La tombe : première étape de l'au-delà (vidéo)
Il existe cinq lieux à une certaine distance de la ville sainte de Mekka que les pèlerins ne doivent pas traverser avant d’être en état d’ihrâm s’ils souhaitent entrer dans la Masjid al Haram, pour la Omra ou le Hadj.
-Dhu’l-Hulayfah (ذو الحليفة)
est l’endroit où entre en ihrâm les gens de Al-Madinah.
C’est un village qui se situe à environ 10 km de Al-Madinah et c’est le miqât le plus éloigné de Mekka.
Entre Mekka et Al-Madinah, il y a plus ou moins 10 jours de marche selon le chemin emprunté, car il en existe plusieurs, comme le signale Shaykh ul-Islâm Ibn Taymiyya رحمه الله .
On appelle aussi cet endroit Wâdil-’Aqîq (وادي العقيق), et le masjid qui s’y trouve s’appelle Masjid ush-Shajara (مسجد الشجرة).
Il s’y trouve un puit que les ignorants appellent Bir ‘Ali (بئر علي), car ils pensent que Ali رضي الله عنه a combattu un jinn et c’est faux.
-Al-Juhfa (الجحفة)
est un village qui se trouve à environ 3 jours de marche de Mekka et c’est le mîqat des gens du Shâm et d’Egypte et également des gens de Al-Madinah s’ils empruntent ce chemin.
Ibn Taymiyya رحمه الله a dit :
«C’est le mîqat des pèlerins qui viennent de l’ouest comme les gens du Shâm de l’Egypte et des autres venant de l’ouest. De nos jours, cet endroit est en ruine, c’est pour cela que les gens entrent en ihrâm avant, à l’endroit que l’on appelle Râbigh (رابغاً)»
-Qarn ul-Manâzil (قرن المنازل)
que l’on appelle aussi Qarn uth-Tha’âlib (قرن الثعالب) se situe à un jour et une nuit de marche de Mekka, et c’est le miqât des gens qui viennent du Najd (région centrale de la péninsule arabique).
-Dhâtu-’Irq (ذات عرق)
se situe dans le désert à la limite entre la région de Najd et Tihâma à environ 65 km de Mekka.
C’est le miqât des gens de l’Iraq.
-Yalamlam (يلملم)
se trouve à 2 nuits de marche (environs 50 km) de Mekka.
C’est le miqât des gens du Yemen.
Tiré du livre "Les rites du pélérinage et de la 'umra selon le Qurân, la Sunna et ce qui a été rapporté des Pieux Prédécesseurs, suivi d'un exposé de ce que les gens y ont ajouté comme innovations"
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Le prophète صلى الله عليه وسلم a été persécuté de différentes manières et il choisissait de patienter, car il était persécuté afin qu’il cesse d’accomplir ce qu’il avait choisi de faire, ce qui est plus grand encore que la patience de Yûsuf paix sur lui.
En effet, on a appelé Yûsuf à la fornication, il n’a été châtié par la prison que parce qu’il a refusé, alors que c’est la mécréance qu’on a demandé au prophète صلى الله عليه وسلم et ses compagnons, et comme ils ont refusé ils ont été châtié par le meurtre et d’autres choses encore.
Et le plus petit châtiment qu’ils ont subi fut la prison lorsque les polythéistes les ont confinés un temps dans une vallée en dehors de la ville, et dès lors qu’Abû Tâlib décéda, les persécutions ont augmenté.
Quand les polythéistes de Quraysh apprirent que les Ansârs de Médine avaient prêté serment d’allégeance au prophète صلى الله عليه وسلم, ils voulurent l’empêcher de quitter la Mecque, le bloquant lui et ses compagnons.
On ne pouvait quitter la ville que secrètement, sauf ‘Umar ibn al Khattâb et les nobles comme lui qui voulaient quitter leurs demeures, mais malgré tout, ils empêchaient certains d’entre eux.
Les croyants n’ont subi ces persécutions et ces épreuves que parce qu’ils ont choisi d’obéir à Allâh et Son prophète صلى الله عليه وسلم de la même façon que Yûsuf paix sur lui a choisi d’obéir à Allâh en préférant la prison au péché.
Ce n’était donc pas une épreuve céleste que le serviteur subit bon gré mal gré, comme ce qui est arrivé à Yûsuf paix sur lui quand il a été séparé de son père.
La patience volontaire est la plus noble et la plus méritoire des deux, bien que celui qui patiente face à une épreuve (contre laquelle il ne peut rien) sera récompensé pour sa patience, sa quiétude et verra ses péchés pardonnés en raison des malheurs qui le touchent.
Quant à celui qui est persécuté car il a choisi d’obéir à Allâh obtient la même récompense et on lui écrit en plus une bonne action.
Allâh dit (traduction rapprochée) :
"Ils n’éprouveront ni soif, ni fatigue, ni faim dans le sentier d'Allâh, ne fouleront aucune terre en provoquant la colère des mécréants, et n’obtiendront aucune victoire sur un ennemi, sans qu’on ne leur écrive pour cela une bonne action. Certes, Allâh n’annule pas la récompense des bienfaisants." (Sourate At Tawbah verset 120)
Au contraire de celui qui subit une épreuve qu’il n’a pas choisie, comme la maladie, la mort d’un être cher, le vol de ses biens, et qui n’est récompensé que pour sa patience face à cette épreuve, pas pour l’épreuve elle-même.
En effet, la patience face aux malheurs ne fait qu’effacer les péchés, alors que c’est pour les actes volontaires et leurs conséquences que l’on est récompensé.
Ceux qui sont persécutés pour leur foi, leur obéissance à Allâh et Son Messager et qui subissent pour cela gêne, maladie, emprisonnement, émigration forcée , perte de biens et d’êtres chers , coups , insultes , perte de prestige , sont sur la voie des prophètes et de ceux qui les suivent comme les Muhâjirîn .
Ceux-là sont récompensés pour les persécutions qu’ils subissent et on leur écrit une bonne action, de la même manière que le combattant sur le sentier d’Allâh est récompensé pour la faim, la soif, la fatigue et la colère des mécréants qu’il provoque.
Même si tout cela n’est pas un acte qu’il accomplit, mais cela découle d’un choix qu’il a fait à savoir la foi et l’obéissance à Allâh et Son Messager صلى الله عليه وسلم.
Ce sont là ce que l’on appelle les conséquences des actes volontaires.
Et les savants ont divergé à leur sujet :
Ces conséquences doivent-elles être attribuées à l’auteur des actes, à Allâh ou bien n’ont-elles en fait aucun instigateur ?
L’avis le plus correct est que ces conséquences doivent être attribuées à l’auteur des actes mais aussi à toutes les autres causes.
C’est la raison pour laquelle on lui écrit une bonne action.
Les maladies du cœur et leurs remèdes
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
وقد أوذي النبي صلى الله عليه وسلم بأنواع من الأذى فكان يصبر عليها صبرًا اختياريًّا فإنه إنما يؤذى لئلا يفعل ما يفعله باختياره وكان هذا أعظم من صبر يوسف: لأن يوسف إنما طلب منه الفاحشة وإنما عوقب -إذا لم يفعل- بالحبس والنبي صلى الله عليه وسلم وأصحابه طلب منهم الكفر وإذا لم يفعلوا طلبت عقوبتهم بالقتل فما دونه وأهون ما عوقب به الحبس فإن المشركين حبسوه وبني هاشمٍ بالشعب مدةً ثم لما مات أبو طالبٍ اشتدوا عليه فلما بايعت الأنصار وعرفوا بذلك صاروا يقصدون منعه من الخروج ويحبسونه هو وأصحابه عن ذلك ولم يكن أحدٌ يهاجر إلا سرًّا إلا عمر بن الخطاب ونحوه فكانوا قد ألجئوهم إلى الخروج من ديارهم ومع هذا منعوا من منعوه منهم عن ذلك وحبسوه
فكان ما حصل للمؤمنين من الأذى والمصائب هو باختيارهم طاعةً لله ورسوله لم يكن من المصائب السماوية التي تجري بدون اختيار العبد من جنس حبس يوسف لا من جنس التفريق بينه وبين أبيه وهذا أشرف النوعين وأهلها أعظم درجةً - وإن كان صاحب المصائب يثاب على صبره ورضاه وتكفر عنه الذنوب بمصائبه - فإن هذا أصيب وأوذي باختياره طاعةً لله يثاب على نفس المصائب ويكتب له بها عملٌ صالحٌ
قال تعالى
ذَلِكَ بِأَنَّهُمْ لَا يُصِيبُهُمْ ظَمَأٌ وَلَا نَصَبٌ وَلَا مَخْمَصَةٌ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَلَا يَطَئُونَ مَوْطِئًا يَغِيظُ الْكُفَّارَ وَلَا يَنَالُونَ مِنْ عَدُوٍّ نَيْلًا إلَّا كُتِبَ لَهُمْ بِهِ عَمَلٌ صَالِحٌ إنَّ اللَّهَ لَا يُضِيعُ أَجْرَ الْمُحْسِنِينَ
[سورة التوبة آية: 120]
بخلاف المصائب التي تجري بلا اختيار العبد كالمرض وموت العزيز عليه وأخذ اللصوص ماله فإن تلك إنما يثاب على الصبر عليها لا على نفس ما يحدث من المصيبة؛ لكن المصيبة يكفر بها خطاياه فإن الثواب إنما يكون على الأعمال الاختيارية وما يتولد عنها. والذين يؤذون على الإيمان وطاعة الله ورسوله ويحدث لهم بسبب ذلك حرجٌ أو مرضٌ أو حبسٌ أو فراق وطنٍ وذهاب مالٍ وأهلٍ أو ضربٌ أو شتمٌ أو نقص رياسةٍ ومالٍ هم في ذلك على طريقة الأنبياء وأتباعهم كالمهاجرين الأولين فهؤلاء يثابون على ما يؤذون به ويكتب لهم به عملٌ صالحٌ كما يثاب المجاهد على ما يصيبه من الجوع والعطش والتعب وعلى غيظه الكفار وإن كانت هذه الآثار ليست عملًا فعله يقوم به لكنها متسببةٌ عن فعله الاختياري وهي التي يقال لها متولدةٌ
وقد اختلف الناس هل يقال إنها فعلٌ لفاعل السبب أو لله أو لا فاعل لها؟ والصحيح أنها مشتركةٌ بين فاعل السبب وسائر الأسباب ولهذا كتب له بها عملٌ صالحٌ
Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية
Question :
Est-il permis d’emprunter de l’argent pour accomplir le hajj ?
Réponse :
Tout d’abord, il n’est pas imposé au pauvre d’accomplir le hajj.
S’il est pauvre, il n’est pas forcé d’emprunter l’argent, mais il peut attendre de posséder l’argent nécessaire d’accomplir le hajj.
Et tant qu’il ne possède pas cet argent, il est excusé, car il n’a pas les capacités.
Allâh a dit (traduction rapprochée) :
وَلِلَّهِ عَلَى النَّاسِ حِجُّ البَيْتِ مَنِ اسْتَطَاعَ إِلَيْهِ سَبِيلاً
«Et c’est un devoir envers Allâh pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage de la Maison.» (Al ‘Imran, verset 97)
Les savants ont dit que les moyens mentionnés dans le verset sont les provisions, c’est-à-dire l’argent nécessaire pour manger, boire, etc., et la monture, c’est-à-dire un moyen de transport, qu’il possède ou qu’il loue, qui lui permettra de se rendre à La Mecque puis de retourner chez lui.
Et des récits sont rapportés à ce sujet dans la Sunna.
Voilà donc celui pour qui le hajj est obligatoire.
Et celui qui veut emprunter et sait qu’il pourra s’acquitter de sa dette, s’il emprunte et accomplit le hajj alors son hajj est valide.
Qu’il demande à Allâh de l’aider à rembourser cette dette et qu’il ait une intention sincère et véridique, il aura ainsi accompli cet important pilier qu’est le hajj.
Et Allâh est plus Savant.
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي
Question :
Si un jeune homme propose le mariage à une demoiselle, est-il obligatoire qu'il la voie ?
Aussi, est-il correct que la demoiselle découvre sa tête pour montrer plus de sa beauté à son prétendant ?
Éclairez-nous s'il vous plaît et qu’Allah vous accorde un bien.
Réponse :
Il n'y a aucun mal (à ce que l'homme voit la femme), cependant ce n'est pas obligatoire.
Plutôt, on recommande qu'il la voit et qu’elle le voit, parce que le Prophète صلى الله عليه وسلم a ordonné à celui qui voulait se marier de regarder la femme.
Parce que cela est meilleur pour amener l'accord et l'harmonie entre eux.
Ainsi, si elle découvre pour lui son visage, ses mains et sa tête, il n'y a aucun mal en cela, selon l'avis correct.
Certains des gens de science ont dit qu’il est suffisant pour elle de découvrir le visage et les deux mains.
Cependant, l'avis correct est qu'il n'y a aucun mal à ce qu’il voit sa tête, son visage, ses mains et ses pieds, d’après le hadith mentionné (ci-dessus).
Cependant, il ne lui est pas permis d’être seul avec elle.
Plutôt son père, ou son frère, ou quelqu'une d'autre doivent être avec eux. Ceci parce que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Un homme ne doit jamais être seul avec une femme à moins qu'il n'y ait quelqu'un qui soit un mahram avec eux. »
(Rapporté par Al-Bukhari et Muslim.)
Il صلى الله عليه وسلم a aussi dit :
« Un homme ne doit jamais être seul avec une femme car en vérité, satan est le troisième. »
(At-Tirmidhi et Ahmad)
Source : As-Shar'iyh Al-Fatawa fil-Masa'il il-'Asriya min Fatawa 'Ulama' il-Balad il-Haram, pp. 498-499.

Question :
Parmi les causes de divorce, ô honorable Cheikh, est que le mari ne voit pas sa femme avant la consommation du mariage (c'est-à-dire avant qu’on les marie) et notre religion islamique permet ceci (au couple de se voir avant le mariage).
Ainsi quels commentaires votre éminence peut-elle donner concernant cette question ?
Réponse :
Il n'y a aucun doute que le fait que le mari ne voit pas la femme avant que le mariage peut-être parmi les causes qui mènent au divorce s'il constate qu'elle semble différente de ce qu’on lui a décrit.
Pour cette raison, Allah, le Très-Haut, a légiféré pour le mari de voir la femme avant le mariage si c'est possible.
Ainsi, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Si l’un d'entre vous propose le mariage à une femme, et qu’il peut regarder ce qui va l'encourager à l'épouser, qu’il le fasse. Certes, ce sera plus approprié à augmenter l'affection entre eux. »
Ce hadith a été rapporté par Ahmad et Abû Dawud avec une bonne (Hassan) chaîne de narration et Al-Hakim l’a authentifié (Sahih) par une narration rapportée par Jabir رضي الله عنه.
Ahmad, At-Tirmidhi, Nasa'i et Ibn Mâjah ont rapporté d’Al-Mughirah Ibn Shu'ba رضي الله عنه qu'il a proposé le mariage à une femme, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Regarde-la, certes cela est plus approprié à augmenter l'affection entre vous deux. »
Muslim a rapporté dans son Sahih sur l'autorité d'Abu Hurayra رضي الله عنه qu'un homme a mentionné au messager d'Allah صلى الله عليه وسلم qu'il a proposé d'épouser une femme, donc le Prophète صلى الله عليه وسلم lui a dit :
« L'as-tu regardée ? »
L'homme a répondu : « Non. »
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Vas et regarde-la. »
Ces ahadith et d'autres rapports avec la même signification prouvent tous la législation de regarder la femme que l'on a l'intention d’épouser avant le contrat de mariage réel.
Ceci parce que cela est plus proche de ce qui provoquera le succès (dans le mariage) et le bon résultat final.
C'est un des beaux aspects de Shari'a, qui est venue avec tout ce qui contient la rectification des serviteurs (d'Allah) et le bonheur de la société et dans cette vie et l’autre.
Donc gloire à Celui qui a légiféré cela et l'a établi comme loi et l'a rendu comme l'Arche de Noé.
Quiconque est ferme sur cela est sauvé et quiconque s’en détache est détruit.
Article tiré du site assalafi.com
Al-Fatawa min Silsilat Kitab ud-Da'wa, pp. 207-208
Traduit par Aqil Walker
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Les prières de l'Aïd n'obéissent pas automatiquement aux règles qui s'appliquent aux mosquées
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur vous.
Après ce préambule :
Je réponds à votre demande de fatwa enregistrée à la Direction des Recherches Scientifiques et de l'Iftâ sous le numéro 2984 et portant la date du 29/7/1407 H dans laquelle vous posez la question au sujet de l'avis religieux relatif aux rak`as accomplies avant la prière de l'Aïd?
-Je porte à votre connaissance qu'il convient à toute personne de faire deux rak`as de salutations de la mosquée si les prières de l'Aïd y sont effectuées.
Ces deux unités de prières sont à accomplir même si le fidèle rentre à la mosquée dans le moment dit d'interdiction, selon l'avis le plus correct des savants car celle-ci fait partie des prières dites de circonstance comme cela est déduit de cette parole du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam):
"Lorsque l'un de vous entre à la mosquée, qu'il ne s'asseye pas avant d'avoir effectué deux unités de prière (Rak`as)."
-Mais si la prière de l'Aïd est effectuée en dehors de la mosquée, il ne convient pas, dans cette situation, de faire les deux rak`as dites du salut à la mosquée car cet endroit n'obéit pas aux règles qui s'appliquent à la mosquée.
Selon la Sunna, il ne convient de faire deux rak`as ni avant ni après la prière de l'Aïd.
Qu'Allah accorde à tous la réussite dans l'accomplissement de ce qui Lui plait et qu'Il agrée. Que la paix, la miséricorde et les salutations d'Allah soient sur vous.
(Numéro de la partie: 30, Numéro de la page: 276)
✅ Publié par alifta.com
لا تأخذ أحكام المساجد من كل الوجوه
من عبد العزيز بن عبد الله بن باز إلى حضرة الأخ المكرم ع. غ. ع. سلمه الله
سلامٌ عليكم ورحمة الله وبركاته، وبعد
فأشير إلى استفتائك المقيد بإدارة البحوث العلمية والإفتاء برقم 2984 وتاريخ 29/7/ 1407 هـ والذي تسأل فيه عن حكم الصلاة قبل صلاة العيدين؟
وأفيدكم بأن صلاة العيدين إذا صليت في المسجد فإن المشروع لمن أتى إليها أن يصلي تحية المسجد ولو في وقت النهي في أصح قولي العلماء؛ لكونها من ذوات الأسباب لعموم
قوله صلى الله عليه وسلم: إذا دخل أحدكم المسجد فلا يجلس حتى يصلي ركعتين
أما إذا صليت في المصلى المعد لصلاة العيد فإن المشروع عدم الصلاة قبل صلاة العيد؛ لأنه ليس له حكم المساجد من كل الوجوه، ولأنه لا سُنة لصلاة العيد قبلها ولا بعدها
وفق الله الجميع لما فيه رضاه، والسلام عليكم ورحمة الله وبركاته
(الجزء رقم : 30، الصفحة رقم: 276)
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Â’ishah radi’Allah anha rapporte :
«Le Messager d’Allah Sallalahu aleyhi wa sallam mentionnait Allah subhanahu wa ta'ala à tout moment.»
Muslim 373
Enseignements du hadith :
-Le hadith confirme le principe de base qui est la mention d’Allah en toute situation, même en état d’impureté mineure ou majeur.
La mention, la glorification, la célébration de l’unicité, de la grandeur et la louange d’Allah, et tout ce qui y ressemble comme formules de rappel est permis à tout moment, et ce à l’unanimité des savants.
-Sont exceptés les mentions par la langue aux moment où l’on urine, défèque, mais aussi le rapport charnel.
Par contre, si la mention se fait dans le coeur, elle n’est pas interdite, même en ces situations.
L’avis prépondérant est que Â’shah signifiait la mention par la langue.
-Le hadith porte le même sens que le noble verset (traduction rapprochée):
«Ceux qui mentionnent Allah, debout, assis, couchés sur leur flanc et réfléchissent sur la création des cieux et de la terre.» Sourate Âl ‘Imrân, v.191
Boulough al marâm
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
✅ Publié par dourouss-abdelmalik.com
Abdelmalik Abou Adam Al-Firansi

Voici l'entretien avec le noble Sheikh Abdellah Al-Boukhari (Qu'Allah le préserve) et notre frère bien aimé Hassan Abou Asma, datant du mois de juin dernier, entretien qui a eu lieu à Médine durant lequel le sheikh a répondu aux ambiguîtés du frère 'Abass Abou Layth (de Tourcoing).
Il s'agit donc d'une réplique et une mise en garde contre les propos tenus par ce frère qui est l'auteur de l'e-mail ci-dessous suite à l'envoi d'une mise en garde par le frère Sidati contre Al-Maghrawi.

La traduction et les explications du frère Hassan Abou Asma
Première partie
Seconde partie
Troisième partie

Voici l'e-mail qui a été écrit par le frère 'Abass
From: De Amar @ hotmail.com
To: Hassan Abou Asma @ hotmail.fr
Subject: FW: [lavoiedroite] camarades sindiqués
Date: Sun, 27 Jun 2010 04:04:24 +0000
From: De Fetah @ hotmail.com
To: De Amar @ hotmail.com
Subject: FW: [lavoiedroite] camarades sindiqués
Date: Sat, 26 Jun 2010 10:23:21 +0000
To: lavoiedroite@yahoogroupes.fr
From: (tmizita) De ‘Abass @ hotmail.com
Date: Wed, 23 Jun 2010 12:52:00 +0200
Subject: [lavoiedroite] camarades sindiqués
Salam aleykoum camarades syndiqués! (c'est mon père qui me disait toujours ça...)
Bouzeyd, ça va frère!? je pensais que t'avais pas de pc, pas de net...ou alors t'es rentré, pas de nouvelles, pas de j'vous préviens...on va commencer à ressembler aux mu'tazila avec notre nafi mufassal! bref j'espère que tu vas bien, on va bientot se faire un ptit séminaire ensemble inchaallah.
Chers frères ne voyez pas du mal à ce qu'a fait notre frère Sidati! il nous envoie toujours des sujets variés, sauf que là c'était sur des mises en garde. Il a surement pensé que ca peut servir, en ces temps où plein de gens viennent te voir en disant: "j'ai écouté cheykh untel, trop bien, t'écoutes pas, toi?" ou "qu'est-ce t'en pense?", etc...n'y voyez pas tout de suite un mal, ou une insinuation, c'est un peu abusé. Sinon, sur le fond, au sujet du cheykh al maghrawi, je suis plutot daccord avec ce que Fouad nous a écrit. Il y a beaucoup de choses dans la mise en garde qui sont des erreurs "ponctuelles", sans que celà implique une mise en garde globale. Aussi, je pense que le fait de considérer le bien qu'à rapporté al maghrawi au maroc et le fait qu'il est le seul sunni en évidence est un point très important: imaginons-nous qu'on mette en garde ouvertement contre lui et que cette mise en garde arrive à des gens du commun qui pratiquent toutes sortes de bid'a et de chirk. alors ils s'éloigneraient de lui et resteraient dans leur jahl, tandis que si ils le "suivaient" ou l'écoutaient la différence serait énorme. combien j'ai vu de frères qui ont fréquenté le milieu al maghrawi et qui en ont profité, et concrètement, je ne leur vois pas de bid'a ou de mukhalafa, si ce n'est qu'ils ont facilement tendance à écouter n'importe qui et à les prendre comme des références, comme Muhammad Hassan, par exemple. Mais ne vaut-il mieux pas qu'ils soient comme ça que comme ils étaient avant? des fois j'ai un peu du mal avec l'histoire d'al maghrawi parce que quand on parle de lui on dirait bichr al mirrissi: est-ce que toutes les erreurs sont au même degré? doit-on traiter un salafi qui commet des fautes et qui fricote avec jam'iya ihya at-turath comme un rafidhi ou un ikhwani ou je ne sais quoi? ca me laisse un peu perplexe...
sinon pour sayd qutb, il faut comprendre la différence entre: dire qu'il a du bien, qu'un talib peut profiter de ses livres, etc...et dire que c'est un moujaddid,sans accepter de reconnaître ses erreurs, insulter les gens qui montrent ses erreurs, prendre certaines de ses pensées comme des fondements (takfir al mujtama'at, al khuruj,...)...la barrière du "qutbisme" est peut-être là.
Voilà c'est la parole de cheykh Abbas, alors soyez daccord, sinon...
✅ Publié par ahl-al-athar.com
Cheikh Abdoullah ibn AbderRahim Al-Boukhâry - الشيخ عبدالله بن عبد الرحيم البخاري
Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri
Série de cours que le frère Mehdi Abou Abderrahman (Hafidhahoullah) à partir d'un discours du vendredi de Sheykh Raslaan (Hafidhahoulah).
Ibnou Abî Zamanîn qu’Allah lui fasse miséricorde a dit :
"Et les Gens de la Sunnah ne cessent de critiquer les Gens des passions égarantes et interdisent de s’assoir en leur compagnie et mettent en garde quant à leur épreuve et informent de leur divergence et ne voient pas cela comme étant une médisance envers eux."


copié de sounnah-publication.com
Cheikh Muhammad Sa’îd Raslân - الشيخ محمد سعيد رسلان

هَـٰٓأَنتُمۡ أُوْلَآءِ تُحِبُّونَہُمۡ وَلَا يُحِبُّونَكُمۡ وَتُؤۡمِنُونَ بِٱلۡكِتَـٰبِ كُلِّهِۦ
وَإِذَا لَقُوكُمۡ قَالُوٓاْ ءَامَنَّا
وَإِذَا خَلَوۡاْ عَضُّواْ عَلَيۡكُمُ ٱلۡأَنَامِلَ مِنَ ٱلۡغَيۡظِۚ
قُلۡ مُوتُواْ بِغَيۡظِكُمۡۗ إِنَّ ٱللَّهَ عَلِيمُۢ بِذَاتِ ٱلصُّدُورِ
(سُوۡرَةُ آل عِمرَان - ١١٩)
"Vous, (Musulmans) vous les aimez, alors qu’ils ne vous aiment pas;
et vous avez foi dans le Livre tout entier.
Et lorsqu’ils vous rencontrent, ils disent: «Nous croyons»;
et une fois seuls, de rage contre vous, ils se mordent les bouts des doigts.
Dis: «mourez de votre rage».
En vérité, Allah connaît fort bien le contenu des cœurs. "
(sourate la famille d'imran verset 119)

Question :
On entend parler de certaines personnes qui reçoivent des rémunérations pour traiter la souffrance des sorts magiques, le mauvais œil et la possession démoniaque en récitant des versets du Coran et des Hadiths authentiques sur l'eau ou sur un bon type d'huile.
Est-ce légalement licite ?
Est-ce que la récitation du Coran sur l'huile ou sur l'eau a le même jugement que celle récitée sur le patient lui même ?
Réponse :
Il n'y a pas de mal à se faire payer pour réciter un Roqya (réciter le Coran sur les malades afin d'invoquer Allâh de les guérir) sur un malade.
Il est rapporté dans les Deux Sahîhs (recueils de Hadiths authentiques d'Al-Boukhârî et de Mouslim) que :
"des Compagnons (qu'Allâh soit Satisfait d'eux) partirent en voyage et se rendirent chez une des tribus arabes.
Ils leur demandèrent l'hospitalité, mais ils refusèrent.
Or, le chef de la tribu fut piqué, et ils essayèrent tout mais rien ne le soulagea.
Ils s'adressèrent au groupe de Compagnons et leur dirent : "Y aurait-il un exorciseur "Râqî" (personne qui pratique la Roqya) parmi vous car notre chef a été piqué".
Ils leur répondirent : "Oui, mais nous vous avons demandé l'hospitalité et vous avez refusé, alors nous ne pratiquerons la Roqya sur lui que si vous nous donnez quelque chose en retour."
Ils se mirent d'accord donc sur un troupeau de moutons, puis l'un des Compagnons lui fit la Roqya avec la Fâtiha (L'Ouverture) et il guérit.
Ils leur donnèrent leur récompense mais l'un des Compagnons dit : "Ne faites rien jusqu'à ce que nous ayons informé le Prophète صلى الله عليه وسلم".
Lorsqu'ils arrivèrent à Médine, ils en informèrent le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم qui leur dit : "Vous avez bien fait"."
Il n'y a rien de mal à réciter le Roqya sur de l'eau ou de l'huile dans le but de soigner un malade ou de traiter un ensorcelé ou un malade mental.
Toutefois, il est préférable de faire la Roqya directement sur le patient et de souffler sur lui. Abou Dâwoud (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a rapporté avec un bon Sanad (chaîne de transmission de Hadith), que le Prophète صلى الله عليه وسلم a récité un Roqya sur l'eau puis il l'a versée sur Qays ibn Thâbit ibn Chamâs.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
"Il n'y a aucun mal à faire des Roqyas tant qu'elles ne comportent pas des rites ou des propos polythéistes"
Ce hadith authentique est général.
Il n'y a pas de différence entre le fait que la Roqya soit directement récitée sur le patient et le fait qu'elle soit récitée sur l'eau ou sur l'huile ou sur autre chose.
Qu'Allâh nous accorde le succès.
Numéro de la partie : 9, Numéro de la page : 409
✅ Publié par alifta.net
أخذ الأجرة على القراءة على المرضى
س : تسمع عن بعض المعالجين بالقرآن، يقرؤون قرآنًا وأدعية شرعية على ماء أو زيت طيب لعلاج السحر، والعين والمس الشيطاني، ويأخذون على ذلك أجرًا، فهل هذا جائز شرعًا؛ وهل القراءة علي الزيت أو الماء تأخذ حكم قراءة المعالج على المريض نفسه؟
ج : لا حرج في أخذ الأجرة على رقية المريض، لما ثبت في الصحيحين أن
جماعة من الصحابة رضي الله عنهم وفدوا على حي من العرب فلم يقروهم ولدغ سيدهم وفعلوا كل شيء؛ لا ينفعه، فأتوا الوفد من الصحابة رضي الله عنهم فقالوا لهم: هل فيكم من راق فإن سيدنا قد لدغ؟ فقالوا: نعم، ولكنكم لم تقرونا فلا نرقيه إلا بجعل، فاتفقوا معهم على قطيع من الغنم، فرقاه أحد الصحابة بفاتحة الكتاب فشفي فأعطوهم ما جعل لهم، فقال الصحابة فيما بينهم: لن نفعل شيئًا حتى نخبر النبي صلى الله عليه وسلم فلما قدموا المدينة أخبروه صلى الله عليه وسلم بذلك فقال : قد أصبتم
ولا حرج في القراءة في الماء والزيت في علاج المريض والمسحور والمجنون، ولكن القراءة على المريض بالنفث عليه أولى وأفضل وأكمل، وقد خرج أبو داود رحمه الله بإسناد حسن أن النبي صلى الله عليه وسلم قرأ لثابت بن قيس بن شماس في ماء وصبه عليه
وقد قال النبي صلى الله عليه وسلم
لا بأس بالرقى ما لم تكن شركًا
وهذا الحديث الصحيح يعم الرقية للمريض على نفسه وفي الماء والزيت ونحوهما، والله ولي التوفيق
(الجزء رقم : 9، الصفحة رقم: 409)
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Question
Quel est l'avis religieux sur l'homme qui inscrit son fils ou sa fille dans un établissement français ou anglais, s'opposant aux enseignements de l'Islam, tout en prétendant qu'il est Musulman, et qu'il leur veut un avenir prospère ?
Réponse :
Le père doit éduquer ses enfants, garçons et filles, une éducation islamique, car ils sont sous sa charge, et il sera responsable d'eux au Jour Dernier.
Il ne lui est pas permis de les inscrire dans les écoles des mécréants, car on craint qu'ils ne soient tentés et qu'on nuise à leur croyance et à leurs mœurs.
Quant à l'avenir, c'est Allah (L'Exalté) qui s'en chargera.
Allah dit (traduction rapprochée) :
"Quiconque craint Allah cependant, Il lui facilite les choses." (sourate at-talaq verset 4)
Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
(Numéro de la partie : 12, Numéro de la page : 141)
La question 8 de la Fatwa numéro (4172)
✅ Publié par alifta.net
تدريس الأولاد بمدارس غير المسلمين
س8:ما الحكم أن يأخذ الرجل ابنه أو ابنته ويسجله في مدرسة فرنسية أو إنجليزية، المخالفتين لتعاليم الدين، مع زعمه أنه مسلم، وأنه يختار لهم مستقبلاً حسنًا؟
ج8: يجب على الوالد أن يربي أولاده ذكورًا وإناثًا تربية إسلامية، فإنهم أمانة بيده، وهو مسئول عنهم يوم القيامة، ولا يجوز له أن يدخلهم مدارس الكفار؛ خشية الفتنة وإفساد العقيدة والأخلاق، والمستقبل بيد الله جل وعلا، يقول الله جل وعلا
وَمَنْ يَتَّقِ اللَّهَ يَجْعَلْ لَهُ مِنْ أَمْرِهِ يُسْرًا
وبالله التوفيق وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم
(الجزء رقم : 12، الصفحة رقم: 141)
السؤال الثامن من الفتوى رقم - 4172
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Louange à Allah, Seigneur de l’univers, que le Salut et les Prières d’Allah soient sur le maître des Messagers…
Par Ses Faveurs et Sa Grâce, le Seigneur a offert à ses pieux serviteurs certaines occasions à certaines périodes de l’année durant lesquelles ils ont l'opportunité de s’épanouir.
Parmi ces rendez-vous, il y a les dix premiers jours de Dhû El Hidja.

Le Livre d’Allah et la tradition prophétique recensent
un certain nombre de textes au sujet de leurs mérites
-Le Seigneur a révélé (traduction rapprochée) :
(Par l'aurore, et les dix nuits )
En commentaire à ce verset, l'exégète Ibn Kathir a souligné :
« Elles correspondent aux dix premiers jours de Dhû el Hidja conformément à l'opinion d'ibn 'Abbâs, d’ibn e-Zubaïr, de Mujâhid et d'autres comme le rapporte el Bukhârî. »
-Selon ibn 'Abbâs, le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a déclaré :
« Il n'y a pas de jours où les œuvres sont meilleures que les fameux dix premiers jours de Dhû el Hidja.
Pas même la guerre sur le chemin d’Allah ? Lui demandèrent les compagnons.
Pas même la guerre sur le chemin d’Allah confirma-t-il, si ce n’est celui qui aurait investi son corps et ses biens et qui aurait tout sacrifié sans ne jamais revenir ! »
-le Seigneur عز و جل a révélé (traduction rapprochée):
(Évoquez Allah durant certains jours déterminés )
Ibn 'Abbâs رضي الله عنه a précisé à ce sujet :
« Ce sont les dix premiers jours de Dhû el Hidja. » [1]
-selon ibn 'Omar رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a déclaré :
« Il n'y a pas de jours où les œuvres sont meilleures que les fameux dix premiers jours de Dhû el Hidja.
Multipliez-y la proclamation de l'Unicité d’Allah, de Sa Grandeur et de Ses Louanges. » [2]
-Sa'îd ibn Jubaïr qui n'est autre que le rapporteur du Hadith d'Ibn 'Abbâs cité précédemment, faisait des efforts de piété considérables pendant ces fameux jours, de sorte qu'il est pratiquement impossible d'en faire autant. [3]
-Ibn Hajar a expliqué dans son livre Fath el Bârî :
« Il semblerait que la raison pour laquelle les dix premiers jours de Dhû el Hidja sont particuliers, provient du fait que les principaux rites y sont rassemblés ; autrement dit, la prière, le jeûne, l'aumône, et le pèlerinage, etc.»

Les actions recommandées durant cette période
-La prière :
Il est recommandé de se présenter tôt aux cinq prières prescrites, et de redoubler de prières surérogatoires étant donné qu'elles sont considérées parmi les meilleurs actes de dévotions.
Thawbân رضي الله عنه nous rapporte :
« J'ai entendu dire le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم :
Multiplie les prosternations devant Allah, il n'y a pas une prosternation que tu puisses faire sans que le Seigneur ne t'élève par elle d'un degré, et ne t'enlève par elle, un péché. » [4]
En l'occurrence, ce mérite est valable à toutes les époques de l'année.
-Le jeûne :
Etant donné qu'il fait partie des bonnes œuvres. Ainsi, selon Hunaïda ibn Khâlid, d'après sa femme, selon certaines épouses du Prophète صلى الله عليه وسلم :
« Le Messager d’Allah jeûnait les neuf premiers jours de Dhû el Hidja, le jour de 'Âshûra, et trois jours tous les mois. » [5]
L’érudit e-Nawawî précise à ce sujet qu’il est fortement recommandé de jeûner au cours de ces dix jours.
-Proclamer l'unicité d’Allah, Sa Grandeur et Ses Louanges :
Conformément au Hadith rapporté par ibn 'Omar رضي الله عنه :
« Multipliez-y la proclamation de l'Unicité d’Allah, de Sa Grandeur et de Ses Louanges. »
L'érudit el Bukhârî a confirmé :
« Ibn 'Omar et Abû Huraïra se rendaient au marché pendant les dix premiers jours de Dhû el Hidja ; et ils y clamaient la grandeur du Seigneur (en disant Allah Akbar), cela incitait les gens à en faire autant. »
Dans ce registre, il a dit :
« Sous sa tente à Mina, 'Omar رضي الله عنه clamait la grandeur d’Allah.
Les gens présents dans la mosquée l’écoutaient et se mettaient à l’imiter.
Dès lors, cet élan a gagné tous les marchés de sorte que tout Mina vibrait. »
Ainsi, ces jours-là Ibn 'Omar رضي الله عنه prononçait à Mina cette formule (Allah Akbar), après les prières, dans son lit, sous sa tente, lors de ses rencontres, dans ses allées et venues sans s'arrêter une seule journée.
Il est aussi recommandé de le faire à voix haute conformément à la pratique d'Omar, d'Ibn 'Omar et d’Abû Huraïra رضي الله عنه.
Il nous est donc désigné, en tant que musulman de faire revivre cette tradition négligée à notre époque.
Malheureusement, elle est pratiquement devenue inexistante, même par les gens les plus religieux contrairement à la pratique de nos Pieux Prédécesseurs.
Les différentes formules à dire :
- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar Kabîra [6] !
- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! À Allah reviennent les louanges.
- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar ! À Allah reviennent les louanges.
-jeûner le jour de 'Arafa :
Le jeûne se confirme le jour de 'Arafa comme il est certifié à travers le hadith prophétique :
« J'aspire à ce qu’Allah absolve mes péchés de l'année précédente et de l'année suivante. » [7]
Toutefois, celui qui se trouve à 'Arafa –pour le pèlerin en l'occurrence –, il ne lui est pas recommandé de jeûner étant donné que le Prophète صلى الله عليه وسلم n'a pas jeûné à 'Arafa.
-les faveurs du jour de l'immolation :
Bon nombre de musulmans ne considèrent pas ce jour illustre à sa juste valeur, ils ne tiennent pas compte de son importance et de sa faveur immense.
Pourtant, certains savants considèrent qu'il est le meilleur jour de l'année dans l'absolu.
Ils le préfèrent même au jour de 'Arafa.
À cet effet, ibn el Qaïyam a souligné :
« Le meilleur jour auprès d’Allah, c'est le jour de l'Immolation (Nahr), il est le grand jour du Pèlerinage. »
Par ailleurs, d’après la compilation d'Abû Dawûd (e-Sunan), selon le Prophète صلى الله عليه وسلم :
« Le jour le plus illustre auprès d’Allah, c'est le jour de l'Immolation, ensuite vient le jour du séjour. »
Ce fameux jour du « séjour » correspond au lendemain de l'Aïd, le 11ème jour de Dhû el Hidja, le jour où les pèlerins s'établissent à Mina. Il est dit aussi que le jour de 'Arafa est plus illustre, car jeûner à cette occasion permet d’absoudre deux années de péchés consécutives.
Il n'y a pas un jour également où le Seigneur affranchit autant de Ses serviteurs de l'Enfer que le jour de 'Arafa.
Ce fameux jour, Allah عز و جل se rapproche de Ses créatures.
Puis, Il fait l'éloge à Ses anges des pèlerins présents à 'Arafa.
Cependant, la première tendance est la plus vraisemblable, il est vrai que le Hadith sur le sujet est incontournable.
Or, que ce jour soit meilleur ou non, l'essentiel c'est de lui accorder l'importance adéquate, en veillant à ne pas manquer cette opportunité, et à se voir combler de ses faveurs.
Cela concerne aussi bien le pèlerin que toute autre personne.

Comment accueillir la période du pèlerinage ?
-Il incombe à chaque musulman d'accueillir les occasions cultuelles en général avec un repentir sincère et véritable. Il consiste entre autres à abandonner les péchés et à ne plus renouveler les fautes passées.
Les péchés font malheureusement écran entre l'individu et les faveurs du Seigneur et empêchent le cœur d'accéder à Son Maître.
-Il faut accueillir également de façon générale les occasions cultuelles avec la volonté ferme et sincère de les passer selon le contentement divin.
Allah est véridique envers quiconque l’est envers Lui (traduction rapprochée) :
(Ceux qui luttent pour notre cause, Nous les guiderons sur nos chemins ).[8]
Cher frère, veille à profiter de cette occasion propice avant qu'elle ne s'en aille, et que tu en pâtisses, car perdre une seule heure suscite le remords.
Qu’Allah nous concède à tous de profiter de ces instants précieux, comme j'implore le Seigneur de nous assister dans Son obéissance et Sa parfaite obédience (soumission) !

Quelques préceptes relatifs au sacrifice et à leur légitimité
À la base, le sacrifice est légitimé pour les personnes vivantes étant donné que le Prophète صلى الله عليه وسلم et ses compagnons faisaient des sacrifices pour leur propre personne ou en l'honneur de leur famille.
Quant aux convictions répandues chez certaines gens alléguant que le sacrifice est un droit exclusif aux morts, celles-ci n'ont aucune origine.
Il faut savoir qu’il existe trois sortes de sacrifice en l'honneur des morts :
-Premièrement :
le sacrifice peut englober les morts et les vivants à l'exemple de l'individu qui le dédie à sa propre personne ainsi qu'à sa famille en sous-entendant les vivants parmi eux, mais aussi les morts.
Cet usage s'inspire de la pratique du Prophète lorsque celui-ci صلى الله عليه وسلم a sacrifié une offrande pour lui-même et pour ses proches.
Tout en sachant que certains d'entre eux étaient déjà décédés.
-Deuxièmement :
faire un sacrifice pour une personne décédée conformément à ses recommandations avant sa mort, le verset suivant étant à l'origine de cette pratique (traduction rapprochée) :
(Quiconque le (testament) modifie après l'avoir entendu, le péché se verra porté à l'encontre de ceux qui l'auront modifié. Certes Allah est Savant et Entendant ). [9]
-Troisièmement :
le sacrifice peut être dédié par donation aux morts indépendamment des vivants.
Cette pratique est permise, les savants spécialistes en Fiqh (science de la jurisprudence) de l'école Hanbalite ont stipulé que sa récompense parvient effectivement aux morts, et que son auteur en est bénéficiaire pareillement à l'aumône dédiée en leur honneur.
Toutefois, je ne considère pas que cette pratique se rattache à la tradition (sunna). En effet, le Prophète صلى الله عليه وسلم n'a jamais consacré de sacrifice spécialement en l'honneur d'une personne décédée.
Il ne l'a pas fait pour son oncle Hamza, bien qu'il ne soit l'un des proches les plus chers à ses yeux, ni d'ailleurs pour aucun de ses enfants morts avant lui ; en l'occurrence ses trois filles décédées toutes les trois après leur mariage et trois garçons morts en bas âge.
Il ne l'a pas fait non plus pour sa défunte épouse Khadîja, bien qu'elle soit la plus aimée de ses femmes.
D'autres parts, aucune tradition venant vérifier cet usage à son époque de la part des compagnons, n'a été recensée.
-Nous considérons également que certains se trompent lorsque ces derniers consacrent un sacrifice au bout de la première année du deuil. Ils le prénomment ce genre de pratique « sacrifice d'outre-tombe ».
Ils sont convaincus qu'il est interdit de faire profiter de la récompense de leur action à quiconque en dehors du défunt.
Il est possible aussi qu'ils consacrent des offrandes à Allah par donation envers les morts ou conformément à leurs recommandations avant leur mort, mais ils ne le font jamais pour leur propre personne ou pour leurs proches.
Or, s'ils avaient su que tout sacrifice voué à Allah que la personne dédie à lui-même et aux membres de sa famille, comprenait à la fois les vivants et les morts, ils se seraient précipités à le faire au dépend de leurs coutumes.

Les choses à ne pas faire pour la personne voulant immoler le jour de l'Aïd
Si quelqu'un veut sacrifier un animal pour l'Aïd, et que l'entrée du mois de Dhû el Hidja est effective (par la vision de la lune ou si le mois précédent Dhû el Qi'da compte trente jours), il lui sera interdit de se couper les ongles et les cheveux, ou d'ôter n'importe quoi de son corps.
Selon Um Salama, le Prophète a déclaré صلى الله عليه وسلم :
« À la venue des dix jours de Dhû el Hidja, si quelqu'un d'entre vous veut consacrer une offrande [pour l'Aïd], il ne devra toucher à aucun poil de ses cheveux ni de sa peau jusqu'au moment de l’immolation. »
À partir du moment où l'intention lui est venue au cours de cette période, il doit s'abstenir de le faire pour le restant des dix jours. Il ne lui sera cependant compté aucune faute pour la période passée.
-La raison est que l'auteur d'un sacrifice est comparable au pèlerin sous certains aspects du Hadj, autrement dit, par sa dévotion envers Allah en lui consacrant une offrande. Il lui convient donc de s'associer à lui dans certaines particularités de la sacralisation (l'Ihrâm).
En l'occurrence, s'abstenir de se couper les cheveux ou autre.
Ainsi, il est interdit à celui qui prévoit un sacrifice pour l'Aïd de s’enlever quoi que ce soit de ses cheveux, de ses ongles ou des poils de sa peau.
-Ce statut est spécifique à celui qui prévoit de sacrifier.
Tandis que les personnes pour qui celui-ci est dédié, elles ne sont pas concernées par cette restriction. En effet, Le Prophète صلى الله عليه وسلم a seulement spécifié :
« Si quelqu'un d'entre vous veut consacrer une offrande… »,
sans préciser les personnes en l'honneur desquelles ce sacrifice est effectué. Rien ne prête à dire au regard des textes, qu'il leur est demandé de se restreindre à cette prescription.
-Si celui qui prévoit de sacrifier venait à se couper les cheveux ou autre, il devra le cas échéant se repentir à Allah عز و جل et ne plus récidiver.
Néanmoins, aucune expiation n'est prévue à cet effet.
Cela ne peut pas l'empêcher d’immoler normalement contrairement aux convictions de certaines gens.
-Dans le cas où il commettrait cela par mégarde, par ignorance ou encore si certains cheveux venaient à tomber involontairement, aucun péché ne lui sera imparti.
S'il était aussi contraint de se les couper pour une raison ou pour une autre, il n'y a pas d'inconvénient à le faire.
Exemple : il peut se couper un ongle cassé qui l'importune, se raccourcir les cheveux qui tombent sur les yeux, ou se les raser pour soigner une plaie, etc.
[1] Voir Ibn Kathîr.
[2] Rapporté par Ahmed.
[3] Rapporté par e-Dârimî.
[4] Rapporté par Muslim.
[5] Rapporté par Ahmed, Abû Dawûd et Nasâî.
[6] Allah est Grand énormément
[7] Rapporté par Muslim.
[8] L'araignée ; 69
[9] La vache ; 181
✅ Publié par sounna.over-blog.org
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين