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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 22:48
Certes les croyants sont des frères (audio-vidéo)

Nous prenons par exemple le mot «croyant».

 

Si quelqu'un vient et nous dit (traduction rapprochée) : «certes les croyants sont des frères».

 

En se basant sur cela, sur cette règle, ce que est voulu en disant le «musulman», c'est le musulman qui a une vraie foi complète.

 

Donc la personne n'est pas croyante s'il n'y a pas de fraternité entre lui et ses frères.

 

Car Allâh, exalté soit-Il dit (traduction rapprochée) :

 

«Certes les croyants sont des frères.»

 

S'il n'y a pas d'alliance et de désaveu, s'il n'y a pas d'alliance entre lui et ses frères, je veux dire par «alliance» : Qu'il les aime, qu'il prenne soin de cette fraternité, s'il n'y a absolument rien de tout cela, il n'y a pas de foi chez eux.

 

Nous disons donc, ta parole dans le contexte de ce verset, son sens est correct.

 

Car l'expression «croyants» fait partie des noms dont le sens général voulu est le vrai croyant d'une foi complète.
 

 

Dans le sens où ce mot vient dans une phrase précédée de «innama», qui indique la restriction, le «vrai» musulman, celui dont la foi est affirmée, est celui qui a de la fraternité entre lui et ses frères.

 

(traduction rapprochée) :

 

«Certes les musulmans sont des frères.»

 

Donc, celui qui n'a pas de fraternité avec ses frères n'est pas croyant.

 

Le sens de cela est correct.

 

Cependant, nous disons qu'il nous est parvenu des preuves montrant que le croyant peut avoir des manquements avec ses frères.

 

Il peut ne pas prendre soin de cette fraternité.

 

La législation religieuse n'a pas nommée le voleur, n'a pas non plus nommée le coupeur de chemin et n'a pas jugée les gens de la désobéissance dans leur aversion envers leur frères, tous ceux là n'ont pas été nommés mécréants d'une mécréance qui sort de l'Islam.

 

Ces preuves nous montrent que le sens voulu par «les croyants» dans le verset (traduction rapprochée) : «Certes les croyants sont des frères», le sens est croyant d'une foi complète.

 

Celui qui a une défaillance dans sa fraternité entre lui et ses frères, celui-là est croyant d'une foi faible.

 

Traduit par Abou Jabir

Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Mohammad Ibn 'Omar Ibn Sâlim Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر بن سالم بازمول

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 06:23
Le musulman est celui dont les musulmans sont en sécurité de sa main et de sa langue (vidéo)

D'après Fadala Ibn Oubeid (qu'Allah l'agrée), le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit lors du pèlerinage d'adieux:

 

« Ne vais-je pas vous informer concernant le croyant?

Il s'agit de celui qui préserve les gens dans leurs argents et dans leurs personnes, le musulman est celui qui préserve les gens de sa langue et de sa main, le moujahid est celui qui combat son âme dans l'obéissance d'Allah et le mouhajir est celui qui délaisse les fautes et les péchés ».

(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Silsila Sahiha n°549)

 

عن فضالة بن عبيد رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم في حجة الوداع

ألا أخبركم بالمؤمنين ؟

من أمنه الناس على أموالهم و أنفسهم ، و المسلم من سلم الناس من لسانه و يده ، و المجاهد من جاهد نفسه في طاعة الله ، و المهاجر من هجر الخطايا و الذنوب 

(رواه أحمد و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٥٤٩)

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L'érudit ibn Hajar -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit dans son explication du sahih Boukhârî à propos du hadith:

 

"le musulman est celui dont les musulmans sont en sécurité de sa main et de sa langue"

 

 

Ici, il (le prophète صلى الله عليه و سلم) a dit "la langue" et il n'a pas dit "la parole", il n'a pas dit "le musulman est celui dont les musulmans sont en sécurité de sa parole" mais il a dit "de sa langue".

 

L'érudit ibn Hajar a dit que le fait d'avoir mentionné la langue contient un bénéfice qui ne se trouve pas dans la mention de la parole.

 

Et ceci car la personne peut sortir sa langue pour se moquer, il ne parle pas mais il sort sa langue pour se moquer.

 

Ceci est un acte, ce n'est pas une parole.

 

Mais si le hadith était venu ainsi: "le musulman est celui dont les musulmans sont en sécurité de sa parole", nous n'aurions pas compris ce sens, et ce sens ne serait pas inclue dans ce mot.

 

Mais puisqu'il a été mentionné "la langue", cela inclue la parole et cela inclue l'acte, l'acte de la langue, dans le fait de la sortir pour se moquer.

 

La mention de la langue contient ce bénéfice qui ne se trouverait pas dans la mention de la parole, si c'est la mention de la parole qui avait été rapporté (dans le hadith).

 

Si c'est la mention de la parole qui avait été rapporté (dans le hadith), nous n'aurions pas eu ce bénéfice.

 

De même pour la mention de la main.

 

La main peut toucher directement: comme frapper par exemple.

 

Et la personne peut être en sécurité de la main de certaines personnes, ceux qu'il n'a pas atteint, ceux qui l'ont précédé (dans le temps), ils ne sont pas de son époque pour qu'il puisse leur faire du mal en les frappant.

 

Mais il peut faire du mal à ceux de son époque.

 

Mais il peut atteindre les (générations) précédentes et ceux qui sont mort des centaines d'années avant lui, il peut les atteindre avec sa main, et ceci en écrivant de mauvaises choses sur eux.

 

Il écrit de mauvaises choses sur les gens passés, comme par exemple sur les compagnons du messager d'Allah صلى الله عليه وسلم.

 

Il y a des siècles qui sont passés, une personne vient et écrit contre eux, cela contient un mal.

 

Et on dira (dans ce cas) que ceux qui l'ont précédé n'ont pas été en sécurité de sa main.

 

Et si ceux qui ne sont pas de son époque n'ont pas subi de frappe de sa part, mais ils ont subi du mal de sa part à travers l'écriture.

 

Et son écriture reste, et dans cela il y a un péché, et ainsi il a commis un péché en leur faisant du mal à ceux qui l'ont précédé.

 

copié de sahihofislam

 

 

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 06:21
Remets-toi en question et cesse de penser que les conseils ne sont destinés qu’aux autres ! (audio)

Question :

 

Noble Cheikh, qu’Allâh vous accorde la réussite.

 

Certains étudiants en science, lorsqu'ils écoutent les orientations et les conseils des savants pour les étudiants en science, ils pensent que c'est autrui qui est visé.

 

Ils ne font donc pas leur examen de conscience et ne se remettent pas en question afin de corriger leurs intentions.

 

Avez-vous un conseil à donner à ce sujet ?

 

Réponse :

 

Oui, c'est ainsi et il est possible que nous soyons tous ainsi.

 

Lorsque nous entendons la promesse et la menace, nous entendons seulement la menace et la mise en garde, nous disons que cela est destiné à autrui.

 

Nous n’avons pas conscience que cela nous est destiné.

 

Nous disons : «Ceci est pour autrui, ceci est pour les négligents, pour les paresseux...»

 

Très bien, et toi ?

 

N'es-tu pas négligent ?

 

N'es-tu pas paresseux ?

 

N'as-tu pas de manquement ?!

 

Ils l’interprètent pour autrui et ceci est le problème. 

 

Lorsque nous entendons les menaces envers les mécréants, les désobéissants et les hypocrites dans le Coran nous l’interprétons pour autrui, sans prêter attention au fait que cela nous est adressé.

 

Cela nous est adressé à nous.

 

En effet, ceux-là sont partis rencontrer leur Seigneur.

 

Mais toi tu lis le Coran qui est une preuve contre toi et il t'est adressé. 

 

Publié par sounnah-video.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 18:08
Parler sur les gouverneurs est une sorte de révolte contre eux ! (audio)

 

Question : 

 

Est-ce que parler sur le gouverneur, le critiquer et monter les gens contre lui est considéré comme une révolte contre lui ?

 

Ou bien la révolte n’a lieu que par la main ?

 

Réponse :

 

Non, la révolte contre eux englobe la croyance, si l’homme a la conviction dans son cœur qu’il n’est pas obligatoire d’obéir aux gouverneurs des musulmans, ceci est une révolte, celui-ci se révolte par son idéologie et son cœur.

 

S’il parle, il se révolte par sa parole et s’il agit, il se révolte par ses actes.

 

La révolte est donc de plusieurs sortes.

 

Il y a :

 

-la révolte idéologique, c’est ce qui se trouve dans les idéologies,

 

-la révolte par les paroles, qui est le fait de parler sur les gouverneurs des musulmans, de les critiquer et de dévoiler leurs défauts devant les gens. Ceci est une révolte par la parole.

 

-la révolte par les actes qui est de porter les armes, les combattre, etc.

 

Traduit et publié par an-nassiha.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Publié par 3ilm char3i-La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 18:04
Aime aussi le bien pour ton prochain

La concrétisation de cette chose (c'est à dire, aimer aussi pour les autres ce qu'on aime pour soi-même) demande un grand effort personnel jusqu'à ce qu'il n'y est plus de jalousie ainsi que ce qui fait fossé entre eux et l'amour religieux pour ses frères croyants.

 

Toi tu aimes pour toi le bien et tu détestes que le mal te parvienne...

 

Il t'est donc obligatoire d'aimer pour tes frères que le bien leurs parvienne et que le mal ne leurs parvienne pas !

 

Tu dois faire un combat sur toi pour parfaire ta foi et celui qui ne le fait pas ne fait pas partie de ceux qui ont la foi complète (el imane moutlaq) !

 

Pour cela, sans aucunes différence pour le proche ou l'éloigné, tu dois aimer pour ton frère croyant ce que tu aimes pour toi-même parmi les biens d'ici-bas et de l'au-delà, et détester qu'un mal leur parvienne tout comme tu déteste qu'un mal te touche toi ainsi que te proches ! 

 

Si tu mets cela en pratique et que ca se concrétise tu te dois de louer Allah تبارك وتعالى, Celui qui a rectifié ton cœur et ton état, car cela demande un combat personnel pour que tu puisses parvenir à se jugement religieux.

 

source : "charh el lou'lou' wa l-marjane" cours 3

Traduction Mounir abou ismael.

 

تحقيق هذا الأمر يحتاج إلى مجاهدة النفوس حتى تسلم من الحسد

هذا كلام الشيخ زيد رحمه الله تعالى رحمة واسعة

تحقيق هذا الأمر يحتاج إلى مجاهدة النفوس حتى تسلم من الحسد، ومما يحول بينهم وبين المحبة الشرعية لإخوانهم المؤمنين، فأنت تحب لنفسك الخير بحذافيره وتكره أن يصل الشر إليك، فوجب عليك أن تحب لإخوانك وصول الخير إليهم وأن تكره أن يصل الشر إليهم، وتجاهد نفسك على ذلك حتى تظفر بكمال الإيمان ومن لم يفعل ذلك من المسلمين فليس من أهل الإيمان الكامل الذي هو الإيمان المطلق

لذا بدون تفرقة بين القريب والبعيد تحب لإخوانك المؤمنين ما تحبه لنفسك من خيري الدنيا والآخرة، وتكره أن يصل الشر إليهم كما تكره أن يصل الشر إليك وإلى ذويك، إذا فعلت ذلك وتحقق لك فاحمد الله تبارك وتعالى الذي أصلح قلبك وحالك ومآلك، يحتاج إلى جهاد النفس حتى تقتنع في هذا الحكم الشرعي

مستفاد من: شرح اللؤلؤ والمرجان - الدرس 03

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 10:18
Chaque fois qu'un serviteur visite son frère pour Allah

D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit:

 

« Lorsqu'un homme visite son frère malade ou lui rend une simple visite Allah dit:

 

"Tu as été bon, ta marche a été bonne et tu as préparé une demeure au paradis" ».

(Rapporté par Ibn Hibban et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°3474)

 

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

إذا عاد الرجل أخاه أو زاره قال الله تعالى طبت وطاب ممشاك وتبوأت منزلا في الجنة 

(رواه ابن حبان و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٣٤٧٤)

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D'après Anas (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit :

 

« Il n'y a pas un serviteur qui se rend auprès de son frère, le visitant pour Allah sans qu'il soit appelé depuis les cieux: "Tu as certes été bon et le paradis a été rendu bon pour toi"

 

et sans que Allah dise: "Mon serviteur a visité pour moi et c'est à moi qu'il incombe de lui donner l'hospitalité."

 

Et Allah n'est pas satisfait d'une autre récompense pour lui que le paradis ».

(Rapporté par Abou Ya'la et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°2579)

 

عن أنس رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم

ما من عبد أتى أخاه يزوره في الله إلا ناداه ملك من السماء أن طبت وطابت لك الجنة وإلا قال الله في ملكوت عرشه عبدي زار في وعلي قراه فلم يرض له بثواب دون الجنة

(رواه أبو يعلى و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٢٥٧٩)

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 16:43
Terre de mécréance (vidéo)

يَـٰعِبَادِىَ ٱلَّذِينَ ءَامَنُوٓاْ إِنَّ أَرۡضِى وَٲسِعَةٌ۬ فَإِيَّـٰىَ فَٱعۡبُدُونِ

 

« Ô Mes serviteurs qui avez cru ! Ma terre est bien vaste. Adorez-Moi donc ! » [Sourate Al-‘Ankabût, v. 56.]

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Cheikh :

 

Voici une ambiguité qui doit être mentionnée à cette occasion et c'est une shubbah trompeuse qui séduit beaucoup de jeunes.

 

Ils disent : "Yâ Cheikh, par Allah, nous avons ici, une liberté religieuse plus grande que dans nos pays."

 

Et ceci est vrai, dans un sens, mais moi, je les surprend par le biais d'une réalité qu'ils vivent, je leur dis : "Vous est-il possible d'élever vos voix pour l'appel à la prière ?"

 

Ils disent : "Non"

 

Je leur dit : "Où est la liberté que vous clamez ?"

 

Puis je leur rappelle le long terme :

 

Vous, d'après vos allégations, si vous avez fuit pour préserver votre religion, vers les pays de mécréance, vous est-il possible d'imaginer (concevoir) que vous serez en mesure d'instaurer un état islamique que vous soyez en Amérique ou en France, et ainsi de suite, seulement après des siècles et de longs siècles.

 

Laquelle de ces deux choses est la plus probable ?

 

Que vous retourniez dans vos pays (d'origine) et que vous vous entraidiez avec vos frères sur place (là-bas) pour concrétiser premièrement la sociétè islamique et le mode de vie islamique, d'où jaillit l'établissement d'un état islamique et le jugement à travers l'islam ou bien est-il plus probable là-bas (dans les pays de mécréants) ?

 

"Non, par Allah", ils me disent, "Dans les pays musulmans, cela est plus probable, car la modification de ces pays de mécréance, en une situation semblable à celle des pays muuslmans nécessite des siècles."

 

Par conséquent, vous vivez dans des illusions, vous dites : "Nous vivons dans une liberté supérieure à celle dans les pays musulmans"...

 

C'est une illusion et c'est un fantasme.

 

Oui, vous priez, oui, vous jeûnez et ainsi de suite, mais la majeure partie de vos prières et de votre jeûne n'est pas conforme à la législation (islamique).

 

Ensuite, mettons cela de côté, vous entendez, là-bas, des problèmes auxquels sont exposés les jeunes, au sujet (concernant) le fait qu'ils contractent le mariage avec certaines "femmes du livre" d'après leurs allégations, et ont ensuite des enfants, et les disputes, lorsque la femme demande le divorce, car ce n'est pas lui qui la divorce, ensuite son fils ou sa fille reste avec elle, et pas avec lui, etc... des problèmes au sujet desquels nous sommes toujours interrogés.

 

Ceci ne se produit pas dans les pays musulmans.

 

C'est pourquoi, la réalité sur laquelle il ne fait aucun doute, est qu'il n'est pas permis au musulman de vivre, de nos jours, en terre de mécréance;

 

Alors si il est exilé de sa terre dans laquelle il est né, il lui est permis de se diriger vers une autre terre parmi les terres d'islam.

 

Ceci est ce dont je me souviens ou bien ce que j'ai cru bon de rappeler, à l'occasion de l'examen de ce sujet.

 

Questionneur :

 

Ô Cheikh, au sujet de cette question, ils mentionnent quelque chose de proche de ce dont vous avez parlé, une ambiguité, c'est à dire que les pays sont au même niveau sur le plan de la perversion et de l'immoralité, qu'ils soient musulmans ou mécréants et que les règles islamiques ne sont pas appliquées.

 

Quel est votre opinion à ce sujet ?

 

Réponse :

 

Nous avons dit précédemment, en ce qui concerne la perversion et l'immoralité, il n'est pas permis de faire "ressembler" les pays musulmans avec de tels pays.

 

Mais aussi, concernant les règles (ahkaam), il est vrai que beaucoup de règles islamiques ont été annulées et abandonnées.

 

Cependant l'analogie est ici une analogie avec l'existence du facteur de distinction car les terres d'islam ne cessent d'appliquer un grand nombre de règles basées sur l'islam et tout du moins sur certaines écoles (madhâhib) islamiques, alors que là-bas (terre de mécréance) seule la loi forgée (qanoun) les régis tous.

 

Alors, c'est aussi une distorsion, ils veulent par cela justifier le fait qu'ils résident, en opposition avec la char3ia.

 

Ensuite je dis aussi, et comme il a été dit, "la parole est reliée, ensemble", Notre Seigneur dit dans le noble Qur'aan (traduction rapprochée) :

 

وَمَن يَتَوَلَّهُم مِّنكُمۡ فَإِنَّهُ ۥ مِنۡہُمۡ‌
 
" Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs." (Al Mâi'da verset 51)
 
 

Voyons, que pensez-vous, celui qui vit dans un pays de mécréance, a-t-il fait alliance avec ce pays ou a-t-il montré de l'intimité envers lui ?

 

 

Je veux entendre la réponse du Docteur, afin d'alléger l'atmosphère.

 

 

Oui, n'importe quel musulman qui voyage vers un pays de mécréance s' est allié à ce pays et ses dirigeants ou bien leur a-t-il montré de l'intimité ?

 

 

Docteur :

 

 

Non,  il ne s' est pas allié,  c'est à dire,  au pays, ses dirigeants, son gouvernement, il ne s' est pas allié à eux.

 

 

Cheikh :

 

 

Il ne s' est pas allié, montre-t-il de l'intimité contre eux ?

 

 

Docteur :

 

 

Il y a de l'aversion, il ne montre pas d'hostilité, si il montre de l'intimité, mais il ne commet pas d'acte dans l'intimité, mais il ressent de l'aversion envers eux.

 

 

Cheikh :

 

 

Il a de l'aversion ?

 

 

Docteur :

 

 

Oui

 

 

Cheikh :

 

 

Pourquoi y vit-il ?

 

 

Docteur :

 

 

En raison de ce besoin que tu as mentionné.

 

 

Cheikh :

 

 

Na3am, dans ce cas, nous disons en réponse pourquoi... (il y a une coupure dans la bande)

 

Docteur :

 

 

En raison de la nécessité d'y résider.

 

 

Cheikh :

 

 

Toutefois,  la nécessité doit être prouvée.

 

 

Docteur :

 

 

Non, non, en rapport avec ce que tu as mentionné, toi seulement.

 

 

La réponse à ta question : Est ce que le musulman qui réside dans les pays mécréants s' est allié à eux ou s' en désavoue ?

 

 

Si tu considères le simple fait d'y résider comme de l'alliance, c'est une autre affaire.

 
Mais si tu m'interroges sur l'alliance du coeur...

 

Non, le musulman n'est pas leur allié, c'est à dire, qu'il ne les aime pas, pardon, il a de l'aversion pour leur situation (manières).
 
 

Cheikh :

 

 

Excuse-moi, l'alliance (al-muwaalah) est d'après toi seulement dans le coeur ou à l'extérieur aussi ?

 

 

Docteur :

 

 

Dans le coeur et à l'extérieur.

 

 

Cheikh :

 

 

Alors tu l'as particularise, tu as dit dans le coeur.

 

 

Docteur :

 

 

Il n'est pas allié à eux, il n'agréé pas ce sur quoi ils sont, il désapprouve cela, il appelle à l'opposé de cela.

 

 

Il ne l'applique pas à lui même.

 

 

C'est-à-dire que l'alliance n'est pas matérialisée.

 

 

Je ne la vois pas matérialisée.

 

 

Même le fait de rester avec eux est interdit, ceci est un point.

 

 

Mais qu'il soit leur allié, il ne m'apparaît pas qu'il le soit.

 

 

Il se peut qu'il réside au sein d'un peuple, alors qu'il est opposé à eux (désavoue) ce sur quoi ils sont.

 
Cheikh :
 
Tayyib.
 
Il ne les aide pas, Ô professeur ?
 
 

Docteur :

 

 

Si ils s'entraident, de manière générale dans la vie d'ici.

 

 

Cela fait partie des alliances.

 

 

Cheikh :

 

 

N'est-il pas régit par leur qawânîn (قوانين - règlements) ?

 

 

Docteur :

 

 

Oui, il est gouverné par elles.

 

 

Cheikh :

 

 

D'accord.

 

 

Comment est-elle l'alliance, alors ?

 

 

L'alliance interdite est comment, alors ?

 

 

Docteur :

 

 

Ô Cheikh, même dans les pays musulmans nous jugeons par des lois forgées, non islamiques.

 

 

Cheikh :

 

 

Non,  excuses-moi, laisse-nous maintenant en finir avec là-bas, ensuite nous reviendrons vers les pays islamiques.

 

 

Docteur :

 

 

Il, tout d'abord, réside parmi meux et ils ont la capacité, par le pouvoir que leur confère la loi, de lui faire respecter la loi.

 

 

Il l'exécute, car il ne peut s'y soustraire.

 

 

Même certains se soustraient certaines choses, mais l'essentiel de cela est appliqué.

 

 

Toutefois, l'application des lois forgées (mécréantes) sur lui, car elle lui est imposée, est ce de la muwaalah (alliance) ?

 

 

Cette question s'applique aussi pour les pays musulmans.

 

 

Cheikh :

 

 

Non, non, cela ne s'applique pas, baaraka Llahu fika.

 

 

Cependant, je ne sais pas, si ce saut géographique, maintenant, du pays de mécréance vers le pays musulman...

 

 

Docteur :

 

 

Non, Ô Cheikh,  ce saut est en réponse à la question.

 

 

Est-ce que, simplement, le fait d'appliquer les lois sur lui, comme les lois s'appliquent sur lui, il se doit de les respecter, est-ce de l'alliance ?

 

 

La réponse est oui, leurs lois s'appliquent sur lui.

 

 

C'est la réponse à la question.

 

 

Est-ce de l'alliance ?

 

 

Tu as mentionné que c'est de l'alliance.

 

 

Donc je demande, si c'est de l'alliance, alors, nous tous, dans tous les pays musulmans, s'applique sur nous les lois non islamiques.

 

 

Cheikh :

 

 

Elles ne sont pas identiques, baaraka Llahu fiik.

 

 

Je vais te le dire maintenant, aussi longtemps que tu continueras à utiliser l'analogie, je vais te dire, il y a une très grande différence.

 

 

Le musulman doit impérativement avoir une résidence, un lieu de refuge, il s'y réfugie, il l'abrite.

 

 

Il doit obligatoirement avoir cela.

 

 

Cet abri doit impérativement avoir un pays.


Et ce pays, doit obligatoirement être un pays, je ne vais pas dire maintenant islamique, laissons le être plus précis qu'avant, ses habitants sont musulmans ou un autre pays, ses habitants sont mécréants.

 

 

Alors il a élu domicile dans le second pays est non dans le premier.

 

 

Et un autres a choisi de vivre dans le premier.

 

 

Sont-ils égaux ?

 

 

Docteur :

 

 

Non, ils ne sont pas égaux.

 

 

Cheikh :

 

 

Baaraka Llahu fik.

 

 

C'est ce que l'on pensait.

 

 

En raison de cela, ton analogie entre le pays mécréant le pays musulmans, ne tient pas debout.

 

 

Car le musulman doit impérativement avoir, comme je te l'ai dit précédemment, un lieu de refuge vers lequel il se dirige.

 

 

Par conséquent, son lieu de refuge et soit dans un pays musulman ou dans un pays mécréant.

 

 

Alors, lorsqu'il réside dans un pays musulman, nous disons qu'ici les choses vont dans son sens, celui-ci est contraint de se conformer à ce pays dans ses lois (ahkaam).

 

 

Sachant, comme je l'ai dit auparavant, qu'il y a une différence entre les lois appliquées dans les pays musulmans et celles appliquées dans les pays mécréants, ne serait-ce de 5 %, 10 %, de la moitié, ect... 

 
Mais, ce qui est important, c'est qu'il y a une différence.
 

 

Donc celui qui doit avoir un lieu de résidence et une résidence, est contraint de vivre à la lumière de ces lois.

 

 

Cependant, il y a une autre différence (distinction).

 

 

Maintenant, je vais te donner un exemple entre ce pays et l'autre pays.

 

 

En ce qui concerne l'assurance automobile.

 

 

Il y a, comme tu le sais, deux types d'assurance auto.

 

 

Il y a l'assurance obligatoire et l'assurance volontaire (qui découle du choix).

 

 

Bien...

 

 

Dans un certain pays, il est contraint de prendre les deux assurances, tandis que dans un autre, il est contraint de n'en prendre qu'une seule.

 

 

Les deux pays sont similaires en bien ou en mal, il n'y a aucune différence, pour se rapprocher du sujet.

 

 

Alors le mouslim a choisi le pays dans lequel les deux types d'assurance sont obligatoires, peut-on dire que celui-ci est comme le précédent ?

 

 

Docteur :

 

 

Non, il n'est pas comme le précédent.

 

 

Cheikh :

 
Non.
 
Par conséquent, baaraka Llahu fik, le muslim se doit de toujours prendre en compte le fait qu'il y a une différence...
 
 

Permets-moi de te citer un exemple, l'alliance (muwaalaah), il y a une différence dans cette dernière, l'alliance (muwaalaah), il en ressent obligatoirement, comme le muslim qui réside dans un pays muslim, et qui dépense énormément d'argent en impôts et taxes, celui-ci est excusé.

 

 

Où où va-t-il aller ?

 

 

Dans ce cas on ne va pas lui dire (traduction rapprochée) :

 
أَلَمۡ تَكُنۡ أَرۡضُ ٱللَّهِ وَٲسِعَةً۬ فَتُہَاجِرُواْ فِيہَا‌ۚ
 
 

"La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer?" (Sourate An-Nissa verset 96)

 

 

Alors que la personne qui juge par une loi forgée du début à la fin, alors il est mécréant.

 

 

Et tous les jours, cette loi, sans exagération, chaque article revu (arrangé) car elle provient de l'homme.

 

 

Ce n'est pas le cas, pour les lois dans les pays musulmans, quant à l'éloignement de l'islam.

 

 

Il y a des vices (défauts), que ce soit peu ou beaucoup.

 

 

Par conséquent, nous allons dans ton sens, le musulman en terre d'islam est allié (muwaaly), cependant, il ne peut faire autre chose en dehors de cela.

 

 

Cette alliance est visible et non dans le coeur.

 

 

Alors que là bas, elle est les deux, car il peut échapper à cela, en vivant dans un pays muslim, contraint à cette alliance corporelle et du coeur.

 

 

J'espère que ces questions seront prises en considération car la réalité nous aide à faire comprendre aux muslim les règles de la législation islamique et afin qu'ils reviennent à l'augmentation de la population de leur nation au sein de leur maison au lieu d'augmenter la masse des mécréants.

 

 

Je cite un exemple très simple, le musulman dans les pays musulmans, Allah est le plus Grand !

 

 

Puissiez vous vous souvenir avec moi du hadith dans les sunnan d'Abi Daoud et autres :

 

 

"Un homme est entré et dit "Assalam 3alaikoum"
le prophète صلى الله عليه وسلم dit : "10"
Un deuxième homme entra et dit : "Assalam 3alaikoum wa rahmatoullahi"
il صلى الله عليه وسلم dit : "20"
Et un troisième homme est entré et dit : "Assalam 3alaikoum wa rahmatoullahi wa baarakatouh"
Il صلى الله عليه وسلم dit : "30".
Ils dirent : "Ô messager d'Allah, untel est entré et ru as dit "10" et ainsi de suite. 
Le premier a dit : "Assalam 3alaikoum", alors 10 bonnes actions lui ont été enregistrées. 
Le second a ajouté : "wa rahmatoullahi", alors 20 bonnes actions lui ont été enregistrées. 
Et le troisième a ajouté "wa baarakatouh", 30."

 

 

Ces bonnes actions qu'acquiert le musulman sur les terres d'islam, les acquiert-il à ton avis là bas ?

 

 

Docteur :

 

 

Non.

 

 

Cheikh :

 

Cet exemple est très très petit mais je vais te citer un autre exemple et très petit.

 

Cet exemple diffère d'un pays musulman à l'autre, plutôt d'une localité musulmane dans un seul pays, d'une localité musulmane à l'autre, plutôt d'une maison à l'autre.

 

Y a t-il un rétrécissement plus grand que celui là ?

 

Y a t-il quelque chose de plus petit que cela ?
 
Y a t-il quelque chose de plus petit que cela ?
 

 

Il n'y en a pas.

 

 

Comment est cela ?

 

 

Un pays musulman, cependant, celui qui y vit, tu lui dit : " Assalam 3alaikoum"

 
Il te dit : "Marhabaa".

 

Où est (traduction rapprochée) :

 

وَإِذَا حُيِّيتُم بِتَحِيَّةٍ۬ فَحَيُّواْ بِأَحۡسَنَ مِنۡہَآ أَوۡ رُدُّوهَآ‌ۗ

 

"Si on vous fait une salutation, saluez d’une façon meilleure; ou bien rendez-la (simplement) (Sourate An-Nissa verset 86)
 
 

Il n'est pas éduqué de manière islamique.

 

Je me rapproche un peu de quelques petits exemples : "Assalam 3alaikoum","Wa 3alaikoum Salam".

 

Néanmoins, dans le plus petit exemple, il est entré et a dit : "Assalam 3alaikoum", il est sorti et a dit : "Assalam 3alaikoum", donc automatiquement, les bonnes actions lui sont enregistrées, les unes après les autres.

 

Allah sait mieux, en 24 h, quel est le total de ses bonnes actions.

 

Pourquoi ?

 

Car il vit dans un environnement muslim salafi.

 

Il connaît sa parole صلى الله عليه وسلم :

 

"Lorsque l'un de vous entre dans une assise, alors qu'il salue et lorsqu'il en sort, qu'il salue, car la première n'a pas plus de droits que la dernière. "

 

Ceci, et ce qui est en dehors de lui, parmi les nombreux exemples que nous t'avons apporté de la réalité que nous decrions.

 

Il t'est impossible de la voir dans les pays mécréants, jamais.

 

Et c'est la raison pour laquelle, nous demandons à Allah d'inspirer nos jeunes musulmans afin qu'ils retournent en terre d'islam et qu'ils apprennent les jugements du Qur'aan et de la sunnah du messager صلى الله عليه وسلم, selon la méthodologie des pieux prédécesseurs et qu'ils s' éduquent eux même ainsi que ceux qui leur sont proches sur cet islam pur.

 

Et puisse cela être suffisant in shaa'a Allah.

 

Et la louange est à Allah Le Seigneur des Univers.

 Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 20:52
La parole juste concernant les associations au Maroc (audio-vidéo)

 

Qu’Allah vous préserve !...

 

Le questionneur dit :

 

Notre Sheikh, qu’Allah soit bienfaisant envers vous!

 

Lorsque nous avons eu l’honneur de votre visite, dans notre pays, vous avez surement pu observer le bien auquel nous sommes parvenus [et ce,] par la grâce d’Allah – d'abord et avant tout – et ensuite par la permission qui nous a été délivré d’œuvrer par le biais d’associations qui ne sont, en réalité, que de l'encre sur du papier.

 

Et il va de soi, qu’au vu de notre situation, nous avons besoin de ce genre de moyens.

 

Malgré cela, il s’avère que certains [des plus récalcitrants] de nos frères continuent, après avoir observé ce qu’ils ont observé et après avoir [entendu] vos paroles - Qu’Allah vous préserve! – à embrouiller leurs frères et pour certains d’entre eux, ils en sont même arrivés jusqu’à taxer [les autres] d’innovateurs et les accuser de sectarisme.

 

Nous attendons de vote éminence une parole tranchante [entre le vrai et le faux] relative à ce sujet, de manière à ce que cela soit un conseil dirigé à nous tous.

 

La réponse du Sheikh qu’Allah le préserve :

 

Louange à Allah!

Que les éloges et le salut soient sur le Messager d’Allah ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.

Ceci dit :

 

Je dis : Ces paroles ne vous nuisent en rien et cela n’est pas nuisible pour mes frères et fils qui se chargent de ces maisons (ou écoles) – ces maisons dites : "Dâr Al-Hadîth" dont j’ai pu voir certaines d’entre elles, même si on les désigne de manière officielle par association – ce sont [en réalité] des écoles d’apprentissage et d’enseignement.

 

J’ai visité certaines d’entre elles et j’ai vu cela, je n’ai vu chez eux que l’enseignement du Coran et son apprentissage à la jeunesse, l’enseignement de la Sounna, de la croyance authentique et des Mutûn bénéfiques.

 

Si telle est la situation, alors cela n’est pas nuisible, les paroles ne nuiront pas et que la personne sache qu’elle ne peut échapper aux [feux] de la critique quand bien même elle essaye [de les éviter].

 

La personne n’échappe pas au contradicteur même [si pour cela] * elle tente de se réfugier au sommet de la montagne

 

Ceci ne t’est point nuisible, ô toi qui appelle [à la religion] d'Allah, toi qui te charge d’enseigner le bien aux gens, de le propager et d’appeler à ce bien.

 

Cela ne doit pas te perturber lorsque les gens parlent sur toi !

 

Qu’ils disent ce qu’ils les enchantent, si [toi] tu tends vers cet objectif qui est de propager le bien, alors tu es semblable à ce qui est dit [dans cette parole] : « Je veux qu’il vive alors que lui veut me tuer ».

 

Toi, tu les appelle à la vérité, au bien et à la guidée.

 

Ces gens-là [qui critiquent,] porteront avec eux le [fruit] de leur péché, détourne toi d'eux !

 

Ne fais pas attention à eux, Ô toi qui appelle [à la religion] d'Allah et Ô toi qui te charge de l’appel à Allah!

 

Ces gens-là ne peuvent de nuire et qu’ils disent ce qu’ils les enchantent, et en ce qui me concerne, [de ce que] j’ai pu observer de mes propres yeux dans un bon nombre de ces écoles, je dis [que] : celui qui propage des paroles contre ces maisons (ou écoles) que j’ai vu et qu’il les accuse de sectarisme est un ignorant de ce qu’est le sectarisme.

 

Il ne sait pas ce veut dire le sectarisme.

 

[Car] ce ne sont que des écoles qui transmettent un savoir aux gens ainsi qu’à la jeunesse et inculquent aux enfants [un enseignement].

 

J’ai vu cela de mes propres yeux et c’est ce que j’ai entendu de mes propres oreilles, j’ai pu observer et être présent [sur place] et voir, et comme il se dit : « Celui qui voit n’est pas comme celui qui a entendu».

 

Et comme a dit le Prophète (صلى الله عليه وسلم) :

 

« L’information n’est pas comme le fait de voir de ses yeux. ».

 

En ce qui me concerne, j’ai pu observer par moi-même et j’ai vu [de mes yeux], je dis donc : Cela ne peut vous causer de tord, ce que peuvent dire ces gens-là ne peut vous nuire, et nous demandons à Allah – Louange à Lui, Le Très haut – de guider l’égaré parmi les musulmans !

 

Ces écoles prennent soin des enfants des musulmans et de la jeunesse, on leur apprend le Coran, la Sounna, les Mutûn concernant la croyance, le hadit prophétique, les Mutûn de sciences bénéfiques en langue arabe ainsi que ce qu’elles renferment de ses bienséances et ce qui trait au Fiqh et ses bases... ; Ces gens-là ne cherchent en réalité qu’à couper la route aux gens et fermer la porte du bien – nous demandons à Allah la santé et la sécurité !

 

– Où voulez-vous que les enfants des musulmans aillent ?

 

Où voulez-vous qu’ils aillent ?

 

[Au beau milieu] de la mixité !!

 

Ou qu’ils demeurent dans leur illettrisme et leur ignorance, de sorte à ce qu’ils ne sachent rien de la religion d’Allah ?

 

Par Allah !

 

Ceci est déconcertant !

 

Quoiqu’il en soit : « La grande récompense » – Ô mes frères ! – « va de pair avec la grandeur de l'épreuve », comme l’a dit le Prophète (صلى الله عليه وسلم).

 

Et toutes les fois que l’état des choses empire, rappelez-vous – mes frères! – la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم) quand la persécution et les nuisances qu’il endurait s’intensifiaient, [il disait] :

 

« Qu’Allah fasse miséricorde à mon frère Moussa (Moïse), on lui infligea pire que cela et fit pourtant preuve de patience. »

 

et dans une autre version : « Certes, on lui infligea pire que cela et fit preuve de patience. ».

 

Saches donc, Ô toi, le prêcheur qui appelle [à la religion] d'Allah, que tu ne pourras jamais échapper aux [mauvaises] paroles comme nous l’avons dit [précédemment].

 

Cependant, qui dois-tu prendre pour exemple ?

 

Tu te dois de prendre pour exemple ceux qu’Allah t’a ordonné de prendre comme modèle et qui ne sont autre que les messagers (عليهم الصلاة والسلام), fais preuve de patience et d’endurance en recherchant la récompense [d’Allah] et :

 

«Qu’Allah guide par ta cause un seul homme est meilleur pour toi que de posséder des chamelles rousses.»

Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3701 et Mouslim dans son Sahih n°2406.

 

[Et comme il est dit dans le poème] :

 

Et endure avec patiente ce qui te touchera comme épreuve et nuisances en cela...

 

Tout cela [pour] la propagation de la science et sa transmission, ainsi que la patience dont il faut faire preuve face à la fatigue qui te saisira en accomplissant [cette tâche].

 

Et endure avec patiente ce qui te touchera comme épreuve et nuisances en cela...

 

Et tu trouveras dans les messagers un rappel, prend donc exemple sur eux

 

Et que par ta cause Allah guide un homme... Est préférable à des chamelles rousses

 

Notre devoir est donc de faire preuve de patience tout en espérant la récompense [d’Allah].

 

Allah – Exalté Soit-Il, Le Très haut – a dit en s’adressant à Son Messager (عليه الصلاة والسلام) (traduction rapprochée) :

 

« (Ô Muhammad !) Endure donc, comme ont enduré les messagers doués de fermeté; et ne te montre pas trop pressé de les voir subir [leur châtiment].» 

 

Et quand la persécution et les nuisances qu’il (عليه الصلاة والسلام) endurait s’intensifièrent, il se plia à cet ordre [divin] et dit :

 

« Qu’Allah fasse miséricorde à mon frère Moussa (Moïse), on lui infligea pire que cela et fit pourtant preuve de patience. », et on retrouve ce récit dans le recueil d’Al-Boukhari.

 

Il a donc patienté en se souvenant du préjudice qu’a subit cet illustre messager parmi les doués de fermeté, [se rappelant ainsi] le préjudice considérable qu’il a eu à endurer des juifs et avec cela, il fit pourtant preuve de patience.

 

Donc, faisons preuve de patience, et avec la volonté d’Allah – Pureté à Lui, Le Très haut – ces paroles-là ne seront d’aucune incidence et le préjudice reviendra sur celui qui est l’auteur de ces paroles.

 

Na’am.

 

traduit par markaz-al-forqane.be

 

القول الفصل في مسألة الجمعيات بالمغرب

حفظكم الله يقول السائل : شيخنا أحسن الله إليكم ، لمّا تشرفنا بزيارتكم لبلادنا  قد رأيتم الخير الذي تمكنا من الوصول إليه بفضل الله أولاً وآخراً، ثم بالترخيص لنا عن طريق الجمعيات والتي هي في حقيقة الأمر حِبرٌ على ورق ، وأننا في حالنا محتاجون لمثل هذه الوسائل، لكن قد بقي بعض إخواننا بعدما رأوا ما رأوا وبعد كلامكم حفظكم الله يُشوِّشون على إخوانهم، بل قد يصل الأمر ببعضهم إلى التبديع والرمي بالحزبية ، فنرجو من فضيلتكم قولاً فصلاً في الموضوع نصحاً لنا أجمعين

الشيخ : الحمد لله، والصلاة والسلام على رسول الله وعلى آله وصحبه أجمعين أما بعد؛ فأقول : لا يضركم هذا الكلام ، ولا يضر إخوتي وأبنائي القائمين على هذه الدور؛ دور الحديث التي رأيت بعضها ، وإن سمّاها في الرسمية بالجمعية ،لأنها هي دور للتحفيظ والتعليم ،وقد زرت بعضها ورأيت ذلك ، رأيت ما عند هؤلاء إلا تدريس القرآن وتحفيظ الناشئة القرآن، وتحفيظهم السنة، تحفيظهم العقيدة الصحيحة ، المتون النافعة ، إذا كان كذلك فهذا لا يضير ، فلا يضر الكلام، وليعلم الإنسان أنه لن يسلم من الكلام مهما حاول

ليس يخلو المرء من ضدٍ ولو ....... حاول العزلة في رأس الجبل

ما يضرك أيها الداعي إلى الله والقائم بتعليم الناس الخير، ونشر الخير، والدعوة إلى الخير، لا يضرك أن يتكلم الناس فيك ، فليقولوا ما قالوا ، إذا كنت ماشٍ في نشر الخير فأنت كما قيل

أريد حياته ويريد قتلي

فأنت تدعوهم إلى الحق وإلى الخير وإلى الهدى ، وهؤلاء سيبوؤون بالإثم ، وأعرض عنهم ، ولا تنظر إليهم أيها الداعية إلى الله وأيها القائم بالدعوة إلى الله ، لا يضرك هؤلاء وليقولوا ما قالوا ، وأنا قد رأيت ما رأيت في عدد من هذه الدور بعيني وأقول : إن الذي يُجري الكلام على هذه الدور التي رأيتها ويرميها بالحزبية هو جاهل بمعنى الحزبية ، لا يعرف معنى الحزبية، هذه مدارس تُعلِم الناس ، تُعلم الناشئة، تحفِّظ الأطفال ، رأيت ذلك بعيني وسمعت بأذني وشهدت وحضرت ورأيت ، وكما قيل

ما راءٍ كمن سمعا

وكما قال النبي صلى الله عليه وسلم : " ليس الخبر كالمعاينة " ، فأنا قد عاينت بنفسي ورأيت ، فـأقول : لا يضر أن يقول هؤلاء ما يقولون، لا يضرونكم، ونسأل الله سبحانه وتعالى أن يهدي ضال المسلمين ، فإن هذه الدور التي تعتني بأبناء المسلمين والناشئة فيُحفّظونهم القرآن، ويُحفّظونهم السنة، ويُحفّظونهم متون العقيدة ، ويحفّظونهم الحديث النبوي، ويُحفّظونهم المتون العلمية النافعة  باللغة العربية وآدابها ، ما يتعلق بالفقه وأصوله، هؤلاء يسعون في الحقيقة إلى قطع الطريق على الناس وإلى إغلاق باب الخير، نسأل الله العافية والسلامة، أين يريدون أن يذهب أبناء المسلمين ؟ أين يريدونهم أن يذهبوا ؟ الاختلاط!! ، أم أنهم يبقون على أميتهم وجهلهم ، لا يعرفون في دين الله شيئاً ، هذا والله عجب ، وعلى كل حال إن عِظَم الجزاء – معشر الإخوة – مع عِظَم البلاء ، كما يقول النبي صلى الله عليه وسلم ، وكلما اشتد الأمر تذكروا قول النبي صلى الله عليه وسلم معشر الإخوة حينما اشتد عليه الأذى قال " يرحم الله أخي موسى أوذي بأكثر من هذا فصبر " وفي لفظ " لقد أوذي بأكثر من هذا فصبر "، فاعلم أيها الداعية إلى الله أنك لن تسلم من الكلام كما قلنا ، ولكن عليك أن تقتدي بمن ؟ تقتدي بمن أمرك الله بالاقتداء بهم ، وهم الرسل عليهم الصلاة والسلام، واصبر واحتسب و " لأن يهدي الله بك رجلاً واحداَ خير لك من حُمًر النِّعَم

واصبر على لاحقٍ من فتنة وأذى فيه

لأنو في نشر العلم وتبليغه ، والصبر على المشقة التي تلحقك في ذلك

واصبر على لاحقٍ من فتنة وأذى فيه .... وفي الرسل ذكرى فاقتدي بهمِ

لواحدٌ بك يهديه الله يكن  .... خيرٌ من النَعَمِ

فالواجب علينا أن نصبر ونحتسب ، قال الله جل وعلا لرسوله عليه الصلاة والسلام " فاصبر كما صبر أولوا العزم من الرسل ولا تستعجل لهم " فلما اشتد عليه الأذى امتثل عليه الصلاة والسلام هذا الأمر وقال " يرحم الله أخي موسى لقد أوذي بأكثر من هذا فصبر  وهذا في البخاري ، فصبّر نفسه بأن تذكر أذية هذا الرسول العظيم من أولي العزم ، الأذية العظيمة التي لحقته من اليهود ، ومع ذلك صبر ف ــ الله ، فنحن نصبر ولا يضر بإذن الله تبارك وتعالى هذا الكلام ، وضرره عائدٌ إلى قائله ، نعم

تفريغ /عمر عاشور

5 ذو القعدة 1435 هـ

 

Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly - الشيخ محمد بن هادي المدخلي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 20:07
Le statut de celui qui instaure des lois autres que celles d'Allah (audio-vidéo)

Question :

 

Les gouverneurs qui jugent avec autre que ce qu’Allah a fait descendre sont-ils considérés mécréants ?

 

Et si nous disons qu’ils sont musulmans, que disons-nous de la parole d’Allah : 

 

وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ

 

« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, sont certes les mécréants » 

 

Réponse de Cheikh Abdel Aziz ibn Baz :

 

Ceux qui jugent avec autre que ce qu’Allah a fait descendre sont de plusieurs catégories.

 

Leur jugement diffère selon leur croyance et leurs œuvres.

 

Celui qui juge par autre que ce qu’Allah a fait descendre en voyant que cela est meilleur que la législation d’Allah est un mécréant à l’unanimité des musulmans. 

 

De la même manière, celui qui juge avec les lois forgées à la place de la législation d’Allah et qui voit que cela est permis, même s’il dit que juger avec la législation est meilleur, c’est un mécréant, car il a rendu licite ce qu’Allah a interdit. 

 

Quant à celui qui juge par autre que ce qu’Allah a fait descendre par suivi des passions, par corruption,  pour une animosité qu’il y a entre lui et entre celui qui est jugé ou pour une autre cause, tout en sachant qu’il désobéit à Allah en faisant cela et qu’il lui est obligatoire de juger avec la législation d’Allah, celui-ci est considéré parmi les désobéissants et les grands pécheurs et il a commis de la petite mécréance, de la petite injustice et de la petite perversion.

 

Comme cela a été rapporté d’ibn Abbas, qu'Allah l’agrée, et également de Tawouss et d’un groupe parmi les pieux prédécesseurs et c’est ce qui est connu chez les gens de science. 

 

Et Allah est le Garant de la réussite. 

 

حكم من يحكم بغير ما أنزل الله

هل يعتبر الحكام الذين يحكمون بغير ما أنزل الله كفارا وإذا قلنا إنهم مسلمون فماذا نقول عن قوله تعالى

 وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ - المائدة الآية 44

الحكام بغير ما أنزل الله أقسام، تختلف أحكامهم بحسب اعتقادهم وأعمالهم ، فمن حكم بغير ما أنزل الله يرى أن ذلك أحسن من شرع الله فهو كافر عند جميع المسلمين، وهكذا من يحكّم القوانين الوضعية بدلا من شرع الله ويرى أن ذلك جائز ، ولو قال: إن تحكيم الشريعة أفضل فهو كافر لكونه استحل ما حرم الله

أما من حكم بغير ما أنزل الله اتباعا للهوى أو لرشوة أو لعداوة بينه وبين المحكوم عليه أو لأسباب أخرى وهو يعلم أنه عاص لله بذلك وأن الواجب عليه تحكيم شرع الله فهذا يعتبر من أهل المعاصي والكبائر ويعتبر قد أتى كفرا أصغر وظلما أصغر وفسقا أصغر كما جاء هذا المعنى عن ابن عباس رضي الله عنهما وعن طاووس وجماعة من السلف الصالح وهو المعروف عند أهل العلم. والله ولي التوفيق

مجلة الدعوة العدد 963 في 5/2/1405هـ - مجموع فتاوى ومقالات متنوعة الجزء الرابع

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Question :

 

Le cheikh Mohamed ibn Ibrahim –qu’Allah lui fasse miséricorde- était-il d’avis que les gouverneurs étaient mécréants sans distinction ?

 

Réponse de Cheikh Abdel Aziz ibn Baz :

 

Il voyait la mécréance de celui qui rend licite le jugement par autre que ce qu’Allah a fait descendre, car par cela il devient mécréant.

 

Ceci est la parole de tous les gens de science.

 

Celui qui rend licite le jugement par autre ce qu’Allah a fait descendre mécroit. 

 

Mais celui qui fait cela par passion, ou pour d’autres causes, sans le rendre licite, alors ceci est de la petite mécréance.

 

Source : Majmou' fatawa Ibn Baz 28/271

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Cheikh Al Albani رحمه الله a dit dans « L’avertissement contre la fitna du takfir » concernant la parole d’Allah :

 

وَمَن لَّمْ يَحْكُم بِمَا أَنزَلَ اللّهُ فَأُوْلَـئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ

 

« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, sont certes les mécréants »

 

Qu’est-ce qui est voulu par la mécréance dans ce verset ?

 

Est-ce la sortie de la religion ou autre que cela ?

 

Je dis : Il est indispensable d’être précis dans la compréhension de ce verset.

 

Il est possible qu’il parle du koufr ‘amali (mécréance mineure) qui est la sortie par les œuvres de certaines règles de l’Islam.

 

Et nous sommes aidés  dans la compréhension de ce verset par le grand savant de la communauté, l’interprète du Coran, 'Abdullah ibn 'Abbas -qu'Allah l'agrée-.

 

Celui dont les musulmans sont unanimes, à part les groupes égarés, pour dire que c'est un imam unique dans l'explication du Coran. 

 

C'est comme s’il avait entendu à l'époque exactement ce que nous entendons aujourd'hui, c'est à dire qu'il y a des gens qui comprennent ce verset d'une compréhension formelle, sans détail.

 

Il a donc dit -qu'Allah l'agrée- :

 

« Ce n'est pas la mécréance que vous pensez, ce n'est pas la mécréance qui fait sortir de la religion, c'est de la mécréance mineure. » 

 

Et il visait surement par cela les khawarij qui sont sortis contre le prince des croyants, 'Ali -qu'Allah l'agrée-.

 

Et les conséquences de cela ont été qu'ils ont fait couler le sang des musulmans et leur ont fait ce qu'ils n'ont pas fait aux associateurs.

 

Il a donc dit : l’affaire n'est pas telle qu'ils l’ont dit, ou comme il pense, mais c'est de la mécréance mineure.

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Cheikh Al Othaymin رحمه الله a dit dans la cassette « at-tahrir fi massail at-takfir » (22/04/1420) :

 

En ce qui concerne le jugement par autre que ce qu'Allah a fait descendre, ceci se divise comme dans Son Noble Livre, en trois catégorie : mécréance, injustice et perversion, selon les causes sur lesquelles est fondé ce jugement. 

 

Si l'homme juge avec autre que ce qu'Allah a fait descendre en suivant ses passions tout en sachant que la vérité est dans ce qu'Allah a décrété, celui-ci ne mécroit pas, mais c’est un injuste ou un pervers.

 

Mais s'il instaure un jugement général que la communauté suit, qu'il voit un intérêt en cela alors qu’il a été trompé ce sujet, il ne mécroit pas également.

 

Car beaucoup de gouverneurs ont de l'ignorance dans la science de la législation et sont en contact avec ceux qui ne connaissent pas le jugement religieux et les considèrent comme grands savants.

 

De ce fait, il se produit des transgressions.

 

Et s'il connaît la législation, qu'il juge par cela ou le légifère cela et le met comme une constitution pour les gens.

 

Nous croyons qu'il est injuste dans cela, mais d’après la vérité qui est venue dans le Livre et la Sunna, nous ne pouvons pas le rendre mécréant. 

 

Mais nous rendons mécréant celui qui voit que le jugement par autre que ce qu'Allah a fait descendre est plus approprié pour les gens, ou qu'il est équivalent au jugement d'Allah, celui-ci est un mécréant car il a démenti la parole d'Allah :

 

أَلَيْسَ اللَّهُ بِأَحْكَمِ الْحَاكِمِينَ

 

« Allah n'est-Il pas le plus sage des Juges »

 

Ainsi que sa parole : 

 

أَفَحُكْمَ الْجَاهِلِيَّةِ يَبْغُونَ وَمَنْ أَحْسَنُ مِنَ اللّهِ حُكْمًا لِّقَوْمٍ يُوقِنُونَ

 

« Est-ce donc le jugement du temps de l'Ignorance qu'ils cherchent? Qu'y a-t-il de meilleur qu'Allah, en matière de jugement pour des gens qui la certitude. »  

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Question :

 

Changer la législation islamique par des lois forgés est-il de la mécréance en soi ou bien faut-il qu'il rende cela licite dans son cœur et croit que cela est permis ?

 

Et y a-t-il une différence entre juger une seule fois par autre que ce qu'Allah a révélé et entre le fait de mettre des lois comme  législation générale en ayant la croyance que ce n'est pas permis ?

 

Réponse de Cheikh AbdelMohsin Al ‘Abbad :

 

Il apparaît qu'il n'y a pas de différence entre le jugement dans une affaire, dix, cent, mille, ou plus ou moins.

 

Tant qu'il considère qu’il est dans l'erreur et qu'il a fait une chose blâmable et un péché, et qu'il a peur du péché, ceci est de la mécréance mineure. 

 

Mais s'il croit que ceci est licite, même dans une seule affaire, et qu'il permet le jugement par autre que ce qu'Allah a révélé, s'il considère que c'est licite, ceci est de la mécréance majeure.

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Question :

 

Si la personne juge dans une affaire par autre que ce qu'Allah a révélé, ceci est-il considéré comme de la mécréance ou faut-il obligatoirement qu'il impose des lois forgées dans toutes les affaires de la vie ?

 

Vous avez dit qu’il n’y avait pas de différence… nous n’avons pas compris ce que vous avez dit après.

 

Réponse de Cheikh AbdelMohsin Al ‘Abbad :

 

S’il rend cela licite, il n'y a pas de différence entre le fait de juger dans une seule affaire ou dans de nombreuses affaires.

 

Celui qui rend licite le jugement par autre que ce qu'Allah a révélé, même dans un seul sujet, il devient mécréant s’il rend cela licite.

 

Mais s'il ne rend pas cela licite, il n'y a pas de différence entre le fait qu'il est jugé dans une affaire, mille, quatre, ou dix…

 

Tant qu'il sait qu'il est pécheur et qu'il est dans l'erreur, ce n'est pas de la mécréance.

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Question :

 

Y a t-il une différence entre celui qui juge par autre que ce qu'Allah a révélé dans une affaire et entre celui qui instaure des lois qui contredisent la législation d'Allah et qui revient à celles-ci ?

 

Réponse de Cheikh AbdelMohsin Al ‘Abbad :

 

S'il juge dans une seule affaire en rendant cela licite et en croyant que c'est permis, c'est un mécréant.

 

De la même manière, s'il juge dans de nombreuses affaires en rendant cela licite, c'est un mécréant.

 

Et s'il a mis ces lois en ayant la croyance que la législation islamique ne convient pas et que ce sont ces lois qui conviennent, c'est de la mécréance. 

 

Mais s'il croit qu'il est dans l'erreur, qu'il est pécheur et que son action n'est pas correcte, ceci est de la mécréance mineure. Et il n'y a pas de différence une seule ou cent affaires.

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Question :

 

Qu’Allah soit bienfaisant envers vous.

 

Noble cheikh, parmi les sujets les plus compliqués qui posent problème à des jeunes, il y a celui du jugement par les lois établies par les hommes.

 

Nous espérons donc un éclaircissement à ce sujet, qu’Allah vous préserve.

 

Réponse de Cheikh Salih al Fawzen :

 

Ce sujet a été éclairci par les savants, et le plus correct est ce qui est mentionné dans l’exégèse d’Ibn Kathir, qu’Allah lui fasse miséricorde.

 

Il a dit que celui qui juge par autre que ce qu’Allah a révélé, s’il voit que cela est mieux que le livre d’Allah, que son jugement est meilleur que celui d’Allah, ou que le jugement d’autre qu’Allah est égal à celui d’Allah et qu’il a le choix entre juger avec ce qu’Allah a révélé ou autre comme il le souhaite, celui-là est jugé mécréant sans aucun doute, c’est un mécréant à l’unanimité.

 

Mais s’il croit que le jugement d’Allah est la vérité et que ces lois sont fausses, mais qu’il juge par passion ou pour une chose qu’il souhaite obtenir, alors c’est un injuste et un pervers.

 

Mais il n’est pas jugé mécréant car il croit que le jugement d’Allah est obligatoire et que le jugement d’autre que lui est faux.

 

Il a fait cela pour obtenir un poste ou une chose quelconque.

 

Mais sa croyance est intacte, sa croyance en le livre d’Allah, que c’est la vérité et qu’il est obligatoire de juger par celui-ci, sa croyance est intacte.

 

On dit donc que c’est un pervers, mais on ne le juge pas mécréant car ceci est de la mécréance mineure.

 

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Cheikh Mohamed ibn Ibrahim رحمه الله تعالى dit :

 

Fait également partie de la concrétisation de l’attestation que « Muhamed est le messager d'Allah » de juger avec sa législation, en se conformant à celle-ci et en rejetant ce qui s'y oppose parmi les lois instaurées, les institutions et toutes les autres choses sur lesquelles Allah n'a fait descendre aucune preuve.

 

Celui qui juge par celle-ci ou la prend pour jugement en croyant que ceci est authentique et que c'est permis, celui ci est un mécréant, d’une mécréance qui fait sortir de la religion.

 

Mais s'il fait cela sans croire que c'est permis, c'est un mécréant (kufr ‘amali) d’une mécréance qui ne fait pas sortir de la religion.

 

Source : Majmou’ fatawa 1/80 et 9/10

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Mohamed Amin Ash-Shanqiti رحمه الله تعالى  dit :

 

La mécréance, l'injustice et la perversité, chacun de ces mot a été employé dans la législation en désignant parfois la désobéissance, et la mécréance faisant sortir de la religion d'autres fois.

 

Celui qui juge par autre que ce qu'Allah a fait descendre pour s'opposer aux messagers et pour abolir les lois d'Allah, son injustice, sa perversité et sa mécréance le font toutes sortir de la religion.

 

Quant à celui qui juge par autre que ce qu'Allah a fait descendre en croyant qu'il a commis un péché et qu'il a fait une chose mauvaise, sa mécréance, son injustice et sa perversité ne le font pas sortir de la religion.

 

Source : أضواء البيان2/104

copié de forum.daralhadith-sh.com

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Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Cheikh Mohamed Ibn Ibrahim Al Cheikh - الشيخ محمد بن إبراهيم آل الشيخ 

Cheikh Mouhammad Al Âmîn Ach Chanqitî - الشيخ محمد الأمين الشنقيطي

Publié par 3ilm.char3i - La science legiferee - dans Communauté musulmane - أُمَّة
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 17:01
Conseil à celui qui réside dans un pays de mécréance

Louange à Allah, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allah a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

 

Il est évident que le fait de voyager à destination d’un pays de mécréance, d’habiter dans les pays des mécréants et de vivre au milieu d’eux sont l’une des plus grandes perversités et des plus dangereuses perditions pour la religion du musulman.

 

De même, il est évident que la résidence dans ces pays entraîne de considérables atteintes à sa conduite, à son comportement et à ses habitudes de sorte que les trois bornes sacrées [de sa personnalité] n’y seront pas à l’abri : son corps, son honneur et ses biens.

 

Car, cohabiter avec les mécréants amène, comme cela est bien connu, à perdre sa personnalité et à s’en apparenter en leur ressemblant dans leurs coutumes et leurs fêtes, en parlant leurs langues, et en les imitant dans leur conduite et leur caractère, en plus des signes de mécréance et d’athéisme qu’ils manifestent.

 

Cela amène, d’une façon ou d’une autre, à leur ressembler, allant jusqu’à abolir les traits distinctifs de la personnalité islamique tant dans les coutumes que dans les comportements et les actes, comme le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم l’a dit clairement :

 

«Celui qui s’entremêle au mécréant et cohabite avec lui devient comme lui.» (1)

 

Il en est de même pour celui qui affectionne cela et en est satisfait, car le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a dit :

 

«L’homme est avec celui qu’il aime» (2)

 

ce qui est appuyé par son autre dire :

 

«Quiconque imite des gens en fait partie.» (3)

 

Ibn Taymiyya رحمه الله a dit :

 

«Le minimum qu’indique ce hadith, est que le fait de s’en apparenter est interdit, même si son sens apparent est que celui qui s’en apparente est un mécréant, comme dans la Parole d’Allah :

 

وَمَنْ يَتَوَلَّهُمْ مِنْكُمْ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ - المائدة: 51

 

﴾Et quiconque parmi vous les prend pour alliés sera des leurs.﴿ [Al-Mâ'ida (La Table Servie) : 51]» (4).

 

C’est en raison de ces méfaits et de ces dangers que l’immigration des pays de mécréance vers les pays d’Islam est une obligation rigoureuse pour tout individu résidant en terre de mécréance qui subit des oppressions dans sa religion, où auquel on fait subir du mal à son corps, à ses biens ou à son honneur, qui en souffre au point de négliger les obligations religieuses et d’outrepasser les limites d’Allah en se livrant à commettre Ses interdits.

 

Celui-là ne peut, du fait de la pression psychologique et idéologique qu’il subit et en présence des facteurs matériels et concrets qui sont l’outil de cette pression en terre de mécréance, pratiquer les causes qui protègent (sa personne et sa famille) de l’enfer et qui sont représentés par la foi et les bonnes actions, comme le dit Allah :

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ عَلَيْهَا مَلَائِكَةٌ غِلاَظٌ شِدَادٌ لاَ يَعْصُونَ اللهَ مَا أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ - التحريم: 6

 

﴾Ô vous qui croyez ! Préservez vos personnes et vos familles de l’enfer qui se nourrit d’hommes et de pierres, et dont la garde est assurée par des Anges rudes et sévères, qui ne désobéissent jamais à leur Seigneur et qui exécutent tout ce qu’Il leur ordonne.﴿ [At-Tahrîm (L’Interdiction) : 6].

 

Aussi, l’immigration (de ces pays de mécréance) peut revêtir un caractère obligatoire en deçà du cas de figure précédent et ce, dans le cas où le mal et le supplice qui touchent le musulman lorsqu’il réside en terre de mécréance sont légers et ne le poussent pas à délaisser certaines obligations de l’Islam.

 

C’est pourquoi le but premier de l’émigration vers Allah est de trouver un environnement sûr, loin de toute crainte et de toute perturbation et de pouvoir subvenir aux besoins de son corps en vivant du licite, dans un pays de sécurité qui lui garantit de pouvoir s’adonner à l’adoration d’Allah تعالى et, ainsi, se purifier et se rapprocher de Lui, tout en étant assuré de façon certaine que la promesse d’Allah est véridique et qu’Il n’y déroge pas.

 

Allah a dit :

 

وَمَنْ يُهَاجِرْ فِي سَبِيلِ اللهِ يَجِدْ فِي الأَرْضِ مُرَاغَمًا كَثِيرًا وَسَعَةً - النساء: 100

 

﴾Quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur la terre maints refuges et abondance.﴿ [An-Nissâ' (Les Femmes) : 100].

 

Allah lui réservera, assurément, dans la terre vers laquelle il émigre la sécurité, la dignité, la stabilité, des dons considérables et une vie agréable.

 

Qu’il médite sur ce qu’Allah a accordé aux premiers émigrés lorsqu’Il leur a prodigué la maîtrise et le pouvoir sur terre ; Il a changé leur faiblesse en force, leur avilissement en fierté, leur pauvreté en richesse et leur ignorance en savoir.

 

Allah a dit :

 

وَعَدَ اللهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنْكُمْ وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ لَيَسْتَخْلِفَنَّهُمْ فِي الأَرْضِ كَمَا اسْتَخْلَفَ الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ وَلَيُمَكِّنَنَّ لَهُمْ دِينَهُمُ الَّذِي ارْتَضَى لَهُمْ وَلَيُبَدِّلَنَّهُمْ مِنْ بَعْدِ خَوْفِهِمْ أَمْنًا يَعْبُدُونَنِي لاَ يُشْرِكُونَ بِي شَيْئًا - النور: 55

 

﴾Allah a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu’Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l’a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu’Il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité. Ils M’adorent et ne M’associent rien et celui qui mécroit par la suite, ce sont ceux-là les pervers.﴿ [An-Nûr (La Lumière) : 55].

 

Allah accomplit, donc, Sa promesse envers celui qui emprunte Son chemin en L’adorant comme il se doit et sans rien Lui associer.

 

Si une telle nécessité comme définie par la religion ou une exigence pressante amène à résider temporairement dans un pays de mécréance, que ce soit pour la prédication ou pour un intérêt terrestre, une nécessité ou un simple besoin, comme travailler, commercer, étudier, se faire soigner ou autres intérêts permis, qui sont inexistants en son pays ou indisponibles, alors, ces cas de figure, selon les savants, sont exceptés de l’interdiction.

 TEZ

Toutefois, celui qui s’en va dans ces pays doit remplir les conditions suivantes :

 

Il doit connaître les jugements de sa religion suffisamment pour la protéger.

 

Sa foi et son Islam doivent être à l’abri des tentations et des idées équivoques (Ach-Chubuhât) et des passions [interdits] (Ach-Chahawât), de peur qu’il ne dévie du droit chemin.

 

Il doit pouvoir accomplir et exprimer de façon complète et parfaite les rituels islamiques, comme la prière, le jeûne et le pèlerinage etc., sans crainte ni empêchement contraire. Aussi, est comprise dans ces rituels : la conduite [prophétique] externe et apparente, c’est-à-dire le mode vestimentaire et l’aspect général. Rien ne doit l’empêcher de s’attacher à la droiture dans son profil extérieur diffèrent de l’aspect des polythéistes.

 

Il doit pouvoir se conformer au principe de la croyance de l’alliance et du désaveu qui est une conséquence impliquée par l’attestation de foi et l’une de ses conditions.

 

Il doit éviter de s’allier aux mécréants et de les apprécier tels quels.

 

Il doit les détester en son for intérieure et ne pas approuver leurs actes.

 

En effet, le désaveu exige que l’on déteste la mécréance et le Chirk ainsi que leurs adeptes, sans les prendre en sympathie, de ne pas leur ressembler dans ce qui leur est spécifique en religion ou dans le temporel, de manière que sa personnalité musulmane se distingue d’eux dans la conduite et l’aspect extérieur sans se diluer.

 

Il exige, également, de ne pas s’adjoindre à eux dans leurs diverses fêtes et occasions, et de ne pas les féliciter lors de celles-ci, de ne pas les prendre pour alliés et de ne pas sympathiser avec eux.

 

Car aimer les ennemis d’Allah amène à s’accorder avec eux, à les suivre et à agréer leurs actes, sans les réprouver ni les détester.

 

Cela, sans aucun doute, s’oppose à la croyance de l’alliance et du désaveu, qui est l’une des composantes les plus importantes de la foi.

 

Allah a dit :

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وَعَدُوَّكُمْ أَوْلِيَاءَ تُلْقُونَ إِلَيْهِم بِالْمَوَدَّةِ - الممتحنة: 1

 

﴾Ô, vous qui croyez ! Ne prenez point Mes ennemis et les vôtres pour alliés ! Vous leur témoignez de l’amitié.﴿ [Al-Mumtahana (L’Eprouvée) : 1].

 

لاَ تَجِدُ قَوْمًا يُؤْمِنُونَ بِاللهِ وَاليَوْمِ الآخِرِ يُوَادُّونَ مَنْ حَادَّ اللهَ وَرَسُولَهُ وَلَوْ كَانُوا آبَاءهُمْ أَوْ أَبْنَاءهُمْ أَوْ إِخْوَانَهُمْ أَوْ عَشِيرَتَهُمْ - المجادلة: 22

 

﴾Tu ne verras jamais ceux qui ont foi en Dieu et au Jugement Dernier sympathiser avec ceux qui s’insurgent contre Dieu et Son Envoyé, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou de leur tribu.﴿ [Al-Mujâdala (La Discussion) : 22].

 

وَمَنْ يَتَولَّهُم مِنكُم فَإِنَّهُ مِنْهُم - المائدة: 51

 

﴾Et quiconque les prend pour alliés parmi vous fait partie d’eux﴿ [Al-Mâ'ida (La Table Servie) : 51].

 

Cela concerne aussi le fait de ne pas leur enjôler, de ne pas se référer à leurs jugements, de ne pas approuver leurs jugements en délaissant le jugement d’Allah, de ne pas les saluer en premier et de ne pas les honorer par une parole, un acte, etc.

 

Pour résumer, il ne faut pas les prendre pour alliés de façon générale, c’est-à-dire être en accord avec eux intérieurement ou extérieurement.

 

Dans le cas où il ne peut extérioriser les rituels islamiques de façon complète ou que sa religion n’est pas en sécurité, voyager et résider dans les pays de mécréance lui sont interdits, de crainte qu’il ne s’allie à eux et ne les aime, et son voyage et sa résidence seront, alors, considérés parmi l’un des péchés majeurs.

 

En effet, tous les moyens qui amènent à délaisser ce qu’Allah a fait obligation (c’est-à-dire l’accomplissement et l’extériorisation des pratiques religieuses, le suivi du monothéisme, détester les polythéistes et ne pas s’allier à eux) à toute personne responsable sont religieusement interdits.

 

Car, on redoute, en effet, que sa personnalité musulmane ne se fonde dans un cercle de mécréance, qu’il perde ses nobles caractères et que sa conduite et son apparence ne subissent de changement.

 

Le tout pourrait le conduire à s’accorder avec eux, à agréer leur état, sans réprobation ni ressentiment.

 

Or, il est clair qu’agréer la mécréance relève de la mécréance et que celui qui agrée le péché est comme son auteur, qu’il soit dans un pays en guerre ou un pays en paix.

 

Il est dit dans le hadith :

 

«Lorsqu’un péché est commis sur terre, quiconque y assiste et le déteste – dans une autre version, il dit : et le désapprouve – est comme celui qui n’y a pas assisté, et quiconque n’y assiste pas mais l’approuve sera comme celui qui y aura assisté.» (5)

 

Ainsi, aller en terre de mécréance en présence de ces dangers qui relèvent du Chirk est interdit, comme le montrent le verset suivant :

 

إِنَّكُمْ إِذًا مِثلُهُمْ - النساء: 140

 

﴾Vous serez comme eux.﴿ [An-Nissâ' (Les Femmes) : 140],

 

et le hadith :

 

«Celui qui s’entremêle au mécréant et cohabite avec lui devient comme lui.» (6)

 

Il convient de signaler que l’exception précédente, accompagnée des conditions précitées, concerne également celui qui s’occupe d’un malade et celui qui est en état de faiblesse, qu’il soit d’origine musulmane ou converti, homme ou femme, incapable d’immigrer pour des raisons médicales, administratives, géographiques ou politiques, qui l’empêchent d’immigrer et l’en rendent incapable, car trop faible et ne trouvant aucun moyen lui permettant cela.

 

Ceux-là, s’ils sont sincères, sont à l’abri de la menace et sont concernés par le verset :

 

إِلاَّ الْمُسْتَضْعَفِينَ مِنَ الرِّجَالِ وَالنِّسَاءِ وَالْوِلْدَانِ لاَ يَسْتَطِيعُونَ حِيلَةً وَلاَ يَهْتَدُونَ سَبِيلاً. فَأُولَئِكَ عَسَى اللهُ أَنْ يَعْفُوَ عَنْهُمْ وَكَانَ اللهُ عَفُوًّا غَفُورًا - النساء: 98-99

 

﴾A l’exception des impuissants parmi les hommes, les femmes et les enfants qui sont démunis de moyens et incapables de se frayer un chemin. À ceux-là Dieu accordera Son pardon, car Dieu est Indulgent et Miséricordieux.﴿ [An-Nissâ' (Les Femmes) : 98-99].

 

Pour conclure, qu’on sache qu’il est demandé au musulman d’être à la recherche des moyens lui permettant d’être fier de sa religion, et de délaisser les voies du rabaissement qui vont à l’encontre de la religion.

 

Ainsi, s’il réside temporairement dans un pays de mécréance pour un besoin, tout en montrant son appartenance et ses pratiques religieuses de façon complète, sans rencontrer d’opposition dans quoi que ce soit, et en réalisant le principe de l’alliance et du désaveu, alors, cela est permis à cette condition.

 

Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم a, d’ailleurs, approuvé le fait que certains Compagnons رضي الله عنهم, dont Abû Bakr رضي الله عنه, voyageaient en pays de mécréance pour le commerce.

 

Quant à celui qui ne peut accomplir ce qui a précédé, eh bien, qu’il tâche de ne pas tomber dans les versets qui menacent celui qui n’est pas à l’abri de la tentation ou qui réside au milieu des mécréants par sympathie envers eux, tels que le verset :

 

إِنَّ الَّذِينَ تَوَفَّاهُمُ الْمَلاَئِكَةُ ظَالِمِي أَنْفُسِهِمْ قَالُوا فِيمَ كُنْتُمْ قَالُوا كُنَّا مُسْتَضْعَفِينَ فِي الأَرْضِ قَالُوا أَلَمْ تَكُنْ أَرْضُ اللهِ وَاسِعَةً فَتُهَاجِرُوا فِيهَا فَأُولَئِكَ مَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ وَسَاءَتْ مَصِيرًا - النساء: 97

 

﴾Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant: «Où en étiez-vous?» (à propos de votre religion) - «Nous étions impuissants sur terre», dirent-ils. Alors les Anges diront: «La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer?» Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ﴿ [An-Nissâ' (Les Femmes) : 97].

 

Il doit, donc, se motiver à immigrer en cherchant la Satisfaction d’Allah تعالى, dans le but adorer Allah Seul, sans rien lui associer et pour faire triompher sa religion et ses alliés.

 

Il échappera, ainsi, aux ennemis d’Allah. Il atteindra, dans la terre de son émigration, les buts majeurs : la sécurité et la possibilité d’adorer Allah sans subir ni oppression ni nuisance, une bonne situation, la fierté, le respect et de larges biens promis à toute personne dans le sentier d’Allah, en ne recherchant que le Visage d’Allah تعالى.

 

Et s’il mourait avant d’arriver dans la terre vers laquelle il voulait émigrer, eh bien, Allah ne lui fera pas perdre la récompense des vertueux, ceux qui oeuvrent, en sauvegardant leur religion.

 

Il تعالى lui fera octroyer ce qu’Il fait octroyer à ceux qui émigrent dans Son sentier : Il leur fera pardonner leurs péchés, leur accordera le paradis et les épargnera de l’enfer.

 

Allah a dit :

 

وَمَنْ يُهَاجِرْ فِي سَبِيلِ اللهِ يَجِدْ فِي الأَرْضِ مُرَاغَمًا كَثِيرًا وَسَعَةً وَمَنْ يَخْرُجْ مِنْ بَيْتِهِ مُهَاجِرًا إِلَى اللهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ يُدْرِكْهُ الْمَوْتُ فَقَدْ وَقَعَ أَجْرُهُ عَلَى اللهِ وَكَانَ اللهُ غَفُورًا رَحِيمًا - النساء: 100

 

﴾ِQuiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre maints refuges et abondance. Et quiconque sort de sa maison, émigrant vers Allah et Son messager, et que la mort atteint, sa récompense incombe à Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux.﴿ [An-Nissâ' (Les Femmes) : 100].

 

Nous demandons à Allah de nous compter parmi ceux qui écoutent la parole et en suivent ce qu’il y a de meilleur, qu’Il nous protège de l’erreur et des tentations apparentes et cachées, qu’Il nous mène dans le chemin de la guidée et de la réussite, qu’Il nous ressuscite avec les élus et qu’Il nous fasse entrer au paradis avec les pieux, Il est, certes, Clément et Pardonneur.

 

(1) Rapporté par Abû Dâwûd : n°2787 d’après Samura Ibn Jundub رضي الله عنه, jugé Hassan par Al-Albânî dans As-Silsila As-Sahîha : 5/434, n°2330.

(2) Rapporté par Al-Bukhârî : n°6168, et Muslim : n°2640, d’après `Abd Allah Ibn Mas`ûd رضي الله عنه.

(3) Rapporté par Abû Dâwûd : n°4031 d’après Ibn `Umar رضي الله عنهما; jugé Hassan par Al-Albânî dans Irwâ' Al-Ghalîl : n°1269.

(4) Iqtizhâ' As-Sirât Al-Mustaqîm d’Ibn Taymiyya : 1/270.

(5) Rapporté par Abû Dâwûd : n°4345 d’après Al-`Urs Ibn `Amîra Al-Kindî رضي الله عنه; jugé Hassan par Al-Albânî dans Sahîh Al-Jâmi` : n°689.

(6) Voir : note 1.

 

Alger, le 20 de Rajab 1434, correspondant au 31 mai 2013.

 Traduit et publié par ferkous.com

       

نصيحةٌ إلى مقيمٍ في بلاد الكفر

الحمدُ لله ربِّ العالمين، والصلاة والسلام على من أرسله اللهُ رحمةً للعالمين، وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، أمَّا بعد

فلا يخفى أنَّ السفر إلى بلاد الكفر والإقامةَ السكنية في ديار الكفَّار والعيشَ بين أظهرهم من أعظم المفاسد وأخطر المهالك على دين المسلم، وما ينعكس عن مقامه فيها من مَخَازٍ وآفاتٍ على سلوكه وأخلاقه وأعرافه فلا يأمن على حُرُماته الثلاث: جسمه وعِرْضه ومالِه، ذلك لأنَّ المساكنة -كما هو معلومٌ- تورث المشاكلةَ وتدعو إلى التمييع والتطبيع بالتشبُّه بالكفَّار في عاداتهم وأعيادهم والتحدُّث بلغاتهم ومشابهتهم في سلوكهم وطباعهم، مع ما يجهرون به من شعائر الكفر والإلحاد، الأمر الذي يفضي بطريقٍ أو بآخر إلى مماثلتهم التي قد تصل إلى درجة محو الطابع المميِّز للشخصية الإسلامية في عموم العادات والتصرُّفات والأفعال، كما صرَّح النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم بذلك في قوله: «مَنْ جَامَعَ المُشْرِكَ وَسَكَنَ مَعَهُ فَإِنَّهُ مِثْلُهُ»(١)، وكذلك من رضي ذلك وأحبَّ، لقوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «المَرْءُ مَعَ مَنْ أَحَبَّ»(٢)، ويؤيِّد معناه قولُه صلَّى الله عليه وسلَّم: «مَنْ تَشَبَّهَ بِقَوْمٍ فَهُوَ مِنْهُمْ»(٣)، قال ابن تيمية رحمه الله: «وهذا الحديث أقلُّ أحواله أن يقتضيَ تحريمَ التشبُّه بهم، وإن كان ظاهره يقتضي كُفْرَ المتشبِّه بهم، كما في قوله تعالى: ﴿وَمَن يَتَوَلَّهُمْ مِنْكُمْ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ﴾ [المائدة: ٥١]»(٤)، فلأجل هذه المخاطر والمهالك كانت الهجرة فريضةً مؤكَّدةً من دار الكفر إلى دار الإسلام في حقِّ كلِّ مقيمٍ في ديار الكفَّار يُضطهد في دينه أو يؤذى في جسمه أو مالِه أو عِرْضه، ويتضرَّر ضررًا يبلغ حدًّا يهمل معه الفرائضَ ويترك الواجباتِ ويتعدَّى حدودَ الله ويجترئ على محارمه، ولا يَسَعُه -مع وجود مقتضيات الضغط النفسيِّ والفكريِّ وآلياته الحسِّيَّة في دار الكفر- أن يأتيَ بأسباب الوقاية من النار المتمثِّلة في الإيمان والعمل الصالح عملاً بقوله تعالى: ﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ عَلَيْهَا مَلَائِكَةٌ غِلاَظٌ شِدَادٌ لاَ يَعْصُونَ اللهَ مَا أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ﴾ [التحريم: ٦]

هذا، وقد تكون هجرته دون الأُولى في الوجوب إذا كان الأذى الذي يلحقه في إقامته بدار الكفر خفيفًا والضررُ فيه يسيرًا لا يصل إلى حدِّ أن يترك معه بعضَ واجبات الإسلام.

لذلك كان الغرض الأصليُّ من الهجرة إلى الله تعالى توفيرَ الأجواء الآمنة، بعيدًا عن أنواع المخاوف والاضطراب، وتحقيقَ قوام الأبدان بالعيش بالحلال في بلدٍ آمنٍ يكفل له عبادةَ الله تعالى التي يزكِّي بها نفسَه ويتقرَّب بها إلى الله تعالى، ويثق وثوقًا تطمئنُّ به نفسه أنَّ وعد الله حقٌّ لا يُخلفه، وقد قال تعالى: ﴿وَمَنْ يُهَاجِرْ فِي سَبِيلِ اللهِ يَجِدْ فِي الأَرْضِ مُرَاغَمًا كَثِيرًا وَسَعَةً﴾ [النساء: ١٠٠]، فإنَّ الله يهيِّئ له في دار الهجرة الأمنَ والعزَّ والاستقرار وسَعَةَ الرزق وطيبَ المعاش، وليعتبرْ بما حقَّق الله للمهاجرين الأوَّلين حيث مكَّن لهم في الأرض واستخلفهم فيها وأبْدَلَ اللهُ ضَعْفَهم قوَّةً، وذُلَّهم عزًّا، وفَقْرَهم غنًى، وجَهْلَهم علمًا، قال تعالى: ﴿وَعَدَ اللهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنْكُمْ وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ لَيَسْتَخْلِفَنَّهُمْ فِي الأَرْضِ كَمَا اسْتَخْلَفَ الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ وَلَيُمَكِّنَنَّ لَهُمْ دِينَهُمُ الَّذِي ارْتَضَى لَهُمْ وَلَيُبَدِّلَنَّهُمْ مِنْ بَعْدِ خَوْفِهِمْ أَمْنًا يَعْبُدُونَنِي لاَ يُشْرِكُونَ بِي شَيْئًا﴾ [النور: ٥٥]، فالله تعالى عند وعده لمن سلك سبيلَه في تحقيق العبودية له سبحانه لا شريك له.

هذا، فإن دَعَت الضرورة الشرعية أو الحاجة الملحَّة إلى الإقامة المؤقَّتة في بلاد الكفر إمَّا لغرضٍ دعويٍّ أو دنيويٍّ، ضروريٍّ أو حاجيٍّ، كالعمل أو التجارة أو الدراسة أو العلاج أو لأغراضٍ مباحةٍ أخرى لا تتوفَّر في بلده أو لا يمكن الوصول إليها فيه فإنَّ أهل العلم يستثنون هذه الحالات من عموم المنع مقرونةً بالشروط الواجب توافُرها في المسافر إلى هذه البلدان والتي تظهر فيما يلي:

١- أن يكون المسافر عارفًا بأحكام دينه وما يكفيه للحفاظ عليه.

٢- أن يكون آمنًا على إيمانه وإسلامه من فتنة الشبهات والشهوات، خشيةَ انحرافه عن الجادَّة.

٣- أن يكون قادرًا على الجهر بشعائر الإسلام ومُظهرًا لها على سبيل الكمال ومؤدِّيًا لها على وجه التمام بدون خوفٍ أو معارضةٍ من إقامة الصلوات والصيام والحجِّ ونحوها، ويدخل ضمن الشعائر: الهديُ الظاهرُ من هيئةٍ وملبسٍ وشكلٍ عامٍّ، بحيث لا يمنعه مانعٌ من التزام الهدي المستقيم في عموم مظهره المخالف لمظاهر المشركين.

٤- أن يكون قادرًا على التزام عقيدة الولاء والبراء التي هي لازمٌ من لوازم الشهادة وشرطٌ من شروطها، متجنِّبًا موالاةَ الكفَّار ومحبَّتهم فيما هم عليه، بل يبقى مُضمرًا لبغضهم وعداوتهم وعدمِ الرضا بأفعالهم، ذلك لأنَّ من حقوق البراء بُغْضَ الشرك والكفر وأهلهما بغضًا لا محبَّة فيه، وعدمَ التشبُّه بهم فيما هو من خصائصهم دينًا ودنيا، بحيث تتميَّز معالم شخصيته الإسلامية عنهم سلوكًا ومَظهرًا دون تميُّعٍ أو انصهارٍ، وعدمَ مشاركتهم في أفراحهم وأعيادهم ولا تهنئتِهم عليها، وعدمَ اتِّخاذهم أولياءَ ومودَّتِهم، لأنَّ محبَّة أعداء الله تستلزم موافقتَهم واتِّباعهم والرضا بفعلهم من غير إنكارٍ ولا كراهةٍ، وهذا بلا شكٍّ مُنافٍ لعقيدة الولاء والبراء وهي أوثق عرى الإسلام، قال تعالى: ﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وَعَدُوَّكُمْ أَوْلِيَاءَ تُلْقُونَ إِلَيْهِم بِالْمَوَدَّةِ﴾ [الممتحنة: ١]، وقال تعالى: ﴿لاَ تَجِدُ قَوْمًا يُؤْمِنُونَ بِاللهِ وَاليَوْمِ الآخِرِ يُوَادُّونَ مَنْ حَادَّ اللهَ وَرَسُولَهُ وَلَوْ كَانُوا آبَاءهُمْ أَوْ أَبْنَاءهُمْ أَوْ إِخْوَانَهُمْ أَوْ عَشِيرَتَهُمْ﴾ [المجادلة: ٢٢]، وقال تعالى: ﴿وَمَن يَتَولَّهُم مِنكُم فَإِنَّهُ مِنْهُم﴾ [المائدة:٥١]، ومن ذلك أيضًا عدمُ مداهنتهِم والتحاكمِ إليهم، والرضى بحكمهم وتركِ حكمِ الله تعالى، وعدمُ بدئهم بالسلام، ولا تعظيمِهم بلفظٍ أو فعلٍ ونحو ذلك. وبعبارةٍ أوجز: عدمُ التولِّي العامُّ لهم، أي: عدم موافقتهم في الظاهر والباطن.

أمَّا إذا لم يستطع إظهارَ شعائر الإسلام على وجه التَّمَامِ أو لم يكن آمنًا على دينه فإنَّ سفرَه إلى بلاد الكفر وإقامتَه فيها محرَّمان خشيةَ موالاتهم ومحبَّتهم، ويُعَدُّ كلٌّ من سفرِه وإقامته كبيرةً من الكبائر، إذ المعلوم أنَّ كلَّ الذرائع والأسباب المفضية إلى إسقاط ما أوجبه الله تعالى على المكلَّف من إقامة الدين وإظهار شعائره والعمل بالتوحيد وعداوة المشركين وعدمِ موالاتهم فإنها تُعَدُّ ممنوعةً شرعًا لِما يُتخوَّف عليه من انصهار شخصيته الإسلامية ضمن الدائرة الكفرية وتمييع أخلاقه وتغيير سلوكه ومَظهره، الأمر الذي يجرُّه إلى موافقتهم والرضا بحالهم من غير إنكارٍ ولا كراهةٍ، ولا يخفى أنَّ الرضا بالكفر كفرٌ، والراضي بالذنب كفاعله، سواءٌ كان في بلد حربٍ أو بلد هدنةٍ وصلحٍ، ففي الحديث : «إِذَا عُمِلَتِ الخَطِيئَةُ فِي الأَرْضِ كَانَ مَنْ شَهِدَهَا فَكَرِهَهَا -وَقَالَ مَرَّةً: «أَنْكَرَهَا»- كَانَ كَمَنْ غَابَ عَنْهَا، وَمَنْ غَابَ عَنْهَا فَرَضِيَهَا كَانَ كَمَنْ شَهِدَهَا»(٥)، وعليه فإنَّ السفر إلى بلدان الكفر مع قيام مخاوف تلك المخاطر الشركية لا يجوز، ويدلُّ عليه الآية في قوله تعالى ﴿إِنَّكُمْ إِذًا مِثلُهُمْ﴾ [النساء: ١٤٠]، وما تقدَّم من حديثٍ في قوله صلَّى الله عليه وسلَّم: «مَنْ جَامَعَ المُشْرِكَ وَسَكَنَ مَعَهُ فَإِنَّهُ مِثْلُهُ»

والجدير بالتنبيه أنه يُلحق في الاستثناء المذكور بالشروط السابقة: المتكفِّلُ بالمريض والمستضعَف -سواءٌ كان مسلمًا أصليًّا أو كافرًا أسلم، ذكرًا كان أو أنثى- حال بينه وبين هجرته ظروفٌ صحِّيَّةٌ أو إداريةٌ أو جغرافيةٌ أو سياسيةٌ، تعذَّرت معها الهجرةُ وعجز عن القيام بها لضعفه وعدمِ اهتدائه إلى وسيلةٍ تمكِّنه من الهجرة، فهؤلاء لا يلحقهم الوعيدُ إن كانوا صادقين، ويدخلون في عموم قوله تعالى: ﴿إِلاَّ الْمُسْتَضْعَفِينَ مِنَ الرِّجَالِ وَالنِّسَاءِ وَالْوِلْدَانِ لاَ يَسْتَطِيعُونَ حِيلَةً وَلاَ يَهْتَدُونَ سَبِيلاً. فَأُولَئِكَ عَسَى اللهُ أَنْ يَعْفُوَ عَنْهُمْ وَكَانَ اللهُ عَفُوًّا غَفُورًا﴾ [النساء: ٩٨-٩٩

وختامًا فالمسلم مطالَبٌ بأسباب العزَّة الدينية ومطالَبٌ -أيضًا- باجتناب أسباب الذلَّة المنافية للدين، فإن أقام في بلاد الكفر بصفةٍ مؤقَّتةٍ مقرونةٍ بالحاجة مع إظهار الدين والجهر بشعائره على سبيل الكمال بلا معارضةٍ في شيءٍ منها وحقَّق مبدأَ الولاء والبراء؛ جاز ذلك بشرطه، وقد أقرَّ النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم بعضَ الصحابة رضي الله عنهم ومنهم أبو بكرٍ الصدِّيق رضي الله عنه على السفر إلى بلدان الكفر لغرض التجارة.

ومن لا يقدر على ذلك فلا يَدَعْ نفسَه عرضةً لآيات الوعيد الواقع على من لا يأمن على نفسه الفتنةَ أو كانت إقامتُه في بلاد الكفر موالاةً لهم كما في قوله تعالى: ﴿إِنَّ الَّذِينَ تَوَفَّاهُمُ الْمَلاَئِكَةُ ظَالِمِي أَنْفُسِهِمْ قَالُوا فِيمَ كُنْتُمْ قَالُوا كُنَّا مُسْتَضْعَفِينَ فِي الأَرْضِ قَالُوا أَلَمْ تَكُنْ أَرْضُ اللهِ وَاسِعَةً فَتُهَاجِرُوا فِيهَا فَأُولَئِكَ مَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ وَسَاءَتْ مَصِيرًا﴾ [النساء: ٩٧]، فالواجبُ عليه -إذن- أنْ يحثَّ نفسَه على الهجرة ويرغِّبها فيها طلبًا لمرضاة الله تعالى، وتقصُّدا لعبادته وحده لا شريك له ونصرةً لدينه وأوليائه، لينجوَ من أعداء الله تعالى ويحصل -في دار هجرته- على أعظم المطالب: من الأمن على أداء العبادة بلا اضطهادٍ ولا أذًى، ومن صلاح الحال والعزِّ والكرامة وسَعَةِ الرزق، الموعود بها لمن خرج خروجًا في سبيل الله لا يريد به إلاَّ وجه الله تعالى، فإن مات قبل وصوله إلى دار هجرته فإنَّ الله لا يضيع أجرَ المصلحين العاملين الفارِّين بدينهم فيعطيهم ما يعطيه للمهاجرين في سبيله من المغفرة للذنوب والفوز بالجنَّة والنجاة من النار، قال تعالى: ﴿وَمَنْ يُهَاجِرْ فِي سَبِيلِ اللهِ يَجِدْ فِي الأَرْضِ مُرَاغَمًا كَثِيرًا وَسَعَةً وَمَنْ يَخْرُجْ مِنْ بَيْتِهِ مُهَاجِرًا إِلَى اللهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ يُدْرِكْهُ الْمَوْتُ فَقَدْ وَقَعَ أَجْرُهُ عَلَى اللهِ وَكَانَ اللهُ غَفُورًا رَحِيمًا﴾ [النساء: ١٠٠

واللهَ نسأل أن يجعلَنا ممَّن يستمعون القولَ فيتَّبعون أحسنَه، ويعصمَنا من الزلل والفتن، ما ظهر منها وما بطن، ويهديَنا سبيلَ الهدى والرشاد والنجاة، ويحشرَنا في زمرة الأخيار، ويُدخلَنا الجنَّةَ مع الأبرار، إنه -سبحانه- رحيمٌ غفَّارٌ.

والعلمُ عند الله تعالى، وآخر دعوانا أنِ الحمد لله ربِّ العالمين، وصلَّى الله على نبيِّنا محمَّدٍ وعلى آله وصحبه وإخوانه إلى يوم الدين، وسلَّم تسليمًا

١) أخرجه أبو داود في «الجهاد» باب في الإقامة بأرض الشرك (٢٧٨٧) من حديث سمرة بن جندبٍ رضي الله عنه. وحسَّنه الألباني في «السلسلة الصحيحة» (٥/ ٤٣٤) رقم: (٢٣٣٠

٢) أخرجه البخاري في «الأدب» باب علامة حبِّ الله عزَّ وجلَّ (٦١٦٨)، ومسلم في «البرِّ والصلة والآداب» (٢٦٤٠)، من حديث عبد الله بن مسعودٍ رضي الله عنه

٣) أخرجه أبو داود في «اللباس» بابٌ في لُبس الشهرة (٤٠٣١) من حديث ابن عمر رضي الله عنهما. وصحَّحه العراقي في «تخريج الإحياء» (١/ ٣٥٩)، وحسَّنه ابن حجر في «فتح الباري» (١٠/ ٢٨٨)، والألباني في «الإرواء» (١٢٦٩

(٤) «اقتضاء الصراط المستقيم» لابن تيمية (١/ ٢٧٠

٥) أخرجه أبو داود في «الملاحم» باب الأمر والنهي (٤٣٤٥) من حديث العرس بن عميرة الكندي رضي الله عنه، وحسَّنه الألباني في «صحيح الجامع» (٦٨٩

٦) سبق تخريجه، انظر (الهامش ١

الجزائر: ٢١ رجب ١٤٣٤ﻫ

الموافق ﻟ: ٣١ ماي ٢٠١٣م

 

Cheikh Abou Abdil-Mou'iz Mouhammad 'Ali Farkouss - الشيخ أبي عبد المعزّ محمد علي فركوس

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