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Le bon comportement envers les gens

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Le bon comportement envers les gens

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :

 

« Et accorde un comportement aux gens, qui soit d’un bon caractère ».

 

Cela est un droit pour les gens.

 

Faire preuve d’un bon caractère avec les gens consiste à renouer par le salut et la générosité, les invocations pour la personne, et la demande de pardon pour lui, à lui rendre hommage, à le visiter.

 

Cela consiste encore à dépenser biens et autres avantages à celui qui a commis à votre égard une injustice touchant votre sang, vos biens ou votre honneur.

 

Certaines de ces choses constituent des obligations et d’autres des choses recommandées.

 

Quant à la noblesse de caractère qu’Allâh a attribuée à Muhammad (sallallahu ’alayhi wa sallam), elle résume la religion qui représente l’ensemble des ordres divins.

 

C’est ce que Moudjâhid et d’autres ont dit. C’est aussi l’interprétation du Coran comme ’Aïcha l’a dit : « Son comportement était comme le Qor’ân. »  [1]

 

Ce bon comportement revient en réalité à ce qu’Allâh -Ta’âla- aime dans le bien-être pour soi et l’ouverture du cœur.

 

Pour expliquer que tout ce qui précède s’assimile dans la recommandation d’Allâh qui est le terme « la crainte d’Allâh » [Taqwa] qui réunit tout ce qui est ordonné ou recommandé par Allâh, et l’abandon de tout ce qui est interdit ou réprouvé par Lui.

 

Ceci englobe les droits d’Allâh et les droits des humains.

 

Cependant, s’il est explicité précisément le sens de la « Taqwa », c’est parce que ce terme est parfois utilisé pour désigner la crainte du châtiment qui pousse le croyant à s’éloigner des interdits, comme le développe le hadîth de Mou’adh.

 

Le hadîth suivant de Abû Hurayra (radhiallâhu ’anhu) cité et déclaré authentique par at-Tirmidhî : 

 

« On a dit : O messager d’Allâh ! Qu’est -ce qui fera entrer le plus grand nombre de gens au paradis ? - La crainte d’Allâh et le bon caractère, et qu’est-ce qui fera entrer le plus grand nombre de gens en enfer ? - La bouche et le sexe.  » [2]

 

Selon le Sahîh, ’Abdullâh Ibn ’Oumar (radhiallâhu ’anhumâ) a rapporté que le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : 

 

« Les croyants dotés d’une foi la plus parfaite sont ceux qui possèdent le meilleur caractère. » [3]

 

Cela rassemble la perfection de la foi et la bonne morale.

 

Il est bien connu que toute la croyance se réunit dans la crainte d’Allâh.

 

Mais donner ici l’explication exhaustive des fondements de la crainte n’est pas possible, car elle réunit toute la religion.

 

Cependant la principale source du bien réside dans la sincérité de l’adorateur à l’égard de son Seigneur aussi bien dans l’adoration qu’il Lui voue que dans la demande de Son secours [4].

 

Jamais le cœur ne se résignera de l’ensemble des créatures, sauf si Allâh est son Maître dont il n’adore que Lui, qu’il ne cherche assistance qu’auprès de Lui, qu’il ne place sa confiance qu’en Lui, qu’il ne se réjouit que par ce qu’Il aime et agréé Lui, qu’il ne déteste que ce que le Seigneur haït et déteste, qu’il ne s’allie qu’avec celui dont Allâh s’est allié et ne se fasse l’ennemie que de celui dont Allâh s’est fait l’ennemie, qu’il n’aime qu’Allah, qu’il ne haïsse une chose que pour Allâh, qu’il ne donne que pour Allâh et ne retienne [une chose] que pour Allâh.

 

À chaque fois donc que la consécration totale de sa religion à Allâh se fortifiera, son asservissement et sa résignation des créatures se parfera, et de la perfection de son asservissement, Il le déliera de l’orgueil et de l’association [5].

 

Le serviteur doit empêcher son cœur de s’attacher aux créatures pour les avantages qu’elles lui procurent ; il doit cesser d’œuvrer pour elles et se préoccuper de son Seigneur - Ta’âla.

 

Il y parviendra à l’aide de l’invocation chaque fois qu’il éprouve un besoin ou une crainte ou autre chose, et grâce encore à une action conforme à ce qu’Il [Allâh] aime.

 

Il n’est pas possible de décrire ce que peut obtenir celui qui règle sa vie sur ce qui a été dit ci-dessus [6].

 

[1] Rapporté par Muslim

[2] Rapporté par at-Tirmidhî

[3] Rapporté par Ahmad, Abû Dâwoud et at-Tirmidhî

[4] Madjmu’ Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 10/658-659

[5] Madjmu’ Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 10/199

[6] Madjmu’ Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 10/658-659

 

copié de manhalulhaqq.com

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Double face !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Double face !

L'Imâm An-Nawawî  - qu'Allah lui fasse miséricorde - a dit dans Riyâdh As-Sâlihîn :

 

Chapitre : Le dénigrement de l'homme à double face

 

Allah (سُبحَانَهُ وَ تَعَالَى) dit :

 

يَسْتَخْفُونَ مِنَ النَّاسِ وَلَا يَسْتَخْفُونَ مِنَ اللَّهِ وَهُوَ مَعَهُمْ إِذْ يُبَيِّتُونَ مَا لَا يَرْضَى مِنَ الْقَوْلِ وَكَانَ اللَّهُ بِمَا يَعْمَلُونَ مُحِيطًا

« Ils cherchent à se cacher des gens, mais ils ne cherchent pas à se cacher d'Allah. Or, Il est avec eux quand ils tiennent la nuit des paroles qu'Il (Allah) n'agrée pas. Et Allah ne cesse de cerner (par Sa science) ce qu'ils font. » An-Nisâ, v.108

 

Selon Abû Hurayrah -qu'Allah l'agrée-, le Messager d'Allah (صَلَّى اللهُ عَلَيهِ وَ سَلَّم) a dit :

 

«Vous trouverez que les gens ont différentes origines.

Les meilleurs d'entre eux avant l'Islam sont leurs meilleurs après l'Islam, s'ils en connaissent les préceptes.

Vous trouverez que les gens les plus qualifiés pour ces positions sont ceux qui les détestent le plus.

Et vous trouverez que les pires des gens sont ceux à double face.

Ils présentent à celui-ci une face et à celui-là une autre. »

Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. 

 

Muhammad Ibn Zayd rapporte que des gens dirent à son grand-père 'Abdallah Ibn 'Umar -qu'Allah les agrée- :

 

« Quand nous entrons auprès des gouvernants nous leur disons le contraire de ce que nous disons une fois sortis de chez eux. ». 

 Il leur dit : « Au temps du Messager d'Allah, nous considérions cela comme de l'hypocrisie ».

Rapporté par Al-Bukhâri.

 

Shaikh Ibn 'Uthaymîn - qu'Allah lui fasse miséricorde - a dit en commentaire de ce chapitre :

 

« L'auteur a cité dans son livre le chapitre du dénigrement de l'homme à double face.

L'homme à double face est celui qui présente à celui-ci une certaine face et à celui-là une autre, comme le font les hypocrites (Al-Munâfiqûn).

  

وَإِذَا لَقُوا الَّذِينَ آَمَنُوا قَالُوا آَمَنَّا وَإِذَا خَلَوْا إِلَى شَيَاطِينِهِمْ قَالُوا إِنَّا مَعَكُمْ إِنَّمَا نَحْنُ مُسْتَهْزِئُونَ

« Quand ils rencontrent ceux qui ont cru, ils disent: ‹Nous croyons›; mais quand ils se trouvent seuls avec leurs diables, ils disent: ‹Nous sommes avec vous; en effet, nous ne faisions que nous moquer (d'eux)›. » Al-Baqarah,v.14

 

Cela se trouve chez beaucoup de personnes - qu'Allah nous  en préserve - et c'est une des branches de l'hypocrisie (Nifâq).

 

Tu vois quelqu'un se présenter à toi en te flattant et en faisant tes éloges, peut-être même exagère-t-il dans ces éloges, mais s'il n'est plus avec toi il te dénigre, te diffame, t'injurie et cite ce qui n'est pas en toi.

 

Ceci est - qu'Allah nous  en préserve - conforme à la parole du Prophète (صَلَّى اللهُ عَلَيهِ وَ سَلَّم) : 

 

« Et vous trouverez que les pires des gens sont ceux à double face. Ils présentent à celui-ci une face et à celui-là une autre. » 

[Al-Bukhârî et Muslim]

 

Ceci fait partie des péchés majeurs car le Prophète (صَلَّى اللهُ عَلَيهِ وَ سَلَّم) a décrit son auteur comme faisant partie des pires des gens.

 

Il est obligatoire que la personne soit véridique, qu'elle ne dise que ce qu'il y a dans son cœur.

 

Si c'est du bien, nous la louons pour cela, et si c'est autre chose, nous l'orientons au bien.

 

Quant au fait de présenter à celui-ci une certaine face et à celui-là une autre, que ce soit dans ce qui se rattache à ses adorations en faisant paraitre qu'il est un dévot, croyant, pieux, alors qu'il est le contraire, ou ce qui se rattache aux relations avec un autre en faisant paraitre qu'il est pour lui un bon conseilleur, fait son éloge et le complimente, puis s'il n'est plus avec lui il le dénigre, cela n'est pas permis.

 

Puis, l'auteur [l'Imâm An-Nawawî] - qu'Allah lui fasse miséricorde - a cité le noble verset :

 

يَسْتَخْفُونَ مِنَ النَّاسِ وَلَا يَسْتَخْفُونَ مِنَ اللَّهِ وَهُوَ مَعَهُمْ إِذْ يُبَيِّتُونَ مَا لَا يَرْضَى مِنَ الْقَوْلِ وَكَانَ اللَّهُ بِمَا يَعْمَلُونَ مُحِيطًا

« Ils cherchent à se cacher des gens, mais ils ne cherchent pas à se cacher d'Allah. Or, Il est avec eux quand ils tiennent la nuit des paroles qu'Il (Allah) n'agrée pas. Et Allah ne cesse de cerner (par Sa science) ce qu'ils font. » An-Nisâ, v.108

 

Ce verset est descendu au sujet de gens qui cherchaient à cacher ce qu'ils ne voulaient pas laisser apparaitre.

 

Ils disaient aux autres ce qu'il n'y avait pas dans leur cœur.

 

Et dès qu'ils se retrouvaient seuls entre eux dans la nuit, ils laissaient apparaitre ce qu'il y avait vraiment en eux, c'est-à-dire ce qu'ils dissimulaient auparavant aux gens - qu'Allah nous  en préserve -.

 

C'est ainsi qu'Allah (سُبحَانَهُ وَ تَعَالَى) a dit : 

 

يَسْتَخْفُونَ مِنَ النَّاسِ وَلَا يَسْتَخْفُونَ مِنَ اللَّهِ وَهُوَ مَعَهُمْ إِذْ يُبَيِّتُونَ مَا لَا يَرْضَى مِنَ الْقَوْلِ وَكَانَ اللَّهُ بِمَا يَعْمَلُونَ مُحِيطًا

« Ils cherchent à se cacher des gens, mais ils ne cherchent pas à se cacher d'Allah. Or, Il est avec eux quand ils tiennent la nuit des paroles qu'Il (Allah) n'agrée pas. Et Allah ne cesse de cerner (par Sa science) ce qu'ils font. »

 

Il en est de même pour celui qui se cache pour commettre une désobéissance par honte et gêne des gens.

 

Mais devant Allah, il n'a pas honte et n'éprouve point de gêne - qu'Allah nous  en préserve -.

 

Ce comportement entre dans le sens du noble verset.

 

Quant à celui qui commet un péché, mais qui regrette et se repent, il ne lui est pas permis de relater aux gens ce qu'il a fait.

 

En effet, le Prophète (صَلَّى اللهُ عَلَيهِ وَ سَلَّم) a dit : 

 

« Tous les membres de ma communauté seront pardonnés sauf les divulgateurs (Mujâhirûn) » 

[Al-Bukhârî et Muslim]. 

 

Et le divulgateur (Mujâhir) est celui qui, s'il commet une désobéissance, la divulgue. 

 

Il est obligatoire que la personne soit claire, tant en apparence que dans son for intérieur.

 

Si elle est claire et qu'elle est sur le bien, les gens de bien vont l'affermir sur cette voie et il persévérera dessus.

 

Mais s'il en est autrement, ils lui montreront le mal dans lequel il se trouve jusqu'à ce qu'il s'en abstienne.

 

Nous demandons à Allah (سُبحَانَهُ وَ تَعَالَى) de rendre notre aspect interne meilleur que ne l'est notre aspect externe et de nous accorder ainsi qu'à vous la réussite dans tout ce qu'Il aime et agrée, Il est certes capable de toute chose.

 

L'explication de Riyâdh As-Sâlihîn faite chapitre 259. vol.2, p.1617-1618.

Traduit par Samir Abû Bilâl Al-Jazâ-irî.

Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les causes permettant à l'individu de rester ferme (audio-vidéo)

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Les causes permettant à l'individu de rester ferme (audio-vidéo)

Question :

 

Qu'Allah soit bienfaisant envers vous !

 

Une personne demande : Quelles sont les principales causes qui permettent à l'individu de rester ferme dans sa religion ?

 

Qu'Allah vous récompense.

 

Réponse :

  
Les principales causes sont :
 
At-Tawfîq [La réussite] d'Allah ; et cela avant toutes choses.
 
Et ensuite la mise en pratique des causes par le serviteur :
 
qu'il apprenne les questions relatives à sa religion jusqu'à les comprendre.
 
qu'il invoque Allah pour qu'Il le raffermisse et qu'il multiplie les invocations.
 
qu'il s'éloigne des gens mauvais, des gens de tentation, des gens de corruption, des gens remplis de doutes et d'ambiguïtés.
Il s'écarte d'eux et ne les fréquente pas.
Et ceci, sont des causes pour rester ferme avec la Permission d'Allah.
 
qu'il côtoie les gens vertueux et les gens de science.
 
Na'am...

 

Source saif.af.org.sa
 Publié par sounnah-publication

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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«Soyez les sources de la science, les lanternes de la nuit...»

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«Soyez les sources de la science, les lanternes de la nuit...»

‘Ali ibn Abi Talib a dit :

 

«Soyez les sources de la science, les lanternes de la nuit, habillez-vous de vêtements usés et ayez des coeurs neufs ;

 

Vous serez reconnus par ces choses dans le monde des cieux, et vous serez mentionnés par ceux-là sur terre!»

 

[cité par Ibn Al-Jawzi dans Sifatu Safwa]

copié de citationssalafssalih.com

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L’avis de l’islam sur l’envie

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L’avis de l’islam sur l’envie

Question :

 

Quel est l’avis de la religion à propos de l’envie, et quand est-ce qu’elle est bénéfique, en citant la preuve si possible ?

Qu’Allah vous récompense !

 

Réponse :

 

L’envie fait partie des plus grands péchés, et il n’est nullement permis d’envier son frère.

L’envie représente le fait de détester les bienfaits qu’Allah accorde à Ses serviteurs.

 

C’est par exemple dans le cas où une personne détesterait qu’Allah accorde à untel de la science, de l’argent, des enfants, etc.

Il n’est pas nécessaire de souhaiter la disparition du bienfait d’Allah comme cela est connu chez beaucoup de savants qui disent : l’envie est le souhait de voir le bienfait disparaître chez la personne que l’on envie.

 

Ceci n’est pas vrai, car est le simple fait de détester ce qu’Allah ait accordé des bienfaitsà Ses serviteurs est considéré comme de l’envie.

 

Allah le Tout-Puissant a dit (traduction rapprochée) :

 

« Envient-ils aux gens ce qu’Allah leur a donné de par Sa grâce ? Or, nous avons donné à la famille d’Abraham le Livre et la sagesse ; et nous leur avons donné un immense royaume. Certains d’entre eux ont cru en lui, d’autres s’en sont écartés… » (1)

 

Il n’est donc pas permis au musulman d’envier son frère.

 

Quant à la question : quand est-ce qu’elle est permise ? Il n’y a pas d’envie autorisée.

 

La personne qui pose la question semble vouloir parler du hadith du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :

 

« Il n’est permis d’envier que deux (genre d’) hommes… » (2)

 

Les savants ont précisé ici que cette envie est appelée Ghibta (3) .

 

Par conséquent, le hadith signifie que personne ne doit envier son frère pour les choses de la vie d’ici-bas, que dans le cas où on envie une personne sans la jalouser pour une science qu’Allah lui a accordée ou pour de l’argent qu’Allah lui a donné dont il bénéficie et fait profiter les gens.

 

(1) Les Femmes, v. 54.

(2) Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de la foi (n°73) et Muslim, chapitre de la prière des voyageurs (n°816) d’Ibn MassCûdet d’autres voies.

(3) Al-Ghibta est le fait de souhaiter avoir le même bienfait qu’une personne sans détester qu’elle l’ait.

 

Fatawas des savants du balad el haram page 1644

copié de fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Maudire est un péché majeur

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Maudire est un péché majeur

De plus en plus nous voyons les gens maudire pour des raisons banales, ces injures sont adressées à une personne à ses parents ou à ses proches.

 

Nous prions votre éminence de bien vouloir nous montrer sa gravité pour la foi du musulman
I. S. - le Riyad

 

Réponse :

 

Maudire un musulman sans raison est l'un des péchés majeurs et une félonie flagrante.

 

Et le péché est plus grave lorsque l'on maudit les parents, et ce, d'après le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), qui dit Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), qui a dit :  

 

"Maudire un croyant est pareil à le tuer."

Approuvé par Al-Boukhârî et Mouslim.

 

Il (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a aussi dit:  

 

"Au Jour de la Résurrection, ceux qui maudissent souvent ne seront ni témoins ni intercesseurs."

Rapporté par Mouslim dans son Sahîh.

 

Il (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit:  

 

"Injurier un musulman est une perversité, et le combattre tient de l'incrédulité"

Approuvé par Al-Boukhârî et Mouslim.

 

Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit à ses compagnons:

 

" - "Voulez-vous que je vous informe des plus graves des péchés capitaux?".

- "Oui, bien sûr, ô Messager d'Allah", répondirent-ils.

Il dit: "L'association à Allah, l'ingratitude envers ses parents et le faux témoignage et les paroles mensongères". "

Approuvé par Al-Boukhârî et Mouslim.

 

Maudire les parents fait sans aucun doute partie des pires ingratitudes.

 

Les musulmans en général, les enfants et leurs parents doivent impérativement prendre garde de ces crimes, d'en purifier leurs langues et de se méfier de la colère d'Allah et de son châtiment, et de veiller à pérenniser les liens amicaux et fraternelles entre le musulman et ses frères, entre le fils et ses parents.
 

Qu'Allah accorde le succès à tous les musulmans.

 

(Numéro de la partie: 7, Numéro de la page: 144)
copié de alifta.net

 

اللعن كبيرة
نرى بصورة كبيرة انتشار اللعن لأتفه الأسباب بين كثير من الناس، كلعن الشخص المعين، ولعن الوالدين والأقارب.. نرجو من سماحتكم بيان خطر ذلك على دين المسلم..؟
إ. س - الرياض

الجواب: لعن المسلم بغير حق من كبائر الذنوب ومن المعاصي الظاهرة، وإذا كان اللعن للوالدين صار الإِثم أكبر وأعظم لما ثبت عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال:  لعن المؤمن كقتله  متفق على صحته
وقال عليه الصلاة والسلام:  إن اللَّعانين لا يكونون شهداء ولا شفعاء يوم القيامة  رواه مسلم في صحيحه .. وقال عليه الصلاة والسلام:  سباب المسلم فسوق وقتاله كفر  متفق عليه .. وقال صلى الله عليه وسلم لأصحابه:  ألا أُنبئكم بأكبر الكبائر قالوا: بلى يا رسول الله.. فقال: الإِشراك بالله وعقوق الوالدين وقول الزور أو قال: وشهادة الزور  متفق على صحته ولا شك أن لعن الوالدين من أقبح العقوق، فالواجب على المسلمين عمومًا وعلى الأولاد خصوصًا مع والديهم الحذر من هذه الجريمة وتطهر ألسنتهم منها حذرًا من غضب الله وعقابه، وحرصًا على بقاء المودَّة والأخوة بين المسلم وإخوانه وبين الولد ووالديه
نسأل الله أن يوفق المسلمين لكل خير

(الجزء رقم : 7، الصفحة رقم: 144)

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Elle a maudit son enfant... Que doit-elle faire ?

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Elle a maudit son enfant... Que doit-elle faire ?

Question 112 :

 

Mon enfant qui est âgé de cinq ans m 'exaspère très souvent, ce qui m 'a poussé un jour à le maudire.

Par la suite j'ai regretté profondément mon acte et demandé à Allah de me pardonner.

Que dois-je faire ?

Dois-je jeûner ou faire l'aumône ?

Ou bien le fait d'implorer le pardon divin est-il suffirait ?

 

Réponse :

 

Il n'est pas permis de maudire nommément un être, qu'il s'agisse d'un homme ou d'un animal, et à fortiori si c'est l'un de ses propres enfants, de ses frères ou des membres de sa famille.

 

Cette malédiction constitue une rupture des liens de parenté et une ingratitude.

 

Il incombe à l'auteur d'un tel acte de se repentir et quiconque se repent, Allah accepte son repentir.

 

Qu'Allah nous accorde la réussite.

 

Fatawa Manaril Islam : (1/26) 

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Regarder dans la maison d'autrui

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Regarder dans la maison d'autrui

D’après Sahl ibn Sa`d As-Sa`idî (qu'Allah soit satisfait de lui) :

 

"Un homme regarda (en cachette) à travers une fente qui se trouvait dans la porte de l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه وسلم, au moment où l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه وسلم se frottait la tête avec un bâton (sous forme d'un peigne en bois).

 

Quand l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه وسلم le vit, il lui dit :

"Si je savais que tu me regardais, je t'aurais enfoncé ce bâton dans l'oeil".

 

L'Envoyé d'Allah صلى الله عليه وسلم ajouta :

"L'autorisation n'a été imposée que dans le but de ne plus regarder (à l’improviste dans la maison d'autrui)". 

 

Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 4013 

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Bonnes manières en présence d'autrui

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Bonnes manières en présence d'autrui

Il est détestable que deux personnes s'entretiennent en aparté alors qu'une troisième se trouve en leur présence.

 

Cela est également le cas lorsque les personnes qui s'entretiennent en aparté sont plus de trois, cela est encore plus vrai en voyage. 

 

Mettre des cloches ou des nerfs au cou des chevaux lors des voyages est détestable.

 

Kitâb Al-Jâmi dernier chapitre de Al-Kâfî fî fiqh ahl al-madîna

Le guide des bonnes manières Islamiques

 

Imam ibn 'Abd Al-Barr - الإمام ابن عبد البرّ

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S'asseoir en société

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S'asseoir en société

En société,

 

 Lorsqu'une personne entre dans un lieu où les gens sont assis, elle doit prendre la première place vacante, sans séparer entre deux personnes assises l'une à côté de l'autre, ou entre un père et son fils ou deux frères, à moins qu'ils ne lui ménagent la place pour s'asseoir.

 

 Il est apprécié de ménager une place lorsque les gens sont assis ensemble.

 

 Se contenter d'une place de moindre valeur est une marque de modestie.

 

 Le premier arrivé à un endroit est celui qui mérite le plus tant qu'il ne l'a pas quitté sans avoir l'intention d'y revenir.

 

Kitâb Al-Jâmi dernier chapitre de Al-Kâfî fî fiqh ahl al-madîna

Le guide des bonnes manières Islamiques

 Publié par 3ilmchar3i.net

Imam ibn 'Abd Al-Barr - الإمام ابن عبد البرّ

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Allah n’a pas honte de la vérité

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Allah n’a pas honte de la vérité

Louange à Allah.

 

Nous Le louons et nous Lui demandons pardon et nous cherchons refuge auprès d’Allah contre nous-même et contre nos mauvaises actions.

 

Celui qu’Allah guide il ne sera point perdu, et celui qu’Allah égare il ne sera point guidé.

 

Et  je témoigne que Le Seul qui mérite l’adoration est Allah et que Mouhammad est Son serviteur et Son messager.

 

La plus véridique des paroles est celle d’Allah et la meilleure des voies est celle du Prophète صلى الله عليه وسلم et la plus mauvaise des choses est la nouveauté (en religion) et toute nouveauté (en religion) est une innovation (Bid’a) et toute innovation est égarement et tout égarement est au feu.

 

Un jour Ommou Soulaïm -Qu'Allah l'agrée- , la femme de abou Talha, est venue interroger le Prophète صلى الله عليه وسلم sujet d’une chose qui avait un lien avec les parties intimes de la femme et dont elle aurait pu avoir honte de parler, par conséquent avant de poser sa question elle fit une petite introduction et dit :          

 

« Ô envoyé d’Allah, Allah n’a pas honte [1] de la vérité…

 

Puis elle poursuivit en lui adressant sa question, d’ailleurs ce Hadith est rapporté par al Boukhari dans son chapitre intitulé « Livre des comportements »

 

Et Mouslim rapporte dans son chapitre « Livre des menstrues » le Hadith suivant : ‘Aïcha -Qu'Allah l'agrée-  a dit :

 

« Quelles excellentes femmes ! Etaient les femmes des Ansars, La pudeur ne les a pas empêché de s’informer sur leur religion ».

 

En effet il n’est pas permis à une personne que la pudeur l’empêche de poser des questions concernant sa religion, notamment dans les domaines qu’il incombe aux musulmans de connaître comme tout ce qui concerne la purification.

 

Et le fait de délaisser ce genre de questions qui sont nécessaires, ce n’est pas de la pudeur, bien au contraire c’est une défaillance et une stupidité.

 

Cette « pudeur » qui t’empêche de poser des questions est une pudeur blâmable (Madhmoume), et il ne convient pas non plus de la nommer « Pudeur », nous dirons plutôt que c’est une fausse pudeur voir de la lâcheté et ceci provient de Chaïtan…

 

…Alors informe-toi sur ta religion et n’est pas honte !

 

[1] Cheikh ibn Baz a dit dans les annotations de Fath al Bari (Vol.1 P.389) :

"Ce qui est juste, c'est qu’il n’y a pas lieu de donner une explication quelconque car Allah est caractérisé par la Pudeur qui Lui convient. 

Ses créatures ne Lui ressemblent en rien dans ce caractère et ni dans aucun de Ses caractères. 

Allah est caractérisé par ceci (la pudeur) dans beaucoup de textes, il incombe donc de l’admettre de la manière qui convient à Allah, et voilà la parole d’Ahl as-Sounnah wal Jama’a dans tous les caractères mentionnés dans le Coran et la Sounnah authentique et tel est le chemin de la réussite.

Alors sois attentif !

Et prends garde !

Et Allah est plus Savant.

Et ceux qui le mentionnent en définissant la pudeur et en prétendant qu’il est impossible de l’attribuer à Allah, et bien ceci revient à faire ressembler Le Créateur aux créatures.

En somme, le fait d’admettre un caractère et de l’attribuer à Allah doit être une admission parfaite, exempte de toute ressemblance, et ce, à tous les niveaux."

Explication de Ryad as Salihine de Cheikh ‘Otheïmine, chapitre : « Les mérites de la Pudeur » 

Tayssir al ‘allam explication de ‘Oumadatoul Ahkam de Cheikh Âl Bassam

 Publié par al.baida.online.fr

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Cheikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm - الشيخ عبد الله البسام

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Le bien-être du coeur et sa rectitude

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le bien-être du coeur et sa rectitude

Sache que le bien-être du cœur et sa rectitude dans son cheminement vers Allâh dépendent de son recueillement et de sa concentration sur la voie d’Allâh.

 

En revanche, sans le retour sincère vers Allâh – Ta’âla, le cœur demeure éparpillé.

 

Et les dépassements des mesures [ou des limites permises], des boissons, des fréquentations, du sommeil et de la parole aggravent son éparpillement, lui barrent le chemin vers Allâh – Ta’âla - et l’affaiblissent.

 

En tenant compte de ses finalités, la sagesse du Puissant-Miséricordieux a voulu qu’Il institue à Ses serviteurs le jeûne afin de faire disparaître [du corps] l’excédent de nourriture et de boisson et de vider le cœur des mélanges des désirs lascifs qui l’empêchent de cheminer vers Allâh.

 

Il – Ta’âla – a tenu compte dans la prescription du jeûne, de l’intérêt de Ses serviteurs de manière à ce qu’ils en profitent dans leur vie présente et dans leur vie future sans les nuire.

 

Concernant l’excès de la parole, Allâh a prescrit aux serviteurs d’empêcher leur langue de dire des choses qui ne leur profitent pas dans l’au-delà.

 

Pour ce qui est de l’excès du sommeil, Il leur prescrit la prière de la nuit.

 

Il s’agit d’une veillée pieuse parfaite et dont les effets sont bons, à savoir une veillée de moyenne durée, utile au cœur et au corps et qui ne les gêne pas dans leurs intérêts.

 

Or, l’exercice des maîtres ascètes est orienté sur ces quatre éléments, et le plus heureux d’entre eux est celui qui a cheminé dans ce domaine sur la voie tracée par Muhammad (sallallahu ‘alayhi Wa sallam), sans dévier du côté des rigoristes ni de ceux des laxistes.

 

Zâd ul-Mi’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd p.203

 Publié par manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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La patience est de 3 sortes, et celle de Yûssuf était la plus parfaite

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La patience est de 3 sortes, et celle de Yûssuf était la plus parfaite

Etymologiquement : « as-Sabr » signifie la retenue et l’abstention. 

 
[Exemple] Il a combattu untel avec patience, quand il y a abstention et retenue. 
 
Tel que dans la parole d’Allâh - Ta’âla (traduction rapprochée) :
 
« Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. » [Coran, 18/28]
 
Ce qui veut dire : Retiens ton âme avec eux.
 
La patience : Consiste à retenir l’âme de l’impatience et du mécontentement, à retenir la langue de la plainte et l’abstention des membres à la confusion.
 
Ainsi la patience est de trois sortes :
 

- Une patience dans l’obéissance à Allâh

- Une patiente dans le fait de ne pas désobéir à Allâh

- Une patience dans les épreuves d’Allâh


Les deux premières [patiences] sont :

 

- Une patience qui est liée à l’acquisition [de l’adorateur]
- Une patience qui ne comporte aucune acquisition de sa part

 

J’ai entendu SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (Qadassa Allâh roûhahu) [Qu’Allâh sanctifie son âme] dire :

 

« La patience de Yûssuf qui a consisté à résister à la maniabilité de la femme de al-‘Azîz, fût plus parfaite que sa patience lorsque ses frères l’ont jeté dans le puits, l’ont vendu et l’ont séparé de son père, car dans ce dernier cas, il s’agit de choses qu’il a subies sans possibilité de choix de sa part ni acquisition.
 

Ce sont des choses où l’adorateur n’a d’autre solution que la patience.
 

Quant à son attitude à résister à la désobéissance, c’est une patience allouée avec un consentement et un combat de l’âme.
 

D’autant plus qu’il y a des circonstances fortifiant les raisons d’une possible acceptation de ces invitations [de la femme].
 

Certes [Yûssuf] était jeune, l’appel [de cette femme] à son égard étant fort.
 

De plus, il était célibataire sans autre compensation pouvant repousser son désir.
 

Il était étranger, et l’étranger est moins pudique dans un pays étranger que dans son propre pays, parmi ses compagnons, ses connaissances et sa famille.
 

Il était esclave, et l’esclave ne possède pas la retenue que détient l’homme libre.
 

Mais encore, la femme était belle et d’une haute lignée.
 

Elle était la maîtresse de sa demeure [et son époux] surveillant toutes choses, était absent.
 

De même, c’est elle qu’il l’a invité en le menaçant d’une dure menace.
 

Malgré tout cela, il a refusé de faire quoique ce soit en acceptant la prison et l’humiliation, tout cela par préférence d’une patience allouée et pour une récompense auprès d’Allâh.
 

Et cela est bien différent de la patience endurée dans le puits alors qu’il n’avait pas le choix. »

 

Et il [Ibn Taymiyyah] a aussi dit :

 

« La patience dans l’acquittement des actes d’obéissance est plus parfaite et meilleure que la patience dans le fait d’éviter les interdictions.

 

Certes, l’utilité qu’il a dans les actes d’obéissance est plus aimée par le Législateur que l’utilité dans l’abandon des interdictions.

 

De même que le méfait dans le peu d’obéissance [à Allâh] met en colère et rend détestable cela [à Allâh] que le méfait du péché en lui-même. »

 

Et [Ibn Taymiyyah] a laissé une œuvre où il traite de vingt aspects sur la question.

Mais il n’y a pas lieu de les rappeler.

Le but visé sur cela est la parole sur la « patience », sa réalité, ses degrés et de ses vertus.

Et c’est Allâh qui accorde la réussite. 

Madâradj as-Sâlikîn bayna Manâzil Iyâka na’budu wa Iyâka nassta’în - 2/426-428

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Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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