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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 11:06
Prendre soin de sa femme (audio-vidéo)

C’est pour ceci que les savants disent que la bienfaisance envers l’épouse ne se résume pas uniquement au fait d’éloigner le mal qui pourrait l’atteindre, mais la bienfaisance envers l’épouse consiste à patienter au mal provenant d’elle.

 

C’est-à-dire que le fait d’être bienfaisant envers ton épouse ne signifie pas éloigner le mal d’elle, beaucoup de personnes sont capables de cela.

 

Mais la bienfaisance envers l’épouse consiste à patienter au mal provenant d’elle.

 

La bienfaisance envers l’épouse ne se résume pas uniquement au fait d’éloigner le mal qui pourrait l’atteindre, mais la bienfaisance envers l’épouse consiste à patienter au mal provenant d’elle !

 

Il y a une histoire, que vous connaissez certainement et il n’y a pas de mal à la répéter et je demande à Allâh de nous préserver du feu de l’Enfer !

 

 

Un jour, un malentendu a eu lieu entre le Prophète صلى الله عليه وسلم et ‘Aïcha رضي الله عنها, c’était une mésentente pleine de tendresse, d’affection, d’amour et de compassion.

 

Une mésentente a eu lieu, le Prophète صلى الله عليه وسلم lui demanda alors : "Qui souhaiterais-tu en tant qu’arbitre entre toi et moi ? Accepterais-tu que ce soit Abou Bakr ?"

 

 Abou Bakr qui est son père ! (le père de ‘Aïcha).

 

Elle accepta alors Abou Bakr رضي الله عنه.

 

À notre époque, le père de l’épouse ne peut être un arbitre, il est le plus souvent un adversaire !

 

Il fera triompher sa fille sur son gendre.

 

Mais là, il s’agit d’Abou Bakr رضي الله عنه !

 

Abou Bakr رضي الله عنه est alors venu et le Prophète صلى الله عليه وسلم lui demanda : "Préfères-tu que ce soit toi ou moi qui lui explique ?"

Elle رضي الله عنها lui répondit : "C’est toi qui expliques, mais ne dis que la vérité"

Et dit-il autre chose que la vérité ? Elle était en colère.

Elle رضي الله عنها lui dit : "C’est toi qui expliques, mais ne dis que la vérité".

 

Abou Bakr رضي الله عنه n’y croyait pas !

 

Il se leva pour la corriger en lui disant : "Ô ennemie de sa propre personne ! Dit-il autre chose que la vérité !?"

 

Il رضي الله عنه craignait que le Prophète صلى الله عليه وسلم se mette en colère contre elle et qu’il l’a divorce puis que son affiliation au Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم s’interrompt - c’est une affaire très grave !- ou que le Messager صلى الله عليه وسلم se mette en colère contre elle et qu’Allâh se mette en colère, puis qu’elle ne réussisse en rien après cela.

 

Il s’est donc levé pour la corriger en présence du Messager صلى الله عليه وسلم mais le Prophète ne l’a pas convoqué pour qu’il soit un adversaire contre elle ou pour qu’il parle en son nom, mais plutôt pour qu’il arbitre entre elle et lui.

 

Ainsi lorsqu’il devint un adversaire, ‘Aïcha رضي الله عنها n’a trouvé de refuge qu’auprès du Messager d’Allâh, alors qu’il est un adversaire et un juge.

 

Elle est partie se réfugier derrière le dos du Prophète صلى الله عليه وسلم alors qu’il repoussait Abou Bakr رضي الله عنه en lui disant : "Nous ne t’avons pas conviés pour cela" ; C’est-à-dire que je ne t’ai pas convoqué pour la punir, j’aurais pu la punir moi-même, "mais nous ne t’avons pas convié pour cela".

 

Abou Bakr رضي الله عنه s’en alla alors en colère et resta à tourner autour de leur demeure.

 

Lorsqu’Abou Bakr رضي الله عنه s’en alla, le Prophète صلى الله عليه وسلم se tourna alors…

 

Allâh l’a décrit dans Son Livre comme étant le compatissant et le miséricordieux, et Il a également mentionné qu’il était d’une moralité éminente.

 

Lorsqu’Abou Bakr رضي الله عنه s’en alla, le Prophète صلى الله عليه وسلم se tourna vers ‘Aïcha رضي الله عنها à la fois plaisantin et blâmeur, et lui dit : "As-tu vu comment je t’ai défendu de cet homme ? Ô Anas (qui était le servant du Prophète صلى الله عليه وسلم), prends ce dirham et pars donc nous acheter du raisin".

 

Il صلى الله عليه وسلم voulait célébrer leur réconciliation avec un repas.

 

"Prends ce dirham et pars donc nous acheter du raisin" 

 

Anas s’en alla puis revint avec du raison qu’ils mangèrent.

 

Pendant qu’Abou Bakr رضي الله عنه tournait autour de leur demeure, il rencontra Anas et lui dit : "Ô Anas, as-tu des nouvelles ?" 

 

Qu’as-tu laissé derrière toi Ô Anas ? Que s’est-il passé ?

 

Il lui répondit : "Ils se sont réconciliés, par Allâh, je les ai laissé alors qu’ils mangeaient du raisin !" 

 

Abou Bakr رضي الله عنه s’en alla précipitamment et entra sans aucune réserve puis s’assit et leur dit : "Vous m’avez convié lors de votre mésentente et vous m’oubliez lors de votre réconciliation !"

 

Il (le Prophète صلى الله عليه وسلم) dit : "Assieds-toi et manges"

 

 

La bienfaisance envers l’épouse ne se résume pas uniquement au fait d’éloigner le mal qui pourrait l’atteindre, ceci fait partie de la noblesse de l’Homme d’éloigner le mal de sa femme et ce n’est pas un signe de bravoure ou de virilité que de la frapper ou la fouetter comme une esclave puis de se joindre à elle à la fin de la nuit.

 

Ceci fait partie des choses que le Messager صلى الله عليه وسلم a lourdement réprimandé.

 

La virilité, la magnanimité, la vraie modération, résident dans le fait de contrôler sa personne lors de la colère !

 

Telle est la véritable personne forte.

 

Le fort n’est pas celui qui terrasse les gens, mais c’est celui qui contrôle sa propre personne !

 

Publié par sounnah-video.com

Cheikh Mohammad Sa’îd Raslân - الشيخ محمد سعيد رسلان

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Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق