339 articles avec croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع

Les doutes dans la foi (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les doutes dans la foi (vidéo)

Question :


Un jeune homme commettait beaucoup de péchés, puis il s'est repenti et attaché à la religion et appelait les gens à la religion d'Allah.
Mais les démons lui insufflent qu'Allah n'existe pas, que le Messager d'Allah (
salallahu 'alayhi wasalam) n'est pas véridique, que les Compagnons ne sont que des légendes.
Sera-t-il châtié pour ces pensées ?

 
Réponse :

Ces insufflations, qu'Allah te fasse miséricorde, proviennent du Diable. Il les insuffle dans le cœur des croyants comme cela est arrivé aux Compagnons lorsqu'ils sont venus se plaindre au Prophète  ( salallahu 'alayhi wasalam) en disant :

« Parfois nous éprouvons des choses pour lesquelles nous préfèrerions tomber du haut des cieux, ou être brûlés à l'état de charbon plutôt que de les prononcer. »
Le Prophète (
salallahu 'alayhi wasalam) dit :
« 
C'est cela la foi claire »

C'est-à-dire la foi pure (sincère), c'est un signe d'une foi sincère.
Pourquoi ?
Car lorsque le Diable voit que l'homme se dirige vers la vérité, il veut l'en détourner par tous les moyens, et s'il était déjà égaré, cela lui suffirait et il ne viendrait pas à lui, ne lui insufflerait aucun doute, car son cœur serait déjà (rempli) de ténèbres.

Pour se débarrasser de ces doutes, il faut appliquer la parole du Prophète :

« Si l'un d'entre vous ressent cela, qu'il cherche protection auprès d'Allah et qu'il cesse d'y penser. »

Il cherche protection auprès d'Allah en disant :

 

A'ûdhu billah min As-Shaytân Ar-Rajîm" 


Et il cesse d'y penser en enlevant cette réflexion de son esprit et en n'y revenant jamais.

Source :  Liqâ'ât Al-Bâb Al-Maftûh (1/500).

000-copie-2

Question :

Pourquoi ces doutes sont-ils très répandus chez les femmes ?


Réponse :


Généralement, à cause de leur faiblesse et de leur amour pour l'obéissance et le bien.

C'est l'amour du bien et la volonté d'accomplir parfaitement les adorations, associés à une faiblesse dans la défense qui font qu'elles sont plus sujettes à ces doutes.

Mais cela atteint également beaucoup de jeunes garçons investis dans leur religion.

La cause est la même : la force de l'amour pour le bien et la faiblesse de la défense.

On a rapporté à Ibn 'Abbâs ou Ibn Mascûd que les juifs disaient :

« Nous ne somme pas atteints par les chuchotements du Diable dans la prière, nos cœurs sont concentrés. »
Il répondit : « Ils ont dit vrai, que ferait le Diable avec un cœur en ruine. »


C'est-à-dire que les cœurs des juifs sont en ruine et que leurs adorations sont vaines, c'est pour cela que le Diable ne les tente pas car il ne veut pas plus d'eux.

 

Mais le Diable vient vers la citadelle gardée, remplie (de foi), afin de la détruire et la réduire à l'état de ruines, il essaie d'insuffler le doute dans le cœur du croyant sincère, dans le cœur de celui qui se tourne vers Allah afin de lui obstruer le chemin. 
 
Ainsi, que celui qui est sujet à ces doutes se réjouisse, car il n'est mis à l'épreuve qu'en raison de la force de sa foi, et le Diable ne veut qu'affaiblir cette force. 
 

C'est pourquoi le croyant doit utiliser le remède décrit par le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam), sinon le Diable le détruira totalement.

000-copie-2

Question :

Pourriez-vous décrire la manière dont se manifestent ces doutes ?

Réponse :

 

Cela se manifeste avant tout par des doutes dans la certitude qui peuvent parfois conduire à l'apostasie et au rejet, devant l'intensité de ces doutes, il peut en arriver à renier, à mentir et à dire : quel est ce mal ?

D'autres encore, comme cet ignorant qui a dit à cet autre d'arrêter la prière, laisse les ablutions, afin de retrouver la certitude, et cela est très grave.

Cela se manifeste aussi dans le divorce, ces doutes du Diable provoquent des angoisses et l'homme se dit : « Si je divorce je serais en paix », ce qui est une erreur, ce n'est pas correct.

Aussi, dans les ablutions, lorsque l'homme doute qu'il ait eu un vent ou non, il se dit : « Je vais le faire, ainsi je serais sûr », ce qui est une erreur.

Le Prophète ( salallahu 'alayhi wasalam) a ordonné à celui qui doutait à ce sujet de ne pas sortir de la prière tant qu'il n'avait pas entendu ou senti quelque chose, et il n'a pas dit que celui qui doutait devait le faire afin d'être sûr.

Les manifestations de ces doutes sont très nombreuses, elles sont source d'angoisse, de fatigue, elles peuvent amener au divorce, bien que l'avis le plus authentique sur cette question est que celui qui est atteint de ces insufflations diaboliques au point qu'il en arrive à divorcer, son divorce n'est pas valide, car le Prophète a dit :

« Pas de divorce lorsqu'on ne sait pas ce que l'on dit »

De même pour celui qui est ensorcelé, son divorce n'est pas valide car il ne sait pas ce qu'il dit, de même pour celui qui est très en colère, qui ne sait plus ce qu'il dit et ne se contrôle plus, son divorce n'est pas valide.

000-copie-2 
Question :


L'homme est-il jugé pour les doutes insufflés par le Diable qu'il peut parfois ressentir ?
 

Réponse :
 
L'homme n'est pas jugé pour les doutes qu'il peut éprouver en lui, car ils viennent du Diable.

Et le Prophète ( salallahu 'alayhi wasalam) nous a informés que cela était une preuve de foi claire.

Lorsque cela arrive, il doit chercher protection auprès d'Allah contre le Diable et ne pas s'y attarder, et il ne doit pas chercher plus loin car cela peut lui causer du tort.

L'homme doit être fort, ferme dans sa foi et ne pas être ébranlé par ces doutes. Et Allah est plus savant.

 
000-copie-2
Question :
 
Je n'ai rien fait qui mette Allah en colère, je préserve les droits d'Allah, je prie, je jeûne, mais ce qui me fait souffrir c'est que depuis que je suis arrivée à la Mecque, le Diable est avec moi à tout moment, même dans ma prière.

Il me dit que je suis parmi les gens de l'Enfer, que tout ce que je fais ne sert à rien, il m'embrouille dans ma récitation dans la prière, et lorsque j'ouvre le Coran et que je lis un verset qui évoque le châtiment, j'ai l'impression que c'est moi qui suis châtiée.

Indiquez-moi quelle est la voie authentique (pour sortir de cela), qu'Allah vous récompense par un bien.
 

Réponse :

Allah dit :   

« Le Diable est pour vous un ennemi. Prenez-le donc pour ennemi. Il ne fait qu'appeler ses partisans afin qu'ils soient des gens de la Fournaise »  (Fâtir, v.6.) 

 
Le Diable a insufflé ses doutes à Adam et son épouse Eve et il les a fait sortir du paradis, et il ne cesse d'insuffler ses doutes aux enfants d'Adam afin de les faire sortir de la lumière vers les ténèbres, de les détourner du chemin droit vers le chemin de la perte.

Le remède aux doutes que tu ressens est que tu cherches protection auprès d'Allah contre le Diable et que tu n'y prêtes jamais attention, si tu fais cela, Allah enlèvera le mal dont tu souffres.

Nombreux sont les gens à qui cela arrive, en raison de la force de leur foi, le Diable multiplie ses efforts afin d'affaiblir et réduire à néant cette foi.

Et si la foi est faible, le Diable n'y prête pas attention, car cet homme est perdu.
 
C'est pour cela qu'on a rapporté à Ibn cAbbâs ou Ibn Mascûd que les juifs disaient :

« Nous ne somme pas atteints par les chuchotements du Diable dans la prière »,

c'est-à-dire qu'ils n'étaient pas déconcentrés.

Il répondit : « Ils ont dit vrai, que ferait le Diable avec un cœur en ruine. »

C'est-à-dire que les cœurs des juifs sont en ruine et que le Diable ne prête attention qu'aux cœurs qui sont emplis de la lumière d'Allah, de la science authentique, afin d'éteindre cette lumière.

Ce que tu ressens n'est que la force de la foi, et le Diable veut la détruire en toi.

Nous demandons à Allah qu'Il te préserve, patiente, détourne-toi de ces soutes et cherche protection auprès d'Allah contre le Diable.
 

Source : Q/R extraites de Remèdes contre les doutes insufflés par le Diable

copié de salafs.com

 

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Suivre ses passions

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Suivre ses passions

Question :


Quel est le jugement sur une personne qui veut prendre d'un madhab ce qui semble lui convenir à lui et ses passions, et ce qui lui est facile, ceci à cause d'une divergence des madha'ib sur une question.

Par exemple, il prend une chose du 
madhab hanbali, puis il se rend compte que le jugement est plus aisé pour lui dans un autre madhab, alors il change son point de vue.

Sachant que cet homme est un étudiant débutant à l'université.

Qu'Allâh vous préserve.

 

Réponse :

La louange est à Allâh et que la prière et le salut soient sur le messager d'Allâh, sa famille et ses compagnons, ceci dit : Allâh nous a ordonné de Lui obéir et d'obéir à Son messager dans Son livre (traduction rapprochée) : 

« Suivez ce qu'on vous a révélé de la part de votre Seigneur et ne suivez personne en dehors de Lui, mais vous êtes peu à vous souvenir »

et il dit 
(traduction rapprochée) :


« Puis nous t'avons mis sur une législation, suis-la et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas, ils ne te seront d'aucune utilité devant Allâh et les injustes sont alliés les uns des autres, et Allâh est l'allié des pieux »

Allâh nous a averti contre le suivi des passions et Il a blâmé ceux qui suivent leurs désirs et nous a informé qu'ils étaient dans l'égarement lorsqu'Il dit 
(traduction rapprochée) 


« N'as-tu pas vu celui qui prend sa passion pour divinité, et qu'Allâh a égaré avec science et dont il a scellé l'ouïe et le cœur et a mis un voile sur la vue. Qui pourra le guider après Allâh ? Ne vous rappellerez-vous donc pas ? »

Et Allâh a même averti ses prophètes contre le fait de suivre les passions 
(traduction rapprochée) :


« Ô dâwûd Nous avons fait de toi un successeur sur terre, ne suis pas tes passions, car elles t'éloigneront de la voie d'Allâh. Et ceux qui s'égarent de la voie d'Allâh auront un châtiment douloureux pour avoir oublié le jour du jugement »

Et Il a blâmé tous ceux qui suivent leurs passions :

« Ils ne font que suivre leurs passions et ce que leur dictent leurs âmes »

Tout cela montre que le fait de suivre les désirs et ce qui va contenter l'âme est un suivi des passions.

Certains peuvent dire : le fait de suivre les madha'ib avec toutes leurs divergences peut être difficile pour l'étudiant moyen (débutant) car il ne connaît pas les avis prépondérants (râjih) et que cela peut demander de longue recherche, s'il en est capable.

Je dis : Allâh nous a ordonnés lors des divergences de ramener ces divergences à Allâh et Son prophète, lorsqu'Il dit 
(traduction rapprochée) 


« Et si vous divergez en quoi que ce soit, ramenez-le à Allâh et Son messager, cela est meilleur pour vous et de meilleure interprétation »

Ainsi, si une question te pose une difficulté, soit tu cherches (seul) la vérité jusqu'à ce que tu connaisses la vérité avec sa preuve et tu prends alors l'avis qui est conforme à la preuve.

 

Soit tu n'es pas capable de le faire, il t'est alors obligatoire de chercher avec les hommes de science qui utilisent les preuves et que tu les interroges sur la preuve qu'ils utilisent pour l'avis qu'ils ont choisi.

Tu t'accroches à cela, que cela soit en conformité avec tes passions ou non, sachant que dans la plupart des cas la vérité pèse sur les âmes et qu'elle diverge des passions.

Mais il t'est obligatoire, lorsque tu as connu la vérité avec sa preuve, de la mettre en pratique, que cela soit difficile à l'âme ou facile, sachant que supporter cette difficulté dans le suivi de la législation amène une grande récompense.


D'après ce qui a été rapporté par Muslim dans le chapitre de la purification (et d'autres parmi les compilateurs de hadith), d'après Abû Hurayra : 

« Voulez-vous que je vous indique ce par quoi Allâh effacera vos péchés et vous élèvera en degré ? Les compagnons dirent : certainement, ô messager d'Allâh ! Il dit : Bien accomplir les ablutions même quand cela peut être désagréable, marcher souvent vers les mosquées, attendre la prière suivante, c'est cela qui vous préservera, c'est cela qui vous préservera, c'est cela qui vous préservera » 

Et dans un autre hadith rapporté par At-Tirmidhi d'après ibn 'Abbas :  

« Deux yeux ne seront pas touchés par le feu, un œil qui a pleuré par crainte d'Allâh et un œil qui est resté ouvert a surveillé dans le sentier d'Allâh » 

« Le feu ne touchera pas...un œil qui s'est mis en colère pour les interdits d'Allâh et un œil qui a été crevé dans le sentier d'Allâh »,

et d'autres preuves encore.

Celui qui croit en Allâh et suit Sa législation doit obligatoirement suivre la vérité, que cela soit conforme ou non à ses passions, c'est cela qui amène l'entrée au paradis et la récompense : 


« Dis : si vraiment vous aimez Allâh, alors suivez-moi, Allâh vous aimera et vous pardonnera vos péchés. »« Allâh a acheté des croyants leurs personnes et leurs biens en échange du paradis, ils combattent sur le sentier d'Allâh, ils tuent et se font tuer, c'est une promesse véridique dans la Thora, l'Evangile et le Qur'an. Ceux qui remplissent ce pacte, qu'ils reçoivent la bonne nouvelle pour leur commerce, et c'est cela l'immense récompense »

Sachant aussi que les salafs ont dit que celui qui suit les permissions (rukhas) devient pervers et d'autres ont dit qu'il devient libertin (ndt :voire mécréant, car le terme zindîq peut désigner celui qui a peu de religion, mais aussi le mécréant, selon le contexte).

Prends garde, toi l'étudiant en science, de suivre les permissions et ainsi tomber dans le précipice qui mène à l'enfer et à la colère d'Allâh.


Et que la prière et le salut d'Allâh soient sur notre prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.


Fath Ar-Rab Al-Wadûd (p.105-107)

 Publié par salafs.com

 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

Partager cet article

La foi est paroles, actes et conviction

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

La foi est paroles, actes et conviction

Question :

 
La foi est-elle parole, acte et conviction, ou parole et conviction ?

Et quel est le statut de celui qui dit « La foi, c'est la conviction uniquement ! »

Nous espérons une explication de votre part. 
 
 
Réponse :
 
Ceci demanderait un long discours, mais la conclusion est que l'avis correct c'est que :

La foi est :

 

-parole de la langue,

-reconnaissance du cœur,

-acte du cœur,

-acte des membres


C'est cela l'avis correct.
 
Quant au murjia jurisprudentiel (al mourjiatoul fouqahâ') qui sont un groupe de ahlou sounnah, ils disent que la foi est parole de la langue et approbation cœur, et que les actes eux ne font pas partie de la foi, mais ils sont exigés, alors que les murjites pures eux disent : « Les actes ne sont pas exigés. »

La différence entre les deux, c'est que Ahlou Sounnah parmi les Ahnâf et autres qu'eux disent : « Les actes ne font pas parties de la foi, mais ils sont exigés, les obligations sont obligatoires, les interdictions sont interdites, mais nous ne les appelons pas « foi », l'homme a deux obligations : l'obligation d'avoir la foi, et l'obligation d'avoir des actes.»
 
Alors que les murjia pures eux disent : « Les actes n'ont aucun effet sur la foi, et ne lui nuisent pas. »

Ceci est la différence (entre les deux).
 
L'avis correct est que la foi est : parole de la langue, parole du cœur qui est la approbation actes du cœur et acte des membres, tous ceci entre dans l'appellation de la foi et les textes qui prouvent cela sont nombreux. 
 
أجوبة مفيدة عن أسئلة عديدة
copié de darwa.com
 
Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

Partager cet article

Obéir à quelqu'un dans la désobéissance à Allâh

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Obéir à quelqu'un dans la désobéissance à Allâh
Question :
 
Quel est le jugement concernant le fait de suivre les savants ou une femme quand ceux-ci rendent licite une chose qu'Allah a décrétée illicite et inversement ?
 
Réponse :
 
Le fait de suivre les savants ou la femme rendant licite ce qu'Allâh a décrété illicite ou inversement, peut être séparé en 3 catégories :
 
● S'il fait cela en agréant ce qu'ils disent, préférant cela car il n'est pas satisfait du jugement d'Allâh, alors il est mécréant (kafir) parce qu'il déteste une chose qu'Allâh a descendue, et détester ce qu'Allâh a fait descendre (la révélation) est de la mécréance (kufr), par Sa تعالى parole (traduction rapprochée) :
 
"c'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allâh a fait descendre. Il a donc rendu veines leurs oeuvres" (sourate 47 verset 9)
 
et il n'y a que la mécréance qui annule les actions.
 
Ainsi quiconque déteste une chose qu'Allâh a descendue, alors il est mécréant.
 
● S'il les suit sur cela en agréant ce qu'Allâh a légiféré et en sachant que c'est ce qu'il y a de mieux et de plus adapté pour l'homme et le pays, mais ses propres passions l'ont amenées à les suivre sur cela, alors celui-ci n'a pas mécru, mais est considéré comme pervers.
 
Si certains disent : Pourquoi n'a-t-il pas mécru ?
 
Je réponds : Cela vient du fait qu'il ne rejette pas ce qu'Allâh a légiféré et il l'agrée, mais il a dévié en suivant sa passion, il est comme tous les désobéissants.
 
● S'il les suit par ignorance en pensant que c'est ce qu'Allâh a légiféré, dans ce cas-là, il y a 2 possibilités :
 
S'il peut connaître la vérité par lui-même, alors il a exagéré en faisant ça, ou il a manqué à son devoir, il est pêcheur, car Allâh a ordonné à celui qui n'a pas de science de demander aux savants.
 
S'il est ignorant et qu'il ne peut connaître la vérité par lui-même, ainsi, il les a suivis par obligation en les imitant pensant que c'est cela la vérité, dans ce cas, il n'est pas blâmable, il a fait ce qui lui est obligatoire et il est en ce sens excusable, et à ce sujet il nous est parvenu du Prophète صلى الله عليه وسلم :
 
« celui qui prononce des avis sans science, le péché retombe sur celui qui a donné l'avis.»
 
Et si l'on se met dans l'hypothèse qu'il est blâmable à cause des erreurs commise par autre que lui cela entraînera la gêne et la difficulté et les gens n'auront plus confiance en une personne de peur qu'elle se trompe.
 
مجموع فتاوى ورسائل - المجلد الثاني - الطاغوت والشرك
 Publié par 3ilmchar3i.net

اتباع الأمراء والعلماء في تحليل الحرام أو تحريم الحلال

السؤال: ما حكم اتباع العلماء أو الأمراء في تحليل ما حرم الله أو العكس؟

الإجابة: اتباع العلماء أوالأمراء في تحليل ما حرم الله أو العكس ينقسم إلى ثلاثة أقسام

القسم الأول: أن يتابعهم في ذلك راضياً بقولهم مقدماً له، ساخطاً لحكم الله، فهو كافر لأنه كره ما أنزل الله، وكراهة ما أنزل الله كُفر، لقوله تعالى

{ذلك بأنهم كرهوا ما أنزل الله فأحبط أعمالهم}

 ولا تحبط الأعمال إلا بالكفر فكل من كره ما أنزل الله فهو كافر

القسم الثاني: أن يتابعهم في ذلك راضياً بحكم الله، وعالماً بأنه أمثل وأصلح للعباد والبلاد، ولكن لهوىً في نفسه تابعهم في ذلك فهذا لا يكفر ولكنه فاسق. فإن قيل: لماذا لا يكفر؟ أجيب: بأنه لم يرفض حكم الله، ولكنه رضي به، وخالفه لهوى في نفسه فهو كسائر أهل المعاصي

القسم الثالث: أن يتابعهم جاهلاً يظن أن ذلك حكم الله فينقسم إلى قسمين

القسم الأول: أن يمكنه معرفة الحق بنفسه فهو مفرط أو مقصر فهو آثم؛ لأن الله أمر بسؤال أهل العلم عند عدم العلم

القسم الثاني: أن يكون جاهلاً ولا يمكنه معرفة الحق بنفسه، فيتابعهم بفرض التقليد، يظن أن هذا هو الحق فلا شيء عليه، لأنه فعل ما أمر به وكان معذوراً بذلك، ولذلك ورد عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أن

من أُفتيَ بغير علم فإنما إثمه على من أفتاه

ولو قلنا بإثمه بخطأ غيره، للزم من ذلك الحرج والمشقة ولم يثق الناس بأحد لاحتمال خطئه

مجموع فتاوى ورسائل الشيخ محمد صالح العثيمين المجلد الثاني - الطاغوت والشرك

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Seul Allah est juge ?

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Seul Allah est juge ?

Question :

 
Il y a des gens qui disent qu'on ne peut jamais juger quelqu'un d'égaré quand émane de lui l'égarement, ni mécréant quand émane de lui la mécréance, ni pervers quand émane de lui la perversité, car seul Allah le sait et tu ne connais pas ce qu'il y a dans son cœur.
 
Réponse :
 
Ce n'est pas vrai, celui qui a dit cela, ce n'est pas vrai, c'est une parole fausse.
 

Question :

Et quelle est la réponse à cela ? 

Réponse :

 
La réponse est que le jugement de l'apostasie est clair et évident dans les livres de jurisprudence, et que le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, a dit :
 
"celui qui change de religion, tuez-le"
 
Comment peut-on tuer cette personne sans l'avoir jugée mécréante ? 
 
Cependant, celui qui le juge est le magistrat, après avoir demandé au coupable de se repentir.
 
 
Question :
 
Par exemple, quand il y a des prêcheurs à l'égarement et à l'hérésie, ceux qui les défendent disent : "Vous ne devez pas dire que c'est un égaré, car vous ne savez pas ce qu'il y a dans son cœur."  
 
Réponse :

Si !
 
Lorsque quelqu'un s'écarte du droit chemin, on lui dit  "tu es un égaré"  ! 
 
 
Question :
 
Que répondre à ceux qui argumentent cette règle par la parole d'Allah dans la traduction rapprochée  
 
"Le jugement n'appartient qu'à Allah" (Sourate 12 verset 40)

et autres versets .

Et disent il n'est pas permis à l'homme de juger quelqu'un, ou de le blâmer ou le critiquer, et de dire c'est un égaré , car vous ne savez  pas ce qu'il y a dans son cœur.

 
Réponse :
 
"Le jugement n'appartient qu'à Allah" c'est-à-dire : la législation, la législation appartient à Allah seul.
Quant au fait de juger les gens, Les magistrats (les juges, les tribunaux etc...) qui sont nommés, ne sont-ils pas des juges qui jugent ?
 
On juge les gens selon l'apparence, d'après ce que les gens laissent paraître.
 
"Le jugement n'appartient qu'à Allah" c'est-à-dire la législation, et c'est pour cela qu'Allah dit :
dans la traduction rapprochée :
 
"Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont les mécréants" (Sourate 5 verset 44)

c'est-à-dire « juger par ce qu'Allah a fait descendre ! dans la traduction rapprochée :
 
"Et juge parmi eux d'après ce qu'Allah a fait descendre" (Sourate 5 verset 49)


Source : appel téléphonique
 Publié par assounnah.com


Cheikh 'Abdoul Mouhçin Bnou Nâçer al 'Oubeykân - الشيخ عبدالمحسن بن ناصر العبيكان

Partager cet article

Le remède contre les doutes et les waswâs

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le remède contre les doutes et les waswâs

Question :

 

Je suis un jeune à qui Allâh fit grâce de le guider, mais lorsque j'apprend des choses de la ‘aqîda et au sujet du monothéisme, je commence à avoir des doutes et qui préoccupe ma raison, alors que je sais que c'est une chose qui est sûr et certaine pour les musulmans, quelle est la solution ?

 

Orientez-moi vers l'avis correct.

 

Réponse :

 

Ceci est un bienfait d'Allâh envers toi, de t'avoir fait grâce de la guidée, il faut donc que tu en remercies Allâh سبحانه وتعالى, et que tu t'adonnes à son rappel, à le louer, et à réciter Son livre, et à l'adorer soubhânahou en pratiquant sa loi et en accomplissant les obligations et en délaissant les interdictions.

 

Quant à ces doutes, il t'est obligatoire de faire ce vers quoi t'a orienté le prophète صلى الله عليه وسلم, comme cela fut rapporté dans le sahih d'al boukhârî, dans le hadith de Abou Hourayra رضي الله عنه, que le messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Satan vient chez l'un d'entre vous et lui dit « qui a créé ceci ? Qui a créé cela ?"  jusqu'à ce qu'il dise "Qui a créé Allâh ?" 

S'il en arrive là, qu'il dise : "Je crois en Allâh et en Son messager - آمنت بالله ورسوله - âmintou billehi wa rasoûlih"
et qu'il arrête»

 

Il t'est obligatoire t'arrêter de penser à ces doutes et que tu dise : "Âmintou billehi wa rasoûlih - آمنت بالله و رسوله" et que tu demandes protection à Allâh contre satan le lapidé, et là, ces doutes cesseront.

 

Et sache, que ces doutes et ces waswâs viennent de l'ennemi d'Allâh, satan le lapidé, il veut te nuire et te torturer, mais tant que tu déteste ces doutes, et que tu n'en parle à personne, et que tu les combats, sache que ceci fait partie de la foi.

 

C'est pour cela que certains compagnons se plaignirent au messager d'Allâh de ces waswâs qu'ils avaient, il a été confirmé dans les hadiths authentiques que certains compagnons ont dit au prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Ô messager d'Allâh, il y a des choses en nous (c'est à dire du waswâs) tel qu'il nous serait préférable de nous jeter du ciel que d'en parler."

 

Et dans une version : 

 

"Les charbons ardents nous serait préférable que d'en parler. 

Le messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم répondit : "Ceci est la foi évidente ""

rapporté par Mouslim dans son sahîh.

 

Ceci signifie que le fait de cacher et d'enfouir son waswâs, ne pas en parler et les combattre est la foi évidente (صريح الإيمانsarîh al imân).

 

Et tu as dit dans ta question que tu sais de façon certaine que cela fait partie des affaires des musulmans, c'est à dire que tu sais de façon certaine ce qu'il t'es obligatoire de croire comme foi en Allâh, ses anges ses livres ses messagers, le jour du jugement et le destin et ce qu'il à de bon ou de mauvais, et que tout ces waswâs contredisent la croyance du croyant en Allâh et ses livres et ses prophètes et le jour du jugement et le destin bon ou mauvais, tu n'as donc rien d'autre à faire que de les combattre, les caché et les enfouir, et de ne pas en parler, et que tu cesse d'y penser, et que tu dises :

 

Je crois en Allâh et en Son messager

آمنت بالله ورسوله

Âmantou biLlâhi wa rasoûlih

 

à ce moment-là, ils cesseront et cela ne te causera aucun mal.

 

Je demande à Allâh qu'il t'inspire à la réussite, et à la rectification, au salue et à la sécurité de l'épreuve et des égarements.

 

Source : sh-rajhi.com

traduit par Abou al Hassan 'Abdallah al baljîkî

  Publié par 3ilmchar3i.net

علاج الشكوك والوساوس

السؤال :  سائل يقول أنا شاب قد منّ الله عليَ بالهداية، فأنا عندما أتعلم شيئاً من العقيدة وأمور التوحيد أبدأ بالشكوك وانشغال الذهن وأعلم أنها يقيناً من المسلمات ،فما الحل ؟أرشدونا إلى الصواب

الجواب : هذا من فضل الله عليك أن منّ عليك بالهداية، فعليك أن تشكر الله سبحانه وتعالى وتلهج بذكره وتحميده وتقديسه وتلاوة كتابه، والتعبد إليه سبحانه وتعالى بما شرع في أداء الواجبات وترك المحرمات، وأما هذه الشكوك التي ترد عليك، فعليك أن تفعل ما أرشدك إليه النبي صلى الله عليه وسلم، كما جاء في صحيح البخاري من حديث أبي هريرة رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم قال

يأتي الشيطان أحدكم يقول من خلق كذا من خلق كذا، حتى يقول من خلق الله، فإذا وجد ذلك فليقل آمنت بالله ورسوله ولينتهي

، فالواجب عليك أن تقطع التفكير بهذه الشكوك، وتقول آمنت بالله ورسوله، وتستعيذ بالله من الشيطان الرجيم، حينئذ تزول هذه الشكوك، واعلم أن هذه الشكوك والوساوس من عدو الله الشيطان الرجيم،فهو يريد أن يعذبك ويؤذيك، وما دمت أنك تكره هذه الشكوك ولا تتكلم بها وتشق عليك وتحار بها، فاعلم أن هذا من الإيمان، ولهذا شكا بعض الصحابة للنبي صلى الله عليه وسلم هذه الوساوس التي يجدونها في نفوسهم، فقد ثبت في الاحاديث الصحيحة أن بعض الصحابة قال للنبي صلى الله عليه وسلم

 يا رسول الله إن أحدنا يجد في نفسه يعني من الوساوس ما أن يخر من السماء أفضل من أن يتكلم به

وفي لفظ أن يكون

 حممة- يعنى فحمة خير له من أن يتكلم به، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : أوقد وجدتموه؟ قالوا: نعم، قال: ذاك صريح الإيمان

أخرجه مسلم في صحيحه، وهذا يعني أن كتم الوسوسة ودفعها، واستعظام التكلم بها ومحاربتها صريح الإيمان، ولقد ذكرت في السؤال إنك تعلم يقيناً أنها من المسلمات، يعني تعلم يقيناً ما يجب اعتقاده من الإيمان بالله وملائكته وكتبه ورسله واليوم الآخر، وأن هذه الوساوس كلها تنافي عقيدة المؤمن بالله وبكتبه ورسله واليوم الآخر والقدر خيره وشره، فما عليك إلا أن تحاربها وتدفعها وتكتمها ولا تتكلم بها، وتقطع التفكير عنها وتقول

آمنت بالله ورسوله

وحينئذ تزول ولا تضرك

وأسأل الله أن يلهمك التوفيق والتسديد والسلامة والعافية من الفتن ومضلات الفتن

 
Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

Partager cet article

«C’est ce qui est dans le coeur qui compte !» (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

«C’est ce qui est dans le coeur qui compte !» (vidéo)

Il a été établi dans de nombreux texte que l'opposition (dans l'apparence) extérieure est une cause de l'opposition (de la divergence par rapport à la voie du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) intérieure.

 

Le sens de cette parole est que tous les musulmans doivent se soucier de se corriger extérieurement (l'apparence) de la même façon qu'ils se soucient de se corriger intérieurement.

 

Ils ne doivent pas céder sur le fait de se corriger extérieurement, en donnant comme argument qu'il suffit de se corriger intérieurement.

 

Car l'islam a fortement lié ces deux choses, et il n'a pas fait de différence entre la rectitude de l'apparence et de (de ce qui est à) l'intérieur, mais au contraire (l'islam) en a fait des jumeaux, l'un est l'autre s'entraident dans la complétude et la perfection.

 

Parmi les preuves les plus fortes du Qur'an et de la Sunna, le hadith rapporté par Al-Bukhari et Muslim, d'après An-Nu'man ibn Bashir, le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Le licite est clair, et l'illicite est clair, et entre les deux il y a des choses ambiguës que la plupart des gens ne connaissent pas.

Ce lui qui se préserve de ces ambiguïtés a préservé sa religion et son honneur, et celui qui tombe dans ces ambiguïtés tombe dans l'illicite (...)

N'est-ce pas qu'il y a dans le corps un bout de chair qui, s'il est pur, purifie tout le corps et s'il est corrompu, corrompt tout le corps. N'est-ce pas que c'est le cœur. ».

 

C'est pourquoi la rectitude du corps vient par la rectitude du cœur, et la rectitude du cœur vient par la rectitude du corps.

 

Entre les deux il y a ce que l'on appelle le mouvement perpétuel, chacun aide l'autre.

 

Parmi les erreurs grossières et évidentes est ce que nous entendons de nombreux jeunes qui se sont écartés de l'accomplissement de nombreuses obligations comme la prière et le jeûne, lorsqu'on leur dit : Pourquoi ne priez-vous pas ? Pourquoi ne jeûnez-vous pas ? »

 

Ils disent : « ce qui compte c'est ce qui est dans le cœur », et la religion c'est le comportement, comme ils le prétendent, et moi je ne vole pas,  je ne fais pas de mal (sens de la parole) et d'autres choses encore...

 

C'est une grande  ignorance de la réalité de la législation d'une part et de la réalité humaine d'autre part.

 

L'apparence a une incidence sur l'intérieure d'une manière que ne soupçonne pas celui qui ne se soucie pas de corriger son apparence.

 

Naturellement, je ne vise pas seulement par « rectification de l'apparence », la rectification des habits, de la maison ou de ces choses, encore que la moindre des choses que l'on peut dire à ce sujet est que l'islam ne l'interdit pas.

 

Mais ce que je vise plus particulièrement c'est la rectification des actions qu'accomplit l'homme et que la législation a encouragé, que cela concerne les obligations ou les actes surérogatoires.

 

Ces actions qui vont être la cause du renforcement du cœur et de sa rectification.

 

Regardez par exemple comment le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a donné un exemple qui confirme, par son absence ou présence, cinq fois par jour.

 

Comment le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a expliqué le sens du hadith précédent de An-Nu'man ibn Bashir : que la rectitude de l'apparence a une incidence sur la rectitude de l'intérieur, et inversement.

 

C'est pour cela que fait partie de la sunna du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), une chose à laquelle il donnait beaucoup d'importance lorsqu'on appelait à la prière (en commun), qu'il ne commençait pas la prière sans avoir ordonné d'aligner les rangs.

 

Il a ordonné cela de différentes manières et ce qui nous intéresse ici est sa parole (salallahu ‘alayhi wasalam) :

 

« Alignez vos rangs ou Allah détournera vos visages (les uns des autres) ».

 

Le fait d'aligner les rangs est action apparente, c'est un exemple du sens que je donnais auparavant, sur la rectification du corps, ou comme le fait de s'asseoir (éparpillés) dans une assise ou à la mosquée, c'est une action apparente, mais cela a un grand effet sur l'intérieur, sur le cœur.

 

C'est pourquoi le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Alignez vos rangs ou Allah détournera vos visages (les uns des autres) ».

 

C'est-à-dire  que le fait que les prieurs ne fassent pas attention à l'alignement des rangs, ce qui est sunna, et (au contraire) ne fait pas partie de la sunna de s'aligner par rapport au trait (tracé par terre), car cela fait partie des innovations qui ont touché beaucoup de pays musulmans, au point que seule une très petite partie (de la communauté) en est préservé.

 

Car ce trait éduque (habitue) les gens au contraire de ce qu'a voulu le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) dans le hadith précédent, comme attention que doivent porter les musulmans à s'aligner, pas par rapport au trait qui est trompeur.

 

Si on dit au prieur avance, il avance, recule, il recule en suivant ce trait.

 

Il n'y a aucun doute que ce trait a une incidence qui est en contradiction avec ce qu'ont voulu ceux qui ont innové ce trait à notre époque.

 

Cela apparaît surtout lorsque les musulmans se rassemblent à la musala pour la prière du ‘Id, tu vois des choses incroyables, tu ne peux pas trouver un seul rang, surtout s'il est long, (aussi) droit que s'ils s'étaient alignés avec le trait. Pourquoi ?

 

Car ils comptaient sur les autres pour être sur le trait.

 

Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a fait du non alignement des rangs une cause du détournement des visages et des cœurs de ceux qui ne s'alignaient pas.

 

C'est pourquoi l'apparence a des effets sur la rectification ou la corruption de l'intérieur.

 

Il faut faire attention à ces choses, au contraire de ces ignorants qui disent : « ce qui compte c'est ce qui est dans le cœur ».

 

Si ce qui est dans le cœur est bon, il n'y a aucun doute que cela se verra sur le corps, comme dit le poète :

 

« tout récipient déborde de ce qu'il contient ».

 

Si le cœur de celui qui n'accomplit pas les obligations est bon, il est obligatoire que ses œuvres soient bonnes, et inversement.

 

De là vient une règle très importante qui est qu'il n'est pas permis au musulman de fréquenter le mécréant, de vivre avec lui, et que dire du fait de vivre avec lui dans son pays, dans sa région.

 

Il y a de très nombreux hadith dans ce sens, il n'est pas utile dans rentrer maintenant dans ce sujet, je ne rappellerai qu'un seul hadith qui regroupe le sens des (autres) et qui est :

 

« Celui qui rejoint un mécréant est comme lui »,

 

le sens de rejoindre ( jâma'a) est de fréquenter et pas ce que l'on peut penser tout de suite (le verbe porte aussi le sens du coït).

 

Pourquoi ?

 

Car le fait de le rejoindre est une preuve évidente (sens de la parole), c'est pour cela que l'on voit les hommes et les femmes qui fréquentent les mécréants subir leur influence dans leurs coutumes.

 

Le plus grand exemple de cela, afin que l'on ait pas besoin de trop réfléchir, lorsque les pays musulmans se sont libéré des mécréants qui ont répandu leur coutumes (dans ces pays), qu'est-il arrivé aux musulmans ?

 

Ils ont été influencés par ces coutumes, alors que dire du musulman qui quitte un pays musulman pour un pays mécréant.

 

Il n'y a aucun doute qu'en vivant avec eux, il sera encore plus touché par cela.

 

Ces choses apparentes ont des effets sur vous...(afin) que vous donniez de l'importance à la rectification de l'apparence.

 

Car l'apparence montre l'intérieur et est une cause pour le rectifier.

 

Voilà ce que j'ai voulu vous dire sur le fait de se rassembler et de ne pas s'éparpiller dans les assises de science.

 

Cette parole du shaikh est extraite d'une cassette intitulée « adab al-majalis fi halaqat al-‘ulama ».

 

Le shaikh y donne des conseils pour ceux qui s'assoient pour demander la science.

 

Avant l'extrait que nous avons traduit, le shaikh explique qu'il est contraire à la sunna de s'éparpiller dans la mosquée ou dans le lieu où l'on se regroupe, il faut tous se regrouper autour de celui qui parle.

 

Il donne pour preuve le hadith rapporté par Muslim dans lequel le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est entré dans la mosquée et a vu les compagnons éparpillés en petits groupes, il leur dit :

 

« Pourquoi est-ce que je vous vois séparé ? ».

 

Et le hadith rapporté par Ahmad, d'après Abu Tha'laba Al-Khushani qui dit :

 

« Lorsque nous voyagions avec le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et que nous nous arrêtions quelque part, nous nous séparions entre les montagnes et les vallées. Un jour le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) nous dit : « Le fait de vous séparer fait partie des actions du diable ».

 

Abu Tha'laba dit : depuis ce jour, lorsque nous nous arrêtions quelque part, nous nous réunissions, même si nous devions nous asseoir sur un tapis, cela nous suffisait ».

 

Le shaikh explique que ce hadith montre que la séparation des compagnons en voyage était parmi les actes du diable, qu'en est-il alors dans les mosquées ?

 

Nul doute que cela est plus mauvais encore.

 

C'est pourquoi le shaikh averti fermement ceux qui s'assoient pour apprendre, de s'éparpiller, au contraire, il faut se rapprocher, comme on dit : « serrez-vous, vous vous ferez miséricorde »

 

 Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Partager cet article

L’agrément du destin

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

L’agrément du destin

Question :

 

Quel est l'avis de l'islam sur le fait d'accepter le destin ? 

 

Réponse :

 

Accepter le destin est un devoir, car il représente la satisfaction totale de la souveraineté d'Allâh.

 

Il est donc du devoir de tout croyant d'agréer le décret divin.

 

Néanmoins, c'est l'effet du destin qui doit être clarifié.

 

Pour être plus précis, l'effet n'est pas le destin en lui-même, car le destin est l'acte d'Allâh, gloire et pureté à Lui, mais la conséquence, ou encore, l'effet du destin représente ce qui résulte de l'acte divin.

 

En ce qui concerne l'acte d'Allâh, il est du devoir de chacun de l'agréer et il n'est en aucun cas autorisé de le haïr ou de s'en indigner.

 

Quant à l'effet du destin, il se divise en plusieurs parties :

 

La première, ce qui est un devoir d'agréer.

La deuxième, ce qui est illicite d'agréer.

La troisième, ce qui est un acte surérogatoire d'agréer.

 

Par exemple, les péchés sont parmi les conséquences du destin d'Allâh. Il n'est toutefois pas autorisé d'agréer les péchés, malgré que ceux-ci fassent partie du destin d'Allâh, gloire et pureté à Lui.

 

Mais, il convient de les accepter comme faisant partie du destin et des actes divins en disant : «Allâh, gloire et pureté à Lui, est Sage, et si Sa sagesse n'avait pas rendu ceci nécessaire, cela ne se serait pas réalisé.»

 

Du point de vue de l'effet du destin - qui est le péché par lequel on désobéit à Allâh, il est du devoir du fidèle de ne pas l'agréer, et il est même de son devoir d'agir le plus rapidement possible pour l'éliminer de soi ou d'autrui.

 

Comme exemple de la catégorie de l'effet du destin qui est un devoir d'agréer : les obligations qui sont juridiquement du devoir de tout musulman d'accomplir. Allâh a décrété ces actes, Il les aime ; c'est donc une obligation d'agréer ces obligations, comme Son destin et d'agréer la conséquence de ce destin.

 

La catégorie des actes qu'il est recommandé d'agréer, mais sur lesquels il est obligatoire de patienter : elle regroupe toutes les afflictions et les malheurs que rencontre le fidèle. D'après la majorité des savants, agréer ce qui arrive comme malheur est un acte surérogatoire et ce n'est pas un devoir, mais c'est un devoir que d'endurer ce qui en résulte.

 

Citons pour conclure la différence entre la patience et l'agrément :

 

lorsqu'il patiente, le fidèle n'aime pas ce qui lui arrive, mais il ne fait pas de choses qui contredisent les directives de la Loi islamique et qui sont en contradiction avec la patience...

 

lorsqu'il agrée, le fidèle ne déteste pas ce qui lui arrive : pour lui, que le malheur ait lieu ou non, cela lui est égal.

 

Voici donc la différence entre ces deux états, et c'est pour cette raison que les savants ont dit :

 

« L'endurance est un devoir et l'agrément est un acte surérogatoire. »

 

Classification Achraf ‘Abdul-Maqsûd (1/60-61). 

 Publié par fatawaislam.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Le plus grave entre la désobéissance et l’innovation...

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le plus grave entre la désobéissance et l’innovation...

Question :

 

Quels sont ceux qui [recevront] le plus dur châtiment : les désobéissants (al-‘usât) ou les innovateurs (al-mubtadi'ah) ?


Réponse :


Ce sont les innovateurs, car l'innovation (la nouveauté) [dans la Religion] (al-bid'ah) est plus intense (achadd) que le péché (ma'siyyah) et l'innovation est aimé de Satan que le péché car le désobéissant (‘âsî) se repent (yatûb) quant à l'innovateur (mubtadi') se repent rarement (qalîlan) parce qu'il pense être sur une vérité (haqq) à l'opposé du désobéissant.

[Ce dernier,] sait qu'il est désobéissant et auteur d'un péché alors que l'innovateur se voit soumis (mutî') à une obéissance (tâ'ah) ;

C'est ainsi que l'innovation devient - et nous cherchons Protection auprès d'Allâh ! - un mal (charran) plus que le péché [en lui-même].

C'est pour cela que les [Pieux] Prédécesseurs (salaf) mettez en garde contre les assises des innovateurs (madjâlisu-lmubtadi'ah) car [ces derniers] influent sur les présents et leur dangerosité est forte (chadîd).

Il n'y a aucun doute que l'innovation est plus mauvaise que le péché et la dangerosité de l'innovateur est plus violente pour les gens que celle du désobéissant [et] c'est pour cela que les [Pieux] Prédécesseurs ont dit :

 

« L'épargne (iqtisâd) dans la Sunnah est mieux qu'un effort de réflexion (idjtihâd) dans l'innovation »

 

Tiré du livre « al-adjwibatu-lmufîdati ‘an as ilati-lmanâhidji-ldjadîdah » (الأجوبة المفيدة عن أسئلة المناهج الجديدة) page 27 et question 5

 Publié par mukhlisun.com

zzzzz

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Partager cet article

<< < 10 20 21 22 23