Quedois-je fairesil’on sonne à ma portependant que je suis en prière,et que je suis seul à la maison ?
Réponse :
Si tu es dans une prière surérogatoire, tu peux sortir de celle-ci afin de savoir qui est à la porte.
Quant à la prière obligatoire, il ne faut pas se dépêcher de la terminer sauf, s’il y a une chose importante que l’on craint de rater.
Et s’il est possible de prévenir celui qui sonne à la porte par des glorifications (ex : soubhan Allah) pour l’homme, ou taper dans les mains pour la femme, afin qu’il sache que l’on est occupé par la prière ; cela suffit.
Car le prophète (salut et bénédiction sur lui) a dit :
« Celui qui veut prévenir de quelque chose lors de sa prière, qu’il glorifie Allah si c’est un homme ou qu’elle tape dans les mains si c’est une femme ».
Pour une prière surérogatoire, il est facile de sortir de celle-ci.
Quant à une prière obligatoire, il faut vraiment que ce soit pour une chose très importante, puis recommencer cette prière.
Tome 2 page 35 ✅ Publié par fatawaislam.com
بيان حكم ما يفعل المصلي إذا دق جرس الباب
السؤال : الأخت س. ع. من القاهرة في جمهورية مصر العربية تقول في سؤالها
إذا كنت أصلي ودق جرس الباب ولا يوجد في البيت غيري فماذا أفعل؟
الجواب : إذا كانت الصلاة نافلة فالأمر فيها واسع لا مانع من قطعها ومعرفة من يطرق الباب، أما في الفريضة فلا ينبغي التعجل إلا إذا كان هناك شيء مهم يخشى فوته، وإذا أمكن التنبيه بالتسبيح من الرجل، أو بالتصفيق من المرأة حتى يعلم الذي عند الباب أن الذي بداخل البيت مشغول بالصلاة كفى ذلك، كما قال النبي ﷺ
من نابه شيء في صلاته فليسبح الرجال ولتصفق النساء [1]
، فإذا أمكن إشعار الطارق بأن الرجل في الصلاة بالتسبيح أو المرأة بالتصفيق فعل ذلك، فإن كان هذا لا ينفع للبعد وعدم سماعه فلا بأس أن يقطعها للحاجة خاصة النافلة، أما الفرض فإذا كان يخشى أن الطارق لشيء مهم فلا بأس أيضًا بالقطع، ثم يعيدها من أولها والحمد لله [2]
أخرجه الإمام أحمد في باقي مسند الأنصار حديث أبي مالك سهل بن سعد الساعدي برقم 22310 [1]
من أسئلة (المجلة العربية). (مجموع فتاوى ومقالات الشيخ ابن باز 29/351) [2]
"Sifatu Salâti N-nabyy صلى الله عليه وسلم de Cheikh Al-Albânî رحمه الله"
une différence entre les termes : Sunnati-l-Fajr et Al-Fajr.
En effet, le Cheikh رحمه الله souligne une nuance se rapportant à deux prières :
-Surérogatoire (Sunnati-l-Fajr) appelé autrement (Al-Fajr)
-Obligatoire (Al-Fajr) appelé autrement (Subh)
La prière "Sunnati-l-Fajr", ou l'on récite dans la 1ère Rak'a la Sourate (Al-Kâfirûn) et dans la 2ème Rak'a la Sourate (Al-Ikhlass) s'effectue après l'Adhan.
Il est de la Sunnah de s'allonger sur son son côté droit après l'avoir accompli.
Et ce, pour une courte durée.
On peut aussi réciter dans cette prière, les versets suivants:
-Dans la 1ère Rak'a: S.2; V.136 (le verset en entier);
-Dans la 2ème Rak'a: S.3; V.64 (le verset en entier).
Rapporté par Muslim رحمه الله, Ibn Khuzayma رحمه الله, Al-Hâkim رحمه الله:
-Ou parfois dans la 1ère Rak'a: S.3; V.52 (le verset).
Rapporté par Muslim رحمه الله et Abû Dâwûd رحمه الله.
Concernant, les sourates "Al-Kâfirûn" et "Al -Ikhlass" :
Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :
"J'ai entendu, un homme récitait la première sourate("Al-Kâfirûn") dans la première rak'a ;
et il dit صلى الله عليه وسلم : " Celui-la est un Serviteur qui croit en Son Seigneur",
puis réciter la deuxième sourate("Al-Ikhlass") dans la dernière Rak'a;
et il dit صلى الله عليه وسلم :"Celui-là est un Serviteur qui connaît Son Seigneur". Rapporté par At-Tahawî رحمه الله et Ibn Hibân dans son Sahîh et d'autres-Rahimahumullah
Cette prière surérogatoire, se caractérise par sa courte durée dans l'accomplissement.
La prière "Al-Fajr", appelé aussi "Subh" s'effectue après l'Iqama.
Elle est une prière Obligatoire, comprise dans les cinq accomplis quotidiennement.
Le laps de temps s'écoulant entre "Sunnati-l-Fajr" et "Al-Fajr" est de 50 versets récités.
En effet, Anas b. Mâlik-radiAllahu ta'ala 'anhu-a rapporté que Zayd b. Thâbit-radiAllahu 'anhu- a dit :
"Nous avons pris le repas de Sahûr avec le Prophète صلى الله عليه وسلم , puis il s'est levé pour la prière.
J'ai demandé (à Zayd):"Combien de temps y avait-il entre l'appel à la prière et le Sahûr?".
Il m'a dit:"Le temps de lire cinquante versets [du Coran]". Rapporté par Al-Bukharî رحمه الله , t.4, p.118; Muslim رحمه الله, h. n°1097.
copié de darwa.com
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Il y a quelques masjids dans lesquels les femmes prient au-dessous du masjid (sous-sol), ou à l’étage supérieur.
Nous, les femmes, prions dans ces masjids, en suivant l'imam d'un lieu où nous ne le voyons pas, ni ceux (les hommes) qui le suivent.
Parfois, il a dans le masjid un lieu de prière pour les hommes qui contient un grand espace vide.
Notre prière est-elle correcte si nous ne voyons pas l'imam ou quelqu’un de ceux (les hommes) qui le suivent ?
Sachant que parfois nous entrons au masjid et nous ne savons pas dans quelle rak'a (unité de la prière) il est.
Aussi, est-ce qu’il est permis dans cette situation de suivre le microphone seulement ?
Est-il correct pour nous de suivre l'imam à l’étage supérieur ou inférieur, sachant que parfois le masjid contient un lieu de prière assez grand (c'est-à-dire pour que les femmes puissent y aller) ?
Réponse :
La réponse est dans deux parties :
- Première partie
La prière dans cette situation est correcte tant que les femmes prient dans le masjid, que cela soit à l’étage supérieur ou inférieur.
Tant qu'elles peuvent entendre les Takbirat (AllahuAkbar) quand l’imam change de position.
- Deuxième partie
Il n’est pas désirable que les femmes prient comme cela à moins que la place des hommes ne soit bondée d’hommes qui prient et que les femmes ne puissent y trouver de place pour elles derrière les rangées (des hommes).
Dans cette situation il leur est permis de prier - comme nous l’avons dit auparavant – au niveau supérieur du masjid ou au niveau inférieur.
Cependant, s'il y a un secteur vide dans le masjid (derrière les hommes) dans lequel l’imam prie avec les hommes derrière lui, alors il n'est pas permis aux femmes de monter au niveau supérieur ou de descendre au niveau inférieur où elles ne peuvent pas voir les mouvements de l'imam ou les mouvements de ceux qui le suivent.
Ceci en raison de deux choses :
La première est que le prophète (sallallahu alayhi wa sallam) a dit :
« les meilleurs rangs des hommes sont les premiers rangs et les plus mauvais pour eux sont les derniers rangs et les meilleurs rangs des femmes sont les derniers rangs et les plus mauvais pour elles sont les premiers rangs. »
Cela signifie seulement le niveau sur lequel le prophète et ses compagnons, qui étaient derrière lui, priaient.
Les femmes n'étaient pas à un niveau supérieur ou inférieur.
Le point subtil réside en ce que parfois on peut ne pas entendre le microphone et d'autres fois il peut ne pas marcher du tout.
Dans ce cas, la prière des femmes qui suivent la prière au niveau supérieur ou inférieur et duquel elles ne voient pas la prière des hommes qui prient derrière l’imam, leur prière peut être annulée.
Donc, la conclusion à cette réponse est que la prière au niveau supérieur ou inférieur est correcte.
Cependant, il n'est pas permis aux femmes de chercher intentionnellement à prier en ce lieu, s'il y a un espace dans le lieu de prière des hommes où les femmes puissent prier à l'arrière de ce lieu de prière.
Ceci est en résumé la conclusion de cette question.
Traduit par Abu Sumayyah Aqil Walker copié de salafs.com
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Quel est le jugement du fait de suivre l’imam avec un Coran dans la prière ?
Réponse :
Suivre l’imam avec un Coran, c'est-à-dire, celui qui prie derrière l’imam tient un Coran pour suivre l’imam dans sa récitation.
Si cela est fait par nécessité, comme le cas où l’imam à une mémoire faible et qu’il dit à un de ceux qui prient derrière lui : « Prend un Coran afin que tu me corriges si je me trompe », alors il n’y a pas de mal dans cela, car cela est fait par nécessité.
Par contre, si cela ne correspond pas à ce cas, alors je ne suis pas d’avis que la personne suive l’imam avec un Coran, car il va laisser passer ce qui est demandé et sera dans ce qui n’est pas recherché.
Ainsi, il va laisser passer le fait de regarder le lieu de prosternation, ainsi que le fait de mettre les deux mains sur la poitrine, ce qui fait partie de la sounnah.
Et il sera dans ce qui n’est pas demandé comme les mouvements afin de tenir le Coran, de l’ouvrir, de le plier et de le ranger.
Ce sont tous des mouvements qui ne sont pas nécessaires.
Et les savants ont dit :
« Les mouvements dans la prière qui ne sont pas nécessaires sont détestables. »
Car cela contredit/annule la concentration complète.
Et certains savants ont dit :
« Certes, les mouvements des yeux annulent la prière. »
Car les yeux suivent la lecture du début à la fin de la première ligne, de la deuxième, jusqu’à la dernière.
Il y a aussi beaucoup de lettres et de mots, alors les mouvements des yeux seront nombreux, et cela annule la prière.
Donc, mon conseil pour mes frères et qu’il délaisse cette chose et qu’il s’habitue à se concentrer sans regarder dans le Coran.
Madjmou' Fatâwa du Cheikh, question 819
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وسئل فضيلة الشيخ : ما حكم متابعة الإمام من المصحف في الصلاة ؟
فأجاب فضيلته بقوله: متابعة الإمام في المصحف معناه أن المأموم يأخذ المصحف ليتابع الإمام في قراءته، وهذا إن احتيج إليه بحيث يكون الإمام ضعيف الحفظ فيقول لأحد المأمومين: أمسك المصحف حتى ترد عليّ إن أخطأت فهذا لا بأس به لأنه لحاجة
وأما إذا لم يكن على هذا الوجه؛ فإنني لا أرى أن الإنسان يتابع الإمام من المصحف؛ لأنه يفوت مطلوباً ويقع في غير مرغوب فيه، فيفوت النظر إلى موضع سجوده، وكذلك وضع اليدين على الصدر وهو من السنة، ويقع في غير مرغوب فيه وهو الحركة بحمل المصحف، وفتحه، وطيه، ووضعه، وهذه كلها حركات لا حاجة إليها، وقد قال أهل العلم
إن الحركة في الصلاة إذا لم يكن لها حاجة مكروهة
لأنها تنافي كمال الخشوع
بل قال بعض العلماء
إن حركة البصر تبطل الصلاة
لأن البصر سوف يتابع القراءة من أول السطر إلى آخره ومن أول الثاني إلى آخره وهكذا مع أن فيه حروفاً كثيرة وكلمات كثيرة فيكون حركة كثيرة للبصر، وهذا مبطل للصلاة
فنصيحتي لإخواني أن يدعوا هذا الأمر ويعودوا أنفسهم الخشوع بدون أن ينظروا إلى المصحف
مجموع فتاوى الشيخ السؤال 819
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine -الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Je prie dans une chambre qui contient des photos, comme la photo d'un de mes amis qui est accroché sur le mur, ou la photo d'un autre homme.
Et un des frères m'a dit: « ta prière est invalide à cause de ces photos présentes. »
Que dois-je faire pour ce qui est passé ?
Et quel est le jugement de ma prière ?
Qu'Allâh vous bénisse !
Réponse :
La prière est valide.
Et celui qui dit qu'elle est invalide s'est trompé.
La prière est valide mais il est détestable de prier dans cette pièce s'il est possible [de prier] ailleurs.
Sinon, la prière est valide, car tu n'adores pas les photos, tu ne fais que prier Allâh, alors ta prière est valide.
Et il n'est pas permis de coller des photos dans les pièces, ni de les coller ou les accrocher dans les bureaux.
Mais ce qui est obligatoire est de les enlever.
Il t'incombe de conseiller ton frère pour qu'il enlève ces photos accrochées des pièces et qu'il ne les laisse pas dans la maison, de par la parole du prophète صلى الله عليه وسلم :
«Les anges ne rentrent pas dans une maison qui contient une image ou un chien.»(1)
Et sa parole صلى الله عليه وسلم à 'Alî -qu'Allâh l'agrée:
«Ne laisse pas une image sans l'effacer, ni une tombe surélevée sans la niveler !»(2)
Et lorsqu'il vit chez 'Âichah -qu'Allâh l'agrée- un rideau contenant des images, il le déchira et se mit en colère صلى الله عليه وسلم et dit :
«Les auteurs de ces images seront châtiés le jour de la résurrection. On leur dira : Donnez vie à ce que vous avez créé !»(3)
Donc tu conseilles ton frère qu'il enlève les images accrochées.
Quant à la prière, elle est valide, mais il est détestable de prier à l'endroit où il y a des photos sauf s'il y a nécessité.
S'il ne lui est pas possible [de prier] ailleurs, alors il n'y a pas de mal.
(1) NdT: Al Bukhârî et Muslim d'après Abû Talhah.
(2) Ndt: Muslim.
(3) Ndt: Al Bukhârî et Muslim.
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حكم الصلاة في الحجرة التي بها تصاوير
يقول السائل: أصلي بغرفة بها صور، كصورة صديق لي معلقة على الحائط، أو صورة إنسان آخر، وقد قال لي بعض الإخوة: إن صلاتك باطلة بسبب استقبال هذه الصور. فماذا أفعل في المدة الماضية؟ وما حكم صلاتي بارك الله فيكم؟
الصلاة صحيحة، ومن قال: إن الصلاة باطلة، فقد غلط، فالصلاة صحيحة، ولكن يكره الصلاة في هذه الحجرة إذا تيسر غيرها، وإلا فالصلاة صحيحة؛ لأنك لا تعبد الصور، إنما صليت لله فصلاتك صحيحة
ولا يجوز لصق الصور في الحجر، ولا لصق الصور في المكاتب ولا تعليقها، بل الواجب إزالتها، فعليك أن تنصح أخاك أن يزيل هذه الصور المعلقة وألا يبقيها في البيت؛ لقول النبي صلى الله عليه وسلم
لا تدخل الملائكة بيتاً فيه صورة ولا كلب
، ولقوله صلى الله عليه وسلم لعلي رضي الله عنه
لا تدع صورة إلا طمستها، ولا قبراً مشرفاً إلا سويته
، هكذا قال نبينا صلى الله عليه وسلم لعلي رضي الله عنه
لا تدع صورة إلا طمستها، ولا قبراً مشرفاً إلا سويته
ولما رأى ستراً عند عائشة رضي الله عنها فيه تصاوير، هتكه وغضب عليه الصلاة والسلام، وقال
إن أصحاب هذه الصور يعذبون يوم القيامة، ويقال لهم: أحيوا ما خلقتم
، فأنت تنصح أخاك حتى يزيل الصور المعلقة، وأما الصلاة فصحيحة، ولكن يكره الصلاة في المحل الذي فيه تصاوير إلا عند الحاجة، أما إذا لم يتيسر غيره فلا بأس
La personne qui abandonne la prière est-elle considérée comme mécréante ?
Réponse :
Celui qui abandonne la prière est considéré comme un mécréant (Kafir) en raison de ce que l'imam Ahmad a rapporté dans son Musnad et aussi Muslim dans son Sahih, d'après Jabir رضي الله عنه qui rapporte que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
«Il y a entre le serviteur (d'Allah) et la mécréance (Al-Kufr) ou le polythéisme (As-Shirk) la prière (As-Salat).»
Aussi en raison de ce que Abû Dawûd a rapporté dans ses Sunan d'après Burayda رضي الله عنه qui rapporte que le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :
«Le pacte entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants) est la prière (As-Salat), quiconque l'abandonne a certes mécru.»
Et le Seigneur Tout-Puissant dit dans Son Noble Livre (traduction rapprochée) :
« Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition,. »[Sourate Maryam : 59]
Donc, l'avis correct parmi les avis des gens de science est que la personne qui abandonne la prière est considérée comme mécréante (Kafir), qu'il l'ait abandonné par rejet de son obligation ou sans rejeter son obligation.
C'est l'avis de l'imam Ahmad Ibn Hanbal et c'est aussi l'avis d'un groupe parmi les compagnons.
Plutôt Abû Muhammad ibn Hazm a mentionné un groupe parmi eux (qui a tenu cet avis) et a ensuite dit :
«Je ne connais personne qui n'ait pas été d'accord avec ces compagnons.»
Article tiré du site assalafi.com
Ijabatus-Sa'il, pp. 41-42
Traduit par AqilWalker
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Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي
celui qui délaisse la prière totalement est un mécréant
Cheikh Bazmoul dit :
«Cheikh Al-Albany dit que celui qui délaisse la prière par paresse et fainéantise ne devient pas mécréant et il ne vise pas par cela celui qui la délaisse totalement, quelqu'un qui n'a pas prié un seul jour jusqu'à ce qu'Allâh le fasse mourir et qui avait pourtant la capacité et rien ne l'empêchait de le faire.
Mais le Cheikh vise plutôt celui qui prie de temps en temps et est paresseux et néglige de temps en temps jusqu'à ce que le temps de la prière sorte sans qu'il n'ait prié sans excuse.»
Et le Cheikh a une parole énonçant cela.
Tu le vois qui commente la parole de Ibn Taymiya qui dit :
«Et par cela est levé l'ambiguïté dans ce chapitre, car il y a certes beaucoup de gens et même la plupart d'entre-eux dans beaucoup de régions qui ne sont pas assidus aux cinq prières mais ne les délaissent pas totalement.
Plutôt ils prient de temps à autre et délaissent la prière à d'autres moments ; Ceux-ci ont eu de la foi et de l'hypocrisie et il leur est appliqué les règles de l'islam apparentes sur les héritages et ce qui y ressemblent comme règles.
En effet, si ces règles sont appliquées à l'hypocrite pur comme Ibnu Ubay et d'autres parmisles hypocrites, ceux-ci sont plus en droit qu'elle leur soit appliquée.»
(Majmu' Fatawa - Volume 7 - p 615,617)
Cheikh Al-Albany fait une remarque à cette parole de Ibn Taymiya :
«Ceci est une parole de justesse de Cheikh Al-Islam qui nie (infirme) l'avis de ceux qui rendent mécréant de croyance (font le takfir) celui qui délaisse la prière ne serait-ce qu'une fois en la laissant sortir de son temps.
Ceci nous montre que celui qui devient mécréant (de croyance) est celui qui la refuse comme celui qu'on a menacé de l'épée pour qu'il prie et qu'il refuse.»
(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 133,134)
Cheikh Bazmoul dit et lorsque le Safar Al Hawali, qu'Allâh le pardonne, a dit concernant la rissala (petit livre) de Cheikh Al-Albany concernant le jugement de celui qui délaisse la prière :
«Lorsqu'il a écrit (Cheikh Al-Albany) que celui qui délaisse totalement la prière comme étant un croyant faisant partie des gens profitant de l'intercession et a construit toute sa rissala sur cela.»
Cheikh Al-Albany répliqua en disant :
«Les choses ne sont pas comme cela, la rissala est basée sur celui qui délaisse la prière par fainéantise.»
(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 126)
Cheikh Al-Albany dit dans une autre remarque :
«Parmi les choses nécessaires et fondamentales du travail d'investigation (Tahqik) est que l'auteur montre clairement son avis : Quel est l'opinion des pieux prédecesseurs ?
Est-ce le Takfir (rendre mécréant de croyance) pour une seule prière ?
Ou est-ce le fait de persister dans son délaissement total de manière à ce qu'il meure en étant devenu vieux ?
Ou est-ce celui dont le cas a été rapporté aux dirigeants qui lui ordonnent la prière, il a alors refusé et a été tué ?»
(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 151)
Cheikh Bazmoul dit : Et lorsque Safar Al Hawali, qu'Allâh le pardonne, dit :
«Celui qui délaisse la prière totalement fait partie de ces mécréants ;
Celui qui la délaisse la plupart du temps est très proche d'eux et sa situation leur ressemble,
Celui qui prie de temps en temps et délaisse la prière de temps en temps, est en hésitation entre la mécréance et la foi et ce qui est important est ce sur quoi il va finir.
De plus, le fait de délaisser l'assiduité est différent du délaissement total qui est de la mécréance.»
Cheikh Al-Albany fait la remarque suivante:
«Ceci est une explication que nous voyons très bonne mais est-ce que la cause de la mécréance dans cette situation est le délaissement en lui-même ?
Ou bien car il montre en apparence le refus et l'orgueil qui est une mécréance du cœur ?
Ceci est ce qui est apparent et qui est la cause du jugement de la mécréance, et la cause n'est pas le délaissement en lui-même.
Ceci est le sens de ce que j'ai cité dans ma rissala de Ibn Taymiya page 44-46, c'est celui qui persiste au délaissement malgré le fait qu'on l'ai appelé à œuvrer comme je l'ai expliquer ici, et les paroles de l'auteur (Safar Al Hawali) ne sorte pas de cela et a plutôt éclairci et expliquer la chose.»
(Livre Al Dourar Al Moutalaliate p 127,128).
"Explication du livre de la description de la prière de Cheikh Al-Albany" page 22 à 24
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Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول
Beaucoup de travailleurs retardent la prière du Dhourh et du 'Asr jusqu'à la nuit, justifiant cela par le fait qu'ils sont occupés par leur travail, ou que leurs vêtements sont impurs ou ne sont pas propres.
Comment pouvez-vous les orienter ?
Réponse :
Il n'est pas permis au musulman et à la musulmane de retarder la prière obligatoire en dehors de son heure.
Au contraire, il est du devoir de tout musulman et musulmane responsable (pubère) d'accomplir la prière à son heure selon sa capacité .
Et le travail n'est pas une excuse pour la retarder, de même que l'impureté du vêtement ou le fait qu'il soit sale, tout ceci n'est pas une excuse.
Et les heures de prières doivent faire exception au travail, et il incombe au travailleur, à l'heure de la prière, de laver ses vêtements de toute impureté ou de les remplacer par des vêtements propres.
Quant à la saleté, elle n'empêche pas d'accomplir la prière avec (les vêtements), si elle ne contient pas d'impureté (urine, selle...) ou qu'elle ne dégage pas une odeur répugnante qui nuit aux prieurs.
Et si cette saleté en elle-même ou son odeur nuit le prieur , il est obligatoire au musulman de les laver avant d'accomplir la prière, ou de les changer par d'autres vêtements propres, afin qu'il puisse accomplir la prière avec le groupe.
Et il est permis pour celui qui est excusé légalement, comme le malade ou le voyageur, de regrouper le Dhuhr et le 'Asr à l'heure d'une des deux prières, et de regrouper le Maghrib et le 'Ishâ à l'heure d'une des deux prières, comme il a été authentifié dans la sunna d'après le Prophète صلى الله عليه وسلم.
De même, le regroupement est permis en cas de pluie et de boue qui pose des difficultés aux gens.
Madjmôu3 Fatâwâ wa Maquâlâtt Moutanawwi3a v.10 - page 382
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السؤال : كثير من العمال يؤخرون صلاتي الظهر والعصر إلى الليل ، معللين ذلك بأنهم منشغلون بأعمالهم ، أو أن ثيابهم نجسة
أو غير نظيفة ، فبماذا توجهونهم؟
الجواب: لا يجوز للمسلم أو المسلمة تأخير الصلاة المفروضة عن وقتها ، بل يجب على كل مسلم ومسلمة من المكلفين أن يؤدوا الصلاة في وقتها حسب الطاقة ، وليس العمل عذرا في تأخيرها ، وهكذا نجاسة الثياب ووساختها ، كل ذلك ليس بعذر
وأوقات الصلاة يجب أن تستثنى من العمل ، وعلى العامل وقت الصلاة أن يغسل ثيابه من النجاسة ، أو يبدلها بثياب طاهرة
أما الوسخ فليس مانعا من الصلاة فيها ، إذا لم يكن ذلك الوسخ من النجاسات ، أو فيه رائحة كريهة تؤذي المصلين ، فإن كان الوسخ يؤذي المصلين بنفسه أو رائحته وجب على المسلم غسله قبل الصلاة ، أو إبداله بغيره من الثياب النظيفة ؛ حتى يؤدي الصلاة مع الجماعة
ويجوز للمعذور شرعا- كالمريض والمسافر- أن يجمع بين الظهر والعصر في وقت إحداهما ، وبين المغرب والعشاء في وقت إحداهما ، كما صحت بذلك السنة عن النبي صلى الله عليه وسلم
وهكذا يجوز الجمع في المطر والوحل الذي يشق على الناس
Beaucoup de femmes ne font pas attention dans la prière et laisse apparaître leurs avant bras ou une partie, de même de que leurs pieds et peut-être même leurs jambes.
Leur prière est-elle valide dans ce cas ?
Réponse :
Il est obligatoire pour la femme pubère libre de cacher l'ensemble de son corps pendant la prière, à l'exception du visage et des mains, car elle doit être couverte entièrement.
Donc, si elle prie et qu'apparaît quelque chose qui doit être couvert comme les jambes, les pieds, la tête ou un partie seulement, sa prière n'est pas valide d'après la parole du prophète (prières et bénédictions d'Allah sur lui) :
« Allah n'accepte pas la prière d'une femme pubère sans voile. »[1]
Et d'après sa parole (prières et bénédictions d'Allah sur lui) :
« Toute la femme doit être couverte. »
Et d'après ce que rapporte Abu Dawud (qu'Allah lui fasse miséricorde), d'après Oum Salama (qu'Allah l'agrée) qui a interrogé le prophète (prières et bénédictions d'Allah sur lui) à propos de la femme qui prie avec une blouse et un voile (khimar) sans robe, il a alors répondu :
« Si la blouse cache le dessus de ses pieds ».
Al-Hafidh ibn Hajar (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit dans Bulugh al-maram :
Les imams ont confirmé que le hadith s'arrêtait à Oum Salama (qu'Allah l'agrée), et s'il y a auprès d'elle un étranger (un homme qu'elle peut épouser), il lui est aussi obligatoire de couvrir son visage et ses mains.
[1] Rapporté par Ahmad et les auteurs des Sunan, sauf An-Nassa'i, avec une chaîne de transmission authentique
Source : Fatawa As-Salat
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Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Le ministre et savant SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu'Allâh le préserve) a expliqué que la majorité des gens de la Sounnah sont d'avis que celui qui délaisse la prière par paresse ou négligence ne peut être considéré comme musulman qui prononce l'attestation qu'il n'y a de divinité si ce n'est Allâh et que Muhammad est l'Envoyé d'Allâh.
Il ne peut être rattaché à l'Islâm, parce qu'il est sur un grand péché.
Et quant au fait qu'il serait sur une mécréance mineure, ceci est le dire d'un petit nombre de savants des gens de la Sounnah.
La majorité des gens de la Sounnah disent que le délaissement de la prière par paresse ou négligence est de la mécréance, et que celui qui délaisse ainsi la prière n'a pas d'Islâm, même s'il donne la Zakât, jeûne le mois du Ramadhân et fait le pèlerinage.
Ceci est le dire authentique qu'indiquent le Livre d'Allâh et la Sounnah sur le sujet.
Les compagnons sont unanimes sur le fait que les actions délaissées ne constituaient pas un acte de mécréance en dehors de la prière.
Comme l'a dit 'Abdullâh Ibn Chaqîq :
« Il n'y a pas une action dont l'abandon de celle-ci était vu comme une mécréance par les Compagnons de l'Envoyé d'Allâh صلى الله عليه وسلم, si ce n'est la prière. »
La prière représente donc une mécréance pour celui qui la délaisse, comme l'indique la Parole d'Allâh - Djalla wa 'Ala (traduction rapprochée) :
« Qu'est-ce qui vous a acheminés à Saqar ? Ils diront : Nous n'étions pas de ceux qui faisaient la prière »(Coran, 74/42-43)
Jusqu'à la fin du verset.
De même, dans le Sahîh Muslim, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Entre l'homme et le polythéisme - et dans une autre version : Entre l'homme et la mécréance, il y a le fait de délaisser la prière. »
Dans les quatre sounans ainsi que dans le Mousnad et autre, avec une chaîne de transmission authentique, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Le pacte qu'il y a entre nous et eux, c'est la prière, et celui qui la délaisse aura certes mécru. »
Cela indique, avec le hadîth précédent, que ceci constitue une mécréance majeure.
Sur cette base, la règle concernant le terme « mécréance » comme rapporté dans les textes, fait référence à deux aspects :
1) Une mécréance déterminée (bien connue)
Et
2) Une mécréance blâmable sans description
Lorsque la mécréance est blâmable, elle prend le sens d'une mécréance mineure.
Et lorsque c'est une mécréance déterminée avec le « Alim Lam » (précédent le mot) comme dans le hadîth :
« Le pacte qu'il y a entre l'homme et la mécréance », et bien, c'est une mécréance majeure.
La Prière : est un jardin de 'ibadat (les actes d'adoration), dans lequel chaque type splendide d'adoration est trouvé.
Il y a le takbir, par lequel la prière est introduite, la position debout pendant laquelle la personne récite la parole d'Allah, l’inclinaison pendant laquelle il vante son Seigneur, le retour de l’inclinaison, qui est remplie des louanges à Allah, la prosternation pendant laquelle il glorifie Allah le Très-Haut et pendant laquelle il l'implore par l’invocation, l’assise dans laquelle il y a le tashahud, des invocations et la fermeture par le taslim
La Prière en congrégation : Ibn 'Umar (qu’Allah l’agrée) a rapporté que le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit :
« la Prière en congrégation est meilleure que la prière seul de vingt-sept degrés. »
[Rapporté par Al-Bukhari et Muslim]
Ibn Mas'ud (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Quiconque serait heureux de rencontrer Allah demain en étant musulman, qu’il préserve ces cinq prières du lieu où elles sont appelées (c'est-à-dire les mosquées), car en vérité, Allah a légiféré pour votre prophète les voies de la guidée.
Et en effet ces (cinq prières à la mosquée) font partie des voies de la guidée.
Et si vous deviez prier dans vos maisons comme cet homme qui s'abstient (de prier dans à la mosquée) et prie dans sa maison, alors vous auriez abandonné la Sunna de votre prophète. Et si vous deviez abandonner la Sunna de votre prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - vous vous égareriez.
Il n'y a pas un homme qui fasse ses ablution et les fasse bien, puis a l'intention d'aller à une de ces mosquées sans qu'Allah ne lui enregistre une bonne action pour chaque pas, l’élève d’un degré et efface un mauvais acte par cela.
Vous nous avez certainement vu et personne ne s'abstenait de la prière (à la mosquée) sauf l'hypocrite dont l'hypocrisie était bien connue. Et en effet un homme était porté soutenu par deux hommes jusqu’à ce qu'il soit debout dans le rang (pour la prière). » [Rapporté par Muslim]
L'Imâm Mansoûr Ibn Yûnus al-Bahoûtî [dans « ar-Rawdh al-Mourbi'Charh Zâd al-Moustaqni' »] dit :
«Toute la femme libre est 'Awrah [partie à dissimuler] en dehors de son visage. »
Cheikh Ibn 'Uthaymîn (rahimahullâh) explique [de cette parole] :
●Il est obligatoire pour elle [selon le sens de cette parole] de dissimuler l'ensemble de son corps en dehors de son visage.
Il n'y a pas de preuve claire sur cette question.
C'est pourquoi SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) soutient que la femme libre doit couvrir tout son corps à l'exception de ce qu'elle laisse apparaître habituellement dans sa maison, à savoir le visage, les paumes et les pieds.
Il dit :
« Les femmes à l'époque du Messager d'Allâh (salllallahu 'alayhi wa sallam) avaient l'habitude dans leurs maisons de porter des chemises. Cependant toute femme ne possédait pas deux habits.
C'est pourquoi quand le sang des menstrues entachait l'habit, elle lavait le point souillé et priait vêtue du même habit ».
Voir pour plus de détails Madjmu'al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, Vol-22 p.109-120
● Aussi, les pieds et les paumes ne font pas partis de ce qui doit être couvert par la femme qui prie.
Ce qui ne veut pas dire qu'il est permis [à l'homme] de les regarder.
Sur cette base d'absence de preuve qui pourrait rassurer sur la question, j'adopte la position de SHeikh al-Islâm sur cette question et je dis : ce qu'il dit est apparemment juste même si nous ne pouvons assurément le qualifier comme tel.
Car, même quand la femme est vêtue d'un habit qui touche le sol, elle peut laisser l'intérieur de ses pieds se découvrir en cas de prosternation [...]
Kitâb « ach-Charh al-Moumti' 'ala Zâd al-Moustaqni' » de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, 2/160-161
Question :
Quel est le jugement sur le fait de montrer les pieds et les mains pour la femme pendant la prière, sachant qu'elle n'est pas devant des hommes, mais dans sa maison ?
Réponse :
Ce qui est bien connu [sur la question] dans le Madhhab [dogme] Hanbalite - rahimahum Allâh - est que toute la femme adulte libre est « 'Awrah » [partie à dissimuler] dans la prière en dehors du visage ; et d'après cela, il n'est pas permis de découvrir ses mains et ses pieds, bien que de nombreux gens de science soutiennent qu'il est possible à la femme de découvrir ses mains et ses pieds.
Mais la chose la plus sûre pour une femme, c'est d'y faire attention, et si une femme le fait, elle doit chercher un avis juridique sur le sujet, mais personne ne doit s'engager à lui ordonner de refaire ses prières.
Madjmu' Fatâwa de Ibn Uthaymîn, 12/295
Cheikh Ibn Bâz (rahimahullâh) dit :
[...] Quant à la femme, tout son corps est à dissimuler sauf son visage.
Il y a une divergence des gens de science pour ce qui est de ses paumes.
Certes, certains d'entre eux jugent qu'il est obligatoire de les dissimuler, et pour d'autres, il est permis de les laisser découverts.
Il y a là dans cette affaire une grande permission - Inshâ-Allâh.
Ceci dit, les couvrir est meilleur afin de sortir de la divergence des savants sur cela.
Quant aux pieds, il est obligatoire de les couvrir quand on est en prière, selon la majorité des gens de science [...]
Madjmu'Fatâwa de Cheikh Ibn Bâz, 10/410-411
✅ Publié par manhajulhaqq.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
« J'ai dit à Bilâl : Comment as-tu vu le Messager d'Allah remettre le salam à ceux qui lui donnait le salam alors qu'il priait ? Il répondit : « Il faisait comme ceci ». Et Ja'far bnou 'Awn a étendue sa main de façon que la paume (de sa main) soit vers le bas et le dos (de sa main) soit vers le haut.»
Hadith est rapporté dans Sahîh Abî Dâwoûd de Cheykh al Albânî n 86.
D'après Souhayb radhiyallahou 'anhou qui dit :
« Je suis passé devant le Messager d'Allah salallahou 'alayhi wa sallam alors qu'il priait et je l'ai lui ai donné le salam et il me la remit (le salam) par le geste.»
hadith est rapporté dans Sahih at Termidhî de Cheykh al Albânî n 367.
Aussi, un homme donna le salam au Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم alors qu'il priait et le Prophète صلى الله عليه وسلم lui remit le salam par le geste, et lorsqu'il eu terminé sa prière, il صلى الله عليه وسلم lui dit :
« Lorsque nous étions en prière nous remettions le salam (par la parole), ensuite cela nous était interdit. »
Cheykh al Albânî رحمه الله dit :
"Dans ce hadith il y a une preuve claire et catégorique que la personne qui prie remettait le salam par la parole et cela était légiféré au début de l'islam à la Mecque, cela fut ensuite abrogé à Médine jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le geste.
Il est donc préférable de donner le salam à la personne qui prie, car le Prophète صلى الله عليه وسلم a approuvé qu' ibnou Mas'oûd (et les autres) lui donne le salam alors qu'il (le prophète) priait...
Il faut donc que les partisans de la sounnah s'accroche à cette sounnah et acceptent de la transmettre et de la mettre en pratique.
Car certes les gens sont ennemis de ce qu'ils ignorent."
Ceci est rapporté dans sa Silsilah as Sahihah v 6 n 999
✅ Publié par al-bayan.fr
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
"Jâber Ibn 'Abdullah - qu'Allah les agrée tous les deux - a rapporté :
«Le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم nous enseignait la consultation dans toutes les décisions à prendre comme il nous enseignait le Coran.»
Il disait : «Lorsque l'un de vous décide de faire quelque chose, qu'il fasse deux rak'ât autres que les prières obligatoires, puis qu'il dise :
Ô Seigneur ! Je Te consulte de par Ta connaissance et je T'implore de m'accorder le pouvoir de Ton pouvoir et je Te demande de Ton immense générosité. Car Tu es certes capable et je suis incapable, Tu sais tout tandis que moi je ne sais pas, et c'est Toi le Grand Connaisseur de tout ce qui est inconnu. Ô Seigneur ! Si Tu sais que cette chose - et il nomme clairement la chose en question - est une source de bien pour moi dans ma religion, dans ma vie présente et dans ma vie future (ou il dit : ici-bas et dans l'au-delà) destine-la-moi et facilite-la-moi puis bénis-la-moi. Et si Tu sais que cette chose est pour moi une source de mal dans ma religion, dans ma vie présente et dans ma vie future (ou il dit : ici-bas et dans l'au-delà) détourne-la de moi et détourne-moi d'elle et prédestine-moi le bien là où il se trouve puis rends-moi satisfait de cette décision.
N'éprouvera jamais de remords celui qui consulte son Seigneur et prend conseil auprès des hommes croyants vertueux et agit avec détermination dans toutes ses affaires, Allah le Glorieux a dit : «Et consulte-les à propos des affaires, puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allah.»"
En arabe
اللّهُـمَّ إِنِّـي أَسْتَخيـرُكَ بِعِاْـمِك، وَأسْتَقْـدِرُكَ بِقُـدْرَتِـك، وَأَسْـألُـكَ مِنْ فَضْـلِكَ العَظـيم، فَإِنَّـكَ تَقْـدِرُ وَلا أَقْـدِر، وَتَـعْلَـمُ وَلا أَعْلَـم، وَأَنْـتَ عَلاّمُ الغُـيوب، اللّهُـمَّ إِنْ كُنْـتَ تَعْـلَمُ أَنَّ هـذا الأمْـرَ- وَيُسَـمِّي حاجَتَـه - خَـيْرٌ لي في دينـي وَمَعـاشي وَعاقِـبَةِ أَمْـري، فَاقْـدُرْهُ لي وَيَسِّـرْهُ لي ثـمَّ بارِكْ لي فيـه، وَإِنْ كُنْـتَ تَعْـلَمُ أَنَّ هـذا الأمْـرَ شَـرٌ لي في دينـي وَمَعـاشي وَعاقِـبَةِ أَمْـري، فَاصْرِفْـهُ عني وَاصْرِفْني عَنْـهُ وَاقْـدُرْ لي الخَـيْرَ حَيْـثُ كانَ ثُـمَّ أَرْضِـني بِـه
En phonétique
Allâhumma innî astakhîruka bi-cilmika wa astaqdiruka bi-qudratika, wa as-aluka min fadlika-l-cazîmi. Fa-innaka taqdiru wa lâ aqdiru, wa taclamu wa lâ aclamu, wa anta callâmu-l-ghuyûbi. Allâhumma in kunta taclamu anna hâdhâ-l-amra (que l'on explicite) khayrun lî fî dînî wa macâshî, wa câqibati amrî (ou : câjilihi wa âjilihi) fa-qdurhu lî, wa yassirhu lî, thumma bârik lî fîhi. Wa in kunta taclamu anna hâdhâ-l-amra (que l'on explicite) sharrun lî fî dînî wa macâshî, , wa câqibati amrî (ou : câjilihi wa âjilihi) fa-srifhu cannî, wa srifnî canhu, wa qdur lî-l-khayra haythu kâna thumma arddinî bihi.
Dua al Istikhaarah- Invocation de la prière de consultation
Parmi les prières légiférées il y a Salatou at Tasbîh et elle est issue du hadith suivant, d'après ibnou 'Abbâs radiyallahou 'anhou (qu'Allah l'agréé) :
D'après ibnou 'Abbâs radiyallahou 'anhou, le Messager d'Allah salallahou 'alayhi wa sallam a dit à 'Abbâs fils de 'Abdal Mouttalib :
"Ô 'Abbâs !
Ô mon oncle, ne vais-je pas te donner ?
Ne pas t'octroyer ?
Ne vas-tu pas aimer ?
Ne vas-tu pas accomplir dix mérites ?
Si tu fais cela, Allah te pardonnera tes péchés, les premiers et les derniers, anciens ou récents, fait par erreur ou fait volontairement, qu'ils soient petits ou grands, qu'ils soient accomplis secrètement ou publiquement ?
Dix mérites :
Que tu pries quatre unités (rak'ât),
tu lis lors de chaque unité (rak'ah) la Sourate l'Ouverture (al Fatiha) et une Sourate (quelconque) et lorsque tu as achevé la lecture (du Coran) dans la première unité et que tu es debout tu prononces : "Soubhanallah wal hamdulillah wa la ilaha illa llah wallahou akbar" 15 fois de suite,
ensuite, tu t'inclines et tu prononces, dans cette position, pendant que tu es incliné (roukou') 10 fois "Soubhanallah wal hamdulillah wa la ilaha illa llah wallahou akbar",
ensuite, tu te relèves de l'inclinaison et tu prononces 10 fois "Soubhanallah wal hamdulilleh wa la ilaha illa llah wallahou akbar" ,
ensuite prosterne-toi et prononce pendant que tu es en prosternation 10 fois "Soubhanallah wal hamdulillah wa la ilaha illa llah wallahou akbar",
ensuite relèves toi de la prosternation et prononce 10 fois "Soubhanallah wal hamdulillah wa la ilaha illa llah wallahou akbar",
ensuite prosterne toi (une seconde fois) et tu prononces 10 fois "Soubhanallah wal hamdulillah wa la ilaha illa llah wallahou akbar",
ensuite relève-toi (de la prosternation ) et (en étant assit ) tu prononces 10 fois "Soubhanallah wal hamdulilah wa la ilaha illa llah walllahou akbar",
donc cela fait en tout 75 fois dans chaque unité et tu fais cela (prononcer les glorifications) dans les quatre unités.
Si tu le peux, prie cette prière (as Salatou at Tasbîh) une fois par jour et si tu ne la fais pas alors fais la tous les vendredis, si tu ne la fais pas alors fais la une fois par mois et si tu ne la fais pas, fais la une fois dans l'année et si tu ne la fais pas, prie-la (cette prière) une fois dans ta vie."
Rapporté par Abou Dâwoud et ibnou Mâjah.
Et je dis (Cheykh Bazmoûl) : "Les bénéfices de ce hadith sur Salatou at Tasbîh sont :
- Premièrement : On peut penser que le sermon contenu dans ce hadith ne s'adresse qu'à ibnou 'Abbâs, pourtant il est général, il s'adresse à tous les mouslimîn. Puisque la règle dans les discours du Prophète salallahou 'alayhi wa sallam c'est la généralité et non pas la particularité.
- Deuxièmement : La parole dans ce hadith : « Allah te pardonne tes péchés, les premiers et les derniers, anciens ou récents, fait par erreur ou volontairement, qu'ils soient petits ou grands, qu'ils soient accomplis secrètement ou publiquement. Dix mérites. »
« Fait par erreur ou volontairement » l'erreur n'est pas compté comme pêché, Allah Le Très Haut dit (traduction rapprochée) :
(Seigneur ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur) (Sourate 2 verset 286)
Pourquoi associer l'erreur et le pêché dans la même phrase ?
La réponse est que dans l'erreur, il y a une diminution ou une déficience et cette prière (Salatou at Tasbîh) comble cette diminution.
- Troisièmement : Ce qui transparaît de ce hadith, c'est que cette prière n'est faite qu'avec une seule salutation (c'est-à-dire 4 unités avec une seule salutation) de nuit ou de jour comme la dit : Al Qâni dans Al Marqâti tome 2 page 192 et Al Moubârak Fouri dans At Touhfat tome 1 page 349.
- Quatrièmement : Il transparaît aussi que les glorifications à prononcer 15 fois, 10 fois... sont prononcées après les invocations courantes qui sont dites à chaque moment de la prière.
Dans l'inclinaison après les invocations, on prononce 10 fois "Soubhanallah wal hamdulillah wa lâ ilaha illa llah wallahou akbar" et après avoir dit "Sami'allahou liman hamida , rabbana wa lakal hamd" et s'être relevé de l'inclinaison on prononce 10 fois Soubhanallah wal hamdulilah wa lâ ilaha illa llah wallahou akbar" et cela à tous les moments (de la prière)...
- Cinquièmement : Si tu es distrait (un oubli, doute, ou manquement) dans la prière à la fin tu fais les deux prosternations de distraction, à ce moment-là, tu ne prononces pas "Soubhanallah wal hamdulillah wa lâ ilaha illa llah wallahou akbar" cependant tu accomplis les prosternations de distraction comme dans la prière ordinaire et at Tirmidhi rapporte dans le tome 2 page 350 d'après 'Abdal 'Aziz bnou Abi Razama qui dit : " j'ai dit à 'Abdillah bnou Moubârak si j'oublie lors de cette prière (Salatou at Tasbîh) je glorifie, je prononce 10 fois "Soubhanallah wal hamdulilah wa lâ illaha illa llah wallahou akbar" dans les deux prosternations de distraction 10 fois et 10 fois ? Il dit : Non car elle (Salatou at Tasbîh) est faite de 300 glorifications Soubhanallah wal hamdulillah..."
Les avis de certains savants sur l'authenticité de ce hadith
(Cheykh Bazmoûl) dit :
Le Hadith est bon (hassan).
Rapporté par Abou Dâwoud dans son livre de la prière chapitre Salatou at Tasbîh hadith numéro (1297) , rapporté aussi par ibnou Mâjah dans son livre L'accomplissement de la Salat et de la Sounnah au chapitre Salatou at Tasbîh hadith numéro ( 1386) et un groupe parmi les gens de science renforcent (en approuvant) ce hadith.
Parmi eux : Abou Bakr al 'Ajouri et Aboul Hassan al Maqdiçi et al Bayhaki et parmi ceux d'avant (qui les devancent dans cela) il y a Ibnoul Moubârak et ainsi de suite ibnou Sakin et an Nawawi et at Tajou as Sabki et Balqini et ibnou Naçer ad Din Ad Dimachqi et ibnou Hajar et as Souyouti ,al Kaneni et as Sindi et Zabaydi et ceux d'après al Moubârak Fouri dans at touhafat et encore al Moubârak Fouri dans al Marâ'âl et l'éminent (savant) Ahmad Shâkir et en dernier al Albani dans Sahih al Jâmi' as Saghir tome 2 hadith numéro 7937.
Salatou Tatawou' chapitre Salatou at Tasbîh
Piblié par assounnah.com
Question :
Est-ce que vous me conseillez de faire la prière de Tassbih ?
Réponse du Comité permanent [des savants] de l'Ifta :
La prière de Tassbih est une innovation.
Le hadith la concernant n'est pas authentique, il est plutôt faible.
Certains savants l'ont même cité parmi les hadiths inventés.
Question 2 de la fatwa n° 2141
Concernant la prière de Tassbih, ce qui est correct, c'est que ce n'est pas une sounnah, mais plutôt une innovation.
Quant au hadith que tu as cité dans ta question, il n'est pas authentique.
L'Imam Ahmad رحمه الله a dit :
« La prière de Tassbih m'ettonne ! »
On lui demanda pourquoi, ce à quoi il répondit : « Il n'y a rien à son sujet d'authentique. »
Et il secoua ses mains comme le fait celui qui fait une réprimande.
Et An-Nawawi رحمه الله a dit :
« Les hadiths à son sujet son faible.
Et il y a dedans un changement de l'organisation connue de la prière. »
Et Al-'Oqayliy رحمه الله a dit :
« Il n'y a pas à son sujet de hadith confirmé (authentique ou bon). »
Et Abou Bakr Ibn Al-'Arabi رحمه الله a dit :
« Il n'y a pas à son sujet de hadith authentique ou bon. »
Et il a cité ans Al-Fourough, selon son Cheikh Abou Al-'Abbas Cheikh Al Islam رحمه الله que ce dernier a dit :
« que les hadiths concernant cette prière étaient mensongers... et l'Imam Ahmad رحمه الله et les Imams l'ayant suivi (c'est à dire les imams Hambalites) ont dit qu'elle était détestable et qu'aucun imam ne l'avait jugée comme recommandée. »
Ainsi, selon tout cela, la prière de Tassbih n'est pas légiférée et on n'adore pas Allah le Très-Haut avec, car il n'y a pas de hadith rapporté de manière autentique du Prophète صلى الله عليه وسلم .
Recueil de fatawa de Cheikh Ibn Al-'Outheymine, Tome 14 page 329.
Le Cheikh ibn Baz a été interrogé au sujet de la prière de Tassbih et il a répondu comme suit :
« Les savants ont divergé sur le hadith de la prière de Tassbih.
Et ce qui est correct, c'est qu'il n'est pas authentique, mais qu'il est faible, surtout au niveau du texte, et qu'il contredit les hadiths authentiques connus du Prophète صلى الله عليه وسلم concernant les prières surérogatoires, qu'Allah a légiférées pour Ses serviteurs, au niveau de ses inclinaisons (roukou') et de ses prosternations (soudjoud).
Ainsi, ce qui est correct, c'est la parole de ceux qui disent qu'il (le hadith sur la prière de Tassbih) n'est pas authentique, conformément à ce que nous avons cité, et aussi du fait que toutes ses chaînes de transmission sont faibles.
Et c'est Allah qui accorde le succès. »
Receuil de Fatawa Tome 11 page 426.
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Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Ce qui doit être présent dans le cœur pendant chaque pilier et chaque moment des actes de la prière.
Il s'agit :
● de l'adhân, ● de la purification, ● couvrir sa 'awrah, ● faire face à la qibla, ● se tenir debout, ● l'intention, ● le takbîr, ● demander la protection, ● la basmallâh, ● la récitation de la Fatiha et d'une autre surah, ● le ruku', le sujood ● et le tashahhud.
● Al Adhân
Quand tu entend l'appel de l'adhân alors fais en sorte que la terreur de l'appel le Jour du Jugement, soit présente dans ton cœur et prépare-toi extérieurement et intérieurement pour répondre et y courir (l'appel).
Ceux qui se pressent pour répondre à cet appel sont ceux qui seront appelés avec bienveillance le Jour du Jugement.
Rappelle-toi la description qu'Allâh a donnée des hypocrites lorsqu'il a dit (traduction rapprochée) :
« Et lorsqu'ils se lèvent pour la Salâ, ils se lèvent avec paresse » [1]
La description des Croyants est le contraire de cela.
Ils se tiennent pour la prière tout en se réjouissant, avec ardeur et entrain, ils se tournent vers Allâh.
● La purification
Quand tu te purifies chez toi, qui est le lieu le plus éloigné (du lieu de prière), ensuite tes habits, qui sont ta plus proche couverture et ta peau, qui est ta couverture la plus inférieure et la plus intime, n'oublie pas de purifier ton cœur avec le repentir, le remords, la ferme résolution de ne pas retourner aux péchés, et d'éviter les injustices (aux autres).
La purification de l'intérieur précède la purification extérieure.
● Couvrir sa 'awrah
Il s'agit de cacher aux créatures les parties honteuses du corps.
Mais garde en tête les traits et les caractéristiques horribles et les scandales de ton fort intérieur.
Efforce toi d'être modeste et de ressentir de la honte devant Allâh, de Qui aucun secret n'est caché car il est impossible de les dissimuler.
● Faire face à la qiblah
Il s'agit de détourner ton visage de toute autre direction vers la Maison d'Allâh.
Sache qu'il est aussi obligatoire de détourner ton cœur de toute autre chose pour Allâh.
Alors, a lieu une des invocation d'ouverture de la prière : « J'ai tourné mon visage vers Celui qui a crée les cieux et la terre, sincèrement ».
Le but est le détournement du cœur vers Allâh et sa sincérité envers Lui après que le corps ait été mis face à la Maison d'Allâh.
● Se tenir debout
C'est faire le corps et le cœur se tenir debout, droit devant Allâh.
Garde en tête avec cela la position debout devant Allâh le Jour du Jugement pour se remettre en question et sentir la Puissance d'Allâh.
Prépare toi à te tenir devant Lui (en prière) de manière à ce que cela te mène à la sécurité le Jour du Jugement.
● Les intentions
Remplis ton intention de sincérité envers Allâh, en espérant Sa récompense, en craignant Son châtiment et en appréciant Sa proximité.
Entraîne toi et éduque toi à te rappeler cette intention sincère avec chaque parole et chaque acte, et sache que nul ne sera sauvé le Jour du Jugement excepté les sincères.
Chaque acte qui désire la face d'un autre qu'Allâh est falsifié et obscurci.
Allâh a dit à ce sujet (traduction rapprochée):
« Nous avons considéré l'œuvre qu'ils ont accomplie et Nous l'avons réduite en poussière éparpillée »[2].
● Le takbir
Quand tu prononces le takbir avec ta langue, il est souhaitable que ton cœur ne le sente pas comme un mensonge.
S'il y a quelque chose dans ton cœur qui est plus grand qu'Allâh le Sublime ou si ta hawaa (passion, désir) est plus grande à tes yeux qu'Allâh et que tu lui voues une meilleure obéissance qu'à Allâh l'Exalté alors tu l'auras considérée pour un dieu et ta volonté aura déclaré sa grandeur.
Donc ta parole « Allâhu akbar » n'aura été qu'une simple expression de ta langue et la cœur se sera empêché d'affirmer (ce qu'a dit) la langue.
Si cela n'avait été dans le but du repentir, de la demande de pardon et des bonnes pensées au sujet de la générosité et de la miséricorde d'Allâh, cela aurait été l'un des plus grands dangers.
● Rechercher la protection
Sache que cela signifie rechercher un abri auprès d'Allâh contre Shaytân le Maudit et le Banni, celui qui te guette, qui est jaloux de la conversation privée entre toi et ton Seigneur et [qui est jaloux] de ton rukou' et du sujoud pour Lui, sachant qu'il n'a pas voulu Lui offrir une seule prosternation.
Il a fait son affaire de t'empêcher et de t'interrompre de discuter en privé avec ton Seigneur, et cela à l'aide de ses chuchotements concernant les problèmes et les affaires de ce monde avec ses engagements et ses occupations, jusqu'à ce qu'il te retienne de l'honneur d'un entretien secret avec Allâh, de la bonté et de la récompense de cet entretien.
Il essaye aussi de te détourner de ton Maître, dont l'amour et les conversation privées rendent le cœur heureux, et [il essaye de t'empêcher] d'acquérir la noblesse dans cette vie et l'au-delà par Son rappel et Sa belle adoration.
● La basmallâh
Lorsque tu la prononces, il faut que tu aies l'intention de recevoir des bénédictions par le nom d'Allâh que rien dans les cieux et sur terre ne peut atteindre et Il est l'Entendant et l'Omniscient.
Quand tu dis « ar-Rahmaan ir-Rahim », rappelle toi dans ton cœur Ses nombreuses gentillesses de telle sorte que Sa Miséricorde devienne claire à tes yeux et que l'espoir s'élève dans ton cœur.
● Récitation de la fatiha
Rappelle toi de la parole du Messager صلى الله عليه وسلم, qu'il a rapportée de Son Seigneur :« J'ai séparé la 'prière' entre Moi et Mon serviteur en deux moitiés, et Mon serviteur recevra ce qu'il a demandé. Lorsque le serviteur dit (traductions rapprochées):
« ٱلۡحَمۡدُ لِلَّهِ رَبِّ ٱلۡعَـٰلَمِينَ
Louange à Allâh, Seigneur des Mondes. »
Allâh (subhanahu wa ta'ala) dit : « Mon serviteur M'a loué. »
Et quand il dit :
« ٱلرَّحۡمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ
Le Miséricordieux, Le Très Miséricordieux »
Allâh (subhanahu wa ta'ala) dit : « Mon serviteur M'a exalté »
et lorsqu'il dit :
« مَـٰلِكِ يَوۡمِ ٱلدِّينِ
Maître du Jour Dernier »
Allâh (subhanahu wa ta'ala) dit : « Mon serviteur M'a glorifié » - et en une occasion Il dit : « Mon serviteur s'est soumis à Ma puissance ».
Et Lorsqu'il dit :
«إِيَّاكَ نَعۡبُدُ وَإِيَّاكَ نَسۡتَعِينُ
C'est Toi (seul) que nous adorons et c'est Toi (seul) dont nous implorons le secours. »
Il dit : « Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il a demandé ».
Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. »
Il dit : « Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il a demandé. » »
An Nawawi (rahimahullah) a dit : Les savants ont dit : Le sens du mot « prière » (dans ce hadith) est la Fatihah... (Sa parole) « Je l'ai séparée » est exprimée par les termes de son sens car la première moitié (de cette prière) contient la louange d'Allâh, Sa glorification, Sa louange et la soumission (de ses affaires) à Lui, et la seconde moitié contient une demande, une invocation et un besoin.
Al-Ghazali (rahimahullah) a dit : Quant à l'autre surah qui est récitée : Tu dois la réciter avec réflexion et méditation, t'arrêtant à chaque verset jusqu'à ce que tu en comprennes le sens. Allâh a dit (traduction rapprochée) :
« Ne méditent-ils pas sur le Coran ? Ou y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs ? »[3]
Par conséquent, ne soit pas insouciant par rapport à Ses ordres, Ses interdits, Ses promesses, Ses menaces, Ses réprimandes, par rapport aux histoires de Ses messagers et à l'évocation de Ses faveurs et de Ses générosités (envers Sa création).
Chaque élément a un droit sur toi. L'espoir est le droit de la promesse, la crainte est le droit de la menace, avoir une ferme résolution de Lui obéir est le droit de Ses ordres et de Ses interdits, prendre une leçon et avertir est le droit de Ses réprimandes, la reconnaissance est le droit de Ses faveurs et la considération est le droit des histoires qu'Il a racontées.
Al-Qâsimee (rahimahullah) a dit : Ces sens sont liés aux niveaux de compréhension et les niveaux de compréhension sont liés à la quantité de science et à la clarté du cœur. Les niveaux et les degrés de cela (parmi les gens) ne peuvent être compréhensibles.
La prière est la clé des cœurs.
Sans elle, les secrets des mots (qui sont récités) sont découverts.
Ceci est le droit de la récitation et c'est aussi le droit des rappels et des glorifications.
Alors l'adorateur doit observer et maintenir de la crainte et de la peur envers Allâh pendant cette récitation en récitant avec tartîl (des tons rythmiques lents) car cela facilite la réflexion.
● Le Ruku' et le Sujud
Ibn Qudâmah (rahimahullah) a dit : Essaye de ressentir de la modestie dans ton ruku' et de l'humilité dans ton sujud car dans une telle position tu as placé ton âme à la place qui lui est due.
En sujud tu as retourné les membres à leur place d'origine, sur la poussière à partir de laquelle ils ont été crées.
Comprend aussi le sens des rappels avec inclination et ferveur.
Al-Qasimi (rahimahullah) a dit : Il est souhaitable que tu répètes la prononciation de la Grandeur d'Allâh le Sublime pendant ces positions, que tu t'efforces à adoucir ton cœur, à renouveler ton khushu' et que tu ressentes et réalises le pouvoir de ton Maître et Sa transcendance, et [que tu ressentes] ta propre humilité et insignifiance.
Demande à Allâh de l'aide pour établir tout cela dans ton cœur et sur ta langue. Glorifie Allâh (au-dessus de tout défaut) puis atteste de Sa Grandeur et Il est plus puissant que chaque chose.
Répète cela pour que cela se confirme et s'établisse (dans ton cœur).
En disant : « Sami'Allâhu liman hamida/Allâh entend celui qui Le loue », ce qui signifie qu'Il répondra à celui qui est reconnaissant envers Lui, tu relèves ta tête du ruku' avec un espoir sûr.
Ensuite fais suivre cela d'une autre louange en disant : « Rabbana wa lakal hamd / Ô Seigneur, à Toi appartient la louange ».
Ensuite prosterne toi, et c'est la plus grande forme de soumission (à Allâh).
Place et fixe le plus noble de tes membres, le visage, sur la plus basse des choses : la poussière.
Avec cela, renouvelle dans ton cœur la grandeur d'Allâh et dis : « Subhaana rabbi-l-a'la/Glorifié soit mon Seigneur Le plus Grand » puis relève ta tête tout en déclarant Sa grandeur et en Lui demandant de l'aide en disant : « Rabbi ghfirli wa rhamni / Ô Seigneur pardonne moi et fais moi miséricorde. »
Confirme ta modestie et ton humilité en répétant cela plusieurs fois et retourne en sujud une seconde fois.
● Le tashahhud
Al Ghazali a dit : Lorsque tu t'assois, assis toi convenablement et déclare que tout ce que tu exprimes fait partie des salawaat et des tayyibaat, qui font partie des caractéristiques pures d'Allâh. De la même manière, la domination appartient à Allâh, et c'est le sens des tahiyyaat.
Rappelle dans ton cœur le Prophète صلى الله عليه وسلم et sa noble personnalité quand tu dis : « Que la paix soit sur le Prophète ainsi que la Miséricorde d'Allâh et Ses bénédictions ».
Donne le salaam à toi-même et à tous les serviteurs sincères d'Allâh.
Ensuite atteste de l'unicité de l'Exalté et que Muhammad est Son Messager صلى الله عليه وسلم, et par ce moyen, renouveler le pacte avec Allâh le Sublime avec ces deux paroles d'attestation.
Envois les prières sur le messager صلى الله عليه وسلم, comme celles sur Ibrahim et recherche la protection d'Allâh contre quatre choses : le châtiment du feu, le châtiment de la tombe, les épreuves de la vie et de la mort, et l'épreuve du Dajjal, le Masîh.
Ensuite, avec les salutations finales, souhaite la paix et la sécurité pour les anges et ceux à côté de toi.
Sois reconnaissant envers Allâh pour t'avoir donne le succès et la capacité d'accomplir cette acte d'obéissance.
Remplis ton cœur de crainte et d'humilité car il se peut que tu ais été négligent dans ta prière et crains qu'elle soit ne pas acceptée, que tu ne sois pas plaisant pour un péché que tu as commis et dont le résultat serait que ta prière te soit renvoyée a la figure.
Et avec tout cela, espère qu'Allâh accepte ta prière par Sa Générosité et Sa Bonté. Voici donc l'explication de la prière des khâshi'in, ceux qui sont humbles et soumis dans leurs prières, ceux qui sauvegardent leurs prières, qui sont constant en les accomplissant, ceux qui conversent avec Allâh au point qu'ils sont capables de s'asservir pour Lui.
Que l'adorateur se tourne vers sa prière, qu'il se réjouisse au point que cela devienne facile pour lui et qu'il se sente chagriné d'avoir négligé sa prière, et qu'il s'efforce à trouver un remède à cela.
Quant à la prière de l'inattentif et de l'étourdi, cela est très risqué, à moins qu'Allâh le couvre de Sa Miséricorde et la Miséricorde d'Allâh est vaste et Sa Générosité est abondante.
Nous demandons à Allâh qu'Il nous couvre de Sa Miséricorde et qu'Il répande sur nous Son pardon car il n'y a pour nous d'autre moyen que d'admettre notre incapacité à exécuter Son obéissance.
[1] Sourate An-Nissaa, verset 142
[2] Sourate Al-Furqân, verset 23
[3] Sourate Muhammad, verset 24
Ta'dhîm Qadr is-Salât
Traduit à partir de Spubs.com
✅ Publié par sounna.com
Imam Muhammad ibn Nasr al-Marwazi - الإمام محمد بن نصر المروزي