Elle a fait un vœu, mais elle est incapable de l'honorer

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Elle a fait un vœu, mais elle est incapable de l'honorer

Question :

 
Une femme a juré que si elle donnait naissance à un bébé sain qui vivrait pendant au moins un an, qu'elle jeûnerait alors durant un an.

Ceci est arrivé et le bébé a vécu plus d'une année.

Mais elle n'est pas capable d'accomplir le jeûne.
 

Réponse :

 

Il n'y a aucun doute que pour faire un vœu d'obéissance est un acte d'adoration. 


Allâh a loué ceux qui accomplissent de tels vœux.

Allâh dit :

يُوفُونَ بِالنَّذْرِ وَيَخَافُونَ يَوْماً كَانَ شَرُّهُ مُسْتَطِيراً 
 
76.7. car ces bienheureux non seulement tenaient fidèlement leurs promesses et redoutaient un jour d’une violence inouïe, 
 

Ceci est confirmé parce que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Quiconque fait vœu d'obéir à Allâh doit Lui obéir.

Quiconque fait vœu de désobéir à Allâh ne doit pas Lui désobéir"

[Al-Bukhari]

 

Un homme a fait vœu de sacrifier un chameau à un certain endroit.
Il est allé voir le Prophète صلى الله عليه وسلم et le Prophète صلى الله عليه وسلم qui lui a demandé :
"Était-ce une idole du temps de l'Ignorance qui était adorée là ?"
Il a dit : "Non", Il a alors dit :
"Était-ce le lieu d'une célébration parmi leurs célébrations ?"
Il a dit : "Non". Donc le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit alors :
"Accomplis ton serment. Il n'y a aucun accomplissement de serment dans la désobéissance à Allâh ou concernant quelque chose qu'un homme ne possède pas".
[Abu Dawoud] 
 
Celui qui pose la question a mentionné qu'elle a juré jeûner durant une année entière. Jeûner une année entière est un type de jeûne continu que l'on considère comme un type de jeûne permanent, et le jeûne permanent ou continu n'est pas quelque chose d'aimé.

 
Ceci est confirmé dans le Sahih que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
 
"Quiconque exécute un jeûne perpétuel n'a ni jeûné, ni rompu son jeûne"
 
Il n'y a aucun doute qu'une forme détestable de culte est un type de désobéissance à Allâh.

On n'accomplit donc pas de serment pour exécuter un tel acte. 


Cheikh Al Islam Ibn Taymiyyah a dit : 

"Si une personne jure d'exécuter un acte d'adoration détestable, comme la prière durant la nuit entière ou le jeûne durant le jour entier, il ne lui est pas obligatoire d'accomplir un tel serment."
 
Donc, la personne qui pose la question doit accomplir une expiation pour ce serment en nourrissant dix pauvres avec la moitié d'un saa ' de dates ou autres produits alimentaires de base dans le pays.

Si elle n'en est pas capable, elle devra donc jeûner trois jours consécutifs.
 
Et c'est d'Allâh ta'ala que vient le succès et que la prière et le salut soient sur le Prophète صلى الله عليه وسلم et sur sa famille et ses compagnons.
 
اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء (23/220- 222)

Traduit par Oum 'Ikrima

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ذرت صوم سنة إن ولدت سليمة فكان لها ما أرادت فماذا يلزمها ؟

السؤال : الفتوى رقم (1213) : نذرت أن تصوم سنة إن ولدت سليمة، وسلم الحمل لمدة سنة، وأنها بالفعل ولدت وسلم الحمل لأكثر من سنة، وتذكر أنها عاجزة عن الصوم

الإجابة : لا شك أن نذر الطاعة عبادة من العبادات، وقد مدح الله تعالى الموفين به، فقال تعالى

يُوفُونَ بِالنَّذْرِ وَيَخَافُونَ يَوْمًا كَانَ شَرُّهُ مُسْتَطِيرًا - الإنسان: 7

وثبت عنه - صلى الله عليه وسلم - أنه قال:

«من نذر أن يطيع الله فليطعه، ومن نذر أن يعصي الله فلا يعصه»،

ونذر رجل أن ينحر إبلا ببوانة فأتى النبي - صلى الله عليه وسلم - ، فسأل هل فيها وثن من أوثان الجاهلية يعبد ؟ فقيل له: لا، فقال: وهل فيها عيد من أعيادهم ؟ قيل: لا، فقال: أوف بنذرك، فإنه لا وفاء لنذر في معصية الله ولا فيما لا يملك ابن آدم

وحيث إن المستفتية ذكرت أنها نذرت أن تصوم سنة، وصيام سنة متواصلة من قبيل صيام الدهر، وصيام الدهر مكروه لما ثبت في (الصحيح) عن النبي - صلى الله عليه وسلم - أنه قال

«من صام الدهر فلا صام ولا أفطر»

ولا شك أن العبادة المكروهة منهي عنها، فلا وفاء بالنذر بها، قال شيخ الإسلام ابن تيمية -رحمه الله

(لو نذر عبادة مكروهة مثل قيام الليل كله، وصيام النهار كله لم يجب الوفاء بهذا النذر)

وعليه فيلزم السائلة كفارة يمين: إطعام عشرة مساكين لكل مسكين نصف صاع من تمر أو غيره من غالب قوت البلد أو كسوتهم، أو تحرير رقبة مؤمنة، فإن لم تستطع فصيام ثلاثة أيام متتابعة

وبالله التوفيق، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم

المصدر : اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء (23/220- 222)

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Questions-réponses sur la bid’a

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Questions-réponses sur la bid’a
Question :
 
Qu'est-ce qui est et qu'est-ce qui n’est pas une bid'a (innovation) ?

Réponse :

Selon la Shari'a, la définition est :
 
Adorer Allah d’une manière qu'Allah n'a pas prescrite. 

Vous pouvez aussi dire :
 
Adorer Allah d’une manière qui n’est pas celle du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun).

La première définition est prise du verset (traduction rapprochée) :
 
« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [sourate As-Shura :21]

La deuxième définition est prise du hadith du prophète qui a dit :

« Je vous recommande d'adhérer à ma voie (Sunna) et la voie des successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun) qui viennent après moi. 

Tenez-vous-y fermement et mordez à cela avec vos molaires [c'est-à-dire, accrochez-vous-y fermement] et prenez garde des choses nouvellement inventées. »

Donc quiconque adore Allah d’une façon qu'Allah n'a pas prescrit ou d’une façon qui n'est pas conforme à la voie du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun), est un innovateur, que cette adoration innovée ait un rapport avec les noms et attributs d'Allah, ou avec Ses jugements et lois.

En ce qui concerne les choses ordinaires et les coutumes, celles-ci ne sont pas appelées bid'a (innovation) en islam, bien qu'elles puissent être décrits comme tel en termes linguistiques. 

Mais elles ne sont pas des innovations dans le sens religieux et elles ne sont pas des choses contre lesquelles le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) nous avertissait.

Et il n'y a en islam aucune bid'a hassana (bonne innovation).

Majmu’ Fatawa de Shaykh Ibn Uthaymin, vol. 2, p. 291
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Question :

Quels sont les types de bid'a ?

Réponse : 

La bid'a peut être divisé en deux catégories :
  1. La bid'a qui constitue un kufr (mécréance)
  2. La bid'a qui ne constitue pas kufr  
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Question :
 
Quelle est la définition entre la bid'a qui constitue kufr et celle qui ne constitue pas kufr ?

Réponse : 

Shaykh Hafidh Al-Hakami (rahimahullah) a dit :

« Le type de bid'a qui constitue un kufr est celle qui nie une question sur laquelle il y a un consensus des savants, qui est largement connue et sur laquelle aucun musulman n’a d’excuse pour ne pas la connaître, comme nier quelque chose qui est obligatoire, rendre obligatoire ce qui n'est pas obligatoire, ou rendre  quelque chose de haram,  halal. Ou rendre quelque chose de halal, haram; ou croire certaines choses sur Allah, Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam) et Son Livre desquels ils sont au-dessus, que ce soit un déni ou une affirmation - parce que cela signifie ne croire au Qur'an et au message avec lequel Allah a envoyé à Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam).
 
Les exemples incluent la bid'a des Jahmiya, qui ont nié les attributs d'Allah; ou la notion que le Qur'an a été créé; ou la notion que certains des attributs d'Allah ont été créé; ou la bid'a des Qadariya qui ont nié la connaissance et les actions d'Allah; ou la bid'a des Mujassima qui ont assimilé Allah à Sa création ... etc.

La deuxième catégorie, la  bid'a qui ne constitue pas kufr, est définie comme celle qui n'implique pas de rejet du Qur'an ou de quelque chose avec lequel Allah a envoyé à Ses Messagers.
 
Les exemples incluent les bida’ des Marwani (qui ont été dénoncées par les plus grands compagnons qui ne les ont pas approuvés, bien qu'ils ne les aient pas déclaré kafir ou aient refusé de leur faire allégeance cause de cela), comme le retardement de certaines des prières jusqu'à la fin des temps dus, faire la khutba du ‘Id avant la prière ‘Id, faire la khutba assis le vendredi, etc.

Ma'arij Al-Qubul, 2/503-504
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Question :

Quelle est le jugement sur celui qui commet une bid'a, est-il un kafir (mécréant) ou non ?

Réponse :

La réponse est que cela dépend.

Si la bid'a constitue un  kufr, la personne est un des deux types suivants :

1. Si on sait que son intention est de détruire les bases de l’islam et en faire douter les musulmans. Une telle personne est certainement un kafir; en effet, il est étranger à l’islam et est un des ennemis de la foi.

2. Ou il est trompé et confus; il ne peut pas être accusé d’être un kafir avant que la preuve ne soit établie contre lui, en toute équité.

Si la bid'a ne constitue pas kufr, il ne doit pas être accusé d’être un kafir. Plutôt, il reste musulman, mais il a commis une mauvaise action grave.
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Question :

Comment traitons-nous avec ceux qui commettent une bid'a ?

Réponse :

Dans les deux cas, nous devons appeler ces gens - qui prétendent être musulmans, mais qui commettent des  bida’ qui peuvent constituer un kufr ou moins que cela- à la vérité, en expliquant la vérité sans être hostile ou en condamnant ce qu'ils font.

Mais une fois que nous savons qu'ils sont trop arrogants pour accepter la vérité - Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance »[sourate Al-An'am :108]

Si nous découvrons qu'ils sont têtus et arrogants, nous devons dévoiler leur mensonge, parce qu'alors l'indication de leur mensonge devient une obligation sur nous.

En ce qui concerne le fait de s’éloigner d'eux, cela dépend de la  bid'a.

Si c'est une  bid'a qui constitue un kufr, il est obligatoire de s’éloigner de cette personne.

Si elle a d'un degré moindre que cela, il est essentiel d'examiner la situation plus loin.

Si quelque chose peut être fait en s’éloignant de la personne, nous le faisons; si aucun but ne sera servi par cela, ou qu’il sera seulement plus désobéissant et arrogant, nous devons éviter de le faire, parce que tout ce qui ne sert aucun but, il est meilleur de ne pas le faire.

Et aussi, en principe, il est haram de s’éloigner d’un croyant, parce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Il n'est pas permis à un homme d’abandonner [de ne pas parler à] son frère pour plus de trois [jours] »

Article tiré du site theclearpath.com
Source : Adapté de Majmu' Fatawa Ibn 'Uthaymin, vol. 2, p. 293
copié de salafs.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Hajj ou hijra ? (audio)

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Hajj ou hijra ? (audio)

 

Question :

 

Est-ce le hajj ou la hijra qui est à faire en premier ?

 

Réponse (traduction approximative) :

 

L'émigration du pays mécréant vers un pays musulman est prioritaire au hadj et c'est dangereux de rester dans un pays mécréant (par rapport à la difficulté de pratiquer la religion). 

 

✅ Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Salih Ibn Ghânim As-Sadlân - الشيخ صالح بن غانم السدلان

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La femme enceinte doit-elle sortir zakât al-fitr pour l’enfant qu’elle porte ?

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La femme enceinte doit-elle sortir zakât al-fitr pour l’enfant qu’elle porte ?

Question :

 
Est-ce qu’il est demandé de sortir Zakât al-Fitr pour l’enfant que la mère porte dans son ventre ou pas ?
 
Réponse des savants du comité de l'Ifta :
 
Il est recommandé de la sortir en raison de ce que ’Outhmân (radhiallâhu ‘anhu) a fait, mais cela n’est pas obligatoire, car il n’y a aucune preuve à cet effet.
 
Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima Lil-Bouhouth Al-‘Ilmiyyah Wal-Iftâ, 9/366

Question :

 
Est-ce que Zakât al-Fitr doit être sortie pour l’enfant dans l’utérus ?
 
Réponse de Cheikh Outheymine :
 
La Zakât al-Fitr n’est pas une obligation qui incombe pour [l’enfant] que porte la femme enceinte, mais cela entre plutôt dans le domaine de ce qui est recommandé à faire pour elle.
 

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 18/263

✅ Publié par manhajulhaqq.com

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Définitions des termes utilisés dans la science du hadîth

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Définitions des termes utilisés dans la science du hadîth
Le hadîth


- Au sens propre : synonyme de "jadîd" au sens de nouveau.
Son pluriel est "ahâdîth", contrairement à la construction régulière.

 

- Au sens terminologique : ce qui est rapporté du Prophète (صلى الله عليه و سلم) comme paroles, actions, acquiescements ou caractéristiques.
La sounna - السنة
 
- Sens linguistique: La voie, qu'elle soit bonne ou mauvaise.
 
- Sens chez les savants du [ousoûl] : Toute parole, acte, ou consentement rapportés de manière sûre du Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) pouvant être une preuve dans la législation.
 
- Sens chez les savants de la jurisprudence [fiqh]: Tout ce qui est rapporté de manière sûre du Prophète (صلى الله عليه و سلم) sans que ce soit une obligation.
 
- Sens chez les savants du hadîth: Tout ce qui est rapporté du Prophète  (صلى الله عليه و سلم) comme parole, acte, consentement, ou description physique et morale; et cela avant ou après le début de la révélation.
La science des normes du hadîth - مصتلاح
 
C'est une science composée de sources référentielles et de règles, par laquelle on connaît l'état de la chaîne des transmetteurs de l'information et de l'énoncé de l'information, de manière à l'accepter ou à la refuser.
 
Son domaine est la chaîne des transmetteurs et l'énoncé de l'information traditionnelle, de manière à l'accepter ou à la refuser.
 
Son intérêt est de discerner l'authentique du défaillant parmi les ahadîth.
L'information traditionnelle - الخبر
 
- Sens propre : l'information, au pluriel : "akhbâr"
 
- Sens terminologique. Il y a trois avis :
 
  • Il a le même sens que le hadîth, c'est-à-dire qu'ils ont le même sens terminologique.
 
  • Il lui est différent. Ainsi, le hadîth est ce qui provient du Prophète (صلى الله عليه و سلم) tandis que l'information [al-khabar] est ce qui provient d'un autre que lui.
 
  • Son sens est plus général que le hadîth. Ainsi, le hadîth est ce qui provient de l'Envoyé (صلى الله عليه و سلم) et l'information traditionnelle ce qui provient de lui ou d'un autre que lui.
 
L'information traditionnelle au sens large - الاثر
 
- Sens propre : "athar" signifie ce qui reste de la chose.
 
- Sens terminologique : il y a deux avis :
 
  • même sens terminologique que le hadîth.
 
  • différent de lui : c'est ce qui est rapporté des compagnons [Sahâba] et des Suivants [tâbi'în], comme paroles ou actes.
 
La chaîne des transmetteurs - الإسناد
 
Elle a deux significations :
 
- C'est imputer le hadîth à son locuteur, en relatant la succession des transmetteurs.
 
- C'est la succession des personnes conduisant à l'énoncé du hadîth. En cela, il a le même sens que "sanad".
 
La chaîne de transmission - السند
 
- Sens propre : synonyme de support [mou'tamad]. Appelé donc ainsi, car le hadîth s'appuie et repose sur elle (la chaîne des transmetteurs).
 
- Sens terminologique : la chaîne des hommes conduisant à l'énoncé de l'information traditionnelle.
 
L'énoncé de l'information traditionnelle - المتن

- Sens propre : lieu quelconque de la terre, dur et élevé.
 
- Sens terminologique : l'énoncé des termes de l'information traditionnelle, à la suite de la chaîne des transmetteurs.
 
La référence [al-mousnad] - المسند
 
- Nom passif, au sens d'être rapporté à quelque chose.
 
- Sens terminologique : trois significations.
 
  • Tout livre dans lequel est réuni ce qui est attribué à chaque compagnon, séparément, comme relations d'informations traditionnelles.
 
  • Le hadîth remontant jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم) dont la chaîne de transmetteurs est continue.
 
  • A le même sens que "sanad" [chaîne de transmetteurs]
 
Le rapporteur de chaîne de transmetteurs [al-mousnid]
 
Celui qui rapporte le hadîth avec sa chaîne de transmetteurs, qu'il en ait une science ou qu'il se borne simplement à la rapporter.
 
Le connaisseur du hadîth [al-mouhaddith]
 
Celui qui s'occupe de la Science du hadîth en la rapportant, et aussi en la maîtrisant, et qui a connaissance de nombreuses relations d'informations traditionnelles et de l'état de leurs transmetteurs.
 
L'érudit [al-hâfiz]
 
Deux avis :
 
- même sens que le "mouhaddith" [connaisseur du hadîth].
 
- il est à un rang plus élevé que le mouhaddith, de sorte que ce qu'il sait de chaque génération de transmetteurs l'emporte sur ce qu'il ignore.
 
L'autorité [al-hâkim]
 
Celui dont la Science recouvre l'ensemble des hadîth, de sorte que seul un nombre restreint d'entre eux, lui manque. C'est l'opinion de certains savants.
 
Science du hadîth
 
On entend par science du Hadîth, la parfaite connaissance de l'énoncé des hadîths, de leur chaîne de transmission jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم), avec la connaissance d'éventuelles imperfections ou brisures dans la chaîne de narration et également le degré d'authenticité de chaque Hadîth.
 
Science traitant des narrateurs du hadîth ['ilm rijâl Al-Hadîth]
 
Science fondamentale pour que le savant analyse les maillons de la chaîne de narration du hadîth, les noms des narrateurs, leurs surnoms, leurs titres, leurs lignées et leurs biographies.
 
Science dite de la Critique du hadîth [Al-Jarh wa At-Ta'dîl]
 
Science minutieuse qui permet d'analyser l'authenticité du hadîth en connaissant avec précision les qualités de chaque narrateur et leur capital en terme de confiance, mémoire, savoir, honnêteté, véridicité.
 
Science des défauts du hadîth ['ilal Al-Hadîth]
 
C'est la science qui traite des défauts du Hadîth.
 
Le hadîth [Chadh]
 
Al-'Iraqi (رحمه الله) a dit :
 
"Ce qui contient une irrégularité (Choudhoudh) est ce qui contredit quelqu'un qui est fiable et ce qui est abondamment préservé, et Ach-Chafi'i a vérifié cela".
(Al-Alfiya)
 
Ibn Hajar (رحمه الله) a dit :
 
"Ainsi, si une narration est opposée à ce qui est plus crédible, alors la narration correcte est ce qui a été préservé et ce qui le contredit est considéré Chadh".
(Nakhba)

✅ Publié par mouslim.over-blog.org

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Comment reconnaître un pays de terre d'islam et un pays de mécréance ?

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Comment reconnaître un pays de terre d'islam et un pays de mécréance ?
Il a déjà précédé que la Hijrah se fait de la terre de mécréance vers la terre d'Islam, ainsi, si ce qui est voulu par cette question est une explication et une clarification de la règle définissant le pays de shirk ou de mécréance, et bien les savants ont beaucoup d'interprétations définissant cette règle.

La règle la plus connue parmi les savants, définissant le pays de shirk et le pays de mécréance est:

“le pays dans lequel le shirk ou la mécréance sont à découvert, et prédominants”

 

Ainsi que cela a été cité dans “Sharh Al Iqna' " de Al Bouhouty, et dans les Fatawa de Ash Sheikh Ibn Ibrahim, et dans les Fatawa de Sheikh Ibn Baz (rahimahoum Allah).

 

L'Imam Ash Shawkany رحمه الله تعالى, a également cité dans son livre "As Saïl Al Jarrar” une règle définissant la terre de mécréance et la terre de shirk, et aussi la terre d'Islam.

Il رحمه الله تعالى, a dit :

 

“ Ce qui est pris en compte c'est: celui dont la parole prédomine.
Si les ordres et interdits dans ce pays appartiennent aux gens de l'Islam, alors c'est une terre d'Islam, et cette règle n'est pas mise à mal par certains traits de mécréance, car ils ne sont pas apparus par le biais de la puissance et de la force des mécréants tels les “Ahl Adh Dhimmah” (les mécréants qui payent une taxe afin de résider en pays Mouslim) Juifs et Chrétiens, et les Mouahadoun (ceux qui ont conclut un pacte avec les Mouslims)qui résident dans les cités Islamiques; et si la situation est à l'inverse de cela, le pays prend donc le jugement inverse”.

 

Il y a également une excellente discussion [à ce propos] par Sheikh Al 'Outheymin رحمه الله تعالى, dans son explication (sharh) du livre “Al Oussoul Ath-Thalathah”. Il رحمه الله تعالى, dit:

 

“ Et la terre de Shirk est celle dans laquelle les rites de mécréance sont pratiqués, et où les rites de l'Islam, tel l'Adhan, et la prière en congrégation, et les 'Eid, et le Joumou'ah ne sont pas pratiqués d'une manière générale universelle”.


Il dit :
 

“Nous avons seulement dit : “ d'une manière générale universelle” , afin d'exclure ces endroits dans lesquels ces rites sont pratiqués d'une façon limitée, tels les pays des mécréants qui comportent des minorités musulmanes, car certes ils [ces pays] ne deviennent pas “terres d'Islam” par le biais des rites islamiques que les minorités musulmanes y pratiquent.
Quant aux pays d'Islam, ce sont ces pays dans lesquels ces rites sont pratiqués d'une manière générale universelle”.


Cette parole de Sheikh Al 'Outheymin رحمه الله تعال , peut être utilisée afin de réfuter ce que Al Mawardy a dit.

C'est un savant Shafi'ite qui a dit: 

 

“S'il est capable de pratiquer ouvertement son Ddin dans un pays parmi les pays de mécréance, et bien ce pays devient pays d'Islam, et ainsi, y résider est meilleur que de le quitter, du fait de l'espoir que d'autres entreront dans l'Islam”.


Ibn Hajar رحمه الله تعالى a rapporté cela de lui [ Al Mawardy].
 

La parole de Sheikh Ibn 'Outheymin رحمه الله peut donc être utilisée comme réfutation contre ce qu' Al Mawardy رحمه الله a dit C'est donc la règle définissant la terre de shirk et la terre de mécréance, dont la Hijrah d'elle est obligatoire, pour quiconque n'est pas capable de pratiquer ouvertement son din, ni d'y pratiquer ses rites. 
 

✅ Publié par 3ilmchar3i.net

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Les règles du salut

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Les règles du salut

- Le Salut (السلام)


Nous allons nous intéresser à un autre comportement très important pour celui qui est invité et pour celui qui ne l’est pas, qui est : Le Salut.

Pour comprendre ce point, et bien sûr l’appliquer incha’Allah, nous expliquerons ce verset : Allah Le Très Haut dit :

«Quand donc vous entrez dans des maisons, adressez-vous mutuellement des salutations venant d’Allah, bénies et agréables. C’est ainsi qu’Allah vous expose ses versets, afin que vous compreniez » S24 V61. 

- Quand donc vous entrez dans des maisons
 
Les maisons dont il est question sont aussi bien les maisons dans lesquelles on est invité que nos propres maisons.

Adressez-vous mutuellement des salutations.

C’est à dire, saluez-vous les uns les autres.

En fait, les musulmans ne forment qu’un seul individu de par l’affection, la compassion et la sympathie qu’ils éprouvent les uns envers les autres. 
 
Ces des salutations venant d’Allah.

C’est à dire qu’Allah les a légiférées pour nous, et Il en a fait notre salut. Ces salutations sont bénies.


Le fait de dire uniquement «Que la paix soit sur vous» est considéré comme un manque dans le salut.

Il est préférable d’y ajouter la "miséricorde et la bénédiction d’Allah".

Le salut fait partie des bonnes paroles qui sont aimées auprès d’Allah. Ces paroles contiennent en elles-mêmes une bonne chose ainsi qu’une incitation à la fraternité et à l’amitié. 

- Faut-il saluer si la maison est inhabitée, ou s’il n’y a personne lorsqu’on y entre?
 
L’Imam an-Nawawi '  cite dans son livre Sahih al Adhkar wa da’ifouhou (vol.1 page 104) :

«Il nous est rapporté dans alMouwatta de l’Imam Malik, qu’il est préférable de dire quand on entre dans une Maison inhabitée: Traduction relative et approchée : « Que la paix soit sur nous et sur les saints serviteurs d’Allah » 

- Quelques règles à savoir, relatives au salut
 
Il est interdit de parler avant d’avoir dit le salut.

D’après ibn ‘Omar (Radia Allah ‘anh) qui a dit : Le Messager (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :

«Le salut est avant la question, donc celui qui commencera par la question avant de saluer, ne lui répondez pas » 
Hadith Hassan. 
 
D’après Jabir ibn ‘Abdillah (Radia Allah ‘anh) le Messager d’Allah (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :
 
«Ne donnez pas l’autorisation d’entrer à celui qui ne commence pas par le salut »
Hadith Hassan. 
 
Parmi les bienfaits de cette règle

1. Il est donc interdit de poser une question ou de demander l’autorisation d’entrer avant de saluer. 

2. On ne doit pas répondre à celui qui pose une question avant de saluer. 

3. On ne doit pas donner l’autorisation d’entrer à celui qui demande l’autorisation avant de saluer. 

Et il convient d’enseigner à cette personne la manière d’agir.

Un homme de Bani‘Amar demanda l’autorisation d’entrer chez le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) en disant : « Puis-je entrer ? »
Et le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)) dit : « Sors vers celui-là et apprends-lui la manière de demander l’autorisation d’entrer, et dis-lui de dire : « Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? ».
L’homme l’entendit et il dit : « Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? ». Alors le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) l’autorisa et l’homme entra
»
Hadith Sahih. Voir dans Sahih al-Boukhari. 

- La réprobation de saluer d’un mouvement de poignets ou un mouvement de doigts
 
D’après ‘Omar ibn Chou’aib, d’après son père, d’après son grand-père, le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit :

«Ne fait pas partie de nous : Celui qui se donne une ressemblance à autre que nous, et ne ressemblez pas aux juifs ni aux chrétiens.
Le salut des juifs est un signe des doigts et le salut des chrétiens est un signe du poignet »

Hadith authentique. 

 
Parmi les bienfaits de cette règle
 
La réprobation de ressembler aux juifs et aux chrétiens dans le salut par le poignet ou les doigts.

Il faut préciser que le Hadith d’Asma bint Yazid (Radia Allah ‘anhouma) n’est pas en contradiction avec celui précédemment cité, à savoir que :

«Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) passa un jour par la mosquée alors qu’il y avait un groupe de femmes assises et il leur fit un signe de la main en les saluant. »

Ceci porte sur le fait que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a rassemblé la parole et le geste pour saluer. 

- La réprobation de dire, pour celui qui demande la permission d’entrer : « C’est moi »
 
D’après Jabir ibn ‘Abdillah (Radia Allah ‘anh) qui a dit :

« Je me rendis chez le Prophète (Paix et Salut d'Allah sur lui), dans la religion il était au-dessus de mon père.
Je frappais à la porte, et il dit : « Qui est là ? »
Je dis : « C’est moi. »
Et il dit : « Moi, moi », comme s’il les avait désapprouvés»

Hadith authentique. 

 
Parmi les bienfaits de cette règle
 
1. La réprobation pour celui qui demande la permission d’entrer de dire : «C’est moi» quand on lui demande «Qui est là ?».

Car cette réponse ne contient aucun éclaircissement et appelle plutôt à la confusion.

Et parmi les droits de l’hôte, est qu’il sache le nom de celui qui lui demande d’entrer chez lui. 
 
2. Faisait partie de la voie des Salafs, le fait de dire leur nom lorsqu’ils demandaient la permission d’entrer.

Et d’après ibn ‘Abbas (Radia Allah ‘anh) qui a dit :

«‘Omar demanda la permission d’entrer chez le Prophète (P. S. d'Allah sur lui) et il a dit : « Que la paix soit sur le Messager d’Allah, que la paix soit sur vous, ‘Omar peut-il entrer ?»
Hadith authentique. 
 

Référence: Tafsir as-Sa’di - Tafsir ibn Kathir 

copié de al.baida.online.fr

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Les maladies du coeur sont de 2 sortes

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les maladies du coeur sont de 2 sortes
Les maladies du corps [organiques] sont connues, mais ceux du cœur [spirituel] sont de deux sortes : 

 

-Les maladies des désirs qui proviennent de la passion [Al Hawâ] 

-Les maladies des ambiguïtés qui proviennent de l’ignorance [Al Jahl] 

 

article separator1
-Les maladies des désirs (الشهوات) qui proviennent de nos passions, ainsi la personne connait la vérité mais n'en veut pas, car cela ne correspond pas à nos passions (propre penchant) et contraire à la Sounna du prophète 'صلى الله عليه وسلّم' . 
 
-Les maladies des ambiguïtés (الشبهات) qui proviennent de notre ignorance, car l'ignorant lui arrive de commettre des actes qui sont incorrect [Al batil] et pense que cela est vérité [Al Haq] et donc, ce comportement s’avère très dangereux. 

Nous demandons à Allah de nous préserver, de préserver nos corps et nos cœurs des maladies (qui sont la passion et l’ignorance). 
 
أمراض الأبدان معروفة لكن أمراض القلوب. تعود إلى شيئين
الأول: أمراض الشهوات التي منشؤها الهوى
الثاني: أمراض الشبهات التي منشؤها الجهل
فالأول: أمراض الشهوات التي منشؤها الهوى، أن يعرف الإنسان الحق، لكن لا يريده؛ لأن له هوًى مخالفًا لما جاء به النبي صلى الله عليه وسلّم
والثاني: أمراض الشبهات التي منشؤها الجهل؛ لأن الجاهل يفعل الباطل يظنه حقًّا وهذا مرض خطير جدًّا. فأنت تسأل الله المعافاة والعافية من أمراض الأبدان، ومن أمراض القلوب، التي هي أمراض الشبهات، وأمراض الشهوات

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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L'invocation de clôture du Coran - دعاء ختم القرآن

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L'invocation de clôture du Coran - دعاء ختم القرآن
Question :
 
Je suis en train de terminer la lecture du Coran.
Louange et grâce à Allah !

Et j’ai envie de réunir les gens de ma famille lorsque j’aurai fini, afin d’invoquer Allah avec ce que l’on connaît comme invocations.

Est-ce un acte permis ?
 
Réponse : 
 
Louange à Allah.

Il est permis de réunir sa famille et des frères lors de l’invocation de clôture du Coran car c’est une occasion propice à l’exaucement.

C’était également une habitude de plusieurs compagnons.

L’invocation de clôture du Coran est donc une chose héritée des pieux prédécesseurs dans la prière et en dehors, et est propice à l’exaucement.
 

Tirée de son site, Fatwa n° 16032

✅ Publié par fatawaislam.com 

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Les livres de critiques durcissent les coeurs ? (audio-vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les livres de critiques durcissent les coeurs ? (audio-vidéo)

Question :

 

Quel est votre avis sur ceux qui disent que les livres de critiques (koutoub roudoud) durcissent les coeurs ?

 

Réponse : 

 

Non.

 

C'est le fait de laisser les critiques (roudoud) qui durcit les coeurs.

 

C'est-à-dire, les gens vivent dans l'erreur et dans l'égarement et leurs coeurs se durcissent.

 

Mais, quand on honore la vérité et qu'on réponde aux faux

 

Et bien ceci fait partie des choses qui rendent les coeurs tendres.

 

Il n'y a pas de doute là-dessus.

 

✅ Publié par 3ilmchar3i.net

السؤال : ما رأيكم في من يقول أن كتُب الردود تُقسي القلوب ؟
لا ترك الردود هو الذي يُقسي القلوب ، يعني الناس يعيشون على الخطأ وغلى الظلال وتقسوا قلوبهم
أما إذا بُجِل الحق ورُدَ الباطل فهذا مما يلين القلوب ، لا شك
 
نعم

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Rester ferme après Ramadân

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Rester ferme après Ramadân

Sufyan Ibn 'Abdillah (radiallahu ‘anhu) a dit :

 
«Ô messager d'Allah, dis-moi quelque chose sur l’islam, sur laquelle je n’interrogerai personne après toi.
Il  dit : « Dis : « Je crois en Allah » et ensuite reste ferme (sur cela). » [1]

 

Ce hadith est la preuve que le serviteur est obligé, après avoir cru en Allah, de persévérer et d’être ferme dans son obéissance à Lui, en accomplissant les actes obligatoires et en évitant les interdits.

 

Ceci est réalisé en suivant le Chemin Droit, qui est la Religion ferme, sans s'en éloigner à droite ou à gauche.

 

Si un musulman a vécu pendant Ramadan et a passé ses jours dans le jeûne et ses nuits dans la prière et que pendant ce mois il s'est habitué à faire des actes de bien, il doit rester sur cette obéissance à Allah à tout moment (après cela).
 
Ceci est le vrai état du serviteur ('abd), en effet, le Seigneur des mois est Unique et Il est Vigilant et Témoin de Ses serviteurs à tout moment.
 
En effet, le fait d'être ferme après Ramadan et de rectifier ses paroles et actes est parmi les plus grands signes que la personne a tiré avantage du mois de Ramadan et qu'elle a lutté dans l'obéissance.
 
Ce sont les signes de l'acceptation et du succès.

En outre, les actes d'un serviteur ne s’arrêtent pas avec la fin d'un mois et le commencement d'un autre. Plutôt ils continuent et s'étendent jusqu’à ce que vienne la mort, car Allah dit (traduction rapprochée) :
 
« et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude (la mort). » [sourate Al-Hijr : 99]
 
Si le jeûne de Ramadan prend fin, le jeûne volontaire est toujours prescrit pendant l'année entière et la louange est à Allah.

Etre debout dans la prière la nuit pendant Ramadan prend fin, mais l'année entière est un temps pour accomplir la prière de nuit.


Et si  Zakatul-Fitr prend fin, il y a toujours la Zakat  obligatoire, de même que l’aumône volontaire qui dure l'année entière.

De même pour la récitation du Qur'an et la réflexion sur sa signification et que tous les autres actes pieux qui sont aimés, ils peuvent être faits à tout moment.

 

Parmi les nombreuses générosités qu'Allah a accordé à Ses serviteurs est qu'Il a placé pour eux de nombreux types différents d’actes d'adoration et Il a fourni beaucoup de moyens pour faire de bonnes actions.

 

Donc, l'enthousiasme et l'ardeur du musulman doivent être constants et il doit rester au service de son Maître.

 

Il est malheureux de trouver certaines personnes accomplissant différents types d'actes pieux pendant Ramadan – préserver strictement leurs cinq prières quotidiennes dans le  masjid, réciter abondamment le Qur'an et donner l’aumône.


Mais quand Ramadan prend fin, ils deviennent paresseux dans leur adoration.

Parfois, ils abandonnent même les obligations, et généralement la prière en congrégation et spécifiquement, la prière du  Fajr !

 

Et ils commettent même des actes interdits comme de dormir aux temps des prières, se rendre aux lieux de sottise et de divertissement et se mélangeant dans les parcs, particulièrement le jour du  'Id !


L'aide contre ces maux vient seulement par la Grâce d'Allah.

Ainsi, ils démolissent ce qu'ils ont construit et ils détruisent ce qu'ils ont établi.

C'est une indication de privation et un signe de perdition.

Nous demandons à Allah Sa protection !

 

En effet, ces gens prennent le repentir et l’arrêt des mauvaises actions comme quelque chose de spécifique et limité (seulement) au mois de Ramadan.


Donc ils arrêtent de faire ces (bons) actes quand le mois s'arrête.

Ainsi, c’est comme s'ils avaient abandonné des péchés pour Ramadan et pas par crainte d'Allah !

Combien est grand le mal de ces gens qui ne connaissent Allah que pendant Ramadan !

Vraiment, le succès qu'Allah accorde à Son serviteur réside dans le jeûne de Ramadan.

Et Allah l’aide à faire ce qui est une grande bénédiction.

Ainsi, cela appelle le serviteur à être reconnaissant envers son Seigneur.

 

Et cette compréhension peut être trouvée dans la Parole d'Allah, après avoir achevé la faveur du mois de jeûne (traduction rapprochée) :
 
« Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants » [sourate Al-Baqara : 185]
 
Donc celui qui est reconnaissant en l'ayant jeûné, restera sur cette condition et continuera à accomplir des actes pieux.
 
En effet, la vrai musulman est celui qui loue et remercie son Seigneur pour lui avoir accordé la capacité de jeûner et d’accomplir le  qiyam (la prière de nuit).
 
Sa condition après Ramadan est meilleure que celle avant Ramadan.

Il est plus prêt à obéir, désirant faire de bonnes actions et s’empresse d’accomplir les actes obligatoires.

Car il a tiré avantage de cette grande école (Ramadan).

Celui qui craint que son jeûne ne soit pas accepté, en effet Allah accepte seulement de ceux qui ont la  taqwa (crainte emprunte de piété et plus encore, obéissance à Allah et éloignement de Ses interdits).
 
Les pieux prédécesseurs luttaient pour compléter et perfectionner leurs actes, espérant ensuite, qu'ils seraient acceptés et craignant qu'ils soient rejetés.
 
Des narrations de 'Ali ( radiallahu ‘anhu) rapportent qu'il a dit : « Soyez plus concerné par l’acceptation de vos actes que par l'acte lui-même. N’avez-vous pas entendu Allah dire :
 
« Allah n’accepte que de ceux qui ont taqwa » [sourate Al-Ma'ida : 27] [2]


'Aisha a dit :


« J'ai interrogé le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) concernant le verset:
« Et ceux qui donnent ce qu'ils donnent (c'est-à-dire, l’aumône et d'autres bonnes actions), tandis que leurs cœurs tremblent par crainte. »
Sont-ils ceux qui boivent de l'alcool et volent ? »
Il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Non, Ô fille de As-Siddiq. Mais plutôt ils sont ceux qui jeûnent et prient et donnent l’aumône, craignent qu'ils ne soient pas acceptés d'eux. Ils sont ceux qui se précipitent pour faire de bonnes actions et ils sont les premiers pour les faire. »
 
Donc prenez garde, prenez garde... de retourner en arrière après avoir atteint la guidée, de s’égarer après la persévérance !
 
Et demandez à Allah de vous donner l'endurance dans l’accomplissement des actes pieux et la constance dans l’accomplissement des bonnes actions.
 
Et demandez à Allah qu'Il vous accorde une bonne fin, afin qu'Il accepte notre Ramadan.


[1] Sahih Muslim (n°38)
[2] Lata'if-ul-Ma'arif (pg. 246)

 

Article tiré du site al-manhaj.com

Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 155-157)

✅ Publié par salafs.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Visite de la mosquée Al-Aqsa

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Jeûner les 6 jours de chawâl avant d’avoir compenser les jours de Ramadân ?

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Jeûner les 6 jours de chawâl avant d’avoir compenser les jours de Ramadân ?

Question :

 
Lorsque qu’une femme doit [rattraper] des jours de Ramadhân, est-ce qu’il lui est permis de donner priorité au jeûne des six jours de Chawwâl sur ce qu’elle doit, ou doit-elle accorder priorité aux jours dus sur le jeûne des six jours de Chawwâl ?

 

Réponse :

Quand une femme doit encore [rattraper] des jours de Ramadhân, alors elle ne doit pas jeûner les six jours de Chawwâl si ce n’est après rendu ce qu’elle doit [comme jour de jeûne], car le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl... » [1]

Celui qui a encore des jours à compenser du mois de Ramadhân n’a pas jeûné le Ramadhân [en entier], ainsi la personne n’atteindra pas la récompense du jeûne des six jours de Chawwâl si ce n’est après qu’elle ait fini de compenser les jours qu’elle doit.
 
Et si les jours manqués de jeûne englobent l’ensemble [du mois] de Chawwâl, comme par exemple une femme qui a accouché et a eu ses saignements, et qui n’a donc pas pu jeûner un jour de Ramadhân : ainsi elle entame la compensation de son jeûne pendant le mois de Chawwâl, et elle ne le finit pas avant l’entrée du mois de Dhul al-Qa’dah, elle doit alors jeûner les six jours, et elle aura la récompense de celle qui a jeûné au mois de Chawwâl, parce qu’elle l’a retardé pour une raison valable, ainsi, elle aura la récompense. 
 
Madjmu’ Fatâwa - 20/19
Question :
 
Est-ce que le jeûne des six jours de Chawwâl après le Ramadhân pour celui qui n’a pas complété son Ramadhân est permis.

Sachant que la personne n’a pas jeûné 10 jours de Ramadhân pour une raison valable, aura t’elle la récompense de celui qui a complété son jeûne de Ramadhân, puis fait suivre les six jours de Chawwâl ?

Sera t’elle comme une personne qui a jeûné tout le temps ?

Puisse Allâh vous récompenser par le bien.

Réponse :

Il appartient Seul à Allâh de déterminer la récompense des œuvres accomplies par Ses adorateurs.
 
Cela est un domaine réservé à Allâh - Djalla Wa ‘Alâ. Allâh ne prive point la récompense de Son serviteur qui s’évertue à faire de bonnes oeuvres. 

Comme Allâh - Ta’âla - dit (traduction rapprochée) :
 
« Nous ne laissons pas perdre la récompense de celui qui fait le bien. » [2]
 
Il est du devoir de celui qui a un jeûne à rattraper de l’effectuer d’abord avant de s’engager dans le jeûne des six jours de Chawwâl, car la personne ne peut faire succéder le jeûne des six jours à celui du Ramadhân que si elle a complété le Ramadhân. 
 
Fatâwa Al-Lajnah ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-‘Ilmiyyah Wal-Iftâ, 10/392-393
      

[1] Rapporté par al-Bukhârî
[2] Coran, 18/30

 

✅ Publié par manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Les bienfaits de la nuit du mérite

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Les bienfaits de la nuit du mérite

Allâh – Ta’âla – dit (traduction rapprochée):
 

  • Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr.
  • Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ?
  • La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois.
  • Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre.
  • Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube. » [1]

 

Dans cette noble sourate, les bienfaits de la nuit du mérite sont nombreux :
 
-Le premier bienfait : Allâh a fait descendre lors de cette nuit le Qor’ân qui est la source de la guidance des gens et de leur bonheur aussi bien dans ce bas monde que dans l’au-delà.
 
-Le deuxième bienfait : L’indication que nous devons comprendre de la chose vénérable et grandiose dans Sa Parole (traduciton rapprochée) : « Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr »
 
-Le troisième bienfait : Cette nuit est meilleure que mille mois.
 
-Le quatrième bienfait : Les anges descendent en cette nuit, et les anges ne descendent qu’avec la bénédiction, le bien et la miséricorde.
 
-Le cinquième bienfait : Elle est paix, de par les nombreuses protections qu’elle contient contre les supplices et châtiments, et ce, grâce aux actes d’obéissance d’Allâh – ‘Azza wa Djal – qu’effectuent les serviteurs.
 
-Le sixième bienfait : Allâh a fait descendre au sujet de son mérite une sourate entière qu’on récite jusqu’au Jour de la Résurrection.
 
Parmi les bienfaits de la nuit du destin, il y a ce qui a été authentifié dans les deux Sahîh, d’après Abî Hurayrah (radhiallâhu ‘anu), que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque passe la nuit du destin en prière, avec foi et espérance, se verra pardonner ses péchés antérieurs. » 

Et quand il est dit : « avec foi et espérance » cela veut dire : « avec foi en Allâh et comptant sur Allâh pour l’en récompenser » 

Et cela est bénéfique pour celui qui la connait comme pour celui qui ne la connaît pas. Car, certes le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) n’a pas conditionné l’obtention de la récompense à la connaissance de cette nuit. 
[2]


[1] Coran, 97/1-5
[2] Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm djuz ‘Amma » du SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, p.278-279 

 

✅ Publié par manhajulhaqq.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Les vertus de Laylatul-Qadr

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Les vertus de Laylatul-Qadr

Abû Huraira a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :


« Quiconque accomplit la prière de nuit la nuit d'Al-Qadr avec Iman (la croyance ferme) et en cherchant la récompense aura tous ses péchés passés pardonnés. » [1]

Ce hadith est la preuve de la vertu de la nuit d’Al-Qadr et d’y accomplir le qiyam.

Et cela indique que c'est une grande nuit, qu'Allah a honoré et a rendu meilleure que mille mois en ce qui concerne sa bénédiction et les bénédictions des actes pieux qui y sont exécutés.

Ainsi elle est meilleure que l'adoration de mille mois et c'est équivalent à quatre-vingt-trois ans et quatre mois.

C’est pourquoi, quiconque accomplit le qiyam (la prière de nuit) avec la vraie foi et en cherchant la récompense, sera pardonné de ses péchés passés.

Il y a certains versets concernant cette vertu (traduction rapprochée) :

« Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui qui avertit, durant laquelle est décidé tout ordre sage » [sourate Ad-Dukhan : 3-4]

Donc, c'est "une nuit bénie", cela signifie qu’elle possède beaucoup de bien et de bénédiction en raison de son mérite et la grande récompense qui attend celui qui y fait des bonnes actions.

Parmi ses bénédictions, est qu'Allah y a révélé le Qur'an. Allah dit (traduction rapprochée) :

« Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr. Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ? La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit,par permission de leur Seigneur pour tout ordre. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube. » [sourate Al-Qadr : 1-5]

Ibn Kathir  a dit concernant la Parole d'Allah (traduction rapprochée) : « descendent les Anges ainsi que l’Esprit » :

« Cela signifie que la descente des anges augmente pendant cette nuit en raison de la quantité énorme de ses bénédictions.
Et les anges descendent avec la descente de bénédiction et miséricorde, de même qu'ils descendent quand le  Qur'an est récité et entourent les assises dans lesquelles Allah est évoqué et étendent leurs ailes sur le vrai chercheur de science, montrant du respect pour lui. »
[2]

Cette nuit arrive seulement pendant Ramadan, puisqu'Allah y a révélé le Qur'an.

Il nous informe que sa révélation est arrivée pendant le mois de Ramadan dans Sa Parole (traduction rapprochée) : 

« Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr »

Et Sa Parole 
(traduction rapprochée) : 

« (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été révélé» [sourate Al-Baqara : 185]

Cela signifie que la révélation d'Allah à Son prophète Muhammad  a commencé (pendant ce mois).

La Parole d'Allah : "Laylatul-Qadr" est une indication de l'honneur et de la position de cette nuit, comme il est dit : « Telle personne a un grand Qadr ».

La conjonction "de la nuit" à Al-Qadr est la jonction d'une particularité descriptive, ainsi cela signifie "une nuit honorable".

Le mot " Al-Qadr" peut aussi faire référence à l’ordonnancement et à la disposition des affaires.

Ainsi, sa jonction au mot "la nuit"  dénoterait un lieu ou un temps.

Donc cela signifierait « la nuit dans laquelle tout ce qui arrivera l’année suivante est décrété. ».

Comme dans la Parole d'Allah 
(traduction rapprochée) :

« durant laquelle est décidé tout ordre sage » [sourate Ad-Dukhan : 4]

Qatada a dit à ce sujet : « En cela (la nuit d’Al-Qadr) est là décrété toute chose de l'année (prochaine) » [3] et Ibn Al-Qayim dit que c'est l'avis correct. [4]

Ce qui semble le plus correct est qu'il n'y a rien qui limite la possibilité de ces deux compréhensions et Allah est plus savant.

Sa parole: « avec Iman » signifie avec la conviction ferme dans ce qu'Allah a préparé pour ceux qui sont debout dans la prière pendant cette nuit magnifique.

Et  « cherchant la récompense » signifie chercher la récompense et l'accomplissement de la récompense.

Ainsi, c'est une grande nuit, qu'Allah a choisi pour commencer la révélation du Qur'an.

Donc le musulman doit reconnaître sa grande valeur, en la préservant et en la passant dans l'adoration, en ayant une ferme conviction et en recherchant la récompense d'Allah, afin qu'Allah puisse pardonner tous ses péchés précédents.

C'est pourquoi le prophète ( salallahu ‘alayhi wa salam) nous a avertis contre le fait de ne pas tenir compte cette nuit et d’être négligent dans le fait de la passer dans l'adoration, car le musulman serait privé de son bien.

Abu Huraira a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

« Ramadan vous est venu - un mois béni. Allah vous a rendu obligatoire son jeûne.
Pendant ce mois, les portes de ciel sont ouvertes, les portes du Feu de l'enfer sont fermées et les mauvais djinns sont enchaînés.
À Allah appartient une nuit (de ce mois), qui est meilleure que mille mois.
Quiconque est privé de son bien, a été privé (de tout le bien). »
[5]

Le musulman doit invoquer beaucoup pendants les nuits dans lesquelles la nuit d'Al-Qadr est cherchée.

Et il doit invoquer avec ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a enseigné à 'Aisha (radiallahu ‘anha), quand elle lui a demandé :

« Et si je sais sur quelle nuit la nuit d'Al-Qadr arrive, que dois-je dire ? »
Donc il a dit : « Dis : ô Allah, en effet Tu es le Tout-Pardonneur. Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi. »
 [6]

Ibn Kathir a dit :

« Il est recommandé d’invoquer beaucoup à tout moment et plus que cela pendant le mois de Ramadan, les dix derniers jours et les jours impairs. Et on recommande fortement d'augmenter l'invocation avec cette supplication :
 « Ô Allah tu es certes Celui qui efface les péchés, tu aimes effacer les péchés alors efface mes péchés» [7]

[1] Al-Bukhari (4/2550 et Muslim (759)
[2] Tafsir Ibn Kathir : (8/465)
[3] Rapporté par At-Tabari dans son Tafsir (25/65) et par Al-Baihaqi dans son livre Fada'il-ul-Awqat (pg. 216). Sa chaîne de narration estsahih.
[4] Voir Shifa'-ul-'Alil d'Ibn Qayim (p. 42)
[5] Ce hadith est rapporté par Ahmad et An-Nasa'i. Voir la vérification d'Ahmad Sakir du Musnad (n°7148) et Sahih At-Targhib wat-Tarhibde shaykh Al-Albani (1490) de même que Tamam-ul-Manna (395)
[6] Rapporté par At-Tirmidhi et Ibn Maja avec une chaîne authentique. [Note du traducteur: la supplication translittérée de l'arabe est: « Allahumma Innaka 'Afuwwun Tuhibbul-'Afwa Fa'affu 'anni »]
[7] Tafsir Ibn Kathir : 8/472


Article tiré du site al-manhaj.com
Source: Ahadith As-Siyam (pg. 141-143)
Traduit par : Abu maryam

✅ Publié par salafs.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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