" Dis: " La grâce d'Allah et Sa miséricorde: voilà de quoi ils devraient se réjouir." ( sourate Yûnus v.58)
Diverses interprétations ont été avancées par les pieux prédécesseurs concernant le sens des termes "grâce" et "miséricorde".
L' avis le plus correct est qu' il s' agitde la droiture et des bienfaits.
La grâce est donc la droiture venant d' Allah et Sa miséricorde correspond à Ses bienfaits.
C' est pour cela qu' Allah cite conjointement le droit chemin et les bienfaits, comme dans la sourate Al-Fâtihah (Traduction relative et approchée) :
" Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits." (sourate Al-Fatiha v.6-7)
De même lui rappelant les bienfaits dont il l'a gratifié,Allah Taala dit à Son prophète (sallalahu alaihi wa sallam) (Traduction relative et approchée) :
" Ne t' a-t-Il pas trouvé orphelin et t' a accueilli ! Ne t' a-t-Il pas trouvé égaré puis t'a guidé ? Ne t' a-t-Il pas trouvé pauvre et t' a enrichi ?". ( sourate Ad-Duhâ v.6-8)
Allah a conjointement cité le fait qu' il a guidé le prophète, sallalahu alaihi wa sallam, et les bienfaits dont il l' a gratifié, comme le refuge et la prospérité.
La grâce d' Allah est donc Son droit chemin, Sa miséricorde Ses bienfaits, Sa bienfaisance et Sa bonté à leur égard.
Allah Taala dit (Traduction relative et approchée) :
" Si jamais un guide vous vient de ma part, quiconque suit Mon droit chemin ne s´égarera ni ne sera malheureux." ( sourate Ta-Ha v.123)
La droiture est un rempart contre l' égarement, et la miséricorde un rempart contre le malheur.
C' est ce qui est mentionné au début de la sourate Ta-Ha (Traduction relative et approchée) :
" Ta-Ha. Nous ne t'avons point révélé le Coran pour que tu sois malheureux."
Allah Taala affirme donc que la révélation du Coran faite au Prophète sallalahu alaihi wa sallam, implique que le malheur ne peut le toucher.
C' est la même notion qui est abordée en fin de sourate lorsqu' Allah dit des adeptes du prophète sallalahu alaihi wa sallam (Traduction relative et approchée):
" Quiconque suit Mon droit chemin ne s'égarera ni ne sera malheureux." ( sourate Ta-Ha, v.123)
Les méditations d´Ibn Al Qayyim
Extrait du Chapitre: La droiture est indissociable de la miséricorde comme l'égarement est indissociable du malheur (p.285-290)
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Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya -الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
J'ai un compte sans intérêt usuraire dans une banque, en sachant que cette banque pratique l'intérêt.
Est-ce que mon argent est rentré dans l'usure ?
Et ai-je commis un péché ?
Dois-je retirer mon solde des banques, tout en sachant que j'ai peur de le perdre ?
Réponse :
Il n'y a pas d'inconvénient à ce que tu déposes ton argent dans les banques, de peur de le perdre.
Ceci est un cas de nécessité, si tu as besoin de cela alors pas d'inconvénient tant qu'il n'y a pas d'intérêt usuraire.
Mais si il t'est possible de déposer cela dans les banques islamiques, et que tu les encourages et les aides dans leur mission, ceci est prioritaire et plus juste.
Il est obligatoire d'encourager et d'aider les banques islamiques.
Et lorsqu'elles commettent un faux pas ou une erreur, on les en avertit et les corrige afin qu'elles puissent concurrencer les banques à intérêt et que les musulmans les utilisent à la place des banques à intérêt.
Il t’est possible de déposer ton argent dans une banque islamique, et tu obtiens une rémunération légale au travers des transactions de « moudhâraba »(1).
Mais la rémunération déterminée, telle que 5% ou 10% n'est pas autorisée ni dans les banques islamiques, ni dans les banques à intérêt.
Ceci est interdit dans tous les cas, personne ne doit prendre une rémunération déterminée, ni d'une banque islamique, ni d'un commerçant précis, ni d'une banque à intérêt, ou de quoi que ce soit d'autre.
Les rémunérations déterminées consistent à ce que tu verses à une banque islamique, à un commerçant, ou à une banque à intérêt 100000 riyals, et qu'il te verse chaque mois un gain déterminé, 5% ou 10%, cela n'est pas autorisé et fait partie des pratiques usuraires.
Cependant les banques islamiques peuvent utiliser l'argent dans des voies islamiques, comme « al moudharaba »(1), acheter des biens puis les revendre avec un gain.
Elle réunit les bénéfices et reverse au propriétaire de l'argent sa part du bénéfice, part sur laquelle ils se sont mis d'accord au préalable.
Ceci peut être le tiers, la moitié ou le cinquième du bénéfice suivant ce sur quoi la banque islamique et le propriétaire de l’argent se sont mis d’accord.
La conclusion, c'est qu'il n'y a pas d'inconvénient à déposer de l'argent dans les banques à intérêt tant que le compte n'est pas rémunéré, que ce soit par nécessité ou par crainte.
Mais si tu trouves une alternative à cela, que tu déposes ton argent auprès d'un commerçant sûr, ou dans une banque islamique sans intérêt, ou encore tu fais travailler ton argent par des pratiques légiférées et des méthodes fructueuses légales, toujours via les banques islamiques, alors tout ceci est autorisé afin de ne pas encourager l’usure et ses adeptes.
(1) « al moudhâraba » consiste à ce « qu’un homme donne son argent à un autre afin que ce dernier fasse du commerce pour lui pourvu que le bénéfice naissant de ce commerce soit partagé entre eux suivant ce qu'ils ont convenu ». Al moughni d’Ibn Qouddâma (Note du traducteur).
Majmoû' l-fatâwâ wa l-maqâlât l-moutanawwi'a - volume 19 question 96 pages 153-154 (question posée lors de l'émission « Noûr 'alâ d'darb »).
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Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Est-ce que c'est mieux de lire le coran la nuit ou dormir et le lire durant la journée après chaque prière?
La réponse :
Lis ce qui t'est aisé du coran le jour ou la nuit.
Le lire la nuit est meilleur.
Le lire la nuit est meilleur parce que Jibril عليه السلام l'enseignait au prophète صلى الله عليه وسلم pendant Les nuits du ramadan.
Lire le coran la nuit est meilleur.
Essai de traduction Oum Haroun
السؤال : هل الأفضل قراءة القرآن في الليل، أم ينام ويقرأ بالنهار بعد الصلوات؟
الجواب : يقرأ حسب ما يتيسر له من الليل أو بالنهار، تلاوة الليل أفضل، تلاوة الليل أفضل؛ لأن جبريل -عليه السلام- كان يدارس النبي -صلى الله عليه وسلم- القرآن في رمضان
"Ô Messager d'Allâh ! quelle est la meilleure aumône ?"
Il dit صلى الله عليه وسلم : "Donner à boire de l'eau (abreuver, étancher la soif d'autrui...)."
sahîh bn mâdjah, n°2986
يا رسول الله أي الصدقة أفضل قال سقي الماء
الراوي: سعد بن عبادة المحدث: الألباني - المصدر: صحيح ابن ماجه - لصفحة أو الرقم: 2986 خلاصة حكم المحدث: حسن
Sa'd bn 'Ubâdah رضي الله عنه:
"ÔMessager d'Allâh ! ma mère est décédée. Puis-je faire une aumône en son nom ?"
Il dit صلى الله عليه وسلم : "Oui."
Il dit : "Quelle est donc la meilleure aumône ?"
Il dit صلى الله عليه وسلم : "Donner à boire de l'eau."
sahîh an-nasâ î, n°3666
يا رسول الله ! إن أمي ماتت ، أفأتصدق عنها ؟ قال : نعم . قلت : فأي الصدقة أفضل ؟ قال : سقي الماء
الراوي: سعد بن عبادة المحدث: الألباني - المصدر: صحيح النسائي - لصفحة أو الرقم: 3666 خلاصة حكم المحدث: حسن
Sa'd bn 'Ubâdah رضي الله عنه :
"Ô Messager d'Allâh ! quelle est l'aumône la plus méritoire ?"
Il dit صلى الله عليه وسلم : "Donner à boire de l'eau."
sahîh an-nasâ î, n°3667
يا رسول الله ! أي الصدقة أفضل ؟ قال : سقي الماء الراوي: سعد بن عبادة المحدث: الألباني - المصدر: صحيح النسائي - لصفحة أو الرقم: 3667 خلاصة حكم المحدث: حسن
La mère de Sa'd bn 'Ubâdah رضي الله عنه décéda et il dit :
"Ô Messager d'Allâh ! ma mère est décédée. Puis-je faire une aumône en son nom ?"
Il dit صلى الله عليه وسلم : "Oui."
Il dit : "Quelle est l'aumône la plus méritoire ?"
Il dit صلى الله عليه وسلم : "Donner à boire de l'eau."
Al-Hasan dit : "Et il se trouve à Médine l'abreuvoir de Sa'd."
sahîh an-nasâ î, n°3668
أن أمه ماتت ، فقال : يا رسول الله ! إن أمي ماتت ، أفأتصدق عنها ؟ قال : نعم . قال : فأي الصدقة أفضل . قال : سقي الماء فتلك سقاية سعد بالمدينة الراوي: سعد بن عبادة المحدث: الألباني - المصدر: صحيح النسائي - لصفحة أو الرقم: 3668 خلاصة حكم المحدث: حسن [لغيره]
Il dit صلى الله عليه وسلم d'après Sa'd bn 'Ubâdah رضي الله عنه :
"La meilleure aumône est le fait de donner à boire de l'eau."
sahîh al-djâmi', n°1113
أفضل الصدقة سقي الماء الراوي: سعد بن عبادة و ابن عباس المحدث: الألباني - المصدر: صحيح الجامع - لصفحة أو الرقم: 1113 خلاصة حكم المحدث
J’ai une question en rapport avec le Fiqh si vous le permettez ?
Est-il permis à l’imam de la mosquée ou au prédicateur dirigeant les gens dans la prière de Tarâwîh dans la mosquée d’adresser un rappel aux gens sur certains points lors du repos entre les Raka’ât.
Par exemple : les vertus de la prière, le suivi du Prophète, l’avertissement contre certaines innovations ou actes de polythéisme.
Réponse :
La réponse est que cela est permis et interdit.
Si le rappel, l’avertissement, l’ordre ou l’interdiction concerne un évènement (touchant les gens), cela est obligatoire.
Mais si cela devient un programme et une habitude et qu’après quatre raka’ât par exemple ou plus ou moins, l’imam donne un cours, cela est contraire à la Sunna.
S’il s’agit d’un évènement (touchant les gens), il faut attirer l’attention sur cela.
Mais au point d’en faire un programme (régulier), alors la prière de Tarâwîh est une adoration indépendante par laquelle le musulman se dirige vers Allah par tous ses membres, son for intérieur, sa raison et son cœur.
C’est là le but de la prière de nuit de Ramadan.
Quant au fait d’organiser régulièrement des assises (cours) après deux raka’ât ou quatre, c’est là une chose que le Prophète ne pratiquait pas.
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Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany -الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
Quel est l'avis religieux sur celui qui se renonce au fait d'ordonner le bien et de prohiber le mal alors qu'il est capable de le faire ?
Réponse :
Il est considéré comme étant désobéissant à Allah et à Son Messager (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), sa foi est faible et il paraît être exposé à une maladie grave de celles du cœur et à ses mauvaises conséquences ici-bas et dans l'Au-delà conformément a ce qu'Allah (Gloire a Lui) a dit (traduction rapprochée) :
"Ceux des Enfants d’Israël qui n’avaient pas cru ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, parce qu’ils désobéissaient et transgressaient."
"Ils ne s’interdisaient pas les uns aux autres ce qu’ils faisaient de blâmable. Comme est mauvais, certes, ce qu’ils faisaient !"
Il est authentiquement rapporté que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :
"Quiconque parmi vous s’aperçoit de quelque chose de répréhensible, qu'il la redresse de la main ; s'il ne le peut pas, que ce soit de sa langue ; s'il ne le peut pas toujours, que ce soit de son cœur. Or, cette dernière attitude constitue le degré le plus faible de la foi."
De plus, il a dit (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) :
"Quand les gens voient la chose répréhensible et daignent pas de le changer, Allah est sur le point d'infliger un châtiment collectif à ceux qui ne dissuadent pas l'oppresseur"
Rapporté par l'Imam Ahmad, avec une chaîne de narration jugée authentique, d'après 'Abou Bakr As-Siddîq (qu'Allah soit Satisfait de lui).
Il existe de nombreux hadiths à ce sujet.
Nous implorons Allah d'aider les musulmans à accomplir ce grand devoir d'une manière qui Lui plaît.
source : Revue des recherches islamiques numero 37 page 169
copié de alifta.com
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz -الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Le Prophète (Paix et Bénédiction d'Allâh sur Lui) nous a enseigné des invocations pour chaque instant de notre vie.
Ainsi, lorsque nous éprouvons le moindre souci ou chagrin, il nous incombe de retourner vers Notre Créateur qui Lui Seul est capable d'enlever nos moindres difficultés.
Voici donc une de ces Ad-Do'a prophétique...
Selon Anas, le Messager d'Allâh (Paix et Bénédiction d'Allah sur Lui) a dit :
"Ô Allâh, rien n'est facile, sauf ce que Tu as rendu facile, et Tu es Celui qui, selon Ton vouloir, rend facile le chagrin"
اللهم لا سهل إلا ما جعلته سهلا وأنت تجعل الحزن إذا شئت سهلا
Allâhoumma La Sahla illa ma ja'altahu sahlan wa anta taj'all al hazan idha chitta sahlan
Recueilli par Ibn Hibban dans son Sahih, et Sheikh Al Albani l'a déclaré authentique selon les conditions de Muslim.
Extrait de «Silsilah Ahadith As-Sahiha 'vol.6 N° du hadith: 2886 p.902
-Le premier : qu'elle ne parvienne pas à la bouche et à sa limite apparente, mais elle descend du cerveau à son ventre directement, ce n'est pas considéré comme rompant le jeûne.
An Nawawî -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit :
« Nos compagnons(1)ont dit : La mucosité, tant qu'elle ne parvient pas à la limite apparente de la bouche ne cause pas de tort à l'unanimité. »
-Deuxième cas : qu'elle parvienne à la bouche, puis qu'il l'avale.
Il y a alors deux paroles :
Ce qui est connu chez les Hanâbilah et c'est le madhhab des Châfi'iyyah est que ça rompt. An Nawawî a dit :
« et c'est ce qu'a affirmé catégoriquement la majorité. »
C'est-à-dire la majorité de ses compagnons.
Et c'est ce qui apparaît de la parole du grand savant Ibn Baz -qu'Allah lui fasse miséricorde- du fait qu'il dit :
« Il n'est pas permis au jeûneur de l'avaler car il est possible de s'en débarrasser et ce n'est pas comme la salive. »
Une transmission d'après Ahmad qu'Ibn 'Aqîl Al Hanbalî a appuyé et c'est faible chez les Châfi'iyyah : que ça ne rompt pas. Et c'est ce qu'a appuyé notre shaykh Muqbil et shaykh Ibn 'Uthaïmîn qu'Allah leur fasse miséricorde car ça n'est pas sorti de la bouche et sa consommation n'est pas considérée comme une boisson ou une nourriture.
Et cette parole prédomine et Allah est plus savant, car la base est que le jeûne est valide et on ne juge de sa nullité que par une preuve authentique et claire et d'Allah vient la réussite.
Pendant Ramadhan l'année dernière (1409/1988), mon mari revenait du travail et quand il est entré à la maison il m'a demandé de lui apporter un verre d'eau pour boire, et je ne lui ai pas rappelé qu'il jeûnait.
Je l'ai regardé pour confirmer s'il jeûnait ou pas et il est devenu clair, qu'il avait oublié.
Ainsi, j'ai continué à lui apporter le verre d'eau pour boire.
Quand il a bu l'eau il s'est rappelé qu'il jeûnait et m'a sermonné pour ne pas lui avoir rappelé cela.
Alors, j'ai craint Allah pour cette action.
Informez-moi s'il vous plaît et qu’Allah vous récompense.
Réponse :
Vous avez commis un péché en donnant à votre mari, qui jeûnait, un verre d'eau pour boire.
Il vous incombait de lui rappeler le jeûne quand il vous a demandé l'eau.
Quant au jeûne de votre mari ce jour, il reste valable, car il a bu l'eau par distraction.
Et tout le succès est en Allah et que les prières et des salutations soient sur notre prophète Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam), sa famille et ses compagnons.
Est-il permis que la période de sevrage d’un nourrisson aille au delà de la période limitée dans le Coran (c'est-à-dire au-delà de 2 ans) ?
Réponse :
Cela est permis s’il y en a besoin.
Tout comme il est permis que son sevrage s’achève avant que les deux années soient révolues s’il y a un intérêt à cela.
Et la base, c’est que l’allaitement s’étende sur une période de deux ans, et on y renoncera qu’en faveur d’un imprévu qui nous y pousse.
C’est Allah qui accorde le succès.
Qu’Allah prie et bénisse notre Prophète Mouhammad, sa famille ainsi que ses compagnons.
Question 7 de la fatwa n° 5881
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س7 : هل يجوز تأخير فطام الطفل عن السن المحدودة في القرآن (سنتين) ؟
ج7 : يجوز إذا كانت هناك حاجة إلى التأخير ، كما يجوز فطامه قبل تمام السنتين إذا كانت المصلحة في ذلك
والأصل أن الرضاع لمدة سنتين ، فلا يعدل عن ذلك إلا لمصلحة طارئة تقتضي العدول
وبالله التوفيق ، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم
السؤال السابع من الفتوى رقم 5881
Comité permanent [des savants] de l'Ifta -اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Cheikh Abdoullah El Boukhari de Médine fait une nasiha
à Bachir le Tunisien et à ses étudiants salafis
Voici ce qu’il a dit :
“J'ai écouté plusieurs enregistrements de Bachir le Tunisien, qu'Allah le guide, et j'ai conclu que ses paroles ne sont pas les paroles d'un homme qui comprend la signification de la science et qui n’a pas été éduqué avec la science de la sounna pure qui est basée sur les deux révélations (c'est à dire le Coran et la Sounna) à la compréhension des pieux prédécesseurs”
Cheikh Abdallah El Boukhari a démontré que Bachir ne maitrise pas les bases de la religion et que ses preuves et sa façon de les utiliser (c'est à dire la façon de prouver les choses) ne sont pas corrects.
Il a pris comme exemple les preuves que Bachir utilise pour rendre permis les manifestations.
Le Cheikh conseil de ne pas prêter l'oreille à Bachir :
« parce qu'il y fait rentrer des poisons clairs et camouflés avec ses paroles sur les savants d'Ahl El Sounna ».
Cheikh El Boukhari a dit qu'il ne faut pas écouter n'importe qui et qu’il n’est pas permis d'assister aux cours des gens de passion qui critiquent la Sounna.
Il a dit sur Bachir que :
« ses paroles sont un égarement clair du manhadj de Ahl El Sounna »
Cheikh El Boukhari حفظه الله s'est aussi adressé aux salafis qui assistent aux cours et ne sont pas d'accord avec ses éloges sur El Qardawi et avec les critiques sur les savants d'Ahl El Sounna.
Il a dit que leur présence crée une choubeha pour les autres.
Ensuite le cheikh a rapporté une belle parole de Sofian El Thawri pour les frères salafis qui prétendent avoir un degré d'amour pour Bachir pour ce qu'il fait dans la da'wa et continuent à assister a ses cours :
« Sofian El Thawri a dit :
Si tu as aimé quelqu’un pour Allah et que cette personne ensuite commet une innovation, et que tu ne le déteste pas pour Allah, sache que tu ne l'a pas aimé pour Allah. »
Résumé et regroupement des paroles de Cheikh Abdallah El Boukhari
sur Bachir Ibn Hassan en six points
- Le fait de ne pas revenir aux grands savants
Il devient clair dans les paroles de Cheikh El Boukhari que Bachir ne revient pas aux paroles des savants :
«Il n’y a pas un seul savant d'Ahl El Sounna qui dit ce qu'il dit et il (c'est à dire Bachir) guide vers ce qu'il ne sait pas en ce qui concerne El Qardawi »
«S’il est devenu sourd aux paroles des savants ou s’il est devenu aveugle devant la vérité qui a été clarifiée par les savants dans l'affaire de l'Iraq, quel est alors notre péché?
Et quel est le péché de nos savants ?
Ils ont clarifié ce qu'il y avait à clarifier...
Le péché est sur lui et non sur nos savants»
Le cheikh a aussi clarifié que le fait de rompre avec les savants implique qu’on rompe avec la vérité:
«Et le fait qu'il a rompu avec les gens de vérité et avec les porteurs de la vérité (c'est à dire les savants) est une preuve qu'il a rompu avec le vérité.
En effet, rompre avec les gens de vérité et avec les savants de la sounna est une rupture avec la vérité, et ceci est une chose inévitable »
- Critiquer les gens de science
Cheikh El Boukhari حفظه الله a réprimandé Bachir pour ses critiques sur les savants d’Ahl El Sounna :
«Son détournement vis-à-vis de Cheikh Moqbil رحمه الله et le fait qu'il lui fasse des allusions de tous les côtés est une preuve de son égarement »
Cheikh Abdallah El Boukhari a parlé de comment Bachir fait les éloges de Mohamed Bin Hassan El Dadou' qui est un grand prêcheur Ikhwani qui a introduit les idées de Saïd Qoutb et des gens de révolte en Mauritanie.
Cheikh Abdallah El Boukhari ne comprend pas que Bachir lui fait des éloges alors que cet homme a déjà participé à deux coups d'état dans son pays.
«Il critique les savants d'Ahl El Sounna en disant qu'il n'a jamais entendu un seul parmi eux parler de la guerre en Iraq et il les décrit comme des savants des menstrues et des femmes qui accouchent.
Et c’est une chose à laquelle il ne faut pas s'étonner car ce n’est pas le premier mensonge de ce da'i sur les savants et ce ne sera pas son dernier.
Et il a été précédé dans cela par Amr Bin Oubeyd le Mou'tazili qui décrivait les savants d’Ahl El Sounna par les savants des torchons, c'est à dire les savants des menstrues et des femmes qui accouchent »
Cheikh Abdallah El Boukhari explique bien la façon dont laquelle les innovateurs critiquent les gens de science :
«Un innovateur ne te dira jamais: "N'accepte pas les hadiths du prophète صلى الله عليه وسلم", non, personne ne l'acceptera de lui.
Par contre il va critiquer les savants qui préservent cette Sounna a laquelle ils appellent, et c'est pourquoi ils utilisent des termes comme "les savants des menstrues et des femmes qui accouchent"»
«Et c'est lorsqu'ils ont fait fuir les gens des savants d’Ahl El Sounna qu'ils auront réussi à les faire fuir de la vérité que transmettent ces savants, et le résultat sera que les gens adoreront leur Seigneur par les passions, le faux et les égarements... »
«Et ce qui prouve son manque de compréhension de la Sounna, est qu'il critique les porteurs de la Sounna et sa critique est une preuve de son ignorance et son manque de science de la Sounna »
Cheikh Abdallah El Boukhari utilise l'exemple de Bachir qui voit que la durée des khoutba du vendredi doit être longue pour prouver sa mauvaise compréhension :
«Il est sorti du (droit) chemin et c'est pourquoi il va inévitablement tomber dans la transgression de la Sounna »
- L'exagération envers les personnes
Cheikh Abdallah El Boukhari a montré que Bachir a une vénération pour les gens d'innovation comme El Qardawi et Mohammed Bin Hassan El Dadou'.
« En ce qui concerne ses éloges d’El Qardawi qui ont été faites de telle façon, il (Bachir) a divergé avec les gens de science de Ahl El Sounna qui ont parlé sur El Qardawi et qui ont démontré ses erreurs comme Cheikh Moqbil رحمه الله et d'autres comme Cheikh Abdel Mohsin El Abbad »
«Et il est connu que El Qardawi est un symbole des Ikhwans Mouslimoun et qu'ils le vénèrent et le sanctifient »
Bachir a en effet de l’exagération envers El Qardawi qu’il considère comme moudjtahid :
«Et le fait qu'il (Bachir) dit de lui (El Qardawi) qu'il fait parti des moudjtahidin est une chose qui nécessite beaucoup de preuves car la parole d'Allah qui s'applique sur El Qardawi est celle ou Il dit : “Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité ? Et Allah l'égare sciemment” Certains gens d'innovation s'égarent et égarent les autres alors qu'ils possèdent une certaine science, mais leur science est mélangé avec des choubehat »
Cheikh Abdallah El Boukhari a expliqué comment à Doha (au Qatar) il y a eu un rassemblement d'Ikhwans (pendant trois jours) intitulée "Rencontre de l'Imam El Qardawi avec ses amis et ses élèves" et dit qu’ils le comparent à l'imam El Zohri.
Il montre comment dans avec leur exagération ils ont fait un programme d'enseignement du manhadj de "l'Imam’ El Qardawi dans la jurisprudence, la da'wa, le tafsir etc... afin de former un madhab de El Qardawi !
Cheikh Abdallah El Boukhari explique aussi que Bachir fait des éloges à des gens égarés en les appelant "Allama" :
«Par Allah, il ne sait pas ce que veut dire le mot "Allama" ni ce que veut dire la science»
- Suivre aveuglement les autres et s'acharner sur les gens
Cheikh El Boukhari dit que dans beaucoup de cas Bachir suit des savants ikhwans.
Ainsi il explique comment Bachir suit les paroles de Mohamed Bin Hassan El Dadou' en ce qui concerne l'innovation complémentaire et l'innovation de base :
«Je m'attends à ce qu'il ne comprenne même pas les significations de ces mots »
«Toutes les innovations, qu'elles soient de base ou complémentaire tombent sous la parole du prophèteصلى الله عليه وسلم : "Toute innovation est égarement"»
«Nous cherchons refuge auprès d'Allah de l'abandon qu'il (Bachir) a eu a cause de El Qardawi »
«Ses paroles prouvent qu'il appelle aux idées des Ikhwan et des Qoutbis »
- La dureté et le manque de sagesse
Et bien sûr la dureté envers les frères salafis est un reproche majeur de Cheikh El Boukhari envers Bachir :
«Il fait des allusions aux autres (c'est à dire les salafis) et il les critique en disant qu'ils ont un mauvais comportement et peu de pudeur et qu'ils utilisent de mauvaises paroles comme celle utilisées par Cheikh Moqbil رحمه الله dans sa réfutation d’El Qardawi... et ceci prouve qu'il n'est pas sorti avec une science qu'il a prit d'autrui »
« Et il (Bachir) critique ses frères salafis (en France) et les accuse d'être des démagogues et il demande à Allah de leur couper la langue ... et dans des autres paroles à lui, on a entendu des insultes et des injures envers les salafis en France »
« En ce qui concerne ses critiques, insultes et injures envers les frères salafis, et le fait qu'il fasse des doua' contre eux en demandant a Allah qu'il leur coupe la langue.
Je lui dis: est-il permis pour lui de faire des doua' contre eux alors qu'il prétend être quelqu’un de juste qui pèse ses mots?....
Non, il ne lui est pas permis de faire cela »
- Le fait de ne pas comprendre le djarh wa ta'dil
Cheikh El Boukhari montre que Bachir fait du Ta’dil mal placé sur El Qardawi :
« Et la défense (de Bachir) de cette personne est une preuve de son égarement.
En donnant une image pareille de El Qardawi il veut le faire passer comme un Imam qui est moudjtahid et qui a la récompense du idjtihad »
Cheikh Abdallah El Boukhari explique que Bachir est incapable de descendre les jugements de la chari'a sur les moudjtahidin en concordance avec la Sounna car El Qardawi ne fait pas partie des gens du idjtihad.
Le cheikh a aussi clarifié l'erreur de Bachir qui dit que le terme salafi ne doit pas être utilisé.
Pour soutenir sa réponse Cheikh El Boukhari a rapporté des paroles de savants comme Ibn Taymiya, Ibn Qayim, Ibn Qoudama et El Dhahabi.
Et il a dit :
«Et ce n’est qu'une personne qui a une maladie dans son cœur qui doute sur la permission de l’usage du terme salafi »
Cheikh Abdallah El Boukhari a ensuite dit que cette parole de Bachir prouve qu'il a peu de science et qu’il ne doit pas parler dans le Djarh wa Ta’dil car ce n’est pas son domaine :
«Celui qui parle en dehors de son domaine viendra avec des choses étonnantes »
« Le Djarh wa Ta’dil n'est pas pour les hommes de son genre, ce n’est pas à lui de fermer cette porte ou d'en parler.
Si lui, ne comprend pas ni ne maitrise le Djarh wa Ta’dil, qu'il ne critique pas les paroles de ceux qui maitrisent la matière. »
Assise au domicile du cheikh le 19 février 2009 entre le maghreb et l’isha à Médine.
Ces derniers temps, le phénomène du Niqâb (1)s’est propagé chez les femmes à une vitesse qui attire l’attention.
Ce n’est pas le port du Niqâb en lui-même qui est surprenant, mais c’est la manière dont les femmes le portent.
Au début, il ne faisait apparaître que les yeux, mais petit à petit, il s’est mis à s’élargir jusqu’à ce qu’une partie du visage soit apparente avec les yeux et d’une façon attirante.
En plus, beaucoup de femmes se fardent les yeux de mascara quand elles le portent.
Lorsqu’on reproche à ces femmes cette façon de faire, elles donnent comme prétexte que vous avez dit qu’à l’origine, le Niqâb est permis.
Nous vous prions de bien vouloir clarifier cette question de manière détaillée, qu’Allah vous récompense.
Réponse :
Il n’y a pas de doute que le Niqâb était connu à l’époque du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et que les femmes le portaient comme le montre le hadith prophétique concernant la femme qui entre en sacralisation pour le pèlerinage :
« Que celle qui est en sacralisation ne porte pas de Niqâb. » (2)
Ceci montre en effet que les femmes avaient pour habitude de porter le Niqâb.
Cependant, nous ne donnons pas aux gens un avis favorable au Niqâb à notre époque, car il peut être un prétexte pour découvrir ce qui n’est pas permis, et c’est ce que l’on constate, comme l’a précisé la personne qui a posé la question.
C’est pour cette raison que nous n’avons permis à aucune femme, proche ou éloignée, de porter le Niqâb ou le Burqac à notre époque et nous pensons en revanche qu’il devrait être formellement interdit.
La femme doit donc craindre Allah dans cette affaire et ne pas mettre le Niqâb (mais plutôt couvrir même l’ouverture des yeux) car ceci ouvre la porte du mal qu’on ne peut plus refermer par la suite.
(1) Niqâb : voile couvrant le visage et qui a l’origine ne laissait apparaître qu’un seul œil - à l’heure actuelle, on entend par Niqâb, le voile avec une ouverture au niveau des yeux ; Burqa’ : voile couvrant le visage et qui laisse apparaître les deux yeux ; Lithâm : voile qui recouvre le bas du visage, à partir du nez. Le sujet de la discussion est sur les abus dont le Niqâb et le Burqa’ ont fait l’objet, c’est-à-dire l’agrandissement progressif des ouvertures ; c’est ce que le cheikh reproche ici, et non pas, les voiles tels qu’ils étaient à l’origine, ou ni même le principe de couvrir le visage. [N. du T.]
(2) Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre de la peine de la chasse (n°1838).
Tirée du livre « alfad wa mafahim fi mizan achari'a » page 73, 74
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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine -الشيخ محمد بن صالح العثيمين