-Lorsque la femme prie avec son mari ou bien son fils
Dans ce cas l'homme se mettra devant afin de diriger la prière et la femme se mettra juste derrière lui.
Cela signifie que la femme devra former un rang à elle toute seule.
Sources: Majmou Fatawa Cheikh Ibn Baz vol 12 p 198
-Si la femme dirige la priere pour une autre femme
Lorsqu'une une femme prie avec une autre, dans ce cas celle qui ne dirige pas la prière se mettra à la droite de celle qui dirige la salat.
Sources: Majmou Fatawa Lajna Da Ima Vol 7 p 394
-Si une femme dirige la prière pour d'autres femmes
Si une femme dirige la prière pour d'autres femmes, dans ce cas celle-ci devra s'inserer au millieu du premier rang.
C'est ainsi que faisait la mère des croyantes Aîcha lorsqu'elle dirigeait la prière pour les autres femmes.
Sources: Majmou Fatawa Cheikh Ibn Baz Vol 12 p 130
-S'il y' a 3 hommes et une femme
Dans ce cas l'imam se met devant, puis les deux autres hommes forment un rang juste derrière l'imam, quant à la femme elle se placera toute seule derrière.
Sources : Charh Sounnane An-Nassaî De Cheikh AbdelMouhssine Al 'Abbad
-S'il y a 2 hommes et une femme
Dans ce cas le prieur se place à la droite de l'Imam ( sur la même ligne). Quant à la femme elle se placera toute seule derrière.
Sources : Charh Sounane An-Naissaî de Cheikh AbdelMouhssine Al 'Abbad
-S'il y 'a 2 hommes et 2 femmes
Dans ce cas là, le prieur devra se placer à la droite de l'Imam ( sur la même ligne) quant aux deux autres femmes elles formeront un rang derrière.
Sources :Charh Sounane An-Naissaî de Cheikh AbdelMouhssine Al 'Abbad
copié de darwa.com
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر
● Il est obligatoire pour le malade de se purifier avec de l'eau.
Ainsi, il doit faire al-wodhou [ablutions] pour les impuretés mineures [urine, fèces, pus, etc.] et le ghousl [bain rituel] pour les impuretés majeures [menstrues, rapport sexuel...].
● S'il est INCAPABLE de se purifier avec de l'eau à cause de l'impossibilité de bouger ou la peur d'empirer sa condition, ou de retarder sa guérison, dans ce cas, il fait at-tayamoum [purification avec du sable/terre pure] :
« Mais si vous êtes malades, ou en voyage, ou si l'un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouviez pas d'eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et vos mains. Allâh ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait »[1].
● Le tayamoum se fait en frappant la terre pure ou propre avec ses deux mains en même temps, puis en frottant son visage en entier, puis en frottant les paumes de ses mains, chacune frottant l'autre.
● Si la personne est incapable de se purifier elle-même, quelqu'un peut l'aider à faire le tayamoum.
L'autre personne frappe la terre avec ses propres mains, et les frotte sur le visage et les mains du malade.
● S'il y a une blessure sur une quelconque partie du corps qui doit être lavée, il doit la laver avec de l'eau.
Mais si le lavage avec de l'eau l'affecte, alors il peut tremper ses mains dans l'eau et simplement passer sa main sur la blessure.
Et si même simplement passer dessus l'affecterait, alors il peut faire le tayamoum.
● S'il y a un membre cassé qui a été enserré fortement par un bandage ou un plâtre et qui doit être lavé, alors il doit passer sur le bandage ou le plâtre avec de l'eau, plutôt que de le laver.
Il n'y a pas à faire tayamoum dans ce cas car le passage dessus est fait à la place du lavage.
● Il est permis de faire tayamoum sur un mur ou toute chose propre qui a de la poussière dessus.
Si le mur a été recouvert par autre chose que de la poussière [saleté], ou du sable - s'il a été peint par exemple - alors il ne doit pas faire tayamoum dessus, sauf si de la poussière le recouvre à son tour.
● S'il lui est impossible de faire tayamoum sur le sol ou le mur ou quelque chose qui a de la poussière le recouvrant, alors il n'y a pas de mal s'il met de la poussière ou du sable dans un récipient ou un mouchoir et qu'il fait avec cela le tayamoum.
● S'il fait le tayamoum pour la salat et qu'il garde son état de purification jusqu'au temps de la prière suivante, alors il fait sa salat avec le premier tayamoum et il n'a pas à répéter le tayamoum pour la salat suivante.
Ceci, car il est resté pur et rien n'est venu invalider son état de purification.
● Il est obligatoire pour la personne malade de laver son corps de toutes les impuretés.
Mais s'il en est incapable, alors il peut prier dans cette condition et la prière est correcte et il n'a pas à la refaire (traduction rapprochée) :
« Craignez Allâh, donc autant que vous pouvez »[2]
● Il est obligatoire aussi pour le malade de faire la salat [prière] dans ses vêtements propres et si son habit a été touché par des impuretés, alors, il est obligatoire de le laver ou de le changer par des vêtements propres. S'il en est incapable, alors il peut prier dans cet état et sa salat est valide et il n'a pas à la répéter.
● Il est obligatoire pour le malade de prier sur quelque chose de propre et si son endroit de salat a été souillé, il doit le laver ou le changer, ou poser dessus quelque chose de propre.
S'il en est incapable, alors il peut prier dessus dans cette condition, et sa salat est correcte et il n'a pas à la répéter.
● Il n'est pas permis au malade de retarder sa salat jusqu'après son temps légiféré à cause de son incapacité à se purifier.
Plutôt, il doit se purifier autant qu'il le peut afin qu'il puisse faire sa salat à l'heure même s'il subsiste des impuretés sur son corps, ou son vêtement, ou son endroit de salat, qu'il est incapable d'ôter.
La prière du malade
● Il est obligatoire au malade de prier ses salat obligatoires en étant debout, même s'il ne peut être debout droit, ou même s'il s'appuie sur un mur ou un bâton pour le soulever.
● S'il est incapable d'être debout, il peut prier assis et il est meilleur s'il s'assoit les jambes collées l'une à l'autre durant le qiyam ou le roukou'.
● S'il est incapable de prier assis, alors il doit prier allongé sur son côté en faisant face à la Qiblah, préférablement sur son côté droit.
S'il est incapable de faire face à la Qiblah,il peut prier dans quelque direction que ce soit à laquelle il fait face, et la salat est correcte et il n'a pas à la refaire.
● S'il est incapable de prier sur son côté il prie allongé à plat avec ses pieds face à la Qiblah, et il est préférable qu'il relève sa tête un peu afin de la diriger vers la Qiblah.
S'il est incapable de pointer ses pieds en direction de la Qiblah, il peut prier tel qu'il est, et il n'a pas à refaire sa salat.
● Il est obligatoire pour le malade de faire le roukou' [inclinaison] et la prosternation dans sa salat.
S'il en est capable, il doit faire un geste pour chacun d'eux en inclinant sa tête plus bas pour la prosternation que pour le roukou'. S'il est capable de faire le roukou' mais pas la prosternation, alors il fait son roukou' lorsqu'il doit le faire et il fait un geste pour la sajda.
Et s'il est capable de faire la prosternation, mais pas le roukou', alors il fait la sajda lorsqu'il doit la faire et fait un geste pour le roukou'.
● S'il est incapable de faire un geste en inclinant la tête pour le roukou' et la sajda, alors s'il fait un signal en fermant ses yeux un peu pour le roukou' et en les fermant totalement pour la sajda.
Quant au fait de pointer le doigt comme certains malades le font, ceci n'est pas correct et je ne sais pas si cela a une quelconque base dans le Qor'ân et la Sounnah ou dans la parole des Gens de Science.
● S'il est incapable de faire un geste de sa tête ou un signal de ses membres, il doit prier avec son cœur en faisant le takbir, la récitation du Qor'an et en ayant l'intention pour le roukou', la sajda, le qiyam, le qou'oud [assis] avec son cœur, sachant que chacun sera rétribué selon son intention.
● Il est obligatoire pour le malade de faire chaque salat en son temps propre, et de faire tout ce qu' il est capable de faire parmi les obligations de la salat.
S'il lui est difficile pour lui de faire les salat en leur temps propre, il doit combiner alors le dhohr avec le 'asr, et le maghreb avec la 'isha, en les groupant soit au temps le plus tôt, soit au temps le plus tard - faire le dhohor au temps du 'asr et le maghreb au temps de la 'isha - selon ce qui sera le plus facile pour lui.
Quant au fajr, il n'est combiné ni avec la salat précédente, ni avec la suivante.
● La personne malade, si elle voyage, recherchant un traitement dans un autre pays, alors elle peut raccourcir les quatre rak'ât de la salat, ainsi elle priera le dhohr le 'asr, et la 'isha en deux rak'a chacune, jusqu'à ce qu'il retourne dans son pays.
Ceci est bon, que son voyage soit de longue ou de courte période.
Et Allâh est Celui qui donne le succès. [3]
[1] sourate Al-Ma-ida v.6
[2] sourate At-Taghaboun v.16
[3] Ecrit par : SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-'Uthaymîne (rahimahoullâh) en 1400H. Traduit de l'arabe par Abû Mohammad , Al-Madinah an-Nabawiyyah, 1413H.
Tiré de fatwa-online.com
✅ Publié par darwa.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine -الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Que doit faire un homme qui commande à sa famille d'accomplir la prière, mais ils refusent de l'écouter ?
Doit-il continuer à vivre avec eux et se mélanger avec eux ou doit-il quitter cette maison (c'est-à-dire cesser de vivre avec eux) ?
Réponse :
Si ces gens ne font jamais la prière, ils sont sans aucun doute kuffar (mécréants) et/ou des apostats (de la religion de l'islam) et ils sont en dehors de la protection de l'islam.
Il ne lui est pas permis de vivre avec eux, plutôt, il lui est obligatoire de leur faire da'wa (c'est-à-dire de les appeler à l'islam) et qu'il soit persistant et continu dans l'appel à accomplir la prière, pour que peut-être Allah les guide.
Parce que celui qui délaisse la prière (les cinq prières quotidiennes) est un kafir (mécréant) - et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre cela - et ce d'après les preuves du Qur'an et de la Sunna et les paroles des compagnons et ceci est l'avis correct.
Par exemple, dans le Noble Qur'an il y a la Parole d'Allah, le Très-Haut, à propos des polythéistes (mushrikun) (traduction rapprochée) :
«Mais s'ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent la Zakât, ils deviendront vos frères en religion» [sourate At-Tawba :11]
La compréhension qui est impliquée par ce verset est que s'ils ne font pas ces choses (se repentir, faire la prière et payer la Zakat), alors ils ne sont pas vos frères (dans l'islam). Et l'obligation islamique de fraternité n'est pas niée par un péché même si c'est un grand péché, mais elle (l'obligation de fraternité) est niée par la sortie de la protection de l'islam.
Un exemple de la Sunna est la parole du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam),
« Entre l'homme et la mécréance et l'association, il y a l'abandon de la prière. »
(Rapporté par Muslim, At-Tirmidhi et d'autres)
Et aussi, il y a sa parole (sallallahu 'alayhi wa sallam) rapportée par Burayda dans les Sunan :
« Ce qui nous sépare, nous (les musulmans) et eux (les mécréants) est la prière, quiconque abandonne la prière, a certes mécru. »
(An-Nawawi dit qu'il est rapporté par At-Tirmidhi dans le Chapitre de la foi avec une narration authentique. Ahmad l'a aussi rapporté dans son Musnad et il est Sahih (authentique)).
Un exemple des paroles des compagnons (radhiyallahu 'anhum) est la parole du commandeur des croyants, ' Umar ibn Al-Khattab (radhiyallahu 'anhu) :
« Il n'y a aucune partie de l'islam pour celui qui abandonne la prière. »
Et ce mot "partie" comme employé ici (par 'Umar) est indéfini dans la signification linguistique de la négation.
Donc cela signifie en général que la personne n'a aucune part de l'islam, petite ou grande.
Et 'Abdullah ibn Shaqiq a dit :
«Les compagnons du prophète (sallallaahu 'alayhi wa sallam) n'ont considéré le refus d'aucun acte comme de la mécréance, sauf la prière.»
Ainsi, il est dit de cet avis correct (que quiconque délaisse la prière n'est pas musulman).
Est-il raisonnable qu'un homme qui a ne serait-ce qu'une graine de moutarde de foi dans son cœur, connaissant la position importante de la prière et l'attention qu'Allah a donné à l'ordre de l'accomplir (dans le Qur'an), continue à la négliger et l'abandonne (la prière) ?...
C'est quelque chose qui n'est pas possible.
Et en vérité, j'ai profondément examiné les preuves qui sont employées par ceux qui disent que l'abandon de la prière n'est pas une mécréance et j'ai constaté que ces preuves ne viennent pas des quatre principes légaux (qui pourrait justifier leur argument) :
- S'il n'y a aucune preuve textuelle pour le soutenir (le jugement que l'abandon de la prière est une mécréance).
- Ou qu'il y a quelque autre aspect qui limite l'abandon de prière de la déclaration d'incrédulité.
- Ou qu'il y a quelques conditions d'excuse (dans la Shari'a) pour celui qui abandonne intentionnellement la prière.
- Ou que l'abandon de la prière est quelque chose de général, tandis que les ahadith concernant la mécréance de la personne qui abandonne la prière étaient des cas spécifiques (c'est-à-dire seulement applicable dans une certaine situation ou avec certaines personnes).
Donc, quand il devient clair que cette personne qui a abandonné la prière est un kafir, alors certaines règles s'appliquent à lui :
● D'abord :Il n'est pas correct de le marier à une femme musulmane
et si un contrat de mariage est fait avec lui et qu'il ne prie pas, alors ce mariage est annulé et sa femme ne lui est plus permise, d'après la Parole d'Allah concernant les femmes des Muhajirun (des immigrants de Makkah à Madinah) (traduction rapprochée) :
«si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu'épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu'époux] pour elles.» [sourate Al-Mumtahana :10]
Aussi, s'il abandonne la prière après que le mariage ait eu lieu, alors en vérité ce mariage est abrogé et sa femme ne lui est plus licite.
Et ceci d'après le verset que nous avons précédemment mentionné.
● Deuxièmement :Cet homme qui ne prie pas, s'il sacrifie ou abat un animal, cette viande ne doit pas être mangée.
Pourquoi ?
Parce que c'est haram (illicite).
Et si un Juif ou Chrétien sacrifie (un animal), cette viande nous est permise.
Ainsi en réalité (et nous cherchons refuge auprès Allah), cet homme qui ne prie pas, sa viande qu'il abat est plus sale que l'abattage d'un Juif ou d'un Chrétien (à cause de son abandon de la prière).
● Troisièmement : Il ne lui est pas permis d'entrer dans la ville bénie de Makkah ou les sanctuaires de la mosquée sacré.
Ceci d'après la Parole d'Allah, le Très-Haut (traduction rapprochée) :
« Ô vous qui croyez ! Les associateurs ne sont qu'impureté : qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci. » [sourate At-Tawba :28]
● Quatrièmement : Si quelqu'un meurt dans sa famille, il n'a aucun droit d'hériter d'eux.
Ainsi si un homme meurt et qu'il a un fils qui ne prie pas (l'homme est un musulman qui a prié, mais son fils n'a pas prié) et que l'homme a aussi un cousin éloigné (qui est musulman), qui obtiendra sa succession ?
Le cousin éloigné obtiendra sa succession et pas son fils, ceci en raison de la parole du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) dans le hadith rapporté par Usama (radhiyallahu 'anhu) :
« Le musulman n'hérite pas du mécréant et le mécréant n'hérite pas non plus du musulman."
(Al-Bukhari et Muslim)
● Cinquièmement : Quand il meurt, son corps n'est pas lavé
il doit être enveloppé et on ne doit pas faire la prière mortuaire sur lui.
Aussi, il ne doit pas être enterré avec les musulmans (c'est-à-dire dans un cimetière musulman).
Ainsi que devons-nous faire avec lui ?
Nous mettons son corps dans le désert, dans une fosse creusée pour lui, nous l'y enterrons avec ses vêtements sur lui et il n'y a rien de sacré à son enterrement.
Ainsi, il n'est permis à personne qui est avec lui lors de sa mort et qui sait qu'il n'a pas fait la prière, de l'envoyer aux musulmans pour qu'ils fassent la prière mortuaire sur lui.
● Sixièmement : Il sera réuni le jour de jugement avec Pharaon, Haman, Qarun et Ubay ibn Khalf, qui sont les imams (leaders) de la mécréance- et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre cela -
Et on ne lui permettra pas d'entrer au Paradis et il n'est permis à personne de sa famille de faire du'a (invocation ) pour lui, en demandant qu'il reçoive la miséricorde d'Allah et Son pardon, parce qu'il est un kafir qui ne mérite pas ces choses.
Ainsi, cette question, ô mes frères musulmans, est très dangereuse, et avec beaucoup de regret et de douleur, certaines personnes ont pris cela pour une question légère et ils résident dans des maisons avec ceux qui ne font pas la prière.
Et ceci n'est pas permis.
Et Allah est plus savant et que les bénédictions d'Allah soient sur notre prophète Muhammad, sur sa famille et tous ses compagnons.
Article tiré du site assalafi.com
Traduit par Abu Sumaya
✅ Publié par salafs.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Est-il permis à une femme de marcher quelques pas en avant dans sa prière pour prendre un bébé qui pleure ?
Réponse :
Oui, il est permis à une femme, ou un homme, d'avancer de quelques pas en priant tant qu'il existe raison pour ce mouvement.
Cela est établi dans la Sunna.
Il a été rapporté que le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم priait dans sa maison tout seul.
Puis, 'Aisha رضي الله عنها est arrivée à la porte, donc il صلى الله عليه وسلم a marché en avant quelques pas et lui a ouvert la porte et ensuite, elle est entrée. [1]
Il est aussi établi que le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a prié sur le minbar pour apprendre aux compagnons la façon correcte de prier.
Ainsi, quand il a voulu se prosterner, il a reculé et a descendu les trois marches du minbar.
Puis, il s'est prosterné en bas du minbar et est ensuite retourné à sa position (sur le minbar) pour que les musulmans puissent voir sa prière. [2]
Il est aussi authentiquement rapporté qu'il صلى الله عليه وسلم priait en tenant Umamah.
Il l'a posée lorsqu'il se prosternait et la reprenait lorsqu'il se relevait. [3]
Tout cela montre qu'il n'y a aucun problème à faire des mouvements légers dans sa prière, même s'ils sont répétitifs dans chaque rak'a.
Il n'y a aucun problème en cela, insha Allah.
[1]Sunan At-Tirmidhi *601, Al-Albani l'authentifié dans Sahih Sunan At-Tirmidhi (1/330)
[2] Voir Sifat Salat An-Nabi de shaikh Al-Albani
[3]Sahih Al-Bukhari *516 (1/735 de Fathul-Bari)
Article tiré du site bakkah.net
Cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du Cheikh, fichier n°AAMB026, daté 1423/7/25.
✅ Publié par salafs.com
Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول
Est-il permis de fermer les yeux pendant la prière pendant un moment bref afin d'atteindre la soumission et la tranquillité ?
Réponse :
Il semble que cela soit permis, cependant cela ne doit pas être une pratique continue, régulière.
Il doit être noté ici que la base est que la personne doit prier sans fermer ses yeux.
Il a été établi que le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a prié en portant un vêtement donné par Abû Jahm.
Il y avait des rayures sur ce vêtement, ou des motifs et ils ont distrait le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dans sa prière [1].
Le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم pouvait fermer ses yeux pour que ce vêtement ne le distraie pas.
Plutôt il صلى الله عليه وسلم ne nous a pas appris à fermer nos yeux pendant la prière.
Ce hadith montre qu'il n'est pas légiféré de fermer les yeux dans toute la prière pour atteindre l'humilité et la soumission.
Cependant, fermer ses yeux pendant une seconde, comme il est mentionné dans la question, pendant un moment très bref, pour se concentrer à nouveau et gagner en soumission, sans fermer ses yeux pour la prière entière, il me semble que cela soit permis, tant que cela n'est pas pris comme une habitude régulière et Allah est plus savant.
[1] Sahih Al-Bukhari *373 (1/603 de Fathul-Bari) et Sahih Muslim *1238 (3/46 de Sharh An-Nawawi)
Article tiré du site bakkah.net
Cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du Cheikh, fichier n°AAMB031, daté 1423/7/25.
✅ Publié par salafs.com
Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول
Shaikh Al-Albani (rahimahullah) (dans Al-Qawl Al-mubin fi akhta 'Al-musallin de Mashhur Hussain, p.58 de la 2ème édition) : "Prier nu-tête est makruh (détesté)."
Il n'est pas du tout établi que le messager صلى الله عليه وسلم a toujours prié en dehors du pèlerinage tête nue, sans turban/chapeau.
Quiconque pense qu'il l'a fait, alors il doit apporter la preuve.
S'il صلى الله عليه وسلم avait fait ainsi, cela aurait été rapporté.
La narration attribuée à Ibn 'Abbas disant que le prophète صلى الله عليه وسلم enlevait parfois son chapeau et le plaçait comme sutra devant lui est faible (da'if).
Shaikh Al-Albani (rahimahullah) a dit (dans Al-Din Al-khalis (3:214) et Al-Ajwiba Al-nafi'a'an Al-masa'il Al-waqi'a (p.110) :
« Tous reconnaissent qu'il est préférable pour le musulman d'entrer dans la prière dans l'apparence islamique la plus parfaite, en raison du hadith :
« Allah est plus digne de votre ornement » [hassan].
Et il ne fait pas partie du vêtement excellent de la tradition des Salaf de découvrir sa tête, de marcher dehors et d'entrer dans les édifices religieux ainsi.
Plutôt c'est une tradition étrangère qui a infiltré beaucoup de pays musulmans quand les mécréants les ont envahis et ont apporté leurs habitudes avec eux.
Les musulmans ont commencé à les imiter en cela et ils ont ainsi perdu leur personnalité islamique, aussi bien que par d'autres actes semblables...
Il pas établi non plus que le prophète صلى الله عليه وسلم a toujours prié nu-tête et sans turban en dehors de l'état d'ihram, bien qu'il y ait eu de nombreuses occasions de le rapporter s'il l'avait fait.
Donc, quiconque prétend qu'il l'a fait, qu'il produise sa preuve, car la vérité est plus en droit d'être suivie. »
Shaikh Al-Albani (rahimahullah) continue à expliquer l'erreur de quelques frères en Egypte qui ont apporté la preuve de la permission de prier sans couvrir la tête par analogie avec l'état de la tête (découverte) pour celui qui en ihram pendant le pèlerinage.
Ceci est faux, car découvrir la tête pendant le pèlerinage fait partie de la loi (Shari'a) d'Allah.
Si leur analogie était correcte, ils devraient rendre obligatoire de prier la tête totalement découverte puisqu'il est obligatoire de faire ainsi pendant le pèlerinage et de suivre toutes les autres restrictions del'ihram dans la vie de tous les jours ! [Tamam-ul-Minna fi ta'liq 'ala fiqh-us-Sunna par Al-'Alamah Al-Albani]
« Garder la tête découverte devant les gens est un acte qui est regardé de bas et est contre la douceur, l'humanité, l'étiquette et la bienséance courtoise. »
Le Fiqh Hanbali (Cité Par Ibn Qudama, Al-Mughni (édition de 1994) 1:404-405) :
« Il est mustahab pour prier d'utiliser un Thawb, Silwar (pantalons Sunna) ou un Izar (pagne) et un turban »
Le Fiqh Maliki (Cité par Ibn Abi Zayd, Al-Jami' fi Al-sunan (édition de 1982) p. 228) :
L'imam Malik a dit :
« Le turban a été porté au commencement de l'islam et il n'a pas cessé d'être porté jusqu'à notre temps. Je n'ai vu personne parmi les Gens d'Excellence qui ne portaient pas le turban, comme Yahya ibn Sa'id, Rabi'a et Ibn Hurmuz. Je voyais dans le cercle de Rabi'a plus de trente hommes portant des turbans et j'étais l'un d'entre eux et Rabi'a ne l'a pas réprimé avant que les Pléiades ne soient montées (c'est-à-dire avant qu'il n'ait dormi) et il avait l'habitude de dire : « Je jure que je constate que cela augmente l'intelligence. »
Le Fiqh Shafi'i (Cité par Al-Misri dans Dépendance du Voyageur p. 122) :
« Il est mustahab, pour prier, d'utiliser un vêtement long jusqu'aux chevilles et un turban »
Le Fiqh Hanafi (Cité par Al-Shurunbali dans Muhammad Abul Qasim p.91) :
« Il est mustahab ou digne d'éloges pour prier d'utiliser trois de ses meilleurs vêtements, un Thawb, Silwar (pantalons Sunna) et un turban » Selon l'école Hanafi (Al-Jazayri, Al-Fiqh 'ala Al-madhahib Al-arba'a, Kitab Al-Salat p.280-28) [parmi] les actes détestés (Al-makruhat) dans la prière sont : ... al-'i'tijar, qui est de lier une écharpe autour de la tête et de laisser le centre nu; ... [ou] de prière nu-tête par paresse. Quant à la prière nu-tête par humilité et soumission, cela est permis (ja'iz) et non détesté. »
« C'est la méthode ou l'habitude des hommes orthodoxes vertueux et civilisés de garder la tête couverte. »
Quelques Hadith Sahih montrant que couvrir la tête avec un Kufi (chapeau) ou 'Imama (Turban) est Sunna.
Sahih Al-Bukhari Volume 1 pg.536 : Ibn Abbas (radhiallahu 'anhu) rapporte que le prophète صلى الله عليه وسلم parlait aux Sahaba en portant un turban noir.
At-Tabarani et l'imam As-Suyuti : Ibn Umar (radhiallahu 'anhu) rapporte que le prophète صلى الله عليه وسلم avait l'habitude de porter un chapeau blanc (kufi). At-Tabarani dit que ce hadith est Hassan (fiable) et As-Suyuti a classifié ce hadith comme Sahih(authentique) dans le livre Sirajul Munir vol 4 pg.112)
Abû Dawûd et At-Tirmidhi : Rokna (radhiallahu 'anhu) rapporte que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« La distinction entre nous et les polythéistes est le turban sur nos chapeaux. »
Cité également par Al-Tabrizi dans Mishkat Al-Masabih et cela éclaircit la notion fausse que cela était juste la voie des Arabes et non une pratique particulière au prophète صلى الله عليه وسلم et cela nous montre que nous devons porter des chapeaux sous notre 'imama pour nous différencier des Sikhs et des autres Kuffar qui porte des turbans, mais sans chapeaux dessous.
La compréhension de Sahabas dans le suivi du prophète صلى الله عليه وسلم dans le port des Turbans et kufis (chapeaux)
Sahih Al-Bukhari Volume 2 pg.863
Il est mentionné que Anas ibn Malik (radhiallahu 'anhu) avait l'habitude de porter un kufi (chapeau).
Sunan d'Abû Dawûd Livre 3, Hadith.0948 :
Umm Qays bint Mihsan rapporte : Hilal ibn Yasaf a dit :
« Je suis venu à Ar-Raqqah (un lieu en Syrie). Un de mes compagnons m'a dit : veux-tu voir un des compagnons du Prophète ( sallallahu 'alaihi wa sallam) ? J'ai dit : C'est une bonne occasion.
Donc nous sommes allés vers Wabisa. J'ai dit à mon ami : Fais-nous voir d'abord son mode de vie. Il avait un chapeau (kufi). »
Article tiré du site allaahuakbar.net
✅ Publié par salafs.com
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Parfois l'imâm récite de longues sourates de sorte qu'il m'arrive de me déconcentrer [d'être involontairement distrait].
Que faudrait-il que je fasse ?
Dois-je répéter des versets du Qor'ân ou des invocations, ou bien faudrait-il écouter la lecture de l'imâm ?
Réponse :
Repousse dans la mesure du possible les choses liés à ce bas-monde qui t'envahissent pendant la prière [salat] et écoute la récitation de l'imâm et médite sur ce qu'il récite, afin d'en tirer profit et d'écarter les mauvaises pensées et les intrigues de Satan.
Récite la « Fâtiha » dans toutes les prières et fais-la suivre d'une sourate ou de quelques versets dans les prières pendant lesquelles on récite à voix basse.
Accompagne tout cela par la méditation et la réflexion.
Peut-être Allâh te protégera-t-Il par ce biais contre la distraction.
En outre, il vous est recommandé de demander la protection d'Allâh contre Satan le damné en cas d'intensité des instigations.
Qu'Allâh nous préserve ainsi que nos frères de cela.
Certes il y a sur cela des preuves tirées du Qor'ân et de la Sounnah, ainsi que du consensus de la communauté.
Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) :
« Mais s'ils se repentent, accomplissent la Salât et acquittent la Zakât, ils deviendront vos frères en religion. »[1]
Et (traduction rapprochée) :
« Qu'est-ce qui vous a acheminé à Saqar ? » Ils diront : « Nous n'étions pas de ceux qui faisaient la Salât. » [2]
Et des versets encore autres que cela.
Et de la « Sounnah » :
Le hadîth de Djâbir ou le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Ce qu'il y a entre l'homme et entre le polythéisme et la mécréance, c'est l'abandon de la prière. »
Rapporté par Muslim dans son « Sahîh ».
Et selon les gens des « Sounans », Barîda Ibn Hassîb rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« L'engagement qui nous lie à eux repose sur la prière. Quiconque l'abandonne devient mécréant ».
Rapporté par Ahmad et d'autres, et c'est un hadîth Sahîh.
Et du « consensus de la communauté » :
Et il certes rapporté que 'Abdullâh Ibn Chaqîq (radhiallâhu 'anhu) a dit :
« Aucun acte n'était perçu par les Compagnons de Muhammad comme une impiété pour celui qu'ill'abandonnait, hormis la prière. »
Rapporté par at-Tirmidhî et d'autres avec une chaîne de transmission authentique [Sahîh]. [3]
Question :
Qu'en est-il de délaisser la prière à son temps ?
Réponse :
Ceci contredit la parole d'Allâh - Ta'âla (traduction rapprochée) :
« Et certes la prière a été prescrite aux croyants à des heures fixes. »
Et les heures fixes : est ce qui a été décrété à des moments bien précis.
Et le fait de la retarder de son temps obligatoire sans raison valable fait partie des grands péchés - Wa Allâhu Mousta'ân -
Et selon Anas qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dire :
« Voici la prière de l'hypocrite : Il s'assoit à observer le soleil jusqu'à ce qu'il soit entre les deux cornes de Satan, et à ce moment il se lève et exécute les quatre Raka'ah rapidement et ne mentionne pas Allâh si ce n'est que très peu. »
Rapporté par Muslim.
Et si telle est la prière de l'hypocrite, alors comment peut-être [qualifiée] la prière de celui qui la délaisse jusqu'à ce qu'elle soit sortit [la prière] de son temps sans raison valable ?
Il y a certes des avis de plus d'un des gens de science, affirmant que celui qui délaisse la prière obligatoire jusqu'à ce qu'elle soit sortit de son temps, sans être résolu à vouloir l'accomplir [à ses heures fixes], est certes mécréant. [4]
Accomplir la prière du sobh à la maison (puis s'asseoir pour) lire le coran jusqu'au lever du Soleil puis ensuite réaliser deux rak'ates est une oeuvre contenant beaucoup de biens et énormément de récompenses.
Cependant, ce qui ressort des shadiths rapportés sur ce sujet, c'est que cet homme n'obtient pas les récompenses promise à celui qui accomplit la prière en commun puis s'assoit.
Sauf s'il prie chez lui à cause d'une maladie ou de la peur, puis s'assoit afin d'évoquer Allâh et lire le coran jusqu'au lever du Soleil et ensuite prie deux rak'ates.
Dans ce cas, il obtiendra les récompenses mentionnées dans le hadith, étant donné qu'il est excusé (car il dispose d'une raison valable).
Concernant la femme, si elle s'assoit (dans son lieu de prière) après avoir accomplit la prière du Sobh afin d'évoquer Allâh ou lire le coran jusqu'au lever du soleil, puis prie deux rak'ates.
Elle obtiendra les récompenses rapportées dans les ahadiths, c'est-à-dire qu'Allâh inscrit à quiconque accomplit cela, la rétribution d'un hadj et d'une 'omra complète.
Les ahadith concernant ce sujet sont nombreux, ils se renforcent les uns les autres et font partie de la catégorie du Hadith Hassan par autre que lui (hassan li ghayrih).
Majmou Fatawa Vol 11 p 403
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
ج: هذا العمل فيه خير كثير وأجر عظيم، ولكن ظاهر الأحاديث الواردة في ذلك أنه لا يحصل له نفس الأجر الذي وُعد به مَن جلس في مصلاه في المسجد، لكن لو صلى في بيته صلاة الفجر لمرضٍ أو خوفٍ، ثم جلس في مصلاه يذكر الله أو يقرأ القرآن حتى ترتفع الشمس، ثم يُصلي ركعتين، فإنه يحصل له ما ورد في الأحاديث؛ لكونه معذورًا حين صلى في بيته.
وهكذا المرأة إذا جلست في مصلاها بعد صلاة الفجر تذكر الله أو تقرأ القرآن حتى ترتفع الشمس ثم تصلي ركعتين، فإنه يحصل لها ذلك الأجر الذي جاءت به الأحاديث، وهو أن الله يكتب لمن فعل ذلك أجر حجةٍ وعمرةٍ تامتين. والأحاديث في ذلك كثيرة يشدّ بعضها بعضًا، وهي من قسم الحديث الحسن لغيره. والله ولي التوفيق
من ضمن الأسئلة الموجهة لسماحته من المجلة العربية
مجموع فتاوى ومقالات الشيخ ابن باز 11/ 403
Anas ibn Malik رضي الله عنه rapporte que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :
"Celui qui accomplit la prière Sobh en commun puis s'assoit pour évoquer Allâh jusqu'au lever du Soleil, ensuite prie deux rak'ates, aura la rétribution d'un pèlerinage et d'une 'Omrah"
Il ajoute que le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم dit : "Complète, complète, complète (est sa rétribution).""
Rapporté par Tirmidhi authentifié par Cheikh Albani
Ce Hadith existe sous d'autres versions.
الترغيب في جلوس المرء في مصلاه بعد صلاة الصبح وصلاة العصر
عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم
من صلى الصبح في جماعة ثم قعد يذكر الله حتى تطلع الشمس ثم صلى ركعتين كانت له كأجر حجة وعمرة
قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلمتامة تامة تامة
رواه الترمذي وقال حديث حسن غريب
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
A-t-il été rapporté que le signe sur le front causé par la prosternation fait partie des signes des pieux ?
Réponse :
Cela ne fait pas partie des signes des pieux ; mais il s'agit plutôt de la lumière apparaissant sur le visage, de l'épanouissement de la poitrine, du bon comportement et d'autres (choses) semblables à cela.
Quant à la trace sur le visage causée par la prosternation, elle peut certes apparaître sur le visage de ceux qui ne prient que les obligations à cause de la fragilité de la peau.
Et il se pourrait qu'elle n'apparaisse pas sur le visage de celui qui prie beaucoup et allonge les prosternations.
Majmou3 al fataawaa, 13/188
✅ Traduit et publié par l'équipe al Miirath - @al_miirath
هل ورد أن العلامة التي يحدثها السجود في الجبهة من علامات الصالحين؟
فأجاب فضيلته بقوله: ليس هذا من علامات الصالحين، وإنما هو النور الذي يكون في الوجه، وانشراح الصدر، وحسن الخلق وما أشبه ذلك، أما الأثر الذي يسببه السجود في الوجه فقد تظهر في وجوه من لا يصلون إلا الفرائض لرقة الجلد، وقد لا تظهر في وجه من يصلي كثيراً ويطيل السجود
مجموع فتاوى الشيخ ابن عثيمين رحمه الله ج13 ص188
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
« ... Et quant au temps de la prière du ' Isha, il s'étend jusqu'au temps du Fajr et c'est ce qui est compris du hadith d'Abû Qatada qui a dit que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« La négligence (de la prière) n'est pas de dormir trop longtemps, mais la négligence se trouve chez celui qui ne prie pas jusqu'à ce que le temps de la prière suivante ne vienne. »
Muslim l'a rapporté.
Le hadith prouve que le temps de chaque prière s'étend jusqu'à l'entrée du temps de la prière suivante, à part la prière du Fajr, car certes, son temps ne s'étend pas jusqu'à la prière du Dhuhr, plutôt les savants ont unanimement reconnu que son temps prend fin au lever du soleil... »
Je dis (Al-Albani) : l'auteur (Sabiq) suit As-Shawkani [2] et d'autres qu'eux dans la manière dont ils ont employé ce hadith comme une preuve.
Cependant il n'y a aucune preuve en cela pour ce qu'ils concluent, particulièrement car il n'y a aucune mention des temps des prières, et cela ne fait pas référence aux temps des prières.
Ce hadith mentionne seulement le péché de celui qui sciemment et intentionnellement retarde la prière jusqu'à ce que son temps passe, qu'une autre prière vienne clôturer son temps (comme le Maghrib qui met fin au temps du 'Asr) ou non (comme le Fajr et le Dhuhr).
Ceci est prouvé par le fait que cette narration concerne spécifiquement la prière du Fajr, quand le prophète صلى الله عليه وسلم et ses compagnons ont dormi pendant le temps du Fajr pendant un voyage.
Les compagnons (qu'Allah les agrée) ont été étonné par ce qui leur est arrivé, donc le prophète صلى الله عليه وسلم leur a dit : « Ne suis-je pas votre exemple ? ». Puis, il a mentionné le hadith.
Voilà comment il est rapporté dans le Sahih Muslim et d'autres livres.
Donc, si ce hadith devait signifier ce qu'ils revendiquent : que le temps des prières durent jusqu'à l'entrée de celle qui la suit, alors ce serait une preuve claire, que Fajr s'étend jusqu'au temps du Dhuhr, mais ils ne le disent pas !
Plutôt ils tiennent à ce que le Fajr soit une exception à cette règle.
Donc ces déductions, après que nous avons fait comprendre la raison pour laquelle le prophète صلى الله عليه وسلم a dit cela, ne sont pas valables, comme le hadith a été mentionné spécifiquement pour la prière du Fajr, comment peut-il être une exception au hadith ?!
En réalité le hadith ne légifère pas les temps des prières, mais il est une désapprobation ouverte de sciemment et consciemment retarder les prières de leurs temps.
A ce sujet, Ibn Hazm a dit en réponse à la conclusion que nous avons passée en revue :
« Cela ne prouve pas ce qu'ils disent et ils sont d'accord avec nous que le temps du Fajr ne s'étend pas jusqu'au Dhuhr.
Le hadith ne prouve pas que le temps de chaque prière est lié au temps de celle d'après, il expose seulement les méfaits de celui qui retarde la prière en dehors de son temps, que la fin de son temps soit liée au commencement d'une autre prière ou non.
En outre, le hadith ne nie pas la négligence de celui qui retarde sa prière jusqu'à ce que son temps soit fini, même si le temps d'une autre prière a commencé, il n'affirme non plus sa négligence, plutôt cette narration est silencieuse quant à ces choses.
Ces questions sont traitées dans d'autres narrations qui mentionnent spécifiquement les temps des prières individuellement et légifèrent leur commencement et fin.
Et nous devons dire que quiconque transgresse le délai fixé de n'importe quelle action parmi celles pour lesquelles Allah a légiféré un temps, a transgressé les limites d'Allah, le Très-Haut, et Il dit (traduction rapprochée) [3] :
« Et quiconque transgresse les limites d'Allah, ce sont eux les oppresseurs »[4]
Ainsi quand il devient clair que le hadith est exempt de toute preuve indiquant que le temps de la prière du ' Isha dure jusqu'au Fajr, il nous faut revenir aux autres narrations qui sont des preuves claires de la législation du temps du 'Isha, comme sa parole صلى الله عليه وسلم :
« ... et le temps de la prière du 'Isha est jusqu'à la moitié de la nuit »
Rapporté dans le Sahih Muslim et ailleurs et cette narration existe intégralement dans le livre (Fiqh As-Sunna).
Ceci est soutenu par 'Umar ibn Al-Khattab qui a écrit à Abû Mussa Al-Ash'ari :
« ... et prie le 'Isha avant qu'un tiers de la nuit ne passe, à moins que tu ne le retardes, alors à la moitié de la nuit, mais ne sois pas insouciant. »
Ceci a été rapporté par Malik, At-Tahawi et Ibn Hazm et sa chaîne est sahih.
Cette narration est la preuve claire que le temps du 'Isha va jusqu'au milieu de la nuit [5] seulement et c'est ce qui est correct.
As-Shawkani a favorisé cela en disant :
« ... et le dernier temps pour le 'Isha est le milieu de la nuit. » [5]
Et Siddiq Hasan Khan l'a suivi dans son explication [6] et une déclaration semblable a été rapportée de l'imam Malik comme il est trouvé dans Bidayatul-Mujtahid[7].
Et c'est aussi le choix d'un groupe de savants Shafi'i, comme Abû Sa'id Al-Istakhri et d'autres. [8]
Et Allah est plus savant.
[1] Note du traducteur : Il est l'auteur du livre Fiqh As-Sunna
[2] Note du traducteur : Voir Naylul-Awtar (1/430 de l'édition Dar Al-Ma'rifa).
[3] sens de sourate At-Talaq :1
[4]Al-Mahalla (3/178)
[5] Note du traducteur : la nuit commence au coucher du soleil jusqu'à l'entrée du vrai Fajr, comme cela est convenu par les savants.
[6]Ad-Durar Al-Bahiya, note du traducteur : Voir At-Ta'liqat Ar-Radhiya, 1/40. Vous avez pu remarquer que shaykh Al-Albani a attribué les deux déclarations à la As-Shawkani - que le 'Isha s'étend seulement jusqu'à la moitié de la nuit et qu'il s'étend jusqu'au Fajr. Il n'y a aucune contradiction ici, comme As-Shawkani changeait souvent ses positions sur de nombreuses questions, comme il est trouvé dans ses livres de Fiqh. Ceci est un exemple clair comme le montre ses propres paroles.
[7]Ar-Rawdhatun-Nadiya (1/69-70) note du traducteur : Voir At-Ta'liqat Ar-Radhiya 1/356-359
[8] Note du traducteur : Voir Bidayatul-Mujtahid (1/241 de l'édition de Maktabatu Ibni Taymiya).
Article tiré du site bakkah.net
Source : Son livre Tamam Al-Minna (p.140-142)
Traduit par Abul-'Abbas
✅ Publié par salafs.com
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
"Quand la salât est terminée, continuez à invoquer Allah, que vous soyez debout, assis ou couchés.
Une fois la sécurité retrouvée, reprenez alors l'accomplissement de vos prières normalement, car la salât est une obligation pour les croyants et elle doit avoir lieu à des moments précis." (An-Nisâ - verset 103)
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي
Concernant la personne qui prie toutes les prières obligatoires, mais retarde la prière du Fajr, (les autres) prières qu'il prie sont-elles correctes (c'est-à-dire acceptable) ?
Et que lui conseillez-vous ?
Réponse :
S'il ne prie pas du tout la prière du Fajr, il est considéré comme un mécréant (Kafir) et s'il la retarde (la prière du Fajr), il est considéré comme un pécheur désobéissant.
Il a été rapporté dans le Sahih d'Al-Bukhari qu'il a été dit :
« Ô messager d'Allah, untel a dormi jusqu'à ce que vienne le matin. Donc le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Satan a uriné dans ses oreilles ».
Il a aussi été rapporté dans le Sahih d'Al-Bukhari que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Satan vient à l'un d'entre vous et il lie un nœud à l'arrière de sa tête, en faisant trois nœuds.
Et il (Satan) dit dans chaque nœud, "Dors, tu as une longue nuit pour toi."
Ainsi, quand il se lève et se rappelle Allah, un des nœuds est délié et quand il fait ses ablutions, un autre nœud est délié et quand il prie, les trois nœuds sont déliés.
Ainsi, il se lève vif et avec un bon esprit et s'il se lève et ne se rappelle pas Allah, n'accomplit pas ses ablutions et ne prie pas, alors il se lève avec un mauvais esprit et paresseux (c'est-à-dire lent). »
Donc s'il la retarde (la prière du Fajr), il est considéré comme un pécheur désobéissant, sauf s'il le fait rarement, le sommeil (c'est-à-dire trop dormir) lui arrivant de temps en temps et qu'il soit incapable de se lever.
Comme ce qui est arrivé au prophète صلى الله عليه وسلم pendant une expédition.
Lui et ses compagnons ont voyagé pendant la nuit, puis à la fin de la nuit, ils se sont installés (pour faire un camp).
Donc, il صلى الله عليه وسلم a dit : « qui nous réveillera ? »
Bilal a dit : « je le ferai. »
Alors, ils ont dormi et Bilal est allé dormir après eux en raison de la fatigue et du fait d'être resté éveillé tard dans la nuit.
Bilal a dormi et rien ne les a réveillés sauf la chaleur du soleil.
Donc le prophète صلى الله عليه وسلم s'est levé et a ordonné que le Mu'adhin fasse l'Adhan (l'appel à la prière).
Puis, ils ont prié comme ils priaient d'habitude (la prière du Fajr), c'est-à-dire qu'ils ont prié deux Raka'a de la prière sunna du Fajr.
Puis, ils ont prié la prière obligatoire.
Ainsi si cela arrive de temps en temps (c'est-à-dire dormir trop longtemps) il n'y a aucun mal en cela, si Allah, le Très-Haut, le veut.
Je me rappelle aussi quelque chose que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Quiconque dort pendant la prière ou oublie de la faire, son temps (de la prière) est lorsqu'il s'en rappelle.»
Donc cela prouve qu'il n'y a aucune négligence dans le sommeil et la distraction, si cela arrive de temps en temps.
Cependant, si c'est l'habitude normale de la personne, alors non.
Article tiré du site assalafi.com
Traduit par Aqil Walker
Source : Ijabatus-Sa'il, pp. 40-41
✅ Publié par salafs.com
Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي
D'après Anas Ibn Mâlik (radhiallâhu 'anhu), le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit :
« Alignez vos rangs ! Car bien aligner les rangs fait partie d'une prière complète. »
Rapporté par al-Bukhârî et Muslim
- Le sens global [du hadîth]
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a guidé sa Communauté dans ce qui va les réformer et les rendre heureux.
Et ici, [Le Prophète] leur a commandé d'aligner leurs rangs de sorte qu'ils soient tous dirigés de manière unie vers la Qiblah [la Mecque], et de serrer les rangs afin que les Satans n'y trouvent pas leur chemin pour s'y faufiler dans leur prière.
[Le Prophète] les a orientés dans ce qui est une bonne leçon, qui est le perfectionnement du rang [dans la prière].
Et ce perfectionnement est un signe de ce qui complète la prière et la parachève.
Et la distorsion [du rang] diminue sa qualité.
- Les règles à déduire de ce hadîth
Le fait qu'il est légiféré de régler les rangs dans la prière avec rectitude pour ceux qui l'accomplisse, et de sorte qu'ils soient unis, sans avancer et sans reculer.
Le fait d'aligner les rangs [dans la prière] est une raison pour que la prière soit complète, cela est donc recommandée - ce qui constitue le dogme de la majorité des savants. Et ceux qui disent que cela est une obligation sur la base du Hadîth : « Alignez vos rangs ou Allâh détournera vos visages (les uns des autres) ».[1]
Le fait qu'il est blâmable de distordre [les rangs]. Et que cela diminue [la qualité] de la prière.
Le bienfait de la prière en groupe. De là, la récompense résulte du fait d'aligner les rangs qui est une raison liée à la prière en groupe.
Il est dit : la sagesse dans l'alignement des rangs est que cela est conforme à la manière dont les Anges s'alignent. Il est rapporté de Muslim, d'après Djâbir que le Prophète a dit :« Ne voudriez-vous pas vous ranger comme se rangent les anges auprès de leur Seigneur ? » Ils dirent : « Ô Messager d'Allâh ! comment se rangent-ils auprès de leur Seigneur ? » Il répondit : « ils complètent les rangs les uns après les autres et s'alignent ».[2] [3]
[1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim [2] Rapporté par Muslim, Abû Dâwoud, Ibn Mâdja et Ahmed [3] Kitâb « Tayssîr al-'Allâm Charh 'Oumdat il-Ahkâm » du SHeikh 'Abdullâh al-Bassâm, 1/193-194
✅ Publié par manhajulhaqq.com
Cheikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm - الشيخ عبد الله البسام
C'est qu'il reste immobile lorsqu'il accomplit un pilier, jusqu'à ce que chaque vertèbre reprenne sa place.
Les savants ont dit :
« C'est le fait de rester immobile, même si c'est court. »
Ainsi, celui qui ne fait pas preuve de quiétude dans sa prière, sa prière ne sera pas acceptée, même s'il prie mille fois.
Avec ceci, on comprend les erreurs que l'on voit et qui sont commises par beaucoup de prieurs qui ne font pas preuve de quiétude, surtout après s'être relevés du Roukou' (l'inclinaison) et lors de l'assise entre les deux Soudjoud (prosternations).
Tu les vois, avant même que la personne se soit complètement redressée (du Roukou'), elle descend déjà en prosternation, et avant même que la personne se soit complètement assise (entre les deux prosternations), elle se prosterne déjà (pour la deuxième prosternation).
Et cela est une grave erreur.
Si quelqu'un prie de cette façon mille fois, cela ne sera pas accepté, car le Prophète, paix et bénédictions d'Allâh sur lui, a dit à la personne qui n'a fait preuve d'aucune quiétude et qui vint le saluer :
« Retourne prier, car tu n'as pas prié. »
Et cela prouve que celui accomplit une prière en délaissant un des piliers de la prière, ou d'une manière plus générale une obligation de la prière, sa prière ne sera pas acceptée.
Bien plus, même s'il est ignorant au sujet des piliers de la prière, alors, sa prière ne sera pas acceptée.
« فقه العبادات » Page 153
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Le fidèle se lève pour la prière à la vue de l'imam et cela indifféremment au début de l'iqama, en son milieu ou à sa fin, l'essentiel étant de se lever avant takbirat al ihram.
Rien ne stipule qu'il faille se lever au moment où l'on dit " qâdaqâ qamatissalat " et surtout pas avant que l'imam ne se montre.
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
" Levez-vous pour prier lorsque vous me voyez ".
Rapporté par Al Boukhari
L'agencement des rangs
Le Prophète صلى الله عليه وسلم ordonnait aux fidèles avant la prière de soigner leurs rangs.
Il صلى الله عليه وسلم a dit , en voyant la poitrine des hommes dépasser des rangs :
" Ô Serviteurs d'Allah ! Soignez vos rangs, ou alors Allah instaurera la divergence entre vous . ".
Rapporté par Al Boukhari et Muslim
Une telle menace de la part du messager d'Allah صلى الله عليه وسلم montre que l'agencement des rangs est bien plus qu'une recommandation prophétique mais en fait une obligation .
Shaykh Al Islam Ibn Taymiya rahimahullah a dit que tout le groupe se rend coupable en négligeant les rangs (al ikhtiyarat al fiqhiya) .
L'imam doit veiller à l'alignement des rangs
Le prophète صلى الله عليه وسلم prenait le temps de ranger les fidèles lui-même, faisant reculer celui qui est trop en avant et avancer celui qui est trop en retrait en passant sa main sur les épaules et les poitrines d'un bout à l'autre du rang .
Sachant ce qui menace ceux qui négligent les rangs, les imams doivent se montrer patients et insister pour que les fidèles s'habituent à prier en rangs correctement alignés.
L'agencement des rangs est donc une obligation extérieure à la prière ; quand on y manque on est fautif mais cela n'annule pas la prière.
Tout comme l'adhane est obligatoire avant la prière mais une prière sans adhane reste valable, bien que cela soit répréhensible.
Des erreurs que les imams doivent éviter
Certains imams disent " ista'ou " alors que le rang est impeccable et ne font rien pour rectifier la rangée quand celle-ci n'est pas alignée .
D'autres disent " istaou " même s'il n'y a qu'une seule personne, pensant qu'ils appliquent ainsi une sunna, alors qu'on ne devrait le dire qu'en cas de besoin.
Quelques règles à respecter
- L'alignement des rangs se fait par les chevilles, qui sont dans l'axe du corps plus que par les épaules car les gens ne sont pas tous de la même taille comme ils ne peuvent pas tous se tenir droits.
On ne peut pas se fier non plus à l'alignement des orteils car les pieds ne sont pas tous de la même longueur.
- Si l'imam se tient dans la même rangée que les fidèles, il ne doit pas sortir du rang , contrairement à ce qui est très souvent recommandé.
Ibn 'Abbas ( radhiallahu 'anhu ) raconte :
"Le Prophète صلى الله عليه وسلم m'a pris par la tête et m'a ramené de derrière lui vers sa droite " Rapporté par Al bukhari
Il n'a pas mentionné qu'il l'ait mis un peu en retrait.
- Les rangées doivent être complétées les unes après les autres en partant de la première .
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
" Ne voudriez-vous pas vous ranger comme se rangent les anges auprès de leur Seigneur ? ". Ils dirent : " Ô Messager d'Allah ! Comment se rangent-ils auprès de leur Seigneur ? " Il صلى الله عليه وسلم dit : "Ils complètent les rangs les uns après les autres et s'alignent. " Rapporté par Al Bukhari et muslim
- La meilleure rangée est la première .
Le prophète صلى الله عليه وسلم incitant les fidèles à accourir au premier rang a dit :
"si les gens savaient ce que recèlent l'adhane et le premier rang , ils se les seraient disputés ; et s'il n'y avait que le tirage au sort pour les départager, ils l'auraient fait ." Rapporté par Al Bukhari et muslim
Cela suppose que le fidèle qui veux être au premier rang doit venir plus tôt et avancer devant.
- Le fidèle doit chercher à être le plus proche de l'imam .
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
" que viennent derrière moi les hommes adultes et les sages . " Rapporté par muslim
Car ils sont à même de corriger les éventuelles erreurs de l'imam et de le suppléer si besoin est.
Contrairement à ce que font certains qui se précipitent sur les murs du fond de la mosquée pour s'y adosser : ils se privent ainsi d'un bien certain et négligent du même coup une sunna du Prophète صلى الله عليه وسلم ceci tranche avec ce que nous voyons de nos jours : les gens commencent à s'aligner au deuxième rang avant que le premier soit complété.
Et quand on leur demande d'avancer, ils sont surpris.
Ou encore, ils se font des politesses en se cédant mutuellement la place au premier rang, ce qui peut durer un bon moment et retarder le début de la prière.
La droite de la première rangée est préférable à sa gauche.
C'est-à-dire que s'il y a 10 personnes en rang centré derrière l'imam (5 à droite et 5 à gauche), la onzième personne qui arrivera se mettra à droite.
Et si une rangée contient plus d'une personne à droite qu'à gauche, elle doit être équilibrée .
- Les rangs des hommes sont devantet ceux des femmes derrière.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
" Les meilleures rangées pour les hommes sont celles de devant, les pires sont celles de derrière. Les meilleures rangées pour les femmes sont celles de derrière et les pires celles de devant. ".
Rapporté par Al Boukhari et Mouslim
(Remarque : et ce même s'ils sont tous de la même famille (maharim))
- Les enfants se mettent entre les rangs des hommes et les rangs des femmes.
Si les enfants regroupés ensemble perturbent la prière par leur agitation, leurs rires, leurs farces ou leurs disputes, il est préférable de les disperser dans les rangs.
- Si un enfant qui maitrise la prière et est conscient de ce qu'elle représente occupe une place au premier rang , il n'est pas souhaitable de l'en faire sortir et ce pour 3 raisons:
1 - L'enfant risque de hair la mosquéedans laquelle on lui a fait l'affront de le sortir des rangs, surtout s'il était préparé et était venu à la mosquée heureux de bien faire.
2 -L'enfant risque d'en vouloir à la personne adultequi l'a humilié en le faisant sortir du rang.
3 - Le hadith cité précédemment qui demande aux adultes de se mettre derrière le Prophète صلى الله عليه وسلم est une incitation pour les adultes et non une interdiction pour les enfants.
- Ne pas laisser de faille dans les rangs.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
" alignez-vous en rangs serrés et ne laissez pas de failles pour shaytân ( la'natoullah 'alayhi ) ". Rapporté par Abou dawoud.
Existe aussi dans la version authentifiée par shaykh Al Albani rahimahullah :
" dressez les rangs, rapprochez les épaules, fermez les espaces et ne laissez pas de failles pour shaytân ( la'natoullah 'alayhi ) ."
- Les rangées doivent être rapprochées entre elles, y compris la première avec la position de l'imam, carl'imam doit être proche des fidèles et non se mettre loin, laisser l'emplacement d'un rang ou deux entre lui et la première rangée, comme cela se fait dans certaines mosquées.
- La douceur et l'amabilité sont indispensables pour que l'ambiance de la prière soit favorable à la concentration (khushu') et à la dévotion.
Salat al jama'a ✅ Publié par as-salat.over-blog.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين