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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 19:35
Les pays dits «musulmans» le sont-ils vraiment ? (audio-vidéo)

 

Ce questionneur demande :

 

Est-ce que les terres d'islam, s'il s'y répandent les turpitudes ainsi que les représentations du chirk (association à Allah) et l'oppression des gens de bien, est-il obligatoire d'en accomplir la hijra ?

 

Je dis :

 

Oui ce sont des pays d'islam et ils ne cesseront d'être tels.

 

Tant que la salat y est établie de façon apparente, que les tribunaux légiférés y sont établis et que la majorité de ses habitants sont sur l'islam alors ce sont des terres d'islam, peu importe ce qui s'y trouvent comme troubles.

 

Et il n'est pas correct que tu dises que tu émigres de ces pays vers un autre pays islamique.

 

Car si tu affirmes de manière absolue que tu émigres de ces pays alors cela revient à juger ces pays comme étant des pays d'incroyance.

 

Certes, dans ces pays, les turpitudes et les troubles ont pris le dessus.

 

Il s'y trouve des choses contraires à la législation.

 

Mais leur jugement général est qu'elles sont des terres d'islam.

 

Et le Prophète – pière et salutation d'Allah sur lui – a interdit de se révolter contre les gouverneurs simplement par le fait qu'ils établissent la salat.

 

Donc si la salat est établie et que les gens prient à la mosquée et qu'ils n'ont pas de problèmes pour cela...

 

Et lorsque le Prophète – prière et salutation d'Allah sur lui – devait combattre une cité, il attendait jusqu'à ce que vienne l'heure de la prière ; S'il entendait l'appel [à la prière], il délaissait alors le combat avec l'hypothèse qu'il y existe d'autres mauvaises choses.

 

Mais il se contentait de la question de la salat.

 

Ceci est le plus grand des symboles de l'islam.

 

Donc si elle est présente dans un pays, ce pays est – in cha Allah – un pays d'islam.

 

Cependant, les pays musulmans, d'un pays d'islam à l'autre, sont inégaux quant à la piété, la préservation et le suivi de la sounna.

 

A l'époque de l'imam Mâlik ibn Anas, l'auteur du livre « Al Mouwatta », les gens décrivaient Koûfa comme étant une contrée dont on ne prend pas le hadith de ses rapporteurs et dont on n'étudie pas le hadith auprès d'eux car l'invention de ahadith était répandue dans cette région.

 

Tandis que le hadith authentique et la sounna étaient auprès des gens du Hijâz.

 

Cette région était connue pour ceci et cette autre région était connue pour cela.

 

Depuis ce temps, les pays ont toujours été à des niveaux différents en ce qui concerne les signes apparents de piété, la science, le savoir, le hadith, la sounna...

 

Et cela n'implique pas le jugement que ceux-ci soient des pays incroyants desquels on fait la hijra.

 

Nous disons plutôt que les habitants de ces pays sont des gens de l'islam et ce sont – in cha Allah – des terres d'islam mais il s'y trouve de nombreuses mauvaises choses dont il faut que le musulman prenne garde.

 

Et s'il ne lui plaît pas d'y vivre et qu'il lui est facilité le déménagement vers un autre pays...

 

Nous disons déménagement et ne disons pas hijra car certaines personnes disent : « Je suis musulman. J'ai émigré de tel pays parmi les pays des musulmans vers l'Angleterre ou vers la France. »

 

Non, ceci est une erreur.

 

La hijra se fait depuis un pays d'incroyance vers un pays d'islam.

 

copié de hijra.albounyane.com

Cheikh Mohammad Ibn 'Omar Ibn Sâlim Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر بن سالم بازمول

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Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Emigration - الهجرة