preuves suffit, parce qu’elles cherchent la vérité et lorsqu’elle leur apparaît, elles l’acceptent ; il n’est donc pas utile de l’exhorter.

Chez d’autres personnes, il existe quelques réticences et un manque de réaction : il faut alors les exhorter de la meilleure manière.

Le prêcheur exhorte et rappelle les gens vers
Allâh, lorsque c’est nécessaire, avec l’ignorant et les insouciants, et avec ceux qui se laissent aller à la facilité, jusqu’à ce qu’ils soient convaincus et qu’ils s’accrochent à la vérité.

Il se peut que la personne que l’on prêche ait certains doutes, alors il faut discuter avec elle, en cherchant à dissiper ce doute, et le prêcheur doit alors expliquer la vérité en citant les preuves, et en discutant de la meilleure façon pour effacer ce doute par les preuves des Textes, en usant de bonnes paroles, de bonnes manières et de douceur, et non pas avec violence et dureté, si bien qu’on n’éloigne la personne de la vérité, et qu’elle s’entête dans son égarement.


Allâh عز وجل dit (traduction rapprochée) : 

«C’est par quelque miséricorde de la part d’Allâh que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage.» (sourate Âl-‘Imrân verset 159)

Allâh a dit à Mûsâ et Hârûn lorsqu’Il les a envoyés à Pharaon (traduction rapprochée) : 

«Puis, parlez-lui avec douceur. Peut-être se rappellera-t-il ou (Me) craindra-t-il ?» (sourate Tâ-Hâ verset 44)
 
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit dans un récit authentique :

«La douceur n’est pas ajoutée à une chose sans l’embellir, et elle n’est retirée d’une chose sans l’enlaidir.»
(Muslim : 2594)

Et Il a dit :

«Celui qui est privé de douceur est privé de  tout bien.»
(Muslim : 2592)
 
Le prédicateur doit rechercher la vérité, appeler avec douceur, s’efforcer de vouer son œuvre sincèrement à Allâh, et corriger les choses de la façon qu’Allâh a ordonné, c’est-à-dire l’appel vers Allâh avec sagesse, bonne exhortation et discussion de la meilleure façon.

Dans tout ce qui a précédé, il doit être doté de science et connaître les preuves afin de convaincre celui qui recherche la vérité, dissiper le doute chez celui qui en a, adoucir le cœur de ceux qui sont insensibles, éloignés et durs, car les cœurs s’adoucissent au rappel d’
Allâh et à la bonne exhortation, et l’exposé de ce qu’il y a auprès d’Allâh comme bien pour celui qui accepte la vérité, et ce qu’il y a comme danger, s’il rejette l’appel qui lui est venu avec vérité.
 
Quant aux gens qui ordonnent le bien et réprouvent le mal, ils doivent adopter le comportement recommandé par la Loi d’Allâh, vouer sincèrement leurs actes à Allâh, et se comporter comme se comportent les prédicateurs, avec douceur et absence de dureté, excepté lorsque c’est nécessaire avec les oppresseurs, les orgueilleux et ceux qui s’obstinent.

Dans ce cas, avec eux, il est autorisé d’utiliser la force et le châtiment exemplaire, selon la Parole d’
Allâh سبحانه (traduction rapprochée) : 

«Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes.» (sourate Al-‘Ankabût verset 46)

et la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

«Celui qui voit un acte blâmable qu’il le change par la main ; s’il ne peut pas, alors par la parole ; s’il ne peut pas, qu’il le réprouve dans son cœur, et cela est le degré le plus faible de la foi.»
(Muslim : 49)
 
Pour les autres personnes, il agit en réprouvant le mal et en appelant au bien comme le fait le prédicateur : il appelle avec douceur et sagesse, il donne des preuves afin que celui qui fait le mal s’accroche à la vérité, et cesse de suivre son chemin égaré, et ce en fonction de ses capacités, comme Allâh سبحانه dit (traduction rapprochée) : 

«Craignez Allâh autant que vous pouvez.» (sourate At-Taghâbûn verset 16)

et comme le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit dans le hadith cité précédemment : 

«Celui qui voit un acte blâmable…»

Il existe des versets généraux qui montrent cela, comme la Parole d’
Allâh عز وجل (traduction rapprochée) : 

«Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable.» (sourate At-Tawbah verset 71) 

et Sa Parole تعالى  (traduction rapprochée) : 

«Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allâh.» (sourate Âl-‘Imrân verset 110)
 
Allâh a menacé ceux qui ont délaissé cela, et Il les a maudits par la bouche de Dâwûd et ‘Isâ lorsqu’Il dit (traduction rapprochée) : 

«Ceux des enfants d’Israël qui n’avaient pas cru ont été maudits par la bouche de Dâwud et ‘Isâ fils de Marie, parce qu’ils désobéissaient et transgressaient. Ils ne s’interdisaient pas les uns aux autres ce qu’ils faisaient de blâmable.» (sourate Al-Mâ’idah verset 78-79)
 
Cette mission est importante et la responsabilité est grande ; il est donc obligatoire aux gens de foi et ceux qui ont la capacité, parmi les gouvernants, les savants et les individus musulmans qui ont la capacité et la science, de réprouver le mal et d’ordonner le bien.

Cela n’est pas réservé à un groupe précis, même si cette obligation pèse plus sur ce groupe et c’est à lui qu’incombe cette lourde charge.

Mais, cela ne signifie pas que les autres sont dispensés de cette responsabilité.

Il est obligatoire de les aider et d’être avec eux pour réprouver le mal et ordonner le bien, de façon à ce que le bien se répande et que le mal diminue, surtout si ce groupe ne s’occupe pas de ce qui est demandé et que le but n’est pas atteint, car le domaine est vaste, et le mal est important et aider ceux qui s’en chargent est obligatoire quoi qu’il en soit.
 
Si ce groupe s’occupe de cela et atteint le but recherché, alors l’obligation ne pèse plus sur le reste de la communauté, dans cet endroit précis et ce pays précis, car ordonner le bien et réprouver le mal est une obligation pour une partie de la communauté (Fardh Kifâyi).

Si le résultat est atteint avec ce groupe et ceux qui les aident, cela devient une Sunna (un acte méritoire) pour le reste de la communauté. Alors que si le mal ne peut cesser que par ton intervention, car tu es la seule personne présente dans le village, la tribu ou le quartier et qu’il n’y a personne qui ordonne le bien dans ces endroits, alors c’est une obligation individuelle pour toi de réprouver le mal et d’ordonner le bien car tu es celui qui le connaît, et qui peut le réprouver.

Dans ce cas, il t’est obligatoire de le faire.

S’il y a avec toi une autre personne, cela devient une obligation collective : celui de vous deux qui l’effectue dispense l’autre de ce devoir, lorsque le but est atteint.

Par contre, si vous le délaissez tous les deux, vous êtes tous les deux coupables. 
 
La conclusion est que c’est une obligation collective (Fardh Kifâyî) lorsqu’une partie de la communauté s’occupe de cette tâche et que le but est atteint, ainsi l’obligation est levée pour le reste de la communauté. 
 
Il en est de même pour l’appel à Allâh : lorsque toute la communauté le délaisse, tout le monde est coupable, et lorsqu’un groupe s’en occupe de manière suffisante pour appeler les gens, les orienter et réprouver le mal, cela devient pour les autres une œuvre d’un très grand mérite, car c’est participer à un bien et aider à l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété.
 
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السبيل الأمثل في الدعوة إلى الله

رسالتان عن السبيل الأمثل للدعوة لله عز وجل، وعن السبيل الأمثل للأمر بالمعروف والنهي عن المنكر . . الرسالتان يذكر أصحابهما : أنهم يلاحظون أخطاء كثيرة من المسلمين ويتألمون لما يرون ويتمنون أن لو كان في أيديهم شيء لتغيير المنكر ويرجون التوجيه

الله عز وجل قد بين طريق الدعوة، وماذا ينبغي للداعي، فقال سبحانه وتعالى

 قُلْ هَذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللَّهِ عَلَى بَصِيرَةٍ أَنَا وَمَنِ اتَّبَعَنِي - سورة يوسف الآية 108

، فالداعي إلى الله يجب أن يكون على علم وبصيرة بما يدعو إليه، وفيما ينهى عنه، حتى لا يقول على الله بغير علم، ويجب الإخلاص لله في ذلك، لا إلى مذهب، ولا إلى رأي فلان أو فلان . ولكنه يدعو إلى الله يريد ثوابه ومغفرته، ويريد صلاح الناس، فلا بد أن يكون على إخلاص وعلى علم، وقال عز وجل

 ادْعُ إِلَى سَبِيلِ رَبِّكَ بِالْحِكْمَةِ وَالْمَوْعِظَةِ الْحَسَنَةِ وَجَادِلْهُمْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ - سورة النحل الآية 125

، فهذا بيان كيفية الدعوة، وأنها تكون بالحكمة أي بالعلم (قال الله، وقال الرسول) سمي العلم بالحكمة؛ لأنه يردع عن الباطل، ويعين على اتباع الحق . ويكون مع العلم موعظة حسنة، وجدال بالتي هي أحسن، عند الحاجة إلى ذلك؛ لأن بعض الناس قد يكفيه بيان الحق بأدلته، لكونه يطلب الحق فمتى ظهر له قبله، فلا يكون في حاجة إلى الموعظة، وبعض الناس يكون عنده بعض التوقف وبعض الجفاء، فيحتاج إلى الموعظة الحسنة . فالداعي إلى الله يعظ ويذكر بالله متى احتاج إلى ذلك مع الجهال والغافلين، ومع المتساهلين حتى يقتنعوا ويلتزموا بالحق، وقد يكون المدعو عنده بعض الشبهات، فيجادل في ذلك، ويريد كشف الشبهة، فالداعي إلى الله يوضح الحق بأدلته، ويجادله بالتي هي أحسن؛ لإزاحة الشبهة بالأدلة الشرعية، لكن بكلام طيب، وأسلوب حسن، ورفق، لا بعنف وشدة، حتى لا ينفر المدعو من الحق، ويصر على الباطل، قال الله عز وجل

 فَبِمَا رَحْمَةٍ مِنَ اللَّهِ لِنْتَ لَهُمْ وَلَوْ كُنْتَ فَظًّا غَلِيظَ الْقَلْبِ لانْفَضُّوا مِنْ  حَوْلِكَ - سورة آل عمران الآية 159

، وقال الله لما بعث موسى وهارون إلى فرعون

 فَقُولا لَهُ قَوْلًا لَيِّنًا لَعَلَّهُ يَتَذَكَّرُ أَوْ يَخْشَى - سورة طه الآية 44

، ويقول الرسول صلى الله عليه وسلم في الحديث الصحيح

إن الرفق لا يكون في شيء إلا زانه ولا ينزع من شيء إلا شانه

ويقول صلى الله عليه وسلم

من يحرم الرفق يحرم الخير كله

فالداعي إلى الله عز وجل عليه أن يتحرى الحق، ويرفق بالمدعو، ويجتهد في الإخلاص لله، وعلاج الأمور بالطريقة التي رسمها الله وهي الدعوة إليه بالحكمة والموعظة الحسنة والجدال بالتي هي أحسن، وأن يكون في هذا كله على علم وبصيرة حتى يقنع الطالب للحق، وحتى يزيح الشبهة لمن عنده شبهة، وحتى يلين القلوب لمن عنده جفاء وإعراض وقسوة، فإن القلوب تلين بالدعوة إلى الله، والموعظة الحسنة وبيان ما عند الله من الخير لمن قبل الحق، وما عليه من الخطر، إذا رد الدعوة التي جاءت بالحق، إلى غير هذا من وجوه الموعظة

وأما أصحاب الحسبة وهم الذين يأمرون بالمعروف وينهون عن المنكر فعليهم أن يلتزموا بالآداب الشرعية، ويخلصوا لله في عملهم، ويتخلقوا بما يتخلق به الدعاة إلى الله من حيث الرفق وعدم العنف، إلا إذا دعت الحاجة إلى غير ذلك من الظلمة والمكابرين والمعاندين فحينئذ تستعمل معهم القوة الرادعة لقول الله سبحانه

 وَلا تُجَادِلُوا أَهْلَ الْكِتَابِ إِلا بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ إِلا الَّذِينَ ظَلَمُوامِنْهُمْ - سورة العنكبوت الآية 46

 وقوله صلى الله عليه وسلم

 من رأى منكم منكرا فليغيره بيده فإن لم يستطع فبلسانه فإن لم يستطع فبقلبه وذلك أضعف الإيمان

 خرجه مسلم في صحيحه

أما غيرهم فيعامل في إنكار المنكر والدعوة إلى المعروف بمثل ما يفعل الداعي: ينكر المنكر بالرفق والحكمة، ويقيم الحجة على ذلك حتى يلتزم صاحب المنكر بالحق، وينتهي عما هو عليه من الباطل، وذلك على حسب الاستطاعة، كما قال الله سبحانه

 فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ - سورة التغابن الآية 16

، وكما قال الرسول صلى الله عليه وسلم في الحديث السابق : من رأى منكم منكرا الحديث
ومن الآيات الجامعة في ذلك قول الله عز وجل

 وَالْمُؤْمِنُونَ وَالْمُؤْمِنَاتُ بَعْضُهُمْ أَوْلِيَاءُ بَعْضٍ يَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنْكَرِ- سورة التوبة الآية71

 وقوله تعالى

كُنْتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنْكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ - سورة آل عمران الآية 110

، وقد توعد الله سبحانه من ترك ذلك، ولعنهم على لسان داود وعيسى بن مريم، حيث قال في كتابه الكريم في سورة المائدة

لُعِنَ الَّذِينَ كَفَرُوا مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ عَلَى لِسَانِ دَاوُدَ وَعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ ذَلِكَ بِمَا عَصَوْا وَكَانُوا يَعْتَدُونَ * كَانُوا لا يَتَنَاهَوْنَ عَنْ مُنْكَرٍ فَعَلُوهُ لَبِئْسَ مَا كَانُوا يَفْعَلُونَ - سورة المائده الآية 78-79

فالأمر عظيم والمسئولية كبيرة، فيجب على أهل الإيمان وأهل القدرة من الولاة والعلماء وغيرهم من أعيان المسلمين الذين عندهم قدرة وعلم أن ينكروا المنكر ويأمروا بالمعروف، وليس هذا لطائفة معينة، وإن كانت الطائفة المعينة عليها واجبها الخاص، والعبء الأكبر، لكن لا يلزم من ذلك سقوطه عن غيرها، بل يجب على غيرها مساعدتها، وأن يكونوا معها في إنكار المنكر، والأمر بالمعروف حتى يكثر الخير ويقل الشر، ولا سيما إذا كانت الطائفة المعينة لم تقم بالمطلوب ولم يحصل بها المقصود، بل الأمر أوسع، والشر أكثر، فإن مساعدتها من القادرين واجبة بكل حال

أما لو قامت بالمطلوب وحصل بها الكفاية فإنه يسقط بها الوجوب عن غيرها في ذلك المكان المعين أو البلد المعين؛ لأن الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر فرض كفاية، فإذا حصل بالمعينين أو المتطوعين المطلوب من إزالة المنكر والأمر بالمعروف صار في حق الباقين سنة، أما المنكر الذي لا يستطيع أن يزيله غيرك لأنك الموجود في القرية أو القبيلة أو الحي وليس فيها من يأمر بالمعروف فإنه يتعين عليك إنكار المنكر والأمر بالمعروف ما دمت أنت الذي علمته، وأنت الذي تستطيع إنكاره، فإنه يلزمك، ومتى وجد معك غيرك صار فرض كفاية، من قام به منكما حصل به المقصود، فإن تركتماه جميعا أثمتما جميعا
فالحاصل أنه فرض على الجميع فرض كفاية، فمتى قام به من المجتمع أو القبيلة من يحصل به المقصود سقط عن الباقين وهكذا الدعوة إلى الله متى تركها الجميع أثموا، ومتى قام بها من يكفي دعوة وتوجيها وإنكارا للمنكر صارت في حق الباقين سنة عظيمة؛ لأنه اشتراك في الخير وتعاون على البر والتقوى

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Par quoi commencer quand on appelle à l'islam ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Par quoi commencer quand on appelle à l'islam ?

Question : 

 
Lorsqu’on désire appeler quelqu’un à l’islam, par quoi doit-on commencer et que doit-on lui dire ?
 
Réponse : 
 
Je suppose que celui qui pose la question veut appeler à Allah, et il faut savoir que l’appel à Allah doit se faire avec sagesse, bonne exhortation, douceur et sans violence, ni reproche, ni remontrance.

On doit commencer par le plus important, puis par ce qui suit, à l’exemple du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lorsqu’il a envoyé ses messagers aux quatre coins de l’horizon, il leur a ordonné de commencer par le plus important, et il a dit à Mu’âdh lorsqu’il l’a envoyé au Yémen :

« La première chose vers laquelle tu les appelleras sera l’attestation que le Seul à mériter l’adoration est Allah (lâ ilâha illa llâh) et que Muhammad est l’Envoyé d’Allah ; et s’ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a imposé cinq prières de jour et de nuit ; et s’ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a imposé une aumône dans leurs biens qui est prise des riches et donnée aux pauvres. »
(Al-Bukhârî : 1458)
 
On commence par le plus important et on prend le temps nécessaire, on choisit le moment opportun et l’endroit adéquat pour prêcher.

Il peut être opportun d’inviter la personne chez soi et de parler avec elle, et parfois, il est plus opportun d’aller jusque chez elle.

Puis, il est bon de choisir certains moments plutôt que d’autres, et quoi qu'il en soit, le musulman doué de raison et de sagesse sait de quelle manière il doit s’y prendre pour appeler les gens vers la vérité.   


Kitâb Ad-Da’wah (2/155) 
Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les qualités du prédicateur

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les qualités du prédicateur
Question : 
 
Comment le prédicateur doit-il être pour obtenir des résultats, et quelles sont les qualités requises pour que le prêche soit efficace et ait un impact sur les gens appelés à l’islam ?
 
Réponse : 

Le prédicateur efficace est celui qui s’appuie sur les preuves des Textes, patiente face aux épreuves, se dépense dans la propagation de l’islam quelles que soient les tentations, quelle que soit la fatigue que cela cause.

C’est quelqu’un qui ne faiblit pas lorsqu’une épreuve l’atteint, ou s’il entend une parole (blessante ou mensongère), mais il patiente et fait des efforts dans l’appel en utilisant tous les moyens, et en accordant une grande importance aux preuves des Textes et au bon comportement, afin que son appel repose sur une base solide, et soit agréé par Allah, Son Prophète et les croyants.

Il doit prendre garde à ne pas se laisser aller [à parler sans science] et ne pas dire à propos d’Allah ce qu’il ne sait pas.

Il doit accorder une attention particulière aux preuves des Textes, et prendre conscience lorsqu’il prend le chemin [de l’appel à l’islam], de la difficulté de la propagation de l’islam à travers les moyens de communication ou l’enseignement.

C’est lui le prédicateur efficace qui mérite les remerciements, et une place élevée auprès d’Allah, s’il fait tout cela sincèrement pour Allah.
 
Shaykh Ibn Bâz, Majmû’ Fatâwâ (3/230)
copié de salafs.com
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Savoir appeler à l’islam

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Savoir appeler à l’islam
Question : 
 
Nous aimerions que vous nous expliquiez le jugement que porte l’islam concernant l’appel à Allah et les différents mérites que cela comporte ?    
 
Réponse : 
 
Concernant son jugement, les preuves du Coran et de la Sunna montrent l’obligation de l’appel à Allah qui compte parmi les obligations de l’islam.

Les preuves qui vont dans ce sens sont nombreuses, parmi lesquelles la parole d’Allah (traduction rapprochée) :

« Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. » [Âl-‘Imrân : 104]

et Sa Parole (traduction rapprochée) :

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » [An-Nah: 125]

et Sa Parole (traduction rapprochée) :

« Appelle les gens vers ton Seigneur et ne sois point du nombre des polythéistes. » [Al-Qasas : 87] Allah dit aussi : «  Dis : « Voici ma voie, j’appelle les gens (à la religion) d’Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente... » » [Yûsuf : 108]

Allah a montré que ceux qui suivent le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) sont les prêcheurs vers Allah.

Ils sont ceux [qui se basent] sur la preuve évidente et c’est une obligation, comme on le sait, de le suivre, et d’emprunter le chemin qu’il a emprunté, d’après la parole d’Allah (traduction rapprochée) :

« Vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle (à suivre), pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. » [Al-Ahzâb : 21]

Les savants ont mis en évidence que l’appel à Allah est une obligation pour une partie de la communauté (Fardh Kifâyî) dans les endroits où il existe des prédicateurs qui se chargent du prêche.

Chaque contrée et chaque région a besoin de cet appel, car c’est une obligation pour une partie de la communauté : lorsqu’une partie s’en occupe, l’obligation est levée pour le reste de la communauté, et ainsi l’appel à Allah devient pour eux un acte méritoire fortement conseillé (Sunna Mu’akkadah) et une bonne œuvre.

Si personne ne s’occupe de l’appel à Allah comme il le faut dans certaines contrées et régions, le péché retombe sur tous, et ainsi l’appel à Allah devient une obligation individuelle (Fardh ‘Ayn) selon la compétence et capacité de chacun.

En ce qui concerne les pays dans leur ensemble, il est obligatoire de nommer un groupe qui soit chargé de l’appel à Allah dans l’ensemble des lieux habités et qui transmette le message, et explique la religion d’Allah en fonction des moyens à leur disposition, car le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a envoyé des prêcheurs et des lettres aux gens, aux rois et aux dirigeants et les a appelés vers Allah.
  
Revue des Recherches Islamiques, n°40, p. 135-136.
copié de salafs.com
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Les femmes et la da'wa

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les femmes et la da'wa

Question : 

 
Quelle est la meilleure voie pour les femmes pour faire da'wa ?
 
Réponse : 

Je dis aux femmes : restez dans vos maisons et ne vous occupez pas de la da'wa.

Je réprimande l'utilisation du mot  Ad-Da'wa, particulièrement par le jeune homme qui dit :

« ceux-là sont des gens de Da'wa » comme si da'wa était devenu la mode des derniers temps.

Maintenant toute personne qui a une petite connaissance devient un da'iya (prêcheur).

La question ne s'est pas arrêtée aux jeunes hommes, mais est arrivée aux jeunes femmes et aux ménagères, au point qu'elles aient abandonné leurs obligations dans leurs maisons et envers leurs maris et leurs enfants.

Elles se sont détournés des choses obligatoires vers ce qui ne leur est pas obligatoire, comme de faire da'wa.

La règle générale pour la femme est de rester dans sa maison comme il été légiféré pour elle et de ne sortir qu’en cas de besoin.

Ceci d’après la parole du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :
 
« …et leurs maisons sont meilleures pour elles. »
 
Par opposition à la prière à la mosquée.

De nos jours, nous voyons une manie répandue chez les femmes qui fréquent les mosquées pour les prières en commun en plus de la prière du vendredi.

Cependant, leurs maisons sont meilleures pour elles, sauf s'il y a une mosquée près de chez elles et que l'imam est un savant et qu’il enseigne la science aux présents.

Alors, les femmes peuvent sortir pour la prière à la mosquée, écouter la science; il n'y a rien pour les en empêcher.

Quant à la femme excessivement impliquée dans la da'wa, elle doit rester dans sa maison et lire des livres que lui fournissent son mari, son frère, ou ses maharim (parents masculins qu'elle ne peut épouser).

Alors, il n'y a rien pour l'empêcher de prendre un jour où elle invite certaines femmes à venir chez elle, ou qu'elle les rejoigne dans la maison d'une femme pour partager la science religieuse.

Et cela est mieux que si un groupe de femmes se rend chez elle.
 
Quant au fait qu’elle s'engage dans un voyage, qui pourrait être un voyage sans mahram, alors qu’on dit qu'elle est sortie pour da'wa.

Ceci est une des innovations des temps modernes et ce n'est pas spécifique aux seules femmes.

Même certains jeunes hommes parlent excessivement de da'wa alors qu’ils ont très peu de connaissance.


Article tiré du site troid.org
Source : Al-Asalah (n°°19)
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Les moyens de faire la prêche à notre époque

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Les moyens de faire la prêche à notre époque

Question :

 
Comment évaluez-vous la réalité de la Da’wa, de nos jours ?
 
Quels sont les axes majeurs qui doivent être pris en compte face aux nouveautés et aux défis actuels ?
 
Réponse :
 
À notre époque, Allah Tout-Puissant et Très-Grand, nous a encore davantage facilité la Da’wa, par des moyens qui n’étaient pas accessibles auparavant, et la Da’wa est aujourd’hui grandement facilitée, par l’intermédiaire de nombreuses voies, et expliquer aux gens leurs obligations est possible de nos jours à travers des voies différentes, comme par la radio, la télévision et les journaux, et des voies différentes.

 

C’est une obligation pour les gens de science et de foi et pour les successeurs du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, de prendre en charge cette obligation, de s’entraider dans cette tâche, de transmettre les messages d’Allah aux serviteurs d’Allah et de ne pas craindre, pour Allah, d’être blâmé par les critiqueurs.
 
Ils ne doivent pas accorder de préférence ni à la personne âgée, et ni au jeune, ni au riche, ni au pauvre, mais ils doivent transmettent l’ordre d’Allah à tous les serviteurs d’Allah, comme Allah l’a révélé et comme Il l’a prescrit.
 
Cette obligation peut être une obligation individuelle (Fardh ‘Aïn) pour toi, s’il n’y a pas, dans l’endroit où tu te trouves, de personne qui s’occupe de cette mission-là excepté toi, car ordonner le convenable et réprouver le blâmable peut être une obligation individuelle et une obligation qui incombe à une partie des musulmans seulement (Fardh Kifâya).
 
Si tu te trouves dans un endroit où il n’y a que toi pour s’occuper de la prêche, et transmettre l’ordre d’Allah, l’obligation t’incombe alors personnellement.
 
Mais, si tu trouves autre que toi pour s’occuper de la  Da’wa, de propager le message, d’ordonner le bien et d’interdire le mal, cela devient pour toi un acte méritoire (Sunna).
 
Si tu t’empresses à faire le bien et que tu es sérieux à le faire, tu rivaliseras dans les bonnes œuvres et tu seras un précurseur dans l’obéissance à Allah.
 
La preuve pour dire que la  Da’wa est une obligation communautaire (si une partie de la communauté s’en occupe, l’obligation ne pèse plus sur le reste de la communauté) est la Parole d’Allah Tout-Puissant et Très-Grand (traduction rapprochée) :
 
« Que soit issue d’entre vous une communauté (un groupe) qui appelle au bien. » (1)
 
Al-Hâfizh Ibn Kathîr a dit au sujet de ce verset, en résumé : que soit issue de vous un groupe qui s’occupe de cette chose importante qui est d’appeler à Allah, de propager Sa religion, et de transmettre Son ordre, Exalté soit-Il.
 
On sait que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a appelé les gens à Allah et a accompli l’ordre d’Allah [de transmettre le message] à Mekka, suivant sa possibilité, et les Compagnons ont fait de même, qu’Allah soit satisfait d’eux, suivant leurs capacités, puis après avoir émigré, ils ont pu mieux prêcher et plus facilement ; ensuite, après la mort du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, les Compagnons se sont dispersés dans différents pays ; ils ont fait la  Da’wa suivant leurs possibilités et la science qu’ils détenaient.
 
Lorsque le nombre de prêcheurs diminue et les actes blâmables augmentent, et que l’ignorance se généralise – comme c’est le cas aujourd’hui - la Da’wa devient une obligation pour tout le monde suivant sa possibilité. 
 
Si la personne se trouve dans un endroit restreint comme un village ou une ville, ou quelque chose comme cela, et on trouve dans ce lieu quelqu’un qui remplit la mission, et transmet le message d’Allah, c’est suffisant et transmettre le message devient pour un autre que lui un acte méritoire. 
 
En effet, cette personne présente les preuves [de leurs obligations aux gens] et si cela a été effectué par un autre que toi, alors le message d’Allah a été transmis. 
 
Mais en ce qui concerne les autres endroits et les autres gens, il incombe aux savants, suivant leurs possibilités, de transmettre le message d’Allah par tous les moyens qu’ils peuvent, et ceci est une obligation pour tout le monde suivant leurs possibilités.
 
De cela, on déduit que l’obligation de chacun (Fardh ‘Ain) et l’obligation pour une partie de la communauté (Fardh Kifâya) est relative et elle diffère selon les situations : cette obligation peut être obligatoire pour certains peuples et certaines personnes, et méritoire pour certaines autres personnes et peuples, car il se trouve chez eux quelqu’un qui s’occupe de cette mission, et cela suffit pour dégager la responsabilité des autres.
 
Quant aux dirigeants et à ceux qui ont les moyens, il pèse sur eux une plus grande obligation encore ; ils doivent transmettre la Da’wa vers toutes les contrées, suivant leur capacité et de la meilleure manière possible, et dans les langues vivantes que les gens parlent. 
 
Il faut transmettre le message d’Allah en ces langues jusqu’à ce que la religion d’Allah parvienne à chacun dans la langue qu’il connaît, en arabe et dans les autres langues, et cela est possible de nos jours et c’est facilité par les moyens qui ont été cités précédemment : la radio, la télévision, les journaux et les autres médias, qui sont faciles d’accès aujourd’hui contrairement à avant.
 
Il incombe également aux prêcheurs lors des fêtes, des rassemblements et autres, de transmettre ce qu’ils peuvent des ordres d’Allah le Tout-Puissant et le Très-Grand, et qu’ils propagent la religion d’Allah suivant leur capacité et leur science.
 
[En effet, il faut contrecarrer] au vu de la propagation des idéologies destructrices et des appels à la mécréance et à renier Allah, les révélations et la vie de l’au-delà, et au vu de la propagation de la chrétienté dans beaucoup de pays, et d’autres appels à l’égarement. 
 
Au vu de tout cela, la Da’wa est devenu de nos jours, l’obligation de tous, une obligation pour l’ensemble des savants, et les gouvernants musulmans. 
 
Ils doivent transmettre la religion d’Allah suivant leurs possibilités et leurs moyens, par écrit et par oral, par la radio et par tous les moyens qu’ils peuvent utiliser et qu’ils ne se désistent pas devant cette mission, et qu’ils ne passent pas leur temps à parler sur untel ou untel, car le besoin pressant aujourd’hui est de s’entraider, de s’associer et de se soutenir pour cette grande mission, plus qu’avant encore.
 
En effet, les ennemis d’Allah s’entraident et se soutiennent les uns les autres par tous les moyens, pour barrer la route vers Allah, faire douter les gens dans leur religion, et les appeler vers ce qui les fera sortir de la religion d’Allah le Tout-Puissant et le Très-Grand. 
 
C’est donc une obligation aux musulmans de s’opposer à cette activité impie par une activité musulmane et par l’appel à l’islam, à différents niveaux, à l’aide de tous les moyens et par toutes les voies possibles. Enfin, ceci est pour remplir la mission de Da’wa qu’Allah a confiée à Ses serviteurs.
 

(1) La Famille d’Imrân, v. 104.

 

Revue des Recherches Islamiques, n°40, page 136-139 
 Publié par fatawaislam.com

 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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L’exhortation à la sagesse, l’harmonie dans la da’wa et la mise en garde contre la discorde (vidéo-dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’exhortation à la sagesse, l’harmonie dans la da’wa et la mise en garde contre la discorde (vidéo-dossier)

Extrait :

 

Dans le passé j'ai voyagé au Soudan, y a-t-il des gens du Soudan ici ?

J'ai voyagé à Port-Soudan; et les jeunes des Ansār as-Sunnah m'y ont reçu – qu'Allāh vous bénisse.

Ils dirent : « Ô Cheikh, nous aimerions portez quelque chose à votre attention. »

J'ai dit : « Dites-moi. »

Ils dirent : « Dites ce que vous voulez, dites Allāh a dit, le Messager d'Allāh (sallAllāhu ‘alayhi wa sallam) a dit... Qu'Allāh vous bénisse.

Et réfutez ce que voulez comme innovations et comme égarement qu'ils ont.

Le fait d'invoquer autre qu'Allāh, de sacrifier pour, de jurer par, et d'appeler à autre qu'Allāh, etc.

Mais ne dites pas : « Telle et telle secte » ou « Tel et tel Cheikh».

Ne dites pas « La secte Tijāniyyah », « La secte Burhāniyyah », ou [le nom] d'un de leur chefs.

Enseignez-leur simplement la bonne ‘Aqīdah.

Et vous verrez qu'ils accepteront de vous la vérité venant de vous.»

Alors j'ai dit « d'accord » et j'ai suivi cette méthode.

Et j'ai vu qu'ils acceptaient de moi la vérité.

 

(traduction rapprochée)

{ N'injuriez pas ceux qu'ils invoquent en dehors d'Allāh, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance. } (al-An'ām, verset 108)

 

Quand vous insultez leur cheikh, ou dites qu'il est égaré, ou critiquez tel et tel groupe, vous les faites fuir. Ils vous fuirons, et vous aurez un péché, parce que vous avez fait fuir les gens.

 

Quand le Messager d'Allāh (sallallāhu ‘alayhi wa sallam) a envoyé Mu’ādh et Abū Mūsā, il leur a dit :

 

« Rendez les choses faciles, et ne les rendez pas difficiles. Annoncez de bonnes nouvelles, et ne faites pas fuir les gens. »

 

Cela (la méthode dont nous parlons) fait donc parti des méthodes qui comportent aise et bonnes nouvelles; et cela ne fait pas fuir les gens.

Par Allāh, je ne suis pas entré dans une mosquée sans y voir les gens avec des visages souriants.

De même que je ne pouvais pas quitter une mosquée sans que les gens ne se réunissent autour de moi, et m'invitent chez eux.

 

Alors les chefs Soufis, ces chayātīn, virent le danger [que représentait pour eux] cette façon de faire, ce Manhaj et cette Da’wah.

Ils se réunirent donc et préparèrent un discours pour me réfuter.

Ils annoncèrent que le jour suivant, il y aurait un discours que je donnerai dans un grand terrain.

Nous nous y sommes donc rassemblés et j'ai tenu la conférence.

 

Quand j'eus fini, leur chef se leva et [répondit] à ce que j'avais dit.

Il dit qu'il était permis d'invoquer autre qu'Allāh, de prendre des intermédiaires pour intercéder entre soi et Allāh.

Il nia les Attributs d'Allāh, etc., et il renforça ses faussetés par des interprétations erronées.

Quand il eut fini, il n'avait pas vraiment apporté de preuve.

Tout ce dont il s'était servi, c'était des hadiths faibles et fabriqués, et des paroles de gens égarés.

 

Alors je me suis levé et j'ai dit : « Quant à moi, vous m'avez entendu dire : « Allāh a dit... », « le Messager d'Allāh (sallAllāhu ‘alayhi wa sallam) a dit... », et je vous ai rapporté les paroles des savants réputés et respectés. »

Quant à cet homme... l'avez-vous entendu utilisé cela ?

L'avez-vous entendu dire « Allāh a dit... », lorsqu'il a dit qu'il était permis d'invoquer autre qu'Allāh ?!

Vous a-t-il donné la parole des grands imāms comme l'Imām Mālik?

Non.

Tout ce que vous avez entendu ce sont des hadiths faibles et fabriqués, et les paroles de gens qui sont connus pour être superstitieux.

 

De toute façon, il s'est levé et a commencé à me maudire et à m'insulter.

Alors je lui ai souri et ne l'ai pas insulté.

J'ai dit : « Qu'Allāh vous bénisse » et « Qu'Allāh vous récompense », et je suis parti.

 

Par Allāh en dehors de qui nul ne mérite adoration, le jour suivant les gens de cette ville disaient, dans leurs mosquées et dans leurs marchés : « Le Soufisme a été vaincu ! Le Soufisme a été vaincu ! »

Extrait :

 
Le Dâ’i (prêcheur) à Allah, l’étudiant en science, et tous ceux qui côtoient [les gens] et les orientent, doivent nécessairement prendre le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم comme un modèle dans sa ‘aqîdah, son manhaj et son comportement.
 
Si ces éléments sont réunis ou presque, chez le prêcheur, sa da’wah réussira in sha Allah et sera présentée [aux gens] sous son aspect le plus beau et le plus complet.
 
Et si une de ces qualités manquait, comme la patience, la sagesse [hikmah], la bonté [rifq], la douceur [lîn] et d’autres qui sont absolument nécessaires et requises par la Da’wah des messagers, -‘alayhim us-Salât wa Salâm- des qualités que nous avons l’habitude d’utiliser mais dont beaucoup de personnes ne sont pas conscientes, cela nuirait à la Da’wah Salafiyyah ainsi qu’à ses partisans si elles (les qualités) sont négligées si l’on présente aux gens seulement ce qu’ils détestent et ce qui les repousse comme la dureté et bien d’autres [mauvaises] choses.
 
Ces défauts sont détestables dans les affaires de ce monde alors que dire de la religion !
 Publié par sounna.com
 
Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

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