389 articles avec femme en islam - المرأة في الإسلام

Conseils à nos soeurs (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Conseils à nos soeurs (vidéo)


Voici de nouveaux conseils précieux de Shaykh Zayd Al Madkhali à nos soeurs (et à nous aussi les frères !) à écouter, mettre en pratique et propager inchâ Allah !
 
Le sujet est comment adopter un beau comportement, la question fût posée pour une soeur mais la réponse du shaykh s'adresse en vérité à chacun de nous musulmans et musulmanes.

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Retranscription de l'audio

 

D'après Abû Dharr, Joundoub Ibn Junayd & Abderrahman Mou'ahd Ibn Jabal (radhia Allah Anhoum), le Messager d'Allah (salallahu 'alayi wa salam) a dit :

 

 « Crains Allah où que tu sois et fais suivre la mauvaise action d'une bonne action qui l'effacera. Et comporte toi avec les gens en faisant preuve d'un beau comportement».

 Ce hadîth a été rapporté entre autre par l'imam At.Tirmidhi qui l'a déclaré hassan.

 

Question d'une soeur de France :

 

« Quel conseil me donneriez-vous afin que s'améliore mon comportement ainsi que ma moralité ?

Quel serait votre conseil afin que je fasse partie des Musulmanes pieuses ?  »

 

Réponse de sheykh Zayd Ibnu Muhammad Al Madkhali (Hafidhahu ALlah) :

 

« Mon conseil, comme a dit 'Aisha umm ul mu'minin, radhia Allahu Anha, (la mère des croyants, qu'ALlah soit satisfait d'elle) quand on l'a interrogé sur le comportement du Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) elle a répondu :

« Son comportement, c'était le Qur'an »

 

C'est-à-dire qu'il récitait le Qur'an et qu'il comprenait les fondements qu'il contient.

De même que les règles liées au bon comportement ainsi que les lois, les obligations, les prescriptions, les recommandations, les interdictions et qu'il les mettait en pratique.

 

O Musulmane, remercie donc Allah qui t'a guidé sur l'Islâm et lis le Qur'an en l'accompagnant d'un livre de tafsir, un livre d'explication des versets, comme le tafsir résumé d'Ibn Kathir (rahimahullah) ou le tafsir de sheykh Ibn Sa'di (rahimahullah).

Et on peut se les procurer assez facilement.

 

Assimiles, comprends les versets du Qur'an puis adopte le noble comportement auquel le Qur'an t'invite. 

 Étudies également la sunnah dans ce qu'elle clarifie des fondements de la législation et dans ce qu'elle contient comme invitation au bon comportement.

 

Tout ce qui est lié au droit d'Allah mets-le en pratique.

 

Et quiconque met en pratique, respecte le droit d'Allah est doté d'un bon comportement.

Et quiconque respecte le droit des créatures, le droit des autres, est également doté d'un bon comportement.

Et quiconque patiente, se satisfait des décrets d'Allah est doté d'un bon comportement.

Et quiconque remercie Allah pour Ses faveurs et Ses dons, est certes doté d'un bon comportement.

Et quiconque retient sa langue face aux gens, à leur mal, de même que s'il se retient physiquement est certes doté d'un beau comportement : ce comportement exemplaire auquel le Qur'an nous invite.

 

De même que le Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) à qui El furqane a été révélé.

 Et EL Furqane qui signifie le discernement est un des noms du Noble Qur'an.

 

Le Prophète (salallahu 'alayhi wa salam) nous dit dans un conseil à sa communauté :

« Fais suivre la mauvaise action par une bonne action qui l'effacera.  Et comporte-toi avec les gens en faisant preuve d'un beau comportement.».

 

Et Allah est le Plus Savant

 

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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Les devoirs de la femme envers son époux

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Les devoirs de la femme envers son époux

L'obéissance au mari dans le bien

 
Pourquoi les femmes doivent-elles obéir aux hommes ? 
 
Allâh a dit (Traduction relative et approchée) : 
 
« Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allâh accorde à ceux-là sur celles-ci, et à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens » S4 V34 
 
Cheikh al 'Otheïmine -Qu'Allâh lui fasse miséricorde- a dit :  
 
« Ce verset montre que l'homme a une autorité sur la femme. Et Allâh donne deux raisons à cela :
En raison des faveurs qu'Allâh accorde aux hommes par rapport aux femmes ; dans l'esprit, dans l'intelligence, dans le rapportement des informations, dans le respect des sanctions, dans la science, dans la compréhension.
A cause des dépenses qu'ils font de leurs biens en faveur des femmes. 
L'imam at-Tabari a dit en ce qui concerne ce verset : « Les hommes ont autorité sur leurs femmes dans le fait qu'ils les éduquent et dans le fait qu'ils s'en occupent. Pour toutes ces raisons, ils ont autorité sur les femmes ». 
 
Allâh dit aussi (Traduction relative et approchée) :
 
« Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allâh » S4 V34 
 
L'imam at-Tabari a dit "que ce sont les femmes qui préservent en l'absence de leurs maris aussi bien leurs parties intimes que les biens de leurs maris. Et ce sont aussi les femmes qui préservent les obligations qui les concernent vis-à-vis d'Allâh. » [1]
Le service de la femme dans la maison du mari
 
Est-ce un devoir ou non ? 
 
L'obligation du travail de la femme dans la maison de son mari, n'est pas si évident que cela. 
 
Mais les femmes des compagnons s'occupaient de tâches qui facilitaient la vie quotidienne, et même des tâches extérieures qui étaient très difficiles. 
 
Pourtant, jamais, il n'a été entendu que ces femmes aient été empêchées de faire un tel travail ; ou encore qu'elles se soient plaintes ou qu'elles aient invoqué leur rang ou leur beauté afin de ne rien faire. [2]
 
Cheikh al Albany -Qu'Allâh lui fasse miséricorde- a dit :
 
« Au contraire de nombreuses preuves viennent montrer l'obligation du travail de la femme dans la maison de son mari. Allâh a dit :
 
Traduction relative et approchée : 
 
« Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément au bien » S2 V228 
 
À travers ce verset, on voit que les droits de la femme sont équivalents à ses devoirs : autant le mari doit subvenir aux besoins de sa femme et la vêtir, autant la femme doit travailler dans la maison de son mari. » [3]
 
[1] Voir l'Explication de Kitab an-Nikah dans Sahih al Boukhari  de Cheikh al 'Otheïmine (K7 audio)
[2] Voir ar-Rawda an-Nâdiya annoté par Cheikh al Albani, page 219.
[3] Ar-Rawda an-Nâdiya, voir note 1 de Cheikh al Albani, page 220.
 
 Publié par true.salaf.over-blog.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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La double-face ou la duplicité

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La double-face ou la duplicité

Al-Bukharî et Muslim rapportent dans leurs recueils authentiques que le Prophète salla lahou aleyhi wa salam a dit :

 
"La pire des personnes est la double face qui présente un visage à certains et un autre à d'autres".
 
Un poète à dit :
 
Il n'y a pas de bien à se lier d'amitié avec une double face
Aux propos mielleux mais dont le coeur est plein de haine
Du bout de la langue, il te berce de belle paroles
Mais il se faufile comme se faufile le renard
Quand il te voit, il jure te faire confiance
Mais dans ton dos, c'est un scorpion.
 
Un autre a dit :
 
La pire des personnes est celle qui - lorsqu'elle me voit - me flatte
Mais qui m'insulte en mon absence
Elle me salue chaleureusement lorsqu'elle me rencontre
Mais quand elle est seule, elle mange ma chair et boit mon sang
Elle a de mauvaises paroles à mon encontre, que je n'écoute pas
Bien que je ne sois pas sourd
 
Beaucoup de femmes - sauf celles qu'Allâh a préservées par Sa Miséricorde - ont ce genre d'attitude en termes de duplicité et d'artifices. 
 
Tout ceci est dû à la faiblesse de la foi et de la crainte d'Allâh.

Ceci peut aussi être dû à de l'ignorance. 

Quoi qu'il en soit, il faut délaisser ce vil caractère. 
 
Certaines femmes ont même plus de deux visages, surtout les opportunistes parmi elles qui ne recherchent que leurs propres intérêts.
 
Conseils Aux Femmes Musulmanes Page 274-275 
 Publié par 3ilmchar3i.net
 
Cheikha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya - الشيخة أم عبد الله الوادعية

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La contraception en islam

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La contraception en islam

Il n'est pas permis à la femme d'utiliser les pilules contraceptives pour ne pas avoir beaucoup d'enfants ou de peur d'être sujette à la pauvreté.


Toutefois il est permis de l'utiliser pour prévenir d'une grossesse dans le cas où la femme aurait une maladie qui pourrait lui causer du tort si elle était amenée à tomber enceinte ou bien si elle ne peut donner naissance normalement c'est-à-dire qu'elle nécessite une intervention chirurgicale pour accoucher ou tout autre cas similaire.

Dans ce type de cas il ne lui est permis d'utiliser la pilule contraceptive seulement après avoir consulté un médecin spécialisé dans ce domaine, par ailleurs, afin de savoir si ces pilules peuvent causer du tort à son organisme.

Al-Lajnatou ad-Dâ-ima. voir Fatawal Mar-a (Page 98)

 
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Quelle est la règle concernant le contrôle des naissances (contraception) ?

Réponse de cheikh ibn Baz  (1) :

Ce problème est un problème contemporain et de nombreuses personnes s'interrogent dessus.

Cette question à déjà été étudié lors d'une assise par une assemblée des principaux savants, lors d'une session précédente, et nous avons pris une décision concernant ce problème d'après ce que nous en avons constaté, et nous avons conclu qu'il n'était pas permis d'utiliser les pilules contraceptives.

En effet Allah -'Azza wa Jal- a légiféré dans Son adoration de réunir les causes qui mènent à la procréation et ainsi d'agrandir la communauté. Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Épousez la féconde et affectueuse. Certes, je surpasserais [en nombre] les autres communautés par vous au Jour de la Résurrection » (1)
Et dans une autre version : 
 
« Je surpasserais [en nombre] les Prophètes au Jour de la Résurrection »

En effet la communauté a besoin d'être augmentée (en nombre) afin qu'elle puisse adorer Allah, combattre dans Son sentier et défendre les musulmans -Par La Permission d'Allah et Sa réussite- contre les ruses de leurs ennemis.

Il est donc un devoir pour la femme de délaisser ces choses, de ne pas les rendre licites et de ne les employer qu'en cas de nécessité. Lorsqu'il y a une nécessité, alors il n'y a pas de mal, comme c'est le cas pour une femme qui est atteinte d'une maladie dans son utérus ou autres, ce qui pourrait lui nuire si elle venait à tomber enceinte ; dans ce cas il n'y a pas de mal à ce qu'elle les utilise selon la quantité suffisante nécessaire.

 De la même façon, si elle a déjà beaucoup d'enfants qui s'accumule et augmente et qu'une grossesse pourrait être une difficulté pour elle, alors il n'y a pas de mal à ce qu'elle utilise les pilules contraceptives pour une durée déterminée comme 1 an ou 2 (« durée de l'allaitement au sein ») jusqu'à tant que s'allège (ce mal) et qu'elle soit enfin dans la capacité d'éduquer ses enfants comme il convient.

 Par contre, si elle pense qu'elle a le droit de les utiliser pour se consacrer à un métier ou pour avoir une vie confortable, ou tout ce qui ressemble à cela parmi les raisons pour lesquelles les femmes les utilisent de nos jours, alors ceci n'est pas permis.
 

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A quel moment est-il permis d'utiliser la pilule contraceptive, et à quel moment lui est-il interdit ?
Y a-t-il un texte explicite à cela, ou bien un avis jurisprudentiel concernant le contrôle des naissances ?
Et est-il permis au musulman de pratiquer le 'Azl pendant le rapport sexuel, sans aucune raison ?


Réponse de cheikh ibn 'Outheïmine (2) :

Les musulmans doivent accroître leur progéniture selon leurs capacités, car c'est ce qui a été ordonné par le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dans sa parole :  

« Épousez la féconde et affectueuse. Certes, je surpasserais [en nombre]  par vous ...»

En effet, plus il y a de naissance et plus la communauté s'agrandit, et plus la communauté s'agrandit et plus c'est un honneur pour elle, comme Le Très Haut a dit s'adressant aux Bani-Israïl : 

 

Traduction relative et approchée : "Et Nous vous fîmes un peuple plus nombreux" S17 V6

Et Chou'aïb a dit à son peuple :

 

Traduction relative et approchée : "Rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux et qu'Il vous a multipliés en grand nombre"S7 V86

Et personne ne peut nier que plus la communauté est grande et plus son honneur et sa puissance sont grands ; Contrairement à ce que prétendent les gens de la mauvaise pensée qui croient qu'une grande communauté est une cause de pauvreté et de famine.

Lorsque la communauté est nombreuse et qu'elle s'en remet à Allah, et croit en Sa promesse qui se trouve dans Sa parole ...

 

Traduction relative et approchée : "Il n'y a pas une bête sur terre dont la subsistance n'incombe à Allah" S11 V6

 ...Alors Allah lui facilite ses affaires et l'enrichit par Sa générosité. 

A partir de ce moment là, on commence à voir apparaître la réponse à notre question. La femme ne doit pas utiliser la pilule contraceptive à moins que 2 conditions ne soient rencontrées :

 

  • La première condition c'est qu'elle en ait besoin.
Par exemple, si elle est malade et ne peut supporter une grossesse par année, ou bien que son corps soit trop affaibli, ou bien qu'elle est un autre mal qui l'empêche d'enfanter chaque année.
 
  • La deuxième condition c'est qu'elle ait la permission de son mari.

Car les enfants et le fait de procréer sont un droit du mari. En outre, ils doivent aussi consulter un médecin spécialisé dans ce domaine (c'est à dire les pilules) pour savoir si le fait de les utiliser peut nuire ou non à sa santé.

Si les deux conditions précitées sont réunies, alors il n'y a pas de mal à ce qu'elle utilise ces pilules. Par contre, il ne faut pas que ceci ait une nature permanente, c'est à dire qu'elle les prenne tout le temps, car en faisant cela il y a une coupure de la progéniture.

Quant à la deuxième partie de la question :

Il est obligatoire pour elle de savoir qu'en réalité le contrôle des naissances est quelque chose d'impossible. 

Car le fait qu'elle tombe enceinte ou non, tout ceci est entre Les Mains d'Allah -'Azza wa Jal-.

Si une personne voulait limiter ses enfants à un nombre précis, il se peut très bien qu'elle atteigne ce nombre puis ensuite les perdre (tous en même temps) à cause d'une épidémie dans une même année, et par conséquent il ne lui restera plus aucun enfant et plus de descendance. Et le fait de limiter une chose, ceci n'est pas admissible dans la loi Islamique (Chari'a).

Cependant, la contraception se limite à la nécessité comme il a été mentionné dans la première partie de la réponse.

Quant à la troisième partie de la question qui concerne plus particulièrement le 'Azl pendant le rapport sexuel sans aucune raison :

La parole des savants la plus authentique est que ceci est permis.

Ceci est basé sur le Hadith de Jabir -Qu'Allah l'agrée- :

« Nous pratiquions le 'Azl alors que le Coran descendait » 
(c'est-à-dire à l'époque du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-)

Si cet acte était interdit, Allah l'aurait interdit ;

Cependant les gens de science disent qu'il (l'homme) ne doit pas faire le 'Azl avec la femme libre (non esclave) si ce n'est avec sa permission. C'est-à-dire qu'il ne doit pas faire le 'Azl avec sa femme si ce n'est avec son accord car le fait d'avoir des enfants est (aussi) son droit (à elle).

Et s'il fait le 'Azl sans son accord ceci réduira son plaisir (à elle) car le plaisir de la femme n'est complet qu'après que celui-ci ait éjaculé et c'est pour cela que nous donnons comme condition que ce soit fait avec sa permission.

 
(1) Voir Fatawal Mar-a page 98/99
(2) Hadith Sahih rapporté par Ahmad, abou Dawoud, an-Nassaï, ibn Hibbane, at-Tabarani et d'autres.
(3) Fatawa de Cheikh ibn 'Otheïmine (vol 2/ page 764)

 

Traduit par Oummou 'Abdir-Rahmane
copié de al.baida.online.fr
Rubrique la femme - 3ème partie Des Règles Spécifiques à la femme Musulmane
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le statut de la femme avant et après l'islam

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le statut de la femme avant et après l'islam

Le statut de la femme avant l’islam

 

Et «avant l’islam» signifie : L’époque de l’Ignorance que vivaient les Arabes de manière spécifique, et que vivaient les habitants de la Terre de manière générale.

 

Les gens y étaient en rupture vis-à-vis de la période des Messagers et de leurs voies.

 

Et comme il est mentionné dans le hadith, Allâh les a regardé et les a exécrés tous -Arabes et non Arabes-, excepté des restes parmi les Gens du Livre.

 

La femme, à cette époque, menait dans la plupart des cas, une vie très dure, notamment dans les sociétés arabes qui détestaient sa venue au monde.

 

En effet, certains d‘entre eux l’enterraient vivante jusqu’à ce qu’elle meure sous terre; et d’autres préféraient la laisser vivre dans l’humiliation et la honte, tel qu’Allâh-Très-Haut Soit-Il-a dit (traduction rapprochée) :

 

«Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux une fille, son visage s’assombrit et une rage profonde [l’envahit]. (58) Il se cache des gens, à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement ! (59)» [An-Nehl (Les Abeilles), v. 58-59]

 

De même, Il a dit -qu’Il soit Très-Haut- (traduction rapprochée) :

 

«Et qu’on demandera à la fillette enterrée vivante (8) Pour quel péché elle a été tuée» [At-Tekwîr (L’obscurcissement), v. 8-9]

 

Et El Mew’oûda [citée dans le verset en arabe] veut dire : La petite fille enterrée vivante et laissée mourir sous terre.

 

Et si elle échappe à l’enterrement et vit, ce sera alors, dans d’humiliation.

 

Car elle n’aura pas sa part d’héritage de son parent, quitte à ce que ses biens soient abondants, et même si elle souffre de pauvreté et est dans le besoin.

 

Ceci parce que la succession était spécifique aux hommes à l’exclusion des femmes.

 

Pire encor, on pouvait (à cette époque) hériter la femme de son mari défunt, de la même sorte qu’on héritait ce dernier de ses biens.

 

Et on trouvait un nombre important de femmes vivant sous l’autorité d’un seul mari puisqu’il n’y avait pas de limite au nombre d’épouses, et sans même passe soucier de ce qui pouvait arriver à ces femmes suite à cela comme les embêtements, les gênes et l’injustice.

Le statut de la femme en islam

 

Puis, quand l’islam est venu, il a rendu justice à la femme et lui a redoré son blason dans l’humanité. Allâh -Très-Haut- a dit (traduction rapprochée) :

 

«Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle.» [El Houdjourât (Les Chambres), v. 13].

 

Allâh y mentionne donc, qu’elle est l’associée de l’homme dans l’origine de l’humanité, et de même, elle est son associée en termes de récompense ou de punition, en fonction de ses œuvres exécutées (traduction rapprochée) :

 

«Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des [meilleures de leurs actions.» [An-Nehl (Les Abeilles), v. 97]

 

Et Il a également dit -Très-Haut Soit-Il- (traduction rapprochée) : 

 

«[Il en est ainsi] afin qu’Allâh châtie les hypocrites, hommes et femmes, et les associateurs et les associatrices, et Allâh accueille le repentir des croyants et des croyantes. Allâh est Pardonneur et Miséricordieux.» [El-Ahzeb (Les Coalisés), v.73].

 

Et Il a -Exalté soit-Il- interdit de considérer la femme comme faisant partie de l’ensemble des legs de son mari défunt, en disant (traduction rapprochée) : 

 

«Ô les croyants ! Il ne vous est pas licite d’hériter des femmes contre leur gré.» [An-Nisa’ (Les Femmes), v. 19].

 

Ainsi, Il lui a garanti l’indépendance de sa personnalité en faisant d’elle une héritière et non un objet d’héritage.

 

Et Il a donné à la femme le droit d’hériter des biens de son parent.

 

A ce propos, Allâh-Très-Haut Soit-Il- dit (traduction rapprochée) :

 

«Aux hommes revient une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches; et aux femmes une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches, que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée.» [An-Nicê’ (Les Femmes), v.07].

 

En outre, Il a dit -Très-Haut Soit-Il- (traduction rapprochée) : 

 

«Voici ce qu’Allâh vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles. S’il n’y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse. Et s’il n’y en a qu’une, à elle alors la moitié.» [An-Nicê’(Les Femmes), v.11]

 

…Jusqu’aux derniers textes qui montrent que la femme peut hériter, qu’elle soit mère, fille, sœur ou épouse.

 

En ce qui concerne la vie conjugale, Allâh a limité à l’homme de se marier avec quatre femmes au maximum, à condition qu’il les traite toutes impartialement selon sa capacité.

 

Et Il a obligé au mari de se comporter convenablement envers elles en disant (traduction rapprochée) :

 

«Et comportez-vous convenablement envers elles.» [An-Nicê’ (Les Femmes), v.19].

 

De plus, Il a fait de la dot un droit pour elle, Il a ordonné qu’on la lui donne complètement, à part ce qu’elle permet selon son propre gré.

 

Ainsi, Il a dit -Pureté à Lui- (traduction rapprochée) : 

 

«Et donnez aux épouses leur mahr (dot) de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur.» [An-Nicê’ (Les Femmes), v.04].

 

Et Allâh a fait d’elle la gardienne de la demeure de son mari, en y ordonnant le bien et interdisant le mal et lui a donné le commandement sur ses enfants.

 

Le Prophète -Prières et Salut d’Allâh sur lui- a dit : 

 

«La femme est gardienne sur la demeure de son mari; ainsi elle y sera interrogée (le Jour du Jugement.» 

[Jugé unanimement authentique].

 

En outre, Allâh a rendu obligatoire au mari de dépenser sur elle et de la vêtir convenablement.

Ce que les ennemis de l’islam et leurs laquais veulent aujourd’hui :

 

C’est d’enlever à la femme sa dignité et la priver de ses droits.

 

Certes, les ennemis de l’islam -plutôt les ennemis de l’humanité- aujourd’hui, parmi les mécréants, les hypocrites et ceux qui ont une maladie dans le cœur (de doute et d’hypocrisie), sont remplis de dépit que la femme musulmane ait atteint en islam : la dignité, l’honneur, la préservation (chasteté).

 

Car, les ennemis de l’islam, parmi les mécréants et les hypocrites veulent faire de la femme un outil de dévastation et une corde par laquelle ils attirent ceux qui ont la foi faible et ceux qui se laissent conduire par leurs instincts (épicuriens), après avoir assouvi en elle leurs désirs enragés tel qu’Allâh-Très-Haut Soit-Il- a dit (traduction rapprochée) : 

 

«Et Allâh veut accueillir votre repentir. Mais ceux qui suivent les passions veulent que vous incliniez grandement (vers l’erreur comme ils le font).» [An-Nicê’ (Les Femmes), v.27].

 

Et ceux parmi les musulmans, qui ont une maladie dans le cœur veulent que la femme soit une marchandise qui s’exhibe à bas prix devant les yeux de ces gens lascifs qui ont des instincts diaboliques, pour qu’ils se réjouissent de sa beauté ou qu’ils atteignent d’elle ce qui est plus abominable que cela.

 

C’est pourquoi ils tiennent à ce que la femme sorte de sa demeure pour qu’elle puisse participer côte-à-côte avec les hommes dans leurs emplois, qu’elle les soigne comme infirmière à l’hôpital, qu’elle les serve comme hôtesse de l’air ou qu’elle soit apprenante ou enseignante dans les écoles mixtes, ou qu’elle soit comédienne dans le théâtre, chanteuse ou speakerine dans divers médias, tout en exhibant ses atours et attirant les gens par son apparence et sa voie.

 

Ainsi, les magazines immoraux ont fait des jeunes filles séduisantes et découvertes, un moyen de promotion et de marketing de leurs magazines.

 

Et certains commerçants et certaines sociétés s’en servent pour promouvoir leurs produits en les y exposants.

 

Et à cause de ces procédures fautives, la femme a délaissé sa véritable fonction, qui est dans la maison.

 

Ce qui force les maris à embaucher des domestiques étrangères pour élever leurs enfants et prendre soin de leurs foyers, ce qui a engendré beaucoup de problèmes et de malaises.

 

 تنبيهات على أحكام تختص بالمؤمنات (version numérique). Pages. 9 à 13

Traduit par Aboû Mouhammed Zahir Az-Zwêwî

Relu par Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad - @FahimaAbou 

Publié par kabyliesounna.com

            

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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L’épilation est-elle permise ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’épilation est-elle permise ?

Hôte :

 
Nous débutons notre réunion Shaikh Abdul-Aziz, en revenant à la lettre de la sœur (dont les initiales sont) Alif Mim ou Umm Ahmad de Makkah Al-Mukarama.
 
Nous avons présenté une partie des questions de notre sœur à notre dernière réunion et nous voudrions y revenir dans cette réunion pour qu'elle puisse poser cette question :
 
Certains s'opposent à l'épilation des poils présents sur les tibias et les mains (ou les bras).
 
Et si cela est fait pour le mari, le jugement est-il toujours le même ?
 
As-Shaykh Ibn Baz : 
 
La louange est à Allah et que les prières de paix et bénédictions d'Allah soient sur le messager, sa famille, ses compagnons et ceux qui suivent sa guidée.
 
  • Je ne vois pas de mal dans l'épilation des poils des tibias ou des mains, parce que cela fait partie  des questions sur lesquelles il y a un silence (de Shari'a). 
 
Et en effet il est parvenu dans le hadith du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) qu'il a dit : 
 
« Tout ce sur quoi Allah est resté silencieux est pardonné, acceptez d'Allah Son pardon. »
 
  • En ce qui concerne l'épilation des sourcils et des poils du visage, cela a été interdit dans les ahadith qui maudissent la Namisa et la Mutanammisa
 
Les imams de la langue (arabe) ont dit : « An-Nams signifie enlever les poils des sourcils et du visage. » 
 
Donc voilà ce qui a été interdit, à moins que n'apparaisse sur le visage ce qui cause une défiguration et une laideur, comme la femme ayant une moustache ou la femme ayant une barbe.
 
Dans ce cas il n'y a aucun mal à enlever cela (les poils).
 
Cependant, en ce qui concerne les poils du visage normaux, ils ne doivent pas être enlevé parce que le messager (Prières et bénédiction d'Allah sur lui) a maudit la Namisa (la femme qui épile les poils du visage d'autres femmes) et la Mutanammisa (la femme qui épile ses propres poils du visage) et ce type d'épilation fait partie de An-Nams. Oui.
 
Hôte :
 
Qu'Allah vous bénisse.
 
Article tiré du site assalafi.com
Traduit par Aqil Walker - Masjid As-Salaf-Salih
copié de salafs.com
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Le maquillage en poudre

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le maquillage en poudre

Question :


Quel est le jugement concernant le maquillage en poudre qu'utilisent les femmes pour s'embellir ?

Réponse :

On doit détailler cette question :

 

Si c'est pour la beauté et que cela ne va pas nuire au visage, et que cela ne va rien lui causer, il n'y a pas de problème.

 

Mais si cela lui cause un problème comme des plaques noires ou d'autres choses, ça devient interdit pour ces raisons. 

 

Wa Allah Al Mousta'an.

 

 Publié par assounnah.com

 

ما حكم المساحيق التي يضعها النساء على وجوههن للزينة ؟

المساحيق فيها تفصيل : إن كان يحصل بها الجمال وهي لا تضر الوجه ، ولا تسبب فيه شيئا فلا بأس بها ولا حرج ، أما إن كانت تسبب فيه شيئا كبقع سوداء أو تحدث فيه أضرارا أخرى فإنها تمنع من أجل الضرر

والله المستعان

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La protection de la femme (vidéo)

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La protection de la femme (vidéo)

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

 Cheikh Houssein Ali Ach-Cheikh - الشيخ حسین بن عبد العزیز آل الشیخ

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Contrôle des naissances

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Contrôle des naissances

Question :

 
Quel est le jugement sur le contrôle des naissances ?
 
Réponse de Cheikh Al-Albany :
 
Ce contrôle des naissances est quelque chose que les musulmans ont essayé aujourd'hui dans les pays d'islam.

Il a différentes formes qui reviennent toutes à ce qui est en cause, le contrôle des naissances.

Par exemple, si le contrôle des naissances est la suggestion de docteurs musulmans sincères et un conseil de leur part aux deux conjoints de pratiquer ce contrôle des naissances, dans le but de sauvegarder la santé de la femme dont la santé a évolué en raison de la naissance de nombreux enfants, si ce conseil vient d'un docteur musulman fiable, c'est une excuse valable.

C'est un exemple de ce qu'est permis dans la question du contrôle des naissances.

Un autre exemple, opposé à cela, est si ce qui contraint les gens à employer le contrôle des naissances est la pauvreté.

Quand les considérations sont des considérations matérialistes par lesquelles les mécréants sont habituellement concernés.

Un d'entre eux dira : « Ma femme et moi, sommes deux et j'ai deux fils. »
Et le cinquième est leur chien, comme ce qui est mentionné dans Noble Qur'an (c'est-à-dire Sourate Al-Kahf : 22).

Ainsi chacun mettra au point pour lui une somme de dépenses qu'il exige.

Puis ils diront que cette somme que nous avons pour notre vie nous suffit seulement, donc nous nous arrêterons ici (d'avoir des enfants).

Cinq membres de famille seulement, comme nous avons dit.

Ceci n'est pas permis en islam, parce que ce qui les contraint au contrôle des naissances vient d'une parole d'ignorance dont ils ont été avertis dans la Parole d'Allah, le Très-Haut (traduction rapprochée) :

« Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté; c'est Nous qui attribuons leur subsistance; tout comme à vous. Les tuer, c'est vraiment, un énorme pêché. » [sourate Al-Isra :31]

Ceci est particulièrement adressé aux croyants musulmans.

Le fait que l'enfant vient avec sa subsistance avec lui, parce qu'avant qu'il ne vienne en ce monde, sa subsistance est déjà enregistrée alors qu'il est dans le ventre de sa mère, comme il est bien connu.

Donc, ce genre de contrôle des naissances et cette raison (la crainte de pauvreté) qui contraint les gens à le faire, ne sont pas permis et cela ne doit jamais être considéré quelque chose de bon.

Cette question est longue à développer et maintenant le temps est limité, donc nous suffirons de ceci pour réponse.
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Question : 

La prévention des naissance - ou comme ils disent « le contrôle des naissances » - par nécessité, comme la préservation de la santé de la mère, ou l'éducation des enfants; est-elle licite ou illicite ?

Particulièrement dans la situation d'une femme qui tombe souvent enceinte et qui a beaucoup (déjà) d'enfants.

Réponse de 
Cheikh Muqbil ibn Hadi Al-Wadi'i :

Ceci (le contrôle des naissances) n'est pas permis et s'il est absolument nécessaire (d'essayer d'empêcher la grossesse) alors Al-'Azl (le retrait de l'organe sexuel mâle avant l'éjaculation pour empêcher le sperme d'atteindre l'utérus) doit être pratiqué.

Si l'homme approche de l'éjaculation, il exécute Al-'Azl, ce qui signifie qu'il éjacule à l'extérieur du vagin de la femme.

Si non, concernant ce qui est appelé contrôle des naissance et autre que cela, Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, dit (traduction rapprochée) :

« Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux » [sourate Al-An'am  :151]

Et le messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) dit : 

« Mariez-vous et augmentez votre nombre, car en vérité je rivaliserai avec les autres nations par vous tous (c'est-à-dire votre nombre) le Jour de la Résurrection. ».

Et il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit, ou plutôt il a invoqué pour qu'Allah donne à Anas ibn Malik une abondance de richesse et d'enfants.


Article tiré du site assalafi.com
Source : Ijabatus-Sa'il 'ala Ahim Al-Masa'il, p. 589, question n°346.
Traduit par Abu Sumaya

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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La voix de la femme

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La voix de la femme

Question :

 
Qu'en est-il de ce qui est dit au sujet de la voix de femme comme étant une chose à dissimuler ?
 
Réponse :
 
La voix de la femme n'est pas en principe 'Awra.

Les femmes se plaignaient au Prophète صل الله عليه وسلم et l'interrogeaient au sujet des matières religieuses.

Elles ont agi de la sorte aussi avec les Califes bien Guidés رضي الله عنهم et ceux qui détenaient l'autorité après eux.

Et elles saluaient des hommes non-mahram avec le Salam [Salut Islamique] et ils leurs rendaient le Salam, et aucun des Imâms de Islâm ne les a réprimandés pour cela.

Mais il n'est pas permis à une femme de parler d'une voix douce ou plaisante, parce que Allâh تعالى dit (traduction rapprochée) :

«Ô Femmes du Prophète ! Vous n'êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade (l'hypocrite) ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent.» (Coran, 33/32)

Car les hommes peuvent être tentés par cela, comme il l'est indiqué dans ce verset.
 
Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-'Ilmiyyah wal-Iftâ, 6/85

Cheikh Sâlih al-Fawzân dit qu'il est recommandé à la femme de prier à haute voix ; qu'il s'agisse d'une prière obligatoire ou d'une prière surérogatoire, pour vu qu'elle ne soit pas entendue par un homme pouvant être tenté par sa voix.

La femme peut prier à haute voix si elle se trouve dans un endroit où aucun étranger ne l'entend et si elle accomplit une prière de nuit, sauf si elle risque de déranger d'autres prieurs.

Quand elle accomplit une prière du jour, elle le fait à voix basse parce que cette prière doit se faire ainsi et que l'élévation de la voix dans une telle prière n'est pas recommandée parce que contraire à la Sounnah. 

 
 
Kitâb « Fatâwa al-Mar'a al-Mouslima » - SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.322

Publié par manhajulhaqq.com

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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L’importance du voile du visage

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L’importance du voile du visage
Question :
 
Je vous demande de bien vouloir me renseigner sur l'importance du voile qui couvre le visage de la femme.

Est-ce une obligation prescrite par la religion musulmane ?

Si c'est le cas, quelle en est la preuve ?

J'entends beaucoup dire et je pense que l'utilisation de ce voile a été propagée et généralisée dans la péninsule arabique à l'époque des Turcs.

Depuis, on a tellement insisté sur son utilisation que tout le monde est arrivé à penser que c'est une obligation pour chaque femme.

D'autre part, j'ai lu qu'à l'époque du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, et de ses Compagnons bien guidés, la femme s'associait à l'homme pour accomplir beaucoup de tâches.

Elle participait aussi à ses côtés en temps de guerre.

Ces choses sont-elles réalité, ou bien ma compréhension est-elle erronée, sans fondements ?

J'attends votre réponse afin de connaître la vérité et de corriger toute altération dans ma compréhension. 
 
Réponse :
 
Au début de l'islam, le voile n'était pas obligatoire pour la femme.

Elle pouvait donc montrer son visage et ses mains aux hommes.

Par la suite, Allah a ordonné le voile pour la femme et le lui a rendu obligatoire afin de la protéger et de la préserver des regards des hommes qui lui sont étrangers et afin d'amenuiser sa séduction.
 
Ceci a été établi après la révélation du verset du voile, qui est le suivant (traduction rapprochée) : 

 

« Et si vous leur demandez quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau  : c'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs »(1)
 

Même si ce verset a été révélé pour les femmes du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, il les concerne aussi bien que les autres femmes, car la raison citée ne leur est pas particulière.
 
Allah a dit dans la même sourate (traduction rapprochée) :

 

« Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d'avant l'islam (Jâhiliyah). Accomplissez la prière, acquittez la Zakât et obéissez à Allah et à Son Messager. » (2)     
 

Les savants sont unanimes sur le fait que ce verset englobe aussi bien les femmes du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, que les autres femmes.
 
C'est aussi le cas pour le verset suivant, toujours dans la sourate Les Coalisés (traduction rapprochée) :

 

 « Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leur grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (3)

Par ailleurs, Allah a révélé deux autres versets dans la sourate La Lumière qui sont les suivants 
(traduction rapprochée) :

 

 « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines ; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris... »(4)

 
Le mot « atours » (Zîna) signifie tout ce qui est beau et attirant. Et bien sûr le visage est le plus beau des atours.

Le passage « que ce qui en paraît » signifie les vêtements apparents, selon l'avis le plus correct des savants.
 
C'est l'avis du grand Compagnon 'Abdullâh ibn Mass'ûd, qu'Allah l'agrée, qui s'appuie sur le verset (traduction rapprochée) :

 

« Et quant aux femmes atteintes par la ménopause qui n'espèrent plus le mariage, nul reproche pour elles d'enlever leurs vêtements (de sortie), sans cependant exhiber leurs atours et si elles cherchent la chasteté, c'est mieux pour elles. Allah est Audient et Omniscient » (5).  
 

Nous nous basons sur ce verset pour prouver que le voile du visage et de tout le corps est obligatoire pour la femme devant les hommes qu'elle peut épouser, car Allah a suspendu tout reproche aux femmes atteintes par la ménopause qui n'espèrent plus le mariage, et ce sont les femmes âgées, si elles n'exhibent pas leurs atours.

Par là, on conclut que les jeunes femmes doivent respecter le voile, et elles seront en but aux reproches si elles le délaissent.

De même, les femmes âgées qui montrent leurs atours doivent se voiler, car elles peuvent encore attirer les hommes.

De plus, Allah, qu'Il soit glorifié, nous informe que la chasteté des femmes atteintes par la ménopause est encore meilleure pour elles puisqu'elles s'éloignent par ce fait de toute source d'attirance des hommes.

Par ailleurs, on rapporte des propos d'Â'îcha et sa sœur Asmâ', qu'Allah les agrée, qui prouvent l'obligation pour la femme de se voiler le visage devant les hommes qu'elle peut épouser, même en état de sacralisation pour le pèlerinage.

De même, on rapporte de manière sûre selon 'Â'îcha, qu'Allah l'agrée, dans les deux Sahîh (6) qu'il était permis pour la femme de montrer son visage au début de l'islam, mais que ceci a été abrogé par le verset du voile sus-mentionné.

Avec tout ce qui précède, vous avez la preuve que le voile de la femme date de l'époque du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui. Il n'a pas été établi par les Turcs mais ordonné par Allah, qu'Il soit glorifié et élevé.

Concernant la participation de la femme aux côtés des hommes, à l'époque du Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, dans l'accomplissement de différentes tâches comme apporter les soins aux blessés ou les  abreuver en temps de guerre, ceci est vrai en respectant les conditions du voile, de la pudeur, et en restant loin de toute suspicion.

Umm Sulaym, qu'Allah l'agrée, disait : « Nous participions au combat avec le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui. Nous abreuvions alors les blessés, portions l'eau, et soignions les malades. »

Telles étaient leurs tâches, à la différence des femmes d'aujourd'hui dans beaucoup de pays dont les habitants prétendent être musulmans ; elles se mêlent aux hommes dans leurs domaines de travail tout en exhibant leur beauté, ce qui a mené à la propagation des vices, l'éclatement des familles et à la corruption de la société.

Nous invoquons Allah pour qu'Il nous guide tous vers Son droit chemin.

Qu'Il nous facilite ainsi qu'à vous et à tous nos frères les voies vers la science bénéfique et son application.

Il est le Meilleur à Qui on peut adresser sa demande.  

Que la paix, la bénédiction et la miséricorde d'Allah soient sur vous.  

(1) Les Coalisés, v. 53.
(2) Les Coalisés, v. 33.
(3) Les Coalisés, v. 59.
(4) La Lumière, versets 30,31.
(5) La Lumière, v. 60.
(6) Ce sont les deux recueils de hadiths authentiques d'Al-Bukhârî et de Muslim.

Recueil de Fatwas du cheikh Ben Baz, vol. 3, page 354.
traduit par fatawaislam.com
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La chirurgie esthétique pour réparer des déformations

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La chirurgie esthétique pour réparer des déformations

Question :

Quel est le statut juridique de la chirurgie esthétique ?
Et quel est le statut du fait de l'apprendre ?
  

Réponse :

 

La chirurgie esthétique se classe en deux catégories :
 

-La première concerne la chirurgie réparatrice des défauts physiques causés par les accidents, par exemple. 

Ce genre d'opérations peut être pratiqué car le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a autorisé une personne dont le nez avait été coupé lors d'une bataille de le remplacer par un nez en or.(1)

 

-La deuxième englobe les opérations qui visent à embellir les personnes : elles ne visent pas à réparer un défaut physique ou une malformation. Ce genre est interdit et illicite. 

En effet, le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a maudit les femmes qui posent de faux cheveux, ainsi que celles qui épilent les femmes ou s'épilent, ainsi que celles qui tatouent les femmes ou se tatouent.(2) 

Ceci concerne tout ce qui vise à ajouter de la beauté à la personne et non à réparer un défaut ou une malformation.

 
Quant à étudier la chirurgie esthétique dans le cadre d'un cycle universitaire, il n'y a pas de mal à cela, à condition que la personne ne l'applique pas dans les cas interdits [par la religion].
Il faut aussi conseiller ceux qui veulent subir ces opérations de ne pas le faire en raison de leur caractère illicite ; et il se peut que si c'est un médecin qui prodigue le conseil, ce soit plus convaincant.

(1) Rapporté par An-Nassâ'î dans le chapitre de la parure (n°5071).
(2) Rapporté par Abû Dâwûd dans le chapitre du fait de s'arranger les cheveux (n°3639). Et le hadith n°5491 rapporté par Al-Bukhârî ainsi que le n°3960 rapporté par Muslim appuient son sens.

Fatâwa,vol.2, page 833.
copié de fatawaislam.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La sexualité et le préservatif

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La sexualité et le préservatif

L'Islâm, religion de pureté et de clarté, dit distinctement qu'il est permis au mari de pratiquer l'acte sexuel interrompu et d'utiliser même dans ce cas, un préservatif avec l'autorisation de l'épouse.

 
Car la femme comme l'homme, a droit au plaisir et à l'enfant.
 
Ceci se confirme dans un hadîth, d'après Djâbir Ibn Abdullâh (radhiallâhu 'anhu) qui a dit :

 

« Nous pratiquions le rapport charnel interrompu du vivant du Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam), et quand il a été mis au courant de cela, il ne nous l'a pas interdit » [1] 


Le préservatif est permis selon l'avis majoritaire des savants, quand celui-ci bien évidemment, est utilisé dans un cadre légal.

S'agissant du rapport charnel, l'éminent savant Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) a expliqué que l'enseignement du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) le concernant est le plus parfait, car il en fait le moyen de préserver la santé, de se procurer du plaisir et d'atteindre les objectifs qu'il vise.

A la base, le rapport charnel est destiné à réaliser trois objectifs :
 

-Le premier qui est le maintien de la procréation, la sauvegarde de l'espèce humaine jusqu'au délai déterminé par Allâh pour la réunion de tous les genres d'espèce dans le monde.
 

-Le deuxième est d'évacuer le sperme dont la conservation nuit à l'ensemble du corps.
 

-Le troisième est de satisfaire un besoin, de se donner du plaisir et de jouir d'un bienfait. Seul ce dernier avantage, qui est de jouir d'un bienfait, existe au paradis où n'existe ni procréation ni conservation de sperme à évacuer.
 

Les médecins de référence pensent que l'acte sexuel est un des moyens de préservation de la santé.

Galien [2] a dit : « Le feu et l'air prévalent sur l'essence de la semence. Son humeur est chaude et humide car elle est constituée de sang pur dont les organes originaux se nourissent. »

Certains anciens prédécesseurs ont dit : « Il incombe à l'homme de s'engager à trois choses : ne point abandonner la purgation pour qu'il soit capable de l'accomplir si le besoin l'y incite un jour, ne point abandonner la nourriture car ses intestins s'en trouveront rétrécis, et ne point abandonner le rapport charnel car si le puits ne s'épuise pas, son eau se tarit. »

Et parmi les bienfaits du rapport charnel, il y a que cela conduit au contrôle du regard, à la maîtrise de soi, à la chasteté et à la réalisation de tout cela au profit de la femme.

L'auteur du rapport charnel profite à lui-même ici-bas et dans l'au-delà et profite à sa compagne.

C'est pourquoi le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) se livrait à cet acte et l'aimait et disait : 

« Les choses d'ici-bas que j'aime le plus sont les femmes et les parfums »
 [3] [4]

Voici donc un résumé important et essentiel qui souligne son importance en Islâm.

 

[1] Rapporté par al-Bukhârî
[2] Claude GALIEN (Claudius Galenus) - 131-201 après J.C. Médecin et physiologiste grec, établi à Rome. Galien est après Hippocrate la plus grande figure de la médecine antique. Ses études anatomiques sur les animaux et ses observations sur les fonctions du corps humain dominèrent la théorie et la pratique médicale pendant quatorze siècles.
[3] Rapporté par an-Nassâ-î et Ahmad, et authentifié par SHeikh al-Albânî
[4] Kitâb « Zâd ul-Ma'âd fî hadî kheyr al-'Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, p.683-684

 

copié de manhajulhaqq.com

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Le jilbab de la femme musulmane (dossier)

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Le jilbab de la femme musulmane (dossier)

Les conditions du Jilbab :

 

- Couvrir l'ensemble du corps excepté le visage et les mains

- Ne pas être une parure (zina) en soi

- Être épais et non transparent

- Être bien large et pas moulant

- Ne pas être parfumé

- Ne pas ressembler aux vêtements des hommes

- Ne pas ressembler aux vêtements des non musulmanes

- Ne pas être un vêtement de convenance
Le voile est une obligation Divine, conformément à la parole d'Allâh (traductions rapprochées) :
 
"Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allâh, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès." (Sourate An-nour Verset 31)
 
"Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allâh est Pardonneur et Miséricordieux."(Sourate Al Ahzab Verset 59)
Qu'il couvre l'ensemble du corps excepté le visage et les mains
 
Il y a plusieurs hadiths qui prouvent que la femme peut montrer son visage et ses mains.
 
Jabir bin 'Abdullah رضي الله عنه rapporte:
 
«J'ai assisté à la prière de la fête (al 'aïd) avec le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم, il fit la prière avant le prône sans appel à la prière majeur (adhan), ni mineur (iqama).
Ensuite, il صلى الله عليه وسلم se leva, s'appuya sur Bilal, et ordonna aux gens la crainte d'Allâh, les exhorta à son obéissance, les sermonna et leur fit le rappel.
Ensuite, il se rendit auprès des femmes, les prôna et leur fit le rappel. Il صلى الله عليه وسلم  leur dit: "faîtes l'aumône car la plupart d'entre vous seront en Enfer."
 
Une femme aux joues foncées se leva dans l'assemblée et elle dit: "Pour quelle raison ? Ô Messager d'Allâh !"
Il صلى الله عليه وسلم dit : "car vous vous plaignez beaucoup et méconnaissez les bienfaits que vous recevez."
Il dit: "elles se mirent à faire l'aumône de leurs bijoux et jetèrent leurs anneaux et leurs bagues dans le vêtement de Bilal."»
 
Ce hadith est une preuve claire (que la femme peut montrer son visage et ses mains), et c'est pour cette raison que nous l'avons cité car dans le cas contraire, le narrateur n'aurait pas pu décrire cette femme, en disant qu'elle avait les joues foncées.
(Rapporté par Moslim)
 
Ibn 'Abbas رضي الله عنه rapporte d'Al Fadl bin 'Abbas:
 
«Une femme de Khath'am questionna le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم  lors du pélerinage d'adieu (le jour du sacrifice), al fadl bin 'Abbas était derrière le Messager d'Allâh, al Fadl était un homme radieux...Le Prophète s'arrêta pour répondre aux gens.»
Al fadl bin 'Abbas se tourna vers elle, c'était une belle femme. Selon une autre variante: "une femme radieuse."
 
Et selon une autre variante: "Al Fadl se mit à la regarder, elle lui plût [et elle le regardait aussi], le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم  le prit par le menton et tourna son visage de l'autre côté."
(Rapporté par Bokhari & Moslim)
 
Et selon une autre variante: "Je la regardais" Le Prophète صلى الله عليه وسلم m'a vu et a détourné mon visage du sien, ensuite je l'ai regardé (une deuxième fois) et il صلى الله عليه وسلم détourna mon visage du sien; il صلى الله عليه وسلم fit cela trois fois et moi je n'ai pas arrêté. 
 
(Les narrateurs de ce hadiths sont sur, mais si Al Hakam bin 'Otayba ne l'a pas entendu d'Ibn 'Abbas alors il est discontinue (monqati').
 
Cette histoire est aussi rapportée par 'Ali bin Abi Talib رضي الله عنه, qui dit:
 
«Que le Messager d'Allâh fut questionné après avoir lapidé les stèles.»
Il رضي الله عنه ajouta: «Al 'Abbas luidit alors: "Ô Messager d'Allâh ! Pourquoi as tu tourné la tête du fils de ton oncle?"
Il صلى الله عليه وسلم répondit: "J'ai vu un jeune et une jeune, et j'ai voulu les protéger du diable." 
(Rapporté par Al Tirmidhi, Ahmad et Al Diha' avec une chaîne de narrateur authentique)
 
Ce hadith, comme celui qui le précède prouve que le visage de la femme n'est pas une nudité ('awra).
 
Ibn Hazm رضي الله عنه a dit:
 
«Si le visage était une nudité ('awra), pourquoi n'a t'il pas réagit alors qu'elle avait le visage dévoilé devant les gens et pourquoi ne lui a t'il pas ordonné de le couvrir, car si elle avait le visage couvert, Ibn 'Abbas n'aurait pas su si elle était belle ou non.»
 
Sahl bin Sa'd (raa) rapporte:
 
«Une femme est venue chez le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم (alors qu'il était à la mosquée), elle dit:
"Ô Messager d'Allâh ! Je suis venu m'offrir à toi!"
Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم la regarda de haut en bas, puis baissa la tête.
Lorsqu'elle vit qu'il ne la désirait pas, elle s'est alors assise.» 
(Rapporté par Bokhari & Moslim)
 
'Aïcha رضي الله عنها rapporté:
 
«Les femmes croyantes voilées par leurs habits, assistaient à la prière du matin avec le Prophète, puis elles rentraient chez elles sans que personne ne les reconnaissent, tellement qu'il faisait noir.»
 
La preuve dans ce hadith c'est, sa parole :
 
«sans que personne ne les reconnaissent, tellement il faisait noir.» 
 
Ce qu'on peut comprendre c'est que s'il ne faisait pas noir on les aurait reconnues et habituellement on reconnaît quelqu'un par son visage.»
 
Ensuite, je suis tombé sur une autre variante qui éclaira (les autres):
 
«sans que personne ne reconnaisse le visage de l'autre.»
(Rapporté par Abou Y'ala dans son Mosnad avec une chaîne de narrateur authentique selon 'Aïcha)
 
Fatima bint Qays رضي الله عنها rapporte:
 
«Qu'Abou 'Amr bin Hafs رضي الله عنها la répudia définitivement.»
 
Et selon une autre variante:
 
«Pour la troisième et dernière fois» Lors de absence... Elle alla chez le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم et lui expliqua cela...
Il صلى الله عليه وسلم lui ordonna de passer la période (al 'ida) chez Oum Sharik, ensuite il صلى الله عليه وسلم a dit: "C'est une femme dont mes Compagnons ont peur, va plutôt chez Ibn Oum Maktoum; car c'est un homme aveugle, tu pourras retirer ton voile chez lui.»
 
Et selon une autre variante:
 
«Va chez Oum Sharik ! Oum Sharik est une femme Ansar très riche, très généreuse et qui a beaucoup d'invités.
Je dis alors: "Je vais le faire!" Il صلى الله عليه وسلم a dit: "Ne le fais pas, car elle a beaucoup d'invités et j'ai peur que ton voile glisse ou que tes habits découvrent tes jambes et que les gens voient de toi ce que tu n'aimeras pas (qu'ils voient), mais va plutôt chez le fils de ton oncle 'Abdullah bin Oum Maktoum (l'aveugle)...et si tu retires ton voile, il ne te verra pas.Je suis donc allée chez lui, lorsque ma période ('ida) fut terminée. J'ai entendu l'appel à la prière), je suis alors allée à la mosquée et j'ai prié avec le Messager d'Allâh.
Après avoir terminé la prière, il صلى الله عليه وسلم s'est assis sur la chaire (minbar). Il صلى الله عليه وسلم dit alors: "Je ne vous ai pas rassemblé dans le but de vous faire des recommandations ni des avertissements, mais je vous ai rassemblé car Tamim al Dari était un chrétien et il est venu me prêter allégeance et s'est converti à l'Islam. Il m'a raconté une histoire sur l'Antéchrist; qui correspondait à ce que je vous avais dit à son sujet...» 
(Rapporté par Moslim)
 
Ce hadith prouve que le visage n'est pas une nudité ('awra) (apparente), car le Prophète صلى الله عليه وسلم  a permit à Bint Qays que les hommes la voient avec un khimar, c'est-à-dire, ce qui couvre la tête qui doit être couverte et pas le visage.
 
C'est pour cette raison que le Prophète صلى الله عليه وسلم  avait peur que son khimar glisse et dévoile ce qui est interdit. Il lui ordonna alors ce qui était meilleur pour elle, c'est-à-dire, d'aller chez Ibn Oum Maktoum (l'aveugle) car il ne la verrait pas si elle enlèverait son khimar.
 
Il faut savoir que cette histoire a eu lieu vers la fin de la vie du Prophète صلى الله عليه وسلم, car Fatima bint Qays رضي الله عنها à la fin de 'ida, a entendu le Prophète صلى الله عليه وسلم  racontait l'histoire et la conversion de Tamim Al Dari.
 
Et, il est rapporté dans la biographie de Tamim qu'il s'est converti à la neuvième année de l'hégire.
 
Cela prouve que cette histoire a eu lieu après la révélation des versets du jilbab, donc ce hadith est une preuve que le visage n'est pas une nudité ('awra).
 
Ibn 'Abbas رضي الله عنه rapporte:
 
«Qu'il fut questionné: "As-tu assisté à une fête (al 'aïd) avec le Prophète صلى الله عليه وسلم ?" "Oui" Répondit-il, mais grâce à mon jeune âge.»
Je l'ai vu au moment où il arriva au signal qui était auprès de la maison de Kouthayyir bin al Salt, arrivé-là, il pria.»
 
Il dit: "Le Prophète صلى الله عليه وسلم est arrivé et je le vis prendre place parmi les hommes. Ensuite, il se rendit chez les femmes en compagnie de Billal."
 
Il صلى الله عليه وسلم  récita aux femmes le verset suivant (traduction rapprochée) :

"Ô Prophète! Quand les croyantes viennent te prêter serment d'allégeance, [et en jurent] qu'elles n'associeront rien à Allâh, qu'elles ne voleront pas, qu'elles ne se livreront pas à l'adultère, qu'elles ne tueront pas leurs propres enfants, qu'elles ne commettront aucune infamie ni avec leurs mains ni avec leurs pieds et qu'elles ne désobéiront pas en ce qui est convenable, alors reçois leur serment d'allégeance, et implore d'Allâh le pardon pour elles. Allâh est certes, Pardonneur et Très Miséricordieux." (Sourate Al Moumtahanah Verset 12)
 
Il صلى الله عليه وسلم  récita ce verset jusqu'au bout, et dit ensuite: "Acceptez-vous cela?" Une des femmes présente répondit - et c'était la seule qui répondit - : "Oui, Ô Prophète d'Allâh !" Ensuite il صلى الله عليه وسلم  leur adressa des admonestations et des exhortations et leur ordonna de faire l'aumône.
Il dit: "Bilal étendit son vêtement; et je vis alors les femmes puiser avec leur mains (les aumônes) et les lancer dans le vêtement de Bilal."
 
Et selon une autre variante: "Elles se mirent à lancer leur anneaux et leur bagues dans le vêtement de Bilal, ensuite Bilal accompagna le Prophète chez lui."
(Rapporté par Bokhari)
 
Cette histoire eut lieu, lorsque les femmes prêtaient allégeance au Prophète صلى الله عليه وسلم , et c'est une preuve qu'elle eu lieu après l'ordre du jilbab.
 
Et cet ordre eu lieu à la troisième année de l'hégire alors que le verset du prêtement d'allégeance avait été révélé à la sixième année de l'hégire.
 
Soubay'a bint Al Harith رضي الله عنها rapporte:
 
«Qu'elle était marié à Sa'd bin Khawla. Il décéda lors du pèlerinage d'adieu, (il participa à la bataille de Badr).
Elle accoucha avant la fin de la période de quatre mois et dix jours du deuil de sa mort.
Abou al Sanabil bin Ba'kak la rencontra à la fin de ses lochies, elle s'était mise du collyre dans les yeux et (s'était fait belle).
Il lui dit alors: "Soit bonne envers toi même!" - ou une parole semblable. "Peut-être cherche-tu à te marier? Mais cela (ne t'ai permis) qu'après une période de quatre mois et dix jours après la mort de ton mari.
Elle dit alors: "Je suis allée voir le Prophète صلى الله عليه وسلم et je lui ai raconté ce que m'avait dit Abou al Sanabil bin Ba'kak." Il صلى الله عليه وسلم me dit: "Son deuil a pris fin lorsqu'elle a accouché."» 
(Rapporté par Ahmad par deux voies, selon 'Aïcha la première est authentique (sahih) et la deuxième est bonne (hassan). Il se trouve aussi dans les deux Authentiques, c'est-à-dire: Sahih Bokhari et Sahih Moslim)
 
Ibn 'Abbas رضي الله عنه rapporte:
 
«Une femme priait derrière le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم , c'était une très belle femme, (Ibn 'Abbas a dit: "Par Allâh ! Je n'ai jamais vu une femme semblable.")
Certains hommes se m'étaient au premier rang pour ne pas la voir tandis que d'autres tardaient à venir pour être dans les derniers rangs, et lorsqu'ils s'inclinaient, ils regardaient en dessous de leurs bras (et ils écartaient leurs bras).»
(Rapporté par Ashab al Sounnan et al Hakim et il a été authentifié et approuvé par al Dhahabi)
 
C'est alors qu'Allâh révéla (traduction rapprochée) :

«Et Nous connaissons certes ceux qui parmi vous ont avancé et Nous connaissons ceux qui tardent encore »(Sourate Al Hijr Verset 24)
 
Tous ces hadiths prouvent clairement qu'il est permit à la femme de montrer son visage et ses mains et appuient le hadith de 'Aïcha cité précédemment et explique le sens du verset:

« que ce qui en paraît »
 
Comme il a été cité précédemment jusqu'à ce qu'Il dise :
 
« et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines »
 
Et ceci prouve, tout comme les ahadiths cités précédemment qu'il n'est pas obligatoire pour la femme de couvrir son visage car le voile est ce qui couvre la tête.
Qu'il ne soit pas une parure en soi
 
Conformément à la parole d'Allâh citée précédemment se trouvant dans la sourate An-nour verset 31 :
 
« et de ne montrer de leurs atours »
 
Ce verset, dans son général, désigne aussi les vêtements apparents s'ils sont (une parure) qui attirent les regards des hommes, et ce qui confirme cela, c'est la parole d'Allâh :
 
Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah).
(Sourate Al Ahzab Verset 33)
 
Et la parole du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم  :
 
« Trois catégories de gens, ne te poses pas de questions à leur sujet, car ils font partie des perdants :
1- Un homme qui s'est séparé du groupe (al jama'a) et a désobéi à son imâm puis est mort ainsi.
2- Une servante ou un servant qui a fui (son maître) et est mort(e) ainsi.
3- Et une femme dont le mari s'est absenté, lui laissant des provisions, et (elle) s'est exhibée (al-tabaroj) après son départ.
Ne te pose pas de questions à leur sujet.» 
(Rapporté par Al Hakim et Ahmad et sa chaîne de narrateur est authentique, al Hakim a dit : il est conforme à la norme (de Bokhari et Moslim) et je ne lui connais pas de défectuosité, il a été approuvé par Al Dhahabi.)
 
Et s'exhiber (al tabaroj), c'est le fait que la femme montre ses parures, ses beautés et ce qu'elle doit cacher, car cela éveille les envies de l'homme.
 
Le but dans l'ordre du jilbab est de couvrir les parures de la femme, sachant cela, il est incompréhensible que le jilbab soit une parure en soi.
 
Ceci, comme tu peux le voir, est une chose claire qu'on ne peut cacher.
 
C'est pour cela que l'imâm Al Dhahabi a dit dans son livre : «Les Grands Péchés» :
 
«Parmi les actes qui font que la femme soit maudite : c'est qu'elle fasse paraître sa parure comme : son or, ses perles, son parfum lorsqu'elle sort de chez elle. Ainsi que, lorsqu'elle porte des vêtements en tissu de soies, des robes courtes et des manches larges et longues.
 
Tout cela fait partie du (tabaroj) qu'Allâh déteste ici-bas comme dans l'au-delà.
 
Ces actes que font les femmes justifient les paroles du Prophète صلى الله عليه وسلم  lorsqu'il dit dans un hadith :
 
«Je regardais l'Enfer et je trouvais que la plupart de ses habitants étaient des femmes.» 
(Ce hadith est authentique, il a été rapporté par Bokhari et Moslim et d'autres, d'un hadith selon 'Imran bin Housseyn et autres)
 
L'Islam a mis en garde contre le fait de s'exhiber (tabaroj) au point qu'il a été comparé au polythéisme (shirk), l'adultère, le vol et autres parmi les actes interdits.
 
Et ce, lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم, demanda aux femmes de lui prêter allégeance ; c'est à cette occasion qu'il leur ordonna de ne pas faire cela.
 
'Abdoullah bin 'Amr رضي الله عنه a dit :
 
«Omayma bint Raqayqa est venu chez le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم pour lui prêter allégeance, il صلى الله عليه وسلم  dit alors : "Tu dois prêter allégeance : de ne pas donner des égaux à Allâh, de ne pas voler, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas tuer ton enfant, de ne pas commettre un acte de turpitude avec ce que tu as entre tes mains et tes jambes, de ne pas te lamenter et de ne pas t'exhiber à la manière des femmes d'avant l'Islam (al jahiliya).»
(Rapporté par Ahmad avec une bonne chaîne de narrateur)
 
Et sache qu'il est permit à la femme de porter un vêtement d'une autre couleur que le blanc ou le noir, et cela n'est pas considéré comme une parure (zina) interdite, comme pourraient le penser certaines femmes.
 
Ceci pour deux raisons :
 
♦ La première
 
La parole du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم qui dit:
 
«Le parfum de la femme est celui dont la couleur est apparente, et l'odeur ne l'est pas.» 
(Rapporté par Abou Dawod, Nassai et c'est un hadith authentique)
 
♦ La deuxième
 
Car les femmes des Compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم pratiquaient cela.
 
Je vais citer quelques athar authentique à ce sujet que al Hafiz bin Abou Shayba a rapporté dans : «Al Moussannaf» :
 
1• Ibrahim, qui est al Nakh'i, rapporte : «Qu'il entrait en compagnie de 'Alqama et al Aswad chez les femmes du Prophèteصلى الله عليه وسلم  et ils les voyaient vêtues de rouge.»
 
2• Ibn Abou Malika a dit : «J'ai vu Oum Salama رضي الله عنها porter un vêtement teint au carthame.»
 
3• Al Qassim, qui est Ibn Mouhammad bin Abou Bakr al Siddiq rapporte : «Que 'Aïcha رضي الله عنها portait des vêtements teint au carthame pendant qu'elle était en état de sacralisation (mouhrima).» 
 
Et selon une autre variante, rapportée, elle aussi, par Al Qassim:
 
«'Aïcha portait des vêtements teints au carthame pendant qu'elle était en état de sacralisation.»
 
4• Hisham rapporte, selon Fatima bint Al Moundhir:
 
«Qu'Asma portait des vêtements teints au carthame pendant qu'elle était en état de sacralisation.»
 
5• Sa'ïd bin Joubayr rapporte :
 
«Avoir vu certaines femmes du Prophète صلى الله عليه وسلم  faire le tawaf autour de la Maison sacrée (al Ka'ba) et elles portaient des vêtements teints au carthame.»
Qu'il soit épais et pas transparent
 
Car on ne peut considérer que la femme soit voilée que si cette condition est appliquée, car s'il est transparent, il rend la femme attirante et cela est considéré comme une parure (interdite) causant ainsi la discorde.
 
Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم  a dit à ce sujet :
 
«Il y aura vers la fin des temps des femmes de ma communauté qui seront habillées, mais qui en vérité sont déshabillées. Elles portent sur leur tête des bosses comme les bosses inclinées des chameaux ; maudissez-les car elles sont maudites.» 
(Rapporté par Al Tabarani dans "Al Mou'jama al Saghir" avec une chaîne de narrateur authentique)
 
Il a rajouté dans un autre hadith :
 
«Elles n'entreront pas au Paradis et ne sentiront même pas son odeur, or son odeur se sent à une distance tel et tel.»
(Rapporté par Moslim)
 
Ibn 'AbdoulBar a dit :
 
«Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a voulu dire : les femmes qui portent des vêtements légers, qui dessinent le corps au lieu de le voiler, elles sont certes habillées (linguistiquement parlant), mais elles sont déshabillées en réalité.»
 
Oum 'Alqama bin Abou 'Alqama a dit :
 
«J'ai vu Hafsa bint 'AbdoulRahman bin Abou Bakr entrée chez 'Aïcha, elle (Hafsa) portait un voile fin et transparent. 'Aïcha l'a alors déchiré et lui a dit : "Ne sais-tu pas ce qu'Allâh a révélé dans la sourate : La Lumière?!" Elle demanda ensuite qu'on lui amène un autre voile.» 
(Rapporté par Ibn Sa'd et il est valable comme argumentation)
 
Et nous pouvons comprendre de la parole de 'Aïcha رضي الله عنها :
 
«Ne sais-tu pas ce qu'Allâh a révélé dans la sourate : La Lumière?!»
 
Que celle qui porte un voile transparent n'est pas considéré comme étant voilée et qu'elle n'aura pas mise en pratique l'ordre de la parole d'Allâh dans la sourate La Lumière verset 31 :

«et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines» 
 
Et ceci est clair.
 
Hisham bin 'Ourwa rapporte :
 
«Al Moundhir bin Zoubayr est revenu d'Iraq, il envoya à Asma bint Abou Bakr (sa mère) un vêtement de Marw qui était fin.
Et ce, après qu'elle soit devenue aveugle.
Il dit : "Elle toucha le vêtement de ses mains et dit ensuite" : "Ouffin, rendez lui ce vêtement !"
Il dit : Ce fut difficile pour lui et il dit : "Ô mère ! Il n'est pas transparent."
Elle dit alors : "Il n'est peut-être pas transparent mais il dessine le corps."» 
(Rapporté par Ibn Sa'd avec une chaîne de narrateur authentique jusqu'à Al Moundhir)
 
'Abdoullah bin Abou Salma rapporte :
 
«Que 'Omar bin al Khattab a vêtu les gens d'al qubatiy (c'est un vêtement fin et de couleur blanche).
Il dit ensuite : "Ne laissez pas vos femmes porter ce vêtement."
C'est alors qu'un homme dit : "Ô commandeur des croyants ! Je l'ai fait porter à ma femme, puis, je me suis mis devant et derrière elle, à la maison, et j'ai vu qu'il n'était pas transparent."
'Omar dit: "Il n'est pas transparent, mais il dessine le corps."» 
(Rapporté par Al Bayhaqi qui l'a jugé détaché (moursal). Mais cet homme (narrateur) est sûr)
 
De ce athar et celui qui lui précédait, nous pouvons conclure qu'à leur époque, il n'était pas permis de porter un vêtement transparent ou dessinant le corps et que celui qui était transparent était pire que celui qui dessinait le corps.
 
C'est pour cela que 'Aïcha رضي الله عنها a dit :
 
«Le voile c'est ce qui couvre le corps et les cheveux.» 
(Al Bayhaqi l'a cité comme suspendu (mou'allaq)
 
Et c'est pour cela que les Savants ont dit:
 
Il faut couvrir la nudité de sorte que le voile ne dessine pas le corps, et ce, en portant un vêtement épais, car il n'est pas permis de se voiler d'un vêtement [fin] qui celui-ci en revanche dessine le corps et de ce fait, elle ne sera pas considérée comme étant voilée.
Qu'il soit bien large et pas moulant
 
Car le but de ce vêtement est (justement) de ne pas créer de discorde, et cela n'est possible que s'il est bien large.
 
Car s'il est moulant, il voilera peut-être [la couleur de la personne] mais dessinera son corps ou certaines parties de son corps ; que les hommes s'imagineront.
 
Et en cela, il y a un grand mal que l'on ne peut ignorer, il est donc obligatoire que le vêtement soit bien large.
 
Oussama bin Zayd a dit :
 
«Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم  m'a vêtu d'une qutbiya épaisse que lui avait offert Dahya al Kalbi. Je l'avais fait porter à ma femme.
Il صلى الله عليه وسلم  m'a dit : "Pourquoi ne portes-tu pas ta qutbiyya?"
Je lui dis : "Je l'ai fait porter à ma femme."
Il صلى الله عليه وسلم m'a dit : "Ordonne-lui de mettre un autre vêtement en dessous, car j'ai peur que cela dessine son corps."» 
(Rapporté par Daha Al Maqdissi dans : «AlHadith Al Moukhtara», Ahmad et Al Bayhaqi avec une bonne chaîne de narrateur)
 
Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a ordonné à la femme de porter un vêtement sous sa qutbiyya pour que celle-ci ne dessine pas son corps.
 
Cet ordre prouve que c'est une obligation comme cela est connu dans al oussoul.
 
C'est pour cela qu'Al Shawkani a dit en expliquant ce hadith :
 
«Ce hadith prouve que la femme doit voiler son corps d'un vêtement qui ne la dessine pas, et ceci est une condition pour celles qui désirent couvrir leur nudité ('awra) et il صلى الله عليه وسلم a ordonné de mettre un autre vêtement sous le qibati car c'est un vêtement [fin] qui ne voile pas le corps des regards, mais certes il le dessine.»
Qu'il ne soit pas parfumé
 
Il y a plusieurs hadith interdisant aux femmes de se parfumer lorsqu'elles sortent de chez elles.
 
Nous allons citer ici quelques hadith authentiques à ce sujet :
 
1• Abou Moussa al Ash'ari rapporte que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :
 
«Toute femme qui se parfume puis sort de chez elle en passant près d'un groupe de gens pour qu'ils sentent son parfum, est une fornicatrice.»
(Rapporté par Nassai. Abou Dawod. Tirmidhi qui a dit : "bon-valide-sûr" (hassan sahih). Al Hakim a dit: "sa chaîne de narrateur est bonne et Al Dhahabi l'a approuvé")
 
2• Zaynab Al Thaqafiyya rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
«Si l'une de vous vient à la mosquée, qu'elle n'approche pas le parfum.» 
(Rapporté par Moslim)
 
3• Moussa bin Yassar rapporte d'Abou Hourayra:
 
«Qu'une femme est passée près de lui, elle s'était parfumée.
Il lui dit : "Ô Oum al Jabbar ! Vas-tu à la mosquée ?"
Elle répondit : "Oui" - Il dit : "Est-ce pour cela que tu t'es parfumée ?"
Elle répondit : "Oui" - "Retourne chez toi et lave-toi !"
J'ai entendu le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dire : "Lorsqu'une femme sort pour se rendre à la mosquée et qu'elle dégage une odeur (de parfum), Allâh n'acceptera sa prière que si elle rentre chez elle et se lave."»
(Rapporté par Al Bayhaqi et d'autres. De plus, c'est un hadith authentique)
 
La raison de son interdiction est claire, car il éveille les désirs.
 
Si cela est interdit pour celles qui désirent se rendent à la mosquée, quel en sera le jugement juridique pour celles qui font cela et vont au marché, dans les ruelles et les grands boulevards ?
 
Il n'y a aucun doute que cela s'avère d'autant plus interdit et un plus grand péché.
 
Al Haythami a dit dans «Al Zawajir»:
 
«Que le fait qu'une femme sorte de chez elle, parfumée et parée, fait partie des grands péchés, même si son mari lui permettait cela !»
Qu'il ne ressemble pas aux vêtements des hommes
 
Car il a été rapporté plusieurs hadiths authentiques où l'on maudit la femme qui essaie de ressembler à l'homme dans sa tenue vestimentaire ou autre.
 
Et voici ce que nous connaissons à ce sujet :
 
1• Abou Hourayra a dit :
 
«Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a maudit l'homme qui porte des vêtements de femme et la femme qui porte des vêtements d'homme.»
(Rapporté par Abou Dawod. Ibn Majah et Al Hakim qui disent : "il est authentique conformément à la norme de Moslim."Il a été approuvé par Al Dhahabi et il est comme ils l'ont tous deux dits)
 
2• 'Abdoullah bin 'Amr a dit:
 
«J'ai entendu le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dire : "Ils ne sont pas des nôtres : Celles qui parmi les femmes essayent de ressembler aux hommes et ceux parmi les hommes qui essayent de ressembler aux femmes."» 
(Rapporté par Ahmad, Abou Nou'aym et sa chaîne de narrateur est valide)
 
3• Ibn 'Abbas a dit:
 
«Le Prophète صلى الله عليه وسلم a maudit les hommes efféminés et les femmes qui se comportent comme des hommes.
Il a dit : "Faites-les sortir de vos maisons."
Il a dit : "Le Prophète صلى الله عليه وسلم fit sortir untel et 'Omar fit sortir untel."» 
(Rapporté par Al Bokhari)
 
Et selon une autre variante :
 
«Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a maudit les hommes qui essayent de ressembler aux femmes et les femmes qui essayent de ressembler aux hommes.» 
(Rapporté par Moslim)
 
4• 'Abdoullah bin 'Omar a dit :
 
«Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :
 
"Il y a trois catégories de gens qui n'entreront pas au Paradis et qu'Allâh ne regardera même pas le Jour de la Résurrection :
-Celui qui a un mauvais comportement envers ses parents.
-La femme qui se comporte comme un homme et qui essaie de leur ressembler.
-Celui qui n'a aucune jalousie."» 
(Rapporté par Nassai et Al Hakim qui disent : "Sa chaîne de narrateur est authentique." Et il a été approuvé par Al Dhahabi)
 
5• Ibn Abou Malika [et son nom est 'Abdoullah bin 'Oubaydillah] a dit :
 
«'Aïcha fut questionnée: "Est-ce que la femme peut porter des sandales ou des souliers ?"
Elle dit alors : "Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a maudit la femme qui essaie de ressembler aux hommes."»
(Rapporté par Abou Dawod et ses narrateurs sont sûrs)
 
Ces hadiths sont une preuve évidente de l'interdiction pour la femme d'essayer de ressembler aux hommes et aux hommes de ressembler aux femmes.
 
Que ce soit dans la tenue vestimentaire ou autre.
 
Sauf le premier hadith suscité qui parle seulement de la tenue vestimentaire.
 
Al Dhahabi dans son livre : «Les Grands Péchés» a consacré un chapitre au sujet des femmes qui essayent de ressembler aux hommes et aux hommes qui essayent de ressembler aux femmes.
 
Il a cité certains des hadiths cités précédemment et dit ensuite :
 
«La femme qui porte des vêtements d'hommes, c'est-à-dire : fendus, ou aux manches étroites, imite les habits des hommes et subit la malédiction d'Allâh et de son Messager صلى الله عليه وسلم. Il incombe dans ce cas à son mari de lui interdire de porter de pareils habits, ceci conformément à la parole d'Allâh qui dit (traduction rapprochée) :

Ô vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d'un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allâh en ce qu'Il leur commande, et faisant strictement ce qu'on leur ordonne. 
(Sourate At-Tahrim Verset 6)
 
Et à la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم qui dit : «Vous êtes tous des bergers et vous êtes tous responsables de votre troupeau, l'homme est un berger pour sa famille et il sera responsable d'eux le Jour de la Résurrection.»
Qu'il ne ressemble pas aux vêtements des non musulmanes
 
Il a été décrété dans la législation Islamique qu'il n'est pas permis aux musulmans, hommes ou femmes, d'essayer de ressembler aux mécréants que ce soit :
 
-dans leurs adorations
-leurs fêtes
-ou leurs aspects extérieurs (propre à eux).
 
Ceci est une règle très importante dans la législation Islamique, qui malheureusement de nos jours a été négligé par beaucoup de musulmans. Et même certains qui s'occupent du prêche, et ce, par ignorance, ou due au fait qu'ils suivent leurs passions, ou à cause de leurs affaissements aux coutumes et habitudes de leur époque, ou en imitant l'Europe.
 
À tel point que cela fut la cause de l'humiliation et la faiblesse des musulmans et leur colonisation.
 
(traduction rapprochée)
 
"En vérité, Allâh ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce qu'est en eux-mêmes. Et lorsqu'Allâh veut [infliger] un mal à un peuple, nul ne peut le repousser : ils n'ont en dehors de lui aucun protecteur." (Sourate Ar-ra'd Verset 11)
 
Si seulement ils savaient...
 
Il faut savoir que les arguments de ces règles très importantes, sont très nombreux dans le Coran et la Sunna.
 
'Abdoullah bin 'Omar a dit : Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit:
 
«J'ai été envoyé entre la fin des temps, pour qu'Allâh soit adoré uniquement sans associés, et ma subsistance est sous l'ombre de ma lance. Et l'humiliation et le rabaissement se trouvent dans le fait de contredire mes ordres, ainsi celui qui essaie de ressembler à un groupe de gens fait partie des leurs.» 
(Rapporté par Ahmad avec une bonne chaîne de narrateur)
 
'Abdoullah bin 'Amr bin Al 'As a dit:
 
«Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم me vit revêtu de deux vêtements teint au carthame et me dit: "Ces vêtements sont ceux des mécréants, ne les porte pas!"» 
(Rapporté par Moslim)
 
Ibn 'Omar rapporte:
 
«Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : "Distinguez-vous des polythéistes (moushrikin), laissez-vous pousser la barbe et taillez-vous les moustaches.»
(Rapporté par Bokhari et Moslim)
 
Abou Hourayra rapporte que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit:
 
«Taillez-vous les moustaches et portez la barbe et différenciez-vous des mazdéens (majous).» 
(Rapporté par Mouslim)
Qu'il ne soit pas un vêtement de convenance
 
Le vêtement de mode (de renom): c'est tout habit que l'on porte dans le but d'être connu par les gens, et ce, que ce soit un vêtement de luxe ou un vêtement laid qu'on porte dans le but de se faire passer pour quelqu'un de frugal ou par ostentation.
 
Al Shawkani a dit :
 
«Ibn al Athir a dit : "La renommée (al shouhra) c'est le fait de montrer une chose.
Le but, c'est que le vêtement ait une réputation chez les gens (comme par ex.) en ayant une couleur différente qui attire le regard des autres (et ce, pour les surprendre et les étonner par orgueil).»
 
Conformément au hadith d'Ibn 'Omar qui dit :
 
«Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : "Celui qui porte un vêtement qui attire l'attention (shouhra) dans la vie d'ici-bas, Allâh le fera porter un vêtement d'humiliation le Jour de la Résurrection ensuite (ce vêtement) s'enflammera.» 
(Rapporté par Abou Dawod et Ibn Majah et sa chaîne de narrateur est authentique)
 
Al Shawkani a dit:
 
«Ce hadith prouve l'interdiction de porter un vêtement de mode (de renom), mais ce hadith n'est pas spécifique (aux vêtements de mode).
Mais il est de même pour celui qui porte des vêtements de pauvres dans le but d'être vu par les gens et d'attirer leurs attentions.»
 
Et si l'on porte un vêtement dans le but d'être connu par les gens, alors il n'y a aucune différence entre celui qui porte un vêtement de luxe ou un vêtement médiocre, un vêtement semblable ou différent à celui des gens, car l'interdiction ici est qu'il soit porté dans le but d'être connu par les gens.

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Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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