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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 14:33
Les salafis sont trop durs !? (audio-vidéo)

 

Question :

 

Une question concernant la prédication shaykh.

 

La douceur, la tolérance et la gentillesse font partie de la sunna du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).

 

L’utilisation de la douceur est-elle obligatoire dans la prédication ou simplement recommandée ?

 

Réponse :

 

Cela est obligatoire.

 

Question :

 

Ma question a un but… Il est connu des salafis, dans toute leur diversité, et cela peut s’avérer exact, qu’ils sont durs et font preuve de peu de douceur, et qu’ils sont durs dans la propagation de la prédication.

 

Etes-vous d’avis que cela est exact, car c’est là mon avis, et quel est votre commentaire ?

 

Réponse :

 

Premièrement, j’ai une remarque sur tes propos, lorsque tu dis : « et cela peut s’avérer exact », n’est-ce pas ?

 

(l’interlocuteur change ses propos)

 

…Non, au départ tu as dit : « et cela peut s’avérer exact », c’est-à-dire ce que l’on dit d’eux concernant la dureté… C’est ce que tu as dit ?

 

D’accord.

 

Ma remarque est que je me tourne vers nos frères lorsqu’ils utilisent de tels propos, et nous disons que ce sont là des propos de politiciens qu’ils peuvent ne pas viser, mais la langue indique ce qu’il y a dans le cœur.

 

Ainsi, lorsque quelqu’un dit « il se peut que ce soit ainsi », on peut y opposer « il se peut que ce ne soit pas ainsi » ; N’est-ce pas ?

 

D’accord, maintenant il y a deux points dans ta question (qu’il faut traiter) et ensuite nous répondrons à la question.

 

Premièrement : es-tu sûr de ce qu’on dit des salafis : qu’ils n’ont aucune douceur mais uniquement de la dureté qui est leur flambeau et la voie qu’ils suivent.

 

Es-tu sûr de cela ?

 

Et c’est toi qui m’a ouvert la porte à cette question, car tu as dit : « et cela peut être exact. »

 

Question :

 

Je m’excuse pour avoir dit « et cela peut être exact », c’est une faute.

 

Réponse :

 

D’accord, donc écoutons la question posée correctement.

 

Question :

 

Je recommence ?

 

Réponse :

 

Non tu ne recommences pas, sinon pourquoi te serais-tu excusé, mais tu reposes ta question correctement, sans dire « et cela peut être exact ».

 

Est-ce clair ?

 

Vas-y.

 

Réponse :

 

Vous avez montré que l’utilisation de la douceur, de la tolérance et de la gentillesse est obligatoire dans la prédication.

 

Et ma question concerne la prédication et non les individus.

 

Vous avez montré qu’il faut être doux avec les gens et ceux auxquels on s’adresse dans la prédication.

 

Les salafis sont connus, d’après moi, pour la dureté et le peu de douceur dans la prédication.

 

C’est là mon avis.

 

Réponse :

 

D’accord.

 

Tu fais partie d’eux ?

 

Question :

 

Je l’espère.
 

Réponse :

 

Tu fais partie d’eux, donc tu es salafi (tu suis le Coran et la Sunna avec la compréhension des pieux prédécesseurs).

 

Tu fais partie de ces salafis sévères ?
 

Question :

 

Je ne veux pas témoigner de ma piété…

 

Je veux parler de ce qui est mon caractère dominant…
 

Réponse :

 

Il ne s’agit pas de témoigner de sa piété, mais de montrer ce qui est réellement.

 

Tu poses cette question pour conseiller, et lorsque je te demande si tu comptes parmi ces salafis sévères, il n’est nullement question de témoigner de sa piété, car tu veux uniquement montrer ce qui existe réellement.

 

Par exemple, si tu me posais cette question, je te répondrais : je ne pense pas être sévère, mais cela ne veut pas dire que je témoigne de ma piété, car j’informe de ce que je suis.

 

Donc réfléchis à cette question. (la conversation cesse car le shaykh répond au téléphone puis revient à son interlocuteur)

 

Tu as compris la question ?
 

Question :

 

Oui et ma réponse est similaire à la vôtre.
 

Réponse :

 

Donc nous ne pouvons pas dire de manière générale que les salafis sont sévères, mais ce qui est juste est de dire : certains d’entre eux sont sévères.

 

C’est clair jusque là ?

 

Ainsi, nous disons que certains salafis ont un comportement dur, mais est-ce là un attribut spécifique aux salafis ?
 

Question :

 

Non.
 

Réponse :

 

-Premièrement : Alors quelle est l’utilité et le but de ce genre de question ?

-Deuxièmement : Cette douceur dont nous disons qu’elle est obligatoire, doit-elle être utilisée en tout moment et en toute situation ?
 

Question :

 

Non.

 

Réponse :

 

Donc, nous pouvons en conclure qu’il ne t’est pas permis, à toi ainsi qu’à d’autres, de décrire un ensemble de gens par un attribut et de l’appliquer à chacun d’entre eux.

 

Deuxièmement, il ne t’est pas permis d’appliquer cela à un individu musulman, qu’il soit salafi ou khalafi (il ne suit pas la voie des salafs), sauf en des cas précis.

 

Ceci, tant que nous sommes d’accord que la douceur n’est pas légiférée en toute situation. Nous voyons ainsi qu’il est arrivé au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) de faire preuve d’une dureté qui, si elle avait été employée par les salafis de nos jours, les gens leur auraient adressé les plus grands reproches.

 

Peut être connais-tu l’histoire de Abû Sanâbil ?

 

Une femme perdit son mari alors qu’elle était enceinte.

 

Elle accoucha et on lui rapporta du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) que la période de viduité de la femme enceinte qui perd son mari prend fin lorsqu’elle donne naissance à son enfant.

 

On dit donc dans ce hadith rapporté par Al-Bukhârî, qu’après avoir accouché, elle se montra aux prétendants en s’embellissant et en mettant du Kohl.

 

Abû Sanâbil la vit, et il l’avait demandé en mariage mais elle l’avait refusé, et il lui dit : « Cela ne t’est permis qu’après le délais de veuvage » qui est la règle des quatre mois et dix jours.

 

Il apparaît que c’était une femme qui portait une grande attention à sa religion, donc elle revêtit son jilbab et se rendit chez le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) pour lui rapporter les propos de Abû Sanâbil.

 

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lui répondit : « Abû Sanâbil a menti ! »

 

Est-ce là de la dureté ou de la douceur ?

 

Question :

 

De la dureté.

 

Réponse :

 

De qui émane-t-elle ?

 

Du « Père de la douceur », (car Allah dit) (traduction rapprochée):

 

« Mais si tu avais été rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de toi. »

 

Donc la douceur n’est pas une règle exclusive, mais au contraire le musulman doit mettre la dureté à sa place et la douceur à sa place.

 

De même, comme il est rapporté dans le Musnad de l’imam Ahmad, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) prononça un sermon et un homme se leva et dit :

 

« Ce qu’Allah et toi avaient voulu. »

 

Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) lui répondit :

 

« Fais-tu de moi un égal à Allah ? Dis simplement : ce qu’Allah a voulu. »

 

Est-ce là de la dureté ou de la douceur ?
 

Question :

 

C’est le comportement du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).
 

Réponse :

 

C’est-à-dire ?

 

Je considère cela comme une biaiserie car tu ne m’as pas répondu comme la première fois.

 

Lorsque le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Abû Sanâbil a menti ! » et que je t’ai demandé : Est-ce là de la dureté ou de la douceur ?

 

Tu as répondu : C’est de la dureté.

 

Et dans ce deuxième cas ?

 

Question :

 

Là il ne fait qu’exposer une chose.
 

Réponse :

 

Gloire et pureté à Allah !

 

Tu biaises !

 

Je ne te demande pas s’il expose une chose ou pas, mais est-ce de la dureté ou de la douceur ?

 

Pourquoi réponds-tu d’une manière différente ?

 

Auparavant, tu ne m’as pas dit : il ne fait qu’exposer une chose lorsqu’il dit : « Abû Sanâbil a menti » alors qu’il expose là aussi une chose, mais cela a-t-il été fait de manière douce ou sévère ?

 

Et tu m’as répondu naturellement : avec dureté.

 

Alors pourquoi changes-tu dans la deuxième question ?
 

Question :

 

Là il n’a pas dit : C’est un menteur, mais seulement « Fais-tu de moi un égal à Allah ? »
 

Réponse :

 

Allahu Akbar !

 

C’est une réprobation encore plus sévère !

 

(un homme de l’assistance ajoute : il a également dit : « quel mauvais orateur tu es ! »)

 

Oui dans un autre contexte, tu te souviens du hadith, un homme dit :

 

«Celui qui obéit à Allah et Son messager est bien guidé, et celui qui leur désobéit s’est égaré.»

 

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lui répondit : « Quel mauvais orateur tu es ! »

 

Est-ce là de la dureté ou de la douceur ?

 

Maintenant que nous sommes d’accord qu’il n’y a pas de règle exclusive en toute situation : toujours de la douceur, ou toujours de la dureté, nous voyons qu’une fois l’un s’applique et une fois l’autre s’applique.

 

Lorsqu’on accuse l’ensemble des salafis d’être durs, ne vois-tu pas que les salafis, en comparaison de toutes les voies, tous les groupes et partis, sont ceux qui s’attachent le plus à connaître les règles religieuses et à y appeler les gens ?

 

Question :

 

Aucun doute sur cela.
 

Réponse :

 

En raison de cet intérêt qui dépasse celui des autres groupes, ces derniers considèrent le commandement du bien et l’interdiction du mal comme une dureté, même s’ils sont accompagnés de douceur.

 

Certains d’entre eux disent que l’époque ne prête pas à cela, d’autres encore ont transgressé et dépassé les limites en disant qu’étudier le Tawhid divisait les rangs des musulmans de nos jours.

 

Donc nous sommes parvenus à cette conclusion disant que c’est une question qui concerne les individus.

 

Par exemple, quelqu’un qui n’a pas trop de motivation à l’étude de la religion et de ses ramifications, qu’ils nomment « épluchures » ou « choses secondaires », nomme (le fait d’être attaché à sa religion) dureté qui ne convient pas, même si cela est fait avec bon comportement.

 

Il ne t’es pas permis, alors que tu es salafi comme nous, de propager, même parmi ce petit nombre, l’idée que les salafis sont sévères, car nous sommes d’accord que seuls certains d’entre eux le sont.

 

Même parmi les Compagnons certains étaient doux et d’autres plus sévères.

 

Peut être connais-tu l’histoire de ce bédouin qui voulut uriner dans la mosquée, qu’ont voulu faire les Compagnons ?

 

Ils ont voulu le frapper.

 

Est-ce là de la douceur ou de la dureté ?

 

Mais que leur a dit le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) ?

 

« Laissez-le. »

 

Ainsi, seuls peu de gens peuvent être préservés de la dureté.

 

Mais la vérité est que la prédication doit être faite à la base avec sagesse et bonne exhortation, et fait partie de la sagesse de mettre la douceur à sa place et la dureté à sa place.

 

Et je ne pense pas qu’il soit juste de décrire le meilleur des groupes qui s’est distingué par son attachement au Coran, à la Sunna et à la voie des pieux prédécesseurs, par la dureté.

 

Quant à dire que certains d’entre eux sont durs, qui peut dire le contraire, mais comment pourrait-il en être autrement alors que même parmi les Compagnons, certains ont fait preuve de dureté là où cela ne convenait pas, alors que dire des gens venus après eux comme nous.

 

Ensuite, si nous parlons d’un individu en particulier, plein de douceur et de gentillesse, est-il préservé de faire preuve de dureté là où cela ne convient pas ?
 

Question :

 

Non, jamais.
 

Réponse :

 

Donc puisqu’il en est ainsi, tout ce que nous pouvons faire est de nous conseiller.

 

Si nous voyons quelqu’un parler, exhorter et conseiller avec dureté là où cela ne convient pas, nous lui adressons un rappel.

 

Mais il se peut qu’il ait une raison d’agir ainsi.

 

S’il se rappelle et cesse, qu’Allah le récompense par un bien, et si il a une raison d’agir ainsi, nous écoutons ce qu’il a à dire, et c’est tout.
 

Question :

 

Beaucoup parmi les salafis font usage de la dureté et pas de la douceur.

 

Ils font preuve de dureté là où cela ne convient pas et ne font pas preuve de douceur là où il conviendrait de le faire.

 

Et ils ne sont pas peu nombreux.

 

Nous disons que tous les groupes le font, mais eux ne sont pas peu nombreux.

 

Nous ne voulons pas comparer les salafis aux autres groupes, je ne m’intéresse pas à ce que font les autres groupes, ce qui m’intéresse est ce que font les salafis.

 

De nombreux salafis obstruent le chemin de la salafya par leur comportement envers les gens.

 

Ce que j’ai voulu par ma question que le frère Muhammad enregistre est que vous adressiez un conseil à ceux qui ont été touchés par l’usage de la dureté et l’étroitesse de la poitrine, c’est là le but de la question.
 

Réponse :

 

Qu’Allah t’accorde Sa bénédiction, il ne m’appartient pas d’adresser un conseil aux salafis, et à d’autres, alors que tous connaissent le verset que nous avons cité (traduction rapprochée) :

 

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle les gens au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. »

 

Et ils lisent plus que d’autres ce hadith de ‘Â’ishah, lorsqu’un juif vint et dit en saluant le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et en masquant sa parole :

 

« Que la mort (As-Sâm) soit sur toi. »

 

‘A’ishah entendit ce salut masqué et se mit en colère derrière la tenture au point qu’elle faillit tomber comme cela est rapporté dans le hadith.

 

Et elle répondit :

 

« Et que la mort, la malédiction et la colère d’Allah soit sur toi, frère des singes et des porcs. », alors que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) ne dit rien de plus que « Et sur toi de même ».

 

Lorsque le juif sortit de chez le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), il reprocha à ‘Â’ishah ce qu’elle avait fait et lui dit :

 

« Ô ‘Â’ishah ! Rien n’est accompagné de douceur sans être embelli, et rien n’est accompagné de violence sans être enlaidi. »

Elle dit : « Ô Messager d’Allah ! N’as-tu pas entendu ce qu’il a dit ? »

Et il lui répondit : « Et n’as-tu pas entendu ce que je lui ai répondu ? »

 

Donc même ‘Â’ishah qui a été éduquée depuis sa plus tendre enfance dans la maison de la prophétie a tout de même fait usage de la dureté là où il convenait de faire preuve de douceur.

 

Alors que dire d’autres qu’elle, les salafis comme tu dis, qui n’ont pas été éduqué dans la maison de la prophétie.

 

Plus encore, je vais dire ici une parole qui est peut être parvenue à tes oreilles en écoutant une cassette enregistrant mes propos, ou non.

 

Je dis : que les fautes qui se produisent dans le monde musulman de nos jours viennent du fait que ces sociétés ne sont pas accompagnées d’éducation islamique, il n’y a plus d’éducation islamique aujourd’hui.

 

C’est pourquoi je crois que les effets de ce réveil scientifique vont perdurer très longtemps, jusqu’à ce qu’apparaissent ses effets éducatifs sur la génération qui naît aujourd’hui au sein de ce réveil islamique.

 

Ce ne sont la que des comportements et des conséquences, mais ces individus vivent sous la miséricorde d’Allah.

 

Certains sont proches et d’autres éloignés.

 

Ainsi d’un point de vue théorique et scientifique, personne ne te contredira sur le fait que la prédication doit se faire à la base avec douceur et bonne exhortation, mais ce qui importe est que cela soit appliqué.

 

Et cette application demande la présence d’un guide, d’un éducateur qui éduque des dizaines d’étudiants qui partiront eux aussi éduquer d’autres, et c’est de cette façon que se propage l’éducation islamique, petit à petit, par l’éducation de ces étudiants par ces guides.

 

Et nul doute que la situation est telle qu’Allah l’a exposée (traduction rapprochée) :

 

« Mais cette qualité n’est donnée qu’à ceux qui endurent et elle n’est donnée qu’au possesseur d’une grâce infinie. »

 

Et nous demandons à Allah qu’Il nous mette parmi la communauté du juste milieu, sans exagération et sans négligence.
 

Question :

 

Qu’Allah vous récompense par un bien.


Un frère dans l’assistance s’adresse au shaykh :

 

Parfois, le sunnite fait face à la transgression et l’orgueil des gens de l’innovation, de même qu’Allah a ordonné à Mûsâ d’agir avec douceur envers Pharaon, mais malgré tout il lui a dit (traduction rapprochée) :

 

« Ô Pharaon, je te vois voué à la perte. »

 

Shaykh, parfois à l’université il y avait des enseignants qui se moquaient de nous lorsque nous disions : « Le messager a dit », ils imitaient la prière des salafis, et d’autres choses dont on ne peut pas rire.

 

Et si quelqu’un perd patience et use avec eux de la force, ils disent que cela n’est pas légiféré.

 

Et j’ai bien aimé un exemple que j’ai entendu de vous shaykh :

 

« Le mur dit au clou : pourquoi me fends-tu ? Il répondit : demande à celui qui me frappe. »


(Abû Laylâ intervient) :

 

Une autre fois shaykh, nous débattions avec des membres de Hizb At-Tahrîr, et vous savez que ce qu’ils cherchent eux c’est de rétablir (avant tout) le Califat.

 

Nous, la louange est à Allah, nous y avons ajouté en premier lieu : la croyance authentique et l’Unicité d’Allah.

 

Lorsque nous avons commencé à débattre avec eux en débutant par les fondements religieux comme nous l’avons appris de vous.

 

Nous avons abordé la question des Noms et Attributs d’Allah, et un de leurs meneurs a dit : « Allons-nous passer la nuit à parler de Son doigt et Son pied ? »

 

Il s’est moqué des Attributs d’Allah.

 

Que devons-nous dire à ce genre de personne ?
 

Réponse :

 

Quoi qu’il en soit, nous demandons à Allah qu’Il nous accorde la sagesse qui consiste à mettre chaque chose à sa place.
 

Question :

 

Concernant aussi le sujet des funérailles, lorsqu’on dit à un compagnon : demande pardon pour ton frère, il répondit : qu’Allah ne lui pardonne pas !
 

Réponse :

 

Ces exemples sont très nombreux.

 

Notre frère Abû Abdallah nous rappelle un récit dans lequel on demanda à un compagnon (lors des funérailles), ‘Umar en l’occurrence : demande pardon pour untel, il dit : qu’Allah ne lui pardonne pas.

 

Toi, avant tout autre, si tu m’entendais dire cela, tu dirais que le shaykh est sévère.

 

Mais dans cette situation, ce qui pousse (le compagnon) à dire cela est la jalousie pour la religion d’Allah et cela l’amène à être dur dans ses propos.

 

Un autre qui n’a pas cette jalousie n’aura pas cette dureté et s’étonnera, comme dans cette expression connue chez nous en Syrie : « Quelle est cette dureté, Ô Messager d’Allah ? »

 

C’est une expression syrienne fausse, comme si cette dureté émanait du Prophète en visant bien sûr l’homme qui est en face d’eux.

 

Gloire et pureté à Allah !

 

Il faut étudier cette question sous tous ses angles, afin d’être juste.

 

De plus, me vient à l’esprit à l’instant qu’une des raisons de la propagation de cette accusation, s’il est juste que ce soit une accusation portée à l’encontre des salafis, est que tu sais que celui qui parle beaucoup fait beaucoup d’erreurs.

 

Ceux qui s’expriment sur les questions religieuses sont les salafis, donc ils doivent nécessairement commettre des erreurs en raison du grand nombre de leurs propos.

 

C’est pourquoi leurs erreurs apparaissent, et parmi lesquelles la dureté envers ceux qui ne se plongent pas dans ces questions.

 

Mais si on compare cette dureté avec tout ce qui émane d’eux comme conseils d’équité, de modération et de douceur, nous verrions comme pour ceux qui les ont précédé parmi les pieux prédécesseurs, avec à leur tête le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam), qu’il y a parfois de la dureté.

 

Mais nous ne pouvons pas dire de ces Compagnons qui ont fait usage de la dureté quelques fois, qu’ils sont sévères, mais qu’au contraire moi, toi et d’autres pouvons nous aussi tomber dans une certaine dureté.
 

Question :

 

Ce qui compte c’est le caractère prééminent, de la même manière que le caractère prééminent du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) était la douceur, bien qu’il ait dit : « Abû Sanâbîl a menti » ou « Fais-tu de moi un égal à Allah. » ou d’autres propos encore.
 

Réponse :

 

Oui.

 

Traduit et publié par les Salafis de l’Est

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Voie des pieux prédécesseurs - طريق السلف الصالح