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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 21:59

Généralités concernant les fêtes en islam

Le jugement concernant la darbouka et la validité de l’analogie établie avec le douf

Explication de ce qu’est «la mousalla - المصلى» pour le jour de l’aid (audio-vidéo)

La description du takbir moutlaq et mouqayyad

Quelle est la formulation du takbir au jour du ‘aid, et se fait-il en groupe ou individuellement ? (audio)

Taper du duff pendant la fête 'id al fitr et 'id al adha (audio)

Qu'est-ce qui est préférable pour une femme : venir à la prière de l'aïd ou de rester à la maison ?

Salutation de la mosquée le jour de l'aid

La baraka et le fait de dire "mabrouk 'aid"

Dire « mabrouk » ou « moubârak » ?

L'expression : "Koul 'Âm wa antoum bikhair - كل عام و أنتم بخير  " n'a aucun fondement ! (vidéo)

La prière des 2 fêtes - صلاة العيدين

تكبيرات العيد (audio-vidéo)

Sounna délaissée : deux unités de prière à la maison après la prière de l'aïd

L'accolade le jour de l'aid

Que faire lorsque l'aïd coïncide avec un vendredi ? (vidéo)

A propos du ‘Id (audio)

Les règles des fêtes (Aïd) et leurs traditions - أحكام العيد و سننه

Des actes et des paroles le jour des fêtes

Les félicitations à l’occasion de la fête de l’aïd

Le jugement concernant le fait que la femme sorte pour accomplir la prière de l’aïd (vidéo)

S'envoyer des cartes et s'échanger des cadeaux durant les fêtes (vidéo)

Le mari donne de l'argent à sa femme pour acheter des vêtements ou des cadeaux de l'id

النهي عن مشاركة الكفار في أعيادهم  (dossier)

Le vendredi - يوم الجمعة

A partir de combien de personnes la prière du vendredi est-elle valide ? (audio)

Jugement de la prière du vendredi de celui qui n'accomplit pas le ghusl (lavage rituel) ? (audio)

Le meilleur pour celui qui rentre à la mosquée le vendredi : S'asseoir au premier rang loin de l'imâm ou au deuxième rang proche de l'imâm ? (audio)

Le plus proche d'Allâh le jour de la résurrection est celui qui est le plus proche de l'imam le vendredi ! (vidéo)

Il est interdit de parler lors du sermon du vendredi (audio)

Le Messager d'Allâh صلى الله عليه و سلم a interdit la position «الحَبْوَةِ - habwah» lors du jumu'ah pendant que l'imam fait le sermon

La sunnah du jumu'a (vendredi) - يوم الجمعة (vidéo)

Les prières surérogatoires liées à la prière du vendredi (audio-vidéo)

Ratiba avant et après le dhohr le jour du vendredi pour la femme qui prie (le dhohr) chez elle?

La permission de ne pas se rendre au joumou'a lorsqu'il pleut

Le lavage du vendredi peut-il compenser les ablutions pour la prière du vendredi ?

Le lavage du jour du vendredi est-il général aux hommes et aux femmes ? (audio-vidéo)

La lecture de la sourate Qâf comme sermon

Le mérite du premier rang le jour du vendredi

Le cas des dispensés de la prière du vendredi

Dispenser des cours avant le sermon du vendredi (vidéo)

Le discours du sermonnaire et le comportement de l'auditeur

Le jour du vendredi

Absence inattendue de l’imam le jour du vendredi (jumu’ah) ?

La sounnah du jour du vendredi - يوم الجمعة (vidéo)

Abandonner la prière de vendredi à cause du travail

Il y a à chacune des portes des mosquées le jour du vendredi deux anges

Les conditions du joumou'a

Prendre des notes lors du sermon du vendredi

Se souhaiter un bon joumou'a -جمعة مباركة  (audio)

Celui qui se lave (ghusl) un jour avant le vendredi

Le jour du vendredi est le meilleur jour de la semaine

Cette communauté a été guidée au jour du vendredi

Le jugement de l’abandon de la prière en commun et celle du vendredi

La prière du vendredi pour la femme (vidéo)

Quelle est la règle religieuse concernant les sermons (khoutba) dans une autre langue que l’arabe ?

Le moment de la journée du vendredi où les invocations sont acceptées

Les moments d'exaucement le jour du vendredi (vidéo)

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 11:00
Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 23:38
La célébration de la naissance du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم (audio-vidéo)

Question :

 

Qu'Allâh soit bienfaisant envers toi et qu'Allâh te bénisse, ce questionneur demande : 

 

J'ai entendu un prêcheur s'opposait à ceux qui interdisent la célébration de l'anniversaire du Prophète صلى الله عليه وسلم en disant : Comment se fait-il que vous célébrez les autres fêtes et que vous ne célébriez pas la naissance du Prophète صلى الله عليه وسلم ?

 

Réponse :

 

Comme j'ai dit précédemment, celui qui n'a pas d'argument s'interroge sur une chose qui ne contient pas d'argument.

 

Toi, qu'Allâh te bénisse, nous te demandons : Cette naissance qui est célébrée, est-ce une adoration ou une coutume (habitude) ?

 

Tu diras nécessairement : Il s'agit d'une adoration.

 

Nous disons : Le champ d'adoration est-il ouvert après Muhammad صلى الله عليه وسلم, permettant ainsi à quiconque le souhaite de légiférer ce qu'il veut ? 

 

La réponse est non !

 

En effet, Allâh a parfait la religion à l'époque du Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Ainsi il ne t'est pas permis d'innover cela.

 

S'il dit : Non, non cela est une coutume (habitude).

 

Nous dirons : Comment peux-tu te divertir du messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم ?

 

Tu fais du messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم une chose pour ta coutume (ton habitude).

 

Sachant que les gens de science disent : Ce qui est fait par adoration ne devient pas une coutume (habitude).

 

Chers frères, parmi l’amour du prophète صلى الله عليه وسلم et la connaissance de la valeur du prophète صلى الله عليه وسلم, il y a le fait d’adorer Allâh que par ce qu’Il a légiféré.

 

Et l’affaire est comme a dit l’imam Mâlik, qu’Allâh lui fasse miséricorde :

 

«Quiconque apporte une innovation dans l’islam et considère qu’elle est bonne, il aura prétendu que Muhammad صلى الله عليه وسلم  a trahi le message»

 

Et il صلى الله عليه وسلم est exempt de cela.

 

Ainsi cette analogie n’est pas conforme.

 

Et nous disons que toute personne qui établit une adoration par laquelle on se rapproche d’Allâh سبحانه وتعالى qui n’est pas rapportée du messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم elle est rejetée par son auteur. 

 

Car nous avons la conviction que le prophète صلى الله عليه وسلم  a dit :

 

«Quiconque accomplit un acte sur lequel il n’y a pas notre ordre, il sera rejeté»

comme cela est confirmé dans le sahih Mouslim. 

 

Traduit par sahihofislam

Retranscrit par Kawthar bintou Mehdi et Umm 'Umar de l'équipe de retranscription Dourouss As Salafiyatt

Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 11:57
La célébration de l'anniversaire du Prophète صلى الله عليه وسلم (audio)

Question : 

 

Qu’Allâh soit bienfaisant envers vous.

 

Quel est le jugement de la célébration de l’anniversaire du Prophète صلى الله عليه وسلم dans la législation islamique ?

 

Réponse :

 

Le jugement de la célébration de l’anniversaire du Prophète صلى الله عليه وسلم est que cela fait partie des innovations pour les gens de la Sunna et du groupe.

 

Durant toute sa vie, le Prophète صلى الله عليه وسلم ne l’a jamais fait alors que c’est son anniversaire.

 

Les quatre califes bien guidés ne l’ont jamais fait alors qui sont les plus savants de la communauté et ceux qui aiment le plus le Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Et aucun des compagnons ne l’a fait, ni aucun de ceux qui les ont suivi parmi les gens de science et cela sera ainsi jusqu’au jour de la résurrection.

 

Cela fait partie des innovations au cours desquelles se déroulent énormément de mal comme les gens le savent.

 

(Ces fêtes se déroulent) dans de la mixité, on y récite des poèmes, comme Al Bourda d’al boussiri, on y pratique différentes formes d’association et le mensonge.

 

Ils prétendent que le Prophète صلى الله عليه وسلم est présent avec eux la nuit ou ils célèbrent son anniversaire, ils prétendent que le Prophète صلى الله عليه وسلم est présent en cette nuit avec eux.

 

Et ceci est un mensonge sur Allâh et c’est un mensonge sur Son Messager صلى الله عليه وسلم.

 

Ce sont donc des ignorants parmi les soufis égarés et les gens ignorants qui n’ont pas de science et qui se font trompés par ceux qui leurs disent : Si vous aimez le Prophète صلى الله عليه وسلم alors fêtez son anniversaire.

 

Prenez garde !

 

Méfiez vous de cette innovation dont l’égarement a été dénoncé par les gens de science anciens et contemporains.

 

Traduit et publié par an-nassiha.com

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 19:31
La prime de noël versée par la CAF en fin d'année (audio)

Questionneur :

 

Assalamu 'alaykum wa rahmatulLâhi wa barakâtuh

 

Des frères de France demandent sur ce qui est appelé chez eux la prime de Noël, c'est-à-dire que chaque fin d'année, l'état français donne à tout le monde une somme d'argent afin qu'ils puissent acheter des cadeaux pour l'événement de la fête de Noël, c'est-à-dire le fête de la naissance de Jésus fils de Marie chez les chrétiens d'après leur prétention.

 

Cette somme d'argent arrive donc directement dans le compte bancaire des gens et sachant que la commémoration de ces événements, événements propres aux non-croyants n'est pas permis, que devons-nous faire concernant cette somme ?

 

Est-il permis d'en manger ?

 

Est-il permis de construire les toilettes de notre mosquée ou un endroit pour les ablutions ou de construire une école pour les enfants ?

 

Réponse :

 

Non.

 

Il incombe de s'en débarrasser. 

 

Questionneur :

 

Peuvent-ils s'en débarrasser en construisant les toilettes de la mosquée ou en construisant une école pour les enfants ?

 

Réponse :

 

Oui.

 

 

Oui, ils s'en débarrassent dans n'importe quel endroit en dehors de ce qui est mangé et bu uniquement.

 

Ils s'en débarrassent dans vraiment n'importe quel endroit en dehors de ce qui se mange et se boit.

 

C'est comme cela, bârak Allâhou fik.

 

Questionneur :

 

Notre Cheikh, nous avons lu d'une fatwa du comité permanent des grands savants qu'on ne doit pas profiter d'un argent obtenu par des voies illicites :

 

"Et celui qui s'est repenti et qu'il possède des biens qu'il a obtenus par des voies illicites comme l'intérêt usuraire et les jeux de hasards, et la vente des denrées illicites comme le vin et le porc, alors il lui est obligatoire de se débarrasser des ces biens en les mettant dans les projets d'utilité générale comme la réparation des routes ou les toilettes, ou il les partage entre les besogneux et il ne garde rien de ces biens avec lui et ne tire aucun profit de ceux-ci; car ils sont de l'argent illicite, ils ne renferment aucun bien, et ce qui est exigé dans le fait de se repentir de ces biens est qu'il s'en débarrasse et s'en éloigne, et se tourne vers autre qu'eux parmi ce dont on tire profit."

(Fatwa numéro 19134)

 

Cette somme d'argent de l'état français pour l'occasion de la fête de Noël rentre-t-elle donc dans ces biens illicites mentionnés plus haut et à ce moment-là il ne leur serait pas permis d'en jouir comme le fait d'acheter des habits pour eux-mêmes ou pour leur enfants ?

 

Réponse :

 

Oui. 

 

Questionneur :

 

Bârak Allâhou fik notre Cheikh, me permettez-vous de propager ?

 

Réponse :

 

Oui.

     

Questionneur :

 

Pardonnez-moi notre Cheikh, j'ai certes commis une erreur dans la question.

 

Certains frères m'ont certes averti que cette somme sur laquelle je vous ai questionné n'est donnée qu'aux pauvres et nécessiteux qui remplissent les conditions en France et non à tout le monde comme je vous avais informé précédemment.

 

Et ils demandent, du fait qu'ils sont des nécessiteux, s'ils étaient en droit qu'ils s'en débarrassent pour eux-mêmes comme en payant les factures d'électricité ou de gaz ou l'essence de la voiture ou leurs dettes ou autre que cela en dehors de ce qui est mangé ou bu ?

 

Réponse du Cheikh :

 

Il n'y a pas de mal. 

 

Questionneur :

 

Bârak Allâhou fikoum.

Traduit par Mika'il Al Martiniky

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Zakarya Ibn Chou'aîb Al'Adany - الشيخ زكريا بن شعيب العدني

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 18:16
Nos bêtes sacrifiées, dans nos maisons, pour nos vivants...

La bête sacrifiée : C'est celle qui est sacrifiée pour Allâh parmi les bestiaux lors des jours de la fête d'Al-Adha.

 

Elle fait partie des rites de l'Islam.

 

Al-Haqq exalté soit-Il dit (traduction rapprochée des sens) :

 

"Accomplis la Ṣalāt pour ton Seigneur et sacrifie"

 

Et dans les deux recueils Sahih, le prophète صلى الله عليه وسلم a sacrifié deux béliers blancs avec un peu de noir, il صلى الله عليه وسلم les a sacrifié avec ces deux honorables mains, il صلى الله عليه وسلم a évoqué le nom d'Allâh et l'a glorifié (Allahu Akbar), et il صلى الله عليه وسلم a mis son pied sur le flanc des deux bêtes.

 

Et comme Ibn 'Umar -qu'Allah les agrée- évoque, le prophète صلى الله عليه وسلم était installé à Médine pendant dix années à égorger.

 

Al-Tirmidhi dit que c'est un hadith bon.

 

Les sacrifices se font après la prière du 'Aid, le prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

"Celui qui sacrifie après la prière a certes parfait son rite et a atteint la tradition des musulmans"

Rapporté par Al-Bukhary et Muslim

 

Il est obligatoire que la bête sacrifiée par le musulman soit dénuée de tout défaut, comme le fait d'être borgne, malade de manière apparente, qu'elle boite de manière apparente, ou qu'elle soit anorexique.


Ces défauts empêchent le bon accomplissement du sacrifice.

 

Et l'on peut rajouter à ces défauts, des défauts similaires ou pire encore comme le fait qu'elle soit aveugle.

 

Le sacrifice est un rapprochement vers Allâh -exalté soit-il-, c'est une Sounnah confirmée d'après le prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a sacrifié dans son pays, au sein de sa famille et ses compagnons.


Quant à l'appel que beaucoup d'associations et d'organismes bienfaisants font, celui d'amasser l'argent des gens pour sacrifier les bêtes dans les pays musulmans, c'est la voie et le moyen de détruire ce rite et de le dissimuler aux musulmans, parmi eux la famille et les enfants.

 

Celui qui paie la valeur des bêtes à sacrifier à ces organismes :
 

- a empêché l'apparition de ce rite

- est passé à coté de sa bête, c'est la Sounnah du prophète صلى الله عليه وسلم, il sacrifiait sa bête de sa propre main

- il passe également à coté de la Sounnah qui est de manger de ce sacrifice

 

Allâh -exalté soit-il- dit (traduction rapprochée) :


"Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable"

 

Certes, le fait de manger de la bête sacrifiée est un rapprochement vers Allâh -exalté soit-il- et un acte d'adoration envers Lui.

 

Et certes, le prophète صلى الله عليه وسلم a ordonné de manger de la bête sacrifiée.

 

Oui, la procuration est autorisée.

 

Comme le prophète صلى الله عليه وسلم a confié a 'Ali Ibn Abi Talib, mais la bête sacrifiée doit être dans sa maison, ou dans son pays, afin qu'il l'a voit et qu'il mange de cette bête.


le but de ces sacrifices n'est pas seulement une question de viandes et d'offrandes aux pauvres, Allâh dit (traduction rapprochée) :


"Ni leurs chairs ni leurs sangs n’atteindront Allâh, mais ce qui L’atteint de votre part c’est la piété"


Donc, si l'homme fait l'aumône de 100 chameaux sans les égorger (lui même), cela n'est pas suffisant (pour être accepté) à l'unanimité.

 

Et cela indique que qu'on se rapproche d'Allâh en égorgeant les bêtes avant même de porter l'attention sur les avantages que l'on peut tirer de leurs viandes.

 

Les bêtes sacrifiés sont pour les vivants, non pour les morts.

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم n'a pas sacrifié pour son oncle Hamza -Qu'Allâh l'agrée- alors qu'il fait partie de ses proches.

 

Nous demandons à Allâh -exalté soit-il- d'accepter de notre part nos bonnes oeuvres, celles qui sont conformes a ce sur quoi étaient le prophète صلى الله عليه وسلم et ses compagnons.

 

Article publié dans le journal Koweitien Al-Qabas daté du 10/02/2003

Traduit par Anas Abou Malik Al-Maimouni

Publié par attamyiz.blogspot.com 

 

 أضاحينا في بيوتنا ﻷ‌حيائنا

اﻻ‌ضحية هي ما يذبح لله من بهيمة اﻻ‌نعام ايام عيد اﻻ‌ضحى، وهي من شعائر اﻻ‌سﻼ‌م فقد قال الحق تعالى

فصل لربك وانحر

.وفي الصحيحين ان النبي، صلى الله عليه وسلم، ضحى بكبشين املحين ذبحهما بيده الشريفة وسمى وكبر، ووضع رجله على صفاحهما وكما اخبر ابن عمر، رضي الله عنهما، ان النبي، صلى الله عليه وسلم، اقام في المدينة عشر سنين يضحي، وقال الترمذي (حديث حسن).واﻻ‌ضحية تكون بعد صﻼ‌ة العيد، قال صلى الله عليه وسلم

من ذبح بعد الصﻼ‌ة فقد تم نسكه واصاب سنة المسلمين

رواه البخاري ومسلم.ويجب ان تكون اضحية المسلم خالية من العيوب كالعور او المرض البين او العرج البين او الهزال، فهذه العيوب مانعة من اجراء اﻻ‌ضحية ويلحق بهذه العيوب ما كان مثلها او اشد منها كالعمى.واﻻ‌ضحية قربى الى الله جل وعﻼ‌ وهي سنة مؤكدة عن النبي صلى الله عليه وسلم، فالنبي صلى الله عليه وسلم ذبح اضحيته في بلده وبين اهله واصحابه،اما الدعوة التي تدعو اليها الكثير من الجمعيات والهيئات الخيرية بأخذ اﻻ‌موال من الناس لذبح اضاحيهم في بلدان المسلمين انما هي سبيل وطريق لتحطيم هذه الشعيرة واخفائها عن المسلمين بمن فيهم اﻻ‌هل واﻻ‌بناء، فمن دفع قيمة اﻻ‌ضاحي لهذه اللجان منع من اظهار هذه الشعيرة، وفوت على نفسه مباشرة اضحيته، وهي سنة النبي صلى الله عليه وسلم، فقد كان يذبح، عليه الصﻼ‌ة والسﻼ‌م، اضحيته بيده الشريفة، ويفوته كذلك سنية اﻻ‌كل منها فقد قال الله تعالى

فكلوا منها واطعموا البائس الفقير

، فإن اﻻ‌كل من اﻻ‌ضحية قربى الى الله عز وجل وعبودية لهِ وقد امر النبي، صلى الله عليه وسلم، باﻻ‌كل من اﻻ‌ضاحيِ نعم يجوز التوكيل، كما وكل النبي صلى الله عليه وسلم علي بن ابي طالب، ولكن لتكن التضحية عنده في بيته او في بلده ليشاهدها، ويأكل منها، فليس المقصود من اﻻ‌ضاحي اللحم وتوزيعه على الفقراء، فقد قال الله تعالى

لن ينال الله لحومها ودماءها ولكن يناله التقوى منكم

فلو تصدق اﻻ‌نسان بلحم مائة بعير دون ان ينحرها، وانما اشتراها من بائع اللحم، فإن ذلك ﻻ‌ يجزئه باﻻ‌تفاق، وهذا يدل على ان باﻻ‌ضحية يتقرب الى الله تعالى بذبحها قبل ان ينظر الى منفعة لحمها.واﻻ‌ضحية للحي ﻻ‌ للميت فلم يصح النبي صلى الله عليه وسلم عن عمه حمزة، رضي الله عنه، وهو المقرب له، فنسأل الله عز وجل ان يتقبل منا ومنكم صالح العمل على ما كان عليه النبي صلى الله عليه وسلم واصحابه

بقلم الشيخ محمد عثمان العنجري حفظه الله مقال منشور في جريدة القبس بتاريخ 10/02/2003

Cheikh Mohammad Outhmân Al-'Anjari - الشيخ محمد عثمان العنجري

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 12:06
Le jugement concernant la darbouka et la validité de l’analogie établie avec le douf

Question :

 

Est-il permis d’utiliser la darbouka dans les fêtes de mariage ?

 

Est-il valable de dire que son usage est analogue à celui du Douf ?

 

Qu’Allâh vous récompense.

 

Réponse :

 

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

Cela dit :

 

Sachez que l’usage du Douf est permis les jours de l’Aïd et pour les fêtes de mariage car le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم dit :

 

«Ce qui distingue l’illicite du licite est l’usage du Douf et le son [des voix] dans [les fêtes] de mariage.» (1)

 

Quant à la darbouka, elle compte parmi les instruments de musique et ne ressemble point au Douf.

 

En fait, ces deux instruments (la darbouka et le Douf) sont différents aussi bien dans leur forme que dans le son qu’ils produisent, et ils ne sont, donc, pas concernés par le même jugement.

 

Pour cela, la darbouka est incluse dans le hadith du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم :

 

«Il y aura dans ma communauté des gens qui s’autoriseront la fornication, le port de vêtements en soie, la consommation du vin et l’usage des instruments de musique» (2)

 

ainsi que le hadith :

 

«Deux sons sont maudits dans ce bas-monde et dans l’au-delà : le son d’une flûte lorsqu’on est dans l’aisance et le son d’une lamentation lors d’une calamité.» (3)

 

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

(1) Rapporté par : At-Tirmidhî (1088), An-Naşâ’î (3369), Ibn Mâdjah (1896) et Ahmad dans Al-Mousnad (15451), par l’intermédiaire de Mouhammad ibn Hâtib رضي الله عنها.

Ce hadith est jugé haşane (bon) par Al-Albânî dans Al-Irwâ’ (1994) et dans Âdâb Az-Zifâf (p. 111).

(2) Rapporté par Al-Boukhârî sans que sa chaîne de narration soit mentionnée, mais avec une expression de certitude (5590). Néanmoins, Ibn Hibbâne, dans son Sahîh (6754), At-Tabarânî dans Al-Mou‘djam Al-Kabîr (3/282) et Al-Bayhaqî dans As-Sounane Al-Koubrâ (21590) l’ont rapporté en mentionnant sa chaîne de narration, par l’intermédiaire d’Abî ‘Âmir ou Abî Mâlik Al-Ach‘arî رضي الله عنه.

Ibn Al-Qayyim a dit dans Tahdhîb As-Sounane (10/111) : «Ce hadith est sans doute authentique.»

Aussi, Al-Haytamî a-t-il dit dans Az-Zawâdjir (2/203) : «Ce hadith est rapporté par plusieurs voies dont les chaînes de narration sont authentiques et ne sont sujettes à aucune critique.»

Voir, par ailleurs, As-Silsila As-Sahîha (1/186) et Tahrîm Âlât At-Tarab (1/82) d’Al-Albânî.

(3) Rapporté par Al-Bazzâr dans Al-Mousnad (7513) et par Ad-Diyâ’ dans Al-Ahâdith Al-Moukhtâra (2200), par l’intermédiaire d’Anas رضي الله عنه. Al-Haythamî a dit dans Madjma‘ Az-Zawâ’id (3/100) : «Les hommes de la chaîne de transmission de ce hadith sont dignes de confiance.»

Ce hadith est jugé haşane (bon) par Al-Albânî dans As-Silsila As-Sahîha (1/790) (427).

 

Alger, le 13 de Cha‘bân 1428 H, correspondant au 26 août 2007 G.

Fatwa n° 869

Catégorie : Fatwas relatives à la Famille - L'acte de mariage - Les étiquettes du mariage

Traduit et publié par ferkous.com

 

في حكم آلة الدربوكة وصحَّةِ قياسها على الدفِّ

السؤال : هل يجوز الضربُ بالدربوكة في حفلات الزفاف؟ وهل يصحُّ قياسُها على الضرب بالدُّفِّ؟ وجزاكم الله خيرًا

الجواب : الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على مَن أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، أمَّا بعد

فاعْلَمْ أنَّ الدُّفَّ جائزٌ في الأعياد والأعراس لقوله صلَّى الله عليه وسلَّم

«فَصْلُ مَا بَيْنَ الحَرَامِ والحَلَالِ: الدُّفُّ والصَّوْتُ»

(١)
أمَّا الدربوكة فمعدودةٌ مِن عمومِ آلات المعازف والطرب ولا شَبَهَ لها بالدفِّ؛ لأنَّ لها شكلًا مُختلِفًا عن الدُّفِّ ووَقْعًا مُغايِرًا له فلا تُلْحَق به؛ لذلك فهي مشمولةٌ بقوله صلَّى الله عليه وسلَّم

«لَيَكُونَنَّ مِنْ أُمَّتِي أَقْوَامٌ يَسْتَحِلُّونَ الحِرَ وَالحَرِيرَ والخَمْرَ وَالمَعَازِفَ»

(٢)

 وبقوله صلَّى الله عليه وسلَّم

«صَوْتَانِ مَلْعُونَانِ فِي الدُّنيَا وَالآخِرَةِ: مِزْمَارٌ عِنْدَ نِعْمَةٍ وَرَنَّةٌ عِنْدَ مُصِيبَةٍ»

(٣)
والعلمُ عند الله تعالى، وآخِرُ دعوانا أنِ الحمدُ لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدِّين، وسلَّم تسليمًا

الجزائر في: ١٣ شعبان ١٤٢٨ﻫ
الموافق ﻟ: ٢٦ أوت ٢٠٠٧م

١) أخرجه الترمذيُّ في «النكاح» بابُ ما جاء في إعلان النكاح (١٠٨٨)، والنسائيُّ في «النكاح» بابُ إعلان النكاح بالصوت وضربِ الدفِّ (٣٣٦٩)، وابن ماجه في «النكاح» باب إعلان النكاح (١٨٩٦)، وأحمد في «مسنده» (١٥٤٥١)، مِن حديث محمَّد بن حاطبٍ رضي الله عنه. والحديث حسَّنه الألبانيُّ في «الإرواء» (٧/ ٥٠) رقم: (١٩٩٤) وفي «آداب الزفاف» (١١١).
٢) ذَكَرَه البخاريُّ مُعلَّقًا بصيغة الجزم في «الأشربة» بابُ ما جاء فيمن يستحلُّ الخمرَ ويسمِّيه بغير اسمه (٥٥٩٠)، وأخرجه موصولًا: ابنُ حبَّان في «صحيحه» (٦٧٥٤)، والطبرانيُّ في «المعجم الكبير» (٣/ ٢٨٢)، والبيهقيُّ في «السنن الكبرى» (٢١٥٩٠)، مِن حديث أبي عامرٍ أو أبي مالكٍ الأشعريِّ رضي الله عنه. قال ابن القيِّم في «تهذيب السنن» (١٠/ ١١١): «فالحديث صحيحٌ بلا ريبٍ»، وقال الهيتميُّ في «الزواجر» (٢/ ٢٠٣): «صحَّ مِن طُرُقٍ بأسانيدَ صحيحةٍ لا مَطْعَنَ فيها»، وانظر: «السلسلة الصحيحة» للألباني (١/ ١٨٦) رقم: (٩١) و«تحريم آلات الطرب» له ـ أيضًا ـ (١/ ٨٢).
٣) أخرجه البزَّار في «مسنده» (٧٥١٣)، والضياء في «الأحاديث المختارة» (٢٢٠٠)، مِن حديث أنسٍ رضي الله عنه. وقال الهيثميُّ في [«مَجْمَع الزوائد» (٣/ ١٠٠)]: «رجالُه ثِقاتٌ». والحديث حسَّنه الألبانيُّ في «السلسلة الصحيحة» (١/ ٧٩٠) رقم: (٤٢٧)

الفتوى رقم: ٨٦٩
الصنف: فتاوى الأسرة - عقد الزواج - آداب الزواج

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

الفتوى رقم: ٨٦٩
الصنف: فتاوى الأسرة - عقد الزواج - آداب الزواج
Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 15:23
Feux d'artifice et pétards (audio-vidéo)

 

L'utilisation par beaucoup de jeunes et de beaucoup d'enfants de ce qui est appelé les feux d'artifice, et il est interdit d'utiliser cela serviteur d'Allâh comme l'ont éclairci les savants, il est interdit de les vendre et de les acheter pour de multiples raisons, dont les plus importantes sont les deux raisons (suivantes) :

 

La première :

 

Cela contient du gaspillage d'argent sans raison, et la personne douée de raison comprend parfaitement que si on donne à un homme 50 riyals et qu'on lui dit de brûler ces 50 riyals, il ne le fera pas et il considérera cela comme étant ridicule et stupide, et c'est exactement cela que fait celui qui utilise ces feux d'artifice.

 

Tu remarqueras que beaucoup de jeunes et d'enfants gaspillent beaucoup d'argent dans ces feux d'artifice, cela est dilapidé dans le vent avec du dérangement et du vacarme, sans aucun intérêt, conséquences ou résultats.

 

Ceux-là ne se rappelle-t-il pas la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Les pieds d'un serviteur ne bougeront pas le jour de la résurrection tant qu'il n'aura pas été interrogé sur quatre choses"

 

Et parmi celles-ci il mentionna :

 

"sur son argent, d'où l'a-t-il gagné et comment l'a-t-il dépensé ?".

 

Si nous faisons le calcul de l'argent qui est dépensé dans ces feux d'artifice, nous trouverons des grandes quantités d'argent.

 

Par exemple 200 jeunes, si chacun d'entre utilise 50 riyals dans un seul jour pour ces feux d'artifice, la totalité de ce qu'ils auront depensé comme argent dans ce jour atteindra 10000 riyals.

 

Serviteur d'Allâh, dans certains pays on peut construire une maison dans laquelle vivra une famille pauvre avec cette quantité (d'argent), on peut construire une mosquée dans laquelle prient les habitants d'un quartier, on peut vêtir des milliers de gens (avec cet argent), on peut nourrir beaucoup d'affamés.

 

Nous convient-il donc de le gaspiller ainsi et de le dilapider ainsi alors qu'Allâh جل وعلا nous a honoré et nous a donné de l'argent ?

 

Quant à la deuxième raison concernant l'interdiction des feux d'artifice, et l'interdiction de les vendre et de les acheter :

 

C'est à cause du grand préjudice et des dommages envers les gens, de la destruction des propriétés, des causes d'incendie et d'autres dangers que cela.

 

C'est la raison pour laquelle serviteur d'Allâh nous devons prendre conscience de cela et faire extrêmement attention à cela, nous devons préserver notre argent et l'utiliser dans l'obéissance d'Allâh جل وعلا.

 

Et je demande à Allâh de nous donner ainsi qu'à vous la bénédiction dans notre argent, dans nos vies, dans nos enfants et notre descendance, ainsi que dans toutes nos situations, et qu'Il nous permet à tous d'atteindre la réussite dans tous biens et qu'iIl nous guide dans le droit chemin.

 

 Traduit par sahihofislam

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر3

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 16:15
La saint valentin - عيد الحب (vidéo)

Parmi les fêtes innovées à cette époque et qui est célébrée par de nombreux jeunes des deux sexes, cette fête qui est appelée : La fête de l’amour (la Saint-Valentin), dont beaucoup de filles et de femmes ont été éprouvées par cela.

 

Et il s’agit d’une fête d’idolâtrie qui est basée sur une légende inventée d’un moine mécréant qui se nomme : «Valentine».

 

Il défia l’autorité ecclésiastique (de l’église) et il voulait sortir des règles du clergé et des règles fondamentales du monarchisme.

 

Ainsi il est devenu un emblème auprès de ces égarés, et cela a été transféré auprès de la société musulmane pour qu’il (Valentine) devienne (également) un emblème auprès des musulmans et des musulmanes.

 

Et nous sommes à Allah et vers Lui nous reviendrons.

 

✅ Traduit par sahihofislam

Cheikh Muhammad Sa’îd Raslân - الشيخ محمد سعيد رسلان

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Fêtes en islam - vendredi et fêtes innovées
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 22:46
Le jugement de célébrer les fêtes des chrétiens (dossier)

Parmi les calamités par lesquelles cette communauté a été éprouvée -provoquant la disparition de ses bienfaits, et lui attirant le courroux- l’imitation de beaucoup d’entre les enfants [de la communauté] de ses ennemis parmi les juifs et les chrétiens.

 

Et cette imitation rassemble tous les domaines : dans les habitudes et les adorations ainsi que dans le cheminement, les comportements et les transactions.

 

Et parmi les formes d’imitation les plus singulières se trouve le fait de s’associer à eux dans leurs fêtes ainsi que de les imiter dans leurs saisons, notamment la fête de la naissance du Messie عليه السلام, laquelle tombe le vingt-cinq du mois de décembre, ainsi que la fête du jour du nouvel an, laquelle tombe le premier du mois de janvier.

 

Tu vois alors beaucoup d’entre les musulmans, lorsqu’ils tombent sur ces deux jours, ils se précipitent à établir des célébrations, et à exhiber les festivités.

 

Et le fléau a certes pris de l’ampleur, et l’épreuve s’est intensifiée à un tel point que certains d’entre eux voyagent vers les États d’Occident dans le but d’assister à ces fêtes de dépravation, et [dans le but] de s’associer aux mécréants dans leurs emblèmes de mécréance, en dépit de ce qui s’y produit comme maux : tel le fait que l’alcool y soit consommé, que soit pratiquée la débauche ainsi que d’autres choses que cela parmi les formes de maux.

 

​Et certes, les cris des réformateurs se sont élevés, et sont apparues les fatawa des savants éducateurs dans la mise en garde des musulmans contre le fait de participer aux fêtes des associateurs, en raison de ce qui s’y trouve comme corruption de la religion.

 

Peut-être, le meilleur s’étant exprimé sur le sujet de manière détaillée et étayée de preuve est-il Shaykh al Islam ibn Taymiyya -rahimahouLlah-, dans son livre sans égal et dont les yeux n’ont guère vu de pareil : «Iqtidaa’ as siraat al moustaqim fi moukhaalafat ass’hab al Jahim».

 

Premièrement : les preuves du Livre [d’Allah]

 

[Allah] تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

 

{6. Guide-nous dans le droit chemin (l’Islam), 7. Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés} (Al-Fatiha, V6-7)

 

Et la preuve par ce verset réside dans le fait qu’Allah تعالى a ordonné à Ses serviteurs de Lui demander dans toutes leurs prières la guidée au sentier de ceux sur lesquels Allah a comblés de Ses faveurs (traduction rapprochée)

 

{parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux} [S4/V69]

 

et qu’Il leur épargne et les éloigne du sentier de ceux qui ont encouru Sa colère et des égarés.

 

La communauté ayant encouru le courroux sont les juifs, et celle de l’égarement sont les chrétiens.

 

Comme le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Les juifs sont ceux qui ont encouru la colère [d’Allah], et les chrétiens sont les égarés » [At-Tirmidhi (2953), et al-Albaani l’a authentifié dans « Sahih al Jaami’ » (8202)]. Cela implique l’interdiction de suivre leur sentier, dont leurs fêtes.

 

Et [Allah] سبحانه a dit (selon une traduction rapprochée) :

 

{Puis Nous t’avons mis sur la voie de l’Ordre [une religion claire et parfaite]. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas} [S45/18].

 

Il سبحانه a donc informé qu’Il a placé Mouhammad صلى الله عليه وسلم sur une voie qu’Il a ordonnée pour lui, et Il lui a ordonné de la suivre, et Il lui a défendu le suivi des passions de ceux qui ne savent pas, et entre certes dans cela quiconque contredit sa voie parmi les juifs et les chrétiens et autres qu’eux.

 

Et leurs passions : c’est ce qui émane d’eux comme passions.

 

Et le fait de les suivre dans ce qui leur est spécifique de leur religion et de leurs fêtes est un suivi de leurs passions.

 

Et son équivalent est Sa parole تعالى (selon une traduction rapprochée) :

 

{Les Juifs et les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu’à ce que tu suives leur religion. Dis : "Certes, c’est la guidée d’Allah qui est la véritable guidée". Et si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n’auras contre Allah ni protecteur ni secoureur} [S2/V120].

 

Il s’y trouve une menace, et un sévère avertissement à la communauté au sujet du suivi des chemins des juifs et des chrétiens, après qu’ils [les croyants] aient acquis la science du Livre [d’Allah] et de la Sounnah.

 

Et leur suivi dans certaines choses appartenant à leur religion et leurs fêtes est un suivi de ce qui émane d’eux comme passions.

 

[Allah] تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

 

{Ô vous les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, fait partie d’eux. Allah ne guide pas les gens injustes} (S5/V51).

 

Les savants ont dit : et fait partie du fait de les prendre pour alliés de les imiter ainsi que l’exhibition de leurs fêtes alors qu’il leur a été ordonné de les dissimuler en pays musulmans ; si le musulman y participe avec eux, il les a alors aidés à les exhiber [« Tachabbouh al khamiss bi-ahl al khamiss (23)].

 

Et [Allah] تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

 

{Ceux qui n'assistent pas aux faux témoignages} [S25/V72].

 

Et plus d’un salaf a certes dit concernant son exégèse qu’il s’agissait des fêtes des associateurs, comme l’a dit Abou al-‘Âliya, Moujaahid, Ibn Sirin, Ar-Rabi’ ben Anas, Ad Dahhaak ainsi que d’autres, et cela est rapporté d’Ibn ‘Abbass [Se référer à « Tafsir Ibn Abi Haatim » (15454), « Iqtidaa’ as-sirat al moustaqim » (1/479)].

 

Il a donc appelé leurs fêtes « faux témoignage », et le fait d’y être présent est d’en témoigner.

 

Et Ahmad a certes  statué textuellement sur le fait qu’il n’est pas permis d’assister aux fêtes des chrétiens et des juifs, et il argumenta en usant de ce verset comme cela viendra.

 

Et l’argument contenu dans le verset est qu’Allah تعالى  a fait l’éloge des croyants lesquels sont les serviteurs du Tout-Miséricordieux, car ils délaissent de témoigner de ces fêtes, bien que celles-ci se limitent à la présence seulement, par la vue ou l’écoute.

 

Alors qu’en est-il de celui qui convient à cela, tout en célébrant ?!

 

Deuxièmement : Les preuves de la Sounnah

 

Selon Ibn ‘Oumar رضي الله عنهما, celui-ci dit : le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Quiconque imite un peuple en fait partie »

[Abou Dawoud (4031), authentifié par al-Albaani dans « Al-Irwaa’ » (1269)].

 

Ce hadith prouve l’interdiction absolue de les imiter, et la célébration de leurs fêtes en fait partie.

 

Car [leurs fêtes] sont de même nature que leurs œuvres qui sont de leur religion, ou elles sont un symbole de leur fausse religion.

 

Et selon Anas ben Maalik رضي الله عنه, il dit :

 

« Le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم arriva à Médine, et ils [les gens de Médine] avaient deux jours durant lesquels ils jouaient, il dit alors : « Que sont ces deux jours ? »

Ils dirent alors : « Nous jouions durant [ces deux jours] à l’époque de la Jaahiliyya.

Le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a alors dit : « Certes, Allah vous les a chacun remplacés par meilleurs qu’eux : le jour d’al-Ad’ha et le jour d’al-Fitr »

[Abou Dawoud (1134), authentifié par al-Albaani dans « As-Sahiha » (2021)].

 

L’argument est que les deux jours [institués durant] la période de la Jaahiliyya n’ont pas été approuvés par le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, et il ne les a pas non plus laissés jouer durant [ces deux jours] comme à leur habitude, mais il a plutôt dit : « Certes, Allah vous les a chacun remplacés par deux autres jours », et le remplacement d’une chose implique le délaissement de ce qui a été substitué car on ne peut rassembler entre le substitut et le substitué.

 

Et c’est pour cela que cette expression est exclusivement utilisée au sujet de deux choses dont leur rassemblement a été délaissé.

 

Sa parole qui leur fut adressée : « Certes, Allah vous les a remplacés » - alors qu’il les questionna au sujet des deux jours, ils répondirent alors qu’il s’agissait de deux jours pendant lesquels ils jouaient à l’époque de la jaahiliya - est une preuve qu’il leur proscrivit [ces deux jours] tout en les remplaçant par les deux jours de l’islam, car s’il n’avait pas eu pour but de proscrire, il n’aurait pas mentionné cette substitution à cette occasion, car la base de la législation des deux jours islamiques leur était connue, et il n’aurait pas été de les délaisser pour les deux jours de la jaahiliya [dit par Shaykh al Islam dans « al iqtidaa’ » (488/1)].

 

Et selon ‘Aisha رضي الله عنها elle dit : le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Ô Abou Bakr !

Certes, à chaque peuple appartient une fête, et ceci est notre fête »

[Al Boukhaari (909), et Mouslim (892), et il s’y trouve une histoire bien connue].

 

Ce hadith prouve donc que chaque communauté se singularise par sa fête, où ils ne s’associent pas à nous.

 

S’il appartient donc aux juifs une fête, et aux chrétiens une fête, ils se singularisent par elles, et nous ne participons pas avec eux.

 

Également, le prophète صلى الله عليه وسلم  a autorisé à titre d’exception de jouer du Duff et de la chanson, en donnant pour raison qu’il s’agit de la fête des musulmans, et cela implique que l’autorisation ne s’applique pas dans les fêtes des juifs et des chrétiens, et il se trouve en cela la preuve de l’interdiction de les imiter dans leur jeu et autres.

 

Et selon Abou Hourayra et Houdhayfa رضي الله عنهما ceux-ci dirent : le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Allah a égaré du vendredi ceux qui étaient avant nous et donc les juifs ont eu le samedi et les chrétiens le dimanche puis Allah nous a créés et nous a guidés vers le vendredi et a donc fait le vendredi puis le samedi puis le dimanche.

Et de même ils viennent après nous le Jour de la Résurrection.

Nous sommes les derniers parmi les gens de ce bas-monde et les premiers le Jour de la Résurrection et les premiers à être jugés avant le reste des créatures. »

[Mouslim (856)].

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a informé que le jour du vendredi est une fête pour les musulmans, comme l’est le samedi pour les juifs et le dimanche pour les chrétiens.

 

Et cela implique la spécification de chaque communauté par sa fête.

 

Il en résulte que si nous nous associons aux juifs le jour du samedi, ou aux chrétiens le jour du dimanche, alors nous nous serions certes associés à eux dans leur fête.

 

Et si tel est le cas dans une fête hebdomadaire, alors la fête annuelle mérite d’autant plus [ce jugement], car il n’y a aucune différence.

 

De plus, si ceci concerne une fête connue par le calendrier arabe, alors qu’en est-il des fêtes non-arabes des mécréants ?

 

Lesquelles ne peuvent être connues qu’avec le calendrier Romain Copte, ou Perse, ou hébreu et autres.

 

Selon Abou Sa’id al Khoudri, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Vous suivrez la voie de ceux qui vous ont précédés empan par empan et coudée par coudée, même s’ils entraient dans un trou de lézard, vous les suivrez »

Nous dîmes: « Ô Prophète d’Allah, les juifs et les chrétiens ? ».

Il répondit : « Qui donc sinon eux ? »

[Al Boukhaari (3269) et Mouslim (2669)].

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a informé que sa communauté suivra les Sounan des communautés qui l’ont précédée parmi les juifs et les chrétiens comme innovations et passions, ainsi qu’elle se conformera à eux en toute chose dans ce que le législateur a interdit et a blâmé, tout en donnant une grande importance à les approuver en cela.

 

Et cela implique le blâme de quiconque ferait pareille chose.

 

Et cela est un signe parmi les signes de la prophétie ainsi qu’un miracle manifeste accordé au messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, et ce dont il صلى الله عليه وسلم a informé s’est certes produit.

 

Troisièmement : les preuves des récits.

 

Quant aux récits, de nombreux Sahaaba ont interdit de s’associer aux mécréants dans leurs fêtes ou d’y assister, ou d’y entrer et les choses similaires.

 

‘Oumar رضي الله عنه a dit :

 

« N’apprenez pas la langue des non-arabes, et n’entrez pas chez les associateurs dans leurs églises le jour de leur fête, car certes la colère [d’Allah] descend sur eux. »

[‘Abd ar-Razzaaq dans son « Moussannaf » (1609), et authentifié par Shaykh al Islam dans « al iqtidaa’ » (511/1)].

 

Et il a aussi dit :

 

« Délaissez et éloignez-vous des ennemis d’Allah dans leurs fêtes »

[Al Bayhaqi dans « Al Koubraa » (432/9)].

 

Voilà donc ‘Oumar رضي الله عنه qui proscrit [l’apprentissage] de leur langue, ainsi que le seul fait d'entrer dans l'église le jour de leur fête, alors qu’en est-il de pratiquer certaines de leurs pratiques ou de la pratique de ce qu’implique leur religion ?

 

Les rejoindre dans la pratique n’est-il pas plus grand que de les rejoindre dans la langue ?

 

Certains actes de leur fête ne sont-ils pas plus graves que de simplement entrer chez eux pendant leur fête ?

 

Et si la colère descend sur eux le jour de leur fête, en raison de leur acte, alors celui qui s’associe à eux dans l’acte, ou une partie de celui-ci, ne s’est-il pas exposé au châtiment [réservé] à cela.

 

Ensuite, sa parole « Délaissez et éloignez-vous des ennemis d’Allah dans leur fête » n’est-elle pas une interdiction de les rencontrer, et de se rassembler avec eux pendant [leur fête] ?

 

Alors qu’en est-il de celui qui a pratiqué leur fête ? [« al iqtidaa’ » (515/1)].

 

‘Abd Allah ben Amr رضي الله عنهما a dit :

 

« Quiconque réside en terre des étrangers et qu'il pratique leur Nirouz et leur fête, qui les imite jusqu’à ce qu’il meurt ainsi, il sera ressuscité avec eux le jour du Jugement »  

[Al Bayhaqi dans « Al Koubra » (234/9), et authentifié par Shaykh al Islam dans « Al iqtidaa’ » (513/1)], et cela implique qu’il l’a considéré comme appartenant aux grands péchés qui conduisent indubitablement au Feu.

 

Et selon Mouhammad ben Sirin, il dit :

 

« Il fut donné à ‘Ali رضي الله عنه  un cadeau de Nirouz, il dit alors : « Qu’est-ce que c'est ? »

Ils dirent : « Ô chef des croyants ! ceci est le jour du Nirouz »

il dit : « Alors faites tous les jours un Nirouz »

Abou Oussaama a dit : il détesta de dire Nirouz »

[Al Bayhaqi dans « Al Koubra » (235/9) avec une chaîne de transmission authentique]

 

Il a donc détesté le fait de les rejoindre dans le nom [attribué] à la fête par laquelle ils se singularisent, alors qu’en est-il de les rejoindre dans l’acte ? 

 

Quatrièmement : la preuve issue du consensus

 

Quant à ce qui vient du consensus : ‘Oumar ben al Khattaab رضي الله عنه a certes imposé comme condition aux gens du livre qu’ils n’exhibent rien de leurs emblèmes entre les musulmans, ni les fêtes ni autres.

 

Il a dit :

 

« Et que nous sortions ni Ba’outh ni Sha’aanin »

[recueilli par l'imam al Bayhaqi (202/9)] ; quant au ba’outh, l’imam Ahmad l’a expliqué dans le récit de son fils Salih, il a dit : « Ils sortent comme nous sortons lors de 'Id al-Fitr et al-Ad’ha ».

 

Et quant au Sha’aanin il s’agit également de fêtes leur appartenant.

 

Et certes, les compagnons ont été unanimes sur ces conditions, ainsi que l’ensemble des juristes, comme l’a rapporté Shaykh al Islam Ibn Taymiyya et son élève Ibn al Qayyim qu’Allah leur fasse miséricorde.

 

Par conséquent, si les musulmans ont été unanimes à leur interdire l’exhibition [de leurs fêtes], alors comment peut-il être permis au musulman de les pratiquer ?

 

Et il n’y a guère de doute que sa pratique [de leurs fêtes] est plus grave que son exhibition par le mécréant.

 

Aussi, les savants ont certes été unanimes sur l’interdiction d’assister aux fêtes des mécréants, et de les aider en cela.

 

Et c’est ce qu’ont explicitement déclarés les juristes parmi ceux qui ont suivi les quatre imams dans leurs livres.

 

Premièrement : le madhhab Hanafite

 

Ibn Noujaym al Hanafi a dit dans la clarification des types de mécréance :

 

« Et par le fait de sortir au Nirouz des Majouss, et de les rejoindre en ce qu’ils font en ce jour.

Et par le fait qu’il achète le jour du Nirouz quelque chose qu’il n’achetait pas avant, [le faisant] pour honorer le Nirouz, non pas pour manger et boire.

Et par le fait qu’il offre un cadeau aux associateurs en ce jour, même s’il s’agit d’un œuf, [le faisant] pour honorer ce jour, ni de glorifier tel jour non pas pour une simple invitation d'un mécréant ayant rasé la tête de son bébé, mais de voir bonne l'affaire des mécréants à l’unanimité.»

 

Deuxièmement : le madhhab Malikite

 

‘Abd al Malik ben Habib a dit :

 

« Ibn al Qaassim fut questionné à propos de s’embarquer dans les bateaux dans lesquels montent les chrétiens pour aller à leurs fêtes, il détesta alors cela, craignant la descente de la colère sur eux [en raison] de leur shirk sur lequel ils se sont rassemblés.

Il dit : et Ibn al Qaassim détesta pour le musulman qu’il offre un présent au chrétien lors de sa fête en signe de récompense pour lui, et il le considéra comme une vénération de leur fête ainsi qu’une aide sur sa mécréance !

Ne vois-tu pas qu’il n’est pas permis aux musulmans d'acheter quoi que ce soit des chrétiens qui est dans l’intérêt de leur fête : ni viande, ni sauce, ni vêtement ?

Et on ne leur prête aucune bête, et on ne les aide dans aucune chose de leur fête, car cela appartient à la vénération de leur association, et à leur aide dans leur mécréance.

Et il incombe aux dirigeants de proscrire cela aux musulmans, et c’est la parole de Maalik et je n’ai guère connaissance de quiconque l’ayant contredit en cela »

[« Al iqtidaa’ » (19/1)].

 

Et Shaykh Ad Dardir a cité parmi [les choses] qui discréditent le témoignage de l’homme :

 

« Et d'avoir joué dans leur Nirouz », c’est-à-dire : le fait de jouer le jour du Nirouz - qui est le premier jour de l’année Copte - est un empêchement de l’acceptation du témoignage, et il appartient à la pratique de la Jaahiliyya et [à la pratique] des chrétiens, et il se produit dans certains pays de la part de la racaille des gens »

[« Ash sharh al kabir » (181/4)].

 

Troisièmement : le madhhab Shafi’ite

 

Abou al Qaassim at Tabari ash shaafi’i a dit :

 

« Et il n’est pas permis aux musulmans d’assister à leurs fêtes : car ils sont sur un mal et un Zour (mensonge), et si les gens du bien se mélangent aux gens du mal sans les réprimander ils seraient alors comme ceux qui les agréent et le préfèrent.

Nous craignons donc la descente de la colère d’Allah sur leur assemblée de manière générale de sorte à toucher tout le monde.

Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre Sa colère. »

[cité par Ibn al Qayyim dans « Ahkaam ahl adh dhimma » (156/1)]

 

Et Al Bayhaqi a dit dans « Al Koubra » (234/9) :

 

« Chapitre : le caractère détestable d’entrer chez les gens de la dhimma dans leurs églises, ainsi que leur imitation le jour de Nirouz et carnaval »

 

Quatrièmement : madhhab Hanbalite

 

Abou al Hassan al Amadi connu sous le nom de Ibn al Baghdaadi dans son livre « ‘Oumda al Haadir wa kifaaya al Moussaafir » a dit :

 

« Chapitre : il n’est pas permis d’assister aux fêtes des chrétiens et des juifs, et c’est ce qu'a textuellement énoncé Ahmad dans le récit de Mouhanna', et il utilisa comme argument Sa parole تعالى (traduction rapprochée) :

{Ceux qui n'assistent pas aux faux témoignages} [S25/V72].

Il dit : « Ash Sha’aanin et leurs fêtes »

[« Al iqtidaa’ » (516/1)].

 

Cinquièmement : la preuve venant du raisonnement 

 

Quant à [la preuve] issue du raisonnement et de la considération, alors elle apparaît de plusieurs points de vue :

 

Le premier point de vue :  

 

Il est certes une chose bien instituée dans la législation islamique que d’aller à l’encontre des mécréants en toute chose par laquelle ils se singularisent.

Et les fêtes sont parmi les plus importantes particularités par lesquelles ils se singularisent.

 

Le second point de vue :

 

Certes, les fêtes font partie de l’ensemble des institutions légiférées par lesquelles chaque communauté se distingue, [en raison] de Sa parole (selon une traduction rapprochée) :

{À chaque communauté, Nous avons attribué un culte à pratiquer} [S22/V67].

Et le fait que les musulmans s’associent aux chrétiens dans leurs fêtes, c’est une association à eux dans les emblèmes de leur fausse religion.

 

Le troisième point de vue :

 

Ces fêtes ont été innovées dans la religion des chrétiens, et ce peuple a certes été connu pour leur innovation en religion, comme [Allah] تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

{Le monachisme qu’ils inventèrent, Nous ne le leur avons nullement prescrit. Ils étaient censés rechercher l’agrément d’Allah, mais ils ne l’observèrent pas (le monachisme) comme il se devait.} [S57/V27].

Ainsi, ce qui fut forgé parmi les saisons et les fêtes constitue une innovation, et toute innovation est un égarement.

Et si les musulmans forgeaient une innovation, celle-ci serait assurément un égarement, alors qu’en est-il de ce qu’ont forgés ces égarés ?!

 

Le quatrième point de vue :

 

Ces fêtes innovées en sont venues à se mettre au même niveau que ce qu’Allah a décrété comme fêtes légiférées.

Et quand les cœurs s’habituent aux innovations, il n’y reste plus de place pour les sunan [dûment légiférées].

 

Le cinquième point de vue :

 

Le fait de s’associer à eux dans leurs fêtes est un moyen menant à leur ressembler dans leurs mœurs et leurs actes blâmables, car la ressemblance et l'imitation dans les choses apparentes provoquent nécessairement la ressemblance et l'imitation dans les choses cachées d’une manière dérobée et graduelle.

Ceci est une chose palpable.

Et le fait de couper court aux causes menant à l’interdit est une très grande règle de base parmi celles de la législation, voire c’est un des quarts de la religion.

 

Le sixième point de vue :

 

La célébration de leurs fêtes implique nécessairement leur amour et l’alliance avec eux. Et leur amour, et l’alliance avec eux contredit la foi, comme [Allah] تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

{Ô vous les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, fait partie d’eux. Allah ne guide pas les gens injustes.} [S5/V51].

 

Le septième point de vue :

 

Le fait de s’associer à eux dans la célébration de leurs fêtes provoque nécessairement chez eux le sentiment de fierté ; car ils aiment voir les musulmans les suivre dans les choses de la vie commune, alors qu’en est-il de leur suivi dans les affaires liées à leur religion ?!

Et il s’ensuit de cela qu’il n’est pas permis au musulman de les imiter dans leurs fêtes, et il ne doit pas aider celui qui les imite, ni [il ne doit] répondre à leur appel, ni manger leur nourriture, ni accepter leur présent, ni vendre les choses auxquelles ils ont recours pour leurs fêtes.

 

Le huitième point de vue :

 

Le fait de s’associer à eux dans leurs fêtes est une approbation envers eux pour ce sur quoi ils sont comme faux, et c’est un [acte] qui va augmenter leur nombre.

 

Voici quelques manifestations de la corruption découlant de leur imitation, ainsi que du fait de s’associer à eux dans leurs fêtes, bien qu’elles soient en vérité beaucoup plus que l’on puisse les dénombrer.

 

Et, il découle, en conséquence de ce qui vient d’être mentionné, qu’il est interdit d’assister aux fêtes des mécréants, ou de s’associer à eux en elles, ou de les aider à les établir, ou de vendre ce à quoi ils ont recours pour les exhiber, ou d’entrer avec eux dans leurs églises, ou de leur offrir un présent ou en accepter un, ou de répondre à leur appel, ou de les complimenter à l’occasion de cette fête, ou de prendre ce jour comme un jour de repos, de joie, de plaisir et cela en délaissant les travaux organisés comme : l’industrie, les commerces, les assises de science ; ou de cuisiner un plat particulier, ou de distribuer des sucreries, ou d’allumer des bougies, ou de répandre de l'encens ainsi que de décorer les rues, les constructions et les palais, etc.

 

Car il y a en cela une aide à [la pratique] des méfaits, et Allah تعالى a dit (selon une traduction rapprochée) :

 

{Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et l’éloignement des interdits ; et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression} [S5/V2].

 

Et la règle de base [concernant ce jour] est qu'il ne doit pas y être innové de chose, il doit plutôt être considéré comme un jour comme les autres.

 

Et après l’exposition de tous ces textes authentiques et preuves explicites : est-il quelqu’un ayant en son cœur une foi équivalant le poids d’une fourmi, qui doute de l’interdiction de la ressemblance aux adorateurs de la croix, et de [l’interdiction] de s’associer à eux dans leurs fêtes en tous temps et tous lieux, alors qu’il sait ce que recèlent ces fêtes comme mécréance, perversion et désobéissance ?

 

N’as-tu donc pas pu trouver -Ô le musulman– autre chose à célébrer que ce qui provoque la colère du Tout Miséricordieux, et qu’agrée le Shaytaan, et qui est un emblème des gens de la mécréance et de la tyrannie ?

 

Est-il approuvé dans les raisons de suivre aveuglément une religion légiférée par les prêtres et rabbins ?

 

Et c’est à Allah qu’on demande l’aide, et toutes les louanges reviennent à Allah le Seigneur des mondes.

 

traduit par La da'wah des mashaykh d'Algérie en langue française : @MashaykhDZ

 

Cheikh Abdel Madjid Djouma’a - الشيخ عبد المجيد جمعة

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