566 articles avec mariage - divorce - الزواج و الطلاق

Enceinte après avoir forniqué

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Enceinte après avoir forniqué

On a aussi demandé à shaikh Al-Albani :  

 
Une femme est enceinte après avoir forniqué, et l'homme avec qui elle a fait cela veut l'épouser, doivent-ils attendre qu'elle accouche ?
 
Réponse :
 
Oui mais c'est un péché.

Ils doivent se repentir à Allah de ce qu'ils ont fait, et après cela ils peuvent se marier (après l'accouchement).
(silsila al-huda wa nur, cassette 28)
 
Le shaikh précise bien à d'autres moments (silsila al-huda wa nur, cassette 523) que le mariage n'est possible que si les deux personnes se sont repenties sincèrement à Allah de leur péché et qu'elles n'ont pas fait cela uniquement pour cacher leurs péchés.
 
Et celui qui fait cela, c'est encore plus grave que la fornication.
 
copié de salafs.com
 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Quelles questions pouvons-nous poser lors de la mouqabala ?

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Quelles questions pouvons-nous poser lors de la mouqabala ?
● Les questions que l'on peut poser en général
 
Quel genre de personnes fréquente-t-il/elle ?
 
Comment est-il/elle par rapport à sa Salat du Fajr ?
 
Où il/elle a étudié ?
 
Qui sont ses relations ?
 
Depuis combien de temps est-il/elle dans le Din ?
 
Le Cheikh a dit que, tout le monde a une histoire, et ce n'est pas l'affaire d'un ou deux ans dans le Din, mais la personne doit étudier la vie de l'autre, comment elle était, ce qu'il a fait, et même s'il est tombé dans le péché et s'il s'est repenti - cela doit être étudié.

Cette affaire est importante, un mois d'effort et de recherches n'est pas comparable à toute une vie. Il convient au wali d'être sûr de tout cela.
 
Cela s'applique aussi bien à l'homme que la femme.
 
● La 2ᵉ condition : que la personne doit faire al Istikharah, les deux doivent l'accomplir (...)
 
N'avez-vous pas entendu que celui qui a la taqwa d'Allah alors Allah lui donnera une issue et il le pourvoira là où il ne s'imaginera pas.

Donc le Rizq (subsistance) provenant de la Taqwa est une bonne chose.

L'homme et la femme doivent invoquer Allah.

Si c'est un bien, alors Allah leur facilitera. C'est ce qui permet au mariage d'être réussi.
 
● Pour la 3ᵉ condition : Les deux côtés doivent faire participer leur parents

La personne doit consulter ses parents.

C'est leur droit.

Allah a ordonné cela, car ils vont éduquer pendant plusieurs années.

Le Coran ordonne d'être bon envers les parents.

Donc le fait de vouloir connaître leur opinion et de les consulter fait partie de l'Ihsan, donc essaie de les satisfaire afin que la baraka descende sur ce mariage et descende sur cette affaire.
 
Quant à celui qui désobéira à ses parents et veut cette femme - alors ce n'est pas bénéfique - n'oublie pas al-birr envers les parents et l'ihsan.

Les du'a des parents sont importantes. (...)


✅ Publié par salafipublications.com

 
Cheikh Muhammad Al Anjari - الشيخ محمد العنجري

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Mariage sans la permission des parents

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Mariage sans la permission des parents
Question :
 
Une sœur de France demande : un frère s'est présenté afin de me demander en mariage, et mon père a accepté.
 
Mais quelques jours après, il a dit qu'il n'acceptera pas ce frère car il est pratiquant, qu'il m'emmènera loin de lui et pour d'autres raisons de ce genre.

Sachant que mon père ne prie pas, ma question est la suivante : dans le cas où mon père refuse que je me marie, puis-je me marier sans sa permission ?

Est-il mon tuteur légal ?
 
Réponse :
 
Il ne lui appartient pas de se marier sans tuteur, en vertu du hadith :

"La femme ne peut marier une femme, et la femme ne peut se marier d'elle-même",

et

"La femme ne peut se marier d'elle-même. C'est plutôt la fornicatrice qui se marie d'elle-même."

La présence d'un tuteur est obligatoire.

Si son père ne prie pas...
 
Où est-elle ?
 
En France ?

L'élève :

Oui, en France.

Réponse :

Elle doit alors soumettre son cas à un centre islamique.

Elle doit s'orienter vers un centre islamique, et c'est ce centre islamique qui fera office de juge dans ce cas.

Il devra évaluer la situation et prendre la décision correspondante.

 Mais s'il ne prie pas, alors son tutorat doit lui être enlevé par décision du centre islamique.

Son tuteur sera alors un frère.
 
S'il y a un frère musulman, c'est lui qui endossera le rôle de tuteur pour son mariage.
 
Mais s'il n'y a personne, c'est au centre islamique d'évaluer cette situation.

Quant au fait que la femme se marie d'elle-même, cela n'est pas permis, c'est à rejeter (mounkar) et ceci est de la fornication.
 
La femme ne peut pas se marier d'elle-même, non, la femme ne peut se marier d'elle-même !
 
Comme cela est mentionné dans le hadith dans lequel le Prophète  صلى الله عليه وسلم a dit :

"La femme ne peut marier une femme, et la femme ne peut se marier d'elle-même. C'est plutôt la fornicatrice qui se marie d'elle-même".

Et il a dit 
صلى الله عليه وسلم :

"Point de mariage, si ce n'est en présence d'un tuteur et de deux témoins justes."

Nous la mettons en garde contre cela, le fait qu'elle se marie d'elle-même est à rejeter.
 
Il faut plutôt soumettre son cas à un centre islamique, qui évaluera sa situation, celle de son père et celle de celui qui sera son tuteur.

Dimanche 7 du mois de Rabi' Ath-Thani 1426, qui correspond au 15 Mai 2005
Traduit par les frères de Soual jawab
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
 

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

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Les relations avant le mariage

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Les relations avant le mariage
Question :
 
Quelle est le point de vue de l'islam concernant les relations prémaritales ? 
 
Réponse :
 
Si le questionneur veut dire par là "avant le mariage", et ce, avant la consommation du mariage mais après le contrat, alors il n'y a aucun mal dans de telles relations puisqu'elle est son épouse en vertu du contrat, même s'ils n'ont pas convenablement consommé le mariage.

Cependant, si ces relations se déroulent avant le mariage, comme pendant la période d'engagement ou autre, alors de tels contacts sont interdits et non permis.

Il n'est pas permis à un homme d'apprécier la compagnie d'une femme qui lui est étrangère, que ce soit par le discours, le regard ou en compagnie privée. Ceci est confirmé par les dires du prophète  
صلى الله عليه وسلم :
 
« Un homme ne peut pas être seul avec une femme, excepté en présence de l'un de ses mahram. Et les femmes ne peuvent pas voyager excepté avec un mahram »  
Rapporté par Muslim. Quelque chose de similaire par Bukhari. 
 
En somme, si ce contact vient après le contrat, il n'y a aucun mal en cela. S'il vient avant la cérémonie de mariage, même s'il survient après la proposition et l'acceptation (du mariage), alors cela n'est pas permis. Un tel comportement est interdit puisque la femme ne lui est liée en aucune manière jusqu'à signature du contrat de mariage. 
 
Islamic Fatawa Regarding Women - Darussalam Pg. 195-196
Traduit par le frère Nourdine
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Une sœur est têtue et récalcitrante avec son mari (audio)

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Une sœur est têtue et récalcitrante avec son mari (audio)

Question :
 
Une sœur dit qu'elle est têtue, récalcitrante avec son mari, elle a beaucoup essayé de se débarrasser de ce péché, mais en vain.
 
Que lui conseillez-vous, ô Cheikh ?

Réponse :

Elle doit craindre Allâh تعالى, et doit combattre afin d'obéir à son mari dans le bien, et doit toujours se rappeler que l'obéissance envers le mari lui est obligatoire.

En s'entêtant, elle commet un péché et encourt la colère d'Allâh, elle est dans l'obligation de se réprimander, car l'âme en général n'ordonne que le mal sauf celle qu'Allâh a épargnée.

Alors, elle doit se remettre en cause et s'autoréprimander, tout en pensant à sa présentation devant Allâh le jour du jugement dernier et qu'elle sera questionnée sur son obéissance et sa désobéissance, alors si elle se remémore en permanence cela, Allâh va l'aider à se débarrasser de ce comportement, par contre si elle choisit de suivre ses caprices et d'imiter les femmes perverses qui ne donnent pas d'importance aux ordres d'Allâh, alors elle perdra et gâchera sa vie présente ainsi que sa vie éternelle.

L'idéal, c'est qu'elle prenne exemple sur les femmes vertueuses de nos salafs qui étaient sur le bon chemin, comme les femmes du Prophète عليه صلاة وسلام et les pieuses croyantes, elle se doit de suivre l'exemple des gens de bien et non les gens du mal.

Elle doit penser à la grandeur d'Allâh et le craindre, obéir à son mari dans le bien.
 
✅ Publié par 3ilmchar3i.net

 وجوب طاعة المرأة لزوجها وترك مخالفته

السؤال: إحدى الأخوات السودانيات تقول: إنها مقيمة في الخرطوم، ورمزت إلى اسمها بالحروف (أ. ب. ع) أختنا تصف نفسها بأنها كثيرة العناد لزوجها، وحاولت أن تتخلص من هذه الخطيئة، ولكنها لم تستطع حتى الآن، كيف ترون لها الطريق سماحة الشيخ؟

الجواب: عليها أن تتقي الله سبحانه، وأن تجاهد نفسها في طاعة زوجها في المعروف، وعليها أن تستحضر دائماً أن الواجب عليها طاعة زوجها، وأنها بعنادها له تأثم وتغضب ربها، فالواجب عليها أن تحاسب هذه النفس، فإنها أمارة بالسوء إلا من رحم الله، فعليها أن تحاسب النفس وأن تتذكر وقوفها بين يدي الله، وأنها مسئولة عن طاعته ومعصيته، فإذا استحضرت هذه الأمور وكانت على بالها فالله يعينها على طاعته وترك العناد.
أما إذا أرادت تنفيذ هواها أو تقليد النساء العاصيات اللاتي لا يبالين بأمر الله فإنها تخسر الدنيا والآخرة، ولكن عليها أن تتأسى بالأخيار السالفات على الهدى من أزواج النبي ﷺ ومن سائر أهل الخير من التقيات المؤمنات، عليها أن تتأسى بأهل الخير لا بأهل الشر.
وعليها فوق ذلك أن تتذكر عظمة الله، وأن تخافه سبحانه وأن تطيع أمره في ذلك؛ لأن الله أمرها بطاعة زوجها، فلزوجها عليها الطاعة في المعروف. نعم

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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L'utilisation de jouets érotiques

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L'utilisation de jouets érotiques

Question :

 

Les époux peuvent-ils utiliser des jouets érotiques (comme un faux pénis par exemple) ?

 

Réponse :

 

La femme n’a pas besoin de cela alors qu’elle a son mari...

 

Il n’est pas permis d’avoir un rapport sexuel en dehors de ce qui a été permis par la Législation.

 

S’il n’est permis à aucun des époux d’atteindre l’orgasme seul, comment ces choses pourraient-elles être permises ?

 

Le principe qui doit être appliqué est celui mentionné dans le verset suivant (traduction rapprochée) :

 

« Ceux qui préservent leur sexe, sauf avec leurs épouses ou ce que leur main possède, et en ce cas ils ne sont pas blâmables. Et ceux qui cherchent au-delà de cela sont les transgresseurs. »

 

Fatwa trouvée sur bakkah.net

✅ Publié par salafs.com

Cheikh WassiouLlah ibn Mohamed 'Abbas - الشيخ وصي الله بن محمد عباس

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Une femme dont le mari ne prie pas, doit-elle se séparer de lui ?

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Une femme dont le mari ne prie pas, doit-elle se séparer de lui ?
Une femme dont le mari ne prie jamais, ni en groupe ni individuellement, son mariage est frappé de dissolution, elle n'est plus sa femme et il n'a plus le droit de jouir d'elle, elle est désormais étrangère pour lui.
 
Elle doit dans ce cas partir chez ses parents et essayer dans la mesure du possible de se débarrasser de cet homme qui a rejeté la foi après avoir été musulman-qu'Allah nous préserve de cela.
 
Sur ce, je dis, et j'espère que les femmes m'écoutent, que toute femme dont le mari ne prie pas n'est pas autorisée à rester avec lui, fut-ce le temps d'un clin d'œil, même si elle a des enfants de lui, dans ce cas c'est elle qui a le droit de garde, car le mécréant n'a pas de droit à la garde d'un musulman, mais si Allah guide son mari et qu'il retourne à l'Islam et prie, elle revient à lui tant qu'elle est dans son délai de retraite de continence.
 
Si ce délai expire avant qu'il ne revienne à la prière, la décision ne regarde qu'elle. [1]
 
[1] Note du traducteur :
 
Il faut cependant souligner que le shaykh al'Uthaymin -qu'Allah lui soit miséricordieux- a émis cette fatwa dans un pays qui pratique le rite Hanbalite qui excommunie -yukaffiru- celui qui ne prie pas, pays où les juges jugent avec la loi islamique et la rendent exécutoire, et pays où personne n'est censé ignorer que l'abandon de la prière est une mécréance majeure en raison du grand nombre de savants et de prédicateurs qui ne cessent de leur enseigner cela.
 
Or, dans un pays européen, il n'appartient pas à des individus ou à des groupuscules, souvent excités par le zèle religieux, n'ayant que des connaissances sommaires, voire pas de connaissance, sur les règle restrictives de l'excommunication -dawabit at-takfir-, de juger de la dissolution du mariage d'un couple et de briser un foyer, sous prétexte que l'un des conjoints ne prie pas, pour de nombreuses raison, notamment le fait que cette fatwa est générale, la prononcer comme une sentence et la rende exécutoire dans une affaire particulière, est une mission qui revient au juge islamique affaire particulière, est une mission qui revient au juge islamique (Al-qadi as-shar'i) ou une toute autorité compétente.
 
Généralement, les actes de mariage, au sein de la communauté musulmane en Europe, à majorité maghrébine Malékite, sont conclu par des imâms eux-mêmes Malékites, qui voient que les deux professions de foi -shahâdatayn- dites par les deux conjoints suffisent pour juger qu'ils sont musulmans, ce qui fait que l'acte de mariage est valable et restera toujours valable, car la question de la mécréance de celui qui ne prie pas, est l'objet d'un différend -khilâf- entre les savants anciens et contemporains.

D'autres raisons peuvent être invoquées mais il n'y a pas lieu de les développer dans un tel document, Allah Est plus Savant.

Tiré du livre questions fréquemment posées par les femmes
 
 Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le mariage avec les femmes des gens du Livre ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le mariage avec les femmes des gens du Livre ?

Allâh تعالى dit (traduction rapprochée) :

 

«Vous sont permises les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous» [1]

 

Par les gens du Livre, il est fait référence aux Juifs et aux Chrétiens.

 

Ils sont les gens de la Thora et de l'Evangile tels que dans la Parole d'Allâh تعالى (traduction rapprochée) : 

 

«Afin que vous ne disiez point : On n'a fait descendre le Livre que sur deux peuples avant nous, et nous avons été inattentifs à les étudier.» [2]

 

Le principe de base mentionne qu'il est permis au musulman de se marier avec une femme des gens du Livre [3]

 

Il y a certes unanimité des savants sur la permission du musulman de se marier avec une femme des gens du Livre, et cela sur la Parole d'Allâh تعالى (traduction rapprochée) : 

 

«Vous sont permises, aujourd'hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous.» [4] 

 

Et ce qui est voulu dans le terme «vertueuses» ce sont les femmes «chastes». 

 

Ainsi, différents compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم se sont mariés avec des femmes des gens du Livre.

 

Et la raison de la permission du mariage avec les gens du Livre est le fait d'aller à l'encontre des polythéistes. 

 

Parmi ceux qui ont considéré le mariage avec les femmes des gens du Livre comme blâmable, il y a Abû Hanîfa, ach-Châf'iî et aussi un des points de vue de l'Imâm Mâlik [5].

 

L'Imâm ach-Chawkânî رحمه الله mentionne qu'il y a divergence entre les savants sur le terme «vertueuses» : Certains disent que cela est en référence aux femmes «chastes» et d'autres disent que cela est en référence aux femmes «libres».

 

Certains expliquent que les gens du Livre ce sont les femmes Juives.

 

Et cela est l'avis adopté par ach-Châfi'î [6].

 

Ibn Kathîr رحمه الله dit que cela est permis avec les femmes chastes et croyantes des gens du Livre [7].

 

Certains ont expliqué le terme «vertueuses» comme étant les femmes «libres» - ce qui est l'avis de Ibn Djarîr et Moudjâhid.

 

Il est rapporté que 'Abdullâh Ibn 'Oumar ne voyait pas comme permis le mariage avec les Chrétiennes et il disait : Je ne connais pas un plus grand polythéisme que celui qui dit que son Seigneur est 'Issa.

 

Et certes Allâh تعالى dit (traduction rapprochée) :

 

«Et n'épousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi.» [8]

 

Cheikh as-Sa'dî رحمه الله dit dans son commentaire du verset que ce sont les femmes libres et chastes [9] (traduction rapprochée) :

 

«d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous» qui veut dire : Les Juifs et les Chrétiens.

 

Ce qui restreint la portée des propos d'Allâh تعالى (traduction rapprochée) :

 

«Et n'épousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi» [10].

 

Après avoir expliqué que les gens du Livre étaient les Juifs et les Chrétiens, Cheikh Muhammad Ibn 'Uthaymîn رحمه الله soulève l'interrogation concernant le fait de savoir s’il y a comme condition que les femmes des gens du Livre soient pieuses et sincères ou pas.

 

Certains savants disent qu'il y a comme condition le fait qu'elles soient sur l'Unicité d'Allâh et qu'elles ne Lui associent rien, et aussi qu’elles ne suivent pas seulement Mûssa عليه السلام si elles sont Juives et 'Issa عليه السلام si elles sont Chrétiennes. 

 

Et que si elles contredisent l'Islâm (sur cela) et sont des associatrices, alors cela n'est pas permis.

 

Car cela s'accorde avec les deux versets, celui de la sourate «La table servie» et celui de «La vache».

 

Les savants disent :

 

«Quant elles sont des associatrices à Allâh, tout en étant pourtant Juives ou Chrétiennes, (le mariage avec elles) n'est pas permis.

Mais si elles ne sont pas associatrices et ne rejettent pas l'Islâm venu avec le prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم elles sont permises (au mariage)» [11].

 

Sur l'avis des anciens pieux, l'Imâm Abû Bakr ar-Râzî رحمه الله rapporte de at-Tahâwî que selon ses compagnons il est permis de se marier avec les femmes des gens du Livre.

 

Ath-Thawrî le considère blâmable. 

 

Mâlik, al-Awzâ'î, al-Layth et ach-Châfi'î considèrent cela comme interdit. [12]

 

Et dans le sens de la permission du mariage avec les femmes des gens du Livre, l'Imâm Madjid ad-Dîn 'Abdel-Sallâm Ibn Taymiyyah a opté pour cet avis [13].

 

[1] Coran, 5/5

[2] Coran, 6/156

[3] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-'Ilmiyyah wal-Iftâ, 18/275

[4] Coran, 5/5

[5] Al-Fiqh al-islâmî wa Adillatuh, 9/6653-6656

[6] Kitâb «Fath ul-Qadîr il-Djâmi' bayna fannay ar-Riwâyah wa ad-Dirâyah min 'Ilm it-Tafsîr» de l'Imâm ach-Chawkânî, 2/22-23

[7] Kitâb «Tafsîr al-Qor'ân al-'Adhîm» de Ibn Kathîr, 3/42

[8] Coran, 2/221

[9] Kitâb «Tayssir ul-Karîm al-Rahmân fî tafsîr Kallâm al-Manân» du Cheikh Ibn Sa'dî, 1/397

[10] Coran, 2/221

[11] Kitâb «ach-Charh ul-Moumti' 'ala Zâd il-Moustaqni'» du Cheikh Muhammad Ibn Sâlih Al-'Uthaymîn, 12/146-147

[12] Kitâb «Moukhtasar Ikhtilâf al-'Oulémâ» de l'Imâm Abû Bakr ar-Râzî, 2/306

[13] Kitâb «Al-Mouharrar fîl-Fiqh» de L'Imâm 'Abdel-Sallâm Ibn Taymiyyah, p. 365-366

 

✅ Publié par manhajulhaqq.com

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Le mariage avec les proches

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le mariage avec les proches

Question :

 

L'un de mes proches a demandé ma main, mais j'ai entendu que le mariage avec des personnes éloignées est meilleur pour, entre autres, l'avenir des enfants.

 

Que pensez-vous de cela ?

 

Réponse : 

 

Cette règle a été citée par certains savants qui ont mentionné que l'hérédité a une influence sur l'enfant. 

 

Il n'y a pas de doute que celle-ci a une influence sur le comportement de l'homme et sur son physique. 

 

D'ailleurs, un homme était venu voir le Prophète صلى الله عليه وسلم et lui a dit : 

 

«Ô Messager d'Allâh ! Ma femme a accouché d'un garçon noir.» 

Il suspectait par là sa femme d'adultère, car comment se faisait-il que l'enfant soit noir alors que ses parents étaient tous les deux blancs ?

Le Prophète صلى الله عليه وسلم lui dit : «As-tu des chameaux ?» 

Il répondit : «Oui». 

«De quelle couleur ?», lui demanda-t-il. 

Il répondit «Roux». 

Il lui demanda encore : «Y a-t-il parmi eux un chameau gris ?». 

Il répondit : «Oui». 

Il répliqua : «Et comment cela se fait-il ?». 

Il dit : « Il se peut qu'il ait hérité cela de l'un de ses ascendants.» 

Le Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui, dit aussitôt : «Alors, il se peut aussi que ton fils ait hérité sa couleur de l'un de ses ascendants.»

Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du divorce (n°5305), et par Muslim dans la demande de malédiction (n°1500).

 

Ce hadith est une preuve que l'hérédité a une influence, et il n'y a aucun doute concernant cela.

 

D'autre part, le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

«On épouse la femme pour quatre raisons : pour son argent, pour ses origines, pour sa beauté et pour sa religion.

Choisis celle qui a la religion, puissent tes mains se couvrir de poussière.»

Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (n°5090), et par Muslim dans le chapitre de l'allaitement (n°1466).

 

On doit donc revenir à la religion comme critère de choix de l'épouse.

 

Plus celle-ci respecte la religion et au plus elle sera belle, et au plus on devrait la convoiter, qu'elle soit de la famille proche ou éloignée.

 

En effet, la femme respectueuse de la religion préserve l'argent, les enfants et le foyer de son mari, et la femme belle lui permet de satisfaire ses besoins et par conséquent, de baisser son regard et de ne pas chercher ailleurs.

 

Et Allâh est le Plus Savant.

 

Kitâb ud-Dacwa (5), chap. 2, page 83 et 84.

✅ Publié par fatawaislam.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Et les rapports buccaux génitaux (fellation et cunnilingus) ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Et les rapports buccaux génitaux (fellation et cunnilingus) ?

On a demandé à Cheikh 'Abdallah ibn Muni'

 
Une soeur pose la question suivante :
 
Je me suis mariée depuis 6 mois et mon mari me force à sucer (fellation) son sexe, cela est-il licite ou illicite ?
 
Réponse :
 
La louange est à Allah, il n'y a aucun doute que cette habitude du mari est abjecte et détestable, et va à l'encontre du bon comportement entre les époux. 
 
Cela peut amener le dégoût et la séparation, et l'épouse du prophète, 'Aisha, rapporte que le messager d'Allah (salallahu' alayhi wasalam) 
 
« n'a pas vu d'elle ceci (son sexe), et qu'elle n'a pas vu de lui ceci (son sexe) ».
 
Quant au jugement sur cette pratique, le moins que l'on puisse dire est qu'elle est détestable.
On peut lire en commentaire de Cheikh Al-Outhemine dans cette fatwa dans fatawa muhima li nisa al-umma (p.153) :
 
Aucun hadith n'est authentique à ce sujet, au contraire les ahadiths authentiques qui montrent que le prophète (salallahu' alayhi wasalam) prenait son bain avec ses épouses et cohabitez avec elles prouvent que cela est permis (c'est-à-dire de voir le sexe, comme nous le verrons plus tard).

La règle de base est (qu'il est permis aux époux de jouir l'un de l'autre comme ils l'entendent, et donc) de jouir du sexe de l'homme, la seule chose crainte est le contact avec le madhi (liquide spermatique) qui est une impureté.
 
Il est rapporté du madhab hanbali la permission pour la femme d'embrasser le sexe de l'homme. (Rapporté dans Al-Insâf d'Al-Mardaway (8/33), c'est l'avis de Ibn 'Aqil et d'autres.)

Et on rapporte aussi l'avis de Asbagh du madhab Maliki, sur la permission pour l'homme d'embrasser le sexe de la femme. (Rapporté dans Tafsir Al-Qurtubi (12/23 ))

C'est une question sur laquelle les savants divergent, car il n'y a pas de texte clair sur ce sujet.

Cheikh Salih Al-Luhaydan

 

a été interrogé sur ce sujet et a répondu que cela était haram pour les raisons suivantes :


● C'est une pratique animale qui ne convient pas à l'homme


● Pendant les rapports, les époux sécrètent un liquide (vaginale ou spermatique) qui est une impureté


● C'est une pratique qui n'était pas connue des salafs


● C'est quelque chose que les gens ont pris de l'occident, par l'intermédiaire de la télévision et des films pornographiques


● Le Cheikh n'a entendu aucun savant permettre cela, c'est pourquoi il termine en demandant aux gens de cesser jusqu'à ce qu'ils interrogent les savants sur cette question

Cheikh 'Ubayd Al-Jabiri

 

Il a répondu que cette pratique était interdite.

✅ Publié par salafs.com 

 

Cheikh 'AbdAllâh Ibn Muni' - الشيخ عبدالله المنيع

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane - الشيخ صالح اللحيدان

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Nommer son épouse avec un nom dont on espère qu'elle aimera

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Nommer son épouse avec un nom dont on espère qu'elle aimera
'Aicha l'épouse du prophète صلى الله عليه وسلم rapporte : 
 
"Des enfants sont entrés dans la mosquée, ils y jouèrent, il m'a dit : "O Humayra, aimerais-tu les regarder ?" 
J'ai répondu : Oui 
Il se plaça vers la porte, je vins à lui et posais mon menton sur son épaule et j'appuyais mon visage sur sa joue. 
Ils disaient ce jour-là : "Abu al-qasim est bon." 
Le messager d'Allah a dit : "Cela te suffit !" 
J'ai dit : "Ne t'empresses pas Ô messager d'Allah". 
Il se leva pour moi puis il a dit : "Cela te suffit !" 
Je lui ai dit : " ne t'empresses pas Ô messager d'Allah ". 
Ce n'était pas parce que j'aimais les regarder, mais j'ai souhaité que parvienne aux femmes sa position auprès de moi et la mienne auprès de lui. 
 
 
● La version de ce hadith est rapporté notamment par An-nassaî dans 'Ichratou an-nissa n°65, Sheikh Al Albani l'a authentifié dans Adab Az-zifaf. 
 
● Parmi les causes de la douceur dans la relation, il y a le fait de nommer son épouse avec un nom ou un surnom qu'elle aime, dont on espère qu'elle aimera, plus particulièrement parmi les noms qui ont un sens (tel que "Ma bien-aimée", "ma chère épouse"....) que ce doit dans le dialogue ou la relation entre les époux.

En effet, ceci ajoute des sentiments d'affection et de respect. 
 
La preuve de cette affirmation réside dans la parole du prophète صلى الله عليه وسلم "Ô Humayra (حميراء)" (Diminutif d'Al-Hamra qui signifie "la blanche et rousse")
 
Le prophète صلى الله عليه وسلم appelait parfois 'Aicha par " Ô 'Aîch (ياعائش)" qui est un nom élidé (Tarkhim) qui montre la proximité et l'affection tendre. 
 
Il y a donc dans ceci une incitation à la douceur et la tendresse envers la femme, ainsi que la recommandation de lui donner un nom dont on espère qu'elle aimera. 
 
● Ce hadith prouve la bienveillance et la miséricorde du prophète, son bon comportement, sa relation convenable avec la famille, les épouses et les autres personnes.

Il convient donc aux époux de prendre exemple sur le prophète. 
 
● Ce hadith incite à manifester sa joie et sa gaieté, durant les fêtes et que cela est légiféré. 
 
● Il est légiféré de faire largesse à sa famille (femmes, enfants) durant les jours de fête, aussi divers soient-ils, afin de leur procurer le divertissement et la détente, tout ceci compte tenu de ce qu'Allah a autorisé et permis.

En effet, cet évènement se passa durant les jours de la fête (Aîd). 
 
● Ce hadith démontre le mérite de Aicha, son immense rang auprès du prophète et son amour pour elle. 
 
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La polygamie à travers le livre d'Allah, la sounnah du messager d'Allah (Prières et bénédiction d'Allah sur lui) selon la compréhension des salafs salihs

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La polygamie à travers le livre d'Allah, la sounnah du messager d'Allah (Prières et bénédiction d'Allah sur lui) selon la compréhension des salafs salihs

Il nous a vraiment paru indispensable d'aborder dans cette revue, sur la femme musulmane, le sujet de la polygamie telle qu'elle a été clairement exprimé dans les versets coraniques et la Sounnah authentique, car s'il peut paraître compris et clair pour certains, il est malheureusement pour beaucoup un sujet tabou, ambigus ou totalement incompris.

 
Ainsi peut-être nous finirons par ne plus entendre, ces paroles dénuées et insensées, telles que : « Mais personne n'est juste de nos jours !!! » ou bien encore « Seules les femmes du  prophète avaient le courage de supporter cela !!.... » , et que répondre lorsque l'on entend ces paroles de musulmans ou de musulmanes qui prétendent être attachés au Coran et à la Sounnah ?!
 
En fait tout cela n'est justement que le fruit de leur ignorance et de leur incompréhension aux enseignements purs que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et ses compagnons-qu'Allah les agrées-  nous ont légués. Et c'est en revenant à la source authentique, que tu verras mon frère et ma sœur, que la polygamie est une des sagesses de ton Créateur, qu'Il a clairement légiférée .
 
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Allah -Le Très Haut- a dit  (Traduction relative et rapprochée) :


« Et si vous craignez de n'être pas juste envers les orphelines, épousez alors par deux, par trois ou par quatre, parmi les femmes, mais si vous craignez de n'être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas commettre d'injustice. » S4 V3
       

La législation de la Polygamie et Les causes de la révélation du verset
 
 'Aïcha -qu'Allah l'agrée-  a dit :
 
« Ce verset fut révélé au sujet de tout homme ayant sous sa tutelle une orpheline propriétaire de biens, mais qui n'a personne pour sa défense, qui la maltraite et la frappe, et refuse de la marier afin de s'emparer de ses biens. » (1)  

 

Selon une autre version,'Aïcha -qu'Allah l'agrée-  a dit  :   

« Un homme avait épousé une orpheline qui était chez  lui. Elle possédait une palmeraie mais cet homme gardait toute la récolte et ne donnait rien à cette orpheline. C'est à cette occasion que ce verset fut révélé. »(2)

On rapporte aussi, toujours selon 'Aïcha que 'Ourwa lui a demandé au sujet de ce verset 
(Traduction relative et rapprochée) :  


« Et si vous craignez de n'être pas juste envers les orphelines...»,

Elle lui répondit :  « O fils de ma sœur! Il s'agit d'une orpheline qui est sous la tutelle d'un homme, alors qu'elle possède des biens, celui-ci (le  tuteur), épris par la fortune et la beauté de cette orpheline, voulait l'épouser sans lui donner la dot qu'elle méritait, comme donnerait un autre homme. Alors on interdit aux tuteurs d'épouser de pareilles orphelines à moins qu'ils ne leur donnent la dot la plus convenable en leur accordant plus que la coutume l'assignait à leur égard. Ils furent alors ordonnés d'épouser des femmes hormis ces orphelines, comme il leur plaira. »

'Aïcha ajouta : « Les gens vinrent interroger le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- au sujet de ce verset, Allah -Le Très Haut- lui fit cette révélation : 

 

Traduction relative et rapprochée : 

« Ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes... » S4 V127

'Aïcha -qu'Allah l'agrée- reprit : « Quand aux paroles divines contenues dans le verset précédent :  

 

Traduction relative et rapprochée :

« ..et que vous désirez épouser.. » S4 V127

Il s'applique au désir de l'un d'entre vous quand il veut épouser une orpheline qui jouit d'une modeste fortune et de peu de beauté ».

Elle ajouta : « Les hommes furent interdit d'épouser celles qui  jouissent d'une grande fortune et d'une grande beauté parmi  les orphelines,  à moins qu'ils ne leur réservent une dot équitable, parce que ce désir ne se manifesterait pas si elles avaient peu de fortune et peu de beauté. ».(3)
 

Ibn 'Abass -qu'Allah l'agrée-  a dit :

 

« Si vous craignez d'être injuste envers les orphelines, dans le fait de préserver leurs biens, craignez également d'être injuste  avec vos femmes dans les dépenses et le partage, et ils épousaient comme ils voulaient , 9 ou 10 femmes, comme Qaïs ibn al Harith qui possédait 8 femmes, c'est  alors qu'Allah interdit le fait d'en avoir plus de quatre et dit :  

 

« ...Épousez ce qu 'Allah vous autorise ... »  

 

« ...Soit une, soit deux, soit trois, soit quatre, et non plus... »  

 

« ...Entre les quatre femmes dans le partage et les dépenses... »  

 

« ...Alors épousez une femme libre... »  

 

« ...Des esclaves que vous possédez dont le partage et le délai de viduité (la 'Idda) ne sont pas un devoir pour vous... »  

 

« ...Épousez une femme ... »  

 

« ...Est plus convenable ... »    

 

« ...De ne pas pencher vers l'une , ne pas être injuste parmi vos 4 femmes dans le partage et les dépenses. » (4) 
 

La  recommandation de la polygamie dans la Sounnah du Messager d'Allah (paix et bénédiction d'Allah sur Lui)

 

Ibn 'Abbas -qu'Allah l'agrée- a dit à Saïd Ibn Joubeïr : « Marie toi, car le meilleur  de  la communauté est celui qui a le plus de femmes. »

Deux explications peuvent être données à cette parole d'ibn 'Abbas -qu'Allah l'agrée-  : (5)   

1- Il peut s'agir du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- car c'est lui le meilleur de cette communauté et il avait le plus de femmes dans cette communauté.
 
2- Il peut s'agir du mariage et montrer que celui qui a le plus de femmes est le meilleur, donc celui qui en a quatre est meilleur que celui qui en a trois, et celui qui en a trois est meilleur que celui qui en a deux, et celui qui en a deux est meilleur que celui qui en a une et celui qui en a une est meilleur que celui qui n'en a pas.
Il y a également le Hadith de Mo'qal ibn Yassar qui dit :
 
« Un homme est venu voir le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et lui dit : J'ai trouvé une femme qui a la renommée et l'honneur mais elle n'enfante pas , puis-je l'épouser ? Il le lui interdit. Puis l'homme lui rapporta une deuxième fois et il le lui interdit, puis une troisième fois, il le lui interdit. Puis il lui dit : « Épousez la féconde et l'affectueuse, car je voudrais surpasser en nombre toutes les autres communautés le jour de la résurrection »(6)

Donc le fait d'avoir plusieurs femmes implique avec la permission d'Allah d'avoir beaucoup d'enfants, donc une communauté nombreuse. Tout cela implique d'avoir une noble descendance.

On rapporte d'Anas ibn Malîk  -qu'Allah l'agrée- :

« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   faisait le tour de ses femmes la nuit, alors qu'il en avait neuf. »
 (7)

Tout cela nous prouve et nous montre bien que la polygamie, comme l'ont exprimé les grands savants, fait  partie des actes recommandés de la Sounnah.
 

 

 Ce qu'en disent nos Savants Contemporains
 

Fatwa de Cheikh Ibn Baz, sur la polygamie et toutes ses sagesses :


« La polygamie au niveau législatif concerne celui qui en est capable, et qui ne craint pas l'injustice. D'autant plus que la polygamie a de nombreux intérêts, notamment le fait que cela implique la chasteté du mari, et qu'il se consacrera à ses femmes dans le bien, et c'est ce qui permettra d'accroître la descendance, ce qui accroîtra aussi la communauté, et c'est ce qui accroîtra le nombre d'adorateurs d'Allah , l'Unique.

La preuve  de cette permission est ce verset où Allah -Le Très Haut- a dit 
(Traduction relative et rapprochée) :  


« Et si vous craignez de n'être pas juste envers les orphelines, épousez alors par deux, par trois ou par quatre, parmi les femmes, mais si vous craignez de n'être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas commettre injustice. » S4 V3

Mais c'est aussi parce que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui-même s'est marié avec plus d'une femme, et Allah -Le Très Haut- a dit 
(Traduction relative et rapprochée) :


« Vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle à suivre, pour quiconque espère en Allah et au jour dernier et invoque Allah fréquemment. »  S33 V21

Il -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a d'ailleurs dit, à certains compagnons qui lui dirent :

« Moi je ne mange pas de viande »   

Et l'autre dit : « Moi je passe mon temps en prière et je ne dors pas »  
Et l'autre dit : « Moi je passe mon temps à jeûner  et ne mange pas »  
Et le dernier dit : « Moi je ne me marie pas avec les femmes ».  
Lorsque le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- appris cela il fit un sermon, après les louanges à Allah, et il dit :   

« J'ai appris cela et cela, alors que moi je jeûne et je mange, je prie et je dors et je me marie avec les femmes, celui qui se détourne de ma Sounnah, ne fait pas partie de ma communauté »
 
(8)

Cette parole est très importante puisqu'elle désigne l'unité et le nombre ( lorsqu'il dit « je me marie avec les femmes .. » ), soit en fait une ou plusieurs...

Nous pouvons dénombrer  plusieurs intérêts aussi bien pour l'homme que pour la femme, ainsi que tout l'ensemble de la communauté islamique, car elle rend le regard plus décent, préserve pudiquement les parties et permet la procréation, et l'homme peut ainsi se porter garant de ce grand nombre de femmes par le bien et les préservera aussi des causes du mal et de la perversion .

Cependant celui qui en est incapable et craint de ne pas être équitable alors qu'il ne se contente que d'une seule femme. » (9)

Fatwa de Cheikh al Fawzan :

  « Il n'est pas permis au musulman de mépriser ce qu'Allah a légiféré et en faire dégoûter les gens car cela est considéré comme une apostasie à la religion musulmane.

Allah dit à ce sujet 
(Traduction relative et rapprochée) :  


« C'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allah a fait descendre. Il a donc rendu vaines leurs œuvres . » S47 V9

La raison à cela, c'est l'influence des propagandistes non-croyants qui ont de la répulsion pour l'Islam, et veulent en faire fuir les gens, en faisant planer les ambiguïtés, pour ainsi faire accroître les suspicions des musulmans, pour qui la législation islamique reste obscure, et parmi les plus grands principes de cette législation, la polygamie dont on dénombre plusieurs intérêts plus nombreux pour la femme que pour l'homme. » (10) 

(1) Rapporté dans Sahih Mouslim, d'après abou Bakr at-Tamîmi
(2) Rapporté par al Boukhari, Hadith n°4573/9
(3) Rapporté par al Boukhari, Hadith n°4574/9
(4) Voir le Tafsir d'ibn 'Abbas : Tanouir al Miqîas (de abî Tahir ibn Ya'qoub el Faîrouz page 64)
(5) Voir l'explication de cheikh al 'Outheïmine dans l'explication de Kitab an-Nikah (k7 audio).
(6) Hadith rapporté par Ahmad et ibn Majah.
(7) Rapporté par al Boukhari
(8) Hadith rapporté par Boukhari.
(9) Extrait de le revue Al Balagh  n° 1028 (parût le 28 janvier 1990)
(10) Texte tiré de Fatawa sur la femme musulmane page 692.

 

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Les conditions de la polygamie

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Les conditions de la polygamie
-Le Nombre de femmes permises



Dans la période pré-islamique (Jahiliya), la caractéristique du mariage consistait à pratiquer une polygamie débridée, allant jusqu'à huit ou bien dix épouses, la limite n'existait pas, jusqu'à ce que l'Islam arrive pour
limiter et  réorganiser la polygamie, et Allah -Le Très Haut- dit :
      

Traduction relative et rapprochée : 

« ... Épousez alors par deux, par trois ou par quatre, parmi les femmes... »

Ibn Kathir explique ce verset : 

« Allah permet, dans ce verset, aux hommes d'avoir jusqu'à quatre femmes, et ceci de Sa part constitue une tolérance et une grâce à condition de ne pas dépasser ce nombre , selon l'Unanimité, bien que les chi'ites, quand à eux permettent à tort, à l'homme d'épouser neuf femmes, ainsi que d'autres qui ont toléré plus que cela. En se basant sur le fait que le Prophète  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- avait neuf femmes. » (1)  

Et les Dhahiriya (2) prétendent qu'il est permis à l'homme de se marier avec 9 femmes en prenant comme preuve la parole d'Allah :  

 

Traduction relative et approchée : 

« ...Deux ou trois ou quatre... », en les additionnent (2+3+4=9) et ceci est un avis chez les chiites. (3)

Et al Boukhari cite dans son authentique : « Chapitre : On ne doit pas épouser plus de quatre »

Puis il explique la parole d'Allah :  

 

Traduction relative et approchée : « ...Deux ou trois ou quatre... »

« 'Ali ibn al Houssayni -qu'Allah l'agrée- a dit : « Ce qui signifie : par deux, ou bien par trois, ou bien par quatre »

Comme la parole d'Allah :  

 

Traduction relative et approchée : 

« ...Qui a fait des anges, des messagers dotés de deux, trois ou quatre ailes » 
S35 V1 ; C'est-à-dire qu'ils ont soit deux, soit trois, soit quatre ailes. » (4)  

Aussi, on peut citer comme preuve qui limite le nombre de femmes à quatre, le Hadith d'après'Omar ibn al Khattab -qu'Allah l'agrée-  : « Ghilane Ibn Salama embrassa l'Islam alors qu'il avait dix épouses, le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- informé lui dit : « Prends quatre épouses parmi elles et sépares toi des autres. » (5)

 

-Que chaque épouse ait son propre lieu d'habitation

Ibn Qoudama dit dans al Moughni :   
« Il n'appartient pas à l'homme de rassembler deux femmes dans un seul lieu d'habitation ( Maskane) sans leur accord (aux femmes) et ceci que le lieu d'habitation ( Maskane) soit petit ou qu'il soit grand. Car cela peut leur porter préjudice quand il y a entre elles de l'hostilité et de la jalousie. Et leur rassemblement sera la cause d'accrochages et de luttes. Et chacune d'entre elles sera au courant de l'affection du mari lorsqu'il ira vers l'autre ou elle le verra.   
Mais si elles agréent cette situation, alors ceci est permis (c'est-à-dire le fait de les rassembler dans un seul endroit) ; car c'est un droit qu'elles ont (de réclamer un endroit chacune) et il leur appartient de s'en abstenir en le délaissant. » (6)  
 
Et ibn abi Chayba rapporte d'après 'Oubad ibn al 'Iwam, Ghalib qui a dit :
  
« J'ai demandé à Hassan, ou, on s'est renseigné  sur le cas d'un homme qui avait deux femmes dans une maison. Il a dit : « Il détestait le « Wajss », et ceci est le fait que (le mari) soit doux avec l'une d'entre elles et que l'autre regarde ». (7)  
 

Ces paroles sont appuyées par les preuves suivantes

 
Effectivement Allah a évoqué qu'il y avait des foyers ( Bouyoute) et non un seul foyer ( Bayt ) Lorsqu'Il dit :

 

Traduction relative et approchée : « Et restez dans vos foyers... » S33V33  

Et Allah dit :   

  

Traduction relative et approchée : 

« Et garder dans vos mémoires ce qui est récité, dans vos foyers... » S33V34  

Et Allah dit :  

 

Traduction relative et approchée :

«  Ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu'une invitation ne vous soit faite... » S33V53

Et dans la Sounnah


D'après 'Aïcha, le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a demandé lors de la maladie après laquelle il mourut : « Où serai-je demain ? Où serai-je demain ? ». Il voulait que ce soit le jour de 'Aïcha, alors ses épouses lui ont permis d'être là où il voulait. Il était dans la maison de 'Aïcha jusqu'à ce qu'il y mourut. 'Aïcha a dit : « Il est mort le jour où c'était mon tour, dans ma maison. Et Allah l'a fait mourir alors que sa tête était entre ma gorge et ma poitrine et que sa salive se mélangeait avec ma salive » (8).

D'après Anas : « le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était chez l'une de ses femmes et l'une des Mères des croyants envoya un plat qui contenait de la nourriture. La femme chez qui le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était, frappa la main du servant et le plat tomba et se fendit. Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   rassembla les morceaux du plat puis il se mit à rassembler la nourriture du plat et la mit dans ce qui restait (du plat). Et il dit : « Votre mère a été jalouse ». Puis il retint le servant jusqu'à ce qu'il lui donne un plat de la femme chez qui il était. Et donc il rendit le plat non cassé à celle dont le plat fut cassé. Et il laissa le plat cassé chez celle qui l'avait cassé. » (9)

Safiya, la femme du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , informa (le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ) qu'elle allait venir le voir pour le visiter dans sa retraite pieuse des 10 derniers jours de Ramadhan à la mosquée. Et elle parla avec lui pendant une heure puis elle se leva pour repartir. Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- se leva avec elle pour l'accompagner. Jusqu'à ce qu'elle dépasse la porte de la mosquée, au niveau de la porte de Oummou Salama, deux hommes des Ansars passèrent, saluèrent le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et ont accélérèrent leur marche. Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- leur dit : « Rassurez-vous, c'est seulement Safiya bint Houyai ». Et ils dirent : « Gloire à Allah ! Ô Messager d'Allah ». Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   s'avança vers eux et il leur dit : « Certes satan court dans les fils de Adam comme le sang (court dans ses veines), et j'ai eu peur qu'il jette quelque chose dans votre cœur ». (10)  
 
 

-L'équité entre les épouses

 
Si le fait d'avoir quatre femmes est un droit accordé à l'homme, il est conditionné par l'équité qu'il doit établir entre elles, car Allah -Le Très Haut- a dit :  

 

Traduction relative et rapprochée : 

« Mais si vous craignez de n'être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas commettre injustice. » S4 V3  

Ibn Khatir dit dans son Tafsir : « Celui qui craint de ne pas être équitable, doit se contenter d'une seule femme, quant aux esclaves (ou captives) le nombre n'est pas limité car l'équité n'est pas une condition, envers celles-ci. »  

Cheikh as-Sa'di a dit concernant ce verset  : « Il lui est seulement permis ceci [c'est à dire la polygamie] s'il ne craint pas d'être injuste et de ne pas être à la hauteur dans leurs droits, et s'il craint une de ces choses alors qu'il se contente d'une seule ou de ses esclaves car pour les esclaves l'équité n'est pas une obligation (...) Et dans ceci, c'est-à-dire le fait que le serviteur s'expose à une chose qui pourrait le faire tomber dans l'injustice ou l'empêcher d'assurer ses obligations, même si cette chose est permise, et bien il ne convient pas qu'il s'y expose. »  (11)     

Quand à celui qui penche plus vers l'une que l'autre, alors Allah -Le Très Haut- dit à ce sujet :

 

Traduction relative et rapprochée : 

« Ne vous penchez pas tout à fait vers l'une d'elle au point de laisser l'autre en suspens »
 S4 V129  

Et il est rapporté que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Celui qui possède deux femmes, et aura penché vers l'une plus que l'autre, il viendra le Jour de la résurrection avec une partie de son corps bancale ( qui penche) ». (12)

Cheikh al 'Outheïmine affirme que le fait d'être injuste envers ses épouses, fait partie des grands pêchés. (13)

De quelle équité s'agit-il ?


L'équité dont il s'agit est le fait que l'homme soit juste entre ses épouses, dans le partage de ses dépenses comme : la nourriture, les vêtements, et dans le logement, ainsi que tout ce sur quoi il a la possibilité d'être équitable, en somme sur le plan matériel, car comme Allah a dit :  

 

Traduction relative et rapprochée : 

« Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes même si vous en êtes soucieux » S4 V129  

Cheikh as-Sa'di a dit concernant ce verset  : « Allah informe que les époux ne sont pas capables d'avoir une équité parfaite entre les épouses (...) A vous d'être équitables entre elles dans ce qui concerne les dépenses, les vêtements, le partage des nuits, et autres, contrairement à l'amour et aux relations sexuelles et tout ce qui ressemble à cela. »


-Le partage du temps chez la femme après le mariage

 
Anas -qu'Allah l'agrée- a dit :   
« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- restait chez la vierge sept nuits et si elle ne l'était pas (14), alors trois nuits » (15)

Oummou Salama rapporte :   
« Quand l'envoyé d'Allah  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  l'épousa, et qu'il voulut partir elle l'a retenu  par son habit c'est alors qu'il lui dit : « Si tu veux je demeure avec toi autant que tu veux, mais saches que j'en tiendrai compte, car une fille vierge a droit à sept jours et celle qui était déjà mariée à trois jours » (16)  
 

-La Sounnah est de rester une journée entière chez chacune de ses épouses


Anas -qu'Allah l'agrée- a rapporté :
  
« Le Prophète  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   avait neuf femmes.
Quand il voulait partager ses jours entre elles, il ne revenait chez la première qu'après avoir passé le neuvième jour chez la dernière.
Elles se réunissaient d'habitude chez celle dont le jour lui était consacré. Un jour se trouvant chez 'Aïcha, Zeynab entra et lui tendit la main, mais 'Aïcha protesta et lui rappela : « C'est Zeynab ! », Il retint  sa main, et les deux femmes ensuite entrèrent en discussion à tel point que leurs voix s'élevèrent.
Ce fut l'heure de la prière, abou Bakr passa par le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et entendant leurs voix, il interpella le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  : « Viens à la prière ô Messager d'Allah et mets leur du sable dans leurs bouches (dans le sens de la réprimande), il sortit et 'Aïcha dit à la suite de cela : « Le prophète va faire la prière et abou Bakr reviendra ensuite pour me réprimander »
Lorsque le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   fit la prière, abou Bakr lui adressa des paroles sévères et lui dit : « Comment peux-tu faire cela ? » (17)  

 

(1) Voir Tafsir ibn Kathir
(2) Les Dhahiriya sont ceux qui prennent le texte dans son sens apparent, les traducteurs.
(3) Voir ar-Rawda an-Nâdiya annoté par cheikh al Albani, page190.
(4) Voir Fath al Bari, le livre du mariage vol.10, chap.29, page 173
(5) Rapporté dans Sahih Sounane ibn Majah (n° 1589 ) et at-Tirmidhi (2 / 295/ 1138)
(6) Tome 7, pages 26 et 27 
(7) Dans  «Al Moçannaf », tome 4, page 388
(8) Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n°5217).
(9) Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n°5225)
(10) Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n° 2035), Mouslim (n°2175), abou Dawoud (n°2470) et ibn Majah (n°1779).   
(11) Voir Tafsir as-Sa'di
(12) Hadith rapporté par at-Tirmidhi n°3-4 /115, ibn Majah n° 3/16 et l'Imam Ahmad 
(13) Voir sa Rissala intitulée Houqouq. 
(14) C'est à dire si elle était veuve ou bien divorcée, la traductrice.
(15) Hadith rapporté par Mouslim
(16) Hadith rapporté par Mouslim
(17) Hadith Sahih rapporté par Mouslim n°46/1462.  

 

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L’équité sur le plan affectif

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L’équité sur le plan affectif
Cependant  l'homme ne sera pas puni s'il porte plus d'affection (ou d'amour) pour une de ses épouses par rapport aux autres, car il ne peut pas maîtriser son cœur. 
 
Ceci est l'avis de l'imam ach-Chawkani dans « Neil al Awtar » (6/371), ainsi que de la majorité des savants. 
 
C'est d'ailleurs à ce sujet qu'Allah -Le Très Haut- a dit : 
 
وَلَنْ تَسْتَطِيعُوا أَنْ تَعْدِلُوا بَيْن النِّسَاء وَلَوْ حَرَصْتُمْ

 

Traduction relative et rapprochée : 

« Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes même si vous en êtes soucieux » S4 V129  


Ibn Kathir dit justement au sujet de ce verset :

« C'est une réalité tangible et quel que soit le désir des hommes, ils ne pourront être équitables à l'égard de chacune de leur femme, car même si un homme consacre un jour et une nuit à chacune d'elles, il y aura certainement une différence de sentiments quant à l'amour et au désir ainsi que les rapports sexuels. Ce verset était descendu sur 'Aïcha, selon une version, car comme on le sait le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  était équitable mais 'Aïcha était celle qu'il aimait le plus. »

Et à cet égard 'Abdoullah ibn Yazid rapporte que 'Aïcha a dit :

« Le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , partageait ses jours entre ses femmes équitablement et disait :

« Mon Dieu, c'est mon partage de ce que je possède.

Ne me blâme pas pour une chose que Tu possèdes et que je ne possède pas » (1)

Ibn Kathir ajoute : « Il s'agit ici du cœur. »  

Notre Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était donc équitable entre ses épouses, et ne faisait pas de différence entre elles, mais malgré cela, il portait plus d'affection à 'Aïcha.

Plusieurs Hadiths en sont la preuve.

Selon 'Amr ibn al 'Ass, il demanda au Prophète  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  :

« Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Il dit : « 'Aïcha »
« Et parmi les hommes » Il dit : « son père ».
Je lui demandai « Et après ? » Il me répondit « 'Omar ibn al Khattab »(2)
Al Boukhari cite dans son Sahih
« Chapitre :  Le fait qu'un homme aime une femme plus qu'une autre »

Hadith n° 5218 : Ibn 'Abbas a entendu 'Omar ibn al Khattab dire, alors qu'un jour il se trouvait chez sa fille Hafsa :

« O ma fille ! Gares à t'identifier à celle dont les qualités lui valent l'amour du Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , en voulant parler de 'Aïcha, elle alla alors raconter cela au Messager d'Allah qui en souria. ».

'Aïcha rapporte  : 

« Lorsque le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- 
tomba malade (avant sa mort) il disait, « Où suis-je demain ? Où suis-je demain ? » Parce qu'il voulait être chez 'Aïcha ce jour là, c'est alors que ses femmes lui autorisèrent à rester là où il voulait, ce fut alors dans la chambre de 'Aïcha, et c'est là qu'il mourut et 'Aïcha ajouta : « Il mourut le jour où il devait être chez moi, et Allah prit son âme alors que sa tête était entre mon coup et ma poitrine, et sa salive se mélangea avec la mienne. » (3)

On rapporte également : 

« Parmi les femmes du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- il  y avait deux groupes, l'un celui de 'Aïcha composé de Hafsa, Safiya et Sawda, et l'autre de Oummou Salama et les autres femmes du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- . Les musulmans sachant l'amour qu'il portait pour 'Aïcha, attendaient le tour de 'Aïcha pour offrir un cadeau au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , c'est alors qu'ils l'envoyaient toujours chez elle. Jusqu'au jour où le groupe d'Oummou Salama, décida de parler et demanda à Oummou Salama de s'adresser au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- de cette situation : « Dis au Prophète de s'adresser aux gens et qu'il  leur dise que celui qui veut offrir quelque chose au Prophète qu'il l'offre dans n'importe quelle maison de ses femmes. » Elle lui adressa alors ces paroles, mais il -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne lui dit rien. Elles lui demandèrent et elle répondit qu'il n'avait rien dit, mais elles lui dirent : «  Mais parles lui ! », elle lui parla de nouveau lorsque se fut son tour, mais il ne lui répondit pas, elles lui demandèrent et elle dit : « Il ne m'a rien dit. », elles dirent : « Parles lui jusqu'à ce qu'il te parle ! », ce fut de nouveau son tour et elle lui reparla, et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui dit enfin : « Ô Ommou Salama ! Ne me blesse pas en parlant ainsi de 'Aïcha, car par Allah ! La révélation ne m'est venue que dans le lit d'une seule d'entre-vous (celui de 'Aïcha) » elle lui dit alors : « Je demande pardon à Allah, de t'avoir blessé Ô Messager d'Allah ! » (4)

Lors d'un voyage 'Aïcha raconte: 

« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  faisait un tirage au sort entre ses épouses pour choisir celle qui devait partir avec lui. Une fois, 'Aïcha et Hafsa eurent la possibilité de partir avec lui. Alors qu'il avait la coutume d'accompagner 'Aïcha de nuit et de discuter avec elle, Hafsa dit à 'Aïcha : « Ne veux-tu pas essayer cette nuit-ci mon chameau et me laisser essayer le tient ? » « Oui » Répliqua 'Aïcha. La nuit il s'approcha du chameau de 'Aïcha sur lequel il y avait Hafsa et passa le Salam avant de continuer le chemin avec cette dernière (c'est à dire Hafsa). Et une fois le camp installé, 'Aïcha se dit : « Seigneur ! Fais que je sois mordue par un scorpion ou une vipère avant de pouvoir dire quoi que ce soit au Prophète ! ».(5)

 

Le fait de céder sa nuit à sa coépouse est toléré

 

Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  savait se partager entre ses femmes, et Sawda qui avait vieilli et qui voulait toujours rester la femme du Prophète dans cette vie d'ici-bas et être aussi sa femme dans l'au-delà, avait cédé son tour à 'Aïcha, qui rapporte :   

« Je n'ai jamais vu une autre femme que Sawda bint Zam'a à qui j'aurais aimé m'identifier de par son noble caractère, et son intelligence ».  

Puis elle poursuivit : « Lorsqu'elle devint âgée, elle céda sa nuit à 'Aïcha en disant Ô Envoyé d'Allah j'ai cédé ma nuit à 'Aïcha. » (6)

Le Messager d'Allah  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  consacrait  deux nuits à 'Aïcha : celle de 'Aïcha  et la nuit de Sawda.

(1) Hadith rapporté par Ahmad et dans les quatre Sounanes.
(2) Sahih rapporté par at-Tirmidhi 3/46
(3) Hadith Sahih rapporté par al Boukhari n°5217.
(4) Hadith Sahih rapporté par al Boukhari n°2574.
(5) Hadith Sahih rapporté par al Boukhari
(6) Hadith rapporté par Mouslim n°1463.

 

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Les ambiguïtés autour de la polygamie

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les ambiguïtés autour de la polygamie

Les ambiguïtés sont nombreuses, certaines relevant du mépris, d'autres allant jusqu'à l'interdire.
 

Certains utilisent des versets et des Hadiths et les expliquent à leur façon sans prendre en considération la compréhension des Salafs Salihs.
 
On peut citer comme exemple le Hadith où le Prophète interdit à 'Ali -qu'Allah l'agrée- de faire cohabiter la fille d'abi Jahl avec sa fille Fatima.
 
Certains s'attachent à ce Hadith et disent que si le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a lui-même interdit à 'Ali de se marier avec la fille d'abi Jahl, alors qu'il était marié avec Fatima et nous avons justement en le Messager un exemple, alors nous sommes aussi en droit d'interdire à l'homme de se remarier alors qu'il est marié avec notre fille, Voilà leurs paroles.
 

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Voici le Hadih dans son intégralité
 

'Ali ibn Abi Talib -qu'Allah l'agrée- demanda en mariage la fille d'Abi Jahl, alors qu'il était marié avec Fatima -qu'Allah l'agrée- , j'ai alors entendu le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- s'adressait aux gens à ce sujet alors qu'il était sur le minbar (la chair), j'étais à cette époque déjà pubère, et il dit ceci : 
 

« Fatima est de moi et je crains pour elle que cela ne crée une fitna pour sa religion. »
 

Puis il fit allusion à un gendre qu'il avait des Banni 'Abd ach-Chams et venta les mérites de cette liaison, et il dit : 

 

« Il me parla, et était véridique, il me fit des promesses et les tint, et je n'interdis pas le permis (le Halal) et je n'autorise pas l'interdit (le Haram), mais par Allah ! La fille du Messager d'Allah ne cohabitera jamais avec la fille de l'ennemi d'Allah. » (1)

Et dans les deux Sahihs, une autre version authentique, du récit de Masour ibn Makhrama : 

 

« J'ai entendu le Messager d'Allah  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dire alors qu'il était sur le minbar : « Les Bani Hachim ibn Moughira m'ont demandé la permission de faire épouser leur fille à 'Ali ibn abi Talib, mais je ne l'autorise pas, non je ne l'autoriserai pas, et non je ne l'autoriserai pas, sauf si 'Ali ibn abi Talib veut divorcer de ma fille et se marie avec leur fille, car elle est une partie de moi, et ce qui la trouble me trouble, et ce qui lui fait mal me fait mal. » (2)

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Voici ce qu'il faut répondre
 
Le 1er aspect que l'on peut tirer des paroles du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dans : « Tu ne feras pas cohabiter la fille du Messager d'Allah avec la fille d'un ennemi d'Allah. » 

et dans la version de Mouslim  « Dans un seul lieu, jamais . » 

Al Hafidh ibn Hajar a dit : 

 

« Ce que l'on tire de plus juste dans ce Hadith, c'est que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a interdit à 'Ali de réunir sa fille Fatima avec la fille d'abi Jahl, tout en précisant que cela lui porterait préjudice (ou lui causerait du mal).Or lui porter préjudice est un acte illicite selon l'unanimité. Et le sens de sa parole « Je n'interdis pas le permis (le halal) » ce qui veut dire qu'elle est licite pour lui s'il  n'était pas marié avec Fatima -qu'Allah l'agrée- . Quand au fait de réunir les deux et de porter préjudice au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , cela n'est pas permis. » (3)

An-Nawawi a dit dans l'explication du Hadith rapporté par Mouslim (5 / 313) :       

 

«Le but visé dans cette interdiction est dans le sens de cette parole « Je n'interdis pas le permis » qui veut dire en outre « Je n'interdis pas quelque chose qui va à l'encontre de la décision d'Allah, si Il autorise quelque chose, il (le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-) ne l'interdit pas et si Il (Allah) l'interdit, il (le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-) ne le rendra pas licite, et je ne me tais pas sur cette interdiction car mon silence signifierait sa légalisation. Et ceci fait partie des mariages interdits de se marier à la fois avec la fille du Messager et avec la fille de l'ennemi d'Allah.»  

 

Et une troisième explication c'est que cela fait partie des spécificités (ou des particularités) du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- que l'on ne se remarie pas si on est déjà marié avec ses filles, et al Hafidh ibn Hajar l'a bien montré dans son livre Fath al Bari (9 /329).

 

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Conclusion

 

Et après toutes ces preuves que nous avons pu citer par la grâce d'Allah, si les questions persistent telles que « Mais pourquoi y a-t-il la polygamie en Islam ? » ou « Pourquoi jusqu'à quatre et ni plus ni moins ? »..., alors il faut savoir répondre comme 'Aïcha, la mère des croyants, lorsqu'un jour elle fut interrogé par Mou'adha, qui lui demanda : « Pourquoi doit-on jeûner le nombre de jour de ses menstrues, mais on ne doit pas refaire ses prières manquées ? », alors 'Aïcha lui répondit tout simplement : « Il nous arrivais cela et on nous a ordonné de jeûner les jours manqués et non de rattraper les jours de prières » (4)

 

C'est donc avec cette simplicité que la mère des croyants, 'Aïcha, répondait à ce qui lui été ordonné de faire et la sagesse dans ses paroles, c'est qu'elle avait appris à se contenter d'obéir sans « contester », comme le Coran nous l'enseigne - Traduction relative et rapprochée : 


« Nous avons entendu et obéi, Seigneur nous implorons Ton  Pardon, et c'est à Toi que sera le retour. » S2 V284

 

Ce qui  fit d'elle -qu'Allah l'agrée- comme les autres femmes -qu'Allah les agrées- du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, des femmes modèles, nobles et pieuses. 

 

Et si tu penses ma sœur après tout ce qui a été rappelé, que la polygamie est une « injustice pour la femme », comme les ennemis de l'Islam veulent nous faire comprendre, alors c'est que tu as oublié les paroles de ton Créateur, lorsque Il dit - Traduction relative et rapprochée : 


«  Allah ne veut aucune injustice aux serviteurs »  S40 V31

...Et Allah est plus savant.

 

(1) Dans un hadith authentique rapporté par al Boukhari et Mouslim d'après Masour ibn Makhrama.
(2) Boukhari n°5230  
(3) Fath al Barî 9/ 328   
(4) Hadith rapporté par  al Boukhari et Mouslim.

 

Fath al Barî d'Ibn Hajar El 'Asqalani, avec le Tahqiq de Cheikh ibn Baz  (Tome 9 et 10)   
Tafsir ibnou Kathir, Tafir as-Sa'di...
Oummou  Safiya al Djazaïria  
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