Les parents s'opposent, sans raison valable, au mariage de leur enfant (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les parents s'opposent, sans raison valable, au mariage de leur enfant (audio)

Question :

 

Un homme désire épouser une femme qu’il connaît depuis une longue période.

 

La famille de cette femme a refusé cette union en affirmant que cet homme ne convient pas à leur fille mais aussi parce qu’il est noir, et elle blanche.

 

Est-il permis à cette femme de se marier sans leur consentement en faisant appel aux autorités compétentes, sachant qu’ils résident tous les deux dans une terre de mécréance ? 

 

Réponse :

 

Si les membres de sa famille ne sont pas musulmans, ils n’ont par conséquent aucune autorité sur elle.

 

Dans ce cas, s’il existe dans son pays une instance ou une organisation reconnue comme étant celle qui détient la gestion des affaires des musulmans, la tutelle de cette femme lui revient. 

 

Mais si ses parents sont de confession musulmane, je lui conseille de ne pas aller à l’encontre de leur volonté.

 

En effet, le fait que les enfants contredisent le point de vue de leurs parents peut être une cause menant plus tard à leur désobéir.

 

Et l’obéissance aux parents est justement une obligation, tant que ceux-ci n’ordonnent pas à leur enfant de commettre une désobéissance [à Allâh], ou ne lui empêchent pas d’accomplir un acte obligatoire. 

 

Cet homme et cette femme se doivent tous deux de tenter d’apaiser la situation.

 

Si cela n’apporte aucun résultat, ils devront renoncer l’un à l’autre, et il se peut qu’Allah octroie à chacun d’eux ce qui préservera leur avenir. 

 

Et ce, car cette femme ne réalise pas à l’heure actuelle que si elle épouse cet homme sous l’autorité d’une personne qui le lui aura permis et que cette union ne dure pas, il se peut que ses parents décident après cela de se désintéresser définitivement d’elle.

 

Elle aura ainsi été directement à l’origine de la tournure qu’auront pris les événements, tout comme l’homme qui désire l’épouser. 

 

Face à une telle situation, il faut impérativement se projeter dans l’avenir et tenter d’imaginer de quoi il pourrait être fait. 

 

Question posée à Shaykh Sâlih Al-Louhaydân au Masjid al Haram, à la Mecque, le 20 Rabî’ Ath-Thânî 1430, correspondant au 15 Avril 2009

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane - الشيخ صالح اللحيدان

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