339 articles avec croyance et innovations - الإيمان، العقيدة و بدع

Essuyer son visage après les invocations

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Essuyer son visage après les invocations

Question :

 

Nous avons reçu la visite de conseillers [religieux] qui disent sur la personne qui lève ses mains pour invoquer Allah, qu’elle ne doit pas essuyer son visage car le fait d’essuyer son visage après les invocations n’est qu’une innovation [bid’a].

 

 Ils disent également, que si le Mouadhin [celui qui appel à la prière] dit lors de l’iqama : « le moment est venu d’accomplir la prière – qad qamati as-salat », alors que certains groupes prononcent à la suite, les paroles suivantes « C’est Allah qui a fait en sorte qu’elle s’accomplisse et qu’elle le soit continuellement - aqamaha Allah oua adamaha », que cela n’est qu’une innovation et n’est pas acceptable.

 

Montrez-nous donc, le jugement [exact] dans ces deux cas ?

 

Réponse :

 

Premièrement

 

L’invocation et la supplication du serviteur auprès de son seigneur sont effectivement légiférées et [plutôt] à exhorter.

 

Le fait de lever les mains est également légiféré de manière authentique et comporte un geste d’imploration et une approche innocente envers Allah. Par contre, essuyer son visage avec ses mains après l’invocation : il a été rapporté de ce geste un hadith faible, selon Ibn Majah d’après Tarik Salah Ibn Hassan An-Nassari, d’après Muhammed Ibn Ka’b Al Qourdy d’après Ibn ‘Abass (radya Allah ‘anahouma), qui dit que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Si tu invoques, alors invoques Allah avec la paume de tes mains et ne l’invoques pas avec leurs dos [tes mains], ensuite si tu as terminé essuies ton visage avec tes deux mains » et [cela] de part la faiblesse de Salah Ibn Hassan.

 

Ce hadith est considéré comme étant faible par Ahmad et Ibn Mou’iyan et Abou Hatim et Ad-Darqoutni ; Al Boukhari a dit : « mounkar al hadith » ; Abou Na’im Al Asbahany a dit : « mounkar al hadith matrouk (rejeté) » [etc.].


Il a été rapporté dans un autre hadith, selon At-Tirmidhi dans ses « sounan », d’après Abou Moussa Muhammad Ibn Al Mouthna et Ibrahim Ibn Ya’koub et selon plus d’une personne qui ont dit : qu’Hamad Ibn ‘Issa Al Jouhny a rapporté de Handhala Ibn Abi Soufyane Al Jamhy, d’après Salim Ibn ‘Abd Allah, d’après son père : selon ‘Omar Ibn Al Khatab (radya Allah ‘anahou) qui dit :

 

« le prophète صلى الله عليه وسلم levait ses deux mains dés lors qu’il invoquait Allah et il ne les baissait pas tant qu’il n’avait pas essuyer son visage avec ».

 

Muhammad Ibn Al Mouthna à dit dans son commentaire: « il ne les replaçait pas tant qu’il n’avait pas essuyer son visage avec ».

 

Abou ‘Issa à dit : « c’est un Hadith étrange, nous ne le connaissons que d'Hamad Ibn ‘Issa, et il est seul à l’avoir apporté en ce sens alors qu’il est peu connaisseur en hadith », or Handhala Ibn Abi Soufyan est digne de confiance et Yahya Ibn Sa’id Al Qoutân l’a suivi ; mais il y a Hamad Ibn ‘Issa qui l’a également suivi mais qui est considéré comme étant faible, suivant ce qu’a été rapporté par At-Tirmidhi.


En conséquence, l’invocation est une adoration légiférée tandis que l’essuyage du visage avec la paume des deux mains, à la suite d’une tradition prophétique (Sounna) qu’elle soit une parole prononcée ou un geste accomplit, s’avère ne pas être une pratique authentique.

 

Donc, délaisser cette pratique est prioritaire, d’autant plus que cela a été rapporté dans des variantes qui sont faibles !

 

Ceci, compte tenu de la nécessité de suivre les hadiths authentiques qui ne font pas mention de l’essuyage du visage.

 

Deuxièmement

 

Les adorations sont fondées sur une jurisprudence restrictive [ ce qui est légiféré], Allah ne peut être adoré que selon Sa [propre] législation.

 

Il n’a pas été rapporté de manière authentique que le prophète صلى الله عليه وسلم a dit, après avoir entendu l’iqama : « C’est Allah qui a fait en sorte qu’elle s’accomplisse et qu’elle le soit continuellement - aqamaha Allah oua adamaha ».

 

Cependant Abou Daoud a rapporté cela dans ses « sounan », selon des variantes qui sont faibles : il dit d’après Suleyman Ibn Daoud Al ‘Ataky : d’après Muhammad Ibn Thabit : selon un homme des gens du Sham, d’après Chahr Ibn Houchab : d’après Abi Oumama ou selon certains compagnons du prophète ( qui dit que lorsque Bilal accomplissait l’iqama et disait : « le moment est venu d’accomplir la prière – qad qamati as-salat », le prophète صلى الله عليه وسلم répliquait par : « C’est Allah qui a fait en sorte qu’elle s’accomplisse et qu’elle le soit continuellement - aqamaha Allah oua adamaha ».

 

La raison de la faiblesse de ce Hadith se trouve dans sa chaîne de narration, il y a un homme inconnu et on ne peut pas, de ce fait, le prendre en considération.


En conclusion, il apparaît que le fait de dire : «C’est Allah qui a fait en sorte qu’elle s’accomplisse et qu’elle le soit continuellement - aqamaha Allah oua adamaha » lorsque le résident (al mouquim) dit : « le moment est venu d’accomplir la prière – qad qamati as-salat» n’est pas une pratique légiféré car cela n’a pas été rapporté de façon authentique par le prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Il est donc recommandé à celui qui entend l’iqama de répéter ce que dit le résident (al mouquim) tel l’appel à la prière car le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Quand vous entendez l'appel à la prière répétez ce que le muezzin dit »

Allah est le Seul garant du succès.

Paix et Salut sur notre Prophète Mohammed, ses proches et tous ses compagnons

Traduit par Ibn Hamza

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Prenez garde aux innovations religieuses issues des téléphones portables

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Prenez garde aux innovations religieuses issues des téléphones portables

Louange à Allah et que la paix et les bénédictions soient sur notre Prophète Mouhammad ainsi que sur sa famille et ses compagnons.


Le Prophète (paix et bénédiction d'Allah soit sur lui) a dit (en mettant en garde contre les innovations religieuses) : 

"Prenez garde aux nouveautés, car toute nouveauté est une innovation, et toute innovation est un égarement". 

Il dit aussi (paix et bénédiction d'Allah soient sur lui) : 

"Quiconque fait une action contraire à notre ordre, alors cela sera rejeté"

et dans une autre version, il dit (paix et bénédiction d'Allah soit sur lui) :

"Quiconque introduit quelque chose dans notre ordre qui n'en fait pas partie, alors cela sera rejeté." 

Il dit aussi (paix et bénédiction d'Allah soient sur lui) :

"Sache que la parole la plus saine et la plus véridique est celle d’Allah (Coran) et le chemin le plus droit est celui du Prophète Mouhammad Et la plus mauvaise des choses est la nouveauté ..."

L'innovation désigne toute nouveauté introduite dans la religion alors qu'elle n'en fait pas partie.

Allah a certes complété pour nous notre religion. 
 
(traduction rapprochée)

"Aujourd'hui J'ai parachevé pour vous votre religion .." sourate al ma-idah

Nous ne sommes donc nullement dans le besoin de nouveauté ou d'innovation, car elles ne font pas partie de la religion et parce qu'elles ne font qu'éloigner d'Allah.

De plus la législation est un droit qu'il n'appartient qu'à Allah seul.

Allah dit (traduction rapprochée) : 
 
"Auraient-ils des associés qui leur aurait légiféré des lois religieuses qu'Allah n'a jamais voulu". 

Nous disons donc à cette occasion que certaines personnes sont apparues dans nos rangs afin de répandre parmi nous, des innovations.

Parmi ces innovations, celle qui s'est propagée ces derniers temps concernant le fait de jeûner le dernier jour de l'année hégirienne ou encore l'appel à effectuer une rupture de jeune collective le jour de Achoura ainsi que d'autres innovations comme celles qui se diffusent par l'intermédiaire des téléphones portables qui incitent à effectuer des invocations précises limitées par des nombres déterminés pour lesquelles il n'existe aucune preuve.

Prenez donc garde, Ô musulman, à ces innovations ainsi qu'à ceux qui les répandent et ne soyez pas négligeant à ce sujet.

Refusez-les et réprimandez ceux qui les répandent ou qui y appellent.
 
Et que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur notre Prophète Mouhammad ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
 
Traduit par Abou Ouwayss
 Publié par 3ilmchar3i.net
 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La clarification de la définition de la foi

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La clarification de la définition de la foi
Question
 
Quelle est la définition de la foi (imen) chez les gens de la sunna et du consensus?
 
Et est ce que la foi augmente et diminue? 

Réponse :

La foi chez les gens de la sunna et du consensus est : l'affirmation par le cœur, la prononciation par la langue, et les oeuvres par les membres. 

Elle inclue donc, trois points : 

 
  •  -L'affirmation par le cœur 

  •  -La prononciation par la langue 

  •  -Et les œuvres par les membres. 


Si elle (la foi) est ainsi alors certes elle augmentera et diminuera. 
Et cela car l'affirmation du cœur est prédominante.

En effet, la reconnaissance par l'information n'est pas comme celle par la constatation et de même que la reconnaissance par l'information d'un homme n'est pas comme celle de deux hommes et ainsi de suite.

C'est pour cela qu'Ibrahim (que la paix soit sur lui) a dit (ce qui signifie): 

« Seigneur ! Montre-moi comment Tu ressuscites les morts", Allah dit: "Ne crois-tu pas encore?" "Si! dit Ibrahim ; mais pour que mon cœur soit rassuré. » (Sourate ‘la vache’ verset 260) 

Donc la foi augmente en fonction de la reconnaissance du cœur, de son aisance et de sa tranquillité.

L'homme voit ceci de lui-même, lorsqu'il assiste à des assises de rappel dans laquelle est faite une exhortation, et qu'est rappelé le paradis et l'enfer cela lui augmente sa foi et il le ressent comme s'il le voyait de ses propres yeux.

Et quand il vit dans un monde d'insouciance cela lui amoindrit la certitude dans son cœur. 

L'augmentation de la foi se fait aussi par la parole.

Celui qui invoque Allah dix fois n'est pas comme celui qu'il l'invoque cent fois.

Le deuxième l’a beaucoup plus augmenté. 

Et de même, une personne qui fait une adoration complète aura une foi plus élevée que celui qui présente une adoration incomplète.

De même pour les actes, celui qui oeuvre plus qu'un autre sa foi augmentera plus que ce dernier. 
Ceci (l'augmentation de la foi et sa diminution) a été confirmé dans le Coran et la Sunna -Le Très Haut a dit (ce qui signifie): 
 
« Nous n’en avons fixe le nombre que pour éprouver les mécréants, et aussi afin que ceux a qui le Livre a été apporte soient convaincus, et que croisse la foi de ceux qui croient. » (sourate 'le revetu d’un manteau' verset 31) 

et Le Très Haut a aussi dit (ce qui signifie): 

« Et quand une Sourate est révélée, il en est parmi eux qui dit : "Quel est celui d’entre vous dont elle fait croître la foi ?" Quant aux croyants, elle fait certes croître leur foi, et ils s’en réjouissent. Mais quant à ceux dont les cœurs sont malades, elle ajoute une souillure à leur souillure, et ils meurent dans la mécréance. » (Sourate 'le repentir' verset 124 et125) 

Et dans le hadith authentique du prophète (prière et paix d'Allah sur lui) a dit (ce qui signifie): 

«Je n'ai pas vu des êtres comme vous (les femmes) dont la raison et la religion sont déficientes, mais capable de troubler l'homme décidé» 
Elles dirent: «Quelle est la preuve de la déficience de notre religion et de notre raison Ô messager d’Allah ?» 
Il (salla Allah alaïhi wa sallam) répondit: «N’est-ce pas le témoignage de la femme équivaut a la moitié de celui de l’homme ?» 
Elles dirent: «si» 
Il (salla Allah alaïhi wa sallam) dit: «C’est la preuve de la déficience de sa raison. N’est ce pas que la femme ni ne prie ni ne jeûne quant elle est en menstrues ?» 
Elles dirent: «si» 
Il (salla Allah alaïhi wa sallam) répondit: « c’est la preuve de la déficience de sa foi ».
(rapporté par El-Boukhari, dans le chapitre des menstrues). 

Les piliers de l’islam - question numéro 8 p 28 
Traduit par les frères qui s'occupent du Site du cheikh
copié de alminhadj.fr

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La peur - الخوف

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La peur - الخوف
(traduction rapprochée)
 

"C'est le Diable qui vous fait peur de ses adhérents. N'ayez donc pas peur d'eux. Mais ayez peur de Moi, si vous êtes croyants".Al-i'Imran - 3.175.

 
La peur correspond à l'effroi.

Il s 'agit du sentiment que l'on éprouve à l'approche d'un événement pouvant causer la mort, un préjudice ou un mal.

En outre, Allah a interdit de craindre les alliés de Satan et a ordonné de Le craindre Lui Seul;
 
La peur se divise en 3 catégories :
 
La peur naturelle, comme le fait d'avoir peur d'un tigre, du feu ou de la noyade.
 
Ce type de peur n'est pas blâmable.

ALLAH dit au sujet de Moïse (traduction rapprochée) :

« Le lendemain matin, il se trouva en ville, craintif et regardant autour de lui, quand voilà que celui qui lui avait demandé secours la veille, l'appelait à grands cris. Moïse lui dit : "Tu es certes un provocateur déclaré ». [S.28;V.18]
 
Cependant, si cette peur -comme le précise le cheikh rahimaouLLAH- devient la cause du délaissement d'un devoir ou de la transgression d'un interdit, alors cette peur devient interdite.

En effet, toute chose menant au délaissement d'un devoir ou à la transgression d'un interdit est elle-même interdite.

La preuve réside dans la parole d'Allah 
(traduction rapprochée) :
 
« C'est le Diable qui vous fait peur de ses adhérents. N'ayez donc pas peur d'eux. Mais ayez peur de Moi, si vous êtes croyants. » [S.3;V. 175] 
 
De plus, la peur d'Allah peut être louable comme elle peut être blâmable :
 
La peur louable est celle qui empêche la personne de désobéir à Allah, de façon telle qu'elle pousse à accomplir les devoirs et à délaisser les interdits divins.

Si ce résultat se concrétise, le coeur s'apaise et se réconforte ; la réjouissance du bienfait d'Allah et l'espérance en Sa récompense l'emportent alors.
 
Quant à la peur blâmable, il s'agit de celle qui pousse le serviteur à désespérer de la Miséricorde d'Allah et à s'affliger au point de se renfermer sur lui-même, voire se laisser aller à la désobéissance, par profond désespoir.
 
La peur de l'adoration : il s'agit de la peur par laquelle on adore un être.
 
Celle-ci ne peut être vouée qu'à Allah. La vouer à un autre qu'Allah est une forme de polythéisme majeur.
 
La peur occulte, comme le fait de craindre l'occupant d'une tombe, ou un saint éloigné qui ne peut influer en rien, mais dont une personne a peur de manière occulte.
 
Cela aussi a été cité par les savants comme étant une forme de polythéisme.
 
Tiré du commentaire des Trois Principes fondamentaux 
 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L'immensité de la miséricorde d'Allâh

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L'immensité de la miséricorde d'Allâh

D'après Abou Houreyra, le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : 

 
«Allâh a fait que la rahma (La Miséricorde) comprenne cent parties.
Il a retenu auprès de lui quatre-vingt-dix-neuf parties, et il a fait descendre sur terre une partie : De là vient que les créatures sont compatissantes les unes vis-à-vis des autres.
Au point que le jument lève son sabot par crainte de toucher son poulain.» 
 
Al-Bukhâri 8/9 (6000) et Mouslim 4/2108 (2752)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : سمعت رسول اللهصلى الله عليه وسلم يقول

جَعَلَ اللَّهُ الرَّحْمَةَ مِائَةَ جُزْءٍ، فَأَمْسَكَ عِنْدَهُ تِسْعَةً وَتِسْعِينَ جُزْءًا ، وَأَنْزَلَ فِى الأَرْضِ جُزْءًا وَاحِدًا ، فَمِنْ ذَلِكَ الْجُزْءِ يَتَرَاحَمُ الْخَلْقُ ، حَتَّى تَرْفَعَ الْفَرَسُ حَافِرَهَا عَنْ وَلَدِهَا خَشْيَةَ أَنْ تُصِيبَهُ

أخرجه البُخاري 8/9(6000) ، ومسلم 4/ 2108(2752

D'après Abou Houreyra, le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : 
 
«Allâh Le Très-Haut possède cent miséricordes.
Il en a descendu une seule que les djinns, les hommes, les oiseaux, les bestiaux et les animaux rampants se partagent.
Par elle, ils manifestent les uns pour les autres de la tendresse et de la compassion.
Il a réservé quatre-vingt-dix-neuf miséricordes par lesquelles il fera miséricorde à Ses adorateurs au Jour de la résurrection. »
 
Ahmed 2/434 (9607), Mouslim 6/98, Ibn Mâjah 4293

عَنْ عَطَاءٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ

إِنَّ لِلَّهِ مِائَةَ رَحْمَةٍ أَنْزَلَ مِنْهَا رَحْمَةً وَاحِدَةً بَيْنَ الْجِنِّ وَالإِنْسِ وَالْبَهَائِمِ وَالْهَوَامِّ فَبِهَا يَتَعَاطَفُونَ وَبِهَا يَتَرَاحَمُونَ وَبِهَا تَعْطِفُ الْوَحْشُ عَلَى وَلَدِهَا وَأَخَّرَ اللَّهُ تِسْعًا وَتِسْعِينَ رَحْمَةً يَرْحَمُ بِهَا عِبَادَهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ

أخرجه أحمد 2/434(9607) ومسلم6/98 وابن ماجة 4293

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La règle dans l'imitation des mécréants

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La règle dans l'imitation des mécréants

Question :

 

Quelle est la règle générale dans le fait d’imiter les mécréants ?


Réponse :

 

L’imitation des mécréants se fait par l’apparence, les vêtements et la nourriture et d’autres choses aussi.

Elle consiste à ce que l’individu fasse une chose qui est un signe distinctif des mécréants de manière que celui qui le voit le considère automatiquement comme un mécréant.

Ceci est la règle générale.
 
Cependant, si une chose est répandue et qu’elle est commune entre les musulmans et les mécréants, dans ce cas-là, l’imitation est permise, même si, à l’origine, cette chose vient des mécréants.

Mais ceci ne s’applique pas s’il s’agit de choses illicites, comme par exemple, le fait de porter des vêtements de soie [pour les hommes].
 
Majmû’ Durûs wa Fatâwâ Al-Haram Al-Makki - Tome 3 page 367

 Publié par fatawaislam.com

 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Alliance et désaveu en islam (dossier)

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Alliance et désaveu en islam (dossier)

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Ceux qui ont encouru la colère d’Allah et les égarés

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Ceux qui ont encouru la colère d’Allah et les égarés

Il est important de comprendre dans quel sens Allâh – Ta’âla – nous demande d’invoquer la droiture et surtout, de ne pas nous mettre parmi ceux qui ont encouru Sa colère et des égarés.


Ceci nous amène à nous rappeler quelques paroles savantissimes sur l’explication claire et précise du verset concerné.

Allâh – Ta’âla - dit (traduction rapprochée) :
 
« Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés » [1]
 
SHeikh Muhammad ibn ‘Abdel-Wahhab (rahimahullâh) dit dans le commentaire de cette parole que :

« ceux qui ont encouru la colère (d’Allâh), ce sont les savants qui n’ont pas mis en application leur connaissance.

Et les égarés, ce sont ceux qui ont pratiqué sans science.

La première description est celle des Juifs, et la deuxième est celle des Chrétiens. »
 

SHeikh dit encore que beaucoup de gens ignorants voient dans le commentaire de ce verset :

« que cela ne concerne spécifiquement que les Juifs et les Chrétiens. »,

alors qu’ils lisent l’obligation d’invoquer par cette invocation, et de rechercher protection contre la voie des gens décrits.

« Subhâna-Allâh ! Comment ? Allâh leur enseigne cela sans que cela ne les concerne ? Il leur a rendu obligatoire d’invoquer toujours par celle-ci sans qu’ils aient à s’en préserver ? Et sans qu’ils pensent qu’ils puissent le faire ? Cela en revient à avoir une mauvaise pensée à l’égard d’Allâh. »
 [2]
 
Sahal Ibn Abdullâh dit dans le commentaire de cela : 

« Non pas de ceux qui ont encouru Ta colère par les innovations, ni des égarés de la Sounnah. » [3]
 
Ibn Taymiyyah a expliqué que le Prophète (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) a dit : 

« Les Juifs ont encouru la colère (d’Allâh) et les Chrétiens se sont égarés. » [4]

Soufyân Ibn ‘Oueïna a dit :

« Il fût dit que la perversité parmi nos savants est une ressemblance aux Juifs, et la perversité de nos ascètes est une ressemblance aux Chrétiens. »
 

Plus d’un des anciens pieux disaient :

« Prends garde à la discorde du savant pervers et de l’ascète ignorant, car ces deux discordes sont la discorde de tout causeur de trouble. »

Ibn Taymiyyah ajoute que : 


« celui qui connait la vérité mais ne la met pas en application, ressemble aux Juifs. Et celui qui adore Allâh sans science, bien plus, avec exagération et polythéisme, ressemble aux Chrétiens » [5]
 
Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) a expliqué que les causes qui provoquent la sortie (de la personne) du droit chemin « sont soit dues à l’ignorance, soit dues à l’obstination. »

Ceux dont la cause est due à l’obstination sont ceux qui font l’objet de la colère d’Allâh, et à leur tête on trouve les Juifs.

Et ceux dont la cause est due à l’ignorance sont ceux qui ignorent la vérité, et à leur tête on trouve les Chrétiens.

Leur situation (aux Chrétiens) est liée au fait de ce qu’il en était avant la révélation (du Prophète Muhammad).

Mais après la révélation (pour ce qui est des Juifs), la vérité leur est parvenue, ils l’ont apprise mais contredite, ce qui fait qu’ils ont subi la colère d’Allâh  [6]


[1] Coran, 1/6-7
[2] Ad-Dourar as-Saniyyah fîl-Adjwabat in-Nadjiyyah, 13/71
[3] Tafsîr al-Baghawî Ma’âlam al-Tanzîl, p.11
[4] Rapporté par at-Tirmidhî, Ahmad d’après ‘Adî Ibn Hâtim – Hadîth authentique
[5] Qâ’idah Djalîlah fî at-Tawassoul wal-Wassîlah de Ibn Taymiyyah, p. 81-82
[6] At-Tafsîr uth-Thamîn lil-‘Allâmat il-‘Uthaymîn, 1/76

 

copié de manhajulhaqq.com

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La différence entre les six piliers et les branches de la foi

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La différence entre les six piliers et les branches de la foi

Question :

 

Comment différencier entre (le hadîth Prophétique) précisant que la foi c’est :

 

«La croyance (la foi) en Allâh (seul), en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour Dernier et au Destin bon et mauvais soit-il» 

 

et la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«La foi (comprend) 77 et quelques branches... [1] etc» ?

 

Réponse :

 

La foi correspondant au dogme (islâmique) a pour base 6 (piliers) ; Ce sont ceux mentionnés dans le hadîth de Djibrîl عليه الصلاة والسلام lorsqu'il interrogea le prophète صلى الله عليه وسلم sur la foi, il lui répondit : 

 

«La foi est que tu crois en Allâh (seul et sans associé), en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour Dernier et que tu crois au Destin bon et mauvais soit-il».

 

Quant à la foi qui réunit les actes, ses variétés et ses genres, elle comprend 77 et quelques branches et c’est la raison pour laquelle Allâh surnomma la prière "îmânakum'', dans Sa Parole (Traduction relative et approchée) : 

 

(… Et ce n’est pas Allâh qui vous fera perdre (la récompense de) votre foi (îmânakum), car Allâh, certes est Compatissant et Miséricordieux pour les hommes) (sourate 2 verset 143)

 

Les exégètes dirent :

 

«(îmânakum) c’est-à-dire : Vos prières (salâtukum) en direction de la Maison Sanctifié (al-baytu-lmaqdis - Jérusalem) car avant l’Ordre (divin) de se diriger face à ka’bah (al-masdjidu-lharâm - Makkah), les Compagnons رضي الله عنهم priaient en direction de la mosquée la plus éloigné (masdjidu-laqsâ ou baytu-lmaqdis - Jérusalem).»

 

[1] : Voici le hadîth dans son entièreté avec une version rapporté par Muslim sous le numéro : 35/57 : D’après Abû Hurayrah رضي الله عنه : Le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

«La foi (comprend) 77 et quelques branches ou soixante et quelques branches.

La meilleure d’entre elles est la parole : lâ ilâha illâ-llâh – Nulle divinité n'est digne d'adoration si ce n'est Allâh ;

Et (la branche) minimale, (consiste) à ôter le nuisible de la route. 

Quant à la pudeur est une branche de la foi.»

 

مجموع فتاوى ورسائل الشيخ العثيمين

 Publié par mukhlisun.over-blog.com

 

وسئل : كيف نجمع بين أن الإيمان هو

« الإيمان بالله، وملائكته، وكتبه، ورسله، واليوم الآخر، وبالقدر خيره وشره »

. وقول النبي، صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ

« الإيمان بضع وسبعون شعبة »

إلخ " ؟

فأجاب قائلا : الإيمان الذي هو العقيدة أصوله ستة وهي المذكورة في حديث جبريل، عليه الصلاة والسلام، حينما سأل النبي، صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، عن الإيمان فقال

« الإيمان أن تؤمن بالله، وملائكته، وكتبه، ورسله، واليوم الآخر، وتؤمن بالقدر خيره وشره »

 متفق عليه
وأما الإيمان الذي يشمل الأعمال، وأنواعها، وأجناسها فهو بضع وسبعون شعبة، ولهذا سمى الله - تعالى - الصلاة إيمانا في قوله

{ وَمَا كَانَ اللَّهُ لِيُضِيعَ إِيمَانَكُمْ إِنَّ اللَّهَ بِالنَّاسِ لَرَءُوفٌ رَحِيمٌ }

 قال المفسرون

إيمانكم يعني صلاتكم إلى بيت المقدس؛ لأن الصحابة كانوا قبل أن يؤمروا بالتوجه إلى الكعبة كانوا يصلون إلى المسجد الأقصى

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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En quoi consiste la ressemblance aux infidèles

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En quoi consiste la ressemblance aux infidèles

-Ibn Taymiyyah a dit : 


« Le fondement réside dans l’enseignement de la religion d’Allâh et de Sa Législation. Et la manifestation de la mécréance et des péchés sont le fait de l’imitation des infidèles, comme le fondement de tout bien est sur la préservation des traditions prophétiques et de leurs législations »

(Iqtidhâ as-Sirât il-Moustaqîm li-moukhâlifati As-hâb al-Djahîm de Ibn Taymiyyah, 1/352).
 
-SHeikh Muhammad Ibn Abdullâh as-Sabîl (qu’Allâh le préserve) a été questionné sur le sens de l’interdiction de la ressemblance aux infidèles, et comment nous devions comprendre cela.
 
SHeikh a répondu que :
 
« la ressemblance aux infidèles est le fait de les imiter dans ce qu’ils font et dans ce qui est spécifique à eux, que ce soit dans le domaine de la Croyance, les actes, les paroles, les vêtements ou les coutumes faisant partie des particularités des infidèles. » 
 
-Il n’est pas permis aux musulmans de les imiter dans l’ensemble de ces affaires et de ce qui y ressemble.
 
Les imiter (dans ce qu’ils font) mène à les envier et les aimer. 
 
Et lorsque la chose devient de la sorte, il faut craindre de tomber dans la parole (du Prophète) : 
 
« L’homme sera avec celui qu’il aime. »
 
Le Prophète (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) a mis en garde de les imiter et de les suivre aveuglément, il dit : 
 
« Vous suivrez les faits et gestes de ceux qui vous ont précédé, leur ressemblant comme se ressemblent la plume d’une flèche avec une identique à elle, jusqu’au point où s’ils rentraient dans le trou d’un lézard, vous y seriez rentrés. 
 Ils (les compagnons) dirent : O prophète d’Allâh ! Seraient-ce les Juifs et les Chrétiens ?
Il dit : Qui d’autre alors ? » 
Rapporté par al-Bukhârî.
 
Allâh – ‘Azza Wa Djal – dit (traduction rapprochée) :
 
« Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. » [1]
 
Et Il dit – Subhânahu (traduction rapprochée) :
 
« Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. » [2]
 
Et le Prophète (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) dit : 
 
« Celui qui cherche à ressembler à un peuple en fait partie. » 
 
Par contre, pour ce qui est de l’imitation faite sur des choses qui ne leur sont pas spécifiques, « ceci n’est pas considéré comme une imitation interdite. Au contraire, les musulmans doivent les faire, comme ceci existe déjà dans certaines affaires usuelles telles que les avions, les voitures et autres moyens modernes, comme les téléphones encore et d’autres choses encore. » 
 
Mais de soutenir une interdiction seulement dans ce qui est spécifique aux Juifs et aux Chrétiens n’est aucunement fondé. 
 
Bien plus, l’interdiction prend un sens global concernant les Gens du Livre et autres qu’eux parmi les infidèles. 
 
Le Prophète (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) a dit de se différencier des Gens du Livre, des Madjoûs (adorateurs du feu) et de se différencier des polythéistes. [3]
 
-De son côté, Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) explique que :
 
« si les musulmans se trouvent en terre de guerre ou encore en terre incroyante ou autre que cela, il ne leur est pas obligatoire de se différencier des non musulmans dans leur apparence pour les préjudices que cela peut leur causer. 
 
Au contraire, il est parfois recommandé ou obligatoire pour l’homme de leur ressembler extérieurement de temps en temps, quand cela répond à un objectif religieux, comme le fait – par exemple - de les appeler à l’Islâm…

Mais en terre d’Islâm et d’émigration, quand Allâh a renforcé les musulmans dans leur situation et que les incroyants sont moindres et en minorité, il est légiféré dans ce cas aux musulmans, de se différencier des autres » [4].
 
-SHeikh Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) dit que la définition de l’imitation :

« est le fait de faire ce qui est spécifique à ceux qui sont imités. Ainsi, l’imitation des infidèles se réfère au fait qu’un musulman fasse une chose distincte et spécifique à eux. » 

En ce qui concerne les choses qui se sont répandues parmi les musulmans et qui n’est plus quelque chose qui distingue les infidèles des musulmans, ceci n’est pas considéré comme de l’imitation, cela n’est donc pas interdit au motif que c’est de l’imitation, à moins que cela soit interdit pour toute autre raison.

-Ce que nous avons dit est soutenu par ces mots, comme expliqué de façon similaire par l’auteur de « Fath ul-Bârî » (10/272), quand il dit : 

« Certains des ancêtres pieux considéraient comme blâmable de porter le burnous, car il représente le vêtement des moines.
Mâlik a été interrogé à ce sujet et il répondit : Il n’y a rien de mal à cela.
Il lui fut dit : Mais c’est l’habillement des Chrétiens.
Il dit : Il est porté ici ».
Je dis : (sa parole aurait été plus forte) si Mâlik avait appuyé ses propos sur l’interdiction du burnous par la preuve de la parole du Prophète :

« Le pèlerin en état de sacralisation ne doit pas porter de chemise, de pantalon, de burnous ... »
 

-Dans « al-Fath » (10/307), il dit encore : 


« Si nous disons qu’il est interdit (tel vêtement spécifique) parce que c’est une imitation des étrangers, alors ceci constitue une raison religieuse. Mais si cela était parmi leur coutume de l’époque, lorsqu’ils étaient mécréants, mais que maintenant cela n’est plus quelque chose qui leur est spécifique, et que ce sens ne s’applique plus, cela n’est pas blâmable. Wa Allâhu A’Lam ». [5]
 
-SHeikh Sâlih al-Fawzân (qu’Allâh le préserve) dit qu’il est permis de porter les vêtements des infidèles :
« tant qu’ils ne sont pas reconnus comme impurs, car le principe de base est que toutes choses reste pures, et ceci n’est pas altéré par le doute. » 

Ce qu’ils ont ainsi tissé et teint est permis.

Le Prophète (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) et ses compagnons s’habillaient de (vêtements) cousus (tissés) par les infidèles.  [6] 

 

[1] Coran, 3/28

[2] Coran, 5/51

[3] Fatâwa wa Rassâ-îl Moukhtârah du SHeikh Muhammad as-Sabîl, p.83-84

[4] Iqtidhâ as-Sirât il-Moustaqîm li-moukhâlifati As-hâb al-Djahîm de Ibn Taymiyyah, 1/471

[5] Madjmu’ Fatâwa de Ibn ‘Uthaymîn, 12/290

[6] Al-Moulakhas al-Fiqihî de SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.22


copié de manhajulhaqq.com

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Les 77 degrés de la foi

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Les 77 degrés de la foi
Il est rapporté dans un hadith que notre Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
" La foi comporte plus de soixante ou plus de soixante-dix branches (degrés), dont la plus élevée est l'affirmation qu'il n'y a de divinité vraie digne d'être adoré qu'Allâh, et la moindre, c'est d'enlever les saletés du chemin et la pudeur est l'une des branches de la foi".

1

La foi en Allâh

2

La foi en les envoyés d'Allâh

3

La foi aux anges

4

La foi dans le Coran et les autres livres divins précédents

5

La croyance que le destin, qu'il soit bon ou mauvais, provienne d'Allâh

6

La foi dans le jour dernier

7

La foi dans la résurrection après la mort

8

La foi dans le rassemblement

9

La foi que le paradis est la demeure des croyants

10

La foi en l'obligation d'aimer Allâh

11

La foi dans l'obligation de craindre Allâh

12

La foi dans l'espérance en Allâh

13

L'obligation de se remettre à Allâh

14

L'obligation d'aimer le prophète

15

L'obligation de révérer le Prophète صلى الله عليه وسلم, de l'honorer, de le respecter

16

L'attachement de l'individu à sa foi au point de préférer être jeté en enfer plutôt que de succomber à l'impiété

17

La recherche de la science, à savoir la connaissance du créateur

18

La diffusion de la science

19

La magnificence de glorieux Coran

20

Les purifications

21

Les 5 prières obligatoires

22

L'aumône légale (Al-Zakât)

23

Le jeune (Al-Siyam)

24

La retraite spirituelle (A-i'tikaf)

25

Le pèlerinage

26

Le combat pour Allâh (Al-Jihad)

27

Le fait de camper pour Allâh face à l'ennemi (Al-murabatat)

28

Le fait de tenir ferme devant l'ennemi et non de fuir devant la grande mêlée

29

L'acquittement du 5éme du butin au chef de la communauté

30

Affranchissement d'une âme avec l'intention de se rapprocher d'Allâh

31

Les expiations relatives aux crimes et délits qui sont au nombre de 4 selon le livre saint et la sunna

32

Le respect des engagements

33

La multiplicité des bienfaits d'Allâh et l'action de grâce qu'elle implique

34

La préservation de la langue, de ce dont il n'a nul besoin

35

Restitution des dépôts à leurs propriétaires

36

L'interdiction des assassinats

37

L'obligation de la chasteté

38

Le fait de retenir la main par rapport aux biens d'autrui

39

L'obligation d'avoir du scrupule en matière de nourriture

40

L'interdiction de certains tissus, de certaines tenues, de certains ustensiles

41

L'interdiction des jeux et des divertissements contraires à la loi de la religion

42

L'économie dans les dépenses et l'interdiction de consommer les biens injustement

43

L'abandon du ressentiment, de l'envie et des choses semblables

44

De toucher à l'honneur des gens

45

Vouer sincèrement l'œuvre à Allâh et l'abandon de la duplicité

46

Le fait de se réjouir de la bonne action et de s'attrister pour la mauvaise

47

Traiter chaque péché par la repentance

48

Les offrandes

49

L'obéissance aux dépositaires de l'autorité légitime

50

S'attacher aux choix fondamentaux de la communauté

51

Juger les différents Hommes avec justice et équité

52

Recommander le bien

53

L'encouragement mutuel à la piété et à la crainte révérencielle d'Allâh

54

La pudeur

55

La piété filiale envers les parents

56

Le respect des liens de parenté

57

Le bon caractère, la maitrise de sa colère, être affable et modeste

58

Le fait de se montrer bon avec les serviteurs et de bien les traiter

59

Le droit des maitres sur les serviteurs à savoir que le serviteur doit rester avec son maitre

60

Droits des enfants et des épouses

61

Se rapprocher des gens de la foi, leur témoigner de l'affection, etc

62

Le fait de répondre aux salutations

63

Rendre visite au malade

64

La prière sur celui qui est mort

65

Le fait de dire à celui qui éternue : Allâh te prenne en miséricorde

66

Le fait de s'éloigner des impies et des corrupteurs et d'être ferme avec eux

67

Le fait d'honorer le voisin

68

Le fait d'honorer l'invité

69

Le fait de préserver les pécheurs et de ne pas les dénoncer systématiquement

70

L'ascèse et la réduction de l'espoir

71

Le fait d'endurer patiemment les épreuves et les penchants de l'âme pour les plaisirs et les désirs

72

La jalousie et l'abandon du Madha (le fait de favoriser la mixité entre hommes et femmes pour échanger des amabilités)

73

Se détourner des propos vains

74

La générosité et la largesse

75

Se montrer miséricordieux envers le petit enfant et respecter la personne âgée

76

La réconciliation entre les gens

77

Que l'homme aime pour son frère dans la foi ce qu'il aime pour lui-même

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Imam Al-Bayhaqy  - للإمام البيهقي

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Le sort des mécréants qui sont d'une très grande bonté (audio)

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Le sort des mécréants qui sont d'une très grande bonté (audio)

On entend de nombreux musulmans s'interroger sur le sort de mécréants qui leur apparaissent d'une grande bonté au vu des actions humanitaires qu'ils mènent aux quatre coins de la planète. 

 

Certains s'interrogent sur leur sort, et d'autres sont convaincus qu'ils sont meilleurs que de nombreux musulmans et qu'Allah leur fera miséricorde. 
 
Ceci, alors qu'ils commettent le plus grand crime qui soit : la mécréance et le polythéisme, et Allah dit (traduction rapprochée) :


« Allah ne pardonne pas qu'on lui donne d'associé, et Il pardonne en deçà à qui Il veut. » (An-Nisâ' : 48)
 

Tous les jours, ils donnent des associés à Allah ou rejettent son existence, alors comment pourraient-ils être meilleurs que les musulmans monothéistes qui se soumettent du mieux qu'ils peuvent à leur Seigneur, quelle que soit l'étendue de leurs péchés.
 
Là encore, celui qui revient vers les deux sources que sont le Coran et la Sunna, avec la compréhension des pieux prédécesseurs, trouvera la réponse à cette question et verra une fois encore la justice parfaite d'Allah.
 
‘Â’ishah rapporte :

« J’ai demandé au Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) : ô Messager d'Allah ! Avant la venue de l’islam (Al-Jâhiliyyah) Ibn Jud’ân maintenait les liens de parenté et nourrissait les pauvres. Cela lui sera-t-il d’aucune utilité [dans l’au-delà] ?
Il dit : « Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

(Muslim)
 
L’imam An-Nawawî dit en commentaire :

« Le sens de ce hadith est que le fait qu’il maintenait les liens de parenté, nourrissait les pauvres et possédait un bon comportement ne lui profitera en rien dans l’au-delà car il était mécréant, et c’est là le sens de la parole du Prophète (sallalalhou 'alaihi wa sallam) :
« Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

C'est-à-dire qu’il ne croyait pas en la Résurrection, et celui qui n’y croit pas est mécréant et aucune œuvre ne lui profitera.

Al-Qâdî ‘Iyad a dit :

« Les savants sont unanimes pour dire que les [bonnes] œuvres des mécréants ne leur serviront en rien, ils n’en obtiendront aucun délice et aucune diminution de châtiment, mais certains auront un châtiment plus douloureux en fonction de leurs crimes. »

Cheikh Al-‘Uthaymin dit :


« Puisse Allah nous en préserver. Les œuvres du mécréant ne lui sont d’aucune utilité car elles ne sont pas acceptées en raison de la Parole d’Allah (traduction rapprochée) :

« Ce qui empêche leurs aumônes d’être acceptées, c’est qu’ils n’ont pas cru en Allah et en Son messager, qu’ils ne se rendent à la prière qu’avec paresse, et qu’ils ne dépensent (en aumône) qu’à contrecoeur » (At-Tawbah : 54)

et Sa Parole 
(traduction rapprochée) :

« Nous avons considéré leurs œuvres et Nous les avons réduites en poussière éparpillée. » (Al-Furqân : 23)

Cet homme, Ibn Jud’ân, maintenait les liens de parenté avant la venue de l’islam, et nul doute que cela est une bonne action et parmi les meilleures œuvres. Il nourrissait également le pauvre et c’est là aussi une bonne action.

Mais tout cela ne lui profitera en rien car le Prophète a dit :

« il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

S’il l’avait dit, il aurait cru au Jour Dernier, il aurait demandé pardon à Allah, et ses œuvres lui auraient été profitables.

Ce hadith est aussi une preuve qu’il n’y a pas de mal à louer le mécréant mort en disant ce qui est vrai.

Et cela ne s’oppose pas à l’interdiction du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) d’insulter les morts, lorsqu’il dit :

« N’insultez pas les morts car ils ont trouvé ce qu’ils ont avancé pour eux. »

car ce qui est visé ici n’est pas l’insulte mais uniquement d’exposer la règle, et les œuvres ne valent que par leurs intentions.

Mais si quelqu’un insulte un mécréant mort, cela n’a aucun intérêt, donc il faut faire la différence entre celui qui veut exposer une règle religieuse et celui qui vise seulement l’insulte.

Ce hadith est également la preuve du grand mérite de cette invocation :

« Ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

ou encore

« Ô Seigneur ! Protège-moi de Ton châtiment au Jour où Tu ressusciteras Tes serviteurs. » »
Les propos des savants sont donc clairs quant au fait que les bonnes actions des mécréants ne leur seront d’aucune utilité dans l’au-delà et qu’il est faux de penser qu’Allah leur fera miséricorde, car le crime qu’il commette : la mécréance ou le polythéisme est plus grave que tout autre péché.

Les œuvres du mécréant sont donc vaines pour l’au-delà, mais Allah est à la fois Juste et Miséricordieux, si bien qu’Il donne à chacun ce qu’il mérite et qu’Il laisse grande ouverte la porte du repentir.

Et c’est que l’on peut trouver dans les commentaires de shaykh Al-Albâni sur les hadiths suivants :

« 247 – « Si le serviteur embrasse l'islam et meurt croyant, Allah lui écrit dans ses bonnes actions tout ce qu'il a fait auparavant et lui efface toutes les mauvaise actions qu'il a fait auparavant.
Ensuite, les bonnes actions sont multipliées de 10 à 700 fois, alors que la mauvaise action n'est écrite qu'une fois, à moins qu'Allah ne la pardonne.
 »
(Al-Bukhârî et d'autres)

Al-Hâfizh Ibn Hajar dit en commentaire de ce hadith :

« An-Nawawî a dit : « L'avis authentique des savants vérificateurs – dont certains on rapporté l'unanimité sur ce sujet- est que si le mécréant accomplit de bonnes œuvres comme l'aumône ou le maintien des liens de parenté, puis embrasse l'islam et meurt sur l'islam, il obtiendra la récompense de ces actes…» (…)

On peut considérer que l'acceptation des œuvres dépend de l'islam, s'il se convertit ses œuvres sont acceptées, sinon non.

C'est un avis très fort rapporté par An-Nawawî de Ibrâhîm Al-Harbî, Ibn Battâl, et d'autres encore parmi les Anciens, ainsi que Al-Qurtubî, et Ibn Al-Munîr parmi les savants plus contemporains. Ibn Al-Munîr a dit : « Ce qui est faux et contraire aux règles est de dire que cette récompense lui est attribuée alors même qu'il est mécréant.

Mais rien ne s'oppose à ce qu'Allah ajoute aux bonnes actions pratiquées pendant son islam, les actes qu'il considérait bon avant cela, de la même manière qu'Il peut lui accorder la récompense d'une œuvre qu'il n'a pas accomplit comme c'est le cas de la personne malade (ou empêchée) à qui Allah écrit la récompense des bonnes actions qu'elle pratiquait régulièrement en bonne santé.

Si l'on peut accepter qu'Allah lui écrive la récompense d'un acte qu'il n'a jamais accompli, on peut accepter qu'Il lui écrive la récompense d'un acte accompli (avant l'islam) et cela n'est pas en contradiction avec les règles.

D'autres ont donné pour argument qu'Allah accorde une double récompense aux Gens du Livre s'ils embrassent l'islam, comme cela apparaît clairement dans le Coran et la Sunna, alors que s'ils étaient morts sans embrasser l'islam, leurs œuvres pieuses ne leur auraient été d'aucune utilité, au contraire elles auraient été réduites en poussière.

C'est une preuve que ces premières œuvres (avant l'islam) sont ajoutées aux secondes (après l'islam), comme l'a dit le prophète lorsqu'il a été interrogé aux sujet des bonnes actions de Ibn Jud'ân :

« Cela lui sera-t-il d’aucune utilité [dans l’au-delà] ?
Il dit : « Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution.
 »

Cela montre que s'il l'avait dit après qu'il eut embrassé l'islam, ses bonnes actions accomplies dans la mécréance lui auraient profité. »

Je dis :

C'est là l'avis authentique duquel il n'est pas permis de s'écarter en raison des très nombreux hadiths rapportés à ce sujet.

C'est pour quoi As-Sindî a dit dans son commentaire des Sunan An-Nasâ'î :

« Ce hadith montre que les bonnes actions du mécréant son suspendues.

S'il accepte l'islam, elles sont acceptées, sinon elles sont rejetées.

Ainsi la Parole d'Allah 
(traduction rapprochée) :

« Et quant à ceux qui ont mécru, malheur à eux, Il rendra leurs oeuvres vaines » (Muhammad : 8) 

désigne ceux qui meurt sur la mécréance et il n'y a aucune preuve permettant de les comprendre autrement. Et le bienfait d'Allah est plus grand encore, donc il n'y a rien d'étonnant en cela. »

Il y a d'autres versets portant le même sens que celui cité par As-Sindî, comme 
(traduction rapprochée) :

« Il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé : « Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine, et tu seras très certainement du nombre des perdants. » (Az-Zumar : 65)

Tous doivent être compris comme désignant celui qui meurt mécréant.

Parmi les preuves de cela, la Parole d'Allah 
(traduction rapprochée) :
 
« Et ceux d’entre vous qui renient leur religion et meurent mécréants, leurs bonnes actions sont réduits à néant dans la vie d’ici-bas et la vie future. Voilà les gens du Feu : ils y demeureront éternellement. »

Une question de Fiqh découle de ce sujet et qui est : si un musulman accomplit le pèlerinage puis apostasie puis revient à l'islam, son pèlerinage n'est pas annulé, et il n'a pas à le renouveler.

C'est l'avis de As-Shâfi'î, un des deux avis de Al-Layth Ibn Sa'd, et aussi d'Ibn Hazm (…)

Nous avons également rapporté ce hadith d'après 'Urwah ibn Az-Zubayr qui rapporte que Hakîm Ibn Hizâm lui a dit :

« J'ai demandé au messager d'Allah : ô messager d'Allah !

Qu'en est-il des œuvres que j'accomplissais avant l'islam comme l'aumône, l'affranchissement d'esclaves et le maintien des liens de parenté, aurais-je une récompense pour cela ?

Il répondit : 

« Tu es entré en islam avec le bien que tu as accompli auparavant. »
(Al-Bukhârî, Muslim et d'autres)

(…)

Si cela apparaît clairement, il n'y a aucune contradiction avec cet autre hadith : 

« Le mécréant est récompensé en cette vie pour les bonnes actions qu'il aura accomplies. »

Il s'agit là du mécréant dont Allah a écrit qu'il mourrait mécréant, la preuve en est la suite de sa parole : « jusqu'à arriver dans l'au-delà où il ne trouvera aucune bonne action pour laquelle il pourrait être récompensé. »

Quant à celui dont Allah a écrit qu'il mourrait croyant, il sera récompensé dans l'au-delà pour les bonnes actions qu'il accomplissait pendant sa période mécréance comme cela est montré dans les hadiths précédents. De même que le hadith rapporté par ‘Â’ishah :

« J’ai demandé au Prophète : ô Messager d'Allah ! Avant la venue de l’islam (Al-Jâhiliyyah) Ibn Jud’ân maintenait les liens de parenté et nourrissait les pauvres. Cela lui sera-t-il d’aucune utilité [dans l’au-delà] ?
Il dit : « Cela ne lui profitera pas car il n’a jamais dit : ô Seigneur ! Pardonne-moi mes péchés au Jour de la Rétribution. »

(Muslim)

Ce hadith est la preuve claire que le mécréant qui se convertit tire profit des bonnes œuvres qu’il accomplissait avant l’islam, au contraire de celui qui meurt sur la mécréance dont les œuvres ne lui seront d’aucune utilité puisqu’elles seront annulées par sa mécréance, comme cela a été montré dans le hadith précédent.

C'est également une preuve que les gens morts avant l'avènement de la prophétie de Muhammad (salallahu 'alayhi wasalam) ne sont pas des gens excusés pour leur ignorance (Ahl Al-Fatrah) auxquels aucun message prophétique n'est parvenu.

Car s'il en était ainsi, Ibn Jud'ân ne mériterait pas d'être châtié et ses bonnes actions n'auraient pas été annulées.

Et il y a à ce sujet de nombreux hadiths.

Source : 'Awn Al-Wadûd Li taysîr mâ fî Silsilah As-Sahîhah min Al-Fawâ'îd
Traduit par salafs.com
 Publié par 3ilmchar3i.net
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Questions-réponses sur la bid’a

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Questions-réponses sur la bid’a
Question :
 
Qu'est-ce qui est et qu'est-ce qui n’est pas une bid'a (innovation) ?

Réponse :

Selon la Shari'a, la définition est :
 
Adorer Allah d’une manière qu'Allah n'a pas prescrite

Vous pouvez aussi dire :
 
Adorer Allah d’une manière qui n’est pas celle du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun).

La première définition est prise du verset (traduction rapprochée) :
 
« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [sourate As-Shura :21]

La deuxième définition est prise du hadith du prophète qui a dit :

« Je vous recommande d'adhérer à ma voie (Sunna) et la voie des successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun) qui viennent après moi. 

Tenez-vous-y fermement et mordez à cela avec vos molaires [c'est-à-dire, accrochez-vous-y fermement] et prenez garde des choses nouvellement inventées. »

Donc quiconque adore Allah d’une façon qu'Allah n'a pas prescrit ou d’une façon qui n'est pas conforme à la voie du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun), est un innovateur, que cette adoration innovée ait un rapport avec les noms et attributs d'Allah, ou avec Ses jugements et lois.

En ce qui concerne les choses ordinaires et les coutumes, celles-ci ne sont pas appelées bid'a (innovation) en islam, bien qu'elles puissent être décrits comme tel en termes linguistiques. 

Mais elles ne sont pas des innovations dans le sens religieux et elles ne sont pas des choses contre lesquelles le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) nous avertissait.

Et il n'y a en islam aucune bid'a hassana (bonne innovation).

Majmu’ Fatawa de Shaykh Ibn Uthaymin, vol. 2, p. 291
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Question :

Quels sont les types de bid'a ?

Réponse : 

La bid'a peut être divisé en deux catégories :
  1. La bid'a qui constitue un kufr (mécréance)
  2. La bid'a qui ne constitue pas kufr  
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Question :
 
Quelle est la définition entre la bid'a qui constitue kufr et celle qui ne constitue pas kufr ?

Réponse : 

Shaykh Hafidh Al-Hakami (rahimahullah) a dit :

« Le type de bid'a qui constitue un kufr est celle qui nie une question sur laquelle il y a un consensus des savants, qui est largement connue et sur laquelle aucun musulman n’a d’excuse pour ne pas la connaître, comme nier quelque chose qui est obligatoire, rendre obligatoire ce qui n'est pas obligatoire, ou rendre  quelque chose de haram,  halal. Ou rendre quelque chose de halal, haram; ou croire certaines choses sur Allah, Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam) et Son Livre desquels ils sont au-dessus, que ce soit un déni ou une affirmation - parce que cela signifie ne croire au Qur'an et au message avec lequel Allah a envoyé à Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam).
 
Les exemples incluent la bid'a des Jahmiya, qui ont nié les attributs d'Allah; ou la notion que le Qur'an a été créé; ou la notion que certains des attributs d'Allah ont été créé; ou la bid'a des Qadariya qui ont nié la connaissance et les actions d'Allah; ou la bid'a des Mujassima qui ont assimilé Allah à Sa création ... etc.

La deuxième catégorie, la  bid'a qui ne constitue pas kufr, est définie comme celle qui n'implique pas de rejet du Qur'an ou de quelque chose avec lequel Allah a envoyé à Ses Messagers.
 
Les exemples incluent les bida’ des Marwani (qui ont été dénoncées par les plus grands compagnons qui ne les ont pas approuvés, bien qu'ils ne les aient pas déclaré kafir ou aient refusé de leur faire allégeance cause de cela), comme le retardement de certaines des prières jusqu'à la fin des temps dus, faire la khutba du ‘Id avant la prière ‘Id, faire la khutba assis le vendredi, etc.

Ma'arij Al-Qubul, 2/503-504
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Question :

Quelle est le jugement sur celui qui commet une bid'a, est-il un kafir (mécréant) ou non ?

Réponse :

La réponse est que cela dépend.

Si la bid'a constitue un  kufr, la personne est un des deux types suivants :

1. Si on sait que son intention est de détruire les bases de l’islam et en faire douter les musulmans. Une telle personne est certainement un kafir; en effet, il est étranger à l’islam et est un des ennemis de la foi.

2. Ou il est trompé et confus; il ne peut pas être accusé d’être un kafir avant que la preuve ne soit établie contre lui, en toute équité.

Si la bid'a ne constitue pas kufr, il ne doit pas être accusé d’être un kafir. Plutôt, il reste musulman, mais il a commis une mauvaise action grave.
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Question :

Comment traitons-nous avec ceux qui commettent une bid'a ?

Réponse :

Dans les deux cas, nous devons appeler ces gens - qui prétendent être musulmans, mais qui commettent des  bida’ qui peuvent constituer un kufr ou moins que cela- à la vérité, en expliquant la vérité sans être hostile ou en condamnant ce qu'ils font.

Mais une fois que nous savons qu'ils sont trop arrogants pour accepter la vérité - Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance »[sourate Al-An'am :108]

Si nous découvrons qu'ils sont têtus et arrogants, nous devons dévoiler leur mensonge, parce qu'alors l'indication de leur mensonge devient une obligation sur nous.

En ce qui concerne le fait de s’éloigner d'eux, cela dépend de la  bid'a.

Si c'est une  bid'a qui constitue un kufr, il est obligatoire de s’éloigner de cette personne.

Si elle a d'un degré moindre que cela, il est essentiel d'examiner la situation plus loin.

Si quelque chose peut être fait en s’éloignant de la personne, nous le faisons; si aucun but ne sera servi par cela, ou qu’il sera seulement plus désobéissant et arrogant, nous devons éviter de le faire, parce que tout ce qui ne sert aucun but, il est meilleur de ne pas le faire.

Et aussi, en principe, il est haram de s’éloigner d’un croyant, parce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Il n'est pas permis à un homme d’abandonner [de ne pas parler à] son frère pour plus de trois [jours] »

Article tiré du site theclearpath.com
Source : Adapté de Majmu' Fatawa Ibn 'Uthaymin, vol. 2, p. 293
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Une vision magnifique, une rencontre sublime (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Une vision magnifique, une rencontre sublime (audio-vidéo)

Le jour où une voix s'élève : "Allah (Bienveillant et le très haut) va vous rendre visite."

 

Ils diront : "Obéissance et soumission", ils se lèveront pour la visite avec joie.

 

Les montures les porteront avec allégresse rapidement jusqu’à leur arrivée au fleuve parfumé, où Allah leur a fixé rendez-vous.

 

Une fois tous présents, Allah ordonnera à son Piédestal de se placer à cet endroit.

 

On leur érigera des fauteuils de lumière, des fauteuils de perles, d'autres d'émeraude, d'or, d'argent, les derniers s'assoiront sur des dunes de musc, sans avoir de différence entre eux.

 

Une voix dira : "Ô gens du Paradis ! Vous avez une promesse d'Allah qui veut la réaliser."

 

Ils diront : "Laquelle? Il nous a blanchi nos faces, il nous alourdit nos balances, Il nous introduit au Paradis, et nous a détournés de l'Enfer."

 

Restant dans cette position jusqu’à ce qu'une lumière les éclaire et les paradis avec, Ils lèveront leurs têtes vers le Tout-Puissant et ses sacrés noms merveilleux.

 

Il se montrera au-dessus d'eux et dira : "Ô gens du Paradis!"

 

Que la paix soit sur vous, il n'y aura pas mieux que Son Salut.

 

Ils Lui répondront : "C'est Toi La Paix et de Toi vient la Paix, plein de Majesté et de Magnificence."

 

Il se montrera à eux, souriant et disant : "Ô gens du Paradis!"

 

La première des choses qu’Ils entendront de Lui sera: "Où sont Mes serviteurs qui ont cru en Moi, Invisible et sans Me voir? Ce jour est le jour du surplus."

 

Ils répondront en chœur : "Nous avons agréé, agrée-nous."

 

Il leur répondra : "Ô gens du Paradis! Si je ne vous avais pas agréés, Je ne vous aurais pas accordé l'entrée dans Mon Paradis. C'est le jour du surplus, demandez-Moi."

 

Ils répondront en chœur : "Montre-nous Ta Face afin de la contempler."

 

Les voiles s'enlèveront et Il se montrera, Il les recouvrira de Sa Clarté, s'Il n'avait pas décidé de les brûler, ils seraient brûlés.

 

Dans cette réunion, Allah parlera avec eux un par un et dira: "Ô Untel, te souviens-tu du jour où tu as commis tel et tel péché dans ta vie terrestre?"

 

Il demandera : "Ô Allah ne m'as-Tu pas pardonné ?"

 

Il lui répondra : "Ma clémence t'a permis d'être à cette place-ci!"

 

Quelle excellente sensibilité d'écouter ces Bonnes Paroles.

 

Quelle somptueuse vision de regarder la Face d’Allah!

 

Ce jour-là, il y aura des visages resplendissants, qui regarderont leur Seigneur.

 

"Des visages ce jour-là resplendissant de beauté Contemplant de leurs yeux leur Seigneur" (S75, V22 à 23)

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يوم المزيد، وزيارة العزيز الحميد

هذا، وإن سألت: عن يوم المزيد، وزيارة العزيز الحميد، ورؤية وجهه المنزه عن التمثيل والتشبيه، كما ترى الشمس في الظهيرة والقمر ليلة البدر، كما تواتر النقل فيه عن الصادق المصدوق، وذلك موجود في الصحاح، والسنن المسانيد، ومن رواية جرير، وصهيب، وأنس، وأبي هريرة، وأبي موسى، وأبي سعيد، فاستمع يوم ينادي المنادي

يا أهل الجنة

إنّ ربكم تبارك وتعالى يستزيركم فحيّ على زيارته، فيقولون سمعاً وطاعة، وينهضون إلى الزيارة مبادرين، فإذا بالنجائب قد أعدّت لهم، فيستوون على ظهورها مسرعين، حتى إذا انتهوا إلى الوادي الأفيح الذي جعل لهم موعداّ، وجمعوا هناك، فلم يغادر الداعي منهم أحداً، أمر الرب سبحانه وتعالى بكرسية فنصب هناك، ثم نصبت لهم منابر من نور، ومنابر من لؤلؤ، ومنابر من زبرجد، ومنابر من ذهب، ومنابر من فضة، وجلس أدناهم - وحاشاهم أن يكون بينهم دنئ - على كثبان المسك، ما يرون أصحاب الكراسي فوقهم العطايا، حتى إذا استقرت بهم مجالسهم، واطمأنت بهم أماكنهم، نادى المنادي

يا أهل الجنة

سلام عليكم

فلا ترد هذه التحية بأحسن من قولهم: اللهم أنت السلام، ومنك السلام، تباركت ياذا الجلال والإكرام

فيتجلى لهم الرب تبارك وتعالى يضحك إليهم ويقول: يا أهل الجنة

فيكون أول ما يسمعون منه تعالى: أين عبادي الذين أطاعوني بالغيب ولم يروني، فهذا يوم المزيد

فيجتمعون على كلمة واحدة: أن قد رضينا، فارض عنا

فيقول: يا أهل الجنة

إنّي لو لم أرض عنكم لم أسكنكم جنتي، هذا يوم المزيد، فسلوني

فيجتمعون على كلمة واحدة: أرنا وجهك ننظر إليه

فيكشف الرب جل جلاله الحجب، ويتجلا لهم فيغشاهم من نوره ما لو لا أن الله سبحانه وتعالى قضى ألا يحترقوا لاحترقوا

ولا يبقى في ذلك المجلس أحد إلا حاضره ربه تعالى محاضرة، حتى إنه يقول: يا فلان، أتذكر يوم فعلت كذا وكذا، يذكّره ببعض غدراته في الدنيا

فيقول: يا رب ألم تغفر لي؟

فيقول: بلى بمغفرتي بلغت منزلتك هذه

فيا لذة الأسماع بتلك المحاضرة

ويا قرّة عيون الأبرار بالنظر إلى وجهه الكريم في الدار الآخرة. ويا ذلة الراجعين بالصفقة الخاسر

{ وجوه يومئذ ناضرة، إلى ربها ناظرة، و وجوه يوم إذ ٍ باسرة، تظن أن يفعل بها فاقرة } [ القيامة:22-25]

فحي على جنات عدن فإنها ..... منزلك الأولى وفيها المخيم ... ولكننا سبي العدو فهل ترى 

نعود إلى أوطاننا ونسلم

انتهى كلام ابن القيم رحمه الله تعالى ( حادي الأرواح إلى بلاد الأفراح ص355-360

 

Hadiy al-Arwah ila Biladi'l-Afrah - حادي الأرواح إلى بلاد الأفراح

traduit par minhaj sunna

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Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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S’accrocher à la sounnah parmi la masse des musulmans

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

S’accrocher à la sounnah parmi la masse des musulmans
Après avoir fait un bref exposé sur l'importance de s'attacher à la Sounna l'Imâm Shâtibî dit :
 
« J'hésitais donc entre le fait de suivre la Sounna et par conséquent diverger des habitudes de la majorité des gens, et ainsi vivre les mêmes problèmes que ceux qui, de tout temps, ont contredit les coutumes établies - surtout si cette majorité prétend que ces coutumes sont la Sounna et rien d'autre - mais alors il m'aurait fallu supporter un poids écrasant... mais pourtant quelle récompense m'attendrait auprès d'Allah !
 
Et entre le fait de suivre la masse et par conséquent diverger de la Sounna et des pieux prédecesseurs (Salaf Sâlih) et m'introduire dans l'enceinte de l'égarement (qu'Allah me protège de cela).

Cependant, je serais en accord avec les coutumes, et on me considèrerait comme un ami, non comme un ennemi.
 
Je me rendis alors compte que périr en suivant la Sounna était la vraie délivrance, et que les gens ne me seraient d'aucune utilité auprès d'Allah.

Je me mis donc à appliquer la Sounna par étapes dans certaines choses... et c'est alors qu'on aurait cru que la fin des temps était arrivée !

Les critiques se multiplièrent à mon égard, les flèches de la calomnie me furent adressées, on m'affilia à l'innovation et l'égarement et je fus classé parmi les idiots et les ignorants ! [...]

On dénigra la voie que j'avais choisie d'une façon que tout coeur réprouve, et on me classa parmi certaines sectes étrangères à la Sounna.. témoignage qui sera écrit [1] et dont ils auront à répondre le jour du jugement.

On m'accusa une fois d'avoir affirmé que les invocations ne présentaient aucun bénéfice et n'étaient d'aucune utilité - comme certains le prétendent à mon sujet - en raison du fait que je ne pratiquais pas l'invocation collective à la fin de chaque prière en tant qu'Imâm.

Et la contradiction de cet acte avec la Sounna et les pieux prédécesseurs (Salaf Sâlih) sera clarifiée plus loin.

On m'accusa aussi de Rafd [2] et de haine pour les Compagnons (qu'Allah les agrée), en raison du fait que je n'invoquais pas Allah pour les Califes Bien Guidés dans le Sermon du Vendredi en particulier, car cela n'était pas l'habitude des Salaf dans leurs sermons, et aucun des savants reconnus ne l'a cité dans ses sermons. [...]

On m'accusa aussi de permettre la révolte contre les gouvernants, et cela pour la simple raison que je ne les citais pas dans le sermon.

Or citer les gouvernants durant le prêche est une innovation, qu'aucun prédecesseur ne pratiquait.

On m'accusa aussi d'extrêmisme et de rechercher la difficulté dans la religion, et ce en raison du fait que je me contente - lorsque je réponds aux questions et émets des fatwas - de suivre les avis reconnus du Madhhab [3] sans en diverger, alors que de leur côté, ils se permettent de le transgresser et émettent des fatwas qui facilitent la vie à la personne concernée et correspond à ses passions, même si c'est un avis marginal dans le madhhab ou dans un autre.

Or les Imâms parmi les savants sont contre ce genre de pratique. J'ai d'ailleurs approfondi cela dans l'ouvrage  Al Muwâfaqât.

On m'accusa aussi d'être un ennemi des alliés d'Allah [4], en raison du fait que j'ai exprimé mon animosité envers certains pauvres derviches innovateurs qui ont contredit la Sounna, s'auto-proclamant - selon eux - guides des hommes, et j'ai parlé en public de certains comportements de ces gens qui s'affilient aux soufis sans pour autant leur ressembler.

On m'accusa aussi de diverger des Ahl Sounna Wal Djamâ'ah (Les gens de la Sounna et du Groupe), et ces gens se basent sur le fait que le Groupe que le Prophète nous a ordonné de suivre - qui est le Groupe Sauvé - est la masse des musulmans, alors qu'ils n'ont pas compris que le Groupe est la voie du Prophète (صلى الله عليه وسلم), des Compagnons et ceux qui les ont suivis avec perfection. Et cela nous le clarifierons plus tard.

Or ils ont menti sur tous ces points et ont trompé les gens, mais la louange revient à Allah quelle que soit la situation.

J'étais donc dans une situation qui ressemblait à la situation du très connu Imâm Abdurrahmân Ibn Battah Al Hâfidh, avec les gens de son époque lorsqu'il dit :

« Je m'étonnerais toujours des différentes situations que j'ai vécues durant mes voyages et mes haltes, que ce soit avec mes proches ou autres, avec ceux qui me connaissent ou non.

En effet, je me suis rendu compte - que ce soit à la Mecque, dans le Khurâsân ou en tout autre endroit - que toute personne que je rencontrais était ou bien une alliée ou une ennemie, qui m'appelaient à suivre ses dires, à croire ses paroles et à témoigner en sa faveur.

Si donc je reconnaissais la véracité de ses dires et lui accordais mon approbation - comme le font les gens aujourd'hui - la personne me considérait comme un allié.

Si par contre, je m'opposais à une seule lettre de son discours ou à un seul de ses actes, elle me considérait comme un ennemi.

Si j'affirmais que le Coran et la Sounna était en contradiction avec une de ses paroles, elle me disait : « Tu es un Khâridjite ! ».

Si je lui lisais un hadith parlant du Tawhîd (Unicité de Dieu), elle me disait : « Tu es un Mushabbih (Antropomorphiste) ! ».

Si c'était au sujet de la vision d'Allah (par les croyants au Paradis), elle me disait : « Tu es un Sâlimî ! ».

Si c'était au sujet de la foi (Imâne), elle me disait : « Tu es un Murdjî ! ».

Si c'était au sujet des actes, elle me disait : « Tu es un Qadarî ! ».

Si c'était au sujet de la connaissance, elle me disait : "Tu es un Karrâmî ! ».

Si c'était au sujet des mérites de Abû Bakr et 'Umar, elle me disait :« Tu es un Nâsibî ! ».

Si c'était au sujet des mérites de la famille du Prophète, elle me disait : « Tu es un Râfidî ! ».

Si je me taisais au sujet de l'explication d'un verset ou d'un hadith en me contentant de répondre par leur sens apparent, elle me disait : « Tu es un Dhâhirî !".

Si je répondais d'une autre façon, elle me disait :« Tu es un Bâtinî !".

Si je répondais par un sens métaphorique (Ta'wîl), elle me disait : « Tu es un Ash'arî ! ».

Si je reniais leur sens, elle me disait : « Tu es un Mu'tazilî ! ».

Si c'était au sujet des Sounnas de la prière comme la lecture du Coran (après la Fâtihah), elle me disait : « Tu es un Shâfi'i ! ».

Si c'était au sujet de l'invocation du Qunût, elle me disait : « Tu es un Hanafî ! ».

Si c'était au sujet du Coran, elle me disait : « Tu es un Hanbalî ! ».

Et si je mentionnais l'avis le plus juste parmi les différentes opinions - car il n'y a pas de complaisance au sujet des règles religieuses et du hadith - ces personnes me disent : tu as rabaissé leur rang élevé.

Et plus étonnant encore est que ces gens - en fonction de ce qu'ils lisent des hadiths du prophète (
صلى الله عليه وسلم) - me cataloguent suivant leurs passions.

Et si j'approuve certains d'entre eux, les autres me considèreront comme ennemi.

Et si je me montre complaisant envers eux tous, je provoquerai la colère d'Allah - Béni et Elevé soit Il- or ces gens ne me seront d'aucun secours auprès d'Allah.

Bref, je m'agripperai toujours au Coran et à la Sounna, et je demande pardon à Allah en dehors duquel nul n'est digne d'être adoré, et Il est le Pardonneur, le Miséricordieux. »


Fin de citation.

Et c'est comme si l'Imâm - qu'Allah lui fasse miséricorde - avait parlé au nom de tout un chacun.

Car il est très rare de trouver un savant célèbre ou un homme pieux et reconnu sans qu'il n'ait été accusé de ces choses ou de certaines d'entre elles.

Car très souvent, les passions interviennent dans l'opinion de la personne en désaccord.

D'ailleurs la cause principale de la divergence par rapport à la Sounna est sa méconnaissance et la passion débordante que l'on suit jusqu'à accuser celui qui s'efforce de suivre la Sounna de ne pas en faire partie, et de s'acharner sur lui et ses actes jusqu'à l'affilier à ce que nous avons cité.

Il a d'ailleurs été rapporté du chef des adorateurs - après les Compagnons - Uwaïs El Qarnî qu'il a dit : 

« L'injonction du bien et la réprobation du mal ne laissent aucun ami au croyant.
Nous leur enjoignons le bien et les voilà qui insultent notre honneur en s'aidant pour cela d'alliés parmi les pervers, au point où - par Allah - je fus accusé de choses immondes.
Mais je jure par Allah que je ne manquerai jamais de clamer la vérité parmi eux. »


[1] NdT : par les anges scribes.
[2] NdT : relatif au Chiisme Imâmites.
[3] NdT : Ecole de jurisprudence.
[4] NdT : Awliyâ Allah, saints ou élus.

 

Extrait de son ouvrage monumental "Al I'tisâm" (traitant de l'innovation religieuse, ses bases, ses subdivisions, ses conséquences, etc...)
Traduit et publié par sounna.com

 

Imam Abou Ishaq Ach Chatibi - الإمام أبو إسحاق الشاطبي

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