Iqâmat el Hudja - إقامة الحجة (L'établissement de preuves)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Iqâmat el Hudja - إقامة الحجة (L'établissement de preuves)
Que les Prières et les Salutations d'Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !
 
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit :
 
« Quant à moi, - ceux qui s'assoient avec moi le savent très bien -, je compte parmi les gens qui défendent avec le plus d'acharnement de condamner une personne en particulier d'apostat, de pervers, ou de désobéissant sauf s'il devient certain que les arguments prophétiques ont été fournis à son encontre (Qâmat el Hudja e-Risâliya) de sorte que toute personne qui les contredit est condamnable d'être soit apostat, soit pervers, ou soit désobéissant.
 
J'ai par ailleurs établi qu'Allah pardonne les erreurs commises par les membres de cette communauté : cela concerne aussi bien les paroles et les questions théoriques que les questions pratiques. »(1) 

Il a expliqué ailleurs :
« Si nous citons sans restriction les textes concernant le sort de l'homme dans l'Au-delà (el Wa'd wa el Wa'îd) et si nous employons les termes d'apostat (Takfîr) et de pervers (Tafsîq), nous ne pouvons pas faire entrer une personne en particulier dans leur sens général avant d'établir à son encontre ce qu'ils impliquent de façon irréfutable. » (2) 
 
Il a dit également :
« Les textes divins concernant le mauvais devenir de l'homme (Wa'îd) et ceux provenant des grandes références sur les questions du Takfîr, du Tafsîq, et autres, n'impliquent pas qu'ils faillent les appliquer à une personne en particulier sauf si celle-ci répond aux conditions pour le faire et si toute restriction en est exclue. » (3) 
 
Sheïkh el 'Uthaïmîn a dit à ce sujet :

« Ainsi, il devient clair que les paroles et les actes peuvent relever de l'apostasie ou de la perversité, mais cela ne veut pas dire que leur auteur soit un apostat ou un pervers sauf dans la mesure où les conditions requises pour le faire soient rassemblées (Tawaffur e-Shurrout) et où toute restriction en soit exclue (Intifâ el mawâni'). » (4)
 
Par conséquent, avant de condamner une personne d'innovateur (Mubtadi'), il faut considérer les deux principes suivants qui correspondent aussi à la question du Takfîr :
 

l'énoncé explicite des Textes que telle parole ou telle action innovée soit effectivement un acte pervers.

 

Que le statut en question (Tabdî') soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions du Tafsîq soient remplies et que toute restriction à le faire soit exclue. (5)


(1) Majmû' el Fatâwâ (229/3).
(2) Majmû' el Fatâwâ (28/500-501). 
(3) Idem. (10/372).
(4) El Qawâ'id el Muthla fi Sifât Allah wa Asmâihi (p.92).
(5) Voir : Mawqif ahll Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida' (1/233).

copié de alminhadj.fr
 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Des visages illuminés comme la pleine lune

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Des visages illuminés comme la pleine lune

D'après Abou Houreira رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit: 

 

"Certes le premier groupe qui va rentrer dans le paradis sera à l'image de la lune la nuit où elle est pleine, puis ceux qui les suivront seront plus lumineux que l'étoile la plus lumineuse du ciel. 


Ils n'urineront pas, ne feront pas leurs besoins, ne cracheront pas et ne se moucheront pas. 

 

Leurs peignes seront en or, leurs transpiration sera du musc, leur encensoir est de bois. 


Leurs épouses seront les houris, leurs comportements seront comme celui d'un seul homme, ils seront à l'image de leur père Adam, 60 coudées dans le ciel".

 

Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3327 et Mouslim dans son Sahih n°2834


عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم

إن أول زمرة يدخلون الجنة على صورة القمر ليلة البدر ثم الذين يلونهم على أشد كوكب دري في السماء إضاءة

لا يبولون ولا يتغوطون ولا يتفلون ولا يمتخطون

أمشاطهم الذهب ورشحهم المسك ومجامرهم الألوة ء الألنجوج عود الطيب ء

وأزواجهم الحور العين على خلق رجل واحد على صورة أبيهم آدم ستون ذراعا في السماء

رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٣٢٧ و مسلم في صحيحه رقم ٢٨٣٤

 

Et dans une autre version, il y a l'ajout suivant :

 

"chacun d'entre eux aura deux épouses, elles seront tellement belles que l'on peut voir la moelle de leur jambes à travers la chair.

 

Il n'y aura pas de divergences ni de haine entre eux, ils seront comme le coeur d'un seul homme.

 

Ils feront les louanges d'Allâh le matin et le soir".

 

Rapporté par Boukharî dans son Sahih n°3245 et Mouslim dans son Sahih n°2834


و في رواية

 لكل واحد منهم زوجتان يرى مخ سوقهما من وراء اللحم من الحسن

لا اختلاف بينهم ولا تباغض قلوبهم قلب واحد

يسبحون الله بكرة وعشيا

رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٤٥ و مسلم في صحيحه رقم ٢٨٣٤

D'après 'Abû Hazim, Sahl ibn Sa'd رضي الله عنه transmet que Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Entreront au Paradis soixante-dix mille ou sept cent mille de ma Communauté ('Abû Hazim ne sait pas lequel des deux nombres est le plus correct) liés les uns aux autres de sorte que leur premier ne franchira pas le seuil (du Paradis) sans que le dernier aussi le franchisse. 
 
Leurs visages auront l'aspect de la lune quand elle est pleine".
 
Rapporté par Boukharî dans son Sahih n°3247
 
 عن سهل بن سعد رضي الله عنه عن النبي صلى الله عليه وسلم قال
ليدخلن الجنة من أمتي سبعون ألفاً أو سبعمائة ألف لا يدخل أولهم حتى يدخل آخرهم
وجوههم على صورة القمر ليلة البدر
رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٤٧ 
رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٤٥ 
D'après 'Jârbir ibn 'Abd-Allâh رضي الله عنهما 'Abû Az-Zubayr transmit qu'on avait interrogé Jâbir ibn 'Abd-Allâh au sujet du Rassemblement. 
Celui-ci répondit :

"Nous serons rassemblés le Jour de la Résurrection et nous occuperons un espace plus étendu par rapport à celui qu'occuperont les autres communautés.

Celles-ci seront appelées l'une après l'autre, selon les idoles qu'elles avaient adorées.

Quant à nous, Allâh viendra nous demander: "Qui attendez-vous?".

- "Nous attendons notre Seigneur", dirons-nous.

- "Je suis votre Seigneur", répliquera Allâh.

- "Montre-Toi à nous pour que nous puissions Te voir", dirent-ils.

Allâh se présentera alors à eux, en riant, et leur demandera de Le suivre.

Puis, Il accordera une lumière à chacun d'eux, fidèle soit-il ou hypocrite.

Ils Le suivront ; Et traverseront alors le pont établi entre les deux extrémités de l'Enfer "As-Sirât" couvert de grappins et de grosses épines qui attraperont celui qu'Allâh veut.

La lumière accordée aux hypocrites s'éteindra alors que les fidèles passeront sains et saufs, les premiers à traverser le Sirât auront les visages illuminés comme la pleine lune.

Ils seront au nombre de soixante-dix milles et n'auront pas de compte à rendre.

Ceux qui les suivront, eux, auront les visages éclatants telle l'étoile la plus brillante.

 
Et ainsi de suite.

Puis, il sera temps d'intercession, grâce à laquelle seront sauvés de l'Enfer tous ceux qui attestaient que nulle divinité n'est digne d'adoration si ce n'est Allâh, et qui avaient au cœur fût-ce le poids d'un grain d'orge.

Ceux-ci seront rassemblés à la cour du Paradis ; Les hôtes du Paradis les aspergeront d'eau ce qui les ranimera et les fera renaître tout comme l'inondation fait renaître une graine et leurs brûlures alors disparaîtront.

Ils ne cesseront d'implorer Allâh jusqu'à ce qu'ils obtiennent tout le bien du bas-monde ainsi que son décuple."

 
Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°278
 
 حدثني عبيد الله بن سعيد وإسحق بن منصور كلاهما عن روح قال عبيد الله حدثنا روح بن عبادة القيسي حدثنا ابن جريج قال أخبرني أبو الزبير أنه سمع جابر بن عبد الله يسأل عن الورود فقال
نجيء نحن يوم القيامة عن كذا وكذا انظر أي ذلك فوق الناس قال فتدعى الأمم بأوثانها وما كانت تعبد الأول فالأول ثم يأتينا ربنا بعد ذلك فيقول من تنظرون فيقولون ننظر ربنا فيقول أنا ربكم فيقولون حتى ننظر إليك فيتجلى لهم يضحك قال فينطلق بهم ويتبعونه ويعطى كل إنسان منهم منافق أو مؤمن
نورا ثم يتبعونه وعلى جسر جهنم كلاليب وحسك تأخذ من شاء الله
ثم يطفأ نور المنافقين ثم ينجو المؤمنون فتنجو أول زمرة وجوههم كالقمر ليلة البدر
سبعون ألفا لا يحاسبون
ثم الذين يلونهم كأضوإ نجم في السماء ثم كذلك ثم تحل الشفاعة ويشفعون حتى يخرج من النار من قال لا إله إلا الله وكان في قلبه من الخير ما يزن شعيرة فيجعلون بفناء الجنة ويجعل أهل الجنة يرشون عليهم الماء حتى ينبتوا نبات الشيء في السيل ويذهب حراقه ثم يسأل حتى تجعل له الدنيا وعشرة أمثالها معها
رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٧٨

 Publié par 3ilmchar3i.net

Partager cet article

La tentation et l’épreuve

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La tentation et l’épreuve
Allah exalté a dit (traduction rapprochée) : 
 
« Est- ce que les gens pensent qu'on les laissera dire: "Nous croyons!" sans les éprouver? Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; (Ainsi) Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent. » (sourate Al-'Ankaboût[29], v2-3) 

-La dureté de cette épreuve dépend de la foi de la personne

D'après Sa'd (qu'Allah l'agrée) : j'ai demandé au messager d'Allah صلى الله عليه وسلم : quels sont les gens les plus éprouvés ? 

Il a dit : 
 
« les gens les plus éprouvés sont les prophètes puis ceux qui leur succèdent en degré. L'homme est éprouvé selon le degré de sa piété. Si sa foi est solide, son épreuve est encore plus dure, et si sa foi n'est pas solide, il sera éprouvé selon le degré de sa foi. Le croyant ne cesse d'être éprouvé jusqu'à ce qu'il marche sur terre lavé de toute faute »
[rapporté par El-Tirmidhi, Ibn-Mâjah, El-Dârimi, El-Tahhâoui, IbnHibbân, El-Hâkim et Ahmed avec une chaîne de transmission authentique]. 
 
-L'épreuve sert aussi à expier les péchés

D'après Abou-Sa'id El-Khoudri et Abou-Hourayra (qu'Allah les agrée) que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

« Tout ce qui arrive au musulman comme fatigue, maladie, angoisse, tristesse, et tout mal ou peine, ou même une épine qui le pique, sert qu'Allah lui expie une part de ses péchés »
[rapporté par El-Boukhari et Mouslim]. 

-L'épreuve peut aussi toucher le croyant pour l'élever en degré dans l'au-delà s'il patiente et endure

D'après Abou-Hourayra (qu'Allah l'agrée) : 

« parfois un homme a un certain statut chez Allah qu'il ne parvient pas à atteindre par le travail. Allah ne cesse alors de l'éprouver avec ce qu'il déteste jusqu'à ce qu'Il l'y fasse parvenir »
[rapporté par Ibn-Hibbân et El-Hâkim avec une chaîne de transmission authentique]. 

Dans ce cadre rentre la maladie, il se peut qu'Allah expie les péchés de quelqu'un avec une maladie qui l'atteint. 

D'après Âicha (qu'Allah l'agrée), le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

« Si le croyant souffre, Allah le libère des péchés comme le soufflet (du forgeron) libère l'acier de ses impuretés »
[rapporté par El-Boukhâri, Ibn-Hibbân et El-Tabarâni avec une chaîne de transmission authentique]. 

C'est pour cela que le prophète صلى الله عليه وسلم nous a appris à prier et à demander la purification 'Tahoûr' pour le malade, espérant ainsi qu'Allah le purifie de ses péchés.

Finalement, le châtiment et la punition anticipée pour le pieux serviteur n'est qu'une bonne chose pour lui, il devra donc ne pas désespérer et ne pas dévier du droit chemin car les tourments de l'au-delà sont plus durs et plus durables tandis que le châtiment dans ce bas monde quelque soit sa dureté, il disparaît en général après un court moment. 

D'après Anas (qu'Allah l'agrée) le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

« Si Allah veut le bien pour Son esclave, il lui anticipe le châtiment dans ce bas monde. Et s'Il veut le mal pour Son esclave, il le laisse avec son péché jusqu'à ce qu'il en soit châtié le jour du jugement »
[rapporté par El-Tirmidhi et El-Hâkim avec une chaîne de transmission authentique]. 

 
Texte issu du livre « Informations importantes sur la religion que beaucoup de musulmans ne connaissent pas» 
Traduit par Abou-abdillah El-Wahrâni 
copié de alminhadj.fr
 
 
Cheikh Mohammad Ibn Jamil Zinou - الشيخ محمد بن جميل زينو

Publié dans Rappels - تذكر

Partager cet article

Ceci est ma voie j'appelle à Allah avec clairvoyance... (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ceci est ma voie j'appelle à Allah avec clairvoyance... (dossier)

Voici l'explication du verset 108 sourate 12 :

 
سُوۡرَةُ یُوسُف
 
قُلۡ هَـٰذِهِۦ سَبِيلِىٓ أَدۡعُوٓاْ إِلَى ٱللَّهِ‌ۚ عَلَىٰ بَصِيرَةٍ أَنَا۟ وَمَنِ ٱتَّبَعَنِى‌ۖ وَسُبۡحَـٰنَ ٱللَّهِ وَمَآ أَنَا۟ مِنَ ٱلۡمُشۡرِكِينَ 
 
Dis : « Ceci ma voie, j'appelle les gens à Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente Gloire à Allah ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. »
 
tirée de l'explication du grand savant 'Abder Rahman ibn Nâsir as Sa'dî rahimahoullah

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Abu 'Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di - الشيخ عبد الرحمن بن ناصر السعدي

Partager cet article

Complément sur les principes de la croyance

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Complément sur les principes de la croyance

Tout qui est en accord avec le Livre et la Sunna Authentique est accepté et tout qui est en opposition avec cela est rejeté.

 
La première chose qui distingue Ahl Sunna wal-Jama'a de tous les autres (groupes) est la méthodologie par laquelle ils acquièrent leurs sciences (de la religion) et la source de la Vérité dont ils tirent leurs croyances, concepts, actes d'adoration, affaires (avec les gens), leur mode de conduite et leurs manières.
 
La source de Science et Vérité dans toutes les diverses branches de la science pour Ahl As-Sunnah est le Livre d'Allâh et la Sunna de Son Messager صلى الله عليه وسلم.
 
Aucune parole autre que la Parole d'Allah et aucune guidée autre que la guidée du Messager صلى الله عليه وسلم ne prévaut.
 
Il n'y a personne qui est préservé  de faire des erreurs (dans la religion) sauf le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.
 
Ahl Sunna ne considère personne comme étant préservé de l'erreur en ce qui concerne la religion sauf le Messager صلى الله عليه وسلم.
 
Les savants ne sont pas préservés de faire des erreurs, mais plutôt les paroles de chacun peuvent être acceptées ou rejetées sauf celles du Messager صلى الله عليه وسلم.
 
Donc les paroles et les déclarations des savants de Ahl Sunna suivent nécessairement ou sont conformes à la Sunna du prophète صلى الله عليه وسلم et ne la précèdent ou ne la devancent pas.
 
 L'Ijma' (concensus) des Salaf As-Salih (Pieux Prédécesseurs) est considéré selon la Shari'a comme une preuve à laquelle il est nécessaire de s'accrocher pour ceux qui viennent après eux.
 
Et Ahl Sunna wal-Jama'a croit que les mieux informés de la création en ce qui concerne la religion d'Allâh après le prophète صلى الله عليه وسلم sont les Compagnons (qu'Allâh les agrée) et les Salaf As-Salih.
 
Quelles que soient les affaires ou les questions religieuses sur lesquelles ils s'unissent/sont d'accord, elles sont préservées d'être erronées et il n'est [permis] à personne de le délaisser.
 
Leur Ijma' est une preuve de Shari'a à laquelle il est obligatoire de s'accrocher pour ceux qui viennent après eux.
 
Tous ceux qui s'accrochent à leur Ijma' sont [donc] ceux qui adhèrent strictement à la Jama'a (le groupe).
 
Ils n'acceptent ou n'affirment aucun discours ou Ijtihad qu'après l'avoir confronté à ces trois sources : le Livre, la Sunna Authentique et l'Ijma' des Salaf.
 
Ahl Sunna s'accroche [à la Sunna] avec laquelle le Messager صلى الله عليه وسلم est venu et adhérent [à la Jama'a] du Prophète صلى الله عليه وسلم qui sont les Compagnons (qu'Allâh les agrée) et ceux qui suivent leur voie et adoptent leur méthodologie.
 
Ils n'acceptent pas d'Ijtihad ou de discours de quiconque qu'après l'avoir confronté au Livre, à la Sunna Authentique et à  l'Ijma' des Salaf.
 
Ils ne contredisent pas le Qur'an ou la Sunna avec leur 'Aql (Intellect) ou les avis ou l'analogie.
 
Et (donc) Ahl Sunna wal-Jama'a ne suivent ou ne s'accrochent qu'à la science et à la pratique des Salaf As-Salih et quiconque prend d'eux, persévère dans leur jama'a, voyage sur leur pas et se limite à leurs principes/bases.
 
Ceci parce que les Compagnons (qu'Allâh les agrée) ont appris le tafsir (l'explication) du Qur'an et le Hadith du Messager صلى الله عليه وسلم, et les ont ensuite appris au Tabi'in, mais n'ont pas devancé Allâh et Son Messager par un avis, sentiment, un avis, une révélation soudaine (comme les soufis) ou d'autres choses.
 
La Jama'a (le Groupe uni sur la Vérité, avec laquelle le Messager صلى الله عليه وسلم est venu, en termes de paroles et d'actions) est le moyen de délivrance dans cette vie et dans l'Autre.
 
Ahl Sunna s'accroche à la Jama'a du Messager صلى الله عليه وسلم se détournant des lieux de séparation et de différence, s'accrochant fermement à la totalité du Livre, de la Sunna et de l'Ijma' (accord unanime des compagnons), tandis qu'ils se tiennent loin des lieux obscurs et vagues (dans le Livre et la Sunna) qui séparent et rompent l'union.
 
Ceci parce que la Jama'a (pour eux) est le moyen de Délivrance dans cette vie et l'Autre.
 
Ils ne rendent pas obligatoire la connaissance d'un type particulier de science à celui qui en est incapable et qui convient à la personne capable seulement.
 
Ahl Sunna croit à tout ce avec quoi le prophète صلى الله عليه وسلم est venu.
 
Cependant, ils différencient entre celui qui est capable et celui qui ne l'est pas, en ce qui concerne la connaissance détaillée de ce avec quoi le Messager صلى الله عليه وسلم est venu.
 
Et c'est un principe puissant : beaucoup d'épreuves sont arrivées (à la Umma) en raison de l'absence de sa compréhension.
 
Que la paix et les bénédictions soient sur le Messager d'Allâh, sur ses Compagnons et tous ceux qui suivent leurs pas jusqu'au Jour de la Résurrection.
 
Résumé d'un extrait de majmu' Al-Fatawa
 Publié par salafs.com

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Partager cet article

Concernant la prise de photos et celui qui les garde dans un endroit caché

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Concernant la prise de photos et celui qui les garde dans un endroit caché

Question :

 

Quel est le jugement de la prise d'images par un appareil photographique, et de celui qui garde certaines photographies, mais qui les laissent dans un endroit caché comme un sac ?

 

Réponse :

 

Cette question est composée de 2 parties.

 

La première concerne le jugement général de la réalisation d'image de ce qui possède une âme, que ce soit avec l'appareil photographique, ou la caméra vidéo, ou par le dessin manuel :

 

-Et tout cela entre dans ce que les textes ont cité, parce que les textes n'ont pas préciser d'exception en cela.

 

Il a dit, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui :

 

كل مصور في النار

 

"Tout faiseur d'images est en enfer"

 

Et il a dit, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur Lui :

 

إن أشد الناس عذابا يوم القيامة المصورون

 

"Les plus châtiés des gens le jours du jugement sont les faiseurs d'images"

 

et d'autres choses encore.

 

Et on peut restreindre de cela ce qui est obligatoire pour un besoin, comme la photographie de la carte d'identité, ou du passeport, ou le permis de conduire.

 

Et aussi pour la sécurité civile, si elle diffuse dans ses différents postes la photographie d'une personne ayant commis un acte répréhensible dans le but de l'appréhender, et de se méfier de lui, jusqu'à ce que son mal ne puisse plus se répandre.

 

Et sa photographie peut être présentée et diffusée à ceux qui peuvent le connaître ou le croiser afin qu'il soit arrêté.

 

Je pense que pour tout cela il n'y a aucun mal incha Allah Ta'ala.

 

Et pour cela, voilà comme preuve, que celui qui a autorisé cela, prétend que cela est juste une image comme l'ombre.

 

Alors la réponse est tout d'abord que cela est une image, un dessin, dans la langue, et dans l'esprit des gens, et de même légalement dans le sens des textes.

 

Et cela est général, et il n'y a pas à restreindre une chose d'une autre, je veux dire dans le cas où ce qui est représenté possède une âme.

 

-Deuxièmement, nous disons que votre parole se base sur un rapprochement entre deux opposés.

 

Car celui qui regarde une ombre ne sait pas à qui elle appartient, alors que celui qui regarde une photographie il sait de qui il s'agit. Si c'est un homme ou une femme, jeune ou vieux, et il le reconnaît, et il dit c'est untel ou untel.

 

-Troisièmement, si tu vas chez le photographe, et tu lui dis, prend l'image de mon ombre, il ne comprendra pas ce que tu veux lui dire, alors tu lui dis, que tu le veuilles ou non, fait mon portrait, prends une image de moi.

 

Et on n'a jamais entendu dire prend une image de mon ombre.

 

-Quatrièmement, et c'est un point de vue, est que cette photographie ressemble à celui qu'elle représente plus qu'un simple dessin, les traits et les formes apparaissent plus.

 

Cela pour la première question.

 

Et la deuxième partie de la question concerne le fait de mettre ces photographies dans un endroit inaccessible, comme un sac :

 

Nous disons que :

 

-S'il y a une bonne raison pour garder ces photographies, car on peut nous en demander de temps à autre pour le travail, ou alors la sécurité civile parfois nous en demande, ou bien que l'obtention du permis de conduire soit proche, et qu'il ne veuille pas avoir besoin de réaliser plusieurs fois des photographies et donc il préfère en avoir en permanence sous la main en cas de besoin, dans ce cas là il est autorisé d'en garder, tout en les cachant comme tu l'as précisé dans ta question, dans un tiroir ou un sac.

 

-Mais si c'est juste une question de garder des photographies, et qu'il sait qu'il n'en aura aucun besoin alors je lui recommande de les détruire, de peur que ses héritiers ne les trouvent après sa mort, et qu'ils ne les prennent pour se rappeler de lui quand il était vivant, et cela est une tentation.

 

Et cela est ce qu'il m'a été donné de voir à travers ta question, et Allah est plus savant.

 

Publié par al.athar.free.fr

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - الشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

Partager cet article

Les prédécesseurs et leur attitude quant à donner une fatwa

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les prédécesseurs et leur attitude quant à donner une fatwa

Sache - qu'Allah nous facilite ainsi qu'à tous les musulmans la voie vers ce qu'Il aime et ce qu'Il agrée - que le fait de donner des avis juridiques (Al-Futiyâ ou Al-Iftâ') est une chose de la plus grande importance. 

 
Les Pieux Prédécesseurs (As-Salaf) refusaient de donner des avis juridiques, ils étaient extrêmement stricts à ce sujet, et ils fuyaient cette responsabilité, contrairement à ce que font les savants à notre époque. 
 
-'Abdur-Rahmân ibn Abî Layla a dit : « J'ai connu cent vingt Compagnons du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, et lorsqu'on les interrogeait sur un sujet, ils se renvoyaient les uns vers les autres, jusqu'à ce que la personne revienne au premier Compagnon. »
 
Dans une autre version, ils ne citaient pas un hadith sans qu'ils n'aient souhaité que ce soit leur frère qui le cite à leur place, et ils ne prononçaient d'avis juridiques qu'en souhaitant que leur frère l'ait fait à leur place. 

 

-L'imam Ahmad et d'autres ont réprouvé ceux qui se précipitent pour donner leur avis sur une question en disant : « Le plus empressé de vous à donner des avis juridiques est le plus empressé à rentrer dans le Feu. » 
 
-L'imam Ahmad a dit aussi : « Il ne convient pas de répondre à tout ce sur quoi on est interrogé » ; il dit encore : « Il ne convient pas à quelqu'un de donner des avis juridiques tant qu'il ne possède pas cinq qualités :

 

La première : qu'il ait une intention pure, c'est-à-dire qu'il fasse cela pour Allah le Très-Haut uniquement, et qu'il ne le fasse pas pour qu'on lui confie une responsabilité ou autre, et s'il n'a pas une intention pure, il n'aura pas de lumière [pour se guider], et sa parole ne sera pas éclairée ;

 

La deuxième : qu'il soit sage et réfléchi (Halîm) (1), jouisse de respect (Waqqâr) et qu'il ait du sang-froid (Sakînah), sinon, il ne pourra pas assumer la tâche d'énoncer les avis juridiques ;

 

La troisième : qu'il soit fort dans son domaine et dans la connaissance, sinon, il s'expose à un grand danger ;

 

La quatrième : qu'il ne soit pas dans le besoin, auquel cas les gens le mépriseraient ; il aurait besoin d'eux et de ce qu'ils possèdent, et les gens subiraient de sa part un dommage (2) ;

 

La cinquième : qu'il connaisse la nature humaine, qu'il soit conscient des des ruses et des trahisons des gens, afin qu'il soit sur ses gardes, et qu'ils ne l'entraînent pas dans les actes interdits. » 


Prends donc bien ces choses en considération. 
 

-Al-Maymûnî rapporte que l'imam Ahmad, qu'Allah l'agrée, fut interrogé à propos d'un hadith, et il dit : « Demandez à ceux qui connaissent la signification des mots insolites (al-Gharîb), car pour ma part, je crains de me prononcer sur la parole du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, sans être sûr et de commettre une erreur. » 
 
-Abû Dâwûd At-Tayâlissî a dit : « J'ai entendu Shu'ba dire : « J'ai interrogé Al-Asma'î à propos de la parole du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui : « ... Cela couvre mon cœur ». Que veut dire « cela couvre » ? » Il [Al-Asma'î] répondit : « C'est à moi que tu poses la question sur le hadith du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui ? » Je lui dis : « Oui. » Il me dit alors : « Si tu m'avais posé la question sur autre chose que la parole du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, je te l'aurais expliqué, mais je n'ai pas l'audace de te répondre sur le Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui ». »  

 

-Al-Asma'î rapporte de Mu'tamir ibn Sulaymân, qui le tient de son père : « Ils (les savants ou les Salaf) craignaient d'expliquer le hadith du Messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui, comme ils craignaient d'expliquer le Coran. » 
 
Al-Khallâl rapporte que l'imam Ahmad se rendait chez Abû 'Ubayd pour demander la signification de mots insolites (al-Gharîb). (3)
 
-Ibn 'Abbâs, qu'Allah l'agrée, a dit : « Lorsque le savant ne se prononce pas et dit : « Je ne sais pas », il est l'objet d'attaques, alors que, lorsque le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, le chef des musulmans et le meilleur des hommes était interrogé, il ne répondait qu'après que la révélation lui soit venue du ciel. » 
Ash-Sha'bî a dit : « Dire 'je ne sais' représente la moitié de la science. » 

-L'imam Ahmad a dit dans une version d'Al-Marwadhî : « [L'imam] Mâlik posait des questions, il changeait d'avis, s'assurait de la fiabilité des informations [avant de se prononcer], et ceux-là font des analogies par rapport à ce qu'il a dit et ils disent : « Mâlik a dit ». » 

-(L'imam) Ahmad a dit, dans une version d'Al-Marwadhî : « Il ne convient pas de se prononcer sur tout », et il a cité le hadith du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qui disait lorsqu'il était interrogé : « Je ne sais pas, il faut que je demande à Jibrîl. » 

-'Abdullah (le fils de l'imam Ahmad) a dit : « J'ai entendu mon père dire : « Sufiyân (Ath-Thawrî) ne se prononçait presque jamais sur des affaires de divorce, et il demandait (aux gens de science de son entourage) : « Qui maîtrise cette question, qui maîtrise ce domaine ? ». » (4)

-Il a dit selon une version d'Al-Hârith : « J'aurais souhaité que personne ne me pose jamais aucune question », ou « Rien n'est plus pénible pour moi que ces questions [...]. » 

En particulier, les questions de divorce et d'adultère... Al-Athram rapporte de lui (Ahmad ou Thawrî ?) qu'il lui a posé une question, et il lui a dit : « Comment ? Tu connais bien cela ! » Il répondit : « Non, je ne connais pas cela, moi. » 

Je l'ai entendu dire : « Elle (il voulait dire la science) ne tombe pas du ciel. »  

-Et Sufiyân a dit : « Parmi les épreuves qui touchent la personne si elle est versée dans la science de la religion, est qu'elle aime parler plus que de se taire. » 


-Al-Marwadhî a dit : « J'ai dit à Abû 'Abdillah (l'imam Ahmad) : « Les gens croient que le savant sait tout. » et il m'a dit : « Ibn Mass'ûd, qu'Allah l'agrée, a dit : « Celui qui répond à toutes les questions que les gens lui posent est un fou. » et Abû 'Abdillah réprouva le fait de se précipiter dans les questions et les réponses. » 

-Et il (Al-Marwadhî) a dit : « J'ai entendu Abû 'Abdillah dire : « Que le serviteur (d'Allah) craigne Allah et qu'il fasse attention à ce qu'il dit et ce à propos de quoi il parle, car on lui demandera des comptes [le jour du Jugement]. »  

-Il (l'imam Ahmad) a dit : « Il ne convient pas que celui qui prononce des avis juridiques aux gens cherche à gagner les gens à ses opinions, et qu'il soit dur avec eux. » 

-Dans une version d'Al-Qâssim, il a dit : « Il convient plutôt qu'il leur recommande l'opinion claire, celle sur laquelle il n'y a aucun doute, et si seulement les gens, lorsqu'on leur recommande la chose authentique, [se contentaient de l'appliquer], sans en rajouter. » 

-Muhammad ibn Tâhir a rapporté que l'imam Ahmad fut interrogé sur une question de divorce, et il dit : « Demande à autre que moi, car je ne me prononce absolument pas sur les questions de divorce. » (5) 

-Dans une version d'Ibn Mansûr, (l'imam Ahmad a dit) : « Que l'humiliation et le rabaissement soit sur toi, le savant qui répond à tout ce sur quoi tu es interrogé. » 

-Il a dit aussi : « Celui qui informe les gens (ou se prononce) sur tout ce qu'il entend est un fou. » Ahmad a dit, dans une version d'Ahmad ibn 'Alî Al-Abâr : « Un homme dit à Ahmad : « Je te jure par Allah que je ne connais pas la réponse ! », et il lui répondit : « Si seulement, quand tu ne sais pas, moi, je savais ! »

-Dans une version d'Al-Marwadhî : « Celui qui prononce des avis juridiques aux gens endosse une responsabilité immense [...] Celui qui prononce des avis doit connaître les avis de ceux qui l'ont précédé, sinon qu'il s'abstienne d'émettre des décrets. » 

-Dans une version d'Al-Maymûnî, il a dit : « Celui qui parle dans une question dans laquelle personne ne l'a précédé, je crains qu'il tombe dans l'erreur. » 

-Ath-Thawrî a dit : « Nous continuerons d'apprendre tant que nous trouverons quelqu'un pour nous enseigner. »

-Ahmad a dit : « Jusqu'à présent, nous sommes en train d'apprendre. » Et Ishâq ibn Ibrâhîm lui a posé la question concernant la signification du hadith : « Le plus audacieux d'entre vous à prononcer des avis juridiques est celui qui craint le moins le Feu. », et Abû 'Abdillah a répondu : « Il se prononce sur une question qu'il n'a jamais entendu. » 

-Muhammad ibn Abî Harb a dit : « J'ai entendu que l'on a interrogé Abû 'Abdillah sur une personne qui prononce des avis sans science, et il a dit : « On rapporte d'Abû Mûssâ qu'il a dit : « Il sort de la religion. » 

-Al-Marwadhî a rapporté qu'un homme se prononça sur une chose et Abû 'Abdillah le désapprouva : « Ceci est dû à son amour pour ce bas monde : on l'interroge sur un domaine qu'il ne maîtrise pas et il répond quand même. » 

-Ibn Hammâd a dit : «  Je posais des questions à Ibrâhîm et il voyait à mon visage que je n'avais pas compris ; il recommençait son explication jusqu'à ce que je comprenne. » Rapporté par Al-Khallâl et d'autres. 

-Ibn Wahb a rapporté de Yûnus qui le rapporte d'Az-Zuhrî : « Abû Bakr As-Siddîq, qu'Allah l'agrée, cita un hadith à un homme ; celui-ci lui demanda plus d'explication. As-Siddîq dit alors : « Le hadith est tel que je te l'ai cité, et que je sois méprisé si je dis quelque chose à propos de quoi je ne sais rien. »

-On rapporte aussi d'Abû Hurayra de plusieurs sources, un hadith remontant au Prophète :

« Celui qui prononce des avis sans être sûr de ce qu'il dit, le péché retombe sur celui qui a donné l'avis. » (6) 

Et dans une autre version : « Celui qui prononce des avis sans science, le péché retombe sur celui qui a donné l'avis. »

Ces deux hadiths sont rapportés par Ahmad. Le premier est rapporté par Ibn Mâjah, et le second par Abû Dâwûd, et c'est un hadith Jayyid dont les voies sont citées dans Hawâshîl-Muntaqâ. 


-Az-Zuhrî a rapporté de Khâlid ibn Aslam qui a dit : « Nous étions avec Ibn 'Umar lorsqu'un bédouin lui demanda : « Est-ce la tante paternelle hérite ? » Il lui répondit : « Je ne sais pas. » Le bédouin lui dit : « Toi ? Tu ne sais ? » Ibn 'Umar dit : « Non, va voir les savants et pose-leur la question. » Lorsque l'homme partit, Ibn 'Umar embrassa sa main et dit : « C'est bien vrai ce qu'a dit Abû 'Abdir-Rahmân (Ibn Mass'ûd) : on lui a posé une question sur une chose qu'il ne savait pas et il a dit : 'Je ne sais pas'. » 

-Abû Hussayyin 'Uthmân ibn 'Âssim le Successeur (Tâbi'î) a dit : « Vous vous prononcez sur des questions qui, si elles avaient été posées à 'Umar, il aurait réuni tous les gens qui ont participé à la bataille de Badr [pour statuer dessus]. » 

-Al-Qâssim et Ibn Sirîn ont dit : « Il vaut mieux qu'un homme meure ignorant plutôt qu'il dise des choses sur lesquelles il n'a aucune science. »

-Mâlik rapporte d'Al-Qâssim ibn Muhammad a dit : « C'est une faveur que l'homme se fait à lui-même que de ne parler que dans la limite de ce qu'il connaît. »  

-Mâlik (ibn Anas) a dit : « C'est une preuve de la compréhension de la personne qu'elle dise : « Je ne sais. » Il se peut que grâce à cela, Allah lui facilite la voie vers le bien. »

-'Abdur-Razzâq ibn Mu'ammar a dit : « Un homme interrogea 'Amr ibn Dinâr à propos d'une chose et il ne répondit pas. L'homme dit alors : « J'ai cette affaire sur la conscience, alors réponds-moi. » Il ('Amr) dit : « Je préfère encore que tu aies cette affaire aussi grosse qu'Abû Qubays sur la conscience plutôt que de l'avoir sur ma conscience, ne serait-ce que de l'épaisseur d'un cheveu. » 

-Ibn Mahdî a dit : « Un homme interrogea l'imam Mâlik ibn Anas, et il tarda à lui répondre. L'homme insista et Mâlik dit : « Mâsha Allah, un tel ! Je ne me prononce que ce sur quoi je pense est bien, et je ne maîtrise pas la question que tu m'as posée. » »

-Ibn Wahb a dit : « J'ai entendu Mâlik dire : « L'empressement à se prononcer sur des avis juridiques est une sorte d'ignorance et de stupidité. » » 

-Yahiya ibn Sa'îd a dit : « Sa'îd ibn ul-Mussayib ne prononçait presque jamais d'avis ni ne parlait, sans qu'il ne dise : « Ô Allah ! Epargne-moi et épargne-les de moi. » Rapporté par Al-Bayhaqî et d'autres.

... C'est d'autant plus vrai lorsque la personne qui prononce les avis juridiques se connaît elle-même et sait bien qu'elle n'est pas capable de se prononcer, car elle ne réunit pas toutes les conditions, ou une chose l'en empêche, mais que les gens ne le savent pas.

Dans ce cas, il lui est interdit de donner des avis aux gens, sans aucun doute ; il va au devant de commettre l'interdit, d'autant plus, s'il est motivé par un intérêt de ce bas monde.

Quant aux Pieux Prédécesseurs, il délaissait cela par peur, en espérant que quelqu'un d'autre pourrait répondre à leur place, car il se peut que quelqu'un soit mieux placé qu'eux pour prendre cette responsabilité.


-Ibn Ma'în a dit : « Celui qui enseigne les hadiths alors qu'il y a dans la région quelqu'un qui est plus savant que lui dans le hadith est un imbécile. » 

-Mâlik a dit : « Je n'ai commencé à donner des avis juridiques qu'après que soixante-dix savants aient témoigné que j'en étais capable. » 

-Ibn 'Uyayna et Sahnûn ont dit : «  Les plus courageux à prononcer des avis juridiques sont ceux qui ont le moins de science. » Et Sahnûn a dit : « Les pires des gens sont ceux qui vendent (leur place) dans l'au-delà pour (un intérêt de) ce bas-monde (pris) à un autre. »

-Il a dit : « L'épreuve de répondre correctement est pire que d'être éprouvé par l'argent. » 

-Sufiyân a dit : « J'ai connu les savants (jurisconsultes) qui détestaient répondre aux questions et prononcer des avis. Ils ne se prononçaient que s'ils n'avaient pas trouvé d'autre issue. »

-Il a dit aussi : « Les gens les plus savants sur les avis juridiques sont ceux qui en disent le moins, et les plus ignorants sont ceux qui parlent le plus. » 

-Rabî'a pleurait et on lui demanda pourquoi il pleurait. Il dit alors : « On a interrogé une personne qui n'a pas de science (c'est-à-dire lui-même). »

-Il a dit aussi : « Certains parmi ceux qui donnent des avis méritent plus la prison que les voleurs ! » 

-Certains savants ont dit à des muftis : « Si on t'interroge, que ton souci ne soit pas de dégager celui qui te pose la question, mais plutôt de te dégager toi-même (de cette responsabilité). » 

-Lorsque Qatâda s'assit pour donner des avis juridiques, on lui demanda : « Sais-tu dans quelle situation tu t'es mis ? Tu t'es mis, ô Qatâda, entre Allah et ses créatures, pour dire : « Ceci est correct et ceci ne l'est pas. » » 

-Certains ont dit : « Le savant s'interpose entre Allah et ses créatures (7) ; prenez donc garde à la manière dont vous vous interposez entre eux. » 

-Lorsque l'on posait une question dans le licite et l'illicite à Ibn Sirîn, son visage changeait de couleur, et il se transformait à tel point que l'on aurait cru que ce n'était plus lui. 

-Quand on interrogeait (Ibrâhîm) An-Nakha'î, on pouvait lire la désapprobation sur son visage et il disait : « Tu n'as trouvé personne d'autre que moi à qui poser la question ? » 

-Sa'îd Ibn Jubayr a dit : « Malheur à celui qui dit quand il ne sait pas : « Je sais. » » 

-On rapporte de Mâlik que lorsqu'il se prononçait sur une question, c'est comme s'il était debout, entre l'Enfer et le Paradis. 

-An-Nakha'î a dit : « Je me suis prononcé mais si j'avais trouvé la moindre échappatoire, je ne l'aurais pas fait. Et l'époque où je serais le savant des gens de Kûfa sera une mauvaise époque. »

-Ibn 'Uyayna a dit : « Cette responsabilité n'est pas pour ceux qui veulent que les gens aient besoin d'eux, mais elle est plutôt pour ceux qui voudraient qu'il se trouve quelqu'un pour s'en occuper à leur place. » 

-On interrogea 'Umar ibn 'Abdil-'Azîz sur une question et il dit : « Je n'ai pas le courage de me prononcer. » 

Allah est le Plus Savant et la prière et salut d'Allah sont sur le Prophète, sa famille et ses Compagnons.

(1) Le trait de caractère (al-Hilm) est très complet car il signifie tout à la fois : maîtrise de soi, patience, indulgence, clémence, bonté et sagesse. C'était une des qualités fortes du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui.
(2) Car il leur donnerait l'avis juridique qui serait dans son intérêt matériel personnel.
(3) L'auteur veut dire par là que le savant qu'était l'imam Ahmad, malgré toute sa science, qui était certainement plus vaste que celle d'Abû 'Ubayd, n'hésitait pas à poser des questions et ne se fiait pas qu'à sa propre science. Cela montre aussi la modestie dont il faisait preuve.
(4) Alors qu'il était la référence de son époque dans le domaine de la science de la religion.
(5) J'ai entendu dire que cheikh 'Abdul-Muhsin Al-'Abbâd ne se prononce jamais sur des affaires de divorce. Le divorce est une question qui porte à conséquence car elle sépare des gens et brise des familles. Beaucoup de savants renvoient ces questions devant le juge qui tranche dans ce domaine, après avoir auditionné les deux parties.
(6) C'est-à-dire le péché qui va résulter de l'action qui est elle-même la conséquence de l'avis juridique erroné. Imaginez que quelqu'un dise à une personne de ne pas rattraper une prière ou un jour de jeûne, ou de ne pas rendre une somme d'argent, etc, alors que c'est le contraire qui est correct !
(7) C'est-à-dire qu'il explique la science d'Allah aux créatures.
(extraits de Îqâdh ul-Himam de cheikh Abdul-'Azîz As-Salmân - rahimahullah)

 

copié de fatwas.online.fr

 

Cheikh Abdul-'Azîz As-Salmân - الشيخ عبد العزيز بن محمد السلمان

Partager cet article

Est-ce que la femme doit couvrir ses pieds et ses mains en prière ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Est-ce que la femme doit couvrir ses pieds et ses mains en prière ?

L'Imâm Mansoûr Ibn Yûnus al-Bahoûtî [dans « ar-Rawdh al-Mourbi'Charh Zâd al-Moustaqni' »] dit :

 

«Toute la femme libre est 'Awrah [partie à dissimuler] en dehors de son visage. »

 

Cheikh Ibn 'Uthaymîn (rahimahullâh) explique [de cette parole] :

 

Il est obligatoire pour elle [selon le sens de cette parole] de dissimuler l'ensemble de son corps en dehors de son visage.

 

Il n'y a pas de preuve claire sur cette question.

 

C'est pourquoi SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) soutient que la femme libre doit couvrir tout son corps à l'exception de ce qu'elle laisse apparaître habituellement dans sa maison, à savoir le visage, les paumes et les pieds.

 

Il dit : 

« Les femmes à l'époque du Messager d'Allâh (salllallahu 'alayhi wa sallam) avaient l'habitude dans leurs maisons de porter des chemises. Cependant toute femme ne possédait pas deux habits.

C'est pourquoi quand le sang des menstrues entachait l'habit, elle lavait le point souillé et priait vêtue du même habit ». 

Voir pour plus de détails Madjmu'al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, Vol-22 p.109-120

 

Aussi, les pieds et les paumes ne font pas partis de ce qui doit être couvert par la femme qui prie.

 

Ce qui ne veut pas dire qu'il est permis [à l'homme] de les regarder.

 

Sur cette base d'absence de preuve qui pourrait rassurer sur la question, j'adopte la position de SHeikh al-Islâm sur cette question et je dis : ce qu'il dit est apparemment juste même si nous ne pouvons assurément le qualifier comme tel.

 

Car, même quand la femme est vêtue d'un habit qui touche le sol, elle peut laisser l'intérieur de ses pieds se découvrir en cas de prosternation [...] 

 

Kitâb « ach-Charh al-Moumti' 'ala Zâd al-Moustaqni' » de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, 2/160-161

 

Question :

 

Quel est le jugement sur le fait de montrer les pieds et les mains pour la femme pendant la prière, sachant qu'elle n'est pas devant des hommes, mais dans sa maison ?

 

Réponse :

 

Ce qui est bien connu [sur la question] dans le Madhhab [dogme] Hanbalite - rahimahum Allâh - est que toute la femme adulte libre est « 'Awrah » [partie à dissimuler] dans la prière en dehors du visage ; et d'après cela, il n'est pas permis de découvrir ses mains et ses pieds, bien que de nombreux gens de science soutiennent qu'il est possible à la femme de découvrir ses mains et ses pieds.

 

Mais la chose la plus sûre pour une femme, c'est d'y faire attention, et si une femme le fait, elle doit chercher un avis juridique sur le sujet, mais personne ne doit s'engager à lui ordonner de refaire ses prières.

 

Madjmu' Fatâwa de Ibn Uthaymîn, 12/295

 

Cheikh Ibn Bâz (rahimahullâh) dit :

 

[...] Quant à la femme, tout son corps est à dissimuler sauf son visage.

 

Il y a une divergence des gens de science pour ce qui est de ses paumes.

 

Certes, certains d'entre eux jugent qu'il est obligatoire de les dissimuler, et pour d'autres, il est permis de les laisser découverts.

 

Il y a là dans cette affaire une grande permission - Inshâ-Allâh.

 

Ceci dit, les couvrir est meilleur afin de sortir de la divergence des savants sur cela.

 

Quant aux pieds, il est obligatoire de les couvrir quand on est en prière, selon la majorité des gens de science [...] 

 

Madjmu'Fatâwa de Cheikh Ibn Bâz, 10/410-411

 

 Publié par manhajulhaqq.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Publié dans Prière - الصلاة

Partager cet article

La réalité sur Al-Koursy (الكرسي) et Al-'Arch (العرش) et la différence entre les deux

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La réalité sur Al-Koursy (الكرسي) et Al-'Arch (العرش) et la différence entre les deux
Avant propos de Cheikh Outhemine :
 
On a soutenu que le Trône (Al-'Arch - العرش) était identique au Siège (Al-Kursy - الكرسي) compte tenu du hadith qui dit :
 
«Certes, Allâh installera Son Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) au jour de la Résurrection».
 
C'est pourquoi l'on a cru que le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) était le 'Arch (العرش - Trône).
 
D'autres ont cru que le 'Arch (العرش - Trône) désignait la connaissance et ont interprété la parole du Très Haut (traduction rapprochée) :
 
«Son Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) est plus vaste que les cieux et la terre» en disant qu'il s'agit de Ses connaissances. 
 
L'avis juste est que le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) abrite les deux pieds et le 'Arch (العرش - Trône) est le lieu où le Clément et Transcendant S'est installé.
 
La science est une qualité du savant qui lui permet de saisir l'objet des connaissances.
 
Allâh le sait mieux.
 
Al-qawl al-moufid, Sarh Kitab At-Tawhid, 3/393-394
Question :
   
Une personne souhaite vous questionner au sujet du 'Arch (العرش - Trône) et du Koursy (الكرسي - Chaise, Siège), forment-ils un seul ensemble, ou alors le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) se distingue du 'Arch (العرش - Trône)... ?
 
Quelle est la réalité à leur sujet et la différence entre les deux ?
   
Réponse de Cheikh 'Abd Allah Ibn 'Abd al 'aziz ibn 'Uqayil :
 
-Pour ce qui est du 'Arch (العرش - Trône)
 
c'est celui du Tout Miséricordieux, le bien connu, qu'Il a mentionné dans Son Livre, Allah (ta'ala) a dit (traduction rapprochée) : 
 
{Le Tout Miséricordieux S'est établi "'istawâ", sur le 'Arch (العرش - Trône).}[Sourate Ta ha -verset 5]

- on retrouve ce verset dans sept versets du Saint Coran
   
Allah Soubhanah nous a révélé aussi qu'il y a des anges qui porteront Son 'Arch (العرش - Trône) et qu'ils seront au nombre de huit, le jour dernier ; Allah - Ta'ala - a dit (traduction rapprochée) : 
 
{Et sur ses côtés (se tiendront) les Anges, tandis que huit, ce jour-là, porteront au-dessus d'eux le 'Arch (العرش - Trône) de ton Seigneur.} [Sourate Al Haqa -verset 17]

... Il est donc obligatoire de croire en cela dans sa totalité.
 
Et dans l'invocation lors d'une affliction rapporté dans le Sahih

"Il n'y a d'autre divinité qu'Allah, le Grand, le Patient. Il n'y a d'autre divinité qu'Allah, le Maître du 'Arch (العرش - Trône) Suprême. Il n'y a d'autre divinité qu'Allah, le Maître des cieux et de la terre, le Maître du 'Arch (العرش - Trône) Magnifique ".
(Rapporté par Al Boukhari - 6345 ، 6346، 7426، 7431 - et Mouslim - 2730)
 
Et dans le Sahih de Boukhari on rapporte que le prophète (صلى الله عليه وسلم ) a dit : 
 
« ...Ainsi, lorsque vous demandez à Allah le Paradis, demandez "Al Firdaws" qui est le meilleur et la partie la plus haute du Paradis. Et au-dessus de cela se trouve le 'Arch (العرش - Trône) du Miséricordieux (Allah)»
(Boukhari 2790 & 7423/ p. 391, vol 1).

On trouve le commentaire suivant dans « Charh At-Tahawiya » (p270 - 278) : Il a été rapporté de façon sûre dans le dogme [char'] que le 'Arch (العرش - Trône) possède des piliers [qawaim], que les anges porteront comme cela a été rapporté par prophète (صلى الله عليه وسلم ) : 
 
"Lorsque les hommes seront foudroyés, je serai le premier à sortir de la terre qui se fendra, et je verrai Moïse tenant un des piliers du 'Arch (العرش - Trône) (d'Allâh). Je ne saurais dire s'il a été parmi ceux qui ont été foudroyés et qu'il s'est réveillé avant moi, ou si Allah a tenu compte de son foudroiement ici-bas, au Mont Sinaï."
{Boukhari 2411 - Mouslim 2373 - Ahmad 264/2 - dans une version semblable d'après le hadith d'Abou Hurayra}
 
-Et en ce qui concerne le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) 
 
Allah -ta'ala- a dit (traduction rapprochée) :
 
{... Son Koursy (الكرسي - Chaise, Siège), déborde les cieux et la terre,...} [Al Baqara - verset 255]

Il a été dit que (Koursy) signifie le Trône mais le plus vrai est que c'est en autre (Koursy (الكرسي - Chaise, Siège)), ces paroles ont été rapporté d'Ibn 'Abass رضي الله عنه et d'autres.
 
On rapporte d'après Ibn Abi Chayba dans le livre «la description du 'Arch (العرش - Trône)» et selon Al Hakim dans le «Moustadrak», il dit : ce hadith est - Sahih - authentique selon les critères adoptés par les Deux Cheikh (Boukhari et Mouslim) même s'ils ne l'ont pas cité eux-mêmes.

On rapporte de Sa'id Ibn Jabir, selon Ibn 'Abass concernant la parole d'Allah ta'ala :

{... Son Koursy (الكرسي - Chaise, Siège), déborde les cieux et la terre,...} [Al Baqara - verset 255]

qui dit : «Le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège)  est le lieu ou sont posés les pieds [du Tout Miséricordieux], et pour ce qui est du 'Arch (العرش - Trône) Seul Allah en connaît sa grandeur».

Le hadith est hautement attribué (au Prophète) selon une version. En vérité, sa chaîne de rapporteurs s'arrête à Ibn Abbas. 
 
le livre «la description du 'Arch (العرش - Trône)» de Mohammad Ibn 'Othmane Ibn Abi Chayba (n°61) - 'Abd Allah Ibn Ahmad dans « As-Sounna » (586) - Ibn Khouzayma dans « At-Tawhid » (154/156) - At-Tabari dans son Tafsir (3/10) selon Mouslim - Al Hakim dans son Moustadrak 282/2 et d'autres mawqoufan. Ad-Dhahabi a dit au sujet du 'oulou, les rapporteurs sont dignes de confiance, et Al Albani a authentifié son isnad dans " résumé sur Al 'Oulou " n°45 
 
As-Sadi a dit :
 
«Les cieux et la Terre intègre le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) entre les piliers du 'Arch (العرش - Trône) (comme une échelle)».
 
Ibn Jarir quant à lui dit : «Abou dhar رضي الله عنه dit : j'ai entendu le prophète (صلى الله عليه وسلم ) dire :

"Le Koursy (الكرسي - Chaise, Siège) n'est pas le Trône, si ce n'est qu'il ressemble à un anneau de fer jeté au milieu d'une terre déserte".  
 
Le livre «la description du Trône» de Mohammad Ibn 'Othmane Ibn Abi Chayba (n°58) - «les Noms et Attributs d'Allah» d'Al Bayhaqi (148/149-2) - At-Tabari dans son Tafsir (5/399) et toutes les sources de ce hadith ne suffisent pas pour être une preuve et pour la plupart, elles sont imaginées.
 
Fin des commentaires provenant de «Sarh At-Tahhawiyya»
Fatawas - La Foi - Ministère des Affaires Islamiques, des Waqfs, de l'Appel et de l'Orientation
 الفتاوى‏ - الإيمان -  وزارة الشؤون الإسلامية والأوقاف والدعوة والإرشاد
Traduit par Ibn Hamza
  Publié par alminhadj.fr
نص السؤال  : سائل يسأل عن العرش والكرسي: هل هما شيء واحد ، أم أن الكرسي غير العرش ، وما حقيقة كل منهما ، وما الفرق بينهما ؟
الجواب  : أما العرش: فهو عرش الرحمن المعروف الذي ذكره الله في كتابه ، فقال تعالى
الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى - طـه: 5
في سبع آيات من القرآن الكريم ، وأخبر سبحانه أن له حَمَلة من الملائكة ، وأنهم يكونون يوم القيامة ثمانية ، فقال تعالى
وَيَحْمِلُ عَرْشَ رَبِّكَ فَوْقَهُمْ يَوْمَئِذٍ ثَمَانِيَةٌ - الحاقة: 1
، فيجب على العبد الإيمان بذلك كله 
وفي دعاء الكرب المروي في الصحيح
لا إله إلا الله العظيم الحليم ، لا إله إلا الله رب العرش العظيم ، لا إله إلا الله رب السموات ورب الأرض ورب العرش الكريم
- رواه البخاري 6345 ومسلم 2730 
وفي "صحيح البخاري" عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال 
إذا سألتم الله الجنة فاسألوه الفردوس ، فإنه أعلى الجنة ، وأوسط الجنة ، وفوقه عرش الرحمن
البخاري 2790 و7423
قال في "شرح الطحاوية" 270 – 278 :وقد ثبت في الشرع أن له قوائم ، تحمله الملائكة كما قال صلى الله عليه وسلم
فإن الناس يصعقون ، فأكون أول من يُفيق ، فإذا أنا بموسى أخذٌ بقائمة من قوائم العرش فلا أدري أفاق قبلي ، أم جوزي بصعقة الطور؟
البخاري 2411 ومسلم 2373 وأحمد 2/ 264 بنحوه من حديث أبي هريرة 
وأما الكرسي ، فقال تعالى
وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْض - البقرة: 255
وقد قيل: هو العرش ، والصحيح أنه غيره ، نُقل ذلك عن ابن عباس ـ رضي الله عنهما ـ وغيره
روى ابن أبي شيبة في كتاب "صفة العرش" والحاكم في "مستدركه" ، وقال: هذا حديث صحيح على شرط الشيخين ولم يخرجاه ، عن سعيد بن جبير عن ابن عباس في قوله تعالى {وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْض} أنه قال: الكرسي موضع القدمين ، والعرش لا يقدر قدره إلا الله تعالى 
وقد روي مرفوعًا ، والصواب أنه موقوف على ابن عباس 
« كتاب العرش» لمحمد ابن عثمان بن أبي شيبة رقم 61 وعبد اللَّه بن أحمد في «السنة» 586 وابن خزيمة في «التوحيد» 154- 156 والطبري في «تفسيره» 3/ 10 من قول مسلم البطين، والحاكم في «المستدرك » 2/282 وغيرهم موقوفا، وقال الذهبي في «العلو»: رواته ثقات، وصحح الشيخ الألباني إسناده في «مختصر العلو» رقم 45 
وقال السدي: السموات والأرض في جوف الكرسي بين يدي العرش 
وقال ابن جرير: قال أبو ذر ـ رضي الله عنه ـ: سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول
ما الكرسي في العرش إلا كحلقة من حديد ألقيت بين ظهري فلاة من الأرض
[ «كتاب العرش» رقم 58، و«الأسماء والصفات» للبيهقي 2/ 148-149 و«تفسير الطبري» 5/399 وطرقه كلها لا تقوم بها حجة، وأغلبها واهية .] 
انتهى من "شرح الطحاوية"
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh 'Abd Allah Ibn 'Abd al 'aziz ibn 'Uqayil - الشيخ عبدالله بن عبدالعزيز بن عقيل

Partager cet article

La protection de la femme (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La protection de la femme (vidéo)

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

 Cheikh Houssein Ali Ach-Cheikh - الشيخ حسین بن عبد العزیز آل الشیخ

Partager cet article

Conseils concernant l’utilisation du temps

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Conseils concernant l’utilisation du temps

On interrogea Cheikh :

 

Quelle est votre directive quant à l'utilisation du temps et la préservation contre son gaspillage ?

 

Il répondit en disant :

 

Il incombe à l'étudiant en science de préserver son temps du gaspillage.

 

La perte de temps est de divers aspects :

 

-Le premier : en abandonnant la mémorisation et la révision de ce qu'il a lu.

 

-Le deuxième : en s'asseyant auprès de ses amis et en tenant des conversations vaines dans lesquelles il n'y a aucun bénéfice.

 

-Et le troisième et c'est le plus nuisible d'entre eux pour un étudiant en science : que son souci ne soit que de poursuivre les paroles des gens, les on-dit, et ce qui s'est produit et ce qui arrive dans une affaire qui ne le concerne pas.

 

Nul doute que cela provient d'un islam faible, car le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Fait partie du bon islam de l'homme de délaisser ce qui ne le regarde pas.» [1]

 

Et s'occuper avec les on-dit est une perte de temps.

 

En réalité c'est une maladie qui, si elle se répand en l'homme - nous demandons à Allâh le salut - elle devient son plus grand intérêt.

 

Et probablement qu'il sera hostile envers celui qui ne mérite pas l'hostilité, ou s'alliera avec celui qui ne mérite pas l'alliance, en raison de sa préoccupation pour ces choses, qui le détournent de la quête de la science, sous prétexte que cela soit du domaine de faire triompher la vérité, or ce n'est pas le cas.

 

Cela fait plutôt partie d'occuper l'âme avec ce qui ne concerne pas l'individu.

 

Quant à ce que l'information te vienne sans que tu l'aies saisie au vol ou que tu l'aies cherchée, alors chaque individu reçoit des informations.

 

Mais il ne s'affaire pas avec, et elles ne sont pas sa plus grande préoccupation.

 

Car cela occupe l'étudiant en science, lui corrompt son affaire et ouvre dans la communauté la porte du partisanisme (hizbiya) et ainsi la communauté se divisera.

 

[1] Rapporté par l'imam Ahmad (1/201) et Tirmidthi (2318). An-Nawawi l'a déclaré Hasan dans 'Riyadhus-Salihin' (p. 73). Ahmad Shakir l'a déclaré 'Sahih' dans 'Al-Musnad' (1737).

 

Kitabul-'Ilm

Traduit par la chaîne Telegram غيث القلوب - @ghaithqolob

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Publié dans Rappels - تذكر

Partager cet article

Contrôle des naissances

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Contrôle des naissances

Question :

 
Quel est le jugement sur le contrôle des naissances ?
 
Réponse de Cheikh Al-Albany :
 
Ce contrôle des naissances est quelque chose que les musulmans ont essayé aujourd'hui dans les pays d'islam.

Il a différentes formes qui reviennent toutes à ce qui est en cause, le contrôle des naissances.

Par exemple, si le contrôle des naissances est la suggestion de docteurs musulmans sincères et un conseil de leur part aux deux conjoints de pratiquer ce contrôle des naissances, dans le but de sauvegarder la santé de la femme dont la santé a évolué en raison de la naissance de nombreux enfants, si ce conseil vient d'un docteur musulman fiable, c'est une excuse valable.

C'est un exemple de ce qu'est permis dans la question du contrôle des naissances.

Un autre exemple, opposé à cela, est si ce qui contraint les gens à employer le contrôle des naissances est la pauvreté.

Quand les considérations sont des considérations matérialistes par lesquelles les mécréants sont habituellement concernés.

Un d'entre eux dira : « Ma femme et moi, sommes deux et j'ai deux fils. »
Et le cinquième est leur chien, comme ce qui est mentionné dans Noble Qur'an (c'est-à-dire Sourate Al-Kahf : 22).

Ainsi chacun mettra au point pour lui une somme de dépenses qu'il exige.

Puis ils diront que cette somme que nous avons pour notre vie nous suffit seulement, donc nous nous arrêterons ici (d'avoir des enfants).

Cinq membres de famille seulement, comme nous avons dit.

Ceci n'est pas permis en islam, parce que ce qui les contraint au contrôle des naissances vient d'une parole d'ignorance dont ils ont été avertis dans la Parole d'Allah, le Très-Haut (traduction rapprochée) :

« Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté; c'est Nous qui attribuons leur subsistance; tout comme à vous. Les tuer, c'est vraiment, un énorme pêché. » [sourate Al-Isra :31]

Ceci est particulièrement adressé aux croyants musulmans.

Le fait que l'enfant vient avec sa subsistance avec lui, parce qu'avant qu'il ne vienne en ce monde, sa subsistance est déjà enregistrée alors qu'il est dans le ventre de sa mère, comme il est bien connu.

Donc, ce genre de contrôle des naissances et cette raison (la crainte de pauvreté) qui contraint les gens à le faire, ne sont pas permis et cela ne doit jamais être considéré quelque chose de bon.

Cette question est longue à développer et maintenant le temps est limité, donc nous suffirons de ceci pour réponse.
hgh
Question : 

La prévention des naissance - ou comme ils disent « le contrôle des naissances » - par nécessité, comme la préservation de la santé de la mère, ou l'éducation des enfants; est-elle licite ou illicite ?

Particulièrement dans la situation d'une femme qui tombe souvent enceinte et qui a beaucoup (déjà) d'enfants.

Réponse de 
Cheikh Muqbil ibn Hadi Al-Wadi'i :

Ceci (le contrôle des naissances) n'est pas permis et s'il est absolument nécessaire (d'essayer d'empêcher la grossesse) alors Al-'Azl (le retrait de l'organe sexuel mâle avant l'éjaculation pour empêcher le sperme d'atteindre l'utérus) doit être pratiqué.

Si l'homme approche de l'éjaculation, il exécute Al-'Azl, ce qui signifie qu'il éjacule à l'extérieur du vagin de la femme.

Si non, concernant ce qui est appelé contrôle des naissance et autre que cela, Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, dit (traduction rapprochée) :

« Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux » [sourate Al-An'am  :151]

Et le messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) dit : 

« Mariez-vous et augmentez votre nombre, car en vérité je rivaliserai avec les autres nations par vous tous (c'est-à-dire votre nombre) le Jour de la Résurrection. ».

Et il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit, ou plutôt il a invoqué pour qu'Allah donne à Anas ibn Malik une abondance de richesse et d'enfants.


Article tiré du site assalafi.com
Source : Ijabatus-Sa'il 'ala Ahim Al-Masa'il, p. 589, question n°346.
Traduit par Abu Sumaya

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

Partager cet article