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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 17:01
Conseil à celui qui réside dans un pays de mécréance

Louange à Allah, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allah a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

 

Il est évident que le fait de voyager à destination d’un pays de mécréance, d’habiter dans les pays des mécréants et de vivre au milieu d’eux sont l’une des plus grandes perversités et des plus dangereuses perditions pour la religion du musulman.

 

De même, il est évident que la résidence dans ces pays entraîne de considérables atteintes à sa conduite, à son comportement et à ses habitudes de sorte que les trois bornes sacrées [de sa personnalité] n’y seront pas à l’abri : son corps, son honneur et ses biens.

 

Car, cohabiter avec les mécréants amène, comme cela est bien connu, à perdre sa personnalité et à s’en apparenter en leur ressemblant dans leurs coutumes et leurs fêtes, en parlant leurs langues, et en les imitant dans leur conduite et leur caractère, en plus des signes de mécréance et d’athéisme qu’ils manifestent.

 

Cela amène, d’une façon ou d’une autre, à leur ressembler, allant jusqu’à abolir les traits distinctifs de la personnalité islamique tant dans les coutumes que dans les comportements et les actes, comme le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم l’a dit clairement :

 

«Celui qui s’entremêle au mécréant et cohabite avec lui devient comme lui.» (1)

 

Il en est de même pour celui qui affectionne cela et en est satisfait, car le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a dit :

 

«L’homme est avec celui qu’il aime» (2)

 

ce qui est appuyé par son autre dire :

 

«Quiconque imite des gens en fait partie.» (3)

 

Ibn Taymiyya رحمه الله a dit :

 

«Le minimum qu’indique ce hadith, est que le fait de s’en apparenter est interdit, même si son sens apparent est que celui qui s’en apparente est un mécréant, comme dans la Parole d’Allah :

 

وَمَنْ يَتَوَلَّهُمْ مِنْكُمْ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ - المائدة: 51

 

﴾Et quiconque parmi vous les prend pour alliés sera des leurs.﴿ [Al-Mâ'ida (La Table Servie) : 51]» (4).

 

C’est en raison de ces méfaits et de ces dangers que l’immigration des pays de mécréance vers les pays d’Islam est une obligation rigoureuse pour tout individu résidant en terre de mécréance qui subit des oppressions dans sa religion, où auquel on fait subir du mal à son corps, à ses biens ou à son honneur, qui en souffre au point de négliger les obligations religieuses et d’outrepasser les limites d’Allah en se livrant à commettre Ses interdits.

 

Celui-là ne peut, du fait de la pression psychologique et idéologique qu’il subit et en présence des facteurs matériels et concrets qui sont l’outil de cette pression en terre de mécréance, pratiquer les causes qui protègent (sa personne et sa famille) de l’enfer et qui sont représentés par la foi et les bonnes actions, comme le dit Allah :

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ عَلَيْهَا مَلَائِكَةٌ غِلاَظٌ شِدَادٌ لاَ يَعْصُونَ اللهَ مَا أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ - التحريم: 6

 

﴾Ô vous qui croyez ! Préservez vos personnes et vos familles de l’enfer qui se nourrit d’hommes et de pierres, et dont la garde est assurée par des Anges rudes et sévères, qui ne désobéissent jamais à leur Seigneur et qui exécutent tout ce qu’Il leur ordonne.﴿ [At-Tahrîm (L’Interdiction) : 6].

 

Aussi, l’immigration (de ces pays de mécréance) peut revêtir un caractère obligatoire en deçà du cas de figure précédent et ce, dans le cas où le mal et le supplice qui touchent le musulman lorsqu’il réside en terre de mécréance sont légers et ne le poussent pas à délaisser certaines obligations de l’Islam.

 

C’est pourquoi le but premier de l’émigration vers Allah est de trouver un environnement sûr, loin de toute crainte et de toute perturbation et de pouvoir subvenir aux besoins de son corps en vivant du licite, dans un pays de sécurité qui lui garantit de pouvoir s’adonner à l’adoration d’Allah تعالى et, ainsi, se purifier et se rapprocher de Lui, tout en étant assuré de façon certaine que la promesse d’Allah est véridique et qu’Il n’y déroge pas.

 

Allah a dit :

 

وَمَنْ يُهَاجِرْ فِي سَبِيلِ اللهِ يَجِدْ فِي الأَرْضِ مُرَاغَمًا كَثِيرًا وَسَعَةً - النساء: 100

 

﴾Quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur la terre maints refuges et abondance.﴿ [An-Nissâ' (Les Femmes) : 100].

 

Allah lui réservera, assurément, dans la terre vers laquelle il émigre la sécurité, la dignité, la stabilité, des dons considérables et une vie agréable.

 

Qu’il médite sur ce qu’Allah a accordé aux premiers émigrés lorsqu’Il leur a prodigué la maîtrise et le pouvoir sur terre ; Il a changé leur faiblesse en force, leur avilissement en fierté, leur pauvreté en richesse et leur ignorance en savoir.

 

Allah a dit :

 

وَعَدَ اللهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنْكُمْ وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ لَيَسْتَخْلِفَنَّهُمْ فِي الأَرْضِ كَمَا اسْتَخْلَفَ الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ وَلَيُمَكِّنَنَّ لَهُمْ دِينَهُمُ الَّذِي ارْتَضَى لَهُمْ وَلَيُبَدِّلَنَّهُمْ مِنْ بَعْدِ خَوْفِهِمْ أَمْنًا يَعْبُدُونَنِي لاَ يُشْرِكُونَ بِي شَيْئًا - النور: 55

 

﴾Allah a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu’Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l’a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu’Il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité. Ils M’adorent et ne M’associent rien et celui qui mécroit par la suite, ce sont ceux-là les pervers.﴿ [An-Nûr (La Lumière) : 55].

 

Allah accomplit, donc, Sa promesse envers celui qui emprunte Son chemin en L’adorant comme il se doit et sans rien Lui associer.

 

Si une telle nécessité comme définie par la religion ou une exigence pressante amène à résider temporairement dans un pays de mécréance, que ce soit pour la prédication ou pour un intérêt terrestre, une nécessité ou un simple besoin, comme travailler, commercer, étudier, se faire soigner ou autres intérêts permis, qui sont inexistants en son pays ou indisponibles, alors, ces cas de figure, selon les savants, sont exceptés de l’interdiction.

 TEZ

Toutefois, celui qui s’en va dans ces pays doit remplir les conditions suivantes :

 

Il doit connaître les jugements de sa religion suffisamment pour la protéger.

 

Sa foi et son Islam doivent être à l’abri des tentations et des idées équivoques (Ach-Chubuhât) et des passions [interdits] (Ach-Chahawât), de peur qu’il ne dévie du droit chemin.

 

Il doit pouvoir accomplir et exprimer de façon complète et parfaite les rituels islamiques, comme la prière, le jeûne et le pèlerinage etc., sans crainte ni empêchement contraire. Aussi, est comprise dans ces rituels : la conduite [prophétique] externe et apparente, c’est-à-dire le mode vestimentaire et l’aspect général. Rien ne doit l’empêcher de s’attacher à la droiture dans son profil extérieur diffèrent de l’aspect des polythéistes.

 

Il doit pouvoir se conformer au principe de la croyance de l’alliance et du désaveu qui est une conséquence impliquée par l’attestation de foi et l’une de ses conditions.

 

Il doit éviter de s’allier aux mécréants et de les apprécier tels quels.

 

Il doit les détester en son for intérieure et ne pas approuver leurs actes.

 

En effet, le désaveu exige que l’on déteste la mécréance et le Chirk ainsi que leurs adeptes, sans les prendre en sympathie, de ne pas leur ressembler dans ce qui leur est spécifique en religion ou dans le temporel, de manière que sa personnalité musulmane se distingue d’eux dans la conduite et l’aspect extérieur sans se diluer.

 

Il exige, également, de ne pas s’adjoindre à eux dans leurs diverses fêtes et occasions, et de ne pas les féliciter lors de celles-ci, de ne pas les prendre pour alliés et de ne pas sympathiser avec eux.

 

Car aimer les ennemis d’Allah amène à s’accorder avec eux, à les suivre et à agréer leurs actes, sans les réprouver ni les détester.

 

Cela, sans aucun doute, s’oppose à la croyance de l’alliance et du désaveu, qui est l’une des composantes les plus importantes de la foi.

 

Allah a dit :

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وَعَدُوَّكُمْ أَوْلِيَاءَ تُلْقُونَ إِلَيْهِم بِالْمَوَدَّةِ - الممتحنة: 1

 

﴾Ô, vous qui croyez ! Ne prenez point Mes ennemis et les vôtres pour alliés ! Vous leur témoignez de l’amitié.﴿ [Al-Mumtahana (L’Eprouvée) : 1].

 

لاَ تَجِدُ قَوْمًا يُؤْمِنُونَ بِاللهِ وَاليَوْمِ الآخِرِ يُوَادُّونَ مَنْ حَادَّ اللهَ وَرَسُولَهُ وَلَوْ كَانُوا آبَاءهُمْ أَوْ أَبْنَاءهُمْ أَوْ إِخْوَانَهُمْ أَوْ عَشِيرَتَهُمْ - المجادلة: 22

 

﴾Tu ne verras jamais ceux qui ont foi en Dieu et au Jugement Dernier sympathiser avec ceux qui s’insurgent contre Dieu et Son Envoyé, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou de leur tribu.﴿ [Al-Mujâdala (La Discussion) : 22].

 

وَمَنْ يَتَولَّهُم مِنكُم فَإِنَّهُ مِنْهُم - المائدة: 51

 

﴾Et quiconque les prend pour alliés parmi vous fait partie d’eux﴿ [Al-Mâ'ida (La Table Servie) : 51].

 

Cela concerne aussi le fait de ne pas leur enjôler, de ne pas se référer à leurs jugements, de ne pas approuver leurs jugements en délaissant le jugement d’Allah, de ne pas les saluer en premier et de ne pas les honorer par une parole, un acte, etc.

 

Pour résumer, il ne faut pas les prendre pour alliés de façon générale, c’est-à-dire être en accord avec eux intérieurement ou extérieurement.

 

Dans le cas où il ne peut extérioriser les rituels islamiques de façon complète ou que sa religion n’est pas en sécurité, voyager et résider dans les pays de mécréance lui sont interdits, de crainte qu’il ne s’allie à eux et ne les aime, et son voyage et sa résidence seront, alors, considérés parmi l’un des péchés majeurs.

 

En effet, tous les moyens qui amènent à délaisser ce qu’Allah a fait obligation (c’est-à-dire l’accomplissement et l’extériorisation des pratiques religieuses, le suivi du monothéisme, détester les polythéistes et ne pas s’allier à eux) à toute personne responsable sont religieusement interdits.

 

Car, on redoute, en effet, que sa personnalité musulmane ne se fonde dans un cercle de mécréance, qu’il perde ses nobles caractères et que sa conduite et son apparence ne subissent de changement.

 

Le tout pourrait le conduire à s’accorder avec eux, à agréer leur état, sans réprobation ni ressentiment.

 

Or, il est clair qu’agréer la mécréance relève de la mécréance et que celui qui agrée le péché est comme son auteur, qu’il soit dans un pays en guerre ou un pays en paix.

 

Il est dit dans le hadith :

 

«Lorsqu’un péché est commis sur terre, quiconque y assiste et le déteste – dans une autre version, il dit : et le désapprouve – est comme celui qui n’y a pas assisté, et quiconque n’y assiste pas mais l’approuve sera comme celui qui y aura assisté.» (5)

 

Ainsi, aller en terre de mécréance en présence de ces dangers qui relèvent du Chirk est interdit, comme le montrent le verset suivant :

 

إِنَّكُمْ إِذًا مِثلُهُمْ - النساء: 140

 

﴾Vous serez comme eux.﴿ [An-Nissâ' (Les Femmes) : 140],

 

et le hadith :

 

«Celui qui s’entremêle au mécréant et cohabite avec lui devient comme lui.» (6)

 

Il convient de signaler que l’exception précédente, accompagnée des conditions précitées, concerne également celui qui s’occupe d’un malade et celui qui est en état de faiblesse, qu’il soit d’origine musulmane ou converti, homme ou femme, incapable d’immigrer pour des raisons médicales, administratives, géographiques ou politiques, qui l’empêchent d’immigrer et l’en rendent incapable, car trop faible et ne trouvant aucun moyen lui permettant cela.

 

Ceux-là, s’ils sont sincères, sont à l’abri de la menace et sont concernés par le verset :

 

إِلاَّ الْمُسْتَضْعَفِينَ مِنَ الرِّجَالِ وَالنِّسَاءِ وَالْوِلْدَانِ لاَ يَسْتَطِيعُونَ حِيلَةً وَلاَ يَهْتَدُونَ سَبِيلاً. فَأُولَئِكَ عَسَى اللهُ أَنْ يَعْفُوَ عَنْهُمْ وَكَانَ اللهُ عَفُوًّا غَفُورًا - النساء: 98-99

 

﴾A l’exception des impuissants parmi les hommes, les femmes et les enfants qui sont démunis de moyens et incapables de se frayer un chemin. À ceux-là Dieu accordera Son pardon, car Dieu est Indulgent et Miséricordieux.﴿ [An-Nissâ' (Les Femmes) : 98-99].

 

Pour conclure, qu’on sache qu’il est demandé au musulman d’être à la recherche des moyens lui permettant d’être fier de sa religion, et de délaisser les voies du rabaissement qui vont à l’encontre de la religion.

 

Ainsi, s’il réside temporairement dans un pays de mécréance pour un besoin, tout en montrant son appartenance et ses pratiques religieuses de façon complète, sans rencontrer d’opposition dans quoi que ce soit, et en réalisant le principe de l’alliance et du désaveu, alors, cela est permis à cette condition.

 

Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a, d’ailleurs, approuvé le fait que certains Compagnons رضي الله عنهم, dont Abû Bakr رضي الله عنه, voyageaient en pays de mécréance pour le commerce.

 

Quant à celui qui ne peut accomplir ce qui a précédé, eh bien, qu’il tâche de ne pas tomber dans les versets qui menacent celui qui n’est pas à l’abri de la tentation ou qui réside au milieu des mécréants par sympathie envers eux, tels que le verset :

 

إِنَّ الَّذِينَ تَوَفَّاهُمُ الْمَلاَئِكَةُ ظَالِمِي أَنْفُسِهِمْ قَالُوا فِيمَ كُنْتُمْ قَالُوا كُنَّا مُسْتَضْعَفِينَ فِي الأَرْضِ قَالُوا أَلَمْ تَكُنْ أَرْضُ اللهِ وَاسِعَةً فَتُهَاجِرُوا فِيهَا فَأُولَئِكَ مَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ وَسَاءَتْ مَصِيرًا - النساء: 97

 

﴾Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant: «Où en étiez-vous?» (à propos de votre religion) - «Nous étions impuissants sur terre», dirent-ils. Alors les Anges diront: «La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer?» Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ﴿ [An-Nissâ' (Les Femmes) : 97].

 

Il doit, donc, se motiver à immigrer en cherchant la Satisfaction d’Allah تعالى, dans le but adorer Allah Seul, sans rien lui associer et pour faire triompher sa religion et ses alliés.

 

Il échappera, ainsi, aux ennemis d’Allah. Il atteindra, dans la terre de son émigration, les buts majeurs : la sécurité et la possibilité d’adorer Allah sans subir ni oppression ni nuisance, une bonne situation, la fierté, le respect et de larges biens promis à toute personne dans le sentier d’Allah, en ne recherchant que le Visage d’Allah تعالى.

 

Et s’il mourait avant d’arriver dans la terre vers laquelle il voulait émigrer, eh bien, Allah ne lui fera pas perdre la récompense des vertueux, ceux qui oeuvrent, en sauvegardant leur religion.

 

Il تعالى lui fera octroyer ce qu’Il fait octroyer à ceux qui émigrent dans Son sentier : Il leur fera pardonner leurs péchés, leur accordera le paradis et les épargnera de l’enfer.

 

Allah a dit :

 

وَمَنْ يُهَاجِرْ فِي سَبِيلِ اللهِ يَجِدْ فِي الأَرْضِ مُرَاغَمًا كَثِيرًا وَسَعَةً وَمَنْ يَخْرُجْ مِنْ بَيْتِهِ مُهَاجِرًا إِلَى اللهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ يُدْرِكْهُ الْمَوْتُ فَقَدْ وَقَعَ أَجْرُهُ عَلَى اللهِ وَكَانَ اللهُ غَفُورًا رَحِيمًا - النساء: 100

 

﴾ِQuiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre maints refuges et abondance. Et quiconque sort de sa maison, émigrant vers Allah et Son messager, et que la mort atteint, sa récompense incombe à Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux.﴿ [An-Nissâ' (Les Femmes) : 100].

 

Nous demandons à Allah de nous compter parmi ceux qui écoutent la parole et en suivent ce qu’il y a de meilleur, qu’Il nous protège de l’erreur et des tentations apparentes et cachées, qu’Il nous mène dans le chemin de la guidée et de la réussite, qu’Il nous ressuscite avec les élus et qu’Il nous fasse entrer au paradis avec les pieux, Il est, certes, Clément et Pardonneur.

 

(1) Rapporté par Abû Dâwûd : n°2787 d’après Samura Ibn Jundub رضي الله عنه, jugé Hassan par Al-Albânî dans As-Silsila As-Sahîha : 5/434, n°2330.

(2) Rapporté par Al-Bukhârî : n°6168, et Muslim : n°2640, d’après `Abd Allah Ibn Mas`ûd رضي الله عنه.

(3) Rapporté par Abû Dâwûd : n°4031 d’après Ibn `Umar رضي الله عنهما; jugé Hassan par Al-Albânî dans Irwâ' Al-Ghalîl : n°1269.

(4) Iqtizhâ' As-Sirât Al-Mustaqîm d’Ibn Taymiyya : 1/270.

(5) Rapporté par Abû Dâwûd : n°4345 d’après Al-`Urs Ibn `Amîra Al-Kindî رضي الله عنه; jugé Hassan par Al-Albânî dans Sahîh Al-Jâmi` : n°689.

(6) Voir : note 1.

 

Alger, le 20 de Rajab 1434, correspondant au 31 mai 2013.

 Traduit et publié par ferkous.com

       

نصيحةٌ إلى مقيمٍ في بلاد الكفر

الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على من أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد

فلا يخفى أنَّ السفر إلى بلاد الكفر والإقامةَ السكنية في ديار الكفَّار والعيشَ بين أظهرهم من أعظم المفاسد وأخطر المهالك على دين المسلم، وما ينعكس عن مقامه فيها من مَخَازٍ وآفاتٍ على سلوكه وأخلاقه وأعرافه فلا يأمن على حُرُماته الثلاث: جسمه وعِرْضه ومالِه، ذلك لأنَّ المساكنة -كما هو معلومٌ- تورث المشاكلةَ وتدعو إلى التمييع والتطبيع بالتشبُّه بالكفَّار في عاداتهم وأعيادهم والتحدُّث بلغاتهم ومشابهتهم في سلوكهم وطباعهم، مع ما يجهرون به من شعائر الكفر والإلحاد، الأمر الذي يفضي بطريقٍ أو بآخر إلى مماثلتهم التي قد تصل إلى درجة محو الطابع المميِّز للشخصية الإسلامية في عموم العادات والتصرُّفات والأفعال، كما صرَّح النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم بذلك في قوله: «مَنْ جَامَعَ المُشْرِكَ وَسَكَنَ مَعَهُ فَإِنَّهُ مِثْلُهُ»(١)، وكذلك من رضي ذلك وأحبَّ، لقوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «المَرْءُ مَعَ مَنْ أَحَبَّ»(٢)، ويؤيِّد معناه قولُه صلَّى الله عليه وسلَّم: «مَنْ تَشَبَّهَ بِقَوْمٍ فَهُوَ مِنْهُمْ»(٣)، قال ابن تيمية رحمه الله: «وهذا الحديث أقلُّ أحواله أن يقتضيَ تحريمَ التشبُّه بهم، وإن كان ظاهره يقتضي كُفْرَ المتشبِّه بهم، كما في قوله تعالى: ﴿وَمَن يَتَوَلَّهُمْ مِنْكُمْ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ﴾ [المائدة: ٥١]»(٤)، فلأجل هذه المخاطر والمهالك كانت الهجرة فريضةً مؤكَّدةً من دار الكفر إلى دار الإسلام في حقِّ كلِّ مقيمٍ في ديار الكفَّار يُضطهد في دينه أو يؤذى في جسمه أو مالِه أو عِرْضه، ويتضرَّر ضررًا يبلغ حدًّا يهمل معه الفرائضَ ويترك الواجباتِ ويتعدَّى حدودَ الله ويجترئ على محارمه، ولا يَسَعُه -مع وجود مقتضيات الضغط النفسيِّ والفكريِّ وآلياته الحسِّيَّة في دار الكفر- أن يأتيَ بأسباب الوقاية من النار المتمثِّلة في الإيمان والعمل الصالح عملاً بقوله تعالى: ﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ عَلَيْهَا مَلَائِكَةٌ غِلاَظٌ شِدَادٌ لاَ يَعْصُونَ اللهَ مَا أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ﴾ [التحريم: ٦]

هذا، وقد تكون هجرته دون الأُولى في الوجوب إذا كان الأذى الذي يلحقه في إقامته بدار الكفر خفيفًا والضررُ فيه يسيرًا لا يصل إلى حدِّ أن يترك معه بعضَ واجبات الإسلام.

لذلك كان الغرض الأصليُّ من الهجرة إلى الله تعالى توفيرَ الأجواء الآمنة، بعيدًا عن أنواع المخاوف والاضطراب، وتحقيقَ قوام الأبدان بالعيش بالحلال في بلدٍ آمنٍ يكفل له عبادةَ الله تعالى التي يزكِّي بها نفسَه ويتقرَّب بها إلى الله تعالى، ويثق وثوقًا تطمئنُّ به نفسه أنَّ وعد الله حقٌّ لا يُخلفه، وقد قال تعالى: ﴿وَمَنْ يُهَاجِرْ فِي سَبِيلِ اللهِ يَجِدْ فِي الأَرْضِ مُرَاغَمًا كَثِيرًا وَسَعَةً﴾ [النساء: ١٠٠]، فإنَّ الله يهيِّئ له في دار الهجرة الأمنَ والعزَّ والاستقرار وسَعَةَ الرزق وطيبَ المعاش، وليعتبرْ بما حقَّق الله للمهاجرين الأوَّلين حيث مكَّن لهم في الأرض واستخلفهم فيها وأبْدَلَ اللهُ ضَعْفَهم قوَّةً، وذُلَّهم عزًّا، وفَقْرَهم غنًى، وجَهْلَهم علمًا، قال تعالى: ﴿وَعَدَ اللهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنْكُمْ وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ لَيَسْتَخْلِفَنَّهُمْ فِي الأَرْضِ كَمَا اسْتَخْلَفَ الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ وَلَيُمَكِّنَنَّ لَهُمْ دِينَهُمُ الَّذِي ارْتَضَى لَهُمْ وَلَيُبَدِّلَنَّهُمْ مِنْ بَعْدِ خَوْفِهِمْ أَمْنًا يَعْبُدُونَنِي لاَ يُشْرِكُونَ بِي شَيْئًا﴾ [النور: ٥٥]، فالله تعالى عند وعده لمن سلك سبيلَه في تحقيق العبودية له سبحانه لا شريك له.

هذا، فإن دَعَت الضرورة الشرعية أو الحاجة الملحَّة إلى الإقامة المؤقَّتة في بلاد الكفر إمَّا لغرضٍ دعويٍّ أو دنيويٍّ، ضروريٍّ أو حاجيٍّ، كالعمل أو التجارة أو الدراسة أو العلاج أو لأغراضٍ مباحةٍ أخرى لا تتوفَّر في بلده أو لا يمكن الوصول إليها فيه فإنَّ أهل العلم يستثنون هذه الحالات من عموم المنع مقرونةً بالشروط الواجب توافُرها في المسافر إلى هذه البلدان والتي تظهر فيما يلي:

١- أن يكون المسافر عارفًا بأحكام دينه وما يكفيه للحفاظ عليه.

٢- أن يكون آمنًا على إيمانه وإسلامه من فتنة الشبهات والشهوات، خشيةَ انحرافه عن الجادَّة.

٣- أن يكون قادرًا على الجهر بشعائر الإسلام ومُظهرًا لها على سبيل الكمال ومؤدِّيًا لها على وجه التمام بدون خوفٍ أو معارضةٍ من إقامة الصلوات والصيام والحجِّ ونحوها، ويدخل ضمن الشعائر: الهديُ الظاهرُ من هيئةٍ وملبسٍ وشكلٍ عامٍّ، بحيث لا يمنعه مانعٌ من التزام الهدي المستقيم في عموم مظهره المخالف لمظاهر المشركين.

٤- أن يكون قادرًا على التزام عقيدة الولاء والبراء التي هي لازمٌ من لوازم الشهادة وشرطٌ من شروطها، متجنِّبًا موالاةَ الكفَّار ومحبَّتهم فيما هم عليه، بل يبقى مُضمرًا لبغضهم وعداوتهم وعدمِ الرضا بأفعالهم، ذلك لأنَّ من حقوق البراء بُغْضَ الشرك والكفر وأهلهما بغضًا لا محبَّة فيه، وعدمَ التشبُّه بهم فيما هو من خصائصهم دينًا ودنيا، بحيث تتميَّز معالم شخصيته الإسلامية عنهم سلوكًا ومَظهرًا دون تميُّعٍ أو انصهارٍ، وعدمَ مشاركتهم في أفراحهم وأعيادهم ولا تهنئتِهم عليها، وعدمَ اتِّخاذهم أولياءَ ومودَّتِهم، لأنَّ محبَّة أعداء الله تستلزم موافقتَهم واتِّباعهم والرضا بفعلهم من غير إنكارٍ ولا كراهةٍ، وهذا بلا شكٍّ مُنافٍ لعقيدة الولاء والبراء وهي أوثق عرى الإسلام، قال تعالى: ﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وَعَدُوَّكُمْ أَوْلِيَاءَ تُلْقُونَ إِلَيْهِم بِالْمَوَدَّةِ﴾ [الممتحنة: ١]، وقال تعالى: ﴿لاَ تَجِدُ قَوْمًا يُؤْمِنُونَ بِاللهِ وَاليَوْمِ الآخِرِ يُوَادُّونَ مَنْ حَادَّ اللهَ وَرَسُولَهُ وَلَوْ كَانُوا آبَاءهُمْ أَوْ أَبْنَاءهُمْ أَوْ إِخْوَانَهُمْ أَوْ عَشِيرَتَهُمْ﴾ [المجادلة: ٢٢]، وقال تعالى: ﴿وَمَن يَتَولَّهُم مِنكُم فَإِنَّهُ مِنْهُم﴾ [المائدة:٥١]، ومن ذلك أيضًا عدمُ مداهنتهِم والتحاكمِ إليهم، والرضى بحكمهم وتركِ حكمِ الله تعالى، وعدمُ بدئهم بالسلام، ولا تعظيمِهم بلفظٍ أو فعلٍ ونحو ذلك. وبعبارةٍ أوجز: عدمُ التولِّي العامُّ لهم، أي: عدم موافقتهم في الظاهر والباطن.

أمَّا إذا لم يستطع إظهارَ شعائر الإسلام على وجه التَّمَامِ أو لم يكن آمنًا على دينه فإنَّ سفرَه إلى بلاد الكفر وإقامتَه فيها محرَّمان خشيةَ موالاتهم ومحبَّتهم، ويُعَدُّ كلٌّ من سفرِه وإقامته كبيرةً من الكبائر، إذ المعلوم أنَّ كلَّ الذرائع والأسباب المفضية إلى إسقاط ما أوجبه الله تعالى على المكلَّف من إقامة الدين وإظهار شعائره والعمل بالتوحيد وعداوة المشركين وعدمِ موالاتهم فإنها تُعَدُّ ممنوعةً شرعًا لِما يُتخوَّف عليه من انصهار شخصيته الإسلامية ضمن الدائرة الكفرية وتمييع أخلاقه وتغيير سلوكه ومَظهره، الأمر الذي يجرُّه إلى موافقتهم والرضا بحالهم من غير إنكارٍ ولا كراهةٍ، ولا يخفى أنَّ الرضا بالكفر كفرٌ، والراضي بالذنب كفاعله، سواءٌ كان في بلد حربٍ أو بلد هدنةٍ وصلحٍ، ففي الحديث : «إِذَا عُمِلَتِ الخَطِيئَةُ فِي الأَرْضِ كَانَ مَنْ شَهِدَهَا فَكَرِهَهَا -وَقَالَ مَرَّةً: «أَنْكَرَهَا»- كَانَ كَمَنْ غَابَ عَنْهَا، وَمَنْ غَابَ عَنْهَا فَرَضِيَهَا كَانَ كَمَنْ شَهِدَهَا»(٥)، وعليه فإنَّ السفر إلى بلدان الكفر مع قيام مخاوف تلك المخاطر الشركية لا يجوز، ويدلُّ عليه الآية في قوله تعالى ﴿إِنَّكُمْ إِذًا مِثلُهُمْ﴾ [النساء: ١٤٠]، وما تقدَّم من حديثٍ في قوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «مَنْ جَامَعَ المُشْرِكَ وَسَكَنَ مَعَهُ فَإِنَّهُ مِثْلُهُ»

والجدير بالتنبيه أنه يُلحق في الاستثناء المذكور بالشروط السابقة: المتكفِّلُ بالمريض والمستضعَف -سواءٌ كان مسلمًا أصليًّا أو كافرًا أسلم، ذكرًا كان أو أنثى- حال بينه وبين هجرته ظروفٌ صحِّيَّةٌ أو إداريةٌ أو جغرافيةٌ أو سياسيةٌ، تعذَّرت معها الهجرةُ وعجز عن القيام بها لضعفه وعدمِ اهتدائه إلى وسيلةٍ تمكِّنه من الهجرة، فهؤلاء لا يلحقهم الوعيدُ إن كانوا صادقين، ويدخلون في عموم قوله تعالى: ﴿إِلاَّ الْمُسْتَضْعَفِينَ مِنَ الرِّجَالِ وَالنِّسَاءِ وَالْوِلْدَانِ لاَ يَسْتَطِيعُونَ حِيلَةً وَلاَ يَهْتَدُونَ سَبِيلاً. فَأُولَئِكَ عَسَى اللهُ أَنْ يَعْفُوَ عَنْهُمْ وَكَانَ اللهُ عَفُوًّا غَفُورًا﴾ [النساء: ٩٨-٩٩

وختامًا فالمسلم مطالَبٌ بأسباب العزَّة الدينية ومطالَبٌ -أيضًا- باجتناب أسباب الذلَّة المنافية للدين، فإن أقام في بلاد الكفر بصفةٍ مؤقَّتةٍ مقرونةٍ بالحاجة مع إظهار الدين والجهر بشعائره على سبيل الكمال بلا معارضةٍ في شيءٍ منها وحقَّق مبدأَ الولاء والبراء؛ جاز ذلك بشرطه، وقد أقرَّ النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم بعضَ الصحابة رضي الله عنهم ومنهم أبو بكرٍ الصدِّيق رضي الله عنه على السفر إلى بلدان الكفر لغرض التجارة.

ومن لا يقدر على ذلك فلا يَدَعْ نفسَه عرضةً لآيات الوعيد الواقع على من لا يأمن على نفسه الفتنةَ أو كانت إقامتُه في بلاد الكفر موالاةً لهم كما في قوله تعالى: ﴿إِنَّ الَّذِينَ تَوَفَّاهُمُ الْمَلاَئِكَةُ ظَالِمِي أَنْفُسِهِمْ قَالُوا فِيمَ كُنْتُمْ قَالُوا كُنَّا مُسْتَضْعَفِينَ فِي الأَرْضِ قَالُوا أَلَمْ تَكُنْ أَرْضُ اللهِ وَاسِعَةً فَتُهَاجِرُوا فِيهَا فَأُولَئِكَ مَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ وَسَاءَتْ مَصِيرًا﴾ [النساء: ٩٧]، فالواجبُ عليه -إذن- أنْ يحثَّ نفسَه على الهجرة ويرغِّبها فيها طلبًا لمرضاة الله تعالى، وتقصُّدا لعبادته وحده لا شريك له ونصرةً لدينه وأوليائه، لينجوَ من أعداء الله تعالى ويحصل -في دار هجرته- على أعظم المطالب: من الأمن على أداء العبادة بلا اضطهادٍ ولا أذًى، ومن صلاح الحال والعزِّ والكرامة وسَعَةِ الرزق، الموعود بها لمن خرج خروجًا في سبيل الله لا يريد به إلاَّ وجه الله تعالى، فإن مات قبل وصوله إلى دار هجرته فإنَّ الله لا يضيع أجرَ المصلحين العاملين الفارِّين بدينهم فيعطيهم ما يعطيه للمهاجرين في سبيله من المغفرة للذنوب والفوز بالجنَّة والنجاة من النار، قال تعالى: ﴿وَمَنْ يُهَاجِرْ فِي سَبِيلِ اللهِ يَجِدْ فِي الأَرْضِ مُرَاغَمًا كَثِيرًا وَسَعَةً وَمَنْ يَخْرُجْ مِنْ بَيْتِهِ مُهَاجِرًا إِلَى اللهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ يُدْرِكْهُ الْمَوْتُ فَقَدْ وَقَعَ أَجْرُهُ عَلَى اللهِ وَكَانَ اللهُ غَفُورًا رَحِيمًا﴾ [النساء: ١٠٠

واللهَ نسأل أن يجعلَنا ممَّن يستمعون القولَ فيتَّبعون أحسنَه، ويعصمَنا من الزلل والفتن، ما ظهر منها وما بطن، ويهديَنا سبيلَ الهدى والرشاد والنجاة، ويحشرَنا في زمرة الأخيار، ويُدخلَنا الجنَّةَ مع الأبرار، إنه -سبحانه- رحيمٌ غفَّارٌ.

والعلمُ عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمد لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا

١) أخرجه أبو داود في «الجهاد» باب في الإقامة بأرض الشرك (٢٧٨٧) من حديث سمرة بن جندبٍ رضي الله عنه. وحسَّنه الألباني في «السلسلة الصحيحة» (٥/ ٤٣٤) رقم: (٢٣٣٠

٢) أخرجه البخاري في «الأدب» باب علامة حبِّ الله عزَّ وجلَّ (٦١٦٨)، ومسلم في «البرِّ والصلة والآداب» (٢٦٤٠)، من حديث عبد الله بن مسعودٍ رضي الله عنه

٣) أخرجه أبو داود في «اللباس» بابٌ في لُبس الشهرة (٤٠٣١) من حديث ابن عمر رضي الله عنهما. وصحَّحه العراقي في «تخريج الإحياء» (١/ ٣٥٩)، وحسَّنه ابن حجر في «فتح الباري» (١٠/ ٢٨٨)، والألباني في «الإرواء» (١٢٦٩

(٤) «اقتضاء الصراط المستقيم» لابن تيمية (١/ ٢٧٠

٥) أخرجه أبو داود في «الملاحم» باب الأمر والنهي (٤٣٤٥) من حديث العرس بن عميرة الكندي رضي الله عنه، وحسَّنه الألباني في «صحيح الجامع» (٦٨٩

٦) سبق تخريجه، انظر (الهامش ١

الجزائر: ٢١ رجب ١٤٣٤ﻫ

الموافق ﻟ: ٣١ ماي ٢٠١٣م

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 16:15
Qu'est-ce qui est meilleur que le degré du jeûne, de la prière et de l'aumône ?

ERYZR

D'après Abou Darda (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit :

 

"«Ne vais-je pas vous informer de ce qui est meilleur que le degré du jeûne, de la prière et de l'aumône ?».

 

Ils ont dit: «Certes».

 

Le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit:

 

«Réconcilier entre les gens car certes la discorde entre les gens est celle qui rase.

Je ne dis pas qu'elle rase les cheveux mais elle rase la religion»."

(Rapporté par Abou Daoud et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°2814)

       

عن أبي الدرداء رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

 ألا أخبركم بأفضل من درجة الصيام والصلاة والصدقة ؟

قالوا : بلى

قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إصلاح ذات البين فإن فساد ذات البين هي الحالقة هي الحالقة لا أقول تحلق الشعر ولكن تحلق الدين 

(رواه أبو داود و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٢٨١٤)

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 17:36
«Considérez les gens selon leurs amis, car certes l’homme ne se lie d’amitié qu’avec quelqu’un qu’il apprécie» (vidéo)

Parmi les paroles d’Ibn Mas’oud, qu’Allah l’agrée, qu’il a adressée à ses compagnons :

 

«Considérez les gens selon leurs amis, car certes l’homme ne se lie d’amitié qu’avec quelqu’un qu’il apprécie.»

 

Et ceci est tiré de la parole du Prophète (صلى الله عليه و سلم), dans le hadith authentique rapporté dans les sounan :

 

«L’homme est sur la religion de son ami, que chacun d’entre vous regarde donc qui il prend pour ami.»

 

Ceci est vrai, comme l’a dit Ibn Mas’oud, l’homme ne se lie d’amitié qu’avec quelqu’un qu’il apprécie.

 

Il apprécie ses comportements, il apprécie sa mentalité, il apprécie ses pensées…

 

Ainsi, si tu vois quelqu’un se lier d’amitié avec un autre, c’est-à-dire qu’il le prend pour ami, il est attaché à lui et l’aime, alors considère le comme celui-ci.

 

En effet, les âmes sont des soldats regroupés, celles d’entre elles qui se connaissent sont en concordance, et celles qui s’ignorent sont en discordance.

 

Considérez- donc les gens selon leurs amis, et ceci prouve cela.

 

En ce qui concerne les œuvres, si tu vois quelqu’un dans la désobéissance et les grands péchés, et que tu vois quelqu’un le prendre pour ami et s’attacher à lui, alors considères-le comme celui-ci et crains pour lui qu’il soit comme son ami.

En effet, soit il n’a pas connaissance de ce que fait son ami, soit il en a connaissance et l’a agréé.

Et quiconque a connaissance qu’un péché est commis et l’a agrée, il est alors associé dans le péché à celui qui l’a commis.

 

En ce qui concerne la langue, si tu vois qu’untel est vulgaire et injurieux, médit et diffame beaucoup, et que tu vois qu’untel le fréquente beaucoup, ne s’oppose pas à lui, ne lui interdit pas cela et ne se sépare pas de lui, alors sache qu’il est comme lui, il a agréé ce qu’il fait.

 

En ce qui concerne la mentalité, les gens se rapprochent selon leur mentalité et leurs pensées.

 

Ainsi, si tu vois qu’une personne aime la science, si une personne le prend pour ami, tu sais alors que celui qui le prend pour ami aime la science aussi.

 

Tu sais que celui qui le prend pour ami aime la science, même s’il ne fait pas partie des gens de science.

 

Si tu vois quelqu’un prendre pour un ami une personne sur la Sunna, alors saches qu’il est sur la Sunna.

 

Car, comme l’a dit Ibn Mas’oud :

 

« Considérez les gens selon leurs amis ».

 

Si tu vois quelqu’un prendre pour ami les gens du athar, alors c’est qu’il aime le athar et ses gens.

 

Et si tu vois quelqu’un prendre pour ami les gens de la raison et s’attacher à eux, tu sais alors qu’il les aime et que leur jugement s’applique sur lui.

 

Quiconque aime la Sunna fréquente ses gens, et quiconque aime les innovations fréquente ses gens.

 

Et l’homme est sur la religion de son ami comme l’a dit le Prophète (صلى الله عليه و سلم).

 

Ceci est donc une recommandation, et après avoir tiré une leçon de cette recommandation, tu dois t’examiner.

 

L’objectif n’est pas que tu portes des jugements sur les gens, mais ceci est une parole bienveillante d’Ibn Mas’oud lorsqu’il a dit :

 

« Considérez les gens selon leurs amis ».

 

Toutefois, si tu veux considérez les gens, tu devras impérativement te considérer toi-même avant de considérer les gens.

 

Ainsi, comme il y a des gens qui n’aiment pas que le conseil et la recommandation leur soient adressés directement, Ibn Mas’oud, qu’Allah l’agrée, les a donc placés en tant que juges sur les autres, et s’ils méditent ils verront qu’ils doivent également se juger eux-mêmes.

 

Considères-toi donc selon tes amis, car certes l’homme ne se lie d’amitié qu’avec quelqu’un qu’il apprécie.

 

Si c’est ainsi, médite sur toi-même et sur ceux que tu fréquentes. Fréquentes-tu les gens de l’obéissance ou les gens des péchés ?

 

Si tu vois quelqu’un fréquenter les gens désobéissants, même s’il parait être quelqu’un d’obéissant, en général, c’est que son âme, dans son for intérieur, le pousse à la désobéissance même si ce n’est qu’en secret.

 

Et si tu vois quelqu’un fréquenter les gens de science, tu verras que son âme le pousse à la science même si ce n’est pas un étudiant.

 

Si tu vois que tu fréquentes les gens de la Sunna, cela veut donc dire que ton cœur aime la Sunna.

 

Et si tu vois que tu fréquentes les gens de l’innovation, les médisants, les calomniateurs et les diffamateurs, saches donc que l’homme est sur la religion de son ami.

 

Commence-donc par te réformer toi-même.

 

Cette parole d’Ibn Mas’oud s’applique sur toi-même et sur autrui.

 

Ceci est donc une recommandation éducative, générale et moralisante.

 

Chacun doit ainsi faire un examen de conscience.

 

Et Allah (سبحانه و تعالى) nous a informés de la parole que diront certaines personnes au jour de la résurrection :

 

يَا وَيْلَتَىٰ لَيْتَنِي لَمْ أَتَّخِذْ فُلَانًا خَلِيلًا لَّقَدْ أَضَلَّنِي عَنِ الذِّكْرِ بَعْدَ إِذْ جَاءَنِي وَكَانَ الشَّيْطَانُ لِلْإِنسَانِ خَذُولًا

 

« Malheur à moi ! Hélas ! Si seulement je n’avais pas pris untel pour ami ! Il m’a en effet égaré loin du rappel [Le Coran], après qu’il me soit parvenu. Et le diable déserte l’homme (après l’avoir tenté). » [Al-Fourqane, versets 28-29].

 

Traduit par daralhadith-sh.com

 

 

Cheikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli Ash-Cheikh - الشيخ صالح بن عبد العزيز بن إبراهيم آل الشيخ

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 17:56
Rendre le «salam» aux messages écrits par le biais d’internet ou à travers les SMS (audio)

 

Question :

 

Est-il obligé de rendre le salam aux messages écrits par le biais d’internet ou à travers les messages téléphoniques (SMS) ?

 

Réponse :

 

C’est-à-dire est ce qu’il (le message) est adressé à un public en général ?

 

Cette question est inévitable.

 

Ou est-ce qu’il est adressé pour celui à qui il est envoyé ? 

 

-S’il est expédié à une personne en particulier, alors deux cas se présentent :

 

Premièrement : si l’expéditeur commence par le salam, alors là, il est obligatoire au destinataire de rendre le salam

 

Deuxième cas : si l’expéditeur ne commence pas par le salam, il envoie le message de façon normale sans commencer par le salam, alors ici le destinataire a le choix, s’il veut, il commence lui-même par le salam et c’est meilleur, et s’il veut il le délaisse. 

 

-Et si le message est adressé à un public en général, alors l’affaire est large. 

 

Mais quiconque rend le salam, nous espérons qu’il aura profité de la sunna in châ’allâh ta3âla.

 

Traduction Oum Oumayr

 

هل يجب رد السلام على الرسائل المكتوبة عبر الإنترنت أو من خلال رسائل الهواتف؟

يعني هل هذه موجهة للعموم؟  هذا لابد منه هذا السؤال

أم موجهة لمن أرسلت إليه؟

فإن كانت موجهة إلى شخص معين فلها حالتان

إحداهما: أن يبدأ المرسِل بالسلام، فهنا يجب على المرسَل إليه رد السلام

الحالة الثانية: ألا يبدأ المرسِل بالسلام، يرسل الرسالة عادية غير مبدوأة بالسلام، فهنا المرسَل إليه مخير إن شاء بدأ بالسلام وهو الأولى والأفضل، وإن شاء تركه.نعم

 أما إذا كانت الرسائل للعامة: فالأمر فيه سعة

لكن من رد السلام فنرجو أنه أصاب السنة إن شاء الله تعالى.نعم

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - للشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 23:52
Se défendre contre un gouverneur injuste ?

Question :

 

Comment peut-on réunir (la compréhension) du hadîth :

 

« celui qui meurt en défendant ses biens est un martyr »

 

et du hadîth :

 

« écoute et obéit, même s'il frappe ton dos et prend tes biens » ?

 

Réponse :

 

Ceci (« écoute et obéit, même s'il frappe ton dos et prend tes biens ») concerne la relation avec les détenteurs du pouvoir.

 

-Quant à la défense de ses propres biens, cela doit être mis en pratique avec autre que les détenteurs du pouvoir.

Si une personne injuste, un voleur, un bandit ou un brigand veut te dépouiller de tes biens, alors défends-toi, et si tu te fais tuer alors tu seras martyr.

 

-Quant au gouverneur, ne te défends pas s'il s'empare de tes biens.

Patiente la dessus en repoussant le plus grand des deux maux.

 

Il y a donc une distinction à faire entre le gouverneur et un individu quelconque.

 

Explication du hadith « nous étions dans la période anté-islamique » de shaykh Sâlih Al Fawzân

copié de lamektaba.over-blog.com

 

كيف يجمع بين حديث : ( من قتل دون ماله فهو شهيد ) وحديث : ( اسمع وأطع وإن ضرب ظهرك وأخذ مالك) ؟

س : أحسن الله إليكم ؛ يقول السائل : فضيلة الشيخ : كيف يجمع بين حديث : ( من قتل دون ماله فهو شهيد ) وحديث : (اسمع وأطع وإن ضرب ظهرك وأخذ مالك فاسمع وأطع )؟

ج(اسمع وأطع وإن أخذ مالك وضرب ظهرك ) .هذا في ولي الأمر، أما المدافعة عن المال فهذا مع غير ولي الأمر

لو جاء ظالم ، أو سارق ، أو لص ، أو قاطع طريق يريد أخذ مالك ، فإنك تدافع دونه ولو قتلت ، فإن قتلت فأنت شهيد ، أما ولي الأمرفلا تدافع ، لو أخذ مالك لا تدافعه ؛ بل اصبر على ذلك دفعا لأعظم الضررين ، فرق بين ولي الأمر وبين آحاد الناس ، الظلمة من آحاد الناس

المصدر : كتاب : شرح حديث (إنا كنا في جاهلية ) للشيخ صالح الفوزان - حفظه الله تعالى -م: سحاب

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 20:20
Le «Salam» en se quittant (vidéo)

Cheikh :

 

Et n'oublie pas de me saluer, allô, allô...

 

N'oublie pas de me saluer, de me passer le salam en me quittant, car ceci est une habitude chez vous qui n'est pas bonne.

 

Interlocuteur :

 

Nous avons pour habitude que si une autre personne veut poser une question, moi j'étais sûr qu'un frère allait vous parler...

 

Cheikh :

 

Que ce soit une habitude chez vous non mais que ce soit une habitude chez toi peut-être le pays d'Arabie Saoudite ne connait pas le fait de se quitter en disant : "As-salam aleykoum wa rahmatoullahi".

 

Interlocuteur :

 

J'étais sûr qu'il y allait avoir une question qu'un frère allez vous poser.

 

Cheikh :

 

Moi je ne parle pas de toi je parle de ta nation ton peuple le Prophète a dit si l'un d'entre vous entre dans une assemblée qu'il passe le salam et s'il sort la quitte qu'il passe le salam car la première salutation n'a pas plus de droit que l'autre salutation

 

Interlocuteur :

 

J'ai une question dans ce cas.

 

Cheikh :

 

Pose là donc.

 

Interlocuteur :

 

Quelle est la preuve de ce Salam  en se quittant.

 

Cheikh :

 

Le Prophète a dit si l'un d'entre vous entre dans une assemblée qu'il passe le salam et s'il sort la quitte qu'il passe le salam car la première salutation n'a pas plus de droit que l'autre salutation

 

Ne fait-il pas partie de vos habitudes si 3 personnes marchent ensemble et que l'un part et laisse le groupe il ne dit pas "As-salam aleikoum" ceci n'est t'il pas une habitude chez vous ?

 

Interlocuteur :

 

Cela est présent chez certains jeunes de qui on demande la guidée.

 

Cheikh :

 

Ce que je viens de te dire moi je parle du peuple de la nation je ne parle pas de certaines personnes en particulier.

 

copié de sahihofislam

 

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 21:40
Comment comprendre le terme nassîha ?

Dans la langue arabe, les termes et mots ont des significations bien plus précises que ce que l’on peut penser.

 

Les mots ont des profondeurs et des sens parfois larges comme précis.

 

Et nous allons sur cela, expliquer brièvement le terme - Nassîha - qui peut être traduit par conseil sincère, recommandation, parfois même dévouement, sincérité...

 

Tout cela pour une approche plus précise du terme.

 

SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve) a expliqué dans son commentaire du hadîth :

 

« La religion c’est le conseil sincère [Nassîha] »

 

que le terme « an-Nassîha » - dans ce hadîth - provient du terme « an-Noush » [qui désigne la couture à l’aiguille].

 

Et que la base du terme « an-Noush » dans la langue arabe est expliquée à travers deux interprétations:

 

-Que « an-Nassîha » a pour sens le fait de purifier des défauts et de l’association. On dit que le miel est pur ou purifié quand il n’y a rien qui lui ressemble.

 

-L’explication de « an-Nassîha » est du fait de l’accouplement de deux choses lorsque celles-ci ne le sont pas suite à une séparation [division] entre les deux, on donne ceci qui liera cela, jusqu’à ce que l’accouplement de ces deux choses se fasse et qu’il y ait accord entre ces deux là.

 

Il a été aussi dit que cela est en référence à la couture – le tailleur [Nâssih].

 

Celui qui taille les extrémités des bords et les rassemble par la couture.

 

Et ce qui est connu dans le sens de ce hadîth, c’est la volonté du bien que l’on souhaite à celui que l’on conseille [1].

 

SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) explique sur un niveau linguistique de la parole « La religion c’est le conseil sincère » que : La religion (ad-Dîn) est un « Moubtada » [le nom qui commence la phrase] et « an-Nassîha » est un « Khabar » [l’information] et tout parmi le « Moubtada et Khabar » est déterminé [Ma’rifah].

 

Les savants linguistiques disent que quand le « Moubtada » est déterminé et que le « Khabar » est déterminé, cela empreinte aussi la voie de ce qu’il l’entoure [2].

 

Ibn Rajab al-Hanbalî (rahimahullâh) rapporte ainsi en guise d’explication du commentaire des savants sur le terme « an-Nassîha », les paroles de l’Imâm al-Khattâbî qui dit que : « an-Nassîha - est un terme global désignant la volonté de voir le bien sur celui que l’on conseille.

 

Que la base de « an-Noush » dans la langue arabe est la pureté et on dit : tu as purifié le miel (Nassahta al’-Assl) quand tu épures une chose de ses impuretés » [3].

 

L’Imâm an-Nawawî (rahimahullâh) ajoute les propos suivant de l’Imâm Abû Sulaymân al-Khattâbî (rahimahullâh):

 

«[an-Nassîha] est un terme court et abrégé qui n’a aucun terme de sens équivalent dans la langue arabe. Comme il n’y a pas dans la langue arabe un terme aussi large que « al-Falâh » pour désigner le bien de ce bas monde et de l’au-delà» [4].

 

[1] Charh al-Arba’în an-Nawawiyyah du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p. 120

[2] Charh al-Arba’în an-Nawawiyyah de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, p.135

[3] Djâmi’ ul-’Ouloûm wal-Hikam de Ibn Rajab al-Hanbalî, 1/229

[4] Charh an-Nawawî ’ala Sahîh Muslim, 1/292

 

copié de manhajulhaqq.com

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 04:49
Le hadith: «Ne sont acceptés ni le témoignage d’un traître...»

Question :

 

Je sollicite votre Eminence pour m'indiquer le degré d'authenticité de ce hadith rapporté d'après `A'îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle) qui a dit: Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :  

 

"Ne sont acceptés ni le témoignage d’un traitre, ni d’une traitresse, ni celui d’une personne portant de la haine à son frère"

 

Et nous sollicitons votre Eminence pour connaître le sens de "dhî Ghomr" (une personne portant de la haine à son frère), car Allah (Exalté Soit-Il) dit (traduction rapprochée):  

 

"Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas"

 

Réponse :

 

-Ce hadith a été rapporté selon plusieurs voies, dont celle de `A'îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle) d'après le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), dans les termes:  

 

"Ne sont acceptés ni le témoignage d’un traitre, ni d’une traitresse, ni celui d’une personne portant de la haine à son frère, ni celui qui est accusé de s’apparenter à une filiation autre que la sienne"

rapporté par At-Tirmidhî dans son (Al-Djâma` volume 2; page 48) At-Tirmidhî a dit:

"Je ne considère pas ce hadith comme authentique du point de vue de sa transmission".

Et il a été rapporté par Al-Bayhaqî dans (As-Sounan 'Al-Koubrâ; volume 10 page 155) et il a dit:

"Il est Da`îf (un hadith qui ne parvient pas à atteindre le statut de Hasan, en raison d'une faiblesse dans la chaîne de narration ou de l'un des narrateurs".

Et il a été rapporté par Ad-Dâraqotnî sous le numéro 529 et il en a dit: Da`îf; on ne peut l'évoquer comme argument.

 

-Ce hadith a été rapporté par `Amr ibn Chou`ayb d'après son père, d'après son grand-père, élevé dans les termes:  

 

"Ne sont acceptés ni le témoignage d’un traitre, ni d’une traitresse, ni celui d’une personne portant de la haine à son frère"

Rapporté par l'imam 'Ahmad dans (Al Mosnad; volume 2; page 204, numéros 225 et 226).

Et il a été rapporté par Abou Dâwoud dans ses (Sounan, sous les numéros 3600 et 3601).

Et il a été rapporté par Al-Bayhaqî dans (As-Sounan Al-koubrâ); volume 10, page 200.

Et par Ad-Darâqottnî, sous le numéro (528), et par Al-Hâfidh Ibn Hadjar dans (At-Talkhîss); volume 4; page 198; où il a dit: sa référence est solide.

 

Ainsi, par cette voie, le hadith est authentique et peut être évoqué comme preuve.

 

-Quant à l'expression : " dhî-ghomr - ذي غمر" (une personne portant de la haine à son frère), citée dans le hadith: il a été écrit dans (Al-fath Ar-Rabbânî; volume 5, page 220): (et Cette Parole:  "ni celui d’une personne portant de la haine" l'expression, telle qu'elle est vocalisée en arabe, signifie: rancœur et rancune.

 

Al-Khattâbî a dit:

 

"C'est celui qui entretient une rancœur évidente à l'égard d'un autre".

 

-Quant à la trahison, concernée par le hadith, elle n'est pas spécifique ici à tromper la confiance d'autrui; elle est générale et inclut tout acte à l'encontre des prescriptions d'Allah et de Son Prophète (Salla Alla `Alaihi Wa Sallam), ou portant transgression des lois d'Allah et de Son Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam).

 

Une telle personne ne pourra remplir le rôle de témoin légal, et son témoignage est irrecevable, suivant cette parole d'Allah (l'Exalté) (traduction rapprochée) :

 

"Ô vous qui croyez! Ne trahissez pas Allah et le Messager. Ne trahissez pas sciemment la confiance qu’on a placée en vous?"

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La Fatwa numéro ( 19265 )
(Numéro de la partie: 3, Numéro de la page: 234-235)
Traduit par alifta.net

 

حديث لا تقبل شهادة الخائن ولا الخائنة ولا ذي غمر
س: أصحاب الفضيلة أرجو إجابتي عن صحة الحديث المروي عن عائشة رضي الله عنها قالت: قال النبي صلى الله عليه وسلم:  لا تقبل شهادة الخائن ولا الخائنة ولا ذي غِمْر
والسؤال: تفسير كلمة ذي غِمْر. وقد لجأنا إليكم؛ لقوله تعالى:  فَاسْأَلُوا أَهْلَ الذِّكْرِ إِنْ كُنْتُمْ لاَ تَعْلَمُونَ
ج: الحديث المذكور روي من عدة طرق، منها: ما روته عائشة رضي الله عنها، عن النبي صلى الله عليه وسلم بلفظ:  لا تجوز شهادة خائن ولا خائنة ولا ذي غمر على أخيه، ولا ظنين في قرابة ولا ولاء  أخرجه الترمذي في ( جامعه ج 2 ص 48 ) وقال الترمذي : ( لا يصح
عندي من قبل إسناده ). وأخرجه البيهقي في ( السنن الكبرى ج 10 ص 155 ) وقال: هذا ضعيف. وأخرجه الدارقطني ( 529 ) وقال: ضعيف لا يحتج به
وقد ورد هذا الحديث عن عمرو بن شعيب عن أبيه عن جده مرفوعًا بلفظ:  لا تجوز شهادة خائن ولا خائنة، ولا ذي غمر على أخيه  أخرجه الإمام أحمد في ( المسند ج 2 ص 204، 225- 226 ). وأخرجه أبو داود في ( سننه، برقم 3600، 3601 ). وأخرجه البيهقي في ( السنن الكبرى ج 10 ص 200 ). والدارقطني ( 528 ). وقال الحافظ ابن حجر في ( التلخيص ج 4 ص 198 ): وسنده قوي، وعلى ذلك فالحديث من هذا الطريق صحيح ويحتج به
ومعنى كلمة  ذي غمر  الواردة في الحديث: جاء في ( الفتح الرباني ج 5 ص 220 ): ( وقوله:  ولا ذي غمر  بكسر الغين المعجمة وسكون الميم بعدها راء مهملة: أي: حقد وضغن. قال الخطابي : هو الذي بينه وبين المشهود عليه عداوة ظاهرة
أما الخيانة في الحديث فلا تختص بخيانة أمانات الناس، بل ذلك عام في كل من ترك شيئًا مما أمر الله به عباده ورسوله صلى الله عليه وسلم، أو ارتكب ما نهى الله عنه ورسوله صلى الله عليه وسلم، فلا يكون عدلاً ولا تجوز شهادته؛ لقول الله تعالى
 يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَخُونُوا اللَّهَ وَالرَّسُولَ وَتَخُونُوا أَمَانَاتِكُمْ وَأَنْتُمْ تَعْلَمُونَ
وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم
الفتوى رقم - 19265
(الجزء رقم : 3، الصفحة رقم: 235 -234)
 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 19:00
Les associations, entre règle de base et exception (vidéo)

 

Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 22:55
Serrer la main avec les deux mains ? (audio)

 

Question :

 

(Il interroge sur) se serrer la main avec les deux mains ?

 

Réponse :

 

Serrer la main avec les deux mains, je n'y connais pas de preuve.

 

Serrer la main doit se faire avec la main droite, le musulman serre la main à son frère avec sa main droite, et il ne la retire pas jusqu'à ce que l'autre la retire, comme nous l'avons vu dans le hadith hier (Voir le hadith). 

 

Traduit par forum.daralhadith-sh.com

 

Cheikh Salih Ibn Sa'ad As-Souhaimy - الشيخ صالح بن سعد السحيمي

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