« La plume (al-qalam) est désormais desséchée sur la science d’Allâh. »

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« La plume (al-qalam) est désormais desséchée sur la science d’Allâh. »

Dans le Mousnad [Recueil de hadîth de l’Imâm Ahmad], il y a un hadîth d’après ‘Abdullâh Ibn ‘Amr qui rapporte que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

 

« Certes Allâh – Ta’âla – a crée les créatures dans l’obscurité et projeté sur eux une part de Sa lumière [Nûr]. Celui qui a été touché de cette lumière est guidé, et celui qui n’y a pas été touché est égaré. C’est pourquoi je dis : « La plume [Qalam] est désormais desséchée sur la science d’Allâh. » 

Hadîth authentique – Rapporté par Ahmad, Ibn Hibbân dans son Sahîh, Ibn Abî ‘Âssim dans « as-Sounnah », al-Âdjourî dans « ach-Charî’ah », al-Bayhaqî, al-Hâkim et at-Tirmidhî.

 

Ce hadîth éminent constitue un fondement parmi les fondements de la foi. Il ouvre une grande porte énorme parmi les portes du Decret et de Sa sagesse - Et le secours est auprès d’Allâh.

 

Cette lumière [qu’Allâh] a accordée sur eux, c’est elle qui les a revivifiés et les a guidés. [L’âme] a été touchée par une part de cette lumière, mais puisqu’elle ne l’a pas reçue de manière parfaite et complète, [Allâh] l’a parachevée et l’a complétée pour Ses adorateurs par ce qu’il a accordé sur Ses Envoyés (‘alayhim as-Salât wa sallam), à savoir la lumière qu’Il leur a révélée.

 

Certes la lumière précédente liée à l’état originel de l’être, a prédisposé celle-ci à cette seconde lumière. Ainsi la lumière de la Révélation et de la Prophétie s’est ajoutée à la lumière de l’état originel de l’être - « lumière sur lumière » - pour laquelle les cœurs ont rayonné et les visages ont brillé, et qui a revivifié les âmes et inspiré aux membres de se soumettre aux prescriptions avec obéissance. Ce qui ajouta une vie à la vie des cœurs […]

 

Al-Wâbil us-Sayb min al-Kallâm at-Tayb de Ibn al-Qayyîm, p.132

 Publié par manhajulhaqq.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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Ma soeur, ton minhaj !

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Ma soeur, ton minhaj !
-Nous devons nous unir pour un seul but, une seule croyance, sous un seul drapeau, celui du livre (Coran) et de la Sunnah selon la compréhension des pieux prédécesseurs 
 
-Nous devons emprunter le chemin de l' éducation et de la purification, l'éducation des musulmans de la science légiférée, l'invitation à appliquer (cette science légiférée), et la purification des musulmans de ce qu' ils ont comme associationnisme, innovations, péchés, et purifié la Sunnah des traditions faibles et fausses 
 
-S' éloigner du sectarisme en mettant en garde contre le chemin des divergents, des sectes musulmanes, et sectaires, car la paix vis à vis de la division en ce qui concerne la communauté musulmane, ne peut être qu'en suivant la Sunnah authentique, le chemin, des pieux prédécesseurs et en abandonnant les innovations et le chemin des successeurs (qui se sont égarés / après les 3 premières générations) 
 
-Que notre but soit l' agrément d' Allah en renouvelant notre sincérité pour Allah pureté à Lui, et en exécutant le suivi du Messager, paix sur lui 
 
-Notre croyance doit être celle des pieux prédécesseur en général et en particulier 
 
-Notre compréhension de l' Islam dans son ensemble doit être comme celle des savant véridique, dignes de confiance, qui suivent la Sunnah du messager paix sur lui et celle des califes biens guidés 
 
-Notre but : que les gens adorent Allah 
 
-Notre chemin : appeler à Allah selon la compréhension des pieux prédécesseurs. 

Ordonner le bien et interdire le mal, s' empresser pour le Djihad légiféré dans le sentier d' Allah et non comme les gens motivés et ignorants qui font un Djihad non légiféré qui engendre plus de maux que de bien. 

Il faut aussi faire la différence entre les situations de faiblesse et les situations de force. 
 
-Ce qu' on désire en plus : la crainte d' Allah, la certitude, la confiance en Allah, le remerciement, et le renoncement au bas monde 
 
-Notre fidélité est pour Allah, son Messager, paix sur lui et les Croyants 
 
-Notre innocence, l' est vis à vis des mécréants, les gens de l' innovation et des passions, et les sectes. 
 
-Notre animosité, l' est vis à vis des mécréants et des gens des innovations. 
 
Par une étudiante en science posté sur Sahab.net / rubrique femmes 
Traduit par Abou-Safiya 

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Les règles du bon comportement de la visite

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les règles du bon comportement de la visite

Quand on veut rendre visite à une personne il y a des limites et des règles à respecter.

 
Si on dépasse ces limites, les coeurs tomberont malades.
 
Ces règles sont le résultat des expériences j'espère qu'Allah 'aza wa jalla les rendent bénéfiques à mes soeurs filleh .
 
-Choisir le moment et l'heure idéale pour rendre visite 
 
Evites de rendre visite tôt dans la matinée, à midi juste après le déjeuner, ou tard dans la soirée car certaines femmes préfèrent dormir le matin, ou s'occupent de leur ménage, de la préparation du repas etc...) et l'après-midi, après le déjeuner, c'est l'heure de la sieste, c'est un moment ou l'époux se repose à son retour du travail, et la soirée est réservée à la famille, c'est un moment de tranquillité et de calme.
 
-Eviter les visites surprises sans permission et sans prévenir 
 
Il faut toujours demander la permission à la personne que tu veux visiter, par exemple par téléphone, en lui demandant si elle peut te recevoir et si elle n'a pas une préoccupation ou des responsabilités envers sa famille.
 
Ainsi, elle sera prête à te recevoir.
 
En revanche, une visite surprise peut déranger et gêner ton hôte, et plus particulièrement lorsqu'elle même ou sa maison sont dans est un état qu'elle n'aimerait que personne ne voit.
 
-La visite ne doit pas durer longtemps 
 
En effet, la visite lorsqu'elle dure trop longtemps peut devenir ennuyeuse.
 
Ton hôte se sentira mal à l'aise et pensera que tu ne te préoccupes pas de ses responsabilités en tant qu'épouse et mère et responsable de sa maison, à la fin il se peut que son affection pour toi diminue ou pire disparaisse.
 
-Si la visite dure longtemps, occuper ce temps à des choses utiles 
 
L'idéal étant les occupations permettant l'enrichissement scientifique.
 
Comme par exemple, la lecture de livres concernant la religion ou l'écoute de cours profitables.
 
Ainsi, ton hôte sera contente et satisfaite de ta visite, car cela lui aura été bénéfique, son temps ne s'étant pas perdu dans les discussions futiles et sans importance telles que la médisance etc...
 
-L'indiscrétion 
 
Ne soit pas curieuse à propos des affaires concernant ton hôte, son mari et son foyer et même dans les choses anodines car il y des choses qu'elle ne peut confier à personne.
 
-Montre ta joie, et ta gratitude quand elle te sert à manger ou à boire 
 
Conseille la de ne pas trop dépenser, évite de se moquer de ce qu'elle t'a servie.
 
-Ne pas trop rire 
 
Ne pas se moquer des autres car cela rempli les coeurs de rancune surtout si c'est un humour cynique qui pourrait blesser quelqu'un.
 
-Réparer ce que tes enfants ont cassés ou nettoyer ce qu'ils ont sali 
 
Enlever les choses que tes enfants sont susceptibles de casser dans sa maison, pour que ton hôte ne pense pas que tu es une invitée fatigante.
 
-Remercie ton hôte de son accueil 
 
Invoque Allah pour elle. Dis lui " jazaki allah khayran" pour son accueil et sa réception. Excuse toi si jamais tu as été ou tes enfants ont été désagréables, car les excuses peuvent effacer la rancune et le mépris des cœurs.
 
-Ne pas abuser des visites et ne pas les répéter plusieurs fois dans la semaine 
 
Afin qu'elle ne te méprise pas. Comme on dit "fais toi désirer et les gens te désireront" et on dit aussi "ne rend pas visite à un peuple avant que tu leur manque et ne reste pas jusqu'a qu'ils s'ennuient de toi."
 

Écrit par Oum abdarhman

source : sahab.ws

Traduit par Oum Ilyasse corrigé et remanié par l'équipe d'assounnah.com

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La récitation de la fatiha dans la prière

Publié le par 3ilm char3i-La science legiferee

La récitation de la fatiha dans la prière

 L’importance de cette sourate et sa place

 

Cette sourate prend une place très importante dans le Qor’ân, elle est la sourate la plus importante du Qor’ân au même titre que le verset le plus important qui est « Ayat al-Koursî » (Verset du Trône).

 

C’est la raison pour laquelle elle se place au début du Qor’ân.

 

D’où le fait encore qu’elle se nomme « Fâtihat al-Kitâb » (L’ouverture du Livre).

 

Ceci prouve son importance et son rang, car elle n’a été placée au début du Qor’ân qu’en raison de son importance.

 

Quel est le statut de la récitation de la « Fâtiha » dans la prière

 

Parmi l’importance de cette sourate, il y a le fait qu’Allâh – Ta’âla - a rendu obligatoire sa récitation à Ses serviteurs dans toutes les unités de prière.

 

La majorité des gens de science sont d’avis qu’il est obligatoire de la réciter pendant la prière et que toute personne qui ne la récite pas pendant sa prière verra cette dernière nulle, conformément à la parole du Prophète (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) : 

 

« La prière de celui qui ne récite pas la Fâtiha n’est pas valable ». 

 

Ceci concerne celui qui est capable de la réciter.

 

Quant à celui qui n’en est pas capable, en raison de son incapacité à la mémoriser, il récite ce qu’il connaît comme versets du Qor’ân à l’exception de la « Fâtiha », et s’il n’en connaît rien, il prononce alors des formules de rappel telles que : « Soubhânallâh - al hamdoulilleh - La Ilaha illa Allâh - Allahu Akbar - La hawla wa la Qouwata illa billeh » comme cela a été rapporté par le Prophète (sallallahu ’‘layhi Wa sallam) lorsqu’il dit : 

 

« Quand tu es sur le point de prier, dis « ALLâhu Akbar » si tu connais des versets du Qor’ân, récite les, sinon prononce les formules suivantes « Al-HamdouLLiLLeh, Allâhu Akbar et La Ilaha illa Allâh puis incline-toi ».

 

Et la majorité des savants sont unanimes quant à l’obligation de réciter cette sourate tant pour l’imâm que celui qui prie seul, et ont divergé en trois points en ce qui concerne la récitation de la « Fâtiha » pour celui qui est dirigé par un imâm.

 

Le premier avis

 

Il est obligatoire de la réciter pour tous ceux qui prient, tant pour l’imâm que pour celui qui prie derrière lui, comme celui qui prie seul.

 

Conformément au hadîth du Prophète (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) : 

 

« La prière de celui qui ne récite pas la Fâtiha n’est pas valable ». 

 

Ce hadîth est d’ordre général et concerne tous ceux qui prient. 

 

« Il se peut que vous récitiez derrière votre imâm ? ».

Ils répondirent : « Oui, Ô Messager d’Allâh ! ». 

Il dit alors (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) : « Ne récitez que la Fâtiha, car celui qui ne la récite pas verra sa prière nulle ». 

 

Et ceci est le dogme de l’imâm Ach-Châfi’î et d’un ensemble de spécialistes du hadîth comme l’imâm Bukhârî et d’autres.

 

Ils soutiennent que la récitation de la Fâtiha est obligatoire tant pour l’imâm que pour celui qui prie derrière lui, comme celui qui prie seul.

 

Le deuxième avis

 

Il n'est pas obligatoire de la réciter pour celui qui prie derrière l’imâm, car la lecture de ce dernier remplace celle de celui qui prie derrière lui.

 

Le Prophète (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) a dit :

 

« Quand on prie derrière un imâm, la récitation de ce dernier remplace celle de celui qui prie derrière lui ».

 

Cependant la chaîne de transmission de ce hadîth est discutable.

 

Ils se sont appuyés sur la parole d’Allâh – Ta’âla (traduction rapprochée) :

 

"Et quand on récite le coran, prêtez-lui l'oreille attentivement et observez le silence, afin que vous obteniez la miséricorde (d'Allah)" [Coran, 7/204

 

Ils disent, concernant l’explication de ce verset : Certes, Allâh – Djalla wa ‘Ala - a ordonné d’écouter attentivement et d’observer le silence pendant la lecture du Qor’ân.

 

Ce verset est descendu au sujet de l’écoute pendant la prière.

 

Ce qui veut dire que si l’imâm récite le Qor’ân, il est obligatoire pour celui qui prie derrière lui d’observer le silence et d’écouter attentivement.

 

Ce verset prouve que celui qui prie derrière l’imâm n’a pas à réciter, car l’imâm récite pour lui-même et pour ceux qui le suivent. Ceci est le dogme de Abû Hanîfa et de Ahmad.

 

Le troisième avis (et le dernier)

 

Qui est l’avis de l’imâm Mâlik, ainsi que ce que SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah et d’un groupe de savants ont adopté.

 

Qui disent que la récitation de la Fâtiha est obligatoire pendant les prières à voix basse, celles où l’imâm ne récite pas à voix haute comme le Dhohr et le ‘Asr, et affirment que cette récitation n’est pas nécessaire lors des prières à voix haute, car celle de l’imâm suffit.

 

En ce sens que ceux qui prient derrière lui doivent observer le silence et écouter attentivement sa récitation.

 

Ils argumentent que toutes les preuves concordent en ce sens, et que ces dernières qui rendent la récitation de la Fâtiha obligatoire concernent les prières à voix basse et les autres preuves, celles à voix haute.

 

Et cet avis est le plus juste – Incha-Allâh [1].

 

Ainsi, en résumé, il y a trois avis (comme rappelé par SHeikh ‘Abdullâh al-Bassâm)

 

Le premier mentionne qu’il faut réciter la « Fâtiha » derrière l’imâm, qu’il récite à voix basse ou à voix haute.

 

Le deuxième qui est le plus connu qui dit qu’il n’est pas obligatoire de réciter derrière l’imâm, qu’il récite à voix basse ou à voix haute. 

 

Et celui qui est le plus authentique des avis est qu’il faut réciter (la Fâtiha) quand l’imâm récite à voix basse, mais pas quand il récite à voix haute. Et celui-ci est l’avis adopté par l’imâm Mâlik, et celui qu’a choisi Ibn Taymiyyah [2].

 

[1] Douroûss min al-Qor’ân il-Karîm de SHeikh Sâlih al-Fawzân, p. 36-39

[2] Hâchiyah ’ala ‘Oumdat al-Fiqh de SHeikh ‘Abdullâh al-Bassâm, p.33

 

copié de manhajulhaqq.com

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Le décès d’un enfant

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le décès d’un enfant

Question :

 

Quel est le sort des enfants des musulmans ainsi que celui des associateurs lorsqu'ils meurent ?

 

Réponse :

 

Le sort des enfants des croyants est le paradis, car ils suivent leurs parents.

 

Allâh dit :

 

وَٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ وَٱتَّبَعَتۡہُمۡ ذُرِّيَّتُہُم بِإِيمَـٰنٍ أَلۡحَقۡنَا بِہِمۡ ذُرِّيَّتَہُمۡ وَمَآ أَلَتۡنَـٰهُم مِّنۡ عَمَلِهِم مِّن شَىۡءٍ۬‌ۚ كُلُّ ٱمۡرِىِٕۭ بِمَا كَسَبَ رَهِينٌ۬

 

« Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérite de leurs œuvres, chacun étant tenu responsable de ce qu'il aura acquis. » (Sourate 'Et-Tur' verset 21)

 

En ce qui concerne les enfants des associateurs, ceux qui ont été élevés par des parents non musulmans, beaucoup de choses ont été dites sur eux.

 

Nous disons : Allâh est le plus savant sur ce qu'ils auraient fait.

 

Donc en ce qui concerne les règles de la vie d'ici-bas, ils sont à la même place que leurs parents, mais pour l'au-delà, Allâh est le plus savant de ce qu'ils auraient fait, comme l'a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم Allâh est le plus savant de leur devenir.

 

Et c'est ceci que nous disons, car en vérité cela ne nous regarde pas énormément, mais ce qui nous concerne, c'est leur jugement ici-bas aux enfants des associateurs, nous ne les lavons pas, nous ne les recouvrons pas de linceul, nous ne prions pas sur eux et nous ne les enterrons pas dans les cimetières musulmans.

 

Et Allâh est le plus savant. 

 

Recueil de fatawas - Question numéro 57 page 115

 Publié par fatawaislam.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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Règles concernant al-hijra

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Règles concernant al-hijra

Question :

 
Comment pouvons-nous faire al-hijra (l'émigration) pour Allah de nos jours ?
 
Réponse :
 
La louange est à Allah. 

Al-hijra (l'émigration) pour l'amour d'Allah signifie partir d'une terre de shirk vers une terre d'islam, comme les musulmans sont partis de Makkah, avant que ses gens ne deviennent musulmans, vers Al-Madina, parce qu'elle était devenue la ville de l'islam après que ses gens aient prêté serment d'allégeance (bay'a) au prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et lui aient demandé de faire al-hijra.

Ainsi  al-hijra signifie émigrer pour rejoindre d'autres musulmans. 

Al-hijra peut aussi prendre la forme d'un déplacement d'une terre de shirk vers une autre terre de shirk où le mal est moins répandu et où il y a moins de danger pour les musulmans, comme quand certains des musulmans ont émigré de Makkah, sous l'ordre du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), vers l' Abyssinie (l'Ethiopie).

Et il n'y a de force qu'en Allah. Qu'Allah bénisse notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons et qu'Il leur accorde la paix. [1]
Question :

Quelles sont les caractéristiques nécessaires qui doivent être présentes dans un pays pour qu'il soit considéré commedarul-harb (terre de guerre) ou darul-kufr (terre de mécréance) ?

Réponse :

La louange est à Allah.

 

-Toute terre ou région dans laquelle les dirigeants et ceux qui détiennent l'autorité respectent les limites prescrites par Allah et qui gouvernent les gens conformément à la Shari'a islamique et où les gens sont capables d'effectuer ce que l'islam leur a imposé, est considérée comme étant Darul-Islam (terre d'Islam).


Les musulmans dans de tels pays doivent obéir à leurs dirigeants en ce qui concerne ce qui est bon ( ma'ruf) et être sincère envers eux, les aider à s'occuper des affaires d'état et leur donner un appui moral et pratique.

Ils doivent vivre là et ne pas aller vivre ailleurs, sauf en un autre lieu qui soit sous la loi islamique où ils pourront être plus aisés.

Comme Al-Madinah après l'émigration du prophète ( sallallahu 'alayhi wa sallam), quand l'état islamique a été établi là-bas et comme Makkah après la Conquête, quand les musulmans ont pris le pouvoir et qu'elle soit devenue Darul-Islam après qu'elle ait étédarul-harb et qu'il ait été obligatoire aux musulmans qui étaient capables de partir, d'émigrer.

 

-Tout pays ou région dans lequel les dirigeants et ceux qui détiennent l'autorité ne respectent pas les limites prescrites par Allah et ne dirigent pas ceux qui sont sous leur responsabilité par les règles de l'islam et dans lequel les musulmans ne peuvent établir les rites de l'islam, est darul-kufr (terre de mécréance).

 

Comme  Makkatul-Mukarramah avant la Conquête, quand elle était darul-kufr.

Ceci s'applique à n'importe quelle terre dans laquelle les gens appartiennent à la religion d'islam, mais où ceux qui détiennent l'autorité gouvernent selon des lois autres que celles révélées par Allah et où les musulmans ne peuvent établir les rites de leur Religion.

Ils doivent émigrer de ce lieu, fuir pour que leur obligation religieuse ne soit pas mise en péril, vers une terre gouvernée par l'islam et où ils pourront faire ce qui est exigé d'eux par la Shari'a.

Quiconque est incapable d'émigrer parmi les hommes, les femmes ou les enfants seront excusés, mais les musulmans dans d'autres pays doivent les sauver et les amener des pays des mécréants vers la terre d'islam. Allah le Glorifié dit (traduction rapprochée) :

« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : "Où en étiez-vous ? " (à propos de votre religion) - "Nous étions impuissants sur terre", dirent-ils. Alors les Anges diront : "La terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ? " Voilà bien ceux dont le refuge et l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l'exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur.. » [Sourate An-Nisa 4:97-99]

« Et qu'avez vous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : "Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur".. » [Sourate An-Nisa 4:75]

Mais quiconque est capable d'établir les rites de l'islam dans sa famille, d'établir la preuve contre les dirigeants et les gens qui détiennent l'autorité, de provoquer la réforme, et de les faire changer leurs voies, alors il est prescrit pour lui de rester parmi eux, parce qu'il y a l'espoir qu'en restant il pourra transmettre le message et les reformer tant qu'il est préservé de la tentation et de la fitna.

Et il n'y a de force qu'en Allah.

Qu'Allah bénisse notre prophète Muhammad.
 
[1] Fatawal-Lajnatud-Da'ima (12/50)
[2] Fatawal-Lajnatud-Da'ima (12/51)

 

Article tiré du site troid.org
Publié par salafs.com

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

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Les droits du voisin

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les droits du voisin

Les droits du voisinage et son mérite dans la sounna authentique...

 

-L'interdiction de porter préjudice à son voisin

 

Abu hourayra rapporte que le prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) a dit :

 

"N'entre pas au paradis celui dont le voisin n'est pas à l'abri de son mal"

(boukhari,muslim...)

 

-Etre bienveillant à l'égard des voisins

 

Mon grand ami m'a fait une recommandation :

 

"Quand tu prépare un ragout, augmente son eau puis cherche une famille de tes voisins et donnes-lui en un peu avec gentillesse"

(rapporté par abou daoud et al boukhari)

 

-Le voisin vertueux fait partie du bonheur

 

Sa'd b.abi waqqas rapporte que le messager d'Allah (sallallahou 'alaihi wa sallam) a dit :

 

"4 choses font parties du bonheur :

    -la femme(l'épouse) vertueuse

   -une maison spacieuse

   -le voisin vertueux

   -et la bonne monture

 

Et 4 choses, du malheur :

   -le mauvais voisin

   -la mauvaise femme(epouse)

   -la maison etroite

   -et la mauvaise monture."

(rapporté par Ibn Hibban (1232) et al Khatib (13/99) avec une chaine de narrateurs authentique)

 

copié de darwa.com

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Allonger Al-Adhan

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Allonger Al-Adhan

Question :

 
Quel est le jugement sur  l'adhan quand le muadhin prolonge certains sons, comme "Allahu Akbar" "Allahu Akbar" ?

 

Réponse :


Si le muadhin ajoute des lettres complémentaires à l'adhan changeant ainsi le vrai sens arabe, l'adhan n'a en réalité pas été fait de sa manière légiférée.
 
Le messager d'Allah ( sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Quiconque accomplit une action sur laquelle il n'y a pas notre ordre, alors elle est rejetée » [1]

-Cependant, s'il y a un son supplémentaire à un des mots de l'adhan, un complément qui ne change pas son sens, alors ce son supplémentaire est considéré comme un changement et le muadhin n'a pas correctement accompli son devoir. 

Un tel adhan est acceptable, mais le muadhin perd la récompense pour son manque de souci de la façon appropriée d'exécuter al-adhan.

L'imam et la communauté dans ce cas doivent chercher autre muadhin qui exécutera l'adhan avec son approprié, la prononciation légiférée, qui n'insérera pas de compléments dans l'adhan.

Bien sûr je me réfère au deuxième scénario ici (c'est à dire : ajouts sans changement de sens).


-Cependant, si l'adhan a été appelé selon le premier scénario mentionné (changement de sens), il n'est pas acceptable et doit être répété.

C'est le cas quand le sens a été changé de son sens original, comme il est trouvé dans le hadith. [2] 

Si c'est le cas,  l'adhan n'a pas été appelé de la manière voulue et prescrite, donc l'adhan doit être répété et Allah est plus savant.

Dans ces deux cas spécifiquement ("Allahu Akbar" "Allahu Akbar"), le sens de l'adhan n'a pas été changé, donc l'adhan ne doit pas être répété et Allah est plus savant.

 

[1] Sahih Muslim *4468 (6/242 de Sharh An-Nawawi)
[2] Voir Sahih Muslim *848 (2/308-309 de Sharh An-Nawawi)


Article tiré du site bakkah.net
Source : cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du shaykh, fichier n°AAMB012, daté 1423/6/25.

Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Ibn 'Omar Bâzmoul - الشيخ محمد بن عمر سالم بازمول

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Est-ce que la femme peut rester seule dans un pays musulman ?

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Est-ce que la femme peut rester seule dans un pays musulman ?
Question :

 

Est-il permis à une femme de résider dans un pays musulman seule si elle y a été avec son Mahram ? 

 

Réponse :

 

Si elle est en sécurité, elle réside dans un pays musulman, dans une habitation propre à elle ou bien si elle a avec elle des proches parmi les maharim, il n'y a aucun mal. 

 

Questions posées le vendredi 24 septembre 2005 lors de ses cours journaliers sur paltalk

Publié par 3ilmchar3i.net

Cheikh Zayd Ibn Mohammed Al Madkhali - الشيخ زيد بن محمد بن هادي المدخلي

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Profitez du remède que constitue «سورة الفاتحة» (sourate al-Fatiha) (vidéo-audio)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

 

 

Profitez du remède que constitue «سورة الفاتحة» (sourate al-Fatiha) (vidéo-audio)

L'Imam Ibn Qayyîm al-jawziya a dit :  

 

Que penser de la « Fâtiha » qui n'a de semblable [dans la révélation] ni dans le Qor'ân, ni dans la Thora, ni dans l'Evangile et ce qui ressemble à cela, car elle renferme toutes les significations du Livre d'Allâh, qui englobe l'indication de l'origine et des fondements des noms d'Allâh - Ta'âla - qui sont :

Allâh, le Seigneur, le Très Miséricordieux, la confirmation du rassemblement, la mention des deux unicités :
 
L'Unicité de la Seigneurie et l'Unicité de l'adoration, qu'Il soit loué dans la demande de secours et dans la demande de la guidance, et sa particularité par laquelle Il est loué, la mention de la meilleur des invocations sur ce qui est le plus utile et obligatoire, et que l'adorateur a le plus besoin.

Et cela est la guidance vers le chemin des vertueux qui renferme la plus parfaite de Ses connaissances, de Son Unicité et de Son adoration, qui est la droiture [que l'adorateur] a jusqu'à la mort, et cela englobe les diverses catégories [de personnes] et fractions, celles gratifiées [par Allâh] pour leur connaissance de la vérité car elles l'ont appliquée, aimée et préférée, [à l'inverse de ceux] qui ont encouru la colère [d'Allâh] car ils ont dévié de la vérité après en avoir eu connaissance, [et à la différence] de ceux qui ce sont égarés, ceux pour qui la vérité a été voilée.
 
Telles sont ainsi les diverses catégories.
 
[La « Fâtiha »] contient la confirmation du destin et de la loi, des noms et des attributs, du rassemblement et des prophéties, de la purification des âmes, de l'amélioration des cœurs, de la mention de l'équité et de la charité d'Allâh, et de la réplique faite à l'ensemble des gens de l'innovation et du faux comme nous l'avons mentionné dans le commentaire [de cette sourate] dans notre grand ouvrage « Madâradj as-Sâlikîn ».
 
Véritablement, cette sourate contient une guérison par laquelle on y trouve un remède, et avec laquelle [on l'utilise] comme exorcisme des maux.
 
La « Fâtiha » renferme la sincérité de l'adoration, la louange sur Allâh, le fait [de s'en remettre à Lui] dans la délégation des affaires qui toutes proviennent de Lui, la demande de Son secours, la confiance en Lui, l'imploration de l'ensemble de Ses faveurs, qui sont, la guidance vers ce qui amène les grâces et repousse les châtiments.
 
Certes, [cette sourate] constitue l'une des plus puissantes guérisons qui se veut suffisante.
 
Il a été dit : La partie de la « Fâtiha » qui sert à l'exorcisme est la suivante (traduction rapprochée) :
 
« C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours. » [Coran, 1/5]
 
Il ne fait pas de doute que ces deux phrases forment la partie la plus puissante de ce remède, vu qu'elles contiennent la remise complète en Allâh et la remise confiante en Lui, le recours [auprès de Lui] et la demande de secours, le besoin et la sollicitation, ainsi que la réunion du plus noble objectif qui est l'adoration du Seigneur Unique, et le moyen le plus illustre qui est l'imploration du secours d'Allâh dans Son adoration.
 
Il n'y a pas de [sourate] autre que celle-là qui renferme tous ces éléments.
 
Il m'est arrivé une fois de tomber en proie à la maladie alors que j'étais à la Mecque.
 
À ce moment-là, j'étais privé de médecin et de médicament.
 
Je pris donc une gorgée d'eau de « Zamzam », récitait cette sourate [al-Fâtiha] à maintes reprises avant de la boire.
 
Cet acte m'apporta la guérison complète.
 
Et je ne me passais plus par la suite de cette cure pour pallier les douleurs, et elle m'apporta l'utilité désirée.
 

Kitâb « Zâd ul-Ma'âd fî hadî kheyr al-'Ibâd » - 4/163-165

 Publié par manhajulhaqq.com

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Cheikh Abdel-Baari At-Thoubéïti - الشيخ عبد الباری الثبیتي

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Voyager dans les pays non-musulmans

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Voyager dans les pays non-musulmans
Question :
 
Quel est le verdict au sujet du voyage dans les pays non-musulmans dans le but de vivre dans ces pays et de s'y installer ?

 
Réponse :
 
La règle de base au sujet de voyager vers les pays des Kouffars est que cela n'est pas permis pour celui qui n'est pas capable de pratiquer ouvertement sa religion, et cela n'est permis que pour une nécessité (Darourah), comme pour un traitement ou des choses de ce genre, et cela avec la capacité de pratiquer ouvertement sa religion et de mettre en application ce qu'Allah à rendu obligatoire et sans transiger et sans faire de compromis au sujet de sa religion et sans se laisser aller par la paressedans l'accomplissement de ce qu'Allah lui à rendu obligatoire.

En ce qui concerne s'établir dans ces pays, la question est plus sérieuse.

S'établir parmi les Moushrikines n'est pas permis pour les musulmans.

Car le prophète (paix et salut d'Allah sur lui) a interdit au musulman de s'établir parmi les Moushrikines (rapporté par Abou Daoud).

Excepté si son établissement dans ces pays amène un bienfait sur le plan de la Shari'ah ; comme pour appeler à Allah et que le fait de rester parmi les Moushrikines à un impact dans l'appelle à Allah et dans l'expansion de l'Islam.

C'est une chose qui est bien, si c'est dans ce but, c'est-à-dire l'appelle à Allah et de répandre sa religion et de renforcer les musulmans qui sont dans ces pays.

Toutefois si c'est uniquement pour s'établir et rester avec les kouffars, sans la présence d'aucun bienfait à cela sur le plan de la Shari'ah, dans ce cas ce n'est certes pas permis pour un musulman de s'établir dans le pays des Moushrikines.

Et parmi les buts qui rendent permissible le voyage vers les pays des Kouffars : L'apprentissage des sciences qui sont nécessaires aux musulmans ; comme la médecine, l'ingénierie, s'il n'est pas possible d'apprendre ces sciences dans les pays musulmans.).
 
Traduit par le frère Abu Hammad al Hayiti
Tiré de son livre: L'islam et l'intégrisme Page 368
Publié par alminhadj.fr

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Le moyen de réveiller les musulmans

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le moyen de réveiller les musulmans

Question :


Est-ce que les musulmans sont dépassés ?

Pourquoi ?

Comment est-il possible de les réveiller ?
 
Réponse :
 
Aucun croyant n'est satisfait de la situation actuelle des musulmans.

Ils ont pris beaucoup de retard à cause de leur manquement à la responsabilité que leur a confiée Allâh.

Ils ont aussi négligé la propagation de cette religion et l'appel de l'humanité vers Allâh, glorifié soit-Il.
 

Ils ont négligé la préparation de la force qu'Allâh leur a ordonné de préparer, comme Il le dit (traduction rapprochée) :  
                                      

«Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d'effrayer l'ennemi d'Allâh et le vôtre» (1)


Ils ont fait preuve de laxisme dans le fait de prendre garde à leur ennemi alors qu'Allâh dit  (traduction rapprochée) :

                                                                                                     

«Cependant, prenez garde.» (2)


Allâh dit aussi (traduction rapprochée) :      

                                      

«Ô vous qui croyez, ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes. [car] Ils ne manqueront pas de vous bouleverser. Ils souhaiteraient que vous soyez en difficulté.» (3)


 Il dit encore (traduction rapprochée) :        

 

«Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres» (4)


Ces points qu'ils ont négligés ont engendré cette arriération.

Nous demandons à Allâh de les retirer de cette situation et de les renvoyer vers la bonne voie, celle que le Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui, a tracée :


«Je vous ai laissé sur la voie limpide, sa nuit est aussi claire que le jour» (5)


dans une autre parole :


«Je laisse parmi vous deux choses ; si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais : le Livre d'Allâh et ma Sunna». (6)


La raison de l'arriération des musulmans est qu'ils n'ont pas agi selon les recommandations d'Allâh et du Messager d'Allâh en ce qui concerne l'attachement à leur religion, au Livre d'Allâh et à la Sunna de leur Prophète.

Aussi, ils n'ont pas pris de précautions afin de se mettre à l'abri du stratagème de leurs ennemis.


Malgré tout cela, nous ne prétendons pas qu'il n'y a plus de bien et qu'il n'y a plus d'occasions de le faire. Il y aura toujours du bien dans cette communauté quoiqu'elle atteigne comme niveau de faiblesse.

 

Le Prophète, prière et salut d'Allâh sur lui, dit : 


«Un groupe de ma communauté ne cessera d'être sur la vérité, victorieux, ne les nuit pas ceux qui les trahissent, ni ceux qui s'opposent à eux jusqu'au Jour du Jugement Dernier.» (7)


Peu importe le niveau de faiblesse qu'atteint la communauté, le bien n'en sera jamais exempt.

Il y aura toujours en elle ceux qui appliquent la religion d'Allâh, même si c'est en nombre restreint.
 

(1) Le Butin, v. 60.
(2) Les Femmes, v. 102.
(3) La Famille d'Imrân, v. 118.
(4) La Table Servie, v. 51.
(5) Rapporté par Ibn Mâjah dans son introduction (43) et Ahmad (4/126).
(6) Rapporté par l'imam Mâlik dans Al-Muwatta, chapitre du destin (899).
(7) Rapporté par Muslim, chapitre du gouvernement (1920), selon Thawbân ; et le hadith a été rapporté par de nombreux Compagnons dans des termes similaires.

 

Kitâb ud-Da'wa (7), 2/166-167

Publié par fatawaislam.com

 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan - الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

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Développer l’amour pour Allâh عز وجل

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Développer l’amour pour Allâh عز وجل

Les gens ont discuté de la mahabbah (l'amour envers Allah) ; Ses causes et ce qu'elle rapporte, ses signes, ses fruits et ses règles.


Les paroles les plus compréhensibles à ce sujet sont celles de  Abû Bakr al-Kataanee (rahimahoullah) sur al-Junayd (d.279H).

Abu Bakr al-Kataanee (d.322H) a dit :

 

"Une discussion sur la Mahabbah a eu lieu à Mekkah pendant le mois du Pèlerinage. Les shouyoukh qui étaient présents parlèrent sur ce sujet et al-Junayd était le plus jeune d'entre eux. Ils lui dirent : « O 'iraqee (l'iraquien), qu'as-tu à dire ? Alors il baissa la tête, et des larmes coulèrent de ses yeux puis il dit :
 
«Un servant doit surmonter son âme ; Et être constant dans le rappel d'Allah ; Etablissant les Droits de son Seigneur ; En se concentrant sur Lui avec son cœur ; La crainte faisant flamber son cœur ; Tandis qu'il boit de son navire le vrai amour Et que certaines réalités lui sont dévoilées ; Donc, lorsqu'il parle c'est grâce à Allah ; Quand il parle, cela vient d'Allah ; Quand il bouge, c'est par le commandement d'Allah Et quand il est serein, alors cela vient d'Allah ; Il appartient à Allah, il est pour Allah, et il est avec Allah.»
 
Alors les shouyoukh se mirent à pleurer : « Comment peut-on faire plus que cela ? Qu'Allah te récompense en bien, O joyau des biens informés ! » [1]
 
L'imam Ibnul-Qayyim (rahimahoullah) a dit plus loin :
 
« Les raisons qui amènent au développement de la Mahabbah (l'amour envers Allah) sont de dix :

- Réciter le Qur'an, réfléchir sur ses paroles et comprendre leur sens.

- Se rapprocher d'Allah par l'accomplissement d'actes surérogatoires après les actes obligatoires.

- Être constant dans le dhikr (rappel) d'Allah - en toutes circonstances - avec la parole, le cœur, et les membres. Plus le dhikr est constant, plus la Mahabbah est intensifiée.

- Donner la priorité à ce qu'Allah aime - lorsque nos désirs prennent le dessus - au lieu de ce que l'on aime et désire personnellement.

- Faire que le cœur contemple les Noms et Attributs d'Allah. Être témoin de ce qu'ils impliquent et faire que le cœur soit éclairé dans le jardin de cette réalisation.

- Reconnaître la miséricorde et les faveurs d'Allah ; qu'elles soient apparentes ou cachées.

- Assujettir le cœur et être humble devant Allah, afin qu'il soit dans la crainte d'Allah.

- S'isoler, au moment pendant lequel Allah descend au niveau le plus bas du ciel, réciter le Qur'an, et finir la récitation en recherchant le pardon d'Allah et se repentir sincèrement à Lui.

- S'asseoir dans les assemblées de ceux qui aiment sincèrement et véritablement Allah, récolter les bénéfices de leurs enseignements, et ne parlez que si vous savez qu'il y a en cela un bénéfice et que de telles paroles vous élèveront vers le bien et que d'autres en bénéficieront en même temps.

- Se tenir à l'écart de toutes les choses qui pourraient éloigner les cœurs d'Allah 'Azza wa Jalla.
Donc voici 10 cas permettant au véritable croyant d'atteindre le vrai amour pour Allah, pour qu'il puisse atteindre Allah 'Azza wa Jalla. » [2]
 

[1] Madarijus Salikeen (3/9)

[2] Madarijus Salikeen (3/17-18)

 

Source : Troid.org

Traduit par Ummu Wassim, revu et corrigé par Umm'issa

Publié par sounna.com

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

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12 comportements à avoir au moment de manger

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

12 comportements à avoir au moment de manger

Al Hassan Al Basriy à dit :

"Il y a douze comportement à avoir au moment de manger

 

    • Quatre sont obligatoires,
    • quatre sont des actes de la tradition prophétique
    • et quatre sont des actes de civilité.


Quant aux quatre obligatoires, ce sont

 

Dire Bismillah,
La pureté des aliments,
La satisfaction de ce qui est posé
Et le remerciement pour les bienfaits.

 

Quant aux actes de la tradition, ce sont

 

S'assoir sur le pied droit,
Manger ce qu'il y a devant soi,
Manger avec les trois doigts de la main droite
Et lécher les doigts.

 

Quant aux actes de civilité, ce sont

 

Se laver les mains avant et après avoir mangé,
Faire de petites bouchées,
Bien mâcher
Et détourner son regard de ceux qui mangent. "

 

Tiré de "Al-Hassan Al-Basri" de Ibn Al-Jawzi, édition Sabil, p.5
copié de darwa.com

 

Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih - الإمام أبي الفرج عبد الرحمن بنُ عليّ بن الجوزي

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Les bienfaits d’avoir des filles

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les bienfaits d’avoir des filles

Question :

 

Le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :

 

«Quiconque a trois filles, les traitent avec patience et assure leurs besoins alimentaires, elles lui fourniront une protection contre l'enfer.»

 

Cette protection profitera-t-elle exclusivement à leur père ou s'étendra à la mère ?

 

Je possède -Allah soit loué - trois filles ?

 

Réponse :

 

Le hadith s'applique aux père et mère en raison des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) :

 

«Quiconque a deux filles et leur assure une bonne éducation, elles lui fourniront une protection contre l'enfer.»

 

Il en est de même si l'on a des sœurs, des tantes paternelles et maternelles ou d'autres parents, si on leur assure un bon traitement.

 

Nous espérons que cela vaudra aussi à son auteur l'accès au paradis.

 

En fait, si on leur fait du bien, on mérite pour cela une énorme récompense et bénéficiera d'une protection contre l'enfer en raison de sa bonne œuvre.

 

Cela est réservé aux musulmans.

 

En effet, quand un musulman accomplit ces bonnes œuvres pour complaire à Allah, il assure du coup son salut contre l'enfer.

 

Car la protection contre l'enfer et l'accès au paradis dépendent de nombreuses causes.

 

Aussi convient-il au croyant d'employer une multitude de ces causes.

 

Mais la pratique de l'Islam demeure la principale cause d'échapper à l'enfer et d'accéder au paradis.

 

Il existe des actions qui conduisent leur auteur musulman au paradis et lui permettent d'échapper à l'enfer.

 

Tel est le cas de la bienfaisance à l'égard de ses propres filles ou sœurs.

 

Il en est de même de la perte de deux enfants mineurs.

 

On dit au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : «et la perte de deux enfants ?»

À quoi il répondit : «et la perte de deux».

 

Ils ne l'interrogèrent pas à propos de la perte d'un seul enfant.

 

Il est cependant rapporté de façon sûre que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :

 

Allah, le Puissant et Majestueux a dit (traduction rapprochée) :

 

« Quand mon serviteur croyant perd un être qui lui est cher et reste patient pour complaire à Allah, il n'aura pas d'autre récompense que le paradis »

 

Le Transcendant et le Très Haut explique ainsi que quand Il rappelle à Lui un être cher à Son serviteur et que celui-ci demeure patient pour complaire à Allah, il n'en pourra être récompensé que par l'accès au paradis.

 

La perte d'un seul enfant de bas âge entre dans le cadre du hadith, pourvu que ses parents supportent avec fermeté son rappel à Allah.

 

Seul l'accès au paradis peut récompenser leur attitude.

 

C'est là une immense grâce divine.

 

Ceci s'applique aussi aux époux et à l'ensemble des parents et amis.

 

S'ils observent une belle patience [devant la perte d'un être cher], ils sont concernés par le hadith, sous réserve de se mettre à l'abri d'une situation de non applicabilité du hadith comme la persistance dans les péchés majeurs jusqu'à la mort.

 

Nous demandons à Allah le salut.

 

Le recueil des fatwas du cheikh Abdel Aziz Ben Baz

Tome 4 page 375

Publié par fatawaislam.com

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

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Distinguer le croyant, le musulman, le combattant et l’émigré sur le chemin d’Allah...

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Distinguer le croyant, le musulman, le combattant et l’émigré sur le chemin d’Allah...

D'après l'Imam Ahmad dans son Mousnad, selon Fudala ibn 'Ubayd (qu'Allah soit satisfait de lui), le Messager d'Allah (prières et bénédiction d'Allah sur lui) a dit au cours du Pèlerinage d'Adieu :


« Vous informerais-je au sujet du croyant ?
C'est celui dont les gens ne le craignent pas à l'égard de leurs biens et pour leurs propres personnes.

Le musulman, est celui qui épargne les musulmans de sa main et de sa langue.

Le combattant est celui qui lutte contre son âme pour la soumettre à Allah.

L'émigré est celui qui délaisse les fautes et les péchés. »
[ Mousnad Ahmed (21/6) ; el Albani - Allah lui fasse miséricorde -  l'a authentifié dans As-Sahiha (549).].
 
Ce hadith fait partie des recommandations que le Prophète (prières et bénédiction d'Allah sur lui) a données et enseignées à sa communauté au cours du Pèlerinage d'Adieu.
 
Il a donné aux nobles noms suivants leur sens véritable :
  •  
    • la croyance,
    • l'Islam,
    • le combat,
    • et l'émigration.
 
Il a désigné les personnes qui en sont qualifiées en premier lieu, en dévoilant le sens profond que cela implique : la source de leur bonheur absolu sur terre et dans l'au-delà.
Enfin, il a fixé leur contour à travers un discours concis et précis.
 
Le croyant est celui dont les gens n'ont rien à craindre pour leurs biens et pour eux-mêmes.

En effet, la foi, lorsqu'elle imprègne le cœur et l'envahit, oblige son auteur à remplir les exigences que celle-ci requiert.

Elle réclame entre autres de respecter ses engagements, être sincère dans les relations avec autrui, renoncer à être injuste envers les gens au niveau de leur personne et de leurs biens.

L'auteur de telles vertus ne peut passer inaperçu.

Les gens seront rassurés au niveau de leurs biens et de leur personne, et ils auront confiance en lui, car connaissant pertinemment son scrupule face à ses engagements.

Remplir ses engagements compte parmi les obligations les plus caractéristiques de la foi comme l'affirma le Prophète (
prières et bénédiction d'Allah sur lui) : 

« Quiconque n'est pas fidèle à ses engagements ne peut prétendre à la foi. »
[ Rapporté par Ahmed (135/3), et ibn Hibban (194), selon Anas ibn Malik - qu'Allah l'agrée - ; el Albani - Allah lui fasse miséricorde -  l'a authentifié par le biais d'un autre dans Sahih Mawarid Az-Zham-an (42).]

Le musulman est celui qui épargne les musulmans de sa main et de sa langue, étant donné que le véritable Islam consiste à se soumettre à Allah et à parfaire Son adoration, tout en respectant les droits des musulmans.

L'Islam ne peut s'accomplir tant que l'individu n'aime pas pour ses frères ce qu'il aime pour lui-même.

Cela ne peut se réaliser s'il ne leur épargne pas le mal de sa langue ou de sa main.

Voici le principe lié au devoir qui incombe aux musulmans.

Celui qui n'épargne pas autrui par sa langue et par sa main, comment peut-il remplir son devoir envers ses frères musulmans ?

Celui qui laisse libre cours à sa langue ou sa main en portant atteinte aux musulmans, dans l'intention de faire du mal et de porter préjudice à autrui, comment peut-il réaliser son Islam ?

En épargnant les autres de son mal au niveau des paroles et des actes, la personne dévoile la plénitude de son Islam.

Cela démontre que le croyant se trouve à un niveau plus élevé que le musulman étant donné que la personne en qui les musulmans ont confiance concernant leurs biens et leurs personnes va a fortiori s'épargner de leur porter préjudice par sa langue ou sa main.

S'il ne les avait pas épargnés ainsi, ils n'auraient certainement pas confiance en lui.

Or, ne pas subir le mal de quelqu'un n'implique pas forcément avoir confiance en lui. Les gens sont susceptibles de ne pas avoir confiance en un individu qui pourtant ne leur fait aucun mal.

Il se peut qu'il ne leur fasse aucun mal, comme ils l'appréhendent, poussé par certaines craintes ou d'autres motivations, et non incité par la foi recelée par son cœur.

Il a donc caractérisé le musulman par une qualité extérieure qui est de ne pas faire de mal aux gens, comme il a caractérisé le croyant par une qualité intérieure pour avoir gagné leur confiance au niveau de leurs biens et de leur personne ; cette qualité étant prépondérante par rapport à l'autre.

Le combattant est celui qui lutte contre son âme pour la soumettre à Allah.
L'âme, par nature, n'est pas encline à faire le bien. Elle se laisse plutôt guider par les mauvais penchants, de même qu'elle perd sa sobriété face au malheur.

Elle a donc besoin de s'armer de patience et de faire des efforts pour s'imposer l'obéissance à Allah et se maintenir dans cette optique. L'individu doit donc, faire des efforts pour ne pas commettre de péchés.

Il doit sans cesse calmer ses penchants et s'armer de patience dans l'adversité. Voici donc les éléments faisant partie intégrante de l'obéissance à Allah : accomplir ses obligations, s'éloigner des interdictions et endurer le destin.

Le vrai combattant s'engage dans cette bataille afin de soumettre son âme à ses devoirs et à sa fonction adéquate.

La lutte intérieure se vérifie à quatre niveaux :

 
  • Premièrement : s'efforcer de rechercher le droit chemin et la vraie religion, car l'âme n'aura ni joie ni bonheur, ici-bas et dans l'au-delà, sans s'en être instruit. A défaut de s'en abreuver, elle se voue au malheur dans les deux mondes.
 
  • Deuxièmement : s'efforcer de mettre en pratique les enseignements acquis. En effet, s'il est loin d'être néfaste, le savoir sans les actes est en tout état de cause inutile.
 
  • Troisièmement : s'efforcer de prêcher ce que l'on a appris et l'enseigner à ceux qui l'ignorent. Sinon, on risquerait de compter parmi les damnés pour avoir dissimulé la bonne voie descendue d'Allah et les versets évidents. Leur savoir ne peut leur être utile et ne peut les sauver du châtiment d'Allah.
 
  • Quatrièmement : l'individu doit s'armer de patience face aux difficultés rencontrées au cours de son prêche. Il doit, de surcroît, endurer le mal des gens, et supporter tous ces obstacles pour Allah. L'érudit ibn Al Qayyim est l'auteur de cette graduation - qu'Allah lui fasse miséricorde -. [ Zad Al Ma'ad (3/6).]

Par ailleurs, il est certifié dans un propos prophétique que le Prophète (prières et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :

« Le meilleur combat (Djihad), pour un homme, est de combattre son âme et ses passions. »
[Rapporté par Ibn An-Najjar, selon Abou Dhar - qu'Allah l'agrée - ; Al Albani - qu'Allah lui fasse miséricorde -  l'a authentifié dans Sahih Al Jami' (1099).]

Si les musulmans négligent leur combat intérieur, ils seront plus vulnérables face à leurs ennemis qui risquent opportunément de prendre le dessus sur eux. Le Cheikh de l'Islam ibn Taymiyya - qu'Allah lui fasse miséricorde - nous fait part de la remarque suivante :

« Lorsque la victoire revient aux infidèles, cela provient des péchés des musulmans à l'origine d'une baisse de foi, mais s'ils se repentent en perfectionnant leur foi, Allah leur assurera la victoire sans le moindre doute. »
[Al Jaweb As-Sahih li man baddala dine Al Masih (6/450).]


- L'émigré est celui qui délaisse les fautes et les péchés. Cette émigration incombe à tous les musulmans sans exception.

Aucune personne responsable ne peut en être exemptée, quelle que soit sa situation. Allah a formellement défendu à Ses serviteurs de violer Ses interdits et de commettre toute sorte de péchés.

Il leur a aussi imposé de se soumettre à Son obéissance et de suivre Son Messager ( prières et bénédiction d'Allah sur lui).

L'émigration contient un point de départ et un point d'arrivée.

Cela consiste à extraire du cœur l'amour voué à un autre qu'Allah pour se consacrer à son dévouement exclusif, fuir l'adoration d'une créature pour la consacrer a Lui.

L'individu doit changer ses peurs, ses espoirs, et sa confiance envers quiconque pour les consacrer à Son Seigneur.

Il doit vouer ses implorations, ses demandes, son humilité, son rabaissement, et son attachement uniquement à Lui.

Il doit passer de l'état de péché à un état de repentir, il doit s'orienter vers Allah exclusivement tant dans ses peurs et ses ambitions que dans son humilité et son rabaissement.

Il est certifié dans le Sahih Boukhari que le Prophète (prières et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :

«  L'émigré est celui qui délaisse les interdits d'Allah. »
[L'Authentique d'el Boukhari (10), selon 'Abd Allah ibn 'Amr -qu'Allah l'agrée-.]

En effet, Allah a interdit l'association, de suivre les passions, et de sombrer dans les péchés.

Le véritable émigré est celui qui délaisse toutes ces choses à la fois et qui se tourne exclusivement vers Allah dans la sincérité (du cœur) et vers Son Prophète dans la conformité (des actes), tout en évitant les péchés et s'en éloignant.

Quoi qu'il en soit, concernant ce hadith, quiconque met en pratique ces enseignements, met, de surcroît, en pratique la religion dans son ensemble.

Celui qui épargne les musulmans de sa langue et de sa main, et pour qui les gens sont rassurés au niveau de leurs biens et de leur personne, qui délaisse les interdits d'Allah, lutte contre son âme afin de la soumettre à Allah, aura accompli tout le bien possible sans rien omettre, tant au niveau temporel que spirituel, et tant au niveau du cœur qu'au niveau des actes.

Il n'y aura plus un mal sans qu'il ne l'ait délaissé.

Certes, Allah est le Seul pouvant le garantir.

[Voir : Bah Jat Qouloub Al Abrar d'Ibn Sa'di (17-19).]

 

Extrait du livre : " Prêches et sermons extraits du Pèlerinage de l'Adieu " - 

copié de alghourabaa.free.fr

 

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr - الشيخ عبدالمحسن بن حمد العبَّاد البدر

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