Selon Anas, qu'Allâh soit satisfait de lui, le Prophète Mohamed صلى الله عليه وسلم a dit :
"Ne torturez pas vos enfants avec El-Ghamz et ayez recours au costus".
Rapporté par El-Boukhari.
Le Costus est l'un des meilleurs médicaments et n'a aucun effet secondaire.
Il est très utile pour les problèmes liés aux ovaires et l'absence des menstrues.
Il est également utilisé pour les problèmes de diabète, il stimule le pancréas et diminue le taux de glycémie dans le sang.
Vertus et bienfaits du costus indien
Dans la tradition arabo-musulmane, le costus était utilisé pour traiter divers maux tels que les migraines, la pleurésie.
Il facilite les règles ainsi que l'émission des urines, a une action vermifuge, agit sur les taches de rousseur.
Stomachique, emménagogue, antispasmodique.
Indications
● Faiblesse sexuelle, problème d'érection
● Gonorrhées
● Troubles gastriques
● Thrombus
● Maladies des reins et du foie (hépatites)
● Cancer de la bouche
● Asthme et tuberculose
● Migraine
● Arrêt de la sorcellerie
Contre-indications
Ne pas administrer aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu'aux très jeunes enfants.
Comment l'utiliser ?
● Consommation : Mélanger costus moulu et eau puis le boire pour traiter les fusions du caillot, règles, fécondation, maladies urinaires, maladies de foie, des reins et de l'appareil digestif, cancer de la bouche, bon pour le cerveau, insuffisance sexuelle, immunité, diarrhée et douleurs après accouchement, donne de l'appétit, active le métabolisme général, contre la sorcellerie, la pleurésie et maladie des poumons.
Inspirer une quantité de costus moulu par les maladies de l'appareil respiratoire, asthme, tuberculose, inflammation de l'angine et de la gorge, fièvre.
● Utilisation externe : Costus dans de l'huile d'olive pendant 15 jours pour une pommade pour tous types de massages.
Mélanger avec de l'eau et du miel et laisser fermenter pour une compresse pour tous types de brûlures, blessures et tous problèmes de visage.
Prendre un bain avec de l'eau mélangé à du costus pour tuer les bactéries et les microbes attachés au corps et surtout dans les endroits tels que sous les bras ou entre les cuisses.
En médecine, il est communément admis qu'une personne est anesthésiée avant de subir une intervention.
Il est possible, durant cette période d'endormissement, que cette personne manque quelques prières.
Cette personne relève-t-elle de même avis religieux concernant celui qui a perdu connaissance involontairement et qui n’a à rattraper que les prières restantes à effectuer au moment de son réveil ?
Réponse :
À l'instar d'une personne qui s'est endormie, il lui incombe de rattraper toutes les prières.
Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
La question 2 de la Fatwa numéro (8597)
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قضاء المغمى عليه اصطناعيا
س2: معلوم في قانون الطب بالضرورة أن المريض الذي تجرى عليه عملية جراحية يلزم تنويمه قبل القيام بهذه العملية، فمن المحتمل في تلك الفترة أن يفوته بعض أوقات الصلاة وهو مغمى عليه طبيًّا، فهل يعتبر حكمه هذا حكم المغمى عليه طبيعيًّا فلا يقضي من الصلوات إلا ما أفاق في وقتها أو لا؟
ج2: يجب عليه القضاء كما يجب على النائم
وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم
8597 - السؤال الثاني من الفتوى رقم
Comité permanent [des savants] de l'Ifta -اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Comme tout professionnel de santé, le praticien de la hijama doit se doter d'un comportement exemplaire vis-à-vis de son patient.
Il cherchera à établir une relation de confiance basée sur la rigueur scientifique, mais aussi sur le souci de plaire à son Seigneur dans sa bonne conduite envers le malade.
Voici donc une série de conseils
destinés à quiconque souhaiterait
pratiquer la hijama
-Vouloir avant tout soulager le malade et préserver sa santé en espérant par ce biais la satisfaction d'Allah, et non le cumul des richesses ou la notoriété.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Celui d'entre vous qui peut aider son frère, qu'il le fasse. »(1)
-Être honnête envers le malade, en ne lui affirmant que ce que l'on détient de science certaine.
Cette rigueur apportera réconfort et confiance au malade, et préservera le praticien du mensonge.
« Ô vous les croyants ! Craignez Allah, et soyez du nombre des véridiques. » (2)
-Conseiller le malade en lui faisant privilégier la thérapeutique la plus adaptée pour son cas.
En effet, si le praticien considère que la hijama n'est pas appropriée pour le malade et/ou qu'il existe un autre traitement plus efficace, alors il se doit de l'en informer et lui recommander cet autre traitement.
De même, il conseillera au malade de poursuivre son traitement conventionnel en parallèle de la hijama et l'invitera à s'enquérir, auprès de son médecin traitant avant tout changement ou modification de son traitement habituel.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« La religion c'est le bon conseil. »
Nous dîmes : « Envers qui ? »
Il dit : « Allah, Son Livre, Son Messager, les gouverneurs musulmans, et la masse [des musulmans]. »(3)
-Préserver l'intimité du malade et ne voir de son corps que ce que la nécessité oblige.
Abû Hurayrah (رضي الله عنه) rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« L'homme ne regarde pas les parties intimes de l'homme et la femme ne regarde pas les parties intimes de la femme. » (4)
-Honorer le secret professionnel en se gardant de divulguer des éléments de la vie personnelle du malade.
Abû Hurayrah (رضي الله عنه) rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Quiconque dissimule (les défauts, les péchés, la vie privée) d'un musulman, Allah dissimulera (ses péchés défauts) dans cette vie et l'au-delà. »(5)
-Montrer de l'attention au malade en ayant un bon comportement envers lui, par des paroles réconfortantes.
cAbd Allah Ibn cAmr Ibn Al-cÂs rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Le meilleur parmi vous est celui qui a le meilleur comportement. »(6)
-Rechercher sans cesse à améliorer sa pratique, en remettant à jour ses connaissances, et en acceptant les remarques que des confrères peuvent donner sur sa propre pratique.
Le but est avant tout de prodiguer un soin optimal pour le malade au-delà de toute compétition.
Il est important ensuite de partager son savoir afin d'en faire profiter le plus grand nombre.
Anas (رضي الله عنه) apporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Aucun de vous ne sera pleinement croyant tant qu'il n'aimera pas pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. »(7)
-Être à l'écoute du malade en essayant de satisfaire ses interrogations, avec patience et douceur.
La précipitation ne mène à rien, au contraire, elle durcit votre pratique et suscite de l'appréhension auprès du malade.
'Â'ishah (رضي الله عنها) rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Rien n'est empreint de douceur sans être embelli, et rien n'est dénué de douceur sans être enlaidi. »(8)
-Inviter le malade à recourir aux invocations prophétiques pour y solliciter la guérison d'Allah (عز و جل) et invoquez Allah en sa faveur.
'Â'ishah (رضي الله عنها) rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم disait (en faveur du malade) :
« Ô Allah ! Seigneur des hommes. Eloigne ce mal et guéris - car Tu es le Guérisseur, point de guérison si ce n'est la Tienne - sans laisser aucune trace de maladie. »(9)
En conclusion de ce chapitre, on comprend qu'il incombe à tout praticien de pratiquer la hijama avec science, rigueur, douceur et attention.
En effet, le Hajjâm est bien plus qu'un simple praticien de la hijama, il en est l'ambassadeur.
(1) Muslim (4078).
(2) 'Sourate At-Tawbah, v.119.
(3) Muslim (1/74)
(4)Muslim (338)
(5)Muslim (2699)
(6)Al-Bukhârî (3559)
(7)Al-Bukhârî (13)
(8)Muslim (2594)
(9)As-Sahîhah (2775)
Extrait du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah
Avec l'aimable autorisation exclusive pour 3ilm.char3i de notre frère, qu'Allah le préserve, le Docteur en médecine générale, Ait m’hammed Moloud
Depuis quelques temps déjà, nous entendons évoquer la notion de jeûne médical ou jeûne thérapeutique comme nouvelle approche de traitement, complémentaire voire alternative à la médecine conventionnelle.
Quels sont ses principes, ses bénéfices mais aussi ses dangers ?
Ce jeûne est-il à distinguer du jeûne légiféré ?
Est-il adapté à tous ou bien ne s’adresse-t-il qu’à une catégorie particulière de malades ?
Nous allons tenter ci-après d’apporter quelques éléments de réponse si Allah, gloire et pureté à Lui, le veut.
La diète ou jeûne préventif
De manière générale, les approches thérapeutiques se distinguent entre :
- celles qui appellent à l’absorption d’une substance (aliment, médicament…)
- celles qui rendent nécessaire l’extraction d’une substance (hijama, laxatif, vomitif, diurétique…)
- celles qui enjoignent l’éviction d’une substance
Ce qui nous intéresse ici est bien évidemment ce qui appelle à l’éviction d’une ou plusieurs substances sur une durée plus ou moins longue.
Ceci est le principe de la diète qui peut ainsi être à visée préventive ou bien curative.
Ibn Al Qayyim dit à ce sujet :
« La diète est de deux types : l’abstinence de tout ce qui entraîne la maladie ; et l’abstinence de tout ce qui l’augmente, afin qu’elle reste telle qu’elle est.
La première est la diète des gens en bonne santé ; et la deuxième, celle des malades, car si le malade est à la diète, sa maladie cesse de s’aggraver et ses forces la repoussent »
At-Tib an-Nabawi (p88).
« l’abstinence de tout ce qui entraîne la maladie…la diète des gens en bonne santé »
Ceci est le principe de la prévention primaire qui consiste à encourager le délaissement de certaines substances mais aussi de certains comportements dits à risques afin de prévenir l’apparition de maladies. Par ce principe, nous appelons, par exemple, à :
- diminuer la consommation de sucres rapides et de graisses insaturées : chocolat, confiserie, pâtisserie, viennoiserie, fritures, beurre, crème fraîche, fromage, charcuterie… afin de prévenir l’apparition d’un diabète de type2 ou encore d’une hypercholestérolémie pourvoyeuse de maladies cardiovasculaires…
- bannir la consommation de denrées nocives dans l’absolu : tabac et dérivés, alcool…
- éviter certaines associations alimentaires nuisibles au long cours : café et lait, poisson et laitage…
« l’abstinence de tout ce qui l’augmente… car si le malade est à la diète, sa maladie cesse de s’aggraver et ses forces la repoussent »
Il est question ici de trois principes :
-la diète en tant que prévention secondaire qui consiste à exclure ou réduire certaines substances afin d’éviter la récidive d’une maladie :
- limiter l’apport en protéines animales (viandes, laitages, charcuterie…) en cas de crise de goutte afin de prévenir sa récidive
- exclure une denrée en cas d’épisode immuno-allergique avéré (crise d’asthme, œdème de Quincke, urticaire…)
-la diète en tant que prévention dite tertiaire qui consiste à limiter ou exclure des denrées afin de prévenir l’aggravation d’une maladie :
- limiter l’apport en sel en cas d’hypertension artérielle
- limiter l’apport en sucres et surtout en gras en cas de diabète
- limiter la consommation de thé en cas d’anémie prononcée
- limiter les aliments riches en fibres en cas de maladies inflammatoires des intestins en poussée
-la diète, curative, en tant que traitement à part entière, destinée à aider l’organisme à se défendre et à résoudre un état de maladie.
La diète curative ou, plus communément, le jeûne curatif
Il se caractérise par son objectif curatif et par sa nature plus restrictive que la diète préventive.
Ibn Al Qayyim dit à ce sujet :
« le jeûne est un bouclier contre les maladies de l’âme, du cœur et du corps, et ses bienfaits sont innombrables.
Il a un effet étonnant dans la préservation de la santé, il dissout les excédents et empêche l’âme de consommer ce qui lui nuit, surtout s’il est appliqué avec modération et objectif, aux meilleurs moments religieux, et en fonction du besoin du corps »
At-Tib An-Nabawi (p273).
Intéressons-nous à ce passage :« il a un effet étonnant dans la préservation de la santé…il dissout les excédents…surtout s’il est appliqué avec modération et objectif, aux meilleurs moments religieux, et en fonction du besoin du corps »
« avec modération », le jeûne est une thérapeutique difficile et contre-nature car le corps n’est pas habitué à la privation mais nécessite au contraire d’être nourri et entretenu pour assurer sa pérennité. Tout ce qui peut l’affaiblir doit donc être utilisé avec mesure de telle sorte que le bénéfice attendu soit supérieur au maléfice encouru. C’est ainsi que le jeûne total (abstinence d’eau et d’aliment) et prolongé (plus de 48h) est nocif et prohibé car la vie est menacée.
Quant au jeûne légiféré, il allie avec sagesse l’abstinence et sa rupture.
Allah ta’âla dit (traductions rapprochées) :
« Ne soyez pas la cause de votre propre perte » S2V195
et
« Ne provoquez pas votre propre mort » S4V29
« et objectif », le jeûne à visée thérapeutique doit être motivé par un but. Il doit donc s’établir sur des éléments scientifiques attestant de son intérêt, de sa nature et de sa durée. Il doit aussi faire l’objet d’une observation et d’un suivi par le professionnel l’ayant prescrit afin qu’il s’assure que le ou les objectifs sont atteints. Il ne doit donc en aucun cas être entrepris sans clairvoyance sur le sujet.
« aux meilleurs moments religieux », ceci est un point important car avant d’inviter au jeûne médical, il faut d’abord encourager le jeûne légiféré ! Le jeûne du lundi et jeudi, le jeûne des 13e, 14e et 15e jour du calendrier lunaire voire aussi le jeûne de Dâwûd (salutations d’Allah sur lui) qui consiste à jeûner un jour sur deux ! Nul doute, en tant que croyants, que le jeûne légiféré doit être privilégié car il est un remède pour le corps mais aussi pour le cœur et la source d’une rétribution majeure. Enfin, il ne faut pas oublier le jeûne obligatoire du Ramadan.
Ainsi, il faut inviter à la préservation du jeûne légiféré puis des jeûnes dits thérapeutiques si nécessaire.
Pourtant nombreux sont ceux et celles qui s’adonnent, par la grâce d’Allah, à ces jeûnes légiférés, et plus particulièrement le jeûne du Ramadan, sans pour autant être les témoins de ses effets sur la santé, pour quelle(s) raison(s) ?
Malheureusement, la rupture du jeûne est le plus souvent accompagnée d’une consommation excessive de denrées hypercaloriques et inadaptées. Ces repas festifs, habituellement préparés dans la plupart des foyers observant le jeûne, expliquent, au moins en partie, la perte du bénéfice thérapeutique.
« en fonction du besoin du corps », en effet, tous les corps sont différents et tous ne sont pas habilités à supporter et à tirer profit de telle ou telle privation alimentaire. Ceci introduit la notion d’indication et de contre-indication à ces jeûnes.
« il dissout les excédents », comme nous le verrons, les meilleurs candidats à ce type de jeûne sont les individus présentant une pathologie de surcharge (surpoids, diabète, hypertension artérielle, athérosclérose…) ou une pathologie inflammatoire chronique (cancer, maladie auto-immune, rhumatisme, immuno-allergie…) et ne présentant pas de carence significative (anémie sévère, dénutrition…).
Approche scientifique du jeûne thérapeutique
-Son principe
Depuis près d’un demi-siècle, nombreux sont les praticiens et les chercheurs ayant exploré, vérifié puis recommandé le recours au jeûne dans un but curatif.
- certains préconisent une diète totale en n’autorisant que l’absorption d’eau, les pionniers du jeûne dit « de l’eau » furent les russes. Les Pr Kokosov et Pr Maximov en démontrèrent les divers bénéfices dès les années 1970
- tandis que d’autres recommandent l’association de l’eau à des compléments de vitamines et d’oligo-éléments
- quant au jeûne dit de Buchinger, il associe l’eau à un régime hypocalorique sévère de 250calories/jour (jus de fruits et compote) qui permet d’atténuer les symptômes désagréables liés à la crise de céto-acidose (nausée, douleur abdominale…) observés durant les trois premiers jours d’un jeûne exclusif à l’eau
Généralement, le jeûne curatif est précédé par 3-4jours de préparation durant lesquels la prise alimentaire est réduite à moins de 500calories/jours en privilégiant fruits et légumes. De même, un traitement laxatif est prescrit afin de préparer le tube digestif à sa détoxification.
Puis le jeûne est entrepris, exclusif à l’eau/avec apports en vitamines et oligoéléments/sous forme d’un régime hypocalorique sévère, durant une durée allant de 2 à 40jours et une moyenne d’une semaine de traitement.
Ensuite, une réintroduction des aliments est effectuée progressivement en commençant par des potages et divers bouillons. Cette procédure est identique à celle préconisée au décours d’une intervention chirurgicale intéressant le tube digestif. En effet, une réalimentation brutale peut provoquer des vomissements mais aussi des spasmes abdominaux voire de véritables occlusions intestinales.
Quant au jeûne exclusif à l’eau, la durée de 40 jours établie comme plafond est issue d’un calcul des réserves de graisses chez un sujet en bon état général. On comprend ainsi qu’un individu avec des réserves plus importantes peut jeûner une semaine de plus mais on saisit aussi le danger qui guette celui dont les réserves en graisses sont insuffisantes s’il franchit ce pallier.
En effet, une fois les réserves adipeuses épuisées, l’organisme s’attaque rapidement aux réserves de protéines menaçant de ce fait la vie à court terme.
Ainsi, la durée du jeûne est établie selon nos réserves corporelles et notre état général.
-Ses bienfaits
a) Action épurative et de détoxification
Le jeûne thérapeutique provoque, après quelques heures, une consommation des stocks de sucre et de graisse afin de pallier à l’absence d’apport de ces nutriments.
Ainsi, le foie subit une glycogénolyse afin d’extraire le sucre stocké en son sein tandis que les graisses subissent une lipolyse permettant la synthèse de glucose mais aussi de corps cétoniques. Ces corps cétoniques entraînent une acidification progressive du sang et l’apparition des symptômes dits de céto-acidose : haleine fétide, nausée, douleur abdominale, fatigue. L’absorption d’eau en bonne quantité (>2.5l/jour) contribue à « tamponner » cette acidité puis au bout de 3-4jours, des mécanismes de régulations mettent fin à cette crise d’acidose.
Les stocks de protéines sont aussi mis à mal et subissent aussi un processus de protéolyse afin de pallier au manque de sucre. Lorsque le jeûne est prolongé (>7jours) ou que les réserves en graisses sont faibles, cette consommation des protéines survient plus rapidement et entraîne un lot d’événements indésirables : baisse de la masse musculaire, sensibilité accrue aux infections, risque majoré de thrombose veineuse…
On comprend ainsi qu’un individu en surpoids verra ses stocks de sucre et de graisse diminuer ce qui, en dehors de la perte de poids appréciable (jusqu’à 500g/j dans le régime exclusif à l’eau), permet l’amélioration voire la résolution des maladies dites de surcharge tel que le syndrome métabolique (surpoids, hyperglycémie, sédentarité…), le diabète de type2, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, l’hyperuricémie (goutte), l’insuffisance veineuse…
Le Pr Michalsen, chef de service à l’Hôpital de la charité à Berlin, a ainsi montré des résultats intéressants dans le traitement complémentaire du syndrome métabolique et des pathologies cardiovasculaires non évoluées. Il a, par ailleurs, constaté une diminution de l’insulino-résistance, bénéfique dans les cas de diabète non insulino-dépendant.
Quant au Dr Mahmoud Al-Barcha, auteur de l’ouvrage « At-Tadâwi bi sawm » (la cure par le jeûne), 3 jours de jeûne exclusif à l’eau suffise à contrôler une hypertension artérielle non sévère.
De même, 15 jours d’un tel jeûne ont apporté des résultats intéressants dans les cas d’insuffisance veineuse tandis que les effets sur un diabète de type2 s’observaient lorsque celui-ci n’avait pas plus de 5ans d’ancienneté depuis son diagnostic. Ces résultats sont issus d’une expérimentation personnelle sur près de 3000 cas, en Syrie.
Inversement, les malades ayant des faibles réserves de graisse et de protéine seront de mauvais candidats à cette diète sévère sous peine de provoquer une altération de leur état général voire la décompensation de maladies chroniques (insuffisance cardiaque, rénale, hépatique…) pouvant menacer la vie à court terme.
A noter que la mise au repos du tube digestif a aussi une action laxative sur celui-ci participant au processus de détoxification.
b) Action neuro-végétative
Les analyses biologiques effectuées par le Pr Michalsen ont, entre-autre, mises en évidence une augmentation du taux sanguin de catécholamines tel que l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine mais aussi de la sérotonine qui est un autre type de neurotransmetteur.
Hormis leur implication dans le phénomène de la lipolyse, ces substances ont aussi une action sur l’humeur. Après la crise d’acidose, il s’installe une euphorie liée au relargage d’opioïdes endogènes consécutif à l’élévation du taux des catécholamines. Cette euphorie s’observe durant tout stress physique ou psychologique et aide l’organisme à faire face à une situation de danger imminent en stimulant son métabolisme. Le stress dont il est question ici est l’épreuve du jeûne.
Cette action stimulante sur l’humeur est telle que des résultats significatifs furent mis en évidence dans le traitement de névroses telle que la phobie ou le TOC mais aussi dans des cas de psychoses du sujet jeune, en l’occurrence la schizophrénie. Les observations effectuées à la clinique psychiatrique « Korsakoff » en Russie, dans son expérimentation du « jeûne de l’eau », ne sont pas passées inaperçues.
En aparté, nous savons que nombreux cas de névroses et surtout de psychoses sont en réalité le fait d’insufflations sataniques dominatrices +/- associées à des possessions. On remarquera que les patients atteints par ces maux dits « occultes » éprouvent souvent une grande difficulté à observer le jeûne légiféré. De plus, ceux qui parviennent à s’y appliquer sont en proie à une fatigue intense comme si le jeûne provoquait un affaiblissement psychique et physique inhabituel.
Pour ma part, il est clair que l’action du jeûne sur les pathologies anxio-dépressives et psychiatriques met en jeu une autre voie d’interaction impliquant les « djin » qui apparaissent ainsi particulièrement affectés par la diète, et Allah ta’âla est plus savant.
c) Action pro apoptotique (anti-cancéreuse)
Parmi les bénéfices soulevés par le jeûne thérapeutique, ceux observés dans le domaine de la cancérologie sont porteurs d’un espoir inattendu.
En effet, un article résumant les études réalisées à l’université de Californie du Sud par le Dr Longo, et son équipe, « Fasting cycles retard growth of tumors and sensitize a range of cancer cell types to chemotherapy » publié dans la revue « Science Translational Medicine » en mars 2012, ont permis de mettre en évidence deux principes :
- Les patients ayant observé un jeûne exclusif à l’eau, durant 2 à 5 jours avant une chimiothérapie, présentaient moins d’effets secondaires, fatigue et troubles gastro-intestinaux en l’occurrence, que les autres patients. Le jeûne permettrait donc de diminuer la toxicité de la chimiothérapie sur les cellules saines
- D’autre part, la sensibilité des cellules cancéreuses aux chimiothérapies était augmentée en raison d’un milieu doublement hostile à ces dernières : la restriction en glucose, source essentielle d’énergie des cellules tumorales, surajoutée à la toxicité de la chimiothérapie
Les modifications observées s’opéraient à l’échelle des gènes et associaient ainsi :
- Une réduction de l’activité cellulaire des cellules saines leur permettant de mieux endurer les restrictions environnementales en matière de nutriment. De plus, du fait de leur faible capacité de division en résultant, les cellules saines étaient moins sensibles à la chimiothérapie
- Une réduction des capacités de défense des cellules tumorales par leur incapacité à exprimer les gènes de protection, les rendant plus vulnérables et sensibles aux traitements
d) Action anti-inflammatoire
Les différentes études réalisées jusqu’à présent relevaient le bénéfice significatif du jeûne thérapeutique dans les pathologies rhumatologiques.
Dans ce sens, une étude de 1999 « Diet therapy for the patients with rheumatoïd arthritis » publiée dans la revue « Rheumatology » et menée par le dr Haugen, en Norvège, a mis en évidence l’existence de modifications cliniques et biologiques durant un jeûne médical chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR). Hormis les améliorations cliniques observées, le taux d’interleukine2 (Il2), une protéine de l’inflammation incriminée dans la PR, était aussi abaissé.
La possibilité d’un processus immuno-allergique était alors évoqué : la consommation de certains allergènes alimentaires, notamment ceux à base de protéines de lait de vache ou encore de gluten, indépendamment d’une anomalie génétique préexistante, pourrait expliquer la constitution d’une inflammation chronique responsable de pathologies diverses, notamment articulaires et dont le jeûne médical préviendrait la survenue.
Cette hypothèse nécessite toutefois d’être corroborée par des études complémentaires.
e) Action hématopoïétique (stimulatrice de la moelle osseuse)
Dans son ouvrage « The science and fine art of fasting », Dr Herbert M. Shelton décrivait un phénomène particulier, observé durant un jeûne exclusif à l’eau : les patients présentant une anémie, un taux d’hémoglobine bas, voyait leur taux croître. Pourtant, une carence d’apport en fer, en vitamine B12 ou encore en folates, consécutive au jeûne, devrait au contraire faire chuter le taux d’hémoglobine (Hb).
En réalité, une baisse du taux d’Hb est bien constatée dans les premiers jours suivants le jeûne et se caractérisant par une baisse du taux de globules rouges. Mais à partir du 15e jour de jeûne, le taux de globules rouges s’accroît progressivement. Le jeûne serait donc responsable d’une stimulation paradoxale de l’érythropoïèse (synthèse des GR).
Toutefois si l’anémie est importante (Hb<8g/dl) ou bien mal tolérée (fatigue, essoufflement), le jeûne ne peut être indiqué en raison des risques encourus dans la première quinzaine.
-Ses contre-indications
Comme tout traitement, le jeûne curatif possède ses indications mais aussi ses contre-indications.
En voici les principales :
- La femme enceinte et celle qui allaite : les besoins énergétiques sont importants afin d’aider respectivement au bon déroulement de la grossesse et à la croissance du nourrisson. Un jeûne prolongé peut entraîner un défaut de maturation du fœtus appelé la microsomie, source de complications neurologiques et cardio-respiratoires. De même, le lait maternel verra sa composition modifiée en cas d’apports alimentaires insuffisants et entraînera un défaut de croissance staturo-pondéral.
Devant l’absence, à l’heure actuelle, d’expérimentations validant l’intérêt du jeûne médical dans ces catégories particulières de patients, la règle est l’abstention conformément à la règle de jurisprudence « dar al mafâsid muqadim ‘an jalb al masâlih », l’éloignement d’un mal prime sur la sollicitation d’un bien.
- L’existence d’une défaillance sévère d’organe telle que l’insuffisance cardiaque, respiratoire, hépatique et rénale. En effet, le stress hormonal provoqué par le jeûne entraîne une sollicitation accrue de ces organes et peut ainsi provoquer une mise à mal de ces derniers si leur capacité d’adaptation est affectée par des défaillances préexistantes.
- Les patients présentant un état de dénutrition avancé tel que les cas d’anorexie sévère, les cancers évolués, les pathologies provoquant une perte importante de protéines (syndrome néphrotique, cirrhose…)
- En cas de maladie thrombotique existante car la consommation des protéines augmente le risque de thrombose
- En cas de déficit immunitaire significatif ou de prise de traitement immunosuppresseur à forte dose car la diminution des stocks de protéines augmente aussi le risque d’infection
Expérimentation de savants reconnus
-Shaykh Muhammed Nasr-din Al-Albâni
Shaykh Al-Albâni (qu’Allah lui fasse miséricorde) nous rapporte, dans Silsilat Al houda wa n-nour (K7 n° 373 et n°374) qu’il fut atteint, en Syrie, par un mal au niveau de la poitrine et de l’abdomen qui ne se dissipa pas malgré la prise de divers traitement prescrits par un médecin généraliste.
Après avoir pris connaissance de l’ouvrage du Dr H.M Shelton, shaykh Al-Albâni, convaincu de cette thérapeutique novatrice, décida alors d’entreprendre avec une ferme résolution un jeûne exclusif à l’eau durant 40 jours. Au terme de celui-ci, il avait perdu 20kg et avait aussi constaté la disparition de son mal. De ce fait, shaykh Al-Albâni recommanda à plusieurs reprises ce jeûne dans son entourage et les résultats furent satisfaisants. Il raconta entre autre l’histoire d’une femme dont l’état général s’était dégradé au point où elle ne parvenait plus à se mouvoir et se devait d’effectuer ses besoins au lit. Malgré les craintes justifiées de son fils à entreprendre une diète si restrictive, il s’exécuta et pu observer jour après jour une amélioration de l’état de sa mère jusqu’à ce qu’elle parvint à se mettre debout.
On remarquera, dans la K7 n°373 qu’il fut interrogé de la sorte « quelle est la preuve religieuse incitant à recourir à un tel jeûne ? », il répondit « non, il ne s’agit pas d’une position religieuse mais plutôt d’un avis médical de certains praticiens, tiré de la seule expérimentation ». Ainsi, shaykh Al-Albâni rappelle à son auditoire que le recours à ce jeûne n’est pas le fait d’une inspiration divine faisant partie intégrante de la législation islamique mais uniquement de l’avis de certains praticiens.
Il est important ici d’attirer l’attention des lecteurs que l’expérimentation du shaykh n’engage que sa propre personne. Sa position est donc critiquable voire même condamnable si la science le contredit. Ceci est donc à distinguer de ses innombrables efforts de réflexions sur des questions de jurisprudence ou d’authentification de récits prophétiques dans lesquelles il excelle et dont il a su à plusieurs reprises exposer sa pleine maîtrise, qu’Allah le rétribue par un bien.
Ainsi, j’invite nos frères et sœurs à faire preuve de retenue sur la question du jeûne médical et ne pas tenter de justifier abusivement son recours par la seule expérimentation du shaykh. Comme nous l’avons vu plus haut, ce jeûne n’est pas sans danger et tout le monde n’est pas habiliter à s’y apprêter.
-Shaykh Muqbil Ibn Hâdi Al-Wâdi’î
Je pense que peu de gens sont au courant de ce qui va suivre mais l’histoire dramatique que notre shaykh Muqbil (qu’Allah lui fasse miséricorde) a vécue mérite d’être partagée.
Je rappelle que shaykh Muqbil souffrait d’une cirrhose C évoluée.
Voici le témoignage de Oum Salama as-salafya, l’épouse du regretté shaykh Muqbil, tiré de son ouvrage « Ar-Rihla al âkhîra lil imam al jazîra » édité dans les éditions Dar al athar-San’a, (p37-38) :
« Un médecin recommanda à shaykh Muqbil de s’abstenir de manger et de ne consommer que de l’eau de ZamZam durant 2 mois. Il l’incita à effectuer des analyses sanguines au préalable, le shaykh en était alors davantage convaincu. Le shaykh délaissa donc le miel dont il s’abreuvait, les plats qu’il appréciait mais aussi ses traitements habituels. Après quelques jours de jeûne, son état commença à se détériorer puis sa maladie s’aggrava progressivement jusqu’au 25e jour de jeûne où son ascite se majora à une grande vitesse au point de nécessiter une hospitalisation puis une intervention chirurgicale. Malheureusement, il ne se remit pas de cet état, qu’Allah le prenne en miséricorde. Après enquête, il s’avéra que le médecin prescripteur du jeûne était interdit d’exercice par le ministère de la santé au Yemen, qu’il conseilla ce même remède à plusieurs reprises et que nombreux trouvèrent la mort avant la fin du traitement. »
Voici donc un cas dramatique où le jeûne de l’eau fut prescrit sans tenir compte de l’état général du patient ni de la nature de sa pathologie.
Je m’explique, la cirrhose C est une maladie chronique liée à une contamination par le virus de l’hépatite C et provoquant une destruction progressive du foie. Hors le foie assure entre autre la synthèse de protéines dont l’albumine, une protéine essentielle dans notre organisme. La diminution du taux de cette protéine entraîne une fuite de l’eau depuis les vaisseaux sanguins vers le milieu interstitiel. Cette eau s’accumule ainsi au niveau des jambes mais surtout au niveau de l’abdomen, c’est ce que l’on désigne par l’ascite. Shaykh Muqbil était donc atteint par une insuffisance hépatique sévère à l’origine d’un état général précaire.
Du fait du jeûne de l’eau, les apports en protéines était inexistant chez un patient dont les réserves en protéines et en graisse étaient faibles de base. Le jeûne a donc provoqué une consommation rapide des stocks de protéines entraînant une majoration de l’ascite puis à terme une probable infection du liquide d’ascite du fait de la dénutrition sévère, rendant nécessaire la pose de drains abdominaux afin d’évacuer ce liquide infecté. Vu la dégradation rapide de l’état général, le jeûne aurait dû être interrompu précocement mais plus encore, il n’aurait jamais dû être prescrit !
Que chacun donc médite sur ce hadith de ‘Amr Ibn Shu’ayb (qu’Allah soit satisfait de lui) qui rapporte que le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit :
« Quiconque s’adonne à la médecine sans en connaître les enseignements assumera l’entière responsabilité des conséquences fâcheuses de ses actes »
As-Sahiha (n°635)
De plus, le shaykh ne consomma pas n’importe quelle eau, il s’agissait de l’eau bénite de ZamZam, comment donc cela est-il possible ?
D’après Abu Dhar (qu’Allah soit satisfait de lui), le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit, au sujet du ZamZam :
« elle est bénite, il s’agit d’une nourriture qui rassasie »
Muslim (7/152).
L’imam Ibn Al-Qayim dit dans Zâd Al Ma’âd (4/356) :
« J’ai expérimenté, et d’autres que moi, les bénéfices du soin par ZamZam dans plusieurs maladies. J’ai aussi vu des gens se contenter du ZamZam comme nourriture pendant 15 jours ou plus et ils n’éprouvèrent pas la faim mais plutôt ils circumbulaient (autour de la Ka’ba) avec les autres. »
Néanmoins, comme le rappelle shaykh Muhammed Ibn ‘Omar Bazmoul dans son ouvrage « Akhlâq tabîb al muslim », chaque remède ne convient pas à tous les corps, : allons-nous recommander aisément la consommation de miel à un diabétique alors que cela déséquilibrera sa maladie ? Ou encore conseiller le recours fréquent à la hijama à un hémophile sous peine de le voir perdre des volumes importants de sang ? Non, il faut tenir compte de la particularité de chaque individu à pouvoir entreprendre tel ou tel parcours de soin.
Si le jeûne par l’eau bénite de ZamZam, l’eau la plus bénéfique que cette terre contient, n’a pas évité à certains une fin douloureuse alors que dire d’une eau minérale ordinaire ?
Ceci est donc un appel à la vigilance et à la responsabilisation, malgré l’engouement manifeste qu’il semble susciter, le jeûne thérapeutique est une démarche de soin à part entière qui ne peut être entreprise qu’avec science et discernement, et sous la supervision d’un professionnel de santé avisé sur le sujet.
Rédigé par le Dr Ait m’hammed Moloud - Médecin généraliste et auteur du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah ✅ Publié par muslim.sante.free.fr
Ce point est essentiel, car certains praticiens ne sont, malheureusement, motivés que par l'argent ; et d'autres encore avancent que « tout travail mérite salaire ».
Je vais citer quelques avis sur la question puis proposer une conclusion.
Ce chapitre se veut avant tout être un conseil destiné à ceux qui ont endossé la responsabilité de la pratique de la hijama :
Ceux qui considèrent que ce salaire est illicite dans l'absolu ou sous conditions
● Abû Hurayrah et cUthmân Ibn cAffân
Abû Hurayrah et cUthmân Ibn cAffân (رضي الله عنهم) étaient d'avis que le salaire de celui qui pratique la hijama est illicite, sans condition, en se basant sur le hadith de cAbd Allah Ibn Mascûd (رضي الله عنه) qui rapporte :
« Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a interdit le salaire du Hajjâm. »(1)
Se référer à l'ouvrage Al-Muhallâ de l'imam Ibn Hazm.
● L'imam Ahmad
L'imam Ahmad et d'autres émettent une distinction entre l'esclave et l'homme libre.
Ils ont autorisé ce salaire pour l'esclave et l'ont interdit pour l'homme libre qui souhaite en tirer profit.
Ce dernier a toutefois le droit d'en disposer, si cet argent est destiné à l'entretien de ses bestiaux ou pour nourrir ses servants.
Cet avis se base sur un hadith en lequel le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a été interrogé au sujet du salaire du Hajjâm et il répondit :
« Entretiens avec tes bestiaux et nourris-en tes serviteurs. »(2)
● L'imam Ibn Taymiyyah
L'imam Ibn Taymiyyah a distingué 4 situations :
-si le praticien cherche à s'enrichir par ce biais, alors ce salaire lui est interdit.
-s'il espère juste récupérer ce qui lui revient (en ce qu'il a pu dépenser) alors cela est autorisé.
-s'il a des animaux à nourrir ou des esclaves à charge et qu'il ne souhaite pas y perdre son argent, alors cela lui est autorisé dans ce contexte.
-s'il doit choisir entre demander un salaire pour la hijama et mendier alors ce salaire lui est préférable à la mendicité. (3)
Ceux qui considèrent que ce salaire n'est pas illicite, mais détestable,
l'avis le plus répandu
● L'imam Ibn Al-Qayyim
L'imam Ibn Al-Qayyim est d'avis que le salaire du praticien est licite, et il mentionne le hadith de Ibn cAbbâs (رضي الله عنه) qui rapporte :
« Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a subi une hijama, puis a donné une rétribution au praticien, et si cela était interdit, il ne lui aurait rien donné. »(4)
Il ajoute que le fait que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) ait désigné ce salaire comme étant mauvais (khabîth) est semblable au fait qu'il ait dit que l'ail et l'oignon étaient mauvais (khabîthayn).
Ce n'est pas pour autant que leur consommation est interdite. (5)
● L'imam As-Sancânî
L'imam As-Sancânî dit au sujet du salaire du praticien :
« Certes, ce qui est mauvais est contraire à ce qui est bon, mais cela suffit-il à l'interdire ? »
« Ô vous les croyants ! Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées, et des récoltes que Nous avons fait sortir de la terre pour vous. Et ne vous tournez pas vers ce qui est vil pour en faire dépense » (6)
L'argent vil a été décrit comme mauvais, mais n'a pas été interdit. » (7)
● Cheikh Ibn cUthaymîn
Cheikh Ibn cUthaymîn dit :
« Le salaire du Hajjam est mauvais et vil sans pour autant être illicite. Mais il importe, en conséquence, au praticien de ne pas demander de salaire et de s'adonner à une activité à but non lucratif.
Le hadith de Ibn cAbbâs montre qu'il est permis de donner une rétribution au praticien, mais c'est à ce dernier de se vouer à une activité bénévole, car cela fait partie de la délivrance de ses frères d'un mal qui les atteint.
Si malgré tout, il prend un salaire alors ce salaire est vil mais n'est pas illicite. » (8)
● Cheikh Al-Albânî
Cheikh Al-Albânî dit :
« Nous disons comme le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit, c'est-à-dire, que le salaire du Hajjam n'est pas illicite mais mauvais.
Ainsi, pour suivre son exemple, si tu bénéficie d'une hijama, donne une rétribution au praticien, comme l'a fait le Prophète (صلى الله عليه وسلم).
Il incombe ensuite au praticien de ne pas réclamer ni accepter cette rétribution.
En effet, tout ce qui se donne ne s'accepte pas forcément.
Il est rapporté qu'un homme est venu demander une aumône au Prophète (صلى الله عليه وسلم) alors qu'il n'y avait pas droit, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a pourtant satisfait sa demande.
Une fois parti, le Prophète a dit que cet homme n'avait saisi que du feu.
On lui demanda alors :
« Pourquoi lui avoir donné, ô Messager d'Allah ? »
Il répondit : « Il m'a sollicité et Allah n'aime pas l'avarice. »
Dans ce hadith, on voit que des situations peuvent inciter à donner sans qu'il soit permis d'accepter. » (9)
Conclusion
Idéalement, la hijama devrait donc être une activité à but non lucratif.
Néanmoins, il nous apparaît selon l'avis le plus répandu que demander une rétribution pour la hijama est permis, bien que détestable.
L'interdiction formelle de ce salaire n'est ainsi pas l'avis prépondérant au vu des preuves mentionnées.
De plus, en interdisant le salaire du praticien, cela pourrait même contribuer à l'abandon de cette pratique.
Cheikh Ibn cUthaymîn dit à ce propos :
« Pouvons-nous aussi argumenter d'une autre manière, c'est-à-dire, si nous considérons que le salaire du praticien est illicite, cela aurait un effet néfaste de telle sorte que nous n'aurions plus de praticiens de la hijama ?
Oui, cela priverait les musulmans d'un bienfait qui est l'accès à la hijama.
En effet, si nous disons à un praticien qui a loué un local, acquis divers sièges et divers instruments pour la hijama et qui consacre une grande partie de son temps à la pratiquer sur les gens : « Prends garde à prendre une rétribution auprès d'eux car cela est illicite », que fera-t-il ? Il dira : « J'arrête (de pratiquer la hijama). »
Cela empêchera alors une chose dans laquelle se trouve un bienfait qu'est la hijama. » (10)
J'ajoute que cette rétribution ne doit pas faire l'objet de convoitises malsaines, au risque de pervertir notre démarche de soin.
Le praticien est avant tout un professionnel de santé qui souhaite, à travers sa démarche, participer à l'effort de préservation de la santé.
Il espère aussi acquérir la satisfaction de son Seigneur par sa bienséance à l'égard des autres, et des musulmans en particulier.
Mes frères et soeurs, ne pervertissez pas cette thérapeutique exemplaire en y mêlant des intérêts personnels, préservez votre intention.
Ne sommes-nous motivés pour aider nos semblables que lorsqu'un bien de ce monde est convoité ?
Que faites-vous de cette parole de notre Seigneur :
« C'est pour le visage d'Allah que nous vous nourrissons, nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude. Nous redoutons de notre Seigneur un jour terrible et catastrophique »(11)
(1) Sahîh Al-Jâmi (6853).
(2) As-Sahîhah (1400).
(3) Al-Ikhtiyârât Al-Fighiyyah, p.136.
(4) Al-Bukhârî (5691) et Muslim (1202).
(5) Zâd Al-Ma'âd (4/63).
(6) Sourate Al-Baqarah, v.267.
(7) Subûl As-Salâm (3/154).
(8) Al-Liqâ' Al-Maftûh (213).
(9) Silsitah Al-Hudâ-wa-Nûr (665).
(10) Voir son commentaire de Bulûgh Al-Marâm (4/220-224).
(11) Sourate Al-Insân, v.9-10.
Extrait du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah
Avec l'aimable autorisation exclusive pour 3ilm.char3i de notre frère, qu'Allah le préserve, le Docteur en médecine générale, Ait m’hammed Moloud
Aboû Sâmî A.A de Ed-Damâm demande : Y a-t-il des hadiths et des textes qui mentionnent le fait de mettre El Habba Es-Saouda (la graine de nigelle) dans la nourriture ?
Car nous lisons quelques publications sur elle.
Nous souhaitons que vous nous orientiez...
Réponse :
Des textes ont été rapportés sur le fait qu'elle est un remède pour toute maladie sauf la mort.
Elle est sans doute un remède, comme nous a informé le Prophète صلى الله عليه وسلم.
Et concernant son mode d'emploi, cela revient à la personne ; Elle peut l'utiliser dans des boissons, dans des nourritures, en l'avalant avec de l'eau, ou ce qui ressemble à cela.
✅ Publié par minhaj sunna
حكم وضع الحبة السوداء في الطعام ؟
نص السؤال : أحسن الله إليكم ، السائل أبو سامي أ. أ الدمام يقول : الحبة السوداء هل ورد في وضعها في الطعام شيء من الآثار أو الأحاديث الصحيحة فنحن نقرأ بعض النشرات عنها نرجو منكم التوجيه ؟
الجواب : ورد أن فيها شفاءً من كلِّ داء إلا الموت ، إلا الموت ، فيها لا شك فيها شفاء كما أخبر النبي صلى الله عليه وسلم ، وأما كيفية استعمالها ، فهي موكولة إلى الإنسان ، يستعملها في الشراب ، يستعملها مع الطعام ، يستعملها بأن يلتهمها ويشرب عليها الماء ، أو ما أشبه ذلك . نعم
"Le Qist (costus, écorces de racine de plantes, base du 3oud) est de deux types :
Hindy (indien), qui est noir,
et Bahry qui est blanc.
Al-Qist al Hindy est plus chaud que al Bahry. "
Oum Qays bint Mihsan radhi Allahou anha a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dire :
"C'est à vous d'utiliser "Al 3Oud al Hindy", car en effet il contient sept remèdes, il est inhalé par les narines pour enlever les douleurs de gorge et placé sur les côtés de la bouche pour le soulagement des Dhaat al Janb (maladie qui donne des abcès)"
(Recueilli par Boukhari et Mouslim.)
Dans une autre narration qui sera expliqué dans deux chapitres:
"Je me suis approché du Prophète صلى الله عليه وسلم avec un de mes fils tout en appuyant ses amygdales en raison d'une amygdale, alors il a dit : Tu devrais utiliser al-Qist al Hindy "
(Recueilli par Boukhari et Mouslim)
L'imam Ahmad et les auteurs des Sunnan ont recueilli un hadith sous l'autorité de Jabir que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit:
"Si un enfant est infligée avec une amygdale ou un mal de tête, alors laissez sa mère prendre al-Qist al Hindy, frotter le dans de l'eau et laissez le respirer sous forme de gouttelettes à travers ses narines."
Dans un hadith rapporté par Anas qui sera expliqué dans deux chapitres, il dit:
"La meilleure chose pour vous soigner est la Hijaamah et al-Qist al Bahry."
On comprend de ce hadith que c'est un remède à tous les maux, al-Qist al Hindy est utilisé quand la médecine chaude est nécessaire pour le traitement, et al Bahry a été décrit comme doux, parce al Hindy est plus chaud que al Bahry comme cela a déjà été expliqué.
Sa parole صلى الله عليه وسلم :
"Car il contient sept remèdes ..."
Dans ce Hadith, seuls deux types de remèdes ont été mentionnés et non pas sept, donc soit le narrateur s'est contenté de n'en mentionner que deux, tandis que les sept ont été mentionnés par le Messager, ou le Messager n'a mentionné que deux raison en raison du fait que elles deux sur les sept, existent à toute époque.
La seconde possibilité semble être la plus forte comme on le verra sous peu.
Les médecins ont mentionné que les avantages d'al-Qist sont les suivants :
1/Il facilite le flux menstruel.
2/Il facilite l'écoulement de l'urine.
3/Il tue les vers dans les intestins.
4/Il repousse le poison.
5/Il repousse la fièvre.
6/Il réchauffe l'estomac.
7/Il augmente le désir sexuel.
8/Il élimine les taches du visage.
Ainsi, plus de sept remèdes ont été mentionnés, certains servants ont expliqué que sept remèdes ont été connus par la révélation, et le reste par l'expérience, de sorte que sept ont été mentionnés en raison de leur certitude.
D'autres savants ont dit qu'Il n'a mentionné que ce qui était nécessaire parce qu'il n'a pas été envoyé avec les détails de ces questions.
Je dis :
"Il y a une possibilité que les sept mentionnés dans le hadith, soient sept méthodes qui sont basé sur la manière dont elles sont utilisées comme traitement, parce qu'il est soit frotté, bu, Takmyd, Tandhyl, respiré comme une fumée, inhalée sous forme de gouttes liquides à travers les narines ou placés sur les côtés de la bouche."
Il est frotté en le mélangeant avec de l'huile et des crèmes jusqu'à ce qu'il soit lisse, également comme Takmyd.
Pour boire, il est broyé en une poudre et mélangé avec du miel, de l'eau ou d'autres liquides, également comme Tantyl.
Il est inhalé en le mélangeant avec de l'huile et mit en gouttelettes et injectés dans les narines.
L'inhalation comme fumée est clair.
Avec chaque méthode, il y a des avantages différents de guérison, et tant d'éloquence, venant de celui a qui a été donné Jawaami al Kalim, ne doit pas être surpris.
Fath al Bari Volume 12, Page 206
✅ Traduit par twitter.com/Minhajsunna
قال أبو بكر بن العربي القسط نوعان
هندي وهو أسود ، وبحري وهو أبيض ، والهندي أشدهما حرارة
عن أم قيس بنت محصن قالت سمعت النبي صلى الله عليه وسلم يقول
عليكم بهذا العود الهندي فإن فيه سبعة أشفية يستعط به من العذرة ويلد به من ذات الجنب
كذا وقع هنا مختصرا ، ويأتي بعد أبواب في أوله قصة : أتيت النبي صلى الله عليه وسلم بابن لي وقد أعلقت عليه من العذرة فقال : عليكن بهذا العود الهندي
وأخرج أحمد وأصحاب السنن من حديث جابر مرفوعا
أيما امرأة أصاب ولدها عذرة أو وجع في رأسه فلتأخذ قسطا هنديا فتحكه بماء ثم تسعطه إياه
وفي حديث أنس الآتي بعد بابين
إن أمثل ما تداويتم به الحجامة والقسط البحري
وهو محمول على أنه وصف لكل ما يلائمه ، فحيث وصف الهندي كان لاحتياج في المعالجة إلى دواء شديد الحرارة ، وحيث وصف البحري كان دون ذلك في الحرارة ، لأن الهندي كما تقدم أشد حرارة من البحري
قوله : يستعط به من العذرة ، ويلد به من ذات الجنب
كذا وقع الاقتصار في الحديث من السبعة على اثنين ، فإما أن يكون ذكر السبعة فاختصره الراوي أو اقتصر على الاثنين لوجودهما حينئذ دون غيرهما ، وسيأتي ما يقوي الاحتمال الثاني
وقد ذكر الأطباء من منافع القسط
أنه يدر الطمث والبول
ويقتل ديدان الأمعاء
ويدفع السم
وحمى الربع والورد
ويسخن المعدة
ويحرك شهوة الجماع
ويذهب الكلف طلاء
فذكروا أكثر من سبعة ، وأجاب بعض الشراح بأن السبعة علمت بالوحي وما زاد عليها بالتجربة ، فاقتصر على ما هو بالوحي لتحققه وقيل ذكر ما يحتاج إليه دون غيره لأنه لم يبعث بتفاصيل ذلك قلت : ويحتمل أن تكون السبعة أصول صفة التداوي بها ؛ لأنها إما طلاء أو شرب أو تكميد أو تنطيل أو تبخير أو سعوط أو لدود ؛ فالطلاء يدخل في المراهم ويحلى بالزيت ويلطخ ، وكذا التكميد ، والشرب يسحق ويجعل في عسل أو ماء أو غيرهما ، وكذا التنطيل ، والسعوط يسحق في زيت ويقطر في الأنف ، وكذا الدهن ، والتبخير واضح ، وتحت كل واحدة من السبعة منافع لأدواء مختلفة ولا يستغرب ذلك ممن أوتي جوامع الكلم
الحافظ ابن حجر العسقلاني
Imam Ibn Hadjar al-’Asqalânî - الإمام ابن حجر العسقلاني
D'après Ata Ibn Yasar (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit :
« Certes lorsque le serviteur tombe malade, Allah lui envoie deux anges et dit :
Regardez ce qu'il dit à ceux qui lui rendent visite.
Si lorsqu'ils viennent à lui il loue Allah et lui fait des éloges alors les deux anges remontent cela vers Allah, bien qu'il soit plus savant.
Alors Allah dit : Certes mon serviteur-ci a le droit sur moi: si je le fais mourir je le fais entrer au paradis et que si je le guéris je lui change sa chaire par une chaire meilleure, son sang par un sang(*)meilleur et je le pardonne ».
(Rapporté par Ibn Abi Dounia et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°3431)
(*) C'est à dire que sa santé sera meilleure.
عن عطاء بن يسار رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال
إذا مرض العبد بعث الله إليه ملكين فقال انظروا ما يقول لعواده فإن هو إذا جاؤوه حمد الله وأثنى عليه رفعا ذلك إلى الله وهو أعلم فيقول إن لعبدي هذا علي إن أنا توفيته أدخلته الجنة وإن أنا رفعته أن أبدله لحما خيرا من لحمه ودما خيرا من دمه وأغفر له
(رواه ابن أبي دنيا و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٣٤٣١)
La bonne santé de nos dents est primordiale et doit être enseignée dès la petite enfance.
Elle consiste notamment à leur inculquer les règles de base de l’hygiène bucco-dentaire afin de prévenir et repérer très tôt l’apparition des maladies dentaires essentiellement représentées par les caries.
Il existe, par ailleurs, un lien étroit entre la mauvaise santé bucco-dentaire dans l’enfance et la survenue de l’obésité, du diabète et des maladies cardiovasculaires.
La dentition est un phénomène naturel au cours duquel les premières dents du nourrisson percent la gencive et font leur apparition.
-Les premières dents, les incisives, apparaissent vers l’âge de 6 mois.
Il se produit alors «une poussée dentaire» qui s’accompagne d’une panoplie de symptômes qui ne laissent pas indifférent leurs parents : salive abondante, irritabilité, trouble du sommeil, pleurs, gencives sensibles et enflées, envie de mordre et mâcher, perte de l’appétit, éruption cutanée et un fébricule (= température < 38,5°).
Rappelons que la fièvre intense, la diarrhée sévère et les vomissements ne sont pas des signes courants de poussée dentaire.
Consultez un médecin si votre enfant souffre de l’un ou l’autre de ces symptômes.
Au total, 20 dents dites «de lait» vont faire leur apparition jusqu’à l’âge de 30 mois avec une poussée tous les 6 mois environ.
Il faut donc s’armer de patience.
-Les dents dites «définitives», au nombre de 32, quant à elles, commencent à sortir vers l’âge de 6 ans pour remplacer les précédentes.
Pour soulager la poussée, on peut proposer un anneau de dentition contenant de l’eau et refroidi au réfrigérateur.
Laisser bébé le mâchouiller.
Si l’irritabilité est au premier plan (grognon, pleurs, agitation) alors il est possible d’utiliser de la camomille, en tisane, connue pour ses vertus apaisantes.
Voir l’étude « Chamomilla and teething », Kaplan B. Professional care, Mother Child, Medline 1994.
Si l’inflammation est au premier plan et que l’enfant a plus d’1 an, on peut aussi proposer du miel connu pour ses vertus anti-inflammatoires.
On peut citer le verset suivant concernant les abeilles (traduction rapprochée):
« de leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens » S16V69
La vertu anti-inflammatoire est, notamment, rappelée dans l’étude « Potential of honey in the treatment of wounds and burns », American Journal of clinical dermatology 2001.
Mettre une noisette sur le bout du doigt et appliquer sur la gencive enflammée.
De plus, le miel ne doit être proposé qu’en cure courte en raison du sucre qu’il contient.
En effet, la consommation fréquente du miel ou d’autres aliments sucrés favorise l’apparition des caries.
Ce risque est d’autant plus élevé si le brossage des dents n’est pas réalisé quotidiennement.
On en vient à parler de la pathologie la plus fréquente chez l’enfant qui touche près de 30% d’entre eux : la carie.
En effet, la carie est bien une maladie.
Et comme toute maladie, la prévention a une place importante dans sa prise en charge.
Après chaque prise alimentaire, un enduit blanchâtre formé des restes d’aliments et de salive se dépose sur les dents.
Sur cet enduit se développent des bactéries(= microbes) qui vivent naturellement dans notre bouche.
La somme de tout constitue ce qu’on appelle la plaque dentaire.
Invisible dans les premières heures, la plaque dentaire s’épaissit et ternit l’aspect des dents.
C’est elle qui va être à l’origine des caries et des gingivites (= maladies de la gencive).
En effet, certaines de ces bactéries consomment le sucre des aliments et le transforment en acide.
Cet acide attaque l’émail des dents en surface puis s’étend en profondeur, c’est la carie.
Rappelons que les caries peuvent survenir dès que les premières dents apparaissent.
D’autres bactéries peuvent fabriquer des toxines qui sont responsable des gingivites.
Ainsi, la prévention se fait sur 4 axes que nous allons détailler...
Le premier concerne l’alimentation
Un équilibre alimentaire est nécessaire avec un apport quotidien de :
-glucides (sucres, fruits, féculents comme riz, pomme de terre…),
-lipides (beurre, huile, crème…)
-et protéines(viande, fromage, oeuf, produit laitier).
-Un apport de fibres(céréales, légumes…) et une bonne hydratation sont primordiales.
Des repas équilibrés et pris de façon régulière : petit déjeuner, déjeuner et diner en évitant le grignotage entre les repas.
A noter que le grignotage favorise la prise de poids mais aussi les caries.
Une à deux collations(fruits, yaourts) par jour est recommandé surtout chez l’enfant et les sportifs en raison de leur grande dépense en énergie.
Voici quelques astuces :
-il ne faut pas tremper la tétine du bébé dans du sucre, du miel(hormis les épisodes de poussée dentaire et en cure courte) ou d’autres produits sucrés. Le contact fréquent des dents du nourrissons avec le sucre favorise les caries.
Cela vaut aussi lorsque des liquides sucrés (lait maternel, préparations pour nourrissons, lait de vache, jus de fruits, thé sucré, boissons gazeuses…) restent longtemps dans la bouche du bébé (s’il s’endort avec le biberon par exemple) et que les dents ne sont pas nettoyées.
-La bouche des bébés ne contient pas, à la naissance, de bactéries causant la carie.
Au risque d’en frustrer certaines, pour éviter de transmettre ces bactéries à votre bébé, ne partagez pas tétines ni ustensiles avec lui.
-préférer la paille au verre lorsque l’on boit des boissons sucrées, cela limitera les agressions sur l’émail des dents.
-attention aux aliments riches en sucres mais au goût non sucré: chips, frites, biscuits salés…
-penser à boire un verre d’eau à la fin du repas pour rincer la bouche et neutraliser les acides. On peut remarquer ici un bénéfice propre aux ablutions quotidiennes.
En effet, en rinçant la bouche plusieurs fois par jour on contribue à diminuer les acides produits par nos bactéries et donc à diminuer le risque de caries !
Le second concerne le brossage des dents
Il est important de prendre l’habitude de nettoyer la bouche du nourrisson avant même l’apparition des premières dents et ce, au moins une fois par jour.
Prendre une petite serviette propre ou une petite brosse que l’on met sur le doigt, profitez du moment du bain pour laver la bouche de bébé.
Après l’apparition des premières dents, on peut utiliser une brosse à dents aux poils doux, deux fois par jour, en particulier après le repas de nuit afin d’empêcher le développement de la plaque dentaire.
Utiliser seulement de l’eau jusqu’à ce que l’enfant sache cracher vers 2-3ans.
Selon les recommandations de l’AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire des aliments et produits de santé) d’octobre 2008, il est conseillé d’effectuer un brossage au moins une fois par jour avec un dentifrice fluoré (=source de fluor) dès l’apparition des premières molaires de lait vers 12-18 mois (voire même dès les premières dents vers le 6e mois).
En effet, le fluor protège les dents contre les caries.
Il faut éviter au mieux que le dentifrice soit avalé.
Si cela est difficile alors attendre que l’enfant sache cracher.
-Pour les enfants de moins de 6 ans, le dentifrice doit avoir une teneur en fluor (= écrit sur le dentifrice) inférieure ou égale à 500 ppm.
-Pour les plus de 6 ans, la teneur doit être de 1000 à 1500 ppm (= valeur de l’adulte).
La quantité de dentifrice à utiliser doit être de la grosseur d’un petit pois.
Jusqu’à l’âge de 3 ans, on effectue soit-même le brossage puis entre 3 et 6 ans, on aide l’enfant à se brosser tout seul.
Au delà de 6 ans l’enfant est autonome, il faut, alors:
-vérifier la qualité du brossage
-s’assurer de la durée du brossage (temps de contact fluor/dent), au moins 2 minutes.
-limiter l’ingestion de dentifrice
C’est le moment de rappeler une tradition prophétique incitant à l’hygiène bucco-dentaire : le Siwak.
Il est rapporté dans le Sahih de Boukhari et de Muslim d’après Abu Houraira (qu’Allah soit satisfait de lui) que le Prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit:
« si ce n’était par crainte de charger ma communauté, je leur aurai ordonné l’usage du siwak au moment de chaque prière »
Il est rapporté également dans le Sunan d’An-Nassai d’après Aicha (qu’Allah soit satisfait d’elle) que le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit :
« le siwak est une purification pour la bouche et une satisfaction pour le Seigneur »
Le terme siwak ou miswak (du verbe tasawwaka en arabe qui signifie frotter) désigne un morceau de bois d’Arac (de 5 à 10cm de long) avec lequel on se frotte les dents, la gencive et la langue à l’image d’une brosse à dents.
De par son action mécanique (de frottement), il prévient la constitution de la plaque dentaire. Une étude suédoise publiée en 2003 dans la revue Oral health & preventive dentistry a même évoquée une efficacité supérieure du siwak.
Traditionnel au Moyen-Orient et dans certains pays d’Afrique, son usage tend à se démocratiser en Europe.
On en vient à parler du fluor qui est le troisième point
Le fluor limite la déminéralisation, favorise la reminéralisation de l’émail (= surface des dents) et inhibe le métabolisme des bactéries cariogènes (= responsable des caries).
En gros, le fluor renforce l’émail des dents et les protège contre les caries.
Le fluor se trouve naturellement dans certains aliments : poissons, épinards, thé… mais aussi certaines eaux (minérales et du robinet).
En 2001, l’AFSSA (agence française de sécurité sanitaire des aliments) a fixé une valeur limite en fluor dans les eaux minérales embouteillées en dessous de laquelle les nourrissons et les enfants peuvent consommer de l’eau minérale sans risque.
Ainsi, sur l’étiquetage de ces eaux minérales devrait figurer la mention : « Convient pour la préparation des aliments des nourrissons » et la teneur en fluor(<0.3mg/l).
Il s’agit d’une obligation réglementaire.
On peut aussi trouver du sel de table avec une source de fluor=sel fluoré. Enfin, la majorité des dentifrices sont une source de fluor.
Par ailleurs, si l’enfant présente un risque élevé de caries alors des apports complémentaires en fluor sont possibles.
En fonction de l’âge, il peut être proposé soit des gouttes(dès 6 mois), des comprimés, des gels et bains de bouche pour les plus grands.
Attention, une consommation excessive de fluor peut engendrer une coloration des dents (allant de la simple tache blanche à une nappe marron ou brune) qu’on appelle la fluorose dentaire.
Ainsi, avant tout apport complémentaire en fluor, un bilan des différentes sources de fluor doit être réalisé sous l’oeil d’un professionnel de santé.
On arrive au dernier point : le suivi spécialisé par un chirurgien-dentiste
La première consultation est recommandée vers 18 mois avec un suivi annuel voire tous les 6 mois si l’enfant présente un risque élevé de caries.
Dans ce contexte, un plan national de prévention a été lancé par le ministre de la Santé française en 2005.
Ce plan comporte plusieurs mesures organisées par âge qui visent à éviter l’apparition des lésions et à favoriser les soins précoces : consultation de prévention à 4 mois de grossesse et 6 mois après la naissance, dépistage et éducation des enfants de 4 ans à l’école maternelle, consultation de prévention obligatoire à 6 et 12 ans accompagnée d’actions d’éducation à l’école et au collège.
On peut aussi citer le risque de trouble du sommeil mais aussi les troubles de l’apprentissage et de la communication liées à une mauvaise disposition des dents.
Rappelons que les soins d’orthodontie (= appareil dentaire) sont pris en charge par l’Assurance maladie s’ils sont débutés avant l’âge de 16 ans.
Un dépliant résumant ces 4 axes a été élaboré par l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé).
En conclusion, une bonne hygiène bucco-dentaire s’apprend dès la petite enfance.
Elle nécessite certes un investissement personnel d’éducation, de prévention et d’information.
Mais l’effort en vaut la chandelle afin d’offrir à nos enfants de belles dents blanches et surtout prévenir toutes les complications liées à la mal-nutrition : obésité, diabète…
Gardons en tête ce hadith cité dans le Sahih de Boukhari et de Muslim, d’après Ibn Omar(qu’Allah soit satisfait de lui) qui rapporte que le Messager d’Allah (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit:
« Chacun de vous est responsable et sera interrogé sur sa responsabilité.
Le chef d’Etat est responsable de ses administrés et rendra compte de sa responsabilité.
L’homme est responsable de sa famille et rendra compte de sa responsabilité.
La femme est responsable de la maison de son mari et rendra compte de sa responsabilité.
Le serviteur est responsable des biens de son maître et rendra compte de sa responsabilité.
Chacun de vous est donc responsable et rendra compte de sa responsabilité ».
Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), «la santé bucco-dentaire en 4 points»
Ministère de la promotion de la santé et du sport, Ontario, Canada, « la santé dentaire » mars 2009
Agence française de sécurité sanitaire des aliments et des produits de santé(AFSSAPS), »Utilisation du fluor dans la prévention de la carie dentaire avant l’âge de 18 ans », oct.2008
Article écrit par le Dr Ait m’hammed Moloud - Médecin généraliste et auteur du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah et revu et appuyé par le frère, Dr Jihad Bensid, chirurgien dentiste à Paris. Qu'Allah les récompense grandement.
copié de muslim.sante.free.fr
On interrogea Cheikh Al-Albânî رحمه الله concernant la notion de «hijama préventive», c'est-à-dire sans qu'elle ne soit motivée par un besoin.
La question fut la suivante :
Étant donné que le Prophète صلى الله عليه وسلم a bénéficié de hijama, est-il permis à une personne de bénéficier d'une hijama sans qu'elle ne soit malade, mais uniquement dans le but de suivre la Sunna ?
Le Cheikh répondit :
Non, cette Sunna, comme le disent les jurisconsultes, n'est pas une adoration en tant que telle, mais elle est pratiquée dans le but de soigner la personne qui présente un mal sur la tête, le dos, le pied, dans un but thérapeutique.
C'est ainsi qu'il est rapporté que le Prophète صلى الله عليه وسلم ne pratiquait pas la hijama toujours au même endroit, mais il la pratiquait là où il y avait un besoin, une fois entre les épaules, une fois sur le pied, une fois sur le crâne.
Ainsi, la hijama est pratiquée dans le seul but de traiter.
Donc celui qui en a le besoin, pratique la hijama mais celui qui n'en a pas le besoin s'abstient.
Silsilah Al-Hudâ-wa-Nûr (248)
On note deux points :
● Il n'y a pas, dans l'absolu, de point récurrent, contrairement à ceux qui disent que les points n°1 et n°55 sont des points permanents, à réaliser quoiqu'il arrive.
Ma question est la suivante : sur quelle preuve juridique basez-vous cette information ?
Une personne qui se tord la cheville, allons-nous lui dire que le point n°1, à la base de la nuque, est nécessaire ?
Non, la preuve est que notre Prophète صلى الله عليه وسلم a été victime d'une entorse, et il est rapporté qu'il a effectué une hijama sur son pied et non sur la nuque !
Cependant, l'expérience a montré que les points n°1 et n°55 apportaient un bénéfice notable dans un certain nombre de maladies.
Le plus juste serait donc de dire qu'il n'y a pas de point récurrent dans l'absolu, et qu'il faut traiter la zone malade en fonction des points s'y rapportant.
On préciserait ensuite que certains points dont les n°1 et 55 ont apporté un bénéfice empirique (tiré de l'expérimentation) qu'il est nécessaire de prendre en compte par ailleurs.
Et Allah est plus savant.
● Le principe de « hijama préventive » en tant que Sunna, sans qu'un besoin de santé ne s'y rapporte, ne semble pas être l'avis le plus juste.
Cette notion de « hijama préventive » a tout de même était reprise par d'autres savants, dont l'imam Ibn Al-Qayyim qui cite Ibn Sinâ, qui dit :
« Le fait de restreindre la pratique de la hijama à certains moments est uniquement le fait de la hijama destinée à prévenir un mal ou à préserver la santé.
Quant à la hijama destinée à soigner un mal, quel que soit le moment où le besoin se présente, son recours devient nécessaire. »
Zâd Al-Ma'âd (4/59-60)
Cliquer pour agrandir
Note du webmaster :
● Le point n°1 se trouve à la base de la nuque, entre les épaules, au niveau de la 7ᵉ vertèbre.
● Le point n°55 se trouve environ à 3 cm en dessous du point n°1.
● Le point n°1 et n°55 (al-kâhil - الكاهل) peuvent être englobés en un seul point si la ventouse utilisée dispose d'un diamètre de plus de 3 cm.
Extrait du livre : « La Hijama, fondements-techniques-conseils » aux éditions Tawbah
Avec l'aimable autorisation exclusive pour 3ilm.char3i de notre frère, qu'Allah le préserve, le Docteur en médecine générale, Ait m’hammed Moloud
La louange est à Allah seul, nous Le louons, nous sollicitons Son aide et nous implorons Son pardon.
Nous cherchons protection auprès d’Allah contre les maux de nos âmes ainsi que contre les méfaits de nos œuvres. Quiconque Allah guide, nul ne peut l’égarer et quiconque Il égare, nul ne peut le guider.
Je témoigne que nul ne mérite d’être adoré en dehors d’Allah seul, sans associé et je témoigne que Muhammad (prières et salutations d’Allah sur lui) est Son serviteur et messager.
Mes nombreuses recherches, sur la question de la hijama, m'ont permis de mettre en évidence de multiples erreurs véhiculées par certains praticiens de la hijama.
Afin de clarifier celles-ci, j'avais entrepris l'écriture d'un ouvrage visant à rétablir la vérité sur certains concepts erronés.
Cet ouvrage est actuellement disponible, depuis près d’un an, sous le titre « La Hijama, fondements, techniques, conseils » aux éditions Tawbah.
Malgré la publication de mon ouvrage, qui est un appel à la prudence et à la rigueur, et le réel engouement qu’il a suscité auprès des praticiens de la hijama, il m'est apparu que nombreux frères et sœurs continuent de baser leur pratique sur certaines sources, en langue française, prises comme références sans s’assurer de la légitimité des informations qui y sont enseignées.
Afin de clarifier ces concepts erronés à la communauté, j'ai entrepris ce nouveau et court travail.
L'authentification des ahâdith est tirée des travaux du spécialiste de ce siècle en la matière : l'Imam Al-Albânî, puisse Allah le couvrir de Sa miséricorde.
Je souhaite, par ailleurs, remercier les administrateurs du site web « La Science Légiférée » pour leur engagement à mes côtés.
J’implore Allah le très haut afin qu’il bénisse cette maigre contribution afin qu’elle soit utile à notre communauté car Il est Omnipotent.
« Traitement par la Hijama, entre médecine et religion »
de Mohammad Nabih
Je ne reprendrai ici que les erreurs manifestes tant sur le plan religieux que médical.
Quant à ses différents points de vue tirés de sa propre expérimentation (conseils après hijama, recommandations pour la hijama sèche, pour telle maladie…), ils ne seront pas jugés, même s’ils ne sont pas justifiés ce qui est dommageable, car cela relève de sa responsabilité et n’engage que sa propre personne.
--Mohammad Nabih : qui est-il ?
Un professionnel de santé : médecin, kiné, infirmier... ?
Un étudiant en sciences religieuses voire un savant ?
Un enseignant ou un chercheur sur la question des médecines complémentaires et alternatives ?
Aucune information disponible à ce jour.
Malgré plusieurs recherches en français, anglais et arabe, je n'ai pas réussi à en savoir plus à son sujet.
De même, après plusieurs tentatives de contact avec la fondation Al Falah basée en Egypte, aucune réponse de ces derniers ne m'est parvenue.
Pourtant nous savons qu'il n'est pas permis de prendre la science de n'importe qui et en l'occurrence lorsqu'il est question de science médicale et de science religieuse de par les conséquences dramatiques pouvant en résulter.
-« La hijama est apparue pour la première fois chez le peuple de Lout » p4.
Bien que cette parole soit reprise par certains hajjam, il n'existe aucun texte authentique permettant d'affirmer cela.
La science avant la parole et l'action.
-Hadith : « Quand la chaleur s’intensifie, faites la hijama. L’effervescence du sang dans les veines de l’un d’entre vous finit par entraîner sa mort » p18
hadith faible, voir dans Ad-Da’ifa(n°2331).
La formulation authentique est : « Lorsque l’un d’entre vous voit son sang s’exciter alors qu’il pratique une hijama car lorsqu’il s’accumule excessivement, il provoquera sa mort » As-Sahiha(n°2747)
-Hadith : « La hijama est un excellent remède, elle élimine le sang impur, éclaircit la vue et allège le dos » p18
Cette formulation est introuvable, à moins que le hadith correspondant fut le suivant : « Quel bon serviteur est le hajjam, il purifie le sang, allège les lombes et éclaircit la vue »
Il s’agit d’un hadith faible, voir Da'if Targhib wa Tarhib (n°2019).
-Hadith : « ‘Aicha qu’Allah soit satisfait d’elle a dit que le Messager d’Allah, prière et salut sur lui, faisait des ablutions majeures pour quatre choses : la relation de chair, le jour du vendredi, la hijama et le lavage du mort » p23
hadith faible, voir Da’if Sunan Abi Dawud(n°348)
-Hadith : « Celui qui fait la hijama dix-sept fois ou dix-neuf fois voire vingt et une fois sera guéri de tous les maux » p23
il s’agit ici d’une erreur de traduction grotesque.
Le sens exact est : « celui qui fait la hijama le 17e, 19e et 21e(du mois lunaire), cela est une guérison pour tous les maux ». As-Sahiha (n°622).
-Récit : « Ibn ‘Abbas avait trois esclaves qui pratiquaient la hijama. Deux d’entre eux exerçaient leur métier contre une paie qui revenait à ibn ‘Abbas et sa famille, et un autre s’occupait de lui et de sa famille » p23
« de préférence à jeun » p25 puis « avant la hijama, prendre une boisson capable de fortifier l’estomac » p27.
Les propos sont contradictoires comme vous pouvez le voir.
La hijama à jeun est une recommandation prophétique mais aussi médicale.
En effet, la hijama lorsque le ventre est plein est source de mal (nausée, malaise…) comme le rappelle Ibn Qayim dans Zâd Al-Ma’âd(4/58-59)
-« Evitez la hijama après le bain » p27 puis « avant la hijama… se doucher pour nettoyer le corps en général » p31.
Propos de nouveau contradictoires.
En principe le bain n’est pas prescrit avant une hijama ni après celle-ci.
Aucune donnée fiable, scientifique ou religieuse n’appuie cette pratique.
-Hadith « il est préférable que le malade récite le verset d’al-Korsî au moment de la scarification » p50
hadith faible, voir Da’if Kalam at-Tayyib
-« L’interféron augmente après hijama… » ou encore « Le professeur Cantel…la capacité de production de l’interféron par les globules blancs est 10 fois supérieure après hijama », p67.
Aucune étude scientifique n’a démontré cela.
De plus, ce professeur Cantel a juste dit que : « les globules blancs produisent 10 fois plus d’interféron que les autres cellules du corps » indépendamment de la hijama !
Il est surprenant de voir que cette information ait pu être véhiculée aussi abondamment alors qu’elle n’a aucun fondement !
Voir « cupping, a prophetical medicine appears in its new scientific perspective » du Pr John Al Dayrani.
« Il suffit à l’homme d’être menteur qu’il rapporte tout ce qu’il entend » Sahih Al Jâmi’(n°4482)
-Hadith : « quel excellent homme que le poseur de ventouses ! Il élimine le mauvais sang, rend le dos léger et éclaircit la vue » p69
Il s’agit d’un hadith faible, voir Da'if Targhib wa Tarhib (n°2019).
-« un médecin a découvert que chaque organe du corps a une zone spéciale…la hijama faite à ces points apporte guérison » p73
quel est ce médecin ?
quelle est cette zone spéciale ?
On remarquera ici un énorme problème de rigueur, très récurrent par ailleurs dans l’ouvrage.
-Les p75 et 76 sont catastrophiques, aucune étude n’est citée, aucun professionnel de santé ni chercheur n’est mentionné, aucune preuve expérimentale n’est détaillée.
Comment peut-on affirmer autant de mécanismes d’actions de la hijama sans aucune preuve !
« … cela contribue au traitement des infections microbiennes et virales différentes. On peut donc utiliser cette méthode de traitement seule ou bien accompagnée d’autres traitements antibiotiques… »
Affirmer que la hijama est un traitement possible des maladies infectieuses est osé car aucune preuve scientifique ne l’affirme.
Mais affirmer qu’il soit possible de traiter ces maladies avec uniquement la hijama tout en se passant d’antibiotique et autre traitement conventionnel est immoral !
Il est vrai que la hijama stimule le système immunitaire et qu’elle peut donc aider à contrôler certaines maladies voire aider à leur résolution.
Il s’agit essentiellement de maladies chroniques qui n’engagent pas la vie des patients à court terme.
Mais dire que la hijama puisse « suffire » pour ces maladies potentiellement graves, sans aucune preuve à l’appui, est dangereux et irresponsable.
« Précis sur la Hijama ou l’incisiothérapie »
de l’Association JPLUS (étudiants en sciences médicales)
-« Tous les Prophètes d’Adam à Muhammed (prières et salutations d’Allah sur eux) ont pratiqué sur eux la hijama » p8.
Il n’existe aucune source authentique à ce sujet.
-« En 2004, l’OMS classe la hijama comme une médecine qui soigne » p8.
Ceci est faux, l’OMS a reconnu l’intérêt de l’acupuncture dans certaines maladies et non la hijama et cela date de 2003.
Voir le rapport de l’OMS (87pages): Acupuncture: Review and Analysis of Reports on Controlled Clinical Trials
Ensuite, certains praticiens de la hijama ont élargi les remarques de l’OMS à la hijama en prétextant que ces deux techniques (hijama et acupuncture) étant similaires alors « ce qui marche pour l’une marcherait pour l’autre ».
Voir The complete guide to Cupping Therapy du Dr Tamer Shaban.
Il ne s’agit bien évidemment pas là d’un raisonnement scientifique mais uniquement d’une simple opinion.
Malheureusement, nombreux sont encore ceux et celles qui véhiculent cette information sans même savoir ce dont il est réellement question.
-« le taux d’interféron est multiplié par dix après une séance d’incisiothérapie » p12.
Comme nous l’avons vu précédemment, il n’existe pas de preuve à ce sujet.
Quant aux véritables propos du Pr Cantel : « les globules blancs produisent 10 fois plus d’interféron que les autres cellules du corps »
-« Action du monoxyde d’azote » p13-14.
Aucune étude n’a démontré à ce jour que la hijama provoquait une augmentation du taux de monoxyde d’azote (NO).
Bien que la démonstration soit intéressante, elle ne se base sur aucune preuve.
Néanmoins, une étude a montré que le taux de NO augmenterait après une séance d’acupuncture, voir : Acupuncture Enhances Generation of Nitric Oxide and Increases Local Circulation, publiée dans Anesthesia et analgesia, en 2007.
Il s’agit donc ici encore d’une étude sur l’acupuncture extrapolée à la hijama.
Il faut donc être plus prudent et dire : « il est possible que le taux de NO augmente après hijama comme cela a pu être démontré dans certaines études au sujet de l’acupuncture » ou quelque chose de similaire.
-« Selon l’OMS, les maladies traitées par la hijama sont » p15
les maladies citées dans ce paragraphe concernent les remarques de l’OMS pour l’acupuncture et non la hijama.
Par expérience, il s’avère que la hijama apporte un bénéfice manifeste pour la plupart de ces maladies mais cela ne nous autorise pas à attribuer à l’OMS ce qu’elle n’a pas dit.
Où est la rigueur scientifique ?
N’oublions pas que ce sont des étudiants en sciences médicales qui auraient écrit ce fascicule !
-« Contre-indications…femme enceinte » p15.
La grossesse n’est pas une contre-indication absolue de la hijama.
Il existe même une étude russe démontrant son intérêt dans la prévention de certaines pathologies materno-fœtales : Vacuum therapy in obstetrics de Tamara Khvan, 1997
-« Précaution de réalisation » « …chez la femme en dehors de sa période de menstrues » p15.
Ceci n’est pas juste car certaines expérimentations, notamment celles du Dr Ahmed Hifni, ont montré qu’une hijama au 2e jour des règles aide à la régularisation du cycle menstruel.
-« La hijama n’est pas à proprement dit un remède contre le sortilège, comme le laisse penser certains » p17.
Ces « certains » sont d’honorables savants musulmans tels que Mohammed Ibn Abdillah Al Imam qui considère que la hijama est un traitement accessoire de la sorcellerie dans le sens où celle-ci aide à son extraction.
Voir ses ouvrages : Ahkam ta’âmul ma’a al djin wa adâb ar-roqya shar’ya ainsi que Fawzu Nâdhir min ma’rifati ‘alamâti sâhir.
-« Elle permet d’enlever le mal d’un sortilège qui se trouve à la surface du corps mais n’enlève pas le sortilège qui se trouve à l’intérieur du corps » p17.
Cela n’a pas de sens, le principe même de la hijama est de faciliter l’extraction de substances profondes pour les ramener à la surface.
Voir Traditional chinese Acupuncture, The Acupuncture Foundation of Sri lanka de J.Anton, 1982.
La sorcellerie ne déroge pas à cette règle.
La hijama permet d’atténuer voire de traiter les douleurs et les dysfonctions d’organes liées à la sorcellerie mais elle permet aussi parfois d’extraire celle-ci par la permission d’Allah.
Précisons toutefois que le remède le plus complet, le plus important et le plus efficace reste le Coran et les invocations légiférées comme le rappelle shaykh Mohammed al Imam dans les précédents ouvrages.
-« 17, 19, 21è jour des mois lunaires…lundi, mardi et jeudi (en cas de discordance entre la date et le jour, la date est prioritaire sur le jour) » p18.
Selon shaykh Muhammad ‘Ali Farkûs, enseignant à la faculté des sciences islamiques, à Alger : lorsque des jours interdits pour la hijama coïncident avec des dates recommandées pour celle-ci alors il est obligatoire de faire prévaloir ce qui implique une mise en garde sur ce qui implique une recommandation…il n’est pas bon de pratiquer la hijama durant les jours pendant lesquels elle est interdite, en raison des nuisances et des maux qui peuvent en découler, fatwa n°987, cf. Ferkous.com
-« hijama…préventive…au minimum une fois par an » p18.
Il n’y a pas de preuve à ce sujet.
-Hadith : « L’ange Gabriel est descendu auprès du Prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) pour appliquer la hijama sur les deux veines du cou et sur l’épaule » p18.
Ce hadith est faible, voir Da’if Sunan Ibn Majah(n°283)
-Hadith : « Hâtez-vous à appliquer la hijama sur la noix de la nuque, cela guérit de cinq maladies » et « Elle guérit de soixante-douze maladies » p18.
Ces deux versions font partie d’un même Hadith faible, voir Ad-Da’ifa(n°3894)
-Récit : « Ibn Abbas avait trois fils qui s’adonnaient à la hijama, deux d’entre eux prenaient le salaire pour assurer la subsistance de la famille et l’autre appliquait la hijama à son père et à sa famille » p19.
-« On invitera le patient à évoquer Dieu (sourate Al Fatiha par exemple) et on l’évoquera soi-même » p20.
Aucune preuve à ce sujet.
« La Hijama, l’incisiothérapie »
-« que la saignée ait lieu le matin jusqu’à midi et non le soir », p3.
Il est rapporté que certains compagnons du prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) pratiquaient la hijama le soir durant les nuits du Ramadhan de peur d’être affaiblis dans leurs adorations quotidiennes.
C’était le cas entre autre d’ Ibn ‘Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) comme le cite l’imam Malik dans son Muwatta (p185).
Il est donc possible de la pratiquer le soir mais il est vrai qu’elle demeure préférable au début de la journée comme le rappelle Ibn Qayim dans Zâd Al-Ma’âd (4/59-60).
-«le plus important de ces points se trouve au niveau de la 7e vertèbre cervicale…par laquelle nous commençons toujours » p4.
Le plus juste est qu’il n’existe pas de point permanent ou récurrent par lequel on doit toujours commencer, comme le rappelle shaykh Al Albani dans Silsilah al houda wa nour(n°248) : le prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) ne pratiquait pas la hijama toujours au même endroit, mais il la pratiquait là où il y avait un besoin, une fois entre les épaules, une fois sur le pied, une fois sur le crâne.
Le plus juste est donc de dire qu’il n’y a pas de point permanent mais vu que, par expérience, il s’est avéré que certains points étaient utiles à plusieurs maladies alors cela peut expliquer la récurrence de certains de ces points.
-« Elle fonctionne à partir des méridiens de la médecine chinoise » p4.
Ceci n’est pas correct car les méridiens de la médecine chinoise renvoient à un concept propre à la croyance bouddhiste et faisant intervenir la notion de champs d’énergie circulant dans le corps.
Ces champs d’énergie n’ont ainsi aucun fondement scientifique.
La hijama possède des théories circulatoires faisant intervenir le mouvement du sang dans le corps.
A cet effet, le prophète (prières et salutations d’Allah) a évoqué le besoin de freiner l’excitation du sang :
« Lorsque l’un d’entre vous voit son sang s’exciter alors qu’il pratique une hijama car lorsqu’il s’accumule excessivement, il provoquera sa mort » As-Sahiha(n°2747).
Il existe aussi une théorie neuro-végétative.
Ces deux théories sont fondées sur des éléments scientifiques et religieux (pour la théorie circulatoire).
De plus, une étude américaine a montré récemment que les points énergétiques de l’acupuncture correspondraient en réalité à des zones de passages de fibres nerveuses appelées fibre C : voir l’étude de Morry Silberstein publiée dans Journal of the british medical acupuncture society en mars 2012 allant dans le sens de la théorie neuro-végétative.
Ces théories énergétiques infondées et profanes doivent donc être délaissées jusqu’à preuve du contraire.
-« la hijama s’avère utile dans 80% des maladies » p5.
Cette affirmation ne se base sur aucune donnée scientifique.
Il faut faire preuve de retenu, beaucoup de professionnels de santé fuient la hijama en raison d’affirmations comme celles-ci qui laissent entendre que la médecine conventionnelle n’a pas ou plus d’utilité.
-« être âgé d’au moins 22ans » p5.
Il n’y a aucune preuve à cela.
Plusieurs praticiens reconnus de la hijama l’ont expérimenté avec succès chez l’enfant et ont montré des résultats très intéressant : Dr Ahmed Hifni, Dr Ahmed Sharaf, Dr Tamer Shaban, Dr Mûssa Ali Nasr et d’autres.
-« Ne pas être enceinte », « Ne pas avoir ses menstrues » p5.
Nous avons déjà répondu à ces allégations erronées.
plus haut.
-« il est possible au préalable qu’une récitation du coran soit effectuée » p5.
Il n’y a pas de preuve à cela. Cela a été injustement véhiculé en raison de ce hadith faible « il est préférable que le malade récite le verset d’al-Korsî au moment de la scarification », voir Da’if Kalam at-Tayyib
-« les zones sont nettoyées puis recouvertes au choix d’huile de nigelle/olive ou de miel » p6.
Le miel et l’huile de nigelle sont connus pour leurs vertus antiseptiques ce qui n’est pas le cas pour l’huile d’olive.
Cette dernière est utile, entre autre, avant la hijama afin de stimuler la zone à traiter et à augmenter l’étanchéité des ventouses.
-Hadith : « Ibn ‘Abbas avait trois fils… »
Ce hadith est faible, voir Da’if Sunan At-Tirmidhî(n°230)
-« Privilégier les légumes verts et jaunes », « Privilégier les vitamines A et B9 » p7.
Il n’existe aucune preuve scientifique pour ces deux affirmations.
« LaHijama »
par le Dr Mohammed Jamel Alterkaoui
-« Ces blessures légères qui provoquent le saignement se font toujours, initialement, au niveau de la 7ème vertèbre cervicale ».
Le plus juste est qu’il n’existe pas de point permanent ou récurrent par lequel on doit toujours commencer.
Voir plus haut.
-« Que la saignée ait lieu le matin jusqu’à midi et non le soir ».
Il est rapporté que certains compagnons du prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) pratiquaient la hijama le soir durant les nuits du Ramadhan de peur d’être affaiblis dans leurs adorations quotidiennes.
Voir plus haut.
-« Quelle excellente médication qu’est la hijama : Elle élimine le sang impur, améliore la vision et fortifie l’état physique ».
Cette formulation est introuvable, à moins que le hadith correspondant fut le suivant : « Quel bon serviteur est le hajjam, il purifie le sang, allège les lombes et éclaircit la vue »
Il s’agit d’un hadith faible, voir Da'if Targhib wa Tarhib (n°2019).
-« Le professeur français Cantel a relevé que la capacité des globules blancs à produire de l’interféron est multipliée par 10 après une hijama ».
Ceci est faux.
Voici sa parole : « les globules blancs produisent 10 fois plus d’interféron que les autres cellules du corps ».
Il est surprenant de voir que cette information ait pu être véhiculée aussi abondamment alors qu’elle n’a aucune relation avec la hijama !
Voir « cupping, a prophetical medicine appears in its new scientific perspective » du Pr John Al Dayrani.
-« Le médecin japonais Kaukuroiwa… ».
Dommage que Dr Alterkaoui ne nous en dise pas plus sur ce « médecin japonais » car il est introuvable.
Sa théorie reste toutefois intéressante mais par souci de rigueur et de sérieux, une source scientifique aurait dû être citée.
-« la Hijama s’avère utile dans 80% environ des maladies ».
Cette affirmation ne se base sur aucune donnée scientifique.
Il faut faire preuve de retenu, beaucoup de professionnels de santé fuient la hijama en raison d’affirmations comme celles-ci qui laissent entendre que la médecine conventionnelle n’a pas ou plus d’utilité.
Qu’Allah, gloire et pureté à Lui, nous facilite afin que la hijama puisse profiter au plus grand nombre avec toute la reconnaissance et la fierté qui lui reviennent de droit.
Je rappelle enfin ce hadith de ‘Amr Ibn Shu’ayb (qu’Allah soit satisfait de lui) qui rapporte que le Prophète (prières et salutations d’Allah sur lui) a dit :
« Quiconque s’adonne à la médecine sans en connaître les enseignements assumera l’entière responsabilité des conséquences fâcheuses de ses actes ».
As-Sahiha (n°635)
Que les éloges et les salutations d’Allah soient sur Son Messager, sa famille et ses compagnons. Louange à Allah, Seigneur des Mondes.
Dr AIT M’HAMMED Moloud
Spécialiste en médecine générale
Diplômé de la faculté de médecine d’Amiens avec mention très honorable
Auteur de la thèse « Evaluation du recours aux médecines complémentaires et alternatives, en médecine générale, dans le département de l’Oise » Sept.2012
Membre de l’International Cupping Therapy Society
Ancien praticien libéral, en cliniques privés parisiennes, en médecine interne et en hémato-cancérologie
Puisse Allâh être bienfaisant à votre égard, votre éminence, voici une personne qui dit : j'ai entendu d'un Cheikh que la hijama était un moyen parmi d'autres de traiter la sorcellerie, aussi je n'ai pas pu éclaircir davantage le sujet.
Cette parole est-elle avérée ?
Et (si oui) comment la personne doit-elle s'y prendre ?
Réponse :
Ceci n'est pas authentique.
La hijama n'est pas un traitement pour la sorcellerie et je ne connais personne qui ait avancé cela.
La hijama a pour but de soigner une maladie présente dans le sang.
Quant à la sorcellerie, son traitement est :
● la ruqyah shar'iyyah (l'exorcisme légal),
● et la lecture des versets qui annulent la sorcellerie,
● ainsi que l'utilisation de traitements licites et expérimentés dans le soin de la sorcellerie
et ce, comme le rappelle shaykh 'Abd Rahman Ibn Hasan qu'Allah lui fasse miséricorde dans (son ouvrage) Fath Al-Majîd au chapitre des moyens de soigner la sorcellerie (an-nûshrâh).
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نص السؤال : أحسن الله إليكم صاحب الفضيلة وهذا سائل يقول : سمعت من أحد المشايخ يقول : إن من إحدى علاج السحر الحجامة ولم أتمكن من استيضاح تفاصيل أكثر عن هذا الموضوع ، هل هذا الكلام صحيح ، وكيف يكون ذلك؟