Quelle est la sentence de la charia sur celui qui se moque de celles qui portent le voileprescrit par la religion islamique et sur celui qui les insulte, entre autres des termes ironiques, de fantômes ou de tentes mouvantes ?
Réponse :
Quiconque se moque d'une musulmane ou d'un musulman parce qu'elle s'attache à la charia islamique, est mécréant, qu'il s'en moque pour le port du voile ou pour toute autre question religieusement établie, vu le hadith rapporté par `Abd-Allah ibn `Omar (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) :
Un homme dit dans une assemblée pendant la bataille de Tabouk: "Je n'ai vu personne comme nos récitants du Coran qui sont les plus avides, les plus menteurs, les plus couards au temps de guerre"
un autre homme lui répliqua: " tu as menti, c'est toi qui es hypocrite. et j'informerai le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) de ce que tu viens de dire.
Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a eu vent de ces propos et des versets coraniques ont été révélé à ce sujet.
`Abd-Allah ibn `Omar dit : J'ai vu cet homme s'accrocher à la corde qui fixe la selle sur la chamelle du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et blessé à cause des pierres contre lesquelles il trébuchait en disant: ô Messager d'Allah, nous ne faisons que converser et jouer.
Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) lui disait alors: "Est-ce d'Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez?" Ne vous excusez pas: vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. Si Nous pardonnons à une partie des vôtres, Nous en châtierons une autre pour avoir été des criminels.
Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a rendu le péché de la moquerie des croyants pareil au péché de la moquerie d'Allah, de Ses versets et de Ses messagers.
Qu'Allah vous accorde la réussite et que la paix et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
( Numéro de la partie: 2, Numéro de la page: 25)
La question 2 de la Fatwa numéro ( 4127 )
copié de alifta.com
Comité permanent [des savants] de l'Ifta -اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
"Le jour de la résurrection, ceux qui étaient en bonne santé dans la demeure d' ici-bas, lorsqu' ils verront la récompense des gens éprouvés (par la maladie), ils aimeraient, ce jour-là, que leur peau eut été découpée par des cisailles ici-bas."
Rapporté par l' Imam Tirmidhy selon Jabir Ibn AbAllah Al Ansari. Hadith numéro 2402 sous le chapitre "al zouhd".
Cheikh Al Albani rahimahou Allah l' a jugé authentique (sahih) dans Al Jami3 Alsahih numéro 8177.
يود أهل العافية يوم القيامة حين يعطى أهل البلاء الثواب ، لو أن جلودهم كانت قرضت في الدنيا بالمقاريض الراوي: جابر بن عبدالله المحدث: الألباني - المصدر: صحيح الجامع - الصفحة أو الرقم: 8177 خلاصة حكم المحدث: صحيح
Les savants se sont divisés sur cette question en quatre avis :
● Le premier avis :Il n'y a aucun héritage entre un musulman et un mécréant et cela, de manière absolue, et cet avis est celui de la plupart des savants d'après la parole du Prophète ( Paix et Salut d'Allah sur Lui ) qui dit:
« Le musulman n'hérite pas du mécréant et le mécréant n'hérite pas du musulman ».(1)
● Le deuxième avis :Il n'y a aucun héritage entre un musulman et un mécréant hormis dans le cas de l'affranchi d'après le hadith :
« Le musulman n'hérite pas du chrétien sauf si celui ci est son esclave ou sa servante »(2).
Ce hadith prouve donc que le musulman peut hériter de son esclave affranchi lorsque ce dernier est chrétien et par analogie, le contraire est admis c'est à dire que le chrétien peut hériter de son esclave affranchi lorsque ce dernier est musulman.
● Le troisième avis :Le mécréant peut hériter de son proche qui est musulman à condition que ce mécréant se convertisse avant le partage de l'héritage et cela d'après le hadith :
« Tout partage effectué durant la période de la Jahiliya sera accepté et tout partage effectué après l'avènement de l'islam sera accepté seulement selon les règles de l'islam » (3)
Ce hadith prouve donc l'autorisation pour le mécréant, qui s'est convertit avant le partage de l'héritage, d'hériter d'un ( proche ) musulman.
● Le quatrième avis :Le musulman hérite du mécréant et non l'inverse d'après le hadith: « L'Islam ne peut qu'augmenter et ne peut pas diminuer » (4)
Et le fait que le musulman reçoit une part d'héritage de la part du mécréant est un signe d'augmentation et le contraire un signe de diminution.
Ainsi, le hadith prouve que l'islam ramène la supériorité et non l'infériorité.
Et l'avis le plus sûr- et Allah est Seul Savant- est le premier avis qui est l'absence d'héritage entre le musulman et le mécréant d'après l'authenticité et la véracité de la preuve contrairement aux autres avis car leurs preuves ne sont soit pas authentiques soit pas très convaincantes par rapport au premier avis...
(1) Al Bukhâry, Moslem
(2) An-Nassa'i, Ad-Daraqutny, Al Hâkim
(3) Abû Dâwûd, Ibn Mâjah
(4) Al Hâkim, Abû Dâwûd, Ahmed
Al-Moulakhkhas Al-Fiqhi de Sheykh Sâlih Al Fawzân
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Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Nous avons parlé et Allāh a fait profité les gens là-bas.
C'est une petite ville, alors nous avons visité toutes les mosquées.
Ils dirent : « Il ne reste qu'une seule mosquée que nous n'avons pas encore visitée. Elle suit la méthodologie Tijānī, et c'est une mosquée où nous n'avons jamais pu entrer, parce qu'ils sont très opiniâtres. »
J'ai dit : « Nous allons y aller et leur demander la permission. S'ils nous autorisent à parler, nous parlerons. S'ils ne nous y autorise pas, nous nous en irons. Et la décision revient à Allāh. Nous ne sommes pas venu ici avec la force. »
Alors nous nous y sommes rendus, et l'Imām dirigeait la prière.
Après la prière, je lui ai passé le salām, [et lui ai dit] : « Est-ce que cela vous ennuie si je fais un petit discours pour ces frères ? »
Il dit : « Allez-y. »
Alors j'ai pris la parole – qu'Allāh vous bénisse – et j'ai appelé à Allāh, j'ai appelé au Tawhīd et à la Sunnah, etc.
Et en même temps, j'ai réfuté les erreurs et les croyances égarées qu'il y avait.
Jusqu'à ce que j'aborde le hadīth de ‘Aicha dans lequel elle dit :
« Il y a trois choses [telles que] si quelqu'un vous les dit, alors il a proféré un grand mensonge sur Allāh. Quiconque vous dit que Muhammad a vu son Seigneur, a proféré un grand mensonge sur Allāh. Et quiconque dit que Muhammad connaît le futur, a proféré un grand mensonge contre Allāh. Et quiconque prétend que Muhammad n'a pas délivré l'entière religion aux gens, a proféré un grand mensonge contre Allāh. »
(Boukhārī et Mouslim)
Il s'est alors levé et a dit : « Par Allāh, Muhammad a vu son Seigneur de ses deux yeux qui sont sur sa tête. »
Alors je lui ai dit : « Qu'Allāh vous récompense en bien. Quant à ‘Aicha (radiAllāhu ‘anhā), c'est elle qui en sait le plus le concernant. Et elle a dit qu'il n'a pas vu son Seigneur. Et par Allāh, s'il avait vu son Seigneur, il le lui aurait dit. »
Il continuait de parler, alors je lui ai dit : « Attendez que je termine ce que j'ai à dire, ensuite vous pourrez demander ce que vous voulez. Ce dont j'ai connaissance, j'y répondrai. Ce dont je n'ai pas connaissance, je vous dirai : Allāh est le plus Savant. »
Je l'ai laissé et j'ai continué à parler. Je ne savais pas vraiment s'il était resté ou s'il était parti. Au bout d'un moment j'ai entendu un des hommes dans la foule dire : « Par Allāh, ce que dit ce « zūl » est la vérité. »
Zūl signifie « homme » au Soudan
Il a dit : « Par Allāh, ce que dit ce « zūl » est la vérité. »
Je disais : « Allāh a dit... » et « le Messager d'Allāh (sallAllāhu ‘alayhi wa sallam) a dit... », qu'Allāh vous bénisse.
Puis l'appel à la prière de la nuit fut lancé, et j'ai fini mon discours.
Puis ce fut l'iqāmah (le deuxième appel).
Et les gens commencèrent à me pousser à diriger la prière, alors j'ai dit : « Jamais, jamais. C'est l'Imām qui dirige la prière. »
Ils ont dit : « Par Allāh, dirigez la prière ! »
Alors j'ai dit « d'accord » et j'ai dirigé la prière.
Après la prière, les jeunes des Ansār as-Sunnah et moi-même sommes sortis de la mosquée, et j'ai demandé : « Où est l'Imām ? »
Ils ont répondu : « Ils l'ont mis dehors ! »
– « Qui l'a mis dehors ? »
[ils ont dit] : « Sa propre Jamā’ah l'a mis dehors (ejecté) ! »
Par Allāh, c'est ce qui s'est passé !
Mais si quelqu'un venait les voir avec bêtise et les insulter – les Tijānīs, les Burhānīs, etc. – si quelqu'un faisait cela, qui l'accepterait ?
Mais si vous venez les voir avec sagesse et gentillesse – qu'Allāh vous bénisse – Allāh leur donne quelque chose qui leur est bénéfique !
Allāh leur donne là quelque chose dont il tire profit !
Alors ô frères, utilisez la science profitable, et des preuves solides, irréfutables, et la sagesse bénéfique dans votre Da’wah.
Et vous devez avoir toutes les belles manières que le Livre d'Allāh et le Prophète de la guidée (sallAllāhu ‘alayhi wa sallam) ont encouragées.
Parce que ce sont les outils de la victoire, et ce sont les outils du succès.
Et croyez-moi lorsque je dis que les Compagnons n'ont pas fait s'étendre l'Islām et ne l'ont pas fait entrer dans le coeur des gens, si ce n'est avec la sagesse et leur caractère, plus que par l'épée.
Parce que celui qui entre dans l'Islām par l'épée ne restera probablement pas ferme.
Celui qui est entré dans l'Islām par la voie de la connaissance et de la preuve... c'est celui qui aura une foi solide.
Alors vous devez suivre ces bonnes méthodes.
Et vous devez être sérieux vis-à-vis de la science, car il est de votre devoir d'être sérieux dans la réalisation de la Da’wah à Allāh.
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Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي
« J’ai dit à Abû ‘Abdillah (l’imam Ahmad) : « Les gens croient que le savant sait tout. »
Et il m’a dit : « Ibn Mass’ûd, qu’Allah l’agrée, a dit :
« Celui qui répond à toutes les questions que les gens lui posent est un fou. » et Abû ‘Abdillah réprouva le fait de se précipiter dans les questions et les réponses. »
[Îqâdh uli-Himam de cheikh Abdul-'Azîz As-Salmân]
وقال المروذي: قُلتُ لأبي عبدالله إن العالم يظنون عنده علمُ كل شيء
فقال : قال ابن مسعود
إن الذي يُفتي الناس في كل ما يستفتُونه لمجنُون، وأنكر أبو عبدالله على من يتهجَّم في المسائل والجوابات
( إيقاظ أولي الهمم العالية إلى اغتنام الأوقات الخالية – الشيخ عبدالعزيز السلمان )
Et les enfants ont des droits sur leurs parents (les parents doivent remplir leur devoir concernant leurs enfants).
Ils sont garants et responsable d'eux.
Puis concernant les parents (en raison qu'ils ont eux même été enfant), ils ont des obligations en relation avec cela.
-Une de ces 2 obligations est :
La satisfaction des besoins physiques, (tels que leur fournir le nécessaire de la vie quotidienne et les vêtements, et ce qui fait suite à cela).
C'est obligatoire et il n'y a pas d'échappement à cela, avec le fait qu'il ait, en effet, plus de connaissance dans la religion, et en particulier avec l'espoir de gagner la récompense qui se trouve auprès d'Allah subhana wa ta'Allah.
En effet, vous ne saurez pas quel est sa recherche, de la Face d'Allah, la récompense est pour cette personne, dans ce qu'il donne à sa femme ou à sa famille.
-La seconde obligation est :
L'obligation de l'enseignement religieux (de la religion de l'Islam).
Sur les 2 parents, c'est d'enseigner à leurs enfants le Coran, les connaissances et l'écriture, et tout ce qui s'ensuit.
Les instruire sur les bonnes manières, les préserver de toutes tentations et les exhorter vers l'accomplissement de leurs obligations.
Le serviteur éduque ses enfants par l'accomplissement de ces 2 points.
Et l'échec dans l'éducation (des enfants concernant la religion), les parents courent à la perte de leur enfant (à une perte évidente).
Et les enfants, tous comme eux, ont des obligations envers leurs parents, comme la gentillesse et honorer ses parents, et de réaliser que c'est une réelle obligation pour eux envers leurs parents.
De même que la part des parents de responsabilité des parents, est de les amener à savoir ce qu'est de faire preuve de bonté envers eux.
Allah dit (traduction rapprochée) :
"Ô vous qui croyez ! Préservez-vous vous et vos familles du feu de l'Enfer !" S.66;V.6
Ceci est la mise en place des moyens qui les préservera du Feu en les mettant en garde et en s'abstenant de toute négligence.
Celui qu'il pénalise n'aura à se reprocher, et si la récompense lui échappe (au parent), il le mérite dans le sens ou il a fait preuve d'abandon dans ce qui lui était obligatoire (les obligations desquelles dépendent le résultat final).
Donc là, l'honneur et la bonté de ses enfants lui échappent.
Allah dit (traduction rapprochée) :
"Quiconque fait une bonne œuvre, c'est pour son bien. Et quiconque fait le mal, il le fait à ses dépens." S.41;V.46
Le ministre et savant, SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve), a expliqué qu’il est obligatoire de se nommer (de s’appeler) avant tout par les premiers noms (légiférés) comme celui de « musulman » ou de « croyant », qui ont été les noms par lesquels Allâh – ‘Azza wa Djal – nous a nommés ainsi que Son Envoyé (sallallahu ‘alayhi wa sallam).
Allâh a désigné les gens dans le Qor’ân de cette manière :
« Ô vous qui croyez ! » [Coran, 9/38]
Et il y a d’autres versets similaires. Allâh les a désignés par le nom de la foi (imân) en dehors de tout autre nom et description.
Il y a un genre parmi les noms innovés en Islâm tels que les Hanbalîtes, les Châfiites, les Mâlikites, les Hanafîtes, les Dhâhirîtes, et comme les noms en référence aux écoles spirituelles et ce qui y ressemble.
Quand ces noms (appellations) sont donnés dans un but d’information (de connaissance du groupe ou de la personne), il n’y a pas de mal à cela.
Mais si cela est fait dans un suivi aveugle ou dans une croyance que ces noms sont la vérité en dehors de tous les autres qui sont égarés, alors ceci n’est pas la voie des Gens de la Sounnah, au contraire, cela doit être rejeté, exception faite à l’égard des noms faisant référence aux Compagnons de l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) parmi les noms des Gens de la Sounnah et du Groupe, du suivi des anciens pieux, des gens de la tradition et du hadîth, et ce qui y ressemble.
Ces noms ont une forme d’assistance et de suivi ferme prenant le sens d’un suivi de ce qui représente le dogme authentique.
C’est un suivi ferme du fondement de l’Islâm, et non pas le suivi ferme d’une chose nouvelle.
Car quand le suivi ferme est sur le dogme, celui-ci est sur la vérité. Et le suivi ferme (ou aveugle) de noms pour autre que cela, est caduque et interdit.
A l’exemple de ce qui se passe dans certains pays musulmans, lorsqu’ils suivent aveuglément ces noms précités alors qu’ils n’ont pas une croyance authentique complète.
Tel que le suivi aveugle (ou ferme) dans certains pays des gens du hadîth en opposition volontaire au « Salafîyyîn » (ceux qui suivent les anciens pieux).
Le nom des Gens du hadîth a comme fondement le sens des Gens de la Sounnah et du Groupe, et le suivi des anciens pieux a comme sens à la base les Gens de la Sounnah et du Groupe, ces deux noms ont donc le même sens.
Cependant, à notre époque, il y a des suivis fermes (aveugles) de noms en dehors de tout ce qu’ils représentent.
Ils suivent à travers cela des partis, se faisant des concurrences et ce qui y ressemble.
Il est obligatoire d’être sur ces noms dans un but d’information (de connaissance), et que le rassemblement se fasse sur le dogme authentique sur lequel sont les Gens de la Sounnah et du Groupe.
C’est ce qui doit être suivi fermement, car cela protège, secours et défend ces noms, leurs auteurs et leurs adeptes.
Mais défendre ou suivre aveuglément seulement des noms, est une des formes de l’époque de l’ignorance.
SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah a parlé dans son ouvrage« Iqtidhâ as-Sirât al-Moustaqîm » entre autres, sur ces noms innovés.
Il est obligatoire de connaitre les conditions d’utilisation de ces noms précisément.
Après que cela nous soit clair, nous disons certes, que les différentes appellations innovées dans cette communauté sont de diverses sortes.
Quelques soient ces appellations attribuées à la ligné familiale, ou la tribu, ou le pays, ou le dogme de pensée, ou la voie spirituelle, toute ces formes entrent dans trois catégories :
La première situation : Les noms préférables (ou meilleurs)
La deuxième situation : Les noms blâmables (ou condamnables)
La troisième situation : Les noms acceptables (ou approuvables)
Pour ce qui est de la première situation : Les noms préférables, c’est quand il y a une précision indiquée bonne et exemplaire dans le terme « musulman » selon les textes du Qor’ân et de la Sounnah. Allâh – ‘Azza wa Djal – a nommé les musulmans par le nom de l’Islâm et de la foi (imân).
De la même manière les pieux ont été loués, de même que les gens de « Abrâr » (les gens du bien) ont été loués et ainsi de suite.
Ces appellations ont été acceptées dans leur caractéristique en tant que nom musulman et croyant.
Chaque musulman possède une part de piété, et chaque croyant possède une part de piété et de bonnes œuvres. De même, pour ce qui a été rapporté dans la description comme obligation du suivi de la Sounnah et du Groupe.
Et le nom « Sounnah » comme le Groupe « Djamâ’ah » ont été rapportés dans les hadîths et dont son fondement émane du Qor’ân.
Et c’est la raison pour laquelle on dit les Gens de l’Islâm, les Gens de la Sounnah et du Groupe (Ahl us-Sounnah wal-Djamâ’ah), car certes ils suivent la Sounnah du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et suivent le Groupe.
Et c’est le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qui a appelé par ces noms, lorsque, dans le hadîth des (73) fractions, il répond à la question :
« Mais qui sont-ils ? »
Il dit : « Ils sont la Djamâ’ah. »
Et c’est pourquoi les imâms parmi les anciens et les Gens du hadîth ont élevé ce nom contre les noms innovés.
Lorsque les divisions (et fractions) se sont faites très nombreuses, un retour aux noms était nécessaire afin de différencier les Gens de l’Islâm, ceux qui suivent les premiers commandements, contre l’ensemble de ceux qui les contredisent.
Ils ont ainsi expliqué deux principes :
Soit le nom de l’Islâm est imputé aux Gens de la passion innovateurs, mais cela n’est pas authentique puisqu’ils sont musulmans.
Soit il leur est accordé, lorsqu’ils sont sur l’Islâm premier, un nom spécifique basé sur des preuves textuelles. Et cela est considéré comme valable.
Ceci constitue un consensus de leur part, à savoir que lorsqu’un groupe est sur le commandement premier, il est appelé par exemple parmi les Gens de la Sounnah et du Groupe, ou il est dit, les Gens du hadîth.
Certes, la Sounnah est le hadîth, ou il est dit encore, Gens de la tradition, ou suivi des anciens et ainsi de suite. Tout cela a le même sens.
Tout revient au commandement de base, qui fait référence au premier des Groupes indiqués dans le texte du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qui dit que c’est (la fraction) sauvée.
Ce sont donc les noms préférables.
La deuxième situation : Les noms et appellations blâmables, qui sont les noms (appellations) inventés dans la communauté et cela dû aux passions diverses, cela dans les noms divergeant des noms sur lesquels étaient les compagnons, comme les Khâridjites, les Mourdjites, les Mou’tazilites et ce qui y ressemble.
Eux ont appelé à cela et ils voyaient qu’ils étaient dans ce qui est juste.
Il est même possible qu’ils se nomment Gens de la Sounnah et du Groupe s’ils voient en cela un bénéfice pour eux.
Tout nom qui fait référence à un dogme caduque ou à une voie spirituelle erronée, est un nom blâmable (ou condamnable), même quand cela n’est joint à aucune autre chose, car comment peut-on se joindre à ce qui est aveugle ?
Ou a ce qui constitue une autre innovation ou une autre passion ?
Car la base en cela est que cela sort de l’appel authentique de l’Islâm.
Tout comme l’a dit SHeikh al-Islâm :
« Tout ce qui sort de l’appel (authentique) de l’Islâm et du Qor’ân, que ce soit pour des filiations, ou un pays, ou une origine, ou un dogme de pensée, ou une voie, est considéré comme faisant partie de l’époque préislamique. »
La troisième situation: concerne les noms acceptables, qui sont les noms innovés dans un but d’information, et non pas en tant qu’alliance, ou par hostilité, ou suivi aveugle.
A la base, les noms (à titre d’information) sont acceptables.
Comme ce qui est en référence à un dogme parmi les dogmes de pensées, mais qui ne font pas appel à sa propre personne, ou pour se présenter comme étant à la tête du dogme.
En dehors de cela, c’est permis tels que les Hanbalites, les Chafiites, les Hanafites, le dogme des Dhâhirîtes et autres qui ont un but d’information.
De la même manière, pour ce qui est lié à un pays, ou une région et ce qui y ressemble.
Ou encore ce qui est lié à la descendance. Tout cela est dans un but d’information, et le jugement concernant ces affaires est large.
Aussi, à l’exemple des différentes voies et groupes, quand cela est fait dans un but d’information, il n’y a pas de mal à cela.
La louange est à Allâh, une louange abondante, bénéfique et bénie, et je témoigne qu’il n’y aucune divinité digne d’adoration en en dehors d’Allâh, Seul et sans associé, et je témoigne que Muhammad est Son serviteur et messager, qu’Allâh prie sur lui, sur sa famille et ses compagnons, et qu’Il le salue abondamment jusqu’au Jour de la résurrection.
Ceci dit :
Ô vous les gens, craignez Allâh comme il se doit !
Ô serviteurs d’Allâh, Allâh dit (traduction rapprochée) :
«Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que cela (le Coran) est la vérité. Ne leur suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ?» (Al-Fusilat : 53)
Chers frères, en ces jours où s’est produit ce tremblement de terre destructeur qui a fait plus de 120 000 victimes et un nombre de disparus que seul Allâh connaît et qui a jeté des millions de gens dans les rues et qui a provoqué d’autres catastrophes qu’Allâh connaît mieux.
Mes frères !
Ceci est un avertissement et une exhortation pour nous.
Cela rappelle constamment la Toute puissance d’Allâh, et Allâh est Omnipotent.
Lorsque le croyant lit le Livre d’Allâh et le châtiment qu’Allâh réserve à ceux qui obstruent le chemin d’Allâh, ceux qui ont été trompés par eux-mêmes et leur pouvoir.
Regardez comment leur force ne fut rien face à la force de l’Omnipotent.
Allâh dit à propos de ‘Ad, le peuple de Hud (traduction rapprochée) :
«Quant aux ‘Ad, ils s’enflèrent d’orgueil sur terre injustement, et dirent : “Qui est plus fort que nous ?”»
Allâh dit (traduction rapprochée) :
«N’ont-ils pas vu qu’Allâh, qui les a créés, est plus fort qu’eux ? Et ils reniaient Nos signes. Nous déchaînâmes contre eux un vent violent et glacial en des jours néfastes, afin de leur faire goûter le châtiment de l’ignominie dans la vie présente.» (Al-Fusilat : 15-16).
Ö frère musulman, nombreux sont ceux qui ont été trompés par leur science, leur force, et ils ont pensé qu’ils dominaient la terre.
Mais leur est venu ce qui a dépassé leur imagination et leur a montré à quel point ils étaient faibles et peu nombreux, et c’est la Puissance Divine (traduction rapprochée) :
«Et lorsqu’Il veut une chose, Son ordre (consiste à dire) : Sois ! Et c’est.»…
La puissance d’Allâh a dépassé la puissance de tous, il y a une tromperie dans la science, une vanité, ils pensent pouvoir prévoir et contrôler ce qui va se passer, c’est alors qu’est venue la puissance d’Allâh et Allâh est Omnipotent (traduction rapprochée) :
«Les gens des cités sont-ils sûrs que Notre châtiment ne les atteindra pas de nuit, alors qu’ils sont endormis ? Les gens des cités sont-ils sûrs que Notre châtiment ne les atteindra pas de jour, alors qu’ils s’amusent ? Sont-ils à l’abri du stratagème d’Allâh ? Seuls les gens perdus se sentent à l’abri du stratagème d’Allâh» (Al-‘Araf : 97-99)
Et voici que le niveau de la mer s’est élevé au point de couvrir toute chose, gloire à Celui qui a pouvoir sur toute chose.
Si le serviteur médite sur la vie d’ici-bas et sur la parole d’Allâh (traduction rapprochée) :
«Ô vous les hommes ! Craignez votre Seigneur. Le séisme [qui précédera] l’Heure est une chose terrible. Le jour où vous le verrez, chaque nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, et chaque femme avortera de ce qu’elle portait. Et tu verras les gens ivres, alors qu’ils ne sont pas ivres (à cause du vin). Mais le châtiment d’Allâh est dur.» (Al-Hajj : 1-2).
Et aussi Sa parole (traduction rapprochée) :
«le jour où l’homme fuira son frère, sa mère, son père, son épouse et ses enfants, car chacun d’eux, ce jour-là, sera préoccupé pour lui-même.» (‘Abasa : 34-37).
Ô frère musulman, c’est une exhortation pour celui qui réfléchit.
Cette terre qu’Allâh a étendue pour nous et dont Il a fait un berceau, nous vivons sur elle, et nous enterrons nos morts en son sein, (grâce à Allâh) elle donne tout ce dont l’homme a besoin et il nous est facile de la parcourir.
S’Il veut, Il l’a fait trembler et impressionne les hommes devant cette puissance immense, gloire à Celui qui a pouvoir sur toute chose.
Ces gens ont atteint un degré dans la science, ils ont été trompés par cela et ont pensé que tout cela n’était dû qu’à leur science, puis leur viennent ces meurtrissures et ces évènements.
Mais ce qu’ils ont est bien faible face à la Puissance d’Allâh.
Quel que soit le niveau de science, les moyens techniques, si Allâh veut une chose, personne ne peut la repousser ou l’empêcher, car l’ordre d’Allâh est déjà écrit (et doit s’accomplir) et les serviteurs sont désemparés face à cette puissance divine.
Mes frères !
Craignons Allâh, mettons en pratique la religion d’Allâh, remercions Allâh avec nos cœurs, nos langues et nos membres, prenons garde à Allâh, car Allâh est prompt à punir (Ses serviteurs) (traductions rapprochées) :
«Sachez qu’Allâh est dur en punition et qu’Allâh est Pardonneur et Miséricordieux» (Al-Ma’ida : 98)
«Et lorsqu’Allâh veut [infliger] un mal à un peuple, nul ne peut le repousser : ils n’ont en dehors de Lui aucun protecteur» (Ar-Ra’d : 11).
Nous demandons à Allâh qu’Il nous mette parmi ceux qui tirent des leçons, et qu’Il fasse miséricorde aux musulmans, qu’Il nous accorde tout ce qu’Il aime et agrée comme paroles et œuvres, Il est certes Omnipotent.
Et sachez, qu’Allâh vous fasse miséricorde, que la meilleure parole est la Parole d’Allâh et la meilleure guidée et celle de Muhammad صلى الله عليه وسلم, que les pires des choses sont les choses inventées (dans la religion) et que toute innovation est un égarement.
Accrochez au groupe des musulmans, car la Main d’Allâh est au-dessus du groupe (des musulmans) et que celui qui s’en écarte va seul vers le feu.
Priez sur votre prophète Muhammad, comme Allâh vous l’a ordonné dans Sa parole (traduction rapprochée) :
«Certes, Allâh et Ses Anges prient sur le prophète. Ô vous les croyants ! Priez sur lui et adressez-lui vos salutations.»…
✅ Publié par salafs.com
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn Abdellah Âl Ach-Cheikh - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله آل الشيخ