De la patience dans les épreuves pour acquérir la douceur de la foi

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

De la patience dans les épreuves pour acquérir la douceur de la foi

Question :

 
Je ressens comme un vide dans mon cœur (pas d'humilité - khouchou') et je ne sens plus de la douceur au niveau de la Foi ; cela se fait ressentir dès la venue d'une épreuve et à l'apparition des malheurs.
 
Quelle est l'issue dans cette situation ?
 
Conseillez-moi à ce sujet, Allah vous gratifiera.
 

Réponse :


Le musulman est dans l'obligation de se cramponner à Allah et doit se retourner vers Lui lorsqu'il souhaite [d'Allah] ce qui lui est profitable et repousser ce qui pourrait lui être néfaste.

Dans le cas où il serait affecté par une épreuve où surviendrait un malheur [dans sa vie], il se doit de se montrer patient et espérer pour cela la récompense auprès d'Allah.


Il doit également savoir que ceci est prédestiné par Allah et n'est que Sa volonté ; qu'il implore donc Allah afin qu'Il ôte le mal qu'il le touche et afin qu'Il lui accorde une meilleure rétribution dans son malheur.

Qu'Il tienne également un langage approprié à ce qu'Allah a légiféré dans Sa parole (traduction rapprochée) :

 

«...Et fais la bonne annonce aux endurants, » [Sourate Al Baqara - 155].

 

«...qui disent, quand un malheur les atteint : "Certes nous sommes à Allah, et c'est à Lui que nous retournerons.» [Sourate Al Baqara - 156].

 

Qu'il multiplie les bonnes actions et s'éloigne des choses répréhensibles ; et [De ce fait], il en ressentira insha Allah la douceur de la Foi.

 

Et Allah est le Seul garant du succès. Paix et Salut sur notre Prophète Mohammed, ses proches et tous ses compagnons.

 
alifta.com
Traduit par: Ibn Hamza Al Djazairy
 Publié par alghourabaa.free.fr
 

Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Partager cet article

Obéir à quelqu'un dans la désobéissance à Allâh

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Obéir à quelqu'un dans la désobéissance à Allâh
Question :
 
Quel est le jugement concernant le fait de suivre les savants ou une femme quand ceux-ci rendent licite une chose qu'Allah a décrétée illicite et inversement ?
 
Réponse :
 
Le fait de suivre les savants ou la femme rendant licite ce qu'Allâh a décrété illicite ou inversement, peut être séparé en 3 catégories :
 
● S'il fait cela en agréant ce qu'ils disent, préférant cela car il n'est pas satisfait du jugement d'Allâh, alors il est mécréant (kafir) parce qu'il déteste une chose qu'Allâh a descendue, et détester ce qu'Allâh a fait descendre (la révélation) est de la mécréance (kufr), par Sa تعالى parole (traduction rapprochée) :
 
"c'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allâh a fait descendre. Il a donc rendu veines leurs oeuvres" (sourate 47 verset 9)
 
et il n'y a que la mécréance qui annule les actions.
 
Ainsi quiconque déteste une chose qu'Allâh a descendue, alors il est mécréant.
 
● S'il les suit sur cela en agréant ce qu'Allâh a légiféré et en sachant que c'est ce qu'il y a de mieux et de plus adapté pour l'homme et le pays, mais ses propres passions l'ont amenées à les suivre sur cela, alors celui-ci n'a pas mécru, mais est considéré comme pervers.
 
Si certains disent : Pourquoi n'a-t-il pas mécru ?
 
Je réponds : Cela vient du fait qu'il ne rejette pas ce qu'Allâh a légiféré et il l'agrée, mais il a dévié en suivant sa passion, il est comme tous les désobéissants.
 
● S'il les suit par ignorance en pensant que c'est ce qu'Allâh a légiféré, dans ce cas-là, il y a 2 possibilités :
 
S'il peut connaître la vérité par lui-même, alors il a exagéré en faisant ça, ou il a manqué à son devoir, il est pêcheur, car Allâh a ordonné à celui qui n'a pas de science de demander aux savants.
 
S'il est ignorant et qu'il ne peut connaître la vérité par lui-même, ainsi, il les a suivis par obligation en les imitant pensant que c'est cela la vérité, dans ce cas, il n'est pas blâmable, il a fait ce qui lui est obligatoire et il est en ce sens excusable, et à ce sujet il nous est parvenu du Prophète صلى الله عليه وسلم :
 
« celui qui prononce des avis sans science, le péché retombe sur celui qui a donné l'avis.»
 
Et si l'on se met dans l'hypothèse qu'il est blâmable à cause des erreurs commise par autre que lui cela entraînera la gêne et la difficulté et les gens n'auront plus confiance en une personne de peur qu'elle se trompe.
 
مجموع فتاوى ورسائل - المجلد الثاني - الطاغوت والشرك
 Publié par 3ilmchar3i.net

اتباع الأمراء والعلماء في تحليل الحرام أو تحريم الحلال

السؤال: ما حكم اتباع العلماء أو الأمراء في تحليل ما حرم الله أو العكس؟

الإجابة: اتباع العلماء أوالأمراء في تحليل ما حرم الله أو العكس ينقسم إلى ثلاثة أقسام

القسم الأول: أن يتابعهم في ذلك راضياً بقولهم مقدماً له، ساخطاً لحكم الله، فهو كافر لأنه كره ما أنزل الله، وكراهة ما أنزل الله كُفر، لقوله تعالى

{ذلك بأنهم كرهوا ما أنزل الله فأحبط أعمالهم}

 ولا تحبط الأعمال إلا بالكفر فكل من كره ما أنزل الله فهو كافر

القسم الثاني: أن يتابعهم في ذلك راضياً بحكم الله، وعالماً بأنه أمثل وأصلح للعباد والبلاد، ولكن لهوىً في نفسه تابعهم في ذلك فهذا لا يكفر ولكنه فاسق. فإن قيل: لماذا لا يكفر؟ أجيب: بأنه لم يرفض حكم الله، ولكنه رضي به، وخالفه لهوى في نفسه فهو كسائر أهل المعاصي

القسم الثالث: أن يتابعهم جاهلاً يظن أن ذلك حكم الله فينقسم إلى قسمين

القسم الأول: أن يمكنه معرفة الحق بنفسه فهو مفرط أو مقصر فهو آثم؛ لأن الله أمر بسؤال أهل العلم عند عدم العلم

القسم الثاني: أن يكون جاهلاً ولا يمكنه معرفة الحق بنفسه، فيتابعهم بفرض التقليد، يظن أن هذا هو الحق فلا شيء عليه، لأنه فعل ما أمر به وكان معذوراً بذلك، ولذلك ورد عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أن

من أُفتيَ بغير علم فإنما إثمه على من أفتاه

ولو قلنا بإثمه بخطأ غيره، للزم من ذلك الحرج والمشقة ولم يثق الناس بأحد لاحتمال خطئه

مجموع فتاوى ورسائل الشيخ محمد صالح العثيمين المجلد الثاني - الطاغوت والشرك

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Les conseils des sages

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les conseils des sages
4 choses détruisent le corps


Le souci

Le chagrin

La faim

La veille

 

4 choses sont réjouissantes

 

Regarder la verdure et la nature

Regarder l'eau coulante

Regarder l'être aimé

Regarder des fruits

 

 4 choses obscurcissent la vue

 

La marche à pied nu

La rencontre, le matin et le soir, du visage détesté, lourd et ennemi

 

 4 choses renforcent le corps

 

Le port de l'habit fin

L'entrée dans un bain tempéré

La prise de nourriture douce et grasse

Sentir des bons parfums

 

 4 choses raidissent le visage et le fait perdre sa lueur

 

Le mensonge

L'impudence

L'abondance des questions sans rien savoir

L'excès du libertinage

 

 4 choses intensifient la lueur du visage

 

La bravoure

La fidélité

La générosité

La piété

 

 4 choses engendrent la haine et l'aversion


L'orgueil

La jalousie

Le mensonge

La calomnie

 

 4 choses apportent les biens 

 

L'accomplissement des prières la nuit

L'abondance des invocations à l'aube

L'engagement à l'aumône

Le rappel d'Allah au début et à la fin de la journée

 

 4 choses empêchent les biens 

 

Le somme de la matinée

Les rares prières

La paresse

La malhonnêteté

 

 4 choses nuisent à la compréhension et à l'intelligence 

 

L'habitude de manger des aliments aigres et des fruits

Se coucher sur le dos

Le souci

Le chagrin

 

 4 choses qui augmentent la compréhension 

 

La vacuité du coeur

L'abstinence de manger trop

La bonne conduite en mangeant les aliments sucrés et les graisses

L'évacuation des restes qui alourdissent le corps

 

 Ce qui nuit à la raison 


L'habitude de manger l'oignon, les légumes, les olives et les aubergines

Le coït fréquent

La solitude

L'inquiétude

L'ivrognerie

L'abondance des rires

Le chagrin

 

La médecine prophétique

 Publié par 3ilmchar3i.net

Les conseils des sages

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

Seul Allah est juge ?

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Seul Allah est juge ?

Question :

 
Il y a des gens qui disent qu'on ne peut jamais juger quelqu'un d'égaré quand émane de lui l'égarement, ni mécréant quand émane de lui la mécréance, ni pervers quand émane de lui la perversité, car seul Allah le sait et tu ne connais pas ce qu'il y a dans son cœur.
 
Réponse :
 
Ce n'est pas vrai, celui qui a dit cela, ce n'est pas vrai, c'est une parole fausse.
 

Question :

Et quelle est la réponse à cela ? 

Réponse :

 
La réponse est que le jugement de l'apostasie est clair et évident dans les livres de jurisprudence, et que le Prophète, qu'Allah prie sur lui et le salue, a dit :
 
"celui qui change de religion, tuez-le"
 
Comment peut-on tuer cette personne sans l'avoir jugée mécréante ? 
 
Cependant, celui qui le juge est le magistrat, après avoir demandé au coupable de se repentir.
 
 
Question :
 
Par exemple, quand il y a des prêcheurs à l'égarement et à l'hérésie, ceux qui les défendent disent : "Vous ne devez pas dire que c'est un égaré, car vous ne savez pas ce qu'il y a dans son cœur."  
 
Réponse :

Si !
 
Lorsque quelqu'un s'écarte du droit chemin, on lui dit  "tu es un égaré"  ! 
 
 
Question :
 
Que répondre à ceux qui argumentent cette règle par la parole d'Allah dans la traduction rapprochée  
 
"Le jugement n'appartient qu'à Allah" (Sourate 12 verset 40)

et autres versets .

Et disent il n'est pas permis à l'homme de juger quelqu'un, ou de le blâmer ou le critiquer, et de dire c'est un égaré , car vous ne savez  pas ce qu'il y a dans son cœur.

 
Réponse :
 
"Le jugement n'appartient qu'à Allah" c'est-à-dire : la législation, la législation appartient à Allah seul.
Quant au fait de juger les gens, Les magistrats (les juges, les tribunaux etc...) qui sont nommés, ne sont-ils pas des juges qui jugent ?
 
On juge les gens selon l'apparence, d'après ce que les gens laissent paraître.
 
"Le jugement n'appartient qu'à Allah" c'est-à-dire la législation, et c'est pour cela qu'Allah dit :
dans la traduction rapprochée :
 
"Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont les mécréants" (Sourate 5 verset 44)

c'est-à-dire « juger par ce qu'Allah a fait descendre ! dans la traduction rapprochée :
 
"Et juge parmi eux d'après ce qu'Allah a fait descendre" (Sourate 5 verset 49)


Source : appel téléphonique
 Publié par assounnah.com


Cheikh 'Abdoul Mouhçin Bnou Nâçer al 'Oubeykân - الشيخ عبدالمحسن بن ناصر العبيكان

Partager cet article

Les péchés sont les causes des malheurs !

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les péchés sont les causes des malheurs !

Question :

 

Certaines personnes expliquent avec précipitation la sage raison (Hikma) de certains événements en disant par exemple :

 

« Par ces épreuves qui ont lieu en ce moment, Allâh a voulu telle et telle chose »

 

ou « Il n'y a plus de pluie à cause des péchés trop nombreux »

 

ou « Tel tremblement de terre est arrivé pour qu'Allâh les éprouve ».

 

Cela ne revient-il pas à parler au sujet d'Allâh sans connaissance ni certitude, car nous ne savons pas ce qu'Allâh a vraiment voulu ? 

 

Réponse :

 

Il n'y a pas de mal à ce que l'on donne aux tremblements de terre, aux épreuves et à la pauvreté qui frappent les gens une cause ou une raison qu'Allâh a déclarée comme telle [dans le Coran].

 

Il a par exemple montré dans son Livre que les péchés sont une cause de mal et de corruption.

 

Allâh a dit (traduction rapprochée) :

 

« La corruption est apparue sur terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains » (Les Romains, v. 41)

 

également (traduction rapprochée) 

 

« Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup. » (La Consultation, v. 30)

 

Ainsi que (traduction rapprochée) 

 

« Quoi ! Quand un malheur vous atteint - mais vous en avez jadis infligé le double - vous dites : "D'où vient cela ?" Réponds-leur : "Il vient de vous-même." » (La Famille d'Imrân, v. 165)

 

Les textes à ce sujet sont donc nombreux et connus.

 

Il n'y a donc aucun mal à ce que l'on donne à ces malheurs une cause ou une raison qu'Allâh Lui-même a déclaré comme telle, même s'il y a d'autres causes que nous ignorons.

 

Bref, si la raison qu'Allâh a déclarée comme telle est donnée, alors nous ne parlons pas au sujet d'Allâh sans connaissance ; au contraire, nous disons de Lui ce que Lui-même dit, à savoir que ces malheurs ont pour cause nos péchés, nos actions et ce que nous avons commis de nos propres mains.

 

Kitâb ud-Da'wa, 5, tome 2, pages 143 et 144      

Publié par fatawaislam.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Savoir dire : «Je ne sais pas» (audio)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Savoir dire : «Je ne sais pas» (audio)

Question :

 

Est-il permis à quiconque d'émettre un avis juridique (fatwa) s'il ne peut contacter les savants ?

 

Réponse :

 

(Le Cheikh répète la question)

 

Nous répondons, s'il est ignorant alors comment pourrait-il faire "ijtihâd" ?

 

Et sur quel fondement construira-t-il son effort d'interprétation ?

 

Et ce que doit faire celui qui ne connait pas le jugement, est de faire halte.

 

Et s'il est interrogé alors qu'il réponde : "Je n'ai pas de science".

 

Les anges, lorsqu'ils furent interrogés, par Allâh par ces phrases (traduction rapprochée) :

 

" Informez-Moi des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques ! " (sûrah 2 âyah 31)

 

Ils répondirent (traduction rapprochée)  : 

 

"Gloire à Toi ! Nous n'avons de savoir que ce que Tu nous a appris. Certes c'est Toi l'Omniscient, le Sage" (sûrah 2 âyah 32)

 

Quant au fait de dire, s'il ne trouve pas de savant "J'émets la fatwâ", il répond à l'aveuglette, que ça soit juste ou non : c'est une erreur, ce n'est pas permis.

 

Ce que doit obligatoirement dire la personne à celui qui demande la "fatwâ" est : "Demandes donc aux savants."

 

Et aujourd'hui - Wali Allâhi L hamd - la communication est simple.

 

Il contacte les savants par téléphone, par lettre rapide…

 

Al-hamduli Lahi la situation a été simplifiée.

 

Cours à la mosquée de Al Madîna - K7 n°33 face 1 à partir de la minute 1'36)

Publié par darwa.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-'Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

La sounnah consiste à prendre une qounia même si l'on ne possède pas d'enfant

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

La sounnah consiste à prendre une qounia même si l'on ne possède pas d'enfant
'Aicha rapporte qu'elle a dit au messager d'Allah :
 
" O Messager d'Allah ! Toutes tes femmes possèdent une qouniya excepté moi"

Le messager d'Allah répondit :

" Tu es Oum 'Abdillah".
[Jugé Authentique par Cheikh Al Albani dans As-Sahiha n°132]
      
Comme le mentionne Cheikh Al Albani [Retourner à Noudhoum l-farayd mima fi silsilatiy Al Albani min fawaîd Tome 2 p 398] : 
 
"Ce Hadith constitue une preuve démontrant qu'il est légiféré à celui qui n'a pas d'enfant de posséder une qouniya.. 
 
En effet, ceci fait partie de l'éducation (Adab) islamique qui n'a pas de semblable dans les autres communautés. 
 
Il convient donc aux musulmans hommes et femmes de s'accrocher à ceci..."

Il dit plus loin : " Les Musulmans, surtout les non arabe parmi eux, ont délaissé cette coutume (arabe) islamique. Il est rare de trouver chez ces gens là une personne possédant une qouniya, même lorsqu'elle possède plusieurs enfants..."
 
Cheikh Abdel Mouhssine Al 'Abbad [dans son Charh 40 Nawawi K7 n°1] en commentant le première Hadith rapporté par Abu Hafs 'Omar Ibn Khattab, explique lui aussi : 
 
Qu'il est tout à fait permis à celui qui ne possède pas d'enfant de prendre une Qouniya. 
 
Comme cela fut le cas de Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya qui avait comme Qouniya « Abou l-Abbas » or il n'avait pas d'enfant.
 
De même que l'Imam An-nawawi avait comme Qouniya « Abou Zakariya », or il n'avait pas d'enfant.
 
Omar Ibn Khattab avait comme qouniya Abu Hafs, or celui-ci n'avait pas d'enfant appelé « Hafs », Abou Bakr ne possédait pas d'enfant appelé "Bakr".
 
Je rajoute aussi, que Cheikh Al Albani dans As-sahiha Hadith n°33, a authentifié un récit dans lequel un homme été venue voir un Sahabi, et lui a demandé la raison pour laquelle il avait une Qouniya, alors qu'il n'avait pas d'enfant. Le compagnon lui a donc répondu que c'était le messager d'Allah qui l'avait nommé « Abu Yahya » (malgré qu'il n'avait pas d'enfant).
 
Dans un Autre récit authentifié par Cheikh Al Albani le messager d'Allah avait même donné une Qouniya à une tout petite fille.
 
Citation:
Dans un Autre récit authentifié par Cheikh Al Albani le messager d'Allah avait même donné une Qouniya à une tout petite fille .
 
Ce Hadith là prouve donc qu'il est permis de donner une Qouniya à un tout petit enfant.
 
Et il y a un autre Hadith authentique venant confirmé cela : 
 
Anas rapporte : " J'avais un petit-frère ayant comme qouniya Abu Oumayr. 
Il possédait un petit oiseau avec lequel il jouait. 
Puis cet oiseau mourut, lorsque le messager d'Allah se presenta chez nous et qu'il constata la tristesse de l'enfant. Il demanda qu'a t'il ?
On lui a dit il est triste car son oiseau est mort. 
Le messager lui a donc dit : " O Abou Oumayr qu'a fait ton oiseau ? ".
[Authentifié par Cheikh Al Abani Sunane Abu Dawud N° 4969]

Ce hadith peut paraitre anodin, cependant les savants ont déduit de ce Hadith de très nombreuses enseignements, parmi lesquels :
 
-La permission de porter une qouniya même lorsqu'on ne possède pas d'enfant, en effet Abou Oumayr était tout petit il n'avait donc pas d'enfant. 
Ce hadith constitue donc une réponse à ceux qui l'interdisent.
La permission de donner une qouniya même à un petit enfant.
La permission de posséder un oiseau à condition de s'en occuper et de ne pas lui faire de mal.
L'excellent comportement du Messager d'Allah.
La permission de laisser l'enfant jouer avec l'oiseau (s'il ne risque pas de lui faire du mal).
 
Sources : Charh Sounnane Abu Dawud de Cheikh AbdelMouhssine Al 'Abbad et Charh Sahih Al Boukhari de Cheikh Ar-rajahi
copié de darwa.com

 
fsf
Les différents "surnoms"


 Qouniya  

 

C'est le fait de mettre Abou & Oumm devant un autre nom. 
Ex: Abou Mu'adh = Père de Mu'adh 
Oum 'Isa = Mère de 'Isa

 

 Nasab 

 

C'est le fait de mettre Ibn (Ben) & Bint devant le nom de son père ou de son ancêtre, Nasab veut dire "ascendance", 
Ex parmi les sahaba: Ibn Mas'ud = Fils de Mas'ud 
Ibn 'Umar = Fils de 'Omar 
Ex commun: Ibn 'Ali = Fils de 'Ali 
Bint Yahya = Fille de Yahya 

 

 Nisba 

 

Adjectif désignant la relation avec un lieu de naissance, de résidence, une occupation, une secte, un clan etc... 
Parmi les sahaba: Salman Al-farsy = Salman le Perse 
On trouve aussi dans les nom des sahaba les Nisba : Al Ansary pour les Médinois et Al Mouhajir pour les Mecquois 

 

 Laqab 

 

Titre honorifique que l'on donne à une personne par lequel on reconnaît son statut ou ses qualités. 
Ex parmi les Prophètes: Ibrahim "Khalilullah" 
Parmi les Sahaba: Abou Baker "As-Saddiq" = Le Véridique

 

fsf

Choisir la qouniya que l'on souhaite mais prendre le nom de l'ainé est préférable

 

La preuve réside notamment dans le Hadith suivant :

 

عَنْ هَانِئٍ أَنَّهُ لَمَّا وَفَدَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم- مَعَ قَوْمِهِ سَمِعَهُمْ يَكْنُونَهُ بِأَبِى الْحَكَمِ ، فَدَعَاهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ : ( إِنَّ اللَّهَ هُوَ الْحَكَمُ وَإِلَيْهِ الْحُكْمُ فَلِمَ تُكْنَى أَبَا الْحَكَمِ ؟ ) ، فَقَالَ : إِنَّ قَوْمِي إِذَا اخْتَلَفُوا فِي شَيْءٍ أَتَوْنِي فَحَكَمْتُ بَيْنَهُمْ فَرَضِيَ كِلاَ الْفَرِيقَيْنِ ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم : ( مَا أَحْسَنَ هَذَا فَمَا لَكَ مِنَ الْوَلَدِ ؟ ) قَالَ : لِي شُرَيْحٌ ، وَمُسْلِمٌ ، وَعَبْدُ اللَّهِ ، قَالَ : ( فَمَنْ أَكْبَرُهُمْ ؟ ) قُلْتُ : شُرَيْحٌ قَالَ : ( فَأَنْتَ أَبُو شُرَيْحٍ ) . 

رواه أبو داود ( 4955 ) والنسائي ( 5387 ) ، وصححه الألباني في " صحيح أبي داود " 

 

Dans ce Hadith le messager d'Allah sallallahou 'alaihi wa sallam changea le nom d'un homme qui se faisait appeller Abou Al-Hakam en Abou Shourayh.

Et avant de changer sa Kounia le prophète sallallahou 'alaihi wa sallam lui demanda s'il avait des enfants, ils répondit qu'il en avait plusieurs, il lui a donc de prendre comme Kounia celui de l'ainé. 

 

Les savants ont déduit de ce Hadith le fait qu'il est préférable lorsqu'on prend une kounia de prendre celui de l'ainé.

 

La commission permanente des recherches scientifiques et de l'Ifta a donné une réponse dans ce sens dans une de ses Fatwas : 

 

وسئل علماء اللجنة الدائمة : هل يجوز أن يُنادى على أحد بالابن الأصغر ؛ لأن الابن الأكبر توفي في صغر سنِّه ؟

فأجابوا : " الأفضل : أن يكني الإنسان بابنه الأكبر ، سواءً كان حيّاً ، أو ميتاً ، وينادى بتلك الكنية ، ولكن لو كنَّاه أحد بابنه الأصغر ، وناداه بها : فلا إثم عليه ، وسواء كان ابنه الكبير حيّاً ، أم ميتاً

وبالله التوفيق ، وصلى الله على نبينا محمد ، وآله وصحبه وسلم " انتهى

الشيخ عبد العزيز بن باز ، الشيخ عبد الرزاق عفيفي ، الشيخ عبد الله بن قعود

 فتاوى اللجنة الدائمة - 11 / 487

Partager cet article

Les 5 types de patience

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Les 5 types de patience
La Patience se divise en cinq grandes catégories :
 
al wâjib (l'obligatoire)
al mandûb (l'encouragé)
al mahdhûr (interdit)
al makrûh (la détestée)
al mubâh (la permise) 
 
Et la patience pourrait encore être subdivisée parmi ces 5 grandes catégories d'actes...
 
La patience Obligatoire (wâjib)
 
♦ La patience dans l'abstinence des choses et des actions interdites 
 
♦ La patience dans exécution des actes obligatoires 
 
La patience face aux épreuves de la vie, face aux choses que l'on ne contrôle pas, comme la maladie, la pauvreté, etc... 
 
La patience encouragée (mandûb) 
 
♦ La patience dans l'abstinence de choses détestables (makrûh) 
 
♦ La patience dans l'exécution des actes d'adoration non obligatoires mais aimé par Allah (mustahabb) 
 
♦ La patience dans le fait de s'abstenir de se venger lors d'une injustice 
 
La patience interdite (mahdhûr)
 
♦ La patience dans le fait de se priver d'alimentation et de boisson si cela entraîne la mort. 
 
La patience dans l'abstinence de manger les choses interdites tel que la charogne et le sang, alors qu'on y est contraint pour survivre (en cas de famine par exemple).
L'imam Ahmad ibn Hanbal a dit : "Entrera en enfer quiconque n'a d'autre choix pour rester en vie, que de manger la charogne, la viande interdite ou le sang, mais s'y refuse et meurt". 

♦ La patience dans le fait de s'abstenir de mendier. 
 
Sur cet avis les savants ont divergé... L'imam Ahmad dit que cette patience ci est autorisée. 
 
On lui demanda: " Et si un homme craint que le fait de ne pas mendier entraîne sa mort ? " L'imam Ahmad répondit : " il ne mourra pas. Allah pourvoira aux besoins de cet homme (rizq) ".

L'imam Ahmad n'a pas permis de mendier, alors qu'Allah connaît le besoin et la sincérité d'une personne dans son abstinence de mendier, Allah lui enverra sa subsistance (rizq).

Cependant d'autres savants, et parmi eux certains compagnons de l'imam Ahmad ainsi que l'imam ash-Shafi'î ont dit : " il est obligatoire pour cette personne de mendier. 
 
Car en mendiant il se protège de la mort et si il ne le fait pas alors il est pécheur ". 
 
♦ La patience dans le fait d'endurer des choses pouvant mener à la mort, comme les prédateurs, les serpents, le feu, l'eau etc... 
 
♦ La patience en temps de fitnah quand des musulmans combattent d'autres musulmans. 
 
La patience dans l'abstinence de se battre lors d'une telle situation, est mubâh (permise), et c'est même mustahabb (préférable, recommandable). 
 
Quand on interrogea le Prophète (صلى الله عليه و سلم) sur ce sujet, il ( صلى الله عليه و سلم) répondit :

" Sois comme le meilleur des 2 fils d'Adam''
(c'est a dire Abel qui refusa de combattre Cain quand celui ci l'attaqua). 
 
Dans d'autre versions, le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit également :

"Ressemblez à l'esclave d'Allah qui fut tué et ne ressemblez pas a celui qui tua " et " laisse le tueur endosser la responsabilité de vos mauvais actes pour vous deux "
 
Dans une autre version, il (صلى الله عليه و سلم) dit :

"si l'épée est trop brillante, mettez votre main sur votre visage." 
 
Allah nous conte dans Son Noble Livre l'histoire du meilleur des deux fils d'Adam : il s'est livré et ne s'est pas défendu contre son frère et Allah fit ses éloges pour cela. 
 
Par contre c'est totalement différent si des musulmans se battent avec des kâfirûn : dans cette situation le musulman doit se défendre, car le but du jihad est de se défendre et de défendre l'islâm. 
 
La patience détestable (makruh) 
 
♦ La patience dans l'abstinence des besoins naturels (nourriture, boisson, relations conjugales) à la mesure des conséquences négatives que ce type de patience aura sur une personne.
 
♦ La patience dans le fait de faire d'un acte makrûh. 
 
La patience autorisée (mubâh) 
 
♦ La patience dans l'abstinence des actes autorisés.
 
copié de darwa.com
 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya - الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

Partager cet article

Il y a deux voies permettant d'acquérir la science

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Il y a deux voies permettant d'acquérir la science

Deux voies permettent d'acquérir la science...

 

Premièrement
 
Cela consiste à apprendre [la science] dans des livres sûrs rédigés par des savants reconnus pour leur science, leur honnêteté et leur croyance pure débarrassée des innovations et des fausses croyances.

Prendre la science dans les livres n'empêche pas la personne d'arriver à son but.
Ceci dit, elle se doit de passer deux obstacles :
 
  • Le premier obstacle

La durée. Il faudra que la personne attendre longtemps, souffre durement et déploie un effort soutenu avant d'obtenir la science recherchée.
Ceci constitue un obstacle que beaucoup de gens n'ont pas la force de franchir.
Et particulièrement, lorsque l'on voit autour de soi ceux qui ont perdu leur temps sans utilité aucune, d'où paresse et lassitude empêchant de parvenir à ce qui est voulut.
 
  • Le deuxième obstacle

Celui qui cherche le savoir dans les livres recueille souvent de faibles connaissances, qui sont non fondées sur des règles ou fondements.
C'est pourquoi, on constate beaucoup d'erreurs chez ceux qui apprennent le savoir dans les livres, car ils sont dépourvus de règles et fondements de référence qui permettent de cerner les détails mentionnés dans le Livre et la Sounnah.
Certains personnes empruntent un hadîth qui n'est cité ni dans les recueils authentiques de hadîth qui font autorité en la matière, ni dans les rassemblements [Massânîd], une approche contraire aux règles fondamentales avérées auprès des gens de science comme par l'ensemble de la communauté.
Ensuite, ils font du hadîth qu'ils ont pris le fondement de leur croyance.
Et cela est sans aucun doute une erreur.
Car le Livre [d'Allâh] et la Sounnah comportent des règles fondamentales qui régissent des spécialités.
Ceux-ci ne peuvent pas être opposés à celles-là. En effet, s'ils se révèlent contradictoires avec les règles, on se doit de les délaisser.
 
Deuxièmement

De ce qui fait partie de la voie pour l'acquisition de la science, il y a le fait de s'instruire auprès d'un professeur sûr dans sa science et sa religion.
Cette voie est plus rapide et plus sûre pour la science.
Certes, la première voie peut égarer l'étudiant à son insu, par le défaut de sa compréhension ou par sa négligence, ou pour d'autres circonstances.
Quant à la deuxième voie, elle permet de discuter [débattre] avec le professeur, d'accepter des idées et d'en rejeter d'autres.
Ceci ouvre à l'étudiant beaucoup de portes lui permettant de comprendre, de vérifier et de connaître la manière de défendre les paroles authentiques et de repousser les paroles faibles.
Si l'étudiant réunit ces deux voies, cela est bien plus complet et achevé.
Il doit commencer par ce qui est important à ce qui est encore plus important, des abrégés aux ouvrages exhaustifs de manière à ne pas passer à une étape avant de maîtriser la précédente, et de cette manière, il cheminera sainement.

 

Question :


Certains étudiants en science se suffisent d'écouter les cassettes des savants qui dispensent leur cours. Cela suffit-il pour apprendre la science ?

Peut-on considérer ceux qui agissent ainsi comme des chercheurs de la science ?

Et est-ce que cela peut influer sur leur croyance ?


Réponse :


Il n'y a aucun doute que l'écoute des cassettes leurs suffisent en remplacement des cours des gens de science quand ils ne peuvent pas y assister.

 

Cependant, la participation aux cours des savants est meilleure et plus proche de l'excellence, ainsi que plus proche d'une bonne compréhension et du débat.

 

Toutefois, s'ils ne peuvent pas y assister, cela [les cassettes] leurs suffisent.


Ensuite, est-il possible de le considérer comme étudiant en science quand il se limite à cela ?


Nous disons : Oui, lorsque la personne déploie un grand effort pour cela.

 

Comme il est possible qu'une personne devienne savante quand elle prend la science directement des livres.

 

Ceci dit, il existe une différence entre le fait de prendre la science des livres et cassettes et son apprentissage direct auprès des savants, car cette dernière approche est plus à même de procurer la science, et celle-ci est un chemin facile qui permet de discuter des divergences de ce que la personne a entendu ou lu.

 

Ce qui est différent pour celle [qui écoute ou lit seulement] et qui devra déployer un important effort afin de rassembler les différentes parties de la science sur le sujet.


Quant à la question de savoir si le fait de se contenter des cassettes pourrait influencer la croyance de ces personnes, la réponse est :

Oui, cela peut influencer leur croyance quand elles peuvent écouter des cassettes qui comportent des innovations et qu'elles les suivent.

 

Si par contre, elles écoutent des cassettes de savants avérés pour elles, celles-ci ne laisseront aucune influence négative sur leur croyance.

 

Bien au contraire, elles augmenteront leur foi et les sauvegarderont et leur feront adopter une croyance authentique.


« Kitâb ul-'Ilm » de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.68-70
 Publié par  manhajulhaqq.com


Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Maculer la tête du nouveau né avec du safran

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Maculer la tête du nouveau né avec du safran

Abou Bourayda رضي الله عنه a dit : 

 

" Dans la djahiliya (période préislamique) lorsqu'il y avait la naissance d'un garçon chez l'un d'entre nous, il égorgeait un mouton et de son sang (sang de la bête) il maculait la tête (du nouveau-né).

 

Mais lorsqu'Allah est venu avec l'islam, on égorgeait alors un mouton, on rasait la tête (au nouveau-né) et on la maculait de safran ". 

 

Rapporté par Abou Dawoud 

(Cheikh Albani  juge ce récit authentique, voir le sahih sounnan Abi Dawoud tome3 page 107).

 

‏حَدَّثَنَا ‏ ‏أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ ثَابِتٍ ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عَلِيُّ بْنُ الْحُسَيْنِ ‏ ‏حَدَّثَنِي ‏ ‏أَبِي ‏ ‏حَدَّثَنَا ‏ ‏عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بُرَيْدَةَ ‏ ‏قَالَ سَمِعْتُ ‏ ‏أَبِي بُرَيْدَةَ ‏ ‏يَقُولُ ‏

‏كُنَّا فِي الْجَاهِلِيَّةِ إِذَا وُلِدَ لِأَحَدِنَا غُلَامٌ ذَبَحَ شَاةً ‏ ‏وَلَطَخَ ‏ ‏رَأْسَهُ بِدَمِهَا فَلَمَّا جَاءَ اللَّهُ بِالْإِسْلَامِ ‏ ‏كُنَّا نَذْبَحُ شَاةً وَنَحْلِقُ رَأْسَهُ ‏ ‏وَنُلَطِّخُهُ ‏ ‏بِزَعْفَرَانٍ

 

Publié par 3ilmchar3i.net

Partager cet article

Applaudir l’élève et se lever pour l’instituteur

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Applaudir l’élève et se lever pour l’instituteur
Question :
 
Dans certaines écoles, si l'élève excelle dans une discipline, ses camarades l'applaudissent.
 
On remarque aussi que les élèves se lèvent lorsque le directeur ou l'enseignant entre en classe.
 
Comment la religion considère-t-elle ceci ? 
 
Réponse :

Les applaudissements sont une chose très détestable, et ils font même partie des coutumes de la Jâhiliyya [1] et des pratiques des femmes.

Allah le Tout-Puissant a décrit les mécréants en disant (traduction rapprochée) :

« Et leur prière, auprès de la maison, n'est que sifflement et battements de mains. » [2]

Le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit :

« Lorsque l'imam se trompe dans sa prière, que les hommes lui signalent en prononçant le Tasbîh [3] et que les femmes frappent des mains. » [4]

et dans un autre version :

« Le Tasbîh est pour les hommes et le battement des mains est pour les femmes. » [5]

De même, se lever pour l'enseignant est détestable.

Anas, qu'Allah l'agrée, a rapporté que les Compagnons, qu'Allah les agrée, ne se levaient pas quand le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, entrait, car ils savaient qu'il détestait cela, malgré que le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, était la personne qu'ils aimaient le plus.
 
Toutefois, si un élève ou une autre personne se levait pour aller au devant d'une personne qui entre, la saluer et lui serrer la main, cela est autorisé.

Le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, a dit à certains Compagnons :

« Levez-vous pour accueillir votre maître. » [6]

En parlant de Sacd ibn Mucâdh, qu'Allah l'agrée, (lorsqu'il s'était présenté pour arbitrer dans l'affaire de la tribu des Banî Quraydha).

Par ailleurs, le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, se levait pour sa fille Fatima lorsqu'elle venait chez lui, lui prenait la main et l'embrassait, et elle, qu'Allah l'agrée, se levait pour son père, prière et salut d'Allah sur lui, lui prenait la main et l'embrassait lorsqu'il venait chez elle.
 
Lorsqu'Allah a accepté le repentir des trois Compagnons qui n'avaient pas assisté à la bataille de Tabûk, qui sont Kacb ibn Mâlik et ses deux Compagnons, et que Kacb est arrivé à la mosquée alors que le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, était assis parmi ses Compagnons, Talha ibn cUbaydillâh, qu'Allah l'agrée, s'est levé, lui a serré la main et l'a félicité pour son repentir.

Le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, qui a vu cela, n'a rien dit et n'a pas condamné cet acte.

Les hadiths dans ce sens sont nombreux.

Et Allah est Celui Qui accorde la réussite.
 
[1] Le temps de l'ignorance avant l'avènement de l'islam.
[2] Le Butin, v. 35.
[3] Tasbîh : le fait de dire Subhânallah.
[4] Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de la prière (n°1218) et Muslim, chapitre de la prière (n°421).
[5] Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de la prière (n°1203,1204) et Muslim, chapitre de la prière (n°422).
[6] Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de la guerre sainte (n°3043) et Muslim, chapitre de la guerre sainte (n°1768).
 
Magazine ad-DaCwa, n°1325.
 Publié par fatawaislam.com 
 
حكم قيام الطلاب للمدرسين
من عبد العزيز بن عبد الله بن باز ، إلى حضرة الأخ المكرم / معالي وزير المعارف - وفقه الله -
السلام عليكم ورحمة الله وبركاته ، أما بعد [1] [0] : 
فقد بلغني : أن كثيراً من المدرسين يأمرون الطلبة بالقيام لهم إذا دخلوا عليهم الفصل ، ولاشك أن هذا مخالف للسنة الصحيحة ، فقد ثبت عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال : ((من أحب أن يمثل له الرجال قياماً فليتبوأ مقعده من النار))[2] [0] . أخرجه الإمام أحمد وأبو داود والترمذي عن معاوية - رضي الله عنه – بإسناد صحيح
وخرج الإمام أحمد والترمذي بإسناد صحيح عن أنس - رضي الله عنه – قال : ((لم يكن شخص أحب إليهم – يعني الصحابة - رضي الله عنهم – من رسول الله - صلى الله عليه وسلم - وكانوا لا يقومون له إذا دخل عليهم ؛ لما يعلمون من كراهيته لذلك))[3] [0]
فأرجو من معاليكم التعميم على المدارس ، بأن السنة عدم القيام للمدرسين إذا دخلوا على الطلبة في الفصول ؛ عملاً بهذين الحديثين الشريفين وما جاء في معناهما
ولا يجوز للمدرس أن يأمرهم بالقيام ؛ لما في حديث معاوية من الوعيد في ذلك ، ويُكره الطلبة أن يقوموا ؛ عملاً بحديث أنس المذكور 
ولا يخفى أن الخير كله في اتباع سنة الرسول - صلى الله عليه وسلم - والتأسي به وأصحابه - رضى الله عنهم -
جعلنا الله وإياكم من أتباعهم بإحسان ، ووفقنا جميعاً للفقه في دينه والثبات عليه
والسلام عليكم ورحمة الله وبركاته
[1] [0] نشر في مجلة البحوث الإسلامية ، العدد : 26 ، عام 1410هـ ، ص : 347 
[2] [0] أخرجه أحمد برقم : 16311 مسند الشاميين ، باب حديث معاوية بن أبي سفيان - رضي الله عنه ، وأبو داود برقم : 4552 كتاب الأدب ، باب في قيام الرجل للرجل والترمذي برقم 2679كتاب الأدب باب ماجاء في كراهية قيام الرجل للرجل
[3] [0] أخرجه أحمد برقم : 11895 باقي مسند المكثرين ، مسند أنس بن مالك - رضي الله عنه - ، والترمذي برقم : 2678 كتاب الأدب ، باب ما جاء في كراهية قيام الرجل للرجل

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz - الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

Partager cet article

Le remède contre les doutes et les waswâs

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le remède contre les doutes et les waswâs

Question :

 

Je suis un jeune à qui Allâh fit grâce de le guider, mais lorsque j'apprend des choses de la ‘aqîda et au sujet du monothéisme, je commence à avoir des doutes et qui préoccupe ma raison, alors que je sais que c'est une chose qui est sûr et certaine pour les musulmans, quelle est la solution ?

 

Orientez-moi vers l'avis correct.

 

Réponse :

 

Ceci est un bienfait d'Allâh envers toi, de t'avoir fait grâce de la guidée, il faut donc que tu en remercies Allâh سبحانه وتعالى, et que tu t'adonnes à son rappel, à le louer, et à réciter Son livre, et à l'adorer soubhânahou en pratiquant sa loi et en accomplissant les obligations et en délaissant les interdictions.

 

Quant à ces doutes, il t'est obligatoire de faire ce vers quoi t'a orienté le prophète صلى الله عليه وسلم, comme cela fut rapporté dans le sahih d'al boukhârî, dans le hadith de Abou Hourayra رضي الله عنه, que le messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم a dit :

 

"Satan vient chez l'un d'entre vous et lui dit « qui a créé ceci ? Qui a créé cela ?"  jusqu'à ce qu'il dise "Qui a créé Allâh ?" 

S'il en arrive là, qu'il dise : "Je crois en Allâh et en Son messager - آمنت بالله ورسوله - âmintou billehi wa rasoûlih"
et qu'il arrête»

 

Il t'est obligatoire t'arrêter de penser à ces doutes et que tu dise : "Âmintou billehi wa rasoûlih - آمنت بالله و رسوله" et que tu demandes protection à Allâh contre satan le lapidé, et là, ces doutes cesseront.

 

Et sache, que ces doutes et ces waswâs viennent de l'ennemi d'Allâh, satan le lapidé, il veut te nuire et te torturer, mais tant que tu déteste ces doutes, et que tu n'en parle à personne, et que tu les combats, sache que ceci fait partie de la foi.

 

C'est pour cela que certains compagnons se plaignirent au messager d'Allâh de ces waswâs qu'ils avaient, il a été confirmé dans les hadiths authentiques que certains compagnons ont dit au prophète صلى الله عليه وسلم :

 

"Ô messager d'Allâh, il y a des choses en nous (c'est à dire du waswâs) tel qu'il nous serait préférable de nous jeter du ciel que d'en parler."

 

Et dans une version : 

 

"Les charbons ardents nous serait préférable que d'en parler. 

Le messager d'Allâh صلى الله عليه وسلم répondit : "Ceci est la foi évidente ""

rapporté par Mouslim dans son sahîh.

 

Ceci signifie que le fait de cacher et d'enfouir son waswâs, ne pas en parler et les combattre est la foi évidente (صريح الإيمانsarîh al imân).

 

Et tu as dit dans ta question que tu sais de façon certaine que cela fait partie des affaires des musulmans, c'est à dire que tu sais de façon certaine ce qu'il t'es obligatoire de croire comme foi en Allâh, ses anges ses livres ses messagers, le jour du jugement et le destin et ce qu'il à de bon ou de mauvais, et que tout ces waswâs contredisent la croyance du croyant en Allâh et ses livres et ses prophètes et le jour du jugement et le destin bon ou mauvais, tu n'as donc rien d'autre à faire que de les combattre, les caché et les enfouir, et de ne pas en parler, et que tu cesse d'y penser, et que tu dises :

 

Je crois en Allâh et en Son messager

آمنت بالله ورسوله

Âmantou biLlâhi wa rasoûlih

 

à ce moment-là, ils cesseront et cela ne te causera aucun mal.

 

Je demande à Allâh qu'il t'inspire à la réussite, et à la rectification, au salue et à la sécurité de l'épreuve et des égarements.

 

Source : sh-rajhi.com

traduit par Abou al Hassan 'Abdallah al baljîkî

  Publié par 3ilmchar3i.net

علاج الشكوك والوساوس

السؤال :  سائل يقول أنا شاب قد منّ الله عليَ بالهداية، فأنا عندما أتعلم شيئاً من العقيدة وأمور التوحيد أبدأ بالشكوك وانشغال الذهن وأعلم أنها يقيناً من المسلمات ،فما الحل ؟أرشدونا إلى الصواب

الجواب : هذا من فضل الله عليك أن منّ عليك بالهداية، فعليك أن تشكر الله سبحانه وتعالى وتلهج بذكره وتحميده وتقديسه وتلاوة كتابه، والتعبد إليه سبحانه وتعالى بما شرع في أداء الواجبات وترك المحرمات، وأما هذه الشكوك التي ترد عليك، فعليك أن تفعل ما أرشدك إليه النبي صلى الله عليه وسلم، كما جاء في صحيح البخاري من حديث أبي هريرة رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم قال

يأتي الشيطان أحدكم يقول من خلق كذا من خلق كذا، حتى يقول من خلق الله، فإذا وجد ذلك فليقل آمنت بالله ورسوله ولينتهي

، فالواجب عليك أن تقطع التفكير بهذه الشكوك، وتقول آمنت بالله ورسوله، وتستعيذ بالله من الشيطان الرجيم، حينئذ تزول هذه الشكوك، واعلم أن هذه الشكوك والوساوس من عدو الله الشيطان الرجيم،فهو يريد أن يعذبك ويؤذيك، وما دمت أنك تكره هذه الشكوك ولا تتكلم بها وتشق عليك وتحار بها، فاعلم أن هذا من الإيمان، ولهذا شكا بعض الصحابة للنبي صلى الله عليه وسلم هذه الوساوس التي يجدونها في نفوسهم، فقد ثبت في الاحاديث الصحيحة أن بعض الصحابة قال للنبي صلى الله عليه وسلم

 يا رسول الله إن أحدنا يجد في نفسه يعني من الوساوس ما أن يخر من السماء أفضل من أن يتكلم به

وفي لفظ أن يكون

 حممة- يعنى فحمة خير له من أن يتكلم به، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : أوقد وجدتموه؟ قالوا: نعم، قال: ذاك صريح الإيمان

أخرجه مسلم في صحيحه، وهذا يعني أن كتم الوسوسة ودفعها، واستعظام التكلم بها ومحاربتها صريح الإيمان، ولقد ذكرت في السؤال إنك تعلم يقيناً أنها من المسلمات، يعني تعلم يقيناً ما يجب اعتقاده من الإيمان بالله وملائكته وكتبه ورسله واليوم الآخر، وأن هذه الوساوس كلها تنافي عقيدة المؤمن بالله وبكتبه ورسله واليوم الآخر والقدر خيره وشره، فما عليك إلا أن تحاربها وتدفعها وتكتمها ولا تتكلم بها، وتقطع التفكير عنها وتقول

آمنت بالله ورسوله

وحينئذ تزول ولا تضرك

وأسأل الله أن يلهمك التوفيق والتسديد والسلامة والعافية من الفتن ومضلات الفتن

 
Cheikh ‘Abdel‘Azîz Bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî - الشيخ عبد العزيز بن عبد الله الراجحي

Partager cet article

Conseils aux jeunes débutants

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Conseils aux jeunes débutants

Question :


Quel est votre conseil au jeune qui commence sur le chemin de la droiture ?
 
Réponse :

Je conseille à ce jeune qui commence sur le chemin de la droiture :
 
  de demander constamment à Allâh de l'’affermir (sur ce chemin).

 de beaucoup lire le Coran et réfléchir sur ses sens, car le Coran a un grand effet sur le coeœur, surtout si on le lit avec réflexion.

  qu'’il s’'efforce de rester dans l’'obéissance, qu’'il ne dévie pas et ne sois pas fainéant, car le prophète صلى الله عليه وسلم cherchait protection contre l'’incapacité et la fainéantise.

 qu’il s'’efforce de rester avec les gens de bien, et qu'’il s'’écarte des gens mauvais.

 qu’'il conseille son âme, lorsqu'’elle lui dit : « tu as le temps, le chemin est long », qu'’il conseille et renforce son âme, car le paradis est entouré de choses déplaisantes et l'’enfer est entouré des passions.

  qu'’il s’'écarte des gens mauvais, même s'’ils étaient ses amis auparavant, car le fait de rester avec eux aura un effet sur lui, c’est pourquoi le prophète صلى الله عليه وسلم dit :
« Les mauvaises assises sont comme le forgeron : soit il brûle tes habits, soit il te transmet une mauvaise odeur »
(rapporté par Al-Bukhari et Muslim).

Liqa’at al-bab al-maftuh (1571)
 Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

Le bon comportement inné et acquit...

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Le bon comportement inné et acquit...

Question :


Quel est le meilleur degré (manzilah) entre le comportement loué (hamîd) [déjà prédisposé] d'un homme et [de celui] qui combat (yudjâhid) son âme pour se le procurer (takhalluq) ?


Réponse :


Nous donnons comme réponse à cette question :
 

Il n'y a pas de doute que l'homme qui est prédisposé au bon comportement est plus complet (akmal) du fait qu'il se comporte (takhalluq) avec celui-ci ou du fait qu'il détient ce bon comportement (khalq) en lui même, car il n'a pas [fait face à une quelconque] difficulté (‘anâ-) [ou] peine (machaqqah) dans sa réquisition (istid'â ih) et cela ne lui échappera pas [là où il se trouve,] en [divers] endroits (amâkin) et pays (mawâ tin).
 
Donc, si le bon comportement en lui, est [l'une de ces caractéristiques] naturelles (sadjîyyah) et caractérielles (tab'), alors, à n'importe quel moment, à n'importe quel endroit et en toutes circonstances (hâl) où tu le rencontres, tu le trouveras [sur] un bon comportement ; il y a donc, aucun doute qu'il est plus complet de ce point de vue.
 
Quant à l'autre qui combat son âme et qui la dompte (rawada) au bon comportement, il n'y a aucun doute qu'il sera récompensé pour cela en raison du combat (mudjâhadah) [contre] son âme et celui-ci est meilleur de ce point de vue, mais il a beaucoup de manque par rapport au premier, [en ce qui concerne] la perfection (kamâl) du comportement.
 
Et si l'on accorde à la personne les deux comportements ensemble ; l'inné (tab') et l'acquit (tatabbu') [1], alors, ceci est plus parfait.
 
[Nous pouvons] diviser [cela] en quatre catégories :
 
- Celui qui a été privé du bon comportement ; [le] naturel et [l'] acquit.
- Celui qui a été privé du [comportement] inné mais pas [celui de l'] acquit.
- Celui à qui [Allâh a] accordé le [comportement] inné mais pas [l'] acquit.
- Celui à qui [Allâh a] accordé le [comportement] inné et acquit.
 
Il n'y a aucun doute sur le fait, que la quatrieme catégorie est la meilleure, car il a rassemblé le bon comportement innée et acquit.
 
[1] : C'est le terme que nous proposons à nos frères et sœurs à moins que vous connaissez un autre terme plus adéquat.
Le verbe arabe tatabba'a signifie : prendre l'habitude.
Ici, prendre l'habitude du bon comportement.
C'est pourquoi le terme acquit a été choisi.
En effet, nous disons : « tatabba'a bitibâ'i ... » ; s'imprégner de..., entrer dans la peau de...Wa-llâhu a'alam wa ahkam.


copié de mukhlisun.com

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine - الشيخ محمد بن صالح العثيمين

Partager cet article

«C’est ce qui est dans le coeur qui compte !» (vidéo)

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

«C’est ce qui est dans le coeur qui compte !» (vidéo)

Il a été établi dans de nombreux texte que l'opposition (dans l'apparence) extérieure est une cause de l'opposition (de la divergence par rapport à la voie du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) intérieure.

 

Le sens de cette parole est que tous les musulmans doivent se soucier de se corriger extérieurement (l'apparence) de la même façon qu'ils se soucient de se corriger intérieurement.

 

Ils ne doivent pas céder sur le fait de se corriger extérieurement, en donnant comme argument qu'il suffit de se corriger intérieurement.

 

Car l'islam a fortement lié ces deux choses, et il n'a pas fait de différence entre la rectitude de l'apparence et de (de ce qui est à) l'intérieur, mais au contraire (l'islam) en a fait des jumeaux, l'un est l'autre s'entraident dans la complétude et la perfection.

 

Parmi les preuves les plus fortes du Qur'an et de la Sunna, le hadith rapporté par Al-Bukhari et Muslim, d'après An-Nu'man ibn Bashir, le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Le licite est clair, et l'illicite est clair, et entre les deux il y a des choses ambiguës que la plupart des gens ne connaissent pas.

Ce lui qui se préserve de ces ambiguïtés a préservé sa religion et son honneur, et celui qui tombe dans ces ambiguïtés tombe dans l'illicite (...)

N'est-ce pas qu'il y a dans le corps un bout de chair qui, s'il est pur, purifie tout le corps et s'il est corrompu, corrompt tout le corps. N'est-ce pas que c'est le cœur. ».

 

C'est pourquoi la rectitude du corps vient par la rectitude du cœur, et la rectitude du cœur vient par la rectitude du corps.

 

Entre les deux il y a ce que l'on appelle le mouvement perpétuel, chacun aide l'autre.

 

Parmi les erreurs grossières et évidentes est ce que nous entendons de nombreux jeunes qui se sont écartés de l'accomplissement de nombreuses obligations comme la prière et le jeûne, lorsqu'on leur dit : Pourquoi ne priez-vous pas ? Pourquoi ne jeûnez-vous pas ? »

 

Ils disent : « ce qui compte c'est ce qui est dans le cœur », et la religion c'est le comportement, comme ils le prétendent, et moi je ne vole pas,  je ne fais pas de mal (sens de la parole) et d'autres choses encore...

 

C'est une grande  ignorance de la réalité de la législation d'une part et de la réalité humaine d'autre part.

 

L'apparence a une incidence sur l'intérieure d'une manière que ne soupçonne pas celui qui ne se soucie pas de corriger son apparence.

 

Naturellement, je ne vise pas seulement par « rectification de l'apparence », la rectification des habits, de la maison ou de ces choses, encore que la moindre des choses que l'on peut dire à ce sujet est que l'islam ne l'interdit pas.

 

Mais ce que je vise plus particulièrement c'est la rectification des actions qu'accomplit l'homme et que la législation a encouragé, que cela concerne les obligations ou les actes surérogatoires.

 

Ces actions qui vont être la cause du renforcement du cœur et de sa rectification.

 

Regardez par exemple comment le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a donné un exemple qui confirme, par son absence ou présence, cinq fois par jour.

 

Comment le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a expliqué le sens du hadith précédent de An-Nu'man ibn Bashir : que la rectitude de l'apparence a une incidence sur la rectitude de l'intérieur, et inversement.

 

C'est pour cela que fait partie de la sunna du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), une chose à laquelle il donnait beaucoup d'importance lorsqu'on appelait à la prière (en commun), qu'il ne commençait pas la prière sans avoir ordonné d'aligner les rangs.

 

Il a ordonné cela de différentes manières et ce qui nous intéresse ici est sa parole (salallahu ‘alayhi wasalam) :

 

« Alignez vos rangs ou Allah détournera vos visages (les uns des autres) ».

 

Le fait d'aligner les rangs est action apparente, c'est un exemple du sens que je donnais auparavant, sur la rectification du corps, ou comme le fait de s'asseoir (éparpillés) dans une assise ou à la mosquée, c'est une action apparente, mais cela a un grand effet sur l'intérieur, sur le cœur.

 

C'est pourquoi le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

 

« Alignez vos rangs ou Allah détournera vos visages (les uns des autres) ».

 

C'est-à-dire  que le fait que les prieurs ne fassent pas attention à l'alignement des rangs, ce qui est sunna, et (au contraire) ne fait pas partie de la sunna de s'aligner par rapport au trait (tracé par terre), car cela fait partie des innovations qui ont touché beaucoup de pays musulmans, au point que seule une très petite partie (de la communauté) en est préservé.

 

Car ce trait éduque (habitue) les gens au contraire de ce qu'a voulu le prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) dans le hadith précédent, comme attention que doivent porter les musulmans à s'aligner, pas par rapport au trait qui est trompeur.

 

Si on dit au prieur avance, il avance, recule, il recule en suivant ce trait.

 

Il n'y a aucun doute que ce trait a une incidence qui est en contradiction avec ce qu'ont voulu ceux qui ont innové ce trait à notre époque.

 

Cela apparaît surtout lorsque les musulmans se rassemblent à la musala pour la prière du ‘Id, tu vois des choses incroyables, tu ne peux pas trouver un seul rang, surtout s'il est long, (aussi) droit que s'ils s'étaient alignés avec le trait. Pourquoi ?

 

Car ils comptaient sur les autres pour être sur le trait.

 

Le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a fait du non alignement des rangs une cause du détournement des visages et des cœurs de ceux qui ne s'alignaient pas.

 

C'est pourquoi l'apparence a des effets sur la rectification ou la corruption de l'intérieur.

 

Il faut faire attention à ces choses, au contraire de ces ignorants qui disent : « ce qui compte c'est ce qui est dans le cœur ».

 

Si ce qui est dans le cœur est bon, il n'y a aucun doute que cela se verra sur le corps, comme dit le poète :

 

« tout récipient déborde de ce qu'il contient ».

 

Si le cœur de celui qui n'accomplit pas les obligations est bon, il est obligatoire que ses œuvres soient bonnes, et inversement.

 

De là vient une règle très importante qui est qu'il n'est pas permis au musulman de fréquenter le mécréant, de vivre avec lui, et que dire du fait de vivre avec lui dans son pays, dans sa région.

 

Il y a de très nombreux hadith dans ce sens, il n'est pas utile dans rentrer maintenant dans ce sujet, je ne rappellerai qu'un seul hadith qui regroupe le sens des (autres) et qui est :

 

« Celui qui rejoint un mécréant est comme lui »,

 

le sens de rejoindre ( jâma'a) est de fréquenter et pas ce que l'on peut penser tout de suite (le verbe porte aussi le sens du coït).

 

Pourquoi ?

 

Car le fait de le rejoindre est une preuve évidente (sens de la parole), c'est pour cela que l'on voit les hommes et les femmes qui fréquentent les mécréants subir leur influence dans leurs coutumes.

 

Le plus grand exemple de cela, afin que l'on ait pas besoin de trop réfléchir, lorsque les pays musulmans se sont libéré des mécréants qui ont répandu leur coutumes (dans ces pays), qu'est-il arrivé aux musulmans ?

 

Ils ont été influencés par ces coutumes, alors que dire du musulman qui quitte un pays musulman pour un pays mécréant.

 

Il n'y a aucun doute qu'en vivant avec eux, il sera encore plus touché par cela.

 

Ces choses apparentes ont des effets sur vous...(afin) que vous donniez de l'importance à la rectification de l'apparence.

 

Car l'apparence montre l'intérieur et est une cause pour le rectifier.

 

Voilà ce que j'ai voulu vous dire sur le fait de se rassembler et de ne pas s'éparpiller dans les assises de science.

 

Cette parole du shaikh est extraite d'une cassette intitulée « adab al-majalis fi halaqat al-‘ulama ».

 

Le shaikh y donne des conseils pour ceux qui s'assoient pour demander la science.

 

Avant l'extrait que nous avons traduit, le shaikh explique qu'il est contraire à la sunna de s'éparpiller dans la mosquée ou dans le lieu où l'on se regroupe, il faut tous se regrouper autour de celui qui parle.

 

Il donne pour preuve le hadith rapporté par Muslim dans lequel le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) est entré dans la mosquée et a vu les compagnons éparpillés en petits groupes, il leur dit :

 

« Pourquoi est-ce que je vous vois séparé ? ».

 

Et le hadith rapporté par Ahmad, d'après Abu Tha'laba Al-Khushani qui dit :

 

« Lorsque nous voyagions avec le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et que nous nous arrêtions quelque part, nous nous séparions entre les montagnes et les vallées. Un jour le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) nous dit : « Le fait de vous séparer fait partie des actions du diable ».

 

Abu Tha'laba dit : depuis ce jour, lorsque nous nous arrêtions quelque part, nous nous réunissions, même si nous devions nous asseoir sur un tapis, cela nous suffisait ».

 

Le shaikh explique que ce hadith montre que la séparation des compagnons en voyage était parmi les actes du diable, qu'en est-il alors dans les mosquées ?

 

Nul doute que cela est plus mauvais encore.

 

C'est pourquoi le shaikh averti fermement ceux qui s'assoient pour apprendre, de s'éparpiller, au contraire, il faut se rapprocher, comme on dit : « serrez-vous, vous vous ferez miséricorde »

 

 Publié par salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany - الشيخ محمد ناصر الدين الألباني

Partager cet article

Prier sur des tapis où figurent des images de mosquées, de tombeaux, de minarets et autres ?

Publié le par 3ilm char3i - La science légiférée

Prier sur des tapis où figurent des images de mosquées, de tombeaux, de minarets et autres ?

Question :

 
Quel est l'avis concernant la prière sur des tapis de prière [Sadjâdah] sur lesquels il y a des images de mosquées, des dômes sous lesquels il y a des tombeaux, des minarets et autres ?


Réponse :


Les images ne contenant pas d'âme sont permises, et prier sur des tapis qui contiennent des images de choses ayant une âme est détestable [Makroûh], car cela distrait l'adorateur dans sa prière, ceci dit, la prière est authentique, d'après un récit de Ahmad et Abû Dâwoud selon 'Uthmân Ibn Talhah qui rapporte que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) l'a appelé après qu'il soit entré dans la Ka'bah et lui a dit :

« J'ai vu les cornes d'un bélier quand je suis entré dans la maison et j'ai oublié de te dire de les couvrir, alors couvre-les, car il ne convient pas qu'il y ait quoi que ce soit dans la Maison qui distrait l'adorateur. »

Il est rapporté par Ahmad et al-Bukhârî d'après Anas :

« ‘Aisha avait une couverture avec laquelle elle couvrait un mur de la maison, et le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) lui a dit : « Eloigne cette couverture de moi, parce que les images qu'elle contient ne cessent de me perturber dans la prière. »

Ainsi, il a ordonné que les cornes et que les couvertures soient retirées, et donc il est évident que cela distrait l'adorateur pendant ses prières. Mais il n'a pas été authentifié que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a interrompu sa prière [à cause de cela].

Al-Bukhârî et Muslim rapportent d'après 'Aishah que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a prié avec une chemise qui comportait des motifs, et il a regardé les motifs, et après qu'il eut fini, il a dit :


« Prend cette chemise et va la donner à Abu Djahm, et apporte-moi l'Anbidjâniyyah [1] car celle-là me distrait dans ma prière. »

En cela, il y a une mise en garde du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam).

Cependant, l'ensemble de ces choses qui distraient l'adorateur dans ses prières, n'annule pas sa prière, et cela indique l'interdiction de l'ensemble de ces choses qui distraient dans la prière, et prouve que la prière est correcte en dépit de cela.

 

[1] Anbijaniyyah : est un vêtement de tissus épais sans motif ni broderie.

 

Fatâwa Islâmiyyah - Lajnah ad-Dâ-ima, 1/278    

 Publié par manhajulhaqq.com

 
Comité permanent [des savants] de l'Ifta - اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء

Publié dans Prière - الصلاة

Partager cet article