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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 01:49
La traîne de la mariée et le salaire des chanteuses

Question :

 

Vous nous avez expliqués et montrés que le fait de laisser trainer son vêtement chez l’homme est strictement interdit, ceci est aussi valable pour la femme si cela est fait par vantardise…quel est donc, le jugement porté sur la robe de la mariée au long voile d’une longueur à peu prés équivalente à 3 m et qui traine derrière elle ?

 

Quel est également votre avis sur la somme d’argent versée pour les chanteuses lors du mariage [et leur présence] ?

 

Réponse :

 

En ce qui concerne la femme, la Sounna dans ce cas, c'est qu’elle relève son vêtement d’un empan [chibr] et qu’elle n’excède l’équivalent d’une coudée afin de dissimuler et ne rien laisser apparaître de ses pieds.

 

Si cela excède une coudée, alors cela devient blâmable pour la mariée et pour toute autre personne, ceci est interdit.

 

De plus, ceci n’est qu’une perte d’argent et contre toute justice dans l’achat de vêtements de valeur excessifs.

 

Il est recommandé de se vêtir modestement, il est inutile de s’embellir en investissant des sommes colossales, alors qu’on peut en faire bénéficier la communauté pour la bonne cause (religion) et ses besoins [matériels].

 

Pour ce qui est des chanteuses, il n’est pas autorisé de faire appel à leurs services en échange d’une forte somme d’argent.

 

Elles ne doivent fredonner que des chants appropriés, simples et prompts au cours de la soirée [du mariage] pour exprimer aux gens leur joie et leur gaité en désignant de ce fait l’endroit de la cérémonie [de l’événement], alors [dans ce cas] il n’y a aucun mal à cela.

 

Car le chant et les tambourins, sont autorisés au cours de la cérémonie de mariage, voir toléré si cela ne pousse pas à commettre un mal, et il est bien entendu que cela ne peut se faire qu’entres les femmes et pendant un court moment de la nuit [tout particulièrement] sans que cela ne se poursuivent en une veillée nocturne et se termine jusqu’au petit matin avec l’utilisation de hauts parleurs.

 

Les chants doivent comporter [des paroles] appropriés de sorte à honorer la mariée ou ses proches et honorer réellement le mari ou ce qui s’en rapproche, c'est-à-dire qui ne contiennent pas de mauvaises expressions.

 

Cela doit être exclusivement se dérouler entre les femmes et en aucun cas, un homme doit se trouver parmi elles, sans hauts parleurs et donc, [comme cela], alors il n’y a aucun mal à cela.

 

De sorte à être conforme à la tradition au temps du prophète صلى الله عليه وسلم et au temps de [ses] compagnons.


Par contre, le fait de se vanter [lors de la cérémonie] et montrer sa richesse par la présence de chanteuses [qui demandent beaucoup d’argent], est un acte blâmable et interdit.

 

C’est ainsi pour tout ce qui est blâmable car cela ne fait que causer du tord au gens et pousse à veiller la nuit entière et pour finir, rater la prière du fajr (du matin).

 

Ceci est donc blâmable et il faut absolument délaisser [ce genre d’acte].

 
Parmi les questions qui ont été posées à son excellence à la suite d’une conférence qu'il a donné à l'Université " Al Wafa Charity " à Riyad et publiées dans le journal " Al Jazira " n° 4210.
Source : Majmou' Fatawas et maqalat moutanayi'a - volume 21

Traduction rapprochée : Ibn Hamza 

 

الحكم على أمور مخالفة تحدث في ليلة الزفاف

تفضلتم وذكرتم أن إطالة الثوب بالنسبة للرجل محرم، وأيضا إذا كان بالنسبة للمرأة إذا كان تفاخرا فهو محرم.. فما رأيكم بفستان الفرح الذي تسحبه العروس وراءها بطول 3 أمتار تقريبا، وما رأيكم أيضا في الأموال التي تدفع للمطربات في الزفاف؟

أما ما يتعلق بالمرأة، فالسنة أن تضفي ثوبها شبرا، ولا تزيد على ذراع لأجل الستر وعدم إظهار القدمين، وأما الزيادة على ذراع فمنكر للعروس أو غيرها لا يجوز، وهذا إضاعة للأموال بغير حق في الملابس ذات الأثمان الغالية

فينبغي التوسط في الملابس، لا حاجة إلى ترصيعها بأشياء تهدر الأموال العظيمة، التي تنفع الأمة في دينها ودنياها

وأما ما يتعلق بالمطربات فلا يجوز إحضارهن بالأموال الغالية، أما المغنية التي تغني غناء معتادا بسيطا خفيفا في وقت من الليل لإظهار الفرح، وإظهار السرور، وإظهار العرس فلا بأس، فالغناء في العرس والدف في العرس أمر جائز، بل مستحب إذا كان لا يفضي إلى شر لكن بين النساء خاصة في وقت من الليل ثم ينتهي بغير سهر أو مكبر صوت، بل بالأغاني المعتادة التي بها مدح للعروس، ومدح للزوج بالحق، أو أهل العروس، أو ما أشبه ذلك من الكلمات التي ليس فيها شر، ويكون بين النساء خاصة ليس معهن أحد من الرجال، ويكون بغير مكبر، هذا لا بأس به. كالعادة المتبعة في عهد النبي صلى الله عليه وسلم، وعهد الصحابة

وأما التفاخر بالمطربات وبالأموال الجزيلة للمطربات فهذا منكر لا يجوز. وهكذا بالمكبرات؛ لأنه يحصل به إيذاء للناس، والسهر بالليل حتى تضيع صلاة الفجر، وهذا منكر يجب تركه

من ضمن الأسئلة الموجهة لسماحته بعد المحاضرة التي ألقاها في جمعية الوفاء الخيرية بالرياض، ونشر في جريدة (الجزيرة) العدد (4210) - مجموع فتاوى ومقالات متنوعة الجزء الحادي والعشرون

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Mariage - divorce - الزواج و الطلاق