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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 00:37
On dit que c'est l'arbre des jeunes mariés...

'Abd Allah Ibn Ma'mar Al Qaysia dit :

 

Une année, j'ai accompli le pèlerinage, puis je suis entré une nuit dans la mosquée de Médine, afin de rendre visite à la tombe du Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم.

 

Alors que j'étais assis, cette nuit, entre la tombe et la chaire, j'entendis des gémissements auxquels je tendis l'oreille.

 

[...]

 

Puis la voix cessa, et je ne sus d'où elle provenait.

 

Puis les pleurs et gémissement reprirent.

 

[...]

 

Je suis allé trouver l'origine des vers, et leur auteur ne s'en rendit compte qu'alors que j'étais assis à ses côtés, j'ai vu alors un jeune homme dans sa prime jeunesse, dont les pleurs avaient creusé deux sillons sur ses joues.

 

Je l'ai salué et il me dit : "Assieds-toi, qui es-tu ?"

 

"'Abd Allah Ibn Ma'mar al Qaysi".

 

"Désires-tu quelque chose ?"

 

"Oui j'étais assis dans le jardin (du paradis entre la chaire et l'appartement du Prophète صلى الله عليه وسلم) et ta voix m'a séduit.

Que mon âme te soit donné en rançon, que ressens-tu ?"

 

"Je suis 'Utbah Ibn Al Hubab Ibn Al Mundhir Ibn Al Jamuh Al Ansari.

 

Je me suis rendu un jour à la mosquée des coalisés, et j'y ai accompli la prière, puis je me suis éloigné non loin, et me suis trouvé face à des femmes qui venaient d'un pas léger, et au milieu desquelles se trouvait une jeune fille d'une beauté éblouissante et parfaite.

 

Elle s’arrêta devant moi et me dit : ""Ô 'Utbah ! Que dis-tu du fait d'aller vers celui qui cherche à venir vers toi ?"

Puis elle m'a laissé, elle est partie, et je n'ai plus jamais eu de nouvelles d'elle, et je n'ai pu retrouver sa trace.

Je suis, depuis, désemparé, et j'erre d'un endroit à l'autre"

 

Puis il cria et s'évanouit, puis il reprit conscience comme si ses pommettes étaient teintes au mémécyle, et il dit :


 أراكم بقلبي من بلاد بعيدة *** فيا هل تروني بالفؤاد على بعدي
 فؤادي وطرفي يأسفان على كم *** وعندكم روحي وذكركم عندي
 ولست ألذ العيش حتى أراكم  *** ولو كنت في الفردوس جنة الخلد

 

Je vous vois par mon cœur depuis des contrées lointaines

Me voyez-vous par le cœur, malgré mon éloignement?

Mon cœur et mon regard vous regrettent

Mon âme est auprès de vous, et votre souvenir auprès de moi

Je n’apprécierais la vie que lorsque je vous verrais

Même si je suis au Firdaws ou au Paradis éternel

 

Je lui dis : "Ô jeune homme ! Repens-toi auprès de ton Seigneur, et demande-Lui pardon pour ton péché, car les frayeurs de l'au-delà sont devant toi."

 

Je ne serais réconforté que "lorsque les deux tanneurs reviendront" (NDT : Expression qui désigne une chose perpétuelle, et qui a pour origine la disparition de deux hommes de 'Anazah partis chercher du tanin, et qui ne sont jamais revenu).

 

Je suis resté avec lui jusqu’à l’apparition de l'aube, et je lui ai dit : "Allons à la mosquée des coalisés, il se peut qu'Allah soulage ton affliction".

 

Il répondit : "Je l’espère, si Allah le veut, et par la bénédiction de ton apparition"

 

Nous sommes donc partis jusqu’à parvenir à la mosquée des coalisés, où j'ai entendu dire :


 يا للرجال ليوم الأربعاء أما *** ينفك يحدث لي بعد النهار طربا
 ما إن يزال غزال منه يقلقني *** يأتي إلى مسجد الأحزاب منتقبا
 يخبر الناس إن الأجر همته *** وما أنا طالبا للأجر محتسبا
 لو كان يبغي ثوابا ما أتى صلفا *** مضمخا بفتيت المسك مختضبا

 

Si seulement en ce mercredi les hommes

Ne s’étaient pas dispersé pour m'annoncer une réjouissance

Telle une gazelle pour laquelle je me consume d'amour

Et qui se rend à la mosquée des coalisés le visage voilé

Disant aux gens qu'il cherche la récompense

Mais il n'est pas venu pour chercher le bien et espérer la récompense

S'il désirait la récompense il ne serait pas venu en fanfaronnant

Enduit de miettes de musc et teint

 

Puis nous nous sommes assis jusqu’à accomplir la prière du Dhur, c'est alors que des femmes sont arrivés, mais la jeune fille n’était pas parmi elles.

 

Elles se sont arrêtées devant lui et lui ont dit : "Que dis-tu de celle qui cherche à te rejoindre et te rend mélancolique ?"

 

"Qu'en est-il d'elle?"

 

"Son père l'a prise et l'a emmené vers les contrées de Samâwah".

 

Je les ai interrogé concernant la jeune fille, et elles m’ont répondu : "Il s'agit de Rayyâ Bint Al Ghitrif As Sulami".  

 

'Utbah leva la tête vers elles et dit :


 خليلي ريا قد أجد بكورها *** وسارت إلى أرض السماوة وغيرها
 خليلي إني قد غشيت من البكى *** فهل عند غيري مقلة أستعيرها

 

Ma bien aimée Rayyâ m’a de nouveau devancé

Et sa caravane est partie vers les contrées de Samâwah

Ma bien aimée, mes pleurs m'ont fait perdre la vue

Puis-je emprunter des yeux à un autre ?

 

Je lui dis ; "Je suis venu avec beaucoup d'argent que je voulais donner aux pauvres qui ne mendient pas.

Par Allah, je le dépenserai pour toi, jusqu’à ce que tu sois satisfait et plus encore, alors allons à la mosquée des Ansâr".

 

Nous nous y sommes rendus, jusqu’à parvenir devant un groupe d'entre eux, je les ai salués et ils m'ont répondu de la meilleure manière.

 

Je leur dis : "Ô gens ! Que dites-vous de 'Utbah et de son père ?"

 

"Ils comptent parmi l'élite des arabes".

 

"Il a été frappé par un drame des passions, et je veux uniquement votre aide pour nous rendre à Samâwah".

 

"Nous sommes à ton service".

 

Nous nous mîmes en selle, jusqu’à parvenir aux demeures de la tribu de Sulaym.

 

On annonça à Al 'Itrif notre arrivée, et il vient vers nous pour nous accueillir.

 

Il dit : "Salut à vous, nobles gens".

 

"Toi de même, qu'Allah te salue, nous sommes tes hôtes".

 

"Vous êtes dans la plus généreuse des demeures. Ô gens de 'Ubayd installez ces gens".

 

On posa des tapis et coussins, on fit des sacrifices, mais nous dîmes : "Nous ne mangerons que lorsque tu auras répondu à notre requête".

 

"Quelle est-elle ?"

 

"Nous demandons ta noble fille en mariage pour 'Utbah Ibn Al Hubab Ibn Al Mundhir".

 

"La décision de celle que vous demandez en mariage lui appartient, je vais entrer et l'en informer".

 

Il entra en colère chez sa fille qui lui dit : "Ô père ! Qu'ai-je à voir la colère sur ton visage ?"

 

"Les Ansâr sont venus me trouver pour te demander en mariage".

 

"Ceux sont des gens nobles pour lesquels le Prophète صلى الله عليه وسلم a demandé pardon, qui me demande parmi eux ?"

 

"'Utbah Ibn Al Hubab".

 

"Par Allah j'ai entendu que 'Utbah respecte ses engagements, et qu'il atteint les objectifs qu'on lui fixe".

 

"J'ai juré que je ne te marierais jamais avec lui car on m'a rapporté que tu lui avais parlé".

 

"Cela n'est pas arrivé, mais puisque tu as prêtés serment, les Ansâr n'acceptent pas les refus déshonorant, refuse avec courtoisie".

 

"Comment ?"

 

"Demande une dot élevée, ainsi ils repartiront et n'accepteront pas".

 

"Tu as bien parlé".

 

Il sortit promptement et dit : "La jeune fille est d'accord, mais je demande une dot d'une valeur égale à ses semblables, alors qui s'en acquittera ?"

 

'AbdAllah Ibn Ma'mar dit : "Moi. Demande ce que tu veux."

 

"Mille mithqal d’or, cent vêtements d’étoffe, et cinq flacons d'ambre".

 

"Tu auras tout cela. Ai-je répondu à ta demande ?"

 

"Oui".

 

'Abd Allah dit : "J'ai envoyé un groupe de Ansâr à Médine, ils apportèrent tout ce qui avait été demandé, on fit le repas de noce, et nous sommes restés pour cela plusieurs jours".

 

Puis il dit : "Prenez votre jeune fille, et partez unis".

 

Il la plaça sur une litière accompagnée de trente bêtes chargées d’ustensiles et présents.

 

Nous fîmes nos adieux et nous mirent en route. 

 

Mais alors qu'il ne nous restait qu'une étape à parcourir pour arriver à Médine, nous vîmes arriver une troupe qui nous chargeait, que je pensais être de Sulaym.

 

'Utbah se lança contre eux, tua plusieurs hommes, en blessa d'autres, puis revint avec une blessure dont coulait le sang.

 

Il tomba à terre et s'évanouit sur sa joue.

 

La troupe s'éloigna, alors que 'Utbah était passé de vie à trepas.

 

Nous dimes : "Ô 'Utbah".

 

La jeune fille nous entendit, se jeta de la chamelle, poussa un cri de douleur et dit en vers :


 تصبرت لا أني ثبرت وإنما *** أعلل نفسي أنها بك لاحقة
 فلو أنصفت روحي لكانت إلى الردى *** أمامك من دون البرية سابقة
 فما أحد بعدي وبعدك منصف *** خليلا ولا نفس لنفس موافقة

 

J'ai enduré, sans patienter mais 

En donnant espoir à mon âme qu'elle te rejoindrait

Si mon âme était juste, elle t'aurait

Devancé dans la mort

Après toi et moi, personne ne sera un bien aimé juste

Et aucune âme ne sera en harmonie avec une autre

 

Puis elle hurla et passa de vie à trépas.

 

Nous leur avons creusé une seule tombe et les avons enterrés ensemble, puis je suis revenu à Médine où je suis resté sept ans.

 

Puis je suis parti vers le Hijaz et suis revenu à Médine.

 

Je me suis dit : "Par Allah, je vais visiter la tombe de 'Utbah".

 

Je me suis rendu sur la tombe et y ai trouvé un arbre couvert de bandeaux rouges et jaunes.

 

J'ai demandé aux habitants du lieu : "Que dit-on de cet arbre ?"

 

Ils répondirent : "On dit que c'est l'arbre des jeunes mariés".

 

Péchés et guérison - p303/306

 Publié par assalafiyat.blogspot.fr

 

شجرة العروسين

وقال عبد الله بن معمر القيسي: حججت سنة ثم دخلت مسجد المدينة لزيارة قبر النبي صلى الله على ه وسلم فبينما أنا جالس ذات ليلة بين القبر والمنبر إذا سمعت أنينا فأصغيت إليه فإذا هو يقول
 أشجاك نوح حمائم السدر  *** فأهجن منك بلابل الصدر
 أم عز نومك ذكر غانية  *** أهدت إليك وساوس الفكر
 يا ليلة طالت على دنف  *** يشكو السهاد وقلة الصبر
 أسلمت من تهوى لحر جوى  *** متوقد كتوقد الجمر
 فالبدر يشهد ومعناه كلف *** مغرم بحب شبيهة البدر
 ما كنت أحسبني أهيم بحبها ***  حتى بليت وكنت لا أدري

ثم انقطع الصوت فلم أدر من أين جاء وإذا به قد عاد البكاء والأنين ثم أنشد يقول
أشجاك من ريا خيال زائر *** والليل مسود الذوائب عاكر
واغتال مهجتك الهوى برسيسة *** واهتاج مقلتك الخيال الزائر
ناديت ريا والظلام كأنه ***  يم تلاطم فيه موج زاخر
والبدر يسري في السماء كأنه ***  ملك ترجل والنجوم عساكر
ترى به الجوزاء ترقص في الدجى *** رقص الحبيب علاه سكر طاهر
ا ليل طلت على محب ما له *** إلاّ الصباح مساعد وموازر
فأجابني: مت حتف أنفك واعلمن ***  أن الهوى لهو الهوان الحاضر

قال: وكنت ذهبت عند ابتدائه بالأبيات فلم يتنبه إلاّ وأنا عنده فرأيت شابا مقتبلا شبابه قد خرق الدمع في خده خرقين فسلمت عليه فقال: إجلس من أنت؟
 فقلت: عبد الله بن معمر القيسي
 قال: ألك حاجة؟
 قلت: نعم كنت جالسا في الروضة فما راعني إلاّ صوتك فبنفسي أفديك فما الذي تجده
 فقال: أنا عتبة بن الحباب بن المنذر بن الجموح الأنصاري غدوت يوما إلى مسجد الأحزاب فصليت فيه. ثم اعتزلت غير بعيد فإذا بنسوة قد أقبلن يتهادين مثل القطا وإذا في وسطهن جارية بديعة الجمال كاملة الملاحة وقالت: يا عتبة ما تقول في وصل من يطلب وصلك؟ ثم تركتني وذهبت فلم أسمع لها خبرا ولم أقف لها على أثر فإنا حيران أنتقل من مكان إلى مكان
 ثم صرخ وأكب مغشيا عليه ثم أفاق كأنما أصبغت وجنتاه بورس ثم أنشد يقول
 أراكم بقلبي من بلاد بعيدة *** فيا هل تروني بالفؤاد على بعدي
 فؤادي وطرفي يأسفان على كم *** وعندكم روحي وذكركم عندي
 ولست ألذ العيش حتى أراكم  *** ولو كنت في الفردوس جنة الخلد

 فقلت : يا ابن أخي تب إلى ربك واستغفره من ذنبك فبين يديك هول المطلع
 فقال: ما أنا بسائل حتى يذوب العارضان فلم أزل معه حتى طلع الصباح
 فقلت: قم بنا إلى مسجد الأحزاب فلعل الله إن يكشف كربتك
 فقال: أرجوا ذلك إن شاء الله ببركة طاعتك
فذهبنا حتى أتينا مسجد الأحزاب فسمعته يقول
 يا للرجال ليوم الأربعاء أما *** ينفك يحدث لي بعد النهار طربا
 ما إن يزال غزال منه يقلقني *** يأتي إلى مسجد الأحزاب منتقبا
 يخبر الناس إن الأجر همته *** وما أنا طالبا للأجر محتسبا
 لو كان يبغي ثوابا ما أتى صلفا *** مضمخا بفتيت المسك مختضبا

ثم جلسنا حتى صلينا الظهر فإذا بالنسوة قد أقبلن وليست الجارية فيهن فوقفن عليه وقلن له: يا عتبة ما ظنك بطالبة وصلك وكاشفة بالك
 قال: وما بالها ؟
 قلن: أخذها أبوها وارتحل بها إلى أرض السماوة
فسألتهن عن الجارية فقلن: هي ريا بنت الغطريف السلمي فرفع عتبة إليهن رأسه وقال
 خليلي ريا قد أجد بكورها *** وسارت إلى أرض السماوة وغيرها
 خليلي إني قد غشيت من البكى *** فهل عند غيري مقلة أستعيرها

فقلت له: إني قد وردت بمال جزيل أريد به أهل الستر ووالله لأبذلنه أمامك حتى تبلغ رضاك وفوق الرضاء فقم بنا إلى مسجد الأنصار فقمنا وسرنا حتى أشرفنا على ملأ منهم فسلمت فأحسنوا الرد فقلت: أيها الملأ ما تقولون في عتبة وأبيه قالوا: من سادات العرب قلت: فإنه قد رمى بداهية من الهوى وما أريد منكم إلاّ المساعدة إلى السماوة فقالوا: سمعا وطاعة
فركبنا وركب القوم معنا حتى أشرفنا على منازل بني سليم فأعلم الغطريف بنا فخرج مبادرا فاستقلبنا
 وقال: حييتم بالإكرام
 فقلنا: وأنت فحياك الله إنا لك أضياف
 فقال: نزلتم أكرم منزل
فنادى: يا معشر العبيد أنزلوا القوم ففرشت الأنطاع والنمارق وذبحت الذبائح
 فقلنا: لسنا بذائقي طعامك حتى تقضي حاجتنا
فقال: وما حاجتكم ؟
قلنا: نخطب عقليتك الكريمة لعتبة بن الحباب بن المنذر
 فقال: إن التي تخطبونها أمرها إلى نفسها وأنا أدخل أخبرها؟
 ثم دخل مغضبا على ابنته
 فقالت: يا أبت مالي أرى الغضب في وجهك
 فقال: قد ورد الأنصار يخطبونك مني
 فقالت: سادات كرام استغفر لهم الرسول صلى الله عليه وسلم فلمن الخطبة منهم؟
 قال: لعتبة
 قالت: والله لقد سمعت عن عتبة هذا إنه يفي بما وعد ويدرك إذا قصد
 فقال: أقسمت لأزوجنك إياه أبدا ولقد نمى إلى بعض حديثك معه
 فقالت: ما كان ذلك ولكن إذا أقسمت فإن الأنصار لا يردون ردا قبيحا فأحسن لهم الرد
 فقال: بأي شيء ؟
 قالت: اغلظ على هم المهر فإنهم قوم يرجعون ولا يحبون
 فقال: ما أحسن ما قلت
فخرج مبادرا على هم
 فقال: إن فتاة الحي قد أجابت ولكني أريد لها مهر مثلها فمن القائم به؟
 فقال عبد الله بن معمر: أنا فقل ما شئت
 فقال: ألف مثقال من ثوب من الأبراد وخمسة أكرسة من عنبر
 فقال عبد الله: لك ذلك كله فهل أجبت؟
 قال: نعم
قال: عبد الله فأنفذت نفرا من الأنصار إلى المدينة فأتوا بجميع ما طلب ثم صنعت الوليمة فقمنا على ذلك أياما ثم قال: خذوا فتاتكم وانصرفوا مصاحبين ثم حملها في هودج وجهز بثلاثين راحلة من المتاع والتحف فودعناه وسرنا حتى إذا بقي بيننا وبين المدينة مرحلة واحدة خرجت علينا خيل تريد الغارة أحسبها من سليم فحمل عليها عتبة فقتل منهم رجالا وجندل منهم آخرين ثم رجع وبه طعنة تفور دما فسقط إلى الأرض وأتانا نجدة فطردت الخيل عنا وقد قضى عتبة نحبه فقلنا: واعتبتاه فسمعتنا الجارية فألقت نفسها عن البعير وجعلت تصيح بحرقة وأنشدت
 تصبرت لا أني ثبرت وإنما *** أعلل نفسي أنها بك لاحقة
 فلو أنصفت روحي لكانت إلى الردى *** أمامك من دون البرية سابقة
 فما أحد بعدي وبعدك منصف *** خليلا ولا نفس لنفس موافقة

ثم شهقت وقضت نحبها فاحتفرنا لهما قبرا واحدا ودفناهما فيه ثم رجعت إلى المدينة فأقمت سبع سنين ثم ذهبت إلى الحجاز ووردت المدينة فقلت والله لآتين قبر عتبة أزوره فأتيت القبر فإذا عليه شجرة عليها عصائب حمر وصفر فقلت لأرباب المنزل: ما يقال لهذه الشجرة؟ قالوا شجرة العروسين

 روى الإمام ابن القيم في كتابه ” الداء والدواء ”  ص269 وما بعدها ط1 ، دار الكتب العلمية ، بيروت 1405هـ / 1985 م

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Poèmes islamiques - قصائد الإسلامي