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La divergence - al-ikhtilaf (الإختلاف)

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La divergence - al-ikhtilaf (الإختلاف)

Sens linguistique de Al-Ikhtilaf (divergence)

 

Le mot ikhtilaf vient de la racine arabe (kha - lam - fa), qui porte trois sens linguistiques de base, comme Ibn Faris l’a mentionné (qu’Allah lui fasse miséricorde) :

 

1 - la succession, quelque chose vient et en prend la place ce qui est venu avant

2 - derrière, après

3 - changement, variation

 

-Succession : Le premier sens, la succession, peut être trouvé dans la Parole d'Allah, le Béni et Glorifié (traduction rapprochée) : 

 

« Et c’est Lui qui a assigné une alternance (khilfa) à la nuit et au jour pour quiconque veut y réfléchir ou montrer sa reconnaissance » [sourate Al-Furqan :62]

 

La nuit vient après le jour et prend sa place, de même que le jour vient plus tard et prend la place de la nuit.

 

Ce sens peut aussi être trouvée dans la Parole d'Allah, le Béni et Glorifié (traduction rapprochée) : 

« C’est Lui qui a fait de vous les successeurs (kahla’if) sur terre » [sourate Al-An'am :165]

 

Cela signifie que les nouvelles nations de gens viennent et prennent la place des anciennes.

 

Ce sens est aussi trouvée dans la Parole d'Allah le Très-Haut (traduction rapprochée) : 

« Et Moïse dit a Aaron son frère : “Remplace-moi (ukhluf-li) auprès de mon peuple » [sourate Al-A'raf  :142]

 

-Derrière ou Après : Ce sens est trouvé dans la Parole d'Allah, le Béni et Glorifié (traduction rapprochée) : 

 

« Il connaît ce qui est devant eux et ce qui est (khalfahum) derrière eux » [sourate Al-Baqara :255]

 

Il peut aussi faire référence à quelque chose qui vient après que d'autres en raison de ses vertus moindres.

 

Comme cela est trouvé dans la Parole d'Allah, le Très-Haut (traduction rapprochée) : 

 

« Puis leur succédèrent (khalafa) des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions » [sourate Maryam :59]

 

-Changement ou Variation : Ce troisième sens est trouvé dans la parole du messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) :

 

« En vérité l’haleine (khuluf) de la bouche du jeûneur est meilleur à Allah que l'odeur de musc. » [1]

 

khuluf signifie ici le changement de l'odeur du souffle d'une personne qui jeûne en raison de sa faim et soif et que ceci est meilleur à Allah que l'odeur de musc.

 

En conclusion : Ibn Faris (rahimahullah) a dit : « Le premier sens mentionné (la succession) est ce qui est signifié quand les gens disent, ' les gens sont dans al-ikhtilaf sur telle et telle question. '

Cela signifie que les gens divergent et la source de cette divergence est que chaque personne a réfuté ou écarté l’argument de l'autre et s’est mis là où l’autre a essayé de se mettre. » [2]

 

Ce qui m’est apparent et Allah est plus savant, est que ces trois sens de base mentionnées par Ibn Faris viennent d'un thème principal - quelque chose vient et en prend la place de ce qui est venu avant, ou "la succession".

 

Comme si Ibn Faris avait voulu expliquer le mot en employant ces trois sens de base dans un effort pour faire apparaître clairement la signification du mot.

Sens de Ikhtilaf dans le Livre et la Sunna

 

Le mot ikhtilaf n'est pas trouvé dans Shari'a avec le sens linguistique précédemment exposé.

Il porte seulement la signification spécifique de "contradiction et opposition." [3]

 

La contemplation prudente des textes du Livre et de la Sunna sur la manière dont le mot ikhtilaf est employé amène aux conclusions suivantes :

 

- Al-Ikhtilaf après avoir eu connaissance des preuves claires d'Allah est une divergence blâmable et un comportement coupable.

 

Allah, le Béni et Glorifié, dit (traductions rapprochées) : 

 

« Mais, ce sont ceux-là mêmes à qui il avait été apporté, qui se mirent à en disputer, après que les preuves leur furent venues, par esprit de rivalité » [sourate Al-Baqara :213]

 

« Ceux auxquels le Livre a été apporté ne se sont disputés, par agressivité entre eux, qu’après avoir reçu la science » [sourate Al-'Imran :19]

 

« Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment » [sourate Al-'Imran :105]

 

« Nous avons effectivement apporté aux Enfants d’Israël le Livre, la sagesse, la prophétie, et leur avons attribué de bonnes choses, et les préférâmes aux autres humains [leurs contemporains. Et Nous leur avons apporté des preuves évidentes de l’Ordre. Ils ne divergèrent qu’après que la science leur fut venue, par agressivité entre eux. Ton Seigneur décidera parmi eux, au Jour de la Résurrection, sur ce en quoi ils divergeaient. » [sourate Al-Jatiya :16-17]

 

- Il est possible qu'un ikhtilaf ait lieu entre des musulmans, mais Allah les guide vers la vérité tant qu'ils la cherchent de Lui, le Puissant et Magnifique.

 

Allah dit (traductions rapprochées) : 

 

« Puis Allah, de par Sa Grâce, guida ceux qui crurent vers cette Vérité sur laquelle les autres disputaient » [sourate Al-Baqara :213]

 

« Et Nous n’avons fait descendre sur toi le Livre qu’afin que tu leur montres clairement le motif de leur dissension » [sourate Nahl  :64]

 

« Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah » [sourate As-Shura :10]

 

« Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement). » [sourate An-Nisa :59]

 

-Les divergences dans la compréhension d'une situation donnée ne sont pas blâmables.

Il y a des accords corrects et incorrects.

Celui qui tient une compréhension correcte est récompensé comme celui qui est arrivé à une conclusion incorrecte, car tous les deux ont honnêtement essayé d'atteindre la vérité de la question.

 

Allah, Béni et Glorifié, dit (traduction rapprochée) : 

 

« Et David, et Salomon, quand ils eurent à juger au sujet d’un champ cultivé où des moutons appartenant à une peuplade étaient allés paître, la nuit. Et Nous étions témoin de leur jugement. Nous la fîmes comprendre à Salomon. Et à chacun Nous donnâmes la faculté de juger et le savoir » [sourate Al-Anbiya :78-79]

 

-Al-Ikhtilaf qui porte le sens de contradictions ou de déclarations qui s'opposent directement ne fait pas partie de l'islam.

 

Allah, le Béni et Glorifié, dit (traduction rapprochée) : 

 

« Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S'il provenait d’un autre qu’Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions »[sourate An-Nisa :82]

 

-Al-Ikhtilaf, signifiant les différences parmi les diverses actions approuvées en islam, existe dans Shari'a. Quelqu'un qui choisit une variation que d'autres n'ont pas choisi ne doit pas être blâmé.

 

Il est établi que le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) avait l'habitude d'ouvrir ses prières avec un certain nombre de différentes invocations.

Le tashahud a été aussi exécuté avec un certain nombre de formulations différentes.

Diverses choses peuvent être dites dans ruku' et sujud et il y a des variations dans la manière d’accomplir la prière du Witr.

Il y a beaucoup d'autres exemples.

 

Accomplir n'importe quelle variation est parfaitement acceptable, car celui qui le fait accomplit une bonne action.

Cela peut être compris du hadith d'Ibn Mas'ud (radiallahu ‘anhu) des différences des récitations du Qur'an.

Il a dit qu'il a entendu un homme réciter un verset d’une façon qu'il n'avait pas entendue du messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam), donc il l'a emmené au messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) et lui a mentionné ceci.

Ibn 'Abbas a alors remarqué la désapprobation sur le visage du prophète lorsqu’il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

 

« Vous deux faites bien, seulement ne divergez pas !

Ceux qui sont venus avant vous ont divergé et ainsi ils ont été détruits. » [4]

 

-Al-Ikhtilaf qui cause l'animosité, la haine, ou la division des musulmans ne fait pas partie de l'islam.

 

A ce propos, Allah, le Béni et Glorifié, dit (traduction rapprochée) : 

 

« Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. Et cramponnez-vous tous ensemble au “Habl” (câble) d’Allah et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront . Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment. » [sourate Al-'Imran :102-105]

 

Certains des savants ont dit :

 

Nous connaissons toute question sur laquelle les musulmans ont différé sans se fâcher l'un avec l'autre ou se diviser comme faisant partie des affaires de l’islam.

 

Et toutes les questions qui ont causé l'animosité, la colère, le détournement et le boycottage des musulmans l'un de l'autre, comme ne faisant aucunement partie de l’islam.

 

Et en effet c'est ce à quoi le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a fait référence quand il a expliqué le verset (traduction rapprochée) : 

 

« Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n’es responsable en rien » [sourate Al-An'am :159]

 

As-Shatibi a mentionné ceci [5] et a ensuite dit :

« Et il est évident que l'islam appelle à réparer les liens brisés, l'amour mutuel, le respect et à être aimable l'un envers l'autre. Donc tout avis qui mène à autre que cela ne fait pas partie de l'islam. »

 

[1] Hadith authentique sur l'autorité d'Abû Hurayra (radiallahu ‘anhu). Rapporté par Al-Bukhari dans le Livre du jeûne, dans le Chapitre de la Vertu du jeûne (1894) et en d'autres endroits. Muslim l'a rapporté dans le Livre du jeûne, dans le Chapitre Préserver la Langue (1151). Voir Jami'ul-Ussul (9/450).

[2] Mu'jam Maqayis Al-Lugha (2/213)

[3] Majmu' Al-Fatawa (13/19)

[4] Rapporté par Al-Bukhari (2410, 3476, 5062). Voir Jami'ul-Ussul (2/484). Ce hadith est aussi trouvé dans Sahih Al-Bukhari avec une différence légère : « …ils étaient destructifs, » au lieu de, « …ils ont été détruits. » Voir Fathul-Bari (9/102).

[18] Al-I'tisam (2/232-233)

 

Article tiré du site bakkah.net

Source : son livre Ikhtilaf wa ma ilayhi (p.7-12)

Traduit par Abul-'Abbas

✅ Publié par salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول

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Rassembler les caractéristiques de la sounna

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Rassembler les caractéristiques de la sounna

L'imam Al-Barbahary رحمه الله a dit :

 

"Il n'est pas permis à un homme musulman de dire "Untel est une personne de la sounna" jusqu'à ce qu'il sache que cette personne a rassemblé en lui les caractéristiques de la sounna.

Il n'est pas dit d'une personne qu'elle est de la sounna jusqu'à ce qu'elle rassemble en elle toute la sounna".

Charh as-sounna p 122

 

Cheikh Fawzan حفظه الله dit en annotation :

 

Ne fait pas d'attestation d'honorabilité à une personne ni d'éloge, sauf avec science, pour que les gens ne se fassent pas duper par des éloges envers cette personne alors qu'elle ne les mérite même pas.

 

Mais si cela est confirmé en lui à travers sa voie, sa science et sa droiture... alors là tu le zakiy.

 

Mais que tu te hâtes dans son éloge et dans sa tazkiya (attestation d'honorabilité) alors que tu ne connais rien de lui, cette tazkiya est dangereuse !

 

Car les gens vont se faire duper par cette personne.

 

Il est dommage que les gens n'aient pas de retenue dans cela.

 

Ils ne devraient pas faire de tazkiya sauf pour celui qui en remplit les conditions (qui mérite la tazkiya).

 

Car la tazkiya (attestation d'honorabilité) est un témoignage... donc si elle infondée, elle devient un faux témoignage ! 

Quant à la parole de l'imam Barbahary رحمه الله lorsqu'il dit :

 

"Certes les caractéristiques de la sounna sont rassemblées chez cette personne" 

 

Cheikh Fawzan حفظه الله dit :

 

Les caractèristiques de la sounna sont :

 

● dans la 'aquida,

● dans la science,

● dans les actes

● et dans le suivi des salafs salihs.

 

Mais qu'il n'ait qu'une caractéristique ne fait pas de lui une personne de la sounna, il n'est pas de la sounna du seul fait qu'il ait une qualité...


Et à plus forte raison celui qui n'a rien de cela (qui n'a rien de ahlou sounna) !

 

 إتحاف القارئ بالتعليقات على شرح السنة  2/275

Traduit par Mounir abou Ismael

✅ Publié par 3ilmchar3i.net

    قال الإمام البربهاري - رحمه الله

 ولا يحل لرجل مسلم أن يقول : فلان صاحب سنة ؛ حتى يعلم منه أنه قد اجتمعت فيه خصال السنة ، لا يقال له : صاحب سنة حتى تجتمع فيه السنة كلها

 شرح السنة  ص 122

قال شيخنا صاحب الفضيلة العلامة د. صالح بن فوزان الفوزان - حفظه الله ورعاه - معلقًا

لا تزكي الشخص وتمدحه إلا عن علم ؛ لئلا يغتر الناس بمدحك له وهو ليس كذلك ؛ فإذا تحققت منه ومن طريقته ومن علمه ومن استقامته فإنك تزكيه

أما أن تنبعث في مدحه وتزكيته وأنت لا تعلم عنه شيئًا ؛ فهذه تزكية خطيرة تغر الناس بهذا الشخص ، فليت الذين يزكون الناس يتوقفون عند ذلك ، فلا يزكون إلا من توفرت فيه شروط التزكية لأن التزكية شهادة ؛ فإذا كانت التزكية غير صحيحة صارت شهادة زور

وقوله - رحمه الله

 قد اجتمعت فيه خصال السنة

خصال السنة تكون في العقيدة وفي العلم وفي العمل وفي الاقتداء بالسلف الصالح ، أما أنه ليس فيه إلا خصلة واحدة ؛ فلا تحكم عليه أنه من أهل السنة بموجب خصلة واحدة أو شيء واحد فكيف بمن ليس عنده شيء منها !؟

 إتحاف القارئ بالتعليقات على شرح السنة  2/275

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Rendre une personne innovatrice

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Rendre une personne innovatrice

Il nous a été expliqué par l’éminent savant – SHeikh Sâlih al-Fawzân (qu’Allâh le préserve) - que l’innovation en soi, c’est tout ce qui n’a aucun fondement dans le Livre d’Allâh et la Sounnah de Son Messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam).

 

Toute chose nouvelle parmi les adorations et les pensées et autre que cela - liées aux affaires de l’adoration, est condidérée comme une innovation.

 

Toute absence de preuve tirée du Qor’ân et de la Sounnah dans les paroles, les actes et la croyance est considérée comme une chose nouvelle, et toute chose nouvelle dans la religion est une innovation, et toute innovation est un égarement. Les anciens pieux ne rendaient pas innovatrice toute personne.

 

Ils n’appliquaient par le terme « innovation » à toute personne contredisant le Qor’ân et la Sounnah.

 

Ils accusaient d’innovation toute personne qui pratiquait une innovation dans le but de se rapprocher d’Allâh par ce biais, et dans le domaine de l’adoration là où le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) n’a rien légiféré.

 

Celui qui commet un acte de désobéissance ou un péché est appelé pêcheur.

 

On ne doit pas considérer tout pêcheur comme innovateur, ou toute personne commettant une erreur comme innovatrice, car l’innovateur est celui qui innove une chose dans la religion sur quoi il n’y a aucun fondement, tel est l’innovateur.

 

Quant au fait d’appliquer le terme « d’innovation » à toute personne commettant des erreurs ou contredisant les sources de manière générale, cela n’est pas authentique.

 

Car il y a parfois la vérité avec celui-ci.

 

Agir de la sorte n’est pas la voie des anciens pieux. [1]

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Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a dit que lorsque sont réunis en une personne le bien et le mal, de la désobéissance et de l’obéissance [à Allâh], des péchés, des innovations et de la Sounnah, elle sera alors accompagnée et récompensée en conséquence du bien qu’elle porte, et elle sera éloignée et punie en conséquence du mal qu’elle porte. [2]

 

Ibn Taymiyyah dit encore que si un enseignant ou un professeur ordonne de se séparer d’une personne en particulier, ou de l’humilier, ou de l’abaisser, ou de s’en éloigner, il faut tout d’abord y réfléchir.

 

Si elle a commis un péché reconnu comme tel dans la Législation, elle doit être punie en conséquence de son péché sans excès.

 

Et si elle n’a commis aucun péché, il n’est pas permis de lui appliquer un quelconque châtiment afin de faire plaisir au professeur ou à autre que lui. Il n’appartient pas, notamment au professeur, de diviser les gens et de faire ce qui suscite l’animosité et la haine entre eux.

 

Ils doivent plutôt être à l’exemple de frères qui s’entraident dans la piété et les bonnes œuvres. [3]

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Ainsi, la règle de base, comme l’a rappelé SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh), est que l’application de l’apostasie à l’égard d’une personne, ou l’accusation de perversité, ou l’attestation d’intégrité, comme le fait de rendre licite ou illicite les choses, tout cela est soumis au fait d’en revenir à Allâh et à Son Messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam).

 

De la même manière, l’apostasie, la perversité, l’attestation d’intégrité à l’égard d’une personne, sont soumises au retour à Allâh et à Son Messager dans le jugement de ces affaires. [4]

 

Tel est le principe de base auquel nous devons tous – Si Allâh le veut – revenir…

 

[1] Madjmu’at Rassâ-îl Da’awiyyah wa Manhajiyyah du SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.141-142

[2] Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 28/209

[3] Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 28/214

[4] Mou’djam at-Ta’rîfât wal-Dhawâbit wal-Taqssîmât wal-Fawâ-îd de Ibn ‘Uthaymîn, p.274-275

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les livres des gens déclarés innovateurs (vidéo)

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Les livres des gens déclarés innovateurs (vidéo)
Question :

 

Comment doit-on agir avec les livres de ceux que les savants ont déclarés Moubtadi’ah ?

 

Réponse :

 

-Premièrement : nous n’avons aucun besoin des livres des gens de Bid’ah, Al-Hamdoulillah.

 

Car il y a ce qui nous suffit dans les livres des gens de la Sounnah, Al-Hamdoulillah, tout en étant restant sain et sauf (de l’égarement).

 

Il faut donc que nous nous suffisions de cela. Voilà le premier point.

 

-Deuxième chose : Si c’était un Sounni et qu’il a dévié, à ce sujet je dis : Il y a dans les livres des gens de la Sounnah - Louange à Allah – ce qui nous permet de nous passer de ses livres.

 

Et si jamais on a besoin de ces livres, ils sont une preuve contre ceux qui ont du respect pour lui.

 

On peut citer de ces livres, tout en clarifiant comment l’auteur était auparavant et comment il est devenu aujourd’hui.

 

Traduit par Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti

 Mardi le 1 Février 2011, Montréal, Québec, Canada. 

 

وهذا يسأل عن  : كيف يتعامل مع كتب ورسائل من بدّعه العلماء؟.

الجواب: أولًا: المبتدعة لسنا في حاجة نحن إلى كتبهم ولله الحمد، فإن في كتب أهل السنة ما يغني ولله الحمد، مع الأمان والسلامة في ديننا، فيجب علينا أن نكتفي بذلك، هذا واحد.

الشيء الثاني: إن كان هذا سُنِّيًا ثم انحرف فأقول: ولله الحمد في كتب أهل السنة الغنية عن كتبه، وكتبه إن احتيج إليها فهي حجة على من يعظمه، ينقل منها ويبين لهم كيف كان حاله بالأمس وكيف هو حاله اليوم[1

لسماع المادة الضوتية:

(كيف يتعامل مع كتب ورسائل من بدَّعه العلماء)

قام بتفريغه: أبو عبيدة منجد بن فضل الحداد

السبت الموافق: 25/ صفر/ 1432 للهجرة النبوية الشريفة.

[1]من محاضرة(تعظيم الكتاب والسنة والرد على من خالفهما)لفضيلة الشيخ محمد بن هادي المدخلي حفظه الله

 

 

Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly - الشيخ محمد بن هادي المدخلي

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Les gens de l'innovation sont semblables aux scorpions...! (audio-vidéo)

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Les gens de l'innovation sont semblables aux scorpions...! (audio-vidéo)

L'Imâm Al-Barbahârî رحمه الله a dit dans son livre "Charh as-sunna" : 

 

"L'exemple des gens de l'innovation est semblable à celui des scorpions !

Ils enfouissent leurs têtes et leurs corps dans la terre et laissent sortir leurs dards, et si ils leur arrivent d'avoir la possibilité de piquer, ils le font.

C'est la même chose pour les gens de l'innovation qui se cachent parmi la masse de la population, si ils arrivent à avoir la possibilité d'appeler à leur innovation, ils le feront et propageront ce qui veulent propager."

قال الإمام البربهاري رحمه الله

مَثَل أصحاب البدع مَثَل العقارب

يدفنون رؤوسهم وأبدانهم في التراب

وأبدانهم في التراب ويُخرجون أذنابهم فإذا تمكّنوا لدَغوا

وكذلك أهل البدع هم مختفون بين الناس فإذا تمكنوا بلغوا ما يريدون

Question :

 

Le questionneur dit : Que signifie la parole de certains prédécesseurs :

 

"L'exemple des gens de l'innovation est semblable aux scorpions, ils cachent leurs têtes et laissent apparaître leurs dards jusqu'au moment où ils sont en mesure de dominer, ils piquent" !?

 

Réponse de Cheikh Salih al Fawzan:

 

Oui, ces paroles sont claires car les gens de l'innovation ont de l'hypocrisie.

 

Les gens de l'innovation sont éprouvés par l'hypocrisie !

 

Qui veut signifie qu'ils montrent en apparence le bien et dissimulent le mal.

 

Ils montrent en apparence le bien aux yeux des gens, pour les tromper.

 

يُخَادِعُونَ اللَّهَ وَالَّذِينَ آَمَنُوا

 

Traduction rapprochée 

 

"Ils cherchent à tromper Allâh et les croyants.." (sourate Al-Baqara verset 9)

 

Et ils cachent le mal.

 

Et dès le moment où ils sont en mesure de dominer pour propager le mal, ils le font, à l'image (l'exemple) du scorpion !...

 

Na'am.

 

✅ Publié par 3ilmchar3i.net

Imam Al-Barbahârî - الإمام أبو محمد الحسن بن علي بن خلف البربهاري

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Y'a-t-il des divergences sur les questions de «critique et éloge - الجرح والتعديل» (audio)

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Y'a-t-il des divergences sur les questions de «critique et éloge - الجرح والتعديل» (audio)

 

Ce questionneur demande :

 

Des gens disent : "les questions de jarh wa ta3dil et l'avertissement contre les déviateurs (moukhalifin) sont elles sujettes à divergences comme les questions de fiqh" ? 

 

Réponse :

 

Non, cette compréhension n'est pas correcte, le jarh wa ta3dil est une science parmi les sciences de la chari3a, dont l'objectif est de purifier ce qui a été affirmé au sujet de notre prophète صلى الله عليه وسلم comme parole, acte, oeuvres, afin de ne pas affirmer une parole qu'Il n'a pas dite ou une action qu'Il n'a pas faite, ainsi est venu le rôle du jarh wa ta3dil. 

 

Ainsi, qui est de confiance on accepte de lui ce qu'il rapporte de la sounnah et ce que celà implique comme règles. 

 

Et qui est majro7 ("blessé"> pas accepté) du point de vue de sa croyance ou son attitude ou son ignorance on accepte pas [ce qu'il rapporte]. 

 

Ainsi, le jarh wa ta3dil est une protection et un entretien de la révélation pour ne pas affirmer pour le Prophète صلى الله عليه وسلم quelque chose qui n'est pas vrai pour Allah et son Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Cette science est grandiose est utile, à Allah la louange... 

 

Concernant les déviateurs, ceci est compris par les savants dotés de science profonde, qui comprennent ce qu'est la déviation et la confirmation (de la sounna).

 

Donc, si quelqu'un dévie de la sounna dans la croyance ou la voie ils l'expliquent et avertissent contre lui. 

 

Concernant la divergence dans le fiqh, celà est autre chose.

 

Il arrive entre les savants des divergences dans les branches de fiqh et de science, en fonction de leur capacité à extraire des textes les règles, en fonction de leur compréhension, et ceci est à examiner, on ne prend pas dans preuve (dalil), et quiconque dévie, sa déviation est rejetée, s'il fait partie des sunnites on l'excuse et lui explique la vérité, et ceci est le minhaj que nous connaissons... 

 

هذا سائل يسأل فيقول: هناك من يقول: إن مسائل الجرح والتعديل والتحذير من المخالفين مسائل خلافية مثل مسائل الفقه؟، نعم

الجواب : لا، هذا الفهم غير صحيح، الجرح والتعديل علم من العلوم الشرعية الغرض منه تصفية ما ثبت عن النبي-صلى الله عليه وسلم-من أقواله وأفعاله وأعماله، فلئلا ينسب إلى الرسول قولًا لم يقله، أو فعلًا لم يفعله ولم يقر عليه، جاء دور الجرح والتعديل

فمن كان عدلًا قبل منه ما يرويه في السنة المطهرة، وما يبينه من الأحكام

ومن كان مجروحًا بجارح يخل باعتقاده أو مروءته أو يكون من أهل الجهل فإنه لا يقبل

فالجرح والتعديل حماية وصيانة للوحي لئلا ينسب إلى الله أو إلى رسوله-عليه الصلاة والسلام-شيء لم يثبت عن الله ولا عن رسوله-عليه الصلاة والسلام-، وهو علم عظيم ونافع ولله الحمد

وأما ما يتعلق بالمخالفين لأهل السنة والجماعة: فهذا يفهمه العلماء الذين لهم قدم راسخة في العلم يفهمون المخالفة، والموافقة، فمن خالف أهل السنة في شيء من معتقداتهم، أو في شيء من سلوكهم، بينوه وحذروا منه

وأما ما يتعلق في الخلاف في المسائل الفقهية: فهذا له شأن آخر، يحصل بين العلماء الخلاف في الفروع في المسائل العملية والفقهية، بحسب القدرة على الاستنباط من النصوص، وبحسب الفهم، وهذا أيضًا يمحص، فلا يؤخذ إلا -لا يؤخذ قول أحد- إلا من وافق الدليل، وأما من خالف فإنه ترد مخالفته، وإذا كان من أهل السنة يعتذر له، ويبين له الحق، وهذا هو المنهج الذي نعرفه

[شريط بعنوان: التعليق على كتاب الفتن من صحيح البخاري، للشيخ ربيع -حفظه الله-]

 

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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La règle générale au fait d’ordonner ou d’interdire

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La règle générale au fait d’ordonner ou d’interdire

Cheikh al-Islâm Ibn Taymiyyah a expliqué une règle essentielle dans le fait de commander le bien et d’interdire le mal, avec ce qui doit être pris en compte dans les différentes situations qui se présentent avant un jugement.

 

Il dit (rahimahullâh) que d’un point de vue général, on doit de manière absolue commander le bien et interdire le mal, et pour ce qui est d’un individu ou groupe spécifique, on doit ordonner le bien qu’il pratique et interdire le mal qu’il commet, louer ce qu’il fait de bien et blâmer ce qu’il commet de blâmable si ce commandement du bien n’implique pas la perte d’un bien plus grand ou l’apparition d’un mal plus grand, et que l’interdiction du mal n’implique pas l’apparition d’un mal plus grand ou la perte d’un bien prépondérant.

 

Si la situation est équivoque (ambiguë), le croyant doit vérifier (examiner) jusqu’à ce que la vérité lui apparaisse clairement et n’agir qu’avec science et (bonne) intention.

 

Et s’il délaisse cela, il sera désobéissant, car le délaissement du commandement du bien est une désobéissance et la pratique de ce qui a été interdit est une désobéissance.

 

Et c’est là un vaste sujet - et il n’y a de force et de puissance qu’en Allâh !

 

A ce sujet, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a laissé ‘Abdullâh Ibn Oubay et ses semblables parmi les imâms de l’hypocrisie et de la perversité en raison de leur soutien, et du fait que s’il avait mis fin à leur mal en les punissant, cela aurait impliqué la disparition d’un bien plus grand par la colère de son clan et leurs soutiens, et la fuite des gens s’ils avaient entendu que Muhammad tuait ses compagnons.

 

Tout cela est inclus dans la règle générale (ou absolue) lorsque les bienfaits et méfaits bonnes et mauvaises actions s’opposent et se pressent, il faut donc adopter ce qui est prédominant.

 

Ainsi, si on trouve à la fois des bienfaits et méfaits et qu’ils s’opposent, le commandement du bien et l’interdiction du mal – même s’ils impliquent la réalisation d’un bienfait et le repoussement d’un méfait – il faut tout de même en étudier les conséquences.

 

Si les bienfaits perdus ou les méfaits provoqués sont plus nombreux, cela n’est pas demandé, et plus encore cela est illicite si les méfaits sont plus nombreux que les bienfaits.

 

Mais c’est sur la balance de la Législation qu’il faut peser les degrés des bienfaits et méfaits. Lorsqu’un individu peut suivre les textes, il ne doit pas s’en écarter, sinon il doit faire un effort d’interprétation pour connaître les cas similaires et semblables, et les textes en sont rarement dépourvus, si du moins, il connaît les textes et les règles qu’ils impliquent.

 

Car Allâh n’impose à une âme une chose qu’elle ne pourrait supporter, et c’est pourquoi Il dit (traduction rapprochée) :

 

« Craignez Allâh, donc autant que vous pouvez » [1] [2]

 

Les gens sont à ce sujet de trois sortes

 

des gens qui ne s’occupent que de leurs passions, n’acceptent que ce qu’ils donnent et ne se courroucent que pour ce qu’ils interdisent.

 

Si on accorde à l’un d’eux ce qu’il désire dans le licite et l’illicite, sa colère disparaît, survient son agrément, et ce sur quoi il était devient un mal qu’il interdit et pour lequel il châtie, il blâme celui qui le pratique et se courrouce contre lui.

 

Il agrée cette chose, la pratique, y participe, y aide, et prend pour ennemi celui qui l’interdit et le lui reproche.

 

C’est ce qui prédomine chez les fils d’Âdam : l’homme voit et entend des choses que seul Allâh peut cerner, et la cause en est que l’homme est très injuste et ignorant, ainsi, il n’est pas équitable, et plus encore, peut être injuste dans les deux cas.

 

Il voit des gens réprouver le gouverneur qu’il oppresse donc et châtie pour son peuple, ainsi ces opposants se contentent d’un poste ou d’argent, et ils deviennent des soutiens, il améliore leur situation afin de faire taire leur contestation.

 

De même, on les voit réprimander celui qui consomme de l’alcool, fornique et écoute de la musique, jusqu’à ce qu’ils fassent entrer l’un d’eux en cela ou en accepte une partie, ils peuvent tomber dans une situation plus infâme que celle dans laquelle ils étaient, ou revenir à un état moindre ou similaire.

 

D’autres des gens qui mènent un soulèvement religieux authentique, en étant sincères envers Allâh dans ce qu’ils font, avec droiture jusqu’à patienter sur les torts qu’on leur cause.

 

Ce sont eux qui ont cru et pratiqué de bonnes œuvres et font partie de la meilleure Communauté qu’on ait suscité pour les gens : ils ordonnent le bien, interdisent le mal et croient en Allâh.

 

Ces trois groupes représentent, comme il a été dit les trois âmes :

 

● celle qui ordonne,

● celle qui est sereine,

● et celle qui blâme.

 

Les premiers sont les adeptes de l’âme qui ordonne le mal.

 

Les deuxièmes sont les adeptes de l’âme sereine à propos de laquelle il a été dit (traduction rapprochée) :

 

«Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; entre donc parmi Mes serviteurs,et entre dans Mon Paradis».». [3]

 

Les derniers sont les adeptes de l’âme qui blâme, celle qui pratique le péché puis blâme pour cela, parfois ainsi et parfois comme cela, mélangeant œuvres pieuses et d’autres mauvaises actions.

 

On espère pour eux qu’on leur pardonnera s’ils reconnaissent leurs péchés – dit Ibn Taymiyyah. [4] [5]

 

Si la mécréance, la perversité et la désobéissance sont des causes du mal et de l’animosité, un individu ou un groupe peut commettre un péché et que d’autres délaissent le commandement du bien et l’interdiction du mal, et cela leur sera compté parmi leurs péchés, et d’autres encore peuvent leur adresser des reproches d’une manière interdite, et cela sera aussi compté parmi leurs péchés.

 

Ainsi surviennent la division, la divergence et le mal, et cela compte parmi les plus grands troubles et maux, dans le passé comme à notre époque.

 

L’homme est très injuste et ignorant, et l’injustice et l’ignorance sont de plusieurs types.

 

Ainsi, l’injustice et l’ignorance d’un premier seront de deux types différents.

 

Celui qui médite sur les troubles qui surviennent constatera que ce sont là les causes, et que c’est également le fondement des troubles qui se sont produits entre les émirs de cette Communauté, ses savants et ceux qui y sont compris comme rois et enseignants et ceux qui les suivent parmi les gens de la masse. [6] [7]

 

[1] Coran, 64/16

[2] Al-Istiqâmah de Ibn Taymiyyah, p.456-458

[3] Coran, 89/27-30

[4] Coran, 64/16

[5] Al-Istiqâmah de Ibn Taymiyyah, p.475-477

[6] Coran, 64/16

[7] Al-Istiqâmah de Ibn Taymiyyah, p.471

 

✅ Publié par manhajulhaqq.com

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Évitez l’innovateur ! (vidéo)

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Évitez l’innovateur ! (vidéo)

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Discerner la vérité sur les questions divergentes

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Discerner la vérité sur les questions divergentes

Règles dans le fiqh :

 

Shaykh ibn taymiyyah énonce cette règle :

 

"A la base toute pratique religieuse, ou adoration est interdite, sauf s'il se trouve un texte l'autorisant (coran et sunnah),

tandis que les choses de la vie courante sont autorisés sauf s'il se trouve un texte l'interdisant (coran et sunnah)"

 

Shaykh al albani commente ces propos en disant retiens bien cette règle elle va t'aider à discerner la vérité sur les questions divergentes.

 

Tiré du livre attawassoul de shaykh al albani

     

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Lorsque les ignorants parlent des fitnas... elles augmentent (audio)

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Lorsque les ignorants parlent des fitnas... elles augmentent (audio)

Question :

 

Comment pouvons-nous distinguer entre le silence blâmable face aux troubles et le fait louable de ne pas s'immiscer dedans ?  

 

Réponse :

 

Seuls les gens de science et pourvus de clairvoyance donnent leurs avis à propos des troubles, il n'est pas donné à tous de se prononcer dessus.

 

Quand les ignorants le font, les troubles s'intensifient.

 

En revanche, lorsque les gens de science en parlent et les mettent en évidence alors ils s'atténuent avec la permission d'Allâh.

 

Ce n'est pas à tout le monde d'émettre son point de vue concernant les troubles.

 

Plutôt, cette affaire revient aux savants pourvus de discernement, ce sont eux qui ont la capacité de distinguer entre la vérité et la fausseté, ils savent comment s'exprimer.

 

Ce n'est pas à tout individu de s'introduire dans ces troubles, d'exposer son opinion ou promulguer des avis juridiques les concernant.

 

✅ Révisé, relu et publié par 3ilmchar3i.net

كيف نفرق بين السكوت عن الفتن المذموم وبين عدم الخوض فيها المحمود

الفتن لا يتكلم فيها الا أهل العلم والبصيرة ما الكل يتكلم فيها إذا تكلم الجهال في الفتن زادت الفتن أما إذا تكلم العلماء فيها وبينوها فإنها تطفأ بإذن الله فالفتن ما يتكلم فيها كل أحد وإنما يتكلم فيها أهل العلم وأهل البصيرة الذين يعرفون الحق من الباطل ويعرفون كيف يتكلمون ما يخوض كل واحد في الفتن ويتكلم ويفتي ويقول .. نعم

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Suit-on les preuves ou la parole du Cheikh lorsqu'il déclare innovateur ?

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Suit-on les preuves ou la parole du Cheikh lorsqu'il déclare innovateur ?

Question :

 

Noble Cheikh voici une personne qui pose une question en disant : 

 

Il y'a une personne qui affirme que le savant ou l'étudiant en religion n'est pas obligé de mentionné de dalil lorsqu'il déclare innovateur un d'entre les gens de la Sounnah et qu'il est obligatoire aux gens de suivre [ce Savant ou cet étudiant] dans le fait de rendre cet individu Innovateur.

 

Cet parole est-elle authentique ? 

 

Réponse :

 

[Nous n'acceptons] la parole de personne sans preuves, [Nous n'acceptons] la parole de personne sans preuves. 

 

Surtout dans [les affaires dangeureuses qui est] le fait de declarer innovateur un d'entre les gens de la sounnah. 

 

Comment-peut t'il faire partie d'Ahl Sounnah alors qu'il est declaré innovateur, ne fait partie des gens de la sounnah qu'une personne sans innovations. 

 

Cet parole n'est pas permise, c'est une parole fausse. 

 

Quinconque déclare innovateur une personne se doit de mentionner la preuve prouvant l'innovation de cette personne, afin que l'on voit si cette personne est Moubtadi' ou pas. 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les débutants et la science de la critique et l'éloge (vidéo)

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Les débutants et la science de la critique et l'éloge (vidéo)

Question :

 

Est-il permis pour les débutants en science religieuse, les débats dans le domaine de la critique et l'éloge (le jarh wa tardil) et parler sur les gens de science et les savants ? 

 

Réponse :

 

Cela n’est pas du niveau de l’etudiant qui debute.

 

Parler dans le domaine du “jarh wa tardil”, faire l’éloge d’untel ou critiquer untel, ce n’est pas le niveau de l’étudiant débutant, car le jarh wa tardil revient aux gens du jarh wa tardil : Les savants qui connaissent les causes de la critique et les causes de l’éloge et le sens de l’équité et le sens de la critique.

 

Et n’est capable de parler dans ce sujet que celui qui a été avancé dans la science, celui-la parle dans le domaine du jarh wa tardil en cas de besoin, oui. 

 

Traduit par mehdi de roubaix

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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Entre la critique et le suivi aveugle (vidéo)

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Entre la critique et le suivi aveugle (vidéo)

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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Utiliser la parole «Il y a divergence» comme argument

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Utiliser la parole «Il y a divergence» comme argument

Allah dit – sens - :

 

"Et voici Mon chemin droit, suivez-le donc et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu'Il vous a recommandé ainsi vous atteindrez la piété". [Les-Bestiaux : 153]

 

Et Il dit – sens - :

 

"Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux pour nous (dans le présent) et de meilleur aboutissement." [Les-Femmes : 59]

 

Et le Prophète ( صلى الله عليه وسلم ) a dit :

 

"celui qui vivra après moi verra beaucoup de divergences, attachez-vous à ma Sounnah et à la Sounnah des califes biens guidés après moi, tenez-y fermement avec vos molaires."

 

Ainsi, Allah et son messager nous ordonnent lorsque les savants divergent au sujet du jugement d'une question religieuse, de ne suivre de leurs paroles que ce qui est accompagné d'une preuve du Coran ou de la Sounnah et de délaisser ce qui s'oppose à la preuve, car ceci est la marque de la foi en Allah et au jour dernier, et aussi parce que cela est bien mieux pour nous (dans le présent) et de meilleur aboutissement.

 

En effet, adopter les paroles qui contredisent les preuves amène à dévier du sentier d'Allah et conduit aux sentiers de la perdition et de l'égarement.

 

Comme Allah nous en informe au sujet des chrétiens et des juifs, qu'ils ont pris leurs rabbins et leurs moines comme Seigneur en dehors d'Allah.

 

Le Compagnon appelé Ibn Hâtim s’interrogea sur le sens de ce verset, le Prophète ( صلى الله عليه وسلم ) l'éclaira à ce sujet en lui expliquant que leur façon d'agir "qui est d'avoir pris leurs moines et leurs rabbins comme Seigneur en dehors d'Allah" consistait à leur obéissance alors qu'ils rendaient licite les interdits d'Allah et interdisaient ce qu'Allah avait rendu licite.

 

Beaucoup de gens aujourd'hui, lorsque tu les trouves entrain de faire une chose qui contredit la législation religieuse et que tu leur signales que cela est interdit, ils te disent « il y a divergence dans cette question ».

 

Ils prennent la divergence comme prétexte pour justifier ce qu'ils sont entrain d'accomplir alors qu'ils sont en
opposition avec la preuve.

 

Où est la différence entre leur façon d'agir et celle des gens du Livre qui prirent leurs rabbins et leurs moines comme Seigneur en dehors d'Allah ?!

 

Il est obligatoire à ceux-là de craindre Allah du plus profond d'eux même et de savoir que l'existence d'une divergence dans une question religieuse ne rend pas permis le fait de contredire la preuve.

 

On peut même voir que beaucoup d'ignorants suivent les paroles que l'on trouve sur internet, issues des livres qui traitent des divergences, ils donnent ensuite des avis juridique en fonction de ce qui est conforme à leurs passions, sans distinguer entre ce qui est fondé sur une preuve authentique et ce qui en est exempt, soit par ignorance de leur part ou soit par suivi des passions.Il n'est pas permis à l'ignorant de s'exprimer au sujet de la législation d'Allah - en fonction de ce qu'il peut lire ou voir comme paroles enregistrées et exposées - alors qu'il n'en connaît pas la justesse et qu'il ne sait même pas quelle est la base de cela dans le Livre d'Allah et dans la Sounnah.

 

En effet, Allah ne nous a pas ordonné de nous limiter à consulter ce que l'on trouve dans les livres de jurisprudence sans compréhension, au contraire, Il nous a enjoint de revenir aux gens de science dans sa parole – sens - :

 

"Demandez aux gens du rappel quand vous ne savez pas" [An-Nahl : 43].

 

Quant à celui qui est pris par la passion, il est interdit qu'il prenne sa passion comme divinité en dehors d'Allah en choisissant que ce qui lui convient et en délaissant ce qui ne lui convient pas.

 

Allah dit – sens - :

 

"Et qui est plus égaré que celui qui suit ses passions sans guidé de la part d'Allah" [Al-Qasas : 50].

 

"Ne vois-tu pas celui qui a fait de sa passion sa divinité ? Est-ce à toi d'être un garant pour lui ?" [ Al-Fourqane : 43 ]

 

Et il n'est pas permis non plus a celui qui a de la science de répondre aux gens en fonction de ce qui est conforme à leurs passions et de les égarer en prétextant leur octroyer des facilités, la facilité se trouve dans le suivi [des preuves].

 

Et ce, afin qu'il ne soit pas concerné par le verset où Allah dit - sens - :

 

"Qu'ils portent donc, au Jour de la Résurrection, tous les fardeaux de leurs propres oeuvres ainsi qu'une partie de fardeaux de ceux qu'ils égarent, sans le savoir; combien est mauvais [le fardeau] qu'ils portent !" [An-Naĥl :25]


Traduit par 'Abdillah Abi Khouzaymah

✅ Publié par la chaîne Telegram - La Sounnah

الاستدلال بقول: المسألة فيها خلاف

قال الله تعالى

(وَأَنَّ هَذَا صِرَاطِي مُسْتَقِيماً فَاتَّبِعُوهُ وَلا تَتَّبِعُوا السُّبُلَ فَتَفَرَّقَ بِكُمْ عَنْ سَبِيلِهِ ذَلِكُمْ وَصَّاكُمْ بِهِ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ) [الأنعام: 153]

وقال تعالى

(يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا أَطِيعُوا اللَّهَ وَأَطِيعُوا الرَّسُولَ وَأُوْلِي الأَمْرِ مِنْكُمْ فَإِنْ تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللَّهِ وَالرَّسُولِ إِنْ كُنتُمْ تُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ ذَلِكَ خَيْرٌ وَأَحْسَنُ تَأْوِيلاً) [النساء: 59]

وقال النبي صلى الله عليه وسلم

فإنه من يعش منكم فسيرى اختلافًا كثيرا فعليكم بسنتي وسنة الخلفاء الراشدين من بعدي تمسكوا بها وعضو عليه بالنواجذ

الحديث هكذا يأمرنا الله ورسوله أننا عند اختلاف العلماء في حكم مسألة من المسائل أننا نأخذ من أقوالهم ما له دليل من الكتاب والسنة ونترك ما خالف الدليل لأن هذا علامة الإيمان بالله واليوم الآخر ولأنه خير لنا وأحسن عاقبة. وأننا إذا أخذنا بما خالف الدليل من الأقوال فإنه يفترق بنا عن سبيل الله ويوقعنا في سبيل التيه والضلال كما أخبر عن اليهود والنصارى أنهم اتخذوا أحبارهم ورهبانهم أربابًا من دون الله، ولما استشكل عدي بن حاتم رضي الله عنه اتخاذهم أربابًا من دون الله بين له النبي صلى الله عليه وسلم أن اتخاذهم أربابًا معناه طاعتهم في تحليل ما حرم الله وتحريم ما أحل الله، وكثير من الناس اليوم إذا رأيته على مخالفة ونهيته عنها قال لك: المسألة فيها خلاف فيتخذ من الخلاف مبررًا له في ارتكاب ما هو عليه ولو كان مخالفًا للدليل فما الفرق بينه وبين ما كان عليه أهل الكتاب الذين اتخذوا أحبارهم ورهبانهم أربابًا من دون الله، فالواجب على هؤلاء أن يتقوا الله في أنفسهم ويعلموا أن وجود الاختلاف في المسألة لا يجيز لهم مخالفة الدليل، حتى صار كثير من الجهال يتتبع الأقوال المسجلة في الكمبيوتر نقلًا عن كتب الخلاف فيفتي بما يوافق هواه من تلك الأقوال من غير تمييز يبنى ما كان عليه دليل صحيح وما ليس عليه دليل إما لجهل منه أو عن هوى في نفسه والجاهل لا يجوز له أن يتكلم في شرع الله بناء على ما قرأه ورآه في عرض تسجيلي وهو لا يعرف ما مدى صحته وما مستنده من الكتاب والسنة، والله لم يأمرنا بالرجوع إلى مجرد ما في الكتاب الفقهي من غير فهم بل أمرنا بسؤال أهل العلم حيث قال سبحانه:

(فَاسْأَلُوا أَهْلَ الذِّكْرِ إِنْ كُنْتُمْ لا تَعْلَمُونَ) [النحل: 43]

وصاحب الهوى لا يجوز له أن يتخذ هواه إلهًا من دون الله، فيأخذ من الأقوال ما يوافقه ويدع ما لا يوافقه

قال الله تعالى

(وَمَنْ أَضَلُّ مِمَّنْ اتَّبَعَ هَوَاهُ بِغَيْرِ هُدًى مِنْ اللَّهِ) [القصص: 50]، (أَرَأَيْتَ مَنْ اتَّخَذَ إِلَهَهُ هَوَاهُ أَفَأَنْتَ تَكُونُ عَلَيْهِ وَكِيلاً) [الفرقان: 43]

ولا يجوز لمن كان عنده علم أن يلتمس للناس ما يوافق أهواءهم فيضلهم عن سبيل الله بحجة التيسير فالتيسير إنما هو بإتباع الدليل لئلا يكون من الذين قال الله فيهم:

(لِيَحْمِلُوا أَوْزَارَهُمْ كَامِلَةً يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَمِنْ أَوْزَارِ الَّذِينَ يُضِلُّونَهُمْ بِغَيْرِ عِلْمٍ) [النحل: 25]

وفق الله الجميع للعلم النافع والعمل الصالح. وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه

كتبه:صالح بن فوزان الفوزان

عضو هيئة كبار العلماء

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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