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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 14:41
Les critères pour l'enseignement et la traduction (audio)

 

Question :

 

Ô noble cheikh !

 

Vous connaissez la situation des musulmans vivant dans les pays mécréants, que la majorité des jeunes là-bas sont non-arabophones et ne comprennent pas la langue arabe.

 

Donc, dans notre ville par exemple, un frère s'est mis à traduire les paroles des savants, tirées de leurs livres, pour [en faire profiter] à ses frères.

 

Ce sont des livres simples tels que "L'explication des trois fondements" de cheikh al-'Outheymine et d'autres livres.

 

Ceci lui a été reproché et il lui a été dit :

 

"Il est obligatoire que tu aies une recommandation (tazkiya) particulière provenant d'un grand savant, d'Arabie Saoudite par exemple (c'est-à-dire un savant salafi), [pour faire ce que tu fais]".

 

Quel est donc votre avis sur cela ?

 

Réponse :

 

Mon avis sur cela est que celui qui a appris une chose dans les sciences islamiques et le "fiqh", puis la maîtrise, il n'y a pas de mal à ce qu'il l'enseigne, ou plutôt il sera récompensé pour cela.

 

Il se peut même que ce soit une obligation pour lui d'enseigner la science qu'il possède.

 

Et le fait d'apporter une recommandation (tazkiya) n'est pas une condition, mais il faut regarder ce qu'il enseigne aux gens :

 

-S'il leur enseigne la vérité dans les règles religieuses en citant les preuves, eh bien c'est ceci qui est voulu, et le fait qu'il soit recommandé par un cheikh n'est pas une condition.

 

-Par contre, s'il se trompe - et il y a forcément des personnes qui réfuteront l'erreur -, alors il ne lui est pas permis d'enseigner aux gens des choses inexactes.

 

C'est ceci dont il est question !

 

Le Prophète (qu'Allah lui accorde salut et bénédiction) a dit :

 

"Transmettez de moi ne serait-ce qu'un verset".

 

Ceci est donc une preuve que celui qui possède un peu de science dont les gens ont besoin, il lui est obligatoire de la transmettre.

 

Et il n'est permis à personne d'obstruer son chemin, sauf s'il voit qu'il est en train d'égarer les gens, de parler sur Allah sans science, de faire des fatwas sans science et d'établir des règles sans science.

 

Dans ce cas, tout d'abord ceci ne lui est pas permis !

 

Et aussi, il n'est pas permis de se taire sur lui !

 

Mais on doit lui conseiller d'étudier jusqu'à ce qu'il acquière une part [suffisante] de science pour pouvoir ensuite enseigner.

 

On ne doit donc pas l'interdire alors qu'il est correct, de même qu'on ne doit pas l'approuver s'il est dans l'erreur !

 

Le questionneur :

 

Et s'il se contente de traduire les paroles des savants, sans rajouter ni diminuer ?

 

Le cheikh :

 

S'il rapporte les paroles des savants avec fidélité à la science, il n'y a pas de mal à cela !

 

Ceci est le procédé des étudiants en science : ils rapportent les paroles de leurs chouyoukhs et des prédécesseurs qui ont écrit des ouvrages et réuni les recueils de la Sunna.

 

Il rapporte leurs paroles mais avec fidélité à la science !

 

Aussi, il est bien qu'il étudie ce qu'il rapporte, de sorte que s'il est questionné [dessus], il pourra détailler la question ou le jugement religieux pour ne pas tomber dans une erreur.

 

Donc, celui qui rapporte des paroles doit bien comprendre ce qu'il rapporte ; car il est possible que la personne rapporte une chose soit en la modifiant, soit en commettant une faute, ou encore que cette chose soit une erreur, et à cause de cela un mal atteint les auditeurs.

 

C'est pourquoi il est également indispensable de bien comprendre ce que l'on rapporte !

 

Traduit par Souleyman Abou 'Ali al-Gwadeloupi

Fatwa tirée des questions-réponses dans l'explication du livre "Oussoul as-Sunna" de l'imam Ahmed ibn Hanbal (p.46-47).

 Publié par ahl-al-athar.com

 

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Méthodologie - المنهجية