La prière nocturne du ramadan et ses règles

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La prière nocturne du ramadan et ses règles

SHeikh Sâlih al-Fawzân (qu’Allah le préserve) a rappelé que la prière nocturne légiférée à notre Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dans le mois bénit de Ramadhân est une Sounnah avérée. 

 
Celle-ci est appelée « Tarâwih » car les gens dans cette prière se reposent après quatre unités de prière, et cela quand ils prolongent leur prière.
 
Le fait de faire cette prière en groupe à la mosquée est meilleure.
 
Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a prié avec ses compagnons cette prière à la mosquée les nuits (du mois bénit), ensuite il a cessé de le faire avec eux de peur que cela leur devienne obligatoire comme cela a été authentifié dans les deux Sahîhs (Bukhârî & Muslim).


Cette prière est donc une Sounnah avérée, et le musulman ne doit pas la délaisser.

Concernant le nombre d’unité pour cette prière, il n’a pas été certifié un nombre précis du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) sur cela, c’est pourquoi l’affaire reste souple.

 

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a dit :

 

« Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a prié vingt unités de prière comme cela est bien connu du dogme de pensée de Ahmad et ach-Châfi’î.


Il a aussi prié trente six unités de prière comme cela est connu dans le dogme de Mâlik.

Et il a aussi prié onze et treize unités de prière.

Tout cela est donc bon. Il augmentait ou diminuait les unités de prière selon son allongement ou son raccourcissement.

Lorsque ‘Oumar (radhiallâhu ‘anhu) a réuni les gens autour de Oubay, ils ont prié vingt unités de prière. Certains des compagnons priaient moins que cela et d’autres en priaient plus.

Et les limites liées à son nombre n’a pas de texte précis dans la législation.

Beaucoup d’imâms de mosquées dans leur prière du « Tarâwih » prient sans méditer sur celle-ci, et ils ne se posent pas sereinement dans la génuflexion et la prosternation. Alors que le fait de se poser sereinement dans la prière est un pilier.

Ce qi est demandé dans la prière, c’est d’avoir le cœur présent entre les mains d’Allâh – Ta’âla. »

 

SHeikh al-Islâm ajoute :

 

« Certes Allâh réprimande ceux qui récitent le Qor’ân sans en comprendre son sens.

 

Allâh – Ta’âla – dit (traduction rapprochée) :

« Et il y a parmi eux des illettrés qui ne savent rien du Livre hormis des prétentions et ils ne font que des conjectures » [
Coran, 2/78]

Ce qui veut dire, une récitation sans compréhension.

Ce qui est voulu dans la révélation du Qor’ân, c’est la compréhension de son sens ainsi que son application, et non pas seulement la récitation. »

 

Certains imâms de mosquées ne prient pas le « Tarâwih » de manière légiférée, cela au point qu’ils accélèrent la récitation tellement rapidement qu’ils causent du tort aux règles authentiques du Qor’ân.

Ils ne respectent pas la pose sereine dans la position debout, dans la génufléxion, dans la prosternation en prière qui est pourtant un pilier. 

Kitâb « Al-Moulakhas al-Fiqihî » - p.132-134
 

Publié par manhajulhaqq.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Partager cet article

Dou'as à dire pendant le mois de Ramadan

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Dou'as à dire pendant le mois de Ramadan
Apprends RahimakAllah ô frères et soeurs en Islâm qu'il incombe aux Musulmans d'invoquer Allah Al Ghaniyy Al Hamid à tout moment.
 
Al Hakim a légiféré des invocations qui sont particulières pour ses Serviteurs.

Ces invocations qui sont synonymes d'adoration cernent autant le temps et les lieux.

Ce Mois Béni "Chahru RamaDân" qui est une école relative aux règles de bienséances, comporte ses propres invocations.

C'est avec amour et foi que je t'invite Ô accoureur au bien à te les rappeler. 

 

(traduction rapprochée)
 
"Et rappelle, car le rappel certes profite aux croyants"
Invocation à prononcer à l'apparition du croissant de lune (Al hilâl)

"Allahu Akbar, Allahumma ahillu 'aleynâ bî-l-amni wâ-l-Îmân, wâ-s-salâmati wâ-l-Islâm wa-t-Tawfîq limâ tuh ibbu Rabbana wa tarDa Rabbunâ wa Rabbuka-l-lah"

[(As-Sahîhah: 1816)/ Cette du'a existe aussi sans la phrase at-tawfîq (2374)]
 

اللهأَكْـبَر

     اللّهُمَّ أَهِلَّـهُ عَلَيْـنا بِالأمْـنِ وَالإيمـان

 والسَّلامَـةِ والإسْلام، وَالتَّـوْفيـقِ لِما تُحِـبُّ رَبَّنـا وَتَـرْضـى

 رَبُّنـا وَرَبُّكَ الله

 

"Allah est le Plus Grand !

Ô Seigneur ! Apporte-nous avec cette nouvelle lune la sécurité et la foi,

le salut et l’Islam ainsi que la réussite dans tout ce que Tu aimes et que Tu agrées.

Notre Seigneur et ton Seigneur est Allah."

Invocation à prononcer à la rupture du jeûne (Al Iftar)

"Dhahaba ath-Thamâ-u wâ btallati-l-'urûqu wa thabata-l-adjru inchâ-a Allah"

"La soif est partie, les veines sont irriguées et la récompenses est confirmée si Allah le veut"

[Abû Dâwûd, Al Bayhaqî -Rahimahumallah ta'ala-/ Hadith Hassan]
 

ذَهَـبَ الظَّمَـأُ، وَابْتَلَّـتِ العُـروق، وَثَبَـتَ الأجْـرُ إِنْ شـاءَ الله

 

"La soif est dissipée, les veines sont abreuvées

et la récompense restera avec la volonté d’Allah."

Invocations dîtes par l'invité à celui qui l'a invité

"Akala Ta'âmakumu-l-Abrâru wa Sallat 'aleykumu-l-Malâ-ikah wa afTara 'indakumu-s-Sâ-imûn"

"Que votre nourriture soit consommée par les pieux, que les Anges prient sur vous et que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous"

[Ibn Abî Chayba, Ahmed et d'autres -Rahimahumullah ta'ala-/ Hadith Sahîh]

"Allahumma aT'im man aT'amanî wâ-s-qi man saqânî"
 
اللّهُـمَّ أَطْعِمْ مَن أَطْعَمَني، وَاسْقِ مَن سقاني

"Ô Allah, nourris celui qui m'a nourri, et donne à boire à celui qui m'a donné à boire"
[Muslim n°2055]

"Allahumma-ghfir lahum wâ-r-hamhum wa bârik fîma razaqtahum"

"Ô Allah, pardonne-leur, fais-leur miséricorde et bénis ce dont tu les a pourvu"
[Muslim n°2042]
Invocation à dire lorsque l'on cherche la Nuit du Destin (Laylatu-l-Qadr)

'Â-icha a demandé au Prophète en disant:

"Ô Messager d'Allah! Suppose que je connaisse le moment de la Nuit du Destin. Qu'est-ce que j'y dis? Il lui dit : "Ô Allah Tu es Pardonneur, Tu aimes pardonner, alors pardonnes-moi""

"Allahumma innaka 'Afuwwun tuhibbu-l-'afwa, fâ'fu 'annî"
[At-Tirmidhi, Ibnu Mâjah -Rahimahumallah ta'ala-/ Hadith Sahîh]
Invocation à prononcer le jour d'Al 'Îd en sortant de chez soit en allant à la Mussallâ

Ibnu Mas'ûd disait :

"Allahu akbar, Allahu akbar, lâ ilaha illa Allah, wâ-l-ahu akbar, Allahu akbar wa lillahi-l-hamd"

"Allah est grand, Allah est grand, il n'y a d'autre divinité qu'Allah, et Allah est grand, Allah est grand et à Lui sont les louanges"

[Ibnu Chayba / Isnad Sahîh]

Ibnu 'Abbâs disait :

"Allahu akbar, Allahu akbar, Allahu akbar wa lillahi-l-hamd, Allahu akbar wa adjall, Allahu akbar 'alâ mâ hadânâ"

"Allah est grand, Allah est grand, Allah est grand et à Lui sont les louanges, Allah est grand et le plus révéré, Allahu akbar pour nous avoir guidé"

Salmân Al Khayr disait :
 
"Allahu akbar, Allahu akbar, Allahu akbar kabîran"

"Allah est grand, Allah est grand, Allah est le grand"

[Al Bayhaqî -Sunan Al Kubrâ- 3/316 / Isnad Sahîh]
Se féliciter avec ces paroles le Jour d'Al 'Îd
 
"Taqabala-l-lahu minâ wa minkum wa ahâla-l-lahu 'aleyka"

[Majmu' Al Fatawâ 24/253]

"Taqabala-l-lahu minâ wa minkum"

"Qu'Allah accepte de moi et de vous"

[Fath Al Bârî 2/446 - Al Mughnî 2/259] 

Publié par alminhadj.fr

ذَهَـبَ الظَّمَـأُ، وَابْتَلَّـتِ العُـروق، وَثَبَـتَ الأجْـرُ إِنْ شـاءَ الله

 

"La soif est dissipée, les veines sont abreuvées

et la récompense restera avec la volonté d’Allah."

Partager cet article

Le monde islamique ne partage pas un même lieu d’apparition du croissant lunaire

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le monde islamique ne partage pas un même lieu d’apparition du croissant lunaire

Question :


Chaque année a lieu la même confusion (balbalah) au sujet du début et de la fin du [mois de] Ramadân béni.
 
Les pays musulmans divergent ; il y a ceux qui anticipent et ceux qui retardent [le jeûne et sa rupture].
 
Quelle est la solution (hall) [pour remédier] à ce problème ?

Réponse :

L’affaire est ample (wâsi’) par la grâce d’Allâh.

A tout peuple d’un pays [1] sa vision [2] comme l’a affirmé Ibn ‘Abbâs – l’Agrément d’Allâh sur eux deux – lorsque vînt à lui Kurayb en direction du Châm [3] jusqu’à Médine.

Il le questionna [sur le jour] jeûné [par] Mu’âwiyah – l’Agrément d’Allâh sur lui – ainsi que les gens du Châm, Kurayb lui répondit :

« Les gens ont vu [le croissant lunaire] le jour du vendredi et Mu’âwiyah ainsi que les gens jeûnèrent [le lendemain]. »

Ibn ‘Abbâs dit :

« Quant à nous, nous l’avons vu le samedi et nous continuerons à jeûner jusqu’à ce que nous terminions la période (‘iddah) ou que nous le voyons [à nouveau]. »
(Rapporté par Muslim 1087)

Il a constaté que le Châm était loin et que les gens de Médine ne partageaient pas pour autant [le même lieu d’apparition] et c’est pour cela qu’un groupe parmi les Gens de science ont dit et ont été d’avis que chaque pays a sa [propre] vision [du croissant lunaire].

Si son apparition est attestée dans le Royaume d’Arabie Saoudite par exemple, et que par sa vision, jeûnent aussi les gens du Châm et d’Egypte et autres qu’eux, alors c’est [aussi] bien d’après la généralité des ahâdîth et s’ils ne jeûnent pas et apparaît à leur regard le croissant lunaire et jeûnent [seulement] par sa vision alors pas de mal [en cela].

Une décision a été émise du Conseil du Comité des Grands Savants du Royaume d’Arabie Saoudite [confirmant] qu’à chaque pays [son lieu de] vision [du croissant lunaire] d’après le hadîth d’Ibn ‘Abbâs cité et ce qui résulte de sa signification.

[1] : Mais il se peut que l’apparition du croissant ne soit pas partagée par tout le monde à l’intérieur d’un pays. Peut être que les gens des contrées désertiques le verront alors que les gens du littoral ne le verront pas. Il se peut aussi que des pays frontaliers partagent le même lieu d’apparition.
[2] : Le début du mois de Ramadân et sa fin se fait à l’œil nu directement en levant les yeux vers le ciel c’est cela la tradition de notre Bien-aimé – Prière et Salut d’Allâh sur lui -. D’après ‘Abdu-llâh Ibn ‘Umar – l’Agrément d’Allâh sur eux deux – : « J’ai entendu le Messager d’Allâh – Prière et Salut d’Allâh sur lui – dire :
« Si vous le voyez, jeûnez et si vous le voyez [plus tard] alors, rompez mais s’il vous est caché alors faites une estimation. »
(Rapporté par les deux Chaykh. Al-Bukhârî 1906 et Muslim 1080 et 8)
[3] : Le Châm comprend actuellement, la Syrie, le Liban, la Jordanie et la Palestine occupée (qu’Allâh la délivre des mains des ennemis de l’Islâm).


« Rassemblement de fatâwâ et d’articles divers », tome XV.
Publié par mukhlisun.com
 

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Partager cet article

Annoncez la bonne nouvelle de Ramadân

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Annoncez la bonne nouvelle de Ramadân

Abû Hurayra a rapporté que le messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit : 

 

 أتاكم شهر رمضان شهر مبارك فرض الله عليكم صيامه تفتح فيه أبواب السماء وتغلق فيه أبواب الجحيم وتغل فيه مردة الشياطين لله فيه ليلة خير من ألف شهر من حرم خيرها فقد حرم


«Ramadân vous est venu, un mois béni.
Allâh vous a rendu obligatoire son jeûne.
Pendant ce mois, les portes de ciel sont ouvertes, les portes du Feu de l'enfer sont fermées et les mauvais djinns sont enchaînés.
À Allâh appartient une nuit, qui est meilleur que mille mois.
Quiconque est privé de son bien, alors il a été privé (de tout le bien).»
 [1]
 
Le hadith est bonne annonce aux serviteurs pieux d'Allâh, de l'arrivée du mois béni de Ramadân.

Le prophète
صلى الله عليه وسلم a informé ses compagnons de son arrivée et ce n'était pas une simple annonce.

Plutôt son intention était de leur donner la bonne annonce d'un temps magnifique de l'année, pour que les gens pieux qui sont prompts à accomplir des actes puissent lui donner ce qui lui est dû.

Ceci parce que le prophète
صلى الله عليه وسلم a expliqué dans le hadith qu'Allâh a préparé pour Ses serviteurs des voies vers l'obtention du pardon et Son agrément et ces voies sont nombreuses.

Ainsi celui à qui le pardon échappe pendant le mois de Ramadân a été privé d’une privation extrême.
 
Parmi les grandes faveurs et générosités qu'Allâh a accordé à Ses serviteurs est qu'Il a préparé pour eux des occasions méritoires pour qu'elles soient une source de profits pour ceux qui lui obéissent et une course pour ceux qui se précipitent pour rivaliser (dans les bonnes actions).

Ces occasions méritoires sont des temps pour accomplir des espoirs en s’exerçant dans l'obéissance et en levant les défauts et manques par l'auto-rectification et le repentir.

Il n'y a pas une seule de ces occasions parmi ces temps vertueux, pour laquelle Allâh n’ait assigné des adorations, par lesquelles on peut se rapprocher de Lui.

Et Allâh possède les choses les plus belles comme récompense, qu'Il accorde à qui Il veut, par Sa Grâce et Miséricorde.

 

Donc celui qui réalise le vrai bonheur est celui qui profite de ces heures, jours et mois vertueux et se rapproche de Son Seigneur, en faisant ce qui est prescrit parmi les actes d'obéissance.
 
Ainsi, peut-être lui accordera-t-on une des nombreuses bénédictions de ces occasions et qu’il sera aidé par cela, d’une aide qui le sauvera du Feu et de ce qu'il contient, comme sa chaleur. [2]
 
La capacité d'atteindre Ramadân est une générosité magnifique en soi, accordée à celui qui l'atteint et se lève à son occasion, debout dans la prière pendant sa nuit et jeûnant pendant son jour.

En cela, il retourne vers son Seigneur- de la désobéissance à l’obéissance, de négligence au rappel, de l’éloignement au retour vers Lui repentant.
 
Le musulman doit prendre conscience de cette générosité et reconnaître son ampleur.

En effet, de nombreuses personnes ne peuvent jeûner, parce qu'elles meurent avant qu'elles ne l'atteignent ou parce qu'elles ne sont pas capables d'observer le jeûne ou parce qu'elles le refusent et s'en détournent.

Ainsi, celui qui jeûne doit louer son Seigneur pour cette générosité et doit accueillir ce mois avec la joie et le plaisir d’accueillir un temps magnifique de l'année parmi toutes les occasions pour accomplir des actes d'obéissance.

Il doit s’exercer profondément à accomplir de bonnes actions.

Et il doit invoquer Allâh de lui permettre de jeûner et de prier la nuit et qu'Il lui donne le sérieux, l'enthousiasme, la force et l'énergie dans ce mois.

Et qu’Il l'éveille de l’insouciance de dormir trop longtemps pour qu'il puisse profiter de ces temps vertueux.
 
Il est malheureux de constater que de nombreuses personnes ne connaissent pas la valeur de cette occasion vertueuse, ils ne la considèrent pas non plus comme étant sacrée.

Donc le mois de Ramadân ne devient plus un temps significatif pour l'obéissance, l'adoration, la récitation de Qur'an, l’aumône et le rappel d'Allâh.

Plutôt, pour certaines personnes cela devient un temps pour diversifier leur alimentation et boisson et préparer différents types de repas avant que le mois ne commence.

Quelques autres ne connaissent Ramadân que comme un mois d'insomnie et de réunions récurrentes, et de sommeil dans la journée.

Au point que certains parmi eux dorment pendant les temps des prières obligatoires, ainsi ils ne les prient pas en congrégation ou en leurs temps appropriés.
 
D’autres gens ne connaissent Ramadân que comme un temps pour conduire des affaires de ce bas monde, pas comme un temps pour conduire des  affaires pour l'au-delà.

Ainsi, ils y travaillent activement, achetant et vendant et restant dans les marchés, abandonnant par conséquent les  masajid.

Et quand ils prient avec les gens, ils le font de manière hâtive.

Ceci parce qu'ils trouvent leur plaisir dans les marchés.

Voilà jusqu’où les notions et la manière de voir (Ramadân) ont été changées.
 
Les Salaf avaient l'habitude de dire :

«Certes, Allâh, le Très-Haut, a fait du mois de Ramadân une compétition pour Ses créatures, dans lequel ils peuvent se concurrencer vers Son agrément, en lui obéissant.
Ainsi, un groupe vient en premier et ils prospèrent et un autre groupe vient en dernier et ils échouent.»
[3]
 

Aussi, l'individu ne sait pas si c'est peut-être le dernier Ramadân qu’il verra dans sa vie, s'il l'achève.

Combien d'hommes, de femmes et d’enfants ont jeûné avec nous l'année passée et sont maintenant couchés enterrés dans les profondeurs de la terre, selon leurs bonnes actions.

Et ils espéraient jeûner beaucoup plus de Ramadân.

De même, nous allons tous suivre leur chemin.

Donc, le musulman doit se réjouir de cette occasion magnifique pour l'obéissance.

Et il ne doit pas y renoncer, mais au lieu de cela s’occuper avec ce qui lui profitera et ce dont les effets resteront.

Qu’est-ce qu’est (Ramadân), sinon un nombre de jours (comptés), jeûnés à la suite et qui finissent rapidement.

Qu’Allâh nous mette, aussi bien que vous, parmi ceux qui sont les premiers dans la réalisation des bonnes actions.

[1] Ce hadith est rapporté par Ahmad et An-Nasa'i. Voir la vérification d'Ahmad Shakir du Musnad (n°7148) et Sahih At-Targhib wat-Tarhibde shaykh Al-Albani (1490) de même que Tamamul-Manna (395)
[2] Ceux sont les mots d'Ibn Rajab dans Lata'if-ul-Ma'arif : p. 8
[3] Lata'if-ul-Ma'arif d'Ibn Rajab : page 246

Article tiré du site al-manhaj.com

Source: Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 13-15)

 Publié par salafs.com

عن أبي هريرة – رضي الله عنه – قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم

أتاكم رمضان شهر مبارك. فرض الله عز وجل عليكم صيامه، تفتح فيه أبواب السماء، وتغلق فيه أبواب الجحيم، وتغلّ فيه مردة الشياطين، لله فيه ليلة خير من ألف شهر، من حرم خيرها فقد حرم

رواه أحمد والنسائي وإسناده صحيح ([1]).

في هذا الحديث بشارة لعباد الله الصالحين بقدوم شهر رمضان المبارك، لأن النبي r أخبر الصحابة – رضي الله عنهم – بقدومه، وليس هذا إخباراً مجرداً بل معناه بشارتهم بموسم عظيم، يقدره حقّ قدره الصالحون المشمرون، لأنه r بين فيه ما هيأ الله لعباده من أسباب المغفرة والرضوان وهي أسباب كثيرة، فمن فاتته المغفرة في رمضان فهو محروم غاية الحرمان.

وإن من فضل الله تعالى ونعمه العظيمة على عباده، أن هيأ لهم المواسم الفاضلة لتكون مغنماً للطائعين، وميداناً لتنافس المتنافسين. وإن المواسم موضوعة لبلوغ الأمل بالاجتهاد في الطاعة ورفع الخلل والنقص بالاستدراك والتوبة (وما من هذه المواسم الفاضلة موسم إلا ولله تعالى فيه وظيفة من وظائف طاعاته يتقرّب بها إليه، ولله لطيفة من لطائف نفحاته، يصيب بها من يشاء بفضله ورحمته، فالسعيد من اغتنم مواسم الشهور والأيام والساعات، وتقرب فيها إلى مولاه بما فيها من وظائف الطاعات، فعسى أن تصيبه نفحة من تلك النفحات. فيسعد بها سعادة يأمن بعدها من النار وما فيها من اللفحات)([2]).

وإن بلوغ رمضان نعمة عظيمة على من بلغه وقام بحقه. فقام ليله وصام نهاره، ورجع فيه إلى مولاه من معصيته إلى طاعته، ومن الغفلة عنه إلى ذكره، ومن البعد عنه إلى الإنابة إليه.

وإن واجب المسلم استشعار هذه النعمة، ومعرفة قدرها، فإن كثيراً من الناس حرموا الصيام إما بموتهم قبل بلوغه، أو بعجزهم عنه، أو بضلالهم وإعراضهم عنه، فليحمد الصائم ربه على هذه النعمة، ويستقبل شهره بالفرح

والاغتباط بموسم عظيم من مواسم الطاعة، وأن يجتهد في أعمال الخير، وأن يدعوا الله تعالى أن يرزقه صيامه وقيامه، وأن يرزقه فيه الجد والاجتهاد والقوة والنشاط، وأن يوقظه من رقدة الغفلة ليغتنم مواسم الطاعات والخيرات.

ومن الملاحظ أن الإنسان يعان على الطاعات في رمضان، فعليه أن يشكر ربه ويستفيد من وقته. ومما يؤسف عليه أن كثيراً من الناس لا يعرفون لمواسم الخيرات قيمة. ولا يرون لها حرمة، فلم يكن شهر رمضان موسم طاعةٍ وعبادة وتلاوة قرآن وصدقة وذكر الله تعالى. بل كان عند بعض الناس موسماً لتنويع المآكل والمشارب. وإشغال ربات البيوت بصنوف الأطعمة، وبعض الناس لا يعرفون رمضان إلا أنه شهر السهر بالليل، والنوم بالنهار، حتى إن منهم من ينام عن الصلوات المفروضة فلا يصلي مع الجماعة، بل ولا في وقت الصلاة. وفئة من الناس لا يعرفون رمضان إلا أنه موسم من مواسم الدنيا، لا من مواسم الآخرة. فينشطون فيه على البيع والشراء، ويلازمون الأسواق ويهجرون المساجد. وإن صلوا مع الناس  فهم على عجل، وهكذا  تغيرت المفاهيم، وفسدت الموازين، فالله المستعان، يقول بعض السلف:

(إن الله تعالى جعل شهر رمضان مضماراً([3]) لخلقه يستبقون فيه بطاعته إلى مرضاته. فسبق قوم ففازوا، وتخلف آخرون فخابوا)([4]).

وما يدري الإنسان فلعل هذا الشهر هو آخر رمضان في عمره. فكم صام معنا العام الماضي من الرجال والنساء والشباب؟ وهم الآن تحت أطباق الثرى، مرتهنون بأعمالهم، وقد أمّلوا صيام رمضانات عديدة، ونحن على دربهم سائرون، فعلى المسلم أن يفرح بمواسم الطاعة. ولا يفرط فيها. بل يشتغل بما يدوم نفعه. ويبقى أثره. وما هي إلا أيام معدودات تصام تباعاً. وتنقضي سراعاً.

اللهم أجعل التقوى لنا أربح بضاعة، ولا تجعلنا من أهل التفريط والإضاعة، وآمن خوفنا يوم تقوم الساعة، واغفر لنا ولوالدينا ولجميع المسلمين، وصلى الله ومسلم على نبينا محمد . . .

([1]) رواه أحمد (9/225، 226 الفتح الرباني)، والنسائي (4/129) انظر: تحقيق أحمد شاكر للمسند رقم (7148) وصحيح الترغيب للألباني (1/ 490) وتمام المنة ص395.

([2]) من كلام ابن رجب في اللطائف ص8.

([3]) قال في القاموس: (المضمار: الوضع تضمّر فيه الخيل، وغاية الفرس في السباق) أ هـ "ترتيب القاموس (3/37)".

([4]) لطائف المعارف ص246.

أحاديث الصيام - أحكام وآداب

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Partager cet article

Les satans enchaînés pendant le mois de Ramadan

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les satans enchaînés pendant le mois de Ramadan

D’après Abî Hurayrah رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

 
«Quand arrive le Ramadhân, les portes de la miséricorde s’ouvrent et les portes de l’Enfer se ferment, et les démons sont enchaînés.»
Hadîth unanimement reconnu authentique.
 
Ce qui est connu quant à ce hadîth, c’est que les portes du Paradis sont véritablement ouvertes et les portes de l’Enfer véritablement fermées.
 
Un groupe [de savants] ont dit qu’il s’agit des actes de bien, qui représentent le moyen qui permet d’entrer au Paradis, et du fait de délaisser les péchés, ainsi que leur accomplissement qui est la cause de l’entrée en Enfer.
 
Certains [parmi les savants] ont dit que si cela est véritablement ainsi, les portes du Paradis seraient fermées toute l’année et celles de l’Enfer ouvertes toute l’année sauf le mois de Ramadhân, et de là, ce hadîth n’aurait aucun sens ?

Nous disons plutôt :
 
Il faut prendre cela au sens figuré.
 
Mais il est permis de penser que quelques portes du Paradis soient ouvertes et d’autres fermées à l’exemple des portes des mosquées qui ne sont ouvertes qu’au moment des heures de prière, et pendant les jours de fêtes, ou comme les portes des palais de roi qui ne sont ouvertes que durant les réunions.
 
Et selon un hadîth présent dans «al-Djâmi’» de at-Tirmidhî, d’après Abî Hurayrah, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : 
 
«Au premier jour de Ramadhân, les diables et les Djinns rebelles seront enchaînés, toutes les portes du Paradis sans exception seront ouvertes.
Un héraut criera : Ô toi qui cherches le bien, avance. Ô toi quicherches le mal, va-t-en.
Ce jour-là, il y aura des gens qu’Allâh a affranchit du Feu. Et ceci se répète chaque nuit.»
[...] 
Rapporté par at-Tirmidhî - Authentifié par SHeikh al-Albânî dans «Sahîh Ibn Mâdja»
 
Les diables seront pendant le mois de Ramadhân enchaînés et auront les carcans comme le mentionne le sens apparent du hadîth, et cela est soutenu par Abî Hâtim, Ibn Hibbân et d’autres qu’eux parmi les gens de science. 
 
Mais cela ne signifie pas la disparition totale du mal, mais plutôt sa diminution étant donné qu’ils seront faibles [...]
 
Kitâb « Masâ-îb ul-Inssân min Makâ-îd ich-Chaytân » de L’Imâm Taqî ad-Dîn Ibn Muflih al-Maqdissî, p.143-144
 Publié par manhajulhaqq.com

Imam Mohamed Ibn Muflih al-Maqdissî - الإمام محمد بن مفلح المقدسي

Partager cet article

100 questions - réponses des grands savants concernant le jeûne (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

100 questions - réponses des grands savants concernant le jeûne (dossier)

Publié par 3ilmchar3i.net

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Partager cet article

Le tonnerre

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le tonnerre

L’Imam at-Tirmidhi mentionne d’une chaîne de narration qui remonte à Ibn Abbas رضي الله عنهما :

 
"Les Juifs vinrent au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et lui dirent : "Ô Abal Qassim ! Informe-nous sur le tonnerre, qu’est-ce ?
 
Il صلى الله عليه و سلم répondit : "C’est un ange parmi les anges. Il est chargé des nuages. Il a avec lui des sabres de feu avec lesquels il dirige les nuages là où il veut."
 
Puis ils dirent : "Qu’en est-il du bruit que nous entendons ?"
 
Il صلى الله عليه و سلم répondit : "C’est lui qui les réprimande pour les diriger, afin de les amener à l’endroit voulu (pour eux)."
 
(Dans une autre version il est dit que sa réponse fut : "C’est sa voix")
 
Alors ils dirent : "Tu as dis vrai!""
 
Rapporté par l’Imam At-Tirmidhi dans son Sunan (5/294) et déclaré Sahih dans le Sahih Sunan At-Tirmidhi (2492)
 
قال الترمذي رحمه الله حدّثنا عبدالله بن عبدالرحمن، قال: أخبرنا أبو نُعيم، عن عبدالله بن الوليد ـ وكان يكون في بني عجل عن بُكير بن شهاب، عن سعيد بن جبير، عن ابن عباس، قال
أقبلت يهود إلى النبيّ فقالوا: يا أبا القاسم، أخبرنا عن الرعد، ما هو؟
قال: ملَكٌ من الملائكة وُكلَ بالسحاب، معه مخاريق من نار يسوق بها السحاب حيث شاء الله
فقالوا: فما هذا الصوت الذي نسمع؟
قال: زَجْرُهُ السحابَ إذا زجره حتى ينتهي إلى حيث أمر
قالوا: "صدقت" فأخبرنا عمّا حرّم إسرائيل على نفسه؟
قال: اشتكى عرق النسا فلم يجد شيئاً يلائمه إلا لحوم الإبل وألبانها، فلذلك حرّمها
قالوا: صدقت
قال الترمذي: هذا حديثٌ حسنٌ غريبٌ
جامع الترمذي، كتاب التفسير، تفسير سورة الرعد - 5/294
Dire lorsqu'on entend le grondement du tonnerre :

 

 

 سبحان الّذي يسبّح الرعد بحمده

و الملائكة من خيفته

 

«Gloire à Celui que le tonnerre glorifie par sa louange,

et aussi les anges, sous l'effet de sa crainte»

 

 

'Abdoullah ibn Az-Zoubeir رضي الله عنه arrêtait de parler lorsqu'il entendait le grondement du tonnerre et il disait ensuite cette dou'a.
 
Rapporté par l'Imam Malik et Al-Albany a dit que sa chaîne de transmission est authentique.
 
وعن عبد الله بن الزبير
أنه كان إذا سمع صوت الرعد ترك الحديث : وقال
 سبحان من يسبح الرعد بحمده ، والملائكة من خيفته
 ويقول : إن هذا الوعيد لأهل الأرض شديد

أخرجه رواه الإمام مالك في الموطأ (2/992) ، والبخاري في الأدب المفرد (723) ، والبيهقي في الكبرى  - 3/362

أما الإمام مالك في الموطأ فقد قال : عن عامر بن عبد الله بن الزبير أنه كان إذا سمع الرعد ... الحديث
أي أنه سقط " عن عبد الله بن الزبير " فهو مقطوع كما أشار إلى ذلك الشيخ العلامة الألباني في تخريج الكلم الطيب 
157

ورواه البخاري من طريق مالك موصولا إلى عبد الله بن الزبير

قال ابن علان في الفتوحات الربانية (4/285) : قال الحافظ - أي ابن حجر - : هو حديث موقوف أخرجه البخاري في الأدب المفرد عن إسماعيل بن أبي أويس عن مالك .ا.هـ

وقال العلامة محمد ناصر الدين الألباني في تخريج " الكلام الطيب " (157) : صحيح الإسناد موقوفا

وصححه في صحيح الأدب المفرد 556

 Publié par 3ilmchar3i.net

Partager cet article

Ramadan et nos enfants

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Ramadan et nos enfants
L'âge auquel un enfant est obligé de jeûner

 

Question :

 
Quand devient-il obligatoire à l'enfant de jeûner et quelle est la limite d'âge ?
 

Réponse :

 
On ordonne à un enfant de prier quand il atteint l'âge de sept et le frappe pour l’accomplir à l'âge dix et cela lui devient obligatoire quand il atteint la puberté. 
 
Et la puberté est déterminée par :
 
1) Excrétion de sperme après excitation;
2) Apparition de poils pubiens;
3) Ejaculations nocturnes;
4) Atteindre l'âge de quinze ans.
 
De même pour une femme, en plus des menstrues.
 
La source pour ce qui est mentionné ci-dessus est ce que l'imam Ahmad et Abû Dawud ont rapporté sur l'autorité du prophète (salallahu a‘layhi wa salam) :
 
« Ordonnez à vos enfants de prier à sept et frappez-les à dix et séparer les l'un de l'autre dans le lit. »
 
Aussi, 'Aisha (radhiallahu 'anha) a rapporté sur l'autorité du prophète (salallahu a‘layhi wa salam) :
 
« La plume est levée pour trois (personnes) : le dormeur jusqu’à ce qu'il se réveille, le jeune enfant jusqu’à ce qu'il atteigne la puberté et le fou jusqu’à ce qu’il retrouve la raison. »
 
Et tout le succès est en Allah et que les prières et les salutations soient sur notre prophète (salallahu ‘alayhi wa salam), sa famille et ses compagnons.
 
Fatawa Ramadhan - volume 1, p.233, Fatwa n° 177;
Fatawa Al-Lajnah Ad-Da.ima lil-Buhuth Al-'Ilmiya wal-Ifta. - Fatwa n° 1787
Le jeûne de l'enfant
 
Question :
 
Doit-on ordonner au jeune enfant non pubère de jeûner ? 
Aussi, est-ce qu'il (le jeûne) est accepté de lui s'il atteint la puberté pendant son jeûne?
 

Réponse :

 
Quand les jeunes garçons et filles atteignent l'âge de sept ans on leur ordonne de jeûner afin de s'y habituer ; et leurs tuteurs doivent le leur ordonner, de même qu’on leur ordonne d’accomplir la prière, et quand ils atteignent la puberté, il leur incombe de jeûner.

S'ils atteignent la puberté pendant le jour, leur jeûne pendant ce jour est accepté; ainsi si un jeune enfant, qui jeûne, devait avoir quinze ans à midi alors ce jour (de jeûne) est accepté de lui.

La première partie du jour serait surérogatoire et la deuxième moitié obligatoire, tant qu'il n'a pas encore atteint la puberté, que ce soit par l'apparition de poils pubiens ou l’éjaculation de liquides sexuels.

C'est aussi le cas pour la fille, car la règle est la même pour les deux, sauf qu'elle a un signe supplémentaire indiquant qu’elle a atteint la puberté et ce sont ses menstrues.
 
Shaykh Ibn Baz
Fatawa Ramadhan - volume 1, p.234, Fatwa n° 178;
Tuhfatul-Ikhwan bi-AjwibahMuhimma tata'allaq bi-Arkan Al-Islam – p.160-161
Mon jeune enfant insiste pour jeûner malgré sa santé faible

Question :

Mon jeune enfant insiste pour jeûner pendant Ramadan malgré que cela lui nuise en raison de son jeune âge et de sa santé faible. 
Puis-je employer la rudesse avec lui pour rompre son jeûne ?

Réponse :

S'il est jeune et n'a pas atteint la puberté, le jeûne n'est pas obligatoire sur lui.

Cependant, s'il est capable de jeûner sans privation alors il doit être éduqué à faire ainsi.

Les compagnons (radiallahu 'anhum) habituaient leurs enfants à jeûner, au point que quand un enfant pleurait, ils le distrayaient de sa faim en lui donnant un jouet.
 
Cependant, s'il est établi que le jeûne nuit à l'enfant alors il doit en être empêché; de même qu'Allah nous a interdits (aux parents) de leur donner de l'argent de crainte qu’ils en fassent un usage impropre, alors certainement la crainte qu’un mal ne les atteigne est une raison de plus de les empêcher de jeûner.

Cependant, on ne doit pas les empêcher par la force et la rudesse, car certainement cela ne convient pas à leur éducation.

Shaykh Ibn 'Uthaymin
Fatawa Ramadhan - volume 1, p.237, Fatwa n° 183
Fatawa Shaykh Ibn 'Uthaymin - volume 1, p.493
15 ans et trop fatigué pour jeûner pendant ramadan

Question :

Quel est le jugement sur un jeune de 15 ans qui ne jeûne pas pendant Ramadan, avec l'excuse qu'il est extrêmement fatigué et n'a pas la capacité d'achever son jeûne.
Et s'il devait rattraper le jeûne (qu'il a manqué), lui est-il permis de le faire après que le Ramadan suivant soit passé ?

Réponse :

Il est haram pour un musulman responsable qui a toutes ses facultés ; a atteint la puberté, est résidant (par opposition au voyageur) et est en bonne santé de ne pas jeûner pendant Ramadan.

Et si le jeûne devient difficile pour lui et qu’il est contraint de rompre son jeûne, de même si une personne se sentait contrainte de manger de la viande morte (s'il avait faim et qu’aucune autre nourriture n’était disponible, comme s'il était dans le désert, etc), alors il lui est permis de manger une quantité suffisante pour calmer sa faim.

Il doit alors continuer à s'abstenir de tout ce qui annule le jeûne pour le reste de la journée, et rattraper ensuite le jeûne après que Ramadan soit passé.

S'il retarde cela jusqu'à l'arrivée de Ramadan (suivant), il doit rattraper son jeûne (qu'il a manqué) et nourrir en plus un pauvre pour chaque jour manqué.
 
Note :

Quiconque a 15 ans, a alors atteint la puberté; de même que celui qui a une éjaculation après un désir ou une éjaculation nocturne ou autre que cela, ou s'il remarque des poils pubiens; et le début des menstrues en ce qui concerne la fille.
 
Et tout le succès est en Allah et que les prières et les salutations soient sur notre prophète Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam), sa famille et ses compagnons.
 
Fatawa Ramadhan - volume 1, p.378, Fatwa n°337
Fatawa Al-Lajnah Ad-Da.ima lil-Buhuth Al-'Ilmiya wal-Ifta. - Fatwa n° 6355
copié de salafs.com
Le jeûne de l'enfant non pubère


Question :

Mon enfant est petit et il insiste pour jeûner le mois du ramadan, bien que le jeûne lui soit néfaste, vu son jeune âge et la fragilité de sa santé.

 

Est ce que je dois utiliser la force avec lui pour qu’il rompt son jeûne?

Réponse :
 
Si l’enfant n’a pas encore atteint l’âge de la puberté, le jeûne ne lui est pas imposé. Mais s’il peut l’effectuer sans difficulté il est préférable de lui prescrire.
 
Les sahabas faisaient jeûner leurs enfants, au point où lorsque les plus petits pleuraient, ils leur donner un jouet pour les divertir.

Par contre, s’il est confirmé que cela lui est néfaste alors cela lui est interdit.

Et si Allah nous a interdit de donner aux enfants leur propre argent, de peur qu’ils le dépensent dans les choses futiles alors l’interdiction leur est imposé à plus forte raison.

Mais l’interdiction ne doit pas être faite sévèrement.

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine 
Source:100 questions-réponses sur le ramadan
Le jeûne d'une fille de 12 ans

Question :

Une fille, qui a atteint l’age de 12 ans et qui n’a pas jeûner le dernier mois de ramadan, doit elle jeûner ?
 
Réponse :
 
Une femme doit jeûner quand elle a réunit ces 3 conditions:
 
- L’islam
- La puberté (les menstrues par ex).
- Avoir atteint l’age de 15ans.
- La raison.

Si elle n’a pas jeûné alors qu’elle a toutes ces conditions alors elle doit rattraper son jeûne raté.
 
source : 100 questions/réponses sur le ramadan
Laissez vos enfants jeûner

Cheikh al otheimine dans le livre majaliss chahr ramadan explique apres avoir decris le premier cas de ceux dont il n'est pas obligatoire pour eux de jeuner.

le deuxieme cas : les petits 

Il n'est pas obligatoire pour lui de jeuner jusqu'à ce qu'il soit pubère par rapport au dire de nabi salla allahu alyhi wa 3ala alihi wa salam :

"Le qalam a été levé pour trois (cas), pour le dormeur jusqua ce quil se reveille, pour le petit jusqu'à ce qu'il grandisse, et pour le fou jusqu'à ce qu'il retrouve la raison."
Rapporté par ahmed et abou daoud et nissa'i et la rendu sahih al hakim 
 
Mais son tuteur (les parents) doit lui demander de jeûner si il le supporte pour s'exercer àl'obeissance (d'allah) et pour que cela devienne plus facile pour lui lorsqu'il grandira, en prennant comme exemple les pieux prédécesseurs qui faisaient jeûner leurs enfants et ils étaient très petits.

Ils les emmenaient à la mosquee et leur faisaient des poupées de laine et lorsque les enfants pleuraient de faim ou par manque de nourriture, ils leur donnaient les poupées (laine) pour leur faire oublier la faim. 
 
Et la plupart des parents aujourd'hui oublient cet ordre et ne demandent pas à leurs enfants de jeûner, et il y en a meme qui interdisent a leurs enfants de jeûner alors que eux mêmes (les enfants) le veulent, en pensant que c'est une misericorde pour leurs enfants (de ne pas les faire jeûner). 
 
En vérité la misericorde c'est d'apprendre à leurs enfants les principes de l'islam et ses merveilleux préceptes. 
 
Celui qui neglige ou interdit cela (le jeûne des petits), devient injuste envers ces enfants et lui même. 
 
Effectivement si ils jeûnent et s'aperçoit (le tuteur) que le jeûne leur nuit, dans ce cas là il n'y a pas de mal à ce qu'il leur interdise de jeûner. 

majaliss chahr ramadan . page 38 مجالس شهر الرمضان 

Publié par 3ilmchar3i.net

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

 Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

 Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Votre programme de lecture du coran (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Votre programme de lecture du coran (dossier)

Imprimer votre programme de lecture du coran

Erratum, sur le programme en 20 jours :

 

-il faut lire au 6ème joural anfal verset 40 au lieu de d'al a'râf verset 40

-et le jour 7 commence par  al anfal verset 41

Partager cet article

A l'occasion du ramadan... recommandations aux gardiennes des fourneaux (dossier)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

A l'occasion du ramadan... recommandations aux gardiennes des fourneaux (dossier)
Ô «gardienne des fourneaux» !
Je te chuchote à l’oreille…
Écoute...

Sache que tu vas accomplir ton jihaad dans la cuisine pour montrer tes compétences dans la diversification des plats, mais ne te reproche pas cela, car c’est une bonne chose, et cela fait partie de ta féminité.
 
Tu ne dois pas en faire ta priorité, mais sois plus déterminée, et que ton intention soit plus grande et sache que celui qui nourrit un jeuneur est récompensé sans que cela ne diminue en rien la récompense du jeuneur.
 
Donc fais-en ton intention, et sois satisfaite du temps que tu vas passer dans la cuisine pour Allah, et tu seras récompensée bi idhnillah.
Voici mon conseil pour toi... un très bon programme
 
- Il commence avant le coucher, avec la lecture  de « subhaanAllah » 33 fois, « hamdullilah » 33 fois, et « Allahu akbar » 34 fois, comme il est rapporté dans le Sunan Abu Dawud : 
 
"Fatima se plaignit des cloques qu’elle avait sur les mains a cause de la meule. 
Elle partit demander au Prophète صلى الله عليه وسلم un esclave, mais elle ne le trouva pas (chez lui) et informa ‘Aisha de son besoin.
Lorsqu’il revint, ‘Aisha l’informa. Ali ajouta : Le Prophète 
صلى الله عليه وسلم vint nous voir alors que nous étions partis dormir.
Alors que j’allais me lever, il dit " Restez où vous êtes ", et il s’assit entre nous au point que je sentis la fraîcheur de ses pieds sur ma poitrine.
Le Prophète 
صلى الله عليه وسلم dit alors : "Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ? Lorsque vous allez vous coucher, dites "Allahu akbar " 34 fois, "SubhaanAllah" 33 fois et "Alhamdulillah" 33 fois, cela est meilleur pour vous qu’un esclave." 

On tire de ce noble hadith que celui qui prononce ce dhikr avant de dormir sera renforcé pour ses actes de la journée.

- Le repas de l’aube (As Suhur), qui est une baraka que tu te dois de rechercher, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

"Prenez le repas de l’aube, car il contient une bénédiction"

Et il صلى الله عليه وسلم a dit :

"Allah et Ses Anges prient pour ceux qui prennent le repas de l’aube."

- La prière à son heure

- S’asseoir jusqu’au Shurûq  pour la lecture du Coran, en te rappelant d’Allah puis accomplis deux rak’ât le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

"Celui qui a prié le Subh en groupe puis est resté pour faire du dhikr jusqu’au lever du soleil, puis a prié deux rak’ât, reçoit une récompense équivalente a un Hajj et une ‘Umrah…"
 
- Cuisiner tôt le matin est meilleur que dans les derniers moments.

Beaucoup de femmes commencent a cuisiner au dernier moment, et quand vient la prière du Dhuhr et de l’Asr, soit elles ne les prient pas a l’heure, soit elles les regroupent.  

Elles prient tout en étant préoccupées par leur cuisine, elles prient donc sans crainte (khushû’) et délaissent les surérogatoires (rawâtib) par manque de temps.

Alors que, si tu commences tôt le matin, tu auras beaucoup de temps a ta disposition, et ta prière ne contiendra pas de « weswes » te faisant penser a la cuisine.
 
- Je te recommande la sieste : le meilleur est qu’elle soit un peu avant le Dhuhr, pour que tu te reposes afin de retrouver tes forces
 
- La prière à son heure, et n’oublies pas les prières surérogatoires.
 
- Alhamdulillah, ta cuisine est terminée tôt, restent les dernières touches de décoration de la table, les assiettes avant de manger, n’oublies pas de changer de vêtements avant de décorer la table car tu mérites le plus de t’embellir, surtout si tu es mariée.

Dans ce cas fais attention a ne pas accueillir ton époux avec des odeurs d’oignons, d’ail et de graisse.

Donc comme je t’ai dis, en comptant sur la cuisine au début de la journée, cela t’aidera a gagner du temps en plus, alors ne te néglige pas.
 
- Pendant l’adhan, n’oublies pas l’invocation connue :
 
« La soif s’en est allée, les veines sont alimentées 
et la récompense nous sera accordée si Allah le veut »
 
Et n’oublies pas de commencer par ce dont commençait le Prophète صلى الله عليه وسلم qui rompait son jeune par quelques dattes mures, s’il n’en trouvait pas, il se contentait de dattes simples, puis s’il n’en trouvait pas, il buvait quelques gorgées d’eau.

Et pries le Maghreb à l’heure et n’oublies pas les surérogatoires qui y sont rattachées.

- Ensuite la prière de ‘Ishaa et du Tarawih

- Si tu as encore des forces la nuit pour lire le Quraan, alors masha Allah, et si tu es faible et que tu ne peux pas le faire, alors pars te coucher, cela est meilleur car ton corps a un droit sur toi.

Qu’Allah accepte nos bonnes oeuvres.
Et voici quelques recommandations ma soeur

 

Diminue le temps passé dans la cuisine, sois sportive et dynamique, car Ramadhaan est le mois du jeune, pas le mois de la nourriture.

-  Prends garde aux excès dans les plats et les boissons, en effet Allah nous a interdit cela dans Surat ul-A’raf (verset 31) (traduction rapprochée) :

Et mangez et buvez; et ne commettez pas d’excès, car Il (Allah) n’aime pas ceux qui commettent des excès


Fais en sorte de préparer des plats totalement sains, car cela aide à être obéissant.

Assures toi que tes voisins aient a manger, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

" N’est pas croyant celui qui est rassasié alors que son voisin a faim a côté de lui."   
Rapporté par al-Bukhari dans al-Adâb


Nourris les pauvres

Formule ton intention (niyyah) et multiplie le dhikr, le tasbîh, l’istighfâr (demande de pardon) pendant la préparation du repas, pour que ta langue soit humectée par le rappel d’Allah ‘azza wa jalla.

Ecoute le Quraan et les conférences sur cassettes.

Diminue les dépenses en argent et sois raisonnable quant a la manière de disposer de tes biens.

Innoves dans les variétés de plats et des boissons et éloigne-toi de la routine.

Sois avide de lecture du noble Coran tous les jours surtout la nuit, car le Ramadhaan est le mois du Coran.

Invoque Allah, rapproche toi de Lui ‘azza wa jalla dans ce mois important avec les invocations de tes voisins et de tes proches, grâce aux livres, aux enregistrements, aux conseils et aux exhortations   

Le Prophète 
صلى الله عليه وسلم a dit : 

"Celui qui a l’intention de faire une bonne action aura la récompense de l’avoir effectuée"
Rapporté par Muslim


Méfies toi des réunions de  «discussions vaines », et protège ta langue de la médisance, des calomnies, et d’autres maux de la parole.

Et efforce-toi de prononcer des bonnes et belles paroles pour être imprégnée du rappel d’Allah.


Multiplie les aumônes, d’après Abu Hurayrah , le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 

"Sept personnes seront a l’ombre d’Allah le Jour où il n’y aura plus d’ombre que la Sienne", Et il mentionna "l’homme qui fait l’aumône en secret au point que sa main droite ignore ce que vient de dépenser sa main gauche"
(unanimement reconnu).

Et le Prophète 
صلى الله عليه وسلم a dit : 

"Ô femmes, donnez l’aumône et multipliez les demandes  de pardon car je vous ai vues comme étant la majorité des habitants de l’Enfer." 
Rapporte par Muslim.


Il n’y a pas de mal a ce que tu goûtes la nourriture en cas de nécessité, mais tu ne dois rien avaler, ton jeune ne sera pas annulé.

Sois généreuse (a faire) le bien : dans les Sahihayn, d’après Ibn ‘Abbâs :

"Le Prophète صلى الله عليه وسلم était le plus généreux des hommes, et c’était lors du mois de Ramadhan, quand il rencontrait l’ange Djibril, qu’il était le plus généreux.
Et, Djibril le rencontrait chaque nuit du mois de Ramadhan où ils étudiaient ensemble le Coran.
Quand Djibril (Paix sur Lui) rencontrait le Messager d’Allah, ce dernier était plus généreux a faire le bien que le vent qui est envoyé."


Empresse toi de rompre le jeûne après le coucher du soleil, conformément au hadith de Sahl bin Sa’d  qui rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

"Les gens ne cesseront d’être sur le bien tant qu’ils s’empresseront de rompre le jeûne et retarderont le repas de l’aube"
Rapporté par Bukhari et Muslim.


Et au moment de l’Iftâr (rupture), n’oublie pas de faire des invocations.
 
Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : 
 
"Trois invocations sont exaucées, l’invocation du jeûneur, celle de l’opprimé et celle du voyageur."

Ne mange pas beaucoup car cela alourdit le corps et amène la paresse dans les actes d’adoration, la prière du Tarawih et le Qiyâm ul-Layl.

Lève-toi la nuit car Ramadhaan est le mois des veillées (qiyaam).

Le Prophète 
صلى الله عليه وسلم a dit : 

"Celui qui se lève pour prier les nuits de Ramadhan avec foi et conviction de la récompense,  ses fautes passées lui seront pardonnées." 
(Unanimement reconnu)

Je demande à Allah Le Tout Puissant, Seigneur du Noble Trône, d’accepter notre jeûne et nos qiyaam, et qu’Il nous compte parmi les sauvés de l’Enfer, et qu’Il fasse que le jeûne de cette année ne soit pas le dernier Allahumma amin, et notre dernière invocation est « alhamdulillahi rabbi-l-‘âlamîn ».

Recommandations de Umm ul-Layth de Sahab.net

Publié par 3ilmchar3i.net

Partager cet article

Le jeûne du vieillard, de la vieille dame et de la personne malade, dont l’espoir de guérison n’est pas certain

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le jeûne du vieillard, de la vieille dame et de la personne malade, dont l’espoir de guérison n’est pas certain
Parmi les règles du jeûne, l’alternative donnée au vieillard, à la vielle dame et la personne malade, dont l’espoir de guérison n’est pas certain, de manger et d’offrir, en contre parti, un repas à un nécessiteux pour chaque jour non jeûné, si le jeûne leur est pénible par l’Unanimité des savants. 
 
Ils disent : « bien que ce verset à été abrogée, c’est à dire selon la parole d’Allah – ta’ala - (traduction rapprochée) : 
 
« Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu' (avec grande difficulté), il y a une compensation: nourrir un pauvre » [Sourate Al Baqara - 184]

la compensation du jeûne pour celui qui ne peut pas l'accomplir (par vieillesse ou maladie) demeure une obligation ».
 
Un groupe parmi les prédécesseurs [As-Salaf] a même dit que cette dernière obligation à été elle aussi abrogée et selon Ibn ‘Abass – qu’Allah soit satisfait d’eux - :

« ce verset n’a pas été abrogé, il comporte plutôt un statut ; il fut révélé à propos de la personne âgée et de la personne malade, qui ne peuvent pas accomplir le jeûne »
[An-Nawawî  8/21 – selon Mouslim].
 
Selon Malik, la personne qui est incapable de jeûner par rapport à son impotence n’est redevable d’aucune forme d’expiation et elle n’est pas obligée d’offrir une compensation, comme pour la personne [inguérissable] qui délaisse le jeûne à cause d’une maladie liée à sa mort.
 
Cependant, l’avis le plus juste reste celui auquel fait allusion l’Unanimité des savants, selon lequel il y a l’obligation d’une expiation [Al Moughni 4/396]. 
 

Certes, Allah est le Seul à garantir le succès.

 

Source : www.sh-rajhi.com 
Parmi les règles du jeûne - règles n°18 – 
Traduction rapprochée par Ibn Hamza Al Djazairy -  21 Ramadan, 1428 / 03-10-2007

صوم الشيخ الكبير والمرأة الكبيرة والمريض الذي لا يرجى برؤه

Publié par 3ilmchar3i.net

 

ومن أحكام الصيام أن الشيخ الكبير والمرأة الكبيرة, وكذا المريض الذي لا يرجى برؤه, يفطرون، ويطعم كل واحد منهم مكان كل يوم مسكينا, إذا كانوا لا يطيقون الصوم في قول جمهور العلماء, قالوا: وإن كانت الآية منسوخة، وهي قوله -تعالى
وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ
 لا أن حكم الإطعام باقٍ على من لم يُطق الصوم لكبر, وكذا مرض لا يرجى برؤه, وقال جماعة من السلف جميع الإطعام منسوخ, وقال ابن عباس - رضي الله عنهما-: ليست الآية منسوخة، بل هي محكمة، وهي نزلت في الكبير والمريض اللذين لا يقدران على الصوم. وقال مالك لا يجب عليه شيء لأنه ترك الصوم لعجزه فلم تجب عليه فدية, كما لو تركه لمرض اتصل به الموت, والصواب ما ذهب إليه جمهور العلماء من وجوب الإطعام والله الموفق

Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

Partager cet article

Le bon comportement pendant le jeûne

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Le bon comportement pendant le jeûne
Question :
 
Quel est le bon comportement [Adab] pendant le jeûne ?
 
Réponse :
 
Parmi le bon comportement prescrit pendant le jeûne, il y a l’attache à la piété en Allâh en respectant Ses commandements et en s’éloignant de Ses interdits.
 
Allâh dit (traduction rapprochée) :
 
«Ô les croyants ! On vous a prescrit as-Siyam comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété» (Coran, 2/183)
 
Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : 
 
«Celui qui ne renonce ni à dire des mensonges, ni à pratiquer des faussetés, Allah n’a nul besoin qu’il se prive de boire ou de manger.» 
Rapporté par al-Bukhârî
 
Parmi le bon comportement encore, il y a la générosité et la bienfaisance envers les gens surtout pendant le mois de Ramadhân, car le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) était le plus généreux des gens et il l’était encore plus pendant le mois de Ramadhân durant lequel il rencontrait Djibrîl pour étudier le Qor’ân. [3]

Celui qui jeûne doit aussi s’éloigner des interdits, il doit notamment s’abstenir de mentir, d’insulter, de jurer, de tricher, de trahir, de regarder ou d’écouter ce qui est interdit.
 
Parmi le bon comportement de ce mois-ci, il y a le Souhoûr qui doit être retardé, car le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) disait :

«Prenez le dernier repas, car il y a dans ce repas une bénédiction.» 
Rapporté par al-Bukhârî

Il y a encore le fait de rompre le jeûne avec des dattes fraîches, sinon avec des dattes sèches, sinon avec de l’eau.

La rupture du jeûne doit être faite aussitôt que le soleil se couche, car le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

«Les gens ne cessent d’être dans une bonne voie tant qu’ils se hâteront de rompre le jeûne.» 
Rapporté par al-Bukhârî

 

Madjmu’ Fatâwa - 19/349-350

 Publié par manhajulhaqq.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Les sunnas négligées pendant Ramadan (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les sunnas négligées pendant Ramadan (vidéo)

Question :

 

Le shaikh pourrait-il nous dire quelques mots des avantages du mois béni de Ramadan, à cette occasion.

 

Réponse :

 
Allah, le Glorifié et le Très-Haut, dit dans le Noble Quran (traduction rapprochée) :
 
« ô vous qui croyez! On vous a prescrit as-Syam comme on l'a presctit à ceux d'avant vous, ainsi atteindriez-vous la piété.. »[Sourate Al-Baqara : 183]
 
Ainsi dans ce verset, comme il n'est pas inconnu à ceux qui sont présents, Allah, le Puissant et Majestueux, informe la Umma de Muhammad (salallahu 'alayhi wa sallam), par ce verset, qu'Il a fait du jeûne une obligation pour eux, de même qu'Il l'avait rendu obligatoire aux communauté avant nous. 

 

C'est une question qui est bien connue de tous les musulmans qui lisent ce verset et comprennent clairement sa signification. 
 
Mais ce dont je veux parler est autre chose, une question que très peu de gens remarquent- et c'est la parole d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, à la fin de ce verset (traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »  
 
Ainsi Allah, le Puissant et Majestueux, lorsqu'Il commande Ses serviteurs croyants, ou les obligent à une législation, d'habitude, mentionne seulement l'ordre, sans expliquer la sagesse derrière cela.

Ceci parce que la sagesse générale derrière le fait qu'Allah, le Puissant et Majestueux, impose des devoirs à Ses serviteurs est qu'Il doit les évaluer par cela, pour que devienne apparent, ceux qui Lui obéissent et ceux qui Lui désobéissent, le Glorifié et le Très-Haut.
 
Cependant dans ce verset, Il a mentionné quelque chose qui n'est pas trouvé fréquemment dans le Noble Quran, Il a mentionné la raison de l'ordre du jeûne, par Sa parole (traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »
 
Donc la sagesse derrière la participation au jeûne n'est pas juste qu'ils doivent s'abstenir de bonnes choses agréables et permises, bien que ce soit une obligation sur la personne prenante part au jeûne - mais ce n'est pas la seule chose qui est exigée et visée par le jeûne. Allah, le Puissant et Majestueux, a conclu Son commandement du jeûne en disant (traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »
 
C'est à dire : la sagesse derrière la prescription du jeûne est que le musulman doit augmenter dans l'obéissance à Allah, le Glorifié et le Très-Haut, le mois de jeûne et devenir plus obéissant qu'il ne l'était avant cela.
 
Aussi le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a clairement exposé et clarifié ce point de sagesse divine, par sa parole, comme il est rapporté dans le Sahih d'Al-Bukhari (n°1903), qu'il (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Celui qui n'abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n'a pas besoin qu'il délaisse sa nourriture et sa boisson. » 

C'est à dire : Allah, le Puissant et Majestueux, n'a pas destiné et voulu, par l'obligation du jeûne- qui est de se retenir pendant un temps donné, bien connu tous - qu'ils s'abstiennent seulement de manger et de boire.

Plutôt ils doivent aussi s'abstenir de ce qu'Allah, le Puissant et Majestueux, leur a interdits en ce qui concerne les péchés et les actes de désobéissance; et parmi cela, le mensonge et sa pratique.
 
Donc le Messager (prières et bénédictions d'Allah sur lui)souligne le verset (traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »
 
C'est-à-dire que vous devez, comme acte d'adoration pour vous rapprocher d'Allah, le Puissant et Majestueux, en plus de l'abstention de la nourriture et de la boisson, également vous abstenir des actes interdits comme la médisance, rapporter des histoires pour causer du mal aux gens, le faux témoignage, le mensonge, et d'autres parmi ces manières interdites dont nous sommes tous conscients.
 
Donc, il est obligatoire que tous les musulmans soient conscients que les actions qui rompent le jeûne, ne sont pas seulement les actes physiques, qui sont de notoriété publique, comme manger, boire et avoir des relations sexuelles.

Le jeûne ne consiste pas seulement à ce que vous vous absteniez de cela. Donc certains savants distinguent et divisent ces choses qui rompent le jeûne en deux catégories et c'est ce que je vise par mon allocution, en ce temps béni, si Allah le veut.
 
Il est particulièrement important que ceux qui font des sermons avertissent les gens pendant Ramadan, quand ils parlent de ces choses qui rompent le jeûne, alors ils parlent seulement des choses matérielles, que nous venons de mentionner - la nourriture, la boisson et les relations sexuelles.

Mais ce qu'ils devraient faire, en tant que conseillers sincères et personnes qui délivrent le rappel aux musulmans, c'est de se concentrer sur la deuxième catégorie de choses qui rompent le jeûne.

Ceci, parce que les gens se sont habitués à penser que le jeûne consiste juste à s'abstenir de la première catégorie, s'abstenir des choses matérielles.

Mais il y a une autre catégorie de choses, qui rompent le jeûne, que nous pouvons appeler les choses immatérielles qui rompent le jeûne.
 
Donc vous venez d'entendre sa parole (prières et bénédictions d'Allah sur lui) :

« Quiconque n'abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n'a pas besoin qu'il délaisse sa nourriture et sa boisson. »
 
Donc toute personne qui jeûne doit s'examiner et voir : s'abstient-il seulement des choses matérielles, ou s'abstient-il aussi de ces choses immatérielles ?

C'est à dire : a-t-il de bonnes manières et un bon comportement quand vient le mois béni de Ramadan ?

Si c'est le cas, il a accompli la parole d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, à la fin du verset 
(traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »
 
Mais quant à celui qui se limite dans son jeûne au seul refus de nourriture et de boisson, mais qui continue et persiste dans les mauvaises manières sur lesquelles il était précédemment, avant Ramadan, alors ce n'est pas le jeûne désiré et exigé par la sagesse derrière la législation de ce noble mois, que notre Seigneur, le Puissant et Majestueux indique dans Sa parole (traduction rapprochée) :
 
« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »
 
C'est pourquoi nous conseillons et rappelons à nos frères musulmans qu'ils doivent se rappeler cette autre catégorie de choses, celles qui sont immatérielles, qui rompent le jeûne.

Et c'est quelque chose dont les prêcheurs, et ceux qui cherchent à diriger les gens vers la voie correcte, parlent rarement, sans parler des gens de la masse, qui ne sont pas conscients de cette catégorie de choses qui rompent le jeûne, c'est-à-dire les choses immatérielles.
 
C'est ce que j'ai voulu rappeler à nos frères qui sont présents dans cette assise bénie, insha Allah, pour que cela puisse être une cause de leur augmentation dans les actes d'adoration, en cherchant à se rapprocher d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, en ce mois béni, le mois du jeûne, qui est tel que nous espérons qu'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, nous guidera et nous accordera le succès d'accomplir le droit dû à ce mois béni. (Et ce droit) est que nous nous abstenions des choses matérielles et immatérielles qui rompent le jeûne.
 
En outre, j'espère que vous prêterez attention à quelques questions, qui ont été négligées par une majorité des musulmans de la masse, sans parler de ceux qui ont cette connaissance.
 
Il y a un hadith qui est très souvent négligé en raison d'un autre hadith, parce que la majorité des gens est incapable de concilier leur pratique et application. Ce hadith est sa parole (salallahu 'alayhi wa sallam) : 

« Ma Umma ne cessera d'être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de se rompre le jeûne et retarderont le repas de l'aube. »
 
Donc, ici deux choses ont été mentionnées et sont négligées par la plupart des gens et elles sont : l'empressement de la rupture du jeûne et le retardement du repas de l'aube (Sahur).
 
Quant à la négligence de la première question, qui est de se presser pour rompre le jeûne, d'après certaines personnes il contredit autre hadith, qui est sa parole (prières et bénédictions d'Allah sur lui) : 

« Ma Umma ne cessera d'être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de prier la prière du Maghrib. »
 
Ainsi, ici nous avons deux commandements, nous presser dans les deux cas.

Donc il apparaît à certaines personnes que nous ne pouvons pas nous empresser d'exécuter les deux ensemble.
 
Mais concilier le commandement de se presser pour rompre le jeûne et le commandement de se presser pour prier la prière du Maghrib, est une chose très facile. Et c'est quelque chose que notre prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a fait comprendre par son action et sa pratique.

Il ( salallahu 'alayhi wa sallam) avait l'habitude de rompre le jeûne avec trois dattes.

Il mangeait trois dattes.

Puis il priait la prière du Maghrib, puis il mangeait de nouveau s'il trouvait qu'il avait besoin de manger le repas du soir.
 
Mais aujourd'hui nous tombons dans deux infractions :
 
Premièrement nous retardons l'Adhan de son temps légiféré.

Alors, après ce retard vient un autre retard, qui est que nous nous asseyons pour un repas - à part quelques personnes qui sont ardents et prient la prière du Maghrib à la mosquée.

Mais la majorité des gens attendent d'entendre l'Adhan, et ensuite s'assoient pour manger comme s'ils dînaient, ou prenaient leur repas du soir, et pas seulement rompre leur jeûne.
 
Ainsi l'Adhan de nos jours - dans la plupart des pays d'Islam, est malheureusement je dois le dire, et pas seulement en Jordanie, et je l'ai su après une enquête, dans la plupart des pays d'Islam - l'Adan  du Maghrib est fait après le temps qui est le sien.

Et la raison est que nous avons abandonné l'attachement et l'application des lois islamiques, et au lieu de cela nous en sommes venus à dépendre des calculs astronomiques.

Nous dépendons du calendrier.
 
Mais ces calendriers sont basés sur les calculs astronomiques qui considèrent la terre comme étant une simple étendue plate.

Donc ils donnent un temps pour cette étendue plate, tandis qu'en réalité la terre, en particulier la nôtre, varie, elle varie entre les dépression des vallées et l'élévation des montagnes.

Donc, il n'est pas correct qu'un temps simple soit donné, couvrant le rivage, les plaines et les montagnes.

Non, chaque partie de la terre a son propre temps. Donc quiconque est capable dans son domicile, sa ville ou village, de voir le coucher du soleil de ses propre yeux, quelle que soit l'heure indiquée, alors ( ce qu'il faut) c'est l'empressement que l'on nous a commandés dans sa parole ( salallahu 'alayhi wa sallam), que nous avons mentionnée :
 
« Ma Umma ne cessera d'être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de rompre le jeûne. »

Donc le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) s'attachait à appliquer cette Sunna en l'apprenant et en la mettant en pratique.
 
Quant à son enseignement, il (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit, dans le hadith rapporté par Al-Bukhari dans son Sahih (n°1954) :

« Si la nuit tombe de ce côté, et il a indiqué vers l'est, et le jour disparaît d'ici, et il a indiqué vers l'ouest, et que le soleil se couche, alors le jeûneur rompt son jeûne. »
 
Que veut dire  « le jeûneur rompt son jeûne » ?

Cela signifie qu'il est entré sous l'ordre, qu'il doit rompre son jeûne.

Vient alors l'ordre précédent où le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) a encouragé l'empressement de la rupture du jeûne et le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) s'employait à appliquer cela, même quand il était en voyage.
 
Donc il est rapporté dans le Sahih d'Al-Bukhari (n°1955) que le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a ordonné à un de ses compagnons de préparer l'Iftar.

Il a alors répondu : « ô messager d'Allah, c'est toujours jour devant nous. »

C'est à dire : la lumière du soleil, bien qu'il soit couché, sa lumière était toujours claire à l'ouest. Le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) n'a pas répondu à ce qu'il a dit, plutôt il lui a souligné, de nouveau, l'ordre de préparer l'Iftar.

Puis le narrateur du hadith a dit :

« On pouvait voir la lumière du jour devant nous »

C'est à dire : la lumière du jour, la lumière du soleil, Quand nous avons rompu notre jeûne.

Il dit : « si l'un d'entre nous était monté sur son chameau il aurait vu le soleil. »

Vu d'ici, le soleil était couché et le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) a ordonné à un des compagnons de préparer l'Iftar - Pourquoi ?

Pour s'empresser vers le bien. « Ma Umma ne cessera d'être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de rompre le jeûne. »

 

Ainsi l'important est que nous remarquons que l'Iftar, qui est légiféré pour être fait rapidement, doit être fait avec quelques dattes. Puis nous devons nous empresser d'exécuter la prière.

Seulement après cela, les gens peuvent s'asseoir et manger comme ils ont besoin.
 
C'est la première question, que j'ai voulu vous rappeler, qui est comment concilier les deux choses que le prophète (prières et bénédictions d'Allah sur lui) nous a commandé de nous empresser d'exécuter.

Le premier étant l'ordre de se presser pour rompre le jeûne et le second étant l'ordre de se presser pour exécuter la prière du Maghrib.

Donc  l'Iftar doit être fait avec quelques dattes, comme rapporté dans la Sunna et si les dattes ne sont pas disponibles, alors avec quelques gorgées d'eau.

Puis on doit prier la prière en commun dans la mosquée.
 
L'autre question que je veux vous rappeler est ce qui apparaît dans hadith précédent : 

« Et retarderont le repas de l'aube ».

C'est à dire : ce qui est exigé ici, est l'opposé du cas de l'Iftar.

Donc il (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a commandé de nous empresser de faire l'Iftar.

Quant au Sahur, il doit être retardé.

Mais ce qui arrive aujourd'hui est totalement contraire à cela, puisque beaucoup de personnes mangent leur  Sahur peut-être une heure avant l'apparition du Fajr.

Cela ne convient pas.

C'est contraire à la Sunna indiquée par la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) et par sa pratique.

Ainsi, les compagnons du prophète ( salallahu 'alayhi wa sallam) s'employaient à laisser le Sahur si tard, que l'un d'entre eux entendait presque l'Adhan et il mangeait toujours parce qu'il avait retardé le Sahur.
 
En effet il y a hadith authentique rapporté du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) qui montre la facilité permise par l'islam, et qui doit être compté comme un des principes de l'islam, dont les musulmans sont fiers, particulièrement en ce qui concerne la question du jeûne.

Allah, le Puissant et Majestueux, a conclu le verset concernant le jeûne avec Sa parole (traduction rapprochée) :
 
« Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas la difficulté pour vous. » [sourate Al-Baqara :185]

Ainsi facilité est dans sa parole (salallahu 'alayhi wa sallam) : 

« Si l'un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu'il ne le dépose qu'après en avoir bu ce qu'il voulait. »
 
« Si un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main », le récipient contenant la nourriture, que ce soit du lait, de la boisson, de l'eau, tout ce qu'une personne peut prendre comme Sahur et il entend l'Adhan, alors il ne doit pas dire : « Maintenant la nourriture est interdite car on entend l'Adhan », pour la personne qui en a eu assez, il ne lui est pas permis d'en avoir encore, que ce soit une boisson, ou un fruit, quand il s'est repu de ce qu'il mangeait. 
 
Mais quant à celui qui entend l'Adhan et qui n'a pas encore pris ce de dont il a besoin comme nourriture et boisson, alors le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) l'a rendu licite pour lui.

Donc il a clairement dit, en langue arabe claire et éloquente  « Si l'un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu'il ne le dépose qu'après en avoir bu ce qu'il voulait. »

Et ce qui est signifié ici par l'appel est le deuxième appel, le second Adhan.

Ce n'est pas le premier Adhan, qu'ils appellent à tort l'Adhande l'abstention (Imsak).

Nous devons savoir qu'il n'y a aucune base pour appeler le premier Adhan l'Adhan de l'abstention (imsak).

Le second Adhan est le moment où nous devons nous abstenir et ceci est clairement exposé dans le Quran, lorsqu'Allah, le Puissant et Majestueux, dit (traduction rapprochée)  :

« mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue pour vous, le fil blanc de l'aube, du fil noir de la nuit. » [sourate Al-Baqara :187]

Donc le repas devient interdit au début du temps de la prière du Fajr.

Il n'y a aucune séparation entre ces deux choses.

Il y a aucune abstention de nourriture et de boisson un quart d'heure, ou moins que cela, ou plus que cela, avant le début du temps de la prière du Fajr.

Pas du tout.

Parce que la prière est due quand la vraie aube apparaît, et la nourriture devient interdite pour la personne qui jeûne quand la vraie aube apparaît.

Ainsi il n'y a aucune séparation entre ces deux questions.

C'est pourquoi il apparaît dans le hadith authentifié par Al-Bukhari et Muslim, le hadith de 'Abdullah Ibn 'Umar Ibn Al-Khattab (radiallahu 'anhuma), que le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Que ne vous trompe point l'Adhan de Bilal... » 

c'est à dire, le premier Adhan

« ... parce qu'il fait l'Adhan pour éveiller la personne qui dort et pour que la personne qui veut manger le repas de l'aube puisse le faire. Mangez donc et buvez jusqu'à ce qu'Ibn Oumm Maktoum fasse l'Adhan. »

Ibn Oumm Maktoum, dont le prénom était 'Amr, était un aveugle et il était celui pour qui la Parole d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, est descendu (traduction rapprochée) :

« Il s'est renfrogné et il s'est détourné, parce que l'aveugle est venu à lui » [sourate Abasa :80]

Donc il avait l'habitude de faire le second Adhanl'Adhan qui signifie que le repas devient interdit et qu'il est maintenant temps pour la prière du Fajr.
 
Comment faisait-il l'Adhan alors qu'il était aveugle ?

C'est une question, qui arrive naturellement à l'esprit de certaines personnes. 'Amr Ibn Oumm Maktoum avait l'habitude de monter sur le toit de la mosquée, mais il ne pouvait pas voir l'aube, donc il attendait jusqu'à ce que quelqu'un passant par là ne voit l'aube.

Ainsi quand quelqu'un voyait que l'aube apparaissait et s'étendait à travers l'horizon, il lui disait : « C'est le matin. C'est le matin. » Alors il faisait l'Adhan.
 
Donc vous remarquerez ici que l'Adhan de 'Amr ibn Oumm Maktoum était après que le Fajr n'apparaisse et soit vu par les gens alors qu'ils marchaient dans les rues.

Ainsi quand on lui disait « C'est le matin. C'est le matin » il faisait l'Adhan.

Donc, il y a une certaine latitude dans la question, puisque le muadhdhin retarde l'Adhan jusqu'à ce qu'il entende les gens dire « C'est le matin, c'est le matin. »

Et le messager Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit :

« Si l'un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu'il ne le dépose qu'après en avoir bu ce qu'il voulait. »

Ainsi Allah, le Puissant et Majestueux, a vraiment parlé quand Il a dit à la fin des versets liés au jeûne 
(traduction rapprochée) :

« Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas pour vous la difficulté.
« ... afin que vous complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d'Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants. »

C'est pourquoi le Fiqh qui doit être critiqué et qui court contrairement à la Sunna, est qu'une personne dise : « si quelqu'un entend l'Adhan et a de la nourriture dans sa bouche, alors il doit la cracher. »

Ceci est au-delà de la sévérité et dépasse (ghuluww) les limites de la religion et le Seigneur de toute la création nous a avertis et nous a rappelé, dans Son Livre et dans la Sunna de Son prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) que nous ne devons pas dépasser les limites fixées dans notre religion. Donc Il a dit, dans le Noble Quran (traduction rapprochée) :
 
« ô Gens du Livre ! N'exagérez pas les limites dans votre religion et ne dites sur Allah que la vérité. »

Et notre messager (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a dit : 

« Prenez garde (du ghuluww) à l'excès des limites dans la Religion. Parce que ceux qui sont venus avant vous ont été détruits par leur excès dans les limites de leur religion. »

Ainsi le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a précisé qu'il y a une latitude et une marge de facilité dans le fait qu'une personne prenne le sahur, dans la mesure de ce qu'il a dit :

« Si l'un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu'il ne le dépose qu'après en avoir bu ce qu'il voulait. »

Donc c'est une opposition à Allah et au messager, qu'une personne dise que celui qui entend l'Adhan alors qu'il a de la nourriture dans sa bouche doit la cracher par terre.

Ce n'est pas la Sunna.

Plutôt c'est contraire à la Sunna et c'est contraire à l'ordre clair du messager (salallahu 'alayhi wa sallam).

Et j'ai été questionné plusieurs fois, donc je ne laisserai pas le besoin d'une telle question, mais plutôt je vous précéderai dans (la réponse) en cela, en déclarant que ce hadith se trouve dans certains des livres les plus célèbres de la Sunna.

Comme les Sunan d'Abû Dawud et c'est le troisième livre des six livres bien connus.

Le premier étant Sahih Al-Bukhari, le second étant Sahih Muslim et le troisième étant les Sunan d'Abû Dawud.

Ce hadith se trouve dedans, et il est aussi rapporté par Abû 'Abdillah Al-Hakim dans son Mustadrak, et il est aussi rapporté par l'imam de la Sunna, l'imam Ahmad Ibn Hanbal, rahimahullah, dans son livre excellent connu comme le Musnad de l'imam Ahmad.

Donc le hadith n'est pas un hadith étrange, plutôt c'est hadith bien connu et il a été rapporté par les imams de la Sunna dans les premiers temps et avec une chaîne de narration authentique.

Ainsi je dis, pour conclure cette allocution, car peut-être certains d'entre vous ont des questions, auxquelles nous répondrons, insha Allah, donc je le conclurai avec sa parole (salallahu 'alayhi wa sallam« Allah aime qu'on prenne Ses faveurs, de même qu'Il aime que Ses ordres prescrits soient mis en pratique » et dans une narration, « de même qu'Il déteste qu'on Lui désobéisse. »
 
Ainsi il y a deux narrations, « Allah aime qu'on prenne Ses faveurs de même qu'Il aime que Ses ordres prescrits soient mis en pratique » et la deuxième narration est, « comme Il déteste qu'on Lui désobéisse. »
 
Donc le musulman ne doit pas pratiquer la fausse piété et s'abstenir (en conséquence) d'obéir au prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) sur ce qu'il nous a encouragés et ce qu'il a clarifié pour nous.

Et ce qui a été dit est suffisant et la louange est à Allah, le Seigneur de toute la création. 

Article tiré du site SalafiPublications. Com
Source : Silsilah Al-Huda wa-Nur, Cassette n°590

Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Partager cet article

Les croissants de lune, les divergences dans leurs apparitions et le calcul astronomique

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

Les croissants de lune, les divergences dans leurs apparitions et le calcul astronomique

Question :

 

Comment se réalise la vision du croissant de lune du Ramadân, au Royaume d'Arabie Saoudite. 

 

Quelle est la façon dont elle s'effectue ?

 

Qu'est-ce qui s'en suit comme déclaration et quel est le comité responsable de diffuser le résultat de cette vision ?

 

La radio est-elle considérée comme l'un des moyens légiférés sur lequel on se base pour déterminer la vision du nouveau croissant de lune ? Est-ce qu'il y a des conditions nécessaires que doit remplir l'annonceur dans l'affirmation de la vue du croissant pour que l'on puisse jeûner d'après ses informations ?

 

Le téléphone et les télégrammes sont-ils parmi les moyens d'information légiférés sur lesquels on peut s'appuyer, bien que l'interlocuteur ou le télégraphiste nous soient inconnus ?


Réponse :

 

Vu l'importance de connaître le premier jour du mois de Cha'bân pour déterminer le début du mois béni du Ramadân, le Ministère de la Justice ordonne, au mois de Radjab de chaque année aux tribunaux de charger les juges de confirmer aux gens la recherche de la vue du croissant du mois de Cha'bân et à la fin de ce mois la haute magistrature des juges se réunit avec le Ministère de la Justice pour s'informer de ce qui a été rapporté par les juges concernant la vision du croissant de lune de Cha'bân, ensuite après l'analyse de cela, la magistrature rend public une décision à propos du premier jour du mois de Cha`bân en fonction de ce qui lui a été rapporté.


Et en se basant sur cela, elle détermine la nuit durant laquelle s'effectuera l'étude de la vision du croissant de Ramadân parmi les jours de la semaine, et elle est la trentième nuit du mois de Cha'bân, et de ce fait se termine la mission des juges.

A la trentième nuit de Cha'bân, les juges sont prêts à accueillir celui qui se présentera à eux en ayant vu le croissant de lune de Ramâdan, après avoir vérifié sa déclaration, s'assurer de son honnêteté et avoir discuté avec lui, comment il a vu le croissant, à quel endroit et combien de temps entre sa vision et le soleil et d'autres questions, qui permettent de vérifier la crédibilité de sa vision.

Après cela, le juge envoie un télégramme, au Ministère de la Justice.

Dans la même nuit, la magistrature se réunit dans les bâtiments du Ministère de la Justice pour s'informer de ce qui a été rapporté par des juges, et lorsque l'entrée dans le mois de Ramadân, s'est confirmée auprès du comité, il élabore un décret en fonction de cette confirmation en vertu duquel sera déclaré l'entrée dans le mois béni de Ramâdan et après l'adoption de ce décret par la plus haute instance, les juges sont chargés de transmettre cela au peuple par l'intermédiaire de la radio, la presse et la télévision.

Et il suffit pour confirmer la vision du croissant du Ramâdan, qu'un musulman honnête en atteste; selon ce qu'a rapporté  Ibn 'Omar (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit : 

"Les gens apercevaient le croissant, j'ai alors informé le Mesager (salla allah 'alaihi wa sallam) que je l'avais certes vu.
Il a alors jeuné et a ordonne aux gens de le faire."
Rapporté par Abou Dâwoudet Ad-Darqâttanî. 

En ce qui concerne l'annonce de la confirmation de la vision du croissant, par les radios ou les télégrammes, soit pour le début ou la fin du mois, étant donné qu'ils sont rattachés à l'Etat, il n'est pas possible qu'une personne prenne le risque de diffuser une information ou de la changer par des rajouts ou des diminutions et ce d'autant plus que leurs responsables ont pris l'habitude de les utiliser comme des moyens d'information privilégiant une précision totale dans la transmission.

Il n'apparaît donc pas d'obstacle qui s'oppose à l'acceptation de leur annonce, même si l'annonceur est inconnu.

Par contre, en ce qui concerne le téléphone, cela demande plus de vérification et de certitude par rapport à celui qui transmet la nouvelle, on doit connaître sa situation du point de vue de son honnêteté et de ses investigations concernant la diffusion d'informations.

Et ce, car le téléphone n'est pas pareil à la radio ou à la télévision, il est simplement un appareil utilisé par tout le monde.

Qu'Allah nous accorde la réussite et que la prière et le salut d'Allah soient sur notre Prophète Mohammad, sa famille et ses compagnons.
 
La Fatwa numéro ( 256 )
(Numéro de la partie : 10, Numéro de la page: 89/90/91)
Publié par alifta.com
 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Partager cet article