Le tact et la bienséance du prétendant à qui la femme n'a pas plu (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm.char3i

Le tact et la bienséance du prétendant à qui la femme n'a pas plu (audio-vidéo)

Et ce regard (du prétendant sur la fiancée) se fait de deux manières :

 

Qu’il la regarde alors qu’elle en est informée, de même que son tuteur et ce sans isolement.

 

Il la regarde à son su, c’est-à-dire avec son assentiment et sa connaissance, ainsi que l’accord de son tuteur et la connaissance de ce dernier, sans isolement.

 

Et ceci est rapporté d’Al-Mughîrah ibn Shu’bah رضي الله عنه, puisqu’il a dit :

 

«Je vins au Prophète صلى الله عليه وسلم et lui mentionnai une femme dont j’avais demandé la main.

Il صلى الله عليه وسلم dit alors : «Va et regarde-la, c’est plus propice à établir l’entente entre vous deux.»

Il dit : «Je me rendis alors auprès d’une femme des Ansâr et demandai sa main à ses parents. Je les informai de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم et ce fut comme s’ils éprouvèrent quelque aversion.»

 

C’est-à-dire qu’ils répugnèrent à ce qu’il la regarde.

 

Il dit :

 

«La femme entendit cela tandis qu’elle se trouvait dans son appartement et dit : «Si le Messager d’Allâh t’a ordonné de regarder, alors regarde. Sinon, je t’adjure (de ne pas le faire).»» 

 

Comme si elle prenait la chose très au sérieux, comme si l’affaire était sévère à ses yeux.

 

Mais telle est la soumission.

 

Il dit :

 

«Je la regardai puis l’épousai et mentionnai, par la suite, sa convenance et son bien.»

Rapporté par Ibn Mâjah et jugé authentique par Al-Albâni.

 

Qu’il la guette, de telle sorte qu’il la voie à son insu.

 

Il la guette dans la rue par exemple, ou depuis une maison de façon à la voir dans la cour de sa demeure ou ce qui se rapproche de cela.

 

Ceci a été rapporté de Jâbir رضي الله عنه.

 

En effet, d’après Jâbir ibn ‘AbdiLlâh رضي الله عنه, d’après son père qui a dit :

 

«Le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : «Lorsque l’un d’entre vous demande une femme en mariage, s’il peut regarder ce qui l’inciterait au mariage avec elle, qu’il le fasse.»

Il a dit : «J’ai demandé une jeune fille en mariage. Je me cachais d’elle jusqu’à voir ce qui m’incita à l’épouser. Dès lors, je l’ai épousée».»

Rapporté par Abî Dâwûd et jugé bon par Al-Albâni.

 

Ainsi, Jâbir رضي الله عنه la guettait et se cachait, jusqu’à ce qu’il vit d’elle ce qui l’incita à l’épouser.

 

Et la majorité a adopté l’avis selon lequel la permission de la fiancée n’est pas une condition requise pour la regarder.

 

Plutôt, il est permis de la regarder avec et sans son autorisation, en observant une certaine réserve toutefois.

 

C’est-à-dire qu’il ne convient pas qu’il vienne de nuit par exemple, ou dans les moments où elle se laisse aller à retirer ses vêtements, puis qu’il observe.

 

Et les mâlikites ont adopté l’avis selon lequel son accord est nécessaire.

 

Cela dit ; l’avis prépondérant est celui de la majorité, cela ayant été attesté des compagnons رضوان الله عنهم.

 

Et certains de nos mashaykh ont dit :

 

Le second mode opératoire est meilleur que le premier, de sorte que l'âme de la femme ne se brise pas s'il ne la convoite pas et afin que les gens n'aient pas connaissance de la chose.

 

En d'autres termes : S'il la voit sans qu'elle ne le sache, dans le cas ou elle ne lui plaît pas et qu'il la délaisse, son âme (à la femme) ne sera pas brisée.

 

Mais s'il la voit et qu'il la regarde tandis qu'elle est au courant puis qu'il la délaisse, elle en sera alors affectée psychologiquement.

 

Et les deux procédés sont légiférés et corrects.

 

En tout état de cause, si le prétendant choisi la première méthode, alors il ne convient pas de l'annoncer.

 

Plutôt, cela reste entre l'homme, la femme, son tuteur et sa famille (à l'homme) car on ignore quelle sera l'issue.

 

Il est possible qu'il la voie et qu'elle lui plaise comme il est possible qu'il la voie et qu'il ne la trouve pas à son goût.

 

Certaines personnes disent : "Cette nuit, nous avons une entrevue" (entre la femme et le prétendant) et ils le proclament ouvertement.

 

Et de nos jours, avec cette indécence qu'est Twitter, les gens divulguent même ce qu'ils mangent ! "Aujourd'hui nous avons mange du riz et hier un plat en sauce".

 

Ils publient sur les réseaux sociaux : "Cette nuit, un homme va venir voir notre fille".

 

Et ne sois pas stupéfait (de constater cela) à cette époque où l'on voit des choses tout à fait incongrues.

 

Et il ne doit pas l'ébruiter après que cela se soit passé s'il s'est détourné d'elle.

 

Et il ne doit pas mentionner ce qu'il lui a trouvé de repoussant.

 

Il l'a vue, elle ne lui a pas plu, point.

 

Et il ne le révèle pas en disant : "Par Allâh, je me suis rendu chez la fille d'untel, je l'ai vue et elle ne m'a pas plu".

 

Car cela la heurterait.

 

Et pire que cela, qu'il la décrive en disant : "Je l'ai trouvée de petite taille", et "Par Allâh, j'ai vu la fille d'untel et j'ai trouvé telle chose (déplaisante) dans ses yeux".

 

Ceci n'est pas convenable !

 

Bien plus, ce n'est pas légiféré, ni permis.

 

دورة فقه الأسرة الدرس الثالث

Séminaire fiqh al-usrah - Troisième conférence - 30ème min environ

Traduit par Oum Suhayl 

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

 

Cheikh Souleyman Ben Salîm Allâh Ar-Ruheylî - الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي

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