L’épouse désire avoir un enfant, mais le mari refuse

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L’épouse désire avoir un enfant, mais le mari refuse

Question :

 
Mon épouse désire avoir un enfant alors que moi je ne veux pas.
 
Est-ce qu’il m’est permis de l’obliger à prendre des pilules contraceptives ?
 
M’est-il permis d’appliquer le ‘azl [1] si elle refuse de prendre les pilules contraceptives ?
 
Réponse : 
 
Le ‘azl ne t’est pas permis, ainsi que de contraindre ton épouse à prendre des pilules contraceptives, si celle-ci désire avoir des enfants, car elle a un droit sur eux, et à ce propos, les savants ont dit :
 
«Il est interdit à l’homme d’appliquer le ‘azl sans le consentement de son épouse.»
 
De même, tu dois respecter sa sensibilité, parce que si c’était toi qui désirais avoir un enfant et qu’elle n’en veuille pas, tu n’accepterais sûrement pas qu’elle te refuse ce dont tu as envie.
 
Alors à toi aussi de respecter ses désirs.
 
Si elle désire un enfant, il ne t’est pas permis de le lui refuser et il t’est interdit de la contraindre à prendre des  pilules contraceptives ou autre…
 
[1] Le ‘azl ou coït interrompu : cela consiste à ce que l’homme retire son pénis du vagin de son épouse avant l’éjaculation.


Kitab ad-da’wa

 Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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A tous les repentants et repentantes sincères

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

A tous les repentants et repentantes sincères

Question :

 
Je suis un jeune qui désire se repentir à Allâh : que dois-je faire pour éviter les péchés [à l’avenir] ?
 
Réponse :
 
Le repentir (tawbah) à Allâh est [est un acte] obligatoire (wâdjibah) et il n’est pas autorisé de l’ajourner pour le laisser à plus tard car l’homme ignore l’avènement de sa mort qui l’emportera. Allâh subhânahu wa ta’âlâ a dit (traduction rapprochée) :
 
(Allâh accueille seulement le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà ceux de qui Allâh accueille le repentir …) (4/17)
 
Le Prophète prière et salut d’Allâh sur lui dit :
 
« Fais suivre une mauvaise [action] par une meilleure qui l’effacera. »
(Rapporté par At-Tirmidhî dans ses sunan (6/604) du hadîth de Abî Dhârr – l’Agrément d’Allâh sur lui –)
 
Le suivi (ittibâ’) [mentionné dans le hadîth], signifie [prendre] l’initiative (mubâdarah) ; parmi les règles de bienséances du repentir, il y a l’initiative de l’accomplir [sincèrement] et l’empêchement (‘adam) de son retard (ta’khîrihi).
 
Egalement tu te dois en te repentant, d’éviter les causes qui t’ont poussées à tomber dans cette infraction (transgression/djarîmah). Tu dois fuir les compagnons du mal et éviter les mauvaises assises car c’est la cause de ton immersion en elle.
 
[En contrepartie,] tu te dois d’aller vers les bons (akhyâr) et les fréquenter, t’attacher (tulâzim) aux cours (durûs) et cercles [de savoir] et [veiller] à venir tôt à la mosquée. Tu [dois] multiplier tes lectures du Coran et le Rappel d’Allâh (dhikr) – gloire à Lui et élevé Il est –.

C’est ce qu’il faut pour le repentant à Allâh : [en résumé,] se détourner de toutes les causes [pouvant te faire choir dans] les péchés et s’approcher du bien (khayr) et les causes [qui fortifieront ton] obéissance [à Allâh].
 

 Publié par mukhlisun.com

 
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Mentir dans le prêche à la religion d'Allâh ?

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Mentir dans le prêche à la religion d'Allâh ?

Question :

 

Est-il permis de mentir quand on appelle les gens à la Religion d'Allah ?

 

Réponse :

 

Mentir est interdit !

 

Ce n'est pas permis sauf dans trois occasions que le Messager صلى الله عليه وسلم a mentionné :

 

Réparer des liens (note traductrice : entre des personnes) brisés ;

Entre un homme et sa femme quand c'est nécessaire ;

la tromperie dans les guerres. [1] 
 
Dans toutes autres circonstances que ces trois-là, mentir n'est pas permis.
 
Quant à ce que certaines personnes font, en se décrivant elles-mêmes comme appelant à la Religion assez tristement, en mentant et en disant qu'ils le font pour apporter un bénéfice à la da'wah, ce sont des choses que le Shari'ah a interdites.
 
Cette affaire douteuse est simplement une justification satanique pour une action haraam, ce n'est pas permis pour eux ou pour quelqu'un d'autre de mentir, sauf dans les trois occasions qui ont été mentionnées dans le hadith [1] et Allah sait mieux.
 
[1] At - Tirmidhi a rapporté un hadith sous l'autorité d'Asmaa ' bint Yazeed (puisse Allah être satisfait d'elle), elle a dit que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :
 
"Le mensonge n'est pas permis sauf dans trois cas :
un homme parlant à sa femme [pour la rendre heureuse],
la tromperie en temps de guerre et
le mensonge pour réconcilier les gens." 
 
Al-Albani authentifié cela dans Dha'if Sunan At - Tirmidhi (*1939), à part l'expression : "pour la rendre heureuse".
 
Enregistrement d'une cassette avec la permission du shaykh, le fichier No AAMB009, daté 1423/6/25.
Traduit de l'anglais par Oum 'Ikrima
 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول

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La prière du voyageur (audio)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La prière du voyageur (audio)

Question :

 

Quelle est la définition langagière et religieuse du voyage ?

 

Réponse :

 

Dans la langue, le terme voyage désigne le fait de quitter les habitations de la ville dans laquelle on réside.

 

Entendu ?

 

Quitter les habitations de la ville dans laquelle on réside.

 

Du point de vue religieux, cela désigne toute sortie [de la ville] accompagnée de l'intention de voyager, ce qui implique une préparation qui n'est pas celle du résident.

 

Nul doute que le voyageur se prépare d'une manière particulière pour son voyage.

 

La première chose est l'intention.

 

Pour ce qui est de votre cas à vous, je ne pense pas qu'un seul d'entre vous ait eu l'intention de voyager dans ce trajet que vous avez effectué, et qu'un seul d'entre vous n'ait fait ses adieux à ses enfants ou son épouse, comme le fait le voyageur.

 

Et aucun d'entre vous ne s'est préparé comme un voyageur, et rien d'autre parmi les choses qu'implique le véritable voyage.

 

Voilà ce que l'on peut dire concernant le voyage d'un point de vue religieux, sachant qu'il y a de grands débats sur cette question depuis le passé jusqu'à nos jours en raison de la grande subtilité de cette question et l'absence d'une définition claire coupant court aux débats dans le Coran et la Sunna.

 

Mais c'est là l'avis qui nous semble le plus juste dans la définition du voyage d'un point de vue religieux.

Question :

 

Pourquoi as-tu accompli une prière de quatre raka'at ?

 

Réponse :

 

Je n'ai pas eu l'intention de voyager. 

 

Question :

 

Nous voudrions plus de détails.

 

Réponse :

 

Et pourquoi as-tu prié deux raka'at ?

 

Question :

 

J'ai accompli deux raka'at en me basant sur ce que j'ai entendu de vous.

 

Réponse :

 

Et qui est ?

 

Question :

 

Que nous étions voyageurs.

 

Réponse :

 

Où as-tu entendu cela de moi ?

 

Question :

 

J'ai interrogé à ce sujet Abû Sâlih.

 

Réponse :

 

Et tu as entendu cela de moi maintenant ?

 

Ce que j'ai dit est que celui qui se déplace d'un endroit à un autre en cherchant les pâturages ou l'herbe est voyageur.

 

Ce qui n'est pas notre cas, car nous avons quitté notre ville pour y revenir en soirée.

 

Donc pour moi la question n'est pas de parcourir une distance donnée, mais plutôt de considérer deux choses : la première qui en est le fondement est l'intention, et la deuxième est de sortir de la ville. 

 

Si on a l'intention de voyager et que l'on sort de la ville, les règles du voyage s'appliquent, sans prendre en considération la distance parcourue par la suite, qu'elle soit longue ou courte.

 

Si l'intention n'est pas présente, on peut parcourir une longue distance, on n'est pas pour autant considéré comme étant voyageur, car le voyage fait partie des choses liées à ce hadith à propos duquel certains savants ont dit qu'il représentait le tiers de la religion :

 

«Les actes ne valent que par leurs intentions, et chaque individu n'est récompensé qu'en fonction de son intention.» 

 

En vérité, cela fait partie des questions très subtiles sur lesquelles ont divergé les savants sans pouvoir se mettre d'accord sur une position totalement claire, si bien qu'aucun ne peut dire ceci est la vérité et rien d'autre.

 

Personne ne peut dire cela.

 

La seule chose que l'on puisse dire est : mon avis est celui-ci. 

 

Pour ma part, j'ai pour avis ce que j'ai compris de l'épître de Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah sur ce sujet.

 

Il a en effet consacré une épître aux règles du voyage.

 

Il y a donné un exemple remarquable permettant au chercheur et à l'étudiant en science de comprendre que le voyage n'est pas lié au parcours d'une longue ou courte distance.

 

Pour ce qui est des courtes distances, je pense que cela ne donne lieu à aucun débat, car il est authentifié que le Prophète صلى الله عليه وسلم sortait parfois de la ville de Médine pour se rendre au cimetière de Al-Baqi' (à cette époque le cimetière n'était pas encore dans la ville) pour saluer les morts puis revenir, de même qu'il rendait parfois visite aux martyrs au mont Uhud pour les saluer puis revenir, sans pour autant se considérer voyageur, bien qu'il soit sorti de la ville.

 

A l'opposé, parcourir une longue distance n'implique pas nécessairement d'être voyageur. 

 

L'exemple donné par Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah est le suivant : il évoqua les environs de Damas et une ville connue jusqu'à nos jours sous le nom de Dûmah.

 

Il parla d'un homme quittant Damas pour chasser à  Dûmah, parcourant ainsi 15km.

 

Nul doute que pour nous, si la condition de base qu'est l'intention est présente, alors c'est un voyage.

 

Mais il dit que cet homme n'est pas voyageur car il a quitté la ville pour chasser et revenir.

 

Mais il ne trouva pas le gibier escompté si bien qu'il poursuivit son chemin jusqu'à parvenir à la ville de  Halab située à une distance d'environ 400km de Damas de nos jours par la route.

 

Il dit donc que cet homme n'est pas voyageur bien qu'il ait parcouru plusieurs fois la distance lui permettant d'être considéré comme voyageur.

 

Ceci car la première condition qui est l'intention de voyager n'était pas présente chez cet homme.

 

Ainsi, nous pouvons dire que le chauffeur de taxi quittant 'Ammân le matin pour se rendre à Al-'Aqabah et revenir le soir n'est pas voyageur, car son intention n'est pas de voyager mais d'accomplir son travail.

 

Nous devons donc souligner cette condition de base qu'est l'intention pour montrer que la règle peut être différente pour deux hommes parcourant la même distance : le premier étant considéré comme voyageur et pas le second, et ce en raison de leurs différentes intentions. 

 

De même que découlent de ce point les règles de la résidence (l'établissement) temporaire en un lieu.

 

Deux hommes quittent la ville en tant que voyageurs et s'installent [pour un temps] dans une autre ville.

 

Le premier s'installe en tant que voyageur alors que le deuxième est considéré comme résident.

 

Pourquoi ?

 

Car il a une deuxième épouse dans cette ville, donc il a quitté une épouse pour se rendre chez une autre.

 

Donc le fait qu'il trouve une épouse qui l'accueille et facilite son installation conduit à ce que sa situation diffère de celle de son compagnon.

 

Nous pouvons donc en tirer un profit très important qui est que les règles du voyageur, malgré leur subtilité, diffèrent d'un individu à l'autre, et ainsi nous ne pouvons imposer à un individu une règle s'appliquant à un autre, et inversement.

 

Chaque serviteur doit donc prendre l'avis qu'il pense être le plus conforme à la vérité...

 

Nul doute que l'usage est essentiel pour celui qui a l'intention de voyager (afin de déterminer ce qui est considéré comme un voyage ou non), quant à celui qui n'a pas l'intention de voyager, cela ne limite en rien... 

S'ils sont voyageurs et s'arrêtent en un endroit et qu'on entre dans le temps de la première prière, celle de Dhuhr, la sunna consiste à ce qu'ils regroupent les prières du Dhuhr et 'Asr, en avançant l'accomplissement du 'Asr à l'heure du Dhuhr.

 

Et si au contraire ils continuent à se déplacer lorsqu'arrive le Dhuhr et poursuivent leur chemin jusqu'à entrer dans le temps du 'Asr, ils doivent alors s'arrêter et accomplir [dans cet ordre] les prières du Dhuhr et 'Asr en ayant repoussé l'accomplissement du Dhuhr au temps du 'Asr. 

 

En résumé, s'ils sont arrêtés à l'heure du Dhuhr, ils regroupent les deux prières en avançant l'accomplissement du 'Asr, sinon, ils regroupent à l'heure du 'Asr en repoussant l'accomplissement du Dhuhr.

 

De même, il leur est obligatoire d'accomplir ces prières en deux raka'at et non en quatre raka'at, car cela est une obligation et non une permission, et c'est là l'avis des savants le plus authentique [...] 

 

Ceci au contraire du regroupement des prières qui est une permission, en ce sens qu'il leur est permis d'accomplir en voyage chaque prière à son heure.

 

Mais le plus aimé auprès d'Allâh est qu'on accepte Ses permissions, comme le dit le Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«Allâh aime qu'on prenne Ses permissions, comme Il aime qu'on accomplisse Ses obligations

 

et dans un autre hadith :

 

«Allâh aime qu'on prenne Ses permissions, comme Il déteste qu'on Lui désobéisse.» 

 

Il est donc meilleur de regrouper les deux prières, surtout s'il y a une quelconque forme de difficulté (à accomplir chaque prière à son heure).

 

Le musulman ne doit pas se détourner des permissions d'Allâh, car cela cache une forme secrète de fierté et d'orgueil face à la permission d'Allâh comme l'a montré le Prophète صلى الله عليه وسلم lorsqu'un homme l'interrogea en lui rappelant la Parole d'Allâh (traduction rapprochée) :

 

«Ce n'est pas un péché pour vous de raccourcir la prière, si vous craignez que les mécréants ne vous causent du tort»

 

et il lui dit : «Ô Messager d'Allâh ! Pourquoi raccourcissons-nous la prière alors que nous sommes en sécurité ?»

 

Alors que notre Seigneur dit (traduction rapprochée) :

 

«si vous craignez que les mécréants ne vous causent du tort»

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

«C'est une aumône qu'Allâh vous fait, acceptez donc l'aumône d'Allâh.»

 

Est-il permis à l'esclave de refuser l'aumône de son maître, alors qu'Allâh est le Maître des maîtres comme l'a montré le Prophète صلى الله عليه وسلم lorsqu'un homme lui dit : «Tu es notre maître.»

 

Il répondit : «Le vrai Maître est Allâh.»

 

Si l'esclave ne peut refuser le don de son maître alors qu'il est une créature comme lui, alors comment refuser le don du Créateur.

 

Ainsi, puisque nous connaissons maintenant la différence entre l'obligation de raccourcir les prières et la permission de les regrouper, il ne faut pas négliger cette permission et l'accepter en remerciant Allâh pour Sa bonté envers nous. 

 

En résumé : le raccourcissement est obligatoire et le regroupement est recommandé.

 

De même, on accomplit pour les deux prières regroupées un seul adhân et deux iqâmah.

 

On n'accomplit pas l'adhân pour chaque prière mais un seul [avant la première prière], et avant chaque prière un iqâmah, c'est là la chose la plus authentique qui ait été rapporté du Prophète صلى الله عليه وسلم, comme dans la description du pèlerinage d'adieu qu'a fait Jâbir Ibn 'Abdillah Al-Ansârî.

 

Je dis cela car il y a d'autres versions, y compris dans les recueils de hadiths authentiques (Al-Bukhârî et Muslim) disant que lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم regroupa les prières à Minâ, il y eut deux adhân et deux iqâmah, mais dans le lexique des spécialistes du hadith, on dit que la mention des deux adhân n'est pas ce qui est transmis par la majorité des rapporteurs qui est un seul adhân pour les deux prières et un iqâmah pour chaque prière.

 

Dès que l'on a accomplit la première prière, on se lève pour accomplir l'iqâmah de la deuxième prière, sans espacement par la récitation de formules d'évocation et encore moins par l'accomplissement de prières surérogatoires car celles-ci cessent lors du voyage.

 

Les prières qu'il est légiféré d'accomplir avant et après la prière, comme pour la prière du Dhuhr par exemple, toutes ces prières surérogatoires cessent, sauf pour deux d'entre elles : la prière surérogatoire du Fajr et celle du Witr, comme le dit 'Âishah : 

 

«Le Prophète صلى الله عليه وسلم ne délaissait jamais ces deux raka'at (surérogatoires du Fajr) qu'il soit voyageur ou résident.»

 

ce qui montre l'importance de ces deux raka'at.

 

Cela est appuyé par la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«Les deux raka'at [surérogatoires] de l'aube sont meilleures que ce monde et tout ce qu'il contient

 

c'est pourquoi le Prophète صلى الله عليه وسلم les accomplissait même en voyage.

 

De même pour la raka'at du Witr que le Prophète صلى الله عليه وسلم accomplissait également en voyage, même en chevauchant sa monture lorsqu'il ne pouvait s'arrêter pour les accomplir au sol.

 

Ainsi, lorsqu'ils ont terminé la première prière et qu'on prononce l'iqamah de la deuxième, il n'y a pas d'espacement ni par des formules d'évocation ni par des prières surérogatoires.

 

Ensuite, lorsqu'ils ont accompli la deuxième prière, on ne trouve rien dans la Sunna nous empêchant de prononcer les formules d'évocation connues après les prières à toute heure, mais il n'y a pas d'espacement dans l'accomplissement des deux prières obligatoires.

Question :

 

Quelle est la limite (de temps) permettant le raccourcissement de la prière ?

 

Réponse :

 

Tu veux dire pendant le voyage ? 

 

On ne trouve ni dans le Coran ni dans la Sunna de limites de distances ou de temps.

 

Nous pouvons tous lire dans le Coran la manière dont Allâh expose une question liée aux jeûneurs (traduction rapprochée) :  

 

«Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage devra jeûner plus tard un nombre égal de jours.» (Al-Baqarah, 184)

 

Ce qui nous intéresse ici dans ce verset est qu'Allâh dit (traduction rapprochée) :

 

«Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage».

 

Ainsi, de la même manière qu'Il n'a pas donné de limites à la maladie, Il n'a pas fixé non plus de limites au voyage.

 

C'est pourquoi toute personne quittant la ville où elle réside devient voyageuse, car le voyage est lié au fait de sortir de la ville.

 

Si quelqu'un quitte sa ville avec l'intention de voyager, il devient voyageur, qu'il parcourt une courte ou longue distance.

 

Ce qui va déterminer ce qu'est un voyage est l'usage et la langue, et non la distance que la plupart des gens ignorent.

 

C'est cet avis qu'il faut prendre en compte et ne pas troubler les esprits en fixant des distances pour délimiter le voyage, car on ne trouve rien de cela dans le Coran ou la Sunna [...] 

 

[Arriver à destination, tout dépend de son intention] soit cet individu veut s'installer [temporairement ou définitivement] à cet endroit, soit il ne veut pas s'y fixer.

 

S'il veut s'y installer il n'est plus voyageur et doit appliquer les règles du résident, mais s'il ne veut pas s'installer en ce lieu il reste voyageur et les règles du voyage s'appliquent comme la permission de rompre le jeûne pendant Ramadan, de regrouper les prières connues, l'obligation de raccourcir les prières, et d'autres choses encore. 

 

Mais il faut prêter attention à un point que nos pieux prédécesseurs ont pris en considération.

 

Ils ne disaient pas d'un homme qui s'installait (pour un temps) en un lieu qu'il n'était plus pour autant voyageur, mais ils utilisaient des termes plus précis que le fait de dire : «il a l'intention de s'installer.»

 

Ainsi, ils disaient : «Il s'est décidé (Ajma'a) à s'installer.», c'est pourquoi je dis en suivant leur exemple : le voyageur qui arrive dans une ville et se décide à s'y installer (temporairement), devient résident, mais s'il ne se décide pas à s'y installer, il reste voyageur. 

 

Il peut donc se décider à s'installer (ce que l'on peut facilement concevoir) ou au contraire «ne pas se décider à s'installer», mais comment cela se manifeste-t-il concrètement ?

 

Nous disons : celui qui arrive dans une ville pour y réaliser une affaire (ou accomplir une tâche, etc) et se décide à s'installer et ainsi se repose et se met au calme, devient résident.

 

Mais s'il se dit : demain je repars, après-demain je repars, en raison des incertitudes qui pèsent sur le chemin qu'il doit emprunter, alors il ne s'est pas décider à s'installer, il est hésite dans son intention, si bien qu'il reste voyageur dans cette situation, même si elle dure plusieurs mois.

 

Ainsi, on rapporte authentiquement que lorsque Ibn 'Umar est parti livrer une bataille, après la mort du Prophète صلى الله عليه وسلم, aux environs de Khurâsân (aujourd'hui au Nord-Est de l'Iran), ils furent pris dans la neige et ils établirent un campement où ils raccourcirent la prière pendant six mois, jusqu'à ce que le chemin se libère et qu'ils puissent retourner chez eux.

 

Voilà ce que l'on peut dire sur le voyage et ses limites, et  en résumé il n'y a aucune preuve ni dans le Coran ni dans la Sunna venant délimiter le temps du voyage ou de l'installation, et tout ce qui a pu être rapporté en ce sens doit être interprété en fonction de l'intention qu'ont eu [le Prophète ou les compagnons de s'installer ou non]. 

Ce que nous voulons montrer est que cette limite (de quatre jours fixés par certains savants) n'a aucune valeur.

 

Un homme arrive dans une ville et veut y passer cinq jours, cela n'en fait pas pour autant un résident, il est toujours en voyage.

 

Tant qu'il est comme Allâh dit (traduction rapprochée) :  

 

«Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage» alors il ne cesse d'être voyageur et les règles du voyage s'appliquent à lui.

 

Si ce groupe (d'étudiants) vient jusqu'ici et que de nos jours l'usage répandu chez les gens fait de ce trajet un voyage, et qu'ils vont retourner chez eux, alors ils sont voyageurs, sauf s'ils veulent s'installer ici sans vouloir repartir d'où ils sont venus.

 

En résumé, il n'y a aucune preuve pour montrer que celui qui a l'intention de rester plus de quatre jours devient résident, même s'il est toujours en voyage. 

Peut on comparer cela (le récit de Ibn 'Umar) avec ce que nous entendons de certains savants de nos jours qui disent à propos de certains étudiants qui voyagent d'un pays à un autre, qu'il s'agisse d'un pays d'islam ou de mécréance, pour leurs études ?

 

Un étudiant quitte par exemple un pays arabe pour se rendre aux USA ou en Europe afin d'y demeurer plusieurs longues années, quatre voire plus.

 

Ces savants disent qu'il est voyageur.

 

Comment serait-il voyageur. 

 

Nous disons : la parole d'Allâh (traduction rapprochée) : 

 

«Quiconque d'entre vous est [..] en voyage» s'applique-t-elle à lui ?

 

Non, jamais !

 

C'est un résident, même en considérant que lorsqu'il est arrivé dans ce pays, il n'avait pas l'intention de s'installer.

 

Mais en vérité, il voulait s'installer, ne serait-ce que le temps des études.

 

Puis lorsque vient le temps de visiter son pays pendant les vacances, il le fait, sinon il n'y revient pas.

 

La question est donc très subtile, mais si l'étudiant en science médite sur ce point, il verra si Allâh le veut qu'en fait elle est très claire. 

Question :

 

Quelle est la règle concernant le voyageur qui entend l'appel à la prière ?

 

Réponse :

 

Si nous croyons avec conviction que le voyageur n'est pas obligé d'accomplir la prière du  Jumu'ah (et c'est l'avis de la majorité des savants), et que l'obligation d'assister à la prière du Jumu'ah est plus forte encore que la simple prière en commun, et que malgré tout le voyageur n'est pas obligé d'y assister.

 

Alors, a fortiori, l'obligation d'assister à la prière en commun cesse.

 

Mais une autre obligation pèse sur ce voyageur et qui est : s'il se trouve avec un groupe de voyageurs ou un groupe de résidents et qu'on appelle à la prière, dans ce cas il lui est obligatoire de prier en commun.

 

Ceci car il est rapporté dans Al-Bukhârî, ces propos du Prophète صلى الله عليه وسلمadressés à Mâlik Ibn Al-Huwayrith :

 

«Si vous êtes en voyage, que l'un de vous appelle à la prière, et que le plus âgé d'entre vous dirige la prière

 

Donc il leur a ordonné d'accomplir la prière en groupe, un groupe spécifique de voyageurs.

 

C'est là la réponse. 

Question :

 

Tu es voyageur et te joins à un groupe de résidents accomplissant la prière du 'Asr ou une autre prière de quatre raka'at.

 

Tu n'arrives que pour les deux dernières raka'at, alors que fais-tu, tu salues avec l'imam ou tu complètes à quatre raka'at ?

 

Et quelles sont les preuves à ce sujet ?

 

Réponse :

 

Lorsque le voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur se transforme en la prière de ce résident.

 

Donc, même si le voyageur rejoint l'imam juste avant le salut final et que l'imam quitte la prière, le voyageur doit compléter totalement la prière.

 

Ceci car il est rapporté dans le Sahih Muslim et le Musnad de l'imam Ahmad, qu'on interrogea 'AbdAllâh Ibn 'Abbas à propos du nomade qui raccourcit la prière lorsqu'il est en voyage, donc comment devait-il prier ici à La Mecque, derrière l'imam ?

 

Il répondit :

 

«Il accomplit une prière normale (de quatre  raka'at), et c'est là la sunna de Abû Al-Qâsim (le Prophète صلى الله عليه وسلم).»

 

C'est une preuve claire sur cette question, et cela est appuyé par la globalité de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم rapportée par Al-Bukhârî et Muslim :

 

«L'imam n'est là que pour être suivi.»

 

Donc, lorsque le voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur se transforme en prière de résident, et il doit prier normalement, et ce même s'il manque toutes les  raka'at (avec l'imam) comme nous l'avons rappelé.

L'imam voyageur n'a pas le droit d'accomplir une prière de quatre raka'at, mais il doit suivre le Prophète صلى الله عليه وسلم en toute situation et se conformer à sa parole lorsqu'on lui dit : «Ô Messager d'Allâh ! Pourquoi raccourcissons-nous la prière alors que nous sommes en sécurité ?»

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

«C'est une aumône qu'Allâh vous fait, acceptez donc l'aumône d'Allâh.»

 

Le voyageur qui dirige les gens dans la prière doit raccourcir la prière.

 

Par exemple, si je vous dirige dans la prière, j'accomplirai la prière du I'sha en deux raka'at, par contre vous devrez vous l'accomplir en quatre raka'at.

 

Car l'obligation pour moi est de l'accomplir en deux  raka'at, alors que pour vous c'est de l'accomplir en quatre raka'at.

 

Il ne m'est pas permis de prêter attention à vous, ou en des termes plus précis : il ne m'est pas permis de vous suivre dans la prière.

 

Votre prière est celle du résident, alors que ma prière est celle du voyageur.

 

L'imam ne doit pas devenir un fidèle, et inversement le fidèle ne devient pas imam, de sorte que le fidèle suive l'imam qui, lui-même suit le fidèle, non. 

 

Ainsi, si une personne résidente prie derrière un imam voyageur, elle doit compléter sa prière lorsque l'imam prononce le salut final. A l'inverse, lorsqu'un voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur devient une prière de résident, et il doit accomplir quatre raka'at.

 

C'est ce qu'indiquent clairement les Textes, mais vous pouvez entendre le contraire de certaines personnes, alors prenez garde !

 

Il est rapporté dans le  Sahih Muslim qu'un nomade demanda à 'AbdAllâh Ibn 'Abbâs qui était lui de La Mecque : «Ô Abû Al-'Abbâs - qui est le surnom de 'AbdAllâh Ibn 'Abbâs - Pourquoi lorsque nous sommes en voyage raccourcissons-nous la prière et lorsque nous sommes ici dans la Mosquée Sacrée, complétons-nous la prière ?»

 

Il répondit :

 

«C'est là la Sunna de Abû Al-Qâsim.»

 

Ce qui signifie que lorsque le voyageur prie seul, il lui est obligatoire de raccourcir la prière, mais s'il prie derrière un imam résident, il doit le suivre.

 

Et cette deuxième règle qui apparaît dans le hadith du Sahih Muslim complète la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :

 

«L'imam n'est là que pour être suivi, ne divergez donc pas de lui.»

 

Si tu pries derrière un imam résident et qu'après s'être assis pour le premier Tashahhud, l'imam se lève et que toi tu prononces le salut final, tu as divergé de lui en t'opposant à la Sunna authentique que nous venons de rappeler dans le hadith de Ibn 'Abbâs. 

Question :

 

Lorsqu'un imam voyageur accomplit la prière et qu'il la raccourcit, il se peut qu'il dirige des gens qui sont eux résidents et on l'entend parfois dire après avoir salué : «votre imam est voyageur, complétez votre prière.»

 

Est-ce là la Sunna authentique ?

 

Réponse :

 

Oui, il lui est obligatoire, lorsqu'il dirige des résidents dans la prière, de dire : complétez votre prière, car nous sommes voyageurs.

 

C'est ce qu'on rapporte du Prophète صلى الله عليه وسلم par une chaîne de transmission faible, mais authentiquement du Commandeur des croyants 'Umar Ibn Al-Khattâb qui dit :

 

«complétez votre prière, car nous sommes voyageurs.»

 

Mais on ne peut dire cela qu'après le salut final.

 

Mon avis concernant ce salut, et c'est là un avis que je donne sans pouvoir m'appuyer sur un Texte clair, mais uniquement par compréhension et déduction des Textes.

 

Je suis d'avis que ce salut doit se faire à voix basse, et ce afin d'appliquer la parole du Prophète :

 

«La fin de la prière est marquée par le salut final.»

 

S'il prononce cette parole pendant la prière, c'est une parole (humaine, alors que la prière n'est composée que de louanges et de récitations, et toute parole n'est adressée qu'à Allâh) et la prière est invalidée.

 

Par contre s'il sort de la prière, celle-ci est valide, même s'il salue à voix basse, de même que la prière serait valide s'il entrait dans la prière en prononçant le Takbir à voix basse.

 

S'il dirige des résidents dans la prière, je suis d'avis qu'il prononce le salut final à voix basse afin de ne pas mettre en difficulté les fidèles qui sont malheureusement le plus souvent inattentifs, si bien qu'ils saluent directement avec l'imam sans se rendre compte qu'ils doivent compléter la prière.

 

Mais s'il leur dit «complétez votre prière car nous sommes voyageurs», il est plus probable qu'ils complètent, et je n'en suis pas certain pour l'avoir vécu plusieurs fois et avoir indiqué que j'étais voyageur, des gens saluaient malgré tout, en raison de leur grande inattention.

 

Question :

 

Il vaut mieux qu'il les informe avant la prière.

 

Réponse :

 

Oui cela est meilleur.

 

Gloire à Allâh, tu m'as rappelé un évènement qui s'est déroulé alors que j'étais à Tabûk chez un ami à qui je rendais visite, et il y avait une mosquée proche de sa maison.

 

Pour la prière du 'Ishâ, nous nous sommes rendus à la mosquée et il m'a demandé de diriger la prière.

 

Je lui ai dit discrètement : «Ces gens ne sont pas prêts à voir ce qu'ils considèrent être une innovation : que l'imam accomplisse deux raka'at, et qu'il leur dise : complétez votre prière, c'est là une chose étrange.

 

Il me dit : pourquoi ne pas leur apprendre la Sunna ?

 

Je dis : j'aimerais le faire mais j'ai peur qu'ils nous fassent des problèmes.

 

Il me dit : ne t'en occupe pas.

 

J'ai donc fait une conférence sur ce thème, mais malgré tout il y eut des problèmes après la prière.

 

Ils dirent : pourquoi laisses-tu cet homme nous diriger dans la prière, il vient nous perturber, etc.

 

Mais comme nous disions auparavant mon frère, c'est la Sunna du Prophète صلى الله عليه وسلم qui lorsqu'il dirigeait dans la prière des résidents, ne se souciait pas d'eux et raccourcissait la prière.

 

On a rapporté ces propos de lui comme nous l'avons rappelé précédemment, ainsi que de manière authentique de 'Umar Ibn Al-Khattâb qui était à La Mecque et priait devant des résidents, alors que lui était voyageur.

 

Mais il était le Commandeur des croyants, donc il dirigeait la prière et la raccourcissait.

 

Et il leur disait :

 

«complétez votre prière car nous sommes voyageurs».

 

Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Al-moufliss, c’est celui qui a absolument tout perdu !

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Al-moufliss, c’est celui qui a absolument tout perdu !

مـــن هــو ‏الْـمُــفْلِسُ ؟

 

L'auteur, l'Imam An-Nawawî, commente les propos rapportés par Abû Hurayra (qu'Allâh soit satisfait de lui), selon lesquels le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - aurait posé la question suivante :

 

" Sauriez vous me dire ce que signifie Al moufliss ? " :

 

« Cette interrogation vise à apporter un éclaircissement et donc à informer, car parfois lorsqu'on s'interroge sur une chose, c'est pour répondre à une ignorance et dissiper ce qui nous échappe et c'est ce qui nous pousse à poser une question. 

 

Mais parfois, c'est dans le but de captiver l'intention de la personne présente lorsqu'on lui parle ou encore pour fixer un jugement religieux.

 

Dans un second exemple, le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui, avait interrogé ses compagnons à propos de la fraicheur des dattes en disant :  " Est-ce que cela diminuera de leurs poids si elles s'assèchent ? " en faisant allusion ici aux dattes.

 

Ils répondirent : "oui", le prophète interdit alors cette pratique. »

 

Quant au hadith, il ne vise qu'à informer les compagnons du Prophète d'une chose qu'ils ignoraient ou qu'ils ne pouvaient apprendre que par la bouche du Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui et quand ils furent questionnés de la sorte : 

 

"Sauriez-vous me dire ce que signifie Al-moufliss ? "

Ils répondirent : "Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham"

désignant ainsi celui qui a absolument tout perdu ne possédant ainsi ni argent, ni legs, l'infortuné en quelque sorte, c'est-à-dire que pour eux Al-moufliss signifie "pauvre".

 

C'est en effet ce qui semble être la définition la plus répandue chez les gens si on les questionnait à ce sujet.

 

Le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - a dit :

 

"Al moufliss est celui qui viendra le jour de la résurrection, ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté la Zakat (l'aumône légale). "

 

Et dans une autre version :

 

" c'est celui qui viendra avec des bonnes actions comparables à une montagne " 

c'est-à-dire qu'il viendra avec un nombre impressionnant de bonnes œuvres et possèdera donc une immense provision de bonnes actions et qui aura par ailleurs, insulté untel, calomnié l'honneur d'un autre, volé l'argent de tel autre, répandu le sang de l'un, c'est-à-dire qu'il a commis d'innombrables injustices envers les gens.

 

Ces derniers viendront réclamer leurs droits auxquels ils ne pouvaient prétendre dans la vie d'ici-bas, ils les reprendront dans l'au-delà.

 

On s'emparera alors de ses bonnes actions pour les distribuer à untel qui reprendra son dû et un autre puis un autre, en toute équité et en appliquant le talion de plein droit. 

 

Et quand il n'aura plus de bonnes actions à son actif et qu'elles ne suffiront plus à le racheter auprès de ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. 

 

Qu'Allâh nous en préserve !

 

Il n'aura plus de bonnes actions à son actif, tous les profits tirés de la Salât (la prière), de la Zakât (l'aumône légale), du Siyam (le jeûne) s'envoleront. 

 

Dès lors, Il aura absolument tout perdu de ses bonnes actions, ainsi, on prendra de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. 

 

Qu'Allâh nous en préserve !

 

Les propos du Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - étaient véridiques, car on ne peut mieux définir le mot Al-moufliss.

 

Pour ce qui est d'Al-moufliss de cette vie d'ici-bas, de cette vie intermittente, il est fort probable que le pauvre devienne à son tour riche durant son existence et vice versa.

 

Quant à la faillite, la véritable faillite, c'est de perdre absolument toutes ses bonnes œuvres après avoir fait l'effort de les rassembler. 

 

D'ailleurs, elles lui seront exposées et lui feront face le jour de la résurrection, pour qu'ensuite, on les lui retire pour les distribuer à untel et untel.

 

Il y a en cela, un avertissement aux gens contre l'égarement, afin que l'être humain honore ses obligations de son vivant avant que survienne la mort, c'est ainsi qu'on pourra appliquer le talion durant cette vie d'ici-bas. 

 

Dans l'au-delà, par contre, il n'y a pas de dirham ni de dinar pour racheter ses fautes, mais exclusivement des bonnes actions.

 

Le Messager d'Allâh - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - poursuit en disant :

 

"...si bien qu'on lui prendra de ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre. 

Quand il n'aura plus de bonnes actions à son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu."

 

Ce hadith n'annonce pas que la personne y demeurera éternellement, toutefois elle y subira le châtiment mérité suivant les péchés des autres qu'on aura jetés sur lui et à la suite de cela, elle ira au paradis, car le croyant [celui qui a une croyance saine] ne peut demeurer dans le feu indéfiniment.

 

Bien que s'agissant du feu de cette vie d'ici-bas, son intensité reste tout de même considérable et ne peut être supporté par l'être humain ne serait-ce qu'une brève minute, or qu'en est-il de celui de l'au-delà ? 

 

Qu'Allâh m'en éloigne ainsi que vous.

 

Explication tirée de Riyad As-Sâlihîn (Le Jardin des Vertueux) - Tome 2" 

Traduction rapprochée par Abu Hamza Al Djazairy 

 Publié par 3ilmchar3i.net

حدثنا ‏ ‏قتيبة بن سعيد ‏ ‏وعلي بن حجر ‏ ‏قالا حدثنا ‏ ‏إسمعيل وهو ابن جعفر ‏ ‏عن ‏ ‏العلاء ‏ ‏عن ‏ ‏أبيه ‏ ‏عن ‏ ‏أبي هريرة ‏ ‏أن رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏قال
 ‏ ‏أتدرون ما الْمُفْلِسُ ؟ قَالُوا ‏: المفلس فينا من لا درهم له ولا متاع . قَالَ ‏: إن المفلس من أمتي يأتي يوم القيامة بصلاة وصيام وزكاة ويأتي قد شتم هذا ‏ ‏وقذف ‏ ‏هذا وأكل مال هذا وسفك دم هذا وضرب هذا فيعطى هذا من حسناته وهذا من حسناته فإن فنيت حسناته قبل أن ‏ ‏يقضى ما عليه أخذ من خطاياهم فطرحت عليه ثم طرح في النار
 
'Abd Ar-Rahman rapporte de Zuhayr et lui-même rapporte de Al 'Alla, de son père selon Abû Hurayra, le Messager d'Allâh - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - a dit : 


" Sauriez-vous me dire ce que signifie Al-moufliss "

Ils répondirent : " Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham." 

Il dit " Al-moufliss dans ma communauté est celui qui viendra le jour de la résurrection ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté laZakat (l'aumône légale) et qui aura par ailleurs, insulté untel, calomnié l'honneur d'un autre, volé l'argent de tel autre, répandu le sang de l'un et frappé l'autre, si bien qu'on lui prendra de ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre. Quand il n'aura plus de bonnes actions[Hassanat] à son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. " 
[Hadith rapporté par Mouslim dans son Sahih]

حَدَّثَنَا ‏عَبْدُ الرَّحْمَنِ ،‏ ‏عَنْ ‏‏زُهَيْرٍ ‏، ‏عَنِ ‏‏الْعَلَاءِ ،‏ ‏عَنْ ‏‏أَبِيهِ ،‏ ‏عَنْ ‏أَبِي هُرَيْرَةَ ‏، عَنْ النَّبِيِّ ‏صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ‏ ‏قَالَ : 
هَلْ تَدْرُونَ مَنْ ‏الْمُفْلِسُ ؟ قَالُوا ‏: الْمُفْلِسُ فِينَا ، يَا رَسُولَ اللَّهِ ، مَنْ لَا دِرْهَمَ لَهُ وَلَا مَتَاعَ . قَالَ ‏: ‏إِنَّ الْمُفْلِسَ مِنْ أُمَّتِي مَنْ يَأْتِي يَوْمَ الْقِيَامَةِ بِصِيَامٍ وَصَلَاةٍ وَزَكَاةٍ وَيَأْتِي قَدْ شَتَمَ عِرْضَ هَذَا ، وَقَذَفَ هَذَا ، وَأَكَلَ مَالَ هَذَا ، فَيُقْعَدُ ‏، ‏فَيَقْتَصُّ ‏‏هَذَا مِنْ حَسَنَاتِهِ ، وَهَذَا مِنْ حَسَنَاتِهِ ، فَإِنْ فَنِيَتْ حَسَنَاتُهُ قَبْلَ أَنْ يَقْضِيَ مَا عَلَيْهِ مِنْ الْخَطَايَا أُخِذَ مِنْ خَطَايَاهُمْ فَطُرِحَتْ عَلَيْهِ ثُمَّ طُرِحَ فِي النَّارِ . أخرجه أبو داود، كتاب البيوع باب في التمر بالتمر، رقم (3359)، والترمذي ، كتاب البيوع، باب ما جاء في النهي عن المحاقلة، رقم (1225) ، والنسائي ، كتاب البيوع، باب اشتراء التمر بالرطب، رقم (4545)، ابن ماجه ، كتاب التجارات، باب بيع الرطب بالتمر ، رقم (2264) ، وقال الترمذي: حسنٌ صحيحٌ.
 
'Abd Ar-Rahman rapporte de Zuhayr et lui-même rapporte de Al 'Alla, de son père selon Abû Hurayra, le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - a dit : 

" Sauriez vous me dire, quel est celui que l'on désignerait par Al-moufliss ? "

Ils répondirent : " Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham." 

Il dit " Al-moufliss dans ma communauté est celui qui viendra le jour de la résurrection ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté laZakat (l'aumône légale) et qui aura par ailleurs, calomnié l'honneur d'un tel, insulté celui-ci, volé l'argent d'un autre, si bien qu'on lui prendra ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre. Quand il n'aura plus de bonnes actions [Hassanat] à son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. "
[Hadith rapporté par Abu Daoud, At-Tirmidhi, An-Nassai, Ibn Madja, At-Tirmidhi a dit de ce hadith qu'il était Hassan Sahih]

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le prophète nous avait pourtant prévenu... (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le prophète nous avait pourtant prévenu... (vidéo)

 
Cheikh Salah Ibn Mohamed Al-Boudéïr - الشيخ صلاح البدیر

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Le fait de manger de l’oignon ou de l’ail puis de se rendre à la mosquée

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le fait de manger de l’oignon ou de l’ail puis de se rendre à la mosquée

Question : 

 

On rapporte dans un hadith authentique l'interdiction d'approcher les mosquées pour celui qui mange de l'oignon, de l'ail ou du poireau. 

 

Peut-on assimiler à cela toutes les choses qui ont une odeur détestable et qui sont interdites comme le tabac ?

 

Est-ce que cela signifie que celui qui mange une de ces choses-là est excusé quant à son absence de la prière en groupe et qu'il n'a donc pas de péché pour cela ?

 

Réponse :

 

On rapporte authentiquement du Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui, qu'il a dit :

 

من أكل ثومًا أو بصلًا فليعتزل مصلانا وليقعد في بيته

 

« Que celui qui mange de l'ail, de l'oignon ou du poireau, n'approche pas notre mosquée et qu'il prie chez lui. » (1) 

 

et aussi :

 

فإن الملائكة تتأذى مما يتأذى منه بنو آدم

 

« Les anges sont indisposés par ce qui indispose l'être humain. » (2)

 

Toute chose qui a une mauvaise odeur est, par conséquent, assimilée à l'oignon et à l'ail, comme la fumée du tabac, ou l'odeur nauséabonde qui se dégage des aisselles ou autres choses qui peuvent indisposer les voisins.

 

Il est donc détestable pour la personne concernée de prier avec le groupe, et elle doit en être empêchée jusqu'à ce qu'elle fasse disparaître cette odeur. 

 

Elle doit faire cela en fonction de ses capacités, afin d'obéir à l'ordre d'Allâh d'assister à la prière en groupe. 

 

Quant au tabac, c'est une chose absolument interdite qu'il faut absolument délaisser, en raison de son caractère néfaste touchant aussi bien à la religion, qu'à la santé ou les biens. 

 

Qu'Allâh améliore la situation des musulmans et qu'Il les aide à atteindre tout bien.

 

(1) Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de l'appel à la prière, n°855 et Muslim, chapitre des mosquées, n°73-564.

(2) Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de l'appel à la prière, n°854 et Muslim, chapitre des mosquées n°564.

 

Fatâwa Muhimma Tat'allaqu bis-Salât, pages 61-62.

 Publié par fatawaislam.com

النهي عن الاقتراب للمساجد لذوي الرائحة السيئة

س : ورد في الحديث الصحيح النهي عن قرب المسجد لمن أكل بصلًا أو ثومًا أو كراثًا، فهل يلحق بذلك ما له رائحة كريهة وهو محرم كالدخان؟ وهل معنى ذلك أن من تناول هذه الأشياء معذور بالتخلف عن الجماعة بحيث لا يأثم بتخلفه؟

ج: ثبت عن رسول الله ﷺ أنه قال

من أكل ثومًا أو بصلًا فلا يقربن مسجدنا وليصل في بيته [1]

وثبت عنه ﷺ أنه قال

إن الملائكة تتأذى مما يتأذى منه بنو الإنسان [2]

وكل ما له رائحة كريهة حكمه حكم الثوم والبصل كشارب الدخان ومن له رائحة في إبطيه أو غيرهما يؤذي جليسه فإنه يكره له أن يصلي مع الجماعة، وينهى عن ذلك حتى يستعمل ما يزيل هذه الرائحة
ويجب عليه أن يفعل ذلك مع الاستطاعة حتى يؤدي ما أوجب الله عليه من الصلاة في الجماعة، أما التدخين فهو محرم مطلقًا ويجب عليه تركه في جميع الأوقات؛ لما فيه من المضار الكثيرة في الدين والبدن والمال، أصلح الله حال المسلمين ووفقهم لكل خير

    رواه البخاري في (الأذان) برقم (808)، ومسلم في (المساجد ومواضع الصلاة) برقم (875، 876).[1]
    رواه الإمام أحمد في (باقي مسند المكثرين) برقم (14483)، ومسلم في (المساجد ومواضع الصلاة) برقم (874).[2]

 من ضمن أسئلة موجهة إلى سماحته، طبعها الأخ / محمد الشايع في كتاب. (مجموع فتاوى ومقالات الشيخ ابن باز 12/83)

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Qu’en est-il de s’attacher les cheveux sur la tête en forme de chignon

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Qu’en est-il de s’attacher les cheveux sur la tête en forme de chignon

Si le chignon est positionné en haut de la tête, alors pour les savants, ceci rentre dans l'interdiction et la mise en garde du Prophète ( ' alayhi salat wa salam ) a dit : 

 
« Il y a deux catégories des gens de l'enfer que je n'ai pas encore vu [...] : 
des femmes habillées, nues, penchées, se dandinant, 

 

leurs têtes semblables à des bosses de chameau penchées ».
 
Donc quand les cheveux se trouvent au-dessus de la tête, alors il y a interdiction.
 
Par contre, s'ils se trouvent au niveau de la nuque, par exemple, alors il n'y a pas de mal.

Sauf dans le cas où la femme s'apprête à sortir, alors dans ce cas, cela devient du Tabarouj (exhibition). 

Car il sera visible même en dessous du voile et comme cela rentre dans l'exhibition et dans les causes de la tentation, alors cela est interdit.


Fatawa al Mar-a al Mouslima page 526.
copié de al-mumtahanah.over-blog.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Agir en contradiction au livre d'Allah et à la sounnah (vidéo)

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Agir en contradiction au livre d'Allah et à la sounnah (vidéo)

 

Cheikh Mohammed Ibn Ramzane Al-Hadjiri - الشيخ محمد رمزان الهاجري

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Quelles sont les choses nouvelles en matière de religion

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Quelles sont les choses nouvelles en matière de religion

Question :

 
Quelles sont [en Islâm] les choses nouvelles, et qu'est-ce que cela signifie ?
 
Réponse :
 
Cela provient de la parole du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :

« Attention aux choses nouvelles ». 

Cela représente toute innovation que les gens font dans la religion de l'Islâm, que cette innovation soit une croyance, des actes d'adoration ou ce qui y ressemble, et qui ne vient ni du Livre [al-Qor'ân] et ni d'une Sounnah établie du Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam). Pourtant, ils prennent ces choses comme des pratiques et des croyances religieuses, adorant Allâh par elles, et déclarant qu'elles sont légiférées alors qu'elles ne le sont pas.
 
Au contraire, de tels actes sont des innovations interdites, telles que les invocations faites auprès des pieux, morts ou vivants parmi eux. Cela inclus aussi le fait de prendre les tombes comme lieu d'adoration, en y faisant le Tawâf autour d'elles, et en recherchant l'aide de leurs habitants en pensant qu'ils peuvent intercéder pour eux auprès d'Allâh, en faisant pression sur lui de leur part afin que leurs demandes soient accordées ou que leurs ennuis soient soulagés ; fêter les anniversaires des Prophètes et des gens pieux, en faire des jours de vacances.

Ils font des actes qui d'après ce qu'ils déclarent les rapprocheront d'Allâh - en particulier le jour et la nuit de l'anniversaire, ou ce mois là.
 
Il y a de nombreuses autres choses, trop nombreuses pour être mentionnées, que ce soit leurs innovations ou superstitions sur lesquelles Allâh n'a rien révélé, et qui n'ont pas été authentifiées par le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam).
 
Donc, il est clair à partir de ce que nous avons dit, que certaines de ces choses nouvelles sont du polythéisme, comme rechercher l'aide du mort et lui faire des serments.

D'autres sont simplement des innovations et n'atteignent pas le niveau du polythéisme, comme élever des constructions sur les tombes et en faire des lieux d'adoration, tant que ce qu'ils y pratiquent ne mènent pas à des actes qui seraient considérés comme du polythéisme.


Fatâwa Al-Lajnah ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-'Ilmiyyah Wal-Iftâ, 2/453-454

copié de manhajulhaqq.com

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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La femme qui se maquille, se parfume puis sort de chez elle

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La femme qui se maquille, se parfume puis sort de chez elle

Question : 

 
Quel est l'avis de l'islam concernant la femme qui se parfume et se maquille, puis sort directement pour se rendre à son école ?

Quel genre de parure (Zîna) la femme musulmane a-t-elle le droit de montrer aux autres femmes ?

Réponse :
 
Il est interdit pour la femme de sortir parfumée pour se rendre au marché, car le Prophète, sur lui la prière et le salut d'Allâh, a dit :

« Lorsque la femme se parfume et passe à côté d'une assemblée, elle est considérée comme telle »,

c'est-à-dire fornicatrice (1), en raison de la séduction qu'elle peut causer.

Cependant, si la femme est accompagnée en voiture de telle manière que son parfum n'est senti que par un proche (2), et qu'ensuite, elle descend vite pour entrer dans l'école sans qu'il n'y ait d'hommes autour d'elle, alors il n'y a pas de mal à ce qu'elle se parfume. 

En effet, aucun inconvénient n'est engendré par cela, car la femme est considérée dans sa voiture comme dans sa maison.

C'est pour cette raison qu'il n'est pas permis à un homme de laisser sa femme ou toute autre femme sous sa tutelle prendre la voiture toute seule avec un chauffeur car ceci est considéré comme un isolement en tête-à-tête interdit (Khulwa) en islam.

Dans le cas où la femme passe à côté des hommes, il n'est pas permis qu'elle se parfume.

À cette occasion, je voudrais attirer l'attention des femmes sur celles qui apportent du parfum pendant les nuits du mois de Ramadan et en donnent aux autres, de telle sorte qu'elles quittent la mosquée parfumée.

Or le Prophète, sur lui, la prière et le salut d'Allâh, a dit : 

« Que toute femme qui touche à un parfum n'assiste pas à la prière al-'Ishâ avec nous. » (3)

Par contre, il n'y pas de mal à apporter de l'encens pour parfumer la mosquée.

Concernant le vêtement dans lequel la femme peut se montrer aux autres femmes, il lui est permis de montrer tout vêtement conforme aux habitudes et religieusement licite.

Par contre, il ne lui est pas permis de porter des parures interdites, comme des tissus transparents qui laissent transparaître la peau ou un vêtement serré montrant ses formes, car ceux-là sont compris dans le hadith du Prophète, sur lui la prière et le salut d'Allâh :

« Deux catégories font partie des gens de l'enfer et je ne les ai pas encore vues... »

Et il a cité, sur lui la prière et le salut d'Allâh : 

« Des femmes dévêtues bien que vêtues, séductrices et faciles à séduire.
Elles portent une coiffure haute comme la bosse recourbée des chameaux à longs cous.
Elles n'entreront pas au paradis et n'en sentiront même pas l'odeur. »
(4)

(1) Rapporté par At-Tirmidhî dans le chapitre du bon comportement (n°2786) qui dit que ce hadith est Hassan Sahîh, par Abû Dâwûd dans le chapitre des femmes qui cherchent à imiter les hommes (n°4174 et 4175), et par An-Nassâ'î dans le chapitre de la parure (8/153).
(2) C'est-à-dire par une femme, ou un homme faisant partie de ses Mahârim.
(3) Rapporté par Muslim dans le chapitre de la prière (n°444).
(4) Rapporté par Muslim dans le chapitre du vêtement (n°2128)

Fatwa Min al-Ahkâm il-Fiqhiyyati fil-Fatâwâ an-Nissâ'iyya, page 53,54.
 Publié par al-bayan.fr

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les angoisses du jour dernier (audio-vidéo)

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Les angoisses du jour dernier (audio-vidéo)

(...) Ô vous, les humains !

 

Craignez Allah le Très-Haut, et méditez sur votre vie d’ici-bas et votre vie dans l’au-delà, sur votre vie et sur votre mort, sur votre temps présent et votre futur. 

 

Méditez, donc, sur la vie présente et sur ceux qui ont vécu avant vous parmi lesquels les tout premiers et les derniers d’entre eux. 

 

Certes, il y a en eux, une leçon pour ceux qui en tiennent compte. 

 

Ils ont, en effet, bel et bien exploité et peuplé la terre, et ils nous surpassaient tant en bien et dans la descendance, qu’en puissance et dans l’exploitation de la terre.

 

Malgré cela, ils disparurent sans laisser de traces, comme s’ils n’avaient jamais existé, et ils n’appartiennent, désormais, qu’au passé.

 

Vous suivez, actuellement, leur même chemin, et vous deviendrez inéluctablement ce qu’ils sont devenus.

 

Vous traverserez, en effet, cette vie présente pour atteindre les tombes après que vous ayez connu les splendides demeures. 

 

Vous vous isolerez de cette vie après que vous y étiez rassemblés avec votre famille dans la joie.

 

Vous resterez seuls, le jour de la résurrection avec vos œuvres, si elles étaient bonnes, alors le chemin n’en sera que plus facile, mais si elles étaient mauvaises, alors le chemin n’en sera que plus mauvais.

 

Ce jour, on soufflera dans la trompe, dès lors les gens surgiront de leurs tombes pour le Seigneur de l’univers, ils seront pieds nus sans aucunes chaussures, nus sans aucun habit, et non circoncis.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم informa Aïcha de cela, puis elle dit :

 

«Ô Messager d’Allah ! Les hommes et les femmes seront-ils ensemble et l’un pourra contempler l’autre !»

 

 Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم rétorqua : 

 

«La situation sera suffisamment terrible pour que l’homme prenne le temps de contempler les femmes, et réciproquement.

La situation sera suffisamment terrible pour que la mère s’interroge sur son enfant, et pour que le fils s’interroge sur son père»

 

«Puis quand on soufflera dans la trompe, il n’y aura plus de parenté entre eux ce jour-là, et ils ne se poseront pas de questions.» (Sourate "Les croyants" verset 101)

 

«Le séisme (qui précédera) l’heure est une chose terrible. Le jour où vous le verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, et toute femelle enceinte avortera de ce qu’elle portait. Et tu verras les gens ivres, alors qu’ils ne le sont pas. Mais le châtiment d’Allah est dur.» (Sourate "Le pèlerinage" verset 1 et 2)

 

On verra ce jour-là des cœurs agités d’effroi, et des regards baissés et humiliés.

 

On verra ce jour-là les livres des comptes déployés qui sont les feuilles où sont inscrites nos œuvres.

 

C’est ce jour où le croyant tiendra son livre de sa main droite, alors que le mécréant le saisira de sa main gauche ou derrière son dos.

 

Ainsi, celui qui recevra son livre de sa main droite, dira joyeusement et radieusement : «Tenez ! Lisez mon livre».

 

Par contre celui qui recevra son livre de sa main gauche dira tristement, et avec désespoir : «Hélas pour moi ! J’aurais souhaité qu’on ne m’ait pas remis mon livre», et il invoquera la destruction sur lui-même.

 

Ce jour, on placera les balances où seront pesées les œuvres des créatures qu’elles soient bonnes (traduction rapprochée) :

 

«Quiconque fait un bien fût-ce du poids d'un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d'un atome, le verra.» (Sourate "Le séisme" verset 7 et 8)

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

«Au jour de la résurrection, Nous placerons les balances exactes. Nulle âme ne sera lésée en rien, fût-ce du poids d’un grain de moutarde, nous le ferons venir. Nous suffisons largement pour dresser les comptes.» (Sourate "Les prophètes" verset 47).

 

Ce jour-là, on verra, également, les gens qui déferleront comme les flots les uns sur les autres, alors qu’un malheur et une angoisse insupportables les affligeront, et ils diront : «Pourquoi vous ne chercheriez pas quelqu’un qui puisse intercéder en votre faveur auprès de votre Seigneur ?»

 

Ils allèrent trouver Adam, puis Noé, puis Ibrâhîm, puis Moussa (que le salut d’Allah soit sur eux), mais ils présentèrent tous des excuses, ensuite ils iront voir ‘Issa (que la paix d’Allah soit sur lui) qui dira : «Je ne peux rien faire, mais allez, donc, trouver Muhammad le serviteur à qui Allah a pardonné ses péchés passés et futurs.

 

Ils iront, donc trouver le Prophète صلى الله عليه وسلم qui dira en étant fier de ce qu’Allah lui a donné comme gratitude : «Je suis celui qui lui faut (pour le début du jugement)». 

 

C’est alors qu’il demande la permission à son Seigneur, et soudain, il tombe en prosternation, puis Allah lui offrira, pour toutes les louanges et les remerciements (que le Prophète ne cessa de prodiguer dans la vie d’ici-bas), ce qu’Il n’a jamais offert à personne auparavant, et Allah le laissera ainsi prosterner le temps qu’Il voudra, puis Il lui dira : «Ô Muhammad ! Relève ta tête. Parle et tu seras écouté. Intercède et on acceptera ton intercession. Demande et on te donnera.»

 

Ce jour-là, Allah descendra pour trancher entre les créatures, et pour les juger. 

 

Allah s’isolera Lui et son serviteur croyant, ne dévoilera pas ces péchés, lui parlera sans qu’il n’y ait entre eux besoin de traducteur, Il l’informera de ses péchés jusqu’au moment où le serviteur admettra et reconnaîtra pour qu’ensuite la faveur d’Allah sur lui se dévoile lorsqu’Allah lui dira : «Je n’ai pas dévoilé tes péchés dans la vie d’ici-bas, et aujourd’hui, Je te les pardonne».

 

Ce jour-là, il y aura le bassin du Prophète صلى الله عليه وسلم où les créatures apaiseront leurs soifs.

 

Son eau est plus blanche que le lait, son goût est plus sucré que le miel, et son odeur est plus agréable que celle du musc.

 

Sa longueur mesure un mois (de marche), ainsi que sa largeur. 

 

Ses coupes sont aussi nombreuses et éclatantes que les étoiles dans le ciel.

 

Seuls sont ceux qui ont cru en lui et suivi sa sunna qui boiront de ce bassin. 

 

Celui qui en boira une seule gorgée n’aura plus jamais soif après cela. 

 

Les premiers qui en boiront sont les pauvres Mouhâdjirînes (personnes qui fuirent de la Mecque, encore habitée par les polythéistes, vers Médine).

 

Ce jour-là, le soleil se rapprochera des créatures d’une distance de mile, les gens nageront dans leur transpiration selon la nature de leurs actions. 

 

Chez certains d’entre eux, la transpiration atteindra les chevilles, chez d’autres, elle atteindra les genoux, chez d’autres, elle atteindra le niveau des reins, et chez d'autres, la transpiration les submergera entièrement.

 

Par ailleurs, Allah couvrira de Son ombre celui qu’il voudra, le jour où il n’y aura aucune ombre à part la Sienne.

 

Ce jour-là, Allah interpellera Adam : «Ô Adam !», il répondra : «À votre service ! À vos ordres mon Seigneur ! Tous les bienfaits sont entre vos Mains».

 

Il lui dira : «Extrais de ta descendance ceux qui seront envoyés en enfer».

 

Adam demandera : «Mais qui sera envoyé en enfer ?»

 

Il répondra : «Sur mille personnes, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (seront envoyés en enfer).»

 

C’est à cet instant où le jeune se fera des cheveux blancs.

 

Ce jour-là, sera déposé le pont au-dessus de la Géhenne, dont l’épaisseur sera plus fine qu’un cheveu, et qui sera plus aiguisée qu’une épée.

 

On enverra le dépôt et les liens de parenté qui se poseront sur les flancs droits et gauches du pont, alors que les gens le traverseront selon la nature de leurs actions.

 

Leur situation sur le pont dépendra de leurs actions, il y en a parmi eux qui le traverseront d’un clin d’œil, d’autres d’un coup de tonnerre, d’autres le traverseront en rampant, d’autres entre les deux, et votre Prophète se tiendra debout sur le pont en disant : «Ô Seigneur ! Préserve-nous, préserve-nous !».

 

On verra suspendus sur les bords du pont, des crochets dirigés (par Allah) qui agripperont tous ceux qu’on lui ordonnera de saisir : Soit cette personne sera écorchée puis secourue, ou soit elle sera ancrée en enfer.

 

Ce jour-là, les gens se diviseront en deux groupes, un groupe sera au paradis et l’autre dans la fournaise ardente (traduction rapprochée) :

 

«Le jour où l’heure arrivera, ce jour-là ils se sépareront (les uns des autres). Ceux qui auront cru et accompli de bonnes œuvres se réjouiront dans un jardin ; et quant à ceux qui n’auront pas cru et auront traité de mensonges nos signes ainsi que la rencontre de l’au-delà, ceux-là seront emmenés au châtiment.» (Sourate "Les romains" verset 14, 15 et 16)

 

Ô les serviteurs d’Allah !

 

Craignez-le donc, et préparez-vous pour ce jour, car il est inévitablement votre seule destination, et sans le moindre doute votre ultime rendez-vous.

 

Par ailleurs, même si ce jour est immense, dur, et terrible, il sera facile pour les pieux croyants, car Allah dit (traduction rapprochée) :

 

«Et ce jour sera difficile aux mécréants.» (Sourate "Le discernement" verset 26)

 

Croyez donc, en Allah, et sachez qu’Allah connaît ce qu’il y a dans vos poitrines, prenez-y garde.

 

Ô Créateur des cieux et de la terre, Celui qui connaît l’invisible et le visible, nous te demandons par le fait que nous attestons que Tu es Allah, nulle divinité à part Toi, l’Unique, le seul à être imploré pour ce que nous désirons, Celui qui n’a pas engendré, et qui n’a pas été engendré, et qui n’a aucun égal.

 

Nous te demandons Ô Celui qui est plein de majesté et de largesse, Ô le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même ; Nous te demandons d’alléger pour nous les angoisses de ce jour, et de nous rendre ce jour-là bienheureux, et fais-nous rejoindre les vertueux.

 

المجلة العربية 0 ذو القعدة 1421هـ

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أهوال يوم القيامة

(...)

أيها الناس اتقوا الله تعالى و فكروا في دنياكم و آخرتكم ، في حياتكم و موتكم ، في حاضركم ومستقبلكم ، فكروا في هذه الدنيا فيمن مضى من السابقين الأولين منهم والآخرين ، ففيهم عبرة لمن اعتبر ، عمروا في هذه الدنيا فعمروها و كانوا أكثر منا أموالا و أولاداً و أشد منا قوة و تعميراً ، فذهبت بهم الأيام كأن لم يكونوا و أصبحوا خبراً من الأخبار ، و أنتم على ما ساروا عليه سائرون و إلى ما صاروا إليه صائرون سوف تنتقـلون عن هذه الدنيا إلى القبور بعد القصور

و سوف تنـفردون بها بعد الاجتماع بالأهل و السرور ، سوف تنـفردون بأعمالكم إن خيراً فخير، وإن شراً فشر ، إلى يوم النشور و حين ذلك ينفخ في الصور فيقوم الناس من قبورهم لرب العالمين ، حفاة بلا نعال و عراة بلا ثياب و غرلا بلا ختان ، حدَّث النبي صلى الله عليه وسلم بهذا الحديث فقالت عائشة

يا رسول الله الرجال و النساء جميعا ينظر بعضهم إلى بعض ، فقال صلى الله عليه وسلم : إن الأمر أشد من أن ينظر الرجل إلى النساء أو النساء إلى الرجال ، إنه أعظم من أن تسأل الأم عن ولدها و الابن عن أبيه

 فإذا نفخ في الصور فلا أنساب بينهم يومئذ و لا يتساءلون - المؤمنون

 إن زلزلة الساعة شيء عظيم يوم ترونها تذهل كل مرضعة عما أرضعت و تضع كل ذات حمل حملها و ترى الناس سكارى و ما هم بسكارى و لكن عذاب الله شديد - الحج

، هناك قلوب واجفة و أبصار خاشعة ، هناك نشر الدواوين و هي صحائف الأعمال ، فيأخذ المؤمن كتابه بيمينه ، و يأخذ الكافر كتابه بشماله، و من وراء ظهره ، فأما من أوتي كتابه بيمينه فيقول فرحاً و مسروراً : ( هاؤم اقرءا كتابيه ) ( و أما من أوتي كتابه بشماله ) فيقول حزِناُ غماً : ( ياليتني لم أوت كتابيه ) و يدعو ثبوراً و هناك توضع الموازين فتوزن فيها أعمال العبـاد من خير

فمن يعمل مثقال مثقال ذرة خيراً يـره ومن يعمل مثقال ذرة شرا يره

قال الله تعالى

ونضع الموازين القسط ليوم القيامة فلا تظلم نفس شيئاً و إن كان مثقال حبة من خردل أتينا بها و كفى بنا حاسبين- الأنبياء

و في ذلك اليوم يموج الناس بعضهم في بعض ، و يلحقهم من الغم و الكرب مالا يطيقون فيقول الناس ألا تنظرون من يشفع لكم إلى ربكم فيأتون آدم ثم نوحا ثم إبراهيم ثم موسـى عليهم الصلاة و السلام و كلهم يقدمون عذراً ، ثم يأتون إلى عيسى رضي الله عنه فيقول : لست لها و لكن ائتوا محمداً عبداً غفر الله له ما تقدم من ذنبه و ما تأخر، فيأتون إلى النبي صلى الله عليه وسلم فيقول مفتخراً بنعمة الله : أنا لها ، فيستأذن من ربه عز و جل و يخر له ساجداً و يضع الله غليه من محامده و حسن الثناء عليه ما لم يفتحه على أحد قبله فيدَعُهُ الله ما شاء الله أن يدعَه ثم يقول يا محمد : ارفع رأسك و قل تسمع و اشفع تشفع و سل تعطه ، و في ذلك اليوم ينزل الله للقضاء بين عباده و حسابهم ، فيخلو بعبده المؤمن وحده و يضع عليه ستره و يكلمه ليس بينه و بينه ترجمان ، فيخبره بما عمل من ذنوبه حتى يقر و يعترف فيظهر الله عليه فضله فيقول : قد سترتها عليك في الدنيا و أنا أغفرها لك اليوم، و في ذلك اليوم الحوض المورود لمحمد صلى الله عليه وسلم ، ماؤه أشد بياضاً من اللبن و أحلى من العسل و أطيب من ريح المسك طوله شـهر و عرضه شهر و آنيته كنجوم السماء كثرة و إضاءة لا يَرِدُه إلا المؤمنون به المتبعون لسنته ، من يشرب منه شربة لا يظمأ بعدها أبداً ، و أول الناس وروداً عليه فقراء المهاجرين ، في ذلك اليوم تدنو الشمس من الخلق حتى تكون فدر ميل ، فيكون الناس على قدر أعمالهم في العرق فمنهم من يكون إلى كعبيه ، ومنهم من يكون إلى ركبتيه ومنهم من يكون إلى حقويه ومنهم من يلجمهم العرق إنجاماً، و يظل الله من يشاء في ظله يوم لا ظل إلا ظله

في ذلك اليوم يقول الله ياآدم : فيقول لبيك و سعديك و الخير كله في يديك ، فيقول أخْرج بعثَ النار من ذريتك ، قال : و ما بعث النار ؟ قال من كل ألف تسعمائة و تسعة و تسعون ، فعند ذلك يشيب الصغير

و في ذلك اليوم يوضع الصراط على متن جهنم أدق من الشعرة و أحد من السيف و ترسل الأمانة والرحم فيقومان جنبتي الصراط يميناً و شمالا ، فيمر الناس عليه على قدر أعمالهم تجري بهم أعمالهم ، فمنهم من يمر كلمح البصر و منهم من يمر كالبرق ، و منهم من يمر يزحف ، و منهم ما بين ذلك ، و نبيكم صلى الله عليه و سلم قائم على الصراط يقول : يا رب سلم سلم ، و في حافتي الصراط كلاليب معلقة مأمورة تأخذ من أمِرَتْ به فمخدوش ناج و مكروس في النار

في ذلك اليوم يتفرق الناس إلى فريقين ، فريق في الجنة و فريق في السعير

و يوم تقوم الساعة يومئذ يتفرقون فأما الذين آمنوا و عملوا الصالحات فهم في روضة يحبرون و أما الذين كفروا وكذبوا بآياتنا و لقاء الآخرة فأولئك في العذاب محضرون

فاتقوا الله عباد الله : و خذوا لهذا اليوم عدته فإنه مصيركم لا محـالة و موعـدكم لا ريب فيـه، و إنه على عِظمِه و شدته و هوله لَيَكون يسيراً على المؤمنين المتقين لأن الله يقول

 و كان يوما على الكفرين عسيراً

. فآمنوا بالله و اعلموا أن الله يعلم ما في أنفسكم فاحذروه

اللهم فاطر السماوات و الأرض عالم الغيب و الشهادة ، نسألك بأنا نشهد أنك أنت الله لا إله إلا أنت الأحد الصمد الذي لم يلد و لم يولد و لم يكن له كفوا أحد ن ياذا الجلال و الإكرام يا حي يا قيوم خفف عنا أهوال ذلك اليوم و اجعلنا فيه من السعداء و ألحقنا بالصالحين يا رب العلمين

المصدر : المجلة العربية 0ذو القعدة 1421هـ

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L'effet du mauvais œil

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L'effet du mauvais œil

Question :

 

Concernant l'emprise des djinns sur les humains (voir : La possession des djinns et son traitement) ou de l'humain sur les djinns ainsi que l'effet du mauvais œil de l'envieux sur l'envié.

 

Réponse :

 

L'effet des djinns sur les humains et des humains sur les djinns ainsi que l'effet de l'œil envieux sur la personne enviée sont des choses réelles et bien connues.

 

Mais tout cela n'arrive que par la permission d'Allâh Exalté, Très-Haut soit-Il par prédestiné inéluctable et non pas par permission législative ou licéité.

 

Quant à ce qui relève du mauvais œil de l'envieux sur la personne enviée, cela est absolument établi et se produit entre les gens.

 

Il a été rapporté authentiquement que le Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui, a dit :

 

«Le mauvais œil est une vérité et si une chose devait devancer  la prédestination, ce serait le mauvais œil».

 

Il, prière et salut sur lui, a également dit :

 

«Pas d'exorcisme, si ce n'est contre le mauvais œil ou la fièvre».  

 

Et les récits prophétiques sur ce sujet sont nombreux.

 

Nous implorons Allâh de nous accorder le secours et l'affermissement sur la véridicité.

 

C'est d'Allâh que provient le succès auquel nous pourvoyons et que les prières d'Allâh soient sur notre Prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses saluts.

 

 Révisé, relu et publié par 3ilmchar3i.net

تأثير العين

س: عن تأثير الجن على الإِنس  أو الإِنس على الجن وعن تأثير عين الحاسد في المحسود

 .ج: تأثير الجن على الإِنس، والإِنس على الجن وتأثير عين الحاسد في المحسود - كل ذلك واقع ومعروف، لكن ذلك كله بإذن الله سبحانه وتعالى الكوني القدري لا إذنه الشرعي. أما ما يتعلق بتأثير عين الحاسد في المحسود فهو ثابت فعلاً وواقع في الناس، وقد صح عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال

 العين حق، ولو أن شيئًا سبق القدر سبقته العين

وقال صلى الله عليه وسلم

 لا رقية إلاَّ من عين أو حُمَةٍ

والأحاديث في هذا كثيرة، نسأل الله العافية والثبات علىالحق.وبالله التوفيق. وصلى الله على نبينا محمد، وآله وصحبه وسلم

فتوى رقم - 3624

( الجزء رقم : 1، الصفحة رقم: 270)

 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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La mixité sur les forums (audio)

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La mixité sur les forums (audio)

Fatwa du Chaykh Ar-Radjihi sur le fait de dire à son mari "Akhi" ou à sa femme "Oukhti", sur la participation des femmes avec les hommes dans les forums islamiques sur internet et sur le fait qu'une soeur dise à un frère : " Je t'aime pour Allah "

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En résumé :

 

-Pour la première question, sur le fait de dire à son mari AKHI ou à son épouse OUKHTI, le Chaykh dit que si cela est dit en voulant parler de la fraternité islamique, il n'y a pas de mal à cela, comme l'a fait Ibrahim, paix et bénédictions d'Allah sur lui, lorsqu'il dit au roi injuste en Egypte que sa femme était sa soeur.

Mais qu'il est préférable et meilleure de délaisser cela car c'est ambigu. 
 
-Pour la deuxième question, sur la participation des femmes avec les hommes dans les forums islamiques sur internet et en les remerciant en disant par exemple " Djazakallahou Khayrane ", le Chaykh dit qu'il n'y a pas de mal à ce que la femme participe avec les hommes sur le net, que cela fait partie de la da'wa à Allah, qu'elle réponde à ceux qui se trompent et montrent la vérité, à condition qu'elle ne mette pas sa photo ou son image à l'écran (webcam) et qu'elle ne parle pas au micro, qu'elle réponde à l'écrit, qu'elle dissimule son nom si elle peut afin de se préserver des fitnas qu'elle pourrait avoir si son nom apparaissait.

Donc, qu'elle réponde aux paroles fausses et éclaircissent la vérité, cela fait partie de la da'wa à Allah et il n'y a pas de mal dans cela. Mais sans que sa voix ou son image n'apparraisse et il est préférable que son nom soit dissimulé. 
 
-Pour la troisième question, sur le fait qu'une soeur dise à un frère : " Je t'aime pour Allah ", le Chaykh dit que s'il n'y a pas de fitna, que cela n'est pas douteux, il n'y avait pas de mal à cela.

Mais qu'il ne faut pas qu'il y ait d'isolement entre les deux, et qu'il est préférable que cela se fasse à l'écrit, au travers de l'écran. 
 

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

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