Louange à Allah, Seigneur de l'univers. Et la prière et le salut soient sur l’envoyé d’Allah, ama b’âd… (Ceci étant dit…)
Le débat en public, sur la femme qui conduit la voiture, à pris de l’ampleur dans le magazine « Al Djazira - جريدة » alors qu’on sait pertinemment que cela ne conduit qu’a des préjudices qui ne n’échappent pas à ceux qui y sont favorable [au fait que la femme conduit la voiture].
Parmi ces préjudices :
- L’isolement interdit de la femme
- Se donner la liberté dans ses déplacements [à l’extérieur] – libertinage -
- La mixité et la promiscuité [d’avec les hommes] sans prendre de précautions
- Se permettre des choses, qui conduisent aux causes pour lesquelles elles ont été interdites à la base alors que la législation [islamique] a prohibée tous les moyens qui mènent à l’interdit et les considère [de ce fait] comme étant un interdit.
D’ailleurs, Allah jala oua ‘ ala a ordonné aux femmes du prophète et celles des croyants de rester dans leur demeures, de se voiler, de se garder de ne montrer de leurs atours a celui qui leurs est étranger, parce que tout cela ne mène qu’à la débauche et conduit à l’effondrement de la société ;
Allah ta’ala dit (traduction rapprochée) :
« Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d'avant l'Islam (Jâhiliya). Accomplissez la Salâ, acquittez la Zakâ et obéissez à Allah et à Son messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison (du prophète), et veut vous purifier pleinement. » [Sourate Al Ahzab – 33]
Et Allah ta’ala a dit (traduction rapprochée) :
« O Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » [Sourate Al Ahzab – 59]
Et Allah ta’ala a dit (traduction rapprochée) :
« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, O croyants, afin que vous récoltiez le succès. » [Sourate An Nour – 31]
Le prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) à dit :
« Un homme ne s'isole certes pas avec une femme sans que le diable ne soit, avec eux, une tierce personne. »
[Rapporté par At-Tirmidhi]
La législation [islamique] a prohibée toutes les causes qui mènent à l’avilissement [de la personne] et on entend aussi par là, [ce qui peut conduire] aux accusations contre des femmes vertueuses, chastes (qui ne pensent même pas à commettre la turpitude) de commettre la fornication et de ce fait, tomber sous le coup d’une condamnation, mais elle a prévue également le plus grand châtiment pour ce genre d’acte dans le souci de préserver la société de ce genre d’ignominie.
Le fait que la femme prenne la liberté de conduire [la voiture] est une des causes qui acheminent à cela, ceci n’est pas [une chose] inédite, mais l’ignorance [de la jurisprudence] et des sanctions détestables prévues à cet effet afin de palier à ce genre de moyens qui sont la conséquence des actes blâmables – en plus de [ce qu’on peut observer] chez ceux dont les cœurs sont malades et qui, pour la plupart, ont une inclinaison vers la débauche et prennent la liberté de jeter leur regard sur les femmes qui leur sont étrangères – tout ceci ne fait qu’entretenir ce genre [d’erreur] et ce qui y apparente en toute ignorance et sans prêter vraiment d’égard au danger que cela représente réellement …
Et Allah ta’ala a dit (traduction rapprochée) :
« Dis: "Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas".» [Sourate Al-Araf – 33]
Et Allah soubhanah a dit (traduction rapprochée) :
« …; ne suivez point les pas du Diable car il est vraiment pour vous, un ennemi déclaré.* Il ne vous commande que le mal et la turpitude et de dire contre Allah ce que vous ne savez pas. » [Sourate Al Baqara – 168/169]
Le prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) a dit :
« Je n’ai laissé après moi une tentation pire pour les hommes que les femmes »
[Rapporté par Boukhari et Mouslim]
Hudhayfa ibn Al-Yamân (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
« Tandis que tout le monde interrogeait l'Envoyé d'Allah (sallallahou 'alaihi wa sallam) sur le bien, moi, je l'interrogeais sur le mal par crainte d'en être atteint.
- "O Envoyé d'Allah, lui dis-je, nous étions dans l'ignorance et dans le mal; quand Allah nous a envoyés ce bien (c.-à-d. l'islam). Est-ce que, après ce bien le mal viendra-t-il de nouveau?".
- "Oui", répondit-il.
- "Et, repris-je, après ce mal, il y aura-t-il du bien?".
- "Oui, mais il ne sera jamais pur".
- "Qui le troublera?".
- "Des gens qui suivront une autre Sunna que la mienne et qui guideront vers une autre voie que ma bonne voie et dont tantôt vous approuverez les actes, tantôt vous les désapprouverez".
- "Et après ce bien, y aura-t-il encore de mal?".
- "Oui, il y aura des hérauts aux portes de l'Enfer, qui appelleront à eux les gens et qui précipiteront dans l'Enfer ceux qui répondront à leur appel".
- "O Envoyé d'Allah, lui dis-je, décris-nous ces hérauts".
- "Ils seront de notre race et ils parleront notre langue".
- "Que m'ordonnes-tu de faire si j'assiste à cela?".
- "Tu devras suivre la communauté des musulmans et leur leader".
- "Mais si (alors) les musulmans n'ont ni communauté, ni leader?".
- "Ecarte-toi de toutes ces sectes, devrais-tu pour cela ne manger que les racines d'un arbre et rester ainsi jusqu'à ce que la mort t'advienne". » Hadith Unanimement reconnu authentique
J’invite chaque musulman à observer la crainte d’Allah dans la parole et les actes, de s’éloigner des troubles [fitan] et ceux qui y appellent.
De s’écarter de tout ce qui pourrait engendrer le courroux d'Allah jala oua ‘ala ou ce qui y amène.
De prendre toutes les précautions nécessaires, absolument toutes, pour ne pas ressembler aux hérauts que le prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) à décrit dans ce noble hadith.
Qu’Allah nous protège du mal qu’engendrent les troubles et de leurs gens, et qu’Il préserve la religion [dine] de cette [Oumma]… […]
الحمد لله، والصلاة والسلام على رسول الله، أما بعد
فقد كثر حديث الناس في صحيفة الجزيرة عن قيادة المرأة للسيارة، ومعلوم أنها تؤدي إلى مفاسد لا تخفى على الداعين إليها، منها:
الخلوة المحرمة بالمرأة،
ومنها: السفور،
ومنها: الاختلاط بالرجال بدون حذر، ومنها: ارتكاب المحظور الذي من أجله حرمت هذه الأمور، والشرع المطهر منع الوسائل المؤدية إلى المحرم واعتبرها محرمة، وقد أمر الله جل وعلا نساء النبي ونساء المؤمنين بالاستقرار في البيوت، والحجاب، وتجنب إظهار الزينة لغير محارمهن لما يؤدي إليه ذلك كله من الإباحية التي تقضي على المجتمع قال تعالى: {وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلا تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ الْأُولَى وَأَقِمْنَ الصَّلاةَ وآتِينَ الزَّكَاةَ وَأَطِعْنَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ} الآية - سورة الأحزاب الآية 33
وقال النبي صلى الله عليه وسلم: ((ما خلا رجل بامرأة إلا كان الشيطان ثالثهما))، فالشرع المطهر منع جميع الأسباب المؤدية إلى الرذيلة بما في ذلك رمي المحصنات الغافلات بالفاحشة، وجعل عقوبته من أشد العقوبات صيانة للمجتمع من نشر أسباب الرذيلة
وقيادة المرأة من الأسباب المؤدية إلى ذلك، وهذا لا يخفى، ولكن الجهل بالأحكام الشرعية وبالعواقب السيئة التي يفضي إليها التساهل بالوسائل المفضية إلى المنكرات - مع ما يبتلي به الكثير من مرضى القلوب من محبة الإباحية والتمتع بالنظر إلى الأجنبيات، كل هذا يسبب الخوض في هذا الأمر وأشباهه بغير علم وبغير مبالاة بما وراء ذلك من الأخطار، وقال الله تعالى: {قُلْ إِنَّمَا حَرَّمَ رَبِّيَ الْفَوَاحِشَ مَا ظَهَرَ مِنْهَا وَمَا بَطَنَ وَالْإِثْمَ وَالْبَغْيَ بِغَيْرِ الْحَقِّ وَأَنْ تُشْرِكُوا بِاللَّهِ مَا لَمْ يُنَزِّلْ بِهِ سُلْطَانًا وَأَنْ تَقُولُوا عَلَى اللَّهِ مَا لا تَعْلَمُونَ} - سورة الأعراف الآية 33، وقال سبحانه: {وَلا تَتَّبِعُوا خُطُوَاتِ الشَّيْطَانِ إِنَّهُ لَكُمْ عَدُوٌّ مُبِينٌ * إِنَّمَا يَأْمُرُكُمْ بِالسُّوءِ وَالْفَحْشَاءِ وَأَنْ تَقُولُوا عَلَى اللَّهِ مَا لا تَعْلَمُونَ}- سورة البقرة الآية169،170
وقال صلى الله عليه وسلم: ((ما تركت بعدي فتنة أضر على الرجال من النساء))، وعن حذيفة بن اليمان رضي الله عنه قال: ((كان الناس يسألون رسول الله صلى الله عليه وسلم عن الخير وكنت أسأله عن الشر مخافة أن يدركني فقلت: يا رسول الله: إنّا كنا في جاهليةٍ وشر فجاء الله بهذا الخير فهل بعده من شر؟ قال: نعم، قلت: وهل بعد ذلك الشر من خير؟ قال: نعم، وفيه دخن، قلت: وما دخنه؟ قال: قوم يهدون بغير هديي تعرف منهم وتنكر، قلت: فهل بعد ذلك الخير من شر؟ قال: نعم دعاة على أبواب جهنم من أجابهم إليها قذفوه فيها، قلت يا رسول الله صفهم لنا؟ قال: هم من جلدتنا ويتكلمون بألسنتنا، قلت: فما تأمرني إن أدركني ذلك؟ قال: تلزم جماعة المسلمين وإمامهم، قلت: فإن لم يكن لهم إمام ولا جماعة؟ قال: فاعتزل تلك الفرق كلها، ولو أن تعض بأصل شجرة حتى يدركك الموت وأنت على ذلك)) متفق عليه
وإنني أدعو كل مسلم أن يتق الله في قوله وفي عمله، وأن يحذر الفتن والداعين إليها، وأن يبتعد عن كل ما يسخط الله جل وعلا أو يفضي إلى ذلك، وأن يحذر كل الحذر أن يكون من هؤلاء الدعاة الذين أخبر عنهم النبي صلى الله عليه وسلم في هذا الحديث الشريف.
وقانا الله شر الفتن وأهلها، وحفظ لهذه الأمة دينها وكفاها شر دعاة السوء، ووفق كتاب صحفنا وسائر المسلمين لما فيه رضاه وصلاح أمر المسلمين ونجاتهم في الدنيا والآخرة، إنه ولي ذلك والقادر عليه، وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم
Traduction rapprochée : Ibn Hamza Al Djazairy copié de alghourabaa.free.fr
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz -الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Est-il permis à l'exorciste de frapper et étrangler le malade et de parler avec les djinns au cours de l'exorcisation par le Coran ?
Réponse :
Cela fût arrivé à quelques savants musulmans anciens tel que Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya rahimahou llah qui avait l'habitude de parler aux djinns, de les étrangler et frapper jusqu'à ce qu'ils sortent du corps de la victime.
Cela dit, l'exagération dont on parle généralement dans ce domaine est dénuée de tout fondement dans la sunna.
Fatawa du traitement par le coran et la sunna, les " rugyas" et ce qui s'y rapporte
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Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz -الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine -الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Comité permanent [des savants] de l'Ifta -اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Le convenable, c'est tout ce que la Législation ordonne
Et le blâmable, c'est tout ce que la Législation proscrit
Les gens de la Sounnah et du groupe ordonnent le convenable et proscrivent le blâmable et appliquent ce que la Législation ordonne et proscrit, et sur cela ils ne sont pas négligents.
Ceci dit, commander le convenable et proscrire le blâmable requiert des conditions, comme le fait de savoir ce que la Législation indique et commande dans ce sens.
Parmi ces conditions, il y a :
-La première est qu'il faut connaître la Législation sur le jugement de ce qui est commandé et de ce qui est prohibé. On ne doit pas commander un ordre sans savoir que la Législation l'ordonne à la base.
Comme on ne doit pas proscrire une chose sans savoir que la Législation à la base la proscrit. Et cela ne doit pas être fait sur la base de doutes et de suspicions. Ceci en conformité à la parole d'Allâh - Ta'âla - qui a dit à Son Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) (traduction rapprochée) :
« Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » [1]
Et (traduction rapprochée) :
« Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues : « Ceci est licite, et cela est illicite », pour forger le mensonge contre Allâh. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allâh ne réussiront pas. »[2]
Lorsque l'on voit une personne en particulier faire une chose considérée à la base comme permise, il n'est pas permis de l'interdire avant de savoir (par les preuves) que cela est interdit ou prohibé.
Si on voit une personne délaisser une chose que l'on pense être une adoration, il n'est pas permis de lui ordonner de la faire avant de savoir (par les preuves) que cela est légiféré et ordonné par la Législation.
-La deuxième condition est qu'il faut savoir ce qu'il en est concernant la situation des personnes à qui l'on ordonne une chose.
A savoir est ce qu'elle fait partie des personnes à qui l'on peut ordonner ou interdire une chose ?
Si on voit une personne en particulier et que l'on doute de savoir si elle est responsable (dotée de raison) ou pas, dans ce cas précis, on ne doit pas lui ordonner de faire une chose jusqu'à temps d'avoir éclairci la situation la concernant.
-La troisième condition est qu'il faut connaître la situation et la responsabilité de la personne à qui l'on commande une chose.
A-t-elle ou pas à appliquer cette chose ?
Si on voit une personne en particulier entrer dans la mosquée et puis s'assoir, et nous doutons de savoir si elle a prié ou pas les deux unités de prière de salutation de la mosquée, nous ne devons donc pas la condamner comme nous ne devons pas lui ordonner une chose jusqu'à temps d'avoir éclairci la situation.
La preuve à cela est que lorsque le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) faisait un jour le sermon du vendredi, un homme est entré à la mosquée et puis s'est assis.
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) lui a dit :
« As-tu prié les deux unités ? »
L'homme a répondu non.
Et le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Lève-toi et prie ces deux unités. »[3]
C'est comme ce qui m'a été dit concernant certaines personnes qui disent que l'enregistrement audio du Qor'ân est interdit.
Car ils considèrent que cela est un manque de respect à l'égard du Qor'ân selon eux.
Et ils interdisent ainsi aux gens d'enregistrer le Qor'ân dans une cassette et blâment ceux qui s'y donnent.
Nous leur disons : le blâmable serait ce que tu leur interdis alors que tu ne sais même pas si cela est blâmable !
Il est obligatoire que tu saches si cela est blâmable dans la religion d'Allâh.
Car cela n'est pas une adoration (l'enregistrement audio).
Et pour ce qui est de l'adoration, cela est quand nous voyons une personne qui adore par le biais d'une chose.
Et on ne sait pas si Allâh a ordonné ceci ou pas.
Dans ce cas, nous l'interdisons.
Car le fondement dans l'adoration, c'est l'interdiction [en l'absence d'une preuve précise le permettant].
-La quatrième condition est que la personne soit capable de mettre en application le commandement du convenable et la proscription du blâmable sans que cela ne lui cause du tort.
Si cela peut lui causer du tort, alors cela ne lui est pas obligatoire.
Mais si elle peut l'appliquer et en même temps patienter (face aux difficultés), et bien cela est meilleur.
Car l'ensemble des obligations sont conditionnées par la capacité et l'aptitude. Ceci en conformité à la Parole d'Allâh - Ta'âla - qui dit (traduction rapprochée) :
« Craignez donc Allâh autant que vous pouvez »[4]
Et (traduction rapprochée) :
« Allâh n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. »[5]
Si une personne craint d'être tuée si elle ordonne le convenable, il ne lui est pas obligatoire d'ordonner cela.
Car elle est, dans cette situation, incapable de le faire.
Bien plus, cela est interdit pour elle.
Certains savants ont dit :
« Au contraire, il est obligatoire pour cette personne d'ordonner le convenable, et la menace de la mort n'est pas une limite l'empêchant d'agir. »
Ceci dit, la parole la plus juste est la première.
Delà, s'il y a un quelconque tort, comme l'emprisonnement ou autre pour la personne qui s'y donne, elle doit délaisser le commandement du bien et l'interdiction du blâmable de crainte des conséquences.
Et cela jusqu'à ce qu'elle n'est plus de crainte pour sa personne.
-La cinquième condition est qu'il ne faut pas que l'ordre sur le commandement du bien et l'interdiction du blâmable engendre un mal plus grand que ce qu'il en est déjà.
Car si son ordre engendre cela, il n'est pas demandé de le faire.
Bien plus, il n'est pas permis dans ce cas d'ordonner le bien et de condamner le blâmable.
-La sixième condition est qu'il faut que celui qui ordonne ou condamne soit une personne qui soit ferme sur l'ensemble de ce qui est interdit - et cela sur la base de ce que voient certains savants sur la question.
Et si elle n'est pas capable d'appliquer cela (d'être elle-même déjà ferme), alors elle ne doit pas ordonner le convenable et proscrire le blâmable.
Ceci en conformité à la Parole d'Allâh - Ta'âla - qui a dit aux enfants d'Israël (traduction rapprochée) :
« Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes » [6]
Si cet homme ne prie pas et bien il ne doit ordonner à personne d'autre que lui la prière, quand il consomme du vin, il n'interdit à personne d'autre que lui le vin. Et ces savants [soutenant cet avis] avancent des traditions et opinions supportant leur position.
Ceci dit, la majorité des savants contredisent cet avis et disent :
« Il est obligatoire pour la personne d'ordonner le convenable même si elle ne l'applique pas elle-même. Et il est obligatoire de proscrire le blâmable même si elle ne l'applique pas elle-même. Et Allâh - Ta'âla - a réprimandé les enfants d'Israël, non pas pour le fait qu'ils ordonnaient la piété aux gens, mais pour les deux choses ensembles, à savoir le commandement de la piété et le fait de s'oublier soi-même ».
Et cet avis - des savants - est l'avis le plus authentique. [7]
Notre Cheikh : Cheikh Mouqbil, a fondé la Da'wah salafiyyah ici au Yémen, basée sur l'intégrité et il a écrit un pamphlet intitulé "la condamnation morale de la quête".
Notre question est : certains prêcheurs demandent parfois aux gens de l'argent à des fins de Da'wah. Quels sont donc les critères pour la quête d'argent pour la Da'wah ?
Réponse :
En tous les cas, qu'Allah fasse miséricorde à cheikh Mouqbil et on demande à Allah que lui succède quelqu'un de bien au Yémen et dans d'autres pays.
En vérité, cet homme qu'Allah lui fasse miséricorde, nous rappelle l'ascétisme des Salafs, leur crainte d'Allah, leur fierté, leur noblesse, leur dignité, leur courage pour clamer haut la vérité - qu'Allah lui fasse miséricorde - et dans sa mort il y a une grande perte pour la Da'wah Salafiya au Yémen, qu'Allah les réconforte et qu'il leur donne meilleur que ce qu'ils ont perdu.
Nous demandons à Allah de bénir ses étudiants et qu'il fasse en sorte qu'un grand nombre d'entre eux soit comme lui.
En vérité, par Allah, il était un modèle d'ascétisme, de piété et de mépris des choses de ce bas monde.
Et il était un homme clairvoyant lorsqu'il refusait l'argent et qu'il mettait en garde contre le fait d'en demander à tel point que je me rappelle qu'il avait lancé un raid sur ceux qui faisaient des quêtes en son nom.
Quel homme intègre il était ! et Allah l'a béni.
Et ce n'est pas nécessaire que les gens entreprennent de faire la collecte d'argent au nom de la Da'wah , les Salafs n'ont jamais fait de choses semblables.
Est-ce que Ahmad Bin Hanbal rahimahoullah, tendait-il la main pour demander aux gens (de l'argent)dans le but de la Da'wah ?
Il refusait l'argent et il a donné un des plus merveilleux exemple de noblesse et de dignité, quand il a entreprit de partir en voyage d'Irak à San'aa au Yémen vers Abdurrazaq (note du trad : pour chercher le hadith).
Puis sur leur chemin, lui et son compagnon, Yahya bin Ma'ine, ont effectué le Haj et ont trouvé Abdur Razzaq à La Mecque (note du traducteur : il faisait le Haj aussi).
Alors, ibn Ma'in dit à Ahmad : "Voilà Abdur Razzaaq". Allah l'a guidé vers nous, nous n'avons donc pas besoin de voyager (note du trad: jusqu'à san3a au Yémen)
Ahmed a répondu :" J'avais l'intention de Voyager vers San'aa, je ne ferais donc pas demi-tour". Puis il se mis en route pour San'aa et en chemin il manqua d'argent qu'Allah lui fasse miséricorde. Ses amis l'ont su (qu'il manquait d'argent) et se sont proposés de l'aider financièrement. Mais l'imam Ahmad refusa et devint porteur, porta de lourdes charges sur son dos pour les pauvres bédouins chameliers alors que c'était un imam rahimahoullah.
Il a vu que le portage, le travail et de manger de ses propres mains étaient mille fois meilleure que prendre des gens.
Car la main supérieure, est celle qui donne et la main inférieure est celle qui reçoit. Et Ahmad ne voulait pas que sa main soit l'inférieur (celle qui reçoit), qu'Allah soit satisfait de lui.
Donc, je conseille aux savants et étudiants en science, qu'ils nous fassent revivre les récits de la noblesse des Salafs et qu'ils prennent conscience que la ruée vers l'argent est le plus dangereux des dangers pour la Da'wah Salafiya.
Et la preuve est, que la fitna actuellement s'embrase à cause de l'argent parce que, -Qu'Allah vous bénisse-, certaines personnes ont commencé à tendre leurs mains vers cette association ou a telle autre (organisme de charité). nous cherchons refuge auprès d'Allah contre le fitna de l'argent.
Par Allah c'est une fitnah.
Et par Allah, un petit nombre d'étudiants qui sortent de la mosquée, qui sont autonomes, nobles et dignes, sont meilleurs que des millions et des millions de ces étudiants demandeur d'argent anéantis par les biens de ce monde.
Donc, nous recommandons aux jeunes Salafis et aux savants parmi eux, qu'ils nous fassent revivre les récits de la noblesse des Salafs, tout comme ils ont levé l'étendard de la Sounna, qu'ils lèvent également l'étendard de l'honneur, de la noblesse, de l'ascétisme, de la crainte d'Allah et de l'honorabilité qui les empêche de galoper derrière les biens de ce monde.
Par Allah, rien n'a pu nuire à la Dawah Salafiyyah au Yémen que la propagation de l'argent ainsi que le halètement derrière celui-ci.
Ce qui a donné lieu à cette fitna actuel.( fitna de Abou al Hassan al Misri)
Et l'argent a contribué fortement à l'attisement du feu de la fitna. Ils n'ont qu'à se repentir à Allah et revenir à lui et qu'ils se fraternisent.
Nous leur recommandons de s'exhorter à la vérité et s'exhorter à l'endurance dans chaque difficulté de la vie,
« Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants »sourate Al Baqara, verset 155.
Et par Allah, en vérité, les Salafs ne nous ont pas apporté cette Da'wah toute fraiche (authentique) par le biais de l'argent et des navires.
Mais ils nous l'ont apporté par leur ascétisme, leur crainte d'Allah et leur honorabilité, qu'Allah soit satisfait d'eux.
Donc, nous recommandons aux Salafis du monde entier et au Yémen, en particulier - le Yémen dont Allah y a levé l'étendard de la sunna, de préserver cette da'wah.
Et si l'argent devait venir à eux, cela corromprait ce qu'il y a entre eux.
Et c'est donc à eux de s'en débarrasser (de l'argent) à coup de pied.
Et qu'ils continuent dans leur voie, fiers, nobles, diffusant la noble et propre (pure) Da'wa d'Allah.
Source : cassette "Questions des jeunes d'Aden dans la fitna de Abi Al Hassan"
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Cheikh Rabi’ ibn Hadi ‘Oumayr al-Madkhali - الشيخ ربيع بن هادي المدخلي
Al-Imâm Ibn Qoudâma al-Maqdissî (rahimahullâh) a dit que si, en épousant une femme on accepte la condition de ne pas la déplacer de son domicile paternel ou de son pays, la condition devra être respectée, en vertu de ce qui a été rapporté du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :
« Les conditions les plus dignes d'être respectées sont celles qui vous ont permis de jouir de rapports sexuels. »[1]
Si on épouse une femme à condition de ne pas lui donner une coépouse, elle a le droit de se séparer du mari, s'il la lui donne.
Tout cela se résume en ceci que les conditions matrimoniales sont de trois catégories :
L'une d'elles consiste dans les conditions dont le respect est obligatoire.
Ce sont les conditions qui procurent un avantage à la femme comme le fait de ne pas la déplacer de son domicile paternel, ou de son pays ou de ne pas voyager avec elle ou de ne pas lui donner une coépouse ou de ne pas prendre une concubine.
Ces conditions sont à respecter obligatoirement.
S'il ne le fait pas, elle a le droit de faire dissoudre le mariage [...] [2]
Et SHeikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) interrogé sur la question répondit aussi, que la réponse est oui.
Ces conditions sont valables conformément à l'école de l'Imâm Ahmad et à l'avis des Compagnons [as-Sahâba] et de leurs successeurs immédiats [tâbi'îne].
C'était en particulier l'avis de 'Oumar Ibn al-Khattâb, de Amr Ibn al-'As, de Chourayh al-Qadhî, de al-Awza'î, ainsi que de Ishaq.
Pour l'imâm Mâlik, si l'épouse formule dès l'établissement du contrat du mariage la condition de pouvoir disposer d'elle-même, cette condition est valable et permet à la femme de se séparer du mari.
Cet avis ressemble à celui adopté par l'école de l'imâm Ahmad.
Car ils reposent tous les deux sur ce qui a été rapporté dans les Deux Sahîh d'après le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :
« Les conditions les plus dignes d'être respectées sont celles qui vous ont permis de jouir de rapports sexuels ».
'Oumar Ibn al-Khattâb a dit :« En matière de droit, les conditions sont décisives ».
Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) considère que les conditions qui permettent de jouir des rapports sexuels sont plus dignes d'être respectées que les autres.
Ce qui est bien le cas ici. [3]
[1] Rapporté par al-Bukhârî - n°5151, et authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Irwâ al-Ghalîl - n°1892 » [2] Kitâb « al-Moughnî » de Ibn Qoudâma, 6/384 [3] kitâb « al-Fatâwa al-Koubra » de Ibn Taymiyyah, 3/90
copié de manhajulhaqq.com
Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah -الشيخ الإسلام بن تيمية
Imam Ibn Qudama Al-Maqdissi - الإمام أبو محمد بن قدامة المقدسي
Si mon époux me restreint les vivres, est-ce que j’ai le droit de lui prendre de son argent sans qu’il le sache ?
Réponse :
Celui qui doit subvenir aux besoins d’autrui, et qui se montre négligeant, et qui n’accomplit pas son devoir, il va de son droit (à l’autre) de prendre de ses biens sans qu’il le sache, et ceci en référence au hadith de Hind bint ‘Utbata qui dit au prophète (salallahu a‘layhi wa salam) que son époux ne lui donnait pas suffisamment de quoi vivre elle et ses enfants.
A cela, le prophète (salallahua‘layhi wa salam) répondit :
« Prends ce dont vous avez besoin toi et tes enfant, avec équité. »
Il lui a permis (salallahu a‘layhi wa salam) de se servir sans que son mari ne le sache.
En revanche, quand le nécessiteux demande plus qu’il a besoin, il (le mari) n’est pas obligé de le lui donner et ceci en référence au hadith que nous avons cité.
Et Allah est plus savant…
Fatawa Manar Al Islam copié de salafs.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Ceci est la traduction de la fatwâ du Corps des Grands Savants concernant le fait de représenter les Compagnons, qu'Allâh les agrée.
Question:
Le statut de la représentation des Compagnons.
Réponse:
Le Corps des Grands Savants du Royaume d'Arabie Saoudite a décidé d'interdire de représenter les Compagnons - qu'Allâh les agrée - et a fortiori le Messager صلى الله عليه وسلم , par la décision n°13 datée du 16/4/1393hég., dont le texte est le suivant :
La pleine Louange est à Allâh, Seigneur des mondes ; et que la prière et le salut soient sur le plus noble des Envoyés, sur l'ensemble de sa famille et de ses Compagnons, sur les Tâbi'în, ainsi que sur ceux qui les suivront jusqu'au Jour de la Résurrection.
Quant au sujet : Le Corps des Grands Savants, lors de sa troisième session tenue entre le 1/4/1393 et le 17/4/1393, a pris connaissance du discours de la haute Assemblée n° 44/93 adressé au Directeur général de l'administration des recherches scientifiques, de l'Iftâ', de la prêche et de l'orientation, dont la teneur du texte suit :
Nous vous envoyons la lettre qui nous a été adressée par Talâl Ibn ach-Cheykh Mahmoûd Al Bannî Al Makkî, directeur général de la société Luna films à Beyroûth, portant sur le projet de la société de faire un film représentant la vie de Bilâl, le mou'adhdhin du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم.
Nous souhaiterions qu'après avoir pris connaissance de [cette lettre], vous la présentiez aux Grands Savants pour qu'ils émettent leur avis sur le sujet et que vous nous en présentiez le résultat.
Après avoir pris connaissance du discours de la Haute Assemblée, ainsi que de ce qu'avait préparé la Commission permanente pour les recherches scientifiques et l'Iftâ' sur ce sujet, et après que ses membres se furent concertés, le Corps des Grands Savants a décidé ce qui suit à l'unanimité:
- Allâh, Soubhânahou wa Ta'âlâ, a adressé des compliments aux Compagnons, Il a exposé leur position élevée, leur rang éminent. Et dans la réalisation [d'une œuvre] sur l'un quelconque d'entre eux sous la forme d'une pièce de théâtre ou d'un film, il y a incompatibilité avec les compliments qui leur ont été adressés par Allâh et une dégradation du rang élevé qu'Il leur a attribué et avec lequel Il les a honoré.
- La représentation de l'un quelconque d'entre eux serait l'objet de moqueries et sarcasmes.
La plupart du temps, pour les personnes qui s'en chargent, il n'y a de place ni pour la bonté ni pour la crainte (taqwâ), dans leur vie en général comme dans les mœurs de l'islâm.
En plus du but visé par les responsables de ces représentations, qui vont en faire un moyen pour obtenir un gain matériel.
Quelque précaution qu'on prenne, cela contiendra du mensonge et de la médisance.
De plus, représenter les Compagnons - qu'Allâh les agrée - les mettrait dans une position vexante aux yeux des gens : la confiance à l'égard des Compagnons du Messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم s'ébranlerait ; cela occulterait la crainte respectueuse qu'éprouvaient [jusqu'alors] les musulmans spectateurs ; cela ouvrirait la porte au doute dans la religion des musulmans ; [cela entraînerait] la dispute et les débats concernant les Compagnons de Mouhammed صلى الله عليه وسلم. Et cela inclurait la nécessité pour les acteurs de tenir le rôle d'Aboû Jahl et de ses semblables, portant sur sa langue les insultes adressées à Bilâl, au Messager صلى الله عليه وسلم et à ce avec quoi est venu l'islâm. Sans aucun doute, ceci est dégoûtant. Et cela aurait pour but de semer la confusion dans l'esprit des musulmans, comme dans leur 'aqîdah, dans le Livre de leur Seigneur et dans la Sounnah de leur prophète Mouhammed صلى الله عليه وسلم .
- Ce que l'on dit concernant l'existence d'un profit qui serait : la divulgation des bonnes mœurs et de l'éthique ; [l'incitation] à rechercher la vérité ; préciser la Sîrah, sans rien transgresser de tout cela sur aucun aspect ; en souhaitant profiter d'une morale et en tirer des leçons ...
Tout ceci n'est qu'hypothèses et supputations.
Celui qui connaît les acteurs et les buts qu'ils s'assignent, sait bien que ce genre d'interprétation [les profits à tirer qui viennent d'être évoqués], est rejeté par la réalité [que vivent] les acteurs, par leurs chefs de file et par les préoccupations qu'ils ont faites dans leurs vies et leurs actes.
- Parmi les règles édictées par la Législation : « Ce qui constitue une source de corruption de façon certaine ou probable, est interdit ». Et représenter les Compagnons, en supposant qu'il existe un intérêt à le faire, [est un acte où] prévaut la corruption. Aussi, pour préserver les intérêts, fermer la voie à ce qui pourrait y amener et protéger la dignité des Compagnons de Mouhammed صلى الله عليه وسلم , il est impératif d'interdire cela.
Le regard du Corps a été attiré par ce qu'a dit Talâl, concernant le fait que Mouhammed et ses Califes Bien-dirigés [occupent un rang] trop élevé pour que leurs images ou leurs voix apparaissent dans ce film.
Son attention a également été attirée par l'audace des responsables de ces représentations (ou propriétaires de théâtres) de représenter Bilâl et d'autres parmi les Compagnons, car ceci ne [peut] se faire qu'en raison de la faiblesse de leur rang et de la dépréciation de leur mérite en regard des quatre Califes.
Ils n'ont pas, selon eux, l'immunité ni la considération qui interdisent de les représenter et de les exposer aux moqueries et sarcasmes.
Ceci n'est pas correct, car chaque Compagnon possède un mérite qui lui est propre ; et ils sont tous associés dans le mérite d'être des Compagnons, bien qu'ils occupent des rangs différents auprès d'Allâh Jalla wa 'Alâ.
Cette valeur dans laquelle ils sont associés - le mérite d'être un Compagnon - interdit qu'on les traite avec mépris. Et qu'Allâh accorde Sa prière et Son salut à notre Prophète Mouhammed, à sa famille et à ses Compagnons.
Source sahab ✅ Publié par alminhadj.fr
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
La Prière : est un jardin de 'ibadat (les actes d'adoration), dans lequel chaque type splendide d'adoration est trouvé.
Il y a le takbir, par lequel la prière est introduite, la position debout pendant laquelle la personne récite la parole d'Allah, l’inclinaison pendant laquelle il vante son Seigneur, le retour de l’inclinaison, qui est remplie des louanges à Allah, la prosternation pendant laquelle il glorifie Allah le Très-Haut et pendant laquelle il l'implore par l’invocation, l’assise dans laquelle il y a le tashahud, des invocations et la fermeture par le taslim
La Prière en congrégation : Ibn 'Umar (qu’Allah l’agrée) a rapporté que le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit :
« la Prière en congrégation est meilleure que la prière seul de vingt-sept degrés. »
[Rapporté par Al-Bukhari et Muslim]
Ibn Mas'ud (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Quiconque serait heureux de rencontrer Allah demain en étant musulman, qu’il préserve ces cinq prières du lieu où elles sont appelées (c'est-à-dire les mosquées), car en vérité, Allah a légiféré pour votre prophète les voies de la guidée.
Et en effet ces (cinq prières à la mosquée) font partie des voies de la guidée.
Et si vous deviez prier dans vos maisons comme cet homme qui s'abstient (de prier dans à la mosquée) et prie dans sa maison, alors vous auriez abandonné la Sunna de votre prophète. Et si vous deviez abandonner la Sunna de votre prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - vous vous égareriez.
Il n'y a pas un homme qui fasse ses ablution et les fasse bien, puis a l'intention d'aller à une de ces mosquées sans qu'Allah ne lui enregistre une bonne action pour chaque pas, l’élève d’un degré et efface un mauvais acte par cela.
Vous nous avez certainement vu et personne ne s'abstenait de la prière (à la mosquée) sauf l'hypocrite dont l'hypocrisie était bien connue. Et en effet un homme était porté soutenu par deux hommes jusqu’à ce qu'il soit debout dans le rang (pour la prière). » [Rapporté par Muslim]
Quelques savants en Grande-Bretagne considèrent permis le fait de prendre des photos d'adorateurs alors qu'ils suivent les prières en congrégation et d'enfants qui lisent le Coran, parce que ces images, si elles sont imprimées dans des magazines et des journaux, peuvent avoir un effet positif sur les non-musulmans et les encourager à découvrir l'islam et les musulmans.
Réponse :
La louange est à Allâh et que les prières et les bénédictions soient sur le messager, sa famille et ses compagnons.
Prendre des photos des créatures qui ont une âme est interdit, que ce soit une image d'un être humain ou d'un animal, ou que ce soit un adorateur ou quelqu'un lisant le Coran ou d'autres actes similaires.
Ceci parce que la prohibition de ceci est fermement établie dans les ahadith authentiques.
De ce fait, il n'est pas permis d'imprimer des images dans des magazines, des journaux ou des bulletins.
Même si ce sont des musulmans faisant leurs ablutions (Wudhu) ou lisant le Coran, que ce soit dans l'espoir de répandre l'islam ou d'encourager à se renseigner et à l'accepter.
Ceci parce qu'il n'est pas permis d'employer l'interdit comme moyen d'étendre l'islam.
Les types de médias permis sont nombreux, donc ils ne doivent pas être abandonnés en préférant d'autres types de médias interdits par Allâh.
La situation présente dans les pays musulmans n'est pas une preuve de la permission (des images), plutôt, cela est interdit en raison de la preuve authentique concernant cela.
Donc, il est nécessaire de désapprouver la prise d'images conformément à cette preuve.
Qu'Allâh bénisse et envoie la paix sur notre prophète Muhammad, sa famille et compagnons.
Fatawa Al-Lajnat id-Da'imah, 1/484
✅ Publié par salafs.com
س : يرى بعض العلماء في بريطانيا أخذ صور المصلين في حالة الجماعة، وصور الأطفال حين يقرؤون القرآن، لأن هذه الصور إذا نشرت في المجلات والجرائد قد يتأثر بها غير المسلمين ويرغبون في تعرف الإسلام والمسلمين
الحمد لله وحده والصلاة والسلام على رسوله وآله وصحبه.. وبعد
ج : تصوير ذوات الأرواح حرام سواء كانت الصور لإنسان أم حيوان آخر، وسواء كانت لمصل أم قارئ قرآن أم غيرهما، لما ثبت في تحريم ذلك من الأحاديث الصحيحة، ولا يجوز نشر الصور في الجرائد والمجلات والرسائل ولو كانت للمسلمين أو للمتوضئين أو قراءة القرآن رجاء نشر الإسلام والترغيب في معرفته والدخول فيه، لأنه لا يجوز اتخاذ المحرمات وسيلة للبلاغ ونشر الإسلام، ووسائل البلاغ المشروعة كثيرة، فلا يعدل عنها إلى غيرها مما حرمه الله، والواقع من التصوير في الدول الإسلامية ليس حجة على جوازه، بل ذلك منكر للأدلة الصحيحة في ذلك، فينبغي إنكار التصوير عملا بالأدلة
وصلى الله على نبينا محمد وآله وصحبه وسلم
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Concernant la parole du Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam : «Allah est beau et aime la beauté», ce hadith englobe la beauté vestimentaire, sujet du hadith en question, mais englobe aussi, vu la portée générale du propos, la beauté de toute chose, comme dans l’autre hadith :
«Allah est propre et aime la propreté»
Il est aussi authentiquement rapporté que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit :
«Allah est bon et n’accepte que ce qui est bon.»
On trouve également dans les sunans le hadith suivant :
«Allah aime voir les effets de Ses bienfaits sur Son serviteur.»
On y trouve aussi d’après Abû al Ahwas Al Juchamî -qu’Allah l’agrée- :
«Le Prophète me vit habillé en haillons et me dit : Possèdes-tu quelque bien ?
Je répondis : Oui.
Il me dit : Quel type de bien ?
Je lui dis : Toutes les sortes de biens dont Allah m’a fait don, chameaux, ovins….
Le Prophète sallallahu alayhi wa sallam me dit : Fais donc en sorte que les effets des bienfaits et de la grâce d’Allah apparaissent sur toi.»
Allah ta’ala aime donc voir apparaître les effets de Ses bienfaits sur Son serviteur, car cela participe de la beauté qu’Il aime, et c’est une façon de Le remercier pour Ses bienfaits.
Or la gratitude est une beauté interne, et Allah aime voir se manifester la beauté apparente par le bienfait, et la beauté interne par la gratitude.
Allah aimant la beauté, c’est la raison pour laquelle Il a fait descendre pour Ses serviteurs vêtements et parures qui embellissent leur apparence, et piété qui embellît leur for intérieur.
Il a ainsi dit (traduction rapprochée) :
«Ô enfants d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous des vêtements pour cacher votre nudité, ainsi que des parures … Mais le vêtement de la piété, voilà qui est meilleur.» (Sourate al A’râf verset 26)
Allah ta’ala a dit au sujet des gens du paradis (traduction rapprochée) :
«Il leur fera rencontrer splendeur et joie, et les rétribuera pour ce qu’ils auront enduré, en leur donnant le paradis et des vêtements de soie.» (Sourate Al Insân verset 11)
Allah a donc embelli leur visage par la splendeur, leur for intérieur par la joie, et leur corps par la soie.
Parallèlement au fait qu’Allah aime la beauté des paroles, des actes, des vêtements et de l’apparence, Il déteste tout ce qui est laid, qu’il s’agisse des paroles, des actes, des vêtements ou de l’apparence.
Il déteste donc la laideur et ses adeptes et aime la beauté et ses adeptes.
Cependant, deux groupes se sont égarés concernant cette notion.
Le premier affirme : Tout ce qu’Allah a créé est beau.
Il aime donc tout ce qu’Il a créé.
Nous aimons par conséquent tout ce qu’Il a créé et n’en haïssons rien.
Toute personne qui sait que les créatures sont Son œuvre considérera qu’elles sont toutes belles.
Un de leur poète a même dit :
Lorsque tu vois les créatures comme elles sont,
tu te rends compte que tout ce qui existe est beau.
Pour appuyer leur argumentation, les adeptes de cette pensée se sont basés sur la parole d’Allah(traductions rapprochées) :
«Allah qui a tout créé de la meilleure façon.»(Sourate as Sajdah verset 7)
«Telle est l’œuvre d’Allah qui a tout façonné à la perfection.»(Sourate An Naml verset 88)
«Tu ne vois aucune disproportion en la création du Tout Miséricordieux.» (Sourate Al Mulk verset 3)
Aux yeux de ce groupe, l’homme le plus savant est celui qui voit la beauté en toute chose et considère que rien de ce qui existe n’est laid.
Mais en réalité, ces gens n’éprouvent plus aucune jalousie dans leur cœur pour Allah ta’ala, et considèrent que tout mâle ou femelle représente la beauté qu’Allah aime.
Et ils prétendent alors adorer Allah par les turpitudes.
Certains vont même jusqu’à dire que leur divinité se manifeste sous l’apparence de leur partenaire et s’incarne en lui. S’il s’agit de panthéistes, ils diront que leur partenaire est une manifestation de la vérité, qu’ils nommeront « manifestations de la beauté ».
Il est un deuxième groupe qui est l’opposé du groupe cité plus haut, et qui affirme : Allah ta’ala a blâmé la beauté apparente, les grandes taille et les proportions physique idéales.
Il a ainsi dit au sujet des hypocrites (traductions rapprochées) :
«Et quand tu les vois, leurs corps t’émerveillent.» (Sourate al Munâfiqûn verset 4)
«Combien de générations, avant eux, avons Nous fait périr, qui les surpassaient en biens (athâthan) et en apparence (ri’yan) ?» (Sourate Maryam verset 74)
Al Hassan -qu’Allah l’agrée- a dit : «Ri’yan désigne l’apparence.»
Et on trouve dans sahih Muslim que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit :
«Allah ne regarde ni votre apparence ni vos biens, mais Il regarde plutôt vos cœurs et vos œuvres.»
Ils affirment : On sait que le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam ici n’a pas nié pour Allah le fait qu’Il puisse voir leur apparence et leurs biens.
Ce qui est nié ici c’est le fait qu’Allah les regarde avec amour. Ils affirment aussi qu’Allah ta’ala nous a interdit de porter de l’or et soie, d’utiliser des récipients en or ou en argent qui font pourtant partie des plus belles choses de ce bas monde.
Allah ta’ala a aussi dit (traduction rapprochée) :
«Et ne tends point tes yeux vers ce que Nous avons donné comme jouissance temporaire à certains groupes d’entre eux : c’est un décor de la vie présente par lequel Nous les éprouvons.» (Sourate Tâ Hâ verset 131 )
Et le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit :
«S’habiller humblement fait partie de la foi.»
De plus Allah a blâmé les gaspilleurs.
Or le gaspillage concerne aussi bien la nourriture et la boisson que les vêtements.
Pour trancher, nous dirons : La beauté de l’apparence, des vêtements, et de l’accoutrement se décline en trois catégories :
-L’une d’elles est louable,
-l’autre blâmable
-et la dernière n’est ni louable ni blâmable.
La beauté louable est celle faite pour Allah ta’ala et qui aide à obéir à Allah, à exécuter Ses ordres et à répondre à Ses requêtes.
Ainsi le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam se faisait beau pour accueillir les délégations.
Il en est de même pour l’armure que l’on porte pour combattre, ou le fait de porter de la soie et de se pavaner avec dans une bataille.
Tout cela est louable si fait dans le but de faire triomphé la parole d’Allah, de secourir Sa religion et d’intimider l’ennemi.
La beauté blâmable est celle faite pour ce bas monde, pour le pouvoir, par vantardise et orgueil.
C’est celle utilisée pour parvenir à l’assouvissement des désirs et qui devient alors un but en soi et le plus illustre des objectifs du serviteur. En effet, beaucoup de personnes n’ont d’autre ambition que cela.
La beauté qui n’est ni louable ni blâmable est celle qui ne présente ni les caractéristiques du premier type de beauté ni celle du second.
Pour conclure nous dirons que ce noble hadith comprend deux fondements importants : le premier est la connaissance d’Allah et le second est la façon de L’adorer.
Ainsi, il s’agit de connaître Allah ta’ala par le biais de Sa beauté incomparable, et de L’adorer par les belles paroles, les belles œuvres et le beau comportement qu’Il aime.
En effet, Allah aime lorsque Son serviteur embellît sa langue par la véracité, son cœur par la sincérité, l’amour, le retour vers Lui et la confiance en Lui, et ses membres par l’obéissance.
Il aime lorsque le serviteur embellit son corps par la manifestation des effets de Ses bienfaits sur ses vêtements, et par le fait de le purifier de toute impureté concrète et abstraite, de toute saleté et pilosité détestable, et par le fait de se circoncire et de se tailler les ongles.
Le serviteur connaît ainsi Allah par les attributs de la beauté et se fait connaître de Lui par les belles œuvres, les belles paroles et le beau comportement.
Il le connaîtra donc par la beauté qui est Son attribut, et L’adorera par la beauté que représente Sa législation et Sa religion.
Le hadith mentionne donc deux fondements : la connaissance et l’adoration.
Kitab al Fawa'id ✅ Publié par 3ilmchar3i.net
وقوله في الحديث
"إن الله جميل يحب الجمال "
سبق تخريجه ص ه 26
يتناول جمال الثياب المسؤول عنه في نفس الحديث ، ويدخل فيه بطريق العموم الجمال من كل شيء
كما في الحديث الاخر
"إن الله نظيف يحب النظافة "
أخرجه الترمذي 9927 عن سعد بن أبي وقاص ، وقال : هذا حديث غريب وخالد بن إلياس يضغف وفي الصحيح
"إن الله طيب لا يقبل إلا طيبا"
أخرجه مسلم 1501 عن أبي هريرة
وفي السنن
"الله يحب أن يرى أثر نعمته على عبده "
أخرجه الترمذي 9281 عن عبدالله بن عمرو بن العاص ، وقال : هذا حديث حسن
وفيها : عن أبي الأحوص الجشمي
عن أبيه ؟ قال : راني النبي !! وعلي أطمار، فقال : "هل لك من مال؟" . قلت : نعم . قال : "من أي المال ؟". قلت : من كل ما اتى الله من الإبل والشاء. قال : "فلتر نعمته وكرامته عليك "
3( وأبو داود ( 6304 ( والترمذي ( 6002 ( والنسائي / أخرجه أحمد ( 473 018 /8 ( بهذا الطريق . قال! الترمذي : هذا حديث حسن صحيح فهو سبحانه يحب ظهور أثر نعمته على عبده ؛ فإنه من الجمال الذي يحبه ، وذلك من شكره على نعمه ، وهو جمال باطن ؟ فيحب أن يرى على عبده الجمال الظاهر بالنعمة والجمال الباطن بالشكر عليها ولمحبته سبحانه للجمال أنزل على عباده لباسا وزينة تجمل ظواهرهم وتقوى تجفل بواطنهم ، فقالي
فجمل وجوههم بالنضرة وبواطنهم بالسرور وأبدانهم بالحرير وهو سبحانه كما يحب الجمال في الأقوال والأفعال واللباس
والهيئة يبغض القبيح من الأقوال والأفعال والثياب والهيئة ؛ فيبغض القبيح وأهله ، ويحب الجمال وأهله. ولكن ضل في هذا الموضع فريقان : فريق قالوا: كل ما خلقه جميل ؛ ]ه 91 ا[ فهو يحب كل ما خلقه، ونحن نحب جميع ما خلقه ؛ فلا نبغض منه شيئا. قالوا: ومن رأى الكائنات منه راها كلها جميلة
وأنشد منشدهم: وإذا رأيت الكائنات بعينهم فجميع ما يحوي الوجود مليح
. والعارف عندهم هو الذي يصزح بإطلاق الجمال ولا يرى في الوجود قبيحا . وهؤلاء قد عدمت الغيرة لله من قلوبهم والبغض في الله والمعاداة فيه وإنكار المنكر والجهاد في سبيله وإقامة حدوده ! ويرى جمال الصور من الدكور والاناث من الجمال الذي يحبه الله ، فيتعبدون بفسقهم ! وربما غلا بعضهم حتى يزعم أن معبوده يظهر في تلك الصورة ويحل فيها! وإن كان اتحاديا قال : هي مظهر من مظاهر الحق ، ويسميها المظاهر الجمالية
وقابلهم الفريق الثاني ، فقالوا : قد ذم سبحانه جمال الصور وتمام القامة والخلقة ؛ فقال عن المنافقين
وفي صحيح مسلم برقم 2564 من حديث أبي هريرة عنه صلى الله عليه وسلم
"إن الله لا ينظر إلى صوركم وأموالكم ، وإنما ينظر إلى قلوبكم وأعمالكم "
قالوا : ومعلوم أنه لم ينف نظر الادرالت ، وإنما نفى نظر المحبة . قالوا: وقد حرم علينا لباس الحرير والذهب وآنية الذهب والفضة ، وذلك من أعظم جمال الدنيا . وقال
1( من حديث أبي / أخرجه أبو داود ( 4161 ( وابن ماجه ( 4118 ( والحاكم ) 9 أمامة
. وقد ذم الله المسرفين ، والسرف كما يكون في الطعام والشراب يكون في اللباس
وفصل النزاع أن يقال : الجمال في الصورة واللباس والهيئة ثلاثة أنواع : منه ما يحمد ، ومنه ما يذم ، ومنه مالا يتعلق به مدج ولا ذم : فالمحمود منه ما كان لله وأعان على طاعة الله وتنفيذ أوامره والاستجابة له ؛ كما كان النبي !ي! يتجمل للوفود
كما في الحديث الذي أخرجه البخاري ) 886 ( ومسلم ) 6802 ( عن ابن عمر
، وهو نظير لباس آلة الحرب للقتال ولباس الحرير في الحرب والخيلاء فيه ؟ فإن ذلك محمود إذا تضمن إعلاء كلمة الله ونصر ديبه وغيظ عدوه والمذموم منه ما كان للدنيا والرئاسة والفخر والخيلاء والتوسل إلى الشهوات ، وأن يكون هو غاية العبد وأقصى مطلبه ؛ فإن كثيزا من النفوس ليس لهاهمة في سوى ذلك وأما ما لا يحمد ولا يذم فهو ما خلا عن هذين القصدين وتجرد عن الوصفين والمقصود أن هذا الحديث الشريف مشتمل على أصلين عظيمين؛ فأوله معرفة ، وآخره سلوك ؛ فيعرف الله سبحانه بالجمال الذي لا يماثله فيه شيء ، ويعبد بالجمال الذي يحبه من الأقوال والأعمال والأخلاق ؛ فيحب من عبده أن يجمل لسانه بالصدق وقلبه بالاخلاص والمحبة والانابة والتوكل ، وجوارحه بالطاعة ، وبدنه بماظهار نعمه عليه في لباسه وتطهيره له من الأنجاس والأحداث والأوساخ والشعور المكروهة والختان وتقليم الأظفار ؟ فيعرفه بصفات الجمال ويتعرف إليه بالأفعال
والأقوال والأخلاق الجميلة ؛ فيعرفه بالجمال الذي هو وصفه ، ويعبده بالجمال الذي هو شرعه ودينه ؛ فجمع الحديث قاعدتين : المعرفة، والسلوك
Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya -الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية
Mon épouse désire avoir un enfant alors que moi je ne veux pas.
Est-ce qu’il m’est permis de l’obliger à prendre des pilules contraceptives ?
M’est-il permis d’appliquer le ‘azl [1] si elle refuse de prendre les pilules contraceptives ?
Réponse :
Le ‘azl ne t’est pas permis, ainsi que de contraindre ton épouse à prendre des pilules contraceptives, si celle-ci désire avoir des enfants, car elle a un droit sur eux, et à ce propos, les savants ont dit :
«Il est interdit à l’homme d’appliquer le ‘azl sans le consentement de son épouse.»
De même, tu dois respecter sa sensibilité, parce que si c’était toi qui désirais avoir un enfant et qu’elle n’en veuille pas, tu n’accepterais sûrement pas qu’elle te refuse ce dont tu as envie.
Alors à toi aussi de respecter ses désirs.
Si elle désire un enfant, il ne t’est pas permis de le lui refuser et il t’est interdit de la contraindre à prendre des pilules contraceptives ou autre…
[1] Le ‘azl ou coït interrompu : cela consiste à ce que l’homme retire son pénis du vagin de son épouse avant l’éjaculation.
Kitab ad-da’wa
✅ Publié par salafs.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine -الشيخ محمد بن صالح العثيمين
Je suis un jeune qui désire se repentir à Allâh : que dois-je faire pour éviter les péchés [à l’avenir] ?
Réponse :
Le repentir (tawbah) à Allâh est [est un acte] obligatoire (wâdjibah) et il n’est pas autorisé de l’ajourner pour le laisser à plus tard car l’homme ignore l’avènement de sa mort qui l’emportera. Allâh subhânahu wa ta’âlâ a dit (traduction rapprochée) :
(Allâh accueille seulement le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà ceux de qui Allâh accueille le repentir …)(4/17)
Le Prophète prière et salut d’Allâh sur lui dit :
« Fais suivre une mauvaise [action] par une meilleure qui l’effacera. »
(Rapporté par At-Tirmidhî dans ses sunan (6/604) du hadîth de Abî Dhârr – l’Agrément d’Allâh sur lui –)
Le suivi (ittibâ’) [mentionné dans le hadîth], signifie [prendre] l’initiative (mubâdarah) ; parmi les règles de bienséances du repentir, il y a l’initiative de l’accomplir [sincèrement] et l’empêchement (‘adam) de son retard (ta’khîrihi).
Egalement tu te dois en te repentant, d’éviter les causes qui t’ont poussées à tomber dans cette infraction (transgression/djarîmah). Tu dois fuir les compagnons du mal et éviter les mauvaises assises car c’est la cause de ton immersion en elle.
[En contrepartie,] tu te dois d’aller vers les bons (akhyâr) et les fréquenter, t’attacher (tulâzim) aux cours (durûs) et cercles [de savoir] et [veiller] à venir tôt à la mosquée. Tu [dois] multiplier tes lectures du Coran et le Rappel d’Allâh (dhikr) – gloire à Lui et élevé Il est –.
C’est ce qu’il faut pour le repentant à Allâh : [en résumé,] se détourner de toutes les causes [pouvant te faire choir dans] les péchés et s’approcher du bien (khayr) et les causes [qui fortifieront ton] obéissance [à Allâh].
✅ Publié par mukhlisun.com
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Est-il permis de mentir quand on appelle les gens à la Religion d'Allah ?
Réponse :
Mentir est interdit !
Ce n'est pas permis sauf dans trois occasions que le Messager صلى الله عليه وسلم a mentionné :
● Réparer des liens (note traductrice : entre des personnes) brisés ;
● Entre un homme et sa femme quand c'est nécessaire ;
● la tromperie dans les guerres. [1]
Dans toutes autres circonstances que ces trois-là, mentir n'est pas permis.
Quant à ce que certaines personnes font, en se décrivant elles-mêmes comme appelant à la Religion assez tristement, en mentant et en disant qu'ils le font pour apporter un bénéfice à la da'wah, ce sont des choses que le Shari'ah a interdites.
Cette affaire douteuse est simplement une justification satanique pour une action haraam, ce n'est pas permis pour eux ou pour quelqu'un d'autre de mentir, sauf dans les trois occasions qui ont été mentionnées dans le hadith [1] et Allah sait mieux.
[1] At - Tirmidhi a rapporté un hadith sous l'autorité d'Asmaa ' bint Yazeed (puisse Allah être satisfait d'elle), elle a dit que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit :
"Le mensonge n'est pas permis sauf dans trois cas :
un homme parlant à sa femme [pour la rendre heureuse],
la tromperie en temps de guerre et
le mensonge pour réconcilier les gens."
Al-Albani authentifié cela dans Dha'if Sunan At - Tirmidhi (*1939), à part l'expression : "pour la rendre heureuse".
Enregistrement d'une cassette avec la permission du shaykh, le fichier No AAMB009, daté 1423/6/25.
Traduit de l'anglais par Oum 'Ikrima
✅ Publié par 3ilmchar3i.net
Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول
Quelle est la définition langagière et religieuse du voyage ?
Réponse:
Dans la langue, le terme voyage désigne le fait de quitter les habitations de la ville dans laquelle on réside.
Entendu ?
Quitter les habitations de la ville dans laquelle on réside.
Du point de vue religieux, cela désigne toute sortie [de la ville] accompagnée de l'intention de voyager, ce qui implique une préparation qui n'est pas celle du résident.
Nul doute que le voyageur se prépare d'une manière particulière pour son voyage.
La première chose est l'intention.
Pour ce qui est de votre cas à vous, je ne pense pas qu'un seul d'entre vous ait eu l'intention de voyager dans ce trajet que vous avez effectué, et qu'un seul d'entre vous n'ait fait ses adieux à ses enfants ou son épouse, comme le fait le voyageur.
Et aucun d'entre vous ne s'est préparé comme un voyageur, et rien d'autre parmi les choses qu'implique le véritable voyage.
Voilà ce que l'on peut dire concernant le voyage d'un point de vue religieux, sachant qu'il y a de grands débats sur cette question depuis le passé jusqu'à nos jours en raison de la grande subtilité de cette question et l'absence d'une définition claire coupant court aux débats dans le Coran et la Sunna.
Mais c'est là l'avis qui nous semble le plus juste dans la définition du voyage d'un point de vue religieux.
Question :
Pourquoi as-tu accompli une prière de quatre raka'at ?
Réponse :
Je n'ai pas eu l'intention de voyager.
Question :
Nous voudrions plus de détails.
Réponse :
Et pourquoi as-tu prié deux raka'at ?
Question :
J'ai accompli deux raka'at en me basant sur ce que j'ai entendu de vous.
Réponse :
Et qui est ?
Question :
Que nous étions voyageurs.
Réponse :
Où as-tu entendu cela de moi ?
Question :
J'ai interrogé à ce sujet Abû Sâlih.
Réponse :
Et tu as entendu cela de moi maintenant ?
Ce que j'ai dit est que celui qui se déplace d'un endroit à un autre en cherchant les pâturages ou l'herbe est voyageur.
Ce qui n'est pas notre cas, car nous avons quitté notre ville pour y revenir en soirée.
Donc pour moi la question n'est pas de parcourir une distance donnée, mais plutôt de considérer deux choses : la première qui en est le fondement est l'intention, et la deuxième est de sortir de la ville.
Si on a l'intention de voyager et que l'on sort de la ville, les règles du voyage s'appliquent, sans prendre en considération la distance parcourue par la suite, qu'elle soit longue ou courte.
Si l'intention n'est pas présente, on peut parcourir une longue distance, on n'est pas pour autant considéré comme étant voyageur, car le voyage fait partie des choses liées à ce hadith à propos duquel certains savants ont dit qu'il représentait le tiers de la religion :
«Les actes ne valent que par leurs intentions, et chaque individu n'est récompensé qu'en fonction de son intention.»
En vérité, cela fait partie des questions très subtiles sur lesquelles ont divergé les savants sans pouvoir se mettre d'accord sur une position totalement claire, si bien qu'aucun ne peut dire ceci est la vérité et rien d'autre.
Personne ne peut dire cela.
La seule chose que l'on puisse dire est : mon avis est celui-ci.
Pour ma part, j'ai pour avis ce que j'ai compris de l'épître de Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah sur ce sujet.
Il a en effet consacré une épître aux règles du voyage.
Il y a donné un exemple remarquable permettant au chercheur et à l'étudiant en science de comprendre que le voyage n'est pas lié au parcours d'une longue ou courte distance.
Pour ce qui est des courtes distances, je pense que cela ne donne lieu à aucun débat, car il est authentifié que le Prophète صلى الله عليه وسلم sortait parfois de la ville de Médine pour se rendre au cimetière de Al-Baqi' (à cette époque le cimetière n'était pas encore dans la ville) pour saluer les morts puis revenir, de même qu'il rendait parfois visite aux martyrs au mont Uhud pour les saluer puis revenir, sans pour autant se considérer voyageur, bien qu'il soit sorti de la ville.
A l'opposé, parcourir une longue distance n'implique pas nécessairement d'être voyageur.
L'exemple donné par Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah est le suivant : il évoqua les environs de Damas et une ville connue jusqu'à nos jours sous le nom de Dûmah.
Il parla d'un homme quittant Damas pour chasser à Dûmah, parcourant ainsi 15km.
Nul doute que pour nous, si la condition de base qu'est l'intention est présente, alors c'est un voyage.
Mais il dit que cet homme n'est pas voyageur car il a quitté la ville pour chasser et revenir.
Mais il ne trouva pas le gibier escompté si bien qu'il poursuivit son chemin jusqu'à parvenir à la ville de Halab située à une distance d'environ 400km de Damas de nos jours par la route.
Il dit donc que cet homme n'est pas voyageur bien qu'il ait parcouru plusieurs fois la distance lui permettant d'être considéré comme voyageur.
Ceci car la première condition qui est l'intention de voyager n'était pas présente chez cet homme.
Ainsi, nous pouvons dire que le chauffeur de taxi quittant 'Ammân le matin pour se rendre à Al-'Aqabah et revenir le soir n'est pas voyageur, car son intention n'est pas de voyager mais d'accomplir son travail.
Nous devons donc souligner cette condition de base qu'est l'intention pour montrer que la règle peut être différente pour deux hommes parcourant la même distance : le premier étant considéré comme voyageur et pas le second, et ce en raison de leurs différentes intentions.
De même que découlent de ce point les règles de la résidence (l'établissement) temporaire en un lieu.
Deux hommes quittent la ville en tant que voyageurs et s'installent [pour un temps] dans une autre ville.
Le premier s'installe en tant que voyageur alors que le deuxième est considéré comme résident.
Pourquoi ?
Car il a une deuxième épouse dans cette ville, donc il a quitté une épouse pour se rendre chez une autre.
Donc le fait qu'il trouve une épouse qui l'accueille et facilite son installation conduit à ce que sa situation diffère de celle de son compagnon.
Nous pouvons donc en tirer un profit très important qui est que les règles du voyageur, malgré leur subtilité, diffèrent d'un individu à l'autre, et ainsi nous ne pouvons imposer à un individu une règle s'appliquant à un autre, et inversement.
Chaque serviteur doit donc prendre l'avis qu'il pense être le plus conforme à la vérité...
Nul doute que l'usage est essentiel pour celui qui a l'intention de voyager (afin de déterminer ce qui est considéré comme un voyage ou non), quant à celui qui n'a pas l'intention de voyager, cela ne limite en rien...
S'ils sont voyageurs et s'arrêtent en un endroit et qu'on entre dans le temps de la première prière, celle de Dhuhr, la sunna consiste à ce qu'ils regroupent les prières du Dhuhr et 'Asr, en avançant l'accomplissement du 'Asr à l'heure du Dhuhr.
Et si au contraire ils continuent à se déplacer lorsqu'arrive le Dhuhr et poursuivent leur chemin jusqu'à entrer dans le temps du 'Asr, ils doivent alors s'arrêter et accomplir [dans cet ordre] les prières du Dhuhr et 'Asr en ayant repoussé l'accomplissement du Dhuhr au temps du 'Asr.
En résumé, s'ils sont arrêtés à l'heure du Dhuhr, ils regroupent les deux prières en avançant l'accomplissement du 'Asr, sinon, ils regroupent à l'heure du 'Asr en repoussant l'accomplissement du Dhuhr.
De même, il leur est obligatoire d'accomplir ces prières en deux raka'at et non en quatre raka'at, car cela est une obligation et non une permission, et c'est là l'avis des savants le plus authentique [...]
Ceci au contraire du regroupement des prières qui est une permission, en ce sens qu'il leur est permis d'accomplir en voyage chaque prière à son heure.
Mais le plus aimé auprès d'Allâh est qu'on accepte Ses permissions, comme le dit le Prophète صلى الله عليه وسلم :
«Allâh aime qu'on prenne Ses permissions, comme Il aime qu'on accomplisse Ses obligations.»
et dans un autre hadith :
«Allâh aime qu'on prenne Ses permissions, comme Il déteste qu'on Lui désobéisse.»
Il est donc meilleur de regrouper les deux prières, surtout s'il y a une quelconque forme de difficulté (à accomplir chaque prière à son heure).
Le musulman ne doit pas se détourner des permissions d'Allâh, car cela cache une forme secrète de fierté et d'orgueil face à la permission d'Allâh comme l'a montré le Prophète صلى الله عليه وسلم lorsqu'un homme l'interrogea en lui rappelant la Parole d'Allâh (traduction rapprochée) :
«Ce n'est pas un péché pour vous de raccourcir la prière, si vous craignez que les mécréants ne vous causent du tort»
et il lui dit : «Ô Messager d'Allâh ! Pourquoi raccourcissons-nous la prière alors que nous sommes en sécurité ?»
Alors que notre Seigneur dit (traduction rapprochée) :
«si vous craignez que les mécréants ne vous causent du tort»
Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :
«C'est une aumône qu'Allâh vous fait, acceptez donc l'aumône d'Allâh.»
Est-il permis à l'esclave de refuser l'aumône de son maître, alors qu'Allâh est le Maître des maîtres comme l'a montré le Prophète صلى الله عليه وسلم lorsqu'un homme lui dit : «Tu es notre maître.»
Il répondit : «Le vrai Maître est Allâh.»
Si l'esclave ne peut refuser le don de son maître alors qu'il est une créature comme lui, alors comment refuser le don du Créateur.
Ainsi, puisque nous connaissons maintenant la différence entre l'obligation de raccourcir les prières et la permission de les regrouper, il ne faut pas négliger cette permission et l'accepter en remerciant Allâh pour Sa bonté envers nous.
En résumé : le raccourcissement est obligatoire et le regroupement est recommandé.
De même, on accomplit pour les deux prières regroupées un seul adhân et deux iqâmah.
On n'accomplit pas l'adhân pour chaque prière mais un seul [avant la première prière], et avant chaque prière un iqâmah, c'est là la chose la plus authentique qui ait été rapporté du Prophète صلى الله عليه وسلم, comme dans la description du pèlerinage d'adieu qu'a fait Jâbir Ibn 'Abdillah Al-Ansârî.
Je dis cela car il y a d'autres versions, y compris dans les recueils de hadiths authentiques (Al-Bukhârî et Muslim) disant que lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم regroupa les prières à Minâ, il y eut deux adhân et deux iqâmah, mais dans le lexique des spécialistes du hadith, on dit que la mention des deux adhân n'est pas ce qui est transmis par la majorité des rapporteurs qui est un seul adhân pour les deux prières et un iqâmah pour chaque prière.
Dès que l'on a accomplit la première prière, on se lève pour accomplir l'iqâmah de la deuxième prière, sans espacement par la récitation de formules d'évocation et encore moins par l'accomplissement de prières surérogatoires car celles-ci cessent lors du voyage.
Les prières qu'il est légiféré d'accomplir avant et après la prière, comme pour la prière du Dhuhr par exemple, toutes ces prières surérogatoires cessent, sauf pour deux d'entre elles : la prière surérogatoire du Fajr et celle du Witr, comme le dit 'Âishah :
«Le Prophète صلى الله عليه وسلم ne délaissait jamais ces deux raka'at (surérogatoires du Fajr) qu'il soit voyageur ou résident.»
ce qui montre l'importance de ces deux raka'at.
Cela est appuyé par la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :
«Les deux raka'at [surérogatoires] de l'aube sont meilleures que ce monde et tout ce qu'il contient.»
c'est pourquoi le Prophète صلى الله عليه وسلم les accomplissait même en voyage.
De même pour la raka'at du Witr que le Prophète صلى الله عليه وسلم accomplissait également en voyage, même en chevauchant sa monture lorsqu'il ne pouvait s'arrêter pour les accomplir au sol.
Ainsi, lorsqu'ils ont terminé la première prière et qu'on prononce l'iqamah de la deuxième, il n'y a pas d'espacement ni par des formules d'évocation ni par des prières surérogatoires.
Ensuite, lorsqu'ils ont accompli la deuxième prière, on ne trouve rien dans la Sunna nous empêchant de prononcer les formules d'évocation connues après les prières à toute heure, mais il n'y a pas d'espacement dans l'accomplissement des deux prières obligatoires.
Question :
Quelle est la limite (de temps) permettant le raccourcissement de la prière ?
Réponse :
Tu veux dire pendant le voyage ?
On ne trouve ni dans le Coran ni dans la Sunna de limites de distances ou de temps.
Nous pouvons tous lire dans le Coran la manière dont Allâh expose une question liée aux jeûneurs (traduction rapprochée) :
«Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage devra jeûner plus tard un nombre égal de jours.» (Al-Baqarah, 184)
Ce qui nous intéresse ici dans ce verset est qu'Allâh dit (traduction rapprochée) :
«Quiconque d'entre vous est maladeou en voyage».
Ainsi, de la même manière qu'Il n'a pas donné de limites à la maladie, Il n'a pas fixé non plus de limites au voyage.
C'est pourquoi toute personne quittant la ville où elle réside devient voyageuse, car le voyage est lié au fait de sortir de la ville.
Si quelqu'un quitte sa ville avec l'intention de voyager, il devient voyageur, qu'il parcourt une courte ou longue distance.
Ce qui va déterminer ce qu'est un voyage est l'usage et la langue, et non la distance que la plupart des gens ignorent.
C'est cet avis qu'il faut prendre en compte et ne pas troubler les esprits en fixant des distances pour délimiter le voyage, car on ne trouve rien de cela dans le Coran ou la Sunna [...]
[Arriver à destination, tout dépend de son intention] soit cet individu veut s'installer [temporairement ou définitivement] à cet endroit, soit il ne veut pas s'y fixer.
S'il veut s'y installer il n'est plus voyageur et doit appliquer les règles du résident, mais s'il ne veut pas s'installer en ce lieu il reste voyageur et les règles du voyage s'appliquent comme la permission de rompre le jeûne pendant Ramadan, de regrouper les prières connues, l'obligation de raccourcir les prières, et d'autres choses encore.
Mais il faut prêter attention à un point que nos pieux prédécesseurs ont pris en considération.
Ils ne disaient pas d'un homme qui s'installait (pour un temps) en un lieu qu'il n'était plus pour autant voyageur, mais ils utilisaient des termes plus précis que le fait de dire : «il a l'intention de s'installer.»
Ainsi, ils disaient : «Il s'est décidé (Ajma'a) à s'installer.», c'est pourquoi je dis en suivant leur exemple : le voyageur qui arrive dans une ville et se décide à s'y installer (temporairement), devient résident, mais s'il ne se décide pas à s'y installer, il reste voyageur.
Il peut donc se décider à s'installer (ce que l'on peut facilement concevoir) ou au contraire «ne pas se décider à s'installer», mais comment cela se manifeste-t-il concrètement ?
Nous disons : celui qui arrive dans une ville pour y réaliser une affaire (ou accomplir une tâche, etc) et se décide à s'installer et ainsi se repose et se met au calme, devient résident.
Mais s'il se dit : demain je repars, après-demain je repars, en raison des incertitudes qui pèsent sur le chemin qu'il doit emprunter, alors il ne s'est pas décider à s'installer, il est hésite dans son intention, si bien qu'il reste voyageur dans cette situation, même si elle dure plusieurs mois.
Ainsi, on rapporte authentiquement que lorsque Ibn 'Umar est parti livrer une bataille, après la mort du Prophète صلى الله عليه وسلم, aux environs de Khurâsân (aujourd'hui au Nord-Est de l'Iran), ils furent pris dans la neige et ils établirent un campement où ils raccourcirent la prière pendant six mois, jusqu'à ce que le chemin se libère et qu'ils puissent retourner chez eux.
Voilà ce que l'on peut dire sur le voyage et ses limites, et en résumé il n'y a aucune preuve ni dans le Coran ni dans la Sunna venant délimiter le temps du voyage ou de l'installation, et tout ce qui a pu être rapporté en ce sens doit être interprété en fonction de l'intention qu'ont eu [le Prophète ou les compagnons de s'installer ou non].
Ce que nous voulons montrer est que cette limite (de quatre jours fixés par certains savants) n'a aucune valeur.
Un homme arrive dans une ville et veut y passer cinq jours, cela n'en fait pas pour autant un résident, il est toujours en voyage.
Tant qu'il est comme Allâh dit (traduction rapprochée) :
«Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage» alors il ne cesse d'être voyageur et les règles du voyage s'appliquent à lui.
Si ce groupe (d'étudiants) vient jusqu'ici et que de nos jours l'usage répandu chez les gens fait de ce trajet un voyage, et qu'ils vont retourner chez eux, alors ils sont voyageurs, sauf s'ils veulent s'installer ici sans vouloir repartir d'où ils sont venus.
En résumé, il n'y a aucune preuve pour montrer que celui qui a l'intention de rester plus de quatre jours devient résident, même s'il est toujours en voyage.
Peut on comparer cela (le récit de Ibn 'Umar) avec ce que nous entendons de certains savants de nos jours qui disent à propos de certains étudiants qui voyagent d'un pays à un autre, qu'il s'agisse d'un pays d'islam ou de mécréance, pour leurs études ?
Un étudiant quitte par exemple un pays arabe pour se rendre aux USA ou en Europe afin d'y demeurer plusieurs longues années, quatre voire plus.
Ces savants disent qu'il est voyageur.
Comment serait-il voyageur.
Nous disons : la parole d'Allâh (traduction rapprochée) :
«Quiconque d'entre vous est [..] en voyage» s'applique-t-elle à lui ?
Non, jamais !
C'est un résident, même en considérant que lorsqu'il est arrivé dans ce pays, il n'avait pas l'intention de s'installer.
Mais en vérité, il voulait s'installer, ne serait-ce que le temps des études.
Puis lorsque vient le temps de visiter son pays pendant les vacances, il le fait, sinon il n'y revient pas.
La question est donc très subtile, mais si l'étudiant en science médite sur ce point, il verra si Allâh le veut qu'en fait elle est très claire.
Question :
Quelle est la règle concernant le voyageur qui entend l'appel à la prière ?
Réponse :
Si nous croyons avec conviction que le voyageur n'est pas obligé d'accomplir la prière du Jumu'ah (et c'est l'avis de la majorité des savants), et que l'obligation d'assister à la prière du Jumu'ah est plus forte encore que la simple prière en commun, et que malgré tout le voyageur n'est pas obligé d'y assister.
Alors, a fortiori, l'obligation d'assister à la prière en commun cesse.
Mais une autre obligation pèse sur ce voyageur et qui est : s'il se trouve avec un groupe de voyageurs ou un groupe de résidents et qu'on appelle à la prière, dans ce cas il lui est obligatoire de prier en commun.
Ceci car il est rapporté dans Al-Bukhârî, ces propos du Prophète صلى الله عليه وسلمadressés à Mâlik Ibn Al-Huwayrith :
«Si vous êtes en voyage, que l'un de vous appelle à la prière, et que le plus âgé d'entre vous dirige la prière.»
Donc il leur a ordonné d'accomplir la prière en groupe, un groupe spécifique de voyageurs.
C'est là la réponse.
Question :
Tu es voyageur et te joins à un groupe de résidents accomplissant la prière du 'Asr ou une autre prière de quatre raka'at.
Tu n'arrives que pour les deux dernières raka'at, alors que fais-tu, tu salues avec l'imam ou tu complètes à quatre raka'at ?
Et quelles sont les preuves à ce sujet ?
Réponse :
Lorsque le voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur se transforme en la prière de ce résident.
Donc, même si le voyageur rejoint l'imam juste avant le salut final et que l'imam quitte la prière, le voyageur doit compléter totalement la prière.
Ceci car il est rapporté dans le Sahih Muslim et le Musnad de l'imam Ahmad, qu'on interrogea 'AbdAllâh Ibn 'Abbas à propos du nomade qui raccourcit la prière lorsqu'il est en voyage, donc comment devait-il prier ici à La Mecque, derrière l'imam ?
Il répondit :
«Il accomplit une prière normale (de quatre raka'at), et c'est là la sunna de Abû Al-Qâsim (le Prophète صلى الله عليه وسلم).»
C'est une preuve claire sur cette question, et cela est appuyé par la globalité de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم rapportée par Al-Bukhârî et Muslim :
«L'imam n'est là que pour être suivi.»
Donc, lorsque le voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur se transforme en prière de résident, et il doit prier normalement, et ce même s'il manque toutes les raka'at (avec l'imam) comme nous l'avons rappelé.
L'imam voyageur n'a pas le droit d'accomplir une prière de quatre raka'at, mais il doit suivre le Prophète صلى الله عليه وسلم en toute situation et se conformer à sa parole lorsqu'on lui dit : «Ô Messager d'Allâh ! Pourquoi raccourcissons-nous la prière alors que nous sommes en sécurité ?»
Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :
«C'est une aumône qu'Allâh vous fait, acceptez donc l'aumône d'Allâh.»
Le voyageur qui dirige les gens dans la prière doit raccourcir la prière.
Par exemple, si je vous dirige dans la prière, j'accomplirai la prière du I'sha en deux raka'at, par contre vous devrez vous l'accomplir en quatre raka'at.
Car l'obligation pour moi est de l'accomplir en deux raka'at, alors que pour vous c'est de l'accomplir en quatre raka'at.
Il ne m'est pas permis de prêter attention à vous, ou en des termes plus précis : il ne m'est pas permis de vous suivre dans la prière.
Votre prière est celle du résident, alors que ma prière est celle du voyageur.
L'imam ne doit pas devenir un fidèle, et inversement le fidèle ne devient pas imam, de sorte que le fidèle suive l'imam qui, lui-même suit le fidèle, non.
Ainsi, si une personne résidente prie derrière un imam voyageur, elle doit compléter sa prière lorsque l'imam prononce le salut final. A l'inverse, lorsqu'un voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur devient une prière de résident, et il doit accomplir quatre raka'at.
C'est ce qu'indiquent clairement les Textes, mais vous pouvez entendre le contraire de certaines personnes, alors prenez garde !
Il est rapporté dans le Sahih Muslim qu'un nomade demanda à 'AbdAllâh Ibn 'Abbâs qui était lui de La Mecque : «Ô Abû Al-'Abbâs - qui est le surnom de 'AbdAllâh Ibn 'Abbâs - Pourquoi lorsque nous sommes en voyage raccourcissons-nous la prière et lorsque nous sommes ici dans la Mosquée Sacrée, complétons-nous la prière ?»
Il répondit :
«C'est là la Sunna de Abû Al-Qâsim.»
Ce qui signifie que lorsque le voyageur prie seul, il lui est obligatoire de raccourcir la prière, mais s'il prie derrière un imam résident, il doit le suivre.
Et cette deuxième règle qui apparaît dans le hadith du Sahih Muslim complète la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم :
«L'imam n'est là que pour être suivi, ne divergez donc pas de lui.»
Si tu pries derrière un imam résident et qu'après s'être assis pour le premier Tashahhud, l'imam se lève et que toi tu prononces le salut final, tu as divergé de lui en t'opposant à la Sunna authentique que nous venons de rappeler dans le hadith de Ibn 'Abbâs.
Question :
Lorsqu'un imam voyageur accomplit la prière et qu'il la raccourcit, il se peut qu'il dirige des gens qui sont eux résidents et on l'entend parfois dire après avoir salué : «votre imam est voyageur, complétez votre prière.»
Est-ce là la Sunna authentique ?
Réponse :
Oui, il lui est obligatoire, lorsqu'il dirige des résidents dans la prière, de dire : complétez votre prière, car nous sommes voyageurs.
C'est ce qu'on rapporte du Prophète صلى الله عليه وسلم par une chaîne de transmission faible, mais authentiquement du Commandeur des croyants 'Umar Ibn Al-Khattâb qui dit :
«complétez votre prière, car nous sommes voyageurs.»
Mais on ne peut dire cela qu'après le salut final.
Mon avis concernant ce salut, et c'est là un avis que je donne sans pouvoir m'appuyer sur un Texte clair, mais uniquement par compréhension et déduction des Textes.
Je suis d'avis que ce salut doit se faire à voix basse, et ce afin d'appliquer la parole du Prophète :
«La fin de la prière est marquée par le salut final.»
S'il prononce cette parole pendant la prière, c'est une parole (humaine, alors que la prière n'est composée que de louanges et de récitations, et toute parole n'est adressée qu'à Allâh) et la prière est invalidée.
Par contre s'il sort de la prière, celle-ci est valide, même s'il salue à voix basse, de même que la prière serait valide s'il entrait dans la prière en prononçant le Takbir à voix basse.
S'il dirige des résidents dans la prière, je suis d'avis qu'il prononce le salut final à voix basse afin de ne pas mettre en difficulté les fidèles qui sont malheureusement le plus souvent inattentifs, si bien qu'ils saluent directement avec l'imam sans se rendre compte qu'ils doivent compléter la prière.
Mais s'il leur dit «complétez votre prière car nous sommes voyageurs», il est plus probable qu'ils complètent, et je n'en suis pas certain pour l'avoir vécu plusieurs fois et avoir indiqué que j'étais voyageur, des gens saluaient malgré tout, en raison de leur grande inattention.
Question :
Il vaut mieux qu'il les informe avant la prière.
Réponse :
Oui cela est meilleur.
Gloire à Allâh, tu m'as rappelé un évènement qui s'est déroulé alors que j'étais à Tabûk chez un ami à qui je rendais visite, et il y avait une mosquée proche de sa maison.
Pour la prière du 'Ishâ, nous nous sommes rendus à la mosquée et il m'a demandé de diriger la prière.
Je lui ai dit discrètement : «Ces gens ne sont pas prêts à voir ce qu'ils considèrent être une innovation : que l'imam accomplisse deux raka'at, et qu'il leur dise : complétez votre prière, c'est là une chose étrange.
Il me dit : pourquoi ne pas leur apprendre la Sunna ?
Je dis : j'aimerais le faire mais j'ai peur qu'ils nous fassent des problèmes.
Il me dit : ne t'en occupe pas.
J'ai donc fait une conférence sur ce thème, mais malgré tout il y eut des problèmes après la prière.
Ils dirent : pourquoi laisses-tu cet homme nous diriger dans la prière, il vient nous perturber, etc.
Mais comme nous disions auparavant mon frère, c'est la Sunna du Prophète صلى الله عليه وسلم qui lorsqu'il dirigeait dans la prière des résidents, ne se souciait pas d'eux et raccourcissait la prière.
On a rapporté ces propos de lui comme nous l'avons rappelé précédemment, ainsi que de manière authentique de 'Umar Ibn Al-Khattâb qui était à La Mecque et priait devant des résidents, alors que lui était voyageur.
Mais il était le Commandeur des croyants, donc il dirigeait la prière et la raccourcissait.
Et il leur disait :
«complétez votre prière car nous sommes voyageurs».
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Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني
L'auteur, l'Imam An-Nawawî, commente les propos rapportés par Abû Hurayra (qu'Allâh soit satisfait de lui), selon lesquels le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - aurait posé la question suivante :
" Sauriez vous me dire ce que signifie Al moufliss ? " :
« Cette interrogation vise à apporter un éclaircissement et donc à informer, car parfois lorsqu'on s'interroge sur une chose, c'est pour répondre à une ignorance et dissiper ce qui nous échappe et c'est ce qui nous pousse à poser une question.
Mais parfois, c'est dans le but de captiver l'intention de la personne présente lorsqu'on lui parle ou encore pour fixer un jugement religieux.
Dans un second exemple, le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui, avait interrogé ses compagnons à propos de la fraicheur des dattes en disant : " Est-ce que cela diminuera de leurs poids si elles s'assèchent ? " en faisant allusion ici aux dattes.
Ils répondirent : "oui", le prophète interdit alors cette pratique. »
Quant au hadith, il ne vise qu'à informer les compagnons du Prophète d'une chose qu'ils ignoraient ou qu'ils ne pouvaient apprendre que par la bouche du Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui et quand ils furent questionnés de la sorte :
"Sauriez-vous me dire ce que signifie Al-moufliss ? "
Ils répondirent : "Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham"
désignant ainsi celui qui a absolument tout perdu ne possédant ainsi ni argent, ni legs, l'infortuné en quelque sorte, c'est-à-dire que pour eux Al-moufliss signifie "pauvre".
C'est en effet ce qui semble être la définition la plus répandue chez les gens si on les questionnait à ce sujet.
Le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - a dit :
"Al moufliss est celui qui viendra le jour de la résurrection, ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté la Zakat (l'aumône légale). "
Et dans une autre version :
" c'est celui qui viendra avec des bonnes actions comparables à une montagne "
c'est-à-dire qu'il viendra avec un nombre impressionnant de bonnes œuvres et possèdera donc une immense provision de bonnes actions et qui aura par ailleurs, insulté untel, calomnié l'honneur d'un autre, volé l'argent de tel autre, répandu le sang de l'un, c'est-à-dire qu'il a commis d'innombrables injustices envers les gens.
Ces derniers viendront réclamer leurs droits auxquels ils ne pouvaient prétendre dans la vie d'ici-bas, ils les reprendront dans l'au-delà.
On s'emparera alors de ses bonnes actions pour les distribuer à untel qui reprendra son dû et un autre puis un autre, en toute équité et en appliquant le talion de plein droit.
Et quand il n'aura plus de bonnes actions à son actif et qu'elles ne suffiront plus à le racheter auprès de ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu.
Qu'Allâh nous en préserve !
Il n'aura plus de bonnes actions à son actif, tous les profits tirés de la Salât (la prière), de la Zakât (l'aumône légale), du Siyam (le jeûne) s'envoleront.
Dès lors, Il aura absolument tout perdu de ses bonnes actions, ainsi, on prendra de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu.
Qu'Allâh nous en préserve !
Les propos du Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - étaient véridiques, car on ne peut mieux définir le mot Al-moufliss.
Pour ce qui est d'Al-moufliss de cette vie d'ici-bas, de cette vie intermittente, il est fort probable que le pauvre devienne à son tour riche durant son existence et vice versa.
Quant à la faillite, la véritable faillite, c'est de perdre absolument toutes ses bonnes œuvres après avoir fait l'effort de les rassembler.
D'ailleurs, elles lui seront exposées et lui feront face le jour de la résurrection, pour qu'ensuite, on les lui retire pour les distribuer à untel et untel.
Il y a en cela, un avertissement aux gens contre l'égarement, afin que l'être humain honore ses obligations de son vivant avant que survienne la mort, c'est ainsi qu'on pourra appliquer le talion durant cette vie d'ici-bas.
Dans l'au-delà, par contre, il n'y a pas de dirham ni de dinar pour racheter ses fautes, mais exclusivement des bonnes actions.
Le Messager d'Allâh - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - poursuit en disant :
"...si bien qu'on lui prendra de ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre.
Quand il n'aura plus de bonnes actions à son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu."
Ce hadith n'annonce pas que la personne y demeurera éternellement, toutefois elle y subira le châtiment mérité suivant les péchés des autres qu'on aura jetés sur lui et à la suite de cela, elle ira au paradis, car le croyant [celui qui a une croyance saine] ne peut demeurer dans le feu indéfiniment.
Bien que s'agissant du feu de cette vie d'ici-bas, son intensité reste tout de même considérable et ne peut être supporté par l'être humain ne serait-ce qu'une brève minute, or qu'en est-il de celui de l'au-delà ?
Qu'Allâh m'en éloigne ainsi que vous.
Explication tirée de Riyad As-Sâlihîn (Le Jardin des Vertueux) - Tome 2"
Traduction rapprochée par Abu Hamza Al Djazairy
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حدثنا قتيبة بن سعيد وعلي بن حجر قالا حدثنا إسمعيل وهو ابن جعفر عن العلاء عن أبيه عن أبي هريرة أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال
أتدرون ما الْمُفْلِسُ ؟ قَالُوا : المفلس فينا من لا درهم له ولا متاع . قَالَ : إن المفلس من أمتي يأتي يوم القيامة بصلاة وصيام وزكاة ويأتي قد شتم هذا وقذف هذا وأكل مال هذا وسفك دم هذا وضرب هذا فيعطى هذا من حسناته وهذا من حسناته فإن فنيت حسناته قبل أن يقضى ما عليه أخذ من خطاياهم فطرحت عليه ثم طرح في النار
'Abd Ar-Rahman rapporte de Zuhayr et lui-même rapporte de Al 'Alla, de son père selon Abû Hurayra, le Messager d'Allâh - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - a dit :
Ils répondirent : " Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham."
Il dit " Al-moufliss dans ma communauté est celui qui viendra le jour de la résurrection ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté laZakat (l'aumône légale) et qui aura par ailleurs, insulté untel, calomnié l'honneur d'un autre, volé l'argent de tel autre, répandu le sang de l'un et frappé l'autre, si bien qu'on lui prendra de ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre. Quand il n'aura plus de bonnes actions[Hassanat] à son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. " [Hadith rapporté par Mouslim dans son Sahih]
هَلْ تَدْرُونَ مَنْ الْمُفْلِسُ ؟ قَالُوا : الْمُفْلِسُ فِينَا ، يَا رَسُولَ اللَّهِ ، مَنْ لَا دِرْهَمَ لَهُ وَلَا مَتَاعَ . قَالَ : إِنَّ الْمُفْلِسَ مِنْ أُمَّتِي مَنْ يَأْتِي يَوْمَ الْقِيَامَةِ بِصِيَامٍ وَصَلَاةٍ وَزَكَاةٍ وَيَأْتِي قَدْ شَتَمَ عِرْضَ هَذَا ، وَقَذَفَ هَذَا ، وَأَكَلَ مَالَ هَذَا ، فَيُقْعَدُ ، فَيَقْتَصُّ هَذَا مِنْ حَسَنَاتِهِ ، وَهَذَا مِنْ حَسَنَاتِهِ ، فَإِنْ فَنِيَتْ حَسَنَاتُهُ قَبْلَ أَنْ يَقْضِيَ مَا عَلَيْهِ مِنْ الْخَطَايَا أُخِذَ مِنْ خَطَايَاهُمْ فَطُرِحَتْ عَلَيْهِ ثُمَّ طُرِحَ فِي النَّارِ . أخرجه أبو داود، كتاب البيوع باب في التمر بالتمر، رقم (3359)، والترمذي ، كتاب البيوع، باب ما جاء في النهي عن المحاقلة، رقم (1225) ، والنسائي ، كتاب البيوع، باب اشتراء التمر بالرطب، رقم (4545)، ابن ماجه ، كتاب التجارات، باب بيع الرطب بالتمر ، رقم (2264) ، وقال الترمذي: حسنٌ صحيحٌ.
'Abd Ar-Rahman rapporte de Zuhayr et lui-même rapporte de Al 'Alla, de son père selon Abû Hurayra, le Prophète - que la paix et bénédictions d'Allâh soient sur lui - a dit :
" Sauriez vous me dire, quel est celui que l'on désignerait par Al-moufliss ? "
Ils répondirent : " Al-moufliss parmi nous est celui qui ne possède ni un dinar, ni un dirham."
Il dit " Al-moufliss dans ma communauté est celui qui viendra le jour de la résurrection ayant observé le jeûne, accomplit les prières, et acquitté laZakat (l'aumône légale) et qui aura par ailleurs, calomnié l'honneur d'un tel, insulté celui-ci, volé l'argent d'un autre, si bien qu'on lui prendra ses bonnes actions pour les distribuer à l'un et à l'autre. Quand il n'aura plus de bonnes actions [Hassanat] à son actif et si elles ne suffisent pas à le racheter auprès ses victimes, on prend alors de leurs péchés pour les jeter sur lui avant de le jeter au feu. "
[Hadith rapporté par Abu Daoud, At-Tirmidhi, An-Nassai, Ibn Madja, At-Tirmidhi a dit de ce hadith qu'il était Hassan Sahih]
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين