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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 09:14
«Vous ne savez pas ce qu'il y a dans mon coeur !» (vidéo)

Question :

 

Ô Cheikh, il ya certaines paroles qui sont très répandues parmi nous en Amérique parmi les gens du commun des musulmans, et nous demandons votre avis et des commentaires à leur sujet. 

 

Première question :

 

Si une personne interdit le mal à quelqu'un, celui-ci répond :

 

"Vous ne savez pas ce qui est dans mon cœur", ou ils disent : "Qui êtes-vous pour me juger?"

 

Que dites-vous à ce sujet ?

 

Réponse :

 

Au nom d'Allah, toutes les louanges sont à Allah, et que la paix et les salutations soient sur l'Envoyé, comme une miséricorde pour l'humanité tout entière et sur Sa Famille et tous Ses Compagnons. Ensuite :

 

Donc, avant de répondre à cette question, je voudrais mentionner une chose lié à votre précédente parole lorsque vous avez dit : "Le noble Shaykh Ahmad ibn 'Umar Baazmool".

 

Je ne suis - puisse Allah vous récompenser - qu'un étudiant en science, et je ne suis pas dans les rangs des plus grands savants.

 

Cependant, ce n'est qu'à partir la bonne opinion que vous avez (me concernant), et liées à ce qui a été dit, que je voudrais que nos frères salafis à La Mecque, en Amérique et partout ailleurs, d'apprendre le fait de mettre les gens à leur place.

 

Ils ne doivent pas traiter les étudiants de science comme s'ils étaient au niveau des savants.

 

Donc, je suis un étudiant en science, et je demande à Allah - le Puissant et Majestueux - de m'aider à répondre à ce que vous demandez.

 

 

Je dis donc - qu'Allah vous bénisse - cette personne qui dit ce genre de chose, nous lui disons que "vous êtes dans l'erreur", car que le Prophète - salla Allahu alayhi wa sallam - a dit: 

 

" Quiconque constate un fait blâmable doit intervenir pour le corriger par la main, s’il n’est pas capable qu’il le fasse par la langue, s’il n’en est pas capable qu’il le désapprouve en son for intérieur, c’est là le degré le plus faible de la foi ". 

Hadîth sahîh, rapporté par Muslim (n°49), Abû Dâwûd (1140,4340), at-Tirmidhi (2172), an-Nasâ’î (8/111-112), Ibn Mâja (1275,4013), Ahmad (3/10-20-49-52-54-92), al Muttaqî dans « al kanz » (5524), Ibn ‘Abd al Barr dans « at-tamhîd » ( 10/260).

 

Le point dont nous nous référons dans le présent hadith est la parole du Prophète - salla Allahu alayhi wa sallam:

 

"Celui qui voit."

Donc le mal que l'on voit avec les yeux doit être arrêté à la main, et c'est si une personne a une autorité et qu'il a la capacité de le faire.

 

S'il n'est pas capable de l'arrêter avec sa main, il le fait avec sa langue.

 

Donc, il doit dire à la personne, "c'est une erreur", "Ceci est interdit", "c'est en opposition avec la vérité", etc

 

C'est la première chose. 

 

La deuxième chose est que la parole de cette personne : "Vous ne savez pas ce qui est dans mon cœur", nous disons simplement que Hassan al Basri - rahimahullah - a dit: 

 

"Al Iman (la foi) n'est pas la décoration extérieure, ni simplement l'espoir.

Au contraire, il est ce qui s'installe dans le cœur et ce qui est affirmé par des actions.

Celui qui avait de bonnes paroles et fait des actions pieuses, il sera acceptée de lui.

Mais celui qui parlait bien, mais a fait des actes mauvais, il ne sera pas acceptée de lui. " 

 

Donc, si vous avez en vous quelque chose de bon, mais que vos actes sont erronés, il se peut que ces erreurs sont prononcées contre vous. 

 

Puis, en troisième lieu, nous disons à ces personnes: nous n'avons pas été ordonné de se pencher sur ce qui est dans les cœurs des gens.

 

Nous n'avons pas été ordonné de demander aux gens, c'est ceci ou cela dans votre cœur?

 

Cependant, l'erreur qui a été faite est rejetée et clarifié.

 

La dernière chose est que nous vous rappelons le hadith du Prophète - salla Allahu alayhi wa sallam - dans lequel il dit: 

 

"En vérité, le discours le plus détesté d'Allah, le Puissant et Majestueux, c'est qu'un homme dit à un autre homme "craignez Allah," alors l'autre homme répond:  " Laissez-moi tranquille ! " 

[Dans une autre narration, il dit: " inquiet au sujet de votre propre personne." Al-Albany l'a authentifié dans Silsilatul-Ahaadeethis-Sahiha (2598).]

 

Ce qui est compris par cette parole, c'est qu'il demande à la personne de ne pas désapprouver ce qu'il fait.

 

Donc, je crains que cette parole (mentionnée dans la question) relève de ce hadith, ainsi serait en train d'essayer de rejeter ceux qui commandent le bien et interdisent le mal.

 

Et il est du devoir du muslim qui craint Allah, si un mal qu'il a commis soit réfuté, qu'il se rappel et prend exhortation, et qu'il délaisse ce mal, et d'arrêter complètement.

 

Question posée la nuit 9 Jumaad ath-Thaani correspondant au 30 Avril 2012 1433H.

Cheikh Ahmad Ibn 'Umar Bâzmoul - الشيخ أحمد بن عمر بازمول

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Péchés et repentir - الذنوب و التوبة