Conseil à celui qui se permet d’appeler à Allâh تعالى sans science et sans instruction ! (audio-vidéo)

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Conseil à celui qui se permet d’appeler à Allâh تعالى sans science et sans instruction ! (audio-vidéo)

Question :

 

La personne qui pose la question dit ceci :

 

« Que diriez-vous d’un individu qui prêche sans science ?

 

Est-ce qu’à l’époque [actuelle], tout individu doit obligatoirement demander la science ? »

 

Réponse :

 

Il n’est pas autorisé à l’individu d’appeler à Allâh alors qu’il est [lui-même] ignorant, car il n’a pas connaissance de ce que représente la da’wa et du chemin à suivre pour faire la da’wa.

 

Et [ainsi], il peut rendre licite [ce qui est interdit] ou rendre illicite [ce qui est licite], sans qu’il ne le sache ; ou alors qu’il prenne une position dure dans quelque chose qui ne nécessite pas de dureté ; ou encore qu’il se montre tolérant dans quelque chose qui ne mérite pas de complaisance ; ceci à cause de son ignorance.

 

Ou il peut arriver qu’on lui expose des ambigüités et des querelles émanant de personnes à qui il promulgue le prêche ; qui viennent discuter avec lui et lui exposer leurs ambigüités, lesquelles il se trouver dans l’incapacité d’y répondre ; [c’est la raison pour laquelle], il doit apprendre en premier !

 

Il doit s’instruire en premier !

 

Et ensuite, il se met à prêcher (traduction rapprochée) :

 

« Dis: «Voici ma voie, j'appelle les gens à [la religion] d'Allâh, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. » [Sourate Youssouf V.108].  

 

C'est-à-dire avec science, [l’acquisition de] la science est indispensable !

 

(traduction rapprochée)

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » [Sourate An-Nahl V.125].

 

Et l'individu ne peut appeler (les gens) par la sagesse et la bonne exhortation et discuter (avec eux) de la meilleure façon que s'il a appris, car il lui est indispensable d’apprendre pour qu’il puisse appeler à Allâh – Le Très Haut…

 

Na’am.

 

Question/réponse - 07 / 01 / 1433 de l’Hégire.

Traduction adaptée & rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy

 Publié par alghourabaa.com

 

السؤال : "يقول السائل: ماذا تقولون بشخص يدعو من غير علم ؟ وهل في هذا الزمن يجب على كل شخص طلب العلم؟

الجواب : ما يجوز للإنسان أن يدعو إلى الله وهو جاهل، لأنه لا يعرف الدعوة وطريق الدعوة وقد يحلل الحرام أو يحرم الحلال وهو ما يدري أو يشتد في شيىء ليس محلا للشدة أو يتساهل في شيىء ليس محلا للتساهل لجهله أو يعرض له شبه وجدال من المدْعوين يجادلونه ويعرضون عليه شبه فلا يستطيع الجواب عليها فلا بد أن يتعلم أولا ويتفقه أولا ثم يدعو.

"قُلْ هَذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللَّهِ عَلَى بَصِيرَةٍ"

يعني على علم لا بد من العلم 

"ادْعُ إِلَى سَبِيلِ رَبِّكَ بِالْحِكْمَةِ وَالْمَوْعِظَةِ الْحَسَنَةِ وَجَادِلْهُمْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ "

ولا يستطيع يدع بالحكمة والموعظة والجدال بالتي هي أحسن إلا إذا تعلم فلا بد أنه يتعلم حتى يدعو إلى الله عز وجل نعم" اهـ

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Quand est-il permis de s’écarter d’un musulman ?

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Quand est-il permis de s’écarter d’un musulman ?

Il a été authentifié du prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) qu’il a dit :

 

« Il n’est permis à un musulman de fuir son frère plus de trois jours et s’ils se rencontrent, et que chacun se détourne de l’autre, le meilleur d’eux est celui qui commence à saluer l’autre. »

Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

 

Certes - dit Ibn Taymiyyah - il est avéré que le Prophète s’écarta de Ka’b Ibn Mâlik et ses deux compagnons (radhiallâhu ‘anhum) quand, lors de l’expédition de Taboûk, ils restèrent en arrière, que leur désobéissance fut rendue publique et qu’on craignit qu’ils fussent des hypocrites.

 

Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) s’en écarta et ordonna aux croyants de s’éloigner d’eux.

 

Il leur ordonna même de se tenir à l’écart de leurs épouses, sans répudiation, pendant cinquante nuits, jusqu’au moment où l’acceptation de leur repentir descendit du Ciel.

 

De même, ‘Oumar (radhiallâh ‘anhu) ordonna aux musulmans de s’écarter de Sabîgh Ibn ‘Issl at-Tamîmî, quand il vit qu’il faisait partie de ceux qui mettaient l’accent sur ce qui, du Livre (d’Allâh), est équivoque.

 

Ceci, jusqu’à ce qu’une année soit passée et que sa sincérité, s’agissant de son repentir, soit devenue évidente.

 

Il ordonna alors aux musulmans de revenir vers lui.

 

Ibn Taymiyyah dit que :

 

« sur cette base et ce qui y ressemble, les musulmans sont unanimes pour dire de s’écarter de ceux chez qui les signes de l‘égarement apparaissent publiquement, ceux qui adoptent publiquement des innovations, appelant (les gens) à les adopter, et ceux qui commettent publiquement de grands péchés. »

 

Quant à celui qui tient dissimulé une désobéissance ou secrète une innovation injustifiable, il ne sera pas éloigné.

 

Ne sera éloigné (écarté) que celui qui appelle à adopter une innovation.

 

S’éloigner de quelqu’un est en effet une forme de châtiment et on ne châtie que quelqu’un qui a commis publiquement une désobéissance, en parole ou en acte.

 

Quelqu’un qui nous veut publiquement du bien, nous acceptons ce qu’il accorde à notre égard, et nous confions à Allâh – Ta’âla – le soin de juger sa pensée la plus secrète.

 

Tout au plus, peut-il en effet équivaloir aux hypocrites pour qui le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) accepta ce dont ils montraient à son égard, et confia à Allâh le soin de juger leurs pensées les plus secrètes quand ils vinrent vers lui, l’année de Taboûk, en prêtant serment et en avançant des excuses.

 

« C’est la raison pour laquelle l’imâm Ahmad et la plupart des imâms avant et après lui, tels que Mâlik et d’autres, n’acceptent pas, en matière de hadîth, l’apport de celui qui appelle à adopter une innovation et ne s’assoie pas avec lui, à la différence de ce qu’ils font avec l’innovateur en gardant le silence. Les auteurs des Sahîhs ont recueilli des hadîths de groupes de gens accusés d’innovation qui gardaient le silence, mais n’en ont pas recueilli de ceux qui invitaient à adopter des innovations. » [1]

 

Aussi, ‘Oumar (radhiallâh ‘anhu) bannit Sabîgh Ibn ‘Issl at-Tamîmî quand il mit publiquement l’accent sur les versets équivoques, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation.

 

Il le frappa et ordonna aux musulmans de s’écarter pendant un an après même qu’il ait publiquement manifesté son repentir.

 

Quand il se repentit, il ordonna aux musulmans de lui parler.

 

Ahmad et d’autres prirent cela pour différer d’un an le rétablissement (dans la communauté), de celui qui appelle à l’innovation quand il se repent.

 

Tout comme ‘Oumar avait différé la réinsertion de Sabîgh.

 

Pareillement, pour le pervers quand il se repent et que l’on prend en considération, en plus de son repentir, le caractère vertueux de ses actes, ainsi que le disent ach-Châfi’î et Ahmad (Ibn Hanbal), selon une des deux versions qui lui sont attribuées. [2]

 

[1] Majmu’ Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 24/175

[2] Minhâj as-Sounnat an-Nabawiyyah de Ibn Taymiyyah, 6/355

 

copié de manhajulhaqq.com

 

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah - الشيخ الإسلام بن تيمية

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Le remède pratiqué par le Prophète صلى الله عليه وسلم pour la maladie se présente sous trois formes

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Le remède pratiqué par le Prophète صلى الله عليه وسلم pour la maladie se présente sous trois formes

Le remède pratiqué par le Prophète صلى الله عليه وسلم pour la maladie se présente sous trois formes :

 

Le remède par les médicaments naturels

Le remède par les médicaments divins

Le remède composé des deux premiers

 

Nous mentionnerons ces trois types de remède adoptés par le Prophète صلى الله عليه وسلم en commençant par les remèdes naturels qu’il a prescrits et utilisés.

 

Nous exposerons par la suite les remèdes divins et composés.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a été envoyé en tant que guide appelant à Allâh et à Son Paradis, en leur enseignant la connaissance d’Allâh, et en montrant à sa communauté les œuvres [qu’Allâh] agrée et les commandements [qu’Allâh] leur a prescrit [en leur expliquant] les raisons de ce qu’Il [Allâh] désapprouve et de ce qu’Il leur a interdit.

 

[Le Prophète] a également informé des nouvelles des Prophètes et Envoyés, l’état de la situation avec leur communauté, les principes de l’éducation du monde, la question de la création et du rassemblement, l’infortune des âmes ainsi que leur félicité et ce qui en sont les causes.

 

Quant à la médecine des corps, elle est le fruit de l’accomplissement de sa législation et le but visé en est autre, de sorte à ce qu’elle soit utilisée en cas de besoin.

 

S’il est possible de s’en passer, les efforts et les forces devront être orientés vers le remède des cœurs et des âmes, le maintien en bonne forme, l’éloignement de leurs maladies, et leur protection de toute corruption.

 

Tel est le but visé primordialement, en tout premier.

 

L’amélioration [de l’état] du corps qui n’est pas en concordance avec l’amélioration [de l’état] du cœur n’est d’aucune d’utilité.

 

La détérioration du corps avec l’amélioration du cœur n’engendre que les dégâts minimes, des dégâts éphémères qui donnent lieu à un intérêt permanent et complet, et c’est d’Allâh qu’émanent les grâces. 

 

Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd - 4/22

 Publié par manhajulhaqq.com 

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Jugement du serrage de mains lors de la séparation (dossier)

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Jugement du serrage de mains lors de la séparation (dossier)

 Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Al-‘azl : l'homme se retire avant son éjaculation

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Al-‘azl : l'homme se retire avant son éjaculation

L’imam As-Shawkani dit :

 

« Jabir rapporte :

« Nous pratiquions le ‘azl alors que le Qur’an était révélé »

(Al-Bukhari et Muslim).

 

Al-‘Azl consiste à ce que l’homme se retire après la pénétration pour éjaculer en dehors du vagin.

 

La parole de Jabir :

 

« alors que le Qur’an était révélé » montre que cette pratique est permise, car si elle comportait quelque chose d’interdit elle n’aurait pas été accepté (c’est-à-dire qu’il y aurait eu une révélation ou une réprobation du prophète (salallahu’ alayhi wasalam)).

 

Et dans la version de Muslim :

 

« Nous pratiquions le ‘azl à l’époque du prophète (salallahu’ alayhi wasalam), qui le savait et ne l’a pas interdit »…

 

Les salafs ont divergé sur le jugement concernant al-‘azl, on rapporte dans Al-Fath que Ibn ‘Abd Al-Barr a dit : il n’y a aucune divergence entre les savants que le ‘azl ne doit être pratiqué qu’avec la permission de la femme (libre), car elle a un droit sur le rapport sexuel qui n’est considéré complet que sans ‘azl.

 

[Shaikh Abdel Muhsin Al-‘Abbad explique dans Sharh Sunan Abi Dawud que le droit de la femme est un droit à vouloir des enfants, mais aussi qu’en pratiquant cela on la prive d’une partie de la jouissance (163)].

 

traduit par salafs.com

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Le toucher vaginal

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Le toucher vaginal

Question :

 

Si une femme entre ses doigts dans son sexe dans le but de se nettoyer ou pour y entrer un médicament dans le cadre d’un traitement, ou bien si [dans le cadre d'une analyse] le médecin entre sa main ou un appareil [dans le sexe de la patiente] : 

 

La femme est-elle dans l'obligation d'accomplir le Ghousl ?

 

Et si cela ce produit durant une journée de ramadan, cela rompt t’il le jeûne obligeant ainsi cette femme à rattraper [ce jour de jeûne manqué] ?

 

Réponse :

 

Si ce que vous avez mentionné vient à se produire, la femme ne sera pas dans l’obligation d’accomplir de Ghoussl et cela ne rompra pas le jeûne

 

Et le succès provient d’Allah, que la prière et la salutation d’Allah soit sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons. 

 

Fatawa Mouta’aliqat Bi Tibi Wa Ahkami l-Mardoi P 42

copié de oummietmoi.net

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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L'épreuve de l'Imam Ahmed رحمه الله (audio)

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L'épreuve de l'Imam Ahmed رحمه الله (audio)

L'imam des gens de la sunna et du consensus, grand savant dans tous les domaines de la religion et source de l'école de jurisprudence le Hambalisme.

 

Il naquit durant le mois de rabi' Ath-Thâni 164H (780-241/855) à Baghdad , quelques mois après que son père, se fut établi à Bagdad.

 

L’imam Ahmad suivait le madhab des Salaf Salih, défendait la voie des Gens de la Sounna et du Consensus [Ahl As-Sounna oua Al Jam’a] et mena de front divers combats face à ceux qui ont innové en prétendant que le Qur’an est une création d'Allah, ce qui lui valut d’ailleurs enfermement et persécutions...

 

Qu'Allah lui fase miséricorde. 

 

محنة الإمام أحمد بن حنبل

 

Les gens formaient une seule communauté et leur religion était en toute droiture sous le califat de Abou Bakr As-Siddiq et sous celui de Omar Al-Faroûq qu`Allah les agrée.

 

Puis, lorsque la porte fut brisée, celle qui fait barrage aux dissensions comme nous en a informé le prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) [Voir le Hadith plus bas], que la paix et le salut d`Allah soient sur lui, les meneurs du mal firent surface et l`unité (de la parole des musulmans) se scinda. 

 

Les groupes égarés apparurent, ceux qui accusèrent les compagnons et autres d`apostasie, jusqu`à que vint le calife Al Ma_moune – il était très intelligent et un des gens de la science spéculative (`Ilm Al-kalâm) – il demanda qu`on lui apporte les livres des anciens [C`est à dire les livres des grecs. (N-D-T)] et fit traduire, à tout bout de champ, la sagesse grec en langue Arabe [Il est dit que ce calife offrait aux traducteurs, qui traduisaient les livres grecs en arabe, l`équivalent du poids du livre en or, et ceci afin de pousser les gens à traduire le plus possible les livres grecs.

 

La philosophie ainsi "importée" eut un mauvais impact et une influence négative auprès de beaucoup de gens de science, surtout sur les questions du dogme islamique. (N-D-T)]. 

 

Un groupe des Moutazilites (Al mou’tazila) eurent une emprise totale sur lui, ils le firent dévier de la voie droite, celle de la vérité, à celle du faux, ils lui embellirent leur croyance en ce qui concerne la création du coran [Les gens de la sunna et du consensus sont unanimes pour dire que le coran est la parole d`Allah et donc un de ses attributs et par conséquent il est incréé et non créé.

 

(N-D-T)] (Khalq al Qur’an) et le fait de nier les attributs d`Allah, exalté soit-il.

La situation fut elle et alla si loin, qu`il (le calife) obligea toute la communauté musulmane à croire à la création du coran, les savants furent donc mis à l`épreuve sur ce sujet. 

 

Il faut savoir qu`il n`y avait pas auparavant, parmi les califes de Bani Oumeya et Bani `Abass, un seul qui ne fut pas sur la voie des pieux prédécesseurs (Salaf Salih).

 

Ensuite, le calife (al-ma.moune) partit pour combattre les romains, et il écrivit à son représentant à Bagdad l`ordre d`appeler les gens à se conformer à la parole qui prône l`attestation de la création du coran, et ceci avant la mort du calife de quelques mois.

 

Lorsque la lettre lui parvint, un groupe des imams du hadith fut convoqué, il les appela alors à cette parole, leur réponse à tous fut le refus.

 

Alors ils furent menacés de torture et de la coupure de leur vivre, ils acceptèrent donc, malgré eux, cette parole. 

 

Le refus de l`imam Ahmed Ibn Hanbal et de Mohamed Ibn Nouh continua, alors ils furent amenés, enchaînés par des anneaux, sur un seul chameau, enfin qu`ils se présentent devant le calife.

 

Ils furent à peine arrivés aux frontières que leur vint la bonne annonce de la mort du calife. 

 

Al-Mou`tassim fut alors investi du califat, l`imam Ahmed et Mohammed Ibn Nouh furent renvoyés à Bagdad, Mohammed Ibn Nouh décéda en route, l`imam Ahmed pria sur lui.

 

A peine arrivé à Bagdad qu’il fut emprisonné d`une durée de plus de trente mois.

 

Al-Mou`tassim le fit venir de la prison auprès de lui et le fit rentrer chez les meneurs des innovateurs afin qu`ils débattent avec lui. Abd Rahman Ibn Ishâq lui dit alors : "Que dis tu sur le coran ? "

 

L`imam Ahmed dit alors : "Le coran est de la science d`Allah, et celui qui prétend que la science d`Allah est créée devient un mécréant".

 

Ils (les innovateurs) dirent alors : "Ô commandeur des croyants, il t`a rendu mécréant et nous a rendu mécréant", il ne fit pas attention à cela et commença à parler avec celui-là et de le réfuter, et de parler avec celui-là et de le réfuter, et lorsqu’ils arrivèrent à bout de leurs arguments, Al-Mou`tassim lui dit : "Malheur à toi Ahmed, que dis-tu ?"

 

Il dit alors : "donnez moi une preuve du livre d`Allah et de la sunna du prophète, que la paix et le salut d`Allah soient sur lui, afin que je puisse dire ainsi."

 

Ibn Abî Daoud lui dit alors (à Ahmed) : "Et toi tu dis seulement cela et cela !"

 

Il répliqua alors ; "Ne se dresse t-il pas l`islam sur ces deux choses (Le coran et la sunna) ?"

 

Puis ils l`amenèrent le deuxième jour et débattirent avec lui, de même le troisième jour, et durant tout ce temps sa voix s`éleva au-dessus des leurs et ses arguments l`emportèrent sur les leurs.

 

Ils multiplièrent et diversifièrent leurs moyens d`argumentation alors qu`ils n`avaient pas de science propre aux sources religieuses révélées. Ils rejetèrent les hadiths et ils réfutèrent ce qu’ils prouvent. 

 

Durant l`interrogatoire et le débat, le calife fit preuve d`amabilité envers lui et il disait : " Ô Ahmed, réponds moi de cela, afin que je te place parmi mes privilégiés et je détache tes chaînes de mes propres mains".

 

Il (Ahmed) disait alors : "Ô commandeur des croyants, donnez moi une preuve du livre d`Allah et de la sunna du prophète, que la paix et le salut d`Allah soient sur lui, afin que je réponde à ce qu’il m`appelle".

 

Le calife désira lui laisser la voie libre, mais Ishâq Ibn Ibrahim, le représentant de Bagdad dit : "Ô commandeur des croyants, ce n’est pas signe de la bonne gérance du califat de lui laisser la voie la libre alors qu`il a tenu tête à deux califes".

 

A ce moment, le calife fut pris de colère, puis dit : "Prenez-le, traînez-le et fouettez-le !".

 

Les bourreaux furent amenés, l’un d’eux le frappa de deux coups de fouet, Al-Mou`tassim lui dit alors : "Appuie (ta frappe), qu`Allah coupe ta main !"

 

L’autre se présenta et le fouetta de deux coups, puis l’autre de même jusqu`à qu`il perdit totalement connaissance.

 

Le calife eut peur de cela et ordonna qu’on le laisse repartir auprès de sa famille.

 

Il fut frappé d`une trentaine de coup de fouet, et ces coups furent d`une grande violence. 

 

Lorsqu’il revint chez lui, le docteur qui le soigna, lui coupa ses morceaux de peau morts de son corps.

 

Lorsqu’il fut rétabli il mit la majeur partie des gens qui lui causèrent du tort sous son pardon sauf les gens de l’innovation, et il récitait :

 

َلْيَعْفُوا وَلْيَصْفَحُوا

"Qu’ils pardonnent et absolvent" [La lumière – verset 22]

 

Puis il se clôtura dans sa maison et s`abstint de tout enseignement.

 

Il resta ainsi jusqu’à la mort du calife Al-Mou`tassim.

 

Al-Wafiq, son fils, fut investi du calife, il refit apparaître cette même épreuve et fit preuve de dureté envers les gens de Bagdad et envoya à l’imam Ahmed une lettre lui disant de ne pas habiter en ville ou aux alentours.

 

L’imam Ahmed se cacha le reste de la vie du calife Al-Wafiq jusqu`à qu`il décéda.

 

Puis, lorsque Al-Moutawakil pris la place de calife, la joie s’empara des gens car le calife était un homme qui aimait la sunna et ses gens, il mis fin à cette épreuve et écrit à l`horizon que personne ne parle plus de la parole de la création du coran. 

 

L`imam Ahmed vécut une courte période après cela, puis ses jours prirent fin l`année deux cent quarante un de l`hégire.

 

Qu`Allah lui fasse miséricorde et le récompense de la plus belle des récompenses pour sa patience et son courage devant cette terrible épreuve. Amin.

Hadih : D'après Hudhayfa Ibn Al-Yamân (qu'Allah soit satisfait de lui), a dit :

 

« Nous étions assis auprès de Omar lorsqu`il dit : "Qui d`entre vous connaît la parole du prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui), en ce qui concerne l`épreuve"

il (Hudhayfa) dit : "L`épreuve de l`homme dans sa famille, dans ses biens, ses enfants et son voisin, elle l`expie : La prière, l`aumône, ordonner le bien et réprimander le mal".

Il (Omar) dit : "ce n’est pas cela que je te demande, mais sur celle qui s`agite comme la vague de la mer"

il dit : "elle n’est d`aucun mal pour toi Ô Commandeur des croyants, il y a entre toi et elle une porte fermée"

Omar dit alors : "cette porte va s`ouvrir ou être brisée ?"

Il dit : "elle sera brisée"

Omar dit alors : "Donc elle ne se refermera jamais ! "

Je lui dit : "évidemment".

Nous dire à Hudhayfa : "Est-ce que Omar connaissait cette porte ? "

Il dit : "oui".

Masrouq lui demanda qu’elle est cette porte ?

Il (Hudhayfa ) dit : " Omar. »

[Rapporté par Boukhari dans son authentique (Hadith 6567)] 

 

Et la version de Mouslim :

 

D'après Hudhayfa Ibn Al-Yamân (qu'Allah soit satisfait de lui), a dit :

 

« "Un jour que nous étions chez `Omar (qu'Allah soit satisfait de lui), il nous demanda: "Lequel parmi vous a entendu l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) parler des épreuves?".

Quelques-uns répondirent: "Nous l'avons entendu".

- "Il se peut, répliqua-t-il, que vous voulez dire l'épreuve de l'homme dans sa famille et son voisin".

Ils répliquèrent par l'affirmatif.

"Les péchés issus de ce type d'épreuves peuvent être expiées par la prière, le jeûne et l'aumône. Mais qui d'entre vous a entendu le Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) parler des épreuves (nombreuses et répandues) qui s'agitent telles les ondes de la mer?".

Hudhayfa poursuivit: Les hommes gardèrent le silence, tandis que je lui répondis: "Moi (l'ai entendu)".

- "Toi?; dit `Omar, qu'Allah garde ton père!".

Hudhayfa dit alors: J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) dire: "Les épreuves troublantes seront exposées aux cœurs (des Croyants) et les biens marqueront comme les traces que laissent les joncs de la natte sur le flanc du dormeur.

Tout cœur qui en sera passionnément épris, sera marqué d'un point noir, et tout cœur qui les repoussera, sera marqué d'un point blanc.

De sorte qu'à ces épreuves, deux cœurs feront face: le premier au point blanc sera comparable au rocher (inébranlable et lisse); aucune épreuve ne le nuira donc jamais aussi longtemps que dureront les cieux et la terre, tandis que l'autre au point noir deviendra presque grisâtre et sera comparable à une gargoulette renversée, incapable de distinguer le convenable du blâmable tant que ni l'un ni l'autre ne correspond à ses propres désirs". »

[Rapporté par Mouslim dans son authentique]

 

Publié par dourouss-abdelmalik.com

 

Abdelmalik Abou Adam Al-Firansi

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Le tayammoum - للتيمم (ablution sèche)

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Le tayammoum - للتيمم (ablution sèche)

Question :

 

Un homme a prié la prière du Fajr en ayant effectué le Tayammoum (l'ablution sèche) en raison de l'absence d'eau puis s'est procuré de l'eau après le lever du soleil, doit-il refaire sa prière ?

 

Réponse :

 

S'il a effectué le Tayammoum dans le temps et a prié car il n'avait pas d'eau avec lui, sa prière est valide.

 

S'il a trouvé de l'eau après cela, même s'il l'a trouvé avant la sortie du temps (de la prière), il ne doit pas recommencer la prière car la prière qu'il a effectué fut accomplit avec une purification légiférée qui fut instaurée par Allah Ta'âlâ donc il ne doit pas la recommencer.

 

Allah Ta'âlâ dit (traduction rapprochée) :

 

{et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à une terre pure, et passez-vous-en sur vos visages et sur vos mains.} [Sourate An-Nissa, verset 43]

 

Cependant, si l'eau est présente avant la fin de la prière, celle-ci devient caduque et il doit se purifier avec de l'eau et refaire la prière avec les ablutions.

 

Source: Moutaqâ min Fatâwah As-Sheykh Sâlih Al-Fawzân, Tome 5, Page 18, Question 22

copié de sounnah-publication.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La lecture de sourate Al-Kahf le jour du vendredi (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La lecture de sourate Al-Kahf le jour du vendredi (audio)

 

Question :

 

Qu'Allah soit bienfaisant envers vous et qu'Il vous accorde Sa Bénédiction !

 

Ce questionneur dit : 

 

Est-ce que la récitation de sourate Al-Kahf lors des prières surérogatoires le jour du Vendredi peut remplacer sa récitation [dite "traditionnelle"] en sachant, honorable Sheykh, que j'ai pris l'habitude de la réciter durant les prières surérogatoires le jour du Vendredi? 

 

Cela est-il considéré comme de l'innovation ?

 

Réponse :

 

Ceci n'est pas de l'innovation !

 

Si tu récites sourate Al-Kahf durant tes prières [obligatoires], surérogatoires ou en dehors de la prière, il n'y a aucun mal !

 

Cette question a une large portée.

 

Na'am...

 

Publié par sounnah-publication.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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La femme a pour obligation de se voiler le corps en entier ainsi que le visage même dans un pays non-musulman ! (audio)

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La femme a pour obligation de se voiler le corps en entier ainsi que le visage même dans un pays non-musulman ! (audio)

 

Question :

 

Quel est le houkm concernant le fait de porter un [simple] Hijab qui ressemble à un simple vêtement pudique, sans embellir le visage ou tout autre ornement lorsqu’on est à l’étranger (en dehors de son pays), car le fait de se couvrir complément le visage provoque les gens qui se mettent à regarder la femme au visage couvert d’un regard plein de suspicion et de méfiance.

 

Ce qui pousse parfois, certains d’entres eux à former des groupes afin de la suivre. Pouvez-vous nous apporter un éclaircissement sur le sujet, Jazakoum Allah kheyran.

 

Aussi, porter le Niqab (c'est-à-dire un tissu) de sorte à ne laisser apparaître que les yeux seulement, ceci est-il autorisé ?

 

Réponse :

 

Le port du voile islamique (Hijab) est une obligation que l’on soit en voyage ou pas, que ce soit devant des étrangers musulmans ou non-musulmans.

 

La femme n’a pas à se dévoiler lorsqu’elle est en présence de non-musulmans dans un pays de mécréance, mais elle a pour obligation de se couvrir le corps en entier ainsi que le visage de la même façon qu’elle le ferait devant les musulmans.

 

La musulmane ne peut pas s’appuyer sur ce genre de critiques pour argumenter sa plainte, car de toute évidence ces associateurs-là et ces mécréantes-là, lorsqu’elles voyagent dans les pays musulmans, elles ne changent pas leurs habitudes vestimentaires bien qu’elles soient incroyantes.

 

D'abord et avant tout, la croyante doit se distinguer par sa tenue islamique, ceci doit être une priorité, peut importe si on se moque d'elle et peut importe si les non-musulmans lui font des reproches.

 

De même qu’il n’y a aucun mal à s’habiller d’un voile intégral (burqa’) de sorte qu’un seul œil ou les deux yeux soient visibles uniquement, tout en cachant les autres parties du visage comme cela a été expliqué plus haut.

 

Cependant, le mieux c’est qu’elle porte le Hijab qui la couvre en entier, car il est possible que certaines personnes se prennent de passion pour ce qu’elle laisse apparaître (chez elle ndt.), c’est la raison pour laquelle qu’il est préférable pour elle se voiler en entier.

 

Néanmoins, si elle choisi de laisser apparaître un œil seulement ou les deux à la fois, alors il n’y a aucun mal à cela.

 

De même que si elle choisi de se couvrir en s’aidant du pan de sa tunique ou d’un autre moyen qui ne l’empêche pas de voir au travers, alors il n’y aucun mal à cela et ceci est  bien meilleur pour elle. 

 

Source : www.binbaz.org 

Fatwa n° 18566 - Nour 'al Ad-Darb - de Sheikh Ibn ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz (rahimahou Allah). 

Traduction rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy

copié de alghourabaa.com

 

ما حكم لبس الحجاب في الخارج بحيث يكون اللبس محتشماً، والوجه خال من الزينة؛ لأن تغطية الوجه بالكامل يجعل الآخرين ينظرون إلى المتغطية بشك وريبة، وربما يتبعونها بشكل مجموعات، نرجو التوضيح في هذه المسألة، جزاكم الله خيراً، وهل يجوز وضع النقاب (اللثمة) بحيث تظ

الحجاب واجب في السفر والحضر، وعند الأجانب وغير الأجانب من الكفرة وغيرهم، لليس للمرأة أن تكشف الحجاب عند الكفرة في بلاد الكفار، بل عليها أن تستر بدنها ووجها كما تستره عند المسلمين، وليس لها أن تحتج باستنكارهم بذلك،هؤلاء المشركون وهؤلاء الكافرات إذا جاؤوا إلى بلاد المسلمين يبقون على حالهم وعلى زيهم وهم كفار، فالمرأة المؤمنة أولى وأولى أن تلبس زيها الإسلامي، ولو سخر منها من سخر، ولو استنكره من استنكره من الكفرة، ولا مانع من لبس البرقع بإظهار العين أو العينين فقط مع ستر جميع الوجه كما تقدم، ولكن الحجاب الكامل هو الأفضل منه ؛ لأن بعض الناس قد يفتن بالعين فإذا سترت وجهها بالخمار كان أكمل، وإذا أبدت العين أو العينين فلا حرج في ذلك، وإن جعلت فوق ذلك خماراً أو غيره لا يمنع الرؤية فلا بأس وهو أكمل

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Celui qui est touché par une pauvreté

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Celui qui est touché par une pauvreté

D'après Ibn Mas'oud (qu'Allâh l'agrée), le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :

 

«Celui qui est touché par une pauvreté et se tourne vers les gens pour la soulager, alors sa pauvreté ne lui sera pas retirée.

 

Par contre celui qui est touché par une pauvreté et se tourne vers Allâh pour l'en débarrasser, Allâh lui donnera une richesse tôt ou tard».

 

Rapporté par Tirmidhi dans ses Sunan n°2326 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sunan Tirmidhi

 Publié par 3ilmchar3i.net

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Les jeunes et la mode (vidéo)

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Les jeunes et la mode (vidéo)

 Publié par 3ilmchar3i.net

 

Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti

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La beauté et la santé de la femme à travers la sounna du prophète صلى الله عليه وسلم (dossier)

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La beauté et la santé de la femme à travers la sounna du prophète صلى الله عليه وسلم (dossier)

Sommaire

 

- Une alimentation saine

- Des produits naturels

- La crainte d’Allah

- Préserve ce qu’Allah t’a déjà donné

- Le mot de la fin

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Que doit-on porter sous le jilbab ? (vidéo)

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Que doit-on porter sous le jilbab ? (vidéo)

On a posé à Cheikh Al-Albaani la question suivante dans un entretien enregistré :

 

Nous voudrions plus de détails sur la définition d'un jilbaab, puisque vous avez déclaré que votre avis sur le jilbaab est que c'est un vêtement qui couvre le corps de la tête aux pieds.

 

Cependant, nous avons trouvé une divergence de points de vue plutôt grande dans les livres de langue à ce sujet.

 

Parmi les linguistes il y a ceux qui disent qu’il s’agit d’une large robe, alors que d'autres disent qu’il s’agit d’un khimaar.

 

Et d'autres ont le même avis que vous avez mentionné, Shaikh.

 

Nous voudrions donc une autre explication, qu’Allaah vous récompense, et nous voudrions savoir quel est l’avis le plus fort.

 

Cheikh a répondu au questionneur :

 

Je suis désolé mais j'ai du mal à comprendre la partie où vous avez dit que certains considèrent le jilbaab comme étant un khimaar.

 

Quel est le kimaar auquel vous faîtes référence quand vous dites qu'ils le considèrent comme étant le jilbaab ?

 

Car il est bien connu que le khimaar est une pièce de tissu couvrant la tête et pas un vêtement suffisant qui couvre entièrement le corps d'une femme de sa tête jusqu’à ses pieds.

 

Alors, de ce que vous savez, qui est celui qui prétend que le jilbaab est un khimaar, en concordance avec ce que j'avais mentionné ?

 

C'est vraiment une chose très étrange.

 

Qui dit ceci ?!

 

Le Questionneur dit :

 

Ceci est mentionné dans le livre "Lisaan-ul-‘Arab", où il déclare qu'une telle définition pour cela est tenue par certains.

 

Cheikh dit :

 

Il déclare que le jilbaab est un khimaar ?

 

Le Questionneur dit :

 

Oui.

 

Alors Cheikh a répondu :

 

Il n'est pas possible de dire ceci parce que comme vous le savez il y a deux ayahs (versets) dans le Qur'aan, une ayah qui ordonne aux femmes de porter le jilbaab alors que l’autre leur ordonne de mettre le khimaar sur elle.

 

Il n'est pas possible de dire que les deux ayahs contiennent une répétition de la même signification, et donc que le jilbaab serait le khimaar, tandis que le khimaar serait le jilbaab.

 

En fait, ces deux termes - le jillbaab et le khimaar - ont leurs propres significations respectives qui sont distinctes les unes des autres.

 

Vous savez, par exemple, que quand une femme est à la maison et qu’elle se lève pour prier ses prières obligatoires, souvent, elle est normalement à la maison avec ses cheveux découverts.

 

Alors elle met juste un khimaar sur sa tête.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

«Allaah n'accepte pas la prière d'une femme pubère à moins qu'elle ait un khimaar.»


Ce qui est signifié ici n'est pas le jilbaab du tout, mais ce qui est signifié est plutôt le «couvre-tête».

 

Parmi les preuves qui indiquent cela il y a les paroles du Prophète صلى الله عليه وسلم qui nous a ordonné d’essuyer au-dessus du turban ou du khimaar ou des chaussettes.

 

Mon objectif avec ce hadith est de prouver qu'il indique que le khimaar est un vêtement que les deux portent, hommes et femmes.

 

Il ne peut pas être compris par cela, pour ceux qui comprennent la langue arabe, qu'un homme peut mettre un jilbaab sur lui !

 

Cela signifie plutôt qu'il peut mettre un khimaar («couvre-tête») sur lui.

 

Ainsi il est permis pour une personne qui met un khimaar sur sa tête d’essuyer par-dessus (en effectuant les ablutions), indépendamment du fait que ce soit un homme ou une femme.

 

Mon but derrière cette discussion est premièrement de confirmer la citation selon la langue arabe, et deuxièmement s’il est finalement confirmé que la citation est en effet trouvée dans "Lisaan-ul-‘Arab" et que celle-ci stipule que la signification d'un jilbaab est tenu pour être un khimaar, alors c'est suffisamment de preuve, à partir de ce que vous avez cité, qu'une telle parole est faible en raison du fait que l'auteur a dit : "On le tient pour signifier tels et tels." (c'est à dire : l’incertitude)

 

En outre, si nous étudions les textes du Qur’aan et de la Sunnah, dont nous avons déjà mentionné certains d'entre eux, nous arriverions à la certitude que le khimaar n'est pas un jilbaab et ni que le jilbaab est un khimaar.

 

En bref, un khimaar couvre moins qu’un jilbaab tandis qu'un jilbaab a un style plus étendu en termes de parties qu'il couvre.

 

En plus, un jilbaab est spécifiquement pour les femmes seulement.

 

Elles étaient celles à qui il a été ordonné de le porter et pas les hommes.

 

Mais pour ce qui est du khimaar, c'est un vêtement que les hommes et les femmes ont en commun (Note du traducteur : Ils le portent tous deux).

 

Bien qu’un homme ne soit pas obligé de le porter, c'est quand même un vêtement que les hommes et les femmes ont en commun, juste comme une chemise.

 

De la même manière qu'un homme porte une chemise pour couvrir sa ‘awrah (nudité) - qui est différente de la 'awrah d'une femme - ainsi fait une femme.

 

Mais sa ‘awrah est plus étendue que la 'awrah d'un homme.

 

C'est pourquoi nous avons dit dans le livre «Le hijaab de la femme musulmane» que lorsqu’une femme sort de sa maison, elle est obligée de faire deux choses :

 

(1) de mettre un khimaar sur sa tête, et

(2) ensuite de mettre un jilbaab par dessus, et ainsi sortir vêtue du khimaar et du jilbaab.

 

Alors lorsqu’une femme quitte sa maison, un seul vêtement ne suffit pas sans l’autre, une femme doit combiner les deux : Le khimaar et le jilbaab.

 

Vous connaissez le verset coranique en rapport avec le khimaar dans lequel Allaah dit (traduction rapprochée) :

 

"Et (dit leur) qu’elles rabattent leurs khumur (voiles) sur leur poitrine." [Sourate An-Noor: 31]

 

Rabattre un vêtement sur la poitrine ne peut être réalisé avec un jilbaab.

 

Ceci peut être effectué seulement avec un khimaar, puisqu’il est possible de l’enrouler (de se draper avec).

 

Mais en ce qui concerne le jilbaab, vous savez qu’il ne peut être enroulé autour de la poitrine ou du cou.

 

Vous pouvez voir ici comment les hommes enroulent leurs khimaars et comment ils les fixent à leur cou.

 

Alors en raison de cela, ce qui a été particularisé ici c’est le khimaar et pas le jilbaab.

 

Lorsqu’une femme quitte sa maison, elle est obligée de mettre un khimaar sur sa tête et de l’enrouler sur son cou et sa poitrine.

 

Ceci étant donné qu’un jilbaab ne lui convient pas quand elle tente de se couvrir complètement puisqu’il est large et long alors que le khimaar est large et court.

 

Donc chacun de ces vêtements à son propre rôle spécifique dans la réalisation de ce qu’une femme est obligée de couvrir.

 

Ceci est ma réponse à ce que vous avez demandé.

 

S’il y a quoi que ce soit que je n’ai pas traité dans mon argumentation, alors faîtes m’en part.

 

Le Questionneur a demandé :

 

Donc si j’ai bien compris le jilbaab n’est pas la large robe que les femmes portent de nos jours, ici (dans ce pays) par exemple, du cou jusqu’aux pieds ?

 

Cheikh a répondu :

 

Non, pas du tout.

 

Cela n’est pas un jilbaab.

 

Cependant, cela nous amène à aller plus loin dans la discussion en ce qui concerne le jilbaab.

 

Comme nous l’avons exposé précédemment, du point de vue linguistique, un jilbaab n’est pas un vêtement comme ce qu’on appelle le balto.

 

Donc ce qui doit être clarifié maintenant c’est :

 

L’ordre donné directement aux femmes, particulièrement en ce qui concerne le port du jilbaab, n’est pas un acte d’adoration obligatoire qui aurait une signification que l’on ne pourrait pas comprendre.

 

Au contraire, il a une signification que l’on peut vraiment comprendre.

 

Et la signification qui en découle, que nous avons indiquée auparavant, est de couvrir la femme comme elle se doit de l’être.

 

Ainsi si, par exemple, une femme porte deux vêtements ou elle fait le jilbaab avec deux pièces - une pièce pour le haut et une pièce pour le bas - et ces deux pièces accomplissent l’objectif du jilbaab, qui a été mentionné dans le Qur’aan, à ce moment là, bien que nous ne nous référions pas à ces deux pièces comme étant un jilbaab du point de vue linguistique, nous disons qu’il permet l’objectif voulu par l’obligation de porter le jilbaab d’un point de vue religieux.

 

On trouvait habituellement en Syrie jusqu’à récemment, et on continue à voir porté par des femmes pratiquantes qui persévèrent dans leur Religion, un vêtement appelé Malaa’at-uz-Zamm.

 

En avez-vous déjà entendu parlé?

 

Le Questionneur a répondu :

 

Nous avons quelque chose appelé un Malaa’ah (manteau).

 

Cheikh a dit :

 

Non, j’ai dit Malaa’at-uz-Zamm.

 

Le Questionneur a répondu :

 

Non, pas en ces termes.

 

Nous disons Malaa’ah.

 

Cheikh a dit :

 

Ceci est un terme arabe.

 

Le sujet est que ce vêtement que nous avons ici en Syrie est constitué de deux pièces.

 

La première pièce est une jupe appelée une tannoorah, connaissez-vous ce mot ?

 

Le Questionneur a dit :

 

Oui.

 

Cheikh a dit :

 

Une tannoorah est une jupe qui est fixée à la taille avec un élastique.

 

C’est donc naturellement large et ample.

 

Une femme le porte d'ici, couvrant ainsi entièrement la partie inférieure de son corps.

 

Ensuite par-dessus cette tannoorah, qui est appelée une kharraatah (jupe) en Syrie, on place la partie supérieure du vêtement, qui est mit sur la tête et qu’une femme utilise pour couvrir sa tête, ses épaules, les cotés, ses hanches et même la ceinture élastique qui est serrée autour de la taille par cette tannoorah ou cette kharraatah.

 

Aucune partie de la ceinture élastique de cette jupe à la taille n'est visible puisqu'elle descend plus bas.

 

Est-ce que l’image est claire?

 

Le Questionneur a répondu :

 

Oui.

 

Cheikh a continué :

 

Parmi nous ici, ils appellent ce vêtement Malaayat-uz-Zamm (ou Malaa’at-uz-Zamm), car la jupe est attachée à la taille avec une ceinture en plastique.

 

Ainsi si vous avez saisi le concept de cette robe avec nous, alors le point que j'essaye de soulever est que bien que ce vêtement semblable au manteau ne soit pas un jilbaab (linguistiquement), il remplit quand même les conditions obligatoires d'un jilbaab, qui consiste à couvrir le corps complètement.

 

Est-ce que ceci est clair pour vous?

 

Le Questionneur a répondu :

 

Oui.

 

Cheikh a dit :

 

Si le sujet est clair, alors nous voyons que nous ne sommes pas obligés d’adhérer à la formulation littérale du jilbaab, mais plutôt à son résultat final, son objectif et son but.

 

Maintenant je vais revenir à ce ‘balto’ dont j’ai parlé précédemment, que les femmes Musulmanes portent de nos jours et qui est de différents types.

 

Il peut être fait de longues tailles pour certaines femmes pratiquantes s’étendant jusqu’à leurs pieds.

 

Cependant, ceci n’est pas un jilbaab.

 

Malgré cela, il n’est toujours pas comme la Malaa’at-uz-Zamm puisqu’il ne couvre pas la tête et ce en quoi elle consiste, par exemple.

 

Mais que fait la femme de nos jours ?

 

Elle enroule [drape] un vêtement appelé un foulard autour de sa tête – est-ce que vous connaissez ce terme?

 

Le Questionneur a répondu :

 

Oui.

 

Cheikh a dit :

 

Un petit khimaar (c'est à dire : Le foulard) qui est attaché [noué] à la tête mais qui expose les parties du front et des tempes et qui expose aussi les parties du cou à cause de sa petite taille, naturellement il ne remplit pas les conditions d’un jilbaab selon sa définition correcte.

 

Les conditions du jilbaab sont comme nous les avons exposées en parlant de la Malaayat-uz-Zamm.

 

Est-ce clair ?

 

Prenons donc l’exemple de cette femme qui porte ce balto – comment nommeriez-vous cela ?

 

Le Questionneur (Le questionneur était d’Algerie) a dit :

 

Nous appelons cela un hijaab.

 

Cheikh a dit :

 

Non, cela est faux.

 

Le sujet est que si une femme porte ce type de "hijaab" ensuite elle place un khimaar sur la tête, alors il doit y avoir un hijaab, c'est-à-dire un jilbaab placé sur ce khimaar.

 

Nous avons dit qu’il y a deux versets dans le Qur’aan.

 

Ce jilbaab peut être divisés en parties comme nous l’avons exposé précédemment quand nous parlions de la Malaayat-uz-Zamm.

 

Donc, si une femme porte ce vêtement que vous appelé un hijaab et ensuite place un khimaar correcte sur sa tête et non pas ce qui est connu comme étant un "foulard", ensuite elle place sur ce khimaar un vêtement partiel qui couvre la moitié de son corps, comme celui qui couvre ses épaules et ses mains, à ce moment là, ceci devient valable et acceptable en concordance avec la Religion.

 

Silsilat-ul-Hudaa wan-Noor (cassette no. 232)

 Traduit et publié par darwa.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Jésus-Christ naquit-il le 25 décembre ? Les origines de la fête de noël

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Jésus-Christ naquit-il le 25 décembre ? Les origines de la fête de noël

Jésus-Christ (que la paix soit avec lui) a apporté un grand nombre de beaux enseignements pour les gens de son époque, notamment la foi en Allah unique.

 

Mais il était inévitable qu’avec le temps sa religion souffre d’un déclin constant ; ce qui a facilité l’adoption progressive par les chrétiens de croyances et de rites païens et de pratiques culturelles nouvelles.

 

Dans cette brève présentation, nous vous invitons à examiner l'authenticité de la fête de Noël, et nous poserons quelques questions :

 

Cette fête est-elle réellement chrétienne ?

Est-ce l’anniversaire de Jésus ?

Jésus l'aurait-il approuvé ?

 

La plupart des chrétiens considèrent Noël comme une fête religieuse.

 

À travers le monde, les églises diffusent messages et sermons qui laissent croire que le 25 décembre est l’anniversaire authentique de Jésus-Christ.

 

Combien de fois n’a-t-on pas revécu la mise en scène du miracle de la Nativité - l’enfant Jésus dans la crèche, les Rois Mages, etc. ?

 

La fête de Noël ranime, sans doute, des sentiments de solidarité entre chrétiens, de par leur identité, leur culture et leurs objectifs communs : ils ont tous recours aux arbres de Noël, aux cloches, aux bougies et aux bûchers, sans oublier le Père Noël.

 

Toutes ces choses aident à créer une ambiance de fête et de réjouissances.

 

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L’historique de la fête de Noël

 

Il est un fait que ni l’année, ni le mois, ni encore le jour de la naissance de Jésus ne sont mentionnés dans la Bible.

 

En fait, le récit biblique nous indique qu’il naquit durant l’été (de juin à septembre en Palestine), car les bergers étaient dehors avec leurs troupeaux (voir Luc 2 : 8). L’hiver étant une saison de pluie, il n’était pas question pour les bergers de passer la nuit à la belle étoile (Esdras 10 : 9).

 

Si l’histoire de la naissance du Christ se trouve bien dans la Bible, la célébration de l’événement, quant à elle, n’est nullement indiquée.

 

D’ailleurs, il est intéressant de noter que selon la Bible, ni Jésus ne l’avait jamais célébré, ni ses disciples auxquels il avait lui-même enseigné la religion juste.

 

En effet, si la célébration de Noël devait figurer dans la religion de Jésus, ses suivants l’auraient certainement fêtée.

 

Or, l’édition anglaise de 1911 de l’Encyclopédie catholique, diffusée par l’Église Catholique Romaine, déclare que « Noël ne figure pas parmi les premières fêtes de l’Église... elle apparaîtra pour la première fois en Égypte. »

 

C’est dire que cette fête est d’origine païenne.

 

Le Coran affirme aussi que la période de naissance de Jésus était en été, période des dattes mûres que la Vierge Marie mangea avant d'accoucher (traductions rapprochées) :

 

« Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. 23.

Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi ! Que je fusse mort avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! » 24.

Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle [lui disant :] « Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. 25.

Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. 26.

Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui :] « Assurément, j'ai voué une abstinence au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain ». (Qur’an, 19:16-26).

 

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Pourquoi le 25 décembre ?

 

Peu de gens savent que la naissance de Jésus est fêtée à différentes dates dans le monde chrétien : le 6 janvier, le 21 avril, ou encore le 1er mai. Cette multitude de dates a pour origine le fait que la date exacte n’est pas connue.

 

Mais le 25 décembre est une date très importante pour les païens romains : il s’agit de la célébration de « Brumalia », suivant les « Saturnalia », fêtées du 17 au 24 décembre.

 

Cette fête avait le but de rendre hommage à Saturne, le Roi-Soleil de l’agriculture.

 

Selon l’encyclopédie éditée par Schaff-Herzog :

 

« ... la fête, solidement enracinée dans la tradition populaire, ne put être éliminée par l’influence chrétienne. Cette fête païenne, avec sa débauche et ses réjouissances, était si populaire que les paléochrétiens de l’Empire Romain furent heureux d’avoir un prétexte pour continuer à la célébrer sans trop changer son esprit ou sa tradition. »

 

Bien loin de rejeter cette fête païenne, l’Église l’agréa en prenant le soin de l’adapter : au lieu d’être la naissance du Roi-Soleil des Romains, désormais ce serait celle de Jésus-Christ, le Fils d'Allah !

 

Ce fut le Pape Jules 1er qui, en l’an 320 après J.-C., avait déclaré que le 25 décembre serait la date officielle de la naissance du Christ.

 

Dès lors, le Christianisme deviendrait une religion attirante et acceptable pour les masses populaires païennes de Rome.

 

Ceci poussa les chrétiens de Mésopotamie (les Syriens et les Arméniens) à accuser leurs coreligionnaires occidentaux d’idolâtrie pour avoir adopté cette fête païenne.

 

Notons au passage qu’en 1643, le parlement britannique avait officiellement aboli la célébration de la Noël, la considérant non chrétienne en raison de son origine païenne.

 

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Quelques croyances païennes défendues

 

La religion romaine : Vers l’an 200 avant J.-C., les païens romains adoraient Attis, le fils de la vierge Nana, dont la naissance était célébrée le 25 décembre. Il aurait été crucifié le 25 mars pour le salut des hommes. Il descendit aux enfers et y demeura trois jours, puis ressuscita un dimanche en tant que « dieu-soleil pour la nouvelle saison ». Son corps était symboliquement consommé sous la forme de pain.

 

La religion égyptienne : Osiris était un dieu-sauveur, dont l’adoration s’étendit jusqu’à Rome avant la fin du premier siècle. On l’appelait, entre autres : le Seigneur des Seigneurs, le Roi des Rois, le Dieu des Dieux, la Résurrection, la Vie, le Bon Pasteur... le dieu grâce auquel les hommes et les femmes pouvaient renaître. Trois hommes sages avaient annoncé sa naissance. Ses adorateurs mangeaient des gâteaux de blé, symbolisant son corps.

 

La religion persane : Mithra était un dieu païen en compétition avec le christianisme jusqu’au 4e siècle. Sa naissance aurait eu lieu le 25 décembre en présence de plusieurs témoins, dont... des bergers et trois mages portant des présents ! Beaucoup croyaient qu’il était né d’une vierge, qu’il faisait des miracles, qu’il guérissait les malades et qu’il exorcisait les personnes possédées par des démons. Il aurait célébré un dernier repas avec ses douze disciples avant de monter au ciel le 21 mars.

 

La religion babylonienne : La scène de la Nativité était très répandue dans l’ancienne Babylonie. Y figuraient la déesse-mère Sémiramis, qui, par ses complots, était devenue la Reine du Ciel, et Nemrod, le Fils divin du Ciel. Après la mort prématurée de Nemrod, sa mère proclama qu’un arbre à feuilles persistantes avait poussé durant la nuit à partir d’une souche morte, une indication symbolique de la renaissance de Nemrod. Elle déclara que dorénavant, le jour de son anniversaire, Nemrod visiterait l’arbre éternellement vert pour y laisser des présents.

 

Ne serait-ce pas là l’origine réelle de l’arbre de Noël ?

 

En définitive, la ressemblance entre ces légendes païennes et l’histoire de la Nativité sont pour le moins flagrantes.

 

Il est à souhaiter que tous les chrétiens qui croient vraiment en Allah, réfléchiront, et arriveront à faire la distinction entre les commandements d'Allah et les innovations des hommes.

 

Nous espérons aussi qu’ils n’hésiteront pas à débarrasser le christianisme de toutes pratiques païennes.

 

Jésus dit qu’il n’est pas venu pour « détruire la Loi ou les Commandements... mais pour les accomplir » (Matthieu 5 : 17).

 

Quiconque suivra des enseignements autres que ceux de Jésus sera rejeté : « Personne ne peut servir deux maîtres... vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse. » (Voir Matthieu 6 : 24).

 

« Éloignez-vous de moi, vous qui agissez en hommes qui méprisent la Loi. » (Matthieu 7 : 23).

 

À cela, Jésus rajoute que Dieu avait dit par la bouche du prophète Esaïe : « C’est en vain qu’ils continuent à m’adorer, car ils enseignent pour doctrine des commandements d’hommes. Lâchant le commandement de Dieu, vous tenez ferme la tradition des hommes. » (Marc 7 : 7,8).

 

Par ailleurs, Dieu commande aux croyants : « N’apprenez absolument pas la voie des païens... En effet, les coutumes des impies ne sont qu’un... simple arbre qu’on a coupé dans la forêt, travaillé des mains de l’artisan... D’argent et d’or, on l’enjolive. » (Jérémie 10 : 2-4).

 

Par ailleurs, Dieu les met en garde : « Prends garde à toi, de peur que tu te laisses prendre à leur suite... Toute parole que Je vous commande, voilà ce que vous devrez avoir soin de pratiquer. Vous ne devrez rien y ajouter et rien en retrancher. » (Deutéronome 12 : 30 et 32).

 

En somme, Jésus (sur lui la paix) n'a jamais ordonné de célébrer son anniversaire comme tous les prophètes d'ailleurs, mais a seulement commandé les gens de suivre ses enseignements dont le plus important : celui d'adorer Dieu seul sans rien lui associer dans son adoration et dans sa législation…

 

Aux chrétiens, nous posons la même question qu’avait posée Paul : « Quelle part a le fidèle avec l’incroyant ? Et quelle entente y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? » (2 Corinthiens 6 : 15,16).

 

Jésus n’est donc pas né le jour de la Noël.

 

Et il n’aurait certainement pas approuvé l’institution de cette célébration, car elle est d’origine païenne, elle est contraire à la Loi, elle se situe en dehors de ses enseignements et des Commandements d'Allah.

 

Comment un prophète pourrait-il tolérer des coutumes ou des rites païens ?

 

S’il les agréait, ce serait la négation même de l’objectif de sa venue, qui n’était autre que d’amener les gens vers le vrai Allah, Allah L'Unique, le Créateur des cieux et de la terre.

 

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La Naissance de Jésus dans le Coran

 

Allah dit (traductions rapprochées) :

 

« (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : « Ô Marie, voilà que Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera « Al-Masih » « 'issa », fils de Marie [1], illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés de Allah".

46. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien".

47. - Elle dit : « Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ?» - « C'est ainsi ! » dit-Il. Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : « Sois» ; et elle est aussitôt.

48. "Et (Allah) lui enseignera l'écriture, la sagesse [2], la Thora et l'Évangile,

49. et Il sera le messager aux enfants d'Israël [et leur dira] : » En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d'un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission de Allah, cela devient un oiseau. Et je guéris l'aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Allah. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants !

50. Et je confirme ce qu'il y a dans la Thora révélée avant moi, et je vous rends licite une partie de ce qui était interdit. Et j'ai certes apporté un signe de votre Seigneur. Craignez Allah donc, et obéissez-moi.

51. Allah est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit. » (Qur’an, 3:45-51)

 

Allah dit également (traductions rapprochées) :

 

« Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'Orient.

17. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d'un homme parfait.

18. Elle dit : « Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m'approche point].

19. Il dit : « Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d'un fils pur ». 20. Elle dit : « Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m'a touchée, et je ne suis pas prostituée ? »

21. Il dit : « Ainsi sera-t-il ! Cela M'est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C'est une affaire déjà décidée ».

22. Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné.

23. Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi ! Que je fusse mort avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! »

24. Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle [lui disant :] « Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source.

25. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres.

26. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui :] « Assurément, j'ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain ».

27. Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : « Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse !

28. « Sœur de Haroun, ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée ».

29. Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : « Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ? »

30. Mais (le bébé) dit : « Je suis vraiment le serviteur de Allah. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète.

31. Où que je sois, Il m'a rendu béni ; et Il m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat ;

32. et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux.

33. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant. »

34. Tel est Hissa (Jésus), fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent.

35. Il ne convient pas à Allah de S'attribuer un fils. Gloire et Pureté à Lui [3] ! Quand Il décide d'une chose, Il dit seulement : « Sois ! » et elle est. 

36. Certes, Allah est mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-le donc. Voilà un droit chemin. » (Qur’an, 19:16-36)

 

Que Allah nous donne la force et le courage de suivre Sa Parole, et d’abandonner la tradition des hommes et leur duperie.

Que la Paix et les Bénédictions d'Allah soient avec tous les croyants sincères.

Amen.

 

[1] Ceci fait référence au Prophète Jésus (Que la Paix soit sur Lui), qui a été conçu uniquement par un ordre venant d'Allah – la parole « Sois ».

[2] L’enseignement du Prophète.

[3] Cette expression signifie qu’Il est bien au-dessus d’un tel besoin.

 

Publié par Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

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