323 articles avec medecine prophetique - exorcisme الطب النبوي

Le sommeil et l'éveil

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Le sommeil et l'éveil

Le sommeil modéré consolide les forces naturelles, apaise forces psychologiques, augmente la nature de ce qui les porte, au point que son repos empêche la décomposition des âmes.

 

Le sommeil pendant la journée est mauvais car il entraîne des maladies d'humidités et de congestions, gâte le teint, provoque des inflammations de la rate, mollesse et paresse, il affaiblit le désir, sauf en été, pendant les fortes chaleurs.

 

Le plus mauvais sommeil est celui du début de journée, et pire encore le sommeil en fin de journée, après la prière du 'Asr.

 

'Abd Allâh Ibn Abbâs vit un de ses enfants dormir le matin et lui dit :

 

"Lève-toi ! Dors-tu au moment où la subsistance est distribuée ?"

 

On dit que le sommeil la journée est de 3 types : une bienséance, une perte et une stupidité

 

 La bienséance est le somme lors de la forte chaleur et c'était l'habitude du messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.

 

La perte est le somme de la matinée qui détourne le dormeur des affaires de la vie présente et de l'au-delà.

 

Et la stupidité est le somme après Al 'Asr.

 

Un pieux prédécesseur a dit :

 

"Quiconque dort après Al 'Asr et perd la raison, ne doit blâmer que lui-même."

 

Un poète a dit :

Le somme de la matinée amène au jeune abrutissement 

Et celui de la fin de la journée, folie

 

Le somme de la matinée empêche la subsistance, car c'est le moment où les gens cherchent leur subsistance, et le moment où elle est partagée. 

 

Ce somme est donc une privation sauf en cas d'évènement ou de nécessité. 

 

Il est très nuisible au corps car il le ramollit, corrompt les excédents qui doivent être décomposés par l'exercice, et ainsi provoquent abattement, peine, et faiblesse.

 

S'il survient avant la selle, le déplacement, l'exercice et la mise en activité de l'estomac, c'est la maladie incurable qui provoque plusieurs sortes de maladies.

 

L'authentique de la médecine prophétique - Chapitre Intitulé : Concernant le sommeil et l'éveil, page 238

 Publié par 3ilmchar3i.net

والنومُ المعتدل ممكِّنٌ للقُوَى الطبيعية من أفعالها، مريحٌ للقوة النفسانية، مُكْثرٌ من جوهر حاملها، حتى إنه ربَّما عاد بإرخائه مانعاً من تحلُّل الأرواح
مَفَاسِدُ نَوْمِ النّهَارِ وَبِخَاصّةٍ آخِرُهُ
ونومُ النهار ردئٌ يُورث الأمراضَ الرطوبية والنوازلَ، ويُفسد اللَّون، ويُورث الطِّحال، ويُرخى العصبَ، ويُكسل، ويُضعف الشهوة، إلاَّ فى الصَّيفِ وقتَ الهاجِرة، وأردؤه نومُ أول النهار، وأردأُ منه النومُ آخره بعدَ العصر،ورأى عبد الله بن عباس ابناً له نائماً نومة الصُّبْحَةِ، فقال له: قم، أتنام فى الساعة التى تُقسَّمُ فيها الأرزاق ؟

وقيل:نوم النهار ثلاثة:خُلقٌ، وحُرق، وحُمق
1- فالخُلق:نومة الهاجرة، وهى خُلق رسول الله صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ
2- والحُرق:نومة الضحى، تُشغل عن أمر الدنيا والآخرة
3- والحُمق:نومة العصر.قال بعض السَّلَف

مَن نام بعد العصر، فاختُلِسَ عَقلُه، فلا يلومنَّ إلا نفسه

وقال الشاعر
أَلاَ إنَّ نَوْمَاتِ الضُّحَى تُورِثُ الْفَتَى *** خَبَالاً وَنَوْمَاتُ الْعُصَيْرِ جُنُونُ
مَفَاسِدُ نَوْمِ الصّبْحَةِ
ونوم الصُّبحة يمنع الرزق، لأن ذلك وقتٌ تطلبُ فيه الخليقةُ أرزاقَها، وهو وقتُ قسمة الأرزاق، فنومُه حرمانٌ إلا لعارض أو ضرورة، وهو مضر جداً بالبدن لإرخائه البدن، وإفسادِه للفضلات التى ينبغى تحليلُها بالرياضة، فيُحدث تكسُّراً وَعِيّاً وضَعفاً. وإن كان قبل التبرُّز والحركة والرياضة وإشغالِ المَعِدَة بشىء، فذلك الداء العُضال المولِّد لأنواع من الأدواءa

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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L'eau coranisée dans les lieux d'aisances

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L'eau coranisée dans les lieux d'aisances

Question :

 

Est il permis de se laver avec de l’eau sur laquelle a été lu le coran dans les lieux d’aisances ? 

 

Réponse : 


Oui, il n’y a aucun mal à se laver dans les lieux d’aisances avec de l‘eau sur laquelle a été lue le coran.

 

extrait du livre fath al-haq al-moubin fi ahkam roqa al-sar’, wa as-sihr, wa al-3ayn

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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L'épreuve de la maladie (dossier)

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L'épreuve de la maladie (dossier)

Sommaire

 

- La patience (l'imam Abdur-Rahmân Ibn Hasan Âl sh-Shaykh)

- Pourquoi nos invocations ne sont-elles pas exaucées ? (Shaykh Muhammad Ibn Salih Al Uthaymîn)

- Le repentir (Shaykh Muhammad ibn Salih Al-'Uthaymin)

- Mon conseil aux malades (Shaykh Moqbil Al Wadi'i)

- La médecine Prophétique (l'imam Ibn Al-Qayyim) - La roqya (Shaykh ibrâhîm ar rouhayli)

- La purification du malade (Shaykh Muhammad ibn Salih Al-'Uthaymin)

-Le tabac est-il illicite ? (quelques chiffres)

- Quelques liens utiles

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La vaccination avant la maladie

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La vaccination avant la maladie

Question :

 

Quel est le regard de la religion sur le traitement préventif, comme la vaccination ?

 

Réponse :

 

Il n’y a pas de mal à se prémunir contre une maladie ou ses causes directes, conformément au hadith authentique du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :

 

« Quiconque mange sept dattes de Médine le matin, aucune sorcellerie, ni poison ne peut l’atteindre. »

 

Donc, ce hadith incite à la prévention contre les maladies.

 

De même, si on craint une maladie ou une épidémie dans le pays ou ailleurs, on se fait vacciner par prévention.

 

Comme on se soigne pour une maladie qui nous atteint, on traite une maladie que l’on craint au moyen de médicaments.

 

Par contre, il n’est pas permis de porter des amulettes contre la maladie, les djinns ou le mauvais œil, car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, nous l’a interdit.

 

Il a même dit que cela faisait partie du polythéisme mineur.

 

Par conséquent, il faut éviter cela.

 

Majmuc Fatâwâ wa Maqâlât Mutanawica

 Publié par fatawaislam.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La sorcellerie

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La sorcellerie

Premier sermon  

 

Serviteurs d'Allâh !

 

Craignez Allâh d’une crainte véritable car la crainte d’Allâh est le chemin de ceux qui obtiendront le succès, et se détourner de la crainte d’Allâh est le chemin des malheureux.

 

Ô Musulmans !

 

La guidée est un don du Généreux, et Il la donne à qui Il veut parmi Ses serviteurs ; Et Il a ordonné (le Puissant et le Haut) de protéger cette guidée des choses qui salissent sa pureté ou qui effacent sa lumière.

 

Et parmi les gens, certains ont abaissé la valeur de leur religion en n’étant pas satisfaits de ce qui leur a été écrit ou qui a été écrit à d’autres qu’eux, ne pouvant pas patienter face à ce qui a été prédestiné ; Alors, ils ont vendu leur religion aux sorciers et aux charlatans en allant les voir pour les interroger sur les choses invisibles ou pour leur demander de faire de la sorcellerie (de la magie) ou pour leur demander la réalisation de souhaits imaginaires.

 

Les individus et les sociétés ont été cautérisés par le feu des sorciers ; Et la sorcellerie rassemble des destructions dans la religion comme demander le secours des génies et des diables, la peur du cœur de ce qui est autre qu’Allâh, l’abandon de la confiance en Allâh, et la corruption de la vie des gens et de leurs intérêts.

 

Et la sorcellerie fait partie des facteurs de la destruction de la société et de ce qui sépare les familles, le prophète عليه الصلاة والسلام a dit :

 

"Evitez les sept péchés destructeurs".

Ils dirent : "Et quels sont ces péchés, Ô messager d’Allâh !".

Il dit : "Le polythéisme (associer quelque chose à Allâh), la sorcellerie, tuer la vie qu’Allâh a rendue sacrée sans raison légale, manger l’intérêt, manger l’argent de l’orphelin, fuir le jour de la bataille (devant l’ennemi), et accuser d’adultère les femmes chastes, croyantes et éloignées des actes immoraux"

Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

Et le diable incite le sorcier à accomplir la sorcellerie afin de nuire aux serviteurs d’Allâh, Allâh جلّ وعلا a dit (traduction rapprochée) :

 

{Ils apprennent d’eux le moyen de séparer l’homme de son épouse} [Al-Baqara : 102].

 

Et Il a dit جلّ وعلا (traduction rapprochée) :

 

{Ils apprennent ce qui leur fait du mal et ne leur fait pas du bien} [Al-Baqara : 102].

 

Et ce n’est pas toute sorcellerie qui a un effet sur la personne ensorcelée, et combien de sorciers ont fait de la sorcellerie qui n’a eu aucun effet sur la personne ensorcelée ; Allâh جلّ وعلا a dit (traduction rapprochée) :

 

{Ils ne nuisent avec cela à personne qu’avec la permission d’Allâh} [Al-Baqara : 102].

 

Et le mal et le bien se trouvent dans la main d’Allâh, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Et saches que si les gens de la communauté se rassemblaient pour te nuire, ils ne pourraient te nuire que selon une chose qu’Allâh a écrite contre toi"

Rapporté par Tirmidhi.

 

Ô Musulmans !

 

Le sorcier est celui qui a l’âme la plus vile, celui qui a le caractère le plus corrompu, et celui qui a le cœur le plus sombre ; Il est proche du diable, il l’adore, il s’éloigne du bien, il est rancunier envers la société, il a les qualités les plus méprisables, et il ment à celui qui va le voir avec des informations fausses, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"…il la met alors sur la langue du sorcier ou du devin [le diable met l’information qu’il a entendue du ciel sur la langue du sorcier ou du devin], et celui-ci ment cent mensonges avec cette information"

Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

Et la sorcellerie n’est accomplie pour lui qu’après que le sorcier mécroit en Allâh Le Très Grand, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Quiconque ensorcelle quelqu’un, sera alors polythéiste"

Rapporté par An-Nassaa’i.   

 

Il est dit dans «Fath Al-Majid» :

 

"Ceci est une preuve que le sorcier est un polythéiste, car il ne peut pas accomplir la sorcellerie sans polythéisme".

 

Le sorcier aime beaucoup l’argent et il trompe le naïf pour cela ; et lorsque Pharaon demanda aux sorciers d’affronter Moïse avec la sorcellerie, ils lui demandèrent de l’argent, Allâh جلّ وعلا a dit à leur sujet :

 

{Et les magiciens vinrent à Pharaon en disant : "Y aura-t-il vraiment une récompense pour nous, si nous sommes les vainqueurs ?". Il dit : "Oui, et vous serez certainement du nombre de mes rapprochés"} [Al-‘Aaraaf : 113-114].

 

Le sorcier trompe les autres, il les appelle au polythéisme, et il se peut qu’il ordonne à celui qui vient le voir d’égorger pour un autre qu’Allâh, ou d’accrocher une amulette en prétendant que ceci apporte le bien ou repousse le mal, et le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Quiconque accroche une amulette, sera alors polythéiste"

Rapporté par Ahmed.

 

Et le sorcier fait croire à celui qui va le voir qu’il connaît les maladies dont il souffre afin que son cœur s’accroche à lui, et il trompe ceux qui vont le voir en mettant dans ses amulettes des versets du Coran.

 

Le mal du sorcier sur la société est évident, et ses actes sont des ténèbres qui s’entassent les unes sur les autres ; Il a fait tomber des individus de la société dans le polythéisme et il a apporté le malheur dans la société.

 

Il a désuni des familles heureuses ; Il a séparé les deux époux qui vivaient dans une bonne entente, et à cause de lui, les enfants innocents ont goûté à l’amertume de la vie, et ils ont été exposés aux causes de la déviation à cause de la séparation de leurs parents.

 

Il a apporté aux gens les soucis et les tourments ; Combien de personnes qui étaient en bonne santé, devinrent malades à cause du sorcier ; Et combien de pauvres se retrouvèrent endettés en recherchant une bonne santé que le sorcier leur a enlevé.

 

Et combien d’argent le sorcier a-t-il mangé illégalement ([illicitement) en compensation de ce qu’il prétend comme médicament ou science de l’invisible.

 

Et combien de personnes le sorcier a-t-il fait sortir de la religion à cause du fait qu’ils ont cru à une information de l’invisible que Seul Allâh connaît ; Le prophète عليه الصلاة والسلام a dit :

 

"Quiconque va voir un devin ou un magicien, et lui demande une chose, puis croit à ce qu’il dit, aura alors mécru à ce qui a été descendu sur Mohammed"

Rapporté par Ahmed.

 

Et à cause de la gravité du danger des sorciers sur les musulmans, leur jugement est venu de couper leur cous afin que les sociétés soient protégées de leurs préjudices ; Omar ibn Al-Khattab رضي الله عنه écrivit à ses gouverneurs :

 

"Tuez tous les sorciers et toutes les sorcières".

 

Et son châtiment dans l’au-delà sera l’entrée en Enfer, Allâh جلّ وعلا a dit (traduction rapprochée) :

 

{Ils ont effectivement appris que celui qui l’a acheté (au prix de son âme) n’a aucune part de bien dans l’autre monde} [Al-Baqara : 102].

 

Celui qui va voir les sorciers, a mis le Créateur en colère, a été injuste envers les créatures, et a atteint le paroxysme de la jalousie en faisant de la sorcellerie à une autre personne pour enlever un bienfait qu'Allâh a donné à un autre que lui ; Et le mal de celui qui cherche à ensorceler les autres, se retourne contre lui, Allâh جلّ وعلا a dit (traduction rapprochée) :

 

{Cependant, la manoeuvre perfide n'enveloppe que ses propres auteurs} [Le Créateur : 43].

 

Ibn Kathir رحمه الله a dit :

 

"C'est-à-dire que le mal de cela ne retourne que contre eux".

 

Mohammed ibn Kâab Al-Qouradhi a dit :

 

"Celui qui accomplit trois choses ne sera pas sauvé jusqu’à ce que ces choses se retournent contre lui : celui qui trompe les gens (ou qui ruse avec les gens), ou celui qui est injuste [qui opprime les gens], ou celui trahit son serment (son engagement), et la réalité de cette parole est dans le Livre d'Allâh".

 

Donc, ne sois pas, toi qui cherches à ensorceler les gens, parmi ceux qui tombent avec les sorciers en sortant de ta religion ; Et rappelles-toi que la vie de ce monde est courte et que tu seras enterré dans une tombe sombre ; Donc, annonce ton repentir et lave la jalousie de ton cœur en étant bienfaisant envers les autres au lieu de les ensorceler, et enlève les liens de la sorcellerie de ceux que tu as ensorcelé avant que ne te viennent des malheurs provenant du Seigneur Le Très-Grand.

 

Ô Musulmans !

 

Celui qui est ensorcelé est opprimé, et il se peut qu'Allâh lui donne au lieu du bienfait qu'on lui a envié, un bienfait beaucoup plus grand.

 

Et Allâh éprouve ceux qu'Il aime parmi Ses serviteurs pour élever leurs degrés et effacer leurs péchés, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Celui à qui Allah veut du bien, Il l'éprouve"

Rapporté par Al-Boukhari.

 

Donc, ne sois pas triste, toi qui as été ensorcelé, à cause de ce qui t'arrive, car Allâh éprouve Son serviteur croyant pour le rapprocher de Lui ; Et ne sois en colère à cause de ce qui t'arrive, et ne désespères pas à cause de ce qu'Allâh a écrit contre toi, car il se peut que ce soit la cause de ton bonheur, Allâh سبحانه a dit (traduction rapprochée) :

 

{Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle est un bien pour vous. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle est mauvaise pour vous} [Al-Baqara : 216].

 

Et l'invocation de l'opprimé est exaucée, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Trois invocations sont exaucées sans aucun doute : L'invocation de l'opprimé, l'invocation du voyageur et l'invocation du père pour son fils"

Rapporté par Tirmidhi.

 

Et si tu patientes et crains Allâh, tu auras une fin heureuse (traduction rapprochée) :

 

{Et la fin (heureuse) sera aux pieux} [Al-'Aaraaf : 128]. 

 

Et récite beaucoup l'invocation de Jonas (traduction rapprochée) :

 

"{Pas de divinité à part Toi ! Pureté à Toi ! J'ai été vraiment du nombre des injustes"}

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Tout musulman qui invoque Allâh avec cette parole, sa demande sera exaucée"

Rapporté par Tirmidhi.

 

Ibn Al-Qayyim a dit :

 

"Et il a été prouvé par expérience que celui qui dit cette parole sept fois, Allâh fera partir le mal dont il est atteint ".

 

Et dis souvent : "Nous appartenons à Allâh et c'est vers Allâh que nous retournerons ; Ô Seigneur ! Récompense-moi pour le malheur qui m'atteint, et remplace-le moi par une chose meilleure"

 

Le prophète عليه الصلاة والسلام a dit :

 

"Celui qui dit cette parole, Allâh le récompensera pour ce malheur dont il est atteint, et Il le lui remplacera par une chose meilleure"

Rapporté par Abou Daawoud.

 

Et demande souvent pardon à Allâh, tes soucis seront dissipés et les tourments qui te font souffrir disparaîtront.

 

Et que tu ailles vers ton Seigneur, toi qui es ensorcelé, en étant opprimé est meilleur que d'aller vers Lui en étant injuste ; Donc, dirige-toi vers Allâh en L'implorant, demande-Lui souvent pardon et invoque-Le beaucoup, car le soulagement provenant d'Allâh est proche.

 

Et ne désespère pas de la miséricorde d'Allâh.

 

Et quiconque a été injuste envers lui-même en allant voir les devins et a nui aux autres (avec la sorcellerie), doit abandonner ce qui corrompt sa religion et se repentir à Allâh sincèrement de ce crime horrible, et il doit suivre le chemin de ceux qui se repentent à Allâh et se méfier du chemin des corrupteurs parmi les sorciers et les charlatans.

 

Je cherche refuge auprès d'Allâh contre satan le maudit (traduction rapprochée) :

 

{Et le magicien [le sorcier] ne réussit pas, où qu'il soit} [Ta-Ha : 69].

Deuxième sermon  

 

Ô Musulmans !

 

Celui qui est proche d'Allâh, les calamités et les préjudices s'éloignent de lui.

 

Et invoquer beaucoup Allâh fait partie des causes qui empêchent la sorcellerie d'atteindre la personne, être assidu à l'accomplissement de la prière de l'aube en congrégation est une protection contre le mal, et sourate "Al-Baqara" est une sourate bénie, le prophète عليه الصلاة والسلام a dit :

 

"Lisez sourate "Al-Baqara" car la lire est une bénédiction et l'abandonner est une perte, et les sorciers ne peuvent rien accomplir contre une personne qui lit sourate "Al-Baqara""

Rapporté par Mouslim.   

 

Et la lecture des deux sourates "Al-Falaq" et "An-Naass" au début et à la fin de la journée, repousse la sorcellerie, le prophète عليه الصلاة والسلام dit à 'Ouqbah ibn Aamir رضي الله عنه :

 

"Recherche la protection d'Allâh en lisant ces deux sourates, car personne n'a recherché la protection d'Allâh d'une meilleure façon qu'en lisant ces deux sourates"

Rapporté par Abou Daawoud.

 

Ibn Al-Qayyim a dit :

 

"Le besoin du serviteur de la recherche de la protection d'Allâh en lisant ces deux sourates, est plus grand que son besoin de respirer, de manger, de boire et de s'habiller".

 

Et celui qui lit les deux derniers versets de sourate "Al-Baqara" la nuit, elles seront une protection pour lui contre tout mal, et manger sept dattes 'Ajwah empêche la sorcellerie d'atteindre la personne, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Quiconque mange sept dattes 'Ajwah le matin, le poison et la sorcellerie ne lui nuiront pas ce jour-là"

Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

Et Méfiez-vous des péchés et de tous les genres de musique, car ils attirent les diables dans les maisons ; et lorsque le cœur du serviteur est vide parce qu'il n'invoque pas Allâh ou qu'il néglige l'adoration de son Seigneur, les diables l'attaquent et le mal l'atteint plus facilement.

 

Donc, lisez beaucoup le Coran, passez votre temps dans l'invocation d'Allâh et Son adoration, car le Coran est un remède contre les maladies, et l'invocation d'Allâh protège le serviteur contre ce qui lui nuit, de même qu'elle épanouit la poitrine et tranquillise le cœur (traduction rapprochée) :

 

{N'est-ce point par l'évocation d'Allâh que se tranquillisent les coeurs?} [Le tonnerre : 28].

 

Khotba au masjid an-nabawi du 20/3/1426

Publié par alharamain.gov.sa

جريمة السحر

الخطبة الأولى

أمّا بعد: فاتَّقوا الله ـ عبادَ الله ـ حقَّ التّقوى، فالتّقوَى طريقُ المفلحين، والإعراضُ عنها سَبيل البائِسين

أيها المسلمون، الهدايةُ مِنحَةٌ منَ الكريم، ينعِم بها على من يشاء مِن عباده، وقد أمَر جلَّ وعلا بالحِفاظ عليهَا ممّا يدنِّس صَفوَها أو يمحو نورَها، ومِنَ النّاس من أَرخَص دينَه بعدَمِ رِضاه بما كُتب له أو لغَيره جزَعًا على المقدور، فباعَ دينَه للسَّحَرة والمشعوِذين بِسؤالهم المغيَّباتِ أو طلبِ السّحر منهم أو لتحقيقِ أطماعٍ موهومة، ولَقد اكتوَى بنارِ السّحَرة الأفرادُ والمجتمعات

والسِّحر جامعٌ لمُهلكاتٍ في الدّين من الاستغاثةِ بالجنّ والشياطينِ وخوف القلبِ مِن غيرِ الله ونبذِ التوكّل على الله وإفسادِ معايش النّاسِ ومصالحهم، وهو من مَعاول هدمِ المجتمَع وممّا يفرِّق الأسَر، قال عليه الصلاة والسلام

اجتَنِبوا السبعَ الموبِقات، قالوا: وما هنَّ يا رسول الله، قال: الشركُ بالله والسّحر وقتلُ النفس التي حرَّم الله إلا بالحقّ وأكلُ الرِّبا وأكل مالِ اليتيم والتولِّي يومَ الزحف وقذفُ المحصَنات المؤمِنات الغافِلات

متفق عليه

[1]

والشّيطان يَؤزُّ السّاحرَ أزًّا ليَعملَ السّحرَ أذيّةً لعبادِ الله، قال جلّ وعلا

فَيَتَعَلَّمُونَ مِنْهُمَا مَا يُفَرِّقُونَ بِهِ بَيْنَ المَرْءِوَزَوْجِهِ - البقرة:102

 وقال جل وعلا

وَيَتَعَلَّمُونَ مَا يَضُرُّهُمْ وَلاَ يَنفَعُهُمْ - البقرة:102

. وليسَ كلّ سِحرٍ يؤثّر في المسحور، فكم من سَاحرٍ عقَد سِحْرًا ولم يؤثِّر في المسحور، قال عز وجل

وَمَا هُم بِضَارِّينَ بِهِ مِنْ أَحَدٍ إِلاَّ بِإِذْنِ اللَّهِ - البقرة:102

. والضرّ والنفع كلُّه بيدِ الله، قال النبيّ

واعلم أنّ الأمّةَ لو اجتَمعوا على أن يَضرّوك بشيءٍ لم يضرّوك إلا بشيء قد كتبَه الله عليك

رواه الترمذيّ

[2]

أيّها المسلمون، السّاحِر أخبَثُ الناس نَفسًا وأفسدُهم طَبعًا وأظلَمهم قَلبًا، قَريبٌ من الشّيطان، عابدٌ له، مدبِرٌ عن الخير، ناقِمٌ عَلى المجتمَع، متَّصِف بأحقرِ الصّفات، يَكذب على من يأتيه بالأخبارِ المزيَّفة، قالَ النبيّ

فيُلقيهَا على لسانِ السّاحر أو الكاهن، فيكذِب معها مائةَ كذبَة

متفق عليه

[3]

ولا يَتمّ له السِّحر إلاّ بعدَ الكفرِ بالله العظيم، قال عليه الصلاة والسلام

ومَن سحَر فقد أَشرَك

رَواه النسائيّ

[4]

 قال في فتحِ المجيد

"هذا نصٌّ في أنَّ الساحرَ مشرِك؛ إذ لا يتأتَّى السِّحر بدون الشّرك"

يحبّ الساحرُ المالَ حبًّا جمًّا، ويخدَع السُّذَّج لذَلك، ولمَّا طلَب فرعون من السّحَرة أن يواجِهوا موسى بالسحرِ طلَبوا منه مالاً، قال سبحانه إخبارًا عنهم

وَجَاءَ السَّحَرَةُ فِرْعَوْنَ قَالُوا إِنَّ لَنَا لأَجْرًا إِن كُنَّا نَحْنُ الغَالِبِينَ قَالَ نَعَمْ وَإِنَّكُمْ لَمِنَ المُقَرَّبِينَ - الأعراف:113-114

الساحر يمكُر بالآخرين، فيَدعوهم إلى الشّرك، فقد يَأمر من يأتيه بالذَّبح لغير الله، وقَد يأمرُه بتعليقِ تميمةٍ زاعمًا النفعَ منها ودفعَ الضرِّ بها، والنبيّ يقول

مَن تعلَّق تميمةً فقَد أشرَك

رواه أحمد

[5]

ويوهِم من أتى إلَيه بأنّه يَعرِف ما بِه من الأمرَاضِ والأسقَام ليتَعلَّق قلبُه به، ويخادِع من أتاه بإحاطةِ طَلاسِمِه بالآياتِ القُرآنيّة

السّاحِرُ ضرَرُه محضٌ على المجتَمع، وأفعالُه ظُلماتٌ متراكِبة، أوقَع أفرادًا من المجتَمع في الشّرك، وأحلَّ به الخُطوبَ، شتَّت بيوتًا سعيدَة، وفرّق بين زوجَين متآلِفَين، فذاقَ بسبَبه الأبناءُ الأبرياءُ مرارةَ الحَياة، وتعرَّضوا بفُرقةِ والدِيهم لأسبابِ الانحرَاف، جلَب للنّاسِ الهمومَ والكروب، فكم من إنسانٍ مُعافى تسبَّب الساحر في مرَضه، وكم من فقيرٍ تحمّل ديونًا طلبًا لعافيةٍ سلَبها منه السّاحر، وكم أكَل السّاحر من الأموال سُحتًا لقاءَ ما يزعمُه من الدّواء أو عِلم الغَيب، وكم من إنسانٍ أخرَجه الساحِر من الدّين لتصديقِه خَبرًا من الغيب لا يعلَمه إلا الله، قال عليه الصلاة والسلام

مَن أتى عرّافًا أو كَاهنًا فسأَله عن شيءٍ فصدَّقه فقَد كفَر بما أُنزل علَى محمّد

رواه أحمد

[6]

ولتفاقُمِ خطَر السّحَرة على المسلِمين جاء حُكمُهم بقَطعِ أعناقِهم لتسلَمَ المجتمعاتُ من شرورِهم، كتب عمرُ بن الخطاب رضي الله عنه إلى عمّاله أن اقتُلوا كلَّ ساحِر وساحرة

[7]

. وجزَاؤه في الآخِرة دخولُ النّار، قال عز وجل

وَلَقَدْ عَلِمُوا لَمَنِ اشْتَرَاهُ مَا لَهُ فِي الآخِرَةِ مِنْ خَلاقٍ - البقرة:102

ومَع ضرَرِ السّاحر المتحقِّق على المجتمع والدّين ترَى نفوسًا تفسِد دينَها بإتيانِ السّاحر مرّةً بعد أخرى

أيّها المسلمون، مَن طرَقَ بابَ ساحرٍ ليعمَل له سِحرًا فقد باعَ دينَه بدنياه، واستعَاض عن نورِ الإيمان بظلامِ القَلب، وإنَّ الراضِيَ بالفعلِ المستحبّ له كالفاعِل له، جاءَ في نواقضِ الإسلام العشَرة: "فمن فعله ـ أي: السحر ـ أو رضِيَ به فقد كفَر، قال سبحانه

وَلَقَدْ عَلِمُوا لَمَنِ اشْتَرَاهُ مَا لَهُ فِي الآخِرَةِ مِنْ خَلاقٍ - البقرة:102

الذّاهِب للسّحَرةِ أغضَب الخالقَ، وظَلَم المخلوق، وبلَغ من الحسَد غايتَه بعمَل السِّحر لغيرِه إزالةً لنِعمةٍ تفضَّل الله بها علَى غيرِه، ووَبالُ من سعَى لسحرِ غيرِه مَردود عليه، قال جلّ وعلا

وَلاَ يَحِيقُ المَكْرُ السَّيِّئُ إِلاَّ بِأَهْلِهِ - فاطر:43

قال ابنُ كثير رحمه الله

أي: وما يعودُ وبالُ ذلك إلاّ عَليهم أنفسِهم دونَ غيرهم، قال محمّد بن كعب القرظيّ: ثلاثٌ من فعَلهنّ لم ينجُ حتى تنزلَ به: مَنْ مكَر أو بغَى أو نكَث، وتصديقُها في كتاب الله عز وجلّ

[8]

فلا تكن ـ يا طالب السِّحر ـ منَ الهاوين مع السَّحَرة بالخروجِ من دينِك، وتذكَّر أنَّ الدّنيَا قصيرة، وأنّك تُوسَّد في قبرٍ مظلِم، فأعلِن توبتَك، واغسِل حسَدَ قلبِك بالإحسان إلى غيرِك عِوَضًا عَن سِحرِهم، واحلُل عُقَدَ مَنْ سحَرتَ قبل أن تدورَ عليك الدوائر من الربِّ العظيم

أيّها المسلمون، المسحورُ مظلومٌ، وقد يُعوِّضه الله عن النّعمة التي حُسِد علَيها بنعمةٍ أعظَمَ منها، والله يبتلِي من يحبّ مِن عباده رفعةً له وتكفيرًا لسيّئاته، قال النبيّ

من يُردِ الله به خيرًا يصِب منه

رواه البخاريّ

[9]

فلا تحزَن ـ أيّها المسحور ـ على ما أصابك، فالله يبتلي عبدَه المؤمِن ليقرّبَه إليه، ولا تسخَط بسبَب ما حلَّ بك، ولا تجزَع مما كتَبَه الله عليك، فقد يَكون ذلك سببَ سعادَتك، قال سبحانه

وَعَسَى أَن تَكْرَهُوا شَيْئًا وَهُوَ خَيْرٌ لَّكُمْ وَعَسَى أَن تُحِبُّوا شَيْئًا وَهُوَ شَرٌّ لَّكُمْ - البقرة:216

ودَعوة المظلوم مستجابَة، قال المصطفى

ثلاثُ دعواتٍ مستجابات لا شكَّ فيهنّ: دعوة المظلوم، ودَعوة المسافِر، ودعوةُ الوالِدِ على ولده

رواه الترمذي

[10]

. وإذا صَبرتَ واتَّقيتَ الله كانت لك العاقبةُ، قال عز وجلّ

وَالْعَاقِبَةُ لِلْمُتَّقِينَ - الأعراف:128

وأكثِر من دعوة ذي النون: "لا إله إلا الله أنت، سبحانَك إني كنت من الظالمين"، يقول النبيُّ

لم يَدعُ بها مسلِم قطّ إلاّ استجابَ له

رواه الترمذيّ

[11]

 قال ابن القيّم

وقد جُرِّب أنّ مَن قالها سَبعَ مراتٍ كشَف الله ضرَّه

[12]

واجعَل "إنّا لله وإنّا إليه راجعون، اللّهمّ أجُرني في مصيبَتي، وأخلِف لي خيرًا منها" معطَّرًا بها لسانُك، قال عليه الصلاة والسلام

مَن قالها آجرَه الله في مصيبَتِه، وأخلَف له خيرًا منها

رواه أبو داود

[13]

ولازِم الاستغفارَ تفرَج عنك الهمومُ ويُزاح ما ألمَّ بك مِن الكروب، وإنّك أن تقدمَ ـ أيّها المسحور ـ على ربّك وأنت مظلوم خيرٌ من أن تأتيَ إليه وأنت ظالم، فالجَأ إلى الله، وأكثر منَ الاستغفار والدعاءِ، ففرَجُ الله قريب، وإيّاك واليَأسَ مِن رَوح الله

ومَن أسرفَ على نفسِه بارتيادِ الكَهَنة وسوَّلَت له نفسُه الإضرارَ بالآخرِين فليقلِع عمّا يفسِد دينَه، وليُقبِل على الله بتوبةٍ نصوحةٍ من الجُرم العَظيم، وليسلُك سبيلَ التائِبين، وليحذَر طريقَ المفسِدين منَ السّحرَة والمشعوِذين

أعوذ بالله من الشيطان الرجيم

وَلاَ يُفْلِحُ السَّاحِرُ حَيْثُ أَتَى - طه:69

.بَارَك الله لي ولَكم في القرآنِ العظيم، ونفَعني الله وإيّاكم بما فيهِ مِن الآيات والذّكر الحكيم، أقول ما تَسمعون، وأستغفِر الله لي ولَكم ولجميعِ المسلمين مِن كلّ ذنب فاستغفروه، إنّه هو الغفورُ الرّحيم

الخطبة الثانية

الحمدُ لله على إحسانه، والشّكر له على توفيقِه وامتنانِه، وأشهد أن لا إلهَ إلاَّ الله وحدَه لا شريكَ له تعظيمًا لشأنه، وأشهَد أنَّ محمّدًا عبده ورسولُه، صلّى الله عليه وعلى آله وأصحَابه، وسلَّم تسليمًا مَزيدًا

أيّها المسلمون، مَن كان قَريبًا من اللهِ ابتعَدت عنه الآفاتُ والشّرور، والإكثارُ من ذِكرِ الله مِن أسبابِ مَنع وقوعِ السِّحر، والمحافظةُ على صَلاةِ الفجر جماعةً حِصنٌ مِن الشّرور، وَسورَةُ البقرة سورَةٌ مباركَة، قال عليه الصلاة والسلام

اقرَؤوا سورةَ البقَرة، فإنَّ أخذَها برَكة، وتركها حَسرة، ولا تستطيعها البَطَلة

يعني السحرَة. رواه مسلم

[14]

وقِراءةُ المعوِّذَتين في أوَّل النهار وآخرِه تدفَع السّحرَ، قال عليه الصلاة والسلام لعُقبةَ بن عامِر رضي الله عنه

تعوَّذ بهما، فما تعَوَّذ متعوِّذٌ بمثلِهما

رواه أبو داود

[15]

 قالَ ابن القيّم

حاجَةُ العبدِ إلى الاستِعاذةِ بهاتَين السّورَتين أعظمُ من حاجَتِه إلى النفَسِ والطعامِ والشّراب واللّباس

[16]

ومَن قرأ الآيتين من آخر سورةِ البقرة في ليلةٍ كفَتاه من الشّرور، وأَكلُ سبعِ تمرَات من تمرِ العجوَة تمنَع السّحر، قال المصطفى

من تصبَّح بسبعِ تمراتٍ عجوة لم يَضرَّه ذلك اليوم سمٌّ ولا سِحر

متفق عليه

[17]

واحذَروا المعَاصيَ وأنواعَ المعازِف، فإنها مِن أعظمِ ما يجلب الشياطينَ إلى البُيوت، وإذا خَلا جوفُ العبد من ذِكرِ الله أو قلّت عِبادتُه لمولاه تسلَّطَت عليه الشيَاطينُ وسهُل وُصول الضرَرِ إليه، فأكثِروا من قِراءةِ القرآن، واشغَلوا أوقاتَكم بذكرِ الله وعبادتِه، فالقرآن شفاءٌ من الأدواء، وذكرُ الله يحْرسُ العبدَ مما يؤذيه ويشرَح الصدرَ ويُطَمئِن القلب

أَلاَ بِذِكْرِ اللَّهِ تَطْمَئِنُّ القُلُوبُ - الرعد:28

ثمّ اعلَموا أنّ الله أمركم بالصلاة والسلام على نبيّه، فقال في محكَم التنزيل

إِنَّ اللَّهَ وَمَلائِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا صَلُّوا عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا تَسْلِيمًا - الأحزاب:56

.اللّهمَّ صلِّ وسلِّم على نبيّنا محمّد، وارض اللّهمّ عن خلفائه الراشدين

 

المسجد النبوي - 20/3/1426

[1]

صحيح البخاري: كتاب الوصايا، باب: قول الله تعالى: إِنَّ الَّذِينَ يَأْكُلُونَ أَمْوَالَ الْيَتَامَى ظُلْمًا (2767)، صحيح مسلم: كتاب الإيمان، باب: بيان الكبائر وأكبرها 89

[2]

سنن الترمذي: كتاب صفة القيامة (2516) عن ابن عباس رضي الله عنهما، وأخرجه أيضا أحمد (1/293)، وقال الترمذي: "حديث حسن صحيح"، وصححه الضياء المقدسي في المخارة (10/25)، وقال ابن رجب في جامع العلوم والحكم (1/460-461): "روي هذا الحديث عن ابن عباس من طرق كثيرة... وأصح الطرق الطريق التي خرجها الترمذي"، وهو في صحيح سنن الترمذي 2043

[3]

صحيح البخاري: كتاب بدء الخلق (3210، 3288)، صحيح مسلم: كتاب السلام (2228) عن عائشة رضي الله عنها نحوه. وفي الباب عن أبي هريرة رضي الله عنه

[4]

سنن النسائي كتاب: تحريم الدم، باب: الحكم في السحرة (4079)، وكذا الطبراني في الأوسط (2/128-1469) كلاهما من طريق أبي داود الطيالسي عن عباد بن مسيرة عن الحسن عن أبي هريرة رضي الله عنه، والحسن لم يسمع من أبي هريرة. انظر: العلل لأحمد (1/144)، والمراسيل لابن أبي حاتم (1/35)، وجامع التحصيل (1/115). وضعفه المنذري في الترغيب (3/51)، والألباني في غاية المرام 288

[5]

مسند أحمد (4/156) من حديث عقبة بن عامر رضي الله عنه، وصححه الحاكم (4/219)، وقال المنذري في الترغيب (4/203) والهيثمي في المجمع (5/103): "رواة أحمد ثقات"، وصححه الألباني في السلسلة الصحيحة 492

[6]

مسند أحمد (9290، 9536)، وأخرجه أيضا أبو داود في الطب (3904)، والترمذي في الطهارة (135)، والنسائي في الكبرى (9017)، وابن ماجه في الطهارة (639)، والدارمي (1136)، وابن الجارود (107)، والحاكم (1/8)، وقال الترمذي: "ضعف محمد ـ يعني البخاري ـ هذا الحديث من قبل إسناده"، ونقل المناوي في الفيض (6/24) تضعيف البغوي وابن سيد الناس والذهبي لهذا الحديث، ووافقهم على ذلك. وله شاهد من حديث جابر رضي الله عنه، أخرجه البزار (6045 ـ كشف الأستار ـ)، وجوده المنذري في الترغيب (3/ 619)، وقال الهيثمي في المجمع (5/ 117): "رجاله رجال الصحيح خلا عقبة بن سنان وهو ضعيف"، وصححه الألباني في غاية المرام 285

[7]

أخرجه أحمد (1/191)، وأبو داود في الخراج (3043)، والبيهقي (8/136)، وصححه ابن الجارود (1105)، وأصل الحديث في البخاري في أول كتاب الجزية (3156، 3157) وليس فيه الأمر بقتل السحرة، وصححه الألباني بكامله في صحيح سنن أبي داود 2624

[8]

تفسير القرآن العظيم 3/563

[9]

صحيح البخاري: كتاب المرضى (5645) عن أبي هريرة رضي الله عنه

[10]

سنن الترمذي: كتاب الدعوات، باب: ما ذكر في دعوة المسافر (3448) عن أبي هريرة رضي الله عنه، وأخرجه أيضا أحمد (2/258، 348، 478، 517، 523)، وأبو داود في الصلاة، باب: الدعاء بظهر الغيب (1536)، وابن ماجه في الدعاء، باب: دعوة الوالد (3862)، وحسنه الترمذي، وصححه ابن حبان (2699)، والقرطبي في تفسيره (13/223)، وهو في صحيح سنن ابن ماجه 3115

[11]

سنن الترمذي: كتاب الدعوات (3505) من حديث سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه، وأخرجه أيضا أحمد (3/65-66) (1462)، وصححه الحاكم (1/505)، ووافقه الذهبي، وهو في صحيح الترغيب1644

[12]

الفوائد ص201

[13]

أخرجه مسلم في الجنائز (918) عن أم سلمة رضي الله عنها

[14]

صحيح مسلم: كتاب صلاة المسافرين، باب: فضل قراءة القرآن وسورة البقرة (804) من حديث أبي أمامة الباهلي رضي الله عنه

[15]

سنن أبي داود: كتاب الصلاة (1463) من حديث عقبة بن عامر رضي الله عنه، وأخرجه أيضا الحميدي (851)، وابن أبي شيبة (6/78)، والدارمي في فضائل القرآن (3440)، والنسائي في الاستعاذة (5438)، والطبراني في الكبير (17/345)، والبيهقي في الشعب (2564)، وهو في صحيح سنن أبي داود 1299

[16]

بدائع الفوائد 2/426

[17]

صحيح البخاري: كتاب الطب (5768، 5769، 5779)،صحيح مسلم: كتاب الأشربة (2047) عن سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه

Cheikh 'Abd Al-Mouhsine Al-Qassim - الشيخ عبد المحسن بن محمد القاسم

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Invocations pour la rouqya (français, arabe, phonétique)

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Invocations pour la rouqya (français, arabe, phonétique)

 

Français

 

 

Arabe

 

 

Phonétique

Au Nom d'Allah (trois fois) بسم الله [Bismi Allah]

Mettre la main sur les parties douloureuses du malade et dire : « Je demande la protection d'Allah par sa puissance contre le mal que je rencontre et que j'appréhende » (sept fois) 
(Mouslim 4/1728) 

 
أعوذُ بالله وقدرته من شرِّ ما أجد وأُحاذر [A'oudhou bi-Allah oua qoudratihi min shari ma ajidou oua ouhadir]

« Ô Allah, Seigneur des hommes, fais partir le mal et guéris ; Tu es le Guérisseur, il n'y a de guérison que la Tienne, une guérison qui ne laisse aucun mal » 
( Al-Boukhari avec al-Fath, 10/206 ; Mouslim, 4/1721 ) 

 
اللهم ربَّ الناس أذهب البأس واشف أنت الشافي لا شفاء إِلا شفاؤك شفاءً ولا يُغادر سقماً [Allahumma rabba an-nasi adhib al-ba'ss oua ishfi anta as-shafi la shifâ'a illa shifâ ouk shifâ'an la yougadirou saqa-man]

«Je m'appuie sur les paroles parfaites de Allah contre tout Satan, Tout méfait et tout mauvais-œil » 
(Al-Boukhari avec al-Fath, 06/408) 

 
أعوذ بكلمات الله التامات من كلِّ شيطانٍ وهامَّة ومن كلِّ عينٍ لامَّة [A'oudhou bikalimat Allahi at-tamati min koulli shaytanin oua hammatin oua min koulli 'aynin lammatin]

«Je prends refuge dans les paroles accomplies de Dieu contre tout mal qu'Il a créé » 
 
أعوذ بكلمات الله التامات من شرِّ ما خلق [A’oudhou bikalimat Allahi at-tammati min sharri ma khalaqa]

« Je prends refuge dans les paroles sublimes de Dieu contre Sa colère, Son châtiment, Le mal de ses sujets, les suggestions des diables et contre leur présence » 
( Abou Daoud et At-Tirmidhi ; voir Sahih At-Tirmidhi 3/171) 

 
أعوذ بكلمات الله التامات من غضبه وعقابه وشرِّ عباده ومن همزات الشياطين وأن يحضرون [A'oudhou bikalimat Allahi at-tamati min ghadhabihi oua 'iqabihi oua sharri 'ibadihi oua min hamazati ash-shayatini oua an yahdhouroun]

« Je prends refuge dans les paroles parfaites de Allah, celles que ne peut transgresser un pieux ni un dépravé, contre tout mal qu'II a créé, façonné et multiplié, contre les méfaits de ce qui descend du ciel et de ce qui y remonte, contre les méfaits de ce qui accroît sur terre et de ce qui en ressort, contre les méfaits des tentations du jour comme de la nuit et contre les méfaits de tout visiteur, Sauf s'il est porteur de bien ; Ô le Miséricordieux » 
(Mousnad Ahmad et Ibn as-Sounni sous le n°637 ; voir Majma' az- zaoua'jd,10/127) 

 
أعوذ بكلمات الله التامات التي لا يُجاوزُهنُّ برٌّ ولا فاجرٌ من شرِّ ما خلق، وبرأ وذرأ، ومن شرِّ ما ينزل من السماء، ومن شرِّ ما يعرج فيها، ومن شرِّ ما ذرأ فيا لأرض، ومن شرِّ ما يخرجُ منها، ومن شرِّ فتن الليل والنهار، ومن شرِّ كلِّ طارقٍ إِلا طارقاً يطرق بخيرٍ يا رحمن [A'oudhou bikalimat Allahi at-tamati al-lati la youjawizou- hounna barroun wa la fâjiroun min sharri ma khalaqa, oua ba-ra'a oua dhara' a, oua min shari ma yanzilou mina as-sama-i, oua min shari ma ya'roujou fiha, oua min shari ma dhara' a fi al-ardi, oua min shari ma yakhroujou minha, oua min shari fitani al-layli oua an-nahari, oua min shari koulli tariqin ila tariqan yatrouqou bi-khayrin ya Rahman]

« Ô Allah, Seigneur des sept cieux et du Trône Sublime, notre Seigneur et Seigneur de toute chose, celui qui fend la graine et fait germer la semence, le Révélateur de la Torah, de l'Evangile et du Qur'an. Je prends refuge auprès de Toi contre les méfaits de toute chose dont Tu maîtrise la destinée. Tu es le Premier, rien ne Te précède et Tu es le Dernier, rien ne Te succède, Tu es l'Apparent et rien n'est au-dessus de Toi. Tu es l'occulte (Al-Ba-tinn signifie le caché, l’intime, l'intérieur Ou encore le fond et l'essence de quelque chose ou de quelqu'un. ) et rien n'est plus occulte que Toi » (Mouslim, 4/2084) 
 
اللهم ربَّ السماوات السَّبعِ وربَّ العرش العظيم، ربَّنا وربَّ كلِّ شيءٍ، فالق الحبِّ والنَّوى، ومُنزل التوراة والقرآن، أعوذ بك من شرِّ كل شيءٍ أنت آخذٌ بناصيته، أنت الأوَّل فليس قبلك شيءٌ، وأنت الآخر فليس بعدك شيءٌ، وأنت الظاهر فليس فوقك شيءٌ، وأنت الباطن فليس دونك شيءٌ [Allah oumma rabba as-samaouati as-sab'i oua rabba al-'arsh al-'adhim, rabbana oua rabba koulli shay'in, fâliq al-habbi oua an-nawa, oua mounazila at-Tawrati oua al-Injil wa al-Qur’an, a’oudhouu bika min shari koulli shay'in anta akhidhoun bi-nassiyatihi, oua anta al-awwalou fa-laysa qablaka shay oun, oua anta adhahirou fa-laysa fawqaka shay oun, oua anta al-ba-tinnou fa-laysa dounaka shay oun]

« Au nom de Allah, Je te prémunis contre tout ce qui te ferait du mal et contre les méfaits de tout esprit ou un œil envieux, Allah te guérit, au nom de Allah, je te prémunis » (Mouslim, 4/2084 citant Abou Saïd, radya Allah ‘anhou, 4/1718) 
 
بسم الله أرقيك من كل شيءٍ يُؤذيك ومن شرِّ كلِّ نفسٍ أو عين حاسدة الله يشفيك بسم الله أرقيك [Bismi Allah arqïka min koulli shay in you’ dhika oua min shari koulli nafsin aw 'ayni hasidin Allah ou yashfika bismi Allah arqika]

« Au nom de Allah, puisse-t-Il te laver de toute maladie, te guérir de tout envieux lorsqu'il t'envie et des méfaits de celui qui regarde jalousement » 
(Mouslim, 4/2084 citant ‘Aïcha radya Allah ‘anha, 4/1718) 

 
 بسم الله يُبريك ومن كُلِّ داءٍ يشفيك ومن شرِّ حاسدٍ إذا حسد ومن شرِّ كلِّ ذي عينٍ [Bismi Allah youbrika oua min koulli da'in yashfika oua min shari hassidin idha hassad oua min shari koulli dhi 'aynin]

« Au nom de Allah je te prémunis contre tout ce qui te nuit, comme l'envie d'un envieux et le regard d'un jaloux, que Dieu te guérisse » (Sounnan Ibn Maja citant Ibada Ibn As-Samit, radya Allah ‘anhou. Voir Sahih Ibn Maja, 2/268) 
 
 بسم الله أرقيك من كلِّ شيءٍ يؤذيك من حسد حاسدٍ ومن كلِّ ذي عينٍ الله يشفيك  [Bismi Allah arqika min koulli shay in you'dhika min hassadi hassidin oua min koulli dhi ‘aynin - Allah yashfika

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Quelle main pour le siwak ?

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Quelle main pour le siwak ?

On a posé une question à chaykh Al Islaaam Ibn Taymiya sur le siwak :

 

Se fait il par priorité avec la main gauche ? ou le contraire ?

 

Est il permis de déconseiller a celui qui fait le siwak avec sa main gauche ou pas ?

 

Et qu'es ce qui est préférable ?


Reponse De Chaykh Al Islaaam :

 

Louange a Allah le seigneur de l'Univers , le mieux c'est qu'il l'utilise avec la main gauche , ceci est la parole de l'Imaam Ahmad dans la narration d'Ibn Mansour Al Kawssadj, ce dernier a rapporté la parole de l'imaam Ahmad dans ses (Massaa2il ) et on ne connaît pas un imam qui a contredit cela car le fait de faire le siwak rentre dans (Imaatatoul Adhaa )- qui veut dire se nettoyer -il est donc comme le fait de se moucher le nez .. et le même cas pour toute chose qui contient (un nettoyage comme lorsqu'on fait ses besoins etc tout ça se fait avec la main gauche ...et tout ça se fait ou obligatoirement ou préférablement avec la main gauche .


(La fatwa est plus longue et c'est le début qui résume la réponse qui est traduit)
Reference : Tom Numero 21 Question sur le Siwaak

658723


Cheykh el 'outheymine  a dit qu il y a plusieurs avis :

-ceux qui disent que tu le fais avec la main gauche lorsque que tu veux te nettoyer la bouche 

-ceux qui disent que tu le fais avec la main droite quand tu t en sert pour une adoration comme le fait de le faire avant de lire le Coran, ou avant la salat et el wodo, etc...

Et à la fin le sheykh  dit qu il n y a pas de mal de le faire de la main gauche ou de la main droite dans n'importe quelle circonstance car il n' y a aucune preuve qui dit qu il faille le faire dans ce cas de la main gauche et dans l' autre de la main droite.

voir sharh el mumti' bab siwak
copié de darwa.com

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Cheikh Abourrazaq Al-'Afifiy, que l'on trouve dans son recueil de fatwa, c'est la première question dans la partie sur la pureté : 

On a demandé au Cheikh s'il fallait utiliser la main droite ou la main gauche pour le siwak ? 


Alors, le Cheikh  a dit :


Il utilise celle qu'il veut.

Aucun n'a plus de mérite que l'autre. 

 

سئل الشيخ عن التسوك باليد اليمنى او اليسرى ؟

فقال الشيخ – رحمه الله - : " بآيهما شاء لا فضيلة لاحدهما "

658723

 

-Il faut utiliser la main gauche, car on purifie la bouche 

-D'autre disent non, car c'est une adoration, donc il se fait avec la droite 

-Et d'autres savants précisent, et c'est l'avis le plus juste incha Allah :

 

Lorsque tu utilises le siwak pour te purifier, fais le avec la main gauche.

Lorsque tu utilises le siwak pour suivre le Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) et pour appliquer sa sunna lorsqu'il conseille d'utiliser le siwak pendant les ablutions et avant la prière, fais le avec la main droite. 

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh ‘Abdur-Razzâq Ibn ‘Afîfî Al-Misrî - الشيخ عبد الرزاق عفيفي

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Le siwak - السواك

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Le siwak - السواك
« Le Siwak (le fait de se frotter les dents avec le Siwak) purifie la bouche et satisfait le Seigneur ». 
Hadith Sahih rapporté par ibn Khouzeïma dans Sahih Sounan an-Nassaï (Hadith n°1202 dans Riyad as Salihine)

Le Siwak
 
Il s’agit d’un morceau de bois d’Araq avec lequel ont se frotte les dents 
 
- Mérites du Siwak
 
« Le Siwak purifie la bouche et satisfait le Seigneur ».
 
Dans ce Hadith le messager d’Allah mentionne deux énormes bienfaits que comporte l’utilisation du Siwak 
 
« Purifie la bouche » : C'est-à-dire purifie et nettoie la bouche des saletés, des mauvaises odeurs … 
 
« la bouche » : ceci inclus les dents mais aussi la langue, conformément au Hadith suivant : 
 
Abou Moûsa Al-Ach'ari (رضي الله عنه) a dit : 

"En entrant chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم) je le trouvai avec sur sa langue son bâton d'arak"
(Al-Boukhâri, Mouslim) 
 
« et satisfait le Seigneur » : C'est-à-dire que parmi les choses menant à la satisfaction d’Allah dans ce bas monde et dans l’au-delà il y’a l’utilisation du Siwak. 
 
Le fait de se frotter les dents avec ce morceau de bois d’Araq, ramène de très nombreux bienfaits tels que la propreté et l’hygiène.

Le Siwak purifie l’haleine de la bouche, permet d’obtenir une récompense, de suivre le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui-et de satisfaire Allah. 
 
000-copie-1

Cheikh Abdel Aziz Ar rajahi [dans son Charh Sahih Al Boukhari] mentionne que les savants ont mentionnés que l’utilisation du Siwak comporte plus de 1OO bienfaits, parmi ces bienfaits il y’a le fait que l’utilisation du Siwak aide a prononcer l’attestation de foi avant de mourir. 
000-copie-1
 
Dans un autre cours, la question suivante lui fut posée : 
 
Noble Cheikh, vous avez mentionnez dans le cours précédent quelques bienfaits que comporte l’utilisation du Siwak, vous aviez dit que son utilisation aide à prononcer l’attestation de foi lors de l’agonie, ceci est-il authentique et confirmé ? 
 
Réponse :
 
Oui, les savants ont mentionnés que parmi les bienfaits de son utilisation, il y’a le fait que cela aide le musulman à prononcer l’attestation de foi avant de mourir. 
 
Ceci est ce que les savants ont mentionnés, ils ont affirmés que cela fait partie des bienfaits de son utilisation et que ceci est confirmé. 
 
فضيلة الشيخ، ذكرتم في الدرس الماضي بعض فوائد السواك ، وذكرتم أنه يساعد في النطق بالشهادة في حالة الاحتضار ، فهل هذا ثابت وصحيح ؟
نعم ذكر العلماء أن من فوائده أنه يذكر الشهادة عند الموت ؛ هذا ذكره أهل العلم قالوا: إن هذا من فوائده ، وإنه ثابت . نعم 
 
000-copie-1
Le jugement concernant son utilisation
 
Le Siwak est recommandé (moustahab) dans tous les cas et il est très recommandé (Mou-akkada) dans les cas suivant : 
 
Après avoir dormi (la Nuit ou le jour)
 
D’après Houdheyfa : 

« Lorsque le Messager d’Allah se levait pour le Tahajoud, il se frottait les dents avec le Siwak ».
 
Et de ce Hadith Cheikh ibn Salih Al Bassam conclut : Qu’il a été légiféré après le sommeil de la nuit, et parmi les défauts du sommeil il y a le fait qu’il a tendance a altérer l’haleine de la bouche.
Et le Siwak est l’instrument qui permet de l’assainir. 
 
Pendant les ablutions
 
D’après abou Houreyra, le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Si je ne craignais pas de trop charger ma communauté je leur ordonnerais le Siwak avec les ablutions »
[Rapporté par Al Bayhaqi et Al Hakim] 
 
Cheikh Otheimine mentionne qu’on l’utilise avant ou après le rinçage de la Bouche. 
 
En rentrant à la maison
 
D’après Mouqadam ibn Sarih, d’après son Père, il a dit :

« J’ai demandé a Aïcha : « Quelle était la première chose que faisait le Prophète(-prières et bénédiction d'Allah sur lui-) en entrant chez lui ? ». 
Elle dit : « [il se frottait les dents ] avec le Siwak ».
[Muslim] 
 
Lors de la prière
 
D’après abou Houreyra, le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Si je ne craignais pas de trop charger ma communauté je leur ordonnerais le Siwak avant chaque prière »
[Bukhari et Muslim] 
 
Lors de la lecture du Coran 
 
sGrey Lorsque l’haleine change 
 
  • L’interdiction de se moquer du Siwak :
 
Sache qu’Allah te fasse miséricorde qu’il est strictement interdit de se moquer du Coran, de la Sunnah ou de celui qui appelle à ses deux choses : 
 
Allah dit (Traduction relative et approchée) : 

" Dis : « Est-ce d’Allah, de Ses versets, et de Son Messager que vous vous moquiez ? » Ne vous excusez pas ; Vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru." S9 V65 et 66
 
  • L’histoire de celui qui s’était moqué du Siwak :
 
Des gens étaient entrain de parler du Siwak et des ses nombreux mérites, en entendant leur discussion un homme se mit à dire : 
«Wallah ! je n’utiliserais pas le Siwak excepté pour mon derrière » 
l'homme prit un Siwak et le rentra dans son derrière puis le ressorti. 
Après cela, cet homme eu pendant 9 mois des douleurs au ventre et au derrière. 
A la fin des 9 mois, il mis au monde un enfant ayant notamment l’aspect d’un rat avec 4 pattes, une tête semblable à celle d’un poisson, une queue et un derrière semblable à celui du lapin. 
Après l’avoir mis au monde, la bête poussa trois cries, lorsque la fille de cet homme entendit les cries, elle s'emmena et tua la bête. 
L’homme vécu deux jours et mourût au troisième jour, avant de mourir il ne cessait de dire : « Cette bête ma tuer » 
Beaucoup de gens virent cette bête vivant et d’autres la virent une fois morte. 
 
Résumé de l’histoire qui se trouve dans Qawoul l-Moufid Fi Adilati At-tawhid p 107 ainsi que dans Al Bidayat Wa Nihayat d’Ibn Kathir. 
 

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

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L’importance de la croyance dans la guérison

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’importance de la croyance dans la guérison

Sa’d rapporte :
 

« Je suis tombé malade, et le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) est venu me rendre visite. Il mit sa main entre mes deux tétons au point que je sente sa froideur sur mon cœur, et il me dit: « Tu souffres de problèmes cardiaques, vas chez Al-Hârith Ibn Kaladah de Thaqîf, car il s’adonne à la médecine, et dis-lui de prendre sept dattes de Médine, de les briser avec leur noyau, et de te les administrer en coin de bouche (Al-Ladûd) [1]. » 

[Dacîf Abû Dâwud (3875)]

Al-Maf’ûd (l’homme cardiaque) est celui qui se plaint du cœur, de la même manière que Al-Mabtûn désigne celui qui se plaint du ventre. »

Et  Al-Ladûd désigne ce qui est administré en coin de bouche.

Les dattes possèdent des propriété étonnantes pour ce mal, et tout particulièrement les dattes de Médine, notamment [celles qu’on nomme]  Al-‘Ajwah. (تمر عجوة)

Le fait qu’elles doivent être au nombre de sept est une chose qui doit être abordée par la Révélation.

Sa’d Ibn Abî Waqqâ s rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Celui qui mange au matin sept dattes [du village] Al-‘Âliyah ne sera touché en ce jour ni par le poison ni par la sorcellerie. »

et sous une autre formulation :

« 
Celui qui mange au matin sept dattes cueillies entre ces deux terres volcaniques [2] ne sera touché par aucun poison jusqu’au soir. » 
[Al-Bukhârî (5768) et Muslim (2047)] 

Les dattes sont chaudes du deuxième degré, et sèches du premier degré.

On dit aussi qu’elles sont humides, et aussi modérées [3].

 

Elles constituent une bonne nourriture, préservant la santé, surtout pour ceux qui ont l’habitude d’en consommer, comme les habitants de Médine et autres.

Elles comptent parmi les meilleurs aliments dans les pays froids et chauds dont la température est du deuxième degré, et elles sont meilleures pour eux que pour les habitants des pays froids, en raison de la fraîcheur de l’organisme de leurs habitants, et de la chaleur de l’organisme des gens des pays froids.

C’est pourquoi les habitants du  Hijâz, du Yémen et de At-Tâ’if et leurs alentours ont l’habitude de se nourrir beaucoup d’aliments [d’humeur] chaude, plus que d’autres, comme les dattes et le miel.

Nous les avons vus ajouter à leurs mets dix fois de plus de poivre et de gingembre que les autres, voire plus encore.

Ils consomment du gingembre comme les autres mangent des sucreries.

J’ai vu certains d’eux en manger comme d’autres grignotent en buvant.

Cela leur convient et ne leur cause aucun préjudice en raison de la fraîcheur de leur organisme, et de l’évacuation de la chaleur vers la surface du corps, de la même manière que l’eau des puits est fraîche en été et chaude en hiver.

Ainsi, l’estomac consume les aliments lourds en hiver, mais pas en été.

 

Quant aux gens de Médine, les dattes sont pour eux presque comme le blé pour les autres.

Elles sont leur subsistance et leur matière, et les dattes de  Al-‘Âliyah comptent parmi les meilleures de leurs dattes, car elles renforcent le corps, sont d’un goût exquis, et d’une véritable douceur.

Les dattes sont à la fois un aliment, un remède et un fruit, elles conviennent à la plupart des corps, renforcent la chaleur interne, et ne produisent pas d’excédents mauvais comme d’autres aliments ou fruits.

Plus encore, elles protègent celui qui prend l’habitude d’en consommer de la puanteur et la corruption des humeurs.

 

Ce hadith est un propos spécifique adressé aux gens de Médine et ses alentours, et nul doute que les lieux ont des spécificités, et de nombreux remèdes sont bénéfiques à un endroit et pas ailleurs.

Un remède poussant à cet endroit peut être bon pour une maladie, mais ne pas avoir cette propriété s’il pousse ailleurs en raison de l’influence de la terre ou de l’air ou des deux.

La terre a des propriétés et natures dont la diversité est proche de celles de l’homme.

De nombreuses plantes peuvent être un aliment dans un pays et un poison mortel dans un autre ; un remède pour les uns et un aliment pour les autres ; un remède pour des maladies chez certains, et un remède pour d’autres maladies chez d’autres ; un remède convenant aux gens d’une région mais pas à d’autres.

 

Quant au nombre sept, il trouve son explication dans la création et la Législation.

Allah a créé les cieux, les terres, et les jours au nombre de sept.

De même, l’homme fut créé en sept phases.

Allah a légiféré à Ses serviteurs de tourner sept fois autour de la Ka’bah, les allers-retours  entre As-Safâ et Al-Marwah sont également au nombre de sept, les lapidations des stèles se fait par série de sept, et les premiers Takbîr de la prière du ‘Îd sont également au nombre de sept.

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Commandez à vos enfants de célébrer la prière à l’âge de sept ans. » 
[Sahîh Abû Dâwud (494)] 

Lorsqu’il était malade, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) ordonna qu’on verse sur lui sept outres. 
[Al-Bukhârî (4442)] 

Allah envoya le vent contre le peuple de ‘Âd pendant sept nuits, et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) demanda à Allah qu’Il l’aide contre son peuple par « sept » comme les sept de Yûsuf. 
[Al-Bukhârî (1006)]

Allah a comparé ce qui multiplie l’aumône à un grain qui fait pousser sept épis, chaque épi contenant cent grains ; les épis vus par le compagnon de Yûsuf étaient au nombre de sept, et ils les ont semés pendant sept ans, et l’aumône est multipliée jusqu’à sept cent fois, voire plus encore, et ceux qui entreront au Paradis sans jugement dans cette communauté seront soixante-dix mille.

Nul doute que ce chiffre possède des spécificités que d’autres n’ont pas.

Le sept rassemble la signification des nombres, dans leur ensemble et leurs spécificités.

Le nombre est soit pair, soit impair.

Les nombres pairs sont premiers et seconds, de même pour les nombres impairs.

Ce sont quatre degrés : pair premier et second, impair premier et second.

Ces degrés ne sauraient être moindre que sept qui est un nombre complet qui rassemble les quatre degrés des nombres, c’est-à-dire : pair, impair, premiers et seconds, ce qui signifie pour l’impair : le premier est le nombre trois, et le second est le nombre cinq.

Le premier pair est le nombre deux, et le second est le nombre quatre.
 
Les médecins ont accordé une grande importance au nombre sept, surtout dans les maladies de grande fièvre. Hippocrate a dit : Tout en ce monde est composé de sept parties.

Les astres sont au nombre de sept, les jours sont au nombre de sept, et l’âge des gens est composé de sept [périodes] : enfant jusqu’à sept ans, puis garçon jusqu’à quatorze ans, puis adolescent, puis jeune homme, puis homme mûr, puis vieillard, puis sénile jusqu’à la fin de l’existence.

Et Allah connaît mieux Sa sagesse, Sa législation, et Sa prédestination dans la spécification de ce nombre.

Est-ce ce sens qui est visé ou un autre ?
 
L’utilité de ce nombre de dattes venant de ce pays, et de cette contrée en particulier contre le poison et la sorcellerie, en empêchant d’en être atteint, est une propriété qui, si elle avait été énoncée par Hippocrate ou Galien, les médecins l’auraient accueillie avec consentement, et soumission, alors que celui qui dit cela n’a pour lui que l’intuition, la conjecture et la supposition.

Et les propos de celui dont les paroles ne sont que certitude, affirmation, preuve et révélation sont plus dignes d’êtres accueillis avec acceptation, soumission, et sans aucune objection.
 
Les remèdes contre les poisons tiennent parfois de leur nature et parfois de leurs propriétés, comme les propriétés de nombreuses pierres, gemmes et corindons [4]. Et Allah est plus savant.

 

Les dattes mentionnées sont utiles contre certains poisons, donc le hadith appartient à la catégorie du général spécifié.

Elles peuvent aussi être bénéfiques, en raison de propriétés de ce lieu ou de ce sol, contre tout poison.

Mais il y a ici un point qu’il faut exposer et qui est que la condition pour le remède soit bénéfique est que le malade doit l’accepter, croire à son utilité, et ainsi la nature l’acceptera et s’en aidera pour repousser la maladie.

Ceci au point que beaucoup de traitements se suffisent de la croyance, du bon consentement, et de l’acceptation totale.

Les gens ont vu en cela des choses étonnantes, car la nature l’accepte avec force, l’âme s’en réjouit, donc les forces se ravivent, le pouvoir de la nature se renforce, la chaleur interne rejaillit, et cela aide à repousser ce qui est nuisible.

Au contraire, de nombreux remèdes sont utiles contre des maladies, mais leur effet est annihilé par le manque de croyance du malade en eux, et du fait que la nature ne les accepte pas, ainsi ils n’ont aucun effet.

 

Considère cela par rapport au plus grand des remèdes, et le plus utile au cœur et au corps, à l’existence et la résurrection, à la vie d’ici-bas et de l’au-delà, qui est le Coran qui est une guérison de toute maladie.

Regarde comment il est inutile aux cœurs qui ne croient pas qu’il contient une guérison et une utilité, et plus encore comment il augmente leur maladie.

Les maladies du cœur n’ont pas de remède plus efficace que le Coran qui constitue leur guérison parfaite et totale, ne laissant aucune maladie sans la guérir, préservant totalement sa santé, et la protégeant parfaitement contre tout ce qui lui est nuisible.

Cependant, l’éloignement de beaucoup de cœurs vis-à-vis du Coran, l’absence de croyance ferme qu’il soit une guérison, l’absence de mise en pratique, et leur détournement vers des remèdes composés par leurs semblables a fait obstacle entre eux et la guérison à travers lui.

Les habitudes se sont imposées, le détournement s’est accentué, et les maux et maladies chroniques ont dominé les coeurs.

Les gens et les médecins ont été éduqués à soigner leurs semblables par ce que leurs enseignants et ceux qu’ils tiennent en haute estime leur ont établi.

Ainsi, le malheur a pris de l’ampleur, la maladie s’est installée, sont apparues des maux et maladies qu’ils ont été incapables de soigner, et chaque fois qu’ils tentaient de les soigner avec ces nouveaux remèdes, ils empiraient et se renforçaient, ils sont comme le dit [le poète] :
 
Il est étonnant, et les choses étonnantes sont légion
De voir la proximité de la guérison mais de ne pouvoir y parvenir
Tels des chameaux le désert, mourant de soif
Alors qu’ils portent de l’eau sur leurs dos.

 

[1] En arabe, les remèdes portent des noms différents selon leur mode d’utilisation. Ainsi, As-Sa’ût désigne ce qui est pris par le nez, et Al-Ladûd ce qui est pris du coin de la bouche. 

[2] C’est-à-dire Médine qui est située entre deux terres volcaniques, à l’Est et l’Ouest.

[3] Pour bien comprendre cet ouvrage, il est nécessaire de savoir que Ibn Al-Qayyim l’écrit alors qu’à son époque la médecine est dominée par la théorie des humeurs qui fut l’une des bases de la médecine antique. En médecine, l’humeur désignait les liquides circulant dans l’organisme tels que le sang, la lymphe et la bile. Selon cette théorie, le corps est constitué des quatre éléments fondamentaux, air, feu, eau et terre possédant quatre qualités : chaud ou froidsec ou humide. Ces éléments, mutuellement antagoniques (l’eau, la terre éteignent le feu, le feu fait s’évaporer l’eau), doivent coexister en équilibre pour que la personne soit en bonne santé. Tout déséquilibre mineur entraîne des « sautes d’humeur », tout déséquilibre majeur menace la santé du sujet. La santé (de l’esprit ou du corps) varie en fonction de l’équilibre des humeurs dans le corps. Lors d’un déséquilibre, quand une humeur l’emporte sur toutes les autres, ou que son influence est excessive, les maladies physiques et psychiques surviennent. Les traitements sont donc calculés pour rétablir l’équilibre et les régimes pour le maintenir. Si l’humeur ne peut s’évacuer naturellement (par vomissement, expectoration, saignement de nez, urine ou défécation), on peut avoir recours à des remèdes qui vont la provoquer (purgatifs, saignées).Dans le cas contraire, lorsqu’une humeur fait défaut, on peut y remédier par une nourriture appropriée, ou des exercices. Il faut également bien distinguer ce qui, dans les propos de l’auteur, est basé sur un Texte du Coran et de la Sunna, et ce qui fait référence à l’expérience et aux remèdes connus de l’époque.

[4] Gemme désigne une pierre précieuse, et corindon le minéral le plus pur après le diamant.

L’authentique de la médecine prophétique

 Publié par salafs.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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La contagion

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La contagion

Jâbir Ibn ‘Abd Allah rapporte : 

 
« Il y avait un lépreux dans la délégation de Thaqîf, et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lui fit parvenir : « Repars, nous avons pris ton serment d’allégeance. » 
[Muslim (2231)]
 
Abû Hurayrah rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : 
 
« Fuis le lépreux comme tu fuis le lion. » 
[As-Sahîhah (783)]
 
‘Abd Allah Ibn ‘Abbâs rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : 

 

«Ne regardez pas longuement les lépreux. » 
[As-Sahîhah(1063)]

 

Abû Hurayrah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : 
 
«Celui qui possède des chameaux malades ne doit pas les abreuver avec celui qui possède des chameaux en bonne santé. » 
[Al-Bukhârî (5771) et Muslim (2221)]
 
On rapporte aussi qu’il dit :

« Parle au lépreux, en gardant entre toi et lui la distance d’une ou deux lances. »
[Al-Haythamî (5/101) qualifié de faible par Al-Arnâ’ût

La lèpre est une mauvaise maladie provenant de la propagation de la bile noire dans tout le corps, ce qui corrompt l’humeur, l’état et la forme des membres.

À la fin, leurs liaisons peuvent même être corrompues au point que les membres s’effritent et tombent.

Cette maladie est appelée la maladie du lion.

 

Les médecins ont trois avis sur cette dénomination :
  •  
    • Le premier est qu’elle touche souvent le lion.
  •  
    • Le deuxième est qu’elle déforme le visage du malade en le faisant ressembler à un lion.
  •  
    • Le troisième est qu’elle dévore celui qui s’en approche à la manière du lion.
 
Cette maladie est considérée par les médecins comme une maladie contagieuse et héréditaire.

Celui qui s’approche du lépreux ou du tuberculeux sera contaminé par voie aérienne, et c’est pourquoi le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) – par la perfection de sa compassion et de son conseil envers sa Communauté – leur a interdit ce qui les expose à être atteint par un mal en leur corps et leur cœur.

Nul doute qu’il peut y avoir dans le corps une prédisposition à recevoir cette maladie, et la nature du corps peut être aussi rapidement contaminée par la proximité des corps alentours, car elle se transmet.

L’appréhension et l’imagination peuvent être parmi les plus grandes causes de contamination par cette maladie, car l’imagination agit et domine les forces et natures.

L’air contaminé du malade peut parvenir à l’homme en bonne santé et le rendre malade, comme cela est observable dans certaines maladies.

Et l’air est une des causes de la contamination, cependant il faut qu’il y ait une prédisposition du corps à accepter cette maladie.

Le Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) épousa une femme, et lorsqu’il voulut consommer le mariage, il vit sur son flanc une blancheur et lui dit :

« Rejoins ta famille. » 
[Ahmad (3/493) qualifié de faible par Al-Arnâ’ût

Certains pensent que ces hadiths s’opposent à d’autres hadiths qui les annulent, parmi lesquels ce que rapporte Jâbir :

« Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) prit la main d’un lépreux, l’introduit avec la sienne dans le plat et lui dit : « Mange au Nom d’Allah, en toute confiance en Allah. » » 
[Dacîf At-Tirmidhî (1818)] 

Ou encore le hadith dans lequel Abû Hurayrah rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Il n’y a ni contagion, ni augure. »
[Al-Bukhârî (5773) et Muslim (2220)]
 
- Nous disons : 

Louange à Allah, il n’y a aucune contradiction entre ses hadiths authentiques, et si une contradiction apparaît :
 
  • Soit un des deux hadiths n’est pas la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et l’un des transmetteurs a fait une erreur bien qu’il soit digne de confiance et sûr, car même l’homme de confiance peut commettre une erreur.
 
  • Soit un des deux hadiths abroge l’autre, si cela compte parmi les choses qui acceptent l’abrogation.
 
  • Soit la contradiction ne figure que dans la compréhension de celui qui l’entend et non dans la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).

Il est nécessaire que ce soit une de ces trois choses.

Que deux hadiths authentiques se contredisent clairement de tout point de vue, et qu’aucun n’abroge l’autre, cela n’existe pas.

À Allah ne plaise qu’on trouve cela dans les paroles du véridique et digne de confiance, de la bouche duquel n’émane que la vérité.

L’erreur ne provient que du manque de connaissance de ce qu’on rapporte, de la distinction entre ce qui est authentique et ce qui ne l’est pas, du manque de compréhension de ce qu’il signifie et de l’interprétation de ses paroles d’une manière qu’il n’a pas visée, voire des deux.

C’est de là que sont nées divergence et corruption.

Et c’est Allah qui accorde le succès.

Ibn Qutaybah mentionne dans Ikhtilâf Al-Hadîth en parlant des ennemis du hadith et de ses adeptes : Ils disent qu’il y a deux hadiths contradictoires.

Vous rapportez que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit:

« Il n’y a ni contagion, ni augure. »

Mais on lui a également dit :

« Si un chameau a une croûte sur sa lèvre, les autres chameaux, seront contaminés. » Il leur répondit dit : « Et qui a contaminé le premier ? » 
[Al-Bukhârî (5770) et Muslim (2220)] 

Puis vous rapportez :

« Celui qui possède des chameaux infirmes ne doit pas les abreuver avec celui qui possède des chameaux en bonne santé. » 

« Fuis le lépreux comme tu fuis le lion. » 

un lépreux vint le voir pour lui prêter serment d’allégeance et il lui fit parvenir qu’il acceptait son
serment d’allégeance et lui ordonnait de repartir sans lui permettre d’approcher.

Il dit également : « La malchance est en trois choses : la femme, la demeure et la monture. » 
[Al-Bukhârî (5772) et Muslim (2225)] 

Et ils ont dit que tout cela se contredisait et ne possédait aucune ressemblance.

Abû Muhammad dit : Nous disons, nous, qu’il n’y a aucune contradiction en cela, mais que chacun de ces sens a un temps et un lieu déterminé, et si chaque chose est mise à sa place, il n’y a pas de contradiction.

 
La contagion est de deux types :
  •  
    • Le premier est la contamination de la lèpre, car l’odeur du lépreux est si forte que la maladie atteint celui qui s’assoit ou parle longuement avec lui ; de même la femme mariée à un lépreux et couchant avec lui sera touchée par des nuisances, voire même la lèpre ; et il en est de même pour leur enfant. 

La même chose s’applique à celui qui est atteint de tuberculose (Sill), de tuberculose pulmonaire (Diqq), de gale (Nuqab).

Les médecins ordonnent de ne  pas s’asseoir avec le tuberculeux et le lépreux, non par crainte de contamination, mais en raison du changement de l’odeur qui rend malade celui qui la sent trop longuement.

Et les médecins sont les gens les plus éloignés de la foi en la chance et la malchance.

De même pour la croûte du chameau – qui est une gale humide – si le chameau fréquente les autres, les touche et se met là où ils s’assoient, la maladie les touche par l’eau qui coule du chameau par gouttes.

C’est là le sens visé par le Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) lorsqu’il dit :

« Celui qui possède des chameaux infirmes ne doit pas les abreuver avec celui qui possède des chameaux en bonne santé. »

Il a réprouvé que la bête malade se mélange à celles en bonne santé, afin qu’elles ne soient pas touchées par les gouttes et démangeaison dont elle souffre.

 
  •  
    • Quant à l’autre forme de contagion, elle désigne l’épidémie qui s’abat sur un pays que l’on quitte par crainte de la contagion. 

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Si elle se déclare dans le pays où vous êtes, n’en sortez pas pour la fuir, et si vous entendez qu’elle s’est déclarée dans un pays, ne vous y rendez pas. » 
[Al-Bukhârî (5729) et Muslim (2219)] 

Sa parole signifie : ne sortez pas du pays frappé par la peste, en pensant que le fait de fuir la prédestination d’Allah vous sauvera d’Allah.

Et en disant : « si vous entendez qu’elle s’est déclarée dans un pays, ne vous y rendez pas » il veut signifier que le lieu où vous vous trouvez est plus serein pour vos cœurs et meilleur pour votre vie que le lieu où s’est déclarée la peste.

De même pour la femme ou la demeure connue pour le mauvais présage, lorsque l’homme est touchée par une chose détestable ou un malheur, il dit : « Elle m’a contaminé par sa malchance. » Et c’est là la contamination visée par le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) lorsqu’il dit : « Pas de contagion »

Un groupe a dit : éviter le lépreux et le fuir, est une recommandation, une préférence et une orientation.

Quant au fait de manger avec lui, son acte montre que cela est permis et n’est pas illicite.


Un autre groupe a dit : ces deux paroles sont partielles et non globales, et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit à chacun ce qui convenait à sa situation.

Certaines personnes ont une foi et une confiance en Allah fermes, et la force de leur confiance en Allah repousse la force de la contagion, de la même manière que la force de la nature repousse et annihile la force de la maladie.

Mais d’autres personnes n’en sont pas capables, donc il leur a ordonné d’être prudents et de se protéger.

Et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a agi des deux manières afin que la Communauté le prenne pour exemple en cela et que le fort de sa Communauté emprunte la voie de la confiance et certitude en Allah, et que le faible parmi eux emprunte la voie de la protection et de la prudence, et ce sont deux voies correctes.

La première pour le croyant fort, et l’autre pour le croyant faible.

Ainsi, chacun des deux groupes possède un argument et un modèle en fonction de leur état et de ce qui leur convient.

De la même manière que le Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) a pratiqué la cautérisation mais qu’il a loué celui qui la délaissait en liant son délaissement à la confiance en Allah et à l’abandon de l’augure.

Les exemples similaires sont nombreux, et c’est une voie subtile et très bonne.

Celui qui l’applique comme il se doit et la comprend, cela dissipera de nombreuses contradictions qui lui apparaissaient concernant la Sunna authentique.

Un autre groupe a dit que le fait de le fuir et de l’éviter était dû à une chose naturelle qui est la transmission de la maladie par le contact, la fréquentation et l’odeur, par la multiplication des contacts et de la fréquentation.

Quant au fait de manger avec lui, un petit laps de temps et pour un intérêt prédominant, cela ne pose pas de problème, car la contamination n’arrive pas en une seule fois et en un seul instant.

Mais il l’a interdit, par précaution et pour préserver la santé.

Il ne l’a fréquenté que pour un besoin, et un intérêt, donc il n’y a pas de contradictions entre les deux cas.

Un autre groupe a dit  qu’il était possible que le lépreux avec qui il a mangé n’ait été touché que d’une légère lèpre non contagieuse, car tous les lépreux ne sont pas semblables, tous ne sont pas contagieux, et pour certains leur fréquentation n’est ni nuisible, ni contagieuse.

C’est le cas de ceux qui ne sont que légèrement touchés par une lèpre qui ensuite s’arrête, et qui restent ensuite dans cet état sans toucher le reste du corps, et a fortiori sans contaminer les autres.

Un autre groupe a dit que les gens de l’époque antéislamique croyaient que les maladies contagieuses l’étaient de nature, sans lier cela à Allah, et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) invalida leur croyance et mangea avec le lépreux pour leur montrer qu’Allah est Celui qui donne la maladie et la guérison.

Mais il a interdit de s’approcher du malade afin qu’ils voient que c’est une des causes qu’Allah a établies pour mener à ces conséquences.

Son interdiction est donc une confirmation des causes, et son acte montre qu’elles ne sont pas indépendantes, mais que si le Seigneur le veut, Il les dépouille de leurs forces, et elles n’auront aucun effet ; et s’Il le veut, Il maintient leurs forces intactes et elles auront un effet.

Un autre groupe a dit : ces hadiths comportent des éléments abrogeant et d’autres abrogés, il faut donc considérer le moment où ils ont été prononcés, et si on parvient à distinguer le plus récent, on dira qu’il est l’abrogeant ; et si cela n’est pas possible, nous devons nous abstenir sur cela.

Un autre groupe a dit : certains de ces hadiths sont authentiques et d’autres non, et ils ont discuté le hadith :

« Pas de contagion » en disant que Abû Hurayrah le rapportait au départ, puis douta à ce sujet et le délaissa.

Les gens l’interrogèrent à ce sujet et lui dirent : « Nous t’avons entendu rapporté ce hadith » et il refusa de le rapporter de nouveau.

Abû Salamah dit : « Je ne sais pas si Abû Hurayrah a oublié ou si l’un des deux hadiths abroge l’autre ? »

Quant au hadith de Jâbir :

« Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) prit la main d’un lépreux, l’introduit avec la sienne dans le plat » il n’est pas confirmé et pas authentique, et tout ce qu’a dit At-Tirmidhî à son sujet est qu’il était étrange, sans le déclarer authentique (Sahîh) ou bon (Hasan). Shu’bah et d’autres ont dit : « Gardez-vous de ces hadiths étranges. »

At-Tirmidhî dit : « On rapporte également cela de ‘Umar, et cela est plus authentique. » 

Voilà donc ce qu’il en est de ces deux hadiths qu’ils ont opposé aux hadiths d’interdiction : concernant le premier Abû Hurayrah a cessé de le rapporter et l’a réprouvé, et le deuxième n’est pas authentiquement rapporté du Messager d’Allah.

Et Allah est plus savant.

Nous avons traité plus longuement de cette question Miftâh Dâr As-Sa'âdah.

Et c’est Allah qui accorde le succès.

Source : L’authentique de la médecine prophétique

 Publié par salafs.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Les causes et les effets réels du mauvais œil

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Les causes et les effets réels du mauvais œil

Le mauvais oeil se présente sous deux formes :

 

-Le mauvais œil d’un humain

-Le mauvais œil des Djinns

 
Oum Salamah a rapporté que :
 
le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a vu dans sa maison une jeune servante atteinte d’une tâche brune sur le visage. Il dit : « Exorcisez-là, car elle est frappée d’un mauvais œil. » [1]
 
Al-Hussain Ibn Mass’oûd al-Farrâ a expliqué sur la « tâche brune » [de cette servante] que ce qui est entendu par cela, c’est que cela provient des Djinns. 
 
Il dit : « Elle est atteinte d’un mauvais œil provenant des Djinns, qui est plus pénétrant que les pointes des lances. » [2]
 
Il a été cité par Djâbir [un hadîth] remontant jusqu’au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qui dit : 
 
« Le mauvais œil fait entrer l’homme dans la tombe et fait pénétrer le chameau dans la marmite. » [3]
 
Et d’après Abî Sa’îd, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) se réfugiait auprès d’Allâh contre les Djinns et contre le mauvais œil des humains. [4]
 
-Une catégorie de personnes, celles qui souffrent de lacune d’audition et de raison, ont réfuté la question du mauvais œil en déclarant : il ne s’agit que d’illusions qui n’ont aucun trait de vérité
 
Ces gens sont touchés d’ignorance quant à ce qui est lié à l’audition et la raison.

La véracité [du mauvais œil] leur est voilée, elles, dotées d’un caractère primitif, alors que des distances les séparent de la connaissance des âmes et des esprits, de leurs caractéristiques, de leurs actes et de leurs influences.

Les gens raisonnables, malgré leurs divergences religieuses et dogmatiques, ne repoussent pas l’affaire dumauvais œil et ils ne blâment pas cela, bien que des divergences pourraient se déclarer quant à ses causes et effets.

Il est une catégorie de personnes qui ont dit : l’âme de celui qui a un mauvais œil s’adapte à la mauvaise condition.

Emanera de son œil une force venimeuse qui se joint à l’homme atteint de ce [mauvais] œil, lui causant ainsi du tort.

 

-Une autre catégorie ont dit : ce fait n’est pas renié, de même que n’est pas reniée l’émanation de la force venimeuse du serpent qui atteint l’homme et le laisse périr
 
Ce phénomène est connu chez un genre de serpent qui, en enveloppant un homme de son regard, lui cause la mort inévitable.

Cette situation est analogue à celle de l’être aumauvais œil.
 
-Une autre catégorie a dit : certes Allâh a pris l’habitude de créer le dégât qu’Il désire lors de la rencontre entre le mauvais œil et la personne qui en est atteinte, et cela sans que de son œil n’émane ni une force, ni une cause, ni une influence
 
Telle est le dogme de ceux qui renient les causes et effets dans le monde.

Ceux-là ont bloqué sur eux la porte des calamités, des effets et des causes.

Et ils contredisent ainsi l’ensemble des gens de raison.

Il n’y a pas de doute qu’Allâh - Subhânahu - a crée dans les corps et les âmes des forces et des caractères différents [...]

Il n’est pas possible à la personne douée de raison de rejeter l’influence de âmes dans les corps.

Et tu vois sûrement comment le visage se teint de rouge par pudeur ou timidité, et pâlir de peur.

On a souvent observé des personnes tomber malades et s’affaiblir suite à un regard.

Tout cela se produit grâce à l’influence des esprits qui sont étroitement liés à l’œil.

A partir de là, on attribue l’acte à cet œil alors que ce n’est pas [l’acte] qui agit, mais ce qui est influent [dans cela], c’est l’esprit. 

Les esprits sont munis de caractéristiques, de forces, de conditions et de spécificités différentes.

Et l’esprit de l’envieux est assurément nuisible.

Et c’est la raison pour laquelle, Allâh - Subhânahu - a ordonné à Son Prophète de se réfugier auprès de Lui contre le mal de l’envieux [...]  [5]


[1] Rapporté par Muslim
[2] Rapporté dans « Charh as-Sounnah vol-13 p.123 » avec vérification de SHeikh ’Abdel-Qâdir al-Arna’oût
[3] Hadîth qualifié de bon par SHeikh al-Albânî dans « Silsilat as-Sahîha » n°1249 et considéré comme faible par SHeikh ’Abdel-Qâdir al-Arna’oût dans la vérification de cet ouvrage de Ibn al-Qayyîm - voir : « vol-4 p.151-152 »
[4] Hadîth condidéré comme authentique [Sahîh] par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh at-Tirmidhî »
[5] Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, 4/151-153

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Le jugement concernant la transplantation du rein d’un individu sain sur le corps d’un malade (la greffe de rein)

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Le jugement concernant la transplantation du rein d’un individu sain sur le corps d’un malade (la greffe de rein)

La question :

 
Ma sœur est malade et alitée à l’hôpital.

Elle a besoin d’un rein et m’a demandé de lui donner l’un des miens.

Est-ce qu’il est donc permis par la charia de faire don de rein ?
   
 

La réponse :
 

Louange à Allâh, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allâh a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.
Ceci dit :

 

En principe, les organes de l’humain ne lui appartiennent pas ; ils sont par contre la propriété d’Allâh, et on a besoin d’une permission par la charia (pour en disposer).

Néanmoins, il n’a pas été rapporté dans les textes de la charia ce qui démontre que cet acte est permis.

En revanche, il y a parmi les versets coraniques ce qui ordonne à l’homme de préserver son corps d’une façon absolue, ainsi que celui d’autrui.

Allâh dit :

 

وَلاَ تَقْتُلُوا أَنْفُسَكُمْ إِنَّ اللهَ كَانَ بِكُمْ رَحِيمًا - النساء: 29

 

Traduction du sens du verset :

 

Et ne vous tuez pas vous-même. Allâh, en vérité est Miséricordieux envers vous﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) :29]


Le verset indique l’interdiction de tuer l’âme.

Aussi, le fait d’amputer un organe sans que ce soit utile pour le corps est considéré comme une mortification de cet organe.

Allâh dit aussi :

وَ لَا تُلْقُواْ بِأَيْدِيكُمْ إِلَى التَّهْلُكَةِ - البقرة: 195

 

Traduction du sens du verset :

 

Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction﴿ [El-Baqara (La Vache) :195]



Ce verset indique l’interdiction de se jeter où le danger est probable, et signale aussi l’obligation de préserver le dépôt qu’on confie à la personne, Allâh dit :

 

إِنَّا عَرَضْنَا الْأَمَانَةَ عَلَى السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَالْجِبَالِ فَأَبَيْنَ أَن يَحْمِلْنَهَا وَأَشْفَقْنَ مِنْهَا وَحَمَلَهَا الْإِنسَانُ إِنَّهُ كَانَ ظَلُوماً جَهُولاً الأحزاب: 72

 

Traduction du sens du verset :

 

Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes la responsabilité (de porter les charges de faire le bien et d’éviter le mal). Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors que l’homme s’en est chargé ; car il est très injuste (envers lui-même) et très ignorant﴿ [El-Ahzâb (Les Coalisés) :72]

Pour ce, il n’est pas permis que la personne porte atteinte à soi-même ou à l’un de ses organes sauf par un droit reconnu par lacharia; comme dans le cas où elle commetrait un délit qui impliquerait l’application du talion par la mort, ou l’exécution d’une sentence par l’amputation, ou le blessement.

Le gouvernant, alors, lui fera subir le jugement qu’elle aura mérité.

Du reste, Allâh a honoré les fils d’Adam ; ce qui implique la préservation de leurs corps tel que la charia l’a ordonné.

Par ailleurs, les opinions des savants contemporains diffèrent concernant la transplantation d’une partie stable du corps humain sur un autre corps en cas de nécessité. 

À mon avis, l’opinion la plus correcte est celle qui est pour l’empêchement absolu de prendre les organes de l’humain pour les transplanter ; Sauf dans le cas où les organses sont déjà stockés et préservés dans les hopitaux et ont été pris avec l’agrément du possesseur en étant vivant ou après sa mort, suivant les fatwas qui autorisent ou celles qui sont bien détaillées.

En l’occurence, il est permis en cas de nécessité de transplanter le rein sur le corps du malade afin d’éviter sa mort ; car il est inutile de garder l’organe sans l’utiliser.

Le savoir parfait appartient à Allâh, et notre dernière invocation est qu'Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète , ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.


La Mecque, le 23 Ramadâne 1427 H, correspondant au 16 octobre 2006 G.

Publié par ferkous.com

 

في حكم نقل كليةٍ من صحيحٍ وزرعها في جسمِ مريضٍ

السؤال: لي أختٌ شقيقة مريضة طريحة الفراش في المستشفى تحتاج إلى كلية، وقد طلبت مني أن أعطيها إحدى كليتيّ، فهل التبرّع بالكلية جائز شرعًا؟ وجزاكم الله خيرًا

الجواب:الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على من أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمّا بعد
فالأصل أنّ أعضاء الآدمي ليست مِلْكًا له، بل هي مِلك لله، ويحتاج إلى إذن، ولم يَرِدْ من النصوص الشرعية ما يدلُّ على أنّ الفعلَ مأذونٌ فيه، بل وردت من الآيات القرآنية ما تأمر العبدَ بالمحافظة على بدنه مطلقًا سواءً لنفسه أو لغيره، منها: قوله سبحانه وتعالى

وَلاَ تَقْتُلُوا أَنفُسَكُمْ إِنَّ اللهَ كَانَ بِكُمْ رَحِيمًا - النساء: ٢٩

، فإنّ الآية تفيد النهيَ عن قتل النفسِ وكذلك بترِ العضوِ منها لغير مصلحة البدن يُعَدُّ قتلاً للعضو، وقوله تعالى:

وَلاَ تُلْقُوا بِأَيْدِيكُمْ إِلَى التَّهْلُكَةِ - البقرة: ١٩٥

، الدالة على تحريم الإلقاء بالنفس في مظانّ الخطر كما تفيد وجوب المحافظة على ما ائتمن عليه العبد كوديعة عنده، قال تعالى:

إِنَّا عَرَضْنَا الأَمَانَةَ عَلَى السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَالجِبَالِ فَأَبَيْنَ أَن يَحْمِلْنَهَا وَأَشْفَقْنَ مِنْهَا وَحَمَلَهَا الإِنسَانُ إِنَّهُ كَانَ ظَلُومًا جَهُولاً - الأحزاب: ٧٢

، لذلك لا يجوز أن يَجْنِيَ على نفسه أو على عضو من أعضائه إلاّ بحق ثابت شرعًا، كما لو وقع في جريمة ارتكبها توجب قصاصًا كالقتل أو حدًّا كالقطع أو الجرح فيقيم الحاكم عليه الحكم بما يستحقه، والله تعالى كرّم بني آدم وذلك يقتضي المحافظة على أبدانهم على نحو ما أمر الشرع
هذا، والعلماء المعاصرون اختلفوا في نقل جزء ثابت من الإنسان، وزرعه في بدن آخر على وجه الضرورة على أقوال، والأوفق -عندي- المنع من نقل أعضاء إنسان مطلقًا اللهم إلاّ إذا وُجدت الأعضاء مخزنة ومحفوظة في المستشفيات وأُخذت برضا أصحابها أحياءً كانوا أو بعد موتهم بناءً على الفتاوى المجيزة أو المفصّلة، فإنه -والحال هذه- يجوز على وجه الضرورة زرعُها في المريض تلافيًا لهلاكه لعدم جدوى بقاء العضو بدون استعمال
والعلمُ عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمد لله ربِّ العالمين، وصلى الله على نبيّنا محمّد وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلّم تسليمًا
مكَّة في: ٢٣ رمضان ١٤٢٧ﻫ
الموافق ﻟ: ١٦ أكتوبر ٢٠٠٦م

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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La médecine prophétique

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La médecine prophétique

Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) se soignait seul et le commandait à ceux de sa famille ou ses Compagnons frappés par la maladie.

 
Mais, ni lui ni ses Compagnons n’avaient recours à ces remèdes composés, dits pharmacologiques.

Leurs remèdes étaient la plupart du temps uniques, et ils pouvaient y ajouter ce qui pouvait le renforcer ou au contraire réduire sa force.

C’est là la médecine de la plupart des communautés, de toutes ethnies : arabes, turcs, et bédouins.

Seuls les byzantins et grecs utilisaient des remèdes composés.

Enfin la plus grande partie de la médecine d’Inde se base sur des remèdes uniques.

Les médecins sont d’accord pour dire que s’il est possible de se soigner par la nourriture, on ne délaisse pas cela pour un médicament.


Et s’il est possible d’utiliser  un remède unique, on ne délaisse pas cela pour un remède composé.
 

Ils ont dit: « Pour toute maladie qu’on peut vaincre par la nourriture et la diète, on ne doit pas essayer de la vaincre par les médicaments. »

Ils ont également dit : « Le médecin ne doit être passionné par la prescription de médicaments. » 

Car si le médicament ne trouve dans le corps aucune maladie à dissiper, ou trouve une maladie à laquelle il ne convient pas, ou s’il convient mais que son dosage est trop important ou que l’administration n’est pas bonne; le médicament s’attaque à la santé et la détruit.

Les médecins experts ne soignent généralement leurs malades que par les remèdes uniques, et ils constituent l’une des trois parties de la médecine.

Cela s’explique par le fait que les remèdes sont du même genre que la nourriture, et dans les communautés ou groupes dont la nourriture est essentiellement composée de plats uniques, les maladies sont très rares, et leurs remèdes sont eux aussi uniques.

Alors que les habitants des villes dont la nourriture est généralement composée de plats composés (multiples), auront besoin de remèdes composés en raison du fait que leurs maladies sont souvent composées, donc les remèdes composés seront plus efficaces pour eux.

Les maladies des bédouins et habitants des déserts sont uniques et on peut les soigner par des remèdes uniques.

Et c’est une preuve pour le corps médical.

Nous disons : il est un autre point qui est que la médecine des docteurs en comparaison de la sienne est comparable aux remèdes de grand-mères et aux remèdes coutumiers vis-à-vis de leur médecine, et cela a été reconnu par leurs experts et pontes.

Ce qu’ils possèdent de science de la médecine provient pour certains d’entre eux de l’analogie, d’autres de l’expérience, d’autres encore d’inspirations, de rêves et d’intuitions justes, et enfin d’autres encore disent qu’ils en ont pris beaucoup des animaux : en constatant que lorsque les chats dévorent des bêtes venimeuses, ils se dirigent vers la lampe et lapent l’huile afin de se soigner, ou comme les serpents qui sortent de terre les yeux recouverts, se dirigent vers les feuilles  Ar-Râziyânj [Nom perse qui désigne les plants d’anis vert] pour y frotter leurs yeux, ou encore comme l’oiseau qui s’injecte de l’eau de mer quand sa disposition naturelle est obstruée, et bien d’autres exemples mentionnés dans les principes de la médecine.

Que dire de ceci et d’autres exemples similaires face à la Révélation faite par Allah à Son Messager de ce qui est bénéfique et nuisible ?

Leur médecine en comparaison de la Révélation est comparable à ce qu’ils possèdent de science face à ce qu’ont apporté les prophètes.

Plus encore, on trouve des remèdes qui guérissent des maladies, auxquels les plus grands médecins ne sont pas parvenus malgré leurs sciences, leurs expériences et analogies.

Ce sont les remèdes du cœur et de l’âme, la force du cœur, le fait qu’il se fie à Allah, ait confiance et se tourne vers Lui, la servilité, l’humiliation devant Lui, l’aumône, l’invocation, le repentir et la demande de pardon, la bienfaisance envers les créatures, le secours porté à l’affligé, et le soulagement du malheureux.

Ces remèdes ont été expérimentés par des communautés de religions et voies différentes, et ils ont constaté une influence sur la guérison à laquelle ne parvient pas le plus savant des médecins, même avec son expertise et son analogie.

Nous-mêmes, et d’autres, avons expérimenté nombre de ces choses, et avons constaté qu’elles produisent ce qu’aucun remède matériel ne produit.

Et plus encore, ces remèdes matériels en comparaison des remèdes prophétiques sont semblables aux remèdes coutumiers face à la médecine.

Cela suit la loi de la sagesse divine et n’en sort pas, mais les causes diffèrent.

Lorsque le cœur parvient au Seigneur de l’univers, au Créateur de la maladie et du remède, et Celui qui administre et gère la nature comme Il le veut, il obtiendra des remèdes autres que ceux des cœurs éloignés de Lui et qui s’en écartent.

On sait que si l’esprit est fort, de même que l’âme et la nature, ils s’entraident pour repousser et vaincre la maladie.

Comment nier que celui dont la nature et l’âme sont fortes, et se réjouit de leur proximité vis-à-vis de leur Créateur, de Sa compagnie, de leur amour pour Lui, et se délectent de Sa mention, Lui attribuent toute force, se tournent vers Lui, cherchent aide auprès de Lui et placent leur confiance en Lui,  que tout cela comptera parmi les plus grands remèdes, et lui apportera la force de repousser totalement le mal. Ne nie cela que le plus ignorant des hommes, au voile le plus épais, à l’âme la plus dense, et qui est le plus éloigné d’Allah et de la réalité humaine.

Nous mentionnerons – si Allah le veut – la cause par laquelle la lecture de  Al-Fâtihah a dissipé le mal de celui qui fut piqué [par un scorpion] et qui fut soigné par cette lecture et se leva comme s’il n’avait jamais eu aucune convulsion.

Ce sont là deux formes de médecine prophétique dont nous parlerons  – par la volonté d’Allah – en fonction de nos efforts, capacités, et de notre science insuffisante, connaissances légères et marchandise modique.

Mais nous demandons à Celui qui possède tout le bien, et nous puisons de Sa grâce, Il est certes le Puissant et le Donateur suprême.

Jâbir Ibn ‘Abd Allah rapporte que le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit :

«Toute maladie a un remède, si on applique le remède sur la maladie vient la guérison par la permission d’Allah تعالى. »
[Muslim (2204)]

Abû Hurayrah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam) a dit :

«Allah n’a pas fait descendre une maladie, sans faire descendre son remède.»
[Al-Bukhârî (5678)]

Usâmah Ibn Sharîk (t) rapporte :

« J’étais auprès du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) lorsque des bédouins arrivèrent et dirent : « Ô Messager d’Allah ! Devons-nous nous soigner ? »
Il répondit : « 
Oui, ô serviteurs d’Allah, soignez-vous, car Allah n’a pas fait une maladie sans y donner un remède, à l’exception d’une seule. – Qu’elle est-elle ? – La sénilité. »
[Sahîh Abû Dâwud (3855)]

et sous une autre formulation :

« Allah n’a pas fait descendre une maladie sans en faire descendre un remède, connu par certains et ignoré par d’autres. »
[Ahmad (4/278)]

Abû Khizâmah rapporte :

« Je dis, ô Messager d’Allah ! Les incantations que nous faisons, les remèdes que nous appliquons, et les moyens de protection que nous utilisons repoussent-ils quoi que ce soit de la prédestination d’Allah ? »
Il répondit : « 
Ils font partie de la prédestination d’Allah. »
[At-Tirmidhî (2066), cette chaîne de transmission est qualifiée de faible par Al-Albânî]

Ces hadiths impliquent de confirmer l’existence des causes et conséquences, et de déclarer caduque l’avis de ceux qui les nient.

On peut penser que sa parole « Toute maladie a son remède » est à considérer de manière globale, et qu’elle comprend également les maladies mortelles, et les maladies qu’aucun médecin ne peut soigner.

Allah a fait des remèdes pour les soigner, mais Il les a cachés aux hommes et ne leur a pas donné le moyen d’y parvenir, car les créatures ne connaissent que ce qu’Allah leur fait connaître.

Ainsi, le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a lié la guérison à la rencontre du remède et de la maladie, car tout créature a un contraire, et toute maladie a un remède opposé qui en guérit.

Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a lié la guérison à la compatibilité de la maladie avec le remède, cela est un degré supérieur à sa simple existence, car si le remède dépasse la maladie dans l’application ou la quantité prescrite, il la déplace vers une autre maladie.

Et si la quantité est insuffisante, il ne peut la combattre, et le traitement sera insuffisant.

Si on ne donne pas le remède adéquat ou si le remède n’est pas appliqué sur la maladie, la guérison n’aura pas lieu.

De même, si le moment ne convient pas à ce remède, il ne sera d’aucune utilité, ou si le corps n’accepte pas ce remède, qu’il est trop faible pour le supporter, ou qu’il existe quelque chose qui l’empêche d’agir, la guérison n’aura plus lieu, faute de rencontre [entre la maladie et le remède].

Mais lorsque la rencontre se produit, la guérison arrive nécessairement – par la permission d’Allah – et c’est là la meilleure manière de comprendre le hadith.

La deuxième interprétation consiste à dire que le général désigne le particulier, surtout que les sens inclus dans les termes sont beaucoup plus nombreux que les sens visés, et cela est usité dans toutes les langues.

Donc le sens serait : Allah n’a pas fait une maladie à laquelle on peut appliquer un remède sans avoir donner ce remède. Donc sont exclues les maladies auxquelles on ne peut appliquer aucun remède.

De la même manière qu’Allah dit du vent qu’Il a envoyé sur le peuple de ‘Âd (traduction rapprochée) :

« Détruisant tout, par ordre de son Seigneur » [Al-Ahqâf, v.25]

C’est-à-dire toute chose pouvant être détruite et que le vent peut détruire, et les exemples similaires sont très nombreux.

Celui qui médite la création des contraires dans cet univers : leur opposition, répulsion et domination mutuelles constatera la perfection de la puissance du Seigneur, Sa sagesse, Sa maîtrise parfaite de ce qu’Il a fait, et Son unicité dans la Seigneurie et la domination, alors que tout en dehors de Lui a un contraire et un opposé.

Il est-il le riche par essence, et tout en dehors de Lui est dans le besoin par essence.

Dans les hadiths authentiques, on mentionne l’ordre de se soigner et le fait que cela n’est pas contraire à la confiance en Allah, de la même manière que le fait de combattre les maux de la faim, la soif, la chaleur, et le froid par leurs opposés. Plus encore, la réalité de l’Unicité n’est réalisée parfaitement qu’en considérant les causes créées par Allah pour impliquer leurs conséquences, dans l’univers et la Législation.

Les nier est un dénigrement de la confiance en Allah, de même que l’Ordre et de la sagesse.

Cela l’affaiblit, car celui qui renie [le recours aux remèdes] pense que le fait de les délaisser est signe d’une confiance en Allah plus forte.

Mais les délaisser est une faiblesse qui s’oppose à la confiance en Allah dont la réalité consiste à ce que le cœur s’appuie sur Allah pour obtenir ce qui sera utile au serviteur d’Allah, dans sa religion et sa vie d’ici-bas, et repousser ce qui nuira à sa religion et sa vie d’ici-bas. 

Cet appui sur Allah doit être accompagné de la mise en pratique des causes, sinon il reniera la sagesse et la Législation.

Donc le serviteur ne doit pas considérer sa faiblesse comme une forme de confiance en Allah, ni sa confiance en Allah comme une faiblesse.

C’est là une réfutation de ceux qui rejettent le traitement et disent : « Si la guérison est prédestinée, le traitement est inutile ; et de même si elle n’est pas prédestinée. » Ils disent aussi : « La maladie est arrivée par la prédestination d’Allah, et celle-ci ne peut être ni repoussée, ni rejetée. »

C’est cette question qui fut posée par les bédouins au Messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam), et sache par Allah, Sa sagesse et Ses Attributs, que les nobles Compagnons n’auraient pu poser cette question.

Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) leur a répondu d’une manière convaincante et suffisante en disant : Ces remèdes, incantations et moyens font partie de la prédestination d’Allah, rien ne sort de Sa prédestination, et on repousse Sa prédestination par Sa prédestination.

Ce repoussement fait partie de Sa prédestination, et il n’y a aucun moyen de sortir de Sa prédestination, au même titre que le fait de repousser le mal de la faim, la soif, la chaleur, et du froid par leurs contraires, ou de repousser l’ennemi par le djihad.

Que ce soit ce qui repousse, ce qui est repoussé ou le repoussement lui-même, tout cela fait partie de la prédestination d’Allah.

On dit à celui qui pose cette question : cela t’impose de pratiquer une cause par laquelle tu obtiendras un bénéfice ou repousseras une nuisance, car si le profit et la nuisance sont prédestinés, il n’est pas impératif qu’ils se produisent ; et s’ils ne sont pas prédestinés, il n’y a aucun moyen qu’ils se produisent.

Cela signe la destruction de la religion et de la vie d’ici-bas, et la corruption du monde.

Ne dit cela que celui qui repousse et s’oppose à la vérité, et qui mentionne la prédestination pour rejeter l’argument de celui qui voit juste à ce sujet, à l’image des polythéistes qui dirent 
(traduction rapprochée) :

« Si Allah avait voulu, ni nous ni nos ancêtres n’aurions associé » [Al-An’âm, v.148]

« 
Si Allah avait voulu, nous n’aurions pas adoré quoi que ce soit en dehors de Lui, ni nous ni nos ancêtres » [An-Nahl, v.35]

Ils dirent cela pour rejeter la preuve d’Allah contre eux par l’envoi des prophètes.

On peut répondre à celui qui interroge de la sorte en disant : Il existe une troisième partie que tu n’as pas mentionnée et qui est qu’Allah a prédestiné telle et telle chose par cette cause.

Ainsi, si tu mets en pratique cette cause, cela se produit, sinon non. 

S’il objecte
 : « S’Il me l’a prédestiné, je le ferais ; sinon, je ne saurais le faire. » 

On lui répond
 : Acceptes-tu cette argumentation de ton esclave, de ton enfant ou de ton servant, s’il rejette ton ordre ou ton interdiction, en s’appuyant sur la prédestination, et te désobéit ?

Si tu l’acceptes, ne blâme pas celui qui te désobéit, prend tes biens, diffame ton honneur, et ne respecte pas tes droits.

Et si tu ne l’acceptes pas, alors comment peux-tu l’accepter pour rejeter les droits d’Allah sur toi ?

On rapporte dans un récit des Gens du Livre que Ibrâhîm l’ami privilégié d’Allah dit : « Seigneur ! D’où provient la maladie? – De Moi. – Et le remède ? –  De Moi. – Alors quel est le rôle du médecin ? –  C’est un homme à qui on a confié d’ordonner le remède. »

Sa parole : « Toute maladie a son remède » renforce l’âme du malade et du médecin, et incite à demander et rechercher ce remède. Car si le malade sent que sa maladie a un remède qui la dissipe, son cœur s’attachera à l’espoir, l’ardeur du désespoir diminuera, et la porte de l’espoir s’ouvrira devant lui.

Et lorsque son âme se renforce, sa température naturelle jaillit, et cela renforce les âmes animales, spirituelles et naturelles.

Et lorsque ces âmes se renforcent, les forces qu’elles portent se fortifient et elles vainquent et repoussent la maladie.

De même, si le médecin sait que cette maladie a un remède, il peut le demander et le rechercher.

Les maladies du corps sont semblables aux maladies du cœur, et Allah n’a pas créé une maladie du cœur sans créer sa guérison par son contraire.

Si le porteur de la maladie le connaît et l’emploie, il l’applique sur la maladie de son cœur et le guérit, par la permission d’Allah.

Source : L’authentique de la médecine prophétique
copié de salafs.com
 
Imam Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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L’interdiction absolue de se rendre chez les sorciers... même sous prétexte de se défaire d’un sort !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’interdiction absolue de se rendre chez les sorciers... même sous prétexte de se défaire d’un sort !
Nous répondons donc : Allah a interdit d’apprendre la sorcellerie, de l’enseigner et de la pratiquer, d’après la convergence des preuves dans le Coran et la Sounna de l’interdiction de la sorcellerie et de l’incroyance du sorcier.
 
Allah le Très Haut dit à propos des Juifs (traduction rapprochée) :
 
{Et ils suivirent ce que les démons racontent contre le règne de Suleyman. Alors que Suleyman n’a jamais été mécréant, mais ce sont plutôt les démons qui l’ont été : ils enseignaient aux gens la sorcellerie, ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Hârût et Mârût, à Babylone. Ils n’enseignaient rien à personne, sans leur dire au préalable : « Nous ne sommes qu’une tentation, ne soit donc pas mécréant. » Ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or, ils ne sont capables de nuire à personne sans la permission d’Allah. Ils apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent très bien que celui qui cherche à acquérir ce pouvoir n’aura aucune part de bien dans l’au-delà. Quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ![Sourate « La Vache », verset 102]
 
Ainsi, Allah – qu’Il soit glorifié – a informé du mensonge des démons dans ce qu’ils racontèrent contre le règne de Suleyman – Prière sur lui – et Il l’a innocenté de la sorcellerie dont ils l’accusaient, en niant son incroyance ; ce qui prouve que la sorcellerie est une incroyance. 
 
Allah a confirmé l’incroyance des démons et Il a cité une de ses formes : l’enseignement de la sorcellerie. 
 
Parmi les preuves qui confirment l’incroyance de celui qui apprend la sorcellerie : la parole d’Allah au sujet des deux anges qui enseignaient la sorcellerie, afin de tenter ceux qui venaient l’apprendre (traduction rapprochée) : « Nous ne sommes qu’une tentation, ne sois donc pas mécréant. » c’est-à-dire : ne sois pas mécréant en apprenant la sorcellerie.

Ensuite, Allah a informé qu’apprendre la sorcellerie est une nuisance et non un profit, Il a dit (traduction rapprochée) : 

{Ils apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable.} 

Or, il est illicite d’apprendre ce qui ne profite en rien et est nuisible, dans tous les cas.

Ensuite, Allah dit (traduction rapprochée) : 
 
{Et ils savent très bien que celui qui cherche à acquérir ce pouvoir n’aura aucune part de bien dans l’au-delà.

c.-à-d. : les Juifs savent très bien, d’après le pacte qui leur a été ordonné de respecter, que le sorcier n’aura aucune part dans l’au-delà.

Ibn Abbas a interprété ce verset ainsi : « Il n’aura aucune part de bien. »
 
El Hassan l’a interprété ainsi : « Il n’a aucune religion. »

Le verset prouve donc que la sorcellerie est illicite, que le sorcier est un mécréant et que les sorciers nuisent aux gens.

Allah dit (traduction rapprochée) : 
 
{Le sorcier ne réussira pas, où qu’il soit} [Sourate « TâHâ », verset 69]

Dans ce verset, il y a la négation absolue de toute réussite pour le sorcier, quelque soit le lieu où il se trouve, ce qui est une preuve de son incroyance.

Quant aux preuves tirées de la Sounna : le hadith rapporté par Boukhari et Mouslim, d’après Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée – dans lequel le Prophète (Prière et salut sur lui) dit : 

« Écartez-vous des sept grands péchés qui mènent à la perdition ! » 
Ils demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Quels sont-ils ? » 
« L’association à Allah, la sorcellerie, tuer illégitimement une vie qu’Allah a rendue sacrée, consommer l’intérêt, consommer les biens de l’orphelin, fuir la bataille lorsque les deux armées se font face, accuser de fornication les croyantes chastes et insouciantes. »

Ceci prouve que la sorcellerie est un énorme crime, car elle a été citée conjointement au polythéisme et considérée comme l’un des sept grands péchés qui mènent à la perdition ici-bas, de par ce qu’ils entraînent comme conséquences néfastes physiques et spirituelles, et à la perdition dans l’au-delà, du fait qu’ils sont la cause d’un châtiment douloureux pour celui qui les commet.

Également dans la Sounna : le hadith d’Abû Hurayra – qu'Allah l'agrée – qui rapporte que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : 

« Celui qui se rend chez un devin ou un voyant et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed (Paix et salut sur lui). » 
[Rapporté par Ahmed, Abû Daoud, At-Tirmidhi, Nassaï, Ibn Majah et El Hakim, qui a dit : Hadith authentique selon les conditions de Boukhari et Mouslim.]

El Bazzâr et Abû Ya’lâ rapportent avec une bonne chaîne de transmission, d’après Ibn Mas’oûd – qu'Allah l'agrée – que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit :

« Celui qui se rend chez un devin, un sorcier ou un voyant, puis l’interroge et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed (Paix et salut sur lui). »
 
Parmi les autres preuves, le hadith Al’Imrân ibn Huçayn – qu'Allah l'agrée – qui rapporte que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : 

« N’est pas des nôtres, celui qui répand des superstitions et celui qui y croit, celui qui pratique la voyance et celui pour qui elle est pratiquée, celui qui pratique la sorcellerie et celui pour qui elle est pratiquée ; celui qui se rend chez un voyant, puis l’interroge et croit en sa prédiction, a mécru en ce qui a été révélé à Mohammed (Paix et salut sur lui). » 
[Rapporté par El Bazzâr avec une bonne chaîne de transmission.]

Il y a d’autres hadiths sur l’interdiction de se rendre chez les devins et les voyants, le statut juridique de ceux qui se rendent chez eux et croient en leurs prédictions, ainsi que le fait que la sorcellerie en fait partie.

Tous ces textes explicites tirés du Coran et de la Sounna prouvent l’incroyance du sorcier, ce qui implique que l’on doit l’obliger à se repentir, mais s’il refuse, on le tue.

Certains savants sont d’avis qu’il faut le tuer, sans même l’obliger à se repentir.

At-Tirmidhi rapporte d’après Jundoub – qu'Allah l'agrée – que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit :  « Le châtiment du sorcier est d’être décapité d’un coup de sabre. »
 
Il a également été rapporté d’un groupe de compagnons du Prophète (Paix et salut sur lui) qu’ils ont tué des sorciers ou ordonné de le faire. Il n’y avait aucune divergence entre eux à ce sujet ; en effet, il est rapporté sous le califat de ’Omar ibn el Khattâb – qu'Allah l'agrée – l’exécution capitale de trois sorcières, lorsqu’il écrivit une lettre à Jaz’ ibn Mu’âwiya, l’oncle d’Al Ahnaf ibn Qays, dont le contenu était : « Exécutez tout sorcier et toute sorcière. »

L’Imam Malik rapporte que Hafsa – qu'Allah l'agrée – l’épouse du Prophète (Paix et salut sur lui) a fait exécuter l’une de ses esclaves qui l’avait ensorcelée ; celle-ci s’étant enfuie, Hafsa ordonna qu’on la rattrape et elle fut tuée.

De même, Boukhari rapporte dans son livre  « Al Târîkh al Kabîr » avec une chaîne de transmission authentique, d’après Abû ’Outhmân : « Il y avait auprès d’Al Walîd [le calife de l’époque] un homme qui s’amusait à faire des tours de magie, il trancha la tête d’une personne, puis la détacha complètement du corps ! Nous fûmes étonnés. Puis il lui remit sa tête. Survint alors Jundoub ibn al Azadi qui l’exécuta. »

Il a été rapporté que d’autres compagnons ont exécuté les sorciers : ’Outhmân ibn ’Affân, Ibn ’Omar, Abû Mussa, Qays ibn Sa’d – qu'Allah les agrée – ainsi que sept successeurs des compagnons  (tâbi’în), parmi lesquels ’Omar ibn Abdelazzîz.

Cet acte des compagnons, puis de leurs successeurs, est considéré comme un consensus de leur part sur cette question.

Sheikh Chinqiti a dit :

« Ces traditions, dont nous n’avons nulle connaissance qu’un des compagnons les ait contestées, appuyées de plus par le hadith du Prophète (Paix et salut sur lui) cité précédemment, constituent l’argument de ceux qui affirment qu’il doit être tué dans tous les cas. En effet, ces traditions et ce hadith sont une preuve qu’il doit être exécuté, même si sa sorcellerie ne le conduit pas jusqu’au degré d’incroyance, car le sorcier que Jundoub – qu’Allah l'agrée – a tué pratiquait la prestidigitation et l’illusionnisme, à tel point que les gens eurent l’illusion qu’il avait décapité cet homme. De même, la parole de ’Omar : «  Exécutez tout sorcier » est générale et confirme cet avis. »
[Voir « Adwâ’ al Bayân »tome 4, page 461]

D’autre part, la sorcellerie étant un mal qui affecte le corps, jusqu’à ce qu’il tombe malade ou meurt, et qui crée la désunion entre les époux, il est donc légiféré de tout faire pour y remédier et utiliser les moyens licites de guérison. En effet, Allah le Très Haut a donné un remède à chaque maladie, comme il est rapporté dans  « Sahih Al Boukhari » d’après Abû Hurayra – qu'Allah l'agrée – le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : « Allah n’a pas fait descendre de maladie sans faire descendre son remède. »
 
Mouslim a rapporté d’après Jabir – qu'Allah l'agrée – que le Prophète (Paix et salut sur lui) a dit : 

« Toute maladie a son remède ; si le remède correspondant à la maladie est trouvé, le malade guérira grâce à Allah le Tout-Puissant. » 

Il y a beaucoup de hadiths à ce sujet.
 
La sorcellerie se guérit par le Coran, les invocations légiférées et les remèdes licites, par contre utiliser la sorcellerie comme remède est illicite, d’après le caractère général des textes interdisant la sorcellerie, car c’est une œuvre du diable.

De même, il est illicite de guérir la sorcellerie en sollicitant les devins, les voyants et les charlatans, et mettre en pratique ce qu’ils exigent, car ils ne sont pas croyants, ce sont des menteurs et des pervers, ils prétendent connaître l’inconnaissable et trompent les gens.
 
Le Prophète (Paix et salut sur lui) a mis en garde contre le fait de se rendre chez eux, de les questionner et de les croire.

Dans un hadith authentique, le Prophète (Paix et salut sur lui) a été questionné au sujet de la conjuration des sorts  « nuchra », il répondit : 

« C’est une œuvre du diable. »
[Rapporté par Ahmed et Abû Daoud avec une chaîne de transmission authentique.]
 
Le sens de la  « nuchra » est : libérer la personne ensorcelée de ce sortilège.

Dans le hadith, il s’agit de la « nuchra » que pratiquaient les païens antéislamiques et qui consistait à questionner le sorcier, afin qu’il délivre la personne du sortilège par un autre sortilège équivalent.

Par contre, il n’y a aucun mal à défaire le sortilège par l’exorcisme légiféré, les invocations protectrices et les remèdes licites.
 
Tout ce qui est rapporté des pieux prédécesseurs sur l’autorisation de la  « nuchra » ne concerne que la « nuchra » légiférée, c.-à-d. celle qui est constituée de versets du Coran, d’invocations légiférées et de remèdes licites.
 
Il n’est pas non plus exact d’autoriser la conjuration du sortilège par un autre sortilège en se basant sur la règle : « L’extrême nécessité autorise l’illicite », car parmi les conditions d’application de cette règle : il faut que cet acte illicite soit moindre que l’état d’extrême nécessité, comme l’ont établi les savants spécialistes des fondements de la jurisprudence.
 
Or, la sorcellerie constitue de l’incroyance et du polythéisme, elle est donc plus néfaste, comme le prouve la parole du Prophète (Paix et salut sur lui) : 

« Il n’y a pas de mal à pratiquer l’exorcisme, tant qu’il ne contient pas de polythéisme. » 
[Rapporté par Mouslim.]
 
De plus, la sorcellerie peut être guérie par des moyens légiférés, il n’y a donc aucune nécessité extrême pour utiliser ce qui est de l’incroyance et du polythéisme.
 
Au vu de ce qui précède, il est donc strictement illicite de se rendre chez les sorciers, dans tous les cas, même sous prétexte de se défaire d’un sortilège.
 
La Commission, en diffusant cela, souhaite mettre en évidence la vérité sur cette question, dégageant ainsi toute responsabilité et par conseil pour la communauté.
 
Prière et Salut d’Allah sur notre Prophète Mohammed, ses proches et ses compagnons.
 
Importante déclaration de la Commission Permanente pour les Recherches Académiques et l’Ifta (consultation religieuse) d'Arabie Saoudite.
Magazine « Al Da'wa » n°2054 daté du 9 rajab 1427 / 3 août 2006
Traduit par Abu Ahmed
 Publié par alghourabaa.free.fr
 

التدواي بالمحرم والذهاب إلى السحرة والكهان
س: أولاً: يوجد في بعض المناطق من بلادنا أن بعض الأفراد يعالجون مرضاهم بلحوم السباع والطير والدواب سواء منها حلال اللحم أو حرامه فما حكم هذا الصنيع سواء كان ذلك مجربًا عدة مرات أو غير ذلك؟ أفتونا مأجورين
ثانيًا: ما حكم الذهاب إلى السحرة والكهان والمنجمين

ج: أولاً: كل ما كان مفترسًا بنابه كالأسد والذئب والنمر من السباع، وكل ذي مخلب يفترس به كالحدأة والصقر من الطيور، وكالحمر الأهلية والبغال من الدواب - أكله حرام، لما
ثبت عن أبي ثعلبة الخشني رضي الله عنه أنه قال:   نهى رسول الله صلى الله عليه وسلم عن أكل كل ذي ناب من السباع  رواه البخاري ومسلم، وعن ابن عباس رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم:   نهى عن أكل كل ذي ناب من السباع، وكل ذي مخلب من الطير  ، وهذه الأحاديث مخصصة لعموم الآية:  قُلْ لاَ أَجِدُ فِي مَا أُوحِيَ إِلَيَّ مُحَرَّمًا عَلَى طَاعِمٍ يَطْعَمُهُ إِلا أَنْ يَكُونَ مَيْتَةً أَوْ دَمًا مَسْفُوحًا أَوْ لَحْمَ خِنْـزِيرٍ فَإِنَّهُ رِجْسٌ أَوْ فِسْقًا أُهِلَّ لِغَيْرِ اللَّهِ بِهِ  أو يقال: إن الأحاديث جاءت لتحريم ما ذكر فيها زيادة على ما كان قد حرمه الله من قبل في
الآيات المكية، ولما كانت هذه محرمة لم يجز التداوي بها ولا بغيرها من المحرمات
أما ما كان حلالاً أكله فيجوز التداوي به
ثانيًا: لا يجوز الذهاب إلى السحرة ولا إلى الكهان والمنجمين ولا تصديقهم؛ لقول النبي صلى الله عليه وسلم:   من أتى عرافًا فسأله عن شيء لم تقبل له صلاة أربعين ليلة  خرجه مسلم في صحيحه، والعراف يعم الكاهن والمنجم والساحر، وقوله صلى الله عليه وسلم:   من أتى كاهنًا فصدّقه بما يقول فقد كفر بما أنزل على محمد  أخرجه أهل السنن
وبالله التوفيق. وصلى الله على نبينا محمد، وآله وصحبه وسلم

( الجزء رقم : 1، الصفحة رقم: 563-562)
فتوى رقم - 6291

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Le remède efficace contre la sorcellerie et le moyen de la combattre

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Le remède efficace contre la sorcellerie et le moyen de la combattre

Les remèdes les plus utiles contre la sorcellerie sont les médicaments divins, car ces remèdes sont, par essence, bénéfiques.

 

Certes, résulte des agissements liés aux mauvais esprits vils.

 

Leur élimination se fait par l’utilisation de ce qui les repousse et ce qui leur résiste, parmi les glorifications, [la récitation] des versets du Coran, et les invocations qui anéantissent leurs effets et leurs traces [sur la victime].

 

Plus [ces invocations] sont fortes et dures, plus leur propagation sera efficace.

 

Cette situation est telle que la confrontation de deux armées, chacune étant équipée d’armes, et l’armée victorieuse, vaincra l’armée défaite et s’appropriera le pouvoir.

 

Si le cœur est rempli de l’amour d’Allâh, recouvert par l’invocation d’Allâh, muni d’acheminement, d’invocations et de formulations protectrices qu’il prononce sincèrement et conformément aux sentiments qu’il nourrit dans son cœur et sa langue, ceci constituera l’un des moyens les plus efficaces pour éloigner la sorcellerie, et ce sera un des plus grands remèdes pour lui après [que ce Sihr] l’ai accablé.

 

Leur magie [à ces ensorceleurs] ne déploie ses effets que dans les cœurs faibles et les âmes amoureuses attachées aux ignominies.

 

C’est pour cette raison que la sorcellerie affecte le plus souvent les femmes et les garçons, les ignorants et les nomades, et celui dont la part de confiance en Allâh et de croyance à l’unicité d’Allâh est minime, et dont le lot d’invocations et de prières prophétiques n’est que réduit.

 

Et n’est pas touché par ces malheurs celui qui revient aux invocations et formules protectrices prophétiques.

 

Il a été dit : l’ensorcelé est celui qui se laisse entraîner aisément et qui est dépendant d’une chose précise pour laquelle il se tourne souvent, qui maîtrise les tendances de son cœur.

 

Les mauvais esprits ne dominent que d’autres susceptibles d’être assujettis, car ils ne penchent que vers ce qui convient à ces esprits ignobles, et sont démunis de force divine, en étant désarmés.

 

Ainsi, les esprits vils rencontrent ces âmes désarmées, prédisposées à ce qui leur convient.

 

Ils s’en emparent donc et les influencent par la magie ou autre.

 

Wa Allâhu A’lâm.

 

Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » - 4/116-117

 Publié par manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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L'huile d'olive dans le coran

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L'huile d'olive dans le coran

(traduction rapprochée)

 

«Ainsi qu' un arbre (l' olivier) qui pousse au Mont Sinaï,en produisant l' huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain. » (Coran, 23 : 20)
 
« Allah est la Lumière des cieux et de la terre. 
Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. 
La lampe est dans un (récipient de) cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat ; son combustible vient d' un arbre béni : un olivier ni oriental ni occidental dont l' huile semble éclairer sans même que le feu la touche. 
Lumière sur lumière. 
Allah guide vers Sa lumière qui Il veut. 
Allah propose aux hommes des paraboles et Allah est Omniscient. » (Coran, 24 : 35) 

Allah  dit (traduction rapprochée) :

 
"(Ce flambeau) s'allume de l'huile de l'arbre béni, de cet olivier qui n'est ni de l'Orient ni de l'Occident et dont l'huile semble s'allumer sans que le feu y touche" (S24V35)
 
Dans les oeuvres d'At-Tirmidhi et d'Ibn Majah on lit, d'après le récit d'Abu Hurayrah رضي الله عنه que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
"Mangez de l'huile, et enduisez-vous, car elle provient d'un arbre béni"
 
Al-Bayhaqi et Ibn Majah, ont mentionné d'après 'Abdallah ibn 'Omar رضي الله عنه que l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

"Mangez de l'huile avec du pain, et enduisez-vous, car elle provient d'un arbre béni"
 
L'huile est chaude et humide, au premier degré ; et celui qui dit qu'elle est sèche, et erroné.
 
L'huile dépend des olives.

Si celles-ci sont bien mûres, l'huile sera la plus bonne et la plus modérée ; et si elles ne sont pas mûres l'huile aurait de la froideur et de la sécherrese.

Quant aux olives rouges, leur huile serait moyenne entre les deux précédentes ; et celle qui provient des olives noires, rechauffe et humecte avec modération, et elle est utile contre les poisons, elle relâche le ventre et émet les vermines ; la vieille huile est extrêmement dissolvante.
 
L'huile extaite à l'aide l'eau, est la plus douce et sa chaleur est minime, et son utilité est plus efficace.
 
Toutes les sortes d'huile adoucissent l'épiderme et tarde la blancheur des cheveux.
 
L'eau des olives salées empêche les brûlures du feu d'être couvertes d'ampoules, et raffermit la gencive.
 
Les feuilles des oliviers sont utiles contre l'érysipèle (rougeur), le fourmillement et les ulcères sales et les urticaires.
 
Elles ont la qualité d'empêcher la sueur, leurs utilités sont plus nombreuses et dépassent bien ce que nous avons cité.

Source : la médecine prophétique, d'ibn Qayyim al-Jawziyya

copié de darwa.com

D'après 'Omar Ibn Al Khattab (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit:

 

« Mangez de l'huile et enduisez vous avec car elle provient d'un arbre béni ».

(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°1851 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)

 

Ce hadith concerne évidemment l'olivier et l'huile d'olive, c'est cet arbre qu'Allah a qualifié de béni dans la Sourate Nour n°24 verset 35.
 

عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

كلوا الزيت وادهنوا به فإنه من شجرة مباركة
(رواه الترمذي في سننه رقم ١٨٥١ و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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