Donner le Coran (en langue arabe) à un non musulman

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Donner le Coran (en langue arabe) à un non musulman
Question :
 
Si un chrétien me demande un Coran (mushaf), puis-je le lui donner ? 
 
Réponse :
 
Tu ne peux le lui donner, mais plutôt, tu dois le lui lire, lui faire écouter, l’inviter à Allâh et invoquer Allâh pour qu’Il le guide d’après la Parole [d’Allâh] dans Son Noble Livre (traduction rapprochée) :
 
(6. Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le lui, afin qu’il entende la parole d’Allâh, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas.(Coran : At-Tawbah 09/06) 
 
et la parole [du Messager d’Allâh] – Prière et Salut d’Allâh sur lui - : 
 
« Ne voyagez pas avec le Coran en terre ennemie afin qu’il ne soit pas touché par les mains [des impies] »
 
Cela prouve que le Coran ne peut être donné à un mécréant (kâfir) de crainte qu’il le méprise ou le profane mais au contraire, on lui enseigne et on lui lit le Coran, on l’oriente et on lui invoque [Allâh] et s’il se convertit, [alors,] on lui remettra le Coran et il n’y a pas d’interdiction de donner certains livres comme les livres d’exégèse (tafsîr), de ahâdîth et d’autres [concernant] des traductions sur le sens du Noble Coran si l’on espère qu’il en tirera un profit (intifâ’).
 
 Publié par mukhlisun.over-blog.com
 
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Assister à des cours à la mosquée pour une femme ayant ces menstrues

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Assister à des cours à la mosquée pour une femme ayant ces menstrues

Question :

Je voulais savoir est-il permis d'assister à des cours à la mosquée pour une femme ayant ces menstrues ?

Réponse :

Bismi Allah el Rahman el Rahim

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux 


Louange à Allah ; c’est Lui que nous louons et dont nous implorons l’aide et le pardon.

Et nous recherchons refuge auprès d’Allah contre la méchanceté de nos âmes et contre nos mauvaises actions.

Il n'est pas permis à une femme de rester dans une mosquée alors qu`elle a ses menstrues, la preuve de cette loi est le hadith suivant qui est rapporté par Mouslim dans son authentique :
 

قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَاوِلِينِي الْخُمْرَةَ مِنْ الْمَسْجِدِ قَالَتْ فَقُلْتُ إِنِّي حَائِضٌ فَقَالَ إِنَّ حَيْضَتَكِ لَيْسَتْ فِي يَدِكِ


Dans ce hadith ou le prophète, que la prière et le salut d`Allah soient sur lui, ordonna Aicha, qu`Allah l`agrée, de lui faire passer sa khomra (tissu ou tapis ou autre sur lequel le prophète priait) elle lui répondit qu`elle était en état de menstrues, donc ne pouvant le lui faire passer, le prophète que la prière et le salut d`Allah soient sur lui répondit alors que ses menstrues ne se trouvait pas dans sa main.

On comprend donc de ce hadith que la femme ayant ses règles ne peut rester et s`asseoir dans la mosquée et que cette loi était connue de Aicha.

La réponse du prophète que la prière et le salut d`Allah soient sur lui nous prouve par contre qu`elle peut faire passer un objet en rentrant dans la mosquée sans y rester en cas de besoin et la seconde preuve de ceci est le hadith de Ibn Abass, qu`Allah l`agrée, rapporté par a-nassai et rendu  hassan (bon) par al-Albani (voir a-thamar al-moustattab – t1/p743) :

 

كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يدخل على إحدانا وهي حائض فيضع رأسه في حجرها فيقرأ القرآن وهي حائض ثم تقوم أحدنا بخمرتها فتضعها في المسجد (في رواية : فتبسطها وهي حائض)


"Le prophète, que la prière et le salut d`Allah soient sur lui, venait auprès d`une de ses femmes qui avait ses menstrues et posait sa tête sur ses cuisses, puis il récitait le coran alors qu`elle a ses menstrues, puis une d`elle se levait pour placer son tapis dans la mosquée" et dans une version "elle l`étalait alors qu`elle avait ses menstrues".

L`imam a-chawquani dit à propos de ce hadith :

 

"ceci est une preuve pour ceux qui ont permis à la femme qui a ses menstrues de rentrer dans la mosquée en cas de besoin".

Pour ce qui est du hadith rapporté par Abou Daoud :

" فإني لا أحل المسجد لحائض ولا لجنب"


"Je rend la mosquée interdite à celle qui a ses menstrues et celui qui est en état d`impureté majeure"

C`est un hadith faible comme l`ont mis en évidence les savants (voir  irwaou al-ghalil de cheikh Albani 1/210).

Wa Allahou a`lam.


Publié par dourouss-abdelmalik.com

Abdelmalik Abou Adam Al-Firansi

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Les menstrues et la mosquée

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les menstrues et la mosquée
La majorité des savants des quatre écoles et des jurisconsultes sont d’avis qu’il n’est pas permis à la femme qui a ses menstrues de se rendre à la mosquée.
 
Il est permis pour elle de se rendre à la mosquée pour y récupérer quelque chose, ou de traverser la mosquée pour un besoin particulier mais cela tant que la femme ne craint pas de souiller la mosquée d’une quelconque manière que ce soit par ses menstrues [1].
 
SHeikh Ibn BâZ (rahimahullâh) précise que si le bâtiment est conçu pour une mosquée, et si ceux qui sont en haut et en bas entendent la voix de l’imâm, leur prière est valable, et il n’est pas permis dans ce cas, à celles qui ont leurs menstrues, de s’asseoir sur le lieu réservé pour la prière au sous-sol, parce que cela fait partie de la mosquée.

Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : 

«Moi, je ne permets pas à celle qui voit ses menstrues ou à celui qui a la souillure d’entrer dans la mosquée». 

Il est autorisé à une femme qui a ses menstrues de passer pour prendre quelques objets avec la précaution de ne rien laisser tomber de son sang.

Cela d’après la parole d’Allâh – Ta’âla (traduction rapprochée)
 
«et aussi quand vous êtes en état d’impureté [pollués] - à moins que vous ne soyez en voyage» [2]

Il a été authentifié que le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) avait demandé à ‘Aîcha de lui apporter un tapis de la mosquée.

Elle lui a dit qu’elle était en période de menstrues, mais le Messager d’Allâh lui a répondu : 

«Tes menstrues ne sont pas dans tes mains.» 

Mais si le sous-sol ne dépendait pas de la mosquée, comme s’il servait de magasin ou d’autres usages, dans ce cas, cet étage ne serait pas concerné par les dispositions régissant la mosquée.

Donc, il est autorisé à celle qui a ses menstrues ou à celui qui est souillé de s’y s’asseoir.

Comme il est autorisé de faire la prière dans un lieu propre indépendant des sanitaires.

Celui qui se trouve à un endroit où il ne voit, ni n’entend l’imâm et ceux qui prient derrière lui, alors cet endroit ne dépend pas de la mosquée.  [3]

SHeikh Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) dit de même qu’il n’est pas permis pour unefemme qui a ses menstrues de s’installer dans la mosquée.

Jusqu’à la salle de prière pour la prière de la fête, qui ce jour là prend les règles de la mosquée.

Cela sur la base du hadîth de Oum ‘Atiyyah qui dit : 

«On nous donna l’ordre de faire sortir le jour des deux Aïd, les femmes qui avaient leurs menstrues et celles qu’on gardait loin des regards, afin qu’elles assistent à la prière en groupe faite par les musulmans ainsi qu’aux invocations.
Cependant on ordonna à celles qui avaient leurs règles de rester à l’écart de la salle de prière des autres femmes.»
 [4]

Pour y passer seulement - dit SHeikh - il n’y a pas de mal à cela, à condition bien sûr, comme nous l’avons souligné, qu’il n’y ait aucun risque de contamination de la mosquée par le sang.

Delà, la femme qui a ses menstrues ne doit pas rester dans la mosquée, ni lire le Qor’ân, ni y rester pour écouter un cours à moins qu’il y ait un lieu consacré à cela n’appartenant pas à la mosquée, où des haut-parleurs leur permettraient d’entendre le cours dispensé  [5].
 
[1] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 6/272-273
[2] Coran, 4/43
[3] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 10/218-220
[4] Rapporté par al-Bukhârî
[5] Kitâb « Fatâwa al-Mar’a al-Mouslima » - SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, 1/375-376 - Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 11/313 - Kitâb « ach-Charh ul-Moumti’ ’ala Zâd il-Moustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîn, 1/350-351
 
Publié par manhajulhaqq.com

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Qui est le Dr. Tarek Al Souwaidan ? (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Qui est le Dr. Tarek Al Souwaidan ? (vidéo)

Question :

 

Ô Cheikh, un prêcheur est venu dans notre pays, son nom est Tariq As-Suwaidan, que nous conseillez-vous ?

 

Réponse :

 

Je demande refuge auprès d'Allâh !

 

Je demande refuge auprès d'Allâh contre Sheitan !

 

Cette personne n'est pas un prêcheur, c'est un philosophe.

 

Sa spécialité n'est pas la chari'a !

 

Prends note pour les frères que je leur passe le salam et qu'ils ne s'assoient pas avec lui.

 

Questionneur :

 

Je vous aime pour Allâh Ô Cheikh.

 

Qu'Allah vous récompense en bien.

 

Cheikh :

 

Cette personne fait partie des plus grands prêcheur ayant fait le rapprochement entre les rafidhah et les sunnites.

 

Prends note pour les frères que je leur passe le salam.

 

Dis-leur que Cheikh 'Oubeyd Al-Jabiry vous passe le salam et dit de ne pas s'asseoir avec cet homme.

 

Publié par Les gens du athar

Cheikh Oubeyd Bin Abdoullah Bin Souleymane Al-Djabiri - الشيخ عبيد بن عبد الله الجابري

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Préparer les dirigeants chevaliers en délaissant les méfaits écoliers

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Préparer les dirigeants chevaliers en délaissant les méfaits écoliers
Question :
 
Beaucoup de musulmans de cette époque et même les pratiquants parmi eux font entrer leurs enfants dans les écoles gouvernementales qui contiennent beaucoup de choses répréhensibles comme se lever pour le salut du drapeau, écouter des chansons, de la musique, les enseigner et enseigner le dessin.
 
Même les enseignants d'éducation islamique, la plupart d'entre eux ne prient pas, fument et font des fatwas permettant ce qu'Allah a interdit et ce sont eux les exemples dans ces écoles.

Si on parle de ces choses répréhensibles, même avec certains pratiquants, ils disent :

“Vous interdisez la science… et puis qu'allons nous faire de nos enfants… et puis le bon côté dans ces écoles prime sur le mauvais…” et ils citent pour exemple untel qui a obtenu le Doctorat dans la science islamique.

Quelle est la réponse à ces gens-là ?

Et est-ce que le fait de ne pas entrer dans ces écoles cause des torts ?

 

Réponse :

 
Al Bukhârî et Muslim ont rapporté dans leur Sahîh d'après Abu Hurayra, qu'Allah l'agrée a dit :

”Le messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui et sa famille, a dit :
“Chaque nouveau-né naît avec l'instinct, ce sont ses parents qui font de lui alors un juif, un chrétien ou un adorateur du feu”.


Ces écoles, mes frères en Allah, n'ont jamais donné (naissance) à des savants et ne donneront jamais (naissance) à des savants.
Ce qui donne un résultat, c'est de délaisser ces écoles, de se diriger vers la science par soi-même et retourner à Sahîh Al Bukhârî et à Sahîh Muslim et à l'exégèse d'Ibn Katsîr et accumuler la science.

 
Nous avons étudié à l'université islamique qui était considérée à l'époque comme le meilleur institut à ma connaissance.

D'une classe contenant environ cent, cent cinquante ou cent quatre vingt (étudiants) il en sortait deux ou trois (savants) et elle (l'université) n'est pas la cause du bénéfice qui en est tiré et la preuve est que la plupart (des étudiants) finissaient ignorants.

(Un d'entre eux) qui avait fini (les études à) la faculté de législation et la faculté de Da’wa, m'a demandé en disant : “J'ai vu hier un homme qui priait avec ses chaussures au sein du Ħaram et les gens s'étaient réunis autour de lui et il disait qu'il avait un hadith (justifiant cela). Est-ce qu'il y a un hadith Sahîh (à ce sujet) ?”

Ô Subhana-Allah…
 
Cet homme qui pose la question a pourtant lu (des hadiths) dans ’Úmdatul Ahkâm, dans Subul Assalâm, il a étudié à l'université islamique pendant quatre ans, il s'est assis avec les gens de sciences et puis il vient demander s'il existe un hadith du prophète, prière et salut d'Allah sur lui et sa famille, au sujet de la prière en gardant les chaussures ?…

Et d'autres (exemples) comme celui-là sont nombreux.

Comme l'exemple que je vous ai donné aujourd'hui, la phrase
“Iyyaka Akramtou Zaydan” si je le donne à beaucoup d'entre eux, ils sont incapables d'en faire l'analyse grammaticale [I’râb].
 
Aussi, (une fois) quelqu'un m'a rendu visite alors que je faisais une recherche et j'étais pressé, je lui ai jeté (le dictionnaire) [Al Qâmus Al Muħîţ] et je lui ai dit : “Cherches moi tel mot” et après cela, mes frères, il a pris le livre, il l'a posé sur sa cuisse et j'attendais comme dit le proverbe :

“Quelle inflammation (ressent) mon cœur face à celui dont le cœur est froid”

J'attendais le moment où notre frère allait me sortir ce mot et j'ai pensé qu'il avait oublié et je lui ai redit : 

“Trouve-moi le mot, mon frère” et lui riait et il a dit : “Par Allah je ne sais pas le chercher.”
 
Ainsi mon frère, ce n'est pas l'université islamique qui te sera bénéfique, personne en dehors d'Allah ne te sera bénéfique ensuite ta propre personne si tu fais l'effort pour toi-même ; Même vous ici (il veut dire à son institut à Damaj) vous étudiez quoi ?

Vous étudiez le livre d'Allah, la Sunna du messager d'Allah, prière et salut d'Allah sur lui et sa famille, la langue arabe, l'écriture et l'héritage. 

Il faut que tu saches et que tu sois certain que personne ne t'aidera en dehors d'Allah puis ta propre personne.

Il est impératif que tu fasses l'effort par toi-même si tu veux apporter un bénéfice à l'islam et aux musulmans.
 
Les écoles diffèrent, par exemple, la pédagogie en Arabie Saoudite et chez nous (Yémen) sont bonnes, il ne reste plus qu'à choisir le bon enseignant et la plupart des enseignants sont dévergondés.

Ceux qui viennent enseigner, le meilleur d'entre eux vient enseigner pour l'argent, sauf si pour dix mille il y en ait un qui se dit : “Moi, je veux l'argent et (en plus) enseigner aux enfants des musulmans” sinon le meilleur vient enseigner pour l'argent.
 
Celui-là qui vient pour l'argent, qu'Allah le salue, pourquoi ?

Car certains d'entre eux viennent et veulent enseigner (de fausses croyances) à nos enfants comme Chuyu’iyya, un autre veut leur enseigner Al Ba’tsiyya, un autre veut leur enseigner Annâşiriyya, un autre veut leur enseigner Arrafđ et d'autres veulent leur enseigner Aşşufiyya.

Et ainsi, mes frères, des idées et des calamités sont entrées parmi les musulmans.

De plus le pauvre enfant si tu le confies à un enseignant dévergondé, il pense que personne n'égale cet enseignant, s'il lui dit que les chansons sont licites, il dira “(qu'elles sont) licites, c'est l'enseignant qui l'a dit” s'il lui dit quoique ce soit il le répètera (comme dit le proverbe) “La parole (finale) est la parole de madame” car il ne voit personne comme il voit son enseignant, il pense que son enseignant est le plus savant des hommes, c'est pour ces raisons que nous devons craindre Allah au sujet des enfants des musulmans.

Quel bénéfice pour les musulmans y a-t-il dans “’Urwa a dit” et “Ahmad a dit” et dans “Dessine une poule ! Dessine un coq” et le prophète, prière et salut d'Allah sur lui et sa famille, dit :

“Allah maudit les dessinateurs”

et il dit :

“Tout dessinateur est en enfer”

et il dit :

”Les anges n'entrent pas dans une maison où il y a un chien ou une image”.

Je vous pose la question mes frères : 

“Ces écoles ont-elles été instaurées pour Allah ou non ?”,

le prophète, prière et salut d'Allah sur lui et sa famille veillait à l'éducation des jeunes (il a dit) :

“Ô garçon, préserve Allah il te préservera, préserve Allah tu le trouveras à tes côtés, si tu demandes, demandes à Allah.”
(Et il a dit) “Ô garçon, (prononce) le nom d'Allah, mange avec ta main droite et mange de ce qui est devant toi.”
Et il a vu Al Ħassan fils de ’Ali manger une datte et il l'a sorti de sa bouche en disant : “Kakh kakh ! Elle fait partie de l'aumône”.

 
Il veille à enseigner aux enfants des musulmans, suivons le chemin de nos prédécesseurs, qu'Allah fasse miséricorde à L'imâm Mâlik qui a dit :
 
“La fin de cette communauté ne se redressera qu'avec ce qui a redressé son début.”

Les enfants des prédécesseurs commençaient par apprendre le coran jusqu'à ce qu'ils le terminent, ils étudient ensuite ce qui leur permet d'avoir une bonne pratique de la langue arabe et ainsi, ils peuvent lire les hadiths du messager d'Allah.

À notre époque, il (doit y avoir) dans les pays musulmans un jeune extrêmement intelligent qui, s'il se consacre à l'apprentissage de Sahîh Al Bukhârî ou Sahîh Muslim et à l'apprentissage du coran, il pourrait apprendre le tout en cinq ans maximum si toutes les conditions lui sont rassemblées.

Quant à ces écoles, mes frères en Allah, s'il n'y avait dedans (comme défaut) que l'accumulation des matières sur l'étudiant au nombre de quatorze matières qu'ils entassent sur lui, ce qui le rend incapable de trier ses informations (ce défaut serait suffisant), depuis longtemps les savants se plaignent de ces écoles.

Ja’far Ibn Taghlab, un des savants du sixième siècle, disait :
 
Les leçons à notre époque dans notre coin
Sont construites sur du faux et sur un vacarme excessif
Et un enseignant qui expose des recherches
Résultant de mélanges et de combinaisons
Et le savant érudit parmi eux ne fait que citer
Les paroles d'Aristote Talés et Buqrat
Et les sciences de la religion d'Allah appellent à haute voix
Ceci est l'époque de mon délaissement

Un autre dit:
 
Combien de poste d'enseignants sont occupés par un halluciné
Niais qui s'est appelé “Le bon connaisseur enseignant”
Les (vrais) gens de science ont donc raison de citer
Un vers qui s'est propagé dans toutes les assises :
“Elle (la science) s'est tellement amaigrie que l'on peut voire
Ses reins et que tout miséreux peut se la payer”

Un autre dit aussi:
 
Ô ! La meilleure des paroles !
Ils t'ont mis des chaînes
L'enseignent n'est pas sincère
Et l'enfant est peu passionné
L'un (apprend) dans le but d'obtenir un diplôme
L'autre dans le seul but de gagner de l'argent.

(...)
Ces écoles sont une calamité qui nous vient des ennemis de l'islam et dépendent des organisations comme L'UNESCO et les musulmans sont ignorants comme on a dit, (l'un d'eux) pousse son enfant à (sortir étudier) sans savoir ce qu'il va apprendre et c'est Allah notre seule aide.
 
Ijâbatu Assâ-il ’Alâ Ahammi Al Masâ-il - “réponse à celui qui s'interroge sur les questions les plus importantes” page 259-255
نقلناه في النت بالتاريخ 2007-03-02 من كتاب اجابة السائل على اهم المسائل ص 255-259

Traduit par Oum Hajar al Maghribiyya
 Publié par darwa.com

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i - الشيخ مقبل بن هادي الوادعي

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L'interdiction de l'injustice et le fait de redouter l'invocation de l'opprimé

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

L'interdiction de l'injustice et le fait de redouter l'invocation de l'opprimé

L'interdiction de l'injustice et le fait de redouter la dou'a (l'invocation) de l'opprimé (c'est-à-dire une personne qui a subi une injustice).

 

Car même si cet opprimé est un mécréant sa dou'a est exaucée par Allâh !

 

Parmi les recommandations que le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم adressa à Muadh lorsqu’il l’envoya au Yémen : 

 

واتق دعوة المظلوم ، فإنه ليس بينها وبين الله حجاب

"…Et crains l’invocation de l’opprimé, car il n’y a pas de voile entre elle et Allâh."

Rapporté par Boukhari, Muslim et d’autres

 

Parmi les enseignements de cette recommandation, il y'a l’interdiction de l’injustice. 

 

En effet, Allâh a interdit l’injustice entre ses serviteurs il dit dans un Hadith Qudssi :  

 

"Ô mes serviteurs, Je Me suis interdit l’injustice à Moi-même et Je l’ai rendu interdite entre vous.

Ne soyez donc pas injustes".

Rapporté par Muslim

 

Et dans un autre Hadith le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

"Craignez d’être injustes car l’injustice se traduira le jour de la résurrection en ténèbres.

Craignez l’avarice car elle a causé la perte de ceux qui étaient avant vous.

Elle les a poussée en effet à faire couler leur sang et à se permettre ce qui leur était interdit."

Rapporté par Muslim

 

L’injustice peut toucher le sang, les biens et l’honneur, la preuve est le Hadith dans lequel le Messager d’Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

"Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés comme est sacré ce jour-ci (le jour du sacrifice), dans votre cité-ci (la Mecque), en votre mois-ci (Dhul Hijja)."

Rapporté par Muslim

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a aussi dit : 

 

"Celui qui a lésé son frère dans son honneur ou autre chose, qu'il s'en acquitte auprès de lui aujourd'hui (dans ce bas-monde) avant qu'il ne se retrouve dans l'autre monde ou le dinar et le dirham ne seront plus rien.

S'il a quelques bonnes oeuvres, on en prend l'équivalent de son injustice pour le donner à la personne lésée, et s'il n'a aucune bonne action, on lui fait supporter en compensation une partie des péchés de sa victime."

Rapporté par Boukhari dans son Sahih

 

Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

"Savez-vous qui est le moufliss (c'est-à-dire le pauvre, celui qui a absolument tout perdu, celui qui a fait faillite) de ma communauté ?"

Ils dirent : "le moufliss parmi nous est celui qui a perdu ses biens et son argent." 

 

Il dit صلى الله عليه وسلم : 

 

"Le moufliss de ma communauté est celui qui viendra le jour de la résurrection ayant fait la salât, ayant observé le jeûne, et acquitté la zakât.

Il vient après avoir insulté celui-ci, frappé celui-là, accusé celui-là de dévergondage, mangé l'argent de tel autre, répandu le sang de celui-là.

On répartit donc ses bonnes actions entre ses victimes et, si elles ne suffisent pas à le racheter auprès d'elles, on prend de leur péchés, on les jette sur lui et il est ensuite jeté en enfer."

Rapporté par Muslim dans son Sahih

 

Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

"Le musulman est celui dont les musulmans sont à l’abri du mal de sa langue et ses mains.

Le Muhajir est celui qui a fui les interdits d'Allâh".

Rapporté par Boukhari

 

L’injustice est interdite que cela soit envers les musulmans comme envers les mécréants. 

 

Quant à l’invocation de l’opprimé elle est exaucée, même si cet opprimé est un pervers voir même mécréant tel qu’un juif ou chrétien ! 

 

Noble frère !

 

Sois donc juste envers ta femme et donne lui ses droits. 

 

Sois juste envers tes frères, tes sœurs en islam ainsi qu’envers les mécréants ! 

 

N’as-tu pas entendu la parole du très Haut concernant les injustes ? (traduction rapprochée) : 

 

"Et ne pense point qu'Allâh soit inattentif à ce que font les injustes. Il leur accordera un délai jusqu'au jour ou leurs regards se figeront." s 14 v 42

 

Il dit aussi (traduction rapprochée

 

"Les injustes verront bientôt le revirement qu'ils (éprouveront)" s 26 v 227

 

La Dou'a de l'opprimé est exaucée même si cette dou'a est realisée par un Kafir ! 

 

Noble Frère !

 

Crains la plainte de l’opprimé !

 

Crains la plainte de l’opprimé !

 

Car elle est exaucée par Allâh, même si elle est réalisée par un mécréant ! 

 

Cheikh Salih Al Fawzan dit "dans son Charh Kitab Tawhid vol 1 p 110" concernant la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم : "...Et crains l’invocation de l’opprimé..." : 

 

Ceci est une recommandation importante.

 

Il est obligatoire au gouverneur ainsi qu’à tout musulman de craindre l’invocation de l’opprimé, car il n’y a pas de voile entre elle et Allâh, c'est-à-dire que l’invocation de l’opprimé est exaucée même si cet opprimé est un mécréant (traduction rapprochée

 

"Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété". S 5 V 8.

 

Cheikh Abdelaziz Ar-Rajihi dit "dans ses notes du Chap : Kitab Tawhid du Sahih Al Boukhari" dit : "...Et crains l’invocation de l’opprimé..." 

 

L’invocation de l’opprimé est exaucée même si elle est réalisée par un mécréant. 

 

Le Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

" ..et crains l'invocation de l’opprimé même si c'est un mécréant car il n’y a pas de voile entre elle et Allâh.."

Rapporté par Ahmad

 

Quand d'Abou Houreyra il rapporte que le messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

"... l'invocation de l’opprimé est exaucée même si c'est un pervers .."

Rapporté par Ahmad

 

Frère dans la foi, prend donc garde au fait de te montrer injuste envers un musulman ou même un mécréant ! 

 

Il convient de savoir qu'en règle générale, les invocations des mécréants peuvent parfois être exaucées, parmi les preuves le verset suivant (traduction rapprochée

 

"Seigneur, dit ('Iblîs), donne-moi donc un délai, jusqu'au jour où ils seront ressuscités". (Allâh) dit: " Tu es de ceux à qui un délai est accordé…" s 38 v 79-80

 

Bien qu’Ibliss soit le plus grand des mécréants, Allâh exauça sa demande, cela prouve donc que l’invocation du mécreant est quelques fois exaucée. 

 

Allâh dit aussi (traduction rapprochée

 

"Quand ils montent en bateau, ils invoquent Allâh Lui vouant exclusivement leur culte. Une fois qu'Il les a sauvés (des dangers de la mer en les ramenant) sur la terre ferme, voilà qu'ils (Lui) donnent des associés" s 29 v 65

 

Cheikh Salih Al Cheikh "dans son Charh 40 Nawawi commentaire du Hadith 10" ainsi que "dans son Charh Kachf Choubouhate" explique que :

 

L’invocation du mécréant est parfois exaucée, la raison de cela est que l’exaucement des invocations est liée au Tawhid Ar-rouboubiya (unicité dans la Seigneurie) donc tout comme la subsistance etc… cela n’est pas réservé qu’au croyant, mais cela est aussi accordé au mécréant ainsi qu’au pécheur. 

 

C’est notamment pour cette raison, qu’il est possible de voir des associateurs parmi les adorateurs des tombes, les innovateurs, les juifs et les chrétiens invoquer Allâh et obtenir ce qu’ils demandent, cela parce que les invocations du mécréant et du pervers sont parfois exaucées par Allâh. 

 

 Publié par 3ilmchar3i.net

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La préservation de la santé de l'oeil - الكحل

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La préservation de la santé de l'oeil - الكحل
Abou Daoud a relaté dans ses "sounans" d'après Abd El Rahman Al Nou'man Ben Ma'bad Ben Haoudha Al Ansari rapportant d'après son grand-père, " que le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam a recommandé l'utilisation du Kohol parfumé durant le sommeil, en ajoutant : " que le jeûneur s'en méfie ". 
 
Dans les "sounans" de Ibn Maja et bien d'autres, est cité d'après Ibn Abbas  : 
 
" Le Prophète  possédait une boîte qui contenait le Kohol dont il enduisait chaque oeil à trois reprises ". 
 
(Ce hadith est jugé TRES faible (ضعيف جداً) par Ach-Chaykh Al-Albani  comme on peut le voir dans son livre « Moukhtassarou Chama_ili l-Mouhamadiya » , hadith 42. )
 
Al-Tirmizi a rapporté d'après Ibn Abas radiallahou 3anhou : 
 
" Le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam de prime abord et de préférence l'oeil droit de Kohol à trois reprises et l'oeil gauche à deux reprises ". 
 
Abou Daoud a rapporté d'après le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam : 

" celui qui s'enduit ls yeux de Kohol devra adopter un nombre impair de fois ".

Le nombre impair devra t-il être adopté pour les deux yeux : en enduisant l'oeil droit à trois reprises et l'oeil gauche à deux reprises alors qu'on devra commencer cette opération par l'oeil droit, ou bien faudrait t-il enduire de Kohol chacun des yeux à trois reprises ? 
 
Ces deux affirmations figurent dans le madhab de Ahmad et d'autres. 
 
Le Kohol préserve la santé de l'oeil, renforce et purifie la lumière percevante, atténue la matière pourrie et l'extraie, tout en étant un facteur embellissant. 
 
Les avantages du Kohol s'accroient lors du sommeil car l'oeil renferme le Kohol, s'apaise en dormant abandonne toute activité nocive et sera assisté par la nature.

Le Kohol, par ses spécifités, contribue à ces facteurs. 
 
Dans les "sounans" de Ibn Maja est cité d'après Salem rapportant d'après son père ce hadith qu'il attribue au prophète sallallahou 3alaihi wa sallam : " Recourez au Kohol car il purifie la vue et laisse pousser les cils "
 
Dans le livre de Abi Nouim est cité : 
 
" Le Kohol laisse pousser les cils, dissipe les fétus incommodant l'oeil et purifie la vue "
 
Dans les "sounans" de Ibn Maja est rapporté de même d'après Ibn Abas que le Prophète sallallahou 3alaihi wa sallam a dit : 

" Le meilleur produit dont vous vous enduisez l'oeil est le Kohol car il purifie la vue et laisse pousser les cils ". 

D' après Jâbir ibn 'abdillah  le messager d' Allah sallallahou 3alaihi wa sallam a dit : 

"Recourez au khol au moment de dormir car il éclaircie la vue et fait pousser les cils." 
rapporté par l' imam Abu 'issa tirmidhy  dans shama-il et authentifoé par sheykh el albany  . 
 

la médecine prophétique 

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Les règles des fêtes (Aïd) et leurs traditions - أحكام العيد و سننه

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Les règles des fêtes (Aïd) et leurs traditions - أحكام العيد و سننه

Premier point

La prière du ‘aid

 

L’Imam An Nawawî رحمه الله dit dans al majmou’ 5/5 :

 

"Il y a consensus des savants sur le caractère légiféré de la prière du ‘aid." 

 

Et Cheikh Al Islam Ibn Taymiya a dit concernant cette prière, comme cela est mentionné dans le majmou al fatawas 23/161 : 

 

"Elle fait partie des rites les plus important de l’ Islam."

 

Le caractère légiféré de cette prière est confirmé par la sounnah moutawatira, le prophète صلى الله عليه وسلم et ses successeurs ont continué de la célébrer, et il n’a jamais été rapporté qu’elle fut délaissée à aucun moment. 

 

Al Boukhari (962) et Mouslim (884) ont rapporté (l’énoncé étant de Mouslim) d’ après Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما qui a dit :

 

"J’ ai assisté à la prière de la rupture du jeûne avec le prophète صلى الله عليه وسلم ainsi qu’avec Abou Bakr, Omar et Othman." 

 

Et même, les femmes assistaient à cette prière :

 

Al Boukhari (971) (l’ énoncé étant de lui) et Mouslim (890) ont rapporté d’après Oum ‘Atiyâ رضي الله عنها qui a dit :

 

"Il nous été ordonné de sortir le jour de al-‘aïd et de faire sortir les vierges cachées aux regards, ainsi que les femmes indisposées.

Ces dernières restaient en arrière, elles prononçaient le takbir avec le takbir des autres, invoquait avec leurs invocations et espéraient la bénédiction de ce jour-là ainsi que sa pureté." 

Deuxième point

La recommandation d’effectuer le lavage le jour du ‘aid 

 

Il est confirmé d’après al firyabi dans "les règles des deux fêtes" (15) d’après Nafi’ que Ibn ‘Omar "se lavait pour les deux fêtes", de même qu’il fut confirmé (16) d’après Jou’d Ibn ‘AbdelRahman qui dit : j’ai vu As Sa’ib Ibn Yazid رضي الله عنه se laver avant de se rendre au lieu de prière (moussalla).

 

Ibn ‘AbdelBarr et Ibn Rouchd ainsi que d’ autres ont cité le consensus sur son caractère recommandé. (c’est-à-dire concernant le lavage pour l’aïd) 

Troisième point

Le moment du lavage pour le ‘aïd 

 

Le mieux est de l’effectuer après la prière du matin et avant de se rendre au lieu de prière et cela est apparemment prouvé par les narrations d’après les compagnons.

 

Et il fut confirmé dans mousnad d’Al-Harith ibn Abi Oussama d’après Ibn Ishaq qui dit :

 

"Je dis à Nafi’ : "Comment est-ce que Ibn ‘Omar رضي الله عنه célébré la prière du ‘aid ?3 

Il répondit : "Il s’acquittait de la prière du matin avec l’Imam puis il revenait chez lui et se lavait comme on effectue les ablutions majeures, ensuite, il mettait ses meilleurs habits, se parfumait avec le meilleur parfum qu’ il possède et se rendait au lieu de prière."

 

Et si la personne se lave avant la prière du matin à cause du manque de temps pour pouvoir arriver plus tôt au lieu de prière, il n’ y a pas de mal à cela chez la plupart des gens de science. 

Quatrième point

Recommandation de s’embellir par les plus beaux habits pour le ‘aïd 

 

Al-Boukhari (948) et Mouslim (2068) rapportent d’après ‘AbdAllâh Ibn ‘Omar qui dit : 

 

"‘Omar Ibn Al Khattab رضي الله عنه trouva au marché un habit en brocart à la vente, il le prit et le donna au prophète صلى الله عليه وسلم en disant : "Prends cet habit et embellis-toi en le portant pour le ‘aïd et lors de l’ accueil de délégations."

 

Al-Hafidh Ibn Rajab رحمه الله dit dans "Fateh Al Barî" (6/67) après ce hadith :

 

"C’est une preuve sur le fait de s’ embellir pour al-‘aïd et que cela était connu entre eux."

 

Al-Hafidh Ibn Rajab رحمه الله dit aussi (6/72) :

 

"Le fait de s’embellir est valable aussi pour celui qui se rend au lieu de prière que pour ceux qui restent à la maison comme les femmes et les enfants."

 

Pour la femme, elle sort au lieu de prière sans s’embellir, ni se parfumer, ni qu’elle découvre ses charmes et son visage car cela leur est interdit lorsqu’elles sortent. 

 

Recommandation de se parfumer pour al-‘aïd

 

Al Firyabî rapporte dans "Ahkam al ‘aydayn" (17) d’après Nafi’ que Ibn ‘Omar رضي الله عنه se lavait et se parfumer pour le ‘aid. (sa chaîne est authentique) 

 

L’ Imam Malik a dit comme cité précédemment :

 

"J’ai entendu les gens de science recommander le parfum pour chaque aïd."

Cinquième point

Le caractère recommandé de manger quelques dattes avant de sortir pour rejoindre le lieu de prière le jour de la prière de la fête de rupture du jeûne 

 

Al-Boukhari (953) rapporte d’après Anas Ibn Malik رضي الله عنه qui dit : 

 

"L’envoyé d’Allâh صلى الله عليه وسلم ne sortait le matin de la fête de rupture du jeûne qu’ après avoir mangé quelques dattes." 

 

Il est confirmé dans le "Moussanaf" d’AbderRazaq d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه qui a dit :

 

"Si vous êtes capable de ne sortir le jour de la rupture du jeûne qu’ après avoir mangé alors faites-le !"

 

Et d’après Ibn Abi Cheyba (1/485) d’après Cha’by que cela fait partie de la sounnah. 

Sixième point

Il est préférable quand on se rend à la salle de prière de l’aïd d’y aller à pieds et de prendre un chemin à l’aller et un autre différent au retour

 

Il est rapporté dans le Mousnaf de Ibn Abi Chayba (1/486) d’après Zar qui a dit : 

 

"’Omar Ibn Al Khattab est sorti le jour de l’aïd ou le jour de Douha couvert d’un habit en coton en marchant."

 

Et il est aussi rapporté de lui selon Dja’far Ibn Bourqâne qu’il a dit : 

 

"’Omar Ibn Abdel ‘Aziz nous a écrit (la chose suivante) :

"Celui d’entre vous qui a la possibilité d’aller à (la prière de) l’aïd à pieds, qu’il le fasse.""

 

Et At-Tirmidhi a dit dans son Sounane (2/410) : 

 

"Et sur cela, la majorité des gens de science préfèrent que la personne sorte le jour de l’aïd en marchant." 

 

Et Al-Boukhari a rapporté (986) selon Djabir Ibn Abdillâh qui a dit : 

 

"Le Prophète صلى الله عليه وسلم prenait deux chemins différents le jour de l’aïd." 

Septième point

Dire "Allâhou Akbar" le jour de l’aïd al-fitr 

 

Il y a plusieurs points à ce sujet : 

 

Premièrement : Sa législation

 

Allâh a dit à la fin du verset sur le jeûne de Ramadan dans la Sourate Al-Baqara (traduction rapprochée) : 

 

"afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d'Allâh" 

 

Ibn Kathir a dit dans son tafssir (1/307) sur ce verset : 

 

"Et c’est pour cela que beaucoup de savants ont considéré que le fait de dire "Allâhou Akbar" était légiféré lors de l’aïd al-fitr en se basant sur ce verset." 

 

Et dire "Allâhou Akbar" le jour de l’aïd al-fitr est rapporté d’Ibn ’Omar, et d’un certains nombres de tabi’yne (ceux qui ont suivi les compagnons) et de ceux après eux.

 

Et il est rapporté de Abi ’Abderrahmane As-Salamî qui a dit : 

 

"Ils disaient "Allâhou Akbar" le jour de l’aïd al-fitr surtout lors du douha." 

 

Rapporté par Ad-Daraqoutni (2/44) et la majorité des savants parmi les savants et ceux après eux le considéraient comme préférable (moustahab, celui qui le fait est récompensé, celui qui le délaisse ne commet pas de péché). 

 

Deuxièmement : Le moment où cela commence 

 

Il commence le jour de l’aïd à la sortie vers le lieu de prière de l’aïd.

 

L’Imam An-Nawawi a dit dans son madjmou’ (5/48) : 

 

"Et la majorité des savants ont dit :

"On ne dit pas Allahou Akbar la nuit de l’Aïd, mais on dit Allahou Akbar lorsqu’on se rend à la prière de l’Aïd, Ibn Al-moundhir l’a rapporté de plusieurs savants.

Il a dit : "Et c’est mon avis."" 

 

Troisièmement : Le moment où cela s’achève

 

Il est rapporté de Ibn ’Omar, selon Al-Fariyâbî dans Ahkâm Al-’aiydayine (43) selon Nâfi’, que : 

 

"Ibn ’Omar sortait le jour de l’aïd à la salle de prière et il disait "Allâhou Akbar" et élevait la voix jusqu’à ce que l’imam arrive." 

 

Et dans une autre version (46-48) : 

 

"Il disait "Allâhou Akbar" jusqu’à ce qu’il arrive à la salle de prière, et il disait "Allâhou Akbar" jusqu’à ce que l’imam arrive." 

 

Et Az-Zou’rî a dit : 

 

"Les gens disaient "Allâhou Akbar" à partir du moment où ils sortaient de leurs maisons jusqu’à ce qu’ils arrivent au lieu de prière et que l’imam sorte.

Ainsi, s’il sortait, ils se taisaient, et s’il disait "Allâhou Akbar", ils disaient "Allâhou Akbar"."

Rapporté par Al-Faryâbî (59) avec un isnad authentique. 

 

Et c’est l’avis de la majorité des savants. 

 

Quatrièmement : La législation du fait d’élever la voix (en disant "Allâhou Akbar")

 

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya a dit : 

 

"Et il est légiféré à chacun d’élever la voix en disant "Allâhou Akbar" en sortant de la maison.

Et il y a unanimité des 4 savants à ce sujet."

 

Cinquièmement : Dire "Allâhou Akbar" pour les femmes

 

Il a précédé dans le premier point le hadith de Oum ‘Atiya rapporté par Al-Boukhari et Mouslim et il y avait dedans : 

 

"Elles prononçaient le takbir (le fait de dire "Allâhou Akbar") avec le takbir des autres." 

 

Et Al-Hafidh Ibn Radjab a dit dans "al-fath" (6/130) : 

 

"Il n’y a pas de divergence sur le fait que les femmes disent "Allâhou Akbar", mais elles baissent leur voix en disant "Allâhou Akbar"."

 

Sixièmement : Sa description

 

Il est rapporté par Ibn Abi Chayba (1/489) selon Ibn ’Abbas qu’il disait : 

 

"Allâhou Akbar Kabirane, Allâhou Akbar Kabirane, Allâhou Akbar wa Adjal, Allâhou Akbar Wa lillahi-l-Hamd." 

 

Al-Hadfih Ibn Hadjar a dit dans Fath Al-Bari (2/462) : 

 

"Quand à la façon de faire le takbir, ce qui est le plus authentique parmi ce qui a été rapporté c’est ce qu’a rapporté ’Abderrazaq (avec un isnad authentique) selon Salmân qui a dit : 

"Dites Allâhou Akbar : Allâhou Akbar, Allâhou Akbar, Allâhou Akbar Kabîrane"

 

Et Al-Lajna Da-ima est du même avis. 

Huitième point

Lever les mains lors du takbir al-ihram (quand on dit "Allâhou Akbar" au début de la prière) de la prière de l’aïd et dans le reste des takbir 

 

’Abderrazaq a rapporté (3/297) selon Ibn Djarîh qui a dit : 

 

"J’ai dit à ’Ata : "Est-ce que l’imam lève ses mains à chaque fois qu’il dit Allâhou Akbar dans les takbir supplémentaires de la prière de l’Aïd al fitr ?" 

Il répondit : "Oui, et les gens les lèvent aussi.""

(Son isnad est authentique) 

 

Et c’est l’avis de Abou Hanifa, Malik dans une version, Chafi’i, Ahmad, Al-Awouzâ’î et beaucoup d’autres savants.

Et Ibn Al-Moundhir, Ibn Al Qaiym Al Djawziya, Ibn Baz et Ibn ’Outaymine ont considéré cela comme l’avis le plus juste. 

Neuvième point

Les félicitations lors de l’aïd 

 

Al-Hafidh Ibn Hadjar a dit dans Fath Al-Bari (2/446) :

 

"Il nous a été rapporté dans Al-Mouhamaliyâte avec un isnad bon, selon Djabir Ibn Nafîr qui a dit : 

"Quand les compagnons du Messager d’Allâh se rencontraient le jour de l’aïd, ils disaient les uns aux autres :

"Taqabalou llahou minâ mink." "

 

Et Mouhammad Ibn Ziyâd a dit : 

 

"J’étais avec Abi Oumâma et d’autres compagnons du Prophète.

Et quand ils revenaient (de la prière de l'aïd), ils se disaient les uns aux autres :

"Taqabalou llahou mini wa mink.""

 

L’imam Ahmad a dit : "Son isnad est authentique" 

 

Et qu’Allâh prie et salue notre Prophète Mouhammad, ainsi que sa famille et tous ses compagnons.

 

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أحكام العيد و سننه
المسألة الأولى : صلاة العيد
قال الأمام النووي رحمه الله في المجموع (5/5):5
أجمع العلماء على أن صلاة العيد مشروعة أهـ
و قال شيخ الإسلام ابن تيميه رحمه الله كما في مجموع فتاواه 23/161
 أنها من أعظم شعائر الإسلام أهـ و مشر
وعيته ثابتة بالسنة المتواترة , و كان النبي صلى الله عليه و سلم و الخلفاء من بعده يداومون عليها , و لم يأت عنهم تركها البته في عيد من الأعياد
و خرج البخاري (962) و مسلم (884) و اللفظ له عن ابن عباس رضي الله عنهما أنه قال
 شهدت صلاة الفطر مع نبي الله صلى الله
بل حتى النساء يشهدنها فقد خرج البخاري (971) و اللفظ له و مسلم (890) عن أم عطية رضي الله عنها أنها قالت
كنا نأمر أن نخرج يوم العيد ,حتى نخرك البكر من خدرها , حتى نخرج الحيض فيكن خلف الناس فيكبرن بتكبيرهم و يدعون بدعائهم , يرجون بركة ذلك
وثبت عن الفريابي في أحكام العيدين (15) عن نافع ابن عمر رضي الله عنهما " كان يغتسل للعيدين " و ثبت عنه أيضا (16) عن الجعد ابن عبد الرحمن قال : رأيت السائب بن يزيد رضي الله عنه يغتسل قبل أن يخرج إلى المصلى
و نقل ابن عبد البر و ابن رشد و غيرهما الإجماع على استحبابه
المسألة الثالثة : وقت الاغتسال في العيد
الأفضل أن يكون بعد الصبح و قبل الذهاب إلى المصلى , و عليه يدل ظاهر أثار الصحابة فقد ثبت في المسند الحارث بن أبي أسامة عن محمد بن إسحاق أنه قال
قلت لنافع : كيف كان ابن عمر يصلي العيد ؟ قال : كان يشهد صلاة الفجر مع الإمام ثم يرجع إلى بيته فيغتسل غسله من الجنابة و يلبس أحسن ثيابه و يتطيب بأحسن ما عنده ثم يخرج حتى يصلي
و إن اغتسل قبل الصبح لضيق الوقت و حتى يتمكن من التبكير إلى المصلى فلا بأس به عند أكثر أهل العلم
المسألة الرابعة : استحباب التجمل بأجمل الثياب في العيد
خرج البخاري (948) ومسلم (2068) عن عبد الله بن عمر أنه قال
 وجد عمر بن خطاب حلة من إستبرق تباع في السوق فأخذها فأتى بها رسول الله صلى الله عليه و سلم فقال : يا رسول الله ابتع هذا فتجمل بها للعيد و الوفود
قال الحافظ ابن رجب رحمه الله عقبه في "فتح الباري" 6/67
وقد دل هذا الحديث على التجمل للعيد و أنه كان معتاد بينهم أهـ
وقال الحافظ ابن رجب في فتح الباري 6/72
وهذا التزين في العيد يسوي فيه الخارج إلى الصلاة و الجالس فف بيته حتى النساء و الأطفال أهـ
أما المرأة : فتخرج في العيد غير متجملة و لا متطيبة و لا متبرجة و لا سافرة لأنها منهية عن ذلك حال الخروج
استحباب التطيب في العيد
أخرج الفريابي في أحكام العيدين (17) عن نافع أن أبن عمر كان يغتسل و يتطيب يوم الفطر
( إسناده صحيح )
وتقدم قول الإمام مالك
سمعت أهل العلم يستحبون الطيب في كل عيد أهـ
المسألة الخامسة : استحباب أن يطعم تمرات قبل خروجه إلى المصلى في عيد الفطر
أخرج البخاري (953) عن أنس رضي الله عنه أنه قال
 كان رسول الله صلى الله عليه و سلم لا يغدو يوم الفطر حتى يأكل تمرات
وثبت في مصنف عبد الرزاق (5734) عن ابن عباس أنه قال
 إن استطعتم أن لا يغدوا أحدكم يوم الفطر حتى يطعم فليفعل
وعند أبي شيبة (1/485) عن الشعبي أنه من السنة
المسألة السادسة : استحباب المشي عند الذهاب إلى مصلى العيد و يكون الذهاب عن طريق و الرجوع من طريق أخر
ثبت في مصنف أبن أبي شيبة (1/486) عن زر أنه قال
خرج عمر ابن خطاب في يوم الفطر أو في يوم الضحى , خرج في ثوب قطن متلبباً به يمشي
وثبت عنه أنه أيضا أن جعفر بن برقان قال
كتب إلينا عمر ابن عبد العزيز : من استطاع منكم أن يأتي العيد ماشياً فليفعل
قال الترمذي في سننه 2/410
و العمل في هذا عند أكثر أهل العلم يستحبون أن يخرج الرجل يوم العيد ماشياً أهـ
و خرج البخاري (986) عن جابر ابن عبد الله رضي الله عنهما أنه قال
 كان النبي صلى الله عليه و سلم إذا كان يوم عيد خالف الطريق
المسألة السابعة : التكبير عند الفطر
فيه مسائل هي
الأولى / مشروعيته
قال الله تعالى في ختام أية وجوب صيام رمضان في سورة البقرة
 ولتكملوا العدة ولتكبروا الله على ما هداكم
قال ابن كثير في تفسيره (1/307) عن هذه الآية
ولهذا أخذ كثير من العلماء مشروعية التكبير في عيد الفطر في هذه الآية أهـ
و التكبير في الفطر ثابت عن ابن عمر و ثبت عن عدد من التابعين و ن بعدهم و ثبت عن أبي عبد الرحمن السلمي أنه قال
كانوا في التكبير في الفطر أشد منهم في الضحى
خرجه الدار قطني (2/44) و قد ذهب إلى استحبابه أكثر أهل العلم من السلف و الخلف
الثانية / وقت ابتداؤه
يبدأ من يوم العيد حين الخروج إلى مصلى العيد , قال الإمام النووي في المجموع 5/48
: و قال جمهور العلماء : لا يكبر ليلة العيد إنما يكبر عند الغدو إلى صلاة العيد , حكاه ابن المنذر عن أكثر العلماء . قال : و به أقول أهـ
الثالثة / وقت نهايته
ثبن عن أبن عمر عن الفريابي في أحكام العيدين (43) عن نافع أن ابن عمر
كان يخرج يوم العيد إلى المصلى فيكبر و يرفه صوته حتى يأتي الإمام
و في لفظ 46-48
فيكبر حتى يأتي المصلى , و يكبر حتى يأتي الإمام
وقال الزهري
 كان الناس يكبرون من حين يخرجون من بيوتهم حتى يأتوا المصلى حتى يخرج الإمام فإذا خرج سكتوا و إذا كبر كبروا
أخرجه الفريابي (59)  سنده صحيح
و إليه ذهب جمهور أهل العلم
الرابعة / مشروعية الجهر به
قال الشيخ ابن تيميه
و يشرع لكل أحد أن يجهر بالتكبير عند الخروج إلى العيد . و هذا باتفاق الأئمة الأربعة أهـ و ثبت عن أبن عمر أنه يجهر به كما عند الدارقطني
الخامسة / تكبير النساء
تقدم عند المسألة الأولى حديث أم عطية عند البخاري و مسلم و فيه
 فيكبرون بتكبيرهم
قال الحافظ ابن رجب في الفتح 6/130
لا خلاف في أن النساء يكبرن .. ولكن تخفض صوتها بالتكبير أهـ
السادسة / صفته
ثبت عند ابن أبي شيبة (1/489) عن ابن عباس أنه كان يقول
الله أكبر كبيرا , الله أكبر كبيرا , الله أكبر و أجل , الله أكبر و لله الحمد
قال الحافظ ابن حجر في فتح الباري 2/462
: وأما صيغة التكبير فأصح ما ورد فيه ما أخرجه عبد الرزاق ( بسند صحيح ) عن سلمان قال
 كبروا الله : الله أكبر الله أكبر الله أكبر كبيرا أهـ
ووافقته اللجنة الدائمة
المسألة الثامنة :رفع اليدين في تكبيرة الإحرام من صلاة العيد و في سائر التكبيرات
أخرج عبد الرزاق (3/297) عن ابن جريج قال
 قلت لعطاء : يرفع الإمام يديه كلما كبر هذه تكبيرة الزيادة في صلاة الفطر ؟ قال : نعم , و يرفع الناس أيضاً
 ( إسناده صحيح )
و هو مذهب أبي حنيفة و مالك في رواية و الشافعي و أحمد الأوزاعي و أكثر أهل العلم , و رجحه ابن المنذر و ابن القيم الجوزية و ابن باز و ابن عثيمين
المسألة التاسعة : التهنئة في العيد
قال الحافظ ابن حجر في فتح الباري 2/446
:وروينا في : المحامليات : ( بإسناد حسن ) عن جبير بن نفير قال :" كان أصحاب رسول الله صلى الله عليه و سلم إذا التقوا يوم العيد يقول بعضهم لبعض : تقبل الله منا منك
وقال محمد ابن زياد
: كنت مع أبي أمامة و غيره من أصحاب النبي صلى الله عليه و سلم فكانوا إذا رجعوا يقول بعضهم لبعض : تقبل الله من و منك
وقال الإمام أحمد : إسناده جيد
وصلى الله وسلم على نبينا محمد وعلى آله وصحبه أجمعي

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Elle a fait un vœu, mais elle est incapable de l'honorer

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Elle a fait un vœu, mais elle est incapable de l'honorer

Question :

 
Une femme a juré que si elle donnait naissance à un bébé sain qui vivrait pendant au moins un an, qu'elle jeûnerait alors durant un an.

Ceci est arrivé et le bébé a vécu plus d'une année.

Mais elle n'est pas capable d'accomplir le jeûne.
 

Réponse :

 

Il n'y a aucun doute que pour faire un vœu d'obéissance est un acte d'adoration. 


Allâh a loué ceux qui accomplissent de tels vœux.

Allâh dit :

يُوفُونَ بِالنَّذْرِ وَيَخَافُونَ يَوْماً كَانَ شَرُّهُ مُسْتَطِيراً 
 
76.7. car ces bienheureux non seulement tenaient fidèlement leurs promesses et redoutaient un jour d’une violence inouïe
 

Ceci est confirmé parce que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Quiconque fait vœu d'obéir à Allâh doit Lui obéir.

Quiconque fait vœu de désobéir à Allâh ne doit pas Lui désobéir"

[Al-Bukhari]

 

Un homme a fait vœu de sacrifier un chameau à un certain endroit.
Il est allé voir le Prophète صلى الله عليه وسلم et le Prophète صلى الله عليه وسلم qui lui a demandé :
"Était-ce une idole du temps de l'Ignorance qui était adorée là ?"
Il a dit : "Non", Il a alors dit :
"Était-ce le lieu d'une célébration parmi leurs célébrations ?"
Il a dit : "Non". Donc le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit alors :
"Accomplis ton serment. Il n'y a aucun accomplissement de serment dans la désobéissance à Allâh ou concernant quelque chose qu'un homme ne possède pas".
[Abu Dawoud] 
 
Celui qui pose la question a mentionné qu'elle a juré jeûner durant une année entière. Jeûner une année entière est un type de jeûne continu que l'on considère comme un type de jeûne permanent, et le jeûne permanent ou continu n'est pas quelque chose d'aimé.

 
Ceci est confirmé dans le Sahih que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
"Quiconque exécute un jeûne perpétuel n'a ni jeûné, ni rompu son jeûne"
 
Il n'y a aucun doute qu'une forme détestable de culte est un type de désobéissance à Allâh.

On n'accomplit donc pas de serment pour exécuter un tel acte. 


Cheikh Al Islam Ibn Taymiyyah a dit : 

"Si une personne jure d'exécuter un acte d'adoration détestable, comme la prière durant la nuit entière ou le jeûne durant le jour entier, il ne lui est pas obligatoire d'accomplir un tel serment."
 
Donc, la personne qui pose la question doit accomplir une expiation pour ce serment en nourrissant dix pauvres avec la moitié d'un saa ' de dates ou autres produits alimentaires de base dans le pays.

Si elle n'en est pas capable, elle devra donc jeûner trois jours consécutifs.
 
Et c'est d'Allâh ta'ala que vient le succès et que la prière et le salut soient sur le Prophète صلى الله عليه وسلم et sur sa famille et ses compagnons.
 
اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء (23/220- 222)

Traduit par Oum 'Ikrima

 Publié par 3ilmchar3i.net

ذرت صوم سنة إن ولدت سليمة فكان لها ما أرادت فماذا يلزمها ؟

السؤال : الفتوى رقم (1213) : نذرت أن تصوم سنة إن ولدت سليمة، وسلم الحمل لمدة سنة، وأنها بالفعل ولدت وسلم الحمل لأكثر من سنة، وتذكر أنها عاجزة عن الصوم

الإجابة : لا شك أن نذر الطاعة عبادة من العبادات، وقد مدح الله تعالى الموفين به، فقال تعالى

يُوفُونَ بِالنَّذْرِ وَيَخَافُونَ يَوْمًا كَانَ شَرُّهُ مُسْتَطِيرًا - الإنسان: 7

وثبت عنه - صلى الله عليه وسلم - أنه قال:

«من نذر أن يطيع الله فليطعه، ومن نذر أن يعصي الله فلا يعصه»،

ونذر رجل أن ينحر إبلا ببوانة فأتى النبي - صلى الله عليه وسلم - ، فسأل هل فيها وثن من أوثان الجاهلية يعبد ؟ فقيل له: لا، فقال: وهل فيها عيد من أعيادهم ؟ قيل: لا، فقال: أوف بنذرك، فإنه لا وفاء لنذر في معصية الله ولا فيما لا يملك ابن آدم

وحيث إن المستفتية ذكرت أنها نذرت أن تصوم سنة، وصيام سنة متواصلة من قبيل صيام الدهر، وصيام الدهر مكروه لما ثبت في (الصحيح) عن النبي - صلى الله عليه وسلم - أنه قال

«من صام الدهر فلا صام ولا أفطر»

ولا شك أن العبادة المكروهة منهي عنها، فلا وفاء بالنذر بها، قال شيخ الإسلام ابن تيمية -رحمه الله

(لو نذر عبادة مكروهة مثل قيام الليل كله، وصيام النهار كله لم يجب الوفاء بهذا النذر)

وعليه فيلزم السائلة كفارة يمين: إطعام عشرة مساكين لكل مسكين نصف صاع من تمر أو غيره من غالب قوت البلد أو كسوتهم، أو تحرير رقبة مؤمنة، فإن لم تستطع فصيام ثلاثة أيام متتابعة

وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

المصدر : اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء (23/220- 222)

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Questions-réponses sur la bid’a

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Questions-réponses sur la bid’a
Question :
 
Qu'est-ce qui est et qu'est-ce qui n’est pas une bid'a (innovation) ?

Réponse :

Selon la Shari'a, la définition est :
 
Adorer Allah d’une manière qu'Allah n'a pas prescrite

Vous pouvez aussi dire :
 
Adorer Allah d’une manière qui n’est pas celle du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun).

La première définition est prise du verset (traduction rapprochée) :
 
« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [sourate As-Shura :21]

La deuxième définition est prise du hadith du prophète qui a dit :

« Je vous recommande d'adhérer à ma voie (Sunna) et la voie des successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun) qui viennent après moi. 

Tenez-vous-y fermement et mordez à cela avec vos molaires [c'est-à-dire, accrochez-vous-y fermement] et prenez garde des choses nouvellement inventées. »

Donc quiconque adore Allah d’une façon qu'Allah n'a pas prescrit ou d’une façon qui n'est pas conforme à la voie du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun), est un innovateur, que cette adoration innovée ait un rapport avec les noms et attributs d'Allah, ou avec Ses jugements et lois.

En ce qui concerne les choses ordinaires et les coutumes, celles-ci ne sont pas appelées bid'a (innovation) en islam, bien qu'elles puissent être décrits comme tel en termes linguistiques. 

Mais elles ne sont pas des innovations dans le sens religieux et elles ne sont pas des choses contre lesquelles le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) nous avertissait.

Et il n'y a en islam aucune bid'a hassana (bonne innovation).

Majmu’ Fatawa de Shaykh Ibn Uthaymin, vol. 2, p. 291
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Question :

Quels sont les types de bid'a ?

Réponse : 

La bid'a peut être divisé en deux catégories :
  1. La bid'a qui constitue un kufr (mécréance)
  2. La bid'a qui ne constitue pas kufr  
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Question :
 
Quelle est la définition entre la bid'a qui constitue kufr et celle qui ne constitue pas kufr ?

Réponse : 

Shaykh Hafidh Al-Hakami (rahimahullah) a dit :

« Le type de bid'a qui constitue un kufr est celle qui nie une question sur laquelle il y a un consensus des savants, qui est largement connue et sur laquelle aucun musulman n’a d’excuse pour ne pas la connaître, comme nier quelque chose qui est obligatoire, rendre obligatoire ce qui n'est pas obligatoire, ou rendre  quelque chose de haram,  halal. Ou rendre quelque chose de halal, haram; ou croire certaines choses sur Allah, Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam) et Son Livre desquels ils sont au-dessus, que ce soit un déni ou une affirmation - parce que cela signifie ne croire au Qur'an et au message avec lequel Allah a envoyé à Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam).
 
Les exemples incluent la bid'a des Jahmiya, qui ont nié les attributs d'Allah; ou la notion que le Qur'an a été créé; ou la notion que certains des attributs d'Allah ont été créé; ou la bid'a des Qadariya qui ont nié la connaissance et les actions d'Allah; ou la bid'a des Mujassima qui ont assimilé Allah à Sa création ... etc.

La deuxième catégorie, la  bid'a qui ne constitue pas kufr, est définie comme celle qui n'implique pas de rejet du Qur'an ou de quelque chose avec lequel Allah a envoyé à Ses Messagers.
 
Les exemples incluent les bida’ des Marwani (qui ont été dénoncées par les plus grands compagnons qui ne les ont pas approuvés, bien qu'ils ne les aient pas déclaré kafir ou aient refusé de leur faire allégeance cause de cela), comme le retardement de certaines des prières jusqu'à la fin des temps dus, faire la khutba du ‘Id avant la prière ‘Id, faire la khutba assis le vendredi, etc.

Ma'arij Al-Qubul, 2/503-504
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Question :

Quelle est le jugement sur celui qui commet une bid'a, est-il un kafir (mécréant) ou non ?

Réponse :

La réponse est que cela dépend.

Si la bid'a constitue un  kufr, la personne est un des deux types suivants :

1. Si on sait que son intention est de détruire les bases de l’islam et en faire douter les musulmans. Une telle personne est certainement un kafir; en effet, il est étranger à l’islam et est un des ennemis de la foi.

2. Ou il est trompé et confus; il ne peut pas être accusé d’être un kafir avant que la preuve ne soit établie contre lui, en toute équité.

Si la bid'a ne constitue pas kufr, il ne doit pas être accusé d’être un kafir. Plutôt, il reste musulman, mais il a commis une mauvaise action grave.
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Question :

Comment traitons-nous avec ceux qui commettent une bid'a ?

Réponse :

Dans les deux cas, nous devons appeler ces gens - qui prétendent être musulmans, mais qui commettent des  bida’ qui peuvent constituer un kufr ou moins que cela- à la vérité, en expliquant la vérité sans être hostile ou en condamnant ce qu'ils font.

Mais une fois que nous savons qu'ils sont trop arrogants pour accepter la vérité - Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance »[sourate Al-An'am :108]

Si nous découvrons qu'ils sont têtus et arrogants, nous devons dévoiler leur mensonge, parce qu'alors l'indication de leur mensonge devient une obligation sur nous.

En ce qui concerne le fait de s’éloigner d'eux, cela dépend de la  bid'a.

Si c'est une  bid'a qui constitue un kufr, il est obligatoire de s’éloigner de cette personne.

Si elle a d'un degré moindre que cela, il est essentiel d'examiner la situation plus loin.

Si quelque chose peut être fait en s’éloignant de la personne, nous le faisons; si aucun but ne sera servi par cela, ou qu’il sera seulement plus désobéissant et arrogant, nous devons éviter de le faire, parce que tout ce qui ne sert aucun but, il est meilleur de ne pas le faire.

Et aussi, en principe, il est haram de s’éloigner d’un croyant, parce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Il n'est pas permis à un homme d’abandonner [de ne pas parler à] son frère pour plus de trois [jours] »

Article tiré du site theclearpath.com
Source : Adapté de Majmu' Fatawa Ibn 'Uthaymin, vol. 2, p. 293
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Hajj ou hijra ? (audio)

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Hajj ou hijra ? (audio)

 

Question :

 

Est-ce le hajj ou la hijra qui est à faire en premier ?

 

Réponse (traduction approximative) :

 

L'émigration du pays mécréant vers un pays musulman est prioritaire au hadj et c'est dangereux de rester dans un pays mécréant (par rapport à la difficulté de pratiquer la religion). 

 

Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Salih Ibn Ghânim As-Sadlân - الشيخ صالح بن غانم السدلان

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La femme enceinte doit-elle sortir zakât al-fitr pour l’enfant qu’elle porte ?

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La femme enceinte doit-elle sortir zakât al-fitr pour l’enfant qu’elle porte ?

Question :

 
Est-ce qu’il est demandé de sortir Zakât al-Fitr pour l’enfant que la mère porte dans son ventre ou pas ?
 
Réponse des savants du comité de l'Ifta :
 
Il est recommandé de la sortir en raison de ce que ’Outhmân (radhiallâhu ‘anhu) a fait, mais cela n’est pas obligatoire, car il n’y a aucune preuve à cet effet.
 
Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima Lil-Bouhouth Al-‘Ilmiyyah Wal-Iftâ, 9/366

Question :

 
Est-ce que Zakât al-Fitr doit être sortie pour l’enfant dans l’utérus ?
 
Réponse de Cheikh Outheymine :
 
La Zakât al-Fitr n’est pas une obligation qui incombe pour [l’enfant] que porte la femme enceinte, mais cela entre plutôt dans le domaine de ce qui est recommandé à faire pour elle.
 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 18/263

 Publié par manhajulhaqq.com

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Définitions des termes utilisés dans la science du hadîth

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Définitions des termes utilisés dans la science du hadîth
Le hadîth


- Au sens propre : synonyme de "jadîd" au sens de nouveau.
Son pluriel est "ahâdîth", contrairement à la construction régulière.

 

- Au sens terminologique : ce qui est rapporté du Prophète (صلى الله عليه و سلم) comme paroles, actions, acquiescements ou caractéristiques.
La sounna - السنة
 
- Sens linguistique: La voie, qu'elle soit bonne ou mauvaise.
 
- Sens chez les savants du [ousoûl] : Toute parole, acte, ou consentement rapportés de manière sûre du Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) pouvant être une preuve dans la législation.
 
- Sens chez les savants de la jurisprudence [fiqh]: Tout ce qui est rapporté de manière sûre du Prophète (صلى الله عليه و سلم) sans que ce soit une obligation.
 
- Sens chez les savants du hadîth: Tout ce qui est rapporté du Prophète  (صلى الله عليه و سلم) comme parole, acte, consentement, ou description physique et morale; et cela avant ou après le début de la révélation.
La science des normes du hadîth - مصتلاح
 
C'est une science composée de sources référentielles et de règles, par laquelle on connaît l'état de la chaîne des transmetteurs de l'information et de l'énoncé de l'information, de manière à l'accepter ou à la refuser.
 
Son domaine est la chaîne des transmetteurs et l'énoncé de l'information traditionnelle, de manière à l'accepter ou à la refuser.
 
Son intérêt est de discerner l'authentique du défaillant parmi les ahadîth.
L'information traditionnelle - الخبر
 
- Sens propre : l'information, au pluriel : "akhbâr"
 
- Sens terminologique. Il y a trois avis :
 
  • Il a le même sens que le hadîth, c'est-à-dire qu'ils ont le même sens terminologique.
 
  • Il lui est différent. Ainsi, le hadîth est ce qui provient du Prophète (صلى الله عليه و سلم) tandis que l'information [al-khabar] est ce qui provient d'un autre que lui.
 
  • Son sens est plus général que le hadîth. Ainsi, le hadîth est ce qui provient de l'Envoyé (صلى الله عليه و سلم) et l'information traditionnelle ce qui provient de lui ou d'un autre que lui.
 
L'information traditionnelle au sens large - الاثر
 
Sens propre : "athar" signifie ce qui reste de la chose.
 
- Sens terminologique : il y a deux avis :
 
  • même sens terminologique que le hadîth.
 
  • différent de lui : c'est ce qui est rapporté des compagnons [Sahâba] et des Suivants [tâbi'în], comme paroles ou actes.
 
La chaîne des transmetteurs - الإسناد
 
Elle a deux significations :
 
- C'est imputer le hadîth à son locuteur, en relatant la succession des transmetteurs.
 
- C'est la succession des personnes conduisant à l'énoncé du hadîth. En cela, il a le même sens que "sanad".
 
La chaîne de transmission - السند
 
- Sens propre : synonyme de support [mou'tamad]. Appelé donc ainsi, car le hadîth s'appuie et repose sur elle (la chaîne des transmetteurs).
 
- Sens terminologique : la chaîne des hommes conduisant à l'énoncé de l'information traditionnelle.
 
L'énoncé de l'information traditionnelle - المتن

- Sens propre : lieu quelconque de la terre, dur et élevé.
 
- Sens terminologique : l'énoncé des termes de l'information traditionnelle, à la suite de la chaîne des transmetteurs.
 
La référence [al-mousnad] - المسند
 
- Nom passif, au sens d'être rapporté à quelque chose.
 
- Sens terminologique : trois significations.
 
  • Tout livre dans lequel est réuni ce qui est attribué à chaque compagnon, séparément, comme relations d'informations traditionnelles.
 
  • Le hadîth remontant jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم) dont la chaîne de transmetteurs est continue.
 
  • A le même sens que "sanad" [chaîne de transmetteurs]
 
Le rapporteur de chaîne de transmetteurs [al-mousnid]
 
Celui qui rapporte le hadîth avec sa chaîne de transmetteurs, qu'il en ait une science ou qu'il se borne simplement à la rapporter.
 
Le connaisseur du hadîth [al-mouhaddith]
 
Celui qui s'occupe de la Science du hadîth en la rapportant, et aussi en la maîtrisant, et qui a connaissance de nombreuses relations d'informations traditionnelles et de l'état de leurs transmetteurs.
 
L'érudit [al-hâfiz]
 
Deux avis :
 
- même sens que le "mouhaddith" [connaisseur du hadîth].
 
- il est à un rang plus élevé que le mouhaddith, de sorte que ce qu'il sait de chaque génération de transmetteurs l'emporte sur ce qu'il ignore.
 
L'autorité [al-hâkim]
 
Celui dont la Science recouvre l'ensemble des hadîth, de sorte que seul un nombre restreint d'entre eux, lui manque. C'est l'opinion de certains savants.
 
Science du hadîth
 
On entend par science du Hadîth, la parfaite connaissance de l'énoncé des hadîths, de leur chaîne de transmission jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم), avec la connaissance d'éventuelles imperfections ou brisures dans la chaîne de narration et également le degré d'authenticité de chaque Hadîth.
 
Science traitant des narrateurs du hadîth ['ilm rijâl Al-Hadîth]
 
Science fondamentale pour que le savant analyse les maillons de la chaîne de narration du hadîth, les noms des narrateurs, leurs surnoms, leurs titres, leurs lignées et leurs biographies.
 
Science dite de la Critique du hadîth [Al-Jarh wa At-Ta'dîl]
 
Science minutieuse qui permet d'analyser l'authenticité du hadîth en connaissant avec précision les qualités de chaque narrateur et leur capital en terme de confiance, mémoire, savoir, honnêteté, véridicité.
 
Science des défauts du hadîth ['ilal Al-Hadîth]
 
C'est la science qui traite des défauts du Hadîth.
 
Le hadîth [Chadh]
 
Al-'Iraqi (رحمه الله) a dit :
 
"Ce qui contient une irrégularité (Choudhoudh) est ce qui contredit quelqu'un qui est fiable et ce qui est abondamment préservé, et Ach-Chafi'i a vérifié cela".
(Al-Alfiya)
 
Ibn Hajar (رحمه الله) a dit :
 
"Ainsi, si une narration est opposée à ce qui est plus crédible, alors la narration correcte est ce qui a été préservé et ce qui le contredit est considéré Chadh".
(Nakhba)

Publié par mouslim.over-blog.org

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Comment reconnaître un pays de terre d'islam et un pays de mécréance ?

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Comment reconnaître un pays de terre d'islam et un pays de mécréance ?
Il a déjà précédé que la Hijrah se fait de la terre de mécréance vers la terre d'Islam, ainsi, si ce qui est voulu par cette question est une explication et une clarification de la règle définissant le pays de shirk ou de mécréance, et bien les savants ont beaucoup d'interprétations définissant cette règle.

La règle la plus connue parmi les savants, définissant le pays de shirk et le pays de mécréance est:

“le pays dans lequel le shirk ou la mécréance sont à découvert, et prédominants”

 

Ainsi que cela a été cité dans “Sharh Al Iqna' " de Al Bouhouty, et dans les Fatawa de Ash Sheikh Ibn Ibrahim, et dans les Fatawa de Sheikh Ibn Baz (rahimahoum Allah).

 

L'Imam Ash Shawkany رحمه الله تعالى, a également cité dans son livre "As Saïl Al Jarrar” une règle définissant la terre de mécréance et la terre de shirk, et aussi la terre d'Islam.

Il رحمه الله تعالى, a dit :

 

“ Ce qui est pris en compte c'est: celui dont la parole prédomine.
Si les ordres et interdits dans ce pays appartiennent aux gens de l'Islam, alors c'est une terre d'Islam, et cette règle n'est pas mise à mal par certains traits de mécréance, car ils ne sont pas apparus par le biais de la puissance et de la force des mécréants tels les “Ahl Adh Dhimmah” (les mécréants qui payent une taxe afin de résider en pays Mouslim) Juifs et Chrétiens, et les Mouahadoun (ceux qui ont conclut un pacte avec les Mouslims)qui résident dans les cités Islamiques; et si la situation est à l'inverse de cela, le pays prend donc le jugement inverse”.

 

Il y a également une excellente discussion [à ce propos] par Sheikh Al 'Outheymin رحمه الله تعالى, dans son explication (sharh) du livre “Al Oussoul Ath-Thalathah”. Il رحمه الله تعالى, dit:

 

“ Et la terre de Shirk est celle dans laquelle les rites de mécréance sont pratiqués, et où les rites de l'Islam, tel l'Adhan, et la prière en congrégation, et les 'Eid, et le Joumou'ah ne sont pas pratiqués d'une manière générale universelle”.


Il dit :
 

“Nous avons seulement dit : “ d'une manière générale universelle” , afin d'exclure ces endroits dans lesquels ces rites sont pratiqués d'une façon limitée, tels les pays des mécréants qui comportent des minorités musulmanes, car certes ils [ces pays] ne deviennent pas “terres d'Islam” par le biais des rites islamiques que les minorités musulmanes y pratiquent.
Quant aux pays d'Islam, ce sont ces pays dans lesquels ces rites sont pratiqués d'une manière générale universelle”.


Cette parole de Sheikh Al 'Outheymin رحمه الله تعال , peut être utilisée afin de réfuter ce que Al Mawardy a dit.

C'est un savant Shafi'ite qui a dit: 

 

“S'il est capable de pratiquer ouvertement son Ddin dans un pays parmi les pays de mécréance, et bien ce pays devient pays d'Islam, et ainsi, y résider est meilleur que de le quitter, du fait de l'espoir que d'autres entreront dans l'Islam”.


Ibn Hajar رحمه الله تعالى a rapporté cela de lui [ Al Mawardy].
 

La parole de Sheikh Ibn 'Outheymin رحمه الله peut donc être utilisée comme réfutation contre ce qu' Al Mawardy رحمه الله a dit C'est donc la règle définissant la terre de shirk et la terre de mécréance, dont la Hijrah d'elle est obligatoire, pour quiconque n'est pas capable de pratiquer ouvertement son din, ni d'y pratiquer ses rites. 
 

 Publié par 3ilmchar3i.net

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Les règles du salut

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Les règles du salut

Le Salut (السلام)


Nous allons nous intéresser à un autre comportement très important pour celui qui est invité et pour celui qui ne l’est pas, qui est : Le Salut.

Pour comprendre ce point, et bien sûr l’appliquer incha’Allah, nous expliquerons ce verset : Allah Le Très Haut dit :

«Quand donc vous entrez dans des maisons, adressez-vous mutuellement des salutations venant d’Allah, bénies et agréables. C’est ainsi qu’Allah vous expose ses versets, afin que vous compreniez » S24 V61. 

Quand donc vous entrez dans des maisons
 
Les maisons dont il est question sont aussi bien les maisons dans lesquelles on est invité que nos propres maisons.

Adressez-vous mutuellement des salutations.

C’est à dire, saluez-vous les uns les autres.

En fait, les musulmans ne forment qu’un seul individu de par l’affection, la compassion et la sympathie qu’ils éprouvent les uns envers les autres. 
 
Ces des salutations venant d’Allah.

C’est à dire qu’Allah les a légiférées pour nous, et Il en a fait notre salut. Ces salutations sont bénies.


Le fait de dire uniquement «Que la paix soit sur vous» est considéré comme un manque dans le salut.

Il est préférable d’y ajouter la "miséricorde et la bénédiction d’Allah".

Le salut fait partie des bonnes paroles qui sont aimées auprès d’Allah. Ces paroles contiennent en elles-mêmes une bonne chose ainsi qu’une incitation à la fraternité et à l’amitié. 

Faut-il saluer si la maison est inhabitée, ou s’il n’y a personne lorsqu’on y entre?
 
L’Imam an-Nawawi '  cite dans son livre Sahih al Adhkar wa da’ifouhou (vol.1 page 104) :

«Il nous est rapporté dans alMouwatta de l’Imam Malik, qu’il est préférable de dire quand on entre dans une Maison inhabitée: Traduction relative et approchée : « Que la paix soit sur nous et sur les saints serviteurs d’Allah » 

Quelques règles à savoir, relatives au salut
 
Il est interdit de parler avant d’avoir dit le salut.

D’après ibn ‘Omar (Radia Allah ‘anh) qui a dit : Le Messager (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :

«Le salut est avant la question, donc celui qui commencera par la question avant de saluer, ne lui répondez pas » 
Hadith Hassan. 
 
D’après Jabir ibn ‘Abdillah (Radia Allah ‘anh) le Messager d’Allah (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :
 
«Ne donnez pas l’autorisation d’entrer à celui qui ne commence pas par le salut »
Hadith Hassan. 
 
Parmi les bienfaits de cette règle

1. Il est donc interdit de poser une question ou de demander l’autorisation d’entrer avant de saluer. 

2. On ne doit pas répondre à celui qui pose une question avant de saluer. 

3. On ne doit pas donner l’autorisation d’entrer à celui qui demande l’autorisation avant de saluer. 

Et il convient d’enseigner à cette personne la manière d’agir.

Un homme de Bani‘Amar demanda l’autorisation d’entrer chez le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) en disant : « Puis-je entrer ? »
Et le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)) dit : « Sors vers celui-là et apprends-lui la manière de demander l’autorisation d’entrer, et dis-lui de dire : « Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? ».
L’homme l’entendit et il dit : « Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? ». Alors le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) l’autorisa et l’homme entra
»
Hadith Sahih. Voir dans Sahih al-Boukhari. 

La réprobation de saluer d’un mouvement de poignets ou un mouvement de doigts
 
D’après ‘Omar ibn Chou’aib, d’après son père, d’après son grand-père, le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :

«Ne fait pas partie de nous : Celui qui se donne une ressemblance à autre que nous, et ne ressemblez pas aux juifs ni aux chrétiens.
Le salut des juifs est un signe des doigts et le salut des chrétiens est un signe du poignet »

Hadith authentique. 

 
Parmi les bienfaits de cette règle
 
La réprobation de ressembler aux juifs et aux chrétiens dans le salut par le poignet ou les doigts.

Il faut préciser que le Hadith d’Asma bint Yazid (Radia Allah ‘anhouma) n’est pas en contradiction avec celui précédemment cité, à savoir que :

«Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) passa un jour par la mosquée alors qu’il y avait un groupe de femmes assises et il leur fit un signe de la main en les saluant. »

Ceci porte sur le fait que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a rassemblé la parole et le geste pour saluer. 

- La réprobation de dire, pour celui qui demande la permission d’entrer : « C’est moi »
 
D’après Jabir ibn ‘Abdillah (Radia Allah ‘anh) qui a dit :

« Je me rendis chez le Prophète (Paix et Salut d'Allah sur lui), dans la religion il était au-dessus de mon père.
Je frappais à la porte, et il dit : « Qui est là ? »
Je dis : « C’est moi. »
Et il dit : « Moi, moi », comme s’il les avait désapprouvés»

Hadith authentique. 

 
Parmi les bienfaits de cette règle
 
1. La réprobation pour celui qui demande la permission d’entrer de dire : «C’est moi» quand on lui demande «Qui est là ?».

Car cette réponse ne contient aucun éclaircissement et appelle plutôt à la confusion.

Et parmi les droits de l’hôte, est qu’il sache le nom de celui qui lui demande d’entrer chez lui. 
 
2. Faisait partie de la voie des Salafs, le fait de dire leur nom lorsqu’ils demandaient la permission d’entrer.

Et d’après ibn ‘Abbas (Radia Allah ‘anh) qui a dit :

«‘Omar demanda la permission d’entrer chez le Prophète (P. S. d'Allah sur lui) et il a dit : « Que la paix soit sur le Messager d’Allah, que la paix soit sur vous, ‘Omar peut-il entrer ?»
Hadith authentique. 
 

Référence: Tafsir as-Sa’di - Tafsir ibn Kathir 

copié de al.baida.online.fr

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