La langue arabe est l’essence même de l'islam et son apprentissage est une obligation religieuse

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La langue arabe est l’essence même de l'islam et son apprentissage est une obligation religieuse

...Sachez que le fait d’être habitué à s’exprimer dans une langue par accoutumance agit avec une grande influence sur notre cerveau et sur notre comportement mais également sur notre pratique de la religion de façon évidente

 

Il en résulte, de ce fait, la recherche d’une certaine identité vis-à-vis du «tronc» de cette communauté qui sont [les premières générations] d’entres les Compagnons et ceux qui les ont suivi. 

 

Ce rapport ne fera qu’améliorer notre raisonnement, la pratique de la religion et notre comportement. 

 

De plus, la langue arabe est l’essence même de l'Islam et son apprentissage est une obligation religieuse.

 

En effet, la compréhension du Coran et de la Sounna est obligatoire et cela n’est possible qu’en ayant compris la langue arabe au préalable, c'est-à-dire que les moyens qui sont nécessaires pour accomplir ce devoir religieux deviennent eux aussi obligatoires. 

 

Il y a parmi ces obligations, celles qui sont propre à tout individu [fard 'ayan] et d'autres qui concernent la communauté [fard kifâya] et donc, si certaines personnes les accomplissent le reste en est exempté. 

 

C'est la signification de ce qu’a relaté Abou Bakr Ibn Abî Shaybah qui a dit :

 

«' Issa Ibn Younes nous a dit que Thawr a dit de 'Omar Ibn Yazid que 'Omar a écrit à Abou Moussa Al Ash'ari, qu’Allah l’agrée, pour lui dire :

 

"Apprenez la Sounna et apprenez l'arabe ; Analysez (grammaticalement) le Coran car il est en arabe". 

 

Selon un autre hadith rapporté par 'Omar, qu’Allah l’agrée, il a dit :

 

"Apprenez l'arabe car elle fait partie de votre religion, et apprenez les sciences de l'héritage car ceci fait partie de votre Religion". 

 

اقتضاء الصراط المستقيم 1/424

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وقال شيخ الإسلام ابن تيمية –رحمه الله

واعلم أن اعتياد اللغة يؤثر في العقل ، والخلق ، والدين تأثيرا قويا بينا، ويؤثر أيضا في مشابهة صدر هذه الأمة من الصحابة والتابعين، ومشابهتهم تزيد العقل والدين والخلق

وأيضا فإن نفس اللغة العربية من الدين ، ومعرفتها فرض واجب، فإن فهم الكتاب والسنة فرض، ولا يفهم إلا بفهم اللغة العربية، وما لا يتم الواجب إلا به فهو واجب

ثم منها ما هو واجب على الأعيان، ومنها ما هو واجب على الكفاية

وهذا معنى ما رواه أبو بكر بن أبي شيبة حدثنا عيسى بن يونس عن ثور عن عمر بن يزيد قال كتب عمر إلى أبي موسى الأشعري رضي الله عنه أما بعد

فتفقهوا في السنة وتفقهوا في العربية وأعربوا القرآن فإنه عربي

وفي حديث آخر عن عمر رضي الله عنه أنه قال

تعلموا العربية فإنها من دينكم وتعلموا الفرائض فإنها من دينكم

(اقتضاء الصراط المستقيم 1/424)

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Invocation après avoir fermé les yeux du mort - الدُّعاءُ عندَ إغماضِ المَيِّتِ (vidéo)

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Invocation après avoir fermé les yeux du mort - الدُّعاءُ عندَ إغماضِ المَيِّتِ (vidéo)

"Ô Seigneur ! Pardonne à untel [le nommer], élève son rang parmi les bien-guidés, procure-lui un successeur dans sa descendance, pardonne-nous et pardonne-lui, ô Seigneur et Maitre des mondes ! Elargis-lui sa tombe et remplis-la de lumière."

 

Allâhumma ghfir lahu (citer son nom) wa rfah darajatahu fî-l-mahdiyyîna, wa khlufhu fî haqibihi fî-l-ghâbirîna. Wa ghfir lanâ wa lahu, yâ rabba-l-hâlamîna, wa fsah lahu fî qabrihi wa nawwir lahu fîhi.

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

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Poser les chaussures à l'envers

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Poser les chaussures à l'envers

Question :

 

Certains hommes âgés disent qu'il n'est pas permis de poser les chaussures à l'envers, car elles font face à Allâh.

 

Ces paroles sont-elles vraies ?

 

Qu'Allâh vous rétribue.

 

Réponse :

 

Le fait de poser les chaussures à l'envers révèle de la malpropreté et est un acte réprouvé, car il se peut que celui qui porte les chaussures a foulé des saletés.

 

Qu'Allâh vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 3 de la Fatwa numéro ( 14468 )

(Numéro de la partie: 26, Numéro de la page: 303)

 Publié pa  alifta.com

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Aucune excuse pour celui qui s’est égaré tout en croyant qu’il a emprunté une bonne voie... !

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Aucune excuse pour celui qui s’est égaré tout en croyant qu’il a emprunté une bonne voie... !

‘Umar Ibn al-Khattâb رَضِي اللهُ عَنْهُ a dit :

 

«Il n’y a aucune excuse pour celui qui s’est égaré tout en croyant qu’il a emprunté une bonne voie, ni même pour celui qui a abandonné la bonne voie, en pensant que celle-ci est un égarement.

Certes les ordres (d'Allâh et de Son Prophète صلى الله عليه وسلم) ont été rendus clairs (al-Baynat), les preuves ont été authentifiées, l’excuse n’est plus valable.»

 

Charh as-Sounnah de l'imam al-Barbahari nº4- Al-Ibanah de ibn Battah nº162 - L'isnad est coupée.

Voir aussi As-Sounnah de l'imam al-Marouzi nº97 qui attribue un athar similaire à 'Umar ibn AbdelAziz

 Publié par citationssalafssalih.com

قَالَ عُمَرُ بْنُ الجَطَّابِ رَضِي اللهُ عَنْهُ

لَا عُذْرَ لِأَحَدٍ فِي ضَلَالَةٍ رَكِبَهَا حَسِبَهَا هُدًى. وَلَا هُدًى تَرَكَهُ حَسِبَهُ ضَلَالَةً، فَقَدْ بُيِّنَتِ الأُمُورُ وَثَبَتَتِ الحُجَّةُ وَانقَطَعَ العُذْرُ

شرح السنة للإمام البربهاري رقم 4 ـ الإبانة لابن بطة رقم 162 : وإسناده منقطع

وأخرج الإمام المروزي في السنة رقم 97 عن عمر بن عبد العزيز قال : لا عذر لأحد بعد السنة في ضلالة ركبها يحسب أنها هدى]ـ

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Conseil à tous ceux qui disposent d'une petite part dans la science‏

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Conseil à tous ceux qui disposent d'une petite part dans la science‏

La question :

 

Quel est votre conseil aux personnes qui accusent les étudiants en science salafis de fanatisme envers leurs machayikh du fait qu'ils acceptent les critiques de leurs machayikh vis à vis de certains contemporains qui contredisent la voie des pieux prédécesseurs ?

 

La réponse :

 

Mon conseil à ceux qui disposent d'une petite part dans la science est :

 

-qu'ils préservent leurs langues contre le fait de porter atteinte aux étudiants en sciences salafis,

 

-et contre le fait de manger leurs viandes avec des critiques blessantes comme le fait qu'ils les accusent de fanatisme bâtit sur le suivi aveugle et d'appartenir à un parti

 

Et qu'ils sachent que les étudiants en sciences ont :

 

-des machayikh de qui ils prennent la science,

 

-de qui ils apprennent les recommandations,

 

-et ils rapportent d'eux ce qu'ils ont appris chez eux parmi les règles de la législation et parmi les questions scientifiques car ils ont confiance en eux.

 

Et ceci est la coutume entre le savant et l'apprenti depuis l'envoi du Prophète Mohamed -salla Allah wa salama- jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

Et parmi les sujets qui font partie de la science que reçoivent les étudiants en sciences de leurs savants :

 

-la science de la critique et de l'éloge

 

-la connaissance de la sounna et de l'innovation

 

Et les étudiants en sciences propagent ce qu'ils ont su et maîtrisé sur les gens et ceci avec véracité et loyauté, avec narration et savoir.

 

Il est interdit à quiconque de leur dire : "vous êtes des fanatiques de vos machayikhs" quand ils rapportent de leurs machayikhs la critique des majrouhin (personnes critiquées) et l'éloge des dignes de confiance vertueux.

 

Et comme ceci quand ils ramènent des savants que certains des gens de la sounna ont évoqué des gens de l'innovation, ils ne doivent en rien être blâmé dans ceci.

 

Et ceci ne fait partie en rien du fanatisme blâmable.

 

Et il faut prendre prendre garde de manière appuyée contre le fait de critiquer celui qui détient la vérité sans aucune preuve rationnelle ou religieuse.

 

Al ajwiba al athariya 'an al massa'il al minhajiya (page106)

 Publié par daahwaassalafiyat.over-blog.com

 

 

لسؤال : ما نصيحتكم لمن يرمي طلبة العلم السلفيين بالتعصب لمشايخهم بسبب قبولهم لجرحهم لبعض المعاصرين من المخالفين لمنهج السلف؟

الجواب : نصيحتي لمن قلّ نصيبهم من العلم أن يحفظوا ألسنتهم من الوقوع في أعراض طلاّب العلم السلفيين ، وأكل لحومهم بالإنتقادات الجارحة ، كرميهم لهم بالتعصب الذميم القائم على التقليد الأعمى ، وعلى الانتماء ، وليعلم هؤلاء أن لطلاب العلم مشايخ يأخذون عنهم العلم ، ويحفظون وصاياهم ، ويروون عنهم ما حفظوه عنهم من أحكام الشرع ، ومسائل العلم الشرعي لثقتهم فيهم ، وذلك دأب العالم والمتعلم من يوم البعثة المحمدية إلى يوم القيامة ، ومن جملة مسائل العلم التي يتلقّاها طلاب العلم عن مشايخهم علم الجرح والتعديل ، ومعرفة السنة والبدعة ، وينشرون ما علموه وأتقنوه في الناس بصدق وأمانة ، ورواية ودراية ، فلا يجوز لأحد أن يقول لهم : أنتم متعصبون لمشايخكم ، عندما ينقلون عن مشايخهم جرح المجروحين وتعديل الأمناء العدول الصالحين ، وهكذا إذا نقلوا عنهم فذكر قوم من أهل السنة قوما من أهل البدع فلا تثريب عليهم في ذلك كله ، وليس من التعصب المذموم في شيء ، فالحذر الحذر من انتقاد المحقّ بدون برهان من عقل أو نقل

المصدر : الأجوبة الأثرية عن المسائل المنهجية 106

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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Retrousser son pantalon pour la prière s’il est en dessous des chevilles - حكم إسبال الثوب (audio-vidéo)

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Retrousser son pantalon pour la prière s’il est en dessous des chevilles - حكم إسبال الثوب (audio-vidéo)

Question :

 

Quel est le jugement sur le fait de lever ou de retrousser son pantalon pour la prière s’il est en dessous des chevilles ?

 

Réponse :

 

Obligatoire !

 

Si le pantalon ou le qamis ou le izar pend en dessous des chevilles, l’homme tombe dans un péché, et ceci n’est pas spécifique à la prière, mais plutôt, cela est général pour le temps.

 

Comme il apparait dans le hadith :

 

لا ينظر الله إلى رجل جر ثوبه خيلاء

 

«Allâh ne regardera pas celui qui laisse trainer son vêtement par arrogance».

 

Si une personne vient avec une tentative de rester neutre en disant : je ne laisse pas trainer mon vêtement par arrogance, mais plutôt, car c’est normal ou habituel, alors amenez-lui la preuve avec l’autre hadith, la parole du messager d’Allâh عليه الصلاة والسلام :

 

ما أسفل من الكعبين ففي النار

 

«tout ce qui dépasse les chevilles est dans le feu»

 

Donc il n’a pas dit : «par arrogance» !

 

Ni, il n’a restreint cela à une condition ou une description, dès lors, il y a deux châtiments pour celui qui laisse trainer son vêtement, l’un d’entre eux est plus dur que l’autre, bien que les deux soit durs ; celui qui laisse trainer son vêtement par arrogance ou par dédain ou par fierté, Allâh ne le regardera pas le jour du jugement, -Allâh ne le regardera pas- afin de le rabaisser, comme un châtiment pour lui car il a été arrogant et dû à sa compétition avec Allâh pour un attribut qui n’appartient pas à la création mais plutôt qui appartient seulement au créateur. 

 

Comme apparait dans le hadith al qodossi Allâhعز وجل a dit :

 

العظمة إزاري والكبرياء ردائي، فمن نازعني واحدة عذبته بالنار

 

«L’orgueil est mon manteau est la grandeur mon habit, et celui qui Me concurrence dans l’un de ces domaines, Je le jetterai en Enfer». 

 

Allâh عز وجل s’est nommé lui-même l’orgueilleux, Il est digne de ce nom comme il apparait dans sourate Al-Hashr (L’exode).

 

Quant à la création, il ne leur est pas permis d’être fier, hautain ou arrogant, plutôt il (l’homme) est faible du début à la fin et entre (les deux). 

 

Alors s’il est dit : Je n’ai pas l’intention d’être arrogant, mais plutôt, c'est juste la coutume des gens, alors il y a le second hadith -cité précédemment- :

 

«tout ce qui dépasse les chevilles est dans le feu»

 

Dans le sens, la personne qui porte le vêtement, ce récit prouve que cela est un crime et un péché, donc celui qui fait cela ; laisser son vêtement trainer sans aucune considération pour cette grave menace, alors il est inconscient, il a la cause de sa propre destruction et d’un châtiment dur que son âme est incapable de le supporter et dont le corps est incapable de s’en protéger de lui-même, qui est le feu.

 

 Traduit paminhaj sunna

سائل يسأل ما هو حكم رفع أو كف البنطلون في الصلاة إذا كان نازلا علي الكعبين؟

جواب فضيلة الشيخ : واجب! إذا كان البنطلون أو القميص أو السروال أو الإزار إذا نزل أسفل من الكعبين وقع الإنسان في كبيرة من كبائر الذنوب، وليس هذا خاصا بالصلاة، وإنما هو عام في سائر الأوقات، وفي الحديث : "لا ينظر الله إلى رجل جر ثوبه خيلاء" ، وإن تحايل متحايل وقال لا أجره خيلاء وإنما عادة فيُستدل عليه بالحديث الآخر وهو قول النبي عليه الصلاة والسلام : "ما أسفل من الكعبين ففي النار" ولم يقل خيلاء ولم يقيده بحال أو صفة . فهناك عقوبتان لمن يسبل الإزار؛ عقوبة أغلظ -وكلها غليظة- من جر ثوبه خيلاء وتبخترا وتعاظما لا ينظر الله إليه يوم القيامة، إهانة له، وعقوبة له لأنه تكبر ونازع الله في صفة لا يجوز أن تكون للمخلوق، ولكنها للخالق فقط، كما في الحديث القدسي، يقول الله عز وجل

"العظمة إزاري والكبرياء ردائي، فمن نازعني واحدة عذبته بالنار"

وسمى الله عز وجل نفسه المتكبر، وهو أهلٌ لذلك، كما في سورة الحشر، أما المخلوق فلا يجوز له أن يتبختر ويتكبر ويتعاظم، فهو ضعيف بدءًا ونهاية وفيما بين ذلك. ثم إن قال لا أريد الخيلاء وإنما كعادة الناس فإن الحديث الثاني "ما أسفل من الكعبين فهو في النار" -أي صاحبه- يدل على أنه جريمة منكرة وأنه كبيرة من كبائر الذنوب، وأن من فعل ذلك أسبل ولا يبالي بالوعيد الشديد فهو سفيه، قد تسبب في هلاك نفسه والعقوبة الغليظة التي لا تطيقها الأرواح ولا تطيقها الأجسام وهي النار

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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Suivre la vérité et non les hommes

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Suivre la vérité et non les hommes

"لاتعرف الحق بالرجال، ولكن اعرف الرجال بالحق"

 

Le seul homme qu’il incombe de suivre en tout et pour tout est le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui), l’infaillible, qui ne parle pas sous l’effet de la passion.

 

Allah a dit à son sujet (traduction relative et approchée) :

 

"...Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; Ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée"  S53 V3-4 

 

En effet aucun autre homme, même le plus savant, n’est exempt d’erreur.

 

Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : 

 

« Tous les fils d‘Adam se trompent et les meilleurs d‘entre eux sont ceux qui se repentent“

Rapporté par Ahmad, ibn Majah et Tirmidhi. Sa chaîne de transmission est authentique. 

 

La position à adopter est alors la suivante : Prendre leurs dires lorsqu’ils sont conformes aux textes : C’est à dire le Coran, la Sounnah, tels qu’ils furent compris par nos prédécesseurs vertueux et rejeter leurs dires lorsqu’ils vont à leur encontre.

 

En effet il faut privilégier la Sounnah authentique du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) sur l’avis de quiconque, quel que soit son niveau. 

 

L’imam Ahmad (rahimahûllah) disait à ce sujet :

 

« Ne me suivez pas en tout et pour tout (on appelle cela «et-Taqlid »), ni même Malek ou ech Chafi'i ou eth Thawri, mais apprenez comme nous avons appris !»

Rapporté par Saleh fils de l’imam Ahmad, cité dans les Fatawa de ibn Taymiya et dans I’lam el Mouaki’in de ibn el Qayim.

 

Ainsi ‘Ali ibn abi Taleb (radhi Allahû 'anhû) disait :

 

« Tu ne reconnaîtras pas la vérité par les hommes (c’est-à-dire en suivant un homme en particulier), mais sache la vérité et tu reconnaîtras les hommes qui suivent la vérité (la vérité c’est la preuve du Coran de la Sounnah et de l’ensemble des compagnons)».

 

L’imam ech-Chafi’i (rahimahûllah) disait :

 

« Il n’est pas permis à celui qui prononce des décrets religieux de se baser sur mes propos tant qu’il ne sait pas d’où je les ai puisés » 

(c’est-à-dire de vérifier la conformité de ses propos avec la Sounnah authentique)".

 

Et tous les savants sont unanimes pour dire :

 

« Lorsqu’un texte authentique contredit nos paroles, alors délaissez nos paroles et pratiquez les textes ».

 

Pourquoi alors, certains s’obstinent-ils encore à suivre aveuglement des savants ou bien une école en prétendant que cela est une obligation ?! 

 

Je tiens tout de même à ajouter que si les savants ne sont pas à l’abri de l’erreur, il n’en reste pas moins que se sont ceux qui craignent le plus Allah, et ceux qui conseillent le mieux la communauté et le fait qu’ils puissent revenir sur leurs propres propos est un signe d’honnêteté qui est tout à leur honneur. 

 

Un jour el Hassan ibn Zyad fut interrogé sur un sujet et la réponse qu’il donna était fausse ; Malheureusement il ne se rappelait plus qui l’avait interrogé, alors il engagea une personne pour dire à haute voix parmi les gens : 

 

« Hassan ibn Zyad fut interrogé tel et tel jour sur une question et il s’est trompé, alors que celui qui l’a questionné aille le voir !». 

 

Ainsi pendant plusieurs jours, il s’est abstenu de faire des Fatwas aux gens jusqu’à ce qu’il retrouva celui qui l’avait interrogé et l’informa qu’il s’était trompé et lui donna la bonne réponse.

 Extrait de el Faqih wa el Moutafaqih de El Khatib el Baghdadi. 

 

De toute façon ils resteront récompensés pour leurs efforts !

 

Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : 

 

« Quand le juge prononce un décret et qu’il a fait un effort personnel et qu’il répond correctement, il sera rétribué deux fois, mais s’il fait preuve d’effort et qu’il se trompe, il sera quand même rétribué une fois »

Rapporté par el Boukhari et Mouslim. 

 

Le comportement de celui qui recherche la science (D.Anas Ahmed Karzoun)

Les réponses bénéfiques aux questions concernant les nouveaux minhaj (Cheikh al Fawzan)

La satisfaction de ce qu’ont apporté les imams au sujet de l’ittiba’ (Mouhammad ben Hadi ben ‘Ali el Madkhali) 

Recherche rédigée par oummou Yassir

copié de al.baida.online.fr

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly - الشيخ محمد بن هادي المدخلي

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Mise en garde sur Salah Al Moghamissi (vidéo)

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Mise en garde sur Salah Al Moghamissi (vidéo)

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Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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La récitation n’est que du bien

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La récitation n’est que du bien

Selon ‘Aisha, qu’Allah l’agrée, Le Messager d’Allah, sur lui la paix et la bénédiction, a dit :

 

" Celui qui récite le Coran avec habileté (1) sera en compagnie des pieux et nobles anges écrivains.

Quant à celui qui bégaie (2) en lisant le Coran, parce qu’il a du mal à le faire, il sera doublement récompensé.(3)(4)."

-Celui qui récite le Coran avec habileté

 

C’est une immense bonne nouvelle, pour celui qui apprend le Coran, le récite à la perfection et en multiplie la récitation, jusqu’à ce qu’il le fasse avec habileté, de savoir qu’il sera en compagnie des anges écrivains, qui sont les envoyés qu’Allah Tout Puissant détache pour guider les gens, ou les anges rapprochés, parce qu’ils se caractérisent par la qualité qui les honore : ils portent le Livre d’Allah le Très Haut, le transmettent et multiplient le rappel d’Allah le Très Haut. (5)

 

-Celui qui est doublement récompensé

 

La grâce d’Allah le Très Haut, Sa générosité et Sa facilitation du Coran pour les musulmans, font que, celui qui se tourne vers le Sublime Coran pour le psalmodier et le méditer, aura droit à une grande récompense auprès d’Allah le Très Haut.

 

Cela ne fait pas de différence, qu’il lise le Coran habilement ou qu’il le fasse en bégayant, qu’il se donne beaucoup de peine et qu’il trouve la lecture ardue, dans lequel cas il aura droit à deux récompenses : l’une pour la lecture et l’autre pour la difficulté.

 

Cela signifie-t-il que celui qui a deux récompenses est mieux rétribué que celui qui récite le Coran habilement ?

 

L’imam al-Nawawi, qu’Allah lui fasse miséricorde, nous donne la réponse à cette interrogation (6) :

 

"Cela ne signifie pas que celui qui bégaie en lisant le Coran reçoit plus de récompenses que celui qui le récite habilement.

Non !

Ce dernier est supérieur et reçoit une plus grande récompense, car il se trouve en compagnie des anges écrivains et il reçoit beaucoup de récompenses."

 

Il n’a pas mentionné ce statut à l’égard de quelqu’un d’autre.

 

Comment celui qui n’a pas pris soin du Livre d’Allah le Très Haut, de sa mémorisation, de sa maîtrise, de la multiplication de sa lecture et de sa transmission autant que celui qui s’y est intéressé au point d’y exceller, pourra-t-il atteindre ce même rang ?

 

Pour celui qui y excelle, le Coran était tout d’abord ardu.

Puis, il a gravi les échelons au point d’être comparé aux anges. (7)

 

Après tout cela, le musulman accepte-t-il que le Coran lui soit pénible, qu’il rencontre toujours des difficultés dans sa lecture et qu’il le fasse en bégayant ?

 

S’il y a un reproche à faire, il est adressé à ceux qui, par leur propre choix, bégaient dans la lecture du Coran et le trouvent ardu.

 

Ceci s’explique par le fait qu’ils ont un certain niveau d’éducation et de maîtrise de la lecture, ou par le fait qu’ils sont de ceux qui détiennent de grands diplômes universitaires.

 

Ils sont sans aucun doute très négligents dans ce domaine et ceci est imputable à deux raisons, dont la meilleure est mauvaise :

 

-soit qu’ils ont négligé le Livre d’Allah dès le début, s’en sont tenus à l’écart et la lecture leur est alors devenue difficile et pénible. Car on ne peut donner ce que l’on ne possède pas. Ils ne l’ont point appris.

 

-Ou bien ils ont appris la lecture puis s’en sont détournés et l’ont désertée. Le temps a passé, ils ont renoncé à la récompense et par la suite la lecture leur est devenue ardue.

 

Ceux-ci sont en grand danger s’ils ne se ressaisissent pas. Ils ont droit à la plus grande part de la parole du Très Haut (traduction rapprochée) :

 

« Et le messager dit : « Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée ! » (al-Furqan :30)

 

Dans ce hadith, il y a une forte suggestion qu’il n’appartient pas au musulman, dans n’importe quelle situation, de se détourner de la lecture du Sublime Coran.

 

Qu’il soit de ceux qui maîtrisent, brillent et excellent dans la récitation, ou de ceux qui ont une faible capacité à acquérir cette science en prétextant leur faiblesse pour abandonner la récitation.

 

De toute évidence, la pratique soutenue et les efforts sérieux mèneront vers la lecture excellente.

Peut être même vers une excellente mémorisation par la suite.

C’est une chose éprouvée ; aisée pour celui à qui Allah a donné la facilité et la réussite. (8)

 

(1) Avec brio : parce qu’il est très habile en raison de sa mémorisation complète ; il ne s’arrête ni n’éprouve de difficulté dans sa lecture, parce que sa mémorisation est excellente.

(2) Il bégaie : il hésite dans la récitation parce que sa mémoire est faible.

(3) Il aura deux récompenses : une récompense pour la lecture et une autre pou son bégaiement dans la lecture et la peine qu’il encoure

(4) Rapporté par Muslim, 1/550, hadith 798

(5) Sahih muslim bi sharh al-nawawi, 6/85. Wa rattil al-qur’an tartila, p.19

(6) Sahih muslim bi shrah al-nawawi 6/326

(7) Al-Tidhkar fi afdal al-adhkar, p.83

(8) Anwar al-qur’an, p.93-98

 

La Grandeur du Noble Coran de Mahmud ibn Ahmad ibn Salih al-Dawsary - Page 335-338

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Mahmud ibn Ahmad ibn Salih Al-Dowsary - الشيخ محمود بن أحمد الدوسري

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Le comportement adéquat avant de poser une question - أذهب السؤال (audio)

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Le comportement adéquat avant de poser une question - أذهب السؤال (audio)

 

 

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

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Discréditer les savants revient à rabaisser les prophètes (audio-vidéo)

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Discréditer les savants revient à rabaisser les prophètes (audio-vidéo)

Question :

 

La personne dit :

 

De nombreux débats ont eu lieu récemment dans les médias et les journaux et les gens sont tombés soit dans l’exagération soit dans l'insuffisance dans le discours sur les savants et dans leur dénigrement.

 

Réponse :

 

Les savants sont les héritiers des Prophètes !

 

Celui qui dénigre les savants, dénigre également les Prophètes car ils sont les héritiers des Prophètes (Paix et Salut d'Allâh sur eux).

 

Et ils sont les exemples [à suivre]. 

 

Allâh a élevé leur rang. (traduction rapprochée)

 

"Dis: sont-ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas? Seuls les doués d'intelligence se rappellent " [Sourate Az-Zoumar, verset 9]

 

Allâh Tout-Puissant et Exalté dit (traduction rapprochée) :

 

"Allâh élèvera en degrés ceux d'entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir. Allâh est parfaitement connaisseur de ce que vous faites." [Sourate Al-Moujadalah, verset 11]

 

Allâh -Jall wa 'alâ- a élevé le rang des savants.

 

Et Il a dit (traduction rapprochée) :

 

"Parmi ses serviteurs, seuls les savants craignent Allâh " [Sourate Al-Fâtir, verset 28]

 

Et toi, tu les dénigres !

 

C'est une désobéissance envers Allâh Puissant et Exalté et envers Le Messager (Paix et Salut d'Allâh sur Lui).

 

Et si tu dénigres les savants, quels seront les exemples pour les gens ??!!

 

Si tu les dénigres, les gens vont s'éloigner d'eux et de les prendre en exemple et ils cesseront d'apprendre d'eux.

 

C'est un égarement, wa Al 'iyadhoubillah!

 

Ce qui est obligatoire, c'est de respecter les savants.

 

Ce qui est obligatoire, c'est de les prendre en exemple, d'étudier auprès d'eux car il sont les modèles à suivre après les Prophètes (Paix et Salut d'Allâh sur Eux).

 

Na'am...

 

Publié par sounnah-publication.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Conseils avant de se rendre chez une personne pour une séance de roquia

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Conseils avant de se rendre chez une personne pour une séance de roquia

Question :

 

Que conseillez-vous en général avant d’aller vers une personne désignée pour une séance de roqia et un traitement par le livre d’Allah et la sounnah du prophète sallallahou 'alaihi wa sallam ?

 

Réponse :

 

Nous conseillons à celui qui est atteint d’une possession, ou mauvais œil, ou d’épilepsie :

 

-qu’il se soigne lui-même par beaucoup de rappel (dhikr),

-et d’invocation,

-de repentir

-et de demande de pardon,

-et des actes pieux,

-et beaucoup de bonnes œuvres comme des aumônes,

-jeûne,

-pèlerinage ou de récitation,

-et d’être utile aux musulmans.

 

Nous lui conseillons de se repentir après une désobéissance, l‘éloignement des mauvaises actions de fuir les désobéissances et les gens de l’amusement, et la musique, les revues de débauches les films libertins et tous ce qui appel au mal, ou qui pousse à la désobéissance, parce que le traitement par le livre d’Allah et la sounnah du prophète sallallahou 'alaihi wa sallam, n’est bénéfique seulement pour les gens de la foi et de la piété comme Allah le dit (traduction rapprochée) :

 

«Dis: "Pour ceux qui croient, il est une guidée et une guérison". Et quant à ceux qui ne croient pas, il y a une surdité dans leurs oreilles et ils sont frappés d’aveuglement en ce qui le concerne; ceux-là sont appelés d’un endroit lointain. » (Coran, 41 : 44)

 

Et aussi (traduction rapprochée) :

 

«Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. Cependant, cela ne fait qu’accroître la perdition des injustes. » (Coran, 17 : 82)

 

Nous lui conseillons aussi de croire fermement que le livre d’Allah est une guérison et un médicament bénéfique, et qu’il ne doute pas et qu’il n’hésite quant a ses effets bénéfiques, qu'il n'en fasse pas une expérience.

 

Nous lui conseillons de choisir un récitateur parmi les gens de la piété, animée d’une foi forte et de la crainte d’Allah, et le conseil aux musulmans de ne pas aller vers les profiteurs ceux qui ont fait de la roqia une profession par laquelle ils dévorent l’argent des gens et leurs effets est faible. Allahou a’lam

 

numéro de la fatawa 12824-mawdou3 al-fatawa : naça-ih min a3jal al-roquia wa al-istichfa du chaikh Ibn Baz (rahimahou Allah azzawajal)

copié de rouqia-chariya.blog4ever.com

 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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La perfection de la législation islamique

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La perfection de la législation islamique

Ce fondement est parmi les plus importants et les plus utiles.

 

Il est basé sur un seul fait, c’est la dimension totalisante du message de Mouhammad صلى الله عليه وسلم qui englobe tout ce dont ont besoin les hommes sur le plan théorique et pratique, de sorte que sa communauté n’a plus besoin d’autre législateur après lui صلى الله عليه وسلم.
 

 

Elle a seulement besoin de gens qui transmettent ses enseignements.

 

Aussi, son message صلى الله عليه وسلم est placé sous le double signe de l’universalité et de l’exhaustivité : universalité du public auquel il s’adresse, et exhaustivité d’un contenu qui englobe aussi bien les fondements de la religion que ses ramifications.

 

Il ne souffre par conséquent d’aucune limitation et se suffit à lui-même. 
 

 

Avoir foi en ce message implique de reconnaître cette double dimension du message qui s’adresse à toute personne responsable du point de vue de la législation islamique.

 

Aucune vérité, qu’elle soit d’ordre pratique ou théorique, ne doit être recherchée en dehors de son enseignement صلى الله عليه وسلم. 
 

 

Le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم n’a pas omis d’enseigner à sa communauté la moindre parcelle de science, quand bien même, elle concernerait un oiseau volant de ses ailes dans le ciel.

 

Il صلى الله عليه وسلم a tout enseigné aux musulmans, jusqu’à la manière de faire leurs besoins, d’avoir des relations avec leurs épouses, de dormir, de se lever, de s’asseoir, de manger, de boire, d’enfourcher une monture ou d’en descendre, de voyager, de séjourner, de se taire, de parler, de s’isoler, de fréquenter les gens, de gérer la richesse, la pauvreté, la santé, la maladie, et toutes les affaires relatives à la vie et à la mort.  

 

Il leur a décrit le Trône [Al-Arch] et le Koursy [d’Allâh], les Anges, les Djinns, l’Enfer, le Paradis, le Jour de la Résurrection et ce qui s’y passera comme s’il s’agissait d’une vision oculaire.

 

Il صلى الله عليه وسلم leur a fait connaître Allâh, le Dieu qu’ils adorent de la plus belle manière, comme s’ils Le voyaient et L’observaient, avec les attributs de Sa perfection et les épithètes [qualificatifs] de Sa Majesté.

 

Il صلى الله عليه وسلم leur a aussi parlé des Prophètes et de leurs communautés respectives, leur décrivant leurs destinées comme s’ils étaient parmi eux. 
 

 

Il صلى الله عليه وسلم leur a montré les voies du bien et du mal, des plus infimes aux plus éminentes, comme jamais auparavant un Prophète صلى الله عليه وسلم ne les avait exposées à son peuple.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم les a également instruits au sujet de la mort, de ce qui se déroule après la mort dans le Barzakh, les délices et les châtiments auxquels sont soumis l’âme et le corps avec une précision jamais égalée par aucun autre Prophète صلى الله عليه وسلم.
 

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم leur a également montré les preuves du Tawhid [L’Unicité Divine], de la prophétie, de la Résurrection, la réponse à donner aux mécréants et égarés de toutes sortes, si bien que celui qui connaît tout cela n’a besoin de rein d’autre, si ce n’est d’une personne qui lui transmette correctement ce savoir et lui clarifie éventuellement les points obscurs. 
 

 

Il صلى الله عليه وسلم leur a aussi enseigné les stratagèmes à utiliser en temps de guerre face à l’ennemie, les méthodes qui, une fois maîtrisées, mènent à la victoire et au triomphe. 
 

 

Il صلى الله عليه وسلم leur a aussi indiqué les manœuvres de Satan, les ruses par lesquelles il s’immisce dans leurs pensées et la façon dont ils peuvent se mettre à l’abri du danger et repousser ses attaques.

 

Il صلى الله عليه وسلم les a instruits des pièges que leur tendent leurs propres âmes et des moyens de s’en prémunir, ainsi que tous les préceptes qui garantissent une vie heureuse et prospère.
 

 

En un mot, il صلى الله عليه وسلم leur a apporté tout le bien de la vie présente et de l’au-delà et Allâh ne les a pas rendus dépendants d’un autre que Lui.

 

Comment peut-on alors penser que Sa législation parfaite, qui n’a pas de pareille en ce monde, puisse être incomplète et nécessiter des ajouts, comme par exemple une doctrine politique qui lui soit extérieure et la complète ? 
 

 

Penser ainsi revient à penser qu’il faudrait susciter un autre Messager : c’est surtout la preuve de l’absence chez l’individu de la compréhension dont Allâh avait gratifié les Compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم, aussi, se contentaient-ils de cet enseignement et se gardaient-ils d’y ajouter quoi que (ça) soit ; c’est ainsi qu’ils ont conquis les cœurs et les contrées.

 

Ils رضي الله عنهم disaient simplement :

 

«Voici ce que notre Prophète صلى الله عليه وسلم  nous a confié, et c’est ce que nous vous confions à notre tour».

Imam Ibn Al Qayyim dans son livre intitulé ‘Ilâmoul Mouwaqiin (4/375-376) où il expose la perfection de la législation islamique.

 

Suivre la Sunna et s’écarter du danger de l’innovation - pages 23-27

✅ Publié par rappel01.fr

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

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Les causes pour que la femme rentre au paradis sans jugement (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les causes pour que la femme rentre au paradis sans jugement (audio-vidéo)

Question :

 

Quels sont les actes par lesquels la femme s'y accrocherait afin qu'elle rentre au paradis sans jugement et sans châtiment ?

 

Réponse :

 

Comme pour l'homme, c'est égal.

 

● Si elle se met droite dans l'obéissance d'Allâh

● et accomplit les ordres d'Allâh

● et délaisse les interdictions,

 

elle rentrera au Paradis sans jugement.

 

Comme pour l'homme,

 

● le plus important est la droiture dans la religion,

● accomplir les ordres d'Allâh

● et délaisser Ses interdits.

● Et le repentir de ce qui a été fait comme péché.

 

Celui qui reste droit sur cela jusqu'à la mort entera au Paradis sans jugement.

 

 Publié par forum-alminhadj.com

 

أسباب دخول المرأة الجنة

ما هي الأعمال التي إذا تمسكت بها المرأة كانت من الذين يدخلون الجنة بغير حساب ولا عذاب؟

مثل الرجل سواء، إذا استقامت على طاعة الله وأدت فرائض الله وتركت محارم الله دخلت الجنة بغير حساب كالرجل، المهم الاستقامة على دين الله، بأداء فرائض الله وترك محارم الله، والتوبة مما قد يقع من الذنوب، فمن استقام على هذا حتى الموت دخل الجنة بغير حساب

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Le port de l’or «circulaire» pour les femmes

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le port de l’or «circulaire» pour les femmes

Avis de Cheikh Al-Albâny

 

Parmi les h’adîths qui indiquent l’interdiction de l’or circulaire pour les femmes, nous avons :

 

-Le hadîth d’Aboû Huraïrah, authentifié par Al-Mundhiriy et Ash-Shawkêniy.

-Le hadîth de Thawbân (..), authentifié par al-H’âkim, adh-Dhahabiy, Al-Mundhiriy, et Al-’Irâqiy.

-Le hadîth de ’Aïshah avec toutes ses voies de transmission, d’après Ibnu Shihâb d’après ’Urwah d’après elle (...).

-Le hadîth de Umm Salamah, rapporté d’elle par Mudjâhid. Et nous avons trouvé un narrateur qui a l’a suivi dans ce même rapport, et aussi un hadîth mursal d’Az-Zhuhriy qui le confirme (...)

-Le hadîth d’Asmâ` Bintu Zayd, avec deux voies de transmission (...).

-Le hadîth d’Aboû Huraïrah, avec une voie autre que la première. [1]

 

Ensuite j’ai trouvé un autre texte qui confirme [la non véracité du prétendu consensus].

 

C’est ce qui est rapporté par ’Abd ur-Razzâq (...) avec sa chaîne authentique d’après ’Atâ` [éminent tâbi’iy] qu’il "détestait tout ce qui est en or", et il disait c’est de la zînah (parure). (...).

 

Pour cette raison, Ibn H’azm n’a pas mentionné un tel consensus dans son Marâtib ul-Idjmâ’ (p150), au contraire il a fit allusion à l’opposé de cela en disant  :

 

"Ils sont unanimes à considérer qu’il est licite aux femmes de porter de l’argent tant que ce n’est pas excessif".

 

Et il n’a pas mentionné l’or.

 

Ibn Taymiyyah [dans sa critique de ce livre d’Ibn H’azm] a agréé cela et ne l’a pas critiqué, comme il le faisait parfois.

 

De même pour le Cheikh Al-Kawthariy qui a mis des commentaires sur le livre, et ce malgré son fanatisme connu pour son madhhab, et sa recherche des moindres fautes d’Ibn Taymiyyah, ainsi que la grande hostilité qu’il avait pour lui, comme cela est bien connu chez les gens de la science. [2]

 

Les shubuhâte (semblants d’arguments) autour de l’interdiction de l’or circulaire et leur réfutation.

 

Sache que beaucoup de savants se sont détournés de l’application de ces h’adîths [qui interdisent l’or circulaire (aussi) aux femmes] à causes de certaines shubuhâtes qu’ils ont crus être des arguments.

 

Beaucoup d’entre eux s’y accrochent encore en les considérant comme des preuves leur permettant de délaisser ces h’adîths. Pour cette raison, j’ai pensé qu’il fallait citer ces shubuhâte et les réfuter (...) :

 

-Prétendre qu’il y a consensus sur la permission absolue de l’or pour les femmes :

 

Certains ont prétendu qu’il y avait un consensus sur le caractère absolument licite de l’or pour les femmes. Et ceci est réfuté par plusieurs aspects :

 

Premièrement

 

Il n’est pas possible de prouver l’authenticité d’un tel consensus dans cette question, même si Al-Bayhaqiy l’a rapporté dans ses Sunan, et d’autres comme Al-H’âfizh Ibn H’adjar dans Al-Fath’, mais c’est comme si celui-ci a fait allusion au fait qu’il n’était pas prouvé en disant, à propos de la bague en or :

 

"il a été rapporté un consensus sur son caractère licite pour les femmes".

 

On citera bientôt ce qui annule ce (supposé) consensus.

 

(...) C’est pour cela que l’Imâm Ah’mad a dit :

 

"Celui qui prétend qu’il y a un consensus [c’est-à-dire dans les choses autres que celles connues par nécessité par les musulmans] est un menteur. Comment le saurait-il ? Peut-être que les gens ont divergé". (...)

 

Deuxièment

 

Mettre la sunnah au-dessus du consensus qui n’est supporté ni par Le Livre ni par la Sunnah :

 

Al-’Allâmah al-muh’aqqiq Ibn al-Qayyim al-Djawziyyah (Rah’imahu-llâh) a dit :

 

"Les Imâms de l’islam n’ont pas cessé de mettre le Coran au-dessus de la Sunnah et la sunnah au dessus du consensus, et de placer le consensus à la troisième position(...)".

 

Et Ibn al-Qayyim a dit aussi en expliquant les bases des fatwâs de l’Imâm Ah’mad :

 

"Et il (l’Imâm Ah’mad) ne mettait au dessus du hadîth authentique ni les actes [des gens] ni les opinions ni l’analogie ni la parole d’un compagnon, ni la non connaissance d’un avis contraire ; ce que beaucoup de gens appellent un consensus, et mettent au dessus du h’adîth authentique. Ah’mad a démenti celui qui prétend un tel consensus (...).

Les textes du messager d’Allah sont plus nobles aux yeux de l’Imâm Ah’mad - et des autres savants de h’adîths - que d’être placés après ce qu’on s’imagine être un consensus, et qui n’est qu’une non connaissance d’un avis contraire. Si cela était permis, on annulerait les textes.

Et il aurait été possible à n’importe qui ne connaissant pas d’avis contraire [au sien] dans une question donnée de mettre son ignorance d’un avis contraire au dessus des Textes".

(...)

 

Troisièmement

 

Il a été prouvé de quoi annuler ce prétendu consensus.

 

C’est ce qu’a rapporté dans Al-Musannaf, Ibn Sâ’id, (...) et ’Abd ur-Razzâq Ibn H’azm (10/82) avec une chaîne authentique d’après Muh’ammad Ibn Sîrîn qu’il a entendu Abû Huraïrah dire à sa fille :

 

"Ne porte pas de l’or, je crains que tu ne sois touchée par les Flammes".

 

Ibn ’Acêkir a rapporté de deux autres voies qu’une fille d’Abû Huraïrah lui a dit :

 

"Les filles se moquent de moi. Ils me disent : ’Ton père ne te fait pas porter de l’or’.

Alors il lui a dit :

"Dis-leur : ’Mon père ne me fait pas porter de l’or, [car] il craint pour moi les flammes !".

 

’Abd ur-Razzâq (19/983) a rapporté des propos semblables. 

 

Al-Baghawiy l’a cité sans chaîne complète dans Sharh’ us-Sunnah (3/210/82), et il a rapporté le désaccord qu’il y avait sur cette question.

 

En effet, après avoir parlé de la permission de porter des bagues en or pour les femmes, chez la majorité, il a dit :

 

"Mais certains gens ont déconseillé cela".

 

(...)

 

Ce que Al-Baghawiy (rahimahou allah) a rapporté concernant le "déconseil" de certains savants auquel il a fait allusion au déconseil tah’rîmî (équivalent à l’interdiction), car c’est ce qui est connu dans la convention des salafs, suivant en cela le style coranique, dans plusieurs versets (...).

 

J’avais expliqué cette question importante dans mon livre Tah’dhîr us-Sêdjid, min-ittikhâdhi-l-qobûri macêdjid (pp48-55). Et j’y ai mentionné des exemples (...)

 

-La réponse à l’abandon de l’application des h’adîths avec l’excuse de ne pas avoir connaissance des [savants] qui les ont appliqués :

 

Ceci dit, il se peut qu’il y ait parmi ceux qui sont partisans de la sunnah et qui l’appliquent et appellent vers elle, des gens qui suspendent l’application de ces h’adîths, avec l’excuse qu’ils ne connaissent personne parmi les salafs qui les aient appliqués.

 

Que ces gens bien-aimées sachent que cette excuse peut être valable dans certaines questions qui sont établies seulement par la déduction et l’idjtihâd, car, dans ce cas, l’esprit ne se tranquilise pas, de crainte que cette déduction ne soit fausse, surtout si ce déducteur est parmi les gens des dernières époques qui établissent des choses qu’aucun musulman avant eux n’a prononcé, avec l’excuse que la maslah’ah (l’intérêt) le nécessite, sans regarder, en premier lieu, si c’est conforme aux textes de la Législation ou pas, comme ceux qui ont rendu licite l’usure en l’appelant "de l’usure de consommation" et le yânasîb khaïriy (loterie de "bienfaisance"), comme ils prétendent, ou autres.

 

Mais notre question ici n’est pas du même ordre. Car il y a des textes explicites établis, sans abrogation - comme cela a été expliqué précédemment - donc, il n’est pas permis d’abandonner leur application pour une telle excuse. Surtout que nous avons mentionné ceux qui ont appliqué [ces h’adîths] comme Abû Huraïrah - qu’Allah soit satisfait de lui, ou waliyy ud-ddîn ad-Dahlawiy et d’autres, comme cité précédemment.

 

Et il doit y en avoir d’autres qui ont appliqué ces h’adîths, mais que nous ne connaissons pas.

 

Car Allah Ta’âlâ ne S’est pas engagé à nous conserver les noms de tous ceux qui ont appliqué chaque texte du Qor`ân ou de la Sunnah.

 

Il s’est seulement engagé à conserver ces Textes, comme il a dit (traduction approchée) :

 

"Nous avons fait descendre le Rappel, et nous le conserverons". 

 

Il faut donc appliquer le texte, que nous sachions qui l’a déjà appliqué ou pas, tant qu’il n’a pas été prouvé une quelconque abrogation, comme c’est le cas pour notre sujet ci.

 

Et je clos cette question avec une bonne parole du ’allâmah al-muh’aqqiq Ibn al-Qayyim((rahimahou allah ) (...) :

 

"Les salafs désapprouvaient durement et se mettaient en colère contre ceux qui contredisaient un hadîth du Prophète avec une opinion, ou une analogie ou un istih’sên ou une parole d’une certaine personne quelle qu’elle soit, et ils boycottaient celui qui le faisait.

 

(...) Ils ne permettaient que le fait d’obéir à l’ordre prophétique, se soumettre et accepter (...).

 

Il ne leur venait jamais à l’esprit de suspendre l’application [du h’adîth] jusqu’à ce qu’il soit supporté par les actes [des gens] ou l’analogie, ou qu’il s’accorde avec l’avis d’untel ou untel.

 

Au contraire, ils appliquaient la Parole d’Allah Ta’âlâ (traduction approchée) : 

 

" Il n’ appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’ Allah et Son messager ont décidé d’ une chose d’ avoir encore le choix dans leur façon d’ agir..." [3]

 

et Sa Parole (traduction approchée) : 

 

"Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ ils ne t’ auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ ils n’ auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ ils se soumettent complètement (à ta sentence)" [4]. (...)

 

Mais nous sommes arrivés à une époque où, si on dit à quelqu’un : il a été prouvé que le Prophète - صلى الله عليه وسلم - a dit telle ou telle chose, il répond : "qui est-ce qui a appliqué cela ?", repoussant ainsi le hadîth, et il fait comme si son ignorance d’un avis contraire était une preuve lui permettant de contredire [le hadîth] et délaisser son application.

 

S’il réfléchissait, il s’apercevrait que ceci est parmi le plus grand bâtil (fausseté), et qu’il ne lui est pas permis de repousser les sunans du Prophète avec une telle ignorance.

 

Pire encore est son excuse qu’il présente pour son ignorance, car il croit que les musulmans ont été unanimes à contredire cette sunnah.

 

Et ceci est une mauvaise pensée à l’égard des musulmans, (...).

 

Encore pire est l’excuse qu’il présente pour prétendre ce consensus, et qui revient à son ignorance et sa non connaissance de ceux qui ont appliqué ce hadîth.

 

Cela revient donc à placer son ignorance au dessus de la sunnah.

 

Et c’est de la part d’Allah qu’on cherche le secours !  [5]

 

Vous voyez que ces hadîths qui interdisent [l’or circulaire aux femmes] ne se contredisent aucunement avec les hadîths à caractère permissif, car ces derniers sont généraux, et les premiers sont spécifiques, et le spécifique prime sur le général, comme cela a été établi dans la science de fondements [de la jurisprudence].

 

C’est en suivant cette règle que l’Imâm An-Nawawiy (...) a privilégié l’avis selon lequel il est obligatoire de refaire ses ablutions après avoir mangé de la viande de chameau, alors que c’est contraire à l’avis de son madhhab, et même à l’avis de la majorité (...). Pour la même raison que ce que nous avons mentionné, Waliyy ul-llâh ad-Dahlawiy a dit dans H’udjjat ul-llâh il-Bâlighah (2/190) après avoir mentionné les hadîths de l’interdiction et le hadîth de la permission :

 

"Cela veut dire une permission globale [ie : non absolue]. C’est ce qu’implique la signifiaction de ces h’adîths. Et je n’en ai pas trouvé d’autres qui les contredisent".

 

Et Siddîq H’acen Khân l’a agréé dans Ar-Rawdhat un-Nadiyyah (2/217-218).

(...)

 

Il n’y a aucune preuve permettant de prétendre que les hadîths qui interdisent l’or (circulaire) aux femmes sont abrogés. Au contraire, ceci est contraire à la science des fondements [de fiqh].

 

Ce qu’on doit faire, c’est concilier ces hadîths avec ceux qui permettent à la femme de porter de l’or, et ce en restreignant [les hadîths] qui sont à caractère absolu, par [les h’adîths] qui sont à caractère spécifique, (...), comme nous l’avons expliqué.

 

Et il en résulte que tout l’or est licite pour les femmes sauf ce qui est en forme de boucle.

 

Tout à fait comme il leur est interdit, par consensus, d’utiliser des récipients en or ou en argent.

 

La réponse à la réfutation des hadîths précédemment cités par des hadîths permissifs :

 

Certains repoussent ces h’adîths par d’autres h’adîths, qui permettent l’or circulaire aux femmes. La réponse à cela est que c’était certainement avant l’interdiction.

 

Je m’explique :

 

Il est évidemment connu que l’interdiction d’une chose qui est susceptible d’être licite ou illicite, se trouve toujours précédée par la permission.

 

S’attacher à [cette permission] en ce cas, nous met en contradiction flagrante avec le contenu explicite des h’adîths qui impliquent l’interdiction.

 

On peut rapprocher cela de la compréhension des gens équitables, in shâ Allâh, [en rappelant] qu’il y a des h’adîths dont on peut comprendre que l’or est licite pour les hommes aussi.

 

Malgré cela personne parmi les savants ne les a adoptés, et ce à cause de l’existence de Textes qui contiennent l’interdiction, et nous en avons mentionné quelques unes.

 

Plutôt, ils ont dit que cela était avant l’interdiction.

 

Nous disons de même pour ces h’adîths qui permettent aux femmes de porter de l’or "circulaire".  [6]

 

[1] Aadâbu-Zzifâf, al-Maktabat ul-Islâmiyyah, 3ème éd., pp37-38

[2] Aadâbu-Zzifâf, al-Maktabat ul-Islâmiyyah, 3ème éd.,pp45-46

[3] Sourate 33 Al-Ahzab (les coalisés) : V36

[4] Sourate 4 An-nisa’ (les femmes) : V65

[5] Aadâbu-Zzifâf, al-Maktabat ul-Islâmiyyah, 3ème éd.,pp237-268

[6] Aadâbu-Zzifâf, al-Maktabat ul-Islâmiyyah, 3ème éd.,pp249-255

 

Sources : Aadâbu-Zzifâf, al-Maktabat ul-Islâmiyyah, 3ème éd de Cheikh Nâciruddîn Al-Albânî

Traduction : Adel Abd Allah

copié de sounna.com

kyu

L’avis de Cheikh Ibn Bâz

sur l’interdiction du port de l’or « circulaire » pour les femmes

 

Question :

 

Certaines femmes parmi nous sont confuses en raison de l’avis du savant Muhammad Nâçir ad-Dîn al-Albânî, le savant traditionnaliste des terres du Chams, présent dans son ouvrage « Adâb az-Zifâf » au sujet de l’interdiction du port de l’anneau circulaire de manière générale.

 

Il y a donc quelques femmes qui s’interdisent le fait de le porter, et décrivent les femmes qui le portent comme étant [des femmes] égarées et mal guidées.

 

Que dites-vous, votre éminence, quant au port de la bague circulaire en or en particulier ?

 

Nous avons un réel besoin de vos preuves et avis, car cette affaire ne cesse de s’aggraver.

 

Et qu’Allâh vous accorde Son pardon et vous augmente dans l’abondance de la connaissance.

 

Réponse :

 

Il est permis aux femmes de porter de l’or circulaire ainsi que les autres [types d’or], et cela sur la base de la signification générale de la parole d’Allâh - Ta’âla (traduction rapprochée) :

 

« Quoi ! Cet être (la fille) élevé au milieu des parures et qui, dans la dispute, est incapable de se défendre par une argumentation claire et convaincante ? » [1]

 

Allâh mentionne que les parures est une des particularités des femmes, et ceci inclut l’or et autres que cela.

 

Et de ce que ce qui a été rapporté par Ahmad, Abû Dâwoud et Al-Nassâ-î avec une bonne chaîne de transmission, d’après Amîr al-Mouminîn ‘Alî Ibn Abî Tâlib (radhiallâhu ‘anhu) que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a prit de la soie dans sa main droite et de l’or dans sa main gauche et a dit : 

 

« Ces deux [l’or et la soie] sont interdit pour les hommes de ma Communauté. »

 

Ibn Mâdjah a ajouté dans son récit : « Et permis pour les femmes. »

 

Il a été rapporté par Ahmad, An-Nassâ-î et Al-Tirmidhî qui l’a authentifié, et par Abû Dâwoud, Al-Hâkim qui l’a authentifié, par At-Tabarânî, authentifié par Ibn Hazm d’après Abû Mûssa al-Ach’arî (radhiallâhu ‘anhu) que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : 

 

« L’or et la soie ont été autorisés pour les femmes de ma Communauté et interdits pour les hommes. » 

 

Il a été [ce hadîth] critiqué pour son interruption [au niveau de sa chaîne de transmission] entre Sa’îd Ibn Abî Hind et Abî Mûssa, mais il n’y a aucune preuve fiable pour cela.

 

Nous avons mentionné plus haut ceux qui l’ont authentifié.

 

Si même nous supposons que la critique mentionnée est valide, ce récit est encore soutenu par d’autres traditions authentiques, ainsi que le principe de base bien connu parmi les imâms du hadîth.

 

Cela est le point de vue des savants anciens.

 

Plus d’un parmi eux ont relaté qu’il y avait consensus sur la permission du port de l’or pour les femmes.

 

Nous mentionnerons les points de vues de certains parmi eux afin de rendre la chose plus claire.

 

Al-Djassâs a dit dans son « Tafsîr vol-3/388 » sur la parole concernant l’or :

 

« Les rapports [liés aux traditions du Prophète] informent de la permission [du port de l’or] pour les femmes d’après le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et ses Compagnons, ce qui est plus clair et bien plus connu que les rapports qui suggèrent que cela ne soit pas permis.

L’évidence du verset [le verset cité plus haut] indique également que cela est permis pour les femmes.

La pratique des femmes portant des bijoux a été répandue dès l’époque du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et de ses Compagnons jusqu’à nos jours, et sans que quiconque ne blâme l’une d’entre elles [pour cette pratique].

Une pratique si répandue ne peut pas être opposée en raison de quelques informations isolées. »

 

Al-Ikiyâh al-Harâssî a dit dans son commentaire du Qor’ân « 4/391 » sur le verset (traduction rapprochée) :

 

« Cet être (la fille) élevé au milieu des parures » [2]

 

« Ceci indique que les bijoux sont permis pour les femmes.

Il y a consensus des savants sur cela, et les rapports sur le sujet sont innombrables. »

 

Al-Bayhaqî a dit dans Sounan al-Koubra « 4/142 » lorsqu’il a mentionné quelques traditions, qui indiquent que l’or et la soie sont permis pour les femmes, sans en discuter les textes en détail :

 

« Ces rapports ainsi que ce qui y ressemble indiquent qu’il est permis que les femmes s’ornent avec de l’or.

Le fait qu’il y ait consensus sur le fait que cela soit permis pour eux, démontre que les rapports qui indiquent que cela est interdit pour des femmes ont été abrogés. »

 

[1] Coran, 43/18

[2] Coran, 43/18

kyu

An-Nawawî a dit dans Al-Majmoû’ « 6/40 » :

 

« Il est permis pour les femmes de porter de la soie, ainsi que des parures en argent et en or selon un consensus sur la base de traditions authentiques. »

 

Il a également dit « 6/40 » :

 

« Il y a consensus des musulmans sur la permission pour les femmes du port de divers genres d’ornement en argent et or, de tous les types tels que les colliers, anneaux, bracelets, joyaux et tous ce qui se porte autour du cou et ailleurs, ainsi que ce qui est habituellement porté.

Il n’y a aucunement divergence sur la question. »

 

Il dit dans son commentaire du « Sahîh Muslim » au chapitre sur la prohibition des anneaux en or pour les hommes, et de l’abrogation de ce qui fut au début de l’Islâm :

 

« Il y a consensus des musulmans sur la permission du port de l’anneau en or pour les femmes. »

 

Al-Hâfidh Ibn Hajar (rahimahullâh) a dit dans son commentaire sur le hadîth de Al-Barâ’ :

 

« Le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a interdit sept choses, et il a interdit les anneaux en or... » - [10/317] Et dit :

« Le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a interdit les anneaux en or ou le fait de les faire, et cela pour les hommes seulement non pas pour les femmes. Et il est dit qu’il y a consensus [Idjmâ’] sur la permission pour les femmes. »

 

Ce qui indique notamment l’autorisation de l’or pour les femmes de manière générale, et que cela soit circulaire ou autre que cela, est prouvé par les deux traditions citées précédemment ainsi que par les commentaires des savants susmentionnés, et par le consensus qui indique que les traditions suivantes doivent être acceptées :

 

-Le hadîth rapporté par Abû Dâwoud et An-Nassâ-î d’après ‘Amru Ibn Chou’ayb qui tient cela de son père et de son grand-père, qu’une femme est venue chez le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) accompagnée de sa fille qui portait à la main deux épais bracelets d’or.

 

Et il lui a dit : « Avez-vous payez la Zakât sur ces derniers ? » 

Elle dit : « non. » 

Il dit : « Aimerais-tu qu’Allâh te les remplace par des bracelets de feu au jour de la Résurrection ? » 

Puis la fille les retira et les jeta au Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) en disant : « Ils appartiennent désormais à Allâh et à son Messager ». 

Le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) lui a expliqué l’obligation de payer la Zakât sur ces deux bracelets mentionnés, mais il ne lui a pas reproché de les mettre à sa fille.

 

Ceci indique donc la permission, bien qu’ils soient circulaires.

Le hadîth est authentique avec une bonne chaîne de transmission comme cela a été précisé par Al-Hâfidh dans « Al-Bouloûgh ».

 

-Il a été rapporté dans le Sounan de Abî Dâwoud avec une chaîne de transmission authentique d’après ‘Aisha (radhiallahu ‘anha) qui a dit : 

 

« Quelques bijoux sont parvenus au prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) comme cadeau de la part du Négus [Roi d’Abyssinie].

Il y était inclus un anneau en or sur lequel y été placée une pierre abyssinienne.

Elle dit : Le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) l’a pris avec hésitation à l’aide d’un bâton ou avec ses doigts, il appela Umâmah la fille de Abî al-‘Âss et sa fille Zaynab, puis dit : « Orne-toi avec ceci, O ma fille. »

Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) donna un anneau à Umâmah, qui était circulaire en or et dit : « Orne-toi de cela. »

 

Ceci indique la permission de l’or circulaire sur la base de ce texte.

 

-Il est rapporté par Abû Dâwoud et Ad-Darâqutnî, authentifié par Al-Hâkim comme indiqué dans « Bouloûgh al-Marâm » d’après Oum Salamah (radhiallâhu ‘anha) qui avait l’habitude de porter aux chevilles des chaîne en or, elle dit : 

 

« Ô Messager d’Allâh, est-ce une thésaurisation ? »

 

Il dit : « Si on en prélève la Zakât dans les conditions requises, ce n’est pas une thésaurisation. »

 

En ce qui concerne les traditions qui semblent interdire aux femmes de porter de l’or, elles sont anormales, et contredisent celles qui sont plus authentiques et plus fortes.

 

Les imâms du hadîth ont déclaré que ce qui est dit dans les traditions constituées d’une bonne chaîne de transmission mais qui contredisent les traditions plus authentiques, ne peuvent être rapprochées, et leur chronologie n’est pas connue, de tels rapports doivent être considérés comme anormaux et incertains, et ils ne doivent pas être suivis et appliqués.

 

Al-Hâfidh al-‘Irâqî (rahimahullâh) a dit dans « Al-Alfiyyah » : 

 

« Un rapport anormal dans lequel une personne digne de confiance est contredite, il y a en cela ce qui va à l’encontre de l’exactitude. »

 

 Al-Hâfidh Ibn Hajar a dit dans « Al-Noukhbah » : 

 

« S’il est contredit par quelque chose qui est plus correcte, alors le rapport correct devrait être appliqué, et celui qui le contredit devient anormal. »

 

Comme ils ont également précisé que la condition pour qu’un hadîth authentique soit utilisé, est qu’il ne doit pas être anormal.

 

Il n’y a aucun doute sur le fait que les traditions qui déclarent l’interdiction de l’or pour les femmes, quand même nous acceptons que leurs chaînes de transmission soient exemptes de défauts, ne peuvent être rapprochées avec les traditions authentiques qui indiquent la permission de l’or pour les femmes, et que nous ne connaissons pas leur chronologie.

 

Elles doivent être considérées comme anormales et non pas authentiques, suivant ce qui constitue un principe de base dans la législation islamique accepté et appliqué par les gens de science.

 

Ce que notre frère en Allâh, le savant SHeikh Muhammad Nâçir ad-Dîn al-Albânî a mentionné dans son ouvrage « Adâb az-Zifâf », rapprochant ces traditions avec celles qui permettent [aux femmes l’or cerclé] et en interprétant la prohibition comme s’appliquant à l’or circulaire, et la permission comme s’appliquant à d’autres genres de bijoux, n’est pas authentique et conforme aux traditions authentiques qui indiquent que l’or est permis, ainsi que la permission du port de bagues circulaires et bracelets cerclés.

 

De là, ce que nous avons mentionné devient clair [sur la question].

 

D’ailleurs, les traditions qui indiquent que l’or est permis sont générales et ne sont pas limitées dans leur signification.

 

Par conséquent, nous devons les suivre parce qu’elles sont générales dans la signification et parce que leurs chaînes de transmission sont authentiques.

 

De plus, il est relaté et certifié un consensus par un groupe des gens de science sur l’abrogation, des traditions qui indiquent l’interdiction de l’or, comme nous avons pu le citer précédemment.

 

C’est une vérité sur laquelle il n’y a pas de doute.

 

De ce fait, le doute peut être dissipé et le jugement islamique [sur la question] devient clair.

 

Il n’y a aucun doute que l’or est autorisé aux femmes de cette Communauté et interdit aux hommes.

 

Et c’est à Allâh que revient le succès.

 

Louange à Allâh Seigneur des mondes, et que les prières et la paix soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons. 

 

Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 6/440-444

copié de manhajulhaqq.com

 

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