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La croyance islamique et son histoire - العقيدة إسلامية و تأريخها (dossier)

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La croyance islamique et son histoire - العقيدة إسلامية و تأريخها (dossier)

Certes, il est clair que le Tawhid (la foi en l’Unicité d’Allah dans l’adoration, Ses Noms et ses attributs et dans Sa Souveraineté et le monothéisme pur de l’Islam) est un fondement important qui est nécessaire pour que nos actes soient valables et pour qu’Allah les acceptent de notre part.

 

Le Tawhid est donc le point central de la religion, et c’est pour transmettre le message du Tawhid qu’Allah a envoyé tous les messagers...

Cheikh Mouhammad Âman bnou 'Alî al Jâmî - الشيخ محمد أمان بن علي الجامي

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Celui qui croit qu’Allah se trouve partout (audio-vidéo)

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Celui qui croit qu’Allah se trouve partout (audio-vidéo)

 

Question :

 

Votre Eminence [Sheikh], qu’Allah vous accorde Son pardon : « [la question posée est] :

" qu’elle est votre avis sur le comportement de certains frères qui bougent l’index de droite à gauche et de haut en bas lors du Tachahoud en prétextant [par cet acte] qu’Allah est partout ? " »...

 

Réponse :

 

Si, en effet, la personne croit en cela et renferme ce genre de croyance, alors cela est considéré comme étant une falsification [houloul] d’un Attribut d’Allah oua al ‘iyadhou bi Allah, ceci est de la mécréance [Koufr] envers Allah ‘aza oua jal

 

Le fait de bouger l’index n’a pas pour but ce genre de raisonnement méprisable mais il s’agit plutôt d’un acte qui désigne l’Unicité [At-Tawhid], un acte qui désigne l’unité [wihdaniya] et donc, on doit bouger [cet index] lors de la prononciation du Nom d’Allah [Allah] et lors des invocations désignant par cet acte l’Unicité [At-Tawhid] et non pas pour désigner qu’Allah est partout.

 

Celui qui renferme ce genre de croyance est considéré comme étant un mécréant, falsificateur [houlouli]. 

 

Source : www.alfawzan.ws 

Traduction rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy

copié de alghourabaa.com

 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les signes indiquant l’alliance accordée aux mécréants

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Les signes indiquant l’alliance accordée aux mécréants

Essayer de leur ressembler dans l’habillement, dans le langage et autres comportements similaires

 

En effet, essayer de leur ressembler dans l’habillement, le langage et autres, dévoile un amour que l’on éprouve pour le peuple imité.

 

C’est pourquoi le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Quiconque essaye de ressembler à un peuple fait partie de ce dernier ».

 

Par conséquent, il est interdit de tenter de ressembler aux mécréants dans ce qui leur est spécifique, qu’il s’agisse de coutumes, d’adorations, d’allure ou de comportement, comme le fait de se raser la barbe, de se laisser pousser les moustaches, de pérorer dans leur langue sauf en cas de nécessité, de s’accoutrer comme ils le font, de manger ou de boire pareillement à eux, et autres actes similaires.

 

Résider dans leurs pays, et ne pas les quitter pour un pays musulman dans le but de fuir pour préserver sa religion

 

En effet, l’émigration dans ce sens et pour ce but est obligatoire pour le musulman.

 

Et résider dans un pays de incroyance indique une certaine alliance envers les mécréants.

 

C’est la raison pour laquelle Allah a interdit au musulman de résider parmi les mécréants s’il a la possibilité d’émigrer.

 

Allah le Très Haut a dit (traduction rapprochée) :

 

« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : “Où en étiez-vous ? ” (à propos de votre religion) - “Nous étions contraints sur Terre”, dirent-ils. Alors les Anges diront : “La Terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ? ” Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l'exception des faibles : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : à ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur. »

 

Ainsi, Allah n’a accordé de circonstances atténuantes à personne concernant la résidence dans un pays de mécréants, exception faite des faibles qui n’ont pas les moyens d’émigrer.

 

Il en est de même pour ceux dont la résidence en pays mécréant comporte un bienfait religieux, comme l’appel des gens vers Allah et la diffusion de l’Islam dans ce pays.

 

Voyager vers leurs pays dans un but de distraction et de jouissance

 

Voyager vers un pays mécréant est interdit sauf en cas de nécessité, comme un traitement médical, le commerce, les études dans des filières bénéfiques qu’on ne trouve qu’à l’étranger.

 

Dans ces cas, le voyage est permis mais limité au besoin nécessaire.

 

Par conséquent, dès que le besoin arrive à son terme, il est alors obligatoire de retourner en pays musulman.

 

Parmi les conditions pour que ce voyage soit licite, il y a que le musulman manifeste son appartenance religieuse et soit fier de son Islam, tout en s’éloignant des lieux où le mal prévaut et en étant sur ses gardes concernant les perfidies et ruses des ennemis.

 

De même, il est permis – voire même obligatoire – de voyager vers leurs pays dans un but d’appel vers Allah et de diffusion de l’Islam.

 

Les aider, les secourir contre les musulmans, faire leur éloges et les défendre

 

Ce sont des actes annulatifs de l’Islam et des causes d’apostasie.

 

Nous demandons à Allah de nous en protéger.

 

Leur accorder des postes au gouvernement, les employer en tant que confidents et conseillers

 

Allah le Très Haut a dit (traduction rapprochée) :

 

« Ô les croyants, ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes : ils ne failliront pas à vous bouleverser. Ils souhaiteraient que vous soyez en difficulté. La haine certes s'est manifestée dans leur bouches, mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus énorme. Nous vous exposons les signes. Si vous pouviez raisonner ! Vous, (Musulmans) vous les aimez, alors qu'ils ne vous aiment pas; et vous avez foi dans le Livre tout entier. Et lorsqu'ils vous rencontrent, ils disent “Nous croyons”; et une fois seuls, de rage contre vous, ils se mordent les doigts. Dis : “Mourrez de votre rage”; en vérité, Allah connaît fort bien le contenu des cœurs. Qu'un bien vous touche, ils s'en affligent. Qu'un mal vous atteigne, ils s'en réjouissent. Mais si vous êtes patients et craignez Allah, leur manigance ne vous nuira en rien. Allah sait parfaitement tout ce qu’ils font.»

 

Ces nobles versets dévoilent les sentiments internes des mécréants, la haine intérieure qu’ils vouent aux musulmans, les complots félons et traîtres qu’ils fomentent contre eux, le désir de leur causer dommages et préjudices par tous les moyens et le profit qu’ils tirent de la confiance que les musulmans leur accordent pour dresser des plans de nuisance à leur encontre.

 

L’Imâm Ahmad rapporte les propos suivants d’Abû Mûsâ Al-Ach’arî – qu’Allah l’agrée – :

 

« Je dit un jour à ‘Umar– qu’Allah l’agrée – : ‘J’ai un scribe chrétien’.

Il me répondit : ‘Que t’arrive-t-il ? Qu’Allah te combatte ! N’as-tu pas entendu la parole d’Allah le Très Haut : «Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. »

Pourquoi n’as-tu donc pas pris un scribe monothéiste pur (Hanîf) ?’

Je me justifiais : ‘Ô Commandeur des Croyants ! Je ne fait que profiter de ses services de scribe… quant à sa religion, c’est son affaire.’

‘Umar rétorqua : ‘Jamais je ne les honorerais alors qu’Allah les a humiliés. Jamais je ne les estimerais alors qu’Allah les a méprisés. Jamais je ne les rapprocherais alors qu’Allah les a éloignés.’ »

 

L’Imam Ahmad et Muslim rapportent du Prophète صلى الله عليه وسلم qu’il sortit pour la bataille de Badr.

 

Un homme parmi les polythéistes le suivit jusqu’à le rejoindre en un endroit rocailleux du désert.

Le polythéiste lui dit : « Je désire te suivre afin de profiter du butin avec toi ».

Le Prophète lui demanda : « Crois-tu en Allah et Son prophète ? ».

L’homme répondit : « Non ».

Et le Prophète de conclure : « Retourne sur tes pas, car jamais je ne demanderais l’aide d’un polythéiste ».

 

A partir de ces textes, il apparaît clairement qu’il est interdit d’accorder aux mécréants des postes destinés aux musulmans, et au moyen desquels ils peuvent s’informer de l’état des musulmans et de leurs données confidentielles, et ainsi dresser des stratagèmes afin de leur causer préjudice.

 

Ce genre de situation est d’actualité, étant donnée la venue des mécréants dans les pays musulmans – et en particulier dans le pays des deux régions sacrées – que l’on emploie en tant qu’ouvriers, chauffeurs, serviteurs ou éducateurs dans les foyers, en les intégrant à la famille, ou à la société musulmane.

 

Suivre leurs calendriers, et en particulier ceux qui relatent leurs rites et leurs célébrations comme le calendrier grégorien

 

Le calendrier grégorien est celui qui adopte la naissance du Messie comme date de début.

 

Or ce calendrier est inventé de toute pièce, et ne fait en aucun cas partie de la religion du Messie.

 

L’utilisation de ce calendrier est une forme de participation à la célébration de leurs rites et fêtes.

 

Pour éviter cela, lorsque les Compagnons – qu’Allah les agrée – décidèrent de mettre en place un calendrier pour les musulmans du temps du Calife ‘Umar – qu’Allah l’agrée –, ils divergèrent des calendriers mécréants et mirent en place un calendrier débutant à la date de l’Hégire, ce qui prouve l’obligation de se différencier des mécréants au sujet des calendriers, mais aussi au sujet de toutes les caractéristiques qui leurs sont spécifiques. Et c’est d’Allah que nous recherchons l’aide.

 

Participer à leurs fêtes ou à leur préparation, leur souhaiter bonnes fêtes ou assister à leur célébration.

 

En effet, certains exégètes ont expliqué la parole d ‘Allah – Exalté et Glorifié soit Il – (traduction rapprochée) :

 

« Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages » par le fait que l’une des caractéristiques des serviteurs du Tout Miséricordieux est de ne pas assister aux fêtes des mécréants.

 

Les couvrir d’éloges, exalter leur civilisation et leur culture, être médusé par leur éthique et leur savoir-faire, sans prendre en considération leur fausse croyance et leur religion corrompue.

 

Allah le Très Haut a dit (traduction rapprochée) :

 

« Et ne tends point tes yeux vers ce dont Nous avons donné jouissance temporaire à certains groupes d'entre eux, comme décor de la vie présente, afin de les éprouver par cela. Ce qu'Allah fournit (au Paradis) est meilleur et plus durable. »

 

Néanmoins, en aucun cas cela ne signifie que les musulmans ne doivent pas s’investir dans les causes d’acquisition de la force, en s’instruisant des procédés de production, de renforcement de l’économie licite ou des méthodes et pratiques militaires.

 

C’est plutôt une chose nécessaire.

 

Allah le Très Haut a dit (traduction rapprochée) :

 

« Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force »

 

En outre, ces bienfaits, ressources et lois naturelles sont à l’origine destinés aux musulmans.

 

Allah le Très Haut a dit (traduction rapprochée) :

 

« Dis : “Qui a interdit la parure d'Allah, qu'Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ? ” Dis : “Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans cette vie d’ici-bas , et exclusivement à eux au Jour de la Résurrection.” »

 

Il a aussi dit (traduction rapprochée) :

 

« Et Il vous a assujetti tout ce qui est dans les cieux et sur la Terre, le tout provenant de Lui »

 

Mais aussi (traduction rapprochée) :

 

« C'est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la Terre »

 

Par conséquent, le devoir des musulmans est d’être les premiers à tirer profit de ces bienfaits et ressources, sans compter sur les mécréants pour les leurs fournir.

 

Il incombe plutôt aux musulmans de posséder technologies et lieux de production.

 

Porter leurs noms

 

Ainsi, certains musulmans donnent à leurs enfants – garçons ou filles – des noms étrangers, et délaissent les noms de leurs parents, grands parents et autres noms répandus dans leur société.

 

Or le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Les meilleurs des noms sont Abdullâh et Abdur-Rahmân »

 

À cause de ces changement de nom, est apparue toute une génération de musulmans portant des noms étrangers, ce qui a engendré une scission entre cette génération et les générations précédentes, en plus de couper les liens entre les familles qui étaient reconnues de part leurs noms spécifiques.

 

Demander à Allah de leur pardonner et de leur faire miséricorde

 

Allah a interdit cela lorsqu’Il dit (traduction rapprochée) :

 

« Il n'appartient pas au Prophète et aux croyants d'implorer le pardon en faveur des polythéistes, fussent-ils des parents, alors qu'il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l'Enfer. »

 

En effet, cela impliquerait de les aimer, et d’approuver la situation dans laquelle ils sont.

 

Le jugement de l’Islam sur le fait de recourir aux mécréants dans les emplois, dans le combat, et autres

 

Dans les emplois : Allah le Très Haut a dit (traduction rapprochée) :

 

« Ô les croyants, ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes : ils ne failliront pas à vous bouleverser. Ils souhaiteraient que vous soyez en difficulté. La haine certes s'est manifestée dans leur bouches, mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus énorme. »

 

El Baghâwî – qu'Allah lui fasse miséricorde – a dit :

 

« ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes » signifie : ne prenez pas d’alliés, ni d’amis sincères en dehors de vos coreligionnaires.

 

Les confidents d’une personne sont ses proches. Puis Allah Le Très Haut expliqua la raison de l’interdiction de les prendre comme confidents, Il dit : « ils ne failliront pas à vous bouleverser »c.-à-d. : ils ne lésineront devant aucune action qui puisse vous nuire.

 

Cheikh El Islam Ibn Taymiyya – qu'Allah lui fasse miséricorde – a dit :

 

« Les gens d’expérience savent bien que ceux qui vivent sous la protection des musulmans, parmi les Juifs, les Chrétiens et les hypocrites, correspondent par courrier avec leur coreligionnaires, afin de les informer de l’état des musulmans et de leurs secrets auxquels ils auraient eu accès.

 

Parmi les vers célèbres à ce sujet :

 

Toute inimité peut devenir affection

Sauf celle de ton ennemi dans la religion.

 

C’est pour cela, et pour d’autres raisons, qu’on leur a interdit d’avoir des musulmans sous leur responsabilité (c.-à-d. dans les emplois), et de plus, employer des personnes moins qualifiées qu’eux mais suffisantes (parmi les musulmans) est plus bénéfique aux musulmans, aussi bien dans leur religion, que dans leurs affaires mondaines, et la petite quantité de licite reçoit la bénédiction d’Allah, alors que la grande quantité d’illicite disparaît et Allah l’anéantit. » [résumé de « Majmû° el Fatâwâ » (28/646)]

 

Il apparaît clairement de ce qui précède :

 

Qu’il est interdit d’accorder aux mécréants des responsabilités leur permettant d’avoir le pouvoir sur les musulmans, ou l’accès à leurs secrets, tel que les prendre comme ministres ou conseillers, car Allah Le Très Haut dit (traduction rapprochée) :

 

« ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes, ils ne failliront pas à vous bouleverser »

 

Ou bien encore leurs accorder des postes de la fonction publique dans les états musulmans.

 

Qu’il est autorisé de louer leurs services pour certains emplois secondaires, tels que le métier d’éclaireur, la construction d’édifices, l’aménagement des routes, à condition qu’il n’y ait pas parmi les musulmans des personnes qualifiées pour ces tâches.

 

En effet, le Prophète – Prière et Salut sur lui – et Abû Bakr ont loué les services d’une personne de la tribu des « Banî El Dayl » comme guide et éclaireur, afin qu’elle leur indique la route durant leur émigration à Médine (l’hégire), alors que cette personne était polythéiste.

 

Quant au combat : Il y a divergence entre les savants sur la question, et l’avis authentique est que c’est autorisé en cas de besoin et de nécessité, si ceux à qui l’on a recours sont dignes de confiance dans le combat.

 

Ibn El Qayyim a cité parmi les bénéfices du pacte de « Hudaybiyya » :

 

« Parmi cela : avoir recours au polythéiste digne de confiance dans le combat est autorisé, en cas de nécessité.

L’avantage étant qu’il lui est plus facile de se mélanger à l’ennemi et de lui soutirer des renseignements.»

 

Ceci est permis en cas d’extrême nécessité, car El Zuhrî rapporte le Prophète – Prière et Salut sur lui – a eu recours à certains Juifs durant la bataille de Khaybar qui eut lieu durant l’année 9 de l’Hégire.

 

De même, Safwân participa à la bataille de Hunayn, alors qu’il était polythéiste.

 

Comme exemple d’extrême nécessité : si les mécréants sont en plus grand nombre et qu’on les craint, à condition qu’ils choisissent les bonnes décisions concernant les musulmans.

 

Sinon, s’il n’y a pas de nécessité, il est interdit de s’aider d’un mécréant, car on ne peut être à l’abri de sa ruse et de son mal, de par sa nature.

 

Tiré de l'ouvrage Al Wala wa l Bara

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Comment augmenter sa foi (الإيمان) et affermir son coeur ? (audio-vidéo)

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Comment augmenter sa foi (الإيمان) et affermir son coeur ? (audio-vidéo)

 

Question :

 

Une personne demande :

« quelles sont les œuvres |al oumour| qui pourraient aider à l’augmentation de la Foi et laisserait le cœur dans l’attachement permanent à Allah ?

Et quels sont les actions |al a’mal| qui peuvent aider à renouveler le repentir ? ». 

 

Réponse :

 

[…] Ce qui est connu au sujet de la Foi, c’est cette importance qu’on doit donner à tout ce qui se rapporte à la religion [sha’air Ad-Dine], accomplir les cinq prières aux heures prescrites et pour les hommes de les faire en groupe (1).

Veiller à se rendre à la mosquée au tout début du temps prescrit [de la prière], se tenir à cette résolution et méditer ensuite sur la récompense (2) [al ajr], car [il ne fait aucun doute] que ce qui pousse celui qui marche vers la mosquée c’est le fait d’y accomplir sa prière sans autre motivation que d’obtenir d’Allah qui l’élève d’un degré à chaque pas qu’il fait tout en effaçant de son compte une mauvaise action ; cela quelque soit la longueur de ce trajet, qu’elle soit longue ou courte…

Ensuite, il doit assister à la prière en accordant de l’importance à cette adoration, avec le désir d’en obtenir en retour une récompense et craignant cependant de ne pas l’avoir accomplit comme il se doit...

Il s’y préparera [préalablement] en ayant purifié son corps et s’y consacrera avec humilité, dévotion et repentir tout en demandant la protection d’Allah contre les mauvais sentiments qui pourraient venir souiller son fort intérieur comme les sentiments de haine [al ahqâd] ou de désobligeance envers les gens [ihtiqâr] ou de jalousie [hasâd] pour ce qu’Allah leur aurait accorder comme bienfaits.

Il lui est recommandé [aussi] de multiplier l'évocation d'Allah [dhikr Allahjala oua ‘ala durant son trajet, il ne doit pas venir à la mosquée avec un air absent mais plutôt enclin à la soumission, en pleine humilité, remerciant et glorifiant [Allah], recherchant la rémission et réitérant la repentance.

Il doit aussi multiplier les invocations pendant et en dehors de ses prières, il demande à Allah qu’Il raffermisse son cœur car le plus convenable des humains, le plus apte à être un exemple à suivre - paix et bénédictions d’Allah soient sur lui – multipliait cette invocation :

" Ô Celui qui fait basculer les cœurs, raffermis mon cœur sur Ta religion "

et quand on lui a posé la question  « crains-tu pour toi alors que tu es le Prophète ? » 

Il répondit – prière et salut sur lui - :  « et qu’est ce qui m’assure du contraire, alors que les cœurs des gens sont entre deux doigts des doigts du Très Miséricordieux » (3).

Ensuite, il fait les évocations à l’entrée de la mosquée et à la sortie de même qu’en sortant de son foyer et en y entrant, en commençant le repas et à la fin. 

S’il veut aller se coucher ou s’il veut se rendre aux toilettes pour faire [ses besoins] et quant il finit.

Il doit notamment prendre l’habitude de multiplier les évocations d’Allah, car la multiplication de l'évocation d'Allah, renforce le cœur c'est-à-dire que le cœur s’affermit, n’est-ce pas Notre Maître, Allah jala qui dit (traduction rapprochée) « N'est-ce point par l'évocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs ? ».

 

Notes : 

(1) Abou Hurayra a rapporté que le Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :

« La prière qu’un homme fait en groupe est élevée de vingt degrés de plus que sa prière, seul, dans son commerce ou dans sa maison.

Cela parce que quand l’un de vous fait ses ablutions correctement et se rend ensuite à la mosquée sans aucune autre intention que d’aller y accomplir sa prière et sans y être poussé pour aucune autre raison que sa prière, Allah l’élève d’un degré à chaque pas qu’il fait, tout en effaçant de son compte une mauvaise action et ce, jusqu’à ce qu’il entre dans la mosquée. 

Lorsqu’il y entre, il est en état de prière durant tout le temps où il attend le début de cette dernière et les anges prient pour lui pendant qu’il est assis, et ils disent :

« Ô Allah! Sois miséricordieux envers lui! Pardonne-lui ses péchés! Ô Allah! Tourne-toi vers lui! » et ce, tant qu’il ne cause de tort à personne et que ses ablutions ne sont pas rompues. »

[Unanimement reconnu ; cette version est celle de Mouslim]

(2) Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a été questionné de la sorte :

« Quelle est la meilleure des oeuvres ? » Il répondit : « La prière effectuée à son heure » 

[Rapporté par Al Boukhari et Mouslim].

(3) Le Prophète- paix et bénédictions d’Allah soient sur lui – invoquait souvent Allah par cette invocation :

" O Celui qui fait basculer les cœurs, raffermis mon cœur sur Ta religion "

Et ‘Aicha de dire : « O messager d’Allah, tu invoques souvent Allah par cette invocation, alors que Dieu t’a pardonné Tes fautes antérieures et futures ? »

Il répondit – prière et salut sur lui - : « et qu’est ce qui m’assure du contraire, O ‘Aicha, alors que les cœurs des gens sont entre deux doigts des doigts du Très Miséricordieux, s’Il veut faire basculer le coeur d’un serviteur, Il le tourne comme Il le veut ».

[Hadith rapporté par Al Boukhari (6617), At-Tirmidhi (1540), An-Nassai (3761-3762), Abou Daoud (3263), Ibn Madja (2092),  Ahmad (25/2 - 68/2 - 127/2) et Ad-Darimi (2350)]

  

Source : lohaidan.af.org.sa 

Traduction rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy

copié de alghourabaa.com

 

 

Cheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane - الشيخ صالح اللحيدان

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Les bonnes innovations...?!

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les bonnes innovations...?!

Question :

     

Quel est le statut de celui qui considère qu’il existe des bonnes et des mauvaises innovations ?

 

Et celui qui prétend que cette distinction est valable, peut-il s’argumenter de la parole du messager, sala Allah ’alayhi wa salam : "celui qui instaure une bonne tradition en Islam..." et de la parole de ’Omar, qu’Allah l’agrée : "que cet acte est une bonne innovation !... ?"

 

Nous souhaiterions un éclaircissement, qu’Allah vous récompense par le bien.

 

Réponse :

 

Celui qui se permet de distinguer entre bonne et mauvaise innovation ne se base sur aucune preuve en ce sens que toutes les innovations sont mauvaises comme il a été rapporté par le messager, sala Allah ’alayhi wa salam :

 

"Toute innovation est un égarement et tout égarement est voué au feu"

(rapporté par An-nassaï dans son "sunan" (189-3/188) et par l’imam Muslim dans son "sahih" (2/592) mais sans la partie : "et tout égarement est voué au feu").

 

Quant à la parole du messager, sala Allah ’alayhi wa salam, "celui qui instaure en Islam une bonne tradition" (rapporté par l’imam Muslim dans son "sahih" (705-2/704) signife en fait :"celui qui a revivifié une sunna" car le messager, sala Allah ’alayhi wa salam, à dit cette parole lorsqu’un compagnon apporta une aumône pendant une période de crise, de telle sorte qu’il fut pris en exemple par les autres compagnons qui, à leur tour, apportèrent des aumônes.

‏ 

Quant à la parole de ’Omar, qu’Allah l’agrée : "que cet acte est une bonne innovation", il s’agit en fait de l’innovation dans son sens linguistique et non dans son sens religieux.

 

’Omar, qu’Allah soit satisfait de lui, dit cette parole après avoir réuni les compagnons derrière un seul imam pendant la prière de "tarawih", prière en groupe qui avait été légiférée par le messager, sala Allah ’alayhi wa salam.

 

Il, sala Allah ’alayhi wa salam, l’avait effectuée avec ses compagnons quelques nuits puis s’arrêta de crainte qu’elle ne soit considérée comme une obligation.

 

Les gens continuèrent à la prier ("tarawih"), pour certaines, seules, pour d’autres, en plusieurs groupes réparties dans la mosquée,

 

c’est alors que ’Omar, qu’Allah l’agrée décida de les réunir derrière un seul imam comme c’était le cas à l’époque du prophète, sala Allah ’alayhi wa salam, lors de ces nuits pendant lesquelles il, sala Allah ’alayhi wa salam, fut imam pour les compagnons lors de la prière de "tarawih".

 

’Omar, qu’Allah l’agrée, a en fait revivifié cette sunna, il a redémarré une action qui s’était arrêtée.

 

Cette innovation est à considérer, donc, dans son sens linguistique et non dans son sens religieux, en ce sens que l’innovation en religion est strictement interdite et il ne sied, ni à ’Omar, qu’Allah l’agrée, ni à d’autres de la faire d’autant plus qu’ils étaient au courant de la mise en garde du prophète, sala Allah ’alayhi wa salam, contre les innovations.

 

Al-muntaqa min fatâwa, Tome 1, question 94 de As-sheikh Al-Fawzan.

Traduction : Abou Abdillah

copié de mouslim.over-blog.org

 

94 _ ما حكم تقسيم البدعة إلى بدعة حسنة وبدعة سيئة ‏؟‏ وهل يصِحُّ لمن رأى هذا التقسيم أن يحتجَّ بقول الرسول‏ :‏ ‏(‏مَن سنَّ سُنَّةً حسنةً في الإسلام‏.‏‏.‏‏.‏‏)‏ الحديث، وبقول عمرَ‏ :‏ ‏(‏نعمتِ البدعةُ هذه‏.‏‏.‏‏.‏‏)‏‏؟‏ نرجو في ذلك الإفادة، جزاكم الله خيرًا‏

ليس مع من قسَّم البدعة إلى بدعةٍ حسنة وبدعةٍ سيئةٍ دليلٌ؛ لأن البدع كلَّها سيئةٌ؛ لقوله صلى الله عليه وسلم‏ :‏ ‏(‏كل بدعة ضلالة، وكل ضلالة في النار‏)‏ ‏[‏رواه النسائي في ‏"‏سننه‏"‏ ‏(‏3/188-189‏)‏ من حديث جابر بن عبد الله بنحوه، ورواه الإمام مسلم في ‏"‏صحيحه‏"‏ ‏(‏2/592‏)‏ بدون ذكر‏ :‏ ‏"‏وكل ضلالة في النار‏"‏ من حديث جابر بن عبد الله‏.‏ (1)]‏‏

وأما قوله صلى الله عليه وسلم‏ :‏ ‏(‏مَن سنَّ في الإسلام سُنَّةً حسنةً‏)‏ ‏[‏رواه الإمام مسلم في ‏"‏صحيحه‏"‏ ‏(‏2/704-705‏)‏ من حديث جرير بن عبد الله‏.‏‏]‏؛ فالمرادُ به‏ :‏ من أحيا سنَّةً؛ لأنه صلى الله عليه وسلم قال ذلك بمناسبة ما فعلَهُ أحد الصَّحابة من مجيئه بالصَّدقة في أزمةٍ من الأزمات، حتى اقتدى به الناس وتتابعوا في تقديم الصَّدقات‏

وأما قول عمر رضي الله عنه‏ :‏ ‏"‏نعمتِ البدعةُ هذه‏"‏ (2)؛ فالمراد بذلك البدعة اللغويَّة لا البدعة الشرعيَّةُ؛ لأنَّ عمر قال ذلك بمناسبة جمعه الناس على إمام واحد في صلاة التَّراويح، وصلاة التَّراويح جماعة قد شرعها الرسول صلى الله عليه وسلم؛ حيث صلاها بأصحابه ليالي، ثم تخلَّفَ عنهم خشية أن تُفرضَ عليهم (3)، وبقي الناس يصلُّونها فرادى وجماعات متفرِّقة، فجمعهم عمر على إمام واحد كما كان على عهد النبي صلى الله عليه وسلم في تلك الليالي التي صلاها بهم، فأحيى عمر تلك السُّنَّة، فيكون قد أعاد شيئًا قد انقطع، فيُعتبَرُ فعله هذا بدعة لغويَّة لا شرعيَّةً؛ لأنَّ البدعة الشرعية محرَّمة، لا يمكن لعمر ولا لغيره أن يفعلها، وهم يعلمون تحذير النبي صلى الله عليه وسلم من البدع (4)

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La bénédiction dans l’ouïe et dans la vue (audio-vidéo)

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La bénédiction dans l’ouïe et dans la vue (audio-vidéo)

 

Allah – Le Très Haut – dit (traduction rapprochée) : 

 

« Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur: sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » [Sourate Al- Isra.V36] 

 

Le Sheikh explique une partie de cette invocation :

 

« Ô Allah, accorde-nous une crainte de Toi telle qu’elle nous empêche de Te désobéir, accorde-nous une obéissance nous menant à Ton Paradis et accorde-nous la certitude dans la foi nous facilitant les difficultés de ce bas monde. 

Fais-nous jouir de nos ouïes, de nos vues, de nos forces aussi longtemps que Tu nous feras vivre et accorde la même chose à nos descendants. 

Accomplis notre vengeance sur celui qui nous a porté préjudice et accorde nous la victoire sur notre ennemi.

Fais que nous ne soyons pas perdants dans notre religion, ne fais pas de ce bas monde notre intérêt principal ni toute la portée de notre savoir et ne nous impose pas un dirigeant d'entre nous qui ne Te craint pas et qui n'a pas de pitié pour nous.»

Sunan At-Tirmidhi vol 5 p 528 hadith n° 3502.

 

-Le Sheikh dit : « Le segment : " fais-nous jouir de nos ouïes " - ce qui veut dire :

" …que l’on jouisse pleinement de cette faculté, jusqu'à ce que l’on meurt et qu’elle soit préservée de tout ce qui est illicite (Al-haram), en échappant ainsi à tous les méfaits résultant de l’écoute des mauvaises choses ; de sorte que son propriétaire n’entende que ce qui lui est bénéfique dans sa vie religieuse et dans sa vie d’ici bas. Voici donc ce que veut dire la bénédiction de l’ouïe. "» 

 

-Le Sheikh dit ensuite : « Ce segment : "…de nos vues ", ce qui veut dire : " (Ô Allah) Place pour nous Ta bénédiction dans nos vues ". 

 La bénédiction dans la vue implique que le serviteur jouisse pleinement de cette faculté, qu’il puisse utiliser encore sa vue jusqu'à ce qu’il meurt, jouissant ainsi pleinement de ce sens qui est considérable.

Cela suppose également que l’être humain se garde de projeter son regard vers tout ce qui est illicite (Al-haram), il ne doit pas utiliser sa vue dans le but de voir des choses interdites (Haram), mais il doit l’utiliser pour regarder le Coran qui est la Parole d'Allah, il doit l’utiliser pour étudier les paroles des gens de science et les récits du Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah sur lui) et tout cela représente la chose la plus profitable qu’il soit pour les yeux, c'est-à-dire la lecture du Coran et de la Sounna. 

L’être humain se doit de contempler également les autres signes provenant d’Allah, tels que les cieux et les montagnes, les arbres etc. ; en y réfléchissant et en les contemplant; Il regarde aussi la route qu’il emprunte pour se rendre à la mosquée, pour se rendre au marché et pour se rendre là où il trouvera sa subsistance et là où il pourra subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants, ceci toujours dans l’intention de trouver son chemin. 

En effet, tout ceci symbolise la bénédiction dans la vue lorsqu’elle est utilisée dans toutes ces choses-là. 

Et à l’inverse [et nous demandons la protection d’Allah] ; si la personne utilise ce bienfait dans le but de regarder des choses interdites, tout particulièrement à notre époque, avec les moyens actuels et par lesquels bien des gens sont éprouvés. Lorsque ces personnes restent assises pendant des heures durant devant les programmes des chaînes paraboliques et devant le réseau internet ; elles regardent les rebuts du monde entier et la saleté des gens, les déchets du monde entier, elles regardent cela avec leurs propres yeux, comme si elles ne se rappelaient pas que cette vue était un bienfait d’Allah sur eux… 

Nous demandons à Allah de les guider tous, et qu’Il place Sa bénédiction dans leurs vues et dans leurs ouïes ! 

Comme si elles ne se rappelaient pas le bienfait d'Allah sur eux pour le bienfait de la vue.

Ainsi, la personne se permet de regarder cela sans éprouver la moindre honte à l'égard d'Allah (qu'Il soit Loué et Exalté) ; elle se permet de regarder ce qu’Allah – Le Très Haut – lui à rendu interdit de voir avec cette vue.

Elle reste assise, des heures durant, à regarder des choses interdites et tout ce qui lui a été proscrit ; elle reste assise à regarder les saletés et les déchets ainsi que les pourritures du monde entier et sonder les défauts des gens. Ainsi, sa santé s'altère et sa vue diminue, ce qui la conduira à l’obscurcissement de son cœur, [et nous demandons la protection d’Allah]. 

Et certes, Allah – Le Très Haut – a dit (traduction rapprochée) : 

« Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. » [Sourate An-Nour.V30] 

En effet, Allah est certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font.

C’est la raison pour laquelle, fait partie de la bénédiction dans la vue, pour l’être humain, le fait de lutter contre son âme afin de la préserver. Car il se peut que ta vue échappe à ta vigilance pendant un court regard ; cependant, avec la résistance et le combat que mène la personne contre elle-même et après avoir formulé sa demande d'aide et de soutien auprès d'Allah – Le Très Haut –, se concrétisera avec la permission d'Allah, cette bénédiction dans la vue et sa sauvegarde. 

Et prends garde ! Prends garde !

Oui, prends garde à ce que certains surnomment à notre époque : « al-khalwa al-‘asriya » ; c'est-à-dire « l’isolement moderne » et qui veut dire l’isolement pour beaucoup de jeunes gens (garçons et filles), lié à  ces chaînes paraboliques ou au réseau internet.

Cet isolement intervient lorsque le jeune garçon ou la jeune fille va s’isoler seul dans la chambre, puis jette un regard en direction de la porte pour s’assurer qu’elle est bien fermée, se disant qu’aucun être humain ne pourrait voir ce qu’il fait.

Il commence donc à regarder et consulter tout ce que proposent les programmes de ces chaînes comme mauvaises pratiques et comme déchets, et voilà que subitement, il oubli que le Seigneur des mondes l’observe parfaitement :

 

إذا ما خلوْتَ، الدّهرَ، يوْماً فلا تَقُلْ خَلَوْتَ ولكِنْ قُلْ عَلَيَّ رَقِيبُ

 « S’il t’arrive d’être seul le temps d’un jour,

ne dis jamais je suis seul, mais dis plutôt j’ai au dessus de moi un Observateur Attentif »

 

« Dis plutôt qu’Allah (qu'Il soit Loué et Exalté) m’observe attentivement, Il me surveille, Il me voit toujours, rien de moi ne peut être caché.

Il sait parfaitement ce que je fais en utilisant mon ouïe et ce que je fais en utilisant ma vue. 

Ainsi la personne se met à craindre Allah (qu'Il soit Loué et Exalté), et elle se met à lutter contre son âme dans la préservation de son ouïe et de sa vue et pour concrétiser pleinement la piété qu’elle doit avoir envers son Seigneur - qu'Il soit Loué et Exalté ; afin d’obtenir la bénédiction dans cette ouïe et d’obtenir la bénédiction dans cette vue et afin que ce serviteur soit un serviteur qui fait preuve de piété et de crainte envers Allah (qu'Il soit Loué et Exalté) vis-à-vis de ses deux sens. 

Et qu’il sache que cette ouïe et cette vue dont il dispose, il sera interrogé sur eux ; il sera interrogé au jour du jugement au sujet de tout ce qu’il a pu regarder avec sa vue et au sujet de tout ce qu’il a pu entendre avec son ouïe, sur tout cela, il sera interrogé. 

Allah – Le Très Haut – a dit (traduction rapprochée) :

« …L'ouïe, la vue et le cœur: sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » [Sourate Al- Isra.V36] 

On sera interrogé sur son ouïe et sur sa vue, sur tout cela...Allah t’interrogera sur tout cela. 

-Il dit donc : « Fais-nous jouir de nos ouïes, de nos vues », c’est ainsi que la bénédiction dans la vue s’obtient ; lorsque le musulman lutte contre son âme tout en craignant son Seigneur (qu'Il soit Loué et Exalté) au plus profond de lui-même, préservant ainsi sa vue.   

Tout particulièrement en ce qui concerne l’époque dans laquelle nous vivons, qui est une époque qui connait beaucoup de troubles, notamment dans beaucoup de pays où sont éprouvés les gens du bien et les gens qui suivent la religion et les gens de mérite avec la multiplication des fitan, ce qui pousse certains d'entres-eux à dire, avec une profonde tristesse, dés qu’ils expriment leur situation : l’un d'entres-eux dit : " Ou pourrais-je poser mon regard pour être en paix ?

Ou pourrais-je poser mon regard pour être en paix ?

Si je sors de chez moi, je ne peux voir autre que des cuisses découvertes devant moi et des poitrines décolletées et des cheveux exhibés…et des fitan qui tendent à se propager alors que je ne suis encore qu’un jeune… 

[…] 

 

Source : www.al-badr.net

Traduction rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy

copié de alghourabaa.com

 

 

Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr -  الشيخ عبد الرزاق العباد البدر

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Le dogme islamique - Fatâwas de Cheikh Ben Baz en 3 volumes (dossier)

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Le dogme islamique - Fatâwas de Cheikh Ben Baz en 3 volumes (dossier)

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Le mépris de la croyance (audio-vidéo)

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Le mépris de la croyance (audio-vidéo)

 

Question :

 

Ô Noble Sheykh, on remarque ces derniers temps un mépris et un délaissement de la part des jeunes quant à l'apprentissage de la croyance, quant à son étude, sa révision et de s'en tenir à cela.

 

Et on remarque qu'ils occupent leur temps par d'autres choses.

 

Quels sont donc vos nobles conseils que vous pourriez donner à ces jeunes ?

 

Réponse :

 

Au nom d'Allah, Le Très Miséricordieux, Le Tout Miséricordieux.

 

La Louange appartient au Seigneur de l'univers, que la Paix et le Salut d'Allah soient sur notre Prophète Mohammed, sur sa famille, et sur l'ensemble de ses compagnons. 

 

Quant à moi, je conseille aux jeunes et aux autres parmi l'ensemble des musulmans qu'ils se préoccupent de la croyance en priorité et avant toute chose car la croyance est la base à partir de laquelle les actions sont fondées; soient acceptées, soient rejetées.

 

Ainsi, si la croyance est correcte, en concordance avec ce qui a été rapporté des Messagers (Paix et Bénédiction d'Allah sur eux) et en particulier avec ce qui a été rapporté du dernier Messager Mohammed (Paix et Bénédiction d'Allah sur Lui), alors l'ensemble des actions seront acceptées avec la croyance authentique; à condition que ces actions soient vouées uniquement à Allah (Subhânahu wa Ta'âla) et qu'elles soient en conformité avec ce qu'Allah et son Messager ont légiféré.

 

Cependant, si la croyance est corrompue ou déviée, fondée sur les coutumes et sur l'imitation des pères et grands pères ou remplie d'associationnisme, alors, toutes les actions seront rejetées et riende celles-ci ne sera accepté car Allah (Subhânahu wa Ta'âla) n'accepte des actions, des paroles, des actes, que, ce qui est exclusivement voué à son Noble Visage et en conformité avec la Sounnah de Son Messager (Paix et Bénédiction d'Allah sur Lui).

 

Dès lors, celui qui veut sauver son âme, celui qui veut que ses action soient acceptées, celui qui veut être un véritable musulman, qu'il donne une attention particulière à la croyance en faisant en sorte qu'il connaisse la croyance correcte et son contraire, qu'il connaisse ce qui l'annule et ce qui la diminue afin qu'il fonde ses actions sur elle.

 

Et cela ne peut se faire qu'en l'étudiant auprès des gens de science et des gens de clairvoyance.

 

Il étudie sa croyance auprès des gens de science; ceux qui l'ont appris des prédecesseurs de cette communauté.

 

Il est donc du devoir de chaque musulman qu'il se soucit de l'apprentissage et de la compréhension de la croyance et qu'il connaisse ce qui la contredit, ce qui la diminue.

 

Allah (Ta'âla) a dit à son Prophète Mohammed (Paix et Bénédiction d'Allah sur Lui) (traduction rapprochée) :

 

 “ Sache donc qu’en vérité il n’y a point de divinité à part Allah et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes ” [Sourate Mohammed, verset 19]

 

Et l'imâm Al Bukhârî (Qu'Allah lui fasse miséricorde) a nommer un chapitre [de son Sahîh] par le titre suivant :

 

La science avant la parole et l'action et il introduisit dans celui-ci ce noble verset (traduction rapprochée) :

 

“ Sache donc qu’en vérité il n’y a point de divinité à part Allah et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes ”

 

c'est à dire qu'Allah (Subhânahu wa Ta'âla) a commencé [ce verset] par la mention de la science avant la parole et l'action.

 

Allah (Subhânahu wa Ta'âla) a dit (traduction rapprochée) :

 “ Par le Temps!  L’homme est certes, en perdition,  sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance ” [Sourate Al 'Asr]

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Allah a éclairci que le fait d'être sauvé de la perdition découle de 4 points

 

-Le 1er point: la foi c'est à dire la croyance correcte.

 

-Le 2ème point: les bonnes actions, les bonnes paroles et [Allah] a lié les bonnes actions à la foi dans le but de lier ce qui est particulier à ce qui à un sens général car les actions font partie intégrante de la foi; Il l'a lié pour montrer toute son importance.

 

-Le 3ème point: s’enjoignent mutuellement la vérité c'est à dire la da'wah à Allah, qu'ils ordonnent le bien et condamnent le mal. Après qu'ils se soient concentrés sur eux même en priorité, qu'ils aient connu le chemin [droit], ils appelent les autres à ce dernier car le musulman a la charge de prêcher les gens à Allah (Subhânahu wa Ta'âla), d'ordonner le bien et de condamner le mal.

 

-“s’enjoignent mutuellement l’endurance; ceci est le 4ème point: c'est à dire faire preuve de patience dans ce qu'il va rencontrer comme fatigue, difficulté.

 

Il n'y aura aucun bonheur pour le musulman qu'après qu'il ait concrétisé ces 4 points.

 

Quant au fait de se préoccuper de ce qui touche à la culture générale, de ce qui se trouve dans les journaux, des paroles des gens et de ce qui ce passe dans le monde, la personne pourra en prendre connaissance qu'après qu'elle ait concrétisé le tawhîd, après qu'elle ait concrétisé la croyance.

 

La personne en prendra connaissance dans le but de distinguer le bon du mal, afin qu'elle se méfie de tous les maux et des propagandes déviantes qui se répandent.

 

Néanmoins, elle en prendra connaissance qu'après qu'elle se soit préoccupée de la science, de la croyance correcte, de la croyance en Allah et en Son Messager (Paix et Bénédiction d'Allah sur Lui).

 

Quant au fait que la personne se préoccupe de ce qui touche à la culture, de ce qui se trouve dans les journaux, de ce qui attrait aux affaires politiques, alors qu'elle ne connait pas sa croyance, sa religion; cela ne sera pas bénéfique pour elle; plutôt, c'est occuper son temps dans ce qui n'a aucune utilité alors qu'elle ne sait distinguer entre la vérité du faux.

 

La plupart de ceux qui ignorent la croyance et qui s'adonnent à ce genre de choses sont égarés, ils induisent en erreur et mettent des ambiguités aux gens car ils n'ont pas la clairvoyance et la science nécessaire afin de dissocier entre ce qui est néfaste et ce qui est bénéfique, afin de dissocier ce qu'on peut prendre ou délaisser, afin de trouver des solutions aux problèmes.

 

A cause de cela, les divergences d'opinions apparaissent, les choses deviennent confuses pour la plupart des gens parce qu'ils sont rentrés dans les domaines de la culture, de la politique tout en étant ignorants de leur croyance et de leur religion.

 

Ainsi, ils ont pris la vérité comme étant le faux et le faux comme étant la vérité.

 

copié de sounnah-publication.com

 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Le mécréant n’est pas un frère pour le musulman (audio)

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Le mécréant n’est pas un frère pour le musulman (audio)

Question :

 

Un chrétien habite avec moi, il me dit « mon frère » et que « nous sommes frères », et mange et boit avec nous.

 

Ceci est-il permis ou non ?

 

Réponse :

 

Le mécréant n’est pas un frère pour le musulman, Allâh a dit (traduction rapprochée) :

 

« Les croyants ne sont rien moins que des frères. » (Sourate Les appartements (Al-hujurât), v.10.)

 

Et le Prophète a affirmé que : 

 

« Le musulman est le frère du musulman. »

Unanimement reconnu authentique.

 

Le mécréant – juif, chrétien, païen, mazdéen, ou autre – n’est pas un frère pour le musulman, et il est interdit d’en faire un compagnon ou un ami.

 

Néanmoins, s’il lui arrive parfois de manger avec lui, tout en évitant d’en faire un camarade ou un intime, à l’occasion d’un repas collectif et occasionnel, il n’y a pas d’objection à cela.

 

Quant à en faire un compagnon [perpétuel] avec lequel on s’assoit [tout le temps] et on mange [à chaque repas], ce n’est pas permis.

 

Car Allâh a rompu l’alliance et l’amour entre les musulmans et les mécréants ; Il dit dans Son illustre Livre (traduction rapprochée) :

 

« Certes, vous avez eu un bel exemple (à suivre) en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allâh. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allâh seul. » » (Sourate L'éprouvée (Al-mumtahana), v.4.)

 

Et Il dit (traduction rapprochée) :

 

« Tu ne trouveras pas de peuple croyant en Allâh et au Jour Dernier, aimer ceux qui s’opposent à Allâh et à Son Messager, fussent-ils leur père, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu.. » (Sourate La discussion (Al-mujâdala), v.22.)

 

Il incombe donc au musulman de désavouer le polythéisme et ses adeptes, et les détester pour Allâh.

 

Mais il ne doit pas leur faire de tort, ni leur nuire ou transgresser leurs droits sans raison légale, tant qu'ils ne sont pas en guerre contre nous, sans pour autant les considérer comme des amis ou des frères.

 

Et si, d’aventure, il lui arrive de manger avec eux lors de repas collectifs et occasionnels, sans éprouver à leur égard amitié, ni alliance, ni amour, alors il n'y a pas de mal.

 

Il est important pour le musulman d’avoir une bonne attitude à l’égard des mécréants, si toutefois ils ne sont pas en conflit avec les musulmans, en adoptant un comportement islamique qui se traduit par la garantie du dépôt, l’absence de fraude, d’escroquerie et de mensonge.

 

Et si un désaccord survient entre eux, il discute alors avec lui de la meilleure façon, et se conduit avec équité lors de dispute, en application de la parole d’Allâh (traduction rapprochée) :

 

« Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d'entre eux qui sont injustes. » (Sourate L'araignée (Al-‘Ankabût), v.46.)

 

Il est prescrit au musulman de les inviter au Bien et de les conseiller, tout en étant patient à leur égard, en observant des actes de bon voisinage et des paroles agréables, conformément à la parole d’Allâh (traduction rapprochée) :

 

« Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » (Sourate Les abeilles (An-Nahl), v.125.)

 

Et à Son autre parole (traduction rapprochée) :

 

« … De tenir des propos bienveillants aux gens » (Sourate La vache (Al-Baqara), v.83.)

 

Ainsi qu'au hadith du Prophète, paix et bénédiction d'Allâh sur lui : 

 

« Celui qui indique un bien aura la même récompense que celui qui l’accomplit. » 

 

Les versets et les hadiths sont nombreux sur ce sujet.

 

Majmû‘ fatâwa Ibn Bâz, t.3, p.1046.

 Publié par fatawaislam.com

حكم اتخاذ الكافر صاحباً وجليساً

السؤال : يقول: يسكن معي واحد مسيحي، ويقول لي: أخي ونحن إخوة، ويأكل معنا ويشرب، هل يجوز هذا العمل أم لا؟

الجواب: الكافر ليس أخاً للمسلم، الله ، والله سبحانه يقول

{إنما المؤمنون إخوة}

[الحجرات: 10]

، ويقول النبي صلى الله عليه وسلم

"المسلم أخو المسلم"

فليس الكافر: يهودياً أو نصرانياً أو وثنياً أو مجوسياً أو شيوعياً أو غيرهم، أخاً للمسلم، ولا يجوز اتخاذه صاحباً وصديقاً، لكن إذا أكل معه بعض الأحيان -من غير أن يتخذه صاحباً أو صديقاً إنما قد يقع ذلك في وليمة عامة أو وليمة عارضة- فلا حرج في ذلك، أما اتخاذه صاحباً وجليساً وأكيلاً فلا يجوز، لأن الله قطع بين المسلمين وبين الكفار الموالاة والمحبة، قال سبحانه في كتابه العظيم:

{قد كانت لكم أسوة حسنة في إبراهيم والذين معه إذ قالوا لقومهم إنا برآء منكم ومما تعبدون من دون الله كفرنا بكم وبدا بيننا وبينكم العداوة والبغضاء أبداً حتى تؤمنوا بالله وحده}

[الممتحنة: 4]

وقال سبحانه

{لا تجد قوماً يؤمنون بالله واليوم الآخر يوادون من حاد الله ورسوله ولو كانوا آباءهم أو أبناءهم أو إخوانهم أو عشيرتهم}

[المجادلة: 22]

الآية. فالواجب على المسلم البراءة من أهل الشرك وبغضهم في الله، ولكن لا يؤذيهم ولا يضرهم، ولا يتعدى عليهم بغير حق إذا لم يكونوا حربا لنا، لكن لا يتخذهم أصحاباً ولا إخواناً، ومتى صادف أنه أكل معهم في وليمة عامة أو طعام عارض من غير صحبة ولا موالاة ولا مودة فلا بأس. ويجب على المسلم أن يعامل الكفار إذا لم يكونوا حرباً للمسلمين معاملة إسلامية بأداء الأمانة، وعدم الغش والخيانة والكذب، وإذا جرى بينه وبينهم نزاع جادلهم بالتي هي أحسن وأنصفهم في الخصومة؛ عملاً بقوله تعالى

{ولا تجادلوا أهل الكتاب إلا بالتي هي أحسن إلا الذين ظلموا منهم}

[العنكبوت: 46]

ويشرع للمسلم دعوتهم إلى الخير ونصيحتهم، والصبر على ذلك، مع حسن الجوار وطيب الكلام لقول الله عز وجل

{ادع إلى سبيل ربك بالحكمة والموعظة الحسنة وجادلهم بالتي هي أحسن}

[النحل: 125]

وقوله سبحانه

{وقولوا للناس حُسناً

[البقرة: 83]

وقول النبي صلى الله عليه وسلم

"من دل على خير فله مثل أجر فاعله"

 والآيات والأحاديث في هذا المعنى كثيرة

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Passer sa journée dans l'obéissance à Allâh - حتى يكون يومك في طاعة الله (audio-vidéo)

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Passer sa journée dans l'obéissance à Allâh - حتى يكون يومك في طاعة الله (audio-vidéo)

Question :

 

Quel est le minimum qu’il m’incombe de faire afin de passer ma journée dans l’obéissance à Allâh, Glorieux et Majestueux ?

       

Réponse :

 

Tu dois veiller à accomplir les obligations et préserver ta langue et tes membres de ce qu’Allâh a interdit, afin que tu sois heureux et en conformité.

 

Veille (à accomplir) ce qu’Allâh t’a rendu obligatoire tels que la prière du Fajr, le fait de t’acquitter du droit des membres de ton foyer, enfants et épouse, tel que le fait de préserver tes membres de commettre les péchés qu’Allâh a interdit, que cela touche le droit d’Allâh ou de Ses serviteurs.

 

Ainsi, tu seras sain et sauf.

 

De même la nuit. 

 

Veille à préserver ton temps de tous les autres péchés et à passer ce temps dans l’obéissance (à Allâh). 

 

Également, accomplis ce qu’Allâh t’a rendu obligatoire comme la prière et le reste.

 

Ceci est la voie du salut et de la sûreté :

 

veiller à préserver le temps de ce qu’Allâh a interdit,

à le préserver en accomplissant ce qu’Allâh a rendu obligatoire,

de le passer à s’occuper avec de bonnes œuvres telles que Al-Istighfar (demander pardon à Allâh),

l’invocation,

la lecture du Coran,

et toutes les autres bonnes œuvres,

en s’acquittant des obligations vis-à-vis des membres du foyer et leur accorder leur droit tel que la dépense,

le fait de vivre d’une bonne façon avec eux,

ainsi que le droit des voisins en se montrant généreux et bienfaisant envers eux tout en s’abstenant de leur causer du tort. 

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

ما هو أقل شيء يلزمني فعله ليكون نهاري في طاعة الله - عز وجل ؟

عليك أن تحرص على أداء الواجبات وأن تحفظ لسانك وجوارحك عن محارم الله حتى تكون سعيداً موفقاً وتحرص على ما أوجب الله عليك من صلاة الفجر، ومن أداء حق أهل البيت من أولاد وزوجة، وحفظ جوارحك عما حرم الله من المعاصي في حق الله وفي حق عباده، وبهذا تكون ناجياً سليماً . وهكذا في الليل تحرص على أن تحفظ أوقاتك من سائر المعاصي وأن تعمرها بالطاعات، وأن تؤدي ما أوجب الله عليك من صلاة وغيرها هذا طريق النجاة هذا طريق السلامة الحرص على حفظ الوقت من ما حرم الله وعلى حفظه بأداء ما أوجب الله وعلى شغله بالأعمال الطيبة من الاستغفار والذكر وقراءة القرآن وسائر وجوه الخير مع أداء واجب أهل البيت وحقهم من النفقة والمعاشرة الطيبة وحق الجيران من إكرامهم والإحسان إليهم وكف الأذى عنهم
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La croyance au destin bon ou mauvais

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La croyance au destin bon ou mauvais

Nous croyons au destin bon ou mauvais, qui est-ce qu’Allâh Le Très-Haut a décrété pour l’ensemble des créatures, et ce, suivant Sa pré-science et comme conséquence de Sa sagesse.

 

 

Le destin est constitué de quatre niveaux :

 

La science (al ‘ilm) : Nous croyons qu’Allâh Le Très-Haut est omniscient (qui sait tout).

 

Il sait ce qui était et ce qui sera, et comment ce sera, pour toujours et à jamais, par Sa science éternelle.

Il ne se peut pas qu’Allâh apprenne un savoir nouveau après avoir été ignorant, ou qu’Il puisse oublier après avoir eu science de quelque chose .

 

La prescription (al kitâba) : Nous croyons aussi qu’Allâh Le Très-Haut a prescrit dans les tablettes protégées (Al Lûh al Mahfûdh) ce qu’il adviendra jusqu’au jour de la résurrection (traduction rapprochée) :

 

"Ne sais tu pas qu’Allâh sait tout ce qu’il y a dans le ciel et la terre . Ceci est dans un livre , cela est certes bien facile pour Allâh" (sourate Le pèlerinage verset 70)

 

 La volonté (Al Mashî’a) : Nous croyons qu’Allâh exalté soit-Il, a voulu tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, nulle chose ne peut exister sans Sa volonté.

Ce qu’Allâh veut se réalise et ce qu’Il ne veut pas ne se réalise pas.

 

 La création ( al Khalq) : Nous croyons qu’Allâh Le Très-Haut est (traduction rapprochée) :

 

"Créateur de toute chose et Il est le Garant sur toute chose. Il détient les clefs des cieux et de la terre, et ceux qui ont mécru aux versets d’Allah, ceux là sont les perdants." (sourate Les groupes verset 62)

 

Ces quatre niveaux englobent tout ce que réalise Allâh Lui-même, et tout ce que réalisent Ses serviteurs comme paroles, actes ou délaissements, ces actions sont connues d’Allâh Le Très-Haut, déjà inscrites auprès de Lui, Il les a voulues et les a créés (traduction rapprochée) :

 

"Pour celui d’entre vous qui veut suivre la droiture. Mais vous ne pouvez vouloir que si Allah veut, Lui le Seigneur des mondes" (sourate L’obscurcissement verset 28)

 

"Si Allâh avait voulu, ils ne se seraient pas entre-tués. Mais Allâh fait ce qu’Il veut" (sourate La vache verset 253)

 

"Si Allâh avait voulu , ils ne l’auraient pas fait, laisse-les donc avec ce qu’ils inventent" (sourate Les bestiaux verset 137)

 

"Et c’est Allah qui vous a créés, vous et ce que vous faites" (sourate Les rangés verset 96)

 

Mais en même temps , nous croyons qu’Allâh Le Très-Haut a mis au service de Ses serviteurs, un choix et une force de par lesquels se produisent leurs actes .

 

Les preuves que le serviteur fait l’acte de son propre choix et par sa force sont :

 

La parole du Très-Haut (traduction rapprochée) :

 

"Vos épouses sont pour vous un champ de labour, allez à votre champ comme vous le voulez" (sourate La vache verset 223)

 

Et Sa parole (traduction rapprochée) :

 

"Et s’ils avaient voulu partir , ils auraient fait des préparatifs" (sourate Le repentir verset 46)

 

Allâah nous informe donc que le serviteur fait les rapports sexuels de son propre vouloir , de même qu’il se prépare pour le combat dans la voie d’Allâh par sa propre volonté.

 

Adresser l’ordre et l’interdiction au serviteur : S’il ne possédait ni choix ni force, le diriger ainsi supposerait qu’on lui impose des choses qu’il ne pourrait pas mettre en pratique.

 

Et ceci n’est pas conforme à la sagesse d’Allâh Le Très-Haut, et par Sa miséricorde, et Il est le Véridique, dans Sa parole (traduction rapprochée) :

 

"Allah n’impose à une âme que selon sa capacité" (sourate La vache verset 286) 

 

Féliciter le bienfaiteur pour ses actes de bienfaisance, blâmer le fautif pour sa faute et accorder la rétribution adéquate à chacun d’eux.

 

Si l’acte ne provenait pas de la volonté du serviteur et de son propre choix, accorder des félicitations au bienfaiteur serait une chose inutile, et punir le fautif serait une injustice.

 

Et Allâh Le Très-Haut est bien au-dessus de commettre des choses inutiles et des injustices.

 

Qu’Allâh le Très-Haut a envoyé des messagers (traduction rapprochée) : 

 

"Annonciateurs et avertisseurs, afin qu’après la venue des messagers, il n’y ait pour les gens point d’argument devant Allâh" (sourate Les femmes verset 165)

 

Si l’acte du serviteur ne se réalisait pas grâce à sa volonté et son propre choix, il resterait un argument devant Allâh, ce qui est contraire au verset sus cité.

 

Que toute personne qui fait un acte a le sentiment que le faire ou le délaisser ne lui cause aucune impression de contrainte.

 

Il se met debout, s’asseoit, rentre, sort, voyage et réside, tout ceci avec sa pleine volonté.

 

Il ne sent à aucun moment que quelqu’un l’oblige à faire cela, au contraire, il fait une nette distinction entre faire une chose de son plein gré et la faire sous la contrainte d’une autre personne.

 

Aussi faut-il signaler que la loi islamique fait une sage distinction entre les deux.

 

Elle ne s’en prend pas à celui qui fait un acte sous contrainte, concernant le droit d’Allâh Le Très-Haut sur Ses serviteurs (renier l’existence d’Allâh sous la contrainte, par exemple).

 

Et nous voyons que le pécheur ne peut prétexter le destin d’Allâh pour le péché qu’il commet, car il accomplit le péché de son propre choix, sans qu’il sache qu’Allâh le Très Haut l’a décrété pour lui, puisque personne ne connaît le destin qu’après le déroulement de ce qu’Il a prescrit (traduction rapprochée) :

 

"Et aucune âme ne sait ce qu’elle acquerra demain" (sourate Luqmân verset 34)

 

Alors comment la personne argue-t-elle d’une chose au moment où elle la fait, et l’invoque comme excuse (alors qu’elle ne s’est pas encore produite ?).

 

Et Allâh détruit encore l’argument de celui qui se réfugie derrière la contrainte du destin par Sa parole (traduction rapprochée) :

 

"Ceux qui ont associé diront : Si Allâh avait voulu, nous ne Lui aurions pas donné d’associés, nos ancêtres non plus et nous n’aurions rien déclaré interdit. Ainsi leurs prédécesseurs traitaient-ils de menteurs (les messagers) jusqu’à ce qu’ils eurent goûté Notre rigueur, Dis : Avez-vous quelque science à nous produire ? Vous ne suivez que la conjecture et vous ne faites que mentir" (sourate Les Bestiaux verset 148)

 

Nous disons au pécheur qui se cache derrière le destin : Pourquoi n’accomplit-il pas la bonne action en supposant qu’Allâh l’a décrétée en sa faveur ?

 

Car il n’y a aucune différence entre ceci et le péché dans l’ignorance de ce qui est prescrit avant l’accomplissement de son acte.

 

"Ainsi, le prophète صلى الله عليه وسلم informa les compagnons qu’à chaque personne lui est écrit sa place au paradis, ou bien en enfer.

Ils dirent : Est-ce que nous nous en remettons à ceci et nous délaissons les bonnes oeuvres ?

Il صلى الله عليه وسلم répondit : Non, oeuvrez, car chacun sera mis dans l’aisance pour ce qui lui a été décrété".

Rapporté par al Bukhârî du hadith d’Alî ibn Abî Tâlib qu’Allâh l’agrée

 

Nous rétorquons au pécheur qui se justifie par le destin, que s’il voulait voyager vers la Mecque et qu’il y avait face à lui, deux routes : Une dangereuse et difficile et l’autre, sûre et facile, il prendrait certes la seconde et jamais, il n’emprunterait la premiere.

 

Mais, il dirait quand même par la suite : Ceci m’a été décrété, c’est mon destin.

 

Et s’il lui arrivait d’emprunter la première route, on le traiterait de fou.

 

De même, si on lui proposait deux emplois, le premier avec un bon salaire, et le deuxième, moins bien payé, certes il choisirait le premier emploi et délaisserait le second.

 

Comment alors choisit-il pour lui-même, parmi les actes de la vie future les mauvaises actions, puis il se réfugie derrière le destin ?

 

Nous lui disons encore que si une maladie le touchait, il courrait frapper à la porte de tous les médecins pour le guérir, et il endurerait les douleurs d’une éventuelle opération chirurgicale, ou le goût horrible des médicaments.

 

Pourquoi alors ne fait-il pas le même effort avec la maladie qui atteint son coeur à cause de ses péchés ?

 

Nous croyons que l’on ne peut pas attribuer le mal à Allâh, car Sa miséricorde et Sa sagesse sont parfaites .

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Et le mal ne s’attribue pas à Toi"

Rapporté par Muslim

 

Le destin qu’Allâh Le Très-Haut décrète ne comporte pas de mal en soi, car il procède d’une miséricorde et d’une sagesse.

 

Seulement, le mal existe dans les conséquences de Ses décrets, selon la parole du prophète صلى الله عليه وسلم, dans l’invocation du Qunût, qu’il enseigna à Hassan : 

 

"Et épargne-moi le mal que Tu as décrété".

 

Il a ajouté le mal dans ce qu’Il a décrété.

 

Malgré cela, le mal existant certes comme résultat de Ses décrets, n’est pas un mal pur.

 

Au contraire, une situation peut être un mal et en même temps un bien, pour une même personne.

 

Et il se peut aussi qu’elle soit un mal pour une personne et un bien pour une autre personne.

 

Les malheurs apparus sur terre comme la sécheresse, la famine, la maladie, la pauvreté et la peur sont des maux en soi, mais dans un autre contexte, ils peuvent être des bienfaits, selon la parole du Très-Haut (traduction rapprochée)  :

 

"La corruption est apparue sur terre et sur mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains , afin qu’Allâh leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont oeuvré , peut-être reviendront ils" (sourate Les Romains verset 41) 

 

Couper la main du voleur et lapider le fornicateur sont un mal pour les coupables .

 

Mais, c’est aussi un bien pour eux, puisqu’ils seront absous de leur péché dans la vie présente, et Allâh ne les châtira pas une seconde fois dans l’au-delà.

 

De même, c’est un bien puisque c’est, dans un autre contexte, un outil de protection des biens, de l’honneur et de la progéniture.

 

La profession de foi des gens de la Sunna et du consensus

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L'amour de la foi (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L'amour de la foi (vidéo)
 

 

Cheikh 'Abder Razzâq Ibn Abdelmohsin Al 'Abbâd Al Badr -  الشيخ عبد الرزاق العباد البدر

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Accorder un titre de martyr (شهيد) à quelqu'un

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Accorder un titre de martyr (شهيد) à quelqu'un

A l'honorable père, Cheik `Abd-Al-`Azîz ibn `Abd-Allah ibn Bâz, qu'Allah le garde et le préserve :

 

Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous.

J'espère de Votre Eminence de bien vouloir me donner une Fatwa dans l'avis religieux au sujet du fait d'accorder un titre de martyr à quelqu'un, comme le fait de dire ''Le martyr Untel''.

Est-il permis d'écrire cela dans les magazines et les livres ?

Qu'Allah vous récompense.

 

Réponse :

 

Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous aussi.

 

En ce qui suit :

 

Celui qui était appelé un martyr par le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) peut être ainsi appelé ''martyr'',

 

- comme celui qui meurt en raison d'une peste,

- celui qui meurt d'une maladie de l'estomac,

- celui qui meurt par noyade,

- celui qui meurt sous les décombres d'un mur tombé,

- celui qui est tué dans le sentier d'Allah

- et celui qui est tué en défendant sa foi, ses biens, sa famille ou sa propre vie.

 

Tous devraient être lavés et on devra faire la prière funéraire sur eux, sauf pour le martyr tué dans une bataille, il ne doit pas être lavé et on ne devra pas faire la prière funéraire sur lui car le Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) n'a pas lavé les martyrs d'Ohoud qui on rendu l'âme dans ladite bataille, et il n'a pas prié sur eux commel'a rapporté Al-Boukhârî dans son Sahîh (Livre des Hadiths authentiques) d'après Djâbir (qu'Allah soit Satisfait de lui).

 

Qu'Allah nous guide tous vers ce qui Lui plaît. Et que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous.

 

copié de alifta.net

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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L’apparition de l’innovation en islam

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’apparition de l’innovation en islam

Les premières innovations apparues en Islâm sont celles des Khâridjites et des Chiites.

 

Celles-ci sont apparues au Califat de l’Emir des croyants ‘Alî Ibn Abî Tâlib (radhiallâhu ‘anhu), et il a puni les deux groupes : Les Kharidjites l’ont combattu, il les a combattu.

 

Et pour ce qui est des Chiites, il a brûlé tout ce qui leur était cher par le feu, et il a demandé que ‘Abdullâh Ibn Sabâ soit exécuté, mais il réussit à fuir.

 

Il ordonna ensuite de fouetter toute personne qui le valorisait plus que Abû Bakr et ‘Oumar, et cela sur la base de ce qui a été rapporté dans le hadîth :

 

« Les meilleurs de cette communauté après le Prophète sont Abû Bakr et ‘Oumar. »

Rapporté par al-Bukhârî dans son Sahîh [1].

 

Sache que l’ensemble des innovations qui touchent aux sciences et aux actes d’adoration ne sont apparues qu’à la fin de l’époque des Califes bien guidés, comme le Prophète (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) en avait informé en disant :

 

« Ceux d’entre vous qui vivront après moi verront un grand désaccord. Vous devrez alors suivre ma Sounnah et celle de mes califes biens-guidés. » [2]

 

De l’époque des trois meilleures générations, il n’y a pas eu dans la ville prophétique (Médine) des innovations apparentes répandues, comme il n’en est pas sorti des innovations apparentes dans les fondements de la religion, à l’exemple de ce qu’il en est sorti dans certaines régions.

 

Les grandes régions habitées par les compagnons du Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) et desquelles sont sorties la science et la foi sont au nombre de cinq : les deux lieux saints, les deux Irâq et la région du Châm.

 

Ces endroits sont le berceau des sciences du Qor’ân, du hadîth, de la jurisprudence, de l’adoration et de tout ce qui s’en suit comme affaire de l’Islâm.

 

Dans ces mêmes régions, des innovations qui touchent aux fondements firent leur apparition, en dehors de la ville prophétique.

 

Koûfa fut le berceau du Chiisme et du Irjâ ; puis ils se propagèrent dans d’autres régions encore.

 

Quant au Qadariyyah, Mou’tazillah et aux dévotions perverses, elles virent le jour à Basra et se propagèrent vers d’autres régions. Le Châm fut le berceau du Nasb et du Qadar.

 

En ce qui concerne le Djahmiyyah, il fit son apparition dans les abords du Khoûrâsân et c’est la plus mauvaise des innovations.

 

Ainsi, l’apparition des innovations fut éloignée du lieu de la prophétie qui est Médine.

 

Lors de la division après l’assassinat de ‘Outhmân, l’innovation de Haroûriyyah fit son apparition [3].

 

[1] Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 1/298

[2] Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 2/157-158

[3] Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 3/218

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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