A-t-il été rapporté que le signe sur le front causé par la prosternation fait partie des signes des pieux ?
Réponse :
Cela ne fait pas partie des signes des pieux ; mais il s'agit plutôt de la lumière apparaissant sur le visage, de l'épanouissement de la poitrine, du bon comportement et d'autres (choses) semblables à cela.
Quant à la trace sur le visage causée par la prosternation, elle peut certes apparaître sur le visage de ceux qui ne prient que les obligations à cause de la fragilité de la peau.
Et il se pourrait qu'elle n'apparaisse pas sur le visage de celui qui prie beaucoup et allonge les prosternations.
Majmou3 al fataawaa, 13/188
✅ Traduit et publié par l'équipe al Miirath - @al_miirath
هل ورد أن العلامة التي يحدثها السجود في الجبهة من علامات الصالحين؟
فأجاب فضيلته بقوله: ليس هذا من علامات الصالحين، وإنما هو النور الذي يكون في الوجه، وانشراح الصدر، وحسن الخلق وما أشبه ذلك، أما الأثر الذي يسببه السجود في الوجه فقد تظهر في وجوه من لا يصلون إلا الفرائض لرقة الجلد، وقد لا تظهر في وجه من يصلي كثيراً ويطيل السجود
مجموع فتاوى الشيخ ابن عثيمين رحمه الله ج13 ص188
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
« ... Et quant au temps de la prière du ' Isha, il s'étend jusqu'au temps du Fajr et c'est ce qui est compris du hadith d'Abû Qatada qui a dit que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« La négligence (de la prière) n'est pas de dormir trop longtemps, mais la négligence se trouve chez celui qui ne prie pas jusqu'à ce que le temps de la prière suivante ne vienne. »
Muslim l'a rapporté.
Le hadith prouve que le temps de chaque prière s'étend jusqu'à l'entrée du temps de la prière suivante, à part la prière du Fajr, car certes, son temps ne s'étend pas jusqu'à la prière du Dhuhr, plutôt les savants ont unanimement reconnu que son temps prend fin au lever du soleil... »
Je dis (Al-Albani) : l'auteur (Sabiq) suit As-Shawkani [2] et d'autres qu'eux dans la manière dont ils ont employé ce hadith comme une preuve.
Cependant il n'y a aucune preuve en cela pour ce qu'ils concluent, particulièrement car il n'y a aucune mention des temps des prières, et cela ne fait pas référence aux temps des prières.
Ce hadith mentionne seulement le péché de celui qui sciemment et intentionnellement retarde la prière jusqu'à ce que son temps passe, qu'une autre prière vienne clôturer son temps (comme le Maghrib qui met fin au temps du 'Asr) ou non (comme le Fajr et le Dhuhr).
Ceci est prouvé par le fait que cette narration concerne spécifiquement la prière du Fajr, quand le prophète صلى الله عليه وسلم et ses compagnons ont dormi pendant le temps du Fajr pendant un voyage.
Les compagnons (qu'Allah les agrée) ont été étonné par ce qui leur est arrivé, donc le prophète صلى الله عليه وسلم leur a dit : « Ne suis-je pas votre exemple ? ». Puis, il a mentionné le hadith.
Voilà comment il est rapporté dans le Sahih Muslim et d'autres livres.
Donc, si ce hadith devait signifier ce qu'ils revendiquent : que le temps des prières durent jusqu'à l'entrée de celle qui la suit, alors ce serait une preuve claire, que Fajr s'étend jusqu'au temps du Dhuhr, mais ils ne le disent pas !
Plutôt ils tiennent à ce que le Fajr soit une exception à cette règle.
Donc ces déductions, après que nous avons fait comprendre la raison pour laquelle le prophète صلى الله عليه وسلم a dit cela, ne sont pas valables, comme le hadith a été mentionné spécifiquement pour la prière du Fajr, comment peut-il être une exception au hadith ?!
En réalité le hadith ne légifère pas les temps des prières, mais il est une désapprobation ouverte de sciemment et consciemment retarder les prières de leurs temps.
A ce sujet, Ibn Hazm a dit en réponse à la conclusion que nous avons passée en revue :
« Cela ne prouve pas ce qu'ils disent et ils sont d'accord avec nous que le temps du Fajr ne s'étend pas jusqu'au Dhuhr.
Le hadith ne prouve pas que le temps de chaque prière est lié au temps de celle d'après, il expose seulement les méfaits de celui qui retarde la prière en dehors de son temps, que la fin de son temps soit liée au commencement d'une autre prière ou non.
En outre, le hadith ne nie pas la négligence de celui qui retarde sa prière jusqu'à ce que son temps soit fini, même si le temps d'une autre prière a commencé, il n'affirme non plus sa négligence, plutôt cette narration est silencieuse quant à ces choses.
Ces questions sont traitées dans d'autres narrations qui mentionnent spécifiquement les temps des prières individuellement et légifèrent leur commencement et fin.
Et nous devons dire que quiconque transgresse le délai fixé de n'importe quelle action parmi celles pour lesquelles Allah a légiféré un temps, a transgressé les limites d'Allah, le Très-Haut, et Il dit (traduction rapprochée) [3] :
« Et quiconque transgresse les limites d'Allah, ce sont eux les oppresseurs »[4]
Ainsi quand il devient clair que le hadith est exempt de toute preuve indiquant que le temps de la prière du ' Isha dure jusqu'au Fajr, il nous faut revenir aux autres narrations qui sont des preuves claires de la législation du temps du 'Isha, comme sa parole صلى الله عليه وسلم :
« ... et le temps de la prière du 'Isha est jusqu'à la moitié de la nuit »
Rapporté dans le Sahih Muslim et ailleurs et cette narration existe intégralement dans le livre (Fiqh As-Sunna).
Ceci est soutenu par 'Umar ibn Al-Khattab qui a écrit à Abû Mussa Al-Ash'ari :
« ... et prie le 'Isha avant qu'un tiers de la nuit ne passe, à moins que tu ne le retardes, alors à la moitié de la nuit, mais ne sois pas insouciant. »
Ceci a été rapporté par Malik, At-Tahawi et Ibn Hazm et sa chaîne est sahih.
Cette narration est la preuve claire que le temps du 'Isha va jusqu'au milieu de la nuit [5] seulement et c'est ce qui est correct.
As-Shawkani a favorisé cela en disant :
« ... et le dernier temps pour le 'Isha est le milieu de la nuit. » [5]
Et Siddiq Hasan Khan l'a suivi dans son explication [6] et une déclaration semblable a été rapportée de l'imam Malik comme il est trouvé dans Bidayatul-Mujtahid[7].
Et c'est aussi le choix d'un groupe de savants Shafi'i, comme Abû Sa'id Al-Istakhri et d'autres. [8]
Et Allah est plus savant.
[1] Note du traducteur : Il est l'auteur du livre Fiqh As-Sunna
[2] Note du traducteur : Voir Naylul-Awtar (1/430 de l'édition Dar Al-Ma'rifa).
[3] sens de sourate At-Talaq :1
[4]Al-Mahalla (3/178)
[5] Note du traducteur : la nuit commence au coucher du soleil jusqu'à l'entrée du vrai Fajr, comme cela est convenu par les savants.
[6]Ad-Durar Al-Bahiya, note du traducteur : Voir At-Ta'liqat Ar-Radhiya, 1/40. Vous avez pu remarquer que shaykh Al-Albani a attribué les deux déclarations à la As-Shawkani - que le 'Isha s'étend seulement jusqu'à la moitié de la nuit et qu'il s'étend jusqu'au Fajr. Il n'y a aucune contradiction ici, comme As-Shawkani changeait souvent ses positions sur de nombreuses questions, comme il est trouvé dans ses livres de Fiqh. Ceci est un exemple clair comme le montre ses propres paroles.
[7]Ar-Rawdhatun-Nadiya (1/69-70) note du traducteur : Voir At-Ta'liqat Ar-Radhiya 1/356-359
[8] Note du traducteur : Voir Bidayatul-Mujtahid (1/241 de l'édition de Maktabatu Ibni Taymiya).
Article tiré du site bakkah.net
Source : Son livre Tamam Al-Minna (p.140-142)
Traduit par Abul-'Abbas
✅ Publié par salafs.com
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Voici un récit d'une personne sincère avec Allah et Il a accepté le repentir et. Il a pardonné tous les péchés.
D'après Abû Sa'îd Al-Khudrî le Prophète d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :
Parmi les peuples qui vivaient avant vous, il y avait un homme qui avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes.
Il demanda après l'homme le plus savant sur terre.
On lui désigna un moine.
Il alla le trouver et lui dit qu'il avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes ;
Il lui demanda s'il lui restait une possibilité de se repentir.
Le moine dit aussitôt : "Non".
Alors la personne le tua sur le coup et compléta ainsi le nombre des ses victimes à cent.
Puis, il demanda de nouveau après le plus grand savant de la terre.
On lui désigna une personne.
Il alla la trouver et lui dit qu'il avait tué cent personnes ; il lui demanda s'il lui restait quelque possibilité de se repentir.
Il lui dit : "Oui et qu'est-ce qui fait obstacle entre toi et le repentir ? Va dans tel pays, là-bas vivent des gens qui ne font qu'adorer Allah exalté. Adore donc Allah avec eux et ne retourne jamais dans ton pays, car c'est une terre de mal."
Il se mit en route, et arrivé à mi-chemin, il fut atteint par la mort.
Les anges de la miséricorde et les Anges des tourments se disputèrent à son sujet.
Les Anges de la miséricorde dirent : "Il est venu se repentir, désirant de tout son coeur retourner vers Allah".
Et les Anges des tourments dirent : "Il n'a jamais fait de bien toute sa vie durant."
C'est alors qu'un Ange sous l'apparence humaine vint à eux.
Ils le prirent pour juge.
Il leur dit : "Mesurez la distance qui le sépare de chacune des deux terres. Destinez-le ensuite à celle dont il est le plus proche."
Ils mesurèrent et trouvèrent qu'il était près de la terre qu'il voulait rejoindre, alors ce furent les Anges de la miséricorde qui lui retirèrent son âme.
(Bukhari, muslim)
Et dans une autre version, toujours dans les mêmes recueils d'Al-Bukhari et de Muslim :
"...il fut atteint par la mort, alors il mit sa poitrine en direction de la terre souhaitée. Les Anges de la miséricorde et ceux des tourments se disputèrent à son sujet. Allah ordonna à la terre de destination de se rapprocher et à la terre de départ de s'éloigner.
Et l'Ange qui était juge dit :
"Mesurez la distance entre les deux terres."
Ils trouvèrent qu'il était plus proche de la terre du bien d'un empan. Par conséquent, Allah lui pardonna ses méfaits
قال زين العابدين علي بن الحسين بن علي بن أبي طالب في قصيدته الموسومة : ليس الغريب
Zayn Al-'Abidîn 'Ali ibn Al-Hussayn ibn 'Ali ibn Abi Talib, le petit fils du Messager صلى الله عليه وسلم a dit dans son poème intitulé : «Laysa al-gharîb»
Est-on excusé pour son ignorance dans le domaine jurisprudentiel ?
Ou dans le domaine du dogme et de l'Unicité d'Allâh ?
Quelle est l'obligation des savants sur le sujet ?
Réponse :
L'ignorance excusable doit être différenciée, car toute ignorance n'est pas excusable.
Et pour ce qui est des sujets liés aux enseignements de l'Islâm expliqués par le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) pour les gens, éclaircis par le Livre d'Allâh et répandus au sein des musulmans, l'ignorance n'est pas acceptée [comme excuse].
Et plus particulièrement lorsqu'il s'agit du dogme et des fondements de la religion.
Certes, Allâh - 'Azza wa Djal - a envoyé Son prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) aux gens afin qu'il éclaircisse et explique la religion de façon claire.
Et il l'a fait de la manière la plus évidente puisqu'il a clarifié pour la Communauté la réalité de sa religion, et lui a expliqué toute chose et l'a placée sur la voie la plus claire de nuit comme de jour.
Et dans le livre d'Allâh demeurent la droiture et la lumière.
Et si certaines personnes prétendent ignorer des choses élémentaires de la religion que tout le monde est sensé connaître par nécessité, et bien répandues parmi les musulmans, comme le fait de prétendre ignorer le polythéisme ou le fait de vouer le culte à un autre qu'Allâh - 'Azza wa Djal - ou le fait de prétendre que la prière n'est pas obligatoire, ou de prétendre que le jeûne du Ramadhân n'est pas obligatoire, de même pour la Zakât et le pèlerinage à la Mecque alors que la personne en est capable, de telles choses et ce qui y ressemble sont inacceptables de la part d'une personne vivant au sein des musulmans, parce qu'il s'agit de choses bien connues de tous les musulmans.
On sait que ces choses sont par nécessité connues en Islâm et cela est répandu au sein des musulmans.
C'est pourquoi il est inacceptable de prétendre les ignorer.
Il en est de même de quelqu'un qui prétend ignorer le jugement quant à ce que les polythéistes font auprès des tombes ou près des idoles, en invocations adressées aux morts, en demandes de secours, en sacrifices pour eux, en formation de vœux de sacrifices dédiés aux idoles, aux astres, aux arbres et aux pierres, en demandes de guérison ou de victoire sur les ennemis adressées aux morts, ou aux idoles, ou aux djinns, ou aux anges, ou aux Prophètes.
En effet, il est nécessairement connu dans la religion que ces choses relèvent du polythéisme majeur.
Allâh l'a expliqué dans Son Saint Livre ainsi que Son Messager, qui a pendant treize ans à la Mecque mis en garde les gens contre le polythéisme, et de même à Médine pendant dix ans, il a expliqué la nécessité de vouer un culte sincère à Allâh exclusivement et récitait des versets du livre d'Allâh - Ta'âla - tels que (traduction rapprochée) :
« Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui ; et (marquez) de la bonté envers les père et mère » [1]
Et (traduction rapprochée) :
« C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours. » [2]
Et (traduction rapprochée) :
« Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif, d'accomplir la Salâ et d'acquitter la Zakâ. Et voilà la religion de droiture. » [3]
Et (traduction rapprochée) :
« Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif. C'est à Allâh qu'appartient la religion pure. » [4]
Et (traduction rapprochée) :
« Dis : "En vérité, ma Salâ, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. A Lui nul associé ! Et voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. » [5]
Il s'est aussi adressé au Messager en ces termes (traduction rapprochée) :
« Nous t'avons certes, accordé l'Abondance. Accomplis la Salat pour ton Seigneur et sacrifie. » [6]
Et a dit - Subhânahu wa Ta'âla (traduction rapprochée) :
« Les mosquées sont consacrées à Allâh : n'invoquez donc personne avec Allâh. » [7]
Et (traduction rapprochée) :
« Et quiconque invoque avec Allâh une autre divinité, sans avoir la preuve évidente (de son existence), aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas. » [8]
Il en est de même du fait de se moquer de la religion, de la remettre en cause, d'en faire l'objet de raillerie et d'insulte.
Tout cela relève de la mécréance majeure que l'on ne saurait excuser en évoquant l'ignorance.
Car il est nécessairement connu dans la religion qu'insulter la religion ou le Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) relève de la mécréance majeure.
Il en est de même de l'attitude qui consiste à s'en moquer et en faire l'objet de raillerie. Certes Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) :
« Dis : "Est- ce d' Allâh, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ?" Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. »[9]
L'obligation qui s'impose aux gens de science est qu'ils doivent répandre partout ce qui précède et l'éclaircir afin que les gens n'aient plus d'excuse, et que ces connaissances se propagent en son sein, que les gens cessent de s'accrocher aux défunts pour solliciter leur secours comme cela se fait un peu partout, notamment en Egypte, en Syrie, en Iraq, à Médine devant la tombe du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), à La Mecque et ailleurs.
Il faut avertir les gens et plus particulièrement les pèlerins et leur apprendre la loi d'Allâh et Sa religion.
Le silence des savants est une des causes de l'ignorance et de la perdition de la masse.
Il est obligatoire pour les gens de science, où qu'ils puissent se trouver, de transmettre la religion d'Allâh aux gens ; ils doivent leur apprendre l'unicité d'Allâh et les types de polythéisme pour qu'ils abandonnent celui-ci en connaissance de cause et vouent le culte à Allâh Seul.
Il en est de même de ce qui se passe devant la tombe de al-Badawî, ou de al-Hussayn (radhiallâhu 'anhu), ou près de la tombe de SHeikh 'Abd al-Qâdir al-Djilânî, ou de la tombe du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) à Médine ou d'autres.
Il faut avertir les gens à ce sujet pour qu'ils sachent que le culte est un droit réservé exclusivement à Allâh Seul, comme Allâh - 'Azza wa Djal - le dit (traduction rapprochée) :
« Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif »[10]
Et - Subhânahu (traduction rapprochée) :
« Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif »[11]
Et - Subhânahu (traduction rapprochée) :
« Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui »[12]
C'est-à-dire, ton Maître a donné l'ordre.
Il est donc obligatoire aux gens de science, dans tous les pays musulmans et partout, d'apprendre aux gens l'unicité d'Allâh et de leur expliquer clairement la signification de l'adoration d'Allâh et de les mettre en garde contre le polythéisme, qui constitue le péché le plus grave.
Car Allâh a créé les hommes et les djinns afin qu'ils L'adorent et leur en a donné l'ordre. Il dit (traduction rapprochée) :
« Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. »[13]
L'adorer, c'est Lui obéir et obéir à Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui vouer un culte sincère et orienter les cœurs vers Lui. Allâh - Ta'âla - dit (traduction rapprochée) :
« Ô hommes ! Adorez votre Seigneur, qui vous a créés vous et ceux qui vous ont précédés. Ainsi atteindriez- vous à la piété. »[14]
Quant aux questions pouvant être ambiguës, comme certaines affaires sociales, certains aspects de la prière et du jeûne, on peut excuser celui qui les ignore.
C'est pourquoi le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) avait excusé l'homme qui s'était mis en état de sacralisation vêtu d'un manteau et parfumé.
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui avait dit :
« ôte le manteau et lave le parfum. Et puis fais dans ta 'Oumra [pèlerinage mineur] ce que tu as à faire dans ton pèlerinage ».
Il ne lui avait pas donné l'ordre d'effectuer un acte de réparation en raison de son ignorance.
C'est ainsi qu'il faut traiter les questions qui peuvent être ambiguës, on doit instruire l'ignorant et lui expliquer cela.
Quant aux fondements de la croyance, les piliers de l'Islam et les interdictions évidentes, il est inadmissible qu'un musulman prétende les ignorer.
Si quelqu'un qui vit au sein des musulmans dit : « moi je ne sais pas que la fornication est interdite », il n'est pas excusé, ou « je ne sais pas qu'il est interdit de maltraiter ses parents », il n'est pas excusé, bien au contraire, on doit le corriger.
Ou s'il disait encore : « je ne savais pas que la sodomie était interdite », il ne serait pas excusé.
Car ces choses sont clairement connues des musulmans dans l'Islâm.
Si cette personne vivait dans des contrées éloignées des terres de l'Islâm ou dans des zones inaccessibles de l'Afrique, là où il n'y a pas de musulmans, on pourrait admettre qu'il ignore [ces choses là].
Et si cette personne meurt dans l'état d'ignorance, son sort sera réglé par Allâh, et son statut est assimilable à celui des gens ayant vécu dans une période de rupture transitoire.
Ce qui est le plus authentique, c'est que ces gens-là seront mis à l'épreuve le Jour de la Résurrection.
S'ils répondent [correctement] et obéissent, ils entreront au paradis.
S'ils désobéissent, ils entreront en enfer.
Quant à celui qui vit au sein des musulmans et se comporte comme un infidèle et néglige les obligations bien connues, il ne sera pas excusé, car les ordres [religieux] sont clairs et les musulmans sont présents - al-HamdouLLiLLeh - Ils observent le jeûne et accomplissent le pèlerinage.
Tout ceci est connu au sein des musulmans et répandu parmi eux.
Et prétendre ignorer cet état est vain.
Et Allâh est celui qui garantit l'assistance. [15]
من هو الذي يعذر بالجهل في العقيدة والأمور الفقهية؟
سؤال : الأخ: م. ص من جمهورية مصر العربية يقول في سؤاله: من هم الذين يعذرون بالجهل؟ وهل يعذر الإنسان بجهله في الأمور الفقهية؟ أم في أمور العقيدة والتوحيد؟ وما هو واجب العلماء نحو هذا الأمر؟
جواب : دعوى الجهل والعذر به فيه تفصيل، وليس كل واحد يعذر بالجهل، فالأمور التي جاء بها الإسلام وبينها الرسول ﷺ للناس وأوضحها كتاب الله وانتشرت بين المسلمين لا تقبل فيها دعوى الجهل، ولا سيما ما يتعلق بالعقيدة وأصل الدين، فإن الله بعث نبيه ﷺ ليوضح للناس دينهم ويشرحه لهم، وقد بلغ البلاغ المبين وأوضح للأمة حقيقة دينها وشرح لها كل شيء وتركها على المحجة البيضاء ليلها كنهارها.
وفي كتاب الله الهدى والنور فإذا ادعى بعض الناس الجهل فيما هو معلوم من الدين بالضرورة، وقد انتشر بين المسلمين، كدعوى الجهل بالشرك وعبادة غير الله ، أو دعوى أن الصلاة غير واجبة، أو أن صيام رمضان غير واجب أو أن الزكاة غير واجبة، أو أن الحج مع الاستطاعة غير واجب فهذا وأمثاله لا تقبل فيه دعوى الجهل ممن هو بين المسلمين؛ لأنها أمور معلومة بين المسلمين، وقد عُلِمت بالضرورة من دين الإسلام، وانتشرت بين المسلمين فلا تقبل دعوى الجهل في ذلك، وهكذا إذا ادعى أحد بأنه يجهل ما يفعله المشركون عند القبور أو عند الأصنام من دعوة الأموات والاستغاثة بهم والذبح لهم والنذر لهم، أو الذبح للأصنام أو الكواكب أو الأشجار أو الأحجار، أو طلب الشفاء أو النصر على الأعداء من الأموات أو الأصنام أو الجن أو الملائكة أو الأنبياء
فكل هذا أمر معلوم من الدين بالضرورة وأنه شرك أكبر، وقد أوضح الله ذلك في كتابه الكريم وأوضحه رسوله ﷺ وبقي ثلاث عشرة سنة في مكة وهو ينذر الناس هذا الشرك، وهكذا في المدينة عشر سنين، يوضح لهم وجوب إخلاص العبادة لله وحده ويتلو عليهم كتاب الله مثل قوله تعالى
وَمَنْ يَدْعُ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ لا بُرْهَانَ لَهُ بِهِ فَإِنَّمَا حِسَابُهُ عِنْدَ رَبِّهِ إِنَّهُ لا يُفْلِحُ الْكَافِرُونَ [المؤمنون: 117]
وهكذا الاستهزاء بالدين والطعن فيه والسخرية به والسب كل هذا من الكفر الأكبر ومما لا يعذر فيه أحد بدعوى الجهل، لأنه معلوم من الدين بالضرورة أن سب الدين أو سب الرسول ﷺ من الكفر الأكبر وهكذا الاستهزاء والسخرية، قال تعالى
فالواجب على أهل العلم في أي مكان أن ينشروا هذا بين الناس وأن يظهروه، حتى لا يبقى للعامة عذر، وحتى ينتشر بينهم هذا الأمر العظيم، وحتى يتركوا التعلق بالأموات، والاستعانة بهم، في أي مكان في مصر أو الشام أو العراق أو في المدينة، عند قبر النبي ﷺ أو في مكة أو غير ذلك، وحتى ينتبه الحجيج وينتبه الناس ويعلموا شرع الله ودينه.
فسكوت العلماء من أسباب هلاك العامة وجهلهم، فيجب على أهل العلم أينما كانوا أن يبلغوا الناس دين الله، وأن يعلموهم توحيد الله وأنواع الشرك بالله حتى يدعوا الشرك على بصيرة، وحتى يعبدوا الله وحده على بصيرة، وهكذا ما يقع عند قبر البدوي، أو الحسين ، أو عند قبر الشيخ عبدالقادر الجيلاني، أو عند قبر النبي ﷺ في المدينة، أو عند غيرهم، يجب التنبيه على هذا الأمر، وأن يعلم الناس أن العبادة حق لله وحده ليس لأحد فيها حق كما قال الله
يعنى أمر ربك
فالواجب على أهل العلم في جميع البلاد الإسلامية وفي مناطق الأقليات الإسلامية وفي كل مكان أن يعلموا الناس توحيد الله، وأن يبصروهم بمعنى عبادة الله، وأن يحذروهم من الشرك بالله الذي هو أعظم الذنوب، وقد خلق الله الثقلين ليعبدوه وأمرهم بذلك لقوله سبحانه:
أما المسائل التي قد تخفى مثل: بعض مسائل المعاملات، وبعض شؤون الصلاة، وبعض شئون الصيام فقد يعذر فيها الجاهل؟ كما عذر النبي ﷺ الذي أحرم في جبة وتلطخ بالطيب، فقال له النبي ﷺ
اخلع عنك الجبة واغسل عنك هذا الطيب، واصنع في عمرتك ما أنت صانع في حجتك
ولم يأمره بفدية لجهله، وهكذا بعض المسائل التي قد تخفى يعلم فيها الجاهل ويبصر فيها
أما أصول العقيدة وأركان الإسلام والمحرمات الظاهرة فلا يقبل في ذلك دعوى الجهل من أي أحد بين المسلمين، فلو قال أحد، وهو بين المسلمين: إنني ما أعرف أن الزنا حرام، فلا يعذر، أو قال: ما أعرف أن عقوق الوالدين حرام، فلا يعذر، بل يضرب ويؤدب، أو قال: ما أعرف أن اللواط حرام، فلا يعذر؛ لأن هذه أمور ظاهرة معروفة بين المسلمين في الإسلام.
لكن لو كان في بعض البلاد البعيدة عن الإسلام أو في مجاهل أفريقيا التي لا يوجد حولها مسلمون قد يقبل منه دعوى الجهل، وإذا مات على ذلك يكون أمره إلى الله، ويكون حكمه حكم أهل الفترة، والصحيح أنهم يمتحنون يوم القيامة، فإن أجابوا وأطاعوا دخلوا الجنة وإن عصوا دخلوا النار، أما الذي بين المسلمين ويقوم بأعمال الكفر بالله ويترك الواجبات المعلومة، فهذا لا يعذر؛ لأن الأمر واضح والمسلمون بحمد الله موجودون، ويصومون ويحجون ويعرفون أن الزنا حرام وأن الخمر حرام وأن العقوق حرام وكل هذا معروف بين المسلمين وفاشٍ بينهم؛ فدعوى الجهل في ذلك دعوى باطلة والله المستعان
Il arrive souvent, dans plusieurs situations, que les gens qui suivent la religion d'Allah aient l'impression de ne pas être à leur place, de ne pas être en harmonie avec leur environnement ou, en d'autres termes, de paraître étranges aux yeux de ceux qui les entourent.
Ce sentiment peut survenir dans une réunion de non-musulmans, mais malheureusement, il arrive parfois que ce sentiment survienne aussi lorsqu'un musulman se retrouve avec ses coreligionnaires. Il voit ses frères et sœurs faire des choses qui sont contraires à l'islam ou prendre part à des innovations qui frisent parfois l'incroyance (apostasie), mais il sent qu'il n'a pas assez d'autorité ou de courage pour les empêcher de commettre ces actes.
Certains frères et certaines sœurs, surtout s'ils ou elles n'ont pas assez de crainte d'Allah 'taqwa' ou de connaissances islamiques, cèdent parfois sous la pression de leurs pairs et se joignent à eux, tout en sachant très bien que ce n'est pas ce qu'Allah attend d'eux.
Comme il leur semble que personne ne partage leurs idées et qu'on ne les encourage pas à faire le bien, ils se sentent impuissants et finissent par succomber à de telles pressions.
Ces frères et sœurs (qu'Allah soit miséricordieux avec eux) devraient trouver consolation dans les versets du Coran et dans plusieurs déclarations du Prophète صلى الله عليه وسلم qui décrivent exactement ce sentiment d'étrangeté qu'ils ressentent.
Pourquoi ont-ils été nommés « étrangers » ?
Allah dit, dans le Coran (traduction rapprochée) :
« Si seulement il avait existé, dans les générations d'avant vous, des gens vertueux qui interdisent la corruption sur terre ! Il n'y en avait qu'un petit nombre, que Nous sauvâmes. » (Sourate Hud (11), verset 116).
Ce verset parle d'un petit nombre de gens, les « étrangers », qui interdisent le mal sur terre.
Ce sont les mêmes personnes auxquelles le Prophète صلى الله عليه وسلم faisait référence lorsqu'il a dit :
« L'islam a commencé comme quelque chose d'étrange et il redeviendra quelque chose d'étrange, alors annoncez la bonne nouvelle aux étrangers. »
On lui demanda : « Qui sont ces étrangers, ô Messager d'Allah ? ».
Il répondit : « Ceux qui corrigent les gens lorsqu'ils deviennent corrompus. ».
(Rapporté par Abou Amr al-Dani, à partir du hadith de ibn Massôud.)
Selon al-Albani, le hadith est authentique.
Dans une autre narration, il a dit :
« Ceux qui corrigent ma tradition 'sounna' après qu'elle ait été corrompue par les gens qui sont venus après moi. »
Et dans une autre narration, il a dit, en réponse à la même question :
« Ils sont un petit groupe de gens qui vivent parmi une population majoritairement corrompue. Ceux qui s'opposent à eux sont plus nombreux que ceux qui les suivent. »
(Rapporté par ibn Âssakir. Authentique selon al Albani.)
Ces gens louables sont appelés étrangers parce qu'ils constituent une petite minorité parmi les hommes.
Donc, les musulmans sont des étrangers parmi les hommes ; les véritables croyants sont des étrangers parmi les musulmans ; et les érudits musulmans sont des étrangers parmi les véritables croyants. Et ceux qui suivent la 'sounna', qui ne font pas partie de ceux qui innovent en matière de religion, sont également des étrangers.
En réalité, cependant, leur étrangeté n'est due qu'au fait qu'ils sont une minorité, car leurs actions et leurs croyances ne sont pas étranges. C'est ce qu'Allah dit dans la sourate al-An'am (traduction rapprochée) :
«Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront du sentier d'Allah » (6:116).
Allah dit aussi (traductions rapprochées) :
« Et la plupart des gens ne sont pas croyants, malgré le fait que tu (Prophète Mohammed) le désires ardemment . » (Youssouf (12), verset 103)
« Et la majorité des hommes sont certes rebelles et désobéissants envers Allah. » (Al-Ma'idah (5), verset 49)
«Mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. » (Youssouf (12), verset 38).
Allah, le Créateur parfaitement connaisseur, sait donc que la majorité des hommes rejetteront la vérité.
Seul un petit groupe de gens, qui Lui sont fidèles et qui croient vraiment en Lui, se distinguera : ce sont les étrangers parmi les hommes.
Cependant, les étrangers au niveau de la croyance et les étrangers au niveau du caractère et des actions constituent en réalité la majorité des hommes, car ils sont étrangers à l'islam et aux lois qu'Allah a révélées.
Ainsi, nous constatons qu'il y a différents types d'étrangeté ; certains sont louables, certains sont blâmables et d'autres ne sont ni louables ni blâmables. Nous discuterons séparément, ci-dessous, de ces différentes catégories.
Les différents types d'étrangeté
Cher lecteur (qu'Allah soit miséricordieux avec toi), sache qu'il y a trois types d'étrangeté :
●Le premier type d'étrangeté est l'étrangeté du peuple d'Allah et de Son Messager صلى الله عليه وسلم que nous avons mentionné précédemment.
Cette étrangeté est louable, car elle a été louée par Allah et par Son Messager صلى الله عليه وسلم.
Ainsi, ce genre d'étrangeté doit être recherché et ceux qui font partie de cette catégorie doivent être appuyés.
Cette étrangeté peut se produire à différents moments, à différents endroits et parmi différentes personnes.
Ces étrangers constituent le vrai peuple d'Allah, car ils n'adorent personne ni rien à part Lui, ils ne trouvent de soutien dans aucune autre voie que celle du Prophète صلى الله عليه وسلم, et n'invitent à aucun autre message qu'à celui transmis par le Prophète صلى الله عليه وسلم.
Voilà les gens qui ont abandonné les hommes lorsqu'ils (les étrangers) avaient le plus besoin d'eux.
Au Jour du Jugement, lorsque chaque groupe de personnes ira vers ceux qu'il adorait sur terre, ces gens resteront à leur place et il leur sera dit :
« N'allez-vous pas rejoindre un groupe comme les autres l'ont fait ? ».
Ils répondront : « Nous avons abandonné les hommes lorsque nous étions sur terre et nous avions plus besoin d'eux à ce moment-là qu'aujourd'hui ; nous attendrons donc notre Seigneur que nous avions l'habitude d'adorer. »
[Recueilli par Boukhari et Mouslim]
Ainsi, il est évident que cette étrangeté ne cause aucun mécontentement à celui ou celle qui la subit.
C'est plutôt une étrangeté réconfortante, une consolation pour le croyant, parce qu'il sait que ses alliés sont Allah, Son Messager et les croyants [ cela fait référence au verset 55 de la sourate al-Ma'idah (5) ], même si tous les hommes l'ont abandonné.
Ces étrangers sont décrits dans un hadith rapporté par Anas ibn Malik, dans lequel le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Il est possible qu'Allah réponde à la prière d'une personne débraillée, couverte de poussière, indigente, que personne ne remarque. »
(recueilli par at-Tirmidhi et al-Hakim. Selon Al-Albani, ce hadith est authentique.)
Al-Hasan al-Basri (un fidèle de la deuxième génération (tabi'), très connu pour sa piété, son ascétisme et son savoir) a dit :
« Un croyant est un étranger dans ce monde ; il ne craint jamais l'humiliation et ne concurrence jamais pour la gloire d'ici-bas. Ses préoccupations sont différentes de celles de la majorité des gens. Les gens ont une bonne opinion de lui, alors qu'il est tourmenté intérieurement. »
● Parmi les caractéristiques de ces étrangers que le Prophète صلى الله عليه وسلم a décrit, est le fait qu'ils se raccrochent à la 'sounna' du Messager صلى الله عليه وسلم même si les gens abandonnent cette 'sounna'
Les étrangers rejettent toutes les innovations que leur peuple invente, même si ces innovations sont de pratique courante parmi eux.
Ils sont également fidèles à l'unicité d'Allah 'tawhid', même si les gens le corrompent avec l'association (à Allah) 'chirk'.
Ils ne s'identifient à rien sauf à Allah et à Son Prophète صلى الله عليه وسلم ; c'est-à-dire qu'ils ne s'identifient pas à un shaykh, à une confrérie religieuse ou mystique 'tariqah' , à une école juridique 'madhab' particulière ou à un groupe quelconque de personnes.
Ils ne sont dévoués qu'à Allah (et ils n'adorent sincèrement que Lui et Lui seul), et à Son Prophète صلى الله عليه وسلم, en suivant le chemin qu'il a suivi.
Ceux-là sont les gens qui saisissent avec leur main du charbon ardent [cela fait référence au hadith qui suivra, plus loin dans ce texte], même si la majorité des hommes - ou plutôt tous les hommes - le leur reprochent.
Voilà, donc, la signification des déclarations du Prophète صلى الله عليه وسلم, lorsqu'il fait allusion au fait qu'ils sont fidèles à la 'sounna' même si les gens la corrompent.
Allah (exalté soit-il) a envoyé Son Prophète صلى الله عليه وسلم au moment où les hommes suivaient différentes religions ; certains adoraient les rivières et les arbres, d'autres adoraient des idoles, et il y avait des chrétiens, des juifs et des zoroastriens.
Lorsque l'islam apparut parmi ces gens, ils le trouvèrent étrange. Si quelqu'un parmi eux embrassait l'islam et répondait à l'invitation d'Allah et de Son Prophète صلى الله عليه وسلم, il était ostracisé par sa famille et sa tribu et il était condamné à vivre en étranger parmi son peuple.
Par la suite, cependant, l'islam se répandit partout. Les musulmans devinrent de plus en plus puissants, et ce à tel point que ceux qui n'avaient pas accepté les enseignements du Prophète Mohammed صلى الله عليه وسلم devinrent à leur tour des étrangers.
Mais, hélas, Satan trompa les hommes encore une fois. Les gens reprirent les habitudes que leurs ancêtres, qui avaient embrassé l'islam, avaient abandonnées, jusqu'à ce que finalement, l'islam redevienne étrange à nouveau, comme il avait commencé, ainsi que le Prophète صلى الله عليه وسلم l'avait prédit.
En réalité, cependant, le véritable islam, celui que le Prophète صلى الله عليه وسلم et ses compagnons pratiquaient [cela fait référence à la réponse que le Prophète صلى الله عليه وسلم a donnée quand on lui a demandé quelles étaient les caractéristiques du groupe qui sera épargné] est devenu encore plus étrange aux yeux des gens qu'il ne l'était lorsqu'il est apparu au départ et ce, même si ses vestiges sont répandus et bien connus.
[C'est ce qu'écrivait ibn al Qayyim au 8e siècle de l'ère musulmane (hijrah). Imaginez notre situation six siècles après lui. Qu'Allah nous protège.].
Comment pourrait-il en être autrement alors que ces étrangers ne sont qu'un groupe parmi soixante-douze autres [le Prophète (صلى الله عليه وسلم a dit, dans un hadith authentique, que la communauté musulmane se diviserait en soixante-treize groupes et que tous iraient en enfer sauf un, qui sera épargné.] qui ne suivent que leurs propres désirs et prennent leurs passions pour des dieux ?
Ceux-là sont les groupes dont les enseignements sont basés sur des doutes et des innovations et dont l'unique but est la satisfaction de leurs propres désirs.
Par conséquent, le groupe dont le but est de réussir à plaire à Allah en suivant le chemin de Son Messager صلى الله عليه وسلم sera le groupe perçu comme étrange par tous les autres groupes.
C'est pourquoi les vrais musulmans - ceux qui se raccrochent fermement à la 'sounna' - recevront la récompense de cinquante Compagnons. Lorsqu'on questionna le Prophète صلى الله عليه وسلم au sujet du verset suivant (traduction rapprochée) :
« Ô les croyants ! Vous êtes responsables de vous mêmes. Celui qui s'égare ne vous nuira point si vous, vous avez pris la bonne voie. » (alMa'idah (5), verset 105)
Il répondit :
« Encouragez le bien et interdisez le blâmable jusqu'à ce que vous voyiez que l'avarice est loi, que les désirs sont assouvis, que ce bas monde est préféré à l'au-delà et que chacun est infatué de son opinion. A ce moment-là, occupez-vous de vous-mêmes et fuyez le public. Des jours pénibles viendront après vous ; vivre à cette époque nécessitera, pour les musulmans, une patience équivalente à celle qu'il faut pour tenir du charbon ardent dans la main. Quiconque, à ce moment-là, sera capable d'avoir cette patience recevra la récompense de cinquante personnes. »
On lui demanda : « Ô Messager d'Allah, la récompense de cinquante d'entre eux ? ».
Il répondit : « La récompense de cinquante d'entre vous. »
[Recueilli par atTirmidhi et Abou Daoud avec une chaîne de narration faible, mais avec des preuves à l'appui. Selon Al-Albani, le hadith est authentique 'sahih'. Voir al-Sahiha, #957].
Et cette récompense est due à son statut d'étranger parmi les gens.
Donc si le croyant à qui Allah a accordé de la sagesse et du savoir veut suivre ce sentier, le sentier d'Allah, alors qu'il se prépare et se résigne à vivre comme un étranger parmi son peuple, de la même façon que ses prédécesseurs, qui embrassèrent l'islam, furent traités par les gens.
En effet, il sera perçu comme un étranger au niveau de ses croyances parce que les gens ont des croyances corrompues.
Il sera perçu comme un étranger au niveau de sa religion à cause de ce à quoi les gens l'ont réduite.
Il sera perçu comme un étranger dans sa façon de prier parce que les gens sont ignorants de la façon de prier du Prophète صلى الله عليه وسلم.
Il sera perçu comme un étranger lorsqu'il enjoindra le bien et interdira le mal, car les gens ont adopté le mal en croyant faire le bien et ils ont abandonné le bien en croyant que c'était le mal.
En bref, donc, il sera perçu comme un étranger pour tout ce qui touche à sa vie d'ici-bas et à celle de l'au-delà, invitant au sentier d'Allah et résistant au tort que lui causeront tous ceux qui seront contre lui.
Pour ce qui est du deuxième type d'étrangeté, sache, cher lecteur, qu'elle est blâmable, car elle concerne les pécheurs, les ignorants et les arrogants parmi les hommes. Leur étrangeté est due à leur refus de suivre le bon et droit sentier d'Allah.
Cette étrangeté est celle qui résulte du fait de ne pas se conformer à l'islam et ce comportement demeurera toujours étrange même s'il est adopté par un grand nombre de gens, même s'il est prédominant et répandu.
Ce sont ceux-là les véritables étrangers aux yeux d'Allah. Qu'Allah nous garde de devenir l'un d'eux.
● Le troisième type d'étrangeté est, par essence, ni louable ni blâmable
C'est le sentiment d'étrangeté qu'expérimente un voyageur lorsqu'il visite un pays étranger, comme une personne qui séjourne à un endroit pour une courte période de temps en sachant qu'elle repartira.
Un des aspects de cette étrangeté est que chacun d'entre nous, qu'il le réalise ou non, est un étranger dans ce monde, car nous irons tous un jour dans notre demeure permanente de l'au-delà. Telle est la signification du hadith du Prophète صلى الله عليه وسلم, lorsqu'il dit à Abdoullah ibn Omar:
« Vis dans ce monde comme si tu étais un étranger ou un voyageur. ».
Ainsi, cette catégorie d'étrangeté pourrait potentiellement devenir louable si nous prenons en considération la signification de cette déclaration du Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم.
Nous prions Allah pour qu'Il fasse de nous des musulmans éclairés et pieux, et pour qu'Il nous pardonne nos péchés et nous accorde Sa miséricorde.
Traduit par Barbara Centorami, révisé par abou Abdillah
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya -الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
Quel est le jugement au sujet de celui qui a touché son sexe en s'essuyant après son bain rituel (Ghousl) ?
Réponse :
Louange à Allah, l'Unique, prière et paix sur Son messager, sa famille et ses Compagnons :
Les ablutions sont annulées pour celui qui a touché son sexe, sans obstacle (contact direct), d'après le sens général de la parole du Prophète (Que Dieu prie sur lui et le salue) :
"Quecelui qui touche son sexe reprenne ses ablutions."
(Rapporté par Abu Dawed, Nassai, Tirmidhi et Ibn Majah.)
Tome 5, page 285. ✅ Publié par fatawaislam.com
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Les dangers de la mauvaise compagnie et ses conséquences néfastes
La mauvaise compagnie est une source d'égarement.
Allâh dit dans son noble Livre (traduction rapprochée) :
« Le jour où l'injuste se mordra les deux mains et dira: "(Hélas pour moi!) Si seulement j'avais suivi chemin avec le Messager !...Malheur à moi! Hélas! Si seulement je n'avais pas pris "un tel" pour ami !... Il m'a, en effet, égaré loin du rappel (le Coran), après qu'il me soit parvenu". Et le Diable déserte l'homme (après l'avoir tenté). » (S25/V27 à 29)
- La mauvaise compagnie amène la colère d'Allâh
- La mauvaise compagnie rend les cœurs malades
- Le mauvais compagnon te fait perdre ton temps
- Le mauvais compagnon est une source de péchés
- Le mauvais compagnon amène une mauvaise réputation
- Le mauvais compagnon t'ordonne le mal
- Le mauvais compagnon t'interdit le bien
Les bénéfices de la bonne compagnie
- Le bon compagnon t'ordonne le bien
- Le bon compagnon t'encourage quand tu baisses les bras
- Le bon compagnon t'interdit de faire du mal
- Le bon compagnon te montre tes défauts afin de les corriger
- Le bon compagnon te soutient quand tu as besoin d'aide
- Le bon compagnon te rappelle quand tu oublies
Voir Al jaliss as salih wal jaliss as sou
copié de alminhadj.fr
Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly -الشيخ محمد بن هادي المدخلي
L'homme peut être emporté par ses émotions et se lancer ainsi en disant :
- « Par Allâh, je me porterai volontaire pour faire telle chose ! »
- « J'affirmerai la vérité ! »
- « Je me préoccuperai, pour Allâh, du reproche de personne ! »
Et autres paroles similaires qui pourraient avoir des conséquences graves.
De manière générale, celui qui se laisse emporter par ses émotions et suit celle-ci, sans prendre en compte les effets et les conséquences, et sans procéder encore à une analyse comparative sur les affaires concernées, causera des dommages graves et nombreux.
Quoique son intention soit bonne, il a cependant mal agi car il faut faire la distinction entre la bonne intention et l'art d'agir.
Celui qui agit ainsi peut être considéré pour sa bonne intention mais pas pour sa mauvaise réaction, sauf si la personne est connue pour ses bons conseils et directions, dans ce cas, elle sera excusée pour son mauvais acte, et on se garde de prendre cet acte qui n'était pas conforme à la sagesse.
Il n'est pas demandé, bien plus, il n'est pas permis de prendre comme prétexte cela pour le condamner.
On doit lui montrer sa faute et on le conseille en lui disant par exemple :
"Ô mon frère, ta parole ou ton acte est bon et juste en lui-même, mais il n'est pas adapté au contexte ou au temps, ou encore en ce lieu."
Kitâb « Charh Riyâdh as-Sâlihîn min Kallâm Sayd il-Moursalîn » de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, 1/53-54
copié de manhajulhaqq.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine -الشيخ محمد بن صالح العثيمين
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :
"Allah - l'Exalté - a des Anges hors-rang, qui rôdent par tous les chemins en quête des assemblées où l'on mentionne Allah.
Lorsqu'ils trouvent l'une de ces assemblées, ils s'asseyent avec les fidèles et, de leurs ailes, appellent les uns les autres jusqu'à ce qu'ils remplissent l'espace compris au-dessous d'eux et jusqu'au ciel le plus proche. Lorsqu'ils (les membres de l'assemblée) se séparent, les Anges montent au ciel et, bien qu'Il soit mieux au courant qu'eux, leur Seigneur à Lui la puissance et la gloire, leur demande :
"D'où venez-vous ?".
-"De chez quelques-uns de Tes serviteurs sur terre qui Te glorifient, témoignent de Ta grandeur et de Ton unicité, Te louent et Te demandent".
-"Que Me demandent-ils ?".
- "Ils Te demandent Ton Paradis".
- "Ont-ils vu Mon Paradis ?".
- "Non, ô Seigneur, ils ne l'ont pas vu".
- "Que serait-ce donc s'ils l'avaient vu ?".
- "Et ils demandent refuge auprès de Toi".
- "Contre quoi se réfugient-ils auprès de Moi ?".
- "Contre l'Enfer".
- "Ont-ils vu Mon Enfer ?".
- "Non, ô Seigneur, ils ne l'ont pas vu".
- "Et s'ils l'avaient vu, reprend Allah, que serait-ce donc ?".
- "Et ils Te demandent de leur pardonner".
Alors Allah leur dit : "Je leur ai pardonné, Je les ai exaucés et Je les ai mis à l'abri de ce contre quoi ils M'ont demandé refuge".
Alors les Anges répliquent : "Mais, Seigneur, il y a parmi eux untel qui commet beaucoup de péchés; il a passé simplement par-là et s'est assis parmi eux".
Et Allah de répondre: "A lui aussi J'ai pardonné, car celui qui s'assied avec de tels hommes ne serait plus malheureux".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 4854
Cheikh Salah Ibn Mohamed Al-Boudéïr - الشيخ صلاح البدیر
Quel est le jugement sur la plaisanterie et est-ce considéré comme un discours frivole (c'est-à-dire Lahwul-Hadith qui est mentionné dans Sourate Luqman, verset 6) ?
Sachant que ceci (la plaisanterie visée) n'est pas une moquerie sur leDin (la religion d'islam).
Donnez-nous s'il vous plaît un verdict (Fatwa) et soyez récompensé (par Allah).
Réponse :
La plaisanterie dans le discours et en général, si elle reste dans ce qui est juste et véridique, alors il n'y a aucun mal en cela, particulièrement si ce n'est pas fait trop (souvent).
Et en effet, le prophète صلى الله عليه وسلم avait l'habitude de plaisanter et il ne disait que ce qui était vrai.
Cependant, ce (la plaisanterie) qui est fait avec un mensonge, alors cela n'est pas permis en raison de la parole du prophète صلى الله عليه وسلم :
ويل للذي يحدث فيكذب ليضحك به القوم ، ويل له ، ويل له
«Malheur à celui qui parle et ment pour faire rire les gens. Malheur à lui, malheur à lui.»
Rapporté par Abu Dawud, At-Tirmidhi et An-Nasa'i avec une bonne chaîne de narration
Et Allah est Celui qui accorde le succès.
Article tiré du site assalafi.com Majallatul-Buhuth, Question n°27, pp. 87-88.
Traduit par Abu Sumaya ✅ Publié par salafs.com
حكم النكت في الإسلام
س: ما حكم النكت في ديننا الإسلامي، وهل هي من لهو الحديث علمًا بأنها ليست استهزاء بالدين أفتونا مأجورين؟
ج: التفكه بالكلام والتنكيت إذا كان بحق وصدق فلا بأس به ولا سيما مع عدم الإكثار من ذلك، وقد كان النبي صلى الله عليه وسلم يمزح ولا يقول إلا حقًّا صلى الله عليه وسلم، أما ما كان بالكذب فلا يجوز لقول النبي صلى الله عليه وسلم
ويل للذي يحدّث فيكذب ليضحك به القوم ويل له ثم ويل له
أخرجه أبو داود والترمذي والنسائي بإسناد جيد
والله ولي التوفيق
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz -الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Quel est le jugement religieux concernant le fait de tuer des animaux de compagnie comme le chat ou autres ?
Réponse :
Les animaux se divisent en deux catégories :
● Ceux dont la nature originelle est la nuisance
Dans ce cas, le fait de les tuer fait partie de la sunnah, que ce soit les animaux qui ont été mentionnés par le prophète صلى الله عليه وسلم comme le scorpion, le rat et le chien enragé ou ceux qui entrent dans cette catégorie pour la même raison à savoir la nuisance.
C'est pour cela que les savants ont dit : «fait partie de la sunnah, le fait de tuer tout chose nuisible».
Il est autorisé, donc, de tuer ce genre de bêtes, même s'il ne t'est pas nuisible à un moment, car si tu ne le tues pas à ce moment-là, il risquera d'être nuisible à une autre occasion.
● Ceux qui sont inoffensifs
Il ne faut pas les tuer même si le fait de les tuer n'est pas interdit.
Je le répète, le mieux serait de ne pas les tuer.
Mais à partir du moment où ce genre de bêtes deviennent nuisibles, il t'est alors autorisé de les tuer pour repousser leur nuisance, une fois encore, le mieux serait de ne pas les tuer tant qu'ils ne te sont d'aucune gêne en ce sens que les droits des animaux et des bestioles se divisent, selon le Coran et la sunnah, en trois catégories :
- Ceux qu'il nous a été ordonné de tuer, comme par exemple, le scorpion, le rat, le chien enragé, le serpent, le lézard ou autres.
- Ceux qu'il nous a été interdit de tuer, comme par exemple, la fourmi, l'abeille, la huppe et (... parole inaudible).
- Ceux pour lesquels le Coran et la sunnah se sont tus, à savoir le reste des animaux et des bestioles.
Dans ce cas, le mieux serait de ne pas les tuer.
Les tuer correspondrait, au plus bas degré, au fait de tuer une âme sans raison valable.
Certains savants disent que tant que ces animaux sont vivants, ils proclament la grandeur d'Allâh et tu auras contribué, en les tuant, à la fin de cette proclamation.
En résumé, la règle religieuse concernant ceci est comme je l'ai évoqué en premier lieu, à savoir le fait de ne pas les tuer tant qu'ils ne te sont pas nuisibles et s'ils le deviennent, alors il n'y a aucun inconvénient à les tuer.
سلسلة لقاء الباب المفتوح - Silsilah Liqâi-l-bâbi-l-maftûh, cassette n° 67, face A, 25mn 52 s
Traduit par Abou Abdillah
✅ Publié par sounna.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Nous souhaiterions que vous expliquiez ce problème très répandu et que vous apportiez conseil aux maris qui font main basse sur les salaires de leurs épouses, qui ne leur donnent pas le droit de dispenser de leurs biens prétextant qu’il n’y a pas de différence entre eux.
Que du fait qu’elle est sous sa dépendance, elle n’a pas de droit de posséder des biens propres.
Réponse :
Na’am, nous disons que cette conception du problème est absolument fausse.
La femme a tous les droits sur ses entrées et sur ses biens.
L’époux n’a absolument aucun droit sur les entrées de son épouse.
Au contraire, il a le devoir de dépenser pour son épouse, même si elle est beaucoup plus riche que lui parce que cela est sa propre propriété.
C’est pour cela que certaines épouses de Compagnons donnaient en charité des choses sans demander l’autorisation à leurs époux.
Dans les deux Sahihs, nous trouvons que le Prophète صلى الله عليه وسلم étant aller sermonner les femmes le jour de l’aîd, leur avait dit :
" Ô Femmes ! Faites charité ! "
Les femmes se mirent alors à faire charité.
Les femmes se mirent à donner en charité leurs boucles d’oreilles, leurs bracelets, leurs bagues, sans que le Prophète صلى الله عليه وسلم ne leur dise : "allez demander d’abord à vos époux".
À l’opposé, ce que l’homme prend des biens de sa femme pour les donner en charité sans son autorisation, une autorisation réelle, il le prend à tort et il lui est défendu de faire.
Et le jour de la Résurrection, sa femme récupèrera cela sur les bonnes actions de son mari.
Dites-moi maintenant :
Que se passerait-il si l’homme disait à son épouse : "donne-moi la moitié de ton salaire ou je te répudie ?"
Dans ces circonstances, la femme se trouve contrainte d’accepter.
Cependant, ce que l’homme prend sous la contrainte, il le prend à tort.
Même si elle se montre en apparence consentante, il ne lui est point permis de prendre, du fait que cela s’est passé sous la contrainte.
L’homme qui fait pareille chose, fait preuve d’injustice et d’oppression.
Question :
Dans le même sujet, nous aimerions que vous apportiez un conseil aux époux qui ne ménagent pas leurs épouses et ne sont pas compréhensifs en ce qui concerne les tâches de la maison.
Les tâches qui lui incombent, fait qu’elle ne peut pas être à elle seule, sur toutes les tâches domestiques.
C’est pourquoi, certaines d’entre elles en arrivent à avoir des problèmes psychiques et des maux physiques.
Réponse :
La présente question est de la même classe que la précédente.
Cependant, le mal est moindre parce que la femme est responsable de sa maison.
Comme le dit le Prophète صلى الله عليه وسلم en disant :
«La femme est responsable de la maison de son époux, et elle aura à rendre des comptes de cette responsabilité.»
Cependant, l’homme se doit de prendre pour modèle le plus auguste des hommes, c’est-à-dire ?
C’est-à-dire qui ?
Le Prophète صلى الله عليه وسلم !
le Prophète صلى الله عليه وسلم était au service de ses épouses, il صلى الله عليه وسلم les aidait dans leurs tâches domestiques.
Et cela permet de décharger la femme d’un peu de ses tâches et engendre, par là, l’affection entre les deux conjoints.
C’est pourquoi, j’invite les maris à aider leurs épouses dans les tâches domestiques.
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine -الشيخ محمد بن صالح العثيمين