510 articles avec methodologie - المنهجية

S’accrocher à quelqu’un malgré les erreurs

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

S’accrocher à quelqu’un malgré les erreurs
Question :

Certaines personnes, qu'Allah les guide, sanctifie certains individus et s'accrochent fanatiquement à leurs avis.

Quel est votre conseil pour eux ?
 
Réponse : 
 
Il est obligatoire de suivre la vérité d'où qu'elle vienne et ne pas suivre les individus qui s'opposent à la vérité.

L'imam Ahmad ( rahimahullah) a dit :

« Je suis stupéfié par les gens qui connaissent la chaîne de narration (d'un hadith) et son authenticité, mais suivent l'avis de Sufyan (dans ce qui est en contradiction avec la preuve). »

Et Allah, le Très-Haut, dit (traduction rapprochée) :

« Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux » [Sourate An-Nur : 63]

Ibn Abbas ( radiallahu 'anhu) a dit :

« Je crains que des pierres ne tombent sur vous du ciel - je dis Allah a dit et vous dites Abû Bakr et Umar ont dit. »

Ainsi, si cet avertissement et cette menace concerne le suivi des gens les plus pieux après les prophètes, alors qu'en est-il du suivi de « celui qui n'est ni ici ni là » (c'est-à-dire personne), comme ceux qui ne sont pas connu pour avoir de la science ou de la piété, mais sont experts dans les discours divers 
 
Shaikh Salih ibn Fawzan Al-Fawzan [ Al-Ajwiba Al-Mufida : p. 108]
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Question :
 
Quel est le jugement sur quelqu' un qui aime un savant ou un prêcheur et dit :

« je l'aime beaucoup », « je ne veux entendre personne le réfuter » et « je prendrai ses paroles même si elles sont en opposition avec la preuve parce que ce shaikh est plus conscient de la preuve que nous ne le sommes. »
 
Réponse :
 
Ceci est du ta'asub (fanatisme), qui est détesté et condamné et ceci n'est pas permis.

Nous aimons les savants, la louange est à Allah et nous aimons les prêcheurs à la voie d'Allah.

Cependant, si l'un d'entre eux se trompe dans une question, nous clarifions la vérité en ce qui concerne cette question, avec la preuve.

Et cela n'amoindrit pas l'amour ou le statut de celui qui a été réfuté.

L'imam Malik ( rahimahullah) a dit :

« Il n'y a aucun de nous, qui ne puisse réfuter ou être réfuté, à part celui enterré dans cette tombe »
- c'est à dire le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam).

Ainsi, quand nous réfutons un des savants ou une des personnalités nobles, cela ne signifie pas que nous avons une haine pour lui ou que nous le diminuons.

Plutôt nous clarifions ce qui est correct.

C'est pourquoi quand un savant a vu qu'un de ses semblables s'est trompé, il a dit :
 
« ainsi est notre ami aimé, cependant la vérité est bien plus aimée de nous que lui. »

Ceci est la voie correcte.

Et ne comprenez pas de la réfutation d'un savant dans une question sur laquelle il s'est trompé, que cela signifie une diminution ou une haine pour lui.

Au contraire, les savants n'ont pas cessé de se réfuter (à travers l'histoire), mais malgré cela, ils sont frères tenant de l'amour l'un pour l'autre.

Il ne nous est pas permis d'accepter entièrement tout ce qu'un individu dit - qu'il soit dans le vrai ou le faux - parce que ceci est du  ta'asub (fanatisme aveugle).

(Le seul) dont nous pouvons prendre toutes ses paroles et n'en laisser aucune est le messager d'Allah, parce qu'il est le messager de son Seigneur et il ne parle pas de son propre désir.

Quant à d'autres que lui, ils peuvent se tromper de temps en temps et voir juste de temps en temps.

Même s'ils sont parmi les plus vertueux des gens et qu'ils sont  Mujtahid (c'est-à-dire des savants), ils peuvent se tromper de temps en temps et voir juste de temps en temps.

Il n'y a personne qui est protégé de l'erreur sauf le messager d'Allah.

Nous devons savoir cela.

En outre, nous ne cachons pas l'erreur par amour pour tel et tel individu.

Plutôt, nous devons exposer et clarifier l'erreur.

Le prophète ( sallallahu alayhi wa sallam) a dit :

« La Religion c'est la sincérité (le bon conseil). »
Nous avons dit : "à qui ?"
Il (
sallallahu alayhi wa sallam) a dit : « à Allah, Son Livre, Son Messager, les gouverneurs musulmans et les gens communs. » 

La clarification de l'erreur tombe sous la Sincérité envers chacun.

Mais quant à la dissimulation de l'erreur, alors elle est en opposition avec la Sincérité.

[Al-Ajwibah Al-Mufida : pg. 120-122]
Article tiré du site al-manhaj.com
copié de salafs.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Passer son temps dans le «jarh» (la critique)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Passer son temps dans le «jarh» (la critique)

Question :

 
Certains jeunes étudiants en science occupent leur temps à parler contre les Hizbis (partisans des sectes égarées), passant une grande partie de leur temps en cela.

De ce fait, ils gaspillent (leur temps pour) la recherche de la science, qui est ce qui leur bénéficiera devant leur Seigneur - et qui leur clarifiera ce qui est entaché de ce qui est pur - afin de connaître les erreurs des  Hizbis.

En fait, leur occupation n'est rien d'autre que :

« Quel est ton avis sur cette personne » et « Quel est ton avis sur cette autre ? »

La plupart de leurs assises sont arrivées à cette condition, au point qu'ils jettent des accusations sur des personnes au hasard.

Ainsi, quel est votre conseil aux ces jeunes ?

Incitez-les à donner de l'importance à la science religieuse, qui les protégera contre les innovations.
 
 
Réponse de Cheikh An-Najmi :
 
La réalité est que l'exagération dans ces sujets, qui sortent l'étudiant en science du royaume de la vérité vers l'argumentation, et la perte de temps en paroles ne produit pas un résultat salutaire, mais amène plutôt  la personne à des assises vides (de science), et ceci n'est pas correct.

Plutôt,  il est obligatoire à l'étudiant en science d'occuper son temps dans l'obéissance à Allah, la recherche de la science et la présence dans les assises (de science).

Mais il n'y a rien de mal à écouter quelqu'un avertir à leur sujet ou à écouter l'exposition de leurs caractéristiques, de sorte qu'il puisse prendre garde contre eux.

Mais quant à occuper tout notre temps dans le discours ( kalam) contre eux, et ne pas se préoccuper de la recherche de la science, qui nous bénéficiera, aucun doute que c'est une grosse erreur et une grande méprise.
 
Article tiré du site al-manhaj.com
Source : Al-Fatawa Al-Jaliyya: 27-28

copié de salafs.com

 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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Que faire de mes anciens livres d'égarés ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Que faire de mes anciens livres d'égarés ?
Question :
 
Avant d'être dans le Minhaj, j'ai acquis plusieurs livres dont les auteurs sont connus, aujourd'hui, pour faire partie d'un groupe d'égarés.

Comment pourrais-je me débarrasser de ces livres ?
 
Réponse :
 
Bismi Allah el Rahman el Rahim
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah ; c'est Lui que nous louons et dont nous implorons l'aide et le pardon.
Et nous recherchons refuge auprès d'Allah contre la méchanceté de nos âmes et contre nos mauvaises actions.
 
Sheikh Djamel Al-Harithi (qu'Allah le préserve) répond :
 
En ce qui concerne les livres des gens qui font parti des groupes égarés, il faut obligatoirement les brûler.

Pour ce qui est de certains livres concernant uniquement la jurisprudence de ces gens là, cela peut être profitable pour l'étudiant en religion, dans certains cas (ils ne doivent contenir aucunes questions relatives au Minhaj et à la croyance). 
Remarque :
 
Le frère Abdelmalik Abou Adam a demandé au Sheikh, concernant certains livres propres à la jurisprudence dont l'auteur est le Sheikh Al-Qardaoui.

Le Sheikh Al-Harithi répond :

On ne prend de lui ni dans la croyance ni dans la jurisprudence, car il a fait preuve de beaucoup de déviations dans la jurisprudence et c'est la raison pour laquelle notre Sheikh Salih Ibn Fawzan Abdallah Al Fawzan - hafidhahou Allah a fait une réplique à son livre "Le Licite et l'Illicite en Islam" [al-halal wa al-haram fil-islam] faisant apparaître toutes les questions et réponses marginales et non-conformes aux bases de la shari'a.
 
[Abdelmalik Abou Adam al-firansi le 21/06/1429 - 24/07/2008 Joubail - Arabie Saoudite]
 Publié par dourous abdelmalik

Ibnoul Qayyim el Jawziyyah, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a dit :

 

« Ainsi, il n'y a pas de prix à payer en retour pour le fait de brûler et détruire les livres déviants. 

Al-Marwazî a dit : « j'ai dit à Ahmad : j'ai emprunté un livre qui contient du mal et des choses détestables en lui. Penses-tu que je dois le déchirer et le brûler ?" 

Il répondit : Oui.

Alors je le brûlai ».

 

Kitâb At-Tourouq ul-Houkmiyyah - (p. 282) 

 Publié par lamektaba.over-blog.com

 
Cheikh Jamal Ibn Farihan Al Harthy -  الشيخ جمال بن فريحان الحارثي

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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L'innovation et les innovateurs ? (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L'innovation et les innovateurs ? (vidéo)
 Publié par 3ilmchar3i.net
 
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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A quel moment la personne peut être excusable ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

A quel moment la personne peut être excusable ?

Question :

 
Qui est excusé pour son ignorance ?
 
Est-on excusé pour son ignorance dans le domaine jurisprudentiel ?
 
Ou dans le domaine du dogme et de l'Unicité d'Allâh ?
 
Quelle est l'obligation des savants sur le sujet ?

 

Réponse :
 

L'ignorance excusable doit être différenciée, car toute ignorance n'est pas excusable.

Et pour ce qui est des sujets liés aux enseignements de l'Islâm expliqués par le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) pour les gens, éclaircis par le Livre d'Allâh et répandus au sein des musulmans, l'ignorance n'est pas acceptée [comme excuse].

Et plus particulièrement lorsqu'il s'agit du dogme et des fondements de la religion.

Certes, Allâh - 'Azza wa Djal - a envoyé Son prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) aux gens afin qu'il éclaircisse et explique la religion de façon claire.

Et il l'a fait de la manière la plus évidente puisqu'il a clarifié pour la Communauté la réalité de sa religion, et lui a expliqué toute chose et l'a placée sur la voie la plus claire de nuit comme de jour.

Et dans le livre d'Allâh demeurent la droiture et la lumière.

Et si certaines personnes prétendent ignorer des choses élémentaires de la religion que tout le monde est sensé connaître par nécessité, et bien répandues parmi les musulmans, comme le fait de prétendre ignorer le polythéisme ou le fait de vouer le culte à un autre qu'Allâh - 'Azza wa Djal - ou le fait de prétendre que la prière n'est pas obligatoire, ou de prétendre que le jeûne du Ramadhân n'est pas obligatoire, de même pour la Zakât et le pèlerinage à la Mecque alors que la personne en est capable, de telles choses et ce qui y ressemble sont inacceptables de la part d'une personne vivant au sein des musulmans, parce qu'il s'agit de choses bien connues de tous les musulmans.

On sait que ces choses sont par nécessité connues en Islâm et cela est répandu au sein des musulmans.

C'est pourquoi il est inacceptable de prétendre les ignorer.

Il en est de même de quelqu'un qui prétend ignorer le jugement quant à ce que les polythéistes font auprès des tombes ou près des idoles, en invocations adressées aux morts, en demandes de secours, en sacrifices pour eux, en formation de vœux de sacrifices dédiés aux idoles, aux astres, aux arbres et aux pierres, en demandes de guérison ou de victoire sur les ennemis adressées aux morts, ou aux idoles, ou aux djinns, ou aux anges, ou aux Prophètes.

En effet, il est nécessairement connu dans la religion que ces choses relèvent du polythéisme majeur.

Allâh l'a expliqué dans Son Saint Livre ainsi que Son Messager, qui a pendant treize ans à la Mecque mis en garde les gens contre le polythéisme, et de même à Médine pendant dix ans, il a expliqué la nécessité de vouer un culte sincère à Allâh exclusivement et récitait des versets du livre d'Allâh - Ta'âla - tels que (traduction rapprochée) :

« Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui ; et (marquez) de la bonté envers les père et mère » [1]

Et 
(traduction rapprochée) :


« C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours. » [2]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif, d'accomplir la Salâ et d'acquitter la Zakâ. Et voilà la religion de droiture. » [3]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif. C'est à Allâh qu'appartient la religion pure. » [4]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Dis : "En vérité, ma Salâ, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. A Lui nul associé ! Et voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. » [5]

Il s'est aussi adressé au Messager en ces termes 
(traduction rapprochée) :


« Nous t'avons certes, accordé l'Abondance. Accomplis la Salat pour ton Seigneur et sacrifie. » [6]

Et a dit - Subhânahu wa Ta'âla 
(traduction rapprochée) :


« Les mosquées sont consacrées à Allâh : n'invoquez donc personne avec Allâh. » [7]

Et 
(traduction rapprochée) :


« Et quiconque invoque avec Allâh une autre divinité, sans avoir la preuve évidente (de son existence), aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas. » [8]

Il en est de même du fait de se moquer de la religion, de la remettre en cause, d'en faire l'objet de raillerie et d'insulte.

Tout cela relève de la mécréance majeure que l'on ne saurait excuser en évoquant l'ignorance.

Car il est nécessairement connu dans la religion qu'insulter la religion ou le Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) relève de la mécréance majeure.

Il en est de même de l'attitude qui consiste à s'en moquer et en faire l'objet de raillerie. Certes Allâh - Ta'âla - dit 
(traduction rapprochée) :


« Dis : "Est- ce d' Allâh, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ?" Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. » [9]

L'obligation qui s'impose aux gens de science est qu'ils doivent répandre partout ce qui précède et l'éclaircir afin que les gens n'aient plus d'excuse, et que ces connaissances se propagent en son sein, que les gens cessent de s'accrocher aux défunts pour solliciter leur secours comme cela se fait un peu partout, notamment en Egypte, en Syrie, en Iraq, à Médine devant la tombe du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), à La Mecque et ailleurs.

Il faut avertir les gens et plus particulièrement les pèlerins et leur apprendre la loi d'Allâh et Sa religion.

Le silence des savants est une des causes de l'ignorance et de la perdition de la masse.

Il est obligatoire pour les gens de science, où qu'ils puissent se trouver, de transmettre la religion d'Allâh aux gens ; ils doivent leur apprendre l'unicité d'Allâh et les types de polythéisme pour qu'ils abandonnent celui-ci en connaissance de cause et vouent le culte à Allâh Seul.

Il en est de même de ce qui se passe devant la tombe de al-Badawî, ou de al-Hussayn (radhiallâhu 'anhu), ou près de la tombe de SHeikh 'Abd al-Qâdir al-Djilânî, ou de la tombe du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) à Médine ou d'autres.

Il faut avertir les gens à ce sujet pour qu'ils sachent que le culte est un droit réservé exclusivement à Allâh Seul, comme Allâh - 'Azza wa Djal - le dit 
(traduction rapprochée) :


« Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif » [10]

Et - Subhânahu 
(traduction rapprochée) :


« Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif » [11]

Et - Subhânahu 
(traduction rapprochée) :


« Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui » [12]

C'est-à-dire, ton Maître a donné l'ordre.

Il est donc obligatoire aux gens de science, dans tous les pays musulmans et partout, d'apprendre aux gens l'unicité d'Allâh et de leur expliquer clairement la signification de l'adoration d'Allâh et de les mettre en garde contre le polythéisme, qui constitue le péché le plus grave.

Car Allâh a créé les hommes et les djinns afin qu'ils L'adorent et leur en a donné l'ordre. Il dit 
(traduction rapprochée) :


« Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. » [13]

L'adorer, c'est Lui obéir et obéir à Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui vouer un culte sincère et orienter les cœurs vers Lui. Allâh - Ta'âla - dit 
(traduction rapprochée) :


« Ô hommes ! Adorez votre Seigneur, qui vous a créés vous et ceux qui vous ont précédés. Ainsi atteindriez- vous à la piété. » [14]

Quant aux questions pouvant être ambiguës, comme certaines affaires sociales, certains aspects de la prière et du jeûne, on peut excuser celui qui les ignore.

C'est pourquoi le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) avait excusé l'homme qui s'était mis en état de sacralisation vêtu d'un manteau et parfumé.

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui avait dit : 

« ôte le manteau et lave le parfum. Et puis fais dans ta 'Oumra [pèlerinage mineur] ce que tu as à faire dans ton pèlerinage ». 

Il ne lui avait pas donné l'ordre d'effectuer un acte de réparation en raison de son ignorance.

C'est ainsi qu'il faut traiter les questions qui peuvent être ambiguës, on doit instruire l'ignorant et lui expliquer cela.

Quant aux fondements de la croyance, les piliers de l'Islam et les interdictions évidentes, il est inadmissible qu'un musulman prétende les ignorer.

Si quelqu'un qui vit au sein des musulmans dit :
« moi je ne sais pas que la fornication est interdite », il n'est pas excusé, ou « je ne sais pas qu'il est interdit de maltraiter ses parents », il n'est pas excusé, bien au contraire, on doit le corriger.

Ou s'il disait encore :  « je ne savais pas que la sodomie était interdite », il ne serait pas excusé.

Car ces choses sont clairement connues des musulmans dans l'Islâm.

Si cette personne vivait dans des contrées éloignées des terres de l'Islâm ou dans des zones inaccessibles de l'Afrique, là où il n'y a pas de musulmans, on pourrait admettre qu'il ignore [ces choses là].

Et si cette personne meurt dans l'état d'ignorance, son sort sera réglé par Allâh, et son statut est assimilable à celui des gens ayant vécu dans une période de rupture transitoire.

Ce qui est le plus authentique, c'est que ces gens-là seront mis à l'épreuve le Jour de la Résurrection.

S'ils répondent [correctement] et obéissent, ils entreront au paradis.

S'ils désobéissent, ils entreront en enfer.

Quant à celui qui vit au sein des musulmans et se comporte comme un infidèle et néglige les obligations bien connues, il ne sera pas excusé, car les ordres [religieux] sont clairs et les musulmans sont présents - al-HamdouLLiLLeh - Ils observent le jeûne et accomplissent le pèlerinage.

Tout ceci est connu au sein des musulmans et répandu parmi eux.

Et prétendre ignorer cet état est vain.

Et Allâh est celui qui garantit l'assistance.  [15]

 

[1] Coran, 17/23
[2] Coran, 1/5
[3] Coran, 98/5
[4] Coran, 39/2-3
[5] Coran, 6/162-163
[6] Coran, 108/1-2
[7] Coran, 72/18
[8] Coran, 23/117
[9] Coran, 9/65-66
[10] Coran, 98/5
[11] Coran, 39/2-3
[12] Coran, 17/23
[13] Coran, 51/56
[14] Coran, 2/21
[15] Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 7/136-140

 

 Publié par manhajulhaqq.com

من هو الذي يعذر بالجهل في العقيدة والأمور الفقهية؟

سؤال : الأخ: م. ص من جمهورية مصر العربية يقول في سؤاله: من هم الذين يعذرون بالجهل؟ وهل يعذر الإنسان بجهله في الأمور الفقهية؟ أم في أمور العقيدة والتوحيد؟ وما هو واجب العلماء نحو هذا الأمر؟

جواب : دعوى الجهل والعذر به فيه تفصيل، وليس كل واحد يعذر بالجهل، فالأمور التي جاء بها الإسلام وبينها الرسول ﷺ للناس وأوضحها كتاب الله وانتشرت بين المسلمين لا تقبل فيها دعوى الجهل، ولا سيما ما يتعلق بالعقيدة وأصل الدين، فإن الله  بعث نبيه ﷺ ليوضح للناس دينهم ويشرحه لهم، وقد بلغ البلاغ المبين وأوضح للأمة حقيقة دينها وشرح لها كل شيء وتركها على المحجة البيضاء ليلها كنهارها.
وفي كتاب الله الهدى والنور فإذا ادعى بعض الناس الجهل فيما هو معلوم من الدين بالضرورة، وقد انتشر بين المسلمين، كدعوى الجهل بالشرك وعبادة غير الله ، أو دعوى أن الصلاة غير واجبة، أو أن صيام رمضان غير واجب أو أن الزكاة غير واجبة، أو أن الحج مع الاستطاعة غير واجب فهذا وأمثاله لا تقبل فيه دعوى الجهل ممن هو بين المسلمين؛ لأنها أمور معلومة بين المسلمين، وقد عُلِمت بالضرورة من دين الإسلام، وانتشرت بين المسلمين فلا تقبل دعوى الجهل في ذلك، وهكذا إذا ادعى أحد بأنه يجهل ما يفعله المشركون عند القبور أو عند الأصنام من دعوة الأموات والاستغاثة بهم والذبح لهم والنذر لهم، أو الذبح للأصنام أو الكواكب أو الأشجار أو الأحجار، أو طلب الشفاء أو النصر على الأعداء من الأموات أو الأصنام أو الجن أو الملائكة أو الأنبياء

فكل هذا أمر معلوم من الدين بالضرورة وأنه شرك أكبر، وقد أوضح الله ذلك في كتابه الكريم وأوضحه رسوله ﷺ وبقي ثلاث عشرة سنة في مكة وهو ينذر الناس هذا الشرك، وهكذا في المدينة عشر سنين، يوضح لهم وجوب إخلاص العبادة لله وحده ويتلو عليهم كتاب الله مثل قوله تعالى

وَقَضَى رَبُّكَ أَلا تَعْبُدُوا إِلا إِيَّاهُ [الإسراء: 23]

وقوله سبحانه

إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ [الفاتحة: 5]

وقوله

وَمَا أُمِرُوا إِلا لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ [البينة: 5]

وقوله سبحانه

فَاعْبُدِ اللَّهَ مُخْلِصًا لَهُ الدِّينَ أَلا لِلَّهِ الدِّينُ الْخَالِصُ [الزمر: 2 - 3]

وقوله سبحانه

قُلْ إِنَّ صَلاتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ ۝ لا شَرِيكَ لَهُ وَبِذَلِكَ أُمِرْتُ وَأَنَا أَوَّلُ الْمُسْلِمِينَ [الأنعام: 162 - 163] وبقوله سبحانه مخاطبًا الرسول ﷺ: إِنَّا أَعْطَيْنَاكَ الْكَوْثَرَ ۝ فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ [الكوثر: 1-2]

وبقوله سبحانه وتعالى

وَأَنَّ الْمَسَاجِدَ لِلَّهِ فَلا تَدْعُوا مَعَ اللَّهِ أَحَدًا [الجن: 18]

وبقوله سبحانه وتعالى:

وَمَنْ يَدْعُ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ لا بُرْهَانَ لَهُ بِهِ فَإِنَّمَا حِسَابُهُ عِنْدَ رَبِّهِ إِنَّهُ لا يُفْلِحُ الْكَافِرُونَ [المؤمنون: 117]

وهكذا الاستهزاء بالدين والطعن فيه والسخرية به والسب كل هذا من الكفر الأكبر ومما لا يعذر فيه أحد بدعوى الجهل، لأنه معلوم من الدين بالضرورة أن سب الدين أو سب الرسول ﷺ من الكفر الأكبر وهكذا الاستهزاء والسخرية، قال تعالى

قُلْ أَبِاللَّهِ وَآيَاتِهِ وَرَسُولِهِ كُنْتُمْ تَسْتَهْزِئُونَ ۝ لا تَعْتَذِرُوا قَدْ كَفَرْتُمْ بَعْدَ إِيمَانِكُمْ [التوبة: 65 - 66]

فالواجب على أهل العلم في أي مكان أن ينشروا هذا بين الناس وأن يظهروه، حتى لا يبقى للعامة عذر، وحتى ينتشر بينهم هذا الأمر العظيم، وحتى يتركوا التعلق بالأموات، والاستعانة بهم، في أي مكان في مصر أو الشام أو العراق أو في المدينة، عند قبر النبي ﷺ أو في مكة أو غير ذلك، وحتى ينتبه الحجيج وينتبه الناس ويعلموا شرع الله ودينه.
فسكوت العلماء من أسباب هلاك العامة وجهلهم، فيجب على أهل العلم أينما كانوا أن يبلغوا الناس دين الله، وأن يعلموهم توحيد الله وأنواع الشرك بالله حتى يدعوا الشرك على بصيرة، وحتى يعبدوا الله وحده على بصيرة، وهكذا ما يقع عند قبر البدوي، أو الحسين ، أو عند قبر الشيخ عبدالقادر الجيلاني، أو عند قبر النبي ﷺ في المدينة، أو عند غيرهم، يجب التنبيه على هذا الأمر، وأن يعلم الناس أن العبادة حق لله وحده ليس لأحد فيها حق كما قال الله

وَمَا أُمِرُوا إِلا لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ [البينة: 5]

وقال سبحانه

فَاعْبُدِ اللَّهَ مُخْلِصًا لَهُ الدِّينَ * أَلا لِلَّهِ الدِّينُ الْخَالِصُ [الزمر: 2 - 3]

وقال سبحانه

وَقَضَى رَبُّكَ أَلا تَعْبُدُوا إِلا إِيَّاهُ [الإسراء: 23]

يعنى أمر ربك
فالواجب على أهل العلم في جميع البلاد الإسلامية وفي مناطق الأقليات الإسلامية وفي كل مكان أن يعلموا الناس توحيد الله، وأن يبصروهم بمعنى عبادة الله، وأن يحذروهم من الشرك بالله  الذي هو أعظم الذنوب، وقد خلق الله الثقلين ليعبدوه وأمرهم بذلك لقوله سبحانه:

وَمَا خَلَقْتُ الْجِنَّ وَالْإِنْسَ إِلا لِيَعْبُدُونِ [الذاريات: 56]

وعبادته هي: طاعته وطاعة رسوله ﷺ وإخلاص العبادة له وتوجيه القلوب إليه، قال تعالى

يَا أَيُّهَا النَّاسُ اعْبُدُوا رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُمْ وَالَّذِينَ مِنْ قَبْلِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ [البقرة: 21]

أما المسائل التي قد تخفى مثل: بعض مسائل المعاملات، وبعض شؤون الصلاة، وبعض شئون الصيام فقد يعذر فيها الجاهل؟ كما عذر النبي ﷺ الذي أحرم في جبة وتلطخ بالطيب، فقال له النبي ﷺ

اخلع عنك الجبة واغسل عنك هذا الطيب، واصنع في عمرتك ما أنت صانع في حجتك

ولم يأمره بفدية لجهله، وهكذا بعض المسائل التي قد تخفى يعلم فيها الجاهل ويبصر فيها
أما أصول العقيدة وأركان الإسلام والمحرمات الظاهرة فلا يقبل في ذلك دعوى الجهل من أي أحد بين المسلمين، فلو قال أحد، وهو بين المسلمين: إنني ما أعرف أن الزنا حرام، فلا يعذر، أو قال: ما أعرف أن عقوق الوالدين حرام، فلا يعذر، بل يضرب ويؤدب، أو قال: ما أعرف أن اللواط حرام، فلا يعذر؛ لأن هذه أمور ظاهرة معروفة بين المسلمين في الإسلام.

لكن لو كان في بعض البلاد البعيدة عن الإسلام أو في مجاهل أفريقيا التي لا يوجد حولها مسلمون قد يقبل منه دعوى الجهل، وإذا مات على ذلك يكون أمره إلى الله، ويكون حكمه حكم أهل الفترة، والصحيح أنهم يمتحنون يوم القيامة، فإن أجابوا وأطاعوا دخلوا الجنة وإن عصوا دخلوا النار، أما الذي بين المسلمين ويقوم بأعمال الكفر بالله ويترك الواجبات المعلومة، فهذا لا يعذر؛ لأن الأمر واضح والمسلمون بحمد الله موجودون، ويصومون ويحجون ويعرفون أن الزنا حرام وأن الخمر حرام وأن العقوق حرام وكل هذا معروف بين المسلمين وفاشٍ بينهم؛ فدعوى الجهل في ذلك دعوى باطلة والله المستعان

مجموع فتاوى ومقالات الشيخ ابن باز (7/ 136)

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Il réfute les innovateurs, alors il est salafi ? (vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Il réfute les innovateurs, alors il est salafi ? (vidéo)

La seconde chose sur laquelle j'attire l'attention est que tu trouveras certes les gens du faux se réfuter entre-eux et cela n'implique pas le fait que celui qui réfute est sur la vérité, non !

 

A cause de ceci, certains Salafiyîn se font tromper par certains opposants à la vérité lorsqu'ils le (l'opposant) voient réfuter d'autres opposants [à la vérité], lorsqu'ils le voient par exemple mettre en garde contre 'Abdurrahmân 'Abdulkhâliq, contre Al-Ma`ribi.

 

Ils pensent alors qu'il est salafi, non !

 

Al-Barbahâry a dit:

 

« L'homme n'est décrit par la sunnah que lorsque se sont rassemblées en lui les moeurs de la sunnah »

 

Et ceci est une chose importante et subtile !

 

C'est pour ceci que l'on trouve certains d'entre-eux réfuter les Takfîriyîn et les politiques (Siyâsiyîn), mais font partie des gens qui appellent aux manifestations et aux renversements.

 

Il (celui qui réfute) est sur la vérité dans sa réfutation mais cela ne signifie pas qu'il fait partie des gens de la vérité. 

 

Traduction: Farîd ibn 'Abdillâh Al-Djazâiri

copié de lamektaba.over-blog.com

 

 

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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Les règles régissant la mise en garde

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les règles régissant la mise en garde

Une réponse au doute de ceux qui prétendent que c'est une condition de conseiller avant de propager une réfutation

 
De cela vient, la parole de certain d'entre eux ; ou certains d'entre eux croient que c'est une condition, pour être plus précis avec l'intention [de la question], que quand des réfutations sont [préparées] qu'il est obligatoire de donner une copie à celui qui va être réfuté une copie, afin qu'il puisse la voir avant qu'elle soit imprimée.
 
Et Ils disent que ceci est assurément la méthodologie des salafs, [est-ce que ceci est correct] ?
 
Cela n'est pas une condition, mais si cela est possible et qu'il est espéré que cela amène l'unité, sans propager le sujet auprès des gens, alors, sans aucun doute, cela est une bonne chose.
 
Quant au fait d'en faire en premier lieu une condition et en second lieu en faire une condition générale, alors cela n'est pas de la sagesse, sous quelque forme que ce soit.
 
Et les gens, comme vous le savez tous, sont des trésors, comme les trésors d'or et d'argents [Le sens de cette phrase est que les gens sont précieux, et que si on peut les gagner, cela est plus bénéfique que de les perdre, ce qui reviendrait à perdre le trésor] ainsi, celui que vous savez qu'il est avec nous sur cette voie et ce Manhadj, et qu'il acceptera votre conseil, alors le moins que vous devriez faire, c'est de lui écrire et non pas de propager son erreur, si cela est votre point de vue, alors c'est quelque chose de bien.
 
Mais cela n'est pas une condition et si cela était une condition, c'est quelque chose qui n'est pas réalisable. Comment obtiendrez vous son adresse ?
Comment communiqueriez-vous avec lui ?
Est-ce que sa réponse vous parviendrez ou pas ?
 
Ce sont des choses qui sont probables...
 
Remplir cette condition est très difficile et, en raison de cela, cela n'est pas pris comme une condition.
 
Tiré de la K7 ( Al-Mouwazana Fee An-naqd, Face A ) de la collection Silsilatoul Huda Wa noor N°638
Tiré du site : Al-Athariyyah.com
 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Les règles de base du minhaj as salafi (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les règles de base du minhaj as salafi (dossier)

Au nom d'Allah, L'Infiniment Miséricordieux, Le Très Miséricordieux

 
Louange à Allah, Seigneur des Univers. Que les prières et les bénédictions d'Allah soient sur Son Messager Mouhammad, ainsi que ses proches, ses compagnons et tous ceux qui suivent sa voie jusqu'au Jour de la rétribution. 
 
Voici quelques règles fondamentales que tout musulman et toute musulmane doivent connaître s'ils veulent suivre la bonne voie, celle des Pieux prédécesseurs (Salaf Salih).
 
Elles sont tirées d'une cassette intitulée « Conseil sur la voie à Suivre ou les règles de Base de la voie des Salafs » par le cheikh 'Oubeyd el Djabiri (1) :
 

Ces règles sont au nombre de 7

 

Règle N°1

Quiconque est en accord avec un texte révélé (Coran ou Hadith) ou un consensus des Savants sa parole sera acceptée. Et quiconque est en désaccord avec un texte révélé ou un consensus, sa parole sera rejetée, quel qu'il soit.

 

Explication : Il faut savoir que les paroles et les actes sont évalués selon deux critères :

Le texte révélé, c'est à dire le Coran et la Sounnah, et le consensus des Savants.

Tout ce qui est en accord avec ces deux critères est accepté, et tout ce qui contredit ces deux critères est rejeté. Quelque soit la personne qui dit cette parole ou commet cet acte. Si cette personne en désaccord est reconnue comme Imam de grande valeur, qui prêche conseil à la communauté et appelle à la Sounnah, alors cela n'affectera pas son prestige, mais nous dirons simplement : « C'est un savant qui s'est trompé, un imam qui a fait une erreur, mais la vérité est le contraire de ce qu'il a dit ou fait ».

Par contre, si celui-ci est reconnu comme parmi les gens fantaisistes qui suivent leurs passions, les égarés, les innovateurs ou autres déviés, alors nous agirons avec lui avec force et détermination, nous mettrons en garde contre lui. Sauf si cela peut entraîner des choses encore plus néfastes, alors on se contentera de rejeter son innovation et ses erreurs sans le viser personnellement. 

Ce qui incombe au musulman, c'est d'acquérir les deux bienfaits qui s'offrent à lui s'il peut (2), sinon il se contente du meilleur des deux, de la même façon que lorsqu'il a le choix entre deux choses néfastes, il repousse la plus néfastes des deux. Tout tourne donc autour des bienfaits à tirer et des méfaits à repousser. 

Règle N°2

Il est obligatoire de s'identifier au groupe des Salafs et de s'en contenter, car les Salafis ne sont pas un simple groupe comme n'importe quel groupe.

 

Explication : En effet, certaines personnes ne manifestent pas leur appartenance au groupe des Salafis et ils refusent de s'en réclamer.

Ils disent : « Allah nous a appelés musulmans et pas Salafis ! Vous vous divisez parmi les musulmans ! ».

Et ils disent que les Salafis ne sont qu'un groupe parmi les autres groupes ! En vérité, c'est exactement le contraire, et nous leur répondons de la façon suivante :    

- Sans aucun doute, Allah nous a appelés Musulmans, mais les musulmans sont de deux sortes :

Le musulman qui suit uniquement la Sounnah sans aucune dénaturation, et le musulman dont la croyance et la ligne de conduite sont tachées d'altérations et de défauts.   

Le premier est un Salafi parmi le groupe sauvé. Quant au second il est tombé dans l'innovation.

Pour preuve, le Hadith des 73 sectes :  

« Les juifs se sont séparés en soixante et onze sectes, les chrétiens se sont séparés en soixante douze sectes, et ma communauté se séparera en soixante treize sectes, toutes iront en enfer sauf un groupe ». On demanda : « Qui sont-ils, Ô Messager d'Allah ? ». Il dit : « Le groupe (al Jama'a) ».

Ibn Mas'oud dit : « Le groupe (d'origine), c'est ce qui est conforme à la vérité, même si tu es le seul à la suivre ».   

Dans une autre version légèrement faible mais qui est confirmé par d'autres versions  authentiques :  

« Ceux qui me suivent moi et mes compagnons ».

Donc la communauté est partagée en deux groupes. Un groupe égaré : il s'agit des 72 sectes, un groupe sauvé sur la bonne voie : il s'agit de la faction unique, représentée par les Salafis. 

- Nous leur répondons également en affirmant que nous ne traitons aucun musulman de mécréant tant qu'il ne commet pas une innovation blasphématoire qui le fait sortir de l'Islam. Les Khawaridj, les Achâ'ira sont nos frères en Islam, mais ils ne font pas partie du groupe sauvé, de la faction victorieuse : « Ahlous Sounnati wal Djamâ'a ».

- Il y a des Hadiths qui prouvent l'appartenance aux Salafs, comme la parole du Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- Fatima : 

« Quel excellent aïeul (Salaf) (3) je suis pour toi ! ».

Et également la parole des grands Imams (Majmou' Fatawa d'ibn Taymiyyah tome 4, page 149). 

- Puis nous leur répondons encore que les gens se partagent en deux factions :

La faction de L'Infiniment Miséricordieux (Hizbou Rahmâne)   
La faction du diable (Hizbou chaytâne) 

La faction du diable : Il s'agit des mécréants et des hypocrites par conviction. Et la faction de L'Infiniment Miséricordieux, il s'agit des musulmans. Quant aux Salafis, c'est la partie la plus pure de cette dernière faction.     

 
Tous les membres de cette dernière faction sont musulmans, mais ils ne sont pas tous considérés comme Salafis, sauf si leur croyance est pure et leur ligne de conduite correcte.

- Nous répondons également que le groupe des Salafis ne fonde pas ses bases et ses principes dans la croyance ou dans la voie à suivre, ou même dans les actes courants, sur les paroles ou les avis des simples mortels ! Jamais ! Mais plutôt il se fonde sur le texte révélé et le consensus des savants. Donc personne n'a créé ce groupe, même pas Mouhammad (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) mais il vient directement d'Allah ; C'est la vraie croyance orthodoxe, la voie claire de nuit comme de jour, nul ne s'en écarte sans qu'il ne court à sa perte.

Quant aux groupes propagandistes innovés, ils ne se fondent que sur les avis de personnes, les Khalafis (4) n'accordent aucune importance à la vie et au comportement des Salafs (prédécesseurs), et ceci sans aucune exception : que ce soit les Frères musulmans (5), Les Bannâistes égyptiens5 , Les Sourouris 5, les Qoutbis5  qui sont à l'origine des Sourouris, les Tablighis de l'Inde5, les Iliassistes5 , tous même s'il prétendent suivre la Sounnah, c'est faux ! ils n'ont de la Sounnah qu'une quantité infime et insignifiante, et il y a chez les Salafis ce qui nous dispense de cela.

Ne soyez donc pas gênés de vous réclamer du groupe des Salafs et dites : « Sans nous vanter, nous sommes des Salafis ! ».

De la même façon que votre Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui-  a dit :  

« Sans me vanter je suis le meilleur des fils d'Adam ! »

Il peut survenir chez certains un doute ; il y en a qui prétendent que cheikh Mouhammad ibn 'Abdel-Wahhâb n'était que le simple instaurateur d'un mouvement réformiste dans le Nejd  (Plateau de l'Arabie) c'est à dire qu'il prêchait certaines thèses comme tant d'autres prêchent leurs thèses. Nous disons qu'il n'en est rien mais qu'il était de ceux qui prêchent la cause des Salafs, car à toute époque Allah met au service de la cause des Salafs quelqu'un qui la restaure et la revivifie.

Le premier revivificateur fut l'Imam Ahmad, L'Imam d'Ahlous-Sounnah. En effet, il s'opposa à ceux qui prétendaient que le Coran était créé, en proclamant la vérité. Mais il ne s'est pas révolté contre les gouverneurs qui brandirent l'étendard de cette innovation, mais plutôt il leur a répondu avec des arguments puissants et des preuves évidentes.

Le deuxième revivificateur fut cheikh al Islâm ibn Taymiyyah, de la même façon, il a fait connaître le Tawhid et a témoigné de son appartenance aux Salafs, et s'est opposé aux charlatans et aux innovateurs.

Quant au troisième revivificateur, c'est l'Imam Mouhammad ibn 'Abdel-Wahhâb. Mais la différence entre lui et ses prédécesseurs, c'est qu'Allah à mis à sa disposition tout un Etat qui lui porta secours, quant aux autres, aucun Etat musulman ne se leva à leurs cotés. C'est alors qu'Allah a restauré la cause Salafi par l'intermédiaire de l'Imam 'Abdel-Aziz ibn 'Abde-r-Rahmân al Fayssal et ces frères parmi ceux qui prêchent la vérité, puis la cause Salafi s'éleva à nouveau.

 

Règle N°3

C'est en connaissant la vérité que l'on connaît la valeur des hommes et non pas en suivant les hommes que l'on connaîtra la vérité.

 

Explication : Cela signifie que l'on ne doit pas considérer une personne en fonction de sa propre personnalité mais uniquement par rapport à ce qui émane d'elle comme paroles ou actes : Si cela est la vérité, on l'accepte ; si cela est faux, on la rejette. C'est ainsi qu'il faut agir, sans aucun sectarisme.

Mais si jamais on considère la personne en fonction de sa personnalité, comme par exemple à cause de l'intensité et de la valeur de ses sermons ou bien son éloquence ou bien la beauté des expressions qu'il emploie, à ce moment là on commencera à estimer que c'est en suivant cet homme que l'on connaîtra la vérité. Et c'est cela le vrai sectarisme !   
En effet personne parmi les êtres humains n'est infaillible après le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui).La seule personne infaillible, c'est le Prophète, de même que la communauté prise dans son ensemble ne peut être complètement dans l'erreur, car le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :

« Ma communauté ne sera jamais unanimement dans l'égarement » (Authentique).

Par contre, chaque individu pris isolément n'est pas infaillible ; mais le seul modèle exempt de toute faute est la personne du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) comme a dit Allah :
 

Traduction relative et approchée : "En effet, vous avez en la personne du Messager d'Allah un excellent modèle à suivre, pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier, et invoque Allah fréquemment" S33V21

 

Règle N°4

Il faut accepter la vérité de celui qui l'apporte, quel qu'il soit.

 

Explication : Celui qui t'apporte la vérité peut être de deux sortes :

1-            Un imam qui porte conseil, qui est reconnu comme ayant de la connaissance et comme chef religieux.

2-            L'autre est tout différent, c'est juste une personne qui une fois est tombée sur une conclusion correcte, contrairement à son habitude.

Ce dernier peut être musulman comme les innovateurs ou les égarés, ou même non-musulman comme les juifs ou les chrétiens.

Mais attention car certains vont te dire : Pourquoi t'occupes-tu de ces groupes ? Prends ce qu'ils ont de bien et laisse les tranquilles ! Mais non ! Les Salafs Salih étaient tous d'accord sur le fait qu'il faille contrer les innovations et même tout ce qui contredit la Sounnah sans aucune relâche !  
 

Et voici quelques récits à ce sujet :

 

•      'Omar (Qu'Allah l'agrée) a dit : « Je vous mets en garde contre les gens qui émettent leurs propre avis ! Car ils se sont fatigués à vouloir apprendre les Hadiths du Prophète, puis ils ont finalement émis leurs propres avis, se sont égarés et ont égarés autrui ! ». 

•      Al-Lâlakâ-y rapporte qu'ibn 'Abbas a dit : « Par Allah ! Je ne crois pas qu'il y ait quelqu'un que le diable voudrait voir périr plus que moi ! ». On lui dit : « Comment cela ? ». Il dit : « En effet, des innovations surgissent de l'Orient ou de l'Occident, puis les gens les propagent avec eux, puis lorsqu'elles arrivent jusqu'à moi, je les brise avec la Sounnah et elles sont alors rejetées sur lui ! » (C'est à dire rejetées sur le diable qui en est le véritable inspirateur). 

•            D'après Jabir ibn 'Abdi-llâh, des gens discutaient à propos du lavage lors de l'état de Janaba. Il leur dit : « Un Sa' d'eau te suffira amplement ! ». (Sa'= environ 2.5 litres). Un homme dit : « Cela ne me suffira pas ! ». Il répondit : « Cela suffisait à celui qui était meilleur que toi et qui avait plus de cheveux et de barbe que toi ! » (c'est à dire le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) ).

Les savants ont tiré comme leçon de ce Hadith, qu'il faut répondre durement à ceux qui contredisent la Sounnah. Et ceci est rapporté de façon récurrente chez les compagnons du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) et ceux qui les ont suivis. 

•      Ach-Cha'biy a dit : «  Prenez garde au raisonnement par analogie, car par Celui qui détient mon âme dans Sa main, si vous optez pour le raisonnement par analogie vous allez autoriser l'illicite et interdire le licite. Mais plutôt tout ce qui vous parvient de ceux qui ont appris les paroles des compagnons de Mouhammad (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) prenez-le ! ». 

•      Ibn 'Abbas disait : « Peu ne s'en faut qu'une pierre ne tombe sur vous du ciel ! Je vous dis le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui)  a dit et vous osez dire Abou Bakr et 'Omar ont dit ! ». 

•      Et l'Imam Ahmad disait : « Je reste perplexe devant ces gens qui connaissent la chaîne des transmetteurs  et son authenticité et qui pourtant choisissent l'avis de Soufiyân (6) ! ».

Et pourtant il s'agit de l'Imam Soufiyân ibn Sa'îd ibn Masrouq ath-Thawri ! Et c'est un grand Imam, un savant, une montagne parmi les montagnes de la Sounnah ! 

 

Règle n°5

La base dans toute adoration est l'interdiction et l'abstention sauf s'il y a un texte révélé à ce sujet.

Et la base dans tout acte de la vie quotidienne et dans les coutumes est l'autorisation sauf s'il y a un texte révélé qui vient nous l'interdire.

 

Explication : Nous pouvons résumer cette règle par le fait que celui qui appelle les gens à effectuer un acte d'adoration et prétend que celui-ci rapproche d'Allah, doit impérativement apporter une preuve évidente sinon, ce à quoi il appelle sera considéré comme une innovation réprouvée. Et ceci pour deux raisons : 

Premièrement : Toute adoration n'est valable que sous 2 conditions, à savoir :

-  l'exclusivité du culte envers Allah sans aucune association, et  
-  Suivre le Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) avec exactitude.

Deuxièmement : Allah a parfaitement complété tout ce qu'Il attendait de la part de Ses adorateurs à travers la parole de Son Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui).

La deuxième partie de la règle n°5 signifie que celui qui veut interdire aux gens une chose sur laquelle la législation islamique ne s'est pas prononcée, doit impérativement apporter une preuve évidente. Ainsi, s'il apporte un texte au sujet de ces actes alors nous ne devons plus rester sur le principe de base, qui est l'autorisation, mais suivre le texte. 

Certains de ceux qui sont entrés dans les groupes propagandistes innovés disent :  

« La base dans les actes de la vie courante est l'autorisation ! ».

Mais ils font semblant d'ignorer la suite : « ...sauf si il y a un texte révélé ! »

En effet, le fait de porter conseil au gouverneur fait partie des actes pour lesquels nous avons un texte clair, en l'occurrence la parole du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) : 

« Celui qui a un conseil à donner au gouverneur qu'il ne le fasse pas en public, mais qu'il le prenne par la main, seul à seul. S'il accepte, alors il aura fait ce qui était escompté, sinon il aura accompli son devoir. » 

Donc celui qui suit vraiment la Sounnah recherche un éventuel texte avant d'agir même dans les actes quotidiens ; Puis s'il le trouve, il s'en contente et ne transgresse pas les limites, car la législation islamique l'aura alors transposé du principe de base qui est l'autorisation, vers l'application du Hadith. 

Règle n°6

Il ne faut pas renoncer à la minorité, de même qu'il ne faut pas se laisser abuser par la supériorité en nombre.  

 

Explication : En effet, la minorité n'est pas une preuve d'erreur, de même que la supériorité numérique n'est pas la preuve d'exactitude, mais l'important c'est de voir qui est dans le vrai.

Cette règle a été déduite par Cheikh Mouhammad ibn 'Abdel-Wahhâb d'après le Hadith des "70 000 personnes qui entreront au Paradis sans jugement, ni châtiment".        
Et témoigne également de cela la parole du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) : 

« J'ai vu un Prophète avec toute une armée de fidèles, un Prophète avec un seul homme, un Prophète avec deux hommes et un Prophète tout seul, personne ne l'avait suivi. »

Ceci prouve bien que le petit nombre n'est pas synonyme d'erreur, en effet, il n'y a aucun doute sur le fait que les Prophètes sont tous dans la bonne voie, cependant certains d'entre eux ont été très peu suivis, voir pas du tout !

Donc l'important c'est de suivre ceux qui sont dans le vrai même s'ils sont très peu nombreux (7).

Règle n°7
 
L'Islam est fondée sur deux choses : 
-  Appeler les gens à unifier Allah,       
- Prévenir contre toute forme de polythéisme dans l'adoration d'Allah

 

Explication : Cette règle est la base essentielle de la religion et son pilier. Bien que nous l'ayons citée en dernier, cela ne prouve pas sa faible importance. En effet, il arrive parfois que dans un exposé, on garde le plus important pour la fin.

Donc l'Islam est fondée sur 2 choses :   


-  Premièrement : Appeler à unifier Allah Le Très Haut en lui vouant un culte exclusif, lutter pour cette cause, être les alliés de ceux qui partagent cette cause et répudier ceux qui rejette le Tawhid.

-  Deuxièmement : Prévenir contre toute forme de polythéisme dans l'adoration d'Allah, et être sévère avec quiconque commet cela, être leur ennemi et les répudier.

Le Coran et la Sounnah sont remplis d'allusion à ce sujet. Nous trouvons témoignage de cela dans le Coran et dans la vie du Prophète(Prière et bénédiction d'Allah sur lui), ses actes et ses paroles. De même l'apostolat de tout les Messagers est en accord avec cela, les preuves sont claires dans le Coran : La première chose à laquelle chaque Prophète a appelé son peuple c'est d'unifier Allah dans l'adoration.

Aussi les 3 branches du Tawhid (8) sont inextricables les unes des autres, mais l'attention était portée plus particulièrement sur le Tawhid dans l'adoration. 

Je citerais comme preuve le Hadith du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) qui servira de voie à suivre à quiconque souhaite appeler les gens à Allah, suivant ses capacités :

« Il n'y a certes aucun Prophète qui n'ai été envoyé avant moi sans qu'il ne soit un devoir pour lui de guider sa communauté vers les meilleures choses qu'il connaisse et de les mettre en garde contre les pires choses qu'il connaisse ». 

Ainsi la meilleure des choses que l'on puisse connaître -Qu'Allah vous bénisse- c'est le Tawhid puis ensuite l'ensemble des obligations religieuses [prière, jeûne, Zakât, Hajj...] Et la pire des choses que l'on puisse connaître c'est le polythéisme, puis les innovations religieuses et l'ensemble des péchés.  

En effet, le plus grave pour la communauté c'est le polythéisme, puis les innovations religieuses (9).

Voici donc les quelques règles à suivre, et je n'ai nullement prétendu en cela englober de façon exhaustive toutes les règles de la voie des pieux prédécesseurs mais ce fût seulement dans le but d'alerter les gens et de leur indiquer la vraie voie.

Qu'Allah nous facilite à tous la mise en pratique de ce qu'Il agréé !

 

(1) Cheikh 'Oubeyd el Djabiri fait partie des éminents savants contemporains de la ville du Prophète : Médine.
(2) C'est à dire dans le cas précédent, avertir les gens contre cet innovateur et contre son innovation. Le traducteur.
(3) En arabe le mot "Salaf "a plusieurs sens, parmi ceux-là : aïeul, prédécesseur, ancêtre. Le traducteur.
(4) Ceux qui suivent les innovateurs qui apparurent après les trois premiers siècles de l'hégire. Le traducteur.
(5) Noms de sectes contemporaines. Le traducteur.
(6) L'Imam Ahmad fait allusion à ceux qui rejettent les Hadiths authentiques et qui préfèrent suivre la parole de tel ou tel savant, de la même façon qu'à notre époque certains suivent aveuglement une école (Madhhab) sans tenir compte des Hadiths. Le traducteur.  
(7) On peut également citer la parole du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) : « L'Islam a débuté étranger [c'est-à-dire dans la minorité] et dans l'avenir il redeviendra étranger. Ce jour-là Touba [Touba est un arbre immense du Paradis] pour ceux qui sont étrangers ! »  Le traducteur.
(8) Les 3 branches du Tawhid sont :
Unifier Allah comme Seigneur de l'Univers, 
Unifier Allah dans l'adoration,
Unifier Allah dans Ses noms et attributs. Le traducteur.
(9) D'après ibn el Quayim, le diable cherche à égarer l'homme en 6 étapes :
-  Le polythéisme,
-  puis sinon l'innovation religieuse,
-  puis les grands péchés,
-  puis les petits péchés,
-  puis l'inciter à perdre son temps dans les choses futiles,
-  puis finalement il cherche à ce que l'homme accomplisse des œuvres pieuses moins méritoires que d'autres. 

 

Traduction de Kamel el Djazâïri
copié de al.baida.online.fr
 

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Untel et untel sont les élèves de tel cheikh (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Untel et untel sont les élèves de tel cheikh (vidéo)

Soyez attentif...

 

Certaines personnes utilisent comme preuve (le fait que) untel et untel est parmi les étudiants de Cheikh Ibn Otheymin ou des élèves de Cheikh Ibn Baz, alors untel ou untel (cette personne) est Salafi.

 

Non !

 

Ce n'est pas un signe distinctif selon les Salafis.

 

Ce n'est que le Minhaj, les mœurs, et l'attestation.

 

Pour cette raison, nous avons souvent la question suivante:

 

« Un homme est venu nous affirmant qu'il etait parmi les étudiants de Cheikh Mouqbil; parmi les étudiants de Cheikh Rabi ', des élèves de Cheikh Ibn Otheymin, Est-ce suffisant? »

 

La réponse est non !

 

Ce n'est que lorsqu'il soit attesté.

 

Par conséquent, il peut être, et c'est quelque chose de bien connu, il peut être parmi les opposants actuels.

 

Au contraire, peut-être certains d'entre eux sont takfiri; certains d'entre eux sont peut-être takfiri, même s'il inscrit comme ayant étudié avec Cheikh Ibn Otheymin.

 

En raison de cela, il ne doit pas être utilisé comme preuve qu’untel et untel est semblable à lui.

 

C’est clair? 

 

C'est un bienfait, donc attention à lui !

 

Pour cette raison, lorsque 'Ali Al-Halabee vient à nous et dit:

 

«Je suis parmi les étudiants d'Al-Albani »

 

Ça y est, il est jugé comme entrant directement au paradis?!

 

Il est jugé pour avoir la science absolue ?!

 

Non !

 

Cela ne vous suffit pas ; Pas jusqu'à ce que vous marchiez et parcouriez sur la méthodologie des salafs sur laquelle Al-Albani parcourait, puisse Allah avoir pitié de lui.

 

Si vous vous y opposez, vous n'en faites pas partie, même si vous accrochez à lui à partir du moment où il a commencé ses études jusqu'à l'heure de sa mort, cela ne serait vous suffire.

 

Pour les savants sont exempts de ceux qui s'opposent (la vérité).

 

Ils s'exemptent de ceux qui s'opposent (à la vérité).

 

Pour cette raison, cela n'est d'aucune utilité.

 

Donc attention à cela !

 

copié de minhaj sunna

       

 

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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Le fait de parler en mal des savants est inéluctable chez les gens de l'innovation (vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Le fait de parler en mal des savants est inéluctable chez les gens de l'innovation (vidéo)

Questionneur :

 

Dans cette question il est dit : "Est-ce que le fait de parler en mal des savants salafis est le madhhab (voie) des gens de l’innovation?"

 

Réponse :

 

La réponse est oui.

 

C’est le souci et la coutume de tous les gens de l’innovation, même du Tabligh et de ceux connus sous le nom de Jamâ’at ul ahbâb, lorsqu’ils clament qu’ils invitent au bien, aux bonnes manières…

 

Au sein de leur groupe et parmi leurs adeptes, la diffamation des savants est inéluctable.

 

Ils disent par exemple : "Nous sortons sur le chemin d’Allah pendant que les autres sont assis avec l’air conditionné portant un bisht (pardessus porté dans la Péninsule arabique) en train de dormir et de se reposer avec leurs enfants; ce ne sont pas des savants de da’waa! Ce sont des savants de dounia!"

 

C’est de cette manière qu’ils diffament les savants.

 

Ainsi, il est inéluctable pour les gens de moukhâlafa (opposition à la vérité) qu’ils critiquent le savant ou qu’ils amoindrissent le savant de façon à ce que l’on ne profite pas de lui.

 

Donc cette parole est correcte : parler en mal des Savants est le madhhab de l’ensemble des gens de l’innovation.

 

traduit de l’anglais par Saalem Abou ‘AbdrRahman.

 

 
Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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S’assurer de la provenance d’une fatwa

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

S’assurer de la provenance d’une fatwa

Question : 

 
Certains laïcs ont porté atteinte aux prédicateurs (Ad-Du'ât), ainsi qu'à certains étudiants en sciences islamiques, et ils ont émis leur avis sur certaines questions religieuses, alors qu'ils ne sont pas spécialistes dans ce domaine.

Or, ce problème s'est répandu dans la masse des musulmans, au point où les choses sont devenues confuses pour eux.

Nous attendons de votre éminence des éclaircissements au sujet de cette affaire. Qu'Allah vous protège.

 
Réponse :
 
Il est du devoir du musulman de prendre ses précautions concernant sa religion, et de ne pas accepter les fatwas de n'importe qui, qu'elles soient écrites, diffusées, ou transmises par tout autre moyen, sans qu'il ne les vérifie.

Il est donc nécessaire de toujours vérifier les fatwas, que leur auteur soit laïc ou non, car il ne suffit pas de donner des fatwas pour être digne de cela.

La vérification est donc nécessaire.


Le but de cela est que le musulman prenne des précautions concernant sa religion et ne se précipite pas dans les affaires.

Il ne faut pas qu'il accepte les fatwas de personnes qui n'en sont pas dignes, mais il est plutôt nécessaire de vérifier jusqu'à atteindre la vérité.

 

Allah le Très-Haut dit (traduction rapprochée) :
 

« Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. » (1)
 

Et les gens du rappel sont les gens de la science du Livre (d'Allah) et de la Sunna.

Il ne faut donc pas interroger des personnes dont la religion est douteuse, ou dont on ne connaît pas le niveau de science, ou qui sont connues pour leur déviation de la voie droite des gens de la  Sunna.
 
(1) Les Abeilles, v. 43.

Revue des Recherches, n°36, page 121.
copié de fatawaislam.com
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Faux propos : «Ne déclare pas les gens innovateurs !» «Yâ akhi! Laisse ça ! Laisse ça ! Est-ce qu’Allâh va te questionner à leur sujet ?» (audio)

Publié le par 3ilm.char3i - La science legiferee

Faux propos : «Ne déclare pas les gens innovateurs !» «Yâ akhi! Laisse ça ! Laisse ça ! Est-ce qu’Allâh va te questionner à leur sujet ?» (audio)

Il y a ceux qui disent :

 

"Ne déclare pas les gens innovateurs !"

 

Ou, lorsque tu transmets le tabdi’ des savants sur une personne, ils disent :

 

"Yaa akhi ! Délaisse ce discours ! Délaisse ce discours ! Est-ce qu’Allâh va te questionner à leur sujet ?"

 

Réponse :

 

La réponse est oui !

 

Tu seras interrogé le Jour de la Résurrection au sujet d’un innovateur dont l’affaire est devenue répandue parmi les gens et au sujet duquel tu étais informé sur le fait que les Savants l’ont déclaré innovateur, et que tu as trahi les gens et ne les a pas conseillé sur le fait que c’est un innovateur.

 

Tu seras interrogé le Jour de la Résurrection.

 

En réalité, ton voisin, ton ami et ton frère t’attraperont et diront – comme cela est rapporté dans certains hadiths : "Ô Allâh ! Celui-ci m’a vu sur le faux et ne l’a pas changé !"

 

Pauvre de toi !

 

Tu vises à arranger ta situation et te défendre, tu parles en mal de cette religion et tu parles en mal du Manhaj des Salafs !

 

Bien, donc lorsque les Salafs – qu’Allâh soit satisfait d’eux – réfutaient les gens de l’innovation, mettaient en garde contre eux, clarifiaient leurs dangers et conseillaient la Oumma [disant :] "Un tel et un tel est un innovateur !", "Ne vous asseyez pas avec un tel et un tel !"...

 

‘Omar [Ibn Al Khattâb], lorsqu’il mit en garde contre Sabigh, ordonna de le sortir et de ne pas s’asseoir avec lui, disons-nous à ‘Omar : "Ô ‘Omar! Allâh ne va pas t’interroger à son sujet!"

 

Non, il sera interrogé !

 

Tu seras interrogé !

 

Si tu es capable de clarifier la Vérité et qu’il n’y a pas d’excuse légiférée, c’est-à-dire que tu crains pour ta personne, en étant frappé ou certainement agressé, alors tu es excusé.

 

Mais si tu es capable de clarifier et que tu as la preuve parmi les propos des Savants, alors il est obligatoire que tu clarifies, cher frère !

 

Cher frère, toi-même : Si je venais à acheter ce téléphone de ce professeur, cheikh Khalid.

 

Et que ce téléphone est cassé.

 

Je l’achète et cheikh Khalid s’en va.

 

Je viens m’asseoir avec toi et tu me dis : "Honnêtement, je savais que ce téléphone était cassé. Pourquoi tu l’as acheté? Il n’est pas bien."

Vais-je lui dire : "Allâh ne te questionnera pas le Jour de la Résurrection sur le fait que ne m’a pas conseillé"?

Je le saisirai et lui dirai : "Yaa Akhi! Comment ne m’as-tu pas conseillé?! Tu m’as laissé me faire trompé! Tu m’as trompé!"

 

Maintenant, c’est de Religion qu’il s’agit !

 

Je te vois écouter, lire ou fréquenter les gens des innovations et les gens des passions et je ne te conseille pas…

 

Lequel de ces exemples mérite le plus le conseil ?

 

Celui-ci ou celui-ci ?

 

Celui-ci !

 

Il s’agit là de s’attacher à ce sur quoi les Salafs étaient – qu’Allâh soit satisfait d’eux.

 

C’est pour cette raison que les Salafs avaient l’habitude de mettre en garde !

 

Ainsi, la parole de cette personne (dans la question) est irréfléchie ; un ‘aql (raison) auquel on a donné une précédence sur le naql (preuves).

 

Lequel a donc la précédence, le ‘aql ou le naql ?

 

Le naql, sans aucun doute.

 

Qu’Allâh élève le rang de son Prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons et qu’il leur accorde à tous la Paix.

 

Questions et réponses sur le Manhaj (méthodologie) 

Traduit de l’anglais par Saalem Abou ‘AbdrRahman.

 Publié par abdulrahmaane.wordpress.com

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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Refuser la critique

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Refuser la critique

Question :

 

Quel est votre conseil aux musulmans d'occident qui entendent des savants critiquant les gens impliqués dans la da'wa et qui n'acceptent pas cette critique, en disant :

 

Nous connaissons ces prêcheurs et nous n'avons jamais rencontré ces savants.

 

Ainsi comment pouvons-nous laisser ceux que nous avons connus pendant des années pour les paroles de ceux que nous n'avons jamais rencontrés ?

 

Réponse :

 

Le principe dans ce type d'affaire est que ce qui est rapporté d'une personne de confiance doit être accepté.

 

Ainsi, si une parole d'un des savants Salafis nous parvient, clarifiant la situation d'une personne, qu'il a quelques problèmes, alors celui qui entend cette parole doit accepter ce que lui rapporte cette personne digne de confiance.

 

Ceci est le cas tant que rien ne vient contredire ou réfuter la critique ou montrer que la critique était hors de propos.

 

Par exemple, si la critique d'un savant sur quelqu'un nous parvient, nous devons accepter cette critique sur cette personne de la part de ce savant et il doit être suivi.

 

Et si vous trouvez un autre savant louant cet individu, alors le principe est que la critique à la priorité sur l'éloge, tant que celui qui a loué l'individu n'est pas venu avec une explication claire de la critique de l'autre savant, le réfutant et annulant clairement cela.

 

Dans ce cas, nous penchons vers la parole du savant qui a loué l'individu.

 

Dans tous les autres cas, le principe est que nous devons accepter et suivre les paroles d'un savant digne de confiance, particulièrement quand sa critique est détaillée, expliquant la raison d'une telle critique avec les preuves qui ont nécessité la critique de cet individu.

 

Et quand cette critique parvient aux gens, ils n'ont aucune autre alternative que de la prendre.

 

Je vous donnerai un exemple pour aider à clarifier cela.

 

Imaginez si nous n'avions pas accepté les paroles des imams du Hadith en ce qui concerne les transmetteurs de hadith, leurs critiques et éloges pour eux.

 

Pourrait-on distinguer les narrations authentiques du messager d'Allah ( sallallahu 'alayhi wa sallam) de celles qui ne le sont pas ?

 

La réponse : Non, nous ne serions pas capables de les distinguer, puisque nous ne suivrions pas le facteur même qui nous permet de distinguer le  sahih du dha'if, les paroles des savants sur les transmetteurs qui nous ont transmis les narrations.

 

De la même façon, à notre époque, les savants continuent à transmettre ce dont ils ont été témoin et connaissent des situations des différents individus.

 

Ce témoignage est appelé : le jarh wa ta'dil

 

Le ta'dil signifie les paroles qui nous encouragent à prendre la science d'eux 

le jarh signifie la critique qui nous empêche de faire ainsi et nous oblige à avertir les gens contre eux et Allah est plus savant.

 

Article tiré du site bakkah.net

Cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du shaykh, fichier n°AAMB002, daté 1423/6/25.

 Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد عمر بازمول

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Le juste milieu en islam et l’interdiction de l’exagération (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le juste milieu en islam et l’interdiction de l’exagération (audio-vidéo)

L'islam est la religion du juste milieu et de la modération, c'est la religion qui lutte contre l'exagération et l'interdit.

 

Allâh جل وعلا a dit (traduction rapprochée) :

 

«Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins pour les gens, comme le Messager sera témoin pour vous.» [Coran, 2/143]

 

Ce juste milieu et cette modération sont manifestement présents dans les dogmes et les législations (islamiques).

 

La croyance est le juste milieu, et les législations islamiques sont le juste milieu.

 

Il nous est donc obligatoire de mettre en pratique cela entre nous dans nos paroles, nos opinions et cela jusqu'à la façon de penser.

 

Il nous incombe d'être dans le juste milieu entre ceux qui font preuve d'exagération et ceux qui font preuve de radicalisme/dureté, et cela encore dans la vision que nous nous faisons les uns des autres.

 

Nous devons obligatoirement adopter la voie du juste milieu.

 

La voie du juste milieu est celle à laquelle nous devons fermement nous accrocher parce que c'est la base de l'Islâm.

 

Et l'exagération est explicitement interdite, comme Allâh جل وعلا l'a dit sur les gens du Livre (traduction rapprochée) :

 

«Ô gens du Livre (chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allâh que la vérité.» [Coran, 4/171]

 

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم a interdit l'exagération en ces termes : 

 

«Prenez garde à l'exagération ! Prenez garde à l'exagération ! Prenez garde à l'exagération !»

 

L'exagération consiste à outrepasser la limite.

 

Ainsi, tout ce qui franchit la limite tombe dans l'exagération.

 

Et l'exagération dans la religion est condamnée et ses partisans sortent de la Sounnah du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et du juste milieu. 

 

L'apparition des sectes ainsi que l'apparition des innovations sont dues à l'exagération.

 

Les «Khawâridjs» ne sont apparus qu'à cause de l'exagération (dans l'interprétation de la religion) et les sectes et parties égarées ne sont apparues qu'à cause de l'exagération et de la transgression des limites de la religion d'Allâh جل وعلا.

 

La calamité qu'a connue la Communauté au cours de son histoire n'a-t-elle pas comme cause la multiplication de l'exagération et une pratique (religieuse) basée sur aucune preuve tangible ?

 

Il est possible que les adeptes de l'exagération aient une preuve avec eux, mais l'exagération présente en leur personne est avant tout ancrée en eux-mêmes, avant même qu'ils recherchent la preuve.

 

Tel que ce qu'Allâh جل وعلا a dit sur le sujet (traduction rapprochée) :

 

«C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses.» [Coran, 3/7]

 

Il existe donc des versets qui prêtent à équivoque et dont la connaissance est équivoque : ils peuvent être interprétés de telle ou telle manière. Allâh جل وعلا dit (traduction rapprochée) :

 

«Les gens, donc, qui ont au coeur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque.» [Coran, 3/7]

 

Celui qui a une inclinaison dans le cœur a par principe une exagération et une déviation dans le cœur (traduction rapprochée) : «mettent l'accent sur les versets à équivoque.»

 

Il suit ce qui est rappelé par le Qor'ân ou par la Sounnah, non pas par la gène de ce qui prête à équivoque, mais la déviation plutôt était déjà présente en lui, et il s'est engagé là où il n'y a pas de preuve pour prendre cela comme preuve et se convaincre que cela est juste et ancré dans la science (traduction rapprochée) :

 

«Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : «Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur !»» [Coran, 3/7]

 

«Hadhâ Huwa al-Islâm - هذا هو الإسلام»  
Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

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