Certes quelques personnes voient qu’il est obligatoire pour les musulmans, afin que leurs actes d’adoration et leurs actions soit authentiques, d’adopter le suivi [aveugle] d’un des quatre dogmes de pensées bien connus.
Mais il n’est pas inclu parmi eux le madhhab [dogme de penser] des Chiites al-Imâmiyyah » [Râfidhah], pas même le madhhab des « Zaydîyyah ».
Etes-vous en total accord votre éminence avec ce point de vue sur l’interdiction du suivi aveugle du « madhhab » des Chiites [Râfidhah], tel que « al-Imâmiyyah al-Ithnâ ’Ashariyyah » par exemple ?
Réponse :
[L’obligation] pour le Musulman est qu’il suive ce qui est venu d’Allâh et Son Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam), quand il est en mesure de prendre les décisions légales pour lui-même ; et lorsqu’il en est incapable, alors il doit demander aux gens de science afin de voir les difficultés qui le concernent au sujet de sa religion.
Il doit s’informer du plus compétant parmi les gens de science afin qu’il puisse l’interroger, soit en personne ou par écrit.
Il n’est pas permis pour le Musulman de suivre aveuglément le madhhab des « Chî’ah al-Imâmiyyah » [Chiites Râfidhah], ni le madhhab des « az-Zaydîyyah », ni même encore ceux qui leurs ressemblent parmi les gens de l’innovation, tels que les « Khawâridj », les « Mu’tazilah », les « Djahmiyyah » et autres qu’eux.
Quant à s’attacher à un des quatre écoles bien connus, il n’y a aucune objection à cela, tant [que le musulman] n’est pas un adepte aveugle du Dogme auquel il appartient, et ne contredît pas les preuves évidentes quant à cela [à cet attachement à un madhhab particulier]. [1]
Question :
Quelle est la décision pour ceux qui prétendent que le Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) a attitré ’Ali (radhiallâhu ’anhu) comme Calife, et disent que les Compagnons (radhiallâhu ’anhum) ont comploté contre lui ?
Réponse :
Ce dire n’est pas connu des groupes musulmans si ce n’est du groupe des Chiites, et ceci est un dire nul qui n’a aucun fondement dans les récits du Prophète qui ont été authentiquement reconnus comme provenant du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam). Bien au contraire, de nombreuses preuves indiquent l’évidence du Califa après le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) de Abû Bakr as-Siddîq (radhiallâhu ’anhu), ainsi que [les preuves] des compagnons du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam).
Ceci dit, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) ne l’a pas affirmé clairement, et il ne l’a pas nommé dans son sens le plus clair ; il a plutôt donné des ordres qui ont indiqué cela : quand il lui a demandé de guider les gens dans la prière lorsqu’il [le Prophète] (sallallahu ’alayhi wa sallam) était malade, et quand il lui a rappelé au sujet du Califa après lui, il (sallallahu ’alayhi wa sallam) dit :
« Allâh et les croyants refuseront quiconque si ce n’est Abû Bakr. »
Et c’est pour cela que les Compagnons (radhiallahu ’anhum) lui ont prêté allégeance (radhiallahu ’anhu), et ils ont consenti à l’unanimité que Abû Bakr était le meilleur parmi eux.
Il a été rapporté dans le hadîth de Ibn ’Oumar (radhiallahu ’anhu) que les Compagnons (radhiallâhu ’anhum) avaient l’habitude de dire du vivant du Prophète :
« Le meilleur de cette Communauté après son Prophète est : Abû Bakr, ensuite ’Oumar, ensuite ’Outhmân. »
Et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a approuvé leur dire sur cela.
Selon un récit continu provenant de ’Alî (radhiallâhu ’anhu), il [’Ali] était de ceux qui disaient :
« Le meilleur de cette Communauté après son Prophète est : Abû Bakr, ensuite ’Oumar. »
Et il (radhiallâhu ’anhu) avait l’habitude de dire : « Il n’y en a pas un qui me favorise à eux, sans que [pour cela] je le fouette avec la punition de « hadda » pour avoir mentit. »
Il n’a jamais dit de lui-même qu’il était le meilleur de cette Communauté ou que le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) l’avait nommé comme Calife.
Il n’a jamais dit que les Compagnons (radhiallâhu ’anhum) avaient été injustes [à son égard] et qu’ils lui ont pris ses droits.
Quand Fâtimah (radhiallâhu ’anha) mourut, il donna une deuxième promesse de fidélité à Abû Bakr comme confirmation de sa première promesse, et il a démontré aux gens qu’il était avec le groupe unique des musulmans ; il n’avait aucunement en lui de réserve quant au fait de prêter allégeance à Abû Bakr (radhiallâhu ’anhu).
Quand ’Oumar a été poignardé, il cita six des dix de ceux à qui le Paradis a été promis, et parmi ces nommés, il y avait ’Alî (radhiallâhu ’anhu), et il [’Alî] n’a jamais désapprouvé ’Umar sur cela, ni de son vivant, ni même après sa mort.
Et il [’Alî] n’a pas dit qu’il était le premier d’entre eux, comment alors une personne parmi les gens peut se permettre de mentir au sujet du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam), et dire ainsi qu’il a nommé ’Alî comme Calife.
’Alî lui-même n’a jamais demandé cela pour lui, et aucun des Compagnons n’a réclamé cela pour lui. Ils ont plutôt consenti à l’unanimité sur l’authenticité du Califa de Abû Bakr, ’Oumar et ’Outhmân ; et ’Alî (radhiallâhu ’anhu) a reconnu cela, et il leur a apporté son aide dans le Djihâd, la consultation, et autre que cela.
Ensuite, les Musulmans ont formé un consensus après les Compagnons sur la base du consensus des Compagnons.
De là, il n’est aucunement permis après cela à quiconque ou tout groupe, Chiites ou autres, d’affirmer que ’Alî était le successeur attitré, ou que les Califats avant lui sont caduques.
De la même façon, personne n’a le droit de dire que les Compagnons ont été injustes [à son égard] et qu’ils lui ont pris ses droits.
Mais c’est plutôt le plus caduque des mensonges, et des mauvaises pensées sur les Compagnons du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam), y compris ’Alî (radhiallâhu ’anhum adjma’în).
Et certes Allâh a empêché et protégé cette Ummah Muhammadiyyah (sallallahu ’alayhi wa sallam) de former un consensus sur l’égarement.
Il a été rapporté de façon sûre dans beaucoup de récits Prophétiques que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :
« Un groupe de ma Communauté adhèrera toujours à la vérité en ayant le dessus. »
Il est impossible que cette Communauté des générations les plus nobles puisse consentir sur ce qui est faux [caduque], et ce sont les Califats de Abû Bakr, ’Oumar et ’Outhmân.
Et nul ne peut dire [ce mensonge], pour qui croit en Allâh et le Jour Dernier, et nul ne peut dire cela, pour qui a la perspicacité la plus légère dans les décisions Islamiques. [2]
« De ’Abdel-’Azîz Ibn Abd-Allâh Ibn BâZ à Mlle F.H.A. Qu’Allâh lui apporte la compréhension, Lui rende les choses faciles et la guide dans le bien - Âmîn »
« As-SaLâmou’ alaiKoûm wa Rahmatullâhi wa Barakâtuhu »
J’ai bien reçu votre lettre qui m’informe que vous avez 23 ans et que vous êtes une adepte du Chiisme et que vous suivez « Dâwoud Bohrawân », représentant et chef de ce groupe [Chiites] au Kenya, qui interdit au notaire habilité à enregistrer les mariages dans la ville de Mombassa, d’exécuter votre contrat de mariage, et vous voulez un éclaircissement quant à la décision islamique sur cela.
Réponse :
Il n’y a aucun doute que les représentants d’autorité parmi les différents groupuscules qui prétendent être musulmans, sont dans l’obligation d’adhérer aux décisions Islamiques dans l’ensemble des affaires, et qu’ils doivent prendre garde à tout ce qui va à l’encontre de cela.
Il est connu dans la Loi Islamique qu’il est obligatoire aux gardiens d’exécuter les mariages de filles sous leur responsabilité, quand une personne s’engage dans la demande de mariage, parce qu’Allâh dit (traduction rapprochée) :
« Mariez les célibataires d’entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S’ils sont besogneux, Allâh les rendra riches par Sa grâce. Car (la grâce d’) Allâh est immense et Il est Omniscient. » [3]
Et il a été rapporté que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :
« Lorsqu’une personne vient à vous pour une demande de mariage, et que celle-ci est une personne religieuse et d’un [bon] caractère, alors mariez-la. Car dans le cas contraire, il y aura des discordes - tribulations sur terre et d’abondante perversité. »
Rapporté par l’Imâm at-Tirmidhî et d’autres.
Basé sur cela, si un de vos proches organise votre mariage avec une personne acceptable, le représentant du groupe de « Bohra » n’a aucun droit de contestation sur cela, et le mariage sera valide, tant que les conditions de mariage [obligatoires] sont réunies.
Cela devrait être fait à travers une cour de jugement Islamique dans Mombassa, afin qu’aucune objection ne puisse être soulevée par le représentant du groupe de « Bohra ». Si le mariage est fait tel que mentionné ci-dessus, alors vos enfants vous seront légitimes et aucune personne du groupe de « Bohra » ou autre qu’eux ne pourra nier cela.
Si vos proches refusent le mariage fait avec une personne acceptable, afin de plaire au représentant du groupe de « Bohra », alors leur tutelle devient caduque de cette façon, et le juge musulman a le droit d’exécuter ce contrat de mariage pour vous avec la personne acceptable qui vous a demandé en mariage, parce que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :
« Le souverain est le walî pour celui qui n’a aucun walî. »
Le Qâdhî [Juge] est le substitut du souverain et il le représente, et si le walî [gardien] refuse [d’exécuter le mariage de la fille], la décision sur lui est que son décret est dénué de tout.
Mais je vous conseille à vous et à ceux comme vous d’abandonner le « madhhab al-Bohra » et tout autre écoles Chiites, parce qu’ils vont tous à l’encontre de la voie islamique de Muhammad (sallallahu ’alayhi wa sallam) à bien des égards.
Il vous est donc obligatoire de le délaisser pour le Dogme des gens de la Sounnah et du groupe, qui suit uniquement ce qui est dicté par le Qor’ân, la Sounnah et le chemin des anciens de cette Communauté, les Compagnons du Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) et ceux qui les suivent avec excellence dans la vérité.
Je demande qu’Allâh guide ce groupe et les autres qui sont allés hors du droit et bon chemin, et de leur montrer le juste chemin. Qu’Il vous aide ainsi que nous-même et tous les Musulmans à faire ce qui mènera au salut et au bonheur dans ce monde et dans l’Au-delà, car Il est Celui qui est capable de tout sur cela.
« As-SaLâmou’ alaiKoûm wa Rahmatullâhi wa Barakâtuhu » [4]
Question :
Est-il authentique que l’Imâm Alî (radhiallâhu ’anhu) a combattu les démons ?
Il est raconté dans le livre : « Les expéditions [militaires] de l’Imâm ’Alî » qu’il a fait la guerre contre eux [les démons] et les a chassés jusqu’à la 7ème terre.
Que pensez-vous de ce livre ?
Réponse :
Tout ceci est sans fondement.
Il n’a pas combattu les djins et rien de cela ne s’est passé.
Bien contraire, cela est caduc et fait partie des mensonges et des traditions inventées par les gens.
Certes un texte de Abû al-’Abbâs SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a dit sur cela :
« Ceci est un mensonge sans fondement, faisant partie des choses caduques inventées par les menteurs. »[5]
Question :
[...] Qu’en est-il d’un groupe de frères musulmans des de gens de la Sounnah souhaitant voyager ardemment afin d’accomplir leur devoir obligatoire du Hadj, mais il n’est pas possible pour ce voyage, de voyager sans des Iraniens Chiites, et il n’est pas possible donc de faire autrement [...] ?
Réponse :
L’obligation pour eux, et qu’ils fassent le Hadj, quand même ils doivent le faire avec les Chiites, si ils sont capables de faire le pélérinage. Ils doivent en même temps prendre garde aux ambiguïtés [équivoques] de la part de ces Chiites, et de leur dogme caduc.
Et si il leur est possible de les conseiller et les appeler pour embrasser le chemin de « Ahl as-Sounnah » ils doivent alors le faire, parce qu’Allâh dit (traduction rapprochée) :
« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » [6]
Et il y a d’autres versets qui indiquent l’obligation d’appeler les gens à Allâh - Subhânahu - d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable. [7]
Question :
Quel est le degré d’authenticité de la parole de certain : Qu’Allâh anoblisse son visage (à l’égard de ’Alî) ?
Réponse :
Il n’y a aucun fondement dans cette formulation spécifique dédiée à ’Alî (radhiallâhu ’anhu), cela n’est certes qu’une exagération de la part des Chiites. [8]
Question :
[...] Qu’en est-il du Dogmes des Chiites « Imâmiyyah » et autres qu’eux [...] ?
Réponse :
Le Madhhab des Chiites « Imâmiyyah » est un dogme innovateur en Islâm dans ses fondements et ses branches.
Et pour des références, revenez aux livres « al-Khatoût al-’Arîdha » - « Mukhtasar at-Tuhfat al-Ithna ’Achrîyyah » et « Minhâj as-Sounnah » de SHeikh al-Islâm [Ibn Taymiyyah], et vous y trouverez beaucoup d’éclaircissements quant à leurs innovations. [9]
La différence qu’il y a entre les gens de la Sounnah et du groupe, et [entre] les Chiites est grande dans ce qui est lié à l’Unicité d’Allâh, aux Prophètes, à la « Imâma » [Califats] et autre que cela.
Et il y a beaucoup de livres traitant du sujet de la part des Savants tels que ach-Chahrastânî dans « al-Millal wal-Nihal », de Ibn Hazm dans « al-Fasl » et d’autres encore ; « al-Khatoût al-’Arîdha » de Muhib ad-Dîn al-Khatîb [...] Et revenez à ces livres cités. [10]
Est-ce que l’école de pensée (idéologie, doctrine/ madhhab) des chiites imamites[1] fait partie de l’Islâm ?
Réponse :
La doctrine chiite imamite est une doctrine innovée (mubtadi’ en Islâm ainsi que ses bases et ses branches (usûluhu wa furû’uhu).
Je vous recommande de retourner au livre : « al-khutûtu-l’arîdah », « mukhtasar at-tuhfatu-lithnâ ‘acharîyyah » et « minhâdju-ssunnah » du Chaykh Al-Islâm [Ibnu Taymîyyah] : il s’y trouve un éclaircissement sur leurs nombreuses innovations.
Et c’est par Allâh [que nous obtenons] le Succès.
Que la prière et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, sa Famille et ses Compagnons.
[1] : Voici la définition qu’on trouve sur « fr.wikipedia » :
« Le chiisme duodécimain, désigne le groupe des chiites qui croient dans l’existence des douze imams. 80 % des Chiites sont duodécimains et ils sont majoritaires parmi les écoles de pensée chiites. Ils sont majoritaires en Azerbaïdjan, à Bahreïn, en Iran, en Iraq, et au Liban. Le chiisme duodécimain est la religion officielle de l’Iran depuis la révolution de 1979. »
Pour eux, ces douze imâms sont infaillibles et au-dessus des Prophètes et Messagers. Le dernier d’entre eux a disparu et réapparaîtra à la fin des temps !
Source de la fatwah : « masâ ilun fî-l’aqîdah – Des thèmes sur le Dogme [Islâmique] ». Page 270 et question N°362. C’est un livre intéressant avec un rassemblement de dizaines de fatâwâ dogmatiques simples et concises de plusieurs Grands Savants. ✅ Publié par mukhlisun.com
Comité permanent [des savants] de l'Ifta -اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Est-ce que celui qui s'affilie aux divers groupes (islamiques) doit être considéré comme un innovateur ?
Réponse :
Cela dépend de la nature des groupes.
Celui qui s'affilie à ces groupes qui ont des oppositions au Livre et à la Sunna doit être considéré comme étant un innovateur.
Question :
Quel est le jugement général qui s'applique aux divers groupes islamiques ?
Réponse :
Quiconque s'oppose à la Jama'a de Ahl Sunna alors il est égaré.
Nous n'avons qu'une seule Jama'a et c'est Ahl Sunna wal Jama'a(les gens du Groupe et de la Sunna).
Quoi que ce soit qui s'oppose à cette jama'a, alors c'est en opposition au minhaj ( méthodologie, voie) du messager (sallallahu ‘alyhi wa sallam).
Question :
La personne doit-elle se mélanger à ces groupes ou doit-elle les éviter ?
Réponse :
Lorsque l'intention derrière le fait de se mélanger à eux est de les appeler à la vérité - et cela doit être fait par ceux qui ont la science et la perspicacité (discernement ) - , d'adhérer à la Sunna et d'abandonner leurs erreurs, alors c'est quelque chose de bien et cela fait partie de la prêche à Allah.
Cependant, si le fait de se mélanger à eux a pour seul but d'avoir une compagnie et de se divertir, sans aucune da'wa ni aucune clarification (de leurs erreurs) , alors cela n'est pas permis.
De ce fait, il n'est pas permis à une personne de se mélanger aux opposants , excepté d'une façon où un bénéfice de la Shari'a peut être atteint, comme le fait de les appeler à l'islam authentique, de leur éclaircir la vérité afin qu'ils y retournent - tout comme Ibn Mas'ud ( radiallahu ‘anhu) se rendit auprès des innovateurs qui se trouvaient dans la mosquée, se mit face à eux et rejeta leur innovation.
Et tout comme Ibn Abbas ( radiallahu ‘anhu) , qui alla à la rencontre des Khawarij , argumenta avec eux et réfuta leurs idées fausses et , en résultat de quoi, certains d'entre eux revinrent à la vérité.
Dès lors, se mélanger avec eux de cette manière est quelque chose de désirable.
Mais s'ils persistent dans leurs erreurs, alors il est obligatoire de les éviter, de mettre en garde contre eux et de les combattre pour l'amour d'Allah.
Question :
Ces groupes entrent-ils dans les 72 sectes qui sont promises à la destruction ?
Réponse :
Oui.
Quiconque s'oppose à Ahl Sunna wal Jama'a parmi ceux qui se réclament de l'islam dans le domaine de la da'wa, de la ‘aqida, ou autre chose parmi les piliers de l'islam, alors il entre dans les 72 sectes et la menace (du Feu) l'entoure.
Il sera blâmé et punit selon le degré de son opposition.
Question :
Est-il obligatoire pour les savants de clarifier auprès de la jeunesse islamique et des gens de la masse les dangers du sectarisme, de la division est des groupes séparés ?
Réponse :
Oui.
Il est obligatoire d'expliquer le danger du sectarisme, le danger de la séparation et de la division en groupes de telle sorte que les gens aient un discernement clair (de ces affaires).
Ceci car même les gens de la masse se font abuser.
Combien d'entre eux aujourd'hui ont été abusés par ces groupes, pensant qu'ils sont sur la vérité ?
De là, il nous est nécessaire d'expliquer aux gens, les étudiants et les gens de la masse le danger des groupes et des sectes.
La raison de ceci est que lorsqu'ils (les savants) gardent le silence, les gens commencent à dire: " les savants savaient à propos de cela mais ils sont restés silencieux " , et à partir de là, l'égarement apparaît.
Ainsi, il est vital de clarifier ces points lorsqu'ils surgissent.
Le danger auprès des gens de la masse est plus pressant que le danger qui serait causé aux étudiants car les gens de la masse considèrent que le silence des savants signifie que cela est correct et que c'est la vérité.
Question :
Est-il obligatoire de mettre en garde contre les méthodologies (minhaj) qui s'opposent à la méthodologie salafi ?
Réponse :
Oui, il est obligatoire de mettre en garde contre les méthodologies en opposition avec celle des Salaf.
Cela fait partie de la nasihah (sincérité dans le conseil, le but ) qui est redevable à Allah, Son Livre, Son Messager, les leaders des musulmans et les gens de la masse.
Nous mettons en garde contre les gens du mal et nous mettons en garde contre les méthodologies en opposition d'avec la méthodologie de l'Islam , et nous expliquons les effets pervers de ces sujets aux gens.
Nous les encourageons également à rester ferme sur le Livre et la Sunna.
Tout ceci est obligatoire.
Cependant, cela est de la responsabilité et du devoir des Gens de Science, pour lesquels il est obligatoire de s'engager sur ce terrain, qu'ils doivent rendre cela clair auprès des gens, avec la méthode qui est légiférée, convenable et garante du succès, par la permission d'Allah.
Question :
La rectitude du minhaj de la personne détermine-t- elle son entrée au Paradis ou en Enfer ?
Réponse :
Oui.
Lorsque le minhaj (méthodologie) de la personne est correct, elle devient l'un des habitants du Paradis.
Ainsi lorsque la personne est sur le minhaj du messager (sallallahu ‘alyhi wa sallam) et le minhaj des Salaf Salih, elle devient l'un des habitants du Paradis par la permission d'Allah.
Mais lorsqu'elle suit le minhaj de ceux qui ont dévié, elle est menacée du Feu de l'Enfer.
Article tiré du site troid.org
Source: Al-Ajwiba al-Mufida de Jamal bin Farihan al-Harithi
Traduit par Oum Souleimen copié de salafs.com
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Quel est le statut [juridique] (hukm) [à l’égard] des chiites et en particulier ceux qui disent :
« ‘Alî est au niveau (martabah) de la Prophétie (nubûwwah) et que sayyidunâ Djibrîl s’est trompé en descendant [la Révélation] sur Muhammad. » ? !
Réponse:
La louange est à Allâh et que la Prière et le Salut [d’Allâh] soient sur Son Messager, sa Famille et ses Compagnons.
Et puis, les chiites (chî’ah) sont [divisés] en plusieurs sectes (furuq) et celui qui parmi eux dit que ‘Alî – l’Agrément d’Allâh sur lui – est au niveau de la prophétie et que Djibrîl – Salut d’Allâh sur lui – s’est trompé en descendant sur notre Prophète Muhammad – Prière et Salut d’Allâh sur lui – est mécréant (kâfir).
Et c’est d’Allâh que nous obtenons le succès et que la Prière et le Salut d’Allâh soient sur notre Prophète Muhammad et ses Compagnons.
Source de la fatwah : « masâ ilun fî-l’aqîdah – Des thèmes sur le Dogme [Islâmique] ».Page 268 et question N°359. C’est un livre intéressant avec un rassemblement de dizaines de fatâwâ dogmatiques simples et concises de plusieurs grands savants.
✅ Publié par mukhlisun.com
Comité permanent [des savants] de l'Ifta -اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Quel est votre opinion sur la secte de Ahbàshes, les suiveurs de 'AbduLLAH al Harary Habashy et quelle est leur école de pensée ?
Réponse :
Leur école de pensée est celle de l'adoration des tombes (quburiyyah) et de l'association à Allah (shirk).
Tombolâtre, c'est un tombolâtre -et le refuge est auprès d'Allah- et un soufi * !
Et certes il a été édité par le comité permanent de l'IFTA, un rapport qui est une réfutation sur cette secte égarée et un éclaircissement sur leur voie.
Et il y a un épitre universitaire qui se compose de 2 volumes sur la secte [...]
Et il y a un livre d'un des frères syriens [...]
La déduction de ces écrits est que c'est une secte associatrice, tombolatrice et soufi !
* soufi: ordre mystique, mélange de philosophie grecque et chrétienne aux croyances islamiques.
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
sur le fait de gouverner avec les lois autres que celle d'Allah
et sur les deux types de koufr
D'après 'Abd ar-Rahaan Ibn Abi Az-Zinad, d'après son père 'Oubayd Allah Ibn 'Abdallah Ibn Outba Ibn Mas'oud, d'après Ibn 'Abbas qui a dit concernant les versets où Allah dit (traduction rapprochée) :
« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des mécréants (kafiroun) », « ceux-là sont des injustes (dhalimoun) », « ceux-là sont des pervers (fasiqoun). » (Sourate 5 versets 44, 45 et 47)
« Par Allah ils ont été révélés en ce qui concerne ces deux (tribus Juives) et c'est eux qu'Allah a désigné (dans ces versets). »
(Rapporté par Ahmad (1/246), At-Tabarani dans Al-Mou'djam Al-Kabir (3/95/1)
Le grand savant Ibn Qayim Al Djawziya -Qu'Allah lui fasse miséricorde- (d. 751 h) a dit :
« Et ce qui est correct, c'est que juger par autre que ce qu'Allah a révélé est à la fois les deux types de koufr (petit koufr et grand koufr) et (chacun des deux) dépend de la situation du dirigeant.
S'il a la conviction dans l'obligation de juger par ce qu'Allah a révélé dans ce cas, mais s'en est écarté, hors de la désobéissance, tandis qu'il reconnaît mériter une punition, alors c'est du koufr asghar (qui ne fait pas sortir de la religion).
Et s'il a la conviction que cela n'est pas obligatoire et qu'il a le choix dans la matière, avec sa conviction ferme que c'est le jugement d'Allah, alors c'est du koufr akbar (celui qui fait sortir de la religion).
Et s'il est ignorant en la matière ou fait une erreur, alors il est dans l'erreur et son houkm est le même que celui qui se trompe (c'est à dire une récompense). »
« Une mécréance en dessous de la mécréance (majeure), une injustice en dessous de l'injustice (majeure), une perversité en dessous de la perversité (majeure). »
C'est du grand dhoulm quand il est déclaré licite, mais c'est un grand péché quand il est fait sans être déclaré permis. »
(Tayssir Al-Karim Ar-Rahmaane 2/296-297)
L'Imam Ibn Al-Djawzi -Qu'Allah lui fasse miséricorde- (d. 596 h) a dit :
« Et la parole la plus sure à ce sujet est que celui qui ne juge pas avec ce qu'Allah a révélé, tandis qu'il le rejette [dans la croyance] et il sait que c'est Allah qui l'a révélé,comme on fait les juifs, alors il est un mécréant.
Et celui qui ne juge pas par ce qu'Allah a révélé, inclinant à ses passions sans le rejeter [dans sa croyance], alors il est dhalim (injuste), fassiq (pervers) et il a été rapporté de 'Ali Ibn Abou Talha, de Ibn'Abbas -qu'Allah l'agrée- qu'il a dit :
« Celui qui rejette (jahada) ce qu'Allah a révélé alors il a mécru, et celui qui l'affirme (aqarra bihi) mais ne juge pas avec, alors il est un dhaalim, un faasiq. »
(Zaad Al-Maysir 2/366)
Cheikh Mouhammad Amine Ash-Shanquiti -Qu'Allah lui fasse miséricorde- (d. 1393 h) a dit :
« Sache que la position juste dans ce sujet est que koufr (mécréance), dhoulm (injustice) et fisq (perversité), peuvent tous être utilisés dans la législation avec l'intention de désobéissance dans un premier temps et avec l'intention du koufr qui fait sortir de l'Islam dans un autre temps.
Et celui qui ne juge pas avec ce qu'Allah a révélé, se détournant et contredisant le Messager -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et annulant les lois d'Allah (ahkam), alors, son dhoulm, fisq et koufr, tous sont une mécréance qui le fait sortir de la religion.
Et celui qui ne juge pas avec ce qu'Allah a révélé, tout en ayant la conviction qu'il commet une action interdite et un acte répréhensible, alors, son koufr, dhoulm et fisq ne le fait pas sortir de la religion. »
(Adwaa Al-Bayaan 2/104)
L'Imam Ibn Abi Al-'Izz Al-Hanafi -Qu'Allah lui fasse miséricorde- (d. 792 h) a dit :
« Et il y a une question qu'il est nécessaire de bien comprendre, que le fait de régner avec autre que ce qu'Allah a révélé peut parfois être du koufr qui fait sortir de la religion, et parfois un grand ou un petit péché.
Ou il peut être du « koufran madjaaziyyan » ou du petit koufr et ceci est fonction de l'état de celui qui règne.
S'il a la conviction que régner avec autre que ce qu'Allah a révélé n'est pas obligatoire et qu'il a le choix sur cette question, ou s'il méprise, tout en ayant la certitude que c'est la loi d'Allah, alors c'est du grand koufr.
Et s'il a la conviction en l'obligation de régner avec ce qu'Allah a révélé et dans un incident [particulier] [il sait que cela est la règle d'Allah] mais il s'en détourne, tout en reconnaissant qu'il mérite un châtiment, alors c'est une personne désobéissante et il est appelé désobéissant avec la métaphorique sorte de koufr (koufran madjaaziyyan) ou petit koufr. »
(Charh 'Aquida At-Tahawiyyah - page 363)
Cheikh Al Islam Ibn Taymiya -Qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit dans l'explication du verset :
« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des mécréants »
« C'est à dire qu'il considère permis de gouverner par autre que ce qu'Allah a révélé. »
(Madjmou' Al-Fatawa - 3/268)
Et il (Ibn Taymiya) a dit :
« Ainsi, lorsque vient la parole des salaf que l'homme peut avoir la foi et l'hypocrisie en lui, alors de même leur parole qu'il peut avoir la foi et le koufr (en lui). Mais pas le koufr qui sort de la religion, comme il a été dit par Ibn 'Abbas -qu'Allah l'agrée- et ses compagnons sur Sa Parole :
« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des mécréants »
Ils ont dit : « Un koufr qui ne sort pas de la religion. »
(Madjmou' Al-Fatawa - 7/312)
Puis, il a mentionné que l'Imam Ahmad -Qu'Allah lui fasse miséricorde- a été questionné à propos du koufr mentionné dans le verset et il a répondu :
« Un koufr qui ne sort pas de la foi, comme avoir foi en une partie et comme pour le koufr. C'est une question sur laquelle il n'y a aucune différence. »
(Madjmou' Al-Fatawa - 7/254)
Mouhammad Ibn Ibrahim Ali Cheikh -Qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit :
« Et celui qui juge avec elles (les lois autres que celle qu'Allah a révélé) et s'y réfère pour le jugement, tout en croyant que cela est correct et que c'est possible, alors il a mécru avec le koufr qui le fait sortir de la religion.Et celui qui agit ainsi sans croire que cela est correct et permis de juger avec, alors il a mécru avec le koufr dans l'action, qui ne fait pas sortir de l'islam. »
(Madjmou' Fatawa Ibn Ibrahim tome 1 page 80)
Cheikh Mouhammad Nasir-Din Al-Albani -Qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit :
« Et la raison derrière cela est que le koufr est de deux types : koufr dans la croyance et koufr dans l'action.
Le koufr dans la croyance est lié au coeur et le koufr dans l'action est lié aux membres.
Donc, celui dont les actions sont un koufr en raison de leur contradiction de la Shari'a et que ce koufr suit ce qui est établi dans son coeur, c'est-à-dire un koufr dans la croyance, alors c'est le koufr qu'Allah ne pardonnera pas et cette personne résidera dans le Feu pour toujours.
Mais si (ces actes de koufr) contredisent ce qui est dans son coeur, alors il est un croyant dans le jugement de son Seigneur, mais il contredit cela par ses actes.
Donc son koufr est un koufr d'action seulement et ce n'est pas un koufr dans la croyance.
Et conformément à la Volonté d'Allah, s'Il veut Il le punira et s'Il veut Il lui pardonnera.
Et c'est avec ce (deuxième) type (de koufr) que certains ahadith, qui généralisent le terme koufr au musulman qui commet un péché, doivent être compris.
Et il serait bon d'en mentionner certains :
« Deux choses si elles sont faites sont un koufr : abuser de la généalogie et gémir surles morts. »
(Rapporté par Mouslim)
« Discuter sur le Coran est un koufr. » « Insulter un musulman est un fisq et le tuer est un koufr. »
(Rapporté par Mouslim)
« Parler des faveurs d'Allah est un remerciement (shoukr) et le laisser est un koufr. »
« Ne redevenez pas kafir après moi, en vous frappant les cous les uns des autres. »
(Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim)
Et beaucoup d'autres ahadith pour lesquels il n'y a aucun besoin d'entrer dans les détails.
Donc, tout musulman qui accomplit n'importe laquelle de ces actions coupables, alors son koufr est un koufr dans l'action, c'est-à-dire qu'il a fait une action des kouffar.
Sauf dans le cas où il voit son péché comme étant permis et ne croit pas que c'est un péché, dans ce cas il est un kafir dont le sang est licite, car maintenant il partage aussi la croyance des kouffar.
Et le jugement par autre que ce qu'Allah a révélé n'est pas exempt de ce principe et ce qui est relaté des salaf soutient cela et ce n'est rien d'autre que leur parole sur le tafssir de ce verset :
« koufr douna koufr »
(mécréance en dessous de la mécréance majeure)
comme il est authentiquement rapporté du traducteur du Coran, Ibn 'Abbas - qu'Allah l'agrée-, de certains Tabi'in et d'autres qui ont appris cela de lui.
Et il est nécessaire de mentionner certains d'entre eux pour que, peut-être, ils puissent illuminer le chemin de ceux qui ont été égarés dans cette question dangereuse et ont pris la route des Khawaridj qui ont déclaré que les gens étaient kafir en raison de leurs péchés, même s'ils accomplissent la prière et jeûnent !
1) Ibn Djarir At-Tabari rapporte (10/355/12053) avec un isnad sahih d'Ibn 'Abbas -qu'Allah l'agrée- qu'il a dit à propos du verset (traduction rapprochée) :
« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des mécréants »
« Le sens est le koufr, mais pas le koufr en Allah, Ses Anges, Livres et Messagers. »
2) Et dans une narration de lui à propos de ce verset :
« Ce n'est pas le koufr qu'ils (c'est-à-dire les Khawaridj) croient, en effet ce n'est pas le koufr qui sort de la religion, c'est un koufr en dessous du koufr (majeure). »
Rapporté par Al-Hakim (2/313) et il a dit « isnad sahih » et Ad-Dhahabi a approuvé.
Et il aurait été plus méritoire pour eux de dire : « sahih selon les conditions des deux shaikh (Al-Boukhari et Mouslim) » car l'isnad est ainsi.
Puis, j'ai vu qu'Ibn Kathir a dit dans son tafssir (6/163) d'après Hakim qui a dit : « sahih selon les conditions des deux shaikh », donc il est évident que cette parole est omise dans l'édition imprimée de Al-Moustadrak. Et Ibn Kathir attribue aussi la narration, récapitulée, à Ibn Abi Hatim.
3) Et dans une autre narration de lui d'après 'Ali Abou Talha d'après Ibn 'Abbas -qu'Allahl'agrée- qui a dit :
« Celui qui rejette ce qu'Allah a révélé est un kafir et celui qui y croit, mais ne juge pas par cela est un dhalim fasiq. »
Rapporté par Ibn Dharir (12063).
Je (Cheikh Al Albani) dis : Ibn Abi Talha n'a pas entendu d'Ibn 'Abbas -qu'Allah l'agrée-, mais la narration est bonne comme témoin.
4) Puis, il (Ibn Djarir) rapporte (12048-12051) d'après Ata Ibn Abi Rabah à propos des trois versets :
« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des mécréants (kafiroun) »,
« ceux-là sont des injustes (dhalimoun) »,
« ceux-là sont des pervers (fasiqoun). »
« Koufr douna koufr, fisq douna fisq, dhoulm douna dhoulm. »
« Une mécréance en dessous de la mécréance (majeure), une injustice en dessous de l'injustice (majeure), une perversité en dessous de la perversité (majeure). »
Et son isnad est sahih.
5) Puis, il rapporte (12052) d'après Sa'id Al-Makki d'après Tawous à propos du verset :
« Ce n'est pas le koufr qui sort de la religion. »
Et son isnad est sahih.
Et ce Sa'id est ibn Ziyad As-Shaybani Al-Makki et ibn Ma'in et Al-Ijli et ibn Hibban et d'autres l'ont déclaré digne de confiance et un groupe rapporte de lui.
6) Et il a rapporté (12025, 12026) via deux itinéraires de narration d'après 'Imran Ibn Hadir qui a dit qu'un groupe des gens de Bani Oumrou Ibn Sadous [et dans une autre narration : un groupe de Ibadiya] est venu à Abou Mazliz (il est un grand tabi'in digne de confiance et son nom est Lahiq ibn Houmaid Al-Bassri) et a dit :
« Vois-tu la Parole d'Allah :
« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des mécréants »
Est-ce la vérité ? »
Il a répondu :« Oui. »
Ils ont dit : « Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes »
Est-ce la vérité ? »Il a répondu :« Oui. »
Ils ont dit :
« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des pervers. »
Est-ce la vérité ? »Il a répondu :« Oui. »
Donc ils ont dit :« Ô Abou Majliz ceux-ci (les dirigeants) gouvernent-ils par ce qu'Allah a révélé ? »
Il a répondu :« C'est la religion à laquelle ils se tiennent et appellent, ainsi s'ils en laissent quelque chose ils savent qu'ils sont tombés dans le péché. »Ils ont dit :« Non par Allah, mais tu as peur et est inquiet. »
Il a dit :« Vous méritez plus ceci (la description) que moi ! Je ne vois pas cela, mais vous ne leur interdisez pas encore cela. Mais ces versets ont été révélés en ce qui concerne les Juifs, les Chrétiens et les Gens du shirk. »
Et son isnad est sahih.
Et les savants ont divergé sur l'explication du koufr qui est mentionné dans le premier verset, en cinq avis différents qu'Ibn Djarir relate (10/346-357) avec leurs chaînes de narration jusqu'à leurs partisans.
Puis, il conclue en disant (10/358) :
« Et l'avis le plus correct de tous, selon moi, est l'avis de celui qui dit :
« Ce verset a été révélé en ce qui concerne les kouffar des Gens du Livre en raison des versets précédents et suivants et ce sont les gens qui sont visés et le contexte de ces versets les concerne.
Donc, il est plus probable que le récit les vise. »
Ainsi si quelqu'un devait dire : « Certes Allah a généralisé le récit à tous ceux qui ne règnent pas par ce qu'Allah a révélé, ainsi comment pouvez-vous le spécifier ? »
On dirait (en réponse) :« En effet, Allah a généralisé le récit à tous ceux qui rejettent le Jugement d'Allah qui est dans Son Livre. Donc, Il nous a informé à leur sujet qu'ils sont, par leur délaissement du jugement, par ce qu'ils laissent, kafir. Et c'est la parole sur tous ceux qui ne règnent pas par ce qu'Allah a révélé, en le rejetant, il est kafir comme il est dit par Ibn 'Abbas -qu'Allah l'agrée-. Parce que son rejet du Jugement d'Allah après qu'il ait su que cela a été révélé dans Son Livre, est comme son rejet de la prophétie du Prophète - Prières et bénédiction d'Allah sur lui- après qu'il ait su qu'il était un prophète.
En conclusion : Le verset a été révélé en ce qui concerne les Juifs qui ont rejeté ce qu'Allah avait révélé, ainsi celui qui s'associe à eux dans ce rejet, alors il est un kafir, d'un koufr dans la croyance.
Et celui qui ne s'associe pas à eux dans ce rejet, alors son koufr est dans l'acte, parce qu'il a accomplit une de leurs actions.
Et il est un criminel coupable (moudjrim athim), mais il n'est pas sorti de la religion par cela, comme il a précédé d'Ibn 'Abbas -qu'Allah l'agrée-.
Et Al-Imam Abou Oubayd Al-Qasim Ibn Sallam a expliqué cela et a ajouté à cette explication dans Kitab Al-Iman, dans le chapitre « Quitter la foi en raison des péchés » (p. 84-96 avec mon tahqiq), donc celui qui désire faire plus de recherches doit se référer à cela. »
Mouhammad Ibn Salih Al 'Outheymine -Qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit :
« Ce qui a été cité au sujet de rendre une personne mécréante représente une grande et importante question dans laquelle il ne faut pas parler vaguement, sauf, avec un étudiant en sciences religieuses qui comprend et connaît les mots tout en saisissant leurs sens, qui connaît également les conséquences qui découlent lorsque l'on dit qu'une personne est mécréante ou non.
Quant aux gens en général, parler de ce sujet entraîne des dégâts et je pense que les jeunes ne doivent pas se préoccuper de cela en se demandant si le gouverneur est mécréant ou non ; ou bien est-il autoriser de se soulever contre lui ou non.
Les jeunes doivent délaisser ce qu'Allah leur a interdit, que ces choses soient détestables ou interdites.
Ils doivent faire des efforts pour être en harmonie et en accord entre eux.
Qu'ils sachent que la divergence dans certains point de la religion et de la science s'est produite au temps des compagnons -qu'Allah les agrée-. Cependant, cela ne les a pas entraînés à se disperser, bien au contraire, les coeurs et les chemins étaient uniques.Concernant le fait d'appliquer des lois autres que celles descendues par Allah, cela se divise en trois sortes conformément au Coran : la mécréance (koufr), l'injustice (dhoulm), et la perversité (fisq).
Ceci par rapport aux causes qui ont amené ce jugement.
Si l'homme juge par autre que ce qu'Allah a fait descendre en suivant ses passions, tout en sachant que la vérité réside dans ce qu'Allah a commandé, alors il ne devient pas mécréant, mais il est soit pervers, soit injuste.
S'il légifère des lois générales que la communauté applique car pour lui cela est bénéfique car on lui a fait croire que cela était bien, il ne devient pas mécréant. Car beaucoup de gouverneurs ignorent les sciences religieuses. Et des personnes, qui n'ont aucune culture sur le jugement islamique, mais considérées comme de grands savants chez les gouverneurs, prennent contact avec ces derniers et de là découlent les contradictions.
S'il connaît la religion mais juge par ces lois ou légifère ces lois en faisant 'elles une constitution que les gens doivent suivre tout en sachant qu'il est injuste dans cela et que la vérité se trouve dans le Coran et la Sounnah, nous ne pouvons pas dire que c'est un mécréant. Mais celui qui nous rendons mécréant est celui qui a la conviction que les lois autres que celles qu'Allah a révélées sont meilleures pour les gens. Ou bien, qui a la conviction que les lois autres que celles révélé par Allah sont égales aux lois d'Allah. Ces deux là deviennent mécréant, car ils auront considéré comme mensonge la parole d'Allah :
« Allah n'est-Il pas le plus sage des juges ? » (Sourate 95 verset 8)
« Est-ce donc le jugement du temps de la Djahiliya qu'ils cherchent ? Qu'y a-t-il de meilleur qu'Allah en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ? » (Sourate 5 verset 50)
Et si nous déclarons de tels hommes comme mécréant, cela ne signifie pas que nous devons nous soulever contre eux, car cela entraînerait des dégâts pires que si l'on se taisait.
Et nous ne pouvons pas donner d'exemples maintenant concernant les faits qui se sont produits dans la communauté arabe et non arabe.
Si nous déclarons la légitimité de se soulever contre le gouverneur, il faudra impérativement préparer des forces pareilles à celles du gouverneur ou plus fortes.
Mais que les gens se soulèvent contre lui avec des couteaux et des épées alors que lui a des armes, des chars et autres choses semblables, cela est de la faiblesse d'esprit sans aucun doute et cela est contraire à la religion. »
(Réponse à une question posée par un talibou-l-'ilmi, le mardi 22 Rabi' al Awwal 1420)
Cheikh Abdoul 'Aziz Ibnou Baz -Qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit :
« Et celui qui règne avec autre que ce qu'Allah a révélé, alors il ne pourra être que dans une des quatre situations suivantes :
une personne qui dit :« Je règne par cela car c'est supérieur à la Chari'a de l'Islam. »Une telle personne est mécréante dans le sens de la grande mécréance (qui fait sortir de l'Islam).
une personne qui dit :« Je règne par cela car cela est égal à la Chari'a de l'Islam, donc, régner avec est acceptable et régner avec la chari'a est acceptable. »Une telle personne est mécréante dans le sens de la grande mécréance.
une personne qui dit :« Je règne par cela, mais régner par la Chari'a islamique est supérieur, mais régner avec autre que ce qu'Allah a révélé est possible. »Une telle personne est mécréante dans le sens de la grande mécréance.
une personne qui dit :« Je règne par cela. » Tandis qu'il a la conviction que régner par autre que ce qu'Allah a révélé est interdit et qui dit que : « La Chari'a islamique est supérieure et qu'il n'est pas possible de régner avec autre que ça. » Mais il est négligeant, ou traite ce sujet légèrement, ou accomplit cet acte à cause d'une raison qui vient de ses dirigeants (il serait contraint par exemple), alors, il est mécréant, dans le sens de la petite mécréance qui ne le fait pas sortir de la religion, et il est considéré comme un des plus grands péchés majeurs. »(Al Houkm Bi Ghayr ma Anzal Allah Maa Anzalallaahou Wa Oussoul At-Takfir - pages 71 et 72)
Al Imam, Al-Moudjaddid, Cheikh Mouhammad Ibn Abdoul Wahhab -Qu'Allah lui fasse miséricorde- (d. 1206 h) a dit :
« Sache que ces choses qui font sortir de la religion (nawaaqid) sont alors en nombre : CELUI QUI A LA CONVICTION (I'TAQADA) qu'une guidée autre que celle du Prophète - Prières et bénédiction d'Allah sur lui- est plus parfaite ou que le jugement autre que le sien est meilleur, comme celui qui donne la préférence au houkm des tawaghit. Alors, tel est mécréant *... »(Mou'allifaat Ash-Shaykh Al-Imaam Mouhammad Ibn Abdoul Wahhab - al-Qismoul- Awwal)
· Cheikh Al islam Mouhammad Abdel Wahab -Qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit après qu'on l'ait accusé de rendre mécréant injustement tous les musulmans :· « Comment ?! Alors que nous ne rendons pas mécréant celui qui adore l'idole placée au dessus de la tombe de 'AbdelQader ainsi que celle placée sur la tombe de Ahmad Al Badawi et autres que ces deux, à cause de l'ignorance, et du fait qu'il n'y ait personne pour leur montrer (que cela est du koufr) !?Alors comment rendrions-nous mécréant celui qui n'attribue pas d'associé à Allah et n'a pas immigré vers nous ou qui n'a pas mécru et combattu !? (traduction rapprochée)
« Gloire à Toi, ceci est un grand mensonge » (sourate An-Nour, verset 16) »
(Fatawa Wa Massayl Ach-Cheikh Mouhammad Ibn Abdel Wahab rassemblé par Salih AlAtram et Mouhammad Douwych, page 11. Voir aussi Minhadj Ahli Al Haq Wal Itiba' de Cheikh Ibnou Sahmane, page 56)
(Note du traducteur : Notons que Cheikh Al Islam a donné en exemple, pour se défendre des accusations de takfir al mouslimine dont il était victime, l'adoration des tombeaux, qui est une des formes de chirk la plus rabaissante et il n'a pas donné en exemple le fait de juger avec autre que ce qu'Allah a descendu, pourtant, à son époque, il y avait beaucoup d'émir. Donc, si cela était la priorité et la cause des maux des musulmans, il l'aurait mis en priorité. Malheureusement, beaucoup de sectes qui prétendent le suivre ne s'occupent que du houkm bi ghayr ma anzal Allah, que l'on retrouve dans ses ouvrages mais qui n'est pas mis en priorité, contrairement à ces sectes, qui passent tout leur temps à parler de cette forme de chirk en priorité, alors que les maux de la oumma résultent en premier lieu du chirk dans el oulouhya (comme vous pourrez le voir dans le document intitulé « L'importance du Tawhid et les effetsnéfastes de sa négligeance » par Cheikh Fawzan)... Et ce n'est qu'une ruse de shaytan pour éloigner ces sectes du vrai problème et pour ne pas s'occuper de la vraie cause des maux des musulmans.)
Source :Tirés de plusieurs sites internet
copié de ibntaymiya.jeeran.com
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
Cheikh Abu 'Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di - الشيخ عبد الرحمن بن ناصر السعدي Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي Cheikh Mouhammad Al Âmîn Ach Chanqitî - الشيخ محمد الأمين الشنقيطي Imam Ibn Aby Al-'Iz Al-Hanafy - الإمام ابن أبي العز الحنفي
Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية
Cheikh Mohamed Ibn Ibrahim Al Cheikh - الشيخ محمد بن إبراهيم آل الشيخ
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Cheikh Muhammad Ibn ‘Abdel-Wahhâb - الشيخ محمد بن عبد الوهاب
Noble Shaikh Ahmad Ibn Yahyaa An-Najmi, qu'Allah vous accorde le succès (tawfiq), il y a quelques livres qui parlent des groupes de hizbi, qui ont amené une voie (minhaj) qui s'oppose à la voie des Salafs dans les domaines de la connaissance et de l'action.
Et ces livres sont soit trop grands et difficiles à saisir pour le débutant ou soit trop courts et on en tire peu de profits.
Ainsi ô Shaikh, nous espérons que vous pourrez nous donner une image claire mais brève des plus importants de ces fondateurs de voies et certaines questions sur lesquelles ils sont critiqués.
De sorte que les musulmans prennent garde de tomber dans l'une d'elles.
Et il serait bon, ô shaikh, que vous consacriez la fin de votre allocution à la vraie voie, que tout musulman est obligé de suivre...
Réponse :
La louange est à Allah, et que Sa paix et Ses bénédictions soient sur le plus honorable de toute la création, notre prophète Muhammad, et sur sa famille et compagnons :
Jama'at-ul-Ikhwaan al-Muslimun
(groupe des frères musulmans)
Définition de l'Ikhwan Al-Muslimun :
Ils sont les successeurs de Hasan Al-Banna.
Il y a plusieurs points à noter au sujet de leur voie, les plus importants sont les suivants :
- Ils accordent un manque d'importance à Tawhid Al-'Ibada[1], qui est la chose la plus importante dans l'islam, puisque l'Islam d'un individu n'est pas valide sans elle.
- Ils restent silencieux et admettent les actes de grande association (shirk al-akbar) des gens, l'invocation d'autres qu'Allah, l'exécution du tawaf (circumanbulation) autour des tombes, de prêter serment aux morts dans leurs tombes, de sacrifier en leurs noms et ainsi de suite.
- Le fondateur de cette voie était un Soufi. Il était lié au soufisme au point qu'il donna le bay'a (serment d'allégeance) à 'Abdul-Wahhab Al-Khusafi suivant l'ordre Shadh-li Khusafi.
- La présence d'innovations parmi eux et par lesquelles ils adorent Allah - au point que le fondateur de cette voie a reconnu que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) assistait à leurs rassemblements de dhikr et qu'il (salallahu 'alayhi wa salam) leur pardonnait les péchés qu'ils avaient commis, comme il est dit dans sa parole:
" Qu'Allah bénisse celui qui dans la lumière est apparu
Aux mondes, et a ainsi surpassé le soleil et la lune
Ce habib (c.-à-d. Muhammad) a réuni ses bien aimés
Et a pardonné à chacun les péchés qu'ils ont faits dans le passé. "
- Ils appellent à établir le Khilafa et ceci est une innovation car les messagers et leurs successeurs n'étaient chargés de rien, excepté appeler au Tawhid. Allah dit (traduction rapprochée) :
"Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager [pour leur dire]: ' adorez Allah et écartez-vous du tagut (les fausses divinités). ' " [sourate An-Nahl:.verset :36]
- Ils ont un manque dans al-Wala wal-Bara (l'alliance et le désaveu) ou du moins une forme faible.
Ceci apparaît clairement dans leur appel pour rapprocher les Sunnites et les chiites.
Et leur fondateur a dit : " nous coopérerons sur quoi nous convenons et nous excuserons ce sur quoi nous sommes en désaccord."
- Ils détestent et dédaignent les gens du Tawhid et ceux qui adhèrent à la voie des Salafs.
Ceci apparaît clairement dans ce qu'ils disent au sujet de l'état saoudien, qui est fondé sur le Tawhid et qui enseigne le Tawhid dans ses écoles, instituts et universités.
Et il a été prouvé qu'ils ont assassiné Jamil Ar-Rahman Al-Afghani juste parce qu'il appelait au Tawhid et parce qu'il avait des écoles dans lesquelles il enseignait le Tawhid.
- Ils poursuivent les erreurs des dirigeants et exposent leurs défauts - vrais ou faux - les répandant parmi la jeunesse afin que les dirigeants leurs apparaissent détestables, de sorte qu'ils puissent remplir leurs cœurs de mépris contre eux.
- Ils montrent un attachement détestable aux partis auxquels ils appartiennent. Ainsi ils montrent de l'amitié pour le parti et montrent de l'hostilité pour le parti.
- Ils prêtent serment d'allégeance de travailler pour le minhaj Ikhwani selon les dix conditions que le fondateur a déterminées. Et il y a d'autres questions les concernant, qui pourront être traitées ultérieurement.
Les Qutbis
Ce sont des gens qui ont lu les livres de Sayed Qutb et ont accepté ce qu'il y a dedans comme vérité et fausseté.
Ainsi vous les trouverez défendant Sayed Qutb quand quelqu'un le critique, même si la vérité est avec celui qui critique.
Il est bien connu que Sayed Qutb n'était pas parmi les hommes de science religieuse.
Au départ, il était un auteur.
Ensuite, il adopta la croyance des Ash'aris - la croyance du ta'wil (interprétation fausse des attributs d'Allah), de même que d'autres parmi les personnes instruites d'Egypte.
Il a des erreurs sérieuses et viles, que les gens de science ont réfutées et exposées.
Mais quand ils exposent ces erreurs, ceci provoque la fureur des Qutbis qui viennent à eux en les critiquant, leur disant du mal et les discréditant.
Allah nous suffit comme protecteur.
Et il est le meilleur des protecteurs.
Ainsi le principe de base est celui-ci :
On connaît les hommes par la vérité (Haqq) et on ne connaît pas la vérité par les hommes.
Ainsi il nous est obligatoire d'accepter la vérité et d'adorer Allah, seigneur des mondes, à travers elle, et d'abandonner quiconque marche sur une voie innovée.
Et nous devons prendre comme modèle, le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam), ses successeurs, ses compagnons, et ceux qui les ont suivis parmi les imams de la guidée. Et Allah est celui qui accorde le succès.
Les Sururis
Définition des gens qui adhèrent et souscrivent à cette voie:
Le Sururis sont un groupe de personnes ou une secte qui se réclament de Muhammad Surur Zayn-ul-'Abidin.
Ils ont en eux quelques aspects de la Sunna et quelques aspects de la Bid'a (innovation).
Leurs caractéristiques les plus importantes sont:
- Ils attaquent les gouvernants et parlent sur eux d'une façon qui aboutit au mal, à la corruption et au danger.
On voit qu'ils déclarent mécréants les gouvernants, mais ceci ne peut être compris que par leurs moyens et leurs actes et ne peut être pris de leurs écrits.
La voie qu'ils empruntent est la voie des Khawarij ou ils s'en approchent, sachant que les textes religieux commandent l'obligation d'écouter et d'obéir aux gouverneurs.
Et nos dirigeants dans ce pays (Arabie Saoudite) sont musulmans - louanges à Allah.
Ils utilisent la législation d'Allah pour juger dans leurs tribunaux et appliquent les peines prescrites (hudud).
Ainsi, les déclarer mécréants ou parler sur eux de sorte que cela mène à la révolte et à la rébellion est considéré comme une grande forme corruption.
C'est pourquoi, nous devons mettre en garde contre ceux qui adhèrent à cette voie ou nous débarrasser d'eux, d'autant plus qu'ils ont attaqué les savants de cette terre en les insultants, en leur faisant des remarques insultantes et en les accusant de trahir la religion.
Ceci montre ce qu'ils cachent.
- Ils appellent au Jihad, mais ils ne visent pas le Jihad contre les mécréants.
Plutôt il semble qu'ils aient l'intention par le jihad de renverser les dirigeants, sachant que nous ne pouvons pas débarrasser les dirigeants de leurs erreurs.
Et nous ne disons pas qu'ils sont infaillibles cependant nous disons : Il est obligatoire de leur obéir et de les conseiller en privé parce qu'ils sont musulmans.
Et le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) nous a interdits de nous rebeller contre le gouverneur à moins que celui qui se rebelle voit une mécréance claire par laquelle il aura une preuve venant d'Allah sur le sujet.
- Ils prétendent que les savants dans ce pays ne comprennent pas les problèmes actuels.
Et ils peuvent être réfutés par le fait que les Muftis et les juges n'émettent pas une fatwa sur une seule question, ni ne jugent un seul cas sans connaître l'état de la question, ce qui l'entoure, tels que la cause, les conditions de la décision et ses effets.
Donc quiconque prétend que ces savants et juges ne comprennent pas les problèmes actuels, alors il s'est fait du tort et a dit ce qu'il n'a pas le droit de dire.
Quant à connaître les plans et les tactiques des ennemis et ainsi de suite, alors ceci tombe sous la juridiction de l'armée de chaque pays.
Jama'at-ut-Tabligh
Ce sont des gens qui suivent Muhammad Ilyas, le fondateur de cette Jama'a.
Biographie du fondateur : Muhammad Ilyas est né dans 1302H. Il apprit par cœur le Quran et lut les six recueils de Hadith.[2]Il était sur la voie de Deobandi, prenant le madhab Hanafi, la croyance Ash'ari et Maturidi et la voie Soufie.
Il y a quatre ordres Soufis parmi lesquels:
1. Les Naqshabandis
2. Les Sahrurdis
3. Les Qadiris,
4. Les Jishtis
Shaikh Muhammad Ilyas donna le bay'a Soufi (serment d'allégeance) à Shaikh Rashid Al-Kankuhi, qui plus tard est devenu Shaikh Rashid As-Saharanpuri. Alors il l'a alors renouvelé avec Shaikh Ahmad As-Saharanpuri qui a certifié avoir pris les serments d'allégeance. Muhammad Ilyaas s'asseyait dans l'isolement (khalwah) près de la tombe de Shaikh Nur Muhammad Al-Badayuni, dans ce qui est connu comme Jishti Muraqabah (méditation individuelle). Et il allait à la tombe de 'Abdul-Qudus Al-Kankuhi, celui qui lui imposa l'idéologie dewahdat-Ul-wujud[3]. Il résida et enseigna à Delhi et mourut en 1363H.
Circonstances qui ont provoqué le début du mouvement :
Shaikh Abul-Hasan An-Nadwi vit que Muhammad Ilyas avait pris refuge dans cette façon de faire Da'wa quand les voies du suivi aveugle échouèrent à rectifier les gens de sa région. Shaikh Miyan Muhammad Aslam cite une parole d'Ilyas qui dit avoir reçu le kashf (révélation mystique) de suivre de cette voie dans un rêve dans lequel on lui a inspiré un nouveau tafsir (explication) de la parole d'Allah (traduction rapprochée) :
" Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait sortir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et vous croyez en Allah" [Sourate Al 'Imran: verset 110]
Et c'était que sortir (khuruj) pour appeler les gens à la voie d'Allah ne peut se faire en restant à un endroit précis, ceci selon la parole d'Allah" sortir pour", et que la foi augmente en sortant dans ce khuruj selon la parole d'Allah: "et vous croyez en Allah " après qu'Il ait indiqué: "sortie pour les hommes. "
Ce qui suit peut être tiré de ce qui vient d'être mentionné :
- Le Quran n'est pas interprété par les makshufat (révélations mystiques), et par les rêves des Soufis, qui sont pour la plupart, ou plutôt tous, des inspirations du diable.
- Il ressort de ce qui a été énoncé précédemment que le fondateur de cette Jama'a était absorbé par le soufisme de la tête aux pieds. Parce qu'il a prêté deux serments d'allégeance à cette voie et a été évalué par ses fausses croyances et parce qu'il passait son temps à s'asseoir près des tombes de soufis.
- Le fondateur de cette Jama'a était un quburi (adorateur des tombes) et un khurafi. Ceci est clair dans sa parole: "... et il s'asseyait dans l'isolement (khalwah) près la tombe de Shaikh Nur Muhammad Al-Badayuni. " Et concernant la deuxième personne, il mentionna qu'il lui avait imposé l'idéologie de wahdat-Ul-wujud. Ainsi son attachement à la tombe de celui qui lui a imposé l'idéologie de wahdat-Ul-wujud est sans nul doute une preuve claire qu'il soutenait la même croyance
- Ceux qui croient en wahdat-Ul-wujud, croient qu'Allah est incarné dans la femme attirante - et le refuge est auprès d'Allah! C'est une question qui a atteint le sommet de la répulsion. Qu'Allah leur donnent ce qu'ils méritent de Sa malédiction et colère!
La voie de Jama'at Tabligh peut être résumée en six questions ou six principes ou six caractéristiques :
- Actualiser l'attestation du Tawhid: " La Ilaha Illallah Muhammad Rasulullah " (il n'y a aucun divinité digne d'adoration excepté Allah. Muhammad est son messager)
- Prier avec dévotion et humilité
- Connaissance des récompenses (Fadaa.il) et pas des questions de Fiqh (Masaa.il) avec la connaissance du dhikr
- Se montrer généreux envers les musulmans
- Corriger l'intention
- appeler à Allah (Da'wa) et sortir (khuruj) dans ce but sur le chemin d'Allah et sur le minhajtablighi
Il y a un objectif derrière chacun de ces six principes ou caractéristiques, aussi bien qu'une vertu à atteindre. Par exemple l'objectif derrière (La Ilaha Illallah) est: "supprimer les fausses certitude (yaqin) du cœur en les remplaçant par une certitude (yaqin) valide et correcte dans l'essence (dhat) d'Allah." A travers cela, Ils visent la croyance de wahdat-Ul-wujud.
Point à noter au sujet de Jama'at-Tabligh :
- Le fondateur de cette Jama'a a été élevé dans le soufisme pour lequel il a fait deux serments d'allégeance.
- Il restait près des tombes, attendant de recevoir le Kashf (révélation mystique Soufie) et des idées méditatives des défunts.
- Il se livrait à Al-MuraqabaAL-Jishtiyah (méditation individuelle) sur la tombe de Abdul-Quddous Al-Kankouhi, qui croyait à wahdat-Ul-wujud.
- Al-MuraqabaAL-Jishtiyah consiste à s'asseoir près d'une tombe, une demi-heure chaque semaine, en se couvrant le visage et en récitant ce dhikr: " Allahu Hadiri, Allahu Nadhiri. " [4]
Cette parole ou cet acte s'il est fait sincèrement pour Allah est une innovation.
Et s'il est fait pour la personne dans la tombe alors c'est un acte de Shirk envers Allah.
Et le dernier des deux est le plus évident.
- Ils ont quatre de leurs tombes situées dans le masjid d'où a émergé leur Da'wa.
- Le fondateur de cette Jama'a croyait au Kashf.
- Le fondateur de cette Jama'a était un adorateur de tombe.
- Les Tablighis font leurs adorations avec une forme innovée de dhikr, faite sur la voie des soufis. C'est à dire en divisant l'attestation duTawhhid (La Ilaha Ilallah).
- Quiconque coupe intentionnellement la partie négative de l'attestation du Tawhid de sa partie affirmative, en disant " La Ilaha" (seulement), alors il a commis un acte de mécréance. Shaikh Hamoud At-Tuwayjiri a exposé ceci, le prenant des savants.
- Ils permettent le port d'amulettes qui comportent des écritures mystiques et des noms de personnes inconnues, qui sont probablement des noms de démons! Et ceci n'est pas permis.
Le Minhaj Salafi
- Nous adorons Allah à travers le Tawhid.
Ainsi nous n'invoquons personne avec Allah ni ne cherchons refuge en personne d'autre que Lui pour ce qui est d'amener le bien ou de repousser le mal.
Nous L'adorons en ayant de la haine et de l'hostilité pour les polythéistes.
Cependant, nous devons d'abord les appeler au Tawhid et leur clarifier qu'il n'y a pas d'islam sans Tawhid et que celui qui appelle à un autre qu'Allah a commis un acte de mécréance.
Donc quiconque s'obstine après ça, alors nous devons nous éloigner de lui et le détester pour Allah.
- La foi du Salaf est établie sur le principe que " Allah est comme Il s'est décrit Lui-même, dans Son livre et par la langue de son messager (Prières et bénédictions d'Allah sur lui), sans recourir au tahrif, au tamthil, au tashbih, au ta'til ou au ta.wil. " [5]
- Nous affirmons pour Allah les plus beaux noms, qu'Il a affirmé pour Lui-même et par lesquels Il s'est loué, qu'ils soient mentionnés dans le Quran ou dans la Sunna.
- Nous croyons qu'il n'y a aucune voie vers le contentement d'Allah, ou une voie vers le paradis, excepté par la voie du messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam).
Et quiconque cherche un chemin pour gagner la satisfaction d'Allah à travers une voie autre que la voie du messager d'Allah, s'est égaré et est devenu aveugle à la vérité.
Et il a perdu dans ce monde et dans l'autre.
- Nous croyons que la législation d'Allah est ce qui a été descendu par les deux révélations: Le livre d'Allah et la Sunna de son messager (salallahu 'alayhi wa salam).
C'est ce que notre seigneur a indiqué dans Sa parole (traduction rapprochée) :
" Puis Nous t'avons mis sur la voie de l'Ordre [une religion claire et parfaite]. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ce qui ne savent pas." [Sourate Al-Jathiya: verset 18]
- Nous croyons que le Quran est la parole d'Allah, qui a été parlé et n'est pas créé, et que la Sunna est ce qui l'explique et le clarifie.
Le Quran est interprété par la Sunna et par les interprétations des Sahabas (compagnons) et ceux qui les ont suivis dans le bien. Ainsi l'interprétation du Quran se fait par les narrations, c'est à dire à travers les Sahabas, les Taabi'ins et les ahadiths à ce sujet.
Et les livres qui contiennent ces interprétations sont ceux que nous devons acquérir et lire, comme le Tafsir d'Ibn Jarir, le Tafsir d'Ibn Kathir, le Tafsir d'Al-Baghawi, le Tafsir " Ad-Durr Al-Manthur " d'As-Souyouti et ainsi de suite.
- Nous devons prendre la Sunna selon la voie des Muhaddithin - en fonction de leur authenticité ou faiblesse. Ainsi nous prenons ce qui s'avère authentique et nous abandonnons ce qui est faible.
- Nous adorons Allah en obéissant aux dirigeants, tant qu'ils sont des musulmans qui recherchent le jugement par la législation d'Allah et qui prononcent les peines prescrites, et aussi longtemps qu'ils établissent la prière.
Leur obéir est une obligation même s'ils commettent l'oppression.
Et quiconque dit quelque chose contraire à ceci et rend permise la révolte contre le gouverneur musulman, même s'il est un oppresseur, alors il est un innovateur et un égaré.
Et il est obligatoire aux savants musulmans de réfuter son avis et d'exposer son égarement.
- Nous soutenons qu'il n'est pas permis de répandre les fautes des dirigeants, parce que cela influence et amène épreuves et afflictions (fitan), et les amènent à se répandre.
- Nous devons adorer Allah à travers la Sunna, en la suivant et en détestant les innovations et les innovateurs.
Ceci d'après la parole du prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam):
" celui qui fait un acte, qui n'est pas en accord avec notre affaire (c.-à-d. la Sunna) est rejeté."
Et dans une autre version :
" celui qui amène dans notre affaire ( la Sunna) ce qui n'en fait pas partie est rejeté."
Ceci est un résumé et quelques paroles sur la foi des Salafs, que nous devons accepter et suivre si nous voulons vraiment le salut et la vérité.
Et nous devons renoncer aux avis des hommes, qui ne peuvent être reliés à aucune source de preuve, puisque l'on connaît les hommes par la vérité et que l'on ne connaît pas la vérité par les hommes.
Pour finir, nous devons prier et implorer Allah de nous montrer la vérité en tant que vérité et nous permettre de la suivre, et de nous montrer la fausseté en tant que fausseté et de nous permettre de l'éviter.
En effet Allah est responsable de cela et peut le faire se produire.
Et que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur Muhammad - le meilleur, le plus dévoué, le plus pieux et le plus pur de la création - et sur sa famille et ses compagnons.
[1] Note du traducteur: C'est la catégorie du Tawhid liée à l'unicité d'Allah dans le culte qui lui est dû, c.-à-d. que nous adorons seulement Allah et personne d'autre.
[2] Note du traducteur: Les recueils de hadith d'Al-Bukhari, de Muslim, d'Abu Dawuod, d'At-Tirmidhi, d'Ibn Maja et d'Ahmed.
[3] Note du traducteur: Wahdatul-Wujud est la croyance que créateur (Allah) et la création sont une seule entité.
[4] Note du traducteur: Ceci signifie à peu près " Allah est toujours présent avec moi, Allah m'observe. "
[5] Note du traducteur: Ce sont des actes interdits commis contre les noms et attributs d'Allah. Tahrif signifie changer ou déformer les mots du nom ou de l'attribut d'Allah. Tamthil et tashbih signifie faire ressembler un nom ou un attribut. Ta'til signifie renier un nom ou un attribut. Ta.wil signifie mal interpréter un nom ou un attribut, en en changeant la signification.
Article tiré du siteAl-Manhaj.Com
Sources : al-Al-Fatawa Al-Jaliyyah ' anil-Manahij Ad-Da'wiyyah (page 51-57) compilé par Hasan Ibn Mahmoud Ibn Mansur As-Daghriri
copié de salafs.com
Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي
Un problème [concernant] la signification [du terme] : « soufisme » [...] ?
La louange revient à Allâh l'Unique et que la prière et le salut soient sur Son Messager, sa famille et [tous] ses compagnons... et puis,
Réponse :
Il est dit que [les gens du] « soufisme » (sûfîyyah) ont pour origine (nasabû) [le terme] : « as-suffah » de par la ressemblance [de ses adeptes] a une partie des compagnons - l'Agrément d'Allâh sur eux - qui étaient très pauvres et étaient retirés (ya'wûn) [1] [en un lieu qui s'appelait] « as-suffah » dans la Mosquée Prophétique et cela n'est pas authentique. [Quant au terme démontrant] l'appartenance à « as-suffah » [est] « suffîyyun » avec une chaddah sur la [lettre] « fâ » et sur le « yâ » [et en plus, le mot n'a] aucun « waw ».
[Egalement,] il est dit qu'ils ont pour origine [le terme] : « safwah/l'élite » de par la pureté de leur cœur et de leurs oeuvres et ceci une faute pareillement car l'appartenance à « safwah/l'élite » [est le terme] « safwî ».
Aussi, les innovations et la corruption du dogme a prévalu chez eux (les soufis).
Il est dit qu'ils ont pour origine [le terme] « sûf/la laine » car cela était leur caractéristique (emblème/chi'âr) vestimentaire ; ceci, est [plus] proche de la langue [arabe, ainsi] que des faits et de la réalité (wâqi'ihim).
Et par Allâh vient le succès et que la prière et le salut d'Allâh soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et [tous] ses compagnons.
[1] : Du verbe arabe : « awâ »/« se retirer quelque part »
Source de la fatwah : « fatâwâ 'ulamâ' al-balad al-harâm » de plusieurs savants. Page 1015. Chapitre 19 : « Les innovations et la mise en garde à leur sujet. ».
✅ Publié par mukhlisun.com
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Ô Shaikh (qu'Allah vous préserve et prenne soin de vous).
Quelle est la position de Shaikh ul-Islaam Ibn Taymiyyah sur, «Le Takfir d'un individu requiert des preuves spécifiques (takfir ul-mu'ayyan yahtaju ila dalil mu'ayyan) » ?
Réponse :
Vous savez (qu'Allah vous bénisse) que les règles de la Shari'ah sont quelquefois associées à une description (wasf) et quelquefois à un individu.
Par exemple, nous disons, « tout croyant est issu du peuple du Paradis ».
C'est une affirmation générale associée à une description, tout croyant est au Paradis et tout mécréant est en Enfer.
Cependant, disons-nous dans le cas d'un individu spécifique, un tel provient du Paradis ?
Ou un tel provient du peuple de l'Enfer ?
Par conséquent, il y a une différence entre ce qui est associé à une description et ce qui associé à un individu.
Quand une personne profère des paroles ou commet un acte de Kufr, alors nous ne le déclarons pas mécréante tant que nous ne connaissons pas la raison précise qui a motivé cet acte.
Par exemple, un homme est contraint à se prosterner devant une idole, alors il se prosterne.
Et un autre est contraint de proférer des paroles de Kufr, alors il les dit.
Est-ce que ces deux hommes sont pour autant devenus des mécréants ?
Non, car Allah a dit (traduction rapprochée) :
« Quiconque renie Allah après avoir cru - à moins d'y être contraint tout en demeurant fidèle intérieurement à sa foi - , ainsi que ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à l'impiété, ceux-là, la colère de Dieu s'abattra sur eux et ils seront voués à un terrible châtiment. » (Nahl, 16 :106)
« Quiconque renie Allah après avoir cru » inclus à la fois ceux qui mécroient par les mots ou par les actes.
Donc, les actions de l'homme qui s'est prosterné sous la contrainte devant une idole et de celui qui a proféré ces paroles sont-elles des actes de Kufr ou non ?
Oui, leurs actions sont des actes de Kufr.
Mais est-il un Kafir ?
Non.
Ceci car, il existe une barrière préventive qui empêche le Takfir, et cette barrière est la contrainte.
Aussi, il y a le cas de l'homme qui a dit à sa famille :
« Quand je serai mort, incinérez moi et répandez mes cendres dans la mer ».
Il pensait que cet acte lui permettrait d'échapper au châtiment d'Allah.
Sa famille a alors fait ce qu'il avait ordonné. Allah rassembla alors ses cendres, le ramena et lui demanda « Pourquoi as-tu fais ceci ? » Il répondit, « Mon seigneur, j'avais peur de ton châtiment ». Et Allah lui pardonna
(Bukhari, Kitab ut-Tawhid).
Cet acte est un acte de Kufr, pourquoi ?
Parce qu'il a douté du pouvoir d'Allah, et qu'Allah serait capable de le ramener et de le punir.
Cependant, compte tenu du fait que la raison de son acte était basée sur la peur du châtiment d'Allah, Allah l'a pardonné.
Par conséquent, le sens des mots de Shaikh ul-Islam (Qu'Allah lui fasse miséricorde) est que la mécréance associée à une description peut être jugée dans n'importe quelle circonstance (comme quiconque désobéit à Allah ira en Enfer, quiconque se prosterne devant une idole est un mécréant, et quiconque dit qu'il existe un autre Dieu autre qu'Allah est un mécréant).
Cependant, dans le cas d'un individu spécifique, aucun jugement ne doit être émis à son sujet tant que les raisons précises de l'acte n'ont pas été élucidées ; en effet, il se peut qu'il soit ignorant, qu'il est commis une mauvaise interprétation, ou qu'il était dans une situation telle qu'il a proféré des paroles qu'il ne voulait pas.
Le prophète (salla Allah alayhi ) nous a informé qu'Allah se réjouissait davantage du repentir de son serviteur que de celle d'un homme qui a perdu son chameau dans le désert, le cherche en vain, désespère.
Dès lors, il se repose sous un arbre en attendant la mort et vit son chameau allongé sous cet arbre. Epris de joie, il dit « O Allah tu es mon serviteur et je suis ton seigneur »
(Muslim).
Ceci est une parole de Kufr dans le sens où il a utilisé le mot seigneur pour lui-même et a traité Allah de serviteur.
Cependant, il ne le voulait pas, et ceci fut mis sur le compte de l'excitation et de la joie du moment, et comme le prophète (salla Allah alayhi wa sallam) a dit :
« Allah ne lui en tiendra pas rigueur ».
Traduit par: Nourdine al jazairi -qu'Allah le preserve- extrait de salafipublications.com
Source : Liqaa ul-Baab al-Maftooh (v.36 No 1020)
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Quel doit être notre position vis-à-vis de ceux qui rendent mécréant tous les gouverneurs [actuels] des musulmans...sont-ils des Khawaridj ?
Conseillez-nous, Barak Allah ou fikoum oua jazakoum [Allah] kheyra.
Réponse :
Ceux qui rendent mécréants la plupart des musulmans, ceux là sont plus acharnés que les Khawaridj, ils sont pires que les Khawaridj.
Car ils n'ont pas fait d'exception [distinctions entres les musulmans] et ont jugé que tous les gouverneurs [sans distinctions] étaient des mécréants...
Ceci est pire que le madhab des Khawaridj parce qu'ils ont généralisé [cette mécréance à tous].
Traduction rapprochée : Ibn Hamza
Source : maslak.free.fr
copié de alminhadj.fr
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان