459 articles avec jeune - ramadan - رمضان و الصيام

Ecoulement du sperme sans jouissance

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ecoulement du sperme sans jouissance

Question :

 

Je souffre de l'écoulement du sperme durant le mois de Ramadan alors que je jeûne, et ce, sans avoir fait de rêve érotique et sans me masturber.

 

Cela affecte-t-il le jeûne ?

 

Eclairez-nous, qu'Allah vous éclaire.

 

Réponse :

 

Si la situation est telle qu'il est évoqué, sachez que la sortie du sperme sans jouissance pendant la journée au mois de Ramadan ne remet pas en cause votre jeûne, et vous ne devez pas compenser le jeûne des jours en question.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La Fatwa numéro ( 10645 )

Publié par alifta.net

نزول المني بدون لذة

س: أشكو نزول السائل المنوي في أيام رمضان أثناء الصيام بدون أي احتلام أو ممارسة العادة السرية فهل في هذا تأثير على الصوم؟ أفيدونا أفادكم الله

ج: إذا كان الأمر كما ذكر فإن نزول المني منك بدون لذة في نهار رمضان لا يؤثر على صيامك وليس عليك القضاء.وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم.

الفتوى رقم - 10645

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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L'invocation au moment de la rupture du jeûne, permis ou pas ? (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L'invocation au moment de la rupture du jeûne, permis ou pas ? (audio)

 

Question :

 

Au moment de la rupture du jeûne, est-il permis de prononcer l’invocation suivante :

 

« La soif s’en est allée, les veines sont alimentées et la récompense nous sera accordée inchaAllah. » 

 

Réponse :

 

Aucune invocation n’a été rapportée authentiquement à ce sujet.

 

Cependant, il n’y a pas de mal à ce qu’il invoque par cette invocation ou une autre, rien ne l’empêche d’invoquer.

 

Nous ne disons pas qu’il n’est pas permis d’invoquer à ce moment mais consacrer une invocation spécifique en des termes spécifiques ne fait pas partie de la Sunna.

 

Traduit par ramadhan.af.org.sa

السؤال: حكم تخصيص هذا الدعاء حال الإفطار : "ذهب الظمأ وابتلت العروق وثبت الأجر إن شاء الله"؟

الجواب: ما ثبت أي دعاء خاص، لكن إذا دعا به أو بغيره لا بأس، لا مانع أن يدعو، لا نقول بأنه لا يجوز أن يدعو، لكن تخصيص دعاء خاص بلفظٍ مخصوص هذا لم يثبت في السنة

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Lecture du Coran pendant Ramadân

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Lecture du Coran pendant Ramadân

Abû Umama رضي الله عنه a rapporté que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Récitez le Qur'an, car en effet il viendra le Jour du Jugement comme un intercesseur pour les siens (ceux qui le lisent, le retiennent et le mettent en application).» [1]

 

Ce hadith indique les vertus de réciter le Qur'an, la grandeur de sa récompense et qu'il intercédera pour ses détenteurs le Jour du Jugement pour leur entrée dans le Paradis.

 

Nawas Ibn Sam'an رضي الله عنه a rapporté:

 

«J'ai entendu le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dire :

«Le Qur'an sera amené le Jour du Jugement comme les gens qui le mettaient en application. Sourate Al-Baqara et Al-'Imran s'approcheront alors d'eux. »

Le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم les a assimilées à trois exemples, que je n'ai pas oublié ensuite.

Il صلى الله عليه وسلم a dit :

«Comme s'ils étaient deux nuages ou deux voiles noirs sombres avec de la lumière entre eux deux ou comme deux masses d'oiseaux tendant leurs ailes en l’air, invoquant pour celui qui les a récitées.» [2]

 

'Abdullah Ibn 'Amr رضي الله عنه a rapporté que le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Le jeûne et le Qur'an intercéderont pour le serviteur le Jour du Jugement.

Le jeûne dira : «Seigneur, je l'ai éloigné de la nourriture et de la boisson, permets-moi d'intercéder pour lui.»

Et le Qur'an dira : «Je l'ai empêché de dormir la nuit, permets-moi d'intercéder pour lui.»

Donc on leur permettra d'intercéder.» [3]

 

Donc, il est essentiel pour le jeûneur de beaucoup réciter le Qur'an pendant ces jours bénis et nuits honorables.

 

En effet, il y a une vertu spéciale dans l'abondance des récitation en ces jours, qui n'est pas trouvée un autre mois. 

 

Il doit profiter de la noblesse du temps pendant ce mois, dans lequel Allah a révélé le Qur'an.

 

Il y a un mérite spécial à la récitation du Qur'an pendant les nuits de Ramadan.

 

En effet, la nuit met fin aux occupations des affaires quotidiennes, l'enthousiasme est réveillé et le cœur et la langue plus aptes à réfléchir.

 

Et Allah est celui en qui nous cherchons l'aide.

 

Il est rapporté que Jibril عليه السلام rencontrait le prophète صلى الله عليه وسلم chaque nuit de Ramadan et ils étudiaient le Qur'an ensemble. [4]

 

Donc, si faire du dhikr (rappel d'Allah) était meilleur que le Qur'an ou égal à cela (dans ces nuits), ils l'auraient fait tout le temps ou à certains moments alors qu’ils se rencontraient constamment pour cette occasion.

 

Ainsi, ce hadith illustre la préséance d'étudier le Qur'an pendant Ramadan et de se réunir pour cette occasion, de même que de se tourner vers celui qui est plus fort dans sa mémorisation.

 

Les prédécesseurs de cet Umma récitaient constamment le Qur'an pendant Ramadan.

 

Et quand ils jeûnaient, ils s’asseyaient dans les masajid et disaient :

 

«Nous préserverons notre jeûne et ne médiront personne.»

 

Ils récitaient le Qur'an dans leur prière et en dehors.

 

'Uthman رضي الله عنه achevait la récitation du Qur'an une fois par jour.

 

Et certains Salaf l'achevaient pendant leur qiyam de Ramadan en trois nuits.

 

Certains d'entre eux le faisaient en sept jours et d’autres en dix jours.

 

As-Shafi'i achèverait le Qur'an soixante fois pendant Ramadan, en le récitant en dehors de la prière.

 

Al-Aswad récitait tout le Qur'an en deux nuits de Ramadan.

 

Qatada complétait toujours le Qur'an en sept jours.

 

Il le faisait en trois jours pendant Ramadan et pendant les dix derniers jours, il le faisait chaque nuit.

 

Leurs narrations concernant cela sont célèbres.

 

Al-Hafidh Ibn Rajab (rahimahullaah) a dit :

 

«L’interdiction de réciter le Qur'an en moins de trois jours (comme exposé dans un hadith) a seulement été mentionnée en ce qui concerne ce qui doit être fait sur une base normale.

Quant aux temps spécifiques qui sont vertueux, comme le mois de Ramadan et particulièrement les nuits dans lesquelles la nuit d'Al-Qadr est cherchée.

Ou des lieux vertueux, comme Makkah pour celui qui y vient sans y résider, alors il est recommandé de beaucoup réciter le Qur'an en ces temps et lieux, en cherchant leurs mérites.

Ceci est l'avis d'Ahmad, Abu Ishaq et d'autres savants.

Et les actions d'autres indiquent ce qui a été exposé précédemment.» [5]

 

La personne récitant le Qur'an doit observer les comportements appropriés à la récitation. Parmi lesquels :

 

faire son intention sincèrement pour Allah,

réciter en état de pureté,

employer le Siwak

et réciter en réfléchissant à sa signification et en étant totalement conscient.

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

«un Livre, que Nous vous avons révélé afin que ses versets soient pesés, afin que les gens doués de compréhension se rappellent.»

 

Aussi, parmi les comportements de la récitation est que l'on n'arrête pas sa récitation pour parler à quelqu'un.

 

En effet, de nombreuses personnes assises pour réciter le Qur'an arrêtent leur récitation et parlent à leurs voisins.

 

Ce n'est pas approprié puisqu'il se détourne de la récitation sans une raison valable.

 

Et celui qui récite doit agir sur le Qur'an, rendre permis son halal et interdire son haram, pour que le Qur'an puisse être une preuve pour lui le Jour du Jugement et intercéder pour lui pour l'entrée aux jardins du bonheur.

 

[1] Sahih Muslim

[2] Rapporté par Muslim (804)

[3] Sahih Musulman (804) [

[4] Al-Bukhari (1/30) et Muslim (2308)

[5] Lata'if-ul-Ma'arif : pg. 102-103

 

Article tiré du site al-manhaj.com

Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg.63-65)

Traducteur : Isma'il alarcon

Publié par salafs.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Comment se préparer pour le mois de Ramadan ? (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Comment se préparer pour le mois de Ramadan ? (audio)

Nous allons accueillir parmi nous un invité illustre.

 

Cet invité nous est envoyé une fois par an seulement.

 

Il ne restera parmi nous qu’un nombre déterminé de jours : c’est le mois béni de Ramadan !

 

Quelques jours qui permettent d’effacer tout ce que nous avons commis par le passé !

 

Quelques jours pendant lesquels les prières sont exaucées !

 

Quelques jours pour se rapprocher de notre Créateur, Pardonneur et Miséricordieux !

 

Sulaiman Al-Hayiti nous donne quelques conseils pour se préparer à la venue de ce mois béni…

 

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti

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Le voyage et le jeûne

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le voyage et le jeûne

Question :

 

Beaucoup de personnes jeûnent pendant le Ramadhân, ils résistent bien à la faim et la soif sans difficulté.

 

Est-il meilleur pour eux de jeûner ou bien de rompre en voyage ?

 

Réponse :

 

Pour le voyageur, rompre son jeûne est l’avis unanime des savants.

 

S’il n’a pas de difficulté à le faire, le fait de rompre est tout de même meilleur.

 

Mais s’il jeûne quand même, cela est permis pour beaucoup de savants.

 

Certains d’entre eux considèrent que ce n’est pas permis.

 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 25/213 

Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Est-il préférable pour un voyageur de jeûner ou non ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Est-il préférable pour un voyageur de jeûner ou non ?

Question :

 

Est-il préférable pour un voyageur de jeûner ou non ?

 

Réponse :

 

Le mieux est de faire ce qui t'est le plus simple.

 

S'il t'est plus facile de jeûner, alors il est préférable qu'il jeûne.

 

Mais s'il est plus facile de ne pas le faire alors le mieux est qu'il ne le fasse pas. 

 

Si cela lui est égal de jeûner ou non alors le mieux c'est de jeûner, car c'était la pratique du prophète صلى الله عليه وسلم et que ainsi la personne se dédouanera de toute responsabilité.

 

Et cela est plus léger à l'esprit dans le sens ou le fait de devoir rattraper un jour de jeûne peut peser sur la personne.

 

En fait il y a trois cas de figure :

 

-Il lui est plus facile de ne pas jeûner, alors qu'il ne jeûne pas.

-Il lui est plus facile de jeûner, alors qu'il jeûne.

-Cela lui est égal de jeûner ou non, alors le mieux est de jeûner.

 

Questions/Réponse, page 130-131

Publié par forum-alminhadj.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Quand le Ramadan fut-il prescrit ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Quand le Ramadan fut-il prescrit ?

Louange à Allah, le Seigneur de l’Univers qui a légiféré le jeûne pour purifier les âmes !

Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed – il avait la meilleure prière et le meilleur jeûne, il était assidu aux bonnes œuvres et était sur le droit chemin –, ainsi que sur ses proches, ses Compagnons et ses adeptes jusqu’au Jour de comptes !

 

Allah عز و جل révèle (traduction rapprochée) :

 

[Ô croyants ! Le jeûne vous a été prescrit comme il a été prescrit aux nations avant vous, ainsi serez-vous pieux,...] etc..

 

Dans ce passage, Allah nous informe qu’Il a prescrit le jeûne (siyâm) à notre communauté dans la continuité des communautés précédentes.

 

Il utilise le verbe « kataba » (« écrire » que nous avons traduis par « prescrit » ndt.) qui a le sens d’ordonner.

 

Le jeûne est donc imposé à la nation mohammadienne comme il le fut aux nations précédentes.

 

En exégèse à ce Verset, certains savants avancent que le siyâm est en vigueur depuis l’époque d’Adam.

 

Si le Seigneur nous le signale, c’est pour soulager les consciences.

 

En gardant à l’esprit que tous les hommes des générations passées et futures partagent la même douleur, celle-ci devient beaucoup plus supportable.

 

Ainsi, la siyâm a été légiféré pour tous les peuples, bien qu’il puisse dans la pratique y avoir des différences d’une époque à une autre.

 

Sa’îd ibn Jubaïr explique :

 

« Avant nous, le jeûne était des premières heures de la nuit jusqu’à la nuit suivante. »

 

El Hasan souligne pour sa part :

 

« Le jeûne était prescrit aux Juifs, mais avec le temps, ils le délaissèrent, et se mirent à jeûner une seule fois dans l’année, qui correspondrait, selon eux, au jour où Pharaon périt sous les eaux. Cependant, c’est un mensonge, étant donné qu’il s’agit du jour d‘âshûra. »

 

Le jeûne était également prescrit aux chrétiens.

 

Il fut respecté pendant une longue période jusqu’à ce qu’il tomba en pleine canicule.

 

Il devint alors un véritable poids pour leurs voyages et leurs occupations quotidiennes.

 

Leurs savants et leurs chefs s’entendirent d’un commun accord pour fixer le jeûne entre l’hiver et l’été, soit au printemps.

 

Il était désormais à une date fixe. Puis, après cette réforme, ils ajoutèrent dix jours de plus pour se racheter de leur initiative.

 

La saison du jeûne monta à quarante jours.

 

Le Verset conclut ainsi (traduction rapprochée) : [ainsi serez-vous pieux].

 

Autrement dit, le jeûne est à l’origine de la piété. Il apprend au croyant à maitriser ses instincts et à se faire violence.

 

Puis, Allah enchaine (traduction rapprochée) : [Des jours déterminés].

 

Selon une hypothèse, il s’agirait d’une période en dehors du ramadhân, et qui comptait trois jours. Selon l’opinion d’autres savants, il s’agit tout simplement des jours du ramadhân, comme le confirme la suite du Verset : [Le mois de ramadhân].

 

Pour appuyer cette thèse, ils expliquent qu’au début de l’Islam, on avait le choix entre jeûner ou faire une compensation, comme le dénote le passage :

 

[Ceux qui en sont capables devront faire une expiation en nourrissant un pauvre. Pour celui qui veut donner plus, c’est encore mieux, mais le mieux pour vous, c’est de jeûner].

 

Par la suite, ce Verset fut abrogé. On n’avait plus le choix, il fallait obligatoirement jeûner.

 

Allah عز و جل révèle en effet (traduction rapprochée) :

 

[Celui qui parvient à ce mois doit jeûne].

 

Allah voulait à travers cela imposer progressivement le jeûne, par compassion envers Ses serviteurs.

 

Il leur fallait un temps d’adaptation, car ils n’avaient pas l’habitude de faire ce rite.

 

S’il avait été prescrit d’un coup, ils auraient pu en être brusqués.

 

Ils avaient donc, dans un premier temps, le choix entre faire le jeûne et s’acquitter d’une expiation.

 

Puis, lorsque leur foi se renforça et qu’ils étaient accoutumés à ce rite, une nouvelle loi tomba et fixa définitivement le jeûne.

 

Il existe plusieurs exemples dans la législation musulmane où la loi fut instituée par étapes.

 

Cependant, selon l’opinion la plus vraisemblable, le Verset vient uniquement abroger l’expiation pour le fidèle en bonne santé.

 

Il est donc toujours en vigueur pour les cas de vieillesse et de maladie incurable.

 

Autrement dit, les personnes concernées peuvent s’abstenir de jeûner, mais elles doivent en compensation nourrir un pauvre pour chaque jour manqué, sans devoir le rattraper.

 

Quant aux personnes qui n’entrent pas dans cette catégorie, elles sont astreintes à jeûner.

 

Le malade (atteint d’une maladie curable) et le voyageur devront récupérer leurs jours manqués, conformément au Verset :

 

[Celui parmi vous qui est malade ou en voyage devra récupérer ses jours manquants].

 

Le jeûne du mois du ramadhân fut légiféré la deuxième année de l’Hégire.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم fit neuf ramadhân.

 

Depuis cette date, l’obligation de jeûner est devenue formelle.

 

En reniant son aspect obligatoire, on devient apostat.

 

Cependant, on peut manger pendant le ramadhân sans contester son aspect obligatoire.

 

Dans ce cas, on commet un péché, certes grave, mais on ne sort pas de l’Islam.

 

Il incombe toutefois de punir sévèrement le coupable et de le dissuader de récidiver.

 

La porte du repentir reste ouverte.

 

Il suffit notamment de récupérer le jour en question…

 

Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et ses Compagnons !

 

Extrait du livre : ittihâf ahl el îmân de Sheïkh Sâlih el Fawzân.

Publié par ramadhan.af.org.sa

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Ce qui invalide le jeûne (abrégé)…

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ce qui invalide le jeûne (abrégé)…

بسم الله الرحمن الرحيم

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

Il y a des actes qui invalident le jeûne que le musulman se doit de connaitre afin de les éviter et d’y prendre garde, parce qu'ils lui font rompre son jeûne et l’invalident.

 

Et parmi ces actes commis par le jeûneur :

 

-Le rapport sexuel

 

Dés lors que le jeûneur à un rapport sexuel, son jeûne s’annule et il doit refaire ce jour-là au cours duquel il eu ce rapport et il doit en plus de rattraper ce jour, une réparation dite expiatoire (Kaffârah) et qui consiste à : l’affranchissement d’un esclave (croyant), s’il ne trouve pas d’esclave ou qu’il n’a pas son équivalent, il doit jeûner deux mois consécutivement ; s’il ne peut pas jeuner consécutivement deux mois, c'est-à-dire qu’il a un empêchement excusable dans la législation, alors il doit nourrir soixante pauvres, pour chacun l'équivalent de la moitié d'un " Sa` " : l'aliment que consomment le plus les gens du pays.

 

[Ndt : Sa` = 4 Moud (Le Moud est la quantité que peuvent contenir 2 mains jointes)].

 

-L’éjaculation

 

Provoquée par des embrassades ou des contacts ou par la masturbation ou bien encore par des regards répétés ; si l’un de ces actes se produit, alors le jeûne est annulé, la personne devra rattraper [ce jour-là] uniquement, sans expiation (Kaffârah) parce que la réparation dite expiatoire est propre au rapport sexuel.

 

Egalement, le dormeur s’il éjacule (pendant le sommeil), il n’a rien à craindre et son jeûne reste valide car ceci s’est produit indépendamment de sa volonté ; cependant, il doit refaire les grandes ablutions (Ghousl) pour lever la souillure [Janâba].

 

-Manger ou boire volontairement

 

La preuve est la Parole d’Allah – Le Très Haut (traduction rapprochée) :

 

« mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l'aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit » [S2. V187]

 

Quant à celui qui mange et boit par oubli, cela n’a aucune incidence sur son jeûne, comme il est dit dans le Hadith suivant :

 

« Quiconque jeûne, puis mange ou boit par oubli, qu’il termine son jeûne, car c’est Allah qui l’a nourri et abreuvé. »

[Hadith reconnu unanimement authentique.]

 

Et parmi ce qui rompt le jeûne du jeûneur, le fait d’introduire de l’eau et tout autre substance qui parviennent à la gorge par l’intermédiaire du nez (Ndt : en forçant), comme ce qui est appelé le tabac à priser.

 

Et de prendre des nutritifs par voie intraveineuse, réaliser une transfusion sanguine au jeûneur, tout ceci invalide son jeûne car cela constitue pour lui une nourriture.

 

Quant à l’injection non alimentaire (par voie intraveineuse), il est également préférable pour le jeûneur de l’éviter, afin de préserver son jeûne et conformément à la parole du Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) qui dit :

 

« Laisse ce qui te jette dans le doute pour ce qui ne t’y jette pas. »

[Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi, An-Nassaï et Al-Hakim] et qu’il la reporte au soir.

 

-Extraire le sang du corps

 

Le faire par ventouse (Al-Hijâma) ou par écoulement ou par extraction du sang pour en faire don dans le but de secourir un malade, tout cela fait rompre le jeûne.

 

Quant à extraire une quantité minime comme celle extraite pour des examens sanguins, cela n’a aucune incidence sur le jeûne ; et il en va de même pour tout écoulement de sang qui se produirait indépendamment de sa volonté, tel que le saignement de nez, ou après d’une blessure ou lors de l’extraction d’une dent, cela n’a aucune incidence sur le jeûne.

 

-Et parmi ce qui rompt le jeûne

 

Le vomissement : Et ceci consiste à faire sortir intentionnellement tout ce que contient l’estomac comme nourriture ou boisson par l’intermédiaire de la bouche, ceci fait rompre le jeûne du jeûneur.

 

Mais si l’envie de vomir s’empare de lui et que le vomi sort indépendamment de sa volonté, alors cela n’a aucune incidence sur son jeûne conformément à la parole du Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) qui dit :

 

« Celui qui a été gagné par le vomissement ne doit pas rattraper son jeûne mais celui qui vomit volontairement doit le rattraper. »

[Rapporté par Abu Dawoud et At-Tirmidhi] et ce segment : « gagné par le vomissement » veut dire qu’il (le vomi) est sorti indépendamment de sa volonté et le sens de : «celui qui vomit volontairement » est l’a fait sortir intentionnellement.

 

Le jeûneur doit éviter l’usage du « khôl » et le traitement des yeux avec le collyre ou avec d’autres moyens lorsqu’il est en état de jeûne, afin de préserver son jeûne.

 

Et il ne doit pas exagérer dans le rinçage de la bouche et du nez, car il se peut que l’eau pénètre à l’intérieur ; selon la parole du Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) qui dit :

 

« Insiste sur l’aspiration de l’eau (par les narines) lors des ablutions sauf si tu es en état de jeûne. »

[Rapporté par At-Tirmidhi, An-Nassaï et Ibn mâdjah]

 

L’usage du « Siwâk » n’a aucune incidence sur le jeûne, il est même recommandé et son utilisation est encouragée tant pour le jeûneur que pour celui qui ne l’est pas, au tout début de la journée et à la fin, selon les récits authentiques.

 

Et s’il arrive qu’une poussière ou qu’un mouche entre dans sa gorge, ceci n’a aucune incidence sur son jeûne.

 

Le jeûneur à pour obligation d’éviter le mensonge et la médisance et la grossièreté, quant bien même on venait à l’insulter ou l’injurier qu’il dise donc : « je suis en état de jeûne ».

 

Car pour certaines personnes, il est plus facile de s’abstenir de manger et de boire, mais il est moins facile de délaisser les mauvaises habitudes comme les paroles indécentes et les gestes déplacés.

 

C’est la raison pour laquelle certains parmi les pieux prédécesseurs ont dit :

 

« Le plus bas degrés dans le jeûne, c’est l’abandon de la nourriture et de la boisson. »

 

Par conséquent, le musulman doit craindre Allah et avoir peur de Lui et il doit sentir la grandeur de Son Seigneur et sentir qu’Il l’observe à chaque instant et en toute circonstance ; c’est ainsi qu’il arrive à préserver son jeûne de tout ce qui l’invalide ou le diminue, (tout ceci) pour que son jeûne soit correct.

 

Et il convient au jeûneur d’occuper son temps dans le rappel d’Allah et dans la récitation du Coran et la multiplication des prières surérogatoires, car lorsque les pieux prédécesseurs jeûnaient, ils restaient dans les mosquées, et ils disaient :

 

« Nous préservons notre jeûne et ne médisons personne ».

 

Et le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit :

 

« Celui qui n’abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n’a pas besoin qu’il délaisse sa nourriture et sa boisson. »

[Rapporté par Al-Boukhari dans son authentique].

 

On ne peut se rapprocher vraiment d’Allah – Le Très Haut, lorsqu’on délaisse ces choses qui sont autorisées sauf pendant le Jeûne, qu’en se rapprochant de Lui en délaissant ce qu’Allah lui a rendu illicite en toute circonstance, comme le mensonge et l’injustice et l'iniquité envers les gens a l’égard de leur sang et de leurs biens et de leur honneur. Dans le Hadith élevé (jusqu'au Prophète), d’après Abu Hurayra :

 

« Le jeûneur demeurera en adoration tant qu’il ne médira sur aucun musulman ni lui causera de tort. »

[Rapporté dans « Musnad Al-Firdaws » de Ad-Daylami, Ibn `Adi dans Al-Kamil et rapporté par Ibn Abi Chayba selon la parole d’Abû al-'Âliya]

 

et d’après Anas, ceci :

 

« N’aura pas jeûné celui qui a passé sa journée à manger la chair de leurs prochains. »

[Rapporté par Ibn Abi Chayba Ibn Abi Chayba, Hadith élevé (jusqu'au Prophète, d’après Anas]

 

Ainsi, le jeûneur délaisse des choses qui étaient autorisées à la base sauf pendant le Jeûne, alors qu’il devrait, à plus forte raison, délaisser les choses qui ne lui sont pas autorisées en toutes circonstances ; ceci afin qu’il soit du nombre des vrais jeûneurs.

 

Et que la paix la bénédiction d’Allah soient sur Son Messager, sa famille et tous ses compagnons, ainsi que sur ceux qui les ont bien suivis jusqu’au Jour du Jugement.

 

Source : ww-w.alfawzan.ws

Tirée du livre « Kitab As-Syam min Al-Moulakhas Al-Fiqhi » - chapitre du jeûne, pages 13 à 17

Traduction rapprochée et adaptée par AbuKhadidja Al Djazairy

Publié par alghourabaa.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les vertus du jeûne

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les vertus du jeûne

Louange à Allah, le Seigneur de l’Univers !

Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, le sceau des prophètes, ainsi que sur ses proches, ses Compagnons et leurs fidèles successeurs !

 

Nous allons aborder dans cette étude certaines vertus du jeûne.

 

Le jeûne est l’une des adorations les plus efficaces pour purifier l’âme et corriger le comportement.

 

Il renferme des vertus extraordinaires, dont :

 

Il cultive la crainte d’Allah dans les poitrines et il est un rempart contre les péchés.

 

Allah عز وجل révèle :

 

[Ô croyants ! Le jeûne vous a été prescrit comme il a été prescrit aux nations avant vous, ainsi serez-vous pieux].

 

Ce Verset nous apprend que le jeûne fut légiféré dans l’ambition de forger la crainte d’Allah dans le cœur des croyants.

 

Le terme taqwâ est un nom générique qui renferme toutes les bonnes œuvres.

 

La piété rapporte des bienfaits considérables et des fruits innombrables.

 

Elle revient souvent dans le Coran en raison de Son importance.

 

Les savants lui donnent comme définition : faire les obligations d’Allah dans l’espoir de gagner Sa récompense et s’éloigner de Ses interdictions par crainte de subir Son châtiment.

 

Au sujet du passage : [ainsi serez-vous pieux], l’Imam el Qurtubî nous apprend : « « ainsi » (la’alla), signifie qu’il est à espérer de leur part qu’ils soient « pieux » ; c’est-à-dire qu’ils s’affaiblissent.

 

Quand le corps s’affaiblit, l’envie, qui est la source des péchés, s’affaiblit également.

 

Selon une autre exégèse, taqwâ a le sens ici de protéger contre les péchés.

 

Selon une autre tendance, il a un sens plus général.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم en effet qualifie le jeûne dans les termes suivants : il est une protection contre les péchés (junna) et contre les envies sexuelles (wijâ).

 

Il forge également la piété étant donné qu’il permet d’évacuer les envies. »

 

Le jeûne (siyâm) est un bon entrainement à la patience et à la persévérance.

 

Le fidèle casse de sa propre initiative avec ses habitudes et ses penchants.

 

Il encourage le désobéissant à ne pas succomber à ses penchants et à s’éloigner des péchés.

 

Il apprend concrètement à s’en passer et à ne pas y penser dans le but de s’en débarrasser définitivement.

 

Par exemple, il est extrêmement difficile pour les toxicomanes d’arrêter de fumer, mais le jeûne est la meilleure occasion de prendre le dessus sur soi.

 

Grâce au jeûne, le fidèle apprend à dominer ses mauvaises pulsions.

 

À force de manger tout le temps, il se laisse dominer par ses penchants qui le poussent à la faute.

 

Le jeûne lui permet ainsi de casser ce mauvais rythme et de rectifier le tir en revenant sur le bon chemin.

 

Le siyâm réduit la circulation du sang, et par voie de conséquence, il fait obstacle à Satan qui se déplace dans le corps par les voies sanguines.

 

Lorsque l’individu se laisse aller, il ouvre la porte grande ouverte à Iblîs qui pourra le manipuler à sa guise.

 

Le jeûne devient ainsi un rempart repoussant les incursions de l’ennemi de l’homme.

 

Le siyâm est l’occasion d’avoir plus de compassion pour les pauvres, car en subissant la faim, on n’arrive plus facilement à se mettre dans leur peau et à se solidariser avec eux.

 

Le siyâm est un moyen d’unir les musulmans et de mettre un terme aux divergences qui les déchirent.

 

Ils entament et rompent leur jeûne ensemble.

 

Il n’y a pas de différence entre les riches et les pauvres, les gouverneurs et leurs sujets, les hommes et les femmes.

 

C’est donc un bon moyen de consolider les liens entre eux.

 

Le siyâm est plus propice à faire de bonnes œuvres. Les croyants se rivalisent dans le bien et sont beaucoup plus énergique qu’en temps normal.

 

Le siyâm attendrit le cœur et prédispose à l’évocation du Seigneur (dhikr).

 

Il permet de mieux se concentrer sur l’adoration et d’évacuer l’esprit.

 

Le siyâm est à même d’entretenir un sentiment d’amour pour les bonnes œuvres et, en parallèle, de répulsion pour les péchés.

 

On est peut-être capable ainsi de se régénérer pendant une longue période.

 

Ce qui aura des conséquences en bien sur la pensée et le comportement dans la vie de tous les jours.

 

Louange à Allah, le Seigneur de l’Univers !

Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et ses Compagnons !

 

Extrait du livre : ittihâf ahl el îmân

Publié par ramadhan.af.org.sa

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Est-ce que le dentifrice rompt le jeûne ? (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Est-ce que le dentifrice rompt le jeûne ? (audio-vidéo)

Question :

 

Est-ce que le dentifrice rompt le Jeûne ?

 

Réponse :

 

Le dentifrice ne rompt pas le jeûne si on se brosse les dents et crache sans l'avaler.

 

Si on l'avale intentionnellement, le jeûne est rompu.

 

Publié par 3ilmchar3i.net

هل معجون الأسنان يفطر؟

المعجون لا يفطر إذا لم تبلعه غسلت به أسنانها، وتفلته، لفظته فلا يفطر، أما إذا تعمدت ابتلاعه فإنه يفطر

هل معجون الأسنان يفطر؟

المعجون لا يفطر إذا لم تبلعه غسلت به أسنانها، وتفلته، لفظته فلا يفطر، أما إذا تعمدت ابتلاعه فإنه يفطر

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Se féliciter mutuellement de la venue du ramadân

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Se féliciter mutuellement de la venue du ramadân

Question :

 

Nous entendons beaucoup de gens se féliciter de la venue du ramadhân, avec des expressions du genre : «Mabrûk ‘alaïka shahr ramadhân !»

 

Cette pratique a-t-elle une origine dans la religion ?

 

Si vous pouviez nous donner une réponse, qu’Allâh vous en récompense !

 

En réponse :

 

Il n’y a pas de mal à se féliciter mutuellement de la venue du ramadhân, étant donné que le Prophète صلى الله عليه وسلم le faisait avec ses Compagnons et il les encourageait à y multiplier les bonnes œuvres.

 

Allah عز وجل révèle (traduction rapprochée) :

 

"Dis : c’est par la faveur d’Allah et Sa miséricorde ! C’est de cela qu’ils doivent se réjouir, car cela vaut mieux pour eux que les jouissances qu’ils amassent". (Yûnas ; 58) 

 

Se réjouir et se féliciter de la venue du ramadhân, c’est la preuve qu’on est enclin à faire le bien. Les anciens le faisaient en imitant ainsi le Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Selon un long hadîth rapporté par Salmân, le meilleur des hommes proclamait notamment :

 

«Ô gens ! Vous venez d’entrer dans un mois extraordinaire et bénit, etc.»

 

Extrait du livre : Fatâwa ramadhân

Publié par ramadhan.af.org.sa

 

حكم التهنئة بدخول شهر رمضان؟ ‏

السؤال: عندما يحل شهر رمضان نسمع كثيرًا من الناس يباركون على بعضهم بقدومه بقولهم‏:‏ ‏"‏مبروك عليك شهر رمضان‏"‏ فهل لذلك أصل في الشرع‏؟‏

الإجابة: التهنئة بدخول شهر رمضان لا بأس بها؛ لأن النبي صلى الله عليه وسلم كان يبشر أصحابه بقدوم شهر رمضان، ويحثهم على الاجتهاد فيه بالأعمال الصالحة، وقد قال الله تعالى‏:‏ ‏

‏قُلْ بِفَضْلِ اللَّهِ وَبِرَحْمَتِهِ فَبِذَلِكَ فَلْيَفْرَحُوا هُوَ خَيْرٌ مِمَّا يَجْمَعُونَ‏

 يونس ‏:‏ 58‏

فالتهنئة بهذا الشهر والفرح بقدومه يدلان على الرغبة في الخير، وقد كان السلف يبشر بعضهم بعضًا بقدوم شهر رمضان؛ اقتداء بالنبي صلى الله عليه وسلم؛ كما جاء ذلك في حديث سلمان الطويل الذي فيه أن النبي صلى الله عليه وسلم قال‏:‏

يَا أَيُّهَا النَّاسُ قَدْ أَظَلَّكُمْ شَهْرٌ عَظِيمٌ مُبَارَكٌ، شَهْرٌ فِيهِ لَيْلَةٌ خَيْرٌ مِنْ أَلْفِ شَهْرٍ، شَهْرٌ جَعَلَ الله صِيَامَهُ فَرِيضَةً، وَقِيَامَ لَيْلِهِ تَطَوُّعًا، مَن تَقَرَّبَ فِيهِ بِخَصْلَةٍ مِن خِصَالِ الخَيْرِ كَانَ كَمَنْ أَدَّى فَرِيضَةً فِيمَا سِوَاهُ، وَمَن أَدَّى فِيهِ فَرِيضَةً فِيهِ كَانَ كَمَنْ أَدَّى سَبْعِينَ فَرِيضَةً فِيمَا سِوَاهُ، وَهُوَ شَهْرُ الصَّبْرِ، وَالصَّبْرُ ثَوَابُهُ الجَنَّةُ، وَشَهْرُ الْمُوَاسَاةِ، وَشَهْرُ يُزَادُ فِيهِ الرِّزقِ فِي رِزْقِ الْمُؤْمِنِ فِيهِ، مَنْ فَطَّرَ فِيهِ صَائِمًا كَانَ مَغْفِرَةً لِذُنُوبِهِ، وَعِتْقَ رَقَبَتِهِ مِن النَّارِ، وَكَانَ لَهُ مِثْلُ أَجْرِهِ مِن غَيْرِ أَن يَنْقُصَ مِن أَجْرِهِ شَيْءٌ

قَالُوا يَا رَسُولَ الله لَيْسَ كُلُّنَا يَجِدُ مَا يُفَطِّرُ الصَّائِمَ؟، قَال صلى الله عليه وسلم

«يُعْطِي اللهُ هَذَا الثَّوَابَ مَن فَطَّرَ صَائِمًا عَلَى مَذْقَةِ لَبَنٍ،  أَوْ تَمْرَةٍ، أَوْ شَرْبَةِ مَاءٍ، وَمَن سَقَى صَائِمًا سَقَاهُ اللهُ عَزَّ وَجَلَّ مِن حَوْضِي شَرْبَةً لَا يَظْمَأُ بَعْدَهَا أَبَدًا حَتَّى يَدْخُلَ الجَنَّة، وَمَن خَفَّفَ عَن مَمْلُوكِهِ فِيهِ غَفَرَ اللهُ لَهُ وَأَعْتَقَهُ مِن النَّارِ، وَهُوَ شَهْرٌ أَوَّلُهُ رَحْمَةٌ وَأَوْسَطُهُ مَغْفِرَةٌ وَآخِرُهُ عِتْقٌ مِن النَّارِ، فَاسْتَكْثِرُوا فِيهِ مِن أَرْبَعِ خِصَالٍ: خَصْلَتَيْنِ تُرْضُونَ بِهِمَا رَبَّكُمْ وَخَصْلَتَيْنِ لَا غِنَى بِكُمْ عَنْهُمَا، فَأَمَّا الخَصْلَتَانِ اللَّتَانِ تُرْضُونَ بِهِمَا رَبَّكُمْ: فَشَهَادَةُ أَن لَا إلَهَ إلَّا اللهُ، وَتَسْتَغْفِرُونَهُ، وَأَمَّا الخَصْلَتَانِ اللَّتَانِ لَا غِنَى بِكُمْ عَنْهُمَا: فَتَسْأَلُونَ اللهَ الجَنَّةَ، وَتَتَعَوَّذُونَ بِهِ مِن النَّارِ

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Suivre l’imam le mushaf à la main

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Suivre l’imam le mushaf à la main

Question :

 

Certains fidèles ont un Coran avec eux en vue de suivre l’imâm lors des prière nocturnes ; dans la mesure où l’imâm n’a pas besoin qu’on lui souffle la récitation, est-il alors permis de le faire ?   

 

En réponse :

 

Selon moi, on ne doit pas porter un Coran dans les rangs sauf en cas de force majeure, quand par exemple l’imâm qui ne maitrise pas la lecture, demande à l’un des fidèles de suivre sa récitation avec, et de le reprendre en cas d’erreur.

 

Sinon, en temps normal, il ne convient pas de le faire, car à même d’entamer la concentration ; sans compter que cela implique de faire des gestes non indispensables à la prière, et de négliger la sunna de mettre la main droite sur la gauche au dessus de la poitrine.

 

Il vaut mieux donc l’éviter, sauf en cas de besoin, comme je viens de l’expliquer.

 

Publié par ramadhan.af.org.sa

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Il est préférable de ne pas jeûner en voyage quand les conditions sont difficiles

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Il est préférable de ne pas jeûner en voyage quand les conditions sont difficiles

Question :

 

Que veut dire le hadîth :

 

« Celui qui jeûne a une récompense et celui qui ne jeûne pas en a deux. » ?

 

En réponse :

 

Le hadîth en question est connu.

 

Celui-ci est rapporté par Muslim dans son recueil e-sahîh, selon Unaïs رضي الله عنه, l’auteur des paroles :

 

"Lors d’un voyage avec le Prophète صلى الله عليه وسلم, il y en avait parmi nous qui faisaient le jeûne et d’autres qui ne le faisaient pas. Nous fîmes une halte sous la chaleur ardente.

La plupart d’entre nous se couvraient du soleil avec leur manteau, et les autres se protégeaient avec leur main.

Les jeûneurs s’affalèrent, tandis que le reste du groupe montèrent les tentes et abreuvèrent les montures.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم s’écria alors :

« Aujourd’hui, les non jeûneurs ont ramené la récompense ! »

 

Une autre version de Muslim précise :

 

"Lors d’un voyage avec le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, certains Compagnons jeûnaient contrairement aux autres.

Les non jeûneurs attachèrent leur vêtement et se mirent à l’ouvrage, alors que les jeûneurs éprouvaient de la difficulté à les aider.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم s’écria alors :

« Aujourd’hui, les non jeûneurs ont ramené la récompense ! »

 

Le sens de ces deux hadîth est clair ; ils nous apprennent en substance qu’il est préférable de ne pas jeûner en voyage quand les conditions sont difficiles, et que températures sont très élevées.

 

Il vaut mieux donc profiter de cette permission que le Législateur nous accorde.

 

Quand au hadîth évoqué dans la question, nous ne lui connaissons aucune origine.

 

Qu’Allah nous concède la vérité !

 

Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur ses proches et ses Compagnons !

 

Publié par ramadhan.af.org.sa

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Les moyens de connaître le début du Ramadan

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les moyens de connaître le début du Ramadan

Louange à Allah, le Seigneur de l’Univers !

Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et ses Compagnons !

 

Allah عز وجل révèle (traduction rapprochée) :

 

[Celui qui parvient à ce mois doit jeûner]

 

Il nous ordonne de jeûner pendant tout le mois du ramadhân, du début à la fin.

 

Or, il y a deux façons de connaitre l’entrée du mois :

 

-Premièrement

 

La vision de la nouvelle lune (hilâl).

 

D’après plusieurs auteurs de recueils de hadîth dont el Bukhârî et Muslim, selon ibn ‘Omar – qu’Allah les agrée son père et lui –, le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a prescrit :

 

« Ne faites pas le jeûne avant d’avoir vu la nouvelle lune et ne le finissez pas avant d’avoir vu la lune suivante. »

 

D’après e-Tabarânî, selon Talq ibn ‘Alî رضي الله عنه :

 

« Allah a fait des variations de la lune des repères ; faites donc le jeûne si vous voyez la nouvelle lune et finissez-le si vous voyez la lune suivante. »

 

D’après el Hâkim, selon ibn ‘Omar – qu’Allah les agrée son père et lui – :

 

« Allah a fait des variations de la lune des repères pour les hommes ; faites donc le jeûne à la vue de la nouvelle lune et finissez-le à la vue de la lune suivante. »

 

Ces nobles hadîth nous enseignent que le début du ramadhân dépend de la vision du hilâl.

 

Il n’est donc pas permis de jeûner sans l’avoir vu.

 

Les variations de la lune servent de repères pour les adorations et les affaires temporels.

 

Allah عز وجل révèle (traduction rapprochée) :

 

[Ils t’interrogent sur les variations de la lune, dis-leur qu’elles servent de repères pour les hommes et le pèlerinage].

 

Dans Son infinie Miséricorde, Allah veut la facilité pour Ses serviteurs.

 

L’obligation de jeûner dépend en effet d’un élément clair et palpable.

 

N’importe qui est capable de le voir.

 

Ce n’est pas une condition que tout le monde le voit ; le témoignage d’une partie d’entre eux est suffisant.

 

La vision d’une seule personne peut à elle seule astreinte tous les musulmans à arrêter de manger.

 

Jâbir a dit :

 

« Un bédouin est venu voir le Prophète صلى الله عليه وسلم pour lui annoncer : « J’ai vu la nouvelle lune – en parlant du ramadhân –.

 - Est-ce que tu attestes qu’il n’y a d’autre dieu digne d’être adoré en dehors d’Allah, interrogea le Messager d’Allah ?

 - Oui.

 -  Est-ce que tu attestes que Mohammed est le Messager d’Allah ?

 - Oui.

 - Bilâl ! Annonce aux gens de jeûner demain. »

Rapporté par Abû Dâwûd. 

 

Selon également ibn ‘Omar – qu’Allah les agrée son père et lui – :

 

« Les gens ont vu ensemble la nouvelle lune.

J’ai moi-même informé le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم que je l’avais vu. Dès lors, il jeûna et ordonna aux gens de faire la même chose. »

 

-Deuxièmement

 

Terminer les trente jours de sha’bân dans la situation où personne n’a vu le hilâl. Le Prophète صلى الله عليه وسلم prescrit à ce sujet :

 

« Si le ciel est couvert, alors évaluez-la. »

Rapporté par el Bukhârî et Muslim.

 

« Si le ciel est couvert » : c’est-à-dire si quelque chose empêche de voir le hilâl, comme les nuages ou la pluie.

 

Dans ce cas, il faut évaluer la fin du mois en comptant trente jours, comme nous l’apprend un autre hadîth disant :

 

« Si le ciel est couvert, alors finissez les trente jours. »

Rapporté par el Bukhârî et Muslim.

 

Cela signifie qu’il est interdit de jeûner le jour de doute (shakk).

 

‘Ammâr ibn Yâsir رضي الله عنه est clair sur la chose :

 

« En jeûnant le jour où règne le doute, on désobéit à Abû el Qâsim صلى الله عليه وسلم. »

 

Le musulman a le devoir de se soumettre à Allah et à Son Messager dans sa façon de jeûner et d’accomplir ses rites en règle générale.

 

Les textes déterminent le début du ramadhân par le biais de deux moyens qui sont clairs et à la portée de tout le monde, même des gens simples ; soit la vision du hilâl ou la fin du mois de sha’bân évalué à trente jours.

 

Tout autre moyen pour déterminer la nouvelle lune s’oppose à Allah et à Son Messager.

 

Malheureusement, certains imposent le recours au calcul pour déterminer l’entrée du mois.

 

En plus du fait que les calculs sont sujets à l’erreur, subtils, ils ne sont pas à la portée de tout le monde.

 

Sheïkh el Islâm ibn Taïmiya – qu’Allah lui fasse miséricorde – souligne :

 

«… c’est pour avoir constaté à l’occasion du jeûne ou autre que certaines gens tendent l’oreille à des ignorants initiés au calcul.

Ces derniers prétendent qu’il est possible à travers le calcul de voir ou de ne pas voir la lune.

Ils fondent ainsi leurs jugements soit pour eux-mêmes soit ouvertement.

On m’a même rapporté que certains juges refusent le témoignage d’un certain nombre de personnes crédibles en se fondant sur les paroles d’un faiseur de calcul ignorant [qui prétend mensongèrement que la lune sera vue ou ne sera pas vue à tel moment.]

(…) Nous savons conformément aux principes élémentaires de la religion musulmane qu’il est interdit de se fier au calcul pour déterminer la nouvelle lune concernant le jeûne, le pèlerinage, le délai de viduité (veuvage ou divorce), de fécondation (suite à des rapports sexuels), etc.

Les nombreux textes prophétiques sur la question sont communément répandus et les musulmans s’accordent à l’unanimité sur ce principe. »

 

Fin de citation.

 

Sans compter que ces fameux calculs engendrent une grande difficulté pour la communauté. Pourtant, comme le dit le Verset (traduction rapprochée) :

 

[Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion].

 

Les musulmans doivent se contenter de la Législation d’Allah et de Son Messager, comme ils doivent donner une attention particulière à l’observation du hilâl, en s’entraidant dans le bien et la piété.

 

Certes, Allah est Celui qui nous concède la réussite !

 

Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et ses Compagnons !

 

Extrait du livre : ittihâf ahl el îmân de Sheïkh Sâlih el Fawzân

Publié par ramadhan.af.org.sa

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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