Qu'ALlâh vous rétribue en bien, Sa'id Az-Zahranî de Djeddah demande :
Qu'est-ce que l'ostentation [الرياء- ar-riyya] ?
Car certes il m'arrive d'avoir peur que parmi les actions que je fais, qui sont de bonnes oeuvres, Qu'elles soient ostentatoires, et quelles sont vos recommandations ?
Réponse :
Si tu aimes que les gens fassent tes éloges à propos des bonnes oeuvres alors c'est cela l'ostentation visuelle (الرياء - ar-riyya) ou bien que tu fasses paraître tes oeuvres devant les gens pour que tu en récoltes les éloges, c'est cela Ar-Riyya.
Ar-Riyya est dans l'aspect visuel tandis que As-Soum'a est lié à l'aspect auditif parmi les paroles ; comme par exemple le fait que tu récites [fort], afin d'attirer l'attention des gens [qu'ils t'entendent] et ensuite qu'ils fassent tes éloges, le fait que tu récites mieux [le Qor'ân, comme embellir sa voix etc] afin que les gens t'écoutent ou qu'ils fassent tes éloges, cela est As-Soum'a.
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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
-L’imâm des gens de la Sounnah de son époque - Abî Muhammad Hassan al-Barbahârî (rahimahullâh) - a dit :
« Discuter, s’accrocher [dans les discussions], polémiquer et débattre sont des innovations qui mettent des doutes dans le cœur, quand même la personne [qui s’y donne] est de ceux de la vérité et de la Sounnah. »
-Dans le commentaire de cette parole, SHeikh Sâlih al-Fawzân (qu’Allâh le préserve) a dit :
« Les polémiques, conjectures et débats (aveugles) sont, quelques soient leurs formes, des innovations.
Et la raison de cela est le suivi des passions.
Quant à celui qui met ses passions dans ce que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a apporté, il n’aura point - sans aucun doute - avec lui de polémique, conjecture et autres. »[1]
-Allâh – Ta’âla – dit (traduction rapprochée) :
« Ô vous qui avez cru ! Évitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n’espionnez pas » [2]
Ibn Kathîr (rahimahullâh) a dit de ce verset, qu’Allâh – Ta’âla – a interdit à son adorateur de trop conjecturer sur autrui, d’avoir des soupçons, des suspicions sur la famille, les proches et les gens, car cela constitue en soi un péché.
-‘Oumar Ibn Khattâb (radhiallâhu ‘anhu) a dit :
« Ne porte pas de mauvais soupçon sur les mots qui sortent de la bouche de ton frère musulman, et n’y voit que du bien.
Et tu trouveras ainsi en lui le bien qu’il porte. »
-Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :
« Ô vous qui croyez avec vos langues sans que la foi ne pénètre votre coeur, ne médisez pas des musulmans et ne recherchez pas leurs points faibles.
Celui qui recherche les points faibles des musulmans, Allâh fera courir un tapage autour de lui, même si ce dernier s’en défend. » [3]
-L’imâm al-Baghawî (rahimahullâh) a rapporté que Soufyân ath-Thawrî a dit :
« Le mauvais soupçon est de deux sortes :
le premier est un péché, qui est lorsque la personne a un mauvais soupçon et en parle.
Et le second n’est pas un péché, qui est quand la personne a un mauvais soupçon et le garde pour elle.»[4]
Dans le même sens, et toujours à travers les exemples de cette communauté parmi les compagnons et les anciens pieux prédécesseurs, nous avons des récits extraordinaires qui remettent les choses à leur place dans le comportement que le musulman se doit d’avoir avec son frère, et de quelle manière il se doit d’agir avec les gens ainsi qu’avec les savants.
-Le sage de cette communauté – Abû Dardâ (radhiallâhu ‘anhu) – a dit :
« Certes, nous sourions à des gens que nos cœurs maudissaient. »
Et il dit dans une autre parole :
« Si ton frère change et dévie, ne l’abandonne pas pour cela, car si ton frère dévie une fois, une autre fois il se tient sur la voie droite. »
Ibn al-Djawzî (rahimahullâh) a dit sur ces magnifiques paroles :
« Ceci était la doctrine de ‘Oumar Ibn al-Khattâb, de an-Nakha’î et d’un groupe de personnes, ils ne rompaient pas les liens avec la personne en raison d’un péché qu’elle commettait. »
-Abû Dardâ disait encore :
« Ne parlez pas de l’erreur du savant, car il commet une erreur puis il l’abandonne. »
-Abû Dardâ passa près d’un homme qui avait commis un péché et que les gens insultaient.
Il dit alors : « si vous le voyiez dans un puit, ne l’en sortiriez-vous pas ? »
Ils répondirent : « Certainement ! »
Il dit alors : « Alors n’insultez pas votre frère et louez Allâh qui vous a protégés. »
On lui demanda : « Ne le hais-tu pas ? »
Abû Dardâ de répondre : « C’est son acte certes que je hais, et s’il l’abandonne, il est mon frère. »[5]
[1] Kitâb « Charh us-Sounnah » du SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.74 [2] Coran, 49/12 [3] Hadîth rapporté par Abû Dâwoud et at-Tirmidhî – et authentifié par SHeikh al-Albânî. Voir « Tafsîr al-Qor’ân al-’Adhîm » de Ibn Kathîr, 7/378 [4] Tafsîr al-Baghawî Ma’âlam al-Tanzîl, p.1223 [5] Kitâb « Sifat us-Safwa » de Ibn al-Djawzî, 1/298
L’imam Ahmad ibn Muhammad ibn Hanbal رحمه الله dit :
"Il ne doit ni disputer, ni ouvrir des débats avec quiconque, il ne doit pas apprendre les débats.
Car discuter à propos du Destin, de la vision, du Coran et le reste des sunnas est détestable et prohibé.
Celui qui le fait, même si sa parole coïncide avec la Sunna n’est pas du nombre des partisans de la Sunna jusqu’à ce qu’il délaisse les débats, se soumette et ait foi aux textes.»
Oussoul as Sounnah
لا يُخَاصِمَ أَحَداً ولا يُنَاظِرَهُ،ولا يَتَعَلَّمُ الجِدَالَ
● "Il ne doit ni disputer, ni ouvrir des débats avec quiconque, il ne doit pas apprendre les débats."
Il est conseillé de délaisser les débats, car discuter à propos du destin, de la vision, du Coran et le reste des sunnas est détestable et prohibé.
Des hadiths relatifs à l’interdiction des débats et des disputes ont été rapportés.
● "Car discuter à propos du Destin, de la vision, du Coran et le reste des sunnas est détestable et prohibé."
Un jour, le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم sortit de son domicile et trouva des gens en train de discuter au sujet du Destin :
"Il se mit en colère au point ou ce fut comme si des graines de grenadier s’étaient pressées sur son visage, puis il dit صلى الله عليه وسلم :
Désirez-vous semer la contradiction dans le Livre d’Allâh ?"
As sunan d’Ibn Majah numéro 85 et authentifié par al Albanî
Il réprimanda sévèrement cet acte, ce qui justifie l’interdiction d’ouvrir des débats ayant trait au Destin et au reste des choses du Dogme.
● "Celui qui le fait, même si sa parole coïncide avec la Sunna n’est pas du nombre des partisans de la Sunna"
L’imam Ahmad رحمه الله est rigoureux au sujet des débats.
Pour sa part, celui qui affirme qu’il ne peut parvenir à la Sunna que par le débat se trompe.
Dans tous les cas, ce propos ne peut être considéré de manière absolue.
Car Allâh nous a permis de discuter de la meilleure façon.
Si la discussion remplit ses conditions et que celui qui discute désire la vérité et non la diffamation, l’orgueil et l’obstination, explique-lui de la meilleure façon.
En revanche, s’il tend vers la colère, la querelle et l’arrogance, laisse-le !
Certains Khawârij venaient proposer un débat au Cheikh Ibn Bâz رحمه الله, mais il refusait.
Des Rawâfid venaient en faire autant, mais il refusait.
● "Jusqu’à ce qu’il délaisse la discussion, se soumette et ait foi aux textes"
C’est ce qui est obligatoire.
Tu crois aux textes, tu les transmets aux gens et les leur expliques s’ils ont des difficultés à les comprendre.
Lorsque tu vois quelqu’un discuter de la meilleure façon, explique-lui s’il a une confusion, dissipe-la-lui avec douceur, sagesse et bonne exhortation.
Mais s’il désire la dispute, ne discute pas avec lui !
Ce dernier ne recherche pas la vérité, tu n’obtiendras pas de résultat avec lui.
Explication des fondements de la Sunna de l’imam Ahmad page 39/40 - شرح أصول السنة
Ibn Mas'ud رضي الله عنه rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Voulez vous que je vous renseigne sur Al-'Adh-h?
Il s'agit du colportage, (ou en d'autres termes) propager des propos entre les gens."
Rapporté par Muslim.
Al-'Adh-h dans la langue arabe désigne plusieurs choses, dont la sorcellerie.
La ressemblance entre le colportage et la sorcellerie vient du fait que l'influence de la sorcellerie- engendrant la séparation de deux êtres aimés ou la réconciliation de deux êtres séparés - est une influence sur les coeurs.
C'est donc une influence imperceptible et c'est exactement le rôle du colporteur qui sépare les êtres aimés en citant certains propos à l'un, et d'autres propos, à l'autre.
Al Boukhârî et Muslim rapporte d'après Ibn 'Umar رضي الله عنه que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Certains discours sont d'une éloquence tenant de la sorcellerie."
On dit de certaines formes d'éloquences, qu'elles tiennent de la sorcellerie.
L'éloquence désignée ici est celle qui exprime ce qu'il y a dans l'âme au moyen de propos éloquents et clairs qui envoûtent l'ouïe et le coeur et les ensorcellent jusqu'à même inverser le vrai et le faux...
D'ailleurs, l'avis des savants le plus correct est que ce hadith blâme l'éloquence et n'en fait pas l'éloge.
C'est pourquoi le Cheikh l'a cité dans ce chapitre qui mentionne différentes choses interdites.
"Le comble des Souhaits - commentaire du livre de l'unicité" - Chapitre 24 - P. 172-173
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غاية المريد من شرح كتاب التوحيد
باب (25): در مورد برخي از انواع سحر و جادو
Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh -الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ
Les savants ont divergé concernant la médisance : Est-ce un péché capital ou non ?
Al-Qurtubi est d'avis qu'il y a unanimité des savants concernant le caractère capital du péché de médisance.
Mais cette prétendue unanimité est fausse, car al-Hafifh Ibn Hajar a rapporté que l'auteur d'Ar-Rawdah et Ar-Râf'î sont d'avis que la médisance n'est qu'un péché mineur.
Cependant, les preuves indiquent que la médisance est un grand péché.
En effet Abû Dawûd rapporte dans ses sunans d'après Sa'îd ibn Zayd que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"La pire des transactions usuraires est de porter atteinte à l'honneur d'un musulman injustement"
Hadith authentique, voir as-sahih al-musnad 1/313
Abu Dawud rapporte aussi dans ses Sunans d'après Anas que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Lors de mon ascencion nocturne, je vis des gens aux ongles de cuivre avec lesquels ils se déchiraient le visage et la poitrine.
Je demandai: "Qui sont ces gens Ô Jibril ?"
Il me répondit : "Ce sont ceux qui mangeaient la chaire des gens et portent atteinte à leur honneur."
"Et ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimeraient-ils manger la chair de son frère mort ? (Non !) vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux." (Sourate al-Hujurât Verset 12)
Pour plus de détails, voir fath al-Bari (10/470), ainsi que Subul As-Salâm (1583).
La médisance n'est-elle considérée comme telle qu'en l'absence de la personne décrite ?
Le sens apparent du hadith :
"C'est le fait de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas." englobe aussi le fait de médire de lui en son absence, qu'en sa présence.
Cependant, al-Hafidh Ibn Hajar a dit :
"L'avis le plus pertinent est que la médisance n'est considérée comme telle qu'en absence de la personne décrite, pour être en conformité avec le sens littéral du mot.
(En arabe, la médisance غيبة - Ghîbah qui dérive du verbe ghâba - yaghîbu signifiant, entre autres significations, "être absent")
C'est ce qu'affirment les linguistiques de manière catégorique."
Plus loin, il dit :
"Bien entendu, le fait de parler en mal d'une personne en sa présence est tout autant interdit, car cela fait partie de l'insulte et de l'injure "
La médisance de nos jours est devenu un loisir pour beaucoup de femmes, sauf celles qu'Allah a préservé par miséricorde.
Notre devoir est de se soumettre à la législation de notre Seigneur.
"Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident " (Sourate al-Ahzab Verset 36)
"Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants tant qu'ils t'auront pas demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvées nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils ne se soumettent complètement [à ta sentence]" (Sourate an-Nisâ Verset 65)
"Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur et ne suivez pas d'autres alliés que Lui. Mais vous ne vous souvenez peu" (Sourate al-A'raf Verset 3)
"Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu'ils vous interdit, abstenez-vous en; et craignez Allah car Allah est dur en punition" (S. al-Hashr, V. 7)
Nous ne pouvons pas être donc comme les gens du Livre qui ont dit : "Nous avons entendu, mais nous désobéissons".
Nous disons plutôt : "Nous avons entendu et nous obéissons".
Pour plus de preuves concernant le fait de se conformer à la religion, voir l'ouvrage intitulé ak-I'tisâm de Ash-Shâtibi, ainsi que le chapitre al-I'tisâm de Sahih al-Bukhârî.
La médisance est un grave problème, car l'être humain peut la pratiquer sans s'en rendre compte.
Il faut donc prendre garde à cela, et tu dois - chère sœur - t'en repentir auprès d'Allah.
Comment se repentir de la médisance ?
Ibn Al-Qayyim a dit dans son ouvrage intitulé : Al-Wâbil As-Sayyib (p. 131) :
"On rapporte du Prophète صلى الله عليه وسلم que l'expiation de la médisance est de demander qu'Allah pardonne à celui de qui on a médit, en disant : "Ô Allah ! Pardonne-nous ainsi qu'à lui"."
Ce hadith est mentionné par Al-Bayhaqi dans ad-Da'awât Al-Kabir dont l'auteur dit : "Ce hadith présente une faiblesse"
Les savants ont deux avis au sujet de la manière de se repentir du péché de médisance.
Ces deux avis ont été rapportés de l'Imam Ahmad et se résument à ce qui suit :
Est-il suffisant pour se repentir de la médisance de demander à Allah de pardonner à celui dont on a médit ?
Ou bien est-il obligatoire d'informer la personne concernée et de lui présenter ses excuses ?
L'avis le plus correct est qu'il n'y a pas de besoin de l'en informer.
Il suffit de demander à Allah de pardonner à cette personne et de mentionner ses qualités aux individus à qui on a parlé de ses défauts.
C'est l'avis partagé par shaykh Al-Islam Ibn Taymiyyah et d'autres.
Ceux qui sont de l'avis qu'il est nécessaire de l'en informer se sont basés sur le fait que la médisance est similaire aux droits touchant aux biens matériels.
Or la différence entre les deux situations est évidente.
En effet, concernant les droits touchant aux biens matériels, la personne spoliée tire parti des biens qui lui reviennent de droit.
Si elle veut, ensuite, elle peut les garder ou les donner en aumône.
Alors que pour la médisance, ce n'est pas possible, et la personne de qui on a médit ne tire aucun parti du fait qu'on l'en informe, et c'est même le contraire du but recherché par le législateur صلى الله عليه وسلم qui risque de se produire.
En effet, en informant la personne concernée, son coeur éprouvera de la haine et risque de souffrir en entendant les propos qu'on a eu à son égard.
Cela peut même aller jusqu'à accentuer son animosité au point où elle déciderait de ne jamais pardonner à la personne qui a médit d'elle.
Or, si l'en informer mène à ce genre de conséquences, le sage législateur صلى الله عليه وسلمne peut l'autoriser ou même le tolérer, et encore moins le rendre obligatoire et l'ordonner.
Toute la législation s'articule autour de la prévention des dommages et leur minimisation, et non autour de leur réalisation partielle ou complète.
Et Allah est plus savant.
Voir aussi Tafsir Ibn Kathîr lors de l'exégèse de la parole d'Allah :
وَلَا تَجَسَّسُوا وَلَا يَغْتَب
(traduction rapprochée)
"Et ne médisez pas les uns des autres" (Sourate al-Hujurât Verset 12)
Voir aussi As-Silsilah Ad-Da'îfah (4/159) pour l'étude détaillée des différentes chaînes de rapporteurs du hadith :
"L'expiation du péché de médisance est de demander à Allah de pardonner à la victime"
Sache que certaine personne pensent qu'il est permis de porter atteinte à l'honneur d'autrui si l'on ne dit que la vérité.
Lorsqu'on leur interdit de le faire, ils répondent : "Nous ne disons que la vérité, nous n'avons pas menti à son sujet".
Or cela n'est rien d'autre que de la pure médisance, car la médisance est le fait de parler de son frère d'une manière qui ne lui plairait pas.
Je conclurai ce chapitre traitant de la médisance par ce vers d'Al-Qahtanî dans sa Nûniyyah (p. 39) :
لا تشغلن بعيب غيرك غافلا
عن عيب نفسك إنه عيبان
Ne t'occupe pas des défauts d'autrui en oubliant les tiens
Car tu auras alors commis deux erreurs
Extrait de : نصيحتي للنساء -Conseils pour la femme musulmane
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Cheikha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya - الشيخة أم عبد الله الوادعية
Cheikha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya - الشيخة أم عبد الله الوادعية
"En effet un serviteur commet un péché grâce auquel il entrera au Paradis, et un autre commet une bonne action à cause de laquelle il entrera en Enfer."
On lui demanda :
"Comment cela se peut-il ?"
Alors il répondit :
"Celui qui a commit le péché, y pense constamment, ce qui fait qu’il craint ce péché, qu’il le regrette, qu’il verse des larmes sur ce péché et qu’il se sent honteux devant son Seigneur -Le Très Haut- à cause de lui (le péché).
Il se tient debout devant Allâh, malheureux (le cœur brisé) et avec sa tête baissée par humilité.
Ce péché est donc plus bénéfique pour lui que d’avoir accompli un grand nombre d’actes d’obéissance, puisque cela lui cause humilité et modestie -ce qui mène au bonheur et au succès du serviteur- au point que ce péché devienne la cause de son entrée au Paradis.
Quant à celui qui a accomplit une bonne action, alors il ne la considère pas comme une faveur de (la part de) son Seigneur pour lui.
Mais, il devient arrogant et étonné de sa propre personne, disant : "J'ai fais ceci et cela."
Donc cela l'augmente encore plus dans son auto-adulation, sa fierté et son arrogance - tel que cela devienne la cause de sa destruction."
Al-waabilus-sSayyib minal-kalimit-tayyib P. 15 - الوابل الصيب من الكلم الطيب
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قول بعض السلف
إن العبد ليعمل الذنب يَدخلُ به الجنه ، ويعمل الحسنة يدخل بها النار
قالوا
كيف ؟
قال
يعمل الذنب فلا يزال نصب عينيه خائفا مُشفقاً وجلاً باكياً نادماً ، متحيا من ربه تعالى ، ناكس الرأس بين يديه منكسر القلب له ، فيكون ذلك الذنب سبب سعادة العبد وفلاحه ، حتى يكون الذنب أنفع له من طاعات كثيرة بما ترتب عليه من هذه الامور التى بها سعاده العبد وفلاحه ، حتى يكون ذلك الذنب سبب دخوله الجنه ويفعل الحسنة فـلا يزال يَـمُـنُّ بـها على ربه ، ويتكبر بها ويرى نفسه ويعجب بها و يستطيل بها ، ويقول : فعلت ُ، وفعلت ُ، فيورثه ذلـك من العجب والكبر والفخر والاستطاله ما يكون سبب هلاكه
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya -الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
Chez les gens doués de raison, on distingue l'ami de l'ennemi
Par son aptitude à garder les secrets"
Al Hafidh Ibn Hajar a dit "Ibn Battal a dit :
"Les gens de science sont d'accord pour dire qu'un secret ne doit jamais être divulgué si sa divulgation risque de causer des problèmes à la personne concernée.
La majorité d'entre eux affirme aussi que si la personne décède, garder le secret en question n'est plus aussi impératif qu'avant sa mort, à moins qu'il s'agisse de choses qu'on ne mentionne pas en général par pudeur"
Al Hafidh poursuit en disant :
"De toute évidence, divulguer un secret après la mort de la personne concernée est :
-soit permis
-soit recommandé - et ce même si le défunt aurait détesté cela - comme le fait de divuguer une qualité, un mérite ou autre.
-soit absolument détestable, voire interdit, et c'est ce à quoi a fait allusion In Battal
Divulguer un secret peut même être parfois obligatoire :
c'est le cas d'un secret recélant quelque chose qu'il est obligatoire de mentionner, comme un devoir que le défunt n'aurait pas accompli parce qu'excusé pour cela, mais qui pourrait être accompli à sa place si on le mentionnait"
Quiconque cherche à cheminer vers Allah ta’ala et la vie dernière, ou même vers une quelconque science, compétence, ou responsabilité, et désire devenir une référence en la matière de sorte qu’on le prenne comme modèle, a besoin de s’armer de courage et de témérité.
Il doit maîtriser son imagination et ne pas subir l’autorité de ses illusions.
Il doit faire fi de toute autre chose que son objectif.
Il doit ardemment désirer le but de sa quête, connaître le chemin l’y menant et les voies qui l’en éloignent.
Il doit être ambitieux et imperturbable.
Aucune critique, aucun blâme ne doit le distraire de sa quête.
Il doit être silencieux, réfléchi, et ne doit pas être influencé par le plaisir que procurent les éloges, ni par la douleur que causent les critiques.
Il doit mettre en œuvre tout ce dont il a besoin pour mener sa mission à bien.
Les obstacles ne le font pas trembler.
La patience est son slogan et la fatigue son repos.
Il doit aimer les nobles caractères et ménager son temps.
Il ne fréquente les gens qu’avec précaution, comme l’oiseau qui picorerait des graines au milieu de la foule.
Il doit être animé par le désir et la crainte, en espérant récolter les fruits de son succès qui le distinguerait des êtres de son espèce.
Aucun de ses cinq sens ne doit être utilisé à mauvais escient, et ses pensées ne doivent pas se perdre dans la contemplation des catégories de créatures.
Tout cela repose sur le fait de renoncer aux habitudes et de casser les chaînes empêchant d’atteindre le but escompté.
Chez le commun des hommes, se comporter avec bienséance malgré le voile séparant d’Allah est préférable au fait de délaisser la bienséance bien que le voile soit levé.
Kitâb Al-Fawâ’id
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Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya -الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
Lorsqu'un homme maudit un autre mais les portes célestes ne s'ouvrent pas; et si la personne maudite ne mérite pas de l'être, est-ce que cette malédiction se retourne contre celui qui l'a proférée ou non?
Est-il permis de maudire une femme parce qu'elle ne porte pas le voile?
Réponse :
La malédiction ne fait pas partie du comportement du croyant à la foi parfaite.
En effet, l'imam 'Ahmad a rapporté dans son (Mousnad) ainsi qu'At-Tirmidhî dans (Al-Djâmi`) , selon `Alqama selon `Abd-Allah Ibn Mas`oud (Qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit:
"Le (vrai) croyant ne calomnie pas, ne maudit pas, n'est pas pervers et ne prononce pas des paroles obscènes"
At-Tirmidhî a jugé ce hadîth bon et étrange (hassan gharîb)
Il a été rapporté dans les deux Sahîhs d'après le hadith de Thâbit Ibn Ad-Dahhâk que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :
"Maudire un croyant est pareil à le tuer."
Ainsi, il n'est pas permis au musulman de maudire quelque autre musulman, à l'exception de ceux qu'Allah a maudits dans son Livre, ou ceux que le Messager (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a maudits.
D'autre part, il n'est pas permis de maudire celui qui commet un péché, comme la femme qui ne porte pas le voile, ou autre.
Il faut plutôt donner des conseils de porter le voile, d'une manière bonne et convenable.
Une très violente menace est prévue et rapportée contre celui qui maudit quelqu'un qui ne mérite pas de l'être.
Cette malédiction se retourne contre celui qui l'a proférée, si l'on n'en est pas digne.
La preuve en est le hadith rapporté par Abou Ad-Dardâ' (Qu'Allah soit satisfait de lui) selon lequel le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit:
"Lorsque le serviteur maudit quelque chose, la malédiction monte au ciel, alors les portes du ciel se ferment (et l’empêchent de pénétrer).
Puis, elle descend à la terre, alors les portes de la terre se ferment (en l’empêchant de pénétrer).
Alors, elle se met à chercher à droite et à gauche, et si elle ne trouve point d’issue, elle revient vers celui contre lequel la malédiction a été proférée.
S’il l’a méritée, elle lui est attribuée, sinon, elle revient vers celui qui l’a proférée."
rapporté par l'imam 'Ahmad dans son ouvrage (Mousnad) et par Abou Dâwoud dans ses (Sounan)
Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
س: هل عندما يلعن رجل رجلاً آخر ولا تفتح لها أبواب السماء؛ لأنه غير مستحق لها ترجع على الرجل الأول أم لا؟ وهل يجوز لعن امرأة بحجة أنها غير متحجبة؟
ج : اللعن ليس من صفات المؤمن الكامل الإيمان، فقد روى الإمام أحمد في (مسنده) والترمذي في (الجامع) عن علقمة عن عبد الله
ابن مسعود رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: ليس المؤمن بالطعان ولا اللعان ولا الفاحش البذيء قال الترمذي : حديث حسن غريـب. وثبـت في (الصـحيحين) مـن حـديث ثابت بـن الضحاك ، عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال
لعن المؤمن كقتله
وعلى ذلك فإنه لا يجـوز للمؤمن أن يلعن أحـدًا من إخوانه المسلمين، إلا من لعنه الله في كتابه أو لعنه رسوله صلى الله عليه وسلم، ولا يجوز لعن من ارتكب معصية لمعصيته؛ كالمرأة غير المتحجبة ونحوها، بل على المسلم أن يقوم بمناصحتها وحثها على التحجب بالأسلوب الطيب والدعوة الحسنة، ومن لعن أحدًا لا يستحق اللعن فقد ورد الوعيد الشديد في حقه، وإن اللعنة ترجع إلى قائلها إن لم تجد مساغًا، ويدل لذلك ما رواه أبو الدرداء رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: إن العبد إذا لعن شيئًا صعدت اللعنة إلى السماء فتغلق أبواب السماء دونها، ثم تهبط إلى الأرض فتغلق أبوابها دونها، ثم تأخذ يمينًا وشمالاً، فإن لم تجد مساغًا رجعت إلى الذي لُعن، فإن كان أهلاً لذلك وإلا رجعت إلى قائلها رواه الإمام أحمد في (مسنده) وأبو داود في (سننه
وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم
(الجزء رقم : 26، الصفحة رقم: 67)
20163 - الفتوى رقم
La Fatwa numéro (20163)
(Numéro de la partie: 26, Numéro de la page: 67)
copié de alifta.net
Comité permanent [des savants] de l'Ifta -اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
«Fait partie du bon Islam d’une personne qu’elle délaisse ce qui ne la concerne pas»
Oui, délaisse ce qui ne te concerne pas, ne te mêle pas de ce qui ne te concerne pas, cela fait partie du bon Islam, que tu ne te mêles pas de ce qui ne te concerne pas, ne te mêle pas des affaires des autres comme les affaires personnelles de ton voisin sauf s’il te le demande.
Ne te mêle pas des affaires des gouverneurs musulmans sauf s’ils te le demandent.
Ne te mêle pas de ce qui ne te concerne pas.
Et écoutez bien la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :
« Ce qui ne la concerne pas. »
Ce qui te concerne n’est donc pas visé par ce hadith, comme le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal.
Lorsque le musulman voit une chose blâmable, il doit obligatoirement la réprimander car cela le concerne !
En effet, le Prophète صلى الله عليه وسلم lui a ordonné de faire cela, avec sa main, s’il ne le peut pas, avec sa langue et s’il ne le peut pas, avec son cœur.
Certaines personnes, lorsque tu leur ordonnes le bien ou leur interdit le mal te répondent : «Fait partie du bon Islam d’une personne, qu’elle délaisse ce qui ne la concerne pas.»
Ceci est une erreur !
Cela me concerne.
Toi et moi, nous sommes sur un même bateau, si tu le fais couler, nous coulerons tous ensembles.
Ordonner le bien et interdire le mal est donc indispensable.
Donc sa parole :
« Ce qui ne la concerne pas. »
C’est-à-dire : les affaires personnelles des autres qui ne te concernent pas.
Quant à tes obligations, on ne doit pas dire pour celles-ci : «Fait partie du bon Islam d’une personne, qu’elle délaisse ce qui ne la concerne pas.»
Extrait d’un cours
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Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly -الشيخ محمد بن هادي المدخلي
Le sens de la Patience "As-sabr" dans la langue arabe est "Al-habss" qui est l'emprisonnement ou la retenue.
Elle est de 3 sortes :
● Patienter dans l'obéissance à Allâh
● Patienter face aux péchés
● Patienter sur les décrets d'Allâh
La patience dans l'obéissance à Allâh
L'âme veut la fainéantise et le repos, donc on doit la faire patienter dans l'obéissance à Allâh, la prière, le jeûne, le combat dans le sentier d'Allâh même si elle n'aime pas ces ordres, on l'a fait patienter et on la retient dans l'obéissance à Allâh.
La patience face aux péchés
L'âme veut les interdits, les passions, les désirs, certes, elle penche vers ceci et tend à cela.
Donc on doit l'attacher et la retenir de commettre des interdits, et cela nécessite de la patience.
Et ce n'est pas facile d’empêcher l'âme de tomber dans les passions interdites, et celui qui n'a point de patience, son âme l'emporte sur lui et s'incline vers ce qui est interdit.
La patience sur les décrets d'Allâh
Les épreuves et malheurs qui atteignent l'homme comme la mort d'un proche, la perte de biens, ou une maladie, il lui est obligatoire de patienter sur le destin et le décret d'Allâh.
On ne doit pas s'impatienter ou s’énerver, au contraire, on retient notre langue de la lamentation et de la colère et on retient l'âme de l'impatience et on retient les membres du corps de se frapper les joues, se déchirer les habits (litt. les poches), ceci est la patience sur les malheurs.
Tiré de l'explication du livre "Al Ussul Athalatha"
Traduit par Abu Hanif
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وتواصوا بالصبر : صبروا على ما ينالهم ، والصبر في اللغة : الحبس ، والمراد به هنا
حبس النفس على طاعة الله ، وهو ثلاثة أنواع
الأول : صبر على طاعة الله
الثاني : صبر عن محارم الله
الثالث : صبر على أقدار الله
فالأول :صبر على طاعة الله
، لأن النفس تريد الكسل وتريد الراحة ، فلا بد أن يصبرها الإنسان على الطاعة وعلى الصلاة وعلى الصيام وعلى الجهاد في سبيل الله وإن كانت تكره هذه الأمور ، يصبرها ويحبسها على طاعة الله
والثاني : صبر على محارم الله
النفس تريد المحرمات والشهوات ، تميل إليها وتترع إليها ، فلا بد أن يربطها ويحبسها عن المحرمات ، وهذا يحتاج إلى صبر ، وليس من السهل منع النفس عن الشهوات المحرمة ، من ليس عنده صبر فإن نفسه تتغلب عليه وتجنح إلى المحرمات
الثالث : الصبر على أقدار الله المؤلمة
المصائب التي تصيب الإنسان من موت قريب أو ضياع مال ، أو مرض يصيب الإنسان ، لا بد أن يصبر على قضاء الله وقدره لا يجزع ولا يتسخط بل يحبس اللسان عن النياحة والتسخط ويحبس النفس عن الجزع ، ويحبس
الجوارح عن لطم الخدود وشق الجيوب . هذا هو الصبر على المصائب
شرح الأصول الثلاثة - ص 21/22
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان