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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 20:26
Etranger dans son propre foyer... (audio)

إن الحمد لله، نحمدُه ونستعينه ونستغفره ونعوذُ بالله من شرورِ أنفسنا ومن سيئاتِ أعمالنا، من يهْدِ اللهُ فلا مضِلَّ له ومن يضلل فلا هادي له

 وأشهد أنْ لا إله إلا اللهُ وحده لا شريك له وأشهد أنَّ محمداً  عبدُه ورسولُه  صلى الله عليه وسلم و على آله وأصحابه أجمعين

أما بعد

 

Le calife 'Umar ibn 'Abd al 'Aziz رحمه الله تعالى est né autour de l'an 63 de l'Hégire et il est mort autour de l'an 99, il n'a vécu qu'une quarantaine d'années voir un peu moins.

 

Et ce calife était connu pour ses connaissances religieuses profondes, pour sa piété, pour son délaissement du luxe et des parures de cette vie d'ici-bas.

 

Il s'habillait de manière simple et vivait tel un ascète.

 

Il fut marié avec la fille de l'ancien calife, Fatima Bint 'Abdil Malik.

 

Et concernant le calife 'Umar ibn 'Abd al 'Aziz et bien de par sa sagesse, de par sa justice, sa droiture, il fut surnommé le cinquième calife bien guidé, et ceci nous montre à quel point il était aimé et respecté.

 

Et il est à noter qu'il était l'arrière petit fils du grand et illustre chef des croyants, le grand compagnon 'Umar ibn al Khattab رضي الله عنه, car la mère de 'Umar ibn 'Abd al 'Aziz qui s'appelait Leïla était la fille de 'Assim qui lui-même était le fils de 'Umar ibn al Khattab رضي الله عنه .

 

Ainsi le calife 'Umar ibn 'Abd al 'Aziz رحمه الله تعالى était l'arrière petit fils de 'Umar ibn al Khattab رضي الله عنه.

 

Et voici le récit d'un épisode de sa vie que nous explique le noble Cheikh Muhammad ibn hadi al Madkhali حفظه الله تعالى.

Un jour le calife 'Umar ibn 'Abd al 'Aziz entendit sa femme dire : "أراحَنا الله منك - Qu'Allâh nous repose de toi".

 

C'est bien là l'étrangeté la plus dure et la plus intense qui soit, le fait d'être étranger à sa propre famille, étranger dans sa propre maison, son propre foyer.

 

Lorsque la famille d'un homme s'oppose à la voie sur laquelle il chemine, la voie sur laquelle il se trouve ; Lorsque son épouse, ses enfants désapprouvent la voie sur laquelle il chemine.

 

Il ne trouve pas en eux d'aide pour atteindre la vérité et s'y maintenir, mais tout le contraire, ils sont pour lui un poids, un obstacle.

 

Ainsi cet homme, 'Umar ibn 'Abd al 'Azi, a entendu son épouse Fatima Bint 'Abdil Malik tenir ce genre de parole : "أراحَنا الله منك - Qu'Allâh nous repose de toi".

Et il lui répondit : "آمين - Âmin", c'est-à-dire : "Ô Allâh accepte cette invocation"

 

Lui il était dans la voie droite, fidèle et conforme à la sunna de manière parfaite et complète comme l'a cité Al Foudhayl ibn iyadh.

 

'Umar ibn 'Abd al 'Aziz رحمه الله تعالى, qu'Allâh lui fasse miséricorde, craignait Allâh véritablement.

 

Il ne cessait de se remettre en question, de se rectifier, de se jauger et de se juger à la lumière de la législation divine, à la lumière du halal et du haram.

 

Il s'efforçait de contraindre son âme afin de demeurer sur la sunna.

 

Et il combattait également l'innovation religieuse, al bid'a, l'hérésie.

 

De même que ses adeptes, les adeptes de l'innovation religieuse, les hérétiques !

 

Ainsi, il confrontait et répliquait aux gens de l'innovation, comme il l'a fait avec les khawarijs et al-qadariya ; Et ses écrits, ses réfutations à ce sujet sont connus, comme ce qu'a rapporté Abou Daoud رحمه الله تعالى d'après Abi Bakr Ibn Abi Dassi' dans la réplique qu'il a écrite 'Umar ibn 'Abd al 'Aziz à ceux qui reniaient le destin, al qadariya.

 

C'était un moujahid, un combattant, et il défendait la sunna et combattait les gens de l'innovation et des passions.

 

De même qu'il s'opposait, qu'il combattait ceux de son clan parmi les Umara, parmi ceux qui avait une certaine responsabilité et du pouvoir, ceux qui suivaient leur mauvais penchant.

 

Il leur reprochait leur injustice et les rectifiait.

 

'Umar ibn 'Abd al 'Aziz رحمه الله تعالى s'efforçait d'agir dans le halal, dans le licite et ce constamment.

 

Il était calife, Amir al-mouminin, prince des croyantsn mais néanmoins il ne prenait des richesses que ce dont il avait besoin, uniquement, exclusivement et ceci déplaisait à ses proches, ceci déplaisait aux membres de son foyer, car eux ils voulaient vivre dans la richesse ; Ils étaient les enfants, l'épouse du calife, donc ils voulaient vivre dans une certaine richesse, une certaine opulence, un certain luxe, tels des rois.

 

Mais lui ce qu'il visait c'était la vie de roi, oui, mais dans l' au-delà, après la mort, fil akhira.


Aussi il ne prenait des richesses de l'état que ce qu'il lui était permis, uniquement et exclusivement ce dont il avait besoin, rien de plus et il interdisait aux membres de sa famille de prendre plus, et ceci leur déplaisaient.
 

Et la situation arriva donc au point où sa femme dit : "أراحَنا الله منك - Qu'Allâh nous repose de toi".

Il répondit : "آمين - Âmin", c'est-à-dire : "Ô Allah accepte cette invocation".

 

Tout comme vous demandez à Allâh qu'il vous repose de moi, et bien je vois qu'il y a en cela un repos pour moi également ; Aussi, je Lui demande qu'Il me repose de vous.

 

Lorsque la personne en arrive à cette extrémité, que la situation arrive à ce point, que reste t-il de cette vie en vérité ?

 

Que reste t-il du bonheur dans le foyer en vérité ?

 

Et on demande à Allâh qu'Il nous préserve et qu'Il nous accorde la quiétude, la sécurité. 

 

Lorsqu'on arrive à un point où l'épouse demande à Allâh de la reposer de son mari... Et ces choses sont présentes, bel et bien présentes à notre époque chez ceux à qui Allâh n'a pas accordé la réussite.

 

Certaines épouses disent à leur mari, certains enfants disent à leur père : "Tu es trop dur, trop sévère, tu es vieux jeu, tu es dépassé, tu es le vestige d'une époque ancienne, tu fais partie de l'âge de pierre, regarde untel ou untel parmi les prêcheurs, parmi les gens de sciences, regarde ils passent à la télévision, regarde la vie qu'ils ont, la vie qu'ils mènent eux et leur famille, regarde leur maison, toi tous ce que tu connais c'est : "Ceci est haram, ceci est haram..."", etc... 

 

Ces choses sont présentes et beaucoup d'entre vous connaissent cela... Et beaucoup d'entre vous connaissent cela.

 

(Le Cheikh continu en pleurant)

 

Les membres de la famille, eux, ne regardent et ne considèrent que cette dounya, que cette vie d'ici-bas et ce qu'elle contient.

 

Ils sont les plus proche de toi, ceux qui te connaissent le mieux, mais tout ce qu'ils veulent c'est cette dounya, cette vie d'ici bas...

 

Ils ne prennent pas en considération ce que toi tu vois comme étant important, ceci n'effleure pas leur imagination.

 

Toi en vérité tu as peur pour leur devenir dans l'au-delà, mais eux ne voient pas ces choses là, c'est pour cela qu'ils te font ce genre de reproches et ils sont tel un obstacle pour toi !

 

Et lorsque la situation en arrive à ce point alors comme a dit 'Umar Ibnou 'Abdelaziz : "آمين - Âmin", Qu'Allâh vous repose de moi et que moi aussi Il me repose de vous.

 

Et véritablement ces choses sont présentes dans beaucoup de familles...

 

Et Allâh nous dit dans Son noble Livre :

 

 وَإِن تُطِعْ أَكْثَرَ مَن فِي الْأَرْضِ يُضِلُّوكَ عَن سَبِيلِ اللَّهِ ۚ إِن يَتَّبِعُونَ إِلَّا الظَّنَّ وَإِنْ هُمْ إِلَّا يَخْرُصُونَ - سورة الأنعام ، ١١٦

 

(traduction rapprochée)

 

"Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur terre ils t'égareront du sentier d'Allah, ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges" (Sourate 6, verset 116)

 

Et Allâh dit également dans son noble Livre :

 

 أَنَّمَا أَمْوَالُكُمْ وَأَوْلَادُكُمْ فِتْنَةٌ وَأَنَّ اللَّهَ عِندَهُ أَجْرٌ عَظِيمٌ - سورة ٦٤, ١٥

 

(traduction rapprochée)

 

"Vos biens et vos enfants ne sont qu'une tentation, alors qu'auprès d'Allâh se trouve l'énorme récompense" (Sourate 64, verset 15)

 

Et Allâh nous dit également dans Son noble Livre:

 

 يَاأَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِنَّ مِنْ أَزْوَاجِكُمْ وَأَوْلَادِكُمْ عَدُوًّا لَكُمْ فَاحْذَرُوهُمْ وَإِنْ تَعْفُوا وَتَصْفَحُوا وَتَغْفِرُوا فَإِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَحِيمٌ

 

Il nous dit dans le sens rapproché de Sa parole divine :

 

"Ô vous qui avez la foi, vous avez de vos épouses et de vos enfants un ennemi, une tentation, donc prenez-y garde, et si vous les excusez, passez sur leurs fautes, pardonnez, sachez qu'Allâh et Pardonneur, Très Miséricordieux"

 

Ainsi Allâh te met en garde, mais en même temps Il t'ordonne de patienter, de pardonner.

 

Et véritablement l'étrangeté au sein du foyer, le caractère étranger de celui qui se cramponne à la sunna lorsque ceci atteint le degré familiale, lorsqu'il est étranger pour son propre foyer, étranger parmi les siens, étranger dans sa propre maison... Lorsque tu ne trouves aucune aide parmi les tiens, ni ton épouse, ni tes enfants.

 

Au contraire de cela, ils s'opposent à toi, assurément c'est une immense épreuve, une affliction et tu te dois de faire preuve de patience et implorer Allâh qu'Il t'accorde la fermeté. 

 

Nous demandons à Allâh qu'Il nous raffermisse ainsi que vous même sur la vérité, la voie droite, la voie de guidance, qu'Il nous accorde la clairvoyance, qu'Il illumine notre perception des choses Il est certes Noble et Généreux.

 

Et Ses éloges et Ses salutations bénies soient sur notre prophète Muhammad, sa famille et l'ensemble de ses compagnons.

 

وصلى االله على نبینا محمد وعلى آله وصحبه أجمعین و الحمد االله ربي العلمی

Traduction faite par Souleyman Abû Maryam 

Retranscrit par Umm Umar de l'équipe de retranscription du site Dourouss As Salafiyat

Publié par audio-sunnah.com

 

Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly - الشيخ محمد بن هادي المدخلي

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