La vente de chiens et de chats en islam

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La vente de chiens et de chats en islam

D'après Abî Zubayr :

 

"J'ai interrogé Djâbir sur l'argent (gagné) de la vente de chats et de chiens.

Il a dit : «Le Prophète صلى الله عليه وسلم a interdit cela.»"

Rapporté par Muslim et An-Nassâ-î qui a ajouté : «Sauf les chiens de chasse.»

Le degré d'authenticité du hadîth 

 

L'ajout de An-Nassâ-î a été considéré comme faible par l'Imâm Ahmed.

 

Et An-Nassâ-î l'avait (lui-même) considéré comme mauvais.

 

Et de leur côté, An-Nawawî ainsi que As-Souyoûtî l'ont aussi considéré (cet ajout) comme faible.

 

Il en est sorti un consensus des savants du hadîth sur cela.

 

Les mots utilisés dans le hadîth 

 

Le chat : Qui fait référence à l'espèce animale bien connue [...]

 

Le chien : Parmi les catégories d'animaux féroces qui mordent [...]

 

Interdit : Qui fait référence au fait que le Prophète صلى الله عليه وسلم a interdit et défendu, ce qui est donc une prohibition, sous entendant l'ordre rigoureux de ne pas vendre et de ne pas profiter du gain possible de cela.

 

Ce qu'il y a à prendre du hadîth 

 

1) - Ce hadîth indique l'interdiction de vendre des chats et l'interdiction du bénéfice qui peut être tiré de cela, quand même il est permis d'en garder sans nécessité car il n'y a pas de preuve l'interdisant, et de ce qu'il y a dans les deux Sahîh (le permettant) qui indiquent : 

 

«Une femme est entrée en Enfer dû au fait qu'elle avait enfermé une chatte sans la nourrir, ni en la laissant se nourrir d'insectes de la terre». 

 

La chatte est (comme le chat) une espère pure vivante, et cela est le dogme d'un groupe parmi les savants dont les hanbalites, puisque la légalité d'une vente n'est authentique que pour ce qui est considéré comme une richesse, et les chats ne sont pas considérés comme une richesse.

 

Mais il est rapporté de la majorité des savants la permission de la vente (des chats et des chiens).

 

Ils prennent le hadîth (sur l'interdiction) comme une chose qu'il faut interpréter comme une dissuasion (et non pas d'une interdiction) et que cela fait parti du bon comportement (que de respecter cela).

 

Cela est une chose qui a toujours été entre les gens qui s'offraient ces choses comme dons et prêts, mais ceci contredit le sens apparent (du hadîth).

 

Car la prohibition consiste à s'interdire ce qui est interdit, et c'est ce qui forme une interdiction ferme qui est plus forte qu'une simple interdiction.

 

Et l'interdiction visée ici, serait une absence d'utilité quant au fait d'en tirer profit.

 

2) - Ce hadîth indique l'interdiction de gagner un quelconque bénéfice de la vente de chiens ainsi que l'interdiction de le vendre.

 

Par rapport à ce qui a été rapporté dans les deux Sahîh d'après Abî Mass'oûd :

 

«Le Prophète صلى الله عليه وسلم a interdit la recette faite de la vente du chien.»

 

Le texte qui indique l'interdiction de faire recette (de la vente du chien) indique forcément l'interdiction de la vente.

 

Car les chiens sont une impureté en soi, et il n'y a pas de profit à tirer d'eux, si ce n'est pour un besoin particulier.

 

3) - Le hadîth présent dans les deux Sahîh a sens général.

 

Et ce qui a été rapporté par An-Nassâ-î - comme jugé précédemment - est considéré comme faible : 

 

«Sauf les chiens de chasse.» 

 

En raison de cet ajout, les savants ont divergé pour ce qui est de la permission de vendre (le chien).

 

La majorité des savants - et parmi eux les deux Imâms Ach-Châfi'î et Ahmed - sont d'avis que cela est interdit, même s'il s'agit de chiens de chasse, ou pour l'agriculture ou encore pour les bergers.

 

Mais pour la garde, cela est permis si le besoin s'en fait sentir, mais sans les vendre ou tirer recette (de leur vente).

 

Car la base dans une prohibition est que cela constitue une interdiction arrêtée.

 

Al-Khatâbî a dit : La permission dans le profit d'une chose en cas de nécessité ne rend pas la chose permise pour la vente.

 

Ceci est comme la consommation de la viande morte consommée par nécessité, qui ne rend pas sa vente permise.

 

Selon Abû Hanîfa, il est permis de vendre (le chien) de manière générale (sans restriction), qu'il soit utilisé ou pas.

 

'Atâ Ibn Abî Rabâh et Ibrâhîm An-Nakhi'î disent : Lorsqu'il est permis d'avoir des chiens, sa vente en est permise.

 

Et lorsque sa possession est interdite, sa vente en est aussi interdite.

 

توضيح الأحكام من بلوغ المرام - Tawdhîh ul-Ahkâm min Bouloûgh al-Marâm : 4/245-246

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Cheikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm - الشيخ عبد الله البسام

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Mahmoud Khalil Al-Hussary fait réciter le coran entier aux enfants

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Mahmoud Khalil Al-Hussary fait réciter le coran entier aux enfants

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Les rangs dans la prière collective

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Les rangs dans la prière collective

Lors de l'annonce de la prière

 
Le fidèle se lève pour la prière à la vue de l'imam et cela indifféremment au début de l'iqama, en son milieu ou à sa fin, l'essentiel étant de se lever avant takbirat al ihram.

Rien ne stipule qu'il faille se lever au moment où l'on dit " qâdaqâ qamatissalat " et surtout pas avant que l'imam ne se montre.

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
" Levez-vous pour prier lorsque vous me voyez ".
Rapporté par Al Boukhari
L'agencement des rangs

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم ordonnait aux fidèles avant la prière de soigner leurs rangs .
 
Il صلى الله عليه وسلم a dit , en voyant la poitrine des hommes dépasser des rangs :
 
" Ô Serviteurs d'Allah ! Soignez vos rangs, ou alors Allah instaurera la divergence entre vous . ". 
Rapporté par Al Boukhari et Muslim
 
Une telle menace de la part du messager d'Allah صلى الله عليه وسلم montre que l'agencement des rangs est bien plus qu'une recommandation prophétique mais en fait une obligation .
Shaykh Al Islam Ibn Taymiya rahimahullah a dit que tout le groupe se rend coupable en négligeant les rangs (al ikhtiyarat al fiqhiya) .
L'imam doit veiller à l'alignement des rangs


Le prophète صلى الله عليه وسلم prenait le temps de ranger les fidèles lui-même, faisant reculer celui qui est trop en avant et avancer celui qui est trop en retrait en passant sa main sur les épaules et les poitrines d'un bout à l'autre du rang .

Sachant ce qui menace ceux qui négligent les rangs, les imams doivent se montrer patients et insister pour que les fidèles s'habituent à prier en rangs correctement alignés.

L'agencement des rangs est donc une obligation extérieure à la prière ; quand on y manque on est fautif mais cela n'annule pas la prière.

 

Tout comme l'adhane est obligatoire avant la prière mais une prière sans adhane reste valable, bien que cela soit répréhensible.

Des erreurs que les imams doivent éviter
 
Certains imams disent " ista'ou " alors que le rang est impeccable et ne font rien pour rectifier la rangée quand celle-ci n'est pas alignée .

D'autres disent " istaou " même s'il n'y a qu'une seule personne, pensant qu'ils appliquent ainsi une sunna, alors qu'on ne devrait le dire qu'en cas de besoin.
Quelques règles à respecter

 L'alignement des rangs se fait par les chevilles, qui sont dans l'axe du corps plus que par les épaules car les gens ne sont pas tous de la même taille comme ils ne peuvent pas tous se tenir droits.

On ne peut pas se fier non plus à l'alignement des orteils car les pieds ne sont pas tous de la même longueur.

 Si l'imam se tient dans la même rangée que les fidèles, il ne doit pas sortir du rang , contrairement à ce qui est très souvent recommandé.

Ibn 'Abbas ( radhiallahu 'anhu ) raconte :

"Le Prophète صلى الله عليه وسلم m'a pris par la tête et m'a ramené de derrière lui vers sa droite "
Rapporté par Al bukhari

Il n'a pas mentionné qu'il l'ait mis un peu en retrait.


 Les rangées doivent être complétées les unes après les autres en partant de la première .

Le prophète
صلى الله عليه وسلم a dit :

" Ne voudriez-vous pas vous ranger comme se rangent les anges auprès de leur Seigneur ? ".
Ils dirent :
" Ô Messager d'Allah ! Comment se rangent-ils auprès de leur Seigneur ? "
Il صلى الله عليه وسلم dit :
" Ils complètent les rangs les uns après les autres et s'alignent . "
Rapporté par Al Bukhari et muslim


 La meilleure rangée est la première .
Le prophète صلى الله عليه وسلم incitant les fidèles à accourir au premier rang a dit :

" si les gens savaient ce que recèlent l'adhane et le premier rang , ils se les seraient disputés ; et s'il n'y avait que le tirage au sort pour les départager, ils l'auraient fait . "
Rapporté par Al Bukhari et muslim

Cela suppose que le fidèle qui veux être au premier rang doit venir plus tôt et avancer devant.


 Le fidèle doit chercher à être le plus proche de l'imam .
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

" que viennent derrière moi les hommes adultes et les sages . " 
Rapporté par muslim

Car ils sont à même de corriger les éventuelles erreurs de l'imam et de le suppléer si besoin est.

Contrairement à ce que font certains qui se précipitent sur les murs du fond de la mosquée pour s'y adosser : ils se privent ainsi d'un bien certain et négligent du même coup une sunna du Prophète 
صلى الله عليه وسلم ceci tranche avec ce que nous voyons de nos jours : les gens commencent à s'aligner au deuxième rang avant que le premier soit complété.

Et quand on leur demande d'avancer, ils sont surpris.

Ou encore, ils se font des politesses en se cédant mutuellement la place au premier rang, ce qui peut durer un bon moment et retarder le début de la prière.

La droite de la première rangée est préférable à sa gauche.
C'est-à-dire que s'il y a 10 personnes en rang centré derrière l'imam (5 à droite et 5 à gauche), la onzième personne qui arrivera se mettra à droite.

Et si une rangée contient plus d'une personne à droite qu'à gauche, elle doit être équilibrée .


 Les rangs des hommes sont devant et ceux des femmes derrière .

Le Prophète 
صلى الله عليه وسلم a dit :

" Les meilleures rangées pour les hommes sont celles de devant, les pires sont celles de derrière.
Les meilleures rangées pour les femmes sont celles de derrière et les pires celles de devant. ". 
Rapporté par Al Boukhari et Mouslim

(Remarque : et ce même s'ils sont tous de la même famille (maharim))


 Les enfants se mettent entre les rangs des hommes et les rangs des femmes.
Si les enfants regroupés ensemble perturbent la prière par leur agitation, leurs rires, leurs farces ou leurs disputes, il est préférable de les disperser dans les rangs.

 Si un enfant qui maitrise la prière et est conscient de ce qu'elle représente occupe une place au premier rang , il n'est pas souhaitable de l'en faire sortir et ce pour 3 raisons :
 
  • 1 - L'enfant risque de hair la mosquée dans laquelle on lui a fait l'affront de le sortir des rangs, surtout s'il était préparé et était venu à la mosquée heureux de bien faire.

 

  • 2 - L'enfant risque d'en vouloir à la personne adulte qui l'a humilié en le faisant sortir du rang.

 

  • 3 - Le hadith cité précédemment qui demande aux adultes de se mettre derrière le Prophète صلى الله عليه وسلم est une incitation pour les adultes et non une interdiction pour les enfants.

 
 Ne pas laisser de faille dans les rangs .

Le Prophète 
صلى الله عليه وسلم a dit :

" alignez-vous en rangs serrés et ne laissez pas de failles pour shaytân ( la'natoullah 'alayhi ) ". 
Rapporté par Abou dawoud.

Existe aussi dans la version authentifiée par shaykh Al Albani rahimahullah :

" dressez les rangs, rapprochez les épaules, fermez les espaces et ne laissez pas de failles pour shaytân ( la'natoullah 'alayhi ) ."


 Les rangées doivent être rapprochées entre elles, y compris la première avec la position de l'imam, car l'imam doit être proche des fidèles et non se mettre loin, laisser l'emplacement d'un rang ou deux entre lui et la première rangée, comme cela se fait dans certaines mosquées.

 La douceur et l'amabilité sont indispensables pour que l'ambiance de la prière soit favorable à la concentration (khushu') et à la dévotion.

Salat al jama'a

 Publié par as-salat.over-blog.com
 
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Le travail permis pour la femme

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le travail permis pour la femme

Question :


Quels sont les métiers acceptables qu'une femme musulmane peut exercer sans être en contradiction avec les enseignements de sa religion ?
      

Réponse :


Les lieux de travail permis pour les femmes sont les secteurs qui sont spécifiques aux femmes.

Par exemple, elle peut travailler dans l'éducation des filles ou l'administration ou la bureaucratie.

Elle peut travailler chez elle comme tailleur pour femmes et ce qui ressemble à cela.
 

Quant à travailler dans les secteurs spécifiques aux hommes, cela n'est pas permis, car cela la mélangera avec les hommes et cela sera une grande discorde à laquelle il est obligatoire de prendre garde.

 

Et il est obligatoire de savoir ce qui a été authentifié du Prophète صلى الله عليه وسلم qui a dit :

« Je n'ai laissé derrière moi aucune tentation plus néfaste pour les hommes que les femmes.

Certes, la première épreuve qui a affligé les fils d'Israël était les femmes. » 

Et certes, l'homme doit éviter à sa famille et à son épouse de tomber dans de telles tentations et circonstances en toutes situations.  


Kitâb « Fatâwa al-Mar'â al-Mouslima » 2/406-407

 Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Que désigne «bani israël» dans le coran ?

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Que désigne «bani israël» dans le coran ?
Question :
 
Quelle est la raison de la séparation du nom des 
bani israël?
 
Tantôt ils sont appelés dans le Coran bani israël et tantôt Allah عز و جل les nomme les juifs.
 
Quelle en est la cause ?
 
Réponse :
 
Israël est le nom de ya3qob عليه السلام et de ses enfants.
 
Et les juifs ceux là : "bani israël", englobe en fait les juifs et les chrétiens, c'est général, car ils comptent parmi la descendance de ya3qob et ya3qob c'est israël.

Et c'est pourquoi les juifs ont appelé ce pays : le pays d'israël.

Et il n'est pas permis à certaines personnes de maudire israël, de maudire le pays.

Il ne faut pas faire çà, parceque c'est un nom de messager, mais on maudit les juifs.

Les juifs sont une partie de "bani israël".
Des fois Allah s'adresse aux juifs et parfois il s'adresse aux chrétiens et parfois ils s'adressent à l'ensemble et Il dit : "Yâ bani israël".

 

الســـــؤال : بسم الله الرحمن الرحيم، هذا سائل يقول: فضيلة الشيخ السلام عليكم ورحمة الله وبركاته، عليكم السلام ورحمة الله وبركاته. ما سبب التفريق في تسمية بني إسرائيل تسميتهم في القرآن بنو إسرائيل ومرة يسميهم الله -عز وجل- اليهود هل في ذلك سبب ؟
الإجـــــابة : إسرائيل اسم ليعقوب -عليه الصلاة والسلام- وهم بنوه، واليهود هذا اليهود بنو إسرائيل يشمل اليهود والنصارى هذا أعم؛ لأنهم من سلالة يعقوب يعقوب هو إسرائيل عليه الصلاة والسلام؛ ولهذا سمت هذه الدولة اليهود سموا دولة إسرائيل، ولا ينبغي بعض الناس يلعن إسرائيل يلعن الدولة، يعني لكن ما ينبغي هذا؛ لأنه اسم نبي إنما يلعن اليهود اليهود جزء من بني إسرائيل تارة الله يخاطب اليهود وتارة يخاطب النصارى وتارة يخاطب الجميع، ويقول: يا بني إسرائيل نعم
رقم الفتوى : 1340
موضوع الفتوى : سبب التفريق في تسمية بني إسرائيل واليهود
تاريخ الإضـافة : 7 / 7 / 1424 هـ - 3 / 9 / 2003 م


copié de baiyt-essalafyat.com

 

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

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Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux !

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux !
Parmi les notions les plus illustres que le Messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) n'a pas manqué d'établir au cours du Pèlerinage d'Adieu, c'est de rester pieux à chaque instant, de veiller tout le temps à s'élever dans les échelons de la piété, et de gagner les hauts rangs par cette même piété et non en revendiquant une certaine lignée ou un rang quelconque. 
 
Tous les humains sont issus d'Adam qui a été créé d'argile.

Il n'y a pas de différence entre un arabe et un non arabe si ce n'est par la piété.

L'imam Ahmad rapporte dans son Mousnad, [Al Mousnad (411/5, n° 23489). Ibn Taymiyya a dit dans Al Iqtidha (412/1) : sa chaîne est authentique. Al Albani - Allah lui fasse miséricorde - l'a authentifié dans As-Sahiha (450/6).] selon Abû Nadhra, que quelqu'un a entendu le sermon du Messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) durant les trois jours de « Tachrîq » [Il s'agit, pour les pèlerins, des trois jours consécutifs au jour de l'Aïd, correspondant aux 11ème, 12ème et 13ème jours du mois de Dhul Hijja (N. du T.) ] où il a dit :

« Ô gens ! Sachez que votre Seigneur est Unique et que votre père est unique.
Sachez qu'il n'y a aucune différence entre un arabe et un non arabe.
Il n'y a pas de différence non plus entre un blanc et un noir, si ce n'est par la piété.
Ai-je bien transmis le message ?
- le Messager d'Allah a bien transmis le message, ont-ils répondu. »
 
Il a donc établi (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) dans cet illustre sermon et cette parole éloquente, que pour gagner les honneurs et la préséance, il fallait se distinguer uniquement par la piété et rien d'autre comme le dit Allah, Le Très-Haut (traduction rapprochée) : 

"Ô gens ! Nous vous avons créés à partir d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin de vous connaître les uns les autres. Certes, le plus honoré d'entre vous auprès d'Allah, c'est le plus pieux. Allah est certes Savant et Avisé" [Les appartements ; 13] 
 
Le plus honorable des hommes auprès d'Allah est le plus pieux.

Autrement dit, en se pliant à l'obéissance à Allah et en renonçant à Lui désobéir, cela consiste à œuvrer dans l'obéissance d'Allah, inspiré de Sa lumière, et en quête de Sa Miséricorde. En parallèle, elle consiste à ne pas Lui désobéir, inspiré de Sa lumière par crainte de Son châtiment.

Le rang de chacun auprès d'Allah est fonction de sa piété en sachant qu'Allah (Le Très-Haut ) est Savant et Avisé.

Il distingue pertinemment celui qui le craint dans son for intérieur et en apparence, de celui qui en est autrement. Il va ensuite juger chacun selon ses mérites. 
 
D'après Sahih Al Boukhari, selon Abû Hurayra (radya Allah 'an hou) :
 
« On demanda au Messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) : quel est le plus noble des gens ?
- Le plus noble auprès d'Allah est le plus pieux.
- Ce n'est pas sur cela que nous t'interrogeons !
- Yûsuf est le plus noble des hommes. Il est un Prophète d'Allah, fils d'un Prophète d'Allah, fils d'un Prophète d'Allah, fils de l'Ami intime d'Allah.
- Ce n'est pas sur cela que nous t'interrogeons !
- Est-ce au sujet de l'origine des Arabes que vous m'interrogez ?
- Oui !
- Les meilleurs d'entre vous au temps de la « Jahiliya » sont les meilleurs d'entre vous dans l'Islam s'ils s'instruisent. »
 [L'Authentique d'el Boukhari (3353) et L'Authentique de Mouslim (2378).]
 
D'après Sahih Mouslim, selon Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit :

« Allah ne regarde pas vos apparences et vos biens, mais Il regarde vos cœurs et vos actes. »
[L'Authentique de Mouslim [(2564)- 34] 
 
D'après le Mousnad de l'imam Ahmad, selon Abû Dhâr Al Ghifarî (Q'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) lui a dit :

« Sache que tu n'es pas mieux qu'un blanc ou un noir sauf si tu le dépasses en piété. » 
[Mousnad Ahmed (158/5) ; Al Albani - Allah lui fasse miséricorde - l'a jugé bon dans Sahih Al Jami' (1505).]
 
Dans ce registre, les propos prophétiques sont nombreux. Le critère de préséance entre les hommes auprès d'Allah est au niveau de la piété, et non de la lignée, du rang social, de l'aspect physique ou de l'argent. Allah a donc prévu la récompense et la rétribution pour celui qui se pare de l'habit de la piété,et se plie aux commandements d'Allah ('aza oua jal), en faisant ainsi pencher la balance du bon côté et en gravissant les échelons. 
 
(traduction rapprochée)

"Lorsqu'on soufflera dans la trompe, il n'y aura plus de lignée entre eux ce jour-là et ils ne s'interpelleront point. Quiconque aura la balance lourde, ceux-là seront les bienheureux. Mais quiconque aura la balance légère, ceux-là auront perdu leurs âmes dans l'Enfer éternel ". [Les croyants ; 101-103]
 
En outre, le Prophète (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) a dit dans un hadith :

« Quiconque n'est pas prompt dans les œuvres, ne doit pas mettre sa lignée en avant. »
[Rapporté par Mouslim (2699), selon Abou Hurayra - qu'Allah l'agrée-] 

 
Autrement dit, ce sont les œuvres qui élèvent l'individu dans les échelons de l'Au-delà comme le révèle Le Très-Haut (traduction rapprochée) :

"Chacun aura un degré en fonction de ses œuvres" [Le bétail ; 132]
 
L'individu qui n'est pas prompt à faire le bien ne peut prétendre à de hauts degrés auprès d'Allah le Très-Haut et ne peut mettre en avant sa lignée dans l'espoir d'atteindre ces niveaux. 
 
En effet, Allah a pourvu la récompense en fonction des œuvres et non de la lignée. Allah le Très-Haut nous ordonne de nous concurrencer les uns les autres dans la voie de Son Pardon et de Sa Miséricorde à travers les actions comme Il le dit (traduction rapprochée) :

"Empressez-vous vers le pardon de Votre Seigneur ; le Paradis, large comme les cieux et la terre, a été prévu pour les gens pieux. Ceux qui dépensent dans l'aisance et la difficulté, qui retiennent leur colère, et qui pardonnent aux gens.Allah aime les bienfaisants". [la famille de 'Imran 133-134] 
 
Il a dit également (traduction rapprochée) :

"Les gens dominés par la crainte de leur Seigneur. Ceux qui croient aux Versets de Leur Seigneur. Ceux qui ne vouent pas d'associés à Leur Seigneur. Ceux qui dépensent de leurs biens alors que leurs cœurs sont remplis de crainte à l'idée de retourner vers Leur Seigneur. Ceux-là s'empressent à faire le bien, et ils sont les premiers". [Les croyants ; 57-61 voir Jami' Al 'Ouloum wa Al Hikam d'ibn Rajab (1/308).] 
 
Les versets de ce genre sont très nombreux dans le Coran. Ils dénotent que gagner la Satisfaction d'Allah et obtenir les hautes demeures, ne peut se faire sans avancer des œuvres pieuses et purificatrices. Il faut se rapprocher d'Allah à travers les actions qu'Il agrée. Cela consiste à Lui obéir et à suivre Son Messager (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui). L'individu ne doit pas se complaire de sa lignée, sa noblesse, sa richesse ou son rang, etc. 
 
Sheikh al Islam ibn Taymiyya a souligné - qu'Allah lui fasse miséricorde - :

« Le vrai mérite consiste à suivre la révélation descendue sur Muhammad (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) à travers la foi et le savoir intérieur et extérieur. Plus l'individu s'en imprègne et meilleur il sera. Le mérite s'obtient uniquement à travers les noms louables recensés dans le Coran et la Sunna à l'exemple de : l'Islam, la foi, la vertu, la piété, le savoir, les bonnes œuvres, la bienfaisance, etc. Il ne provient pas du fait que l'individu soit arabe ou non, qu'il soit blanc ou noir, qu'il soit citadin ou bédouin. »
[Iqtidha As-Sirât Al Moustaqim (p. 415).] Fin de citation. 
 
Dans ce sens, le poète a dit :
 
Sache que l'homme se mesure par sa foi, 
Ne compte pas sur ta lignée aux dépens de la piété
Salman le Perse, l'Islam l'a élevé 
Le noble Abou Lahab, l'association l'a rabaissé
 
Pour confirmer tout ce paragraphe, il suffit de se référer au hadith rapporté dans les deux recueils authentiques, dans lequel 'Amr ibn al 'As a entendu dire le Prophète (paix et bénédictions d'Allah soient sur lui) :
 
« La famille de la tribu Unetelle ne sont pas mes alliés. Allah est mon Allié ainsi que tous les croyants vertueux. »
[L'Authentique d'A Boukhari (5990) etL'Authentique de Mouslim (215).] 
 
Il a ainsi informé concernant un clan proche de lui par le sang, que ces membres ne sont pas pour autant ses alliés (ou sa famille). Il a plutôt choisi comme élu ou allié, Allah et les croyants vertueux en tout genre. 
L'élection (l'alliance) ne peut se revendiquer par la lignée ou les liens de sang, mais elle se gagne grâce à la foi et les bonnes œuvres. La personne la plus accomplie au niveau de la foi et des bonnes œuvres, jouira d'une plus grande élection auprès de Lui. 
 
J'implore Allah le Généreux de nous embellir de la foi et de faire de nous des guides et des exemples à suivre. Qu'Il nous permette de Lui obéir et qu'Il nous compte parmi Ses pieux serviteurs !
 
Extraits du livre :" Prêches et sermons extraits du Pèlerinage de l'Adieu "
copié de alghourabaa.free.fr
 

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

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Et l’amour en Allâh entre nous … ?

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Et l’amour en Allâh entre nous … ?
Question :

Qu'Allâh vous bénisse.

[Le] questionneur [aux initiales] F. M. 'A. CH. dit : 
 
« Honorable Chaykh, comment l'amour (mahabbah) en Allâh peut se concrétiser [entre musulmans] ?
 
Je souhaite de votre part [une réponse] profitable ? »
 
Réponse :

L'amour en Allâh a lieu lorsque tu aimes un homme parce qu'il est [un fervent] adorateur [d'Allâh] ('âbid), pieux (sâlih) et non pas parce qu'il est ton proche (qarîb), a des biens (mâl) ou parce que sa personnalité (khalq) et son apparence (manzar) te plaisent et tout ce qui peut être similaire à ce [genre de fausses raisons].

Tu dois l'aimer seulement pour sa religiosité (dîn) et sa piété (taqwah).

Ce [véritable] amour en Allâh [poussera] chacun de vous deux à enjoindre l'autre, l'obéissance d'Allâh et il a été certainement affirmé dans le hadîth authentique, d'après Abî Hurayrah - l'Agrément d'Allâh sur lui -, que le Prophète - Prière et Salut d'Allâh sur lui et sa Famille - a dit : 

« Sept personnes seront à l'ombre d'Allâh le Jour où il n'y aura plus d'ombre que la Sienne :

le souverain équitable ; 

Le jeune homme qui a éteint l'ardeur de sa jeunesse dans l'adoration d'Allâh ;

l'homme dont le cœur est attaché aux mosquées (qui tient à s'y rendre et à y attendre la prière) ; 

deux hommes qui, s'aimant en Allâh, se réunissent pour Allâh et se séparent selon Son décret (par la mort) ;

l'homme qui refuse l'invitation à la fornication offerte par une belle femme de haute naissance, en disant : « Je crains Allâh » ;

l'homme qui fait l'aumône en secret au point que sa main droite ignore ce que vient de dépenser sa main gauche ;

et l'homme, en retraite spirituelle, qui invoque Allâh et a, par attendrissement, les larmes aux yeux. » 
(Muslim : 1712)

Le repère ici, c'est sa parole [- Prière et Salut d'Allâh sur lui -] : 

«... deux hommes qui, s'aimant en Allâh, se réunissent pour Allâh et se séparent selon Son décret (par la mort) ... » 

Je [tiens à] mettre en garde à l'extrême surtout les femmes sur le fait que cet amour  pour Allâh devienne un amour avec Allâh car certaines gens, tombent dans [un] amour abusif (gharâm) de leur frère ou sœur en Allâh au point que dans son cœur, l'amour de cette personne devient plus intense que l'amour à l'égard d'Allâh car elle [a fini par devenir] la seule [personne] qui est toujours dans son cœur [au point que] lorsqu'elle s'endort, elle l'a toujours dans sa pensée de même lorsqu'elle se réveille, sort et rentre [jusqu'à ce que] son rappel [surpasse celui] d'Allâh - à Lui la Puissance et la Gloire - et ceci constitue un polythéisme (chirk) dans l'amour.

[En effet,] Allâh le Très-haut dit (traduction rapprochée) :

"165. Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d'Allâh, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allâh. ..." (Coran : Al-Baqarah - la Vache/s. n°02, v. n°165) 
 
Et effectivement, le mal (chakwâ) [qui peut] résulter à ce sujet [est que par exemple, une] femme aime sa consœur (zamîlah) ou son enseignante [d'] un amour intense (chadîd).

[Celui-ci,] s'emparera de son cœur (qalb), sa pensée (fikr) ainsi que sa raison ('aql) jusqu'à que cette dernière sera tout le temps dans son esprit (bâl) et oubliera, par elle, le rappel d'Allâh.

Ceci est une faute (kha ta-) et [quelque chose] de dangereux (khatar) et ce qui est obligatoire pour la personne atteinte de cette maladie (dâ-) c'est d'essayer de trouver un remède autant qu'elle peut mais lequel ?  
 
Vu le stade (manzilah) [avancé] de la situation (hâl).

[En vérité,] le remède c'est qu'elle se rappelle, premièrement, que l'amour d'Allâh le Très-haut est au-dessus de toute chose d'une part et d'autre part, [elle devra oeuvrer à] rénover son cœur sur l'amour d'Allâh et sur ce qui consolidera ce dernier dans le cœur du serviteur [comme] la continuité (dawâm) du rappel d'Allâh, la multiplication (kathrah) de la lecture du Coran et des bonnes œuvres ainsi que le détournement des désirs (chahawât) et passions (hawâ-) de l'âme (nafs).

Deuxièmement, [elle devra s'] éloigner (ibti'âd) de certaines choses qui ont touchés son cœur jusqu'à ce degré [excessif d'] amour et [ainsi que s'] adonner à autre chose [de licite].

Si cela n'est pas profitable [pour le bon état de son cœur, alors,] il sera [nécessaire qu'] elle s'éloigne d'elle définitivement (nihâ iyyan) et de couper les liens ( silah) avec elle jusqu'à ce que cet amour s'atténue, que [son] ardeur disparaisse et s'apaise.

[Finalement, si cela fonctionne, qu'elle aime d'un] amour normal ('âdiyah).

Et [c'est] à cause de ces nombreux maux (chakwâ) que j'ai voulu avertir pour que l'amour en Allâh cesse de progresser jusqu'à ce qu'il soit aux côtés d'Allâh car c'est un type (naw') du polythéisme dans l'amour.       
 
Fatâwâ nûrun 'alâ-ddarb
 Publié par mukhlisun.over-blog.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La critique n’est pas de la médisance dans ces six cas

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

La critique n’est pas de la médisance dans ces six cas

Louange à Allah à qui nous demandons de nous aider, de nous pardonner.

Nous implorons Allah de bien vouloir nous défendre contre le mal que nous pouvons faire contre nous et les mauvaises actions que nous pourrions commettre.

Celui qu'Allah dirige dans la bonne voie, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le diriger.

Et je témoigne qu’il n’y a d’autres divinités qu’Allah, et que Mouhammad est Son serviteur messager et messager, et que la bénédiction et la paix soient sur lui.  
Après cela, je dis que la bonne parole est la parole d’Allah, et le meilleur chemin est le chemin de Mouhammad .

Toute nouveauté est une innovation. Et toute innovation est un égarement. Et tout égarement mène en enfer.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم reçut un jour une délégation de la tribu de Bani Salama, il leur demanda : 

 

«Qui est votre chef?». 

Ils lui répondirent «Djedou bnou Qaïs et nous le trouvons fort avare». 

Alors le Prophète صلى الله عليه وسلم leur rétorqua : «Il n'y a point de remède à l’avarice. Dorénavant, votre chef est Amer ben el Djamouh». 

 

من سيدكم يا بني سلمة ؟
 قالوا: الجد بن قيس؛ على أنا نبخله
, فقال النبي صلى الله عليه وعلى آله وسلم: أي داء أدوأ من البخل ؟ سيدكم عمرو بن الجموح

 

Voici deux conclusions dont la plus importante de ce hadith, sert de jurisprudence et permet la critique.

 

الغيبةEl ghaïba, c’est de dire de ton frère ce qu’il n’aimerait pas entendre.

La critique n’est permise que dans ces six cas :  

 

-Subir une injustice.

-Se renseigner sur une personne.

-Avertir.

-Vis à vis d’une personne dévoilant son dévergondage.

-Demander une fatwa.

-Demander de l’aide pour mettre fin à un mal. 

 

Les savants disent que la critique n’est pas de la médisance dans ces six cas :

 

1er cas : Subir une injustice متظلم

 

Celui qui a subi une injustice a le droit de la dénoncer et user de tous les moyens en son pouvoir pour défendre son droit. 

 

C’est pour cela que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit que le retard de paiement de salaire par un employeur, est une injustice.

 

Celle-ci autorise l’employé à entacher la réputation de cet employeur et à le punir, sans mentir ni exagérer. 

 

Par contre la punition est appliquée par un juge musulman.

 

Ce juge a le droit de convoquer le transgresseur et de le punir pour ne pas avoir payé son employé.

 

Soit il le mettra en prison, soit il le flagellera selon la correction permise par la Chari’a vis-à-vis d’une telle infraction sans récidive. 

 

Le Hadith est clair.

 

Il autorise à comprendre qu’il est permis de s’attaquer à son intégrité.

 

L’opprimé peut se plaindre publiquement.

 

Ce droit n’est pas seulement autorisé par le hadith mais aussi par le verset du Coran qui dit :

 

 لَّا يُحِبُّ ٱللَّهُ ٱلۡجَهۡرَ بِٱلسُّوٓءِ مِنَ ٱلۡقَوۡلِ إِلَّا مَن ظُلِمَ‌ۚ وَكَانَ ٱللَّهُ سَمِيعًا عَلِيمًا

 

(Traduction rapprochée)

 

«Allah n’aime pas qu’on profère de mauvaises paroles sauf quand on a été injustement provoqué. Et Allah est Audient et Omniscient.» (Sourate An-Nissa verset 148)

 

2ème cas : Le droit de se renseigner معرّف

 

Il y a de nombreux exemples dans les Hadiths tel que le premier cité.

 

Quand le Prophète صلى الله عليه وسلم se renseigna auprès des Banou Salami ou lorsqu’une femme venue le voir lui dit : «Untel et untel ont demandé ma main, Abou Jahr et Mou'awiya».

 

La manière dont elle a posé la question, le Prophète صلى الله عليه وسلم a compris qu’elle voulait demander conseil sur le choix de son futur époux.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم lui a décrit les deux prétendants pour qu’elle puisse choisir.

 

Car les femmes ont des buts et des points de vue très différents. 

 

Il dit صلى الله عليه وسلم : «Abou Jahr est un homme dont le bâton ne quitte pas l’épaule et Mou'awiya est pauvre». 

 

Nous pouvons déduire de cet exemple, que le Prophète صلى الله عليه وسلم a rappelé les défauts des deux prétendants pour bien informer cette femme.

 

Les exégètes ont interprété «le bâton ne quitte pas l’épaule» par : il est prompt à battre ses femmes à la moindre erreur. 

 

Il est évident que ces deux hommes n’auraient pas aimé qu’on dise pour l’un qu’il bat ses femmes et pour l’autre qu’il est pauvre. 

 

Dans l’intérêt général, si le musulman demande conseil, c'est son droit d’être conseillé.

 

Par exemple, un musulman peut se renseigner sur un éventuel associé.

 

Si celui-ci est un escroc, il ne faut pas le couvrir en pensant que vous faites de la délation.

 

Car la religion est conseil comme le dit le Prophète صلى الله عليه وسلم

 

3ème cas : Le fait d'avertir محذّر

 

Je connais, par exemple, une personne qui fréquente un dévoyé, je lui dirai : "Pourquoi fréquentes-tu cette personne ?"

 

Là ce n’est pas de la médisance, c’est avertir un musulman, de bon comportement, de ne pas fréquenter un tel individu.

 

Le but est de prévenir le jeune (Salih) de l’autre (façid), tels des fruits sains mélangés à des fruits véreux.

 

C’est pourquoi le Prophète صلى الله عليه وسلم a conseillé à une personne de bien de ne pas fréquenter une personne dévoyée: 

 

"La fréquentation d’une personne de bien est semblable à celle d’un vendeur de musc (parfum) : Soit tu humes le parfum, soit tu le reçois en cadeau soit tu l’achètes. 

Le dévoyé est comme celui qui fréquente un forgeron : Ou celui-ci te brûle tes vêtements, ou tu respires chez lui de mauvaises odeurs."

 

Le premier exemple se rapporte à la bonne fréquentation et le second à la mauvaise.

 

Par ce hadith nous comprenons que nous devons avertir toute personne de bien vue en compagnie d’un dévoyé.

 

Et ne pas tourner le dos de crainte de critiquer ce dévoyé.

 

Ceci ne constitue pas une médisance blâmable mais un acte encore plus que permis : c'est  obligatoire. 

 

4ème cas : Le dévergondé - مجاهر فسقا

 

Par exemple une personne qui boit de l’alcool devant tout le monde sans craindre Allah et sans respecter ses serviteurs ('Ibad) : Il est permis de dévoiler son dévergondage.

 

Selon la règle générale il ne faut pas médire de son frère mais ce cas entre dans les six exceptions.

 

5ème cas : Demander une fatwa (avis juridique)مستفت

 

Il y a beaucoup d’exemple.

 

Une personne vient chez un savant et lui dit : «Ma femme fait ceci et cela, quelle mesure dois-je prendre ?».

 

La femme petit faire de même.

 

Donc chacun d’eux petit décrire l’autre en son absence.

 

Cela est permis. 

 

L’histoire de Hind conforte ceci.

 

Elle est allée demander conseil au Prophète صلى الله عليه وسلم en qualifiant son mari d’avare.

 

C’est à dire ne prenant pas sa famille en charge comme il se doit :

 

"Est-ce qu’il m’est permis de prendre de son argent pour ma satisfaction et celle de mes enfants ?"

Le Prophète صلى الله عليه وسلم lui a répondit : "Prends de son argent le nécessaire, raisonnablement pour toi et tes enfants". 

 

Dans ce hadith nous allons prendre ce qui conforte notre argumentation.

 

Cette femme a qualifié son mari d’avare devant le Prophète صلى الله عليه وسلم qui n’a pas répliqué.

 

Pourquoi le Prophète صلى الله عليه وسلم n’a pas désapprouvé cette critique si ce n’est qu’elle est permise.

 

Cette femme lui a bien demandé s’il lui est permis de prendre de l’argent de son mari et le Prophète صلى الله عليه وسلم a répondu "oui" mais sous certaines conditions:

 

-La première c'est que ce que tu avances soit vrai, 

 

-La seconde c'est que tu ne prennes de ses biens que le nécessaire raisonnablement.

 

C’est à dire que tu ne profites pas exagérément du droit que la religion t’a donné.

 

6ème cas : Demander de l’aide pour mettre fin à un mal طلب الإعانة في إزالة المنكر

 

Exemple : Quelqu’un organise chez lui une beuverie.

 

Un frère va voir son voisin (‘zayed). (le musulman est fort avec l’aide de son frère).

 

Il lui demande son soutien pour arrêter le dévergondage de leur voisin commun : «Viens! on va essayer de le raisonner jusqu’à l’arrêt de son comportement». lui dira-t-il. 

 

Dans ce dernier cas, l’intéressé n’exhibe pas au grand jour son dévergondage (fisq).

 

Ceci est le sixième cas.

 

Publié par sounnah.free.fr

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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Dire «bonjour» (audio)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Dire «bonjour» (audio)

Question :

 

Il arrive que les mécréants nous saluent en premier sans que nous leur passions le salâm.

 

Mais est-ce que nous pouvons commencer, nous, à les saluer sans leur passer le salâm ?

 

Et devons-nous (dans la rue) les acculer dans la partie la plus étroite du chemin conformément au hadith, sachant que nous vivons en Angleterre, ou bien cela dépend-il des bienfaits et méfaits (de la situation) ?

 

Réponse :

 

Ce qui m'apparaît, c'est que le fait de les acculer à la partie la plus étroite du chemin s'applique dans un pays gouverné par les lois des musulmans, et cela ne s'applique pas sur vous, car ce sont eux qui vous dirigent.

 

Vous vivez sous leur responsabilité et vous devez montrer les bienfaits de l'islam : la véracité, le respect de la promesse, du dépôt, le bon voisinage.

 

Vous devez les appeler avec sagesse et bonne parole et discuter avec eux de la meilleure manière, et fait partie de cela le fait de les saluer par les salutations du matin, du soir, et d'autres salutations en dehors du salâm.

 

Sauf si vous arrivez dans un endroit où il y a des musulmans et des mécréants, alors, vous passez le salâm, et celui-ci sera pour les musulmans.

 

Et c'est Allâh qui accorde le succès.

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Suivre ses passions

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Suivre ses passions

Question :


Quel est le jugement sur une personne qui veut prendre d'un madhab ce qui semble lui convenir à lui et ses passions, et ce qui lui est facile, ceci à cause d'une divergence des madha'ib sur une question.

Par exemple, il prend une chose du 
madhab hanbali, puis il se rend compte que le jugement est plus aisé pour lui dans un autre madhab, alors il change son point de vue.

Sachant que cet homme est un étudiant débutant à l'université.

Qu'Allâh vous préserve.

 

Réponse :

La louange est à Allâh et que la prière et le salut soient sur le messager d'Allâh, sa famille et ses compagnons, ceci dit : Allâh nous a ordonné de Lui obéir et d'obéir à Son messager dans Son livre (traduction rapprochée) : 

« Suivez ce qu'on vous a révélé de la part de votre Seigneur et ne suivez personne en dehors de Lui, mais vous êtes peu à vous souvenir »

et il dit 
(traduction rapprochée) :


« Puis nous t'avons mis sur une législation, suis-la et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas, ils ne te seront d'aucune utilité devant Allâh et les injustes sont alliés les uns des autres, et Allâh est l'allié des pieux »

Allâh nous a averti contre le suivi des passions et Il a blâmé ceux qui suivent leurs désirs et nous a informé qu'ils étaient dans l'égarement lorsqu'Il dit 
(traduction rapprochée) 


« N'as-tu pas vu celui qui prend sa passion pour divinité, et qu'Allâh a égaré avec science et dont il a scellé l'ouïe et le cœur et a mis un voile sur la vue. Qui pourra le guider après Allâh ? Ne vous rappellerez-vous donc pas ? »

Et Allâh a même averti ses prophètes contre le fait de suivre les passions 
(traduction rapprochée) :


« Ô dâwûd Nous avons fait de toi un successeur sur terre, ne suis pas tes passions, car elles t'éloigneront de la voie d'Allâh. Et ceux qui s'égarent de la voie d'Allâh auront un châtiment douloureux pour avoir oublié le jour du jugement »

Et Il a blâmé tous ceux qui suivent leurs passions :

« Ils ne font que suivre leurs passions et ce que leur dictent leurs âmes »

Tout cela montre que le fait de suivre les désirs et ce qui va contenter l'âme est un suivi des passions.

Certains peuvent dire : le fait de suivre les madha'ib avec toutes leurs divergences peut être difficile pour l'étudiant moyen (débutant) car il ne connaît pas les avis prépondérants (râjih) et que cela peut demander de longue recherche, s'il en est capable.

Je dis : Allâh nous a ordonnés lors des divergences de ramener ces divergences à Allâh et Son prophète, lorsqu'Il dit 
(traduction rapprochée) 


« Et si vous divergez en quoi que ce soit, ramenez-le à Allâh et Son messager, cela est meilleur pour vous et de meilleure interprétation »

Ainsi, si une question te pose une difficulté, soit tu cherches (seul) la vérité jusqu'à ce que tu connaisses la vérité avec sa preuve et tu prends alors l'avis qui est conforme à la preuve.

 

Soit tu n'es pas capable de le faire, il t'est alors obligatoire de chercher avec les hommes de science qui utilisent les preuves et que tu les interroges sur la preuve qu'ils utilisent pour l'avis qu'ils ont choisi.

Tu t'accroches à cela, que cela soit en conformité avec tes passions ou non, sachant que dans la plupart des cas la vérité pèse sur les âmes et qu'elle diverge des passions.

Mais il t'est obligatoire, lorsque tu as connu la vérité avec sa preuve, de la mettre en pratique, que cela soit difficile à l'âme ou facile, sachant que supporter cette difficulté dans le suivi de la législation amène une grande récompense.


D'après ce qui a été rapporté par Muslim dans le chapitre de la purification (et d'autres parmi les compilateurs de hadith), d'après Abû Hurayra : 

« Voulez-vous que je vous indique ce par quoi Allâh effacera vos péchés et vous élèvera en degré ? Les compagnons dirent : certainement, ô messager d'Allâh ! Il dit : Bien accomplir les ablutions même quand cela peut être désagréable, marcher souvent vers les mosquées, attendre la prière suivante, c'est cela qui vous préservera, c'est cela qui vous préservera, c'est cela qui vous préservera » 

Et dans un autre hadith rapporté par At-Tirmidhi d'après ibn 'Abbas :  

« Deux yeux ne seront pas touchés par le feu, un œil qui a pleuré par crainte d'Allâh et un œil qui est resté ouvert a surveillé dans le sentier d'Allâh » 

« Le feu ne touchera pas...un œil qui s'est mis en colère pour les interdits d'Allâh et un œil qui a été crevé dans le sentier d'Allâh »,

et d'autres preuves encore.

Celui qui croit en Allâh et suit Sa législation doit obligatoirement suivre la vérité, que cela soit conforme ou non à ses passions, c'est cela qui amène l'entrée au paradis et la récompense : 


« Dis : si vraiment vous aimez Allâh, alors suivez-moi, Allâh vous aimera et vous pardonnera vos péchés. »« Allâh a acheté des croyants leurs personnes et leurs biens en échange du paradis, ils combattent sur le sentier d'Allâh, ils tuent et se font tuer, c'est une promesse véridique dans la Thora, l'Evangile et le Qur'an. Ceux qui remplissent ce pacte, qu'ils reçoivent la bonne nouvelle pour leur commerce, et c'est cela l'immense récompense »

Sachant aussi que les salafs ont dit que celui qui suit les permissions (rukhas) devient pervers et d'autres ont dit qu'il devient libertin (ndt :voire mécréant, car le terme zindîq peut désigner celui qui a peu de religion, mais aussi le mécréant, selon le contexte).

Prends garde, toi l'étudiant en science, de suivre les permissions et ainsi tomber dans le précipice qui mène à l'enfer et à la colère d'Allâh.


Et que la prière et le salut d'Allâh soient sur notre prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.


Fath Ar-Rab Al-Wadûd (p.105-107)

 Publié par salafs.com

 

Cheikh Ahmad Ibn Yahya An-Najmi - الشيخ أحمد بن يحيى النجمي

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La foi est paroles, actes et conviction

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

La foi est paroles, actes et conviction

Question :

 
La foi est-elle parole, acte et conviction, ou parole et conviction ?

Et quel est le statut de celui qui dit « La foi, c'est la conviction uniquement ! »

Nous espérons une explication de votre part. 
 
 
Réponse :
 
Ceci demanderait un long discours, mais la conclusion est que l'avis correct c'est que :

La foi est :

 

-parole de la langue,

-reconnaissance du cœur,

-acte du cœur,

-acte des membres


C'est cela l'avis correct.
 
Quant au murjia jurisprudentiel (al mourjiatoul fouqahâ') qui sont un groupe de ahlou sounnah, ils disent que la foi est parole de la langue et approbation cœur, et que les actes eux ne font pas partie de la foi, mais ils sont exigés, alors que les murjites pures eux disent : « Les actes ne sont pas exigés. »

La différence entre les deux, c'est que Ahlou Sounnah parmi les Ahnâf et autres qu'eux disent : « Les actes ne font pas parties de la foi, mais ils sont exigés, les obligations sont obligatoires, les interdictions sont interdites, mais nous ne les appelons pas « foi », l'homme a deux obligations : l'obligation d'avoir la foi, et l'obligation d'avoir des actes.»
 
Alors que les murjia pures eux disent : « Les actes n'ont aucun effet sur la foi, et ne lui nuisent pas. »

Ceci est la différence (entre les deux).
 
L'avis correct est que la foi est : parole de la langue, parole du cœur qui est la approbation actes du cœur et acte des membres, tous ceci entre dans l'appellation de la foi et les textes qui prouvent cela sont nombreux. 
 
أجوبة مفيدة عن أسئلة عديدة
copié de darwa.com
 
Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

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Les vertus de l’eau de « Zamzam » ! (ماء زمزم)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les vertus de l’eau de « Zamzam » ! (ماء زمزم)

L’eau de « Zamzam » est au sommet des eaux, car elle est la plus noble, la plus glorieuse, la plus estimée, la plus onéreuse et la plus précieuse, car elle a été creusée par l’Ange Djibrîl (’alayhi as-salam) et a désaltéré Ismâ-îl (’alayhi as-salam).

 

Dans les deux Sahîh [al-Bukhârî et Muslim] il est rapporté que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit à Abî Dhar lorsqu’il a séjourné quarante jours et quarante nuits entre la Ka’bah et ses limites, ne disposant d’autre nourriture que l’eau de Zamzam :

 

« Elle est une nourriture entière ».

Et Muslim ajouta : « Elle est une nourriture des maladies ».

 

Dans les « Sounans » de Ibn Mâdja sont mentionnées ces paroles de Djâbir Ibn ’Abdullâh (radhiallâhu ’anhu), rapportant du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qu’il a dit : 

 

« L’eau de Zamzam convient à tout chose ».

 

L’authenticité de ce hadîth a été affaiblie par un groupe [de savant] du fait de son rapporteur ’Abdullâh Ibn al-Mouamal.

 

[…]

 

D’après l’expérience de certains, j’ai essayé de me soigner avec l’eau de « Zamzam » et l’expérience fut convaincante pour beaucoup de maladies dont j’ai été guéri de manière miraculeuse par la grâce d’Allâh.

 

J’ai également vu des personnes se nourrir d’eau de « Zamzam », tout au long d’un demi-mois ou d’un mois entier sans éprouver la moindre faim, participant au Tawaf [autour de la Ka’bah] au même titre que le reste des gens, et [ces personnes] m’ont raconté qu’elles auraient pu demeurer ainsi quarante jours tout en préservant la force d’avoir des rapports sexuels avec leurs femmes, de jeûner et de faire le Tawaf [autour de la Ka’bah] à plusieurs reprises.  

 

Zâd ul-Mi’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd de Ibn al-Qayyîm, 4/392-393

copié de manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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La crainte d'Allah (at-taqwah) (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

La crainte d'Allah (at-taqwah) (vidéo)

Allah nous dit (traduction relative) Sourate 4 / Verset 131

 
«Craignez Allah ! Voilà ce que Nous avons enjoint à ceux auxquels avant vous le Livre fut donné, tout comme à vous-mêmes»
 
Voici le conseil d'Allah aux premiers et aux derniers parmi Sa création, et c'est également le conseil du noble Prophète Mohammad sallahu 'alayhi wa sallam à sa communauté.
 
Ainsi lorsqu'il désignait un émir pour diriger une expédition, il lui recommandait de craindre Allah au plus profond de lui-même et de bien se comporter avec les musulmans qui se trouvaient avec lui et le Prophête sallahu 'alayhi wa sallam multipliait ses conseils autour de la crainte pieuse (la taqwah) dans ses prêches, ses rappels, ses d'enseignements à sa communauté.
 
Et certes la crainte pieuse (la taqwah) était la chose que les pieux prédécesseurs se conseillaient entre eux , et ils multipliaient ce rappel, se conseillant mutuellement les uns les autres et ils éduquaient leurs enfants sur cela et l'obligation de craindre Allah soubhanouhou.


Un homme dit un jour au chef des croyants omar ibn al khattab (raDi allah 3anho) :

 

"Crains Allah !

Omar lui répondit :

Il n' y aurait aucun bien en vous si vous ne nous rappeliez pas à la crainte d'Allah et il n'y aurait aucun bien en nous si n' acceptions pas ce rappel"

 

Et médite bien sur cette parole «concernant cette parole» :

 

Si vous ne nous rappeliez pas à la crainte d'Allah, si en effet il n'y avait aucun appel, aucun conseil, aucune exhortation aucune d'importance accordée à la crainte pieuse d'Allah alors le bien disparaîtrait des gens.


Car pour que le bien existe puis perdure entre les gens, il faut que les gens mettent en application la crainte d'Allah et pour que celle-ci se propage il faut que les gens s'y exhortent les uns les autres .

Et c'est pour cela qu'Allah nous l'a exhorté
dans le qur'an, ainsi que le Prophète sallahu 'alayhi wa sallam dans Sa sunnah et c'était également l'exhortation et le conseil des pieux prédécesseurs à leur entourage.

Et la taqwah c'est de placer entre toi et ce que tu crains, une protection .

Ainsi si tu crains le dur et douloureux châtiment d'Allah, place entre toi et ce châtiment quelque chose qui t'en protège.

Ainsi la parole d'Allah (traduction relative)
Sourate 3 / Verset 11

«et sachez qu'Allah est dur en châtiment»


Cette parole va t'éduquer sur la taqwah (la crainte pieuse).

Car si tu sais , si il est ancré en toi , qu'Allah est dur en châtiment, alors :

Tu vas t'interdire ,
T ' éloigner ,
Et éviter les choses qui entraîneront le châtiment d'Allah.
(qu'il soit glorifié et exalté.) 

 
voila la crainte d'Allah (Taqwah Allah)

      

La crainte pieuse d'Allah est de placer entre toi et ce que tu crains, entre toi et le châtiment d'Allah une protection, "un mur" qui te protège de ce châtiment, voici la réalité de la taqwah.
 
Car la taqwa est la chose qu'on utilise pour se protéger .
 
Et si tu crains le châtiment d'Allah, la punition d'Allah et que cette chose est profondément enraciné dans ton coeur , alors automatiquement tu placeras entre toi et et ce terrible châtiment quelque chose qui t'en préserveras. 
 
C'est pour cela qu'Allah a dit (traduction relative) Sourate 2 / Verset 196 
 
«Craignez Allah. Et sachez qu'Allah est dur en punition»
 

Et si une personne demande quelles sont les choses qui aident la personne à la taqwah, et à la réaliser en lui-même, répond lui qu'il il y a plusieurs choses qui aident à la réaliser ; parmi elles le fait de savoir qu'Allah est dur en punition car si tu sais qu'Allah est dur en châtiment, cette croyance ferme,cette science va susciter dans ton coeur le rejet de tout ce qui peut déclencher le Courroux d'Allah c'est-à-dire les choses qui provoquent Sa Colère.

 

Ainsi la parole d'Allah (traduction relative) Sourate 2 / Verset 196

«Craignez Allah , et sachez qu'Allah est dur en punition» 


nous éduque sur la taqwah, sur le fait accorder de l'importance .

Et si l'on observe la parole d'Allah (traduction relative)
Sourate 2 / Verset 197

« Et prenez vos provisions ; mais vraiment la meilleur provision est la piété. Et redoutez-Moi, Ô doués d'intelligence !»


La méditation sur ce verset te conduira à réaliser que la crainte d'Allah est la meilleure des provisions, et tu te considéreras dans cette vie comme si tu étais en voyage, cette vie d'ici bas est un voyage qui s'achève par l'entrée au paradis ou en enfer.

Tu es donc dans cette vie en voyage, et ce voyage se terminera par l'une ou l'autre destination .

Certes l'être humain est en voyage et c'est pour cela que Prophète sallahu 'alayhi wa sallam a dit :

"Sois dans cette vis d'ici bas (dans cette dounia) tel un etranger ou quelq'un de passage."
(sahih boukhary)

L'être humain est en voyage ET la personne qui voyage, le voyageur a besoin de provisions pour mener à bien son voyage.

Ainsi Allah nous dit (traduction relative)
 Sourate 2 / Verset 197 

«Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleur provision est la piété».

Concernant la définition de la taqwah


La meilleure parole à son sujet fut celle prononcée par Talq ibn habib un tabi'i, ainsi que de nombreux savants qui s'accordèrent sur le fait que cette parole était celle qui définissait le mieux AT TAQWAH ( la crainte pieuse d'Allah ).

Talq ibn Habib était un tabi'i* il appartenait à la *génération de ceux qui n'ont pas connu le prophète sallahu alayhi wa salam mais qui ont étudiés avec les sahabah (les compagnons du Prophète sallah Alayhi wa salam).

Ainsi à l'époque des tabi'in , lorsqu'apparurent des troubles, des fitans, que le sang fut versé, certains se rendirent aupres de Talq , et lui dirent :

«  la fitna est apparue comment nous en préserver ? »
Il leur répondit :
« Protégez vous-en par la taqwah, mettez la taqwah (crainte pieuse d'Allah) comme rempart entre la fitna et vous. »
Ils lui dirent :
« définit nous la taqwah ? »  « qu'est ce que la taqwah ? »
Il répondit :
la taqwah c'est d'agir dans l'obéissance d'Allah selon une lumière venant d'Allah en espérant la récompense d'Allah, et c'est également abandonner la désobéissance d'Allah selon une lumière venant d'Allah par crainte du châtiment d'Allah voici la définition de la taqwah, c'est une définition globale considéré comme une des meilleures définitions de ce qu'est la taqwa.

(Et je vais vous la répéter 3 fois afin que vous vous en souveniez :" taqwah Allah c'est d'agir dans l’obéissance d'Allah selon une lumière venant d'Allah en espérant la récompense d'Allah, et c'est également abandonner la désobéissance d'Allah selon une lumière venant d'Allah par crainte du châtiment d'Allah" 3(fois) )

De nombreux savants ont complimentés cette définition et parmi eux Shaykh al islaam ibn Taymiyah , ibn al qayyim , adh dhahaby, ibn rajab qu’Allah leur fasse miséricorde, donc un grand nombre s'est entendu sur le fait que cette définition est une des meilleures des définitions concernant at-taqwah, et effectivement c'est véritablement une définition complète, globale et pertinente.

Ainsi la crainte pieuse d’Allah c'est de mettre en pratique les ordres (de la religion) et s’écarter des interdits, mais pour cela l'adorateur à besoin d'une chose qu'elle est elle ?

Réponse : !!! la lumière !!!!

Il a besoin d'une lumière ... par cette lumière tu sauras quelles sont les obligations et quels sont les interdits et cette lumiere c'est la lumière de la science.

Tiré du travail du DVD du site de Ahloul hadith

Publié par as-salat.over-blog.com

Cheikh 'Abder Razzâq Al 'Abbâd Al Badr  الشيخ عبد الرزاق بن عبد المحسن العباد البدر

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Est-ce qu’une femme qui a ses menstrues peut lire le coran ?

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Est-ce qu’une femme qui a ses menstrues peut lire le coran ?

Question :

 

Est-ce qu’une femme qui a ses menstrues peut lire le coran ?

 

Réponse :


Il lui est autorisé de lire le Coran en cas de nécessité.

Par exemple, dans le cas où elle serait enseignante, elle le lirait pour l'enseigner, ou dans le cas où elle serait étudiante dans le but de l'apprendre.

 

Ou encore, dans le cas où elle enseignerait le Coran à ses enfants, petits ou grands, pour les corriger et le lire avant eux (dans le but de leur montrer).

En résumé, si la nécessité de lire le Coran pour la femme qui a ses menstrues s'impose, elle peut le lire et il n'y a pas de mal à cela.

 

Tout comme si elle craint d'oublier le Coran, elle le lit de sorte à se le rappeler et il n'y aura pas de mal à celà même si elle a ses menstrues. 

 

-Certains savants parmi les gens de science soutiennent qu'il est autorisé à la femme ayant ses menstrues de lire le Coran sans nécessité...

-D'autres disent qu'il est interdit (haram) pour elle de lire le Coran même en cas de nécessité. 

-Et le troisième avis, et c'est ce qu'il faut dire est que si la femme a besoin de lire le Coran pour l'enseigner, pour l'apprendre ou de peur de l'oublier, il n'y a pas de mal à le lire.

 

Fatawi arkan al islam (Chapître : Fatawi as-salat, question 172, page 255)
Traduction : Abu Abdillah
copié de sounna.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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