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Désapprouver ce qui est blâmable

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Désapprouver ce qui est blâmable

Ô Musulmans !

 

Craignez Allah car la crainte d’Allah est le meilleur gain, et obéissez-Lui (traduction rapprochée) :

 

"Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques" [Le repentir : 119]

 

Ô Musulmans !

 

La ruse augmente à la fin des temps, les forces du faux et de la tyrannie s’entraident, et les gens de la piété et de la foi ressentent encore plus qu’ils sont des étrangers, des étrangers concernant la  religion  et  non  pas  des  étrangers  concernant  les  pays.

 

Et chaque chose a un signe particulier, et le signe de l’abaissement [de l’humiliation] est le fait d’être débauché et de commettre les péchés.

 

Et  l’Islam  devient  étranger  [étrange]  lorsqu’il  diminue,  que  les  gens  s’y  opposent, l’abandonnent,  le négligent,  ne  le  secourent  pas,  dépassent  la  mesure  en  ce  le concerne et négligent ses choses sacrées ; et lorsque les gens commettent les grands péchés, négligent la religion jusqu’à atteindre la débauche, s’adonnent au libertinage ; lorsque la société et les moeurs sont corrompues, lorsque la grandeur de la législation et  l’organisation  de  la  religion disparaissent,  et  lorsque  les  actes  immoraux  sont accomplis en public.

 

L’Islam  diminue  aussi  lors  de  l’accomplissement  d’actes  qui  sont  interdits  dans  la religion islamique, lors de la domination des gens qui appellent à ce qui est faux, lors de l’apparition des gens  qui tiennent des propos obscènes et des débauchés, lors de la disparition de la prescription du bien et de l’interdiction du mal ; lorsque les gens suivent leurs passions, les mauvaises intentions,  les paroles qui dévient du droit chemin, les erreurs des corrupteurs, les choses permises par les  négligents, et lorsqu’ils font de mauvaises interprétations des textes du Coran et de la Sounnah, et qu’ils s’opposent à l’unanimité des savants au nom de la réforme, du changement, de l’ouverture  et  de l’illumination.

 

Des paroles philosophiques qui sont éloignées de la religion, prononcées par les  hypocrites  et ceux  qui  s’opposent à l’Islam, les compagnons de satan,  les ennemis de  la  chasteté,  ceux  qui appellent  à  la débauche  et  à  l’égarement. 

 

Et  le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

"LIslam  a  commencé  en  étant  étrange,  et  il  retournera  étrange  comme  il  a commencé ; donc, que les étrangers soient heureux !" [C’est-à-dire ceux qui suivent la religion lorsqu’elle sera étrange]

Rapporté par Mouslim.

 

Sois heureux,  toi  qui  t’accroches  au  Livre  d’Allah  à  l’époque des tentations  !  

 

Sois heureux, toi qui mets en pratique la Sounnah du prophète Mohammed (qu'Allah prie sur lui et le salue) à l’époque des épreuves !

 

Ô Musulmans !

 

La religion devient étrange dans les pays des musulmans à cause du fait de commettre les péchés en public, et de montrer les péchés et les mauvaises actions, ainsi que d’être tolérants envers ceux  qui  commettent les péchés ouvertement et les débauchés, être doux avec eux et les flatter au dépend de la croyance, de la législation et de la religion.

 

Ibn Bataal (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

 

"Commettre les péchés en public est un mépris des droits d’Allah et de Son Messager, des intérêts des croyants ; de même qu’une sorte d’entêtement envers eux".

 

Ô Musulmans !

 

Se taire devant les péchés commis en public et les actes blâmables apparents, est un défaut chez  les musulmans,  une  preuve  de leur  manque  d’allégeance à la religion d’Allah et une faiblesse dans leur effort pour élever la parole d’Allah et Sa législation, et pour élever la Sounnah de Son prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue).

 

C’est aussi un signe de la faiblesse  de leur foi, et de  la faiblesse  de leur confiance  en Celui qui possède tout mouvement et toute inaction, et Celui dont l’ordre lorsqu’Il veut une chose est qu’Il dise : "Sois ! Et cette chose se réalise" (traduction rapprochée) :

 

"Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres.

Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Allah et à Son Messager.

Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage" [Le repentir : 71]

 

Allah a fait que leur première qualité soit la prescription du bien et l’interdiction du mal.

 

Abou Saïd Al-Khoudri (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit qu’il a entendu le Messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dire :

 

"Celui d’entre vous qui voit un acte blâmable, qu’il le change avec sa main ; s’il ne peut pas, qu’il le change avec sa langue ; et s’il ne peut pas, qu’il le change avec son coeur, et c’est le degré le plus petit de la foi"

Rapporté par Mouslim.

 

D’après Ibn Mass’ôud (qu'Allah soit satisfait de lui) le Messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

"Il n’y a pas de prophète qu’Allah ait envoyé dans une communauté avant moi sans qu’il  n’ait dans sa communauté des disciplines et des compagnons qui prenaient sa Sounnah et obéissaient à  ses  ordres ; puis,  des  gens  leur succédaient, ils disaient ce qu’ils  ne faisaient pas et  ils faisaient ce dont  ils n’avaient pas reçu l’ordre.

Donc, quiconque les combat  avec sa main, est un croyant ; quiconque les combat avec sa langue, est un croyant ; et quiconque les combat avec son coeur, est un croyant ; et il n’y a rien de la foi après cela, pas même un grain de moutarde"

Rapporté par Mouslim.

 

Ô Musulmans !

 

Celui qui se tait devant les actes blâmables  commis en public, alors qu’il peut les désapprouver, est associé aux péchés, et il ne sera pas sauvé des conséquences, ni des péchés, ni de la critique ;

 

Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit (traduction rapprochée) :

 

"Et craignez une calamité qui n'affligera pas exclusivement les injustes d'entre vous. Et sachez qu'Allah est dur en punition" [Le butin : 25]

 

Une tentation qui passe de celui qui commet le péché et de l’injuste aux pieux et aux mauvais, à cause d’un groupe de gens corrompus qui ne se soumettent pas, à cause des actes blâmables apparents qui ne sont pas repoussés et des transgressions de la législation qui ne sont pas arrêtées.

 

Et si l’on dit : «Quel est le péché de celui qui n’a pas commis d’injustice ?» ; on dit : «A cause du fait qu’il est d’accord avec les mauvais, ou qu’il s’est abstenu de désapprouver les actes blâmables, il a mérité le châtiment du Tout Puissant».

 

Lorsque les gens commettent les actes  blâmables en public, il est obligatoire pour tous ceux qui les voient de les désapprouver ; et s’ils se taisent tous, alors ils commettent tous des péchés, celui-ci à cause de son acte et ceux-là à cause de leur approbation.

 

Jarir ibn Abdillah (qu'Allah soit satisfait de lui)  a dit qu’il a entendu le Messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dire :

 

"Lorsqu’un homme se trouve dans un peuple dans lequel il commet des péchés, et qu’ils peuvent changer ses péchés [désapprouver ses péchés] mais qu’ils ne le font pas, Allah les punira d’un châtiment avant leur mort"

rapporté par Abou Daawoud.

 

D’après Abou bakr As-Siddiq (qu'Allah soit satisfait de lui) le Messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

"Lorsque les gens voient l’injuste et ne l’arrêtent pas, Allah ne tardera pas à les punir tous d’un châtiment"

rapporté par Abou Daawoud, Tirmidhi et An-Nassaa’i.

 

C’est une menace terrible ; nous demandons à Allah de nous pardonner, d’être doux et miséricordieux envers nous, et de guider ceux qui parmi nous sont égarés !

 

L’imam Al-Quourtoubi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

 

"Tout pays dans lequel se trouvent quatre personnes, ses habitants seront protégés des malheurs  : un dirigeant juste qui n’opprime pas les gens ; un savant qui suit le chemin de la guidée; des savants qui prescrivent le bien et interdisent le mal, et qui exhortent à rechercher la science et à apprendre le Coran ; et des femmes voilées qui n’étalent pas coquettement leur beauté à la manière de l’ancienne anarchie anté-islamique".

 

Ô Musulmans !

 

Ne seront sauvés que ceux qui interdisent le blâmable et sont réformateurs ; et seront perdants, ceux qui se taisent et flattent les gens, ceux qui commettent les péchés en public et ceux qui désobéissent à Allah ;

 

Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit (traduction rapprochée) :

 

"Puis, lorsqu'ils oublièrent ce qu'on leur avait rappelé, Nous sauvâmes ceux qui (leur) avaient interdit le mal et saisîmes par un châtiment rigoureux les injustes pour leurs actes pervers" [Al-‘Aaraaf : 165]

 

Dans ce verset, se trouve ce qui empêche d’imiter leur situation qui conduit à la même punition qu’eux.

 

Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit (traduction rapprochée) :

 

"Si seulement il existait, dans les générations d'avant vous, des gens vertueux qui interdisaient la corruption sur terre !

(Hélas) Il n'y en avait qu'un petit nombre que Nous sauvâmes, alors que les injustes persistaient dans le luxe (exagéré) dans lequel ils vivaient, et ils étaient des criminels.

Et ton Seigneur n'est point tel à détruire injustement des cités dont les habitants sont des réformateurs" [Houd : 116-117]

 

Ô Toi qui commet les péchés en public !

 

Le malheur et la perte t’ont atteint, le jour où la bonne santé t’a été enlevée et tu es tombé dans un abîme ; Abou Houréïrah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit qu’il a entendu le Messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dire :

 

"Toute  ma  communauté  est  en  bonne  santé  [dans  le  bien]  sauf  ceux  qui commettent  les péchés en public [ou qui déclarent leurs péchés ouvertement] ; l’homme accomplit un  acte le soir, puis se réveille alors qu’Allah a caché son acte ; et il dit :

«Ô Untel ! J’ai accompli tel et tel acte la nuit dernière» ;

Alors que son Seigneur a caché son acte pendant la nuit, il se réveille et découvre le voile d’Allah"

Rapporté par Al-Boukhari.

 

Ô Musulmans !

 

Blâmez ceux qui ont transgressé les limites, exhortez ceux qui commettent les péchés ouvertement,  ne soyez pas négligents, ne placez pas votre confiance en autrui, ne faiblissez pas et ne soyez pas paresseux, mais faites beaucoup d’efforts avant qu’il ne soit trop tard.

 

D’après Al-‘Ourse ibn ‘Oumaïrah Al-Kindi (qu'Allah  soit satisfait  de lui)  le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

"Lorsque le péché est commis sur terre, celui qui le voit et le déteste, - et Mourah a dit : « et le désapprouve » -, est comme celui qui ne l’a pas vu ; et celui qui ne l’a pas vu, et en est satisfait, est comme celui qui l’a vu"

rapporté par Abou Daawoud.

 

Al-Haafidh Ibn Rajab (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

 

"Celui qui voit le péché et le déteste avec son coeur, est comme celui qui ne l’a pas vu, s’il n’a pas pu le désapprouver avec sa langue et sa main. Et celui qui ne le voit pas et en est satisfait, est comme celui qui l’a vu et a pu le désapprouver mais ne l’a pas désapprouvé, car être satisfait des péchés, fait partie des pires interdictions".

 

Ô Musulmans !

 

Malheur  à  celui  qui  s’assoie  avec  ceux  qui  commettent  les  péchés  et  les  actes blâmables, ou est content qu’ils apparaissent en public, ou est satisfait de leur fausseté, ou loue leurs actes, ou les aide et les soutient, ou annonce ouvertement leur débauche, ou augmente leur nombre !

 

Et quiconque augmente le nombre d’un peuple, fait partie d’eux ; et quiconque est satisfait des actes  d’un peuple, est associé à ceux qui les accomplissent.

 

Etre satisfait d’un péché, est un péché ; de même qu’être satisfait de la mécréance, est une mécréance ;

 

Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit (traduction rapprochée) :

 

"Dans le Livre, il vous a déjà révélé ceci : lorsque vous entendez qu'on renie les versets (le Coran) d'Allah et qu'on s'en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu'ils entreprennent une autre conversation.

Sinon, vous serez comme eux. Allah rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants, tous, dans l'Enfer" [Les femmes : 140].

 

Malheur à celui qui s’est exposé à la colère d’Allah et à Son châtiment !

 

Malheur à lui le jour où il trouvera le mal de son action et la conséquence de ce qu’il a fait et de sa ruse, et la fin de son affaire sera la perte !

 

Qu’Allah me protège, ainsi que vous, du chemin des perdants !

 

Et qu’Il nous mette tous parmi ceux qui guident et sont bien guidés, et qui suivent la Sounnah du meilleur des messagers (qu'Allah prie sur lui et le salue) !

 

Ô Musulmans !

 

Craignez Allah, sachez qu’Il vous voit, obéissez-Lui et ne Lui désobéissez pas (traduction rapprochée) :

 

"Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu'en pleine soumission" [Aali Imraane : 102].

 

Ô Musulmans !

 

Que cette époque est étonnante !

 

Celui qui blâme à cette époque, le nombre de ceux qui s’assoient   avec  lui  diminuera,  et  le  nombre  de  ceux  qui  s’éloignent  de  lui augmentera.

 

Celui qui parient [qui gagent] à cette époque, le nombre de ceux qui ont des relations avec lui, augmentera, et le nombre de ces ennemis diminuera.

 

Celui qui désapprouve, sera lourd sur les coeurs, on l’accusera de menteur, on lui causera du tort, on le recevra d’une mauvaise manière, ses  erreurs ne seront pas pardonnées, ses mérites ne seront pas mentionnés, et le bien qu’il fera ne sera pas remercié.

 

Donc, celui qui recherche l’au-delà doit attendre dans le chemin des réformateurs, il doit endurer avec patience ce qui lui arrive dans le chemin d’Allah provenant des gens vils, il doit aussi endurer avec patience les agressions des ignorants et l’orgueil des orgueilleux.

 

Ibn Kathir (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :

 

"Tous ceux qui respectent un droit, ou prescrivent le bien et interdisent le mal, doivent obligatoirement subir du tort, et il n’y pas de remède pour cela sauf patienter pour Allah, demander de l’aide à Allah, et retourner à Allah (le Puissant et le Haut)".

 

Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit (traduction rapprochée) :

 

"…prescris le bien unanimement reconnu comme tel, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience, c’est là une marque de caractère !" [Loqmaan : 17]

 

Vendredi 27/3/1426 (6/5/2005)

Publié par alharamainonline.net

الخطبة الأولى

أمّا بعد: فيا أيّها المسلمون، اتقوا الله، فإنَّ تقواه أفضل مكتسب، وطاعتَه أعلى نسَب

 يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَكُونُوا مَعَ الصَّادِقِينَ - التوبة:119

أيّها المسلمون، يعظم الكَيدُ في آخرِ الزَّمان، وتتواصَى قوَى الباطلِ والطّغيان، وتشتدُّ الغربة على أهل التقوى والإيمانِ، غربةُ أديان لا غربةُ أوطان، ولكلِّ شيءٍ عَلَمٌ، وعَلَمُ الخذلان ركوبُ المجونِِ والعِصيان. وتحصلُ غربةُ الإسلام بنقصِه ونقضه وتركِه وهَجْرِه وتهوين أمره وإهمال نصرِه والرِّقّة والتجوّزِ فيه والاستهانة بحرُماته وغلَبة الوقوع في الكبائر والتساهل إلى حدِّ الفسوق والتفلّتِ الأخلاقيّ والفساد والاجتماعيِّ والسلوكيّ وخَرْق هيبةِ الشرع ونظامِ الدين والمجاهرةِ بقبائِحِ الأفعال وفِعل ما لا يسوغ في دينِ الإسلام وغلَبَة أهل الباطل وظهورِ أهلِ الخنا والفجور واندراس شعيرةِ الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر حتى لا يبقى منها إلا رسومٌ واتِّباعِ الأهواءِ المضِلّة والأغراض الفاسدة والأقوال الشّاذّة وزلل المفتِينَ ورخَصِ المتساهِلين ومقابلةِ نصوص الكتاب والسنة ونَقض محالِّ الإجماع بقَعقَعة التأويل وجَعجَعة الإصلاح والتغيير وفرقعةِ الانفتاح والتنوير

فلسفاتٌ فارغة من الدين، حاكَها الرُّعْنُ المنافقون، وصاغَها الهُوجُ المبطلون، سرايا إبلِيس، وأعداءُ العفَّة والفضيلة، وخصومُ الإسلام، ودُعاة التحلُّل والفجور والغِواية، وصدق رسول الهدى

بدَأ الإسلامُ غريبًا، وسيَعود كما بدأ غريبًا، فطوبى للغرباء

 أخرجه مسلم - صحيح مسلم: كتاب الإيمان (145) عن أبي هريرة رضي الله عنه

طوبَاك أيّها المتمسِّك بكتاب الله في زمن الفتن، طوباك أيّها العامِلُ بسنّة النبيِّ الأكرَم محمّدٍ  في عصر المحن

أيّها المسلمون، إنّ نبتَةَ اغتراب الدينِ في أوطانِ المسلمين الإجهارُ والإظهار بالمَعَاصي والأوزار والتغاضي عن العُصاة المبايِنين والفسَّاق المستعلِنين والإدهانُ لهم والملايَنَة معهم ومصانَعَتُهم على حِساب العقيدة والشريعة والدين. قال ابن بطّالٍ رحمه الله تعالى

في الجهرِ بالمعصيةِ استخفافٌ بحقِّ الله ورسوله وبصالحِي المؤمنين، وفيه ضَربٌ من العناد لهم

انظر: فتح الباري - 10/487

أيّها المسلمون، إنَّ السّكوتَ عن الآثِم المجاهر والمنكرِ الظاهر عيبٌ في أهل الإسلام ودليل نقصِ وَلائهم لدين الله وجِهادِهم لإعلاء كلمتِه وشرعه وجهادِهم لإعلاءِ سنّة نبيِّه محمَّد ، وهو عَلامةٌ على ضعفِ إيمانهم وقِلّة توكُّلهم على من بيَده كلُّ حركةٍ وسكون ومَنْ أمرُه إذا أراد شيئًا أن يقول له: كن يكون،

 وَالْمُؤْمِنُونَ وَالْمُؤْمِنَاتُ بَعْضُهُمْ أَوْلِيَاءُ بَعْضٍ يَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ المُنكَرِ وَيُقِيمُونَ الصَّلاةَ وَيُؤْتُونَ الزَّكَاةَ وَيُطِيعُونَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ أُوْلَئِكَ سَيَرْحَمُهُمُ اللَّهُ إِنَّ اللَّهَ عَزِيزٌ حَكِيمٌ - التوبة:71

فجعل الأمرَ بالمعروف والنّهيَ عن المنكر مِن أوَّلِ صفاتهم وأعظمِ سمَاتهم

وعن أبي سعيد الخدريّ رضي الله عنه قال: سمعت رسولَ الله  يقول

من رأى منكم منكرًا فليغيِّره بيده، فإن لم يستطع فبلِسانه، فإن لم يستطع فبقلبه، وذلك أضعف الإيمان

 أخرجه مسلم - صحيح مسلم: كتاب الإيمان 49

، وعن ابن مسعودٍ رضي الله عنه أنَّ رسولَ الله  قال

 ما من نبيٍّ بعثَه الله في أمّةٍ قبلي إلاّ كان له مِن أمَّته حواريّون وأصحابٌ، يأخذون بسنَّته، ويقتَدون بأمره، ثم إنها تخلُف من بعدِهم خلوفٌ، يقولون ما لا يفعلون، ويفعَلون ما لا يؤمَرون، فمن جاهدهم بيده فهو مؤمن، ومَن جاهدهم بلسانه فهو مؤمن، ومَن جاهدهم بقلبه فهو مؤمِن، وليس وراءَ ذلك من الإيمان حبّةُ خردل

 أخرجه مسلم - صحيح مسلم: كتاب الإيمان - 50

أيّها المسلمون، الساكتُ عن المنكر حالَ الإظهار وعدم الاستتار مع إمكانِ الإنكار شريكٌ لا يسلَمُ من التبِعة، ولا ينجو من الإثم والحرج، يقول جلّ في علاه

وَاتَّقُوا فِتْنَةً لاَّ تُصِيبَنَّ الَّذِينَ ظَلَمُوا مِنكُمْ خَاصَّةً وَاعْلَمُوا أَنَّ اللَّهَ شَدِيدُ العِقَابِ - الأنفال:25

فِتنةٌ تتعدَّى المذنِبَ المباشر والظالم المجاهِرَ لتصيبَ الصالح والطّالح، بسَبَب عُصبة فاسقةٍ لم تُقمَع ومنكراتٍ ظاهرة لم تُدفَع وتجاوزاتٍ للشَّرع لم تُمنَع. فإن قيل: فما ذنبُ من لم يظلِم؟ قيل: بموافَقَتِه الأشرار أو بسكوته عن الإنكار استحقَّ عقوبة الجبّار

وإذا تظاهر الناسُ بالمنكر وأتَوه جِهارًا وجَب إنكارُه على من رَآه، فإذا سكَتوا جميعًا فالكلُّ عُصاة: هذا بفعلِه وهذا برضاه، فعن جرير بن عبد الله رضي الله عنه قال: سمعت رسول الله  يقول

ما مِن رجلٍ يكون في قومٍ يعْملُ فيهم بالمعاصي يقدرون على أن يغيِّروا عليه فلا يغيّروا إلاَّ أصابهم الله بعذابٍ من قبل أن يموتوا

 أخرجه أبو داود -  سنن أبي داود: كتاب الملاحم (4339)، وأخرجه أيضا أحمد (4/364، 366)، وابن ماجه في الفتن (4009)، والطبراني في الكبير (2/332)، وصححه ابن حبان (300، 302)، وحسنه الألباني في صحيح سنن أبي داود (3646)

، وعن أبي بكرٍ الصدّيق رضي الله عنه أنَّ رسول الله  قال

إنَّ الناسَ إذا رأوا الظالمَ فلم يأخذوا على يدَيه أوشك أن يعمَّهم الله منه بعقاب

 أخرجه أبو داود وغيره - سنن أبي داود: كتاب الملاحم (4338)، وأخرجه أيضا أحمد (1/2، 5، 7)، والترمذي في الفتن (2168)، وابن ماجه في الفتن (4009)، وأبو يعلى (130، 131)، والبيهقي في الكبرى (10/91)، وصححه الترمذي، وابن حبان (305)، وهو في صحيح سنن أبي داود (3644)

. غايةٌ في التشدِيد ونهايةٌ في التهديد بأوفى وعيدٍ، نسأل الله أن يتدارَكَنا بعفوه ولطفِه ورحمتِه، وأن يهديَ ضالَّنا ويصلحَ شبابنا وفتياتنا

يقول الإمام القرطبيّ رحمه الله تعالى

قيل: كلُّ بلدةٍ يكون فيها أربعة فأهلُها معصومون من البلاء: إمامٌ عادِل لا يظلِم، وعالمٌ على سبيلِ الهدى، ومَشايخ يأمرون بالمعروف وينهَون عن المنكر ويحرّضون على طلب العلم والقرآن، ونساؤهم مستوراتٌ لا يتبرَّجن تبرُّج الجاهلية الأولى

الجامع لأحكام القرآن - 4/49

أيّها المسلمون، لا ينجو من البلاء إلاَّ الناهون المصلِحون، وخسِر هنالك الخُرس المداهنون والعصاةُ المجاهرون الراسخون في الإجرام القاطِعون لأمر الله على الدَّوام، قال جلَّ في علاه

 فَلَمَّا نَسُوا مَا ذُكِّرُوا بِهِ أَنجَيْنَا الَّذِينَ يَنْهَوْنَ عَنِ السُّوءِ وَأَخَذْنَا الَّذِينَ ظَلَمُوا بِعَذَابٍ بَئِيسٍ بِمَا كَانُوا يَفْسُقُونَ - الأعراف:165

، وفي هذه الآيةِ أعظَمُ زاجرٍ عن التشبُّه بحالهم الموقِعِ في مَثيل نَكالهم. ويقول جلّ في علاه

فَلَوْلاَ كَانَ مِنَ القُرُونِ مِن قَبْلِكُمْ أُوْلُوا بَقِيَّةٍ يَنْهَوْنَ عَنِ الفَسَادِ فِي الأَرْضِ إِلاَّ قَلِيلاً مِّمَّنْ أَنجَيْنَا مِنْهُمْ وَاتَّبَعَ الَّذِينَ ظَلَمُوا مَا أُتْرِفُوا فِيهِ وَكَانُوا مُجْرِمِينَ  وَمَا كَانَ رَبُّكَ لِيُهْلِكَ القُرَى بِظُلْمٍ وَأَهْلُهَا مُصْلِحُونَ - هود:116، 117

، قليلٌ نجَوا مِن العذاب؛ لأنهم نهَوا عن الفَساد

أيّها المعلنُ المكاشِف، حلّت بك الخيبَةُ والخسار يومَ رُفِعَت عنك العافية وتردَّيتَ في الهاوية، فعن أبي هريرة رضي الله عنه قال: سمعت رسولَ الله  يقول

 كلُّ أمّتي معافى إلاّ المجاهرين، وإنَّ من المجاهرةِ أن يعملَ الرجلُ بالليل عملاً، ثم يصبح وقد سترَه الله، فيقول: يا فلان، عملتُ البارحةَ كذا وكذا، وقد باتَ يستره ربُّه، ويُصبح يكشِف سترَ الله عنه

أخرجه البخاري - صحيح البخاري: كتاب الأدب (6069)، وأخرجه أيضا مسلم في الزهد (2990

أيّها المسلمون، أنكِروا على من كاشَف بمواقعةِ الحدود، وعِظوا من جاهر بملابسةِ الذنوب، ولا توانَوا ولا تواكَلوا ولا تواهَنوا ولا تكاسَلوا، استفرِغوا الوسعَ وابذلوا الجهود قبل أن يستشرِي المُرود ويستَعليَ الصدود ويكثُرَ الشُّرود، فعن العُرْسِ بن عميرة الكنديّ رضي الله عنه عن النبيِّ  قال

إذا عُمِلت الخطيئة في الأرضِ كان من شهِدها فكَرِهَها ـوقال مرّة: فأنكَرَها ـ كان كمَن غاب عنها، ومن غاب عنها فرضِيَها كان كمن شهِدها

 أخرجه أبو داود - سنن أبي داود: كتاب الملاحم (4345)، وأخرجه أيضا ابن قانع في معجم الصحابة (2/309)، وابن عبد البر في التمهيد (23/313)، وحسنه الألباني في صحيح سنن أبي داود (3651)

، يقول الحافظ ابنُ رجب رحمه الله تعالى

فمن شهِد الخطيئةَ فكرِهها بقلبه كان كمن لم يشهدها إذا عَجز عن إنكارها بلسانِه ويدِه، ومن غاب عنها فرضيَها كان كمن شهِدَها وقدِر على إنكارِها ولم ينكِرها؛ لأنَّ الرِّضا بالخطايا من أقبح المحرمات

 جامع العلوم والحكم ص321

أيّها المسلمون، ويلٌ لمن جالس أهلَ المعاصي والمنكرات، أو فرِح بظهورِهم، أو رضيَ بباطلهم، أو أشادَ بأفعالهم، أو ساعَدَهم وساندهم، أو أعلَن فجورَهم، أو كثّر سوادَهم، ومن كثَّر سوادَ قومٍ فهو منهم، ومَن رضِيَ عمَلَ قومٍ كان شريكَ مَن عملَ به، والرِّضا بالمعصية وِزر، والرِّضا بالكفر كفر، قال جل في علاه

 وَقَدْ نَزَّلَ عَلَيْكُمْ فِي الكِتَابِ أَنْ إِذَا سَمِعْتُمْ آيَاتِ اللَّهِ يُكْفَرُ بِهَا وَيُسْتَهْزَأُ بِهَا فَلاَ تَقْعُدُوا مَعَهُمْ حَتَّى يَخُوضُوا فِي حَدِيثٍ غَيْرِهِ إِنَّكُمْ إِذًا مِّثْلُهُمْ إِنَّ اللَّهَ جَامِعُ المُنَافِقِينَ وَالْكَافِرِينَ فِي جَهَنَّمَ جَمِيعًا - النساء:140

فويلٌ لمن عَرّض نفسَه لمَقتِ الله وغضَبِه وعذابه وسخَطِه، ويلٌ له يوم يلقَى شؤمَ فعله وعاقبةَ أمرِه ومَكرِه، وكان عاقبةُ أمرِه خسرًا

وَقاني الله وإياكم سبيلَ الخاسِرين، وجعلنا جميعًا من الهداةِ المهتَدين المتَّبعين لسنّة سيّد المرسلين محمّد ، أقول ما تسمَعون، وأستغفر الله لي ولكم ولسائر المسلمين من كلّ ذنب وخطيئةٍ، فاستغفِروه إنّه هو الغفور الرحيم

الخطبة الثانية

الحمد لله على إحسانه، والشّكر له على توفيقِه وامتنانه، وأشهد أن لا إلهَ إلا الله وحده لا شريك له تعظيمًا لشأنه، وأشهد أنّ محمّدًا عبده ورسوله الداعي إلى رضوانهِ، صلَّى الله عليه وعلى آله وأصحابه وإخوانه، وسلّم تسليمًا كثيرًا

أما بعد: فيا أيّها المسلمون، اتَّقوا الله وراقِبوه، وأطيعوه ولا تَعصوه

 يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ حَقَّ تُقَاتِهِ وَلاَ تَمُوتُنَّ إِلاَّ وَأَنتُم مُّسْلِمُونَ - آل عمران:102

أيّها المسلمون، عجَبًا لزمنٍ مَن أنكر فيه قلّ مجالِسوه وكثُر مجافوه، ومَن داهن فيه كَثُر معاشروه وقلَّ معادوه. من تصدَّى للإنكار ثقُل على القلوب ورمِيَ بالكذب وقُصد بالأذى وقوبِل شرَّ مقابلةٍ، زلَلُه غيرُ مغفور، وفضلُه غير مذكور، وخَيرُه غير مشكور

فعلَى طالبِ الآخرة أن ينتظمَ في سِلك المصلحين ويصبرَ على ما يصيبُه في ذاتِ الله من أذَى السافِلين واعتداء الجاهلين وغرورِ المتكبِّرين، قال ابن كثير رحمه الله تعالى

"فكلُّ من قام بحقٍّ أو أمرَ بمعروف أو نهى عن منكرٍ فلا بدّ أن يؤذَى، فما له دواءٌ إلاّ الصّبرُ في الله والاستعانة بالله والرجوع إلى الله عزّ وجلّ" انتهى

تفسير القرآن العظيم - 1/437

، يقول جلّ في علاه

 وَأْمُرْ بِالْمَعْرُوفِ وَانْهَ عَنِ المُنكَرِ وَاصْبِرْ عَلَى مَا أَصَابَكَ إِنَّ ذَلِكَ مِنْ عَزْمِ الأُمُورِ - لقمان:17

أيّها المسلمون، إنّ ثمرة الاستماع الاتِّباع، فكونوا منَ الذين يستمِعون القول فيتَّبعون أحسنَه

واعلَموا أنَّ الله أمرَكم بأمرٍ بدأ فيه بنفسِه، وثنَّى بملائِكتِه المسبِّحة بقدسه، وأيَّه بكم أيّها المؤمنون مِن جِنِّه وإنسه، فقال قولاً كريمًا

 إِنَّ اللَّهَ وَمَلائِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا صَلُّوا عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا تَسْلِيمًا - الأحزاب:56

اللهمّ صلِّ وسلم على نبينا وسيّدنا محمّد، بشير الرحمة والثواب، ونذير السَّطوة والعقاب، الشافع المشفَّع يومَ الحساب، اللّهمّ وارضَ عن جميع الآل والأصحاب

Cheikh Salah Ibn Mohamed Al-Boudéïr - الشيخ صلاح البدیر

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Il est obligatoire de vérifier l'état des prêcheurs (dossier en arabe)

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Il est obligatoire de vérifier l'état des prêcheurs (dossier en arabe)
Ceux qui se réclament de la da'wa de nos jours, il y a parmi eux des égarés qui veulent faire dévier les jeunes et détourner les gens de la vraie religion et diviser la djamaa des musulmans et les faire tomber dans la fitna.
 
Et Allah عز و جل a mis en garde contre ceux là : 
 
لَوْ خَرَجُواْ فِيكُم مَّا زَادُوكُمْ إِلاَّ خَبَالاً ولأَوْضَعُواْ خِلاَلَكُمْ يَبْغُونَكُمُ الْفِتْنَةَ وَفِيكُمْ سَمَّاعُونَ لَهُمْ وَاللّهُ عَلِيمٌ بِالظَّالِمِينَ
 
-traduction relative et approchée-
 
"S'il étaient sortis avec vous, ils n'auraient fait qu'accroitre votre trouble et jeter la dissenssion dans vos rangs, cherchant à créer la discorde entre vous. Et il y en a parmi vous qui les écoutent. Et Allah connait bien les Zalimoun " (Sourate 9 verset 47)
 
Ainsi, la considération n'est pas en fonction de l'affiliation ou dans les apparences, mais la considération est dans les vérités, les résultats des faits. 
 
Et les gens qui se réclament de la da'wa, il est obligatoire de regarder chez eux :

 

-  Où ont ils étudié ?
-  Et d'où ont ils pris leur science ?
-  D'où est ce qu'ils viennent ?
-  Quelle est leur 'aquida ?
-  Et vous regardez leurs actes et leurs conséquences sur les gens.
-  Et qu'est ce qu'ils ont propagé comme bien ?
-  Et qu'est ce qui résulte de leurs actes comme réforme ?
 
Il est obligatoire d'apprendre leur état avant de se faire leurrer par leurs paroles et leurs apparences, et on ne peut se passer de cela, spécialement à notre époque dans laquelle se sont multipliés les prêcheurs aux troubles (fitna).
 

Et le Prophète  صلى الله عليه وسلم a décrit les prêcheurs aux troubles (fitna) comme étant des gens de notre souche et parlant notre langue (voir hadith Houdhayfa Ibnoul Yaman dans Sahih Al-Boukhari tome 8 page 92-93).  

 

Et quand le Prophète صلى الله عليه وسلم  a été interrogé à propos de la fitna, il a dit : 

 

" des prêcheurs aux portes de l’enfer. Celui qui leur répondra, ils le précipiteront [en enfer] "

 

Ils les a appelés prêcheurs (douaate) !

 

Ainsi, il nous est obligatoire de faire attention à cela, et que nous ne nous réunissions pas dans la da'wa autour du premier venu, et de tous ceux qui disent : "Je fais da'wa à Allah, et ce groupe fait da'wa à Allah !" 

 

Il est obligatoire de vérifier la réalité des choses, et il est obligatoire de vérifier la réalité des gens et des groupes.

 

Allah exalté soit-Il a lié la da'wa à Allah à la da'wa au sentier d'Allah عز و جل a dit : 

 
قُلْ هَـذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللّهِ
-traduction relative et approchée-
 
" Dis : " Voici ma voie, j'appelle à Allah " (Sourate 12 verset 108)
 
Cela prouve qu'il y a des gens qui appelent à autre qu'Allah عز و جل, et Allah عز و جل a informé que les mécréants font daawa au feu, Il عز و جل a dit : 
 
وَلاَ تَنكِحُواْ الْمُشْرِكَاتِ حَتَّى يُؤْمِنَّ وَلأَمَةٌ مُّؤْمِنَةٌ خَيْرٌ مِّن مُّشْرِكَةٍ وَلَوْ أَعْجَبَتْكُمْ وَلاَ تُنكِحُواْ الْمُشِرِكِينَ حَتَّى يُؤْمِنُواْ وَلَعَبْدٌ مُّؤْمِنٌ خَيْرٌ مِّن مُّشْرِكٍ وَلَوْ أَعْجَبَكُمْ أُوْلَـئِكَ يَدْعُونَ إِلَى النَّارِ وَاللّهُ يَدْعُوَ إِلَى الْجَنَّةِ وَالْمَغْفِرَةِ بِإِذْنِهِ
 
-traduction relative et approchée-
 
" Et n'épousez pas les associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu'une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas (vos filles) en mariage aux polythéistes tant qu'ils n'auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu'un polythéiste même s'il vous enchante. Car ceux-là [vous] invitent au feu ; tandis qu'Allah invite, de par Sa grâce, au Paradis et au pardon. " (Sourate 2 verset 221)
 
Donc, il est obligatoire de vérifier l'état des prêcheurs ! 
 
Livre " Al-Mountaqa " tome 1 n°186
copié de darwa.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Ceux qui ont ouvert des salons pour donner des cours sur paltalk (audio)

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Ceux qui ont ouvert des salons pour donner des cours sur paltalk (audio)

 

Ce moyen moderne, ce moyen de diffusion qu’est le Paltalk, c'est-à-dire les salons du Paltalk, c’est une [ni’ma], c'est-à-dire que c’est un bienfait si il est utilisé à bon escient et comme il se doit. 

 
Par contre, il dit qu’il y a des gens inconnus et celui qui est inconnu, il doit se faire connaître et on doit le connaître.

Cela arrive beaucoup de la part de personnes qui ouvrent des salons pour enseigner alors qu’on ne connaît rien d’eux, c'est-à-dire qu’on ne sait pas qu’ils ont appris, on ne sait pas qu’ils ont des savants (Chouyoukhs) et on ne connaît ces personnes s’ils ont eu des Chouyoukhs dans la science et comme on a dit auparavant, c'est-à-dire une parole connue depuis longtemps : c’est que celui dont son sheikh est le livre alors ses erreurs sont beaucoup plus nombreuses que ce qu’il dit de vrai, que ces bonnes réponses. 
 
Voilà un exemple, par rapport à Tawma le sage (Al Hakim) qui disant dans les livres de médecine et qui au lieu de lire « Haba sawda » qui est la graine de nigelle, il l’a lu « al hayâtou as-sawda » le serpent noir alors il a donné comme remède " le serpent noir " au lieu de la graine de Nigel, au lieu d’un bénéfice, il a eu un préjudice.
 
Il faut également faire attention à des gens qui ouvrent des salons et qui donnent des cours, qu’Allah les récompense l’intention qu’ils ont de faire le bien, mais qui êtes-vous ?
Auprès de qui avez-vous étudié, de qui avez pris la science ? 
 
Un autre exemple encore, qui nous est donné par Salman Al-Farissi qui dit :

« les gens resterons dans le bien tant que les derniers prendront (la science) des premiers et si les premiers disparaissent avant que les derniers prennent la science des premiers alors les gens vont être dans la perdition. [Cité par Ad-Darimi dans son introduction]. »

Ceci prouve donc, que l’on doit  prendre la science auprès des gens de science et cela nous prouve également la chaîne de transmission qui existe entre les élèves et les savants c'est-à-dire que le savant à pris la science d’un autre Sheikh avant lui et que ce dernier à également pris la science d’un autre etc…

Cette science est semblable à une chaîne de transmission. 
 
On doit voir de qui cette personne a pris cette science et nous mettons l’accent sur cela, et ceci est une remarque afin que les gens en tiennent compte…

Et nous implorons Allah afin qu’Il accorde à tout le monde, les bénéfices de leur adoration et que la bénédiction et salut d’Allah soient sur Muhammad. 
 
[Fin de la parole du Sheikh] 

 

Sheikh Mohammed Ibn Ramzane Al-Hadjiri 
Traducteur : Abdelmalik Abou Adam Al-fransi 

copié de dourouss-abdelmalik.com

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Question relative au fait de donner des cours de religion musulmane sur paltalk ou ailleurs :

 

Actuellement on retrouve quelques ou plusieurs personnes qui donnent des cours et certains d’entres eux n’ont pas spécialement étudié chez des savants et on retrouve aussi que certaines de ces personnes enseignent des livres qui sont d’un niveau assez élevé, voir même élevé, donc nous demandons à Sheikh de nous conseiller à ce sujet, et que ces cours soient donnés sur paltalk ou dans n’importe quel autre endroit ?

 

Réponse du noble Sheikh 'Ubayd Al Jâbiri – hafidhahou Allah :

 

-Chaque science a ses bases et ses règles et que chaque personne qui désire enseigner, sache qu’il est impossible d’enseigner ses bases, ses sciences que si il est passé par les gens qui le lui enseignent, les gens qui sont spécialisés, c’est dire les savants ; afin de pouvoir (à son tour) enseigner ces sciences.

 

-Il faut que celui qui veuille enseigner prenne la science de chez les savants et…S’il a étudié chez eux et compris ces sciences, il peut dans ce cas enseigner, mais s’il n’a pas étudié chez eux [et il n’a pas appris ces sciences chez eux] et s’en prend à des livres (qu’il tente d’expliquer), donc à ce moment là, il lui est impossible de pouvoir enseigner comme il le faut ! Il lui est impossible !

 

Sheikh dit, que cette personne sache qu’elle s’est trompée, celui qui fait cela se trompe et que le résultat (de cela), c’est qu’il va faire de ceux qui le suivent des ignorants (tajhil an-nass). Il va faire des gens qui le suivent des ignorants et de ceux qui n’auront pas compris cette science.

 

Barak Allah ou fikoum - Et nous implorons Allah afin qu’Il accorde à tout le monde, les bénéfices de l’adoration qu’ils vouent à Allah et que la bénédiction et salut d’Allah soient sur Muhammad. [Fin des paroles du Sheikh]

 

Source: Da'wa Messenger

Traduction en français par le frère 'Ammar abouabdirrahman de Médine

 

Cheikh Mohammed Ibn Ramzane Al-Hadjiri - الشيخ محمد رمزان الهاجري

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Besoin de tazkiya pour faire da'wa ? (audio-vidéo)

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Besoin de tazkiya pour faire da'wa ? (audio-vidéo)

 

Question de Belgique :

 
Est ce que celui qui prêche dans la voie d'Allah a besoin d'une tazkiya?
 
Réponse :
 
En tous les cas, ne fait la da'wa que celui qui remplit les conditions d'un prêcheur.
 
Et la da'wa pour Allah le très haut est une da'wa globale.
 
Des fois c'est avec des écrits, des fois des conférences, des fois avec des khotbas (prêches) et d'autres fois avec des conseils, ordonner le bien et dénoncer le blâmable.
 
Chaque musulman qui connaît son islam peut être un prêcheur dans la voie d'Allah.
 
Chacun en fonction de son état et de ses compétences.
 
Donc il n'est pas nécessaire d'avoir de tazkiya car dans ces cas là.....
 
La façon de faire la da'wa diffère d'une personne à une autre.
 
Si tu recommandes le bien et interdis le blâmable , cela fait partie de la da'wa.
 
Si tu donnes conseil, c'est de la da'wa dans la voie d'Allah.
 
Si tu mets en garde ou que tu fais des prêches, c'est de la da'wa dans la voie d'Allah.
 
Ce que je veux dire c'est que les gens diffèrent dans leur niveau de science et de da'wa.
 
Donc, on ne dit pas que que c'est une condition pour une personne qui prêche dans la voie d'Allah, d'être recommandée par les savants, sauf si la da'wa se fait par le biais des écrits, de conférences (1), de prêches (khotab), alors il est obligatoire qu'un savant (2) témoigne  en  faveur de  l'aptitude scientifique de ce prêcheur.
 
Mais s'il n'est pas compétent et qu'il fasse partie des gens de l'innovation , de l'égarement et des gens de l'ignorance et pretend avoir la science, dans ce cas là il n'est pas permis qu'il soit un prêcheur.
 
(1) Mouhadara : conférence, parler en public. Il englobe donc également  le mot "cours".
(2) Ahl Al 'Ilm : ici les savants
 
Audio du 1431/01/07
Traduction copiée

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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Les propos des gens de savoir quant au rejet de l'imitation aveugle

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Les propos des gens de savoir quant au rejet de l'imitation aveugle
L'Imam Mâlik رحمه الله a dit :
 
"Je ne suis qu'un homme, pouvant avoir tort comme raison.
Voyez bien mon avis : tout ce qui coïncide avec le Livre et la Sunna, acceptez-le et tout ce qui ne coïncide pas avec le Livre et la Sunna, délaissez-le."
Rapporté par Ibn 'Abd al-Barr dans Jâmi' Bayân al-'Ilm wa Fadlih t.2 p.32.

L'Imam al-Shâfi'î رحمه الله a dit :
 
" Si vous trouvez  dans mes écrits une chose contraire à la tradition du messager d'Allah صلى الله عليه وسلم, prenez la tradition du messager d'Allah صلى الله عليه وسلم et laissez ce que j'ai dit."
Rapporté par  al-Bayhaqî dans Manâqib al-Shâfi'î t.1 p.472 avec une chaîne de transmission authentique.
L'Imam Ahmad رحمه الله a dit :
 
" Ne calque ta religion sur aucun de ceux-ci.
Ce qui provient du Prophète صلى الله عليه وسلم et de ses compagnons, prends-le ;
Puis l'homme a le choix en ce qui concerne les épigones (
« les descendants »)".
Voir Masâ'il Ahmad d'Abû Dâwud al-Sijistâni p1793.
Abû Hanifa al-Nu'mân رحمه الله a dit :
 
"Malheur à toi Ya'qûb !
N'écris pas tout ce que tu entends de moi, car il se peut que j'ai un avis aujourd'hui puis que je le délaisse demain."

Rapporté par al-Dûri dans al-Târikh P.2461 et al-Khatîb al-Baghdâdi dans Tarîkh Baghdâd t.13 p.424 avec une chaîne de transmission authentique.

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Auprès de qui pouvons-nous apprendre notre religion ? (audio)

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Auprès de qui pouvons-nous apprendre notre religion ? (audio)

 

[…] Nous allons faire un rappel par rapport à une question qui est très importante en ce qui concerne l’apprentissage de la religion.

 

Le fait d’apprendre cette religion, cette science que contient notre religion et que l’on retrouve dans le Qur’an, dans la Sunna, dans la parole des Sahabas et celle des Salafs.

 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut prendre connaissance d’une chose très importante qui concerne ce qu’on appel l’intérêt (al-maslaha).

 

Et ici lorsqu’on parle d‘intérêt, on parle de l’intérêt qui est d’ordre religieux (maslahatu shar’iyya).

 

Nous allons donc donner un exemple ici qui est plus que concret : lorsque l’on parle d’inconnu (majhul).

 

Donc une personne qui, bien entendu, va être considérée comme inconnu par rapport à la religion…

 

Et ce suivant certains cas.

 

Il faut savoir que la personne lambda, le commun des musulmans (‘amatu n-nas), est à l’origine exempt de toutes choses et de tout reproches (asluhu al-baragha), et ce jusqu’à ce qu’on apporte la preuve du contraire.

 

Et ceci est une règle bien connu au niveau de la religion.

 

Si par exemple une personne venait à accuser une autre personne de lui avoir fait telle ou telle chose, de lui avoir volé telle ou telle chose, de lui avoir pris un droit ect…

 

Si cette personne venait donc à se plaindre auprès de la justice, et sachant que la personne accusé peut être innocente (et c’est un exemple qui est valable pour toute chose par rapport au musulman), on exigera du plaignant qu’il apporte les preuves de ce qu’il avance.

 

Tandis que l’accusé pourra se défendre notamment en jurant qu’il n’a rien fait, si la preuve n’a pas été apporté.

 

En revanche pour ce qui est de la religion, il est des cas où ceci a été inversé.

 

Pourquoi cela ?

 

Dans l’intérêt de la religion et du dîn.

 

Le première exemple que l’on cite ici est celui, bien entendu, de l’époque où les gens apportaient ou transmettaient le hadith du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

 

Ils transmettaient donc une science qui était celle du hadith.

 

Ce sont ceux que l’on appel les transmetteurs (ar-ruwât), ceux que l’on trouve dans les chaines de transmission.

 

Ainsi lorsque les gens de science ont vu que beaucoup de gens transmettaient les hadiths du Prophète (صلى الله عليه وسلم), que parmi eux beaucoup était habilité à cela (c'est-à-dire que les conditions requises pour que l’on prenne le hadith de lui était rempli) alors que d’autres ne l’étaient pas, les savants ont été obligé d’établir des règles, et c’est ce qu’on a appelé : Qawa’id jarh wa ta'dil (les règles de la critique et de l’éloge)

 

A l’origine, ces règles qui furent mise en place sont issues d’un effort d’interprétation (ijtihad) des savants, c'est-à-dire qu’elles ont été misent en place selon un effort d’interprétation pour pouvoir donc (et c’était cela le but suprême) protéger le hadith du Prophète (صلى الله عليه وسلم) de ce qui ne l’est pas (c'est-à-dire que l’on rentre dans le hadith du Prophète ce qui n’est pas du hadith) et donc protéger l’authenticité des paroles, des actes, des approbations ect… du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

 

Et la mise en place de ces règles là fut d’un grand intérêt pour la religion.

 

Et donc parmi ces règles concernant les transmetteurs (et c’est ce qui nous intéresse ici) : la personne (chez les Muhaddithin) qui n’était pas connue par rapport à son aptitude, qui était inconnu (majhûl) et qu’ils, sans rentrer dans les détails et les catégories, ont appelé ainsi.

 

Il était donc l’inconnu (majhûl), celui dont on ne savait rien de lui.

 

Est-ce que les savants ici ont appliqué la règle disant qu’à la base la personne est exempt de tout reproche (al-asl baragha)  ?

 

Ont-ils avancé le fait qu’on ne peut pas la critiquer ou encore que l’on pourrait prendre le hadith de lui jusqu’à ce que l’on prouve le contraire, qu‘il n‘est pas apte à cela ?

 

Non !

 

Ils n’ont pas appliqué cette règle.

 

Donc ici le fondement (asl) c’est quoi ?

 

C’est qu’on n’accepte pas le hadith de la personne tant qu’elle reste inconnue.

 

C'est-à-dire qu’on n’applique pas la règle que l’on applique de manière générale.

 

On applique plutôt une règle qui est son contraire : si la personne est inconnue on ne prend pas le hadith d‘elle.

 

Et c’est pour cela que l’on trouve des savants, jusqu’à nos jours, qui lorsqu’ils trouvent dans une chaîne de transmission (isnad) une personne majhul (c'est-à-dire inconnue, où rien n’est rapporté sur elle, qu’on ne connaît rien sur elle, sur son aptitude à rapporter le hadith du Prophète), alors ils n’acceptent pas le hadith et celui-ci sera rejeté.

 

Donc regardons comment cela à son importance dans la religion et comment les savants de Ahl us-Sunna wal-Jama’a (les savants de la Sunna et du consensus) ont protégé le hadith du Prophète (صلى الله عليه وسلم) par cette méthode là.

 

Car il y a dans cela une maslaha shar’iyya (intérêt d’ordre religieux) très importante et ils l’ont donc concrétisé en appliquant cette règle là : On ne peut accepter le hadith de celui qui est inconnu.

 

De même pour ce qui est de la science, ici les ‘uléma des Ahl us-Sunna wal-jama’a ont également appliqué cette règle.

 

C'est-à-dire une personne qui va se présenter comme un savant, qui va se présenter comme mu’alim de façon générale (c'est-à-dire une personne qui va se présenter comme enseignant la religion), qui va se présenter comme un prêcheur (et qui va donc automatiquement enseigner) on appliquera également cette règle ici, pourquoi ?

 

Pour l’intérêt (al-maslaha), c’est-à-dire pour celui de la religion.

 

Et ce parce que la personne lorsqu’elle va passer du statut de commun des gens (‘amata n-nas) à celui de prêcheur (da’i), enseignant (mu’alim) ect…

 

Elle va à ce moment là enseigner la religion.

 

Et si sa science n’est pas valable, qu’elle prend la science des gens de l’innovation ou qu’elle est elle-même une personne de l’innovation, que sa science n’a pas été fondé (c'est-à-dire n’a pas été prise comme il se doit), forcément on ne peut accepter d'elle la science (al-ilm).

 

Donc une personne qui se présente en tant qu’inconnu (majhûl), le sera au même titre que le transmetteur de hadith (ar-rawî), pourquoi ?

 

Parce que celui-ci va transmettre la religion, il va transmettre la croyance (al-aqîda)… et l’ensemble de tous ce qui est en rapport avec la religion.

 

Si cette personne elle est inconnue (majhûl), comment s’assurer qu’elle va transmettre cette religion comme il se doit et qu’elle ne va pas induire les gens en erreur ?

 

On voit donc le problème et le paradoxe qu’il y a ici.


C’est pour cela que tout les savants de Ahl us-Sunna wal-Jama’a sans exception ont dit que l’on ne peut accepter de prendre la science d’une personne tant qu’on ne la connaît pas.

 

Et c’est ainsi que beaucoup de paroles de Salafs nous sont rapportés à se sujet (car ceci est le minhaj des Salafs dans ce qui est de prendre la science), et la plus célèbre d’entre-elles est celle de Muhammad Ibn Sirin (رحمه الله) qui disait :

 

« Cette science est une religion, regardez donc de qui vous la prenez. » 

 

Ainsi comment peut-on prendre la religion de l’inconnu sachant qu’on ne sait rien par rapport à lui ?

 

Nous allons donc également appliquer cette règle qui est que l’inconnu (majhûl) on ne peut accepter de lui qu’il transmette la religion (la science).

 

Parmi les paroles également, celle d’Ibn ’Awn (رحمه الله) qui disait :

 

« Ne prenez la science que de celui dont on a attesté qu’il a appris. »

Comme cela est rapporté dans At-Tamhid.

 

Mais aussi Sulayman Ibn Mussa (رحمه الله), comme cela est rapporté dans Al-adab ash-shar’iyya, qui disait :

 

« On ne prend pas la science d’un lecteur. »

 

C’est-a-dire celui qui a uniquement pris sa science des livres.

 

Donc on ne prend la science que de celui qui a pris sa science de la bouche des savants, qu’il a eu des mu’alim (des gens de confiance et que l’on sait d’eux qu’ils sont sur le minhaj as-salafi, le minhaj Ahlis-Sunna wal-Jama‘a) pour ensuite prendre de lui.

 

A partir de là je vais simplement lire le passage d’un livre qui concerne le fait de prendre la science d’une personne qui est inconnue.

 

Et rentre dans cela la personne qui n’a pas de recommandation (tazkiya), la personne dont on ne sait rien d’elle et que personne recommande (et il faut bien entendu que cette personne qui fait la recommandation soit parmi les gens de science reconnue).

 

Mais est-ce que n’importe qui peut faire ce genre de recommandation (tazkiya) ?

 

Est ce que le premier venu peut recommandé (zakki) une personne ?

 

Et qu’elle serait donc l’intérêt d’une tazkiya venant d’une personne qui serait potentiellement ignorante ?

 

Ainsi en ce qui concerne la tazkiya, et ceci est également un intérêt (maslaha), il faut obligatoirement revenir à une personne de science (reconnue).

 

Et il existe énormément de athar de Salafs sur le sujet. 

 

Et également en ce qui concerne le fait de prendre la science des lecteurs (qui ont étudié uniquement avec les livres sans jamais s’asseoir auprès les savants) regardons ce que nous dit un des savants, qu’Allah lui fasse miséricorde, qui est Bakr Ibn ‘Abdillah Abû Zayd dans son livre « Hilyat ut-talib ul-‘ilm (l’ornement de l’étudiant en science).

 

C’est un livre qu’il a écrit et qui nous fait part des règles que la personne doit acquérir pour étudier la religion. Il faut savoir que ce livre à été rédigé sur la base de beaucoup de livres de savants qui ont suivis le minhaj des Salafs et qui ont rapporté leurs paroles, tel que Al-jami’ d’Al-Khatib Al-Baghdadi et Al-fiqh al-mutafaqqih, Ta'lim al-muta'allim, Tariq at-ta'allum, Az-zarnuji, Adab at-talab d’Ash-Shawkani, Akhlaq al-‘ulèma d’Al-Ajurri, Adab al-muta’limin d’Ibn Sahnun, Ar-risala al-mufassila li-ahwâl al-muta’limin d’Al-Qasibi, Tadhkirat us-sami d’Ibn Jama’a, Al-Hath ’ala talab al-’ilm d’Al-Askari, Fadl ’ilm salaf ‘ala ilm as-khalaf d’Ibn Rajab, Jami’ bayan al-’ilm d’Ibn ’Abd Al-Barr etc…

 

Il s’agit donc d’un livre qui s’appuie sur beaucoup d’autres livres.

 

Le Shaykh rappel donc ce qui est concentré ainsi que l’essentiel et qui est : « Talaq il-ilm ’anil-ashyakh », ce qui signifie prendre la science et la recevoir des gens de science, ceux que l’ont considère comme des shuyukh au niveau du dîn.

 

Il explique que l’origine ici, et c’est bien le asl dont il s’agit, c’est d’apprendre (fi talab) selon l’apprentissage qui se fait directement des professeurs, donc des gens de science.

 

Il dit également que l’on va donc prendre la science de la bouche des hommes (min afwa ar-rijal), qui sont bien entendu ici les savants, et non des feuilles ou feuillet (la min as-sufuf), des livres et ce qu’on y trouve à l’intérieur (wa butun al-kutub).

 

Ceux qui vont prendre la science des savants vont donc étudier le livre à travers ce que dit le savant, comment il va l’expliquer.

 

Celui donc qui sera affilié, qui va parler et enseigner, c’est lui al-mu’alim.

 

Par contre celui qui va prendre uniquement du livre (qui est une chose inanimé - jamad -), quelle va donc être l’affiliation qu’il a par rapport à la science ?

 

C’est-à-dire le fait d’avoir pris la science uniquement des livres et non des savants.

 

Et c’est pour ça qu’il a été dit (wa qad qil) qu’il est une parole connu qu’on nous a rapporté d’Ash-Sakhawi dans «  Al-jawahir wad-durar » :

 

« Celui qui entre dans la science toute seule, en sortira tout seul. »

(man dahra fil-’ilm wahda kharaja wahda)

 

et

 

« Celui qui entre dans l’apprentissage de la science sans Shaykh, il en sortira sans science. »

(man dahra fi talib al ‘ilm bila shaykh kharaja minhu bila ‘ilm).

 

La science est considérée comme un art, et cet art là à besoin d’une personne qui la maitrise totalement et complètement.

 

Donc automatiquement celui qui va apprendre aura un enseignant qui lui, sera confirmé.

 

Et il dit également que ceci est pratiquement un consensus (ijma’a) parmi les gens de science, si ce n’est une personne qui s’appelait ‘Ali Ibn Ridwan Al-Misri At-Tabib qui est mort en l’an 453H et qui a écrit un livre disant que l’on pouvait prendre la science uniquement des livres.

 

Et l’Imam Al-Hafidh Adh-Dhahabi (رحمه الله) lui a fait une réplique (râd) dans « Siyar a’lam an-nubala  » où il dit que cette personne n’avait pas de Shaykh et qu’il s’est donc uniquement préoccuper de prendre la science des livres, pour expliquer par la suite comment prendre la science directement des livres, en affirmant également que ceci était encore plus sur que de prendre des professeurs.

 

Ce à quoi l’Imam Adh-Dhahabi répliqua qu’il s’agissait bien évidemment d’une erreur.

 

Ainsi à travers cette parole là, et d’autre parole encore que l’on pourrait citer et que le Shaykh à exposé dans ce livre (sans trop s’attarder).

 

Pour ceux qui voudraient plus de détails, qu’il reviennent à cette risala « hilyat ut-talib al-‘ilm », qui a notamment était expliqué par Shaykh Al-‘Uthaymin (رحمه الله) en seize K7 et qui est un trésor pour celui qui veux emprunter un chemin dans la recherche de la science (fi talib al ‘ilm).

 

Donc à travers cela on a dit ici:

 

1) que la personne à l’origine, lorsqu’elle veut enseigner et que les gens veulent apprendre auprès de lui, doit automatiquement avoir une tazkiya, c'est-à-dire qu’elle soit connue parmi les gens de science de son temps ou de la région où elle vit.

 

2) que l’on sache qu’il ai appris cette science des shuyukh. Et dans la plupart des cas les deux sont inhérent et vont de paires.

 

Et ici, lorsqu’on a dit que c’était l’origine (asl), une question se pose, car à notre époque il se peut que l’on ne trouve pas de gens de science dans certaines régions, il se peut que l’on ne trouve pas de gens ayant étudié auprès des shuyukh.

 

Donc ici en cas de nécessité (mim bab ad-darura), ces 2 conditions n’étant pas présentes (ma’duman), on ne reviendra pas à elles.

 

On se tournera plutôt vers la personne qui a le plus de science, qui va être la plus aptes à donner des cours et bien entendu on parle ici de petites rissala, des choses faciles et profitables pour les gens…

 

On ne va pas donner comme condition le fait pour la personne d’avoir une tazkiya ou d’avoir appris auprès des shuyukh.

 

Et ceci est un cas particulier, un cas de nécessité.

 

Car on ne peut fermer totalement les portes de la science dans un cas où ce genre de personne n’est pas présente.

 

Par contre dans un cas où il n’y a pas de nécessité, on reviendra à la règle de base (asl).

 

Ici par exemple, en Arabie Saoudite, il est impensable qu’un Shaykh ou un savant de Ahl us-Sunna wal-Jama’a dise qu’il est possible pour une personne de donner des cours dans une mosquée si elle n’a pas de tazkiya ou si on sait qu’elle a pris sa science uniquement des livres.

 

Ce n’est pas possible ici.

 

Et là-dessus, je défie quiconque de poser la question a l’un des shuyukh et de lui demander à savoir s’il est possible ici, en Arabie Saoudite, un pays où il y a des savants, un pays où il y a des universités (jami’at), qu’une personne puisse donner des cours alors qu’elle n’est pas connue des gens de science et n’a jamais appris auprès des gens de science.

 

Ca c’est la première chose.

 

Donc s’il n’y a plus de nécessité, on reviendra aux deux conditions.

 

À partir de là, on va expliquer ici ce qui se passe par rapport à certains frères qui vont poser des questions à des shuyukh, parmi les savants salafiyin, qui vont tout simplement leurs dires et leurs posés des questions par rapport à leurs états et à là où ils se trouvent (c'est-à-dire donc la France).

 

Ces frères vont donc leur demander si il est obligatoire pour la personne d'avoir une tazkiya ?

 

Ou encore dans d’autres questions qui sont posées, à savoir si il est obligatoirement nécessaire que la personne ai prit la science des savants ?

 

De plus, on retrouve constamment dans ces questions comme quoi la personne s’en tiendrait uniquement à traduire les textes (et on reviendra à ce problème concernant ceux qui disent qu’ils ne font que traduire et ne rentre pas dans l’explication - fil sharh -)

 

Donc le savant lui, il va répondre par rapport à ce qu’il voit et par rapport à la situation qu’il va connaître.

 

Ainsi pour ce qui est de la France et celui qui s’y trouve, le savant ne va pas donner comme condition que celui-ci ai nécessairement pris la science auprès des savants et qu’il ai une tazkiya.

 

C’est une question qui fut posé à certains savants et tel fut logiquement leur réponse.

 

Mais en revanche, si on leur expliquait qu’il ne s’agit plus d’un cas de nécessité, comme par exemple en Arabie-Saoudite ou autres, dans des endroits où il y a des gens qui sont reconnus comme étant des étudiants en science (talib l ’ilm) qui ont des tazkiya, ou alors des shuyukh…

 

Pour ces cas là où il n’y a plus de nécessité, alors il faudrait détailler la question exactement comme les choses se présentent, et ne pas feinter avec les paroles qui sont dites et qui seront considérées ici de manière spécifique parmi les savants.

 

Et je vais donner un exemple concret ici, par rapport à ce qui s’est passé précédemment, avec un des shuyukh qui est actuellement présent chez nous, à Jubayl, et avec qui al-Hamduli’Llah il y a une dawra (session) ou l’on étudie et qui s’appel Shaykh ‘Abdullah Ibn Salih Al-‘Ubaylan. (Note : Le Shaykh à l’époque était clair dans son minhaj, voir les mises en garde à son encontre)

 

Ce Shaykh là, on lui a posé une question il y a quelques temps évoquant la même situation des gens de France qui lui ont posé la question par rapport à la tazkiya et à savoir si l’on devait prendre uniquement la science des gens de science qui ont étudié auprès des Shuyukh etc…

 

Le Shaykh avait répondu qu’on ne devait pas être dur par rapport à cela et que l’on doit s’accrocher à ceux qui vont revenir uniquement au Livre d’Allah et à la Sunna du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

 

Le Shaykh va prendre en compte ici la situation sachant que la personne qui appel est de France.

 

Ce Shaykh là, je lui ai reposé exactement la même question et je lui ai dit que certaines personnes aujourd’hui pour rendre légitime ce qu’ils font, c'est-à-dire donner des cours, et pas seulement des traductions comme cela est évoqué dans les questions, car on sait très bien que ce sont des explications (shuruh) que les frères font, tout comme on sait qu’ils prennent par moment des ouvrages d’un niveau très conséquent et qu’ils en font l’explication même s’ils dissimulent cela derrière le fait de s’en tenir à la seule traduction.

 

Et ceci est une réalité courante que l’on ne saurait cacher à personne…

 

J’ai donc dis au Shaykh : « Par rapport à ce que vous avez dis, à cette réponse là, il y a des gens qui en prenne la légitimité pour enseigner alors que ce sont des gens qui sont strictement inconnue, qui n’ont jamais étudié auprès des gens de science, dont on ne connaît rien d’eux et qui n’ont même pas de tazkiya ».

 

Le Shaykh a totalement changer de visage et il m’a dit : « Dis leurs (qul lahum) qu’ils leurs faut automatiquement une autorisation, une tazkiya, et qu’il faut que l’on sache quels ont été leurs shuyukh. »

 

Le Shaykh a totalement changé sa réponse lorsqu’il a su la réelle situation : que des gens se cachaient derrière des paroles de savants ou des réponses de savants émises selon des cas spécifiques, rendant ainsi légitime le fait qu’ils puissent donner des cours dans des endroits où il y a des étudiants en science (talib al ‘ilm), là où il y a des gens donc qui ont eux l’habilité de faire ce qu’ils font.



Donc ça c’est un point qui est également fondamental et qu’il faut bien comprendre.

 

Que les gens ne se fassent pas avoir par rapport à ce qui est posé, et l’on sait malheureusement que ceci est courant.

 

On a vu sur des forums des gens de la même sorte poser des questions à des savants par rapport à des cas bien précis puis qui vont en tirer automatiquement des conclusions et l’appliquer ensuite de façon générale.

 

Et dans tout les cas il s’agit bien ici du fait de feinté avec les fatwas des savants.

 

Et même si cela avait était réellement le cas et avait été générale, comment un savant pourrait-il dire que l’on peut prendre la science auprès d’une personne qui est inconnu, une personne qui n’a jamais étudié si ce n’est qu’avec ses livres, une personne qui n’a aucune tazkiya ?

 

Sachant que ce sont ces même shuyukh qui ont enseigné le Minhaj Salafi, dans le pays et dans bien d‘autres contrées encore ? 

 

C’est donc une chose qui ne serait être valable ni acceptable. 

 

De plus regardez la corruption (mafsada) que cela va apporter : si maintenant une personne se donne la légitimité par rapport à ce qui a été dis, alors ceci ouvre la porte à tout le monde, c'est-à-dire que demain n’importe quelle personne qui a la langue arabe et qui n’a jamais étudié auprès des shuyukh, qui n’a aucune tazkiya, va pouvoir commencer à enseigner.

 

Pourquoi ?

 

Parce que lui aussi il aura le droit !

 

Si telle personne a eu le droit automatiquement telle autre aura également le droit et donc on ouvre la porte à tout le monde !

 

Et on ne dira plus que ceci est contraire au Minhaj Salafi, on dira que cela se fait, que cela est conforme…

 

Et nous posons alors la question : pourquoi donc tant de frères, qui ont un très bon niveau dans la langue arabe ne font pas cela ?

 

Parce que eux ils appliquent et savent quel est le minhaj qui est emprunté ici, ils savent comment appliquer cela et l’appliquent donc réellement.

 

Ceci est donc un avertissement (tanbih).

 

Un autre point également très important par rapport au prêcheur (da’i).

 

Il faut savoir que le prêcheur (da’i) est encore plus dangereux que le mufti, et encore plus dangereux que le savant !

 

Pourquoi ?

 

Parce que c’est lui qui va propager les dires des savants, donc si on revient à des gens qui ne sont pas digne de confiance (thiqa), à l’innovateur (mubtadi’) etc…

 

Un effet néfaste se répandra.

 

C’est pour cela que les gens de science disent que le prêcheurs (da’i) est-ce qu’il y a de plus dangereux (akhtar).

 

Donc en ce qui le concerne, il est encore plus important qu’on lui demande quelle est sa tazkiya et que l’on sache où il a apprit chez les shuyukh.

 

Et c’est pour cela que le Prophète (صلى الله عليه وسلم), dans le hadith au sujet :

 

« des prêcheurs aux portes de l’Enfer » a mentionné les prêcheurs (du’at).

 

Ce hadith où Il nous a expliqué quelles étaient les différentes voies qui mène à l’Enfer et où Il nous informe que pour chacune d’entre-elles il y aura des prêcheurs (du’at).

 

Et pour cela le prêcheur, le prédicateur (da’i) est une personne dangereuse dont il faut impérativement savoir si on peut prendre la science de lui, et si il est habilité à ce qu’il fait.

Wa Allahu A’lam

retranscrit par Umm Hafsa
revue et synthétisé par Abû ’Abdillah

 

AbdelMâlik Abou Adam

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Explication de la parole : «Certes, cette science est une religion ; Regardez donc de qui vous prenez votre religion»

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Explication de la parole : «Certes, cette science est une religion ; Regardez donc de qui vous prenez votre religion»

محمد بن سيرين رحمه الله قال : إن هذا العلم دين فانظروا عمن تأخذوا دينكم

Explication de la parole de ibn sirin par le cheikh mohammed al ithiopi hafida Allah connu des grands savants et peu connu des gens de la masse, muhadith, savant en science du hadith a expliqué cette parole connu et celèbre.

Explication
 
"Selon ( Hichâm) Ibn Hassâne (d'après Mohammed Ibn Sirin) qui (a dit : certes, cette science) :

Allusion à la science du hadith ( est une religion) : c'est-à-dire que c'est une adoration d'Allah le Très-Haut, car [le terme] religion renvoie à l'adoration.

Il a été mentionné dans "Al-Qamousse" que le mot "adoration" a plusieurs sens, parmi lesquels : l'adoration, l'Unitude (tawhîd), un nom qui englobe toute chose par lesquelles Allah est adoré et la doctrine religieuse  (1)

(Regardez donc), la lettre "FA" (2) a le sens d'expression.

Cette lettre fut appelée ainsi parce qu'elle intervient dans la réponse à une condition supposée.

Autrement dit, si la science du Hadîth est une religion à travers laquelle Allah est adoré, (regardez donc de qui vous prenez votre religion), c'est-à-dire, regardez la personne chez qui vous prenez la science du Hadîth avec laquelle vous adorez Allah le Très-Haut.

Le sens voulu c'est de les diriger à ce qu'ils prennent [cette science] des personnes dignes de confiance et les mettre en garde contre les faibles.

Allah est le plus savant et c'est vers qu'a lieu le retour.

(1) "Al-Qamousse Al-Mouhît", page 1080, édition Mou_assassat Dar Al-Fikr
(2) Fa fassihiyyah (الفاء الفصيحية)

commentaire de la préface de Sahih Muslim, volume 2, page 54/55
 
Cheikh Mohamed ibn 'Aly ibn Adam al-Ithyoûby - الشيخ محمد بن علي بن آدم الأثيوبي

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La tazkiya est-elle une condition pour pouvoir donner des cours ? (audio)

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La tazkiya est-elle une condition pour pouvoir donner des cours ? (audio)

 
Question :
 

Nous vivons dans un pays de mécréance.

Chez nous, des frères donnent des cours sans pour autant avoir étudié auprès des savants mais plutôt à travers les cassettes et les livres.

La tezkiya est-elle une condition pour que leur science soit correcte ou ils n'en n'ont pas besoin sachant que ces frères sont salafis et toutes les Louanges reviennent à Allah ?

 

Réponse :


On prend la science de celui qui la possède quelque soit le moyen par lequel il l'a eu.

Ces moyens sont des miséricordes pour des gens qui ne peuvent se rendre auprès des savants comme ceux vivant en terre de mécréance.

S'ils lisent des livres des savants et écoutent leurs cassettes et leurs publications, ils en tireront profit et s'ils y trouvent quelques problèmes ils contactent les gens de science afin qu'ils les éclaircissent dans ce sur quoi ils ont des problèmes. 

Ainsi la science s'acquiert auprès de ces frères tant qu'ils maitrisent la science qui leur est parvenue à travers ces cassettes ou ses livres et nul grief envers eux.


traduit par sounnah-publication.com
 
Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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La position correcte face aux erreurs des savants

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La position correcte face aux erreurs des savants

Question : 

 
Quelle est la place dans la législation quant au fait d'espionner les savants, en prétendant mettre en garde contre leurs fautes et tourner le regard des gens vers cela ?
 
En sachant que ceci est fait pas des étudiants en science qui mettent en garde la masse, et qu'il leur arrive de mettre en garde contre d'illustres savants tel qu'as-Souyoûtî (en prétextant qu'il est ach'ârî) et beaucoup d'autres ?
 

Réponse :

 
Les savants ne sont pas préservés de l'erreur, comme il est rapporté dans le hadîth :

"Lorsque le juge fait un effort d'interprétation [des Textes] et qu'il a juste, il obtient [auprès d'Allâh] deux récompenses. Et lorsqu'il se trompe, il en obtient une seule"
[Boukhârî 3258, Moslim 2365].
 
Ceci ne diminue rien de leur mérite tant que leur objectif est de parvenir a la vérité, et il n'est pas autorisé de porter atteinte à leur honneur à travers cela.
 
Cependant, démontrer la vérité et prévenir des erreurs est une obligation, tout en faisant preuve de respect envers les savants et en ayant connaissance de leur mérite.

Sauf pour un innovateur ou quelqu'un contredisant la croyance saine, celui-ci on met en garde contre lui si il est encore vivant ainsi que des livres dans lesquels se trouvent ses erreurs car il se peut que des gens ignorant cela en soient influencés.

Tout particulièrement dans le cas d'un prêcheur à l'égarement, ceci relevant de la clarification de la vérité et du conseil sincère envers la créature [d'Allah].

Et le but recherché par cela n'est pas de porter atteinte aux personnes.

Les grands savants, tel qu'as-Souyoûtî et autres, on prend garde à leurs erreurs tant en profitant de leur science.

Et ils ont des mérites qui couvrent les erreurs qu'il peut y avoir auprès d'eux.

Mais certes ces erreurs ne doivent pas être acceptées, qu'elles proviennent d'eux ou de qui que ce soit d'autre.

 
Tiré du recueil de fatâwâ de la Commission Permanente tome 12, pages 98 et 99
copié de albounyane
 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Le musulman ordinaire face à la divergence des savants (dossier)

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Le musulman ordinaire face à la divergence des savants (dossier)
-Fatwa 1 : du cheikh Albany au sujet de la position que doit Prendre le commun des musulmans face à la divergence des savants.
 
-Fatwa 2 : La responsabilité d’un homme du commun des musulmans qui a été dupé par les innovateurs et qui prend leur défense sans connaître leur vrai visage ?
 
-Fatwa 3 : La fatwa du Moufti était vis-à-vis de la masse des musulmans (âmmi) semblable à l’argument (Dalîl) vis-à-vis du savant (moujtahid).

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Parler sur les gens de l'innovation

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Parler sur les gens de l'innovation

On dit a l’Imam ‘Ahmad ibnou Hanbal :

 
«Préfères-tu que l’homme prie, jeûne, et fasse la retraite pieuse ou qu’il parle des innovateurs ?». 
 
Il répondit : 
 
«S’il jeûne, prie et se met en retraite pieuse, il le fait pour lui-même.
Alors que s’il parle des innovateurs il le fait pour les musulmans, cela est préférable»…
 

Extrait de majmou fatawa (28/231,232)

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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La critique détaillée prévaut sur l'éloge - جرح و تعديل (vidéo)

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ضرورة : Les normes qui régissent la règle «La nécessité autorise ce qui est interdit»

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ضرورة : Les normes qui régissent la règle «La nécessité autorise ce qui est interdit»

La question :

 
Quelles sont les normes qui régissent la nécessité qui autorise ce qui est interdit ?

Et qu’Allâh vous rétribue du bien.
 
La réponse :
 
Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu'Allâh a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection
Ceci dit :
 
La nécessité est le cas qui arrive à la personne, tels que le danger ou la gêne extrême de sorte qu’elle craint qu’il lui arrive un mal ou qu’une atteinte soit portée à son âme, à l’un de ses organes, à son honneur, à sa raison ou à ses biens ; C’est-à-dire que si cette nécessité n’est pas prise en considération, la personne risquerait de perdre ses intérêts essentiels, car la nécessité a un rapport direct avec le mal qui est, en principe, illicite.

Il est, alors, permis à la personne ayant une contrainte de faire ce qui est religieusement interdit, à l’instar de commettre un acte illicite ou de laisser un devoir [religieux] ou le retarder par rapport au temps qui lui est assigné en vue de repousser le mal qui peut fort probablement se produire ; et ceci dans le cadre des restrictions et des normes de la charia qui seront citées ultérieurement.

Afin de lui épargner la gêne, la personne ne supportera pas de péché à l’égard d’Allâh.

Néanmoins, le fait d’indemniser les autres des dommages qu’ils ont subis restera toujours revendiqués, pour leur éviter l’embarras.
 
Les restrictions et les normes de la charia sont comme suit :
 
Premièrement : la nécessité doit réellement exister et ne doit pas être imaginée, attendue ou prévue, car il n’est pas permis de fonder les jugements d’atténuation sur la prévision ou l’imagination.
 
Deuxièmement : la nécessité doit être contraignante de façon qu’on craigne la détérioration de l’âme ou la perte des intérêts essentiels qui résident dans la préservation des cinq nécessités primordiales : la religion, l’âme, les biens, la raison et l’honneur.
 
Troisièmement : la personne contrainte ne doit pas avoir d’autres moyens qui sont permis afin de repousser le mal ; sauf les moyens qui dérogent à la charia, en délaissant les obligations ou en commettant les interdits.
 
Quatrièmement : la personne contrainte doit restreindre l’usage de la nécessité à ce qui est uniquement permis pour repousser le mal ; c’est-à-dire le minimum [de ce qui est permis].
 

C’est pour cela que la règle énonçant : «La nécessité autorise ce qui est interdit» est restreinte par une règle secondaire : «La nécessité doit être limitée au besoin».

 

Cinquièmement : la durée de l’autorisation doit être restreinte au temps que dure l’excuse ; car si l’excuse prend fin, l’autorisation et la permission de même prennent fin ; conformément à la règle «Si le danger a cessé, l’interdiction est rappliquée» ou la règle : «Si l’empêchement a cessé, ce qui n’est pas permis est rappliqué» ou l’autre règle : «Ce qui est permis en raison d’une excuse, n’est plus permis dès que l’excuse prend fin».

 

Sixièmement : Le mal contenu dans l’interdit, qu’il est permis de commettre, doit être moins que le mal contenu dans le cas de nécessité.

 

Toutefois, si le mal contenu dans le cas de nécessité était inférieur ou pareil ; alors, il n’est pas permis [de commettre l’interdit] ; à l’instar de la personne qui est contrainte à tuer ou à commettre la fornication ; dans ce cas, il ne lui est pas permis de commettre ces deux interdits parce qu’ils contiennent un préjudice plus grave, car l’âme de la personne qui tue et son honneur ne sont pas prioritaires par rapport à l’âme et l’honneur de celle qui est tuée.

 

De même qu’il n’est pas permis d’exhumer un mort, qui a été enterré sans linceul, afin de l’envelopper dans le drap mortuaire, car le préjudice qui est produit par le fait de violer le caractère sacré de la personne morte est plus grave que le préjudice de ne pas l’ensevelir dans le linceul que la tombe a remplacé.      

 

Septièmement : La contrainte ne doit pas causer l’annulation des droits des humains, puisque «Le mal ne doit pas être éliminé par un mal pareil» et «Le mal doit être éliminé sans causer de mal» ainsi que «La contrainte ne doit pas annuler le droit d’autrui» ; Bien qu’il est obligatoire d‘indemniser les autres des dommages qu’ils ont subis.  

 

Huitièmement : La personne contrainte ne doit pas opposer les principes et les règles générales de la charia islamique, tels que la préservation des fondements du dogme, l’établissement de la justice et la restitution des dépôts.

 

Ainsi, tout ce qui oppose les règles de la charia, la nécessité n’y est pas considérée ; car la personne contrainte ne doit opposer que quelques jugements de la charia et non pas ses règles générales.

 
Et pour que l’usage de la règle énonçant : «La nécessité autorise ce qui est interdit» soit valable, il faudrait respecter ces conditions et ces restrictions afin de pouvoir déroger aux jugements d’interdiction ou d’obligation en se référant à cette règle.
 
Le savoir parfait appartient à Allâh, et notre dernière invocation est qu'Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.
 
Alger, le 25 Dhou El-Hidjah 1427 H, correspondant au 14 Janvier 2007 G.
 Publié par ferkous.com   
 
في ضوابط قاعدة : الضرورات تبيح المحظورات
السؤال:ما هي ضوابطُ الضرورةِ التي تُبيحُ المحظورَ؟ وجزاكم الله خيرًا
الجواب:الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاةُ والسلامُ على مَن أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصَحْبِهِ وإخوانه إلى يوم الدِّين، أمّا بعد
فالضرورةُ هي الحالةُ التي تَطْرَأُ على العبد من الخطر والمشقَّة الشديدةِ بحيث يخاف حدوثَ ضَرَرٍ أو أذًى بالنفس أو بعُضْوٍ من أعضائه أو بالعِرْض أو بالعقل أو بالمال، أي: إذا لم تُرَاعَ خِيفَ أن تضيع مصالِحُه الضروريةُ؛ لأنّ الضرورةَ ذاتُ صِلة مباشرةٍ بالضرر الذي الأصل فيه التحريم، فيجوز للمضطرِّ الإقدامُ على الممنوع شرعًا كارتكاب الحرام أو ترك واجب أو تأخيرِه عن وقته دفعًا للضرر عنه في غالب ظنِّه ضِمْنَ قُيُودِ الشرع وضوابطه الآتية البيان، ويسقط عنه الإثمُ في حقّ الله سبحانه دفعًا للحرج عنه، ولكن يبقى تعويض حقّ غيره على ما لحقهم من ضرر قائمًا رفعًا للحرج عنهم.
وقيـودُ الشرع وضوابطُهُ تتمثّل فيما يلي
أولاً: أن تكون الضرورةُ قائمةً بالفعل لا مُتوهَّمةً ولا مُنتظَرةً ولا مُتوقّعةً؛ لأنّ التوقُّعَ والتوهُّمَ لا يجوز أن تُبنى عليهما أحكامُ التخفيف
ثانيًا: أن تكون الضرورةُ مُلْجِئَةً بحيث يُخشى تلفُ نَفْسٍِ أو تضييعُ المصالحِ الضروريةِ وهي حِفظ الضرورياتِ الخمسِ: الدِّين، النفس، المال، العقل، العِرْض
ثالثًا: أن لا تكون للمضطرِّ لدفع الضرر عنه وسيلةٌ أخرى من المباحات إلاّ المخالفات الشرعية من الأوامر والنواهي
رابعًا: أن يقتصر المضطرُّ فيما يُباح للضرورة على القدر اللازم لدفع الضرر، أي: الحدّ الأدنى فيه، لذلك قُيّدت قاعدة الضَّرُورَاتُ تُبِيحُ المَحْظُورَاتِ بقاعدةٍ متفرِّعةٍ: تُقَدَّرُ الضُّرُورَاتُ بِقَدَرِهَا
خامسًا: أن يكون وقتُ الترخيصِ للمضطرِّ مقيَّدًا بزمنِ بقاءِ العُذر، فإذا زال العذرُ زَالَ الترخيصُ والإباحةُ، جريًا على قاعدة: إِذَا زَالَ الخَطَرُ عَادَ الحَظْرُ أو قاعدةِ: إِذَا زَالَ المَانِعُ عاد المَمْنُوعُ أو قاعدةِ: مَا جَازَ لِعُذْرٍ بَطَلَ بِزَوَالِهِ
سادسًا: أن يكون الضررُ في المحظور الذي يَحِلُّ الإقدامُ عليه أنقصَ من ضرر حالة الضرورة، فإن كان الضررُ في حالة الضرورة أنقصَ أو يساويه فلا يُباح له كالإكراه على القتل أو الزِّنا فلا يباح واحد منهما لِمَا فيه من المفسدة الراجحة إذ ليس نفسُ القاتل وعِرضُه أولى من نفسِ المقتول وعِرضِه
ومن ذلك لا يجوز نَبْشُ قبرِ الميِّت -الذي لم يُكفَّن- لغَرَض تكفينه؛ لأنّ مفسدةَ هَتْكِ حُرمته أشدُّ من مفسدةِ عدمِ تكفينه، الذي قام القبرُ مقامَه
سابعًا: أن لا يكون الاضطرارُ سببًا في إسقاطِ حقوق الآدميّين؛ لأنّ الضَّرَرَ لاَ يُزَالُ بِمِثْلِهِ، إذ الضَّرَرُ يُزَالُ بِلاَ ضَرَرٍ ولاَ يَكُونُ الاِضْطِرَارُ مُبْطِلاً لِحَقِّ الغَيْرِ فما لَحِقَ الغير من أضرارٍ يلزمه تعويضُها عنهم
ثامنًا: أن لا يخالفَ المضطرُّ مبادئَ الشريعةِ الإسلاميةِ وقواعدَها العامّةَ من الحِفاظ على أصولِ العقيدة وتحقيق العدل وأداء الأمانات، فكلُّ ما خالف قواعدَ الشرع لا أَثَرَ فيه للضرورة؛ لأنّ المضطرّ يُخالف بعضَ الأحكامِ الشرعيةِ لا قواعدَ الشريعةِ العامّةَ
وحتى يصحّ الأخذ بقاعدة: الضَّرُورَاتُ تُبِيحُ المَحْظُورَاتِ فلا بدّ من مراعاة هذه الشروط والقيود لتخطّي أحكام التحريم والإيجاب بسببها
والعلمُ عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمد لله ربِّ العالمين، وصلى الله على نبيّنا محمّد وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلّم تسليمًا
الجزائر في: 25 من ذي الحجّة 1427ﻫ
الموافق ﻟ: 14 يناير 2007م

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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Les voies des savants sont diverses

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les voies des savants sont diverses
Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a expliqué dans un traité des plus importants, que lorsque par leurs méthodologies, leurs chemins spirituels et leurs politiques, les savants, les SHeikhs et émirs poursuivent comme seul but le Visage d’Allâh – Ta’âla - et non les passions.
 
Cela de telle sorte qu’ils s’en tiennent à la croyance et à la religion absolue à savoir : adorer Allâh Seul sans associé, suivant de leur Seigneur, ce qui a été descendu vers eux – le Livre et la Sounnah – autant que possible, après un effort d’interprétation complet.
 
Et bien cela est pour eux - sous certains angles - l’équivalent des sentiers légiférés et méthodologiques des prophètes.
 
Ils seront certes récompensés pour avoir recherché le Visage d’Allâh et l’avoir adoré Lui Seul sans associé, ce qui constitue la religion de base et absolue.

De même que les prophètes seront récompensés pour L’avoir adoré Lui Seul sans associé.
 
Ils seront également récompensés pour avoir obéi à Allâh et à Son Messager, pour ce à quoi ils s’en sont tenus.

Telle est la législation de Son Messager et sa méthodologie.

De même, tout prophète sera récompensé pour avoir obéi à Allâh selon sa Législation et sa méthodologie.
 
Leurs législations et méthodologies aux savants, SHeikhs et émirs, sont de diverses dispositions.

Les traditions prophétiques parviennent par exemple à l’un d’entre eux différemment d’un autre.

Pour lui, certains versets du Qor’ân se commentent d’une manière dont la formulation diffère de celle d’un autre.

Pour ce qui est de faire la composition entre les textes et de tirer d’eux des jugements, il procède selon un type d’accommodement et d’adaptation qui n’est pas celui adopté par un autre.

Il en va pareillement pour leurs actes d’adorations et orientations : celui-ci s’en tient à tel verset ou tel hadîth, et celui-là à un autre.

Également pour ce qui est de la science.

Il y a des savants qui cheminent en suivant la voie de tel savant, laquelle est donc aussi leur voie ; jusqu’à ce qu’ils entendent les propos d’un autre et empruntent sa voie, celle des deux voies qu’ils avaient jusque la préférée, étant alors abandonnée.

Les dires les concernant –  Ajoute Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) - et les actions remontant à eux, sont de diverses sortes de ce point de vue.

Ils leur avaient pourtant été ordonnés de faire commander la religion et de ne pas être divisés à son propos, de même que cela avait été ordonné aux messagers.

Ils leur avaient par ailleurs été ordonnés de ne pas diviser la communauté – celle-ci étant au contraire une seule communauté – comme cela avait été ordonné aux messagers.

Dans leur cas, l’ordre était même plus ferme du fait qu’une Législation unique et un Livre unique les rassemblaient.

S’agissant de la somme (de choses) au sujet desquelles les savants ont divergé, on ne dira pas qu’Allâh ordonna à chacun d’entre eux, intérieurement et extérieurement, de s’en tenir à ses positions comme Il ordonna cela aux prophètes de s’en tenir à leurs messages ; si même ceci sont les propos d’un groupe des gens de la rhétorique.

Allâh, incontestablement, ordonna à chacun d’entre eux de rechercher la vérité dans la mesure du possible et de leurs capacités.

S’ils l’atteignent, cela étant.

Sinon (traduction rapprochée) :

« Allâh n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » – « Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur. »

Allâh de répondre : « Je l’ai fait. »

Allâh – Ta’âla – dit 
(traduction rapprochée) :

« Il ne vous sera pas tenu rigueur pour ce par quoi vous avez fauté. »

Celui qui reproche et blâme les savants pour une chose pour laquelle Allâh ne les blâme pas, s’en comporte comme un ennemi.

Qui veut, à l’opposé, faire de leurs paroles et de leurs actes l’équivalent de la parole et de l’action du Prophète préservé de toute erreur, et se fait leur auxiliaire en vue de leur triomphe, sans guidance venant d’Allâh, celui-là agit aussi comme un ennemi, et suit sa passion sans guidance venant d’Allâh.

Celui qui fait ce qui lui est ordonné, en fonction de sa situation, qu’il s’agisse de l’effort d’interprétation qu’il est capable de mener ou du suivi d’un exemple (en une personne) - lorsqu’il n’est pas capable d’un effort d’interprétation et que, en sont suivis, il emprunte le chemin de la justice - agira de manière modérée.

L’affaire en effet, a pour condition  la capacité 
(traduction rapprochée) :

« Allâh n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Coran, 2/286)

Il incombe au Musulman, où qu’il soit, de soumettre son visage à Allâh en agissant avec excellence et de persister en une telle soumission.

Soumettre son visage (à Allâh), consiste en la consécration à Allâh et rendre excellente sa belle action.

Médite cela, car il s’agit d’un fondement absolu, utile et d’une grande importance.

Madjmu’ al-Fatâwa - 3/112
 Publié par manhajulhaqq.com
 
Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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La critique et l'éloge

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La critique et l'éloge
La critique

-Sa définition

C'est le fait d'évoquer le rapporteur par ce qui implique le rejet de ses récits.

Ceci peut s'exprimer par l'affirmation d'un attribut du rejet, ou en niant un attribut de l'acceptation, comme le fait de dire : "il est un grand menteur", ou "un débauché", ou "faible", ou encore "il n'est pas digne de confiance", ou "on ne le prend pas en considération", ou "on n'écrit pas ses récits"

-La critique se divise en deux catégories : la critique sans restriction et la critique restreinte

 

1) La critique sans restriction : c'est le fait de critiquer le rapporteur sans faire de précision, donc ceci lui est applicable en toute circonstance

 

2) La critique restreinte : c'est le fait d'évoquer le rapporteur par la critique en rapport avec une chose précise, d'un savant, d'un groupe ou ce qui s'en rapproche. Ainsi ceci lui est applicable par rapport à cette chose précise et non pour autre chose.


Par exemple : la parole d'ibn Hajar dans "at-taqrib" au sujet de Zayd ibn al Habbab - et Moslim a rapporté de lui - "véridique mais il se trompe lorsqu'il rapporte d'ath-Thawry", ainsi il est faible uniquement lorsqu'il rapporte d'ath-Thawry et non des autres.

Et la parole de l'auteur de "al khoulasah" au sujet de Ismail ibn 'Ayyach : "Ahmed, Ibn Ma'în, et al Boukhari l'ont déclaré digne de confiance lorsqu'il rapporte des gens du Cham, alors qu'ils l'ont jugé faible lorsqu'il rapporte des gens du Hijaz Ainsi il est considéré faible uniquement dans ces récits provenant des gens du Hijaz et non dans ceux des gens du Cham.

Et un autre exemple lorsqu'il est dit : "il est faible dans les récits traitant des Attributs (divins)", ainsi ce rapporteur ne serait pas faible pour les récits traitant d'autres sujets.

Mais si le but de restreindre la critique est de rejeter l'idée que le rapporteur soit fiable dans une circonstance précise, ceci n'interdit pas la possibilité qu'il soit également faible en d'autres circonstances.

-La critique a des degrés

 

le plus haut: ce qui indique que l'on a atteint le summum de la chose comme par exemple : "le pire des menteurs", "l'essence-même du mensonge"

 

ensuite vient ce qui indique une exagération comme : "grand menteur", "inventeur", ou "imposteur"

 

puis le plus bas degré : "trop accommodant", ou "mauvaise mémoire" ou "il y a des choses à redire à son sujet"

 
Et entre cela il y a des degrés bien connus.

-Il y a cinq conditions pour que la critique soit acceptée

 

1) Qu'elle provienne d'une personne juste, on ne l'accepte pas d'un débauché

 

2) Qu'elle provienne d'une personne attentive, on ne l'accepte pas d'une personne négligente

 

3) Qu'elle provienne d'une personne connaissant les causes de la critique, on ne l'accepte pas d'une personne ignorant les règles de la critique

 

4) Que la personne éclaircisse la cause de sa critique, ainsi on n'accepte pas la critique vague - comme le fait de se contenter de dire : "il est faible" ou "son hadith est rejeté" - jusqu'à ce que la cause soit clarifiée. Car il est possible qu'il critique par une cause qui n'exige pas la critique, et c'est ce qui est connu. Ibn Hajar - qu'Allah lui fasse Miséricorde, lui, a opté pour l'acceptation de la critique vague sauf si elle est formulée à l'encontre d'une personne connue pour sa droiture, dans ce cas il ne l'accepte que si elle est détaillée. Ceci est l'avis le plus probable, surtout lorsque la personne critiquant fait partie des imams dans ce domaine.

 

5) Que la critique ne concerne pas une personne dont la droiture a été attestée de nombreuse fois, et qui est connue pour son haut rang. Comme par exemple Nafi', Chou'bah, Malik, ou al Boukhari. Ainsi on n'accepte pas la critique envers eux ou des personnes similaires.

Sans titre 1-copie-1
L'éloge

-Sa définition

C'est le fait d'évoquer le rapporteur par ce qui implique l'acceptation de ces récits.

Ceci peut s'exprimer par l'affirmation d'un attribut d'acceptation ou en niant un attribut du rejet, comme le fait de dire : "il est fiable", ou "personne de confiance", ou encore "il n'y a aucun souci à son sujet" ou "on ne rejette pas ses récits".


-L'éloge se divise en deux catégories : l'éloge sans restriction et l'éloge restreinte

 

1) L'éloge sans restriction : c'est le fait de faire l'éloge du rapporteur sans faire de précision, ce qui signifie la fiabilité en toute circonstance

 

2) L'éloge restreinte : c'est le fait d'évoquer le rapporteur par l'éloge en rapport avec une chose précise, d'un savant, d'un groupe ou ce qui s'en rapproche. Ainsi ceci signifie la fiabilité par rapport à cette chose précise et non pour autre chose


Par exemple que l'on dise "il est fiable dans les récits d'az-Zuhry" ou "dans les récits des gens du Hijaz". Ainsi il ne sera pas fiable dans ses récits provenant d'autres individus que ceux cités.
 
Mais si le but de restreindre l'éloge est de rejeter l'idée que le rapporteur soit faible lorsqu'il transmet de certaines personnes, ceci n'interdit pas la possibilité qu'il soit également fiable avec d'autres qu'eux.

-L'éloge a des degrés

 

le plus haut : ce qui indique que l'on a atteint le summum de la chose en question comme par exemple : "le plus fiable des gens", "on atteint les sommets de la confiance avec lui"

 

ensuite vient ce qui est appuyé par une caractéristique, voir deux, comme : "très fiable", "fiable et de confiance" ou des termes de ce genre

 

puis le plus bas degré : ce qui est ressenti comme proche du début de la critique comme "pieux", "droit dans ses propos", ou "on rapporte de ces récits" ou ce qui s'en rapproche.


Et entre cela il y a des degrés bien connus.


-Il y a quatre conditions pour que l'éloge soit acceptée

 

1) Qu'elle provienne d'une personne juste, on ne l'accepte pas d'un débauché

 

2) Qu'elle provienne d'une personne attentive, on ne l'accepte pas d'une personne négligente qui est trompée par l'apparence des choses

 

3) Qu'elle provienne d'une personne connaissant les causes de l'éloge, on ne l'accepte pas d'une personne ignorant les critères d'acceptation et de rejet.

 

4) Que cette éloge ne soit pas formulée en faveur d'un individu dont l'obligation de rejeter ces récits est reconnue, parmi les menteurs, les débauchés manifestes, ou autres

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L'opposition entre l'éloge et la critique

-Définition

C'est le fait que le rapporteur soit évoqué par ce qui implique le rejet de ces récits, mais qu'il soit par ailleurs évoqué de par ce qui implique leur acceptation.

Par exemple : lorsqu'une partie des savants dit de lui "il est fiable" et une autre partie dit : "il est faible".

-L'opposition a quatre situations possibles

 

1) Que la critique et l'éloge soient toutes les deux vagues


C'est à dire que leurs causes ne soient pas détaillées à toutes les deux.


Donc si nous optons pour le refus de la critique vague nous prenons alors l'éloge, car en réalité l'éloge n'aurait pas d'opposition dans ce cas.

Et si nous optons pour son acceptation (de la critique vague) - et ceci est l'avis le plus probable - alors dans ce cas survient l'opposition. Dès lors, on prend l'avis le plus probant des deux, soit par rapport à la droiture du savant s'exprimant, soit par sa connaissance de l'individu sur lequel il s'exprime, ou soit par (sa connaissance) des causes de la critique et de l'éloge, ou soit encore par le nombre élevé (d'avis similaires). 

 

2) Que l'éloge et la critique soit détaillées


C'est à dire que leurs causes soient détaillées à toutes les deux.

Alors dans ce cas on prend la critique, car celui qui la formule en sait plus (que celui qui fait l'éloge).

Sauf si la personne faisant l'éloge dit : "je suis plus au courant que la personne critiquant, du fait que les causes de la critique ont disparues".

Alors dans ce cas on prend l'éloge, car c'est lui dans ce cas qui en sait plus (que celui qui critique).

 

3) Que l'éloge soit vague et la critique détaillée


Alors dans ce cas on prend la critique car celui qui la formule en sait plus (que celui qui fait l'éloge)

 

4) Que la critique soit vague et l'éloge détaillée


Dans ce cas on prend l'éloge pour sa prépondérance.

Chapitre de la critique et de l'éloge, tiré de "moustalah l'hadith" du cheikh Mohammed ibn Salih al Othaymine
copié de albounyane.com
 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les innovateurs : excusés ou non ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les innovateurs : excusés ou non ?
On peut dire des innovateurs qu'ils sont récompensés pour leur bonnes intentions quand ils ne connaissent pas la vérité.

Cependant nous leur donnons tort dans le chemin qu'ils ont suivis.

Quand à leurs leaders, ceux qui ont su la vérité mais qui l'ont rejeté pour préserver leur rangs , il y a chez eux une ressemblance avec Abou Jahl, 'Outba Ibn Rabi'a, Al Walid Ibn Al Moughira et autres parmi ceux qui ont rejeté le message du Prophète  afin de préserver leurs présidences et leurs rangs.
 
Quant à ceux qui suivent ces imam, ils se divisent en deux :

-  Ceux qui n'ont rien su de la vérité et qui n'ont en rien négligé sa recherche, ils ont pensé que ce qu'ils suivaient était la vérité.
Ceux là sont excusés.

-  Ceux qui ont connu la vérité mais qui l'ont rejeté par fanatisme envers leurs imam.
Ceux là ne sont pas excusés.


Ils sont comme ceux à propose desquels Allah a dit (traduction rapprochée) :

“Nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion, et nous nous guidons sur leurs traces” (s 43/v22)
 
فالمبتدعون قد يقال: إنهم يثابون على حسن نيتهم إذا كانوا لا يعملون الحق، ولكننا نخطئهم فيما ذهبوا إليه، أما أئمتهم الذين علموا الحق، ولكن ردوه ليبقوا جاههم؛ ففيهم شبه بأبي جهل، وعتبة بن ربيعة، والوليد بن المغيرة، وغيرهم الذين قابلوا رسالة النبي صلى الله عليه وسلم بالرد إبقاء على رئاستهم وجاههم
أما بالنسبة لأتباع هؤلاء الأئمة فينقسمون إلى قسمين
القسم الأول: الذين جهلوا الحق، فلم يعلموا عنه شيئاً، ولم يحصل منهم تقصير في طلبه، حيث ظنوا أن ما هم عليه هو الحق؛ فهؤلاء معذورون
القسم الثاني: من علموا الحق، ولكنهم ردوه تعصباً لأئمتهم؛ فهؤلاء لا يعذرون، وهم كم قال الله فيهم
(إِنَّا وَجَدْنَا آبَاءَنَا عَلَى أُمَّةٍ وَإِنَّا عَلَى آثَارِهِمْ مُهْتَدُونَ)(الزخرف: من الآية22)
 

Al Qawl Al Moufid Ala Kitab At Tawhid de cheikh Al Outhaymine  tome 1 p 71

copié de alminhadj.fr

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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